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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 28 août 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-08-28, Collections de BAnQ.

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r Volume XV — No 203., MONTREAL, JEUDI, 28 AOUT 1924 Abonnements par la poste: Édition quotidienne CANADA.f«.00 EtaU-TJnts et Empire Britannique .18.00 UNION POSTALE.$10.00 Édition hebdomadaire ^ CANADA.$200 |H M ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Directeur: HENRI BOURASSA '.'ROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 746Ù SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 6121 Adminletration, Main 6163 FAIS CE QUE DOIS! Irving et Willison Un nouveau témoignage, et qui vient de Toronto — On demande plus de français dans les écoles ontariennes — La valeur économique du français — Et chez les nôtres?— Les conditions de la paix.Après Willison, Irving! L’ancien rédacteur du Globe et du Sews a appris, au cours de son récent voyage en Europe, qu’en maints pays européens, il faut, pour se renseigner de première main, pour se retndrc personnellement compte des choses, savoir le français.Il est revenu de là convaincu de l’urgence pour les Canadiens de connaître à la fois le français et l’anglais et prêt, d’après le compte rendu de conversation publié par le Quebec Telegraph, à demander que tous les Anglo-Canadiens soient contraints d’apprendre le français.11 aurait même ajouté qu’il est encore plus important pour les Ctfnadiens d’origine anglaise d’apprendre le français que pour les Canadiens de sang français d’apprendre l’anglais.(Voir, dans le Devoir du 2G août, 1ère page, colonne 6, le texte du Telegraph).D’après le très bref compte rendu que nous apporte la Gazelle de ce matin (page 11, colonne 5), M.Irving ne serait pas allé aussi loin, mais son opinion vaut tout de meme qu’on la recueille et qu’on la cite.Traduisons donc: Toronto, 27 août.¦— M.G.-T.Irving, parlant au goûter des directeurs de la Canaflian National Exposition, aujourd'hui, a conseillé une plus large élude (wider study) de la langue française dans les écoles ontariennes."Je crois, a-t-il dit, que nous ne sommes pas suffisamment unis dans ce pays.Il me semble que ce serait une bonne chose si dans nos écoles nous donnions plus d’atten-lion à l’enseignement de lu langue française.Je crois que cela nous rapprocherait davantage et vaudrait mieux pour notre prospérité commerciale.Les enfants d’aujourd’hui sont les citoyens de demain." Ceci a elé vivement applaudi.* * * M.Irving parlait à des hommes d'affaires et il a d’abord insisté sur la valeur commerciale, sur la valeur économique du français.Noto que du français, deux choses peuvent quotidiennement l’enfon- de otons d’abord que cette intelligence de la valeur cconomi- cer dans le cerveau de nos concitoyens de langue anglaise: l’une qui dépend de nous, l’autre qui est liée au développement de nos relations internationales (particulièrement uuns l’ordre commercial).Plus nous donnerons nous-mêmes de place au français dans les ulfqires, et dans notre vie générale, plu# les Canadiens de langue anglaise en sentiront l'importance, plus iis sentiront aussi la nécessité de l’étudier.(Ceci ne comporte aucune pensée d’exclusivisme tyrannique: nous proposons simplement que, dans la vie ordinaire, les Canadiens français se servent habituellement de leur propre langue — comme le font les Anglo-Canadiens, qu’ils ne se servent d’une langue seconde que lorsqu’il y a pour cela des raisons valables, comme le font en tout autre pays les gens qui parlent deux langues).ïît plus, deuxièmement, leurs relations s’étendront, plus elles déborde- L*actualité Les tribulations de M.King angue, mais l une des langues de l’univers civilisé et que langue française n’est pas simplement l’idiome de groupes économiquement puissants, comme la France, la Belgique et les régions qui en dépendent, mais qu’elle est aussi la langue seconde de vastes territoires qui couvrent une partie de l’Europe, de l’Afrique et même de l’Asie (comme la Perse), ainsi que de la plupart des nations de l’Amérique du Sud.De cette dernière constatation, particulièrement, les Anglo-Saxons qui réfléchissent commencent à tirer la conclusion qu’il importe que leurs enfants, s’ils veulent s’assurer l’audience d’une très importante partie du monde civilisé, sachent le français.Nous en profiterons, nous, pour souligner une fois de plus la très haute valeur du dépôt que nous tenons de nos peres.Cette langue, que les Anglais désirent acquérir, pour la conquête de laquelle ils sont prêts à faire tant d’efforts, c’est notre héritage propre.Nous n’avons, pour en tirer le maximum d’avantages, qu’à la conserver pure.Des déclarations comme celles de sir John Willison et de M.Irving pourraient être fructueusement commentées dans toutes les écoles fréquentées par des jeunes gens de sang français au Caiîada et même aux Etats-Unis.De plus en plus ces pays auront besoin d’une élite qui sache les deux langues, et qui la pourra plus facilement fournir que les Franco-Américains et les Canadiens français élevés*dans les provinces en majorité anglaises?Mais à la condition qu’on leur permette et qu’ils veuillent, ces jeunes gens, apprendre à fond leur propre langue, qu’elle ne devienne pas pour eux un rudimentaire instrument de communication pour le traintrain de la vie courante.(Du reste, l'expérience le démontre, cette parfaite connaissance de leur langue maternelle est un excellent moyen d’apprendre intelligemment une langue seconde).* * * Deuxième point.M.Irving voit, dans une plus grande diffusion du français chez les Anglo-Canadiens, le principe d’une plus intime union entre Canadiens d’origine anglaise et française, et nous sommes bien convaincu, en cfFet, que si un plus grand nombre d’Anglo-Canadiens, sachant le français, pouvaient prendre avec notre Population un contact plus intime, les choses en iraient mieux, eaucoup de préjuges et d’ignorances seraient par là dissipés.Mais, que nos concitoyens de langue anglaise ne se fassent pas d’illusions là-dessus: il ne suffira pas qu’un plus grand nombre d’entre eux apprennent le français et se mettent ainsi en meilleure posture pour transiger avec leurs clients de l’étranger et de notre province, ou même pour apprendre notre histoire, connaître nos moeurs et se tcnir.au courant des idées chez nous, pour que disparaisse dans les milieux franco-canadiens tout sentiment de malaise.Tant qu’un groupe quelconque des nôtres aura le sentiment ¦d’être, sur un point du territôire national, traité en inférieur, le malaise subsistera.Et si lu propagande en faveur de la diffusion du français dans les écoles fréquentées par les Aqglo-Cuna-diens n'a point pour corollaire une campagne en faveur du libre enseignement du français dans les écoles fréquentées pur les Canadiens français, il y a même chance qu’elle Unisse par exciter une nouvelle amertume.— Pourquoi, dira-t-on, ne nous lais-se-t-on pas, à nous dont c’est l’héritage naturel, toute liberté d’apnrendre à fond cette langue qu’on trouve si bonne pour les Anglais?La première condition de la paix et de l’harmonie entre les races, c'est la justice.Nous espérons que M.Irving — dont nous ne connaissons pas le passé — est de ceux qui s'en rendent compte et qui n hésitent point à traduire en actes leur pensée.Orner HEROUX- i: *> .Vas lecteurs savent que M.Wil-liatn-Lyon-Mackenzie King a joué de malheuY, au cours de sa visite à Montréal lundi soir dernier.Les porteurs de flambeaux ont, parait-il, menacé de déclarer la grève parce qu'on refusait de les payer avant la parade.Quel manque de confiance! Comme si le parti libéral ne pouvait les payer aussi bien que les conservateurs.Au coin de lu rue Fulford, alors qu'on baissait la capote de son automobile, M.le premier ministre semblait très ému des applaudissements frénétiques et des cris de joie des enfants, enthousiasmés par la magnificence de la scène qui, devant eux, sé déroulait.Il y avait, ne l'oublions pas, des centaines d'hommes parlant, tes uns des torches, les antres des bannières.En plus, il y avait trois fanfares.Oui, ma chère, trois fanfares qui, à cinquante pieds de distance l’une de l’autre, jouaient des airs différents mais tous majestueux, grâce aux accompagnements vibrants et continuels des tambours.AI.le premier ministre avait bien raison d’être touché par la manifestation.Mais, malgré, son émotion, il n’a pas osé dire: “Laissez venir à moa les petits enfants." En effet, ils étaient vraiment trop nombreux, et pas tous mouchés.4 * * * Au carré Chaboillez, la foule était dense.Les fanfares étaient placées à la périphérie du demi-cercle formé par les auditeurs autour de l’estrade.Les hommes aux flambeaux, emblèmes temporaires de la science et de la liberté, s’étaient groupés, à différents endroits, dans l’assistance, üe l’estrade, inondée de la vive lumière répandue par les multiples lampes électriques cent-chandelles, entourée du triangle que forment les lampes municipales à cet endroit, la représentation était vraiment féerique.La douce voix du député de Saint-Henri-West-mount avait à peine [ait place à celle plus chaude du candidat, qu'un sourd craquement se fit entendre et la moitié de l’estrade, avec tous ceux qu’elle ne portait qu’avec effort, disparaissaient aux yeux du public.Ce fut comme par enchantement.Une vieille magicienne, attardée, sur cette terre, aurait-elle été tentée par ce groupe de beaux jeu-' nés gens tous fringants et par ces vieux, parfois un peu décrépits mais encore pleins d espairs?Etait-ce la planète Mars qui, pour démen-Uir llabbé Moreux, apportait avec elle un groupe de colonisateurs avec autant de facilité que le fait l’Armée du Salut?Certains bons t conservateurs, qui devaient rapporter à leurs chefs ce qui s’était passé, ont même uensé, un instant, que la Providence, choquée par quelque manie de vieux garçon qu’aurait conservée M.King, le punissait en faisant s’ouvrir la terre sous ses pieds.Mais non! Tonte la catastrophe n’était due qu’à un simple hasard, à moins qu’elle ne fût la résultante de quelques machinations des adversaires.M.King n’était vraiment pas chanceux, et sa bonne étoile semblait le délaisser.Etre premier ministre d’une grande nation; avoir représenté cette nation dans les conseils internationaux; avoir même publiquement refusé de se laisser emplir (pardon) par Lloyd George, et s’étendre gravement sur le pavé en présence des vingt mille électeurs que rapportait lé Herald du lendemain.Non! H n’avait vraiment pas de chance, le conseiller de Sa Majesté.Dans sa malchance, M.King devait boire sa coupe d’amertume jusqu’à ta lie.Au moment de partir, M.King pense, tout à coup, qu’if portait une canne lorsqu’il est arrivé.C’est le comble.Sa canne est disparue; impossible de la retrouver, et il s’en va rencontrer les plus chics dames du plus beau comté du pays, aurait affirmé son prédécesseur, M.Laurier.Outre V embêtement d’arriver au théâtre Fairyland sans canne, en plus de la valeur commerciale que cette canne avait, comme toutes les autres cannes, même si elles ne sont pas la propriété d’nn premier ministre, M.King attachait peut-être à la sienne une valeur que nous asmrons appeler de sympathie.Une belle dame lui en a peut-être fait radeau pour qu’il conserve d’elle un souvenir ambulant.A moins que quelques partisans ne la lut aïeul donnée comme preuve de leur attachement inébranlable.Ou encore que ce ne soient les maîtres de l’Empire qui lui aient présent • cette canne afin de démontrer toute l’admiration qu’ils ressentent à son endroit.Mais quelle que soit la provenance de ladite, canne, il est probable que son propriétaire y attache une grande valeur.Aussi, pleins de sympathie à son endroit, croyons-nous devoir donner un conseil des plus désintéressés à M.King.I.a Presse et le Star prétendent ê’.re chacun le meilleur médium d’annonce à Montréal.Pour retrouver sa canne, pourquoi ne point s’adresser à l’un de ces deux canards?Carnet d’un Voyageur en Acadie Le premier contact avec la terre acadienne Grandiose réception à Edmundston—La population entière chôme — Profusion d’automobiles — A Fort Kent — MM.le maire Max D.Cormier et Michaud lisent de remarquables adresses — Population de 4,000: mille élèves dans les écoles — La fidélité à la foi gage du salut éternel et temporel — Le retour.(Par Louis DUPIRE) En dépit des arrêts périodiques conditionnés par ce chauffage d’essieu dont nous parlions hier, les convois rentraient en gare à l’heure assignée, à Edmundston.Il restait beaucoup de temps avant la réception.Avant de prendre contact avec les Acadiens, les voyageurs avaient pris contact entre eux.Une gaité bruyante régnait autour des tables du déjeuner.Plus de gêne, glus de morgue entre des gens qui viennent de se coudoyer près des lava-os en déshabillé, de se soumettre de compagnie au rite forcément écourté des ablutions en commun.LES TYPES Déjà de la masse se dégagent les types, les boute-en-train, ceux qui seront, s’il en vient — et il en devait venir! — une ressource providentielle contre la pluie qui distille l'ennui.Quelques voyageurs se détachent du convoi pour franchir la frontière américaine toute proche et saluer les Acadiens de Fort-Kent.Le matin est beau et invite à la promenade.Ceux restés à la gare font les un volcan tout le long du voyage, pendant qu’imperturbable, son possesseur promenait sa soutane et son chapeau romain dans toutes les rues, meme dans la protestante cité d’Halifax.L’heure approche.M.E.Michaud, ministre sans portefeuille, gagne le train, accompagné de Mme Michaud.Le premier ministre de la province, qui est Acadien, est retenu ailleurs et s’est fait représenter par son collègue.Un moment plus tard paraissent le maire et la mairesse, M.et Mme Max.Cormier.Les deux monsieurs sont en haut de forme et redingote et, bien découplés tous deux, ont belle mine.PROFUSION D’AUTOS On voit les automobiles qui descendent une rampe raide et viennent se ranger près du quai de la gare.Tous les citoyens ont offert leurs voitures et il y en aura plus qu'il n’est nécessaire pour transporter les voyageurs.On a observé rigoureusement le désir du maire, communiqué aux citoyens par l’entremise du vaillant Madawaska: c’est fête gardée.On se rend processionnellcment à travers les rues de la ville, fanfare en tète, vers l’école publique de la paroisse qui contient une très vaste salle.Elle sera pourtant insuffisante à accommoder tous les auditeurs.Près de l’estrade se rangent les membres du clergé des environs, heureux de saluer les pèlerins du Devoir et leur directeur.PREMIER CONTACT C'est le premier contact avec la terre acadienne.Il est heureux totalement.Le temps est superbe; la population, d’une urbanité empressée.La ville est bien construite, prospère apparemment et contourne une jolie butte qui domine la rivière et les riches prairies américaines de 1 autre rive.L’école où nous sommes est de dimensions imposantes.Les Acadiens tiennent l’avenir par cette forteresse, l’école: forteresse morale et forteresse matérielle aussi.La population de cette jolie ville, nous dit-on, compte quatre mille habitants et sur ces quatre mille habitants plus de mille forment la population scolaire.N’est-ce point simplement prodigieux?la Manifestation Sur l’estrade prennent place les représentants officiels.On entonne l’Ave Maris Stella, puis les Acadiens nous rendent la politesse en chantant Y O Canada.M.le maire Cormier, grand, large, resplendissant de jeunesse et de force, la cordialité empreinte sur la figure, s’avance.11 ne lit pas sans emotion l’adresse qui rappelle les tristes heures de l’histoire acadienne et qui salue l’aurore d’un durable rapprochement, d’un fécond rapprochement entre Acadiens et Canadiens.“L’un des buts de votre voyage, dit-il à notre directeur, est de resserrer les liens qui nous unissent.Vous nous en donnez la primeur.Vous ne sauriez mieux choisir, car, au Madawaska, l’oeuvre que vous préconisez avec tant de dévouement s’est développée depuis plus d’un siècle.Ici les deux éléments (Acadiens et Canadiens) se sont réunis, mêlés dans une proportion numérique à peu près égale.Les Ma- dawaskayens s’en vont souvent cueillir des fleurs dans le jardin québécois.Ces fleurs s’épanouissent sous le ciel d’Acadie.Leur parfum embaume nos vies et elles sèment dans nos foyers une heureuse fécondité.Et ainsi se réalise au Madawaska l’union intime des deux tronçons de la race française au Canada.” M.Cormier rappelle ensuite généreusement ce que l’Acadie doit aux Canadiens français.Vos Lafrance et vos Lefebvre se dévouèrent à l’éducation collegiale des enfants abandonnés depuis plus d’un siècle.Les Acadiens leur doivent la place qu’ils tiennent dans la hiérarchie des Provinces Maritimes.M.le maire ajoute: “Vous ne trouverez pas en Acadie beaucoup de richesses, à l’exception de celles des traditions et des moeurs des ancêtres.Mais vous verrez des beautés naturelles incomparables, des paysages magnifiques.Vous rencontrerez un peuple attaché à un sol arrose de larines, un peuple paisible qui pardonne sans oublier, qui demande de vivre en paix avec ses voisins d’autres croyances et d'autres nationalités, qui ne voudrait pas enlever une poussière des droits des autres, un peuple loyal aux institutions qui nous régissent, mais aussi un peuple qui veut vivre sa vie, garder ses coutumes, ses traditions, sa langue, un peuple tenace dans ses droits sacrés, un peuple qui croit que le soleil du bon Dieu luit pour tout le monde dans ce pays vanté de liberté égale pour tous.Ce sont là nos ambitions les plus chères, celles qui ont fait de nous ce que nous sommes, celles qui ont opéré le miracle acadien, fruit de notre attachement aux principes immuables établis par Dieu pour la gouverne des peuples de la terre.” Pour gagner du temps, M.Cormier s’était chargé de transmettre les souhaits de bon voyage et les remerciements des membres de la Chambre de commerce, du cercle Dollard Des Ormeaux, des Chevaliers de Colomb, etc.“En Acadie, vous êtes chez vous”, termine-t-il au milieu des applaudissements.L’HON.M.MICHAUD L'hon, M.E.Michaud lui succède.L’orateur associe aux voeux de bienvenue des Acadiens du comté de Madawaska et de la province du Nouveau-Brunswick les 40,000 Acadiens du Maine.| Si nous avons conservé avec un soin jaloux, dit-il, la mémoire de I nos origines, veuillez croire que c’est aux prix de sacrifices, mais surtout PAUL SAINT-YVES.LIRE EN PAGE 2: Lettre d’Ottawa.Le socialisme d’Etat dans l’ouest canadien, par Léo-Paul Desrosiers.grâce à l’exemple de nos frères du Québec et à notre clergé.M.Michaud cite un article du Telegraph Jm pour montrer que cette fidélité aux traditions n’a pas empêché les Aca djens d’améliorer leur situation économique.Lu plupart des familles acadiennes, dit cet article, ont taillé leur domaine (fans la forêt lires de celui de leurs ancêtres et ont gagné par leur esprit de travail et d'économie une place très enviable dans la société."Vous me permettrez de vous rappeler, conclut M.Michaud, les paroles d’un ancien vice-président de J Association de la Jeunesse catholique cunadicnne-française et de vous assurer que la main que vous nous tendez, nous la saisissons et ensemble nous accomplirons de grandes choses pour les nobles causes qui nous sont chères, la cause de l'Eglise et celle de la langue française et partant de la langue canadienne." M.BOURASSA M.Bourassa répond en quelques phrases vibrantes qui firent retentir d’applaudissements l’immense salle débordée.Après avoir rappelé les visites antérieures qu’il avait faites en Acadie et tracé en quelques mots l’histoire de Ia si intéressante région du Madawaska, il reprend en l'am-plÛiant te thème des adresses.L’union entre Acadiens et Canadiens est nécessaire et elle est poasible, mais à condition que ceux-ci ne passent pas ceux-là sous le rouleau compresseur de l'assimilation.Le narticu-larisme est une richesse et un gage de force et de résistance qui doit être conservé.Les Canadiens n’ont point de leçons à donner aux Acadiens.Ils ont au contraire à prendre d’eux des leçons tl« courage et de persévérance.L’union doit se faire dans le respect des droits et des privilèges de chacun et cela est aussi vrai pour les Anglais ou pour les irlan-, (Suite ù ia 2eme page) La France entreprend une politique d’économie Le président du conseil et le ministre des finances passeront le crayon dans les budgets de tous les départements d’ici quelques semaines — Le cabinet vient de choisir ses délégués à Genève.Le général Ludendorff exprime son mécontentement à l’adresse du gouvernement allemand actuel.Paris, 28, (S.P.A.) — Le cabinet français vient de décider de réorganiser complètement tes dépenses du gouvernement afin d'équilibrer le budget.MM.Herriot et Clemente! ont convenu de commencer le 8 septembre à couper dans les dépenses de tous les départements.ON PREPARERA UN PROJET DE LOI Le président du conseil et le ministre des finances passeront le crayon dans chaque budget pour éliminer ce qui peut être retranché.Ces coupures seront ensuite discutées par le cabinet.Un nro-jet de loi sur le budget sera ensuite K arc pour être présenté au par-nt à l'ouverture de la session d’octobre.DELEGUES DE LA FRANCE A GENEVE Paris, 28.(S.P.A.) Le cabinet français vient de nommer ses principaux représentants à Genève pour la réunion de l’assemblée de la société des nations qui s’ouvrira dans quelques heures, ce sont: Aristide Briand, Léon Bourgeois, Paul Boncour, Louis Coucheur, Henri de Jouvcnel et le sénateur Maurice Sarraut.Leurs assistants sont: Léon Jouhaux, Georges Bonnet et E.-T.Cassin.TOUTES LES CHAMBRES D’HOTELS SONT RETENUES Genève, 28, (S.P.A.) — Le nombre de personnes qu’amène l’ouver- ture de l’assemblée de la Société des nations est tellement grand (pie toutes les places disponibles pour le logement dans les hôtels de Genève sont actuellement prises.Même les chambres des domestiques sont Jouées.A L’OCCASION S AIRE D’UN ANNIVER- Koenigsberg.Allemagne, 28 (-S.P.A.) — Les généraux Ludendorff et Hidenburg ont porté la parole hier à deux assemblées à l’occasion du dixième anniversaire de la bataille de Tanncnberg.Von Hidenburg portait son uniforme de gala.II a évité de parler de politique intérieure et s’est contenté d’évoquer l’histoire du passé sans faire allusion au changement de gouvernement.PAS DE LIBERTE POSSIBLE A une autre réunion Ludendorff a dit: ‘‘Aussi longtemps que nous aurons un gouvernement dont le président a désarmé l’armée et dont le chancelier est un catholique qui vice à la destruction du Reich, aussi longtemps qu’un homme comme Maitzcn fera de la propagande bolchéviste dans le gouvernement, et aussi longtemps qu’un homme comme Stresemann sera ministre dos affaires étrangères nous ne pourrons penser à avoir la liberté de l’Allemagne”.A la porte de la salle où parlait Ludendorff une affiche portait ces mots: “Les Juifs ne sont pas admis”.Bloc-notes Entre cousins Combien de gens se rappellent avoir lu un peu partout dans les dépêchés, au temps de la guerre, les déclarations de corps publics, commerciaux et financiers anglais, aboutissant toutes à cette conclusion-ci: "Jamais pins nous ne ferons d’affaires avec ces brutes d’Allemands!” Dans le même temps, — le livre récent d’un vice-amiral anglais l’a révélé, — des négociants britanniques faisaient de la contrebande de guerre avec les Allemands, leur vendant, par l’entremise d’agents en pays neutres, — Hollande, Danemark, Suède, Norvège, Suisse, — jusqu’à du nickel canadien.Les relations commerciales anglo-allemandes ont repris de plus belle, ouvertement, cette fois, dès le lendemain du traité de Versailles.Et le Times de Londres annonce que des capitalistes anglais aident les armateurs allemands à reconstitua- leurs flottes.Le Times dit en effet qu’il v a tout lieu de croire que la Nord Dentscher Lloyd, qui a de grands paquebots sur l’Atlantique, a obtenu récemment un emprunt de plus de 5 millions de dollars d’une maison d’assurances anglaise, au taux d» 8 pour cent, pour un terme de dix ans.Par ailleurs, la Hnm-boiirg-Americn a eu de son côté «tes avances considérables aux Etats-Unis.Ainsi les dénonciations du temps de la guerre, aux Etats-Unis et en Angleterre, ont fait pfnre aux relations d’affaires# Hu si ness ns usual.Si jamais il v a une nouvelle guerre, on reprendra, tout de même, le refrain de 1014 à 1918, pour berner encore les gens trop crédules Et ils sc laisseront encore berner.Avant Colomb ?L’histoire établit que les Islandais abordèrent au Groenland et nout-être à Terre-Neuve et au Labrador, de l'an mil à l'an 1250; mais presque tout vestige de civilisation islandaise ou danoise avait disparu de ces régions, lorsaiie Colomb, puis Labot.puis Jacques Cartier vinrent à leur tour en Amérique.Voici maintenant que.selon le professeur Larscn, de l’Université do Copenhague, Johan Scolus, navigateur danois, aurait abordé en 1472 en Atnérimie du Nord, visitant d abord le Groenland, puis les rivages du golfe et même du fleuve Saint-Laurent.Des manuscrits et des cartes retrouvés en Es-paenc et nu Portugal confirme-raient les dires du professeur Larsen.(>!a peut être vrai.Mais, on tout cas, Colomb révéla l'Amérique à l’Europe et ses révélations eurent de l’éclat, tandis que les récits de voyages dos explorateurs qui l’auraient précédé restèrent enfouis dans les bibliothèques.Aussi, ouoi nu’on fasse et ou’on établisse, Christophe Colomb restera, pour la masse, le véritable décnuvrear de l’Amérique, même si d’autres Pont devancé de ce côté-ci de l’Atlantique.En français A propos de la mort d'un ancien chef d’opposition à Toronto, T'K: M.Hartley Dcwart, M.Loéke, directeur de la bibliothèque publique de la capitale ontarienne, é-crit : “Dans les notes biog que# qu’on a publiées sur wart, on a publié un trait saillant.11 fut le seul homme noliti(]ue de l’Ontario, — je parle de ceux qui ont reçu leur instruction un anglais, et qui étaient d’origine anglo-saxonne, — capable de faire un bon discours en français.On dit de toutes parts qu’il faudrait mieux connaître le français, mais je doute que d’autres puissent le parler en public aussi bien que M.Dewart." En marge de cette note, un collaborateur du Globe souligne la vérité de ce que dit M.Locke, du moins quant aux politiciens de l’Ontario.Il y a bien eu, dit-il, MM.Foster, Borden, Meighen, qui parlent quelquefois français en public: il y a encore MM.King et Rowel, mais aucun d’entre eux, peut-on ajouter, ne parle français cournmjnent, en publie.Quand ils s'y risquent, c’est un français hu-Iétant, de prononciation presque toujours défectueuse et Us ont eu soin d’apprendre au préalable leurs petits discours par coeur.Nous nous rappelons, pour notre part, un prétendu discours français de M.Draytun, alors ministre des finances, totalement incompréhensible et dont on peut dire poliment que ce fut un atroce massacre de notre langue.La bonne volonté y était, mais, pour le reste.II ne se trouve pas chez nous d’homme politimie de langue anglaise capable (rimpeoviser un bon discours en français.Par contre, les Laurier, les Marcil, les Bcl-court, les Lemieux, les Bureau, les Lapointe, les Gouin, les Taschereau ont à tout bout de champ fait d’excellents discours anglais.Et les gens de la Nouvelle-Ecosse qui ont ces jours derniers entendu parler M.Bourassa en anglais n’ont plus de doute sur sa connaissance de leur langue, de leur culture, de leurs hommes publics et de leurs questions politiques.Visites d’outre-mer Un journal des Etats-Unis rapporte, en marge de la récente visite de membres du barreau américain en Angleterre et en France, que plusieurs de ces avocats, qui passent pourtant pour être débrouillards et savoir prendre soin de leurs intérêts, ont été, à bord des paquebots qui les transportaient outre-mer, victimes de filous qui les invitèrent à jouer aux cartes et les ont lestement dépouillés.Un de ces avocats, criminaliste de renom, et qui a eu parmi ses clients des joueurs de réputation internationale, fut averti, dès les premières heures de la traversée, mtr le commissaire du bord, de faire attention à ses compagnons de jeu.“Je puis me défendre'.dit-il au commissaire.Il se défendit si bien que ses compagnons de jeu lui escamotèrent tout son argent et qu’avant d’arriver outre-mer, il dut mander à son étude de New-York de lui câbler $5,000.Cela est arrivé à d’autres de scs camarades du barreau américain.Gens futés?G.P.Demain, le “DEVOIR” publiera un article de M.Henri Bourassa.* ! " LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 28 AOUT 1924 Volume XV — No 203.Daim Saint-Antoine CARNET D’UN VOYAGEUR EN ACADIE (Suite de la lire page) dah que pour les Canadiens.L’entente est nécessaire entre tous les élé- A la salle Saint-Joseph M.Meighen parle «I* J-, du'pays mais ehe doit se réaliser sur le terrain de ia justice égale tJlBlSrcnCfi imnfif fil flft rrninrnniîft Nus n’avons àHbdiquer aucun de nos droits et à laisser connaître aux UO piUIUICIIUO mipoimic Ol UO IWVlJJIÜWIlO é!émet,ts majorjlajres nos sentiments tels qu’ils doivent être.L’une des ——- plus fructueuses sources de désaccord fut la pratique adoptée par iet Le chef de l'opposition fédérale, parlant en faveur ^‘•ens consistait à faire croire aux Angia, que nous aimions du candidat conservateur, se prononce contre une préférence impériale sans retour et contre la réciprocité avec un pays qui produit les mêmes choses que nous — Depuis le dernier budget mille manufactures ont fermé leurs portes.M.Meighen était accompagné de MM.Manion, Guthrie, Monty, Belley, Birks et Bell.M.Meighen a porté la parole hier soir à la salle Saint-Joseph en faveur du candidat conservateur dans Saint-Antoine.Le chef de l’opposition fédérale était accompagné du Dr Manion, ancien ministre du rétablissement civil des soldats dans le cabinet Meighen, M.Hugh Guthrie, ancien ministre de la milice et de la défense, M.Rodolphe Monty, M.L.de G.Belley ainsi que de MM.William Birks, candidat dans Saint-Antoine et Leslie Belle.M.Meighen a parlé de préférence impériale, de réciprocité et de la situation économique actuelle du pays depuis l’adoption du dernier tarif libéral.M.MEIGHEN “M.King a toujours dit, commence le chef de l’opposition, que rçous sommes à la veille d’une période de prospérité.Je crois que c’est bien la plus longue veille que le monde ait jamais connue”.Comme M.King l’a fait lundi soir, M.Meighen a commencé son discours par quelques mots en français.«L’orateur a ensuite rendu un tribut d’hommages à la conduite de M.Mitchell, qui a préféré démissionner jj|utôl que de trahir ses électeurs.M.Meîghen ditK ensuite, que la soirée ne serait pas assez longue pour revoir toutes les fautes de l’administration actuelle.Mais la question principale est celle du tarif.Pt le chef de l’opposition est prêt à mibfrc en pratique la politique qu’il expliquera à ses auditeurs.aux iMiillfil _____ HHMom plus fructueuses sources de désaccord fut la pratique adoptée par les olitiëiens et qui consistait à faire croire aux Anglais que nous aimions Angleterre pim; qu’eux quand on parlait devant eux et à exploiter par ailleurs le sentiment anglophobe pour en retirer un profit électoral.M.Bourassa conseille ensuite aux Acadiens de rester étroitement fidèles à leurs principes religieux.C’est la religion qui les a sauvés du désespoir et qui leur a commandé ia fécondité, condition de durée au milieu d'épreuves qui eussent écrasé ceux qui n’auraient point levé les yeux vers l’Etoile de salut.La religion leur apportera encore la paix sociale et le meilleur moyen d’atteindre à la richesse matérielle honnête et de la conserver.Cherchez d’abond le royaume de Dieu et le reste vous sera donné par surcroît.C’est la formule du salut temporel, aussi | bien que celle du salut éternel.Mgr Richard, curé de Verdun et Acadien enthousiaste, ajoute quel-| ques mots.La salle se vide au chant de l’O Canada.Les automobiles circulent j autour de la jolie ville et ramènent les pèlerins à la gare, pendant que M.Bourassa file à toute vitesse vers Saint-Basile en compagnie de notre res ont fermé leurs porter.Dix ma-1 excellent ami, le docteur Sormany, d’Edmundston.Il ne fait là qu’une nufactures d’engrais chimiques ont brève apparition à l’hôpital et rejoint notre convoi à temps pour assister dû, aussi, faire la même chose.M.à la manifestation de Saint-Léonard, à 11 hres 45.M.le maire Max.Cor- Meighen croit qull n'en reste pas mier veut bien lui aussi nous suivre jusque là, de même que notre con- une seule au pays, grâce, dit-il, à ‘ la politique splendide de M.King, à cette politique qu'il veut étendre et pour laquelle il vous demande vos votes.J'ai dit, dans un discours récent, que 1,000 manufactures ont dû arrêter leur production depuis le dernier budget de M.King.J'ai en ma possession, ce soir, les noms de ces industries.11 est vrai que! _ _ quelques autres les ont remplacées, ! SOClCtllSTTlC .________ que frère, M.Gaspard Boucher, rédacteur en chef du Madawasm.Bref, le premier contact avec l’Acadie a été prometteur.Nous avons juger à la chaleur de la réception d’Edmundston de ce qui nous attend s loin au coeur de l’Acadie ancienne et de l’Acadie rétablie.Louis DUPIRE.pu JU plus Lettre d’Ottawa mais ce n’est rien si on les compa-j re au nombre d’ouvriers que les ; premières employaient.Depuis quel le gouvernement actuel est au pou-1 voir, assure ensuite M.Meighen,! 300,000 Canadiens sont devenus citoyens des Etats-Unis.D’après le recensement de 1920, le salaire moyen étant de $1,117 et tenant compte que les salaires ont été réduits en 1922, il n’en reste pas moins qp'une capacité à gagner de 300 millions de dollars est allée s’établir chez nos voisins an lieu 4e rester ici où elle aurait acheté nos produits agricoles et manufacturés.Croit-on qu’elle est bonne cette politique qui laisse ainsi d’Etat dans l’ouest canadièn IL SUBIT ACTUELLEMENT UNE ECLIPSE—LES PARTICULIERS S’ASSOCIENT POUR FORMER DES HALLES AUX BLES EN DEHORS DE TOUTE ASSISTANCE GOUVERNEMENTALE — EXEMPLE A SUIVRE Ottawa, le 27—Le socialisme d’E-at ou la nationalisation, subit ac tuellement dans les trois provinces des prairies l’une de ses plus écla- partir la meilleure partie de notre ! ta,d*‘s défaites.Les progressistes, population, demande M.Meighen.en parlement, ont tenté de l’éviter z-, -i,— - .(ant qu’ils 0nt pu; mais Hs ont dû M.Comment allons-nous établir ia production du Canada si nous chassons nos gens de l’autre côté du mur élevé qu’est le tarif américain?Je m’intéresse autant que M.King au fermier de l’ouest.Je crois con- .naitre mieux que lui cette partie Meighen dit ne nas avoir lin- ,1a pays, parce que j’y ai habité tention de suivre M.King dans toute son argumentation tortueuse de lundi soir.Le premier ministre a tenté de persuader ses auditeurs ou’il a découvert de nouveaux grands principes grâce auxquels il ngomet la prospérité de tous si on lut permet de les appliquer.nEn autant qu'il a pu les retrouver du verbiage débité lundi soir, -M.Meighen dit que ses principe» 'ont : le gouvernement n’est pas en faveur du libre-échange, mais d’une nius grande liberté pour le corn nrnrœ.Cette plus grande liberté veut dire t’entrée libre des matières premières de manière à ce que l’on puisse produire à bon marché et pour que la production des matières premières augmente, M.Meighen suppose qu’il y a une déférence entre le libre-échange et le commerce plus libre.Mais si le commerce est plus libre en 1922.encore pins en 1923.et que cette !i-hp;-té auemente continuellement, combien de letups faudra-t-il nour oôV nous avons en fait, le libre-échange intégral?-Nous avons, dit M.Meighen.dos industries qui sont è la base de notre industrie D’après ce que nous en a dit M.King, elles sont les mêmes que celles qui ont fait la prospérité de Jacques Cartier au début de la colonie, soit les mines, la mer, njus rapporterait une préférence une grande partie de ma vie.M.King a forcé 300,000 des nôtres à s’en aller aux Etats-Unis.Pour pouvoir leur vendre nos produits de la ferme, nous devons subir un im-•'ôt douanier de 42 'sous le minot de blé, 4 sous la livre de beurre, 8 sous la douzaine d’oeufs et 20 sous le minot d’orge.Nous ne vendons, à ce pays de 100 millions d’habitants, que pour $50,000,000 de produits de la ferme, tandis que nous achetons de lui pour $83,000,000 lorsque notre population n’est que de 8,500,000.Et M.King favorise l’entrée libre .le droits pour les produits agrico-coles, dit M, Meighen, Qu’on vote pour le candidat libéral, remarque l’orateur, et l’on favorisera ainsi un peu plus le commerce libre que favorise M.King et cela permettra aux Américains de nous conquérir un peu plus.LA PREFERENCE IMPERIALE a pressior ces et des faits, et l’on prévoit dès aujourd’hui que tout n’en sera que cour le mieux.L’événement s’est produit à propos de la halle des blés.Créée durant la guerre pour mieux répartir dans les pays européens le surplus de la r-coîte canadienne (font le besoin se faisait vivement sentir, elle remporta d’abord sous l’égide du gouvernement des succès merveilleux.11 ne pouvait en être autrement.En ces époques fortunées pour le fermier, le'prix du blé s’élevait avec une rapidité merveilleuse entraînant dans son ascension le prix du pain.Les administrateurs de ia halle pouvaient payer un prix initial de $2.15 par boisseau et trouver à la fin de Tannée qu’ils devaient encore cinquante sous par boisseau.En 1920, le prix s’éleva jusqu’à $3.00.Les choses marchaient admirablement bien, et | l’état qui contrôlait la vente du blé canadien n’avait aucune crainte (Te sîibïr des pertes financières à la fin de l’année.Mais Tagricultuire comme l’industrie entrèrent bientôt dans la oériode de dépression.Le gouver-j nement eut peur de faire de mauvaises affaires en continuant à con- ! trôler la halle des blés.Il annonça Le chef de l’opposition a ensui- ' son Intention de l’abolir.Bientôt te parlé de la préférence impéria- après, il l’abolit entièrement, lais-le.“Depuis 25 ans, a-t-i! dit, nous sant désormais à chaque cultiva-avons accordé un tarif préféren- G’wr de Fouest le soin de vendre sation d’une halle des blés le jour tiel à la mère-patrie.Nous l’avions \ son blé accorde dans l'espoir que cela Je prix obtenu par les administrateurs plus tard, s’il était moins élevé que le premier.Ces administrateurs n’ont encore publié aucun rapport des opérations.Tout ce que Ton sait est le fait que le prix moyen qu’ils ont obtenu s’élève à $1 le boisseau et une fraction.DEUX NOUVELLES HALLES.Mais pendant tout ce temps î’v-dée de coopération volontaire avait fait du chemin.Cette année, les deux autres provinces de Touest, le Manitoba et la Saskatchewan auront leur halle des blés.Mais les trois organismes différents auront un même bureau des ventes qui écoulera en même temps le blé des trois provinces.Des délégués de chaque organisme composeront ce bureau central.Cette grande halle volontaire parait assurée du succès.Déjà les banques lui ont fourni une somme initiale de $25,000,000 pour commencer ses opérations, en attendant des avances ultérieures si le besoin s’en fait sentir.Voilà une indication précieuse de sécurité, si Ton ajoute que les gouvernements n’ont pas annoncé encore leur intention de garantir les fermiers, la halle ou les banques contre les pertes possibles.Le relèvement du prix du b!ê est sans doule pour beaucoup dans ce succès.Depuis quelques mois, il a motïté de 30 pour cent.Beaucoup prévoient qu’il montera enebre, car la récolte n’est pas abondante comme celle de Tannée dernière, et le surplus dont le Canada, de même que les Etats-Unis et les autres pays exportateurs, aura à disposer sera beaucoup moins considerable.On va même jusqu’à croire que les administrateurs de la halle des blés qu’on vient d’organiser paieront aux cultivateurs un prix initial de $1 par boisseau et qu’ils pourront effectuer un second paiement, un peu plus tard, qO( sera encore substantiel.Les conditions semblent tout à fait favorables à l’essai que Ton va tenter.A moins d’accidents imprévus et de circonstances extraordinaires, le succès est assuré.SOCIALISME ATTENUE Dans le même temps on a remarqué, dans la capitale fédérale, que les progressistes ont cessé de demander au gouvernement l’organi- Deux Cigarettes de Plus dans Chaque Paquet î Cigarettes British Consols .Maintenant Pacjuet Je £2 ^15 Cents 67 L’enfarit est-il Coupable!!! Du manque de succès dans ses études.Non! Il est impératif de votre part de lui faire examiner sa vue avant l’entrée des classes, afin de lui assurer le succès et pour vous-mème (’ECONOMIE î —Ltée EXAMENS GRATUITS TAIT-FAVRE ,L.FAVRE AU tf*CIAUS7*f Pour la VUE.oprtçte»* O^TOMtTfWCTi ’rev.- mwr rmrr 197 Rua SAINTE-CATHERINE Est LA PIPE Cavité Du métal dans une pipe augmente nécessairement la chaleur.La Cavité, exempte de tout accessoire métallique, est la seule qui remédie aux défauts de la pipe, tout en conservant une fumée fraîche.Cavité ordinaire, $1.00 “Cavity Extra’’, pipe de luxe, $3.60.La cavité Chez les marchands ou par la poste E.-N.CUSSON, 588 SAINT-DENIS, MONTREAL !» forêt et le sol.Par conséquent, a dd M.King, laissons entrer les matières premières sans leur imposer de droits et cela augmentera notre nroduotion de matières premières.FViliter l’entrée des matières premières au Canada est le moyen préconisé oar M.King pour augmenter la production de matières premières au Canada.Iri, M.Meighen affirme qu’il faut protéger la production de nos ma tières premières comme celle de nos produits manufacturés.’Aux chômeurs de cette région, d’après M.Meighen.M.King aurait dit: “Ne soyez pas alarmés, ,1’ai réduit les droits sur les machines agricoles.La production du blé en sera facilitée et le blé, donc le pain, serait vendu à meilleur marché, Comme il n’apparaît pas à aucune personne raisonnable que l’effet de cette réduction ne doive se faire sentir que dans 10,000 ans.nous de vons donc considérer les effets obtenus à date.Depuis que Ton a rn-i levé les droits sur ces machines, les prix du blé ont continuellement augmenté.M, Meighen fait ensuite la revue de Toeuvre tarifaire de M.King.Pendant deux ans, affirme le chef de l’opposition, M.King a embrouillé la situation.Mais lorsqu'il est arrivé au pouvoir, il a dû agir.Sur les 17 classes d’articles sur lesquels M.King avait promis d'enlever les tarifs, il n'a rien fait jusqu’à il y a deux ans.Mais cette année.cependant, il a enlevé les droits sur les engrais, 11 a réduit lés laines et cotons de 2 1-2 à 5 pour cent.L’an dernier il faisait un peu plus.Sur les machines agricoles, il a réduit les droits de 2 1-2 a à pour cent la première année et près de moi!*?Tan dernier.Après avoir demandé quels sont les résultats obtenus, M.Meighen dit que cela nous a permis d'apprendre quelque chose de la politique libérale, mais que si on laisse faire M.King, encore un peu, nous aurons l’occasion d’en apprendre beaucoup plus.Et il affirme que nous eu avons appris bien assez, maintenant.11 dit que le prix des machines agricoles est plus élevé qu’en 1921.En fait, d’après le chef res ont fermé leurs portes.Dix ma-fermiers doivent payer un prix plus élevé pour tous les produits qu’il emploient, mais ils doivent payer beaucoup plus élevé.Lç résultat de tout cela, dit To-rateur, c’est que 24 manufactures de machines agricoles, toutes flo rissantes lorsque M.King est arrivé au pouvoir, ont dû fermer leurs portes et que leurs ouvriers sont maintenant sur le pavé ou partis pour les Etats-Unis.Tour les filatures de coton et de laine, le résumât es*, identique; elles subis-seifï toutes une grande dépression.DiR-sepi manufactures de cbaussu- réciproque sur le grand mere hé consommateur qu’est la Grande-Bretagne.Depuis 2t ans, nous attendons en vain, et je dis, au non» du parti conservateur dont je suis le chef, et favorisant une politique nationale, que je ne suis pas prêt à .sacrifier l'ouvrier canadien à l’ouvrier d’aucun autre pays, de la Grande-Bretagne comme de tout autre pavs.” Cette déclaration a soulevé les applaudissements frénétiques le l'assemblée.RECIPROCITE AVEC LES ILES BRITANNIQUES Qu’on propose la question de réciprocité à M.King, continue l’orateur.S’il doit v avoir une réciprocité quelconque, je préfère que ce soit avec un pays qui ne produit pas ce que nous produisons et qui est un consommateur de nos propres marchandises.Je préfère la réciprocité avec les îles britanniques qui n’ont pas les mêmes produits de la ferme que nous, dit M.Meighen.et alors j’ae-eepterai la réciprocité.Mais j - ne crois pas en la réciprocité qui donne aux autres toute la préférence et ne nous accorde rien, Nouveaux applaudissements.M Meighen dit que le gouvernement a adopté cette politique, cause de l'absence de sir Lomer comme il l’entendrait, et cela aux meilleures concfitions possibles, Dans le même temps, les prix du blé commencèrent à bais-jcr.De $3.00 le boisseau, il descendit peu à peu à $1.00 et à moins encore, chute profonde qui fut pour Touest une cause de mécontentement, de misère et de malaise infiiis.Les fermiers se rappelèrent l’époque ou la halle des blés leur était si avantageuse.Ils supplièrent le gouvernement de la réta blir.Ils inclurent dans leur plateforme politique un article eet effet.Les deux partis durent en tenir compte.Durant l’élection de 1921, par exemple, M.Meighen promit aux progressistes de la ressusciter sous une forme o.u sous Tau-tre, s’il revenait au pouvoir.Les libéraux, pour leur part, durant la première session où ils occupèrent les bancs ministériels, firent adopter une loi qui ne donna pas entière satisfaction.Ils permettaient de créer, beaucoup plus qu’ils ne créaient eux-mêmes, une halle aux blés.Us créaient la machinerie, les rouages, mais laissaient aux trois provinces le soin de les mettre en mouvement.Les gouvernements provinciaux, pas plus que le gouvernement fédéral, ne voulurent tenter l’aventure.Us craignirent, eux aussi, les risques qui s’attachaient à lire en treprise commerciale de cette sorte.et le mécontentement qui re- Gouin, de MM.Fielding et Murphy, jaillirait contre eux en cas d’insuc parce que M.King est prêt a sacri-! cès.Ils se remuèrent trop tard, et par le r attitude dilatoire, signi fier les intérêts fondamentaux du pays pour obtenir des progressistes.Taide nécessaire pour se maintenir en chambre.-zdPxone atdees fhCtosohs Concernant la politique financière du gouvernement, M.Meighen rappelle que M.King s’est plaint fièrent à leur tour leur volonté dé laisser les cultivateurs se débrouiller eux-mêmes.Le fardeau leur paraissait trop lourd.LE NOMME SAPIRO Puis quelques organisations de dctrc^arnve au^pouvoir aloTT que fermiers firent venir des experts .nommé Saniro, qui av.it obtenu de grands succès comme organisateur de coopératives agricoles gigantesques aux Etats-Unis, et qui parcourut tout Touest durant les mois d’été 1923.M.Sa'piro remporta de grands succès oratoires, et un succès de curiosité inouï.Tendant un temps tous les journaux de l’ouest furent remplis de ses discours et des commentaires qu’ils suscitaient.Cette propagande eut son succès immédiat, mais pas aussi considé-ratile ou’on le prévoyait.Seuls les fermiers de TAlberta eurent la hardiesse de tenter la grosse exnérien-ce, et organisèrent une halle des blés qui fonctionna à l’automne.Au nombre de 25,000.ils signèrent des contrats s'obligeant à livrer leur blé à cette halle.Le gouvernement provincial et progressiste, dirigé par M.Greenfield, s'engageait de son côté à garantir les administrateurs contre toute perte, s’engageant à payer lui-même la difference entre le premier prix pavé aux fermiers, sur livraison, et la dette et les charges fixes étaient très élevées.Mais, depuis, cette dette a été augmentée.Ce n'est pas là le moyen d’assurer notre position.Il n'était nas nécessaire d’acheter un hôtel Scribe au montant de 3 millionsv ni un palais, à Londres, pour M, Larkin, au prix d'un mil* lion et demi.De plus, ces dépenses n'avaient pas été autorisées par le parlement, ajoute Toraleur.Concernant le pont de la rive sud.M Meighen.répondant à M Hushion.dit qu’il n’a jamais refusé à la population canadierme-française de Montréal et de la province de Québec ce qu'il était prêt à accorder aux autres parties du pays.En terminant, il a parlé de l'antagonisme de races qu’on tente de soulever dans Rimouski.Il affirme oue jamais les conservateurs ne font appel à la question de race pour obtenir des votes.Si cela est nécessaire pour devenir premier ministre du Canada, déclare M.*‘ighen, gardez-moi où je suis, ou rccz-nioi à quitter la politique.où Tidée de l’initiative privée, ou coopérative, a commence à pénétrer dans l’intelligence des fermiers de Touest.D’une session à l’autre, le sujet a complètement disparu des discours prononcés par les^ partisans de M.Forke.Voilà une question qui ne surgira plus qu’exceptionnellement au parlement fédéral, se disait-on.Après avoir tant occupé les chefs politiques, elle tombait (Tel le-même comme un fruit trop mûr.Les fermiers avaient enfin compris que les gouvernements ne voulaient pas faire de commerce, se charger de risques trop considérables qui doivent retomber sur les particuliers et ils avaient pris le parti de régler eux-mêmes leur problème et de courir l’aventure qui pouvait leur rapporter des bénéfices ou des pertes, mais qui les intéressait seuls.Tous les Canadiens ne peuvent que se réjouir de la manière Joui s’est réglé ce problème, tant du point de vue du principe en jeu que des circonstances qui entouraient tout le projet.En fait de nationalisation, nous avons assez, par le temps qui court, du réseau national qui accapare les revenus des taxes les plus productives.A d’autres de se charger des profits ou des pertes du commerce du blé.Mais dans le même temps, les populations agricoles de Test du pays doivent se mettre au courant de cet exemple extraordinaire de coonération.Aucune expérience aussi vaste n’a encore été ‘en'ce yn notre pays.Et si elle réussit, c mouvement coopératif en recevra dans tout le Canada un élan qui lui fera du bien et qui contribuera excellemment à la prospérité du cultivateur.La richesse des nations Nulle part ailleurs au monde on ne pesit avoir une conception plus nette de la richesse du Canada qu’à l’Exposition nationale canadienne tenue cette année à Toronto, du 23 août aiK6 septembre.On constate là le progrès merveilleux qu’a fait le Canada dans Tin-dustrie —- la colossale richesse agricole et minière que l’on peut voir et apprécier.A cette exposition, la plus grande exposition annuelle du monde, à côté des exhibits canadiens se trouvent des exhibits étrangers qui permettent de faire une comparaison et se rendre compte de l’importance du Canada dans le monde vis-à-vis des autres pays.Le Chemin de fer national du Canada se prépare à faire circuler des trains avec équipement supplémentaire pour toutes les parties du j Canada.Départs de Montréal tous les jours à 10.00 a.m., 7.30 p.m., 10.30 p.m.et 11.00 p.m.On est aussi à faire des préparatifs spéciaux en vue de l’exposition d’Ottawa qui aura lieu du 5 au 15 septembre, ainsi que pour l'exposition de Sherbrooke, du 23 au 30 août et celle de Québec, du 30 août au fi septembre.Des taux réduits sont en vigueur pour tous ces événements.(réc.) Au bureau de poste le 1er septembre ; Le lundi, premier septembre, fête I du Travail, le bureau de poste et I les succursales seront fermés, sauf ! les guichets de la poste restante et de la division des objets recont-! mandés, de même que le comptoir des timbres, qui seront ouverts de ! 8 à 10 heures a.m.Le couloir du bureau-chef sera j ouvert jusqu’à midi et celui de la station B de 8 à 11 heures a.m., pour permettre aux locataires l’accès de leurs casiers.Il n’v aura pas de distribution des courriers par facteurs ce jour-là.mais afin d’obvier à l’inconvénient du chômage prolongé, les ) facteurs feront une distribution complète le samedi après-midi, 30 août.Le premier, les dépêches seront fermées à midi, les levées de boîtes de rues se feront à 8 h.a.m., midi, 4 et 8 h.p.m.Léo Paul DESROSIERS.ANNONCES MUNICIPALES Une excursion pour les médecins A l’occasion du congrès des médecins de langue française qui aura lieu à Québec Ifs 10, 11 et 12 septembre prochains l’agence de voyages Jules Hone organise une excursion à prix réduits de Montréal à bord nu vapeur Québec.Le départ aura lieu mardi le 9 à 7 heures 30 du soir et l'arrivée à Québec le lendemain matin 7 heures.Le repas sc prendra sur le navire le soir.Les voyageurs auront droit à des chambres au Château Frontenac mercredi et jeudi.Le retour de Québec s’effectuera à 6 heures du soir vendredi le 12 septembre, Le diner se prendra sur le bateau ôe soir-là encore.Arrivée à Montréal le samedi, 13 septembre.à 7 heures du matin.Le pru du voyage tous frais compris est de $24.05.AVIS DEMANDE « « fuitp à la Cité de Montréal pur ALT.Turtlnvlilr.No 351 St Just, pour pormtsslon d'cmruAg.sstnrr des matériaux de construction et de routillnfte.sur le lot du endastre No 390, subdivision No 143 du quartier Mercier, No 349 St-Jpst.Toute opposlt.ou a c •!(« dtiniiiMc do.t être rominunlouéc, dons les dis tours, à RENE BAUSET, Greffier de la Cité.Montréal, 87 aoilt 1984.AVIS DEMANDE a élé faite * la Cité de Montréal par Ernest Str-Marié.No 4îê Saint-Patrice.pour permission d’ériger un (tarage public et un* boutique de réparations sur le lot du cadastre No 8933, du quartier St-Gabrlel, No 486 St-Patrlce.Toute opposition * cette de-iianUe doit être communiquée, dans 1rs dix jours, k RENE BAUSET.* Greffier de la Cité.Montréal, 87 aoilt 1984.CITE DE MONTREAL Taxes pour Améliorations Locales AVIS PUBLIC est par les présentes donné par le soussigné, nommé suivant les dispositions de l’article 450 de la charte de la cité, que les rôles de cotisation pour construction de pavages et trottoirs dans les rues, avenues et places publiques suivantes, savoir: PAVAGES BOURGET RUE, de la rue Notre-Dame au Canal Laçhine, DOMINION RUE, de la rue Notre-Dame à la rue Workman, DUBLIN RUE, de la rue Favard à la rue Wellington, DUVERNAY RUE, de la rue Lher-levoix à la rue Lévis, MULLINS RUE, de la rue Wellington à la rue Richmond, PATERSON RUE, de la rue Burnett vers le sud aux lots Cad.ôûi’a,1 Sub.5, et Sub.1, inclusivement, ROSE DE LIMA RUE, de la rue St-Jacques à la rue Notre-Dame, RUELLE, située entre les rues Victoria et McGill College, au nord de ia rue Ste-Catherine à la Place Burnside, ST-AUGUSTIN RUE, de la rue St-Ambroise à ia rue Notre-Dame, STE-EMELIE RUE, de la rue Bourget aux voies du Grand tronc, TROTTOIRS DES PINS AVENUE, de la rue Du-rOcher en allant vers Test, côté nord, NOTRE-DAME RUE.de la rue Ful-ford à l’avenue Atwater, deux cotés, ont été préparés et sont maintenant déposés en son bureau, département des estimateurs, a l'annexe de I Intel de Ville, où ils peuvent être vu» et examinés par les parties intéressées jusqu à mercredi, le 10 septembre 1924, à midi.Les contribuables ayant des plaintes à faire contre lesdits rôles devront produire leurs plaintes le ou avant ia date ci-dessus mentionnée, et le mercredi, tü septembre 1924, à midi, à son bureau, à l'annexe de l’Hôtel de Vilie, ie soussigné entendra lesdites parties intéressées au sujet desdites plaintes.J.HAMILTON FERNS, Président, Bureau des Estimateurs, Bureau des Estimateurs, Annexe de l'Hôtel de Ville, Montréal.28 août 1924.TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDE D’EMCLOI — Jusqu'k 20 mots, 20 sou», et 1 sou par mot supplémentaire.DEMANDE D’ELEVES — Jusmj’fc 25 met», 29 jous, et 1 »ou par met supplémentaire.TOUTES LES AUTRES DEMANDES — Jusqu'à 25 mots.2® sou», 1 »ou par mot supplémentaire.CHAMBRES A LOUER — 15 sous jusqu’k __ 20 mot», î sou par mot supplémentaire.TROUVE — Jusqu'à 20 mots, 20 sous, 1 sou t™r, mo*, supplémentaire, PERDU — Jusqu’à 20 mots, 20 sfius, 1 sou , .Çy fnot supplémentaire.MAISONS.MAGASINS ETC., A LOUER — Jusqu’à 29 mots, 25 sous, t sou par mot supplémentaire.A VENDRE — Jusqu’à 20 mots 20 sous, CARTESUpROFESSION?fELLES^—*Tarlf sur demande, vYîcaïrESAT* r* 15 "ou* *d Hgne a«athe.NAISSANCES, DECES, MESSES — 50 sou» o^.Par Insertion.REMERCIEMENTS — 50 seas.CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNEL* LES.ETC.— Si,no par insertion.DORURE.ARGENTURE SUR CALICE.CIBOIRE ETC.VERNISSAGE A L’OR SUR ORNEMENTS D’EGLISE PLACAGE D’ARGENTERIE NICKELAGE.REPARATIONS Cie ROYAL SILVER PLATE A.GIROUX, eérant.4g, CRAIG OUEST COLLEGE DE BARBIER Voulez-vous occuper une excel let te position, avec le plus haut salaire payé?Quelques semaines d’apprentissage suffisent, système moderne.Position assurée, pour-eentage payé en apprenant.S’adress:.-Moltr Barber College, #2.St-Laurent l CLAViGRAPHES De toutes ies marques et prix, rendus au comptant et à terme.Lla-ligraphes réparét, loués, nettoyés et inspectés.Ruban, papiîr carbon-rrlf 'r Exchange, ne.Canada Typewru Main 2202.— 58 St- * jc ques.Chambre à louer Dans famille privée, usage du téléphone.S’adresser à 62, Marquette, Belair 16I5M.CITE DE MONTREAL DEPARTEMENT DES EGOUTS AVIS PUBLIC est par le présent donné que Ton se propose construire immédiatement des égouts dans: RUE BENONI, de la rue Trinidad à la rue Sauvé; ' '?RUE COUSINEAU, du boulevard Gouin au lot 78-22 inch; RUE DANDURAND, de la lOème Avenue à la rue laforyd, et de la ITènie avenue à la 18ème Avenue; BOULEVARD DECARIE, du chemin de ia Reine Marie à la Place Bel-field; RUE DELANAUDIERE, de la rue Bélanger à 200 pieds vers le Njîrd; BUE DECASTELNEAU, de la rue DeGaspé à la rue Casgrain; RUE GARNIER, de 211 pieds nord de la rue St-Zotique à 200 pieds nord de ia rue Bélanger; AVENUE MONKLAND.de ia ruelle oucsl de l’avenue Wilson à l’avenue Harvard; AVENUE MONKLAND, de l’avenue Hingston à la ruelle entre les avenues Draper et Melrose; AVENUE MONKLAND, du Grand Boulevard à l’avenue Beacons-field; AVENUE MONKLAND.de l’avenue Kensington à i 5 pieds ouest du Grand Boulevard; AVENUE MONKLAND, de l’avenue West Hill à 131 pieds ouest de ’l'avenue Kensington; AVENUE MONKLAND, de la rue Mayfair à 11 4.5 pieds à Test de la ligne est de l’avenue Walkley; AVENUE MONKLAND, de l’ouest de l’avenue Girouard à l’égoût existant à la rue Colbrooke; AVENUE MONKLAND, côté nord de la rue Coronation à ia rue May-fair; AVENUE MONKLAND, de 1145 pieds est de la rue Walklèy à 10 pieds ouest de l'avenue Benny, Les propriétaires qui désirent construire des drains privés pour communiquer de l’égout public à la ligne de leurs propriétés, et faire des raccordements avec l'égout public devront obtenir des permis du Dé-nartetnent des Chemins, dans un délai de cinq jours, à compter de la publication du présent avis et les présenter à l'Inspecteur, aussitôt les travaux commencés.Le tout suivant les règlements Nos 352 et 686, concernant les égouts.H.A.TERREAULT.Directeur des Travaux Publics.Département des Travaux Publics, Hôtel, de Ville, Montréal, le 28 août 1924. Volume XV — No 203.MONTREAL.JEUDI, 28 AOUT 1924 CALENDRIER Demain : VENDREDI.2* »**ec samedi et à Montréal dimanche.Quatre infirmières, Mlles Adrienne lassé, Angelîne Beaudry.Lucienne Nadeau et Jeanne Foisy, ont reçu leur diplôme de graduation, hier après-midi, à l’école de gardes-malades du Sanatorium Prévost, à Cartierville, C’est la deuxième cérémonie du genre depuis l’établissement de l’école.L’événement a donné lieu a une fête intime, où les parents des graduées et les amis de l’institution s’étaient donné rendez-vous, dans le vaste foyer du pavillon central.Le docteur Albert Prévost, directeur du Sanatorium, a reçu les invités, assisté des docteurs Charles Langlois, radiologiste, Edgar Langlois, spécialiste en malades nerveuses, et Roland Dupuis, interne.On a remarqué la présence du R.Père Jean, S.J., supérieur de la Villa Saint-Martin; des RR.Pères Joseph Lalande et Melançon, jésuites; de M.l’abbé 1 rudeau; de MM.Rosario Gencst, Jean Guérin, docteur Lane-Char-pentier.Mme Tassé et autres.M.Albert Prévost a présenté les diplômes d’infirmières aux quatre graduées, leur offrant un mot d’éloges et d’encouragement à chacune.Il a remercié vivement ceux qui s’intéressent à Poèuvre, contribuent à son développement et assurent maintenant son succès; il projette des agrandissements dans un avenir rapproché.Le H.P.Lalande a prononcé quelques mots sur les devoirs de la garde-malade; puis le R.Père Jean, qui s'occupe de la direction spirituelle des malades et du personnel de la maison, a fait une allocution, dont nous extrayons les passages suivants : “Du plus loin qu’on remonte dans l’histoire do l’humanité, on rencontre la maladie.Mais du plus loin aussi que l'on puisse jeter un regard sur les pénibles archives de la douleur, on entrevoit, en face de la maladie et auprès de ceux qui souffrent, des êtres de bienfaisance oui soulagent.Ainsi neut-on dire que la profession d’infirmière est aussi ancienne que l’humanité elle-même, puisqu’elle date de’rentrée de la souffrance dans le monde.“L’ideé qu’on se fait d’une infirmière est inséparable de l’idée de vertu et de dévouement.11 faut qu’elle ait de bien spéciales aptitudes pour ne pas faiblir à la tâche."Vivre du matin au soir, et du soir au matin au chevet d’un être aimé, d’un proche, cela est dur, mais très doux à la fois : on soigne quelqu’un à soi.Mais vivre du matin au soir, et du soir au matin, dans la veille solitaire, répéter cet effort jour après jour, nuit aorès nuit, toute une année, toute une existence peut-être; s’attacher, a-près bien des rebuts, au malade, qui, docile enfin, s’abandonne à nos soins comme un petit enfant, voir en lui l’être à soi qu’on veut sauver, se dépenser pour cela seul, l’arracher à la maladie, à la mort, lui rendre le goût de la vie, puis, avec une douce patience, le rétablir à une vie normale, et alors le quitter, et sans doute pour toujours.Et puis.recommencer! Reprendre sur ses épaules une nouvelle angoisse; et cela, sans répit, sans repos, et avec l’assurance qu’il en sera ainsi tant qu’on aura des forces pour souffrir et un coeur pour consoler! Voilà la vie d'une infirmière.“S’étonnera-t-on qu’il y faille une formation morale intense?Seule la religion, par les trésors de vertus qu’elle sait faire germer et éclore (fans l’âme, est capable de former la parfaite infirmière.Car otre profession demande trop de vertus à la fois pour que les forces naturelles y suffisent."Qu’attend-on en effet de l'infirmière?(l’est la bonté, la douceur, la sympathie, l’oubli de soi, le dévouement, le courage, la loyauté, la discrétion, la délicatesse, le tact, la dignité; et tout cela couronné par une bonne humeur sans dé-faillanc.*.On demande à une infirmier ¦ d’être sans défau*."Encore une fois, seule la charité compatissante d’n divin crucifié est capable de façonner ce chef-d’oeuvre admirable.Puisque vous avez été jugées dignes, après une longue préparation.des honneurs de la graduation, je puis affirmer, abstraction faite de ce que je connais de vous, que vous réalisez cri idéal que nous nous formons de la parfaite infirmière.Allez donc maintenant vous mettre au service des membres souffrants de J.-G.; et, comme lui, qui guérissait les corps afin de sauver les âmes, prodiguez aux douleurs physiques et morales de vos patients, les trésors de votre charité et de votre dévouement en vous efforçant d’élever leur âme vers les consolations supérieures de la religion.” VI.l’abbé Trudeau a dit aussi quelques mots de félicitations à l’adresse des graduées, de leur di-rectrice, Mlle Charlotte Tassé, du directeur de l’institution pt du personnel dp la maison.La cérémonie a pris fin après un programme de musique exécuté par MM.Jean Guérin et Lane Charpentier.I.P Sanatorium Prévost, fondé depuis six ans, reçoit des malades qui souffrent d’affections nerveuses; il est aménagé non comme un Demain le reich sera appelé à voter sur le plan des experts On doute que le gouvernement puisse obtenir les deux tiers des votes nécessaires — Les socialistes réclament la dissolution immédiate de la Chambre et des élections — Cela provoquerait une crise intérieure.Berlin, 28.(S.P.A.) A causei des interruptions prolongées desl communistes, on a remis à demain la votation du Reichstag sur les! projets de loi nécessaires à l'exè-l cution du plan des experts.Les difficultés, a la Chambre hier, ont résulté en une bataille générale et Je président du Reichstag, afin de restaurer l’ordre, a dû mander une escouade policière c! faire sortir trois policiers.A moins qup les nationalistes ne décident d’aider le gouvernement d’une manière négative, en permettant à un certain nombre des leurs de ne pas assister à la séance, on a peu d espoir que le gouvernement puisse obtenir les deux tiers nécessai-!'cs 'Jcs ,V0,PS P°ui’ faire adopter les différents bills.Hier la majorité du gouvernement, pour la se- conde lecture, n’a été que de 248 contre 174.Déterminé a faire ra tifier le plan des experts quelle qs!e soit l’attitude des députes, le chancelier Marx a obtenu du président Ebert un décret prévoyant la dissolution du Reichstag sTl n’ob-tient pas le majorité nécessaire.Les socialistes réclament constamment la dissolution immédiate de la Chambre et des élections.Les incidents des derniers jours ont uf-fw mi l’opinion des partis bourgeois que je gouvernement doit exercer son influence dans cette direction.Les partis du centre, toutefois, croient que, même si le gouvernement ratifie l'accord de Londres, des élections faites actuellement seront cause d'une grave crise économique et ixriitiqne dans toute l’Allemagne.Pour Gérin-Lajoie Le» fête» du centenaire LES TROIS-RIVIERES.28.Les grandes lignes des fêtes du centenaire de Gérin-Lajoie, l’auteur de Jean Rivard, sont maintenant arrêtées.I-e dimanche 14 septembre, à la grand’messe rie 9 heures 30.à Yaimt-chiche, un prêtre du séminaire de Nicolot, VAIma Mater de Gérin-Lajoie.prononcera un sermon de circonstance.A 2 heures, dans l’après-midi du même jour, il y aura manifestation à la maison natale de Gérin-Lajoie, aux Petites-Terres, à mi-chemin à peu près entre Yamachiche et Louiseville.sur la route nationale.Discours par M.l’abbé Camille Roy, recteur de l’Université Laval, et M.Edouard Montpetit, secrétaire de l’Université de Montréal, lecture d'un poème de M.Nérée ¦Heauchemin, chants patriotiques par le choeur d’Yamachiche et dévoilement d’une plaque commémorative.La fête sera présidée par Mgr Napoléon Caron, P.A., curé d’Yamachiche, Un train déraille en Russie et fait plus de 40 victimes ODESSA.28 (S.P.A.).- Quarante personnes sont mortes et un grand nombre sont blessées à la suite du déraillement du rapide Odessa-Moscou à 200 milles d’ici.Un des rails avait été enlevé.Lè train allait à une grande vitesse lorsque l’accident est survenu.La locomotive est tombée usr le côté et sa bouilloire a explosé, ce qui a allumé l’incendie aux wagons.On a immédiatement dépêché des trains de secours des gares les plus rapprochées et d’Odessa.On ne connaît pas encore le nombre total des victimes.hôpital mais comme une maison de repos où l’air et la lumière entrent à profusion, produisant sur les patienls un effet moral réconfortant.Le traitement est à base te psychothérapie et d’électrothérapie, dirigé par le docteur Prévost, expert en maladies nerveuses et professeur de Neurologie à l’Université de Montréal, et par le docteur Langlois, radiologiste.Un superbe parc entoure les deux pavillons du Sanatorium et ses dépendances, sillonné de grande allées ombragées, pleines de tran-quilité et de repos, avec une berge splendide le long de la rivière des Prairies.Tout est disposé pour donner aux malades une cure d’air et de soleil, avec le confort et les traitements qui les ramènent à la santé.Le temps C.E.PARROT.Ils ont le» yeux sur le» Etats-Unis Londres, 28.(S.P.A.) A cause de l’augmentation du chômage et des grèves, un groupe de 3,800 mécaniciens des usines textiles du Lancashire et du Yorkshire ont formé une organisation afin de pouvoir entrer aux Etats-Unis.D’après le système proportionnel maintenant en vigueur, on n’a alloué à res régions qu’un nombre total de 2,300 personnes qui pourront entrer aux Etats-Unis.Le total pour tout le pays est de 34,000.Les mécaniciens ont employé des avocats afin de faire changer cette situation.Au cas où ils ne pourront pas obtenir de succès dans cette tentative, ils ont décidé de tirer au j sert ceux qui pourront partir.Jusqu’à présent, 05,000 personnes en Grande-Bretagne ont de-! mandé leur admission aux Etats-Unis, soit près de deux fois plus! que la proportion aecccdé au pays.[ A bord du paquebot “France” Au nombre des passagers du pa-j quebot France, de la compagnie ! Générale Transatlantique, qui est j parti de New-York hier, on remur-J quait Monsignore Joseph Freri.directeur général de la Propagation 1 de la Foi, Mgr Pietro Benedetti, dé-1 légué apostolique à Cuba et à Por-j to-Rieo, M.l'abbé Léonidas Perrin, j curé de Notre-Dame de Montréal,! M.l’abbé Oscar Gauthier, curé de! Saint-Léon de Montréal.Concert La fanfare des pompiers de la ville] d’Allentown.Penn jouera ce soir, au pare Lafontaine Elle comprend 261 musiciens.Cette fanfare est aecom-j pagnée par 117 membres de la br ^ gmle, I Toronto.28.(S.P.C.) — La tempête qui a atteint Terreneuvc, hier, est passée sur l’Atlantique.Du nord de Québec, la dépression est passée au-dessus de Pile d’Anticos-ti Excepté au nord du golfe St-Laurcnt, il fait beau partout.T EiMP ER A TU R E P BOB A BLE Grands lacs et baie Géorgienne: Vents tempérés, beau et modérément chaud aujourd’hui et demain.Ottawa et haut St-Laurcnt: Vents frais du nord-ouest, beau et modérément chaud aujourd’hui et demain.Bas St-Laurcnt.golfe e» rive nord : Vents du nord-ouest, beau et fiais.Demain, vents tempérés, beau et frais.Provinces maritimes: vents frais du nord-ouest, beau et un peu plus frais aujourd'hui et demain.Lac Supérieur; Vents tempérés, beau.Demain, vents tempérés, plus frais et averses.Manitoba et Saskatchewan; Vents de l’est, beau et frais.Demain averses.Alberta: Vents de l’est, plus frais et incertain.Demain, averses.Le choix d’un chef en Alberta Edmonton, 28 (S.P.C.) __ Au cours de la semaine, il y aura une reunion des membres de la législa turc de l’Alberta pour choisir le chef qui les dirigera à la prochaine session.Une convention provinciale.qui aura probablement lieu au printemps prochain, choisira le chef définitif du parti dans cette province.Plusieurs croient que Ton chof sirn M, > 10C à l’àai* de 47 ans, 1 moK.c»?décérM I Oswnlcî Tremblay, marchand funérailles auront Heu vendre- di Ir k,’D courant.Le convoi funèbre partira de In dtvn; tire du défunt pour se rendre h l'énlhf st-Coul» de Chambord où le srrvhr sera célébré, et de !ù au cimetière Mctabrtebmjqn, lieu de la sépulture.LANDRY —* Mardi, le sentmiiire, à ft h.30, m l'èntisf de Suint-Alexandre, Kuniouraska sern ofotnté le service anni-versare de feu Alphonse Ut n dry, ingénieur forestier.Parents et nnilft sont priés d*y assister mi ns autre invitation.SERVICE ANNIVERSAIRE KRKCHON — Sumrdl sn courant à Ê .';o, ci, 1» rhnpcllif ilos Sorur» ilu Rj Pasli-ur, rue Sherbrooke, -era chanté é service anniversaire poor l'Ame de M.Ko chou. LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI, 28 AOUT 1924 Volume XV — No 203.CHOSES MUNICIPALES La perception se fait bien LA VILLE A REÇU POUR LES TA- XES D’EAU ET D’AFFAIRES LA SOMME DE $875,000 — LES BANQUES AIDENT BEAUCOUP La perception des taxes d’eau et (Taffaires a rapporté, hier, au delà de $150,000; les contribuables auront jusqu'au 2 septembre pour acquitter leurs dûs, s’ils veulent bé-nelicier de l’escompte de trois pour cent.Depuis le commencement du mois, elle s’est élevée à $$75,000.De ce montant, les succursales des banques d’Hochelaga et de Montréal ont reçu $158,856; ce qui représente 9,958 comptes acquittes, soit mille de plus que l’an passé.Jusqu’à hier soir, les succursales de la banque d’Hochelaga a-vaient perçu $111,959, ce oui représente l’acquittement de 7,103 comptes, et les succursales de la banoue de Montréal, $72,094, soit 2,855 comptes acquités.L’affluence des contribuables est touiours plus considérable aux bureaux de l’hôtel de ville, mais il n’est pas moins vrai que la Perception par les banques réduit de beaucoup la foule qui se massait autrefois dans les bureaux de l’hô-ttl de ville.Bien des contribuables, en effet, sont bien plus à proximité des banques que de l’hôtel de ville et s’empressent de profiter de l’avantage d’aller aux banques pour s’éviter souvent un trajet très long et une perte de temps appréciable.Après le 2 septembre, les banques cesseront le recevoir les paiements Passé cette date, tous les contribuables en retard devront se rendre aux bureaux de la ville et payer en plus l’intérêt pour chacun des jours de retard.L’an dernier, le rôle des taxes d’eau et d’affaires formait un total de $4,370,181, dqpt $2.438,818 pour la taxe d’eau et $1,931,363 pour la taxe d’affaires; cette année.le rôle pour les deux taxes atteindra environ quatre millions et demi de dollars, ce qui signifie une augmentation assez considérable.Le trésor municipal pré veut que la perception pour cette année atteindra an moins trois millions de dollars d’ici au 5 septembre prochain, ce qui sera un excédent sur la même période de l’an dernier alors avait perçu environ $2,500,- 000.“A tout événement, dit M.Co’lins.la pere''ritinn est meilleure que celle de l’an dernier.Il y a actuellement sept comptables à l’oeuvre, dont quatre réguliers et trois supplémentaires, qui sont continuellement occupés.Il est possible otic l’affluence de ceux qui viennent nc-ou't*er leurs comptes se continue ainsi iusqu’â la fin.car il sc peut que cela soit dû au fa.it que les remote , ont été distribués plus tôt, cette année, mais en attendant la or"',eption est très satisfaisante.Dès nuiourd’hui.le département du trésorier municipal nurn un personnel spécial de eomotables chargés de recevoir les paiements par In oos’e nui naturellement son! tou-loii»-s tort nombreux dans les (1er n:ers jnors du délai.C’est aussi^ pendant cet*e avalanche de chèques m'C se font les paiements impor-1 tnnts.\ L’ILF SAINTE HELENE La série des pique-niques municipaux en faveur des enfants à Piie Sainte-Hélène se termine aujourd’hui.Celui de mardi dernier a i emporté un succès lomolet en dépit ue la tempéra'ure peu favorable.Le surintendant des terrains de jeux distribuera toute la provision de bonbons et de cadeaux qu'il a reçue de généreux donateurs.il \ aura fête enampètre au parc Mance, ce soir, pour les enfants, et dimanche après-midi au part La fontaine.Pour l’hôpital Notre-Dame Le gouverneur à vie d’hôpital est un co-propriétaire de l'oeuvre, ma s sans responsabilité personnelle, 1! délègue ses privilèges de proprietaire à un Bureau d'Administration qu'il élit lui-mème tous les ans.Avec le développement que va prendre l’hôpital Notre-Dame, dans son nouvel immeuble de la rue Sherbrooke, il devient intéressant pour tout Canadien français de Montréal et du district, de joindre les rangs de l’institution.C'est toujours un suiet d'orgueil et de légitime fierté qvie de faire partie d'une entreprise qui progresse.Eh bien! l’Hôpital Notre-Dame en fournit maintenant l’occasion à tous.Au lieu de mille gouverneurs à v’e' l'hôpital devrait en compter deux, trois ou quatre mille.Les administrateurs regrettent de ne pouvoir envoyer quelqu'un solliciter individuellement toutes les personnes qui peuvent devenir gouverneur à vie; seulement, comme l'a si bien dit ces jours derniers, le president de l'hôpital.M.le Dr Harwood, le geste actuel des administrateurs est d’ouvrir tout grands les bras et d'inviter tout le monde à fa:re partie de la belle famille de i'hôpital.Les administrateurs vous demandent de vouloir bien être assez aimable de signer le bulletin ci-dessous et de l'adresser à l'hôpital le plus tôt possible, afin que lors de la prochaine assemblée du bureau d'administration, qui sera tenue dans le nouvel immeuble rue Sherbrooke est, les administrateurs aient le grand honneur d’élire des centaines de nouveaux membres à vie.L’AGRICULTURE_____________ Les lauréats du mérite agricole Québec, 28.— La médaille d or du concours du mérite a8r'c.0if, .(*e la province de Québec pour 1924 a été gagnée par M.Arthur Legaré, cultivateur de Petite-Rivière, près Québec, comme nous l’avons annoncé., , M.Légaré a aussi obtenu le diplôme de très grand mérité exceptionnel ainsi qu’un prix de $200 en argent.Il a conservé 948.6 points.Le deuxième est M.Alphonse Fortin, cultivateur d’Hébertville, village.qui a conservé 922.5 points et a gagné un prix spécial de $150.M.Joseph-Henri Couture, cu.ti-vatcur de Saint-Augustin, comte de Portneuf, est arrive troisième avec 921.8 points, et il a gagné un prix de $100.Le diplôme de très grand mérite exceptionnel n été accordé à M.Frank Byrne, cultivateur amateur de Charl'esbou-g, qui a conserve 948.6 points, c’est-à-dire le même nombre de points que le lauréat de la médaille a’or.Voici comment se sont classés les autres candidats, pour la médaille d’or: MM.Joseph-Jérémie Ville-neuve, Charlesbourg, Québec, 920.-7; Léonidas Couture, St-Augustin, Portneuf, 912.5; Pierre Sanfaçon, Charlesbourg, (R.R.no 1); Québec, 910.8; Hildervert Racette, Saint-Augustin, Portneuf, 901.5; Eugène Couture, St-Augustin, Portneuf, 886.7; Charles Pilote, St-Félicicn, Lac St-Jean, 880.1; Jules Delisle, Neuville, Portneuf, 865.0; Dydime Bouchard, Bagotvillç Chicoutimi, 854.1; Osias Tremblay, St-Bruno, Luc St-Jean, 852.3; Philemon Mo-rissette, Cap-Santé, Portneuf, 841.0; Adélard Fortin, Chamborg, Lac St-Jean, 840.8; Jos.-Louis-Sinaï May-rand, Laohevrotière, Portneuf, 81d.-8.Les concurrents heureux pour les médailles d’argent sont: MM.Edmond Savard, Grande-Baie, Chicoutimi; 905.3; Augustin Rainville, St-Prime, Lac St-Jean, 900.8; Aimas Thibault, Hébert ville, village.Lac St-Jean, 898.0; Charles Fortin, Ste-Croix, Lae-à-ia-Croix, I.ac St-Jean, 883.1 ; Edmond (iienier, St-Prime, Lac St-Jean, 873.0; Pierre Auclair, Loretteville, (R.R.no 1) Québec, 870.3; M.-Nil Bouchard, Jonquière, Chicoutimi, 869.0; J.-B.Dubcau, Loretteville, Québec 865.2; Joseph Sansfaçon, Loretteville.(R.R.no 1), Québec, 862.2; Joseph Pagé, Les Ecureuils, (2è rang), Portneuf, 862.1; Almanzor Blouin, Ste-Famil-I b.t.O.Montmorency, 862.1; Alphonse Dufour, St-Jérôme, (Méta-bilcnouan), Lac St-Jean, 861.0; Na-zaire Drolet, Ancienne-I.orette, (Champigny), Québec, 860.6; Jo-sepr Cloutier, Ghâteau-Riober, 858.-5; J.-B.Allard, Loretteville, Québec, 858.3; J.-H.Boutet, Loretteville, Québec, 858.0; Egide Tremblay, Hé-bertviile, village.Lac St-Jean, 858; Victorien Parent.Giffard, Québec, 857.2; Victor I.abbé, St-Urbain, Charlevoix, 854.8; Ernest Simard, Metabetchouan, Lac St-.lean, 853.-5; J.-Adélard Gobeil, fils d’Ursin, Chicoutimi, (Grande-Ligne), 853.-I; Ovide Roy, Hébertville.village.Lac St-.lean, 852.3; David Gauthier, 851.9; Alfred Roy, St-Prime, Lac Si-Jean, 851.8; Jean Tremblay, fils, Jonquière.(rang Ste-Anne), Chicoutimi, 851.5; J.B.Paquet, Loretteville.(rang St-Jaeques), Québec 851.4; Eugène Constantin.St-Au-gustin, Portneuf, 851.1; Polvdorc Villeneuve, Jonquière, (Route rurale), Chicoutimi, 851.0; Jos.-Ovide Boilv, Baie St-Paul, Charlevoix, 850.9: Georges Galarneau, Pont-Rou-pç.f^Rnng St-Jaeques), Portneuf, 850.8; Ovide Trepanier, l’Ascension.(Fleury), Lac St-Jean.850.8; Thomas Ouellet, St-Prime.Lac St-Jenn, $50.5: Almanzor Rlnuin, St-Jean, 1.0.Montmorency, 850.5.Les concurrents heureux pour les médailles de bronze sont: Cyrille Cantin, St-Haymond, Portneuf.8U.8; François Paquet, Loretteviî-!c (rang St-Jacques) Québec, 840.-6; Jean Drolet, Loretteville, Québec, 840.0; Héracleus Doré, Méta-betehouan, Luc St-Jean, 837.5; Jo-St-Félicien.(boite St-Jean, 837.3; Dé-Ste-Croix (Lac-à-Saint-Jean, 837.1 St-Urbain, Charle-i à-TAigle, Charlevoix, 719.8; Albert Grondines, Grondines (Station), Portneuf, 665.1.Concurrent sans mérite: Philippe Rhéaume, Château-Richer, (Petit-Pré Est), Montmorency, 634.0.Les juges du concours qui a eu lieu cet été dans la division No 5, étaient: MM.Arsène Denis, R.-R.Ness, Charles Gagné et Charles-A.Fontaine, secrétaire.La proclamation de lauréat du mérite agricole se fera mercredi prochain, à l’exposition provinciale de Québec.L’Ecole des sciences sociales FACILITES Q("OFFRENT LE REGLEMENT ET L’HORAIRE Comme on peut le voir, les cours de l’Ecole se donnent le soir et aucun diplôme ou grade n’est exigé de ceux qui s’inscrivent comme élèves réguliers ou élèves libres.Autrefois, ceux qui, le jour étaient retenus par leur travaü, devaient renoncer à compléter leurs études.L’Ecole leur permet maintenant de le faire; et non sans agrément puisque les élèves qui fréquentent l’Ecole proclament volontiers qu'elle leur fournit une distraction dont üs ne soupçonnaient pas le prix.En admettant des élèves, sans examens et sans diplôme, TEcole ouvre ses portes à tous les esprits désireux d’apprendre à quelque profession ou métier qu’ils appartiennent.A la fin de chaque année des épreuves écrites et orales témoignent des progrès accomplis.Les élèves ayant réussi les examens obtiennent à la fin de la 2ème année, le diplôme des sciences sociales économiques et politiques.Un doctoral ès sciences sociales économiques et politiques est prévu.Le certificat de journalisme est accordé, après examen, aux élèves qui ont suivi les cours de la section journalisme.Un certificat d’études est décerné aux élèves qui ayant suivi les cours et passé les examens, n’ont pas obtenu la moyenne exigée.Pour de plus amples renseignements on est prié de s’adresser au directeur de TEcole, 185, rue Saint-Denis (Communiqué) Des nouvelles de F“Arctic” LES MINISTRES SONT LACONIQUES AU BANQUET DE L’EXPOSITION DE SHERBROOKE HIER M.TASCHEREAU N'A PAS ANNONCE UNE AUGMENTATION D’OCTROI AUX EXPOSITIONS PROVINCIALES.SES COLLEGUES PARLENT BRIEVE MENT veph Bergeron, rurale 12), Lac rila Villeneuve, la-Croix), Lac Albert Girard, j voix, 835.5; Joseph Hiverin, Chi-eoutimi-Ouest (rang St-Paul) Chi-I ooutirni, 830.8; Arthur Cauturc, Loretteville, Québec, 827.7; Charles Drolet, Ste Foy, Québec, 825.8; Odi-la Potvin, St-Jérôme (Métabet-ehouan), Lac-St-Jean, 822.9; Mendoza Laroche, Saint-Basile (.station i, Portneuf, 822.5; Aimé Tremblay.Chambord, Lac Saint-Jean, déjà médaillé.820.3; Odilon Liret-te, Loretteville, Québec, 812.1; Mé-durd Hudon dit Beaulieu, Stc-An-.ne, Chicoutimi, déjà médaillé, 810.-1 2; Léonidas Gagnon, St-Pierre, I.O., Montmorency, 803.3; Joseph! ; Faucher, Ste-Fumille, I.O., Monl-morency, 805.9; Paul Rainville,) ! Saint-Prime, Lac Saint-Jean, 805.-! 3; Alfred Boivin, Hoberval, Lac St : Jean, 802.9; Francis Hudon (Adè-: lard) Hébertville village.Lac St-! ! Jean.802.8; Mendoza Rédard, St-1 .Basile (Station».Portneuf, 802.5; Antoine Laberge, Sainte-Foy.Québec, 802.2; Victor Bouchard (Alphonse», Saint-Louis de Bagot», ! Chicoutimi, déjà médaillé, 810.5: j Flavicn Grcnon, Notre-Dame de Ottawa, 28 (S.P.C.) — Tout le monde est bien à bord de l'Arc/ic, le navire expéditionnaire du gouvernement canadien qui navigue actuellement dans les eaux boréales près de Tile Ellesmere.On était sans nouvelles du navire depuis le 10 août.Or, hier, un amateur de radio à Kenneth, Minnesota, a recueilli un message de VArctic et l’a transmis au département de l’intérieur.L’amateur n’a pas dit son nom, mais on présume qu'il est membre de YAmateur Radio Relay League.Le message ne mentionne pas qu’il a rencontré l’expédition MacMillan qui a passé l’hiver dernier à Refuge Harbor, au nord d’Etah.Groenland.Par conséquent, on presume que le navire n’a pu remettre à l’expédition le courrier qu’il lui apporte.Le navire a visité le détroit Rice.Ponds Inlet, sur la Terre de Baffin, et Dundas Harbor.Il est maintenant sur son retour et fait savoir qu’il a rencontré peu de glace.A Craig Harbor, où la gendarmerie à cheval a le poste le plus an nord du monde entier, quelques bâtisses ont été incendiées l’hiver dernier, mais le personnel du poste est bien portant.Le message porte la signatured1'! M.F.B.Henderson, du départe- ! ment de l’intérieur, qui est en char-: ge de l’expédition cette année.A l’Université de Memramcook Memramcook, N.-B., 27, (D.N.C.l j - On annonce les changements! suivants dans le personnel enseignant de H niversité du Collège St-Joseph pour Tannée scolaire 1924-25.Le R.P.Rémi Crevier, c.s.c.curé de Carillon.Que., devient préfet de discipline.Le Père Crevier a déjà été attaché au collège St-Joseph.Le H.P.Charles Charron c.s.c., professeur de littérature, devient curé de Carillon, près Montréal et supérieur de l’institution.Le R.P.Montplaisir, c.s.c., est nommé assistant aumônier au collège St-Gésaire, Qué.Le Frère Justin va à St-Césaire et est remplacé par le Frère Gabriel.Retraite fermée Sherbrooke, 28, (S.P.C.) — M.L.-A.Taschereau, premier ministre de Québec, M.J.-E.Caron, ministre de l’agriculture.M.Lauréat Lapierre, ministre sans porteféuil-le, et M.Walter G.Mitchell furent les principaux orateurs au déjeuner de l’exposition de Sherbrooke, hier.M.Taschereau, qui fut le pr-mier orateur, félicita les directeurs de l’exposition et fit ressortir l’importance de l’exposition pour la ville de Sherbrooke, les cantons de l’Est et la i^rovipce de Québec tout entière.Un s’attendait que le premier ministre annoncerait une augmentation de l’octroi provincial aux expositions, mais il n’en fut rien.Le discours du premier ministre ne dura que quelques minutes.M.Carçn, qui a suivi le premier ministre, a parlé encore plus brièvement.Il s’est borné à exprimer le plaisir que lui causait la vue de cette belle exposition.M.Lapierre a parlé du bien que le gouvernement a fait aux cultivateurs de la province et a souligné la nécessité de la coopération entre le cul tivateur et l’ouvrier de la ville.M.Mitchell félicita également les directeurs du succès de la foire.Il affirma que la seule chose capable de développer notre province tomme elle doit L’être était la coopération entre le travail et le capital, qui se complètent l’un Tautre.et le cultivateur qui est essentiel à la prospérité des deux.M.L.-J.Coderre, président de l’Association agricole des cantons de l'Est, présidait le déjeuner.La bienvenue aux hôtes fut souhaitée par Mgr Tanguay et le maire Brault.Une exposition de travail manuel L’association des parcs et terrains de jeux de Montréal donnera sa fête de clôture et son exposition de travail manue' au Percival Mol-son Memorial Studium cet après-midi, à 2 heures 15 précises.Cette fête sera l’occasion de nombreux amusements et tous sont invités.Les cours à l’Ecole de sociologie Loyola La réouverture des cours de l’Ecole de sociologie Loyola aura lieu mercredi soir, 1er octobre, à l'Académie Bourget, 28U, rue Mountain, à 8 heures.Le R.P.Hingston, S.J., présidera.L’enregistrement se fera a partir du premier septembre au No 22 rue Drummond.Le cours complet se repartit en deux ans qui donne ensuite droit à un diplôme de l’Université de Montréal.Les tours qui sont de dix se repartissent en deux groupes, six sont donnés l'automne et quatre de janvier à avril.Deux cours ont lieu les lundi, mercredi et vendredi soir, pour la session d'automne, c’est-à-dire avant Noël.Le premier se donne à 7 heures 45 du soir et le second à 8 heures 45.L’Ecole de sociologie a commencé aussi à donner un cours par correspondance._____ Peur l’hôpital Saint-Joseph des convalescentes Samedi, le 36, on vendra des fleurs dans toutes les rues de Montréal au profit de l’hôpital Saint-Jo-seph des convalescentes.a-*'" Xs^" f1 ciite 3 voir iïEimOPE à Vos Ënf&nts •< Que vos liens de famille ne voua privent pas d’un voyage en Europe.Emmenez vos enfants .ce voyage profitera tellement à leur instruction.Visitez cette année la belle France et aussi l’Exposition de Londres.Le directeur de notre Service de langue française s’empressera d’aller vous donner tous les renseignements utiles, vous aider à dresser votre itinéraire et vous assurera tout le confort et les commodités qui ont fait la renommée de nos paquebots.Tous renseignements, prix de passage et dates de départ sur demande.211,rue McGill, Montréal \ ou chez les agents locaux.Le sénateur Belcourt ; COMPAGNIE DES TRAMWAYS s’embarquera samedi Londres, 28, (S.F.A.) — Le sénateur X.-A.Belcourt est revenu de Paris hier soir et s’embarquera samedi à bord de l’‘‘Empress of Scotland", pour le Canada, après avoir signé le protocole et les annexes négociés à la récente conférence internationale.WHITE STAR DOMINION LINE P^ylenl rt enraie positivement les malaises dans les airs, sur les trains et en mer, sinon l’on vous rente* '’«li’ezrsent.75c e! $1.50 la boite chez les principaux pharmaciens du monde entier.MOTBERSILL REMEDY CO„ LTD.Montréal.Londres, New-York, Paris.C U N A R D ANCHOR ANCHOR DONALDSON LES PLUS GROS NAVIRES A CABINES DU SERVICE DU ST-LAURENT (jr compris transport de Montréal par chemin dt fer) Québec - Queewtown - Liverpool 4 sept.4 oct.1 nor.Caronia 18 sept.16 oct.Carinania Mont real-Ply mou th-Chorbour(-Londros 30 août 4 oct.8 nov.Antonia 6 sept.11 oct.15 nov.Ausonia 20 sept.25 oct.Andania Montréal - Glasgow 5 sept.3 oct.31 oct.Cassandra 1 2 sept 26 sept 10 oct.21 oct.7 nov.2 f nov.Saturnla Athenia Do New-York à Cherbourz et à Southampton :t sept.21 sept.15.oct.Berengaria 10 sept.1 oct.22 oct.Mauretania 17 sept.8 oct.Aqultania Ply mouth-Chcrbonrc-Londres 13 septembre Lancastrla 27 sept.Saxonia 11 oct.Albania 6 sept 9 sept.2 1 sept.Queenetown • Liverpool 4 oct 9 oct.Laconia Franconia Scythia Londonderry - Glasgow 30 août 27 sept.23 oct.Assyria 6 sept 4 oct Cameronia 9 sept.2 oct.Tuscania 13 sept.tl oct.Columbia 20 sept.California De Boston s Queenstown et à I iverpoel 6 sept 7 oct Samaria 20 sept.Scythia Pour renseignements complets, s’adresser a THE ROBERT REFORD CO.LTD.Mont- réal, on auprès des agents locaux» de horaire de la banlieue.1M« (LIGNE DE LACHINE» De la Cfte-St-Panl.etivlee do 15 minutes g partir de 5.05 a.m.De 1a Pince d’Armoo (Bureau de Poate).Service de 15 minutes de 5.30 a.m.à 6.00 a.m.7 minutes de 6.00 a.m.k 8.00 a.m.15 minutes de 8.00 a.m.à 4.30 p.m.7 minutes de 4.30 p.m.à 6.45 p.m.15 minutes de 6.45 p.m.à 12.00 a.m.40 minutes de 12.00 a.m.d 12.40 a.m.Dernier tramway pout l«chlnt à 12.4e a.nw Do Lachine (Stoney Point) i eervlce dt 13 minutes de 5.30 a.m, a 5.45 a.m.7 minutes de 5.45 a.m.a 8.53 a.m.15 minute» de 8.53 a.m.à 4.23 p.m.7 minutes de 4.23 p.m.à 7.38 p.m.15 minutes de 7.38 p.m.8 12.53 a.m.40 minutes de 12.53 a.m.a 1.30 a.m.Dernier tramwey do Lachine à 1.30 a.m.HUKUEALA MUNitthAL-NUKU Do Bordeaux, otrvleo do 10 minutes de 3a>0 a.m.A 9.00 aux 2i) minutes de 2.U0 a.m.à 9.20 a.m.15 minutes de 9.20 a.m.à 4.50 p.m.10 minutes de 4.50 p ni.à 8.00 p m.20 miaules le 8 00 p.m.à 8.20 p.m.15 minutes de 8510 p.m.à 1.07 a .ru.Dernier tramwav partira de Bordeaux k At7 a.m.pour Jaeun’à Ahuntsic seulement.De Moi.tréol-Nord, service do 10 minutes de 535 a,n>.k 8.45 a.m.15 minutes de 8.45 a.m.a 4.45 p.m.10 minutes de 4.45 p.m.à 7.45 p.m.15 minutes de 7.45 p.m.A 1.15 a.m.Les tramwayo portent de Mvntréai-Nord k LM a.sn.et 1.15 a.m.ponr jaaqa’à Ahuntsic oeulemont ST-LAURENT ET CARTIEKV1LLB Da coin dea aventes du Mont-Royal ot do Pire, service de 15 minutes de 5 00 aun.à 5.45 a.m.10 minutes de 5.45 a.m.è 8.15 p.m.15 minutes de 8.13 pan.à 11.30 p.m.30 minutes "de 11.30 p.m.k 1.00 a.m.Dernier tramway pour Cartiel rillt.l.tti a.m.De CarUervIlIe: service de 15 minutes de 3 30 a.m.k 6.30 a.m.10 minutes de 6.30 a.m.a 9.00 p.m.15 minutes de 9.00 p.m.à 12.15 a.m.30 minutes de 12.15 a.m.à 1.45 a.iu.Dernier tramway de Cartierville, 1.45 a.m.BOUT DE L’ILB Du cola de LaSa.Je et Notre-Dame, service de 30 minutes de 5.00 a.m.k 8.00 aan.Du Bout de l’Ilo, tervree Se 60 minutes de 8.00 a.m.à 2.00 p.m.30 minutes de 2.00 p.m.à 7,00 p.m.60 minutes de 7.00 pan.k 12 minuit DU BOUT DE L’U.E Service de 30 minutes de 6.00 a.m.à 9.00 a.m.60 minutes de 9.00 a.m.a 3.0C pan.30 minutes de 3.00 p.m.k 8.00 pan.60 minutes de 8.00 p.m k 1.00 a.m.fETREAULTVlLLE Service de 15 minutes de 5.00 a.m.à 3.30 a.m.30 minutes de 8.30 a.m.k 3.30 p.m.15 minutes de 3.30 p.m.à 7.00 p.m.30 minutes de 7.00 p.m.à 12 minuit rOINTE-AUX-TRKMBLES via Notre-Dame Du coin da Notro-Dame et lira avenue! service de 15 minutes de 5.00 a.m.h 4 00 pan.7 minutes de 4.Ou p.m.k 6.45 p.m.15 minutes de 6 p.m.à 7J0 p.m.20 minutes ds 7.30 p.m.k 12.10 a m.30 minutes de 12.10 a.m.à 1.20 a.m.wvrnler tramway poor Pointe-aux-Trembles à 1.10 a.m.Dernier tramway de Poin-te-aux-Tremble» à 2.10 a.m.De 7.00 i $.15 a.m.et de 1.15 à 0.15 p.m., tram-wavs supplémentaires pour et de la Plaça d'Anne» A Messieurs tes Administrateurs de l’Hôpital Notre-Dame.i qo .Y < * o*e o o Je sollicite par la présente l’honneur d’être élu Gouverneur à vie d, des lors qu’on les sent inspirées par une conviction qui ne se- rendra pas.Mais cette oonvic-hôn n est possible que pour qui sait vouloir parce qu'il n’ignore pas ce qu'il veut.Savoir vouloir.Peut-être un examen de conscience préalable est ici utile.Les catholiques ont-ils tous et toujours fourni, en ces der niers temps, la preuve de cette conviction courageuse?Et l'attitude de plusieurs n’a-t-elle pas eu des équivoques qui promettaient aux attaques actuelles une victoire aisée?Lorsque nos adversaires ont vu nombre de femmes et de jeunes filles, qui se disaient chrétiennes, n’avoir pas le courage de rompre, maigre tous les avertissements reçus, avec des modes inconvenantes, avec des divertissements malsains, n’étaient-ils pas en droit de croire légère l’armure morale qui s'exhibe en pareil équipement?Lorsqu’ils ont constaté que plusieurs, parmi les chrétiens, n’avaient point, devant les aubaines faciles, le courage de donner a leur foi le témoignage du désintéressement, lorsqu’ils ont vu ces représentants de l’idéal se courber, comme les aut-es, pour ramasser des gains suspects, peuvent-ils penser qu'une échine aussi souple ne pliera pas toujours au commandement?Tout se tient, les défections sont des encouragements aux offensives donl ceux qui reculent se trouvent complices avant même d'en être victimes.Et si l’audace de nos ennemis s’enhardit à jeter dans notre jardin pierres et détritus, c’est que le filet protecteur, celui des moeurs solides, a tant de mailles rompues que les projectiles le traversent sans peine.Donc, il semble opportun l’examen sincère et loyal qui avouera les fautes, redressera les énergies, sans essayer de battre la coulpe sur la poitrine des autres, fût-ce celle des adversaires.Mais les torts une fois reconnus, les volontés unç fois retrempées, l’avenir s’ouvre aux résolutions généreuses.Ceux qui n’ont pas compris, cette fois, que demain ne sau rait être fait des errements et des erreurs d’hier, peuvent continuer à dormir sur l’oreiller de leurs intérêts égoïstes, en attendant les durs réveils.Les autres ont à prévoir qu’il y aura des sacrifices à consentir, une rude campagne à mener.Four la conduite, il ne faudra pas ignorer le but où nous voulons aboutir.Et d’abord, il importera de savoii- l’objectif de nos adversaires.Les hommes qui se disent les maîtres de l’heure reprennent les procédés d’il y a vingt ans.Ils n’ont rien appris d’une guerre que, pour la plupart, ils n’ont pas faite.Leurs idées sont plus vieilles encore.Ces idées, il convient de les bien connaître, puisqu’elles aspirent à mener le monde qui est le nôtre.Le programme ministériel n’est ici qu’un prélude, la logique veut qu’il se développe suivant les traits déjà largement esquissés dans le passé.I ’Alsace-Lorraine, le Vatican.les Congrégations, ce sont les premiers points d’attaque.Viendront ensuite le monopole de l’enseignement, la reconstitution des “fiches”, le joug mis sur les catholiques pour tous les actes de leur vie publique ou même privée.C’est pourquoi nous remercions les évêques de France qui invitent à l’étude des lois “laïques”, de leur origine et de leurs conséquences.Souvenons-nous que l’anticléricalisme officiel n’esl pas simple pas-tsion sentimentale faite de rancune imprécise et de méfiance irraisonnée.C’est autre chose encore et c’est davantage.C’est la forme agressive d’idées liées en système ou érigées en dogmes.Au vrai, c’est une religion qui s’oppose à celle du Christ, religion pauvre en rites, mais riche en formules définies comme en anathèmes.C’est la religion où l’homme, l’individu, avec sa raison dite émancipée, et, dans la pratique fréquente, avec ses instincts vraiment libérés, représente l’idole qui a remplacé Dieu.Ce naturalisme, qui met ainsi en valeur absolue l’autonomie, l’indépendance humaine, ne consentira donc plus à subir aucune contrainte venue d’en haut ni même du dehors.11 en résulte que les cadres sociaux, avec leur discipline et spécialement le foyer, avec ses exigences plus immédiates et plus constantes.n’auront droit qu’au soutien dont l’individu voudra bien leur faire spontanément largesse.Aisément ils apparaîtront comme des sortes de cangues dont le citoyen actuel ne saurait plus supporter poids ni la gêne.Le divorre ou l’u nion libre assu^f ainsi contre la famine l'Indépendance rêvée.Et tous ces individus, promus ensemble à la dignité suprême, ne sauraient admettre davantage une hiérarchie qui refuserait à certains le oremier rang dû à tous.Donc, le nivellement est la seconde conséquence du naturalisme anticléricaî.Le nivellement n’est nas la suppression souhaitable des différence» choquantes où les trop gros avantages des uns forment contraste avec la pénurie des autres, c’est l’oeuvre de l’envie impatiente de toute sunériorite.acharnée eontre -e qui dcnassc.En tête des vertus laïcisées s’avance désormais la justice nouveau style qui est la totale égalité.A vrai dire, cette égalité n’existe nas entre les hommes réels.Les nontifes du culte égalitaire ne tenteront donc —s non plus de faire rmsser sous la toise commune les vigueurs physioues, les intelligences et les énergies.Mais, ne pou-vani identifier les hommes par ce mi’ils sont, on essayera, du moins, de les rendre strictement égaux par ce qu’ils ont.Le socialisme est a» bout de cette tendance et de ces efforts le socialisme matérialiste, antireligieux, vite déoassé lui-même oap les violences du communisme déchaîné.F* ce serait a*ors la tyrannie dans le désordre.Bon pré, mal gré.le socialisme.au nom do son dogme égalitaire.mnlerê ses déclarations d’amour ;ï la liberté, doit se faire op-, "resseur.otiisou’il lui faut sens cesse surveiller et reulonffer dans la masse les tètes (tue leurs qualités natives noussernient a,jssi sans cesse à émerger, 'uiisou’il lui faut server le couvercle sous lequel il a enfermé la société bouillonnante, jus-ou’è ce mie la pression montante amène l’explosion et permette de revenir à des atmosphères plus normales.Sachant cela, nous saurons aussi, et par contre, c§ que nous voulons.Des sécurités pour la paix extérieure, une sage politique financière, un régime du travail qui assure à tous, dans une collaboration ordonnée, dans l’autorité respeotee, les garanties de vie familiale, 1 accession plus facile à la propriété.Et puis, nous réclamons encore et surtout, devant l’immoralité qui affecte toutes les relations sociales, devant le spectre de la depopulation, l’appel aux ressources religieuses.à leur nécessaire bienfait.Telles sont les lignes essentielles où doit se faire la concentration de tous les hommes d’ordre et d énergie.Des initiatives se dessinent, des projets se précisent.Nul n a plus le droit de se désintéresser, de fa re défection, moins encore d en resto à la critique stérile, à l’irone desséchante.„ Tous, certes, ne peuvent parler ou écrire.Tous ont le devoir d appuyer et de soutenir les voix qui crient les vérités méconnues, les plumes qui peuvent efficacement servir.Notre presse, encore trop faible, doit gagner en puissance et en rayonnement, en ardeur: intelligente et sincère.Les catholiques, même en ces temps de vie chere, font un triste et mesquin calcul en supprimant de leur budget les subventions aux organes qui peuvent et savent parler pour leur cause.C’est donc qu’ils se bâillonnent eux-mêmes, qu’ils renoncent, dans le tumulte des voix adverses, à faire entendre l’expression de la vérité et de leurs droits.Pourtant, le moment est venu, ou jamais, non de se taire, mais de uarler haut, non de recourir aux locutions timides mais de présenter nos griefs légitimes.Pas de phrases vaines, mais une fermeté calme pour affirmer ce qui est juste.bit n’avons-nous pas belle occasion de nous adresser aux esprits loyaux, en reprenant, afin d’en souligner les contrastes et les hontes, cette déclaration récente qu’on voudrait nous donner pour la charte de la politique officielle?Ainsi, d’aorès la volonté de ceux qui nous régentent, la France renouerait avec les Soviets, dont on sait les efforts pour instaurer chez nous le bolchevisme, mais elle romprait avec le Pape, représentant de la concorde et de la paix.Ainsi, l’amnistie se prépare pour nombre de révoltés et sans doute quelques traîtres, mais les condamnations s’apprêtent pour beaucoup de Français et de Françaises fidèles à leur pays comme à leur Dieu, revenus pour servir au moment douloureux.Ainsi, les concessions plus ou moins périlleuses à l’ennemi ou l’allié d’hier, mais les persécutions et les manques de parole aux frères de l’AIsaee-Lorraine recouvrée.Et voilà le programme de l’avenir! Tels sont les divers chapitres d ¦ l’histoire prochaine des Français! Eh bien! pour l’écrire, en ef-fe„ cette histoire, pour S’appliquer, ce programme, il faudra du moins sortir des naravents.Car beaucoup des victimes désignées sont résolues à ne plus être dunes.L’heure est passée où.trop dociles, les condamnés se laissaient guillotiner par persuasion.Cette fois, ils ne monteront plus d’eux-mêmes sur la charrette.Feut-êtie ies conseils ne manquent pas pour murmurer encore aux oreilles de ces suspects les recommandations de silence et d’effacement.Mais beaucoup de ces oreilles ont entendu dans la bataille, pendant cinquante mois, un concert qui les a rendues sourdes aux perfidies.En août 1914, les religieux exilés sont revenus, rappelés par une voix qui était celle de la France authentique: leur coeur commandait d’obéir.ns ont donc oublié les injures subies, les mises hors la loi, pour ne plus se souvenir que de la loi suprême oui impose aux enfants la défense de leur mère.Leurs camarades de combat peuvent dire et témoignent comment ces proscrits ont reclame leur place au danger.La guerre finie, ils ne sont pas repartis: ils n’auraient pu tous le faire, puisque la terre de France gardait bien des centaines de leurs cadavres.Les survivants sont restes.sauf les ouvriers dcs TIRONES (éléments) et les l’raetextati minores (syntaxe) devront s'il) crire d’ici au mercredi 3 septembre, par lettre ou en personne, n 1607 Ut SAINT-DENIS, tous les mutins de ?h.a midi.Tel.Beluir 5146 J.LES PETITS ROMAINS Séminaire St-Charles Borromée DE SHERBROOKE, QUE.Cours classique, commercial et Industriel.La rentrée des éléve» aura lieu LE 4 SEPTEMBRE PROCHAIN Mgr P.-J.-A.Lefebvre, P.A.snpérteur.HYGROMETRES Indiquent la température probable 24 heures & l’avance TRES SPECIAL 75c rie J.c.NO UK Y.Liée 283, rue St-Denis Montrés! 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C’est à cause de celai que j’ai été lâche hier soir.ce j matin seulement, quand je vous ai} entendus arriver, je me suis enfuie] pour ne pas vous rencontrer.Elle reprenait des couleurs: toujours sa constitution avait été vigoureuse.— Laissez-moi vous préparer une boisson chaude, dit Germaine.Sur une lampe à alcool, bientôt i’eau chanta, Mme Rochabey but.— Vous êtes bonne, murmura-t-elle en rendant la tasse à sa belle-fille.Cette chaleur me fait du| bien.Germaine réunit les effets mouil-i lés et les jeta dans un panier d’osier qui était dans le cabinet de toilette.?A présent, dit-elle, je vais en bas demander des boules d’eau chaude.Maman, restez bien sage en attendant mon retour.Servan était auprès de sa mère lorsque Germaine remonta suivie de Tiphaine qui, croyant à une simple migraine, s’étonnait des trace* d’eau dans l’escalier sur le ptrquet.—- J’ai été maladroit, déclara gai-nient le jeune mailre.Cela m’arri-ve quelquefois.Lu vieille bretonne crut à un bioc renversé; aans demander plus d’explications, elle redescendit pour veiller aux apprêts dsi déjeuner.Mme Rochabey gémit: — Est-ce toi qui m’as retirée de l’eau, Servan?- Moi!.Et surtout Germaine! S ms elle, maman, nous buvions un bouillon d’importance! Elle a joue! le rôle de ces généraux qui arri-j vent pour assure» le succès d’une1 bataille.Honneur lui en soit rendu! En même temps, il baisait la chè-j re petite main qui portait l’anneau de la grande fidélité.Mme Rochabey ne dit rien, mais une larme roula sur ses joues.— A présent, reprit Servan, ne faudrait-il pas aller chercher le médecin.Je puis envoyer le bouvier.— Oh! c’est inutile, je n’ai pas de frissons! La réaction s’est opérée sans difficultés.Germaine m> si bien soignée, et c’est dommage! Car ce qui existait ce matin existe eneore.En me sauvant, vous avez < mis une autre épreuve dans notre! vie.Je voulais vous l’épargner.— Oh! mere, pouvez-vous parler ainsi, murmura la jeune femme.— Je sais bien que je pêche, je] le sens, et je le fais tout de mèmcîj Je n’ai pas la force dp braver le! monde et ce qu’il dira.Ce Nestor,! •1 m’a écrit une lettre que j’ai trou-' vée hier, a mon arrivée, et que j’ai déchirée aussitôt.Il me disfflt: LE “DEVOIR u commencera très prochainement ia publication d’un nouveau feuilleton.INSTITUT PIE Mllts Lxlumicre rouvriront leur» rour» privé» ou No 1118 Avenu» Delorimier, jeudi le 1 ueptembre.— Cours primaire complet.Commerce, piano, couture! dessin, peinture.— Salle d'étude.—- Classe enfantine pour les tout jeune» enfanta, carton» et fille*.— Leçon» à domicile.PROSPECTUS SUR DEMANDE — TELEPHONE: RELAIR 4824P Collège de St-Laurent,P.Q.Cours classique — Cours commercial Entrée le 4 septembre Tel.Atlantic 2524 Collège Commercial des Frères du Sacré-Coeur 8TB-ANNE DE LA PERADE, P.Q.Cours français et anglais ENTREE: MERCREDI, LE 3 SEPT.Pacifique Canadien EXPOSITIONS TORONTO Du 23 août au 6 septembre SHERBROOKE Du 23 au 30 août QUEBEC Du 30 août au 6 sept.OTTAWA Du 5 au 15 septembre Billets spéciaux à prix réduits.Service de trains commode.Pour renieignement» au sujot de» ré-ductions de prix, s'adresser aux bureaux des billets.143, rue St-Jacques.téléphone Main 8125, aussi aux «ares Windsor, Westmount.Place Viger, Mile-End et Montréal Ouest.D'INVENTION Mont-Saint-Louis 144, rue Sherbrooke Est MONTREAL Français; Anglais; Latin; Philosophie; Sciences; Dessin; Mathématiques, élémentaires et spéciales; Commerce La rentrée des pensionnaires aura lieu LE 2 SEPTEMBRE la rentrée des externes, le lendemain, à 8 h.30.Collège de l’Assomption Cour» Classique et Classe» préparatoire» Rentrée : MARDI, LE 2 SEPTEMBRE 'iSad INSTITUTION SAINTE-ROSE-DE.VITERBE 1103 Laurier ouest, Outrrmont.Cour» privé» pour jeun»» filled.Instruction bilingue complète.Musique vocale et instrumentale.Salles d'études pour les grandi'» élève»; classes pour le, petites.Education soignée.Iléon Vf Mure : Mercredi.3 septembre.T41.All.5161W.Collège St-Louis TERREBONNE Cour» commercial.Rentrée, 3 septembre Le» Clerc» do St-Viateur.Sa tous paya.Demandez le GUIDE DU L'INVENTEUR qui sera envoy» gratis.MARION k MARION t 367,215 481,300 ¦ Totaux *44,704,649 *43,076,486 *12,355,199 ; 1 V compris le materiel pour le bois et : les produits finis.• Valeurs de la cumpagnie détenue*.achetées et Stock com.I Stock prf.Obligat.Billets Kmp.Han.Effets pa.Int.acc.’•Div.dlf, Res.Dép.Rés, gin.Rés.f atn, .Surplus Totaux PASSIF 1923-24 1922.23 9,417,000 * 9,447,000 8,619.501) 8,11193300 10,223,526 1,273,000 2,834,440 239,851 386,422 4.829.152 1.252.568 16,8053393 1,468,000 1,000,000 1,991,504 252,733 386,422 3,719,424 1,101,307 799,487 4,485,000 1121-22 ) * 8,995,580 ’ 8.619.500 ] 10,917,460 2.114.500 I 1,800,000 1.721,761 ! 273,544 | 376,765 ! 2,982,863 846,8 48 i 1,259,862 ! 2.116,892 i 114,761,649 *43,076,480 *42,355,499 Bou rte des mines Wali«r Kavfcfiagt* «I lit.ru* S»»nt Fr*nçot**Xt*i«r, nécurüés.5 13.70 4,76 Premier .1 4HI •u»» .*2,13 î * SH Wright Harg.1.00 îo.4 3,00 2.78 Bourse de New-York (ours fournil par l’ie.courtiers.HH la inaiaon oueat.ru* f»*offrion *1 Notre-Dame, Montrral.Ou ».Mtd American ( du I3*M* 132 American Inter.4.urport*ti
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