Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 27 janvier 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1937-01-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Montréal, mercredi 27 janvier 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL ___ * TOUS LES SERVICES TELEPHONE BEUir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration ;.BElair 3366 Rédaction :.BElair 2984 Cirant.BElair 2239 LE DEVOIR Diractaur-Gérant : Gaorgas PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chat : Omar HEROUX VOLUME XXVIH — No 20 - .TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empira britannique .8.00 UNION POSTALE.,.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.20® E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 L’article du “McGill Daily” .I I ignoronce des Anglo-Canadiens sur l'attitude des Canadiens français - Petites analyses et brèves observations-Ce qui ne paraît pas intéresser la plupart de nos voisins Le fugitif Bernard cerné par 50 policiers Zl"3> te McGill Daily, le quotidien des étudiants de McGill.B publié hier matin une vingtaine de lignes qui vont évi-Hemment faire du bruit.Le Stac les reproduisait dans I après-midi, la Gazette de ce matin les commente en un tsref article.Nous croyons qu’ils appellent, de notre |»art aussi, quelques observations.A McGill, dit donc l’auteur, nous doutons très fort qu il se trouve cent étudiante capables de décrire d une façon logique et à peu près exacte ce qui se passe en Europe, même tel que le raconte la presse quotidienne.Nous doutons qu’il se trouve cinquante étudiants à l’Université capables de donner un exact tableau des conditions économiques et politiques au Canada; — en fait, nous doutons très fort qu'il y ait une proportion quelque peu considérable d'étudiants ici qui pourraient exposer les idées qui domi-ntnt dans lés milieux canadiens français de notre propre ville.Une telle ignorance est dégqûtante.Nous n’avons pas la moindre intention, pour le mo-ent du moins, d’examiner les griefs d’ordre général que e McGill Daily dresse contre les étudiants de son université; nous ne voulons relever que les derniers mots de on article.* * * Il est très probable, en effet, que peu d’étudiants de cGilI connaissent les sentiments vrais des Canadiens tançais de Montréal.Mais combien de leurs aînés sont, là-dessus, plus vancés, plus ferrés, que les étudiants?Ce qui est plus grave, combien d'entre eux se soucient *e savoir ce que pensent ou sentent les Canadiens fran-ai«?Même parmi ceux, plus nombreux qu’on ne le croit ouvent, même parmi ceux qui ont pris la peine d’ap-rendre le français, combien, parmi les Anglo-Canadiens e Montréal, s’intéressent à ce qui se passe dans les mi-ieux canadiens-français?Combien lisent un journal ou ne revue de langue française?Combien assistent à des anifestations de vie française?Combien savent de ous plus que les toutes petites notes que leur donnent c temps à autre les journaux de langue anglaise, ou ttacbent même quelque importance à ces notes?Pour combien d'entre eux sommes-uns un fait qu’il aille même la peine d’étudier?* Ÿ * L’un de nos jeunes camarades nous racontait à ce topos un incident topique.Il assistait à une réunion ù un orateur canadien-français — l’un des plus bril-ants et des plus fameux de chez nous, l’un de ceux dont é nom, ne fût-ce qu’à titre d’épouvantail, est connu d’un out à l’autre du pays — s’adressait à des jeunes Anglais fie Montréal.Il était évident, nous dit notre ami, que ces jeunes ommes de vingt-cinq à trente-cinq ans appartenaient à n milieu de culture assez poussée.Les problèmes qui araissaient les intéresser, la façon dont ils s'exprimaient, prouvaient clairement.Lx causerie proprement dite terminée, une conversation bâtons rompus s’engagea entre l’orateur et ses auditeurs.Avec son ordinaire obligeance, l’orateur se prêtait à toutes les interrogations, donnant sur tout son vis avec une franchise depuis longtemps fameuse.Son "on facilitait toutes les audaces, provoquait toutes les curiosités.Or, à cet homme dont le nom est lié depuis plus de rente ans à toutes les grandes luttes où s’est dressée la question de races, pas un auditeur ne posa sur ce problème le moindre point d’interrogation.Pas un ne s’avisa de profiter de l’occasion pour savoir te que pensent sur certains points les Canadiens français.Cela, d’aucune façon, ne semblait les intéresser.•tf» Sa» rj* Le phéiioùiène paraît singulier.Il nous étonn^.Peut-ttre son explication est-elle plus simple que nous ne l’imaginons.L’Anglais a de grandes qualités.Il ne semble pas riller par l’imagination.Il ne semble pas avoir le don c se mettre dans la peau des autres, de deviner leurs faons dè penser ou de sentit.Il ne semble même pas son-er qu’il puisse exister d’autres façons de penser ou de entir que les sienries.Cela lui épargne beaucoup d’in-uiétudes, d’hésitations et de scrupules.Il va tout droit, evant lui, sans plus, quitte à éprouver une vive surprise i, tout d’un coup, s’àccuse un peu fortement le point de ue des autres.Un écrivain irlandais, Ernie O'Malley, nous fournit à-dessus, dans un livre tout récent, un fort intéressant \ n témoignage.Bien qu’il ait plus tard pris part à la lutte armée contre l’Angleterre, O’Malley n’appartenait pas à un milieu proprement nationaliste.11 fréquentait beaucoup la société anglaise.L’un de ses frères était même officier dans l’armée britannique.Or, nous dit-il, lorsque se produisit la prise d’armes de 1916, ce fut dans les milieux anglais en Irlande une sorte de stupéfaction.Comment, se dirent les officiers, voici que ces Irlandais nous regardent du même oeil que les Belges là-bas regardent les Allemands! En dépit des querelles qui duraient depuis des siècles, des insurrections même du dix-neuvième siècle, des luttes agraires et des campagnes, restées sans effet sérieux, pour le Home Rule, il ne leur paraissait pas possible que les Irlandais entretinssent à leur égard des sentiments peu amicaux.Ils ne voyaient pas la raison de cette hostilité.Tout leur semblait aller fort bien dans ce pays qui n’était pas le leur, mais où ils tenaient les principaux leviers de commande.Compte tenu des proportions, et, dans une note moins tragique évidemment, n’est-cc pas un peu ce qui se passe chez nous?Un ministre fédéral, M.C.-G.Power, dans un discours prononcé à Toronto, a décrit la situation de ces jeunes Canadiens français de la province de Québec qui, lorsqu’ils songent à se frayer une voie dans le monde des affaires, se heurtent partout à l’influence prépondérante des Anglo-Canadiens.Il aurait pu ajou-tey à sa courageuse harangue bien d’autres traits, et le fait,( par exemple, que dans cette province même, où nous sommes la grande majorité, on nous traite souvent en inférieurs.Il aurait pu souligner encore ce fait que le Canadien français qui regarde au delà des frontières du Québec aperçoit partout un certain nombre des siens qui sont contraints de réclamer justice.(Peut-être, au reste, l’a-t-il fait: nous parlons de mémoire.) Cela est patent, crève les.yeux de ceux qui veulent se donner la peine de regarder.Mais, dès que cet intolérable état de choses suscite des protestations assez vives pour percer le mur de silence et d’ignorance qui les entoure, vous entendez tout de suite (nous faisons la part des exceptions honorables) les Anglo-Canadiens s’étonner: — Mais que se passe-t-il donc?Que veulent dire ces protestations?Les choses vont pourtant très bien comme elles sont! Les choses vont très bien pour eux, qui jouissent de tous les privilèges, de tous les avantages; ils ne paraissent pas s’imaginer qu’elles puissent ne pas plaire aux autres, à ceux qui mangent à la cuisine les miettes de la table pendant qu’eux-mèmes consomment leur succulent rosbif.V" !f‘ Le defaut d’imagination ne saurait, 4 lui seul, expliquer un pareil état d’esprit, un pareil mépris pratique du voisin.Il y faut probablement ajouter, avec toutes scs conséquences logiques, la morgue (qui n’a rien d’extraordinaire en somme) d’un peuple qui, sur un quart du globe, fait figure de vainqueur, pour qui les non-Britanriiqucs portent encore, sans doute, le stigmate de la défaite.Et, peut-être aussi, un autre facteur, sur lequel il est assez délicat d’insister.Un peuple est profondément marqué par sa religion.Il est bien difficile, quand on y regarde d’un peu près, de ne pas croire que, pour l’Anglais protestant, le Canadien français n’est pas simplement le vaincu d’hier, mais bien, en plus, le mené, l’homme d’une religion qui lui impose une obéissance dont nous savons tout le bienfait, mais que le protestant considère, instinctivement, comme une manifestation de servilisme, comme un témoignage d’infériorité.Que ceux qui connaissent vraiment Thistoire des cinquante dernières années veuillent bien y réfléchir un peu.Nous serions surpris qu’ils n’arrivent pas à cette con-| elusion que la plupart des Anglo-protestants qui ont voulu agit sur les masses françaises sont partis de cette idée qu’il leur suffirait, pour entraîner ccs masses, de s’assurer la collaboration d’un chef.Derrière cette erreur de tactique, il y avait la conviction que nous sommes essentiellement un peuple mené, qui ne pense pas par lui-même.A l’insu peut-être de ceux qu’elle mouvait, cette conviction trouvait sa racine profonde dans le sentiment confessionnel, dans le vieux préjugé protestant contre la religion d’autorité.* ÿ * Nous comptions, cela va de soi, donner à ces notes hâtivement rédigées, une conclusion d'ordre pratique.Nous nous apercevons que le temps et l'espace vont nous manquer.Ce sera donc pour une autre fois — pour une fois qui, nous l’espérons, ne tardera pas UOp.Orner HEROUX illet du soir Pour le prochain candidat à la mairie Les habitués du Cercle Universi-ire ont pris part, samedi soir, à n souper assaisonné de cette gùitê ançatse qui se perd de plus en ns chez nous.Félicitons tout de itc la direction du Cercle d’avoir is l’initiative de rajiunir un peu s formules en invitant, de temps nuire, ses membres à des “tours de famille" où sont prohibés talemènt, les conférences, les dis* iurs et les “santés" (souvent plus 1 agues que les discours de MM.ing et Bennett).Le succès qui a couronné, samedi vir, le souper du Cercle endourage-certainement la direction de ùi-ci à répéter souvent son expi-ence.Par la magie de lanternes e couleurs et de jeux de lumière, élégante salle à manger de la me herbrobke était devenue micon itssable.Après le café, des artis-¦s amateurs ont servi aux convives menu tout pétillant d’esprtl ançais.Le maître de cérémonies, Gérard Delage, avait combiné programme de chansonnettes, de 'citations, d'imitation, de musique genre et de danse, salade sse qui a dû dérider les murs du ercle, si elle ns les a pas scanda- 1/ Usés.Je ne sais s'il v avait, dans la salle, des ex-maires ou des futurs candidats à la mairie.Ce serait surtout dommage que ces derniers n’aient pas entendu le discours-programme du "candidat" mythique Graiien Gélinas.Ce jeune, qui joue la comédie, d ses heures de loisir, à fôrt diverti les convives.Voici d'ailleurs quelques points du programme qu’il soumettrait aux élècteurs de.Montréal s'il se présentait d la mairie: Pour régler les différents conflits se rùttaéhant au mont Boyùl: surélévation de la ville à l’égalité de la crête de la montc^nè; construction d’un réseau de tramways souterrains, d l’intention de* touristes trop pressés pour vititer la utile,' avancé de l’heure — non pas de soixante minutes, mais de vingt- Suaire heures, — ee qui permettrait e faire vingt-quatre fois plus d’économie de lumière artificielle; construction, dans le bassin Victoria, d’un quai pour amarrer la dette flottante de Montréal; etc., etc.* ¥ * Au cas où tel ancien maire voudrait se servir, d la prochaine occasion, du programme-modèle de M.Gélinas, celui-ci nous permettra de compléter ce funambulesque programme des articles suivants: Démotttton du marché Hanse- cours et construction d’un terrain de golf pour les échevins; expropriation de l’hôtel Mont-Royal, qui serait transformé en musée historique élevé à la mémoire de Camillien ter; sanction officielle du nom moderne que le “populo" a donné aux vespasiennes érigées sous le précèdent régime municipal; transformation de l’hôtel Place.Viger en glacière municipale pour entreposer la glace qui décore nos pavés et nos trottoirs; installation, au coin des rues, d’artistiques abreuvoirs de marbre pour les toutous des citadines élégantes; règlement de régie interne municipale punissant d’une séànce d’une heure sur "lé petit banc" de M.Savignac chaque conseiller trouvé coupable d’avoir parié pendant plus de vingt minutes, dans la salle des délibérations; substitution d’une taxe sur les chômeurs d la taxe de vente; défense au Conseil Municipal de n continuer à gaspiller les deniers publics en multipliant, de façon si éhontée, les inutiles salles de concert: enfin, transformation des piscines municipales en séries de petites cabines munies de baignoires individuelles, — ce qui "ferait" bien plus chic.¥ ¥ ¥ V»"« •«—- «» invaincu gue le candidat qui aurait le’couragc de se présenter au peuple avec un programme aussi substantiel serait assuré de la victoire.Lucien DESBIENS Bloc-notes Un déménagement On savait déjà que le Canadien-Pacifique n'entretient pas d'affections particulières pour l’Est de Montréal.Il s’agit d'un fait dont Ja fermeture de 4’hôtellene de la Place Viger, l’abandon graduel de la gare du même nom sont une suffisante.preuve.Voici que notre ville dans son ensemble paraît bien partager le même soçt malheureux.De passage à Winnipeg, le président du réseau, sir Edward Beatty, a annoncé que l’on était à étudier un projet de déménagement, de Montréal à Toronto, des bureaux du vice-président, M.H.-J.Humphrey, qui est en même temps gérant général des lignes de l’Est.Selon M.Beatty, il résulterait de ce changement des Avantages d’ordre administratif par suite de la situation géographique de Toronto, selon lui, plus au centre du réseau de l’Est.Par 3e même procédé, en invoquant toujours la géographie, le Canadien Pacifique n’en viendra-t-il pas à transporter ses quartiers généraux de Montréal jusqu'à Winnipeg?En effet, la situation géographique de la capitale tnanilobaine est incontestablement plus centrale que celle dé Montréal.Il est vrai que notre ville reste toujours, même sous le régime de la centralisation des ports océaniques, à la tête de la navigation du Saint-Laurent.Mais est-ce là une objection qui vaille?Par la géographie, il semble qu’on puisse tout démontrer au désavantage de Montréal.C’est d’Ottawa que le ministre fédéral du Transport, M.Howe, fait administrer notre port.M.Beatty entreprendra peut-être de démontrer un jour, non pas en théorie mais en pratique, qu’il est dans l'intérêt même de Montréal de 11e plus avoir les quartiers généraux du Pacifique Canadien.A propos d’un déménagement partiel à Toronto, M.Beatty a dit dans une interview à des journalistes winnipegois que rien n’est décidé et encore moins arrêté, et ne saurait l’être avant quelque temps.Ce n’est pas cela qui se répète à Montréal, mais tout le contraire.Le déménagement à Toronto serait si bien décidé que les autorités du Pacifique auraient déjà prévenu ceux de ses fonctionnaires qui s’en iront là-bas.Dans le cas de quelques-uns qui sont engagés par un bail pour la maison qu’ils occupent, la compagnie assumerait l’entière responsabilité envers les locateurs.Non seulement le Montreal Star l’a-t-il laissé entendre dans un entrefilet, mais nous l’avons entendu dire par des fonctionnaires du Pacifique.De la part de celui-ci ne serait-ce pas contre Montréal -la contimfft-lion d’une politique de grigno-tement?On a lieu de se le demander.New-York aura un port franc C’est quelqu’un de Montréal qui en a eu l’idée, pour Montréal.La ville de New-York en prend l’initiative, en aura par conséquent le bénéfice.Il s’afjit de l’établissement d’un premier port franc en terre nord-américaine, c’est-à-dire d’un port où les marchandises peuvent être déposées et transiter sans payer des droits de douane.Une agence de presse nous apprend que la métropole des Etats-Unis aura bientôt un tel port, dont l’établissement et l’aménagement, au coût initial de $6,000,000 pour l’administration municipale new-yorkaise, commenceront ces jours prochains, en février, à Stapleton, Staten Island.Début modeste, à titre d’expérience, dit le maire de New-York, M.La Guardia, mais qui devrait donner Immédiatement d’heureux résultats.Des hommes d’affaires qui sont derrière le projet estiment que la ville retirera un revenu annuel d’environ $150,-000 sur son premier placement.Les avantages pour le trafic maritime de New-York et des Etats-Unis ne sont pas douteux.L’ouverture d’un port franc amènera là-bas de nombreuses cales qui autrement se dirigeraient ailleurs.Le sénateur J.-H.Rainville ?déjà soumis, au Parlement d’Ottawa, un projet de port franc pour Montréal.Ses collègues de la Chambre inamovible l’ont écouté.Certains d’entre eux ont multiplié les objections, prévu, signalé et souligné toutes les difficultés.S’il se fût agi d’un projet du même genre mais pour une autre ville que Montréal, U eût eu peut-être plus de succès.L’initiative que M.Rainville voulait que l’on prit à Montréal, c’est New-York qui en retient Je profit.Montréal n’a pas de port franc.Le gouvernement fédéral l’a tout de même gratifié d’un mode d’administration centralisé à Ottawa.En fait de progrès cela parait bien en être un à reculons.E.B.Une agence de recrutement pour le front rouge espagnol à Québec Un détachement de 100 hommes comme objectif A date, au moins 10 Québécois sont rendus en Espagne ?Un groupe de 30 volontaires, dmt 5 Canadiens, sont arrivés par le "Berengaria", à Cherbourg, aujourd'hui QUEBEC, 27 (D.N.C.l — L'existence d'une agence québécoise de recrutement pour le Iront rouge espagnol, telle est la stupéfiante nouvelle que l"'Action Catholique" a apprise, hier, à la suite d'une longue enquête qui a mis ce journal en présence des faits dont il doutait encore depuis le jour où, pour la première fois, certains renseignements lui furent communiqués.Dans une maison de la partie basse de la ville, un certain monsieur qui, l'été dernier, tenta d'exposer ici, en public, certaines idées subversives, est le chef du bureau où, déjà, plusieurs des nôtres sont allés apposer leur signature au bas de documents qui signifient pour eux l'exil et peut-être la mort auprès des soldats qui défendent la capitale espagnole.A date, au moins 10 Québécois sont rendus outre-mer, ¥ ¥ ¥ On a fixé comme objectif un détachement de 100 hommes et, chaque jour, le recrutement se poursuit.¥ ¥ ¥ Un collaborateur de T'Action Catholique" s'esl rendu hier au bureau d'enregistrement du Front populaire et après avoir obtenu un» entrevue du chef communiste a même offert ses services ^au représentant de la Troisième Internationale.C'est de cette façon qu’il a pu obtenir des précisions qui permettent de mettre à jour une organisation inconnue du grand public.¥ ¥ ¥ CHERBOURG, 27 (S.P.C.) — Un groupe de 30 volontaires, qui veulent combattre pour les rouges d'Espagne, est arrivé à ce port à bord du "Berengaria", aujourd'hui.Il y a 5 Canadiens dans ce groupe.A part ces Canadiens, il y a 12 citoyens des Etats-Unis, 6 Espagnols, 2 Anglais, 2 Allemands, 1 Equatorien, 1 Cubain et 1 Suisse.Le groupe s'est rendu au Havre, où il s'embarquera pour Barcelone.M.Bennett provoque inopinément un débat sur la réforme constitutionnelle Le chef de l'opposition veut que cette conférence entre les provinces et le pouvoir fédéral soit au-dessus de la politique — M.J.-F.Pouliot croit qu'une telle réunion ferait une nouvelle Tour de Babel — M.King veut temporiser — Le ministre de la Justice parle de "séparatisme" et du pouvoir souverain des provinces — Le jeune député créditiste, Pelletier, croit voir anguille sous roche dans la résolution Bennett — M.Stevens est pour la réforme toai LEOPOLD RICH FR) Ottawa, 27.— M.R.-B.Bennett a fait un coup à sa façon.Il a provoqué un grand débat sur 4a reforme de la constitution, sans avoir au préalable averti le gouvernement de son intention.De telle sorte que le gouvernement a dû improviser une réplique oui manquait de cohérence c.f de fermeté.Le premier ministre, tout en ne mettant pas en doule la sincérité du chef de l’opposition, lui a fait sentir qu’il efil été préférable d’agir autrement.Le problème soulevé par M.Bennett est çje ceux qui préoccupent le plus l’opinion publique.C’est dire que ü® gouvèrnement eût souhaité avoir lé temps de préparer une réponse officielle.M.Bennett, il est vrai, n’a rien proposé de bien neuf.Il a | demandé la convocation d’une conférence nationale chargée spé-cia’ement d’étudier les modifications à apporter à la loi de l’Amérique britannique du Nord.L'idée de M.Beouchesne M.Bennett a repris l'idée émise par M.Arthur Beauchesne à la commission parlementaire qui.en 1935, étudiait les meilleurs moyens d’amender ]a constitution.M.Beauchesne s’exprimait ainsi; “La préparation d’une constitution est une affaire délicate, surtout dans une fédération comme le Canada.11 faut peser tous les avis dans le calme et les concilier avec les besoins de la nation.Il faut s’arrêter à un plan qui embrasse la vie entière de la nation.M importe donc de tenir compte des faits géographiques, de la répartition des matières premières, des voies du commerce et du transport, de la législation sociale et de l’harmonie enlrc les races.Ne nous illusionnons pas au point de penser qu’on peut réaliser cette oeuvre de façon nette et définitive comme un amendement à une loi d’ordre général.La nouvelle constitution ne devra laisser à personne un sujet de plainte.L’esprit de conciliation dominera Pour ces motifs, il faudra confier cette tâche à un organisme indépendant où seront représentés tous les éléments de la nation.” 11 semble que M.Bennett se soit inspiré de cette suggestion pour recommander la convocation ct’une conférence nationale à laquelle prendraient part tous les groupes qui font partie des législatures provinciales.M.Bennett s’alarme du fait qu’une province.— il s’agit évidemment de l’Ontario affirme catégoriquement sa souveraineté.Il n’aime pas les cris de séparatisme que l’on lance ici et là dans le pays.Il critique l’administration de la Justice et il prétend qu’à moins de procéder à un nouveau partage des pouvoirs entre le fédérai et les provinces, le régime démocratique est en danger.Il veut que la démocratie soit aussi efficace qu’une dictature.Discussion générale Il s’en est suivi une discussion général à laquelle ont pris part M.King, M.Lapointe, M.Dunning, M, ‘Stevens, M.Pouliot, M.Lasvson, ancien ministre du cabinet Bennett, M.Walsh, député conservateur de Mont-Royal.M.Repé Pelletier, député rrédît-social de Rivière-ln-Paix, el M.Angus MàcTnnis, député C.C.F.de Vancouver-est.On a été unanime à dire qu’aux conférences fédérales-provinciales on ne pouvait guère réussir â amender la constitution.Mais M.King a fait remarquer qu’il ne saurait être question de convoquer une conférence nationale avant que le Conseil privé n’ait rendu jugement sur les lois sociales de M.Bennett.Quant à M.Pelletier, le jeune député de Rivière-la-Paix, il a eu une sage inquiétude.Il s’est demandé pourquoi foui ce zèle subit en faveur de la réforme constitutionnelle et quels peuvent bien être les intérêts qui la réclament?Question restée sans réponse.La résolution de M.Bennett n’a d’ailleurs abouti à rien de pratique, le premier ministre s’étant contenté de l’analyser objectivement, sans plus.La même question reviendra à l’ordre du jour au moins à trois reprises différentes au cours de la session, puisque trois députés ont inscrit des résolutions relatives à la réforme constitutionnelle, au feuilleton des Communes.M.R.B.BENNETT Au moment où 3a Chambre s’apprête à se constituer en comité des crédits, le chef de l’opposition annonce qu’il veut attirer l'attention des députés sur certains problèmes qui se posent à l’état aigu et, en même temps, offrir d’utiles suggestions.Plus que jamais on note un désaccord entre les autorités provinciales et fédérales, alors que l’on aurait grandement besoin d'union.M.Bennett s’alarme des attitudes et des doctrines qui agitent et soulèvent certaines régions du pays.Des provinces croient posséder une souveraineté incompatible avec les principes constitutionnels.Le parlement fédéral n'exerce aucun contrôle sur les provinces.11 n'a pas même le droit de les critiquer, bien Sue celles-ci se trouvent parfois ans de sérieux embarras.I^s législatures provinciales sont pleinement autonomes dans le domaine de leur juridiction.Faisant évidemment allusion au gouvernement d'Ontario, M.Bennett parle des provinces qui répudient des contrats dûment passes par leurs législatures, et de l’administration de la justice.Les lois criminelles sont édictées par le parlement fédéral, mais elles sont mises en vigueur par les provinces.Celles-ci disent combien de luges doivent être nommés et le gouvernement fédéral les désigne et les paie.Il s’ensuit que dans certaines provinces le nombre des juges est beaucoup trop considérable.Revenant à sa première Idée: la répudiation des contrats par les provinces, M.Bennett rappelle que le parlement fédéral peut exercer, en certains cas, un pouvoir de désaveu.Mais il y a longtemups qu’on n’y a point eu recours.Autre question qui soulève des difficultés: les provinces demandent sans cesse l’assistance financière du gouvernement d’Ottawa, mais elles refusent tout contrôle ou toute surveillance de la part du gouvernement central sur la façon* dont l'argent obtenu est dépensé.Besoin d'une réforme constitutionnelle En dépit des opinions avancées que l’on exprime en certains milieux — ne préconise-t-on pas quelque part l’établissement d’une république indépendante?—- M.Bennett est convaincu que toutes les provinces veulent demeurer dans la (Suite à la page 2) Le carnet du grincheux Le comble du loveüsme: s’imaginer que le nouveau sport national, le bingo, est ainsi désigné en mémoire d'un exgouverneur général, lord Byng.* ?* La trouvaille de M.Ian Mackenzie: une politique belliqueuse du Pacifique; le Japon n'a qu'à se bien tenir, ?En Irlande, de Valera, aux Indes, Gandhi et Nehru ont dit à M.Bennett comment s’y prendre pour mettre au point une politique de Canada First.* *r Quant à notre politique internationale, M.le sénateur Dandurand ira sans doute bientôt retremper nos formules dans les eaux salutaires du lac de Genève.w ¦* * M.Woodsworth demande aux députés de langue française aux Communes d’assumer leurs responsabilités, de définir dès maintenant leur attitude au sujet de la guerre.Cela ne cadre guère toutefois avec le mot d’ordre connu: Drop it or get out.?Mot d'ordre qui peut se chanter sur l’aria de la Vivandière: "Viens avec nous, petit, viens avec nous, Viens.” Mais cette musique pour députés mignons n’est pas de Thomas.* ?Les nouveaux billets bilingues de la Banque du Canada porteront l'effigie de sir John-A.Macdonald, quand ils seront de $100, et l'effigia de sir Wilfrid Laurier, quand ils seront de $1,000, Pourquoi cette distinction?S’agit-il d’un noir complot, d'une sinistre conspiration par-tisanne, politico-financière?Seuls les riches auraient-ils le privilège de voir les traits pour ainsi dire officiels du "Vieux Coq"?* ?Le gouvernement chinois vient de décréter que les programmes des postes privés de radiophonie devront comporter au moins 40 pour cent de matières éducatives.Heureusement que C.K.A.C.fl devancé.?* * Le français de certains fonctionnaires.Voici un extrait d'une lettre reçue par un député.Elle venait du bureau du commissaire de la Gendarmerie Royale: "Cependant, l'on n« s’attend pas à ce que ceci ait lieu avant bien du temps encore, comme nous avons encore un léger surplus d'effectif dans le corps.” Le Crleehen LE DEVOIR, MONTREAL MERCREDI 27 JANVIER 1937 La chorégrophie Shan-Kar et ses Hindous Pour spprécirr ^ sa Juste valeur un spectacle tej que celui que Shan-Kar et son ensemble de musiciens et danseurs hindous nous ont présenté, hier soir, à l’Auditorium du Plateau, il faudrait à la fois pouvoir déchirer le voile de mystère qui enveloppe encore tout l'Extrême-Orient— ce oui est difficile — et pénétrer surtout jusqu'au fond de l’Ame orientale — ce qui n’est pas Ïossible.Y avait-il.hier soir au ilateau, dans l’auditoire extrêmement intéressé aux évolutions et aux incantations des danseurs, deux occidentaux qui aient parfaitement compris la signification aussi variée que subtile de tous ces gestes précis, de ce rythme tour h tour lent et préripifê des bras, des jambes et de ia tête, de ce déploiement des étoffes chatoyantes qui jouent elles aussi un rôle symbolique dans les fresques mouvantes de l’ensemble?Y avait-il même un seul auditeur susceptibV de comprend dre, même sommairement, cette musique d’ure douceur presque terne.d’une mélancolie presque déprimante, jouée sur des instruments bî«aires, selon des formules étranges qui renversent toute notre théorie et même notre gamme musicales?Malgré tout cela, les spectateurs avaient l’impression d’assister à des mystères d’une grandiose beauté, de découvrir partiellement le charme et le mysticisme de l’une des plus vieilles civilisations du monde.te qui fait surtout l’admiration du profane, c’est de constater, chez les danseurs et musiciens hindous, une telle dévotion a leur art.Ils ne laissent rien au hasard.Chacun de leurs gestes, chacun de leurs mouvements, chacun de ‘leurs regards même ont une signification précise, et si cette signification nous éehap-t»c souvent, nous pouvons du moins, grâce aux commentaires du programme, suivre l’idée générale du chorégraphe.Le spectacle d'hier soir reposait principalement sur Uday Shan-Kar, et sur ses deux talentueux partenaires Simkie et Madhavan.Ce dernier est'un jeune et brillant danseur qui s’est montré l'égal des meilleurs danseurs crue nous ayons vus à Montréal, ces dernières années, dans ses compositions très fortes de ia Tragédie du chasseur et de la Dame du Paon.Quant à Shan-Kar et A Simkie.ils ont été longuement applaudis et dans leurs duos cl dans leurs solos.Le premier a connu, hier, comme lors de sa précédente apparition à Montréal, son meilleur succès dans la Danse du Charmeur de serpents, qui reste une pièce inoubliable, f.e B'ogramme s’est terminé par un la-eau d’une grâce charmante et naïve: Rashik, danse interprétée par Shan-Kar.Zimkie et Zohra.Toute la musique du spectacle d’hier a été écrite, et dirigée par Vishnudas Shiralt, qui a été lui-même acclamé dans un Intermède musical exécuté sur la Tabla Ta-ranga.Il faut féliciter l’impresario Louis-,H.Bourdon, qui, en dépit de circonstances matérielles qui ont rendu sa tâche particulièrement difficile, nous a présenté une deuxième fois ce spectacle hindou ai fort en couleurs et#d’une aussi grande valeur intellectuelle.Lucien DESBIENS VOLUME XXVIII — No 20 Notre budget militaire Résolution de l'Association catholique des voyageurs de commerce — Les députés d'Ottawa devront répondre LA.C.V.du Canada SECTION MONT-ROYAL La prochaine assemblée régulière de la section Mont-Royal aura lieu samedi soir, le 6 février prochain, au lieu et à l’heure ordinaires.Décès CREV1ER — A Montréal, le 28 janvier 193".décédée à 64 ans, Délltna Houle, épouse de Donat Crevler, Funérailles le vendredi.29 courant.!«• convoi funèbre partira des galons Mortuaires B.Lapointe Enreg.No 4158 rue Adam A 8 heures du matin, pour se rendre à l'église du Très Saint Nom de Jésus où le service sera célébré 6 8 h.16.Et de lé au cimetière de la Côte de» Neiges.Ueu de sépulture.Parent» et amis sont priés d‘y assister sans autre invitation.NECROLOGIE BATH AI,ON — A St-Paul d’Abbotaford, le 26, à 28 an», Charles-Edouard, fils d Alphonse Bathalon et d'Antoinette Robert.BEAUCHAMP — À Montréal, le 28.A 56 an».Mme Jachet Beauchamp, née Clara Lafontaine.wm.TKTJg — A Montréal, le 24, K 40 ans.Patrick Béllsle, époux en 1res noces de ïeu Sophie Authler; 2e» noce», d'Adrlenne BCABOI,Err — A Montréal, A 39 an».1AO Cabolet, époux de Maria Vansteenhoven.CUSSON — A Montréal, le 24, A 30 ans, Isabelle Cusson.DONALDSON — A Montréal, le 25.A 85 en.*, Hénéua Donaldson.DUPONT — A Verdun, le 24, A 50 ans, Lucien Dupont, époux de Rose-Anna Gl-iruére.FERLAN'D — A Montréal, le 24, A 52 ans, Louis-Albert Ferland, époux de Marie-Louise Harvey.GUBRNON — A VlUe-LaBaile, le 24.A 44 an», Adélard Guernon.époux de Délia Paquette GROLKAU A Vltle-l-aSalle.le 21.A 44 ans.Adélard Guernon, époux de Délia Paquette OROLE A U — A Montréal, le 24 A 29 ans.Armand Groleau, époux de Marguerite de BennevlUe._____ OUILLEMETTE — A Montréal, le 25.A L’Association Catholique des Voyageurs de Commerce du Canada nous fail parvenir le texte de la résolution suivante, qu'elle a adoptée lors de son congrès les 16 et 17 janvier derniers.Considérant que le parlement fé-réal discutera n ié d’augmenter le budget militaire; Considérant que les dangers de guerre extra-américaine peuvent influencer la fixation du montant que le Canada devrait attribuer à ce budjet; Considérant que le Canada est “pays d’Amérique’’, et, par conséquent, étranger aux querelles qui entraînent les peuples des autres continents dans des dépenses militaires ruineuses; Considérant qu’il n’existe aucun nouveau danger de guerre ou d’invasion, et qu’ainsi notre gouvernement n’est pas justifiable d’augmenter nos forces navales, aériennes, etc; Considérant qu’une propagande impérialiste intense veut nous entraîner -dans ta participation aux guerres de l’Empire; Considérant que, sans en avoir retiré aucun bénéfice, notre participation à la dernière guerre hb-sorbe annuellement les 2-5 de tous les impôts versés au fédéral; Considérant que nos dettes de guerre, malgré leur énormité, sont dépassées par les pertes du capital humain qui nous a coûté 50,000 morts et des milliers d’impotents, compromettant ainsi la progression normale de ia population, sur toute une génération; Considérant que les charges militaires que nous devons supporter ne nous laissent pas de revenus suffisants pour organiser convenablement notre avenir économique, et que nos années financières se succèdent avec des déficits effarants; Considérant que la doctrine Muu-roe constitue la première et meilleure protection du Canada, et qu’il considère comme une insulte que Londres lui dicte sa ligne de conduite (A moins que notre autonomie ne soit qu’un hochet pour nous distraire» ; Considérant qu’à Genève, M.W.L.Mackenxie-King a déclaré que nous sommes légalement libres de nos mouvements et maîtres de nos destinées; Considérant que le gouvernement actuel n'a reçu du peuple aucun mandat lui permettant d’augmenter ses forces militaires, navales ou aériennes; Il est résolu que l’A.C.V., réunie en congrès fédéral, demande à tous et à chaque député élus dans la province de Québec et siégeant au parlement fédéral, ainsi qu’au premier ministre fédéral, en leur envoyant (à chacun) une copie des présentes, de: a) —Censurer l’acte du Conseil des ministres qui a sanctionné l'achat de deux contre-torpilleurs de la marine anglaise, sans en avoir d'abord obtenu l’autorisatiqp du parlement.b) —Exiger qu’au lieu d’augmenter les appropriations du ministère de la Défense, on les diminue.c) —-Montrer une attitude ferme et énergique, démontrant qu’ils sont les représentants de la nation avant que d’être les serviteurs d’un parti, et refusant do courber l’échine sous aucune pression.d) —Que les députés recevant cette résolution soient requis de répondre explicitement à l'A.C.V.s'ils endossent ou rejettent la présente réquisition.e) -—Que cette requête soit pu-Liliée dans les journaux.f) —Que les réponses des députés soient communiquées aux journaux.g) —Dès après le débat sur les dépenses militaires, à la Chambre des Communes, seront publiés dans les journaux les noms des députés qui ont refusé, en temps opportun, de répondre à la présente requête.L’A.C.V.DU CANADA.M.Bennett provoque.(Suite de la 1ère Dau*> Confédération.La loi de l’Amérique britannique du Nord est le résultat des conférences de Québec, alors que quatre provinces sc sont entendues pour constituer un Etat fédéral.Sans doute sir Joftn-A.MacDonald eût-il préféré une union législative à une confédération; mais — toujours d'après M.Bennett — on a dû céder devant des pres-.- „ , .sions purement politiques et accep- icntôt Topportuni-1 ter ]e régime fédérai.Aujourd’hui besoin est évident d’une réfor- EAU DES CARMES BOYER æ le ie constitutionnelle qui permette e résoudre les problèmes nouveaux.M.Bennett entend bien se tenir au-dessus des considérations essentiellement politiques.Il ne veut pas aborder la question du point de vue étroit du partisan.Il propose donc la tenue d’une “conférence constitutioRHelle”, à laquelle seraient représentées toutes les provinces, tous les partis politiques, tous les groupes, toutes les écoles de pensées.Une telle conférence permettrait les échanges de vues nécessaires; elle pourrait aussi assumer la responsabilité des conclusions de ses débats.On ne peut espérer réussir à amender la constitution par la voie ordinaire des conférences fédérales-provinciales.A ces conferences n’assistent que des premiers ministres et leurs collègues qui ne peuvent guère s’empêcher d’aborder les problèmes d’un point de vue partisan.Une conférence constitutionnelle à laquelle assisteraient non seulement les partis au pouvoir, mais tous les groupes de quelque importance soiént-ils, donnerait lieu à d’échanges d'opinions autrement sérieux et profitables.U’est ainsi d’ailleurs que Tou a procédé pour établir la constitution du Sud-Afrique.Tous les députés, lorsqu’ils s’expriment librement dans des conversations privées, admettent la nécessité d’une réforme constitutionnelle.Mais on ne saurait la mener à bien qu’à l’aide d’une conférence nationale composée des représentants de toute la nation.Si nous voulons conserver le régime démocratique, il est essentiel de rendre la démocratie aussi efficace qu’une dictature.Au Canada Je régime ne sera pas efficace aussi longtemps que des conflits sérieux de juridiction existeront entre les provinces et le gouvernement centrai.M.Poufiot s'en prend à M.Bennett M.Jean-François Pouliot, député de Riviére-du-Loup, s’en prend à M.Bennett, responsable de l’état de choves que le chef d’opposition déplore aujourd’hui.Les discours prononcés par1 les candidats Conservateurs pendant la campagne électorale de 1930 laissaient croire aux électeurs que le trésor fédéral deviendrait le Santa Clous des chômeurs et des nécessiteux, et que le gouvernement fédéral prêterait facilement et libéralement aux provinces.M, Bennett prétendait être le seul capable de résoudre le problème du chômage.Maintenant M.Bennett déplore la situation créée par ses collègues, de 1930 à 1933.Il admet enfin qu’on doit procéder à un rajustement du partage des impôts parce que le gouvernement fédéral a trop longtemps rempli le rôle de Santa Clans.Pourquoi le chef de l’opposition ne s’est-il pas occupé de ia question qu’il soulève maintenant, pendant qu’il était au pouvoir?A titre de citoyen canadien, AL Pouliot demande une étude complète du problème de l’impôt.Quant à la conférence constitutionnelle suggérée par le chef de l’opposition, elle ne serait qu’une autre “tour de Babel”.M.ERNEST LAPOINTE tant dn parti de la Restauration sociale, n’aime guère la façon facile dont on se débarrasse du problème.La constitution sert de scranjlter-nelle excuse à l’Inaction.I-es gouvernements discutent toujours des difficultés constitutionnelles pendant que les plus graves problèmes exigent des solutions rapides.M.Stevens est d’avis qu’on devrait donner suite, sans délai, à la recommandation de M.Bennett, avant qu’il ne soit trop tard.On devrait prendre les moyens pour sauvegarder la démocratie avant que celle-ci ne soit mise de côté par les partisans du communisme ou par ceux du fascisme, comme cela arrive actuellement en Europe.V.,:.Séparatisme Une nouvelle constitution, appuyée sur la volonté des provinces de s’unir entre elles, serait avantageuse aux provinces elles-mêmes.Âf.Stevens discerne, en trois régions du Canada, un désir de se séparer de la Confédération.C’est une tragédie d’autant plus déplorable qu’on a, dans ces régions, de bonnes raisons de vouloir se séparer de la Confédération.Mais on peut faire disparaître ces raisons, à i’ordre du jour.L article de ia loi de 1 AmAnmip I DELICIEUX RECONFORTANT EXCELLENT DIGESTIF point: le finances.maintien du comité des M.PELLETIER M.René Pelletier, député crédit-social Je Rivière-la-Paix, se demande quels oeuvent bien être les intérêts qui s'agitent pour obtenir la réforme constitutionnelle et pourquoi la suggestion de tenir une conférence nationale a été faite d’une façon •bussi inattendue.M.Pelletier se propose de discuter de la question à son mérite lorsque les résolutions des députés seront ________ __ Amérique britannique du Nord qui permet au gouvernement fédéral de passer des lois pour assurer la paix, l’ordre et ta bonne administration, est l'un des fondements de notre constitution.Malheureusement des disputes politiques se sont élevées tà-dessus.Sans ce pouvoir du gouvernement fçderal, il ne saurait exister d’union politique telle que rêvée par les auteurs de la constitution canadienne.On peut en dire autant de l'autorité qu’est censé exercer le ministère du Commerce en matière d’industrie et de commerce, autorité battue en brèche, particulièrement depuis six ans.Le problème le plus grave toutefois est né du fait que l’on a accordé aux M, LAWSON M.^ Earl Lawson, conservateur de York-Sud, avoue que sa confiance dans la démocratie a été ébranlée par le discours de M.Pouliot.D’autre part, le discours de M.La-pointe l’a rassuré, bien que Je ministre de ja Justice n’ait point exposé clairement l'attitude du gouvernement.M.Lawson croit que la grande majorité de ila population appuierait un projet de réforme constitutionnelle.Tant one celle-ci n’aura pas lieu, l] est futile d’essayer d’araéliorer les conditions sociales.On peut se demander copiaient procéder pour aborder le problème.La réponse est toute passer des ; prête.La convocation d’une con VITTEL GRANDE SOURCE EAU MINERALE NATURELLE Une bonne diurbe conititue un véritable levage du tang.VITTEL GRANDE SOURCE à jeun et aux repas, est le plus puissant des diurétiques naturels.EN VENTE CHEZ VOTRE PHARMACIEN Embouteillée aux Sources même à VITTEL (France) ’ Agent général pour le CANADA J.ALFRED OUIMET St-Pau! Est - Montheal latgef la marque ytTTEI provinces lc droit de ,.iei m1p i?^O,^Lrati0,n’ de ,elle sor" ! férence nationale fournirait l’oc-k que de puissantes compagnies casion * ]a population d’exprimer I autorité du | ses vues< 1 ne tombent point sous gouvernement central.A l'hôpital Notre-Dame Demain matin, à 10 h.30.à l’hô-pital Notre-Dame, de docteur La-querrière donnera la dixième conférence de son programme.Sujets: “Les images pathologiques tuberculeuses: corps étrangers des bronches, bronchite, dilatation des bronches, asthme, emphysème, syphilis, pneumonie, broncho-pneumonie.coqueluche, rougeole, pneumokoniosel’ ____ L'exposition des aveugles à Hochelaga I-c ministre de la Justice, M.Ernest Lapointe, déclare dès ses premières remarques qu’on ne doit pas prendre au tragique tes affirmations de souveraineté faites par une province.Toutefois, il est bon de noter l’incident.Il est facile également d’attacher trop d’importance aux propos séparatistes que l’on tient dans la province de Québec.Ces propos ou opinions ne représentent pas la pensée de la majo- M.KING M.Mackenzie King regrette que la question ait été soulevée d’une manière inattendue, fl avoue n’être pas préparé à la discuter.Il ne s’attendait pas à une discussion de ce genre.La suggestion de M.Bennett est très importante et M.King ne veut pas douter de la sincérité du chef de l’opposition.Il n’est pas de problème plus grave que celui des modifications à la constitution.Des changements sont devenus nécessaires.Mais il s’agjt de savoir comment procéder pour les mettre en vigueur.Au fond, l’idée de M.Bennett n’est pas neuve.Il y a quelques années à peine un comité de la Chambre des Communes l’étudiait, Le comité recommandait cependant d’obtenir les vues des provinces avant de prendre une décision définitive.Après les remarques de M.Lawson, la Chambre passe sans transition à Tétude des crédits du ministère des Travaux publics.Léopold RICHER L'impôt’ municipal sur le revenu Le "Drame acadien" Le Frère Bernard, auteur du Drame acadien, reçoit d’un homme de lettres canadien les lignes suivantes: “Vous avez écrit un livre do lumière cl de force.Vous éclairez de rayons nouveaux le passé acadien, vous nous faites comprendre le sens de cette tragique histoire.Vous abordez avec une évidente impartialité et une belle dignité de ton des questions brûlantes: querelle Aulnay-Latour.responsabilité du Grand Dérangement.Une-force de persuasion se dégage de l'ensemble de votre oeuvre harmonieuse”.Le Drame acadien est en vente, $1.50 franco, au Service de librairie du Devoir, 430 rue Notre-Dame est.MM.Patenaude et Duplessis aux Concerts Symphoniques Le lieutenant-gouverneur de la province et Mme Patenaude, ainsi que Je premier ministre.M.Duplcs-s's.seront its hôtes d’honneur de I Association ries Concerts Symphoniques de Montréal, après-demain soir, à l’Auditorium du Plateau.En cetfe circonstance, l’orchestre sera dirigé par M.Wilfrid Pelle-tier.La soli.s h- sera Mlle Suzette I rorgues, violoncelliste.La ville ayant décidé de ne pas appeler de lu décision récente du recorder Leblanc au sujet de l’impôt municipal sur le revenu, a hier retiré huit plaintes portées à ce sujet.Me Alexandre Marier, qui représentait la ville dans ces causes, a déclaré que la ville n’avait pas l'intention de procéder, et Je recorder Plante a renvoyé les plaintes.La ville prétendait crue les per- Bulletin météorologique Toronto, 27.(C.P.) — Hier soir et la nuit dernière, le temps a tourné au froid, dans l’est du pays.D a neigé légèrement dans quelques Les causes déjà prises étaient cou tre des résidents de Saint-Lambert L'enquête faite par ce comité prouve bien qu'il est difficile d’a mener les provinces à une opinion unanime.Aucune des provinces n’a même voulu faire connaître ses .vues au comité.La première confé- I Hampstead, rence fcdérale-provinciale convoquée par les libéraux après leur arrivée au pouvoir, n’a pas donné de meilleurs résultats.Il se peut que la procedure recommandée par te chef de l’opposition soit la meilleure.Mais il faut toutefois que les provinces participent à une conférence constitutionnelle dans un esprit de coopération.St toutes les parties intéressées n’abordent le problème dans cet esprit, une conférence constitutionnelle fera plus ue tort que de bien.De pins, il se-rait peu sage de tenir cette conférence avant que le Conseil privé n ait rendu jugement sur la législation sociale qui lui a été soumise.Une conférence de cette nature pourrait être interprétée comme un désir de devancer le jugement du Conseil privé.M.MacINNIS Pour M.Angus Maclnnis, député L.L.K de Vancouver-est, M.Bennett a bien fait de soulever la question.La C.C.F.demande la m.>-düication de la constitution depuis des années.Le Canada est peut-etre mieux préparé aujourd’hui quit ne l’était il y a quelque temps a accepter la réforme constitutionnelle.Le gouvernement actuel peut .- pr,,njrc l’initiative.M.sonnes résidant en dehors du ter- régions de l’Onlario et il a fait gé ritoire de l’impôt municipal sur le néralement beau sur les rives des revenu, mais travaillant à Montréal, Grands Lacs, Il continue à faire étaient sujettes à cet impôt: le re- sensiblement froid dansfouest sauf corder Leblanc a décidé que non.dans la Saskatchewan et l’Alberta où la neige a adouci la température.Voici le temps qu’il fera, probablement.demain, au Québec: Cours prives LATIN FRANÇAIS GREC ANGLAIS PHILOSOPHIE - MATHEMATIQUES * SCIENCES o 1 Piéparation au baccalauréat || Préparation au Polytechnique I FERNAND GIRARD : B.Sc.A.I.C.Tel.HA.8543 1741 St-Denis PRENEZ UN TONIQUE SUPERIEUR ZYMOPHOS POUR LES NERFS : ."i .*'•l! ! s Si flou a clé premier à suggérer ta tenue d’une conference constitutionnelle.On Peut invoquer plusieurs bonnes raisons en faveur d’une conférence de cette nature.Le sujet est de la plus brûlante actualité.Trois députés ont inscrit des résolutions au feuillelun de la Chambre relativement aux changements à apporter a la constitution.C’est là une question très populaire à l’heure présente.Quant aux craintes que le chef de I opposition entretient au sujet de I avenir de la démocratie en Canada, M» Lapointe se dit evr tain que le Canada continuera de progresser et de donner le bon exemple au reste du monde.M STEVENS M.H.-JL 6teveu», seul repreaco- .provinciaux, quand ils sr rencontrent entre eux d avec les représentants du gouvernement fédéral, ne perdent jamais de vue qu’ils ont une oppo-sinoii dans leur province respec-hve.S'ils adoptaient une politique qui équivaudrait à l’abandon ne quelques prérogatives provinciales.ils auraient à faire face à I opposition des défenseurs des oroits provinciaux.Lors de la dernière conférence fédérale-provin-ciale, le\ r».|,résentants des provin-• es semblaient tous d’avis que ' étau une occasion propice pour m inauder c| recevoir autant d’ar-1 «?,•! due possible du gouvernement qui devaient servir au transport des troupes afin de provoquer des épidémies.Il se serait agi de démoraliser l’armée soviétique d’Extrême-Orient en prévi-sion d’une guerre qui devait se ( déclencher en 1937.Mexico, 27 (A.P.).—Léon Trotsky a déclaré de nouveau que le procès de ses prétendus amis à Moscou n’est qu’une mystification qui ne souffre que deux explica- ( Dernière heure) NEUVILLE, 27.(C.P.) - La police provinciale vient de réussir à capturer vivant Honorât Bernard, qui s'est évadé, dimanche, de la prison de Québec, et qu'elle cernait depuis le matin.•¥• QUEBEC, 27.(D.N.C.— Honorât Bernard a été capturé par le sous-chef Tremblay à un heure moins quart, sans qu'aucun coup de feu fut Plus de 40,000 ouvriers rappelés au travail DETROIT, 27TaTp.) — La "General Motors" a rappelé aujourd'hui au travail plus de 40,000 de ses ouvriers qui avaient dû chômer par suite des grèves.On essaiera de leur trouver du travail, au moins pendant un certain nombre d'heures par semaine^ Le retour au travail de 20,000 de ces ouvriers dans une dizaine d'usines du Michigan et de ('Indiana n'a provoqué aucun incident.L’état de Pie XI Meilleur que la semaine dernière Cité du VaticâîTT?(A.P.) —- Le pape Pie XI a ressenti de nouveau de vives douleurs de bonne heure ce matin, mais son état n’en reste pas moins beaucoup meilleur qu’il ne l’était la semaine dernière.La nuit a été assez bonne et son médecin, M.le Dr Aminta Milani, a pu quitter son chevet vers minuit pour ne revenir que cet avant-midi.On continue à soumettre les jambes du malade à des traitements électriques à tous les deux jours afin de tâcher de stimuler la circulation du sang qui est presque nulle et qui cause la paralysie., Le Saint-Père a reçu ce matin, outre son secrétaire d’Etat, S.E.le cardinal Pacelli, le préfet de la Bibliothèque du Vatican, S.E.le cardinal Mercati.__________ La croisière Cavelier de la Salle La Société historique de Montréal organise une mission canadienne qui se joindra à la mission française à partir de La Havane Mgr Camille Roy à Toronto et à Sudbury Sudbury, 27 (Spécial au Devoir) - Le président du prochain Con-rès de la Langue française, Mgr Camille Roy, a poursuivi sa tournée de propagande à travers les centres français de l’Ontario en visitant Toronto lundi et Sudbury hier.Il était accompagné aux deux endroits du R.P.JoyaL, O.M.I., chef du secrétariat de '^’Association d’éducation.A Toronto, c’est dans le sous-sol de l’église du Sacré-Coeur, la “paroisse nationale” des Franco-Ontariens dans la capitale, que s’est tenue la réunion sous la présidence de M.Joseph Bouvier.On remarquait la présence de M.le sénateur Laçasse, de MM.Bélanger, Lapierre et Habel, députés à r’Assemblée législative d’Ontario, de M.l’abbé Lamarche, curé de la paroisse, et du R.P.Belcourt, SJ.Le B.P.Joyal a parlé des difficultés de nos compatriotes de la Ville-Reine, rboalement, l’absence d’écoles bilingues, l’ambiance anglo-saxonne.Mgr Camille Roy a exposé les raisons qui ont décidé la Société du Parler français à tenir un second congrès semblable à celui de 1912 et il a profité de son passage à Toronto pour dissiper la légende du patois canadien-fran-çais que le livre du Dr Drummond, Î7ie îfabitant, a accréditée auprès de nos concitoyens de langue anglaise d’Ontario.M.le sénateur Laçasse a ajouté quelques mots pour énumérer quelques-uns des gains obtenus par les Franco-Ontariens au cours des vingt dernières années.La manifestation de Sudbury a réuni un auditoire de six cents personnes à la salle Sainte-Anne.Le comité local du Congrès de la langue française avait offert un banquet à Mgr Roy et au R.P.Joyal avant la réunion que présidait Me Albert Serre, avocat au Barreau de Sudbury.On remarquait aux premiers rangs: le R.P.Rosaire Le-gault, S.J., recteur du collège du Sacré-Coeur à Sudbury; Mgr S.Côté, curé de Chelmsford; M.le juge Edmond Proulx, de Sudbury; le R.P.S.Lemay, SJ., curé de ia paroisse Sainte-Anne à Sudbury; les RR.PP.Paul Chartiez, L.-J.Pouliot, T.Désautels, H.Gauthier, SJ., du et.liège du Sacré-Coeur à Sudbury, l’abbé Jean Chartiez, autres.Mgr Camille Roy Emoi en Grande' Bretagne Des individus ont endommagé des navires de guerre britanniques "à l'instigation de quelque organisme supérieur", déclare le premier lord de l'Amirauté Cas de sabotage au cours des quatre années dernières cl Une Mission nationale française s’embarquera à Saint-Nazaire le uuiy Cl 4UC owlcw tIC poursuit depuis son arrivée au Ca- Mgr Camille Roy a fait un vibrant éloge de l’oeuvre qu’accomplit le collège du Sacre-Coeur à Sudbury et que la Société de Jésus Lisbonne, 27 (S.P.A.).— Au j La “tenaille” blanche est en train ayen du poste radiophonique du { de se fermer sur Malaga, où les ont blanc ' .peipo fsspagne siras et qui a avancé très vite au j vouki mettre l’opinion mondiale de ut- i son côté en représentant de chan- celier Hitler comme un allié de son frt de 12,000 soldats que lui of-lient deux gouvernements étran-|rs.-ÿ.-é j Santander (Espgane), 27 (S.P.j).— Le navire de guerre blanc ilpana a accompli cet exploit, au- début, semble se heurter à des ouvrages rouges établis près de Mar-bella à 29 milles de Malaga.Mais à une trentaine de milles au nord-est de Malaga, à Albania, une autre colonne blanche qui se dirige sur lurd’hui : à l’entrée de ce port, I ce port rouge vient de défaire des lalgré les projectiles d’un avion j miliciens.Les “gouvernementaux Juge, il a capturé ic patrouilleur •uge Alejandro.Les canons anti- I miens de Y Es pana ont répondu au ju de l’avion rouge, qu’ils ont iissi à mettre en fuite.'Y* ¦¥ ^ Malaga, 27 (S.P.C.-Havas).— admettent cette défaite.La colonne victorieuse se compose de 5,000 hommes et a pour commandant le général Jose Varela groupe a lui.Le Centenaire du diocèse de Montréal 1836-1936 nrt hommes.La grève d'Asbestos I Asbestos, Québec, 27 (C.P.) ;— |bs ouvriers grévistes de la “Candi air Johns-Manville Company”, jjii ont force lier un ofuc.et «le compagnie à quitter la ville |>rès l’avoir désarmé, se prépa-int à entamer des négociations lec les représentants de la com-gignic.Les 1150 grévistes réclament une augmentation des salai-•s de 33 1-3 p.c.; ils font paisibie-lent le piquetage des usines et des incs et il ne s’est pas commis lactés de violence avant ou après Incident d’hier.I Le maire d’Asbestos, M.Philip-la Roy, a expliqué qu’au début de * grève, qui a été proclamée sa-edi, le gérant de l’embauchage de compagnie, M.J.J.Bartleman, ait été averti d’avoir à rester aez lui.11 a continué à se prome-à cheval à travers les rues de ville, ce qui a eu pour effet d’ir-ter les ouvriers.Hier, les grévis-s l’ont rencontré sur la rue et i ont intimé l’ordre de rentrer lez lui.Bartleman a refusé de se omettre et il a brandi un révol-ier.Les grévistes se sont alors je-|s sur lui, l’ont désarmé et Font Inené au bureau du maire, j! Le cas de Bartleman a été alors immis à un tribunal improvisé tant la présidence a été confiée au jérant général de la compagnie, M.|.S.Gardiner.Le tribunal, après )ne enquête, lui a ordonné de quit-|r la ville et il est parti pour Corn-lall dès hier soir.I Les représentants des ouvriers II grève doivent rencontrer demain le gérant général de la “Ca-^ulian Johns-Manville” pour ten-•r de négocier une entente.La colonne blanche qui combat ! «««tenant les ?* «* 4) 5.40 pm., Information* en portugais.(sur 25 mètres 40) «.15 p.m., Concert; relais de radlo-ParU.7.15 p.m., Informations en français et court; Informations en eapagnol, anglais.10.45 p.m.Informations en français et cours.11.20 P.m.Informations en anglais, en espagnol; musique ou théâtre, Radio-Italie dation «a Vatican — 19.83 mètres) 10.30 a.m.Emission en français.(âtstion 2RO, Rome, sur 25.4 mètres) 6.43 p.m., programme varié des stations Italiennes.8.20 p.m.Nouvelles en Italien; concert de violon, par Maria Florl; causerie féminine., , 9.00 p.m.Nouvelles en anglais; concert d’oroheetre; La vie des femmes italiennes, appréciée par une orientale; causerie par Mme Chou-Yin; concert instrumental; nouvelles en Italien.11.30 p.m., Nouvelle* en Italien; sélection de proae italienne; concert vocal; nouvelle* sportives; dernières nouvelles.Radio-Etats-Unis WABC — 346.6 mètres — 860 kilocycles 4.00 p.m„ L’Institut de musique Curtis 4.45 p.m., Del Casino, ténor.5.15 p.m., Le Coin des enfants — Direction Dorothy Gordon — La vie de Mozart — Histoire illustrée, par le 1er menuet, le menuet en f* et la sonate en la — Chant, 4.15 p.m., Nouvelles de la léuneese.8.00 p.m., La Cavalcade de rAmérlque — Drame et musique.9.00 p.m., Nino Martini, ténor du Metropolitan •— Orchestre et choeur Kostela-neta — Frost on the Moon; Ballade du Bayou: You Are a Blackmoor: In a Misi, de Belderbeck; Now (Show la on), de Duke — M.Martini; Mattlnata, de Leoncavallo; Triste Magglo, de Decrescendo; Dawn and Dusk, de Foster; G!tana, de Del Morel.9.30 p.m., Théâtre Palmolive — Jessica Dragonette, soprano, dans “The Student Prince", de Romberg; orchestre Al Goodman.10.30 p.m.Causerie; Family Planning.WEAF — 454.3 mètres — 660 kilocycles 5.30 p.m.Programme pour les enfants.6.20 p.m., Carol Dels, soprano.8.35 p.m., Châteaux de romance.8 00 p.m., One man's family, 11.15 p.m., King's Jesters.WJZ — 394.5 mètres — 760 kilocycles 4.00 p.m.Congrès national des parents •t des éducateurs américains.4.30 p.m., Robert Gately, baryton.6.05 p.m.Animal News Club — Programme pour les enfants.7.30 p.m., Lun» et Abner, comédiens.8.00 p.m.Revue de Paris.10.00 p m.Musique de chambre — Quatuor à cordes Roth, avec Howard Mitchell, violoncelliste.de New-York, et M.Aimé Cousineau, président du cercle, eera le conférencier de cette première manifestation de Radio- Club.Le programme complet de cette irradiation sera publié au cour* de la semaine.La seconde émission de Radio-Club sera cnoeacrée à la Société des numismates et viendra directement du Château de Rame?.» y.Mme Athanase David et le poate CKAC tiennent à assurer les radlophtles qu’ils ne négligeront rien pour faire des émissions de Radio-Club, chaque samedi soir, l’un des programmes les plus artistiques et les plus goûtés qui puissent être entendus au Canada français.Causeritt de l'U.C.C.CRCM Mercredi, le 37.à 7 h.: M.Thurlb# Bei-zlle: L assurance-vle et rétablissement des fils de cultivateurs.CKAC Jeudi, le 28, à 1 h.43: M.R.M.Pucet: Cour» à domicile._ ._ Samedi, 30 Janvier, â 1 h.15: M.J.-B.Lanctôt; La colonisation.Jeudi, 28 janvier Radio-ondes courtes BOSTON — 3.30 p.m.— Retransmission de programmes variés — W1XAL, 2.4 m., 11.7Ô még.BERLIN — 5 15 p.m.— Vienne -~ chants et son* — DJD, 25.4 tn„ 11.77 még.LONDRES — 6 p.m.— Scrapbook for 1822 — GSD, OSC, GSB.SCHENECTADY — 7.30 p.m.— Science — W2XAF, 31.4 m., 9.53 még.BERLIN —- 8,30 p.m.— La culture allemande — Sa place dans le monde — DJD, 25 4 m., 11.77 még.MONTREAL - 9 p.m.- Ici Part* — Lucienne Del val.Julee et Gaston — Orchestre dirigé par André Durieux - CJRO, 48.7 m„ 6.15 rnêg.; CJRX, 25.6 m„ 11.72 még.LONDRES — 10 p.m.— Empire Ex char,- Î;e — Points de vue de voyageurs dans es Dominion» et les colonies — GSD, OSC.GSB TOKIO — Minuit -tremer — JVH, Nazakl Fédération américaine des clubs féminins.3.15 pm.Orchestre symphonique de l’Ecole Eastman — Directeur Paul White — Première suite (Dauphr.l* et Chloéi, de Ravel; Symphonie no 3, en fa majeur, de Brahm«.4.00 p.m.L’opéra-comique NBC — Extraits d'opérettes et de comédie* musicales — orchestre Harold Sanford.4.30 p.m.Metropolitan Guild.9.00 p.m.Chorale a cappella de Noble Cain.6.05 p.m., James Wilkinson, baryton; orchestre Josef Hon U.6.23 p m.Planiste da concert.6.35 p.m.Clark Dennis, ténor.7.30 p.m., Lum et Abner, comédien*.8.30 p.m.America’s Town Meeting.10 30 p.m.Jamboree NBC — Orchestre Roy Shield; Gale Page, contralto.L'Oeuvre de la Soupe à Radio-Canada 5.30 p.m., M.Paul Goutn donner* une causerie.Jeudi soir.28, au poste CRCM, en faveur de l’Oeuvre de la Soupe.SOMMAI RC jf) MERCREDI, 27 JANVIER CRCM — 329.7 mètres — 919 kilocycle» 5 00 Concert, disques.5 30 Trio Markowsky, du Ch.Laurier.5.45 Bourses de Montréal et de Toronto.6.00 The Friendly Corner.8.30 Ainsi va la vie — discussions psychologiques, 6 45 Le disque pour tous.7 00 L’Union catholique de» cultivateurs.7 15 Les planistes Cook* et Lord.7.30 Nouvelle*.7.45 Ruth Lyon, soprano, NBC.8 00 Twilight Echoes.8 30 Band Box Revue.9.00 Radio-concert canadien, sou» rection de M.Harry Norris.9 30 Spotlight Parade.Musique la dl- 10.00 de chambre (émission de - Programme d’ou-20.5 m., 14.6 még.loio p.m., Contes d’opéra.11.15 p.m.Quatuor nègre.Radio-France (Station coloniale, sur 19.68 mètres) 7.15 a.m., Concert: relais de radio-Paris; Informations en français; cours.9.00 a.m., Chronique internationale, par M, Jacques Kayser.9.10 a.m., La vie parisienne, par M.Henri Bellamy.9 20 a.m.Concert coloniaux.9.30 a.m.Concert de musique de chambre.avec le concours du trio Casadesus et de Mme Alice Raveau.cantatrice — Musique de Tarttnl, Lazzarl, Mozart, Rousseau et J.-8.Bach.10 55 a.m., Cours des changes, des métaux et des rentes.(35 mètres, 24) 11.15 a.m.Information* en français et cours; Informations en arabe; musique, 1.00 p.m., Relais de radio-Paris; concert.1.30 p.m., Radio-Journal de France.1.50 p.m., Le quart d’heure du poète.2.00 p.m., Musique enregistrée.2.30 p.m,.Informations en anglais, en Italien; Informations en français, cours.3.30 p m.Relais de Parls-P.T.T.5,40 p.m., Informations en portugais.Sur 25 mètres, 6».6.15 p.m.Concert: relais de radio-Paris.7.15 p m., Informations en français et cours; Informations en espagnol, en anglais.8.15 p.m.Causerie par Mme de Gra-mont; musique enregistrée ou théâtre.10,45 pm., Informations en français et cours.11.30 p.m.Informations en anglais, en espagnol; musique ou théâtre.Radio-Italie Radio-Canada Radio-Club Le poste CKAC annonce un nouveau programme qui, chaque samedi soir, de 9 h.â 9 h.30.k partir du samedi 30 Janvier, retiendra très certainement l'attention la meilleure et la plus Intéressée des radio-phlles.Ce programme hebdomadaire portera le nom de Radio-Club, Il sera Irradié non pas des studios du poste, mais presque 1 chaque fois dans un Heu différent, de tous | las grands clubs, cercles, association», groupements canadiens-françals, dont 11 s'efforcera de faire connaître à certain# l’existence, au plus grand nombre qui les connaît déjà, les multiples activités.La direction de ce programme a été confiée à Mme Athanase David qui a bien | voulu y apporter, avec la grande autorité qui e'attache à sa personnalité, son expérience de la vie sociale de notre ville.Mme David, dont les initiatives si heu- j reuses ne se comptent plus, apportera a 1 l'organisation et à la préparation de cha- | cune de ces cm.usions hebdomadaires du | poste CKAC ses soins les plus méticuleux I et les plus compétent*.Le» conférenciers, les artistes, must-1 clens, chanteurs (Station du Vatican — sur 19 m.83) 10.30 a.m.— Emission en français.Station 2RO, Rome, — sur 25.4 mètres 8.43 p m.Programme varié de* stations ?italiennes.8.20 p.m.Nouvelle* en italien; causerie j pour les enfants.9.00 p.m., Nouvelles en anglais, en Japo- ! nais; Tristan et Yseult, de Wagner, à la Seala de Milan (un acte); nouvelles en Italien.11.30 p.m.Nouvelles en Italien: variétés; sélection de prose Italienne; sport; dernières nouvelles.(11.13 mètres) 11.30 p.m., Nouvelles en arabe; musique arabe; nouvelles en turc, en allemand, en anglais, en français.(TOO a m., Nouvelles en anglais.6.20 a.m.Nouvelles en Italien; concert symphonique; causerie musicale Illustrée, sur Wolf-Ferrari; nouvelles en espagnol; eu portugais.Rodio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètres — 880 kilocycles 1.15 p.m.Howells et Wright, planistes — Sonate en sol majeur, de Bach; Mazurka, opus 41, no 6, de Gliere.1.30 p.m., L'Académie de médecine — Home Accidents.2.15 p.m.L’Ecole américaine de l'Air — Section de science: What Do Fish Breathe?— Section de musique ; Les fables d'Esope 3.00 p.m., Théâtre.4 00 p.m.La Salle de concert Columbia — L’Histoire du chant —• LucrezSa Santa, soprano; Hubert Hendrle.baryton — Psy- Q’ Washington).10.30 Orch.de l'hôtel Mont-Royal, aous la direction de Uoyd Huntley.10.45 Radio-journal bilingue.11.00 Mart Kenney et son oron.CKAC — 411 mètre* — 738 kilocycle* 7.15 Cheerful earfull.7 30 Pot-pourri musical.7.55 Sommaire, heure.8.00 Réveille-matin musical.8.15 Nouvelles.8.30 Bonjour, voisins.8,35 Chansons française».9.00 Melody graphlp.9.30 Bonjour madame.10.00 Heure — Raymar.10.15 L’homme aux questions.10.30 Programme Pectorex.10.45 Ma Perkins.11.00 Magazine of the air.11.30 Programme Rlnso.11.45 Service rapide.12.15 Heure — chansonnettes.12.30 Commentateur.12 45 Programme Bee-Hive.1.00 Heure — Causerie agricole, 1.15 Cook et orch.1.30 Cours de la bourse.1.45 Mercuriale des produits laitiers, 1.47 Programme Aladdin Lamp.I.52 Mélodies tziganes.2.00 Le Merle rouge.2.15 Horoscope du Jour.2.20 Le monde féminin.3.00 Heure — Manhattan Matinee.2.45 Almancah du Dr Chase.3.30 Emery Deutach présente Moments mélodiques, 3.45 A choisir.4.00 Institut de musique Curtis.4.45 Causerie: Kermesse de St-Louis de France.5 00 Heure —- Annonces sociales, 5.15 Sommaire, température.5.20 Jean Forget, planiste.5.30 Heure — Programme du foyer.6.15 Pastilles Valda, 6.30 Heure — Heure récréative.7.00 Heure — Consultations du Dr Tranquille.7.15 Le curé de village.7.30 Heure — Le promoteur d’industries, 7.45 Mlml, la petite tmvriète.8.00 Emission Sweet Caporal.8 30 Burns et Allen.9 00 Heure — Chantons en choeur.9.30 Orch.de Jeunes fuies, dirigé par Mlle Jeanne Girard.10.00 Heure —- Le clou de la soirée.10.15 Radio-Journal.10.30 Pharmacie Montréal.10.45 Vera Gullaroff, planiste.11 00 Heure, température.11.00 Reporter sportif MoUon.II.10 Jean Forget, planiste.11.15 Orch.Goodman.11.30 Orch.Pryor.Le LINDSAY, PIANO DU FOYER Soixanta années au servie* des vôtres et de tous les amateurs de musique du Canada.La réputation d'excell»nce de notre maison, fondée en 1877, est une garantie pour les nouveaux ami* qui nous viennent.Conditions faciles de paiement.v: ümmummmm&immmmy 6885 rue St-Hubert Près Bélanger J.-A.HEBERT, prés, et gér, géu.1112 rue Ste-Catherine Ouest (Juste à l'ouest de Peel) 580 t rue Ste-Catherine 1st j (angle St-Hubert) 1 MONTREAL 4232 rue Wellington Verdun Cartes Professionnelles et Cartes ((’Affaires ARPENT .?ÜRS & # INGENIEURS Trio de concert du Ch.Laurier.Dlr.Fernand Barrette Bourses de Montréal et de Toronto.En dînant.Pour l'oeuvre de la soupe.Conféren cier: M.Paul Oouln.Le disque pour tous.Mme Pflefxer, planiste.Orch.de l’hôtel King Edward.Nouvelles.Les fureurs d'un puriste, causerie Êar M.Paul Morin.choes of the Masters.Guy Lombardo et son orch.fol Paris, sous la dlr.d André Durieux.Christie Street Capers.By the Sea._ , .orch.du Ch.Laurier, sous la dlr.d’Ozzle Williams, Radio-Journal bilingue.Radio-reportage de la Joute de hockey Chicago-Canadien crcr 500 mètres CFCX — 49.96 mètres — 66« kilocycle* i- 4,003 kilocycles 12,45 Beehive.1.00 La bourse.1.30 Trio de concert Mont-Royal, 1 45 Nouvelles commentées.3.00 Puériculture.2.15 Orch.de Cleveland.2.45 Jean Dickinson, soprano.3.00 Bailey AxtOn.3 15 Variétés continentales, 3 45 Cordes Sparnon.4.30 Robert Gately, baryton.5.15 Musique.6.00 La bourse commentée.7.15 Musique.7.30 Théâtre.7.45 Revue du sport.8.00 One Man's Family.10.00 Musique de chambre.11.00 Dernières nouvelles du sport.CHU* 266 mètres — 1120 kilocycles nlus talentueux et n» *nhf* , M che' Paladllhe; OU voulez-vous aller?E]ïî, fiSî.éSTtiu PU* ! ^ Geo.Deatisolel Licencié en sciences commerciales'! Directeur-gérant JU BEAUSOLEIL & BEAUSOLEIL Placement et spéculation 477, St-Françofs-Xavler Montréal — HArbour Sî?'!! EBENISTES-DECORATEURS Anatole Vanier.C.R.Guy Vauler, CR Vanicr b Vanier AVrvraTB 57 ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2841 BREVETS D’INVENTIONS MANUEUeL INVENTEUR /•OATI5 au* INVIHTCURS CM AN DK ALBERT FOURNIER >34 5Ü CATHERINE !H MONTRÉAL INVENTIONS Protégées en tous paya Demandez le manuel traitant des Brevets, marques de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 136C nie Université, Montréal CastlQ & Son Lt L.V.R AI CTI E, gérant Ebénistes - Décorateurs - Meublie 1096 rue Clarke - Montréal, Qu(l Tél.LAnesster 8219 1-ll-3i ENCADREURS W1SINTAINER 6 FILS 908 BOUT.ST-LAlRFNT LES ENCADREURS MANUFA C TURIERS Moulures — Cadres — .Miroirs Réparation de cadres et miroirs LAn.2204* EXTERMINATEURS FUMIGATEURS 'cime MORT aux RATS Extermination Garantie psr des spécialistes reconnus NEW A2ETII0DS ENG„ BEiair 1984 PROFESSEURS Protégées en tous pays Demandez le manuel traitent der, Brevets, marques de commerce, etc, MARION & MARION Fondée en 1892 1260 rue Université.Montréal Tél.PLateau 6717 Cours classique commercial René Savoie, I.C., I.E Bachelier èe arts et sciences Bppllouêes Cour» classique, commercial, leçons privées — Brevets » •MR RUE SHERBROOKE, OUES» BRIQUETEUR-MAÇON Briquetage et maçonnerie de tout genre Spécialité: Réparations Estimations gratuite1 M- LblLAiK ENTREPRENEUR 4267a, rue Bordeaux - AMherst 8t3n 17-8-’» REMPOtlR^Tim - MATELASSIERS COMPTABLE Edmond Caron, B.A., L.S.C.-C.A.Licencié en sciences comptables Comptable agréé — Chartered Accountant Spécialiste en Impôt sur le Revenu 59 rue St-Jacques 159, rue Alexandre HArbour 3635 TROIS-RIVIERES MONTREAL 13-12-36 REMBOURREURS-MATELASSIERS J BOYER Limitée ssriæ .K“r."f Estimés gratuit* sur demande.| 3886, Henri-Julien Tél.BEiair 170 i Si vous voyagez.|>i adressex-vou; au SERVICE DES VOY^ CES, LE "DEVOIR".Billets «mis p,^ tcus les pays au tari» des compagrj,^ de paquebots, chemins de fer, aufob,^ aussi fiôtcls, assurances bagages et acs dents, chèques de voyages, passepo etc.Telephone*: BEiair 3361* 't ifmgnîe ^ Assurance sur U Vie Saubcprk MONTREAL Narcisse Oucharnc President VOUS voyagez tas adressez-vous au SERVICE DES VOYAGES, u "DbVOlK", Billets émit pour tous les pays au tsril des compagnies d» paquebots, chemins da far, autobus, ¦usii hôtels, assurances bagages et accidents, chèques de veyages, passeports, otc.Téléphone! BEiair 3361* VOLUME XXVill — No 2Ü LE DEVOIK, MONTREAL, MERCREDI 27 JANVIER 193/ PAGE FEHINin lA maul rac Directrice: Cetmein» ffZRNIER Une heure de lecture par jour La chronique que l’on va lire est Varticle-préface du dernier livre d'Henry Bordeaux: De Baudelaire à Soeur Marguerite.Une heure de lecture par jour, Mesdames, — car c’est à vous tout spécialement » que ce discours s a-dresse, — une heure de lecture par jour, laisscz-raoi vous supplier de vous la réserver.C'est un écrivain qui vous parle, mais il sait qu’il peut vous parler au nom de tous se$ confrères.Notre profession exige que nous observions d'un peu glus près et avec plus de soin les ommes et les femmes de notre temps.Or, nous n’avons pas manqué de nous apercevoir, non sans mélancolie, à mille signes, gue, parmi vous, les unes ne lisaient guère et les autres plus du tout.Certes, vous donnez encore l’illusion d’être fort bien documentées sur la littérature contemporaine.Vous avez vos informateurs que vous choisissez bien et que vous pressez doucement, mais ferme- ment, comme ces citrons que vous enfoncez sur un cadre de verre.Vous trichez encore à merveille.Mais il faut alors vous apprendre que votre jeu, si ingénieux soit-il, est découvert et qu’il ne trompe plus guère que les innocents ou les débutants.Nous nous amusons même à nous faire des ennemies, rien qu’en manifestant quelque curiosité indiscrète.Prenez garde aux examens qui se passent à table avec toutes sortes de sourires et de gentillesses.J’avais récemment une voisine qui affichait un grand cnthousias: me pour mon cher confrère et ami Paul Valéry.Je ne voulais point en douter, mais comme je connais assez bien l’oeuvre valérienne, je pensai canaliser cette exaltation générale sur quelque ouvrage plus spécialement désigné, vers ou prose, et par exemple sur ces Rhumbs dont le titre est emprunté à un mot rare de la langue française.—Savez-vous ce que c’est qu’un rhumb, Madame?Et pour lui faciliter une définition difficile, je fis allusion à la boussole.Je constatai qu’elle ne le savait pas.Je me rabattis alors sur Charmes qui, si je puis dire, est plus populaire.Les Charmes n’opéraient pas.Mesurant mes avantages, j’eus la cruauté d’insister avec la leçon sur Léonard de Vinci.Ma voisine me répondit par un de ces regards vipérins auxquels on ne peut se méprendre.Elle ne me pardonnerait jamais son ignorance.Une autre fois, comme j’avais essayé vainement de dégeler ma voisine en l’interrogeant sur ses lectures, elle prit les devants et m’avertit qu’elle ne s’intéressait qu’à deux sujets de conversation: la cuisine et l'amour.Pour me le prouver incontinent, elle m’expliqua, avec force détails, la composition du plat succulent qui nous était servi.J’avouai mon incompétence: il ne restait donc plus que l’amour, mais elle n’y était pas physiquement très encourageante si elle l’avait jamais été.Je résolus de venger les lettres oubliées.—Mais quand l’amour s’en va, Madame?—Alors, me répondit-elle férocement, il reste la lettre anonyme pour troubler les amours des autres.O horreur quand il reste les romans d’amour! Tout de même, les livres quittent encore les vitrines des libraires.En moins grand nombre que naguère, il est vrai.Où vont-ils?Qui les lit?Qui nous lit?Vous avez en province des soeurs, Mesdames, et à la campagne vous en avez jusque dans les fermes et les ateliers qui se sont mises à lire, un peu au hasard malheureusement, mais vous, vous qui faites la mode, vous qui êtes le goût comme vous êtes la grâce, allez-vous abdiquer?Serait-il possible que vous abdiquassiez?Vous perdriez ainsi l'un de vos plus grands charmes, ces Charmes trop ignorés de l’admiratrice de Paul Valéry.Lorsque Napoléon revint de l’île d'Elbe, il se plaignit à la reine Hor-tense du changement qu’il remarquait chez les femmes, et comme J« reine Hortense l’invitait à se moc trer plus aimable envers elles, car elles ont plus d’influence qu’il ne voulait l’admettre, l’empereur de répondra: “Quand je leur ai fait le compliment qu’elles sont bien ou mal mises, que voulez-vous que j’ajoute?J’ai bien autre chose à penser.Je ne reconnais plus les femmes, depuis mon absence.Elles parlent toutes politique.De mon temps, elles ne s’occupaient que de chiffons.” Etouffées par le flot impérial, elles s’étaient affranchies.Elles s’étaient émancipées.Elles étaienl redevenues ce qu’elles étaient autrefois: des femmes cultivées, prenant part à la vie spirituelle et même l’inspirant.Songez à tout ce que savaient jadis les Précieuses de riiôtcl de Rambouillet ou les amies de Voltaire et de Jean-Jacques.Nous ne vous demandons pas, Mesdames, rassurez-vous, de revenir au temps des Précieuses ni de discuter sur l’astronomie comme Mme du Châtelet, bien que les étoiles brillent ailleurs qu’au cinéma ou au foyer de la danse et que.leur contemplation communique aux yeux une beauté mystérieuse.Une heure de lecture, rien qu’une heure, et nous nous déclarerons satisfaits.—Où prendre cette heure?objecterez-vous après avoir été gentiment contraintes d’avouer que vous ne la preniez pas.Il y a l’heure du coiffeur qui dépasse de beaucoup soixante minutes.Il y a celle du fard sur laquelle vous pourriez gagner un bout de temps avec avantage.Il y a les visites.Il y a les sports.Décidément, que nous réservez-vous?Les réceptions aujourd’hui ne permettent plus la conversation: cent personnes ne font pas une causerie et n’échangent que des banalités.La journée s’émiette en mille obligations inutiles.A quoi bon toutes ces réceptions, tous ces goûters où l’on n’échange plus une idée, où grouille une multitude qui paraît pressée et affamée, car elle con-.somme en hâte et s’enfuit ailleurs pour recommencer?On parle encore de politique pour craindre la guerre ou la révolution tout en dévorant de petits gâteaux.Quelques-unes d’entre vous, et non des moindres, prennent même parti pour le communisme ou le bolchevisme, ou tout au moins pour ceux qui les préparent, jouant ainsi sur les deux tableaux avec une désinvolture qui est, n’en doutez pas, une déloyauté, car on ne saurait s’entourer de toutes les garanties pour préparer toutes les destructions.Il faut choisir dans la vie et demeurer fidèle.Le temps vous manque, assurez-vous?Je vous jure que vous pouvez le trouver.Quand un homme d’Etat, quand un directeur de revue ou de journal cherche quelqu’un à qui confier un travail important, urgent, délicat, à qui pensez-vous qu’il s’adresse s’il est intelligent?Il s’adressera non pas à un oisif, mais à un homme très occupé.Seuls les gens occupés ont du temps à eux, parce que, seuls, ils savent travailler.Laissèz-moi vous traiter comme ces êtres merveilleux qui découvrent du loisir dans leur vie multipliée.Plus vous avez dans votre journée de choses à faire, plus nous pouvons compter sur vous pour les expédier.Vous saurez les ranger, les presser avec soin, avec ordre, comme on range dans une valise du beau linge afin qu'il ne soit pas froissé.Et voici que vous trouverez enfin une place dans votre journée: une heure d’affilée, ur.e heure qui complétera la toilette — et devons-nous négliger la toilette morale?— ou même une demi-heure ici et une demi-heure à.Alors, prenez un beau livre et lisez.Vous lirez ainsi cinq ou six livres par mois.Ce n’est guère, et , c’est déjà beaucoup.Ils vous au-| ront amenées A mieux comprendre i la vie, à goûter un plaisir d’art, à i mieux vous connaître vous-mêmes.| Car on se cherche dans les livres et l’on se découvre.Alors, nous j croirons vraiment que vous aimez I la littérature et que vous êtes les plus charmantes femmes du monde._ Henry BORDEAUX -(Ej Noel) Respectueusement à M.et Mme M.LES REVES QUI MEURENT "Mon Dieu, teeait-il vrai que la vie est un songe “Et que je dois mourir de ce ver qui me ronge?“Mes projets d’avenir, mes beaux rives d’enfant “Et cet trop chers tableaux que je peignai* en rêve, “Vous ne permettez pas que ma main les achève?“Non, non, ce n’est pas vrai, ttndez-moi l’avenir, “Vous qui pouvez, d'un mot, le donner, le ravir “Déjà de noirs cyprès me font une couronne.“Un funèbre parfum sans cesse m’environne.“Ah! laissez-mot combattre, espérer, croire, aimer.“Quelques jours seulement laissez-moi contempler “Les visages que j'aime et les fleurs que j’adore.“Dans ce monde enchanteur, que ne resté-je encore?“Hilasl je le sais bien.Seigneur, vous m’appelez.“Mes jours se sont enfuis, vous les avez comptés "Comme une fleur brisée, avant que d’être éclose, “Mon ardeur se dérobe et, tout comme une rose “Qui sèche dans un livre, un zéphite ce soit "Couchera dans la tombe.Oh Dieu! tout se fait noir, “Le soleil n’a pour moi que des rayons de glace.“J’entrevois an sentir plus vaste que l’espace.“Je pars, adieu, maman.” .mais te noir séraphin A déjà fait son oeuvre et ces mots que ma main Fidèlement transcrit sont ta plainte dernière Qu’une âme de vingt.ans exhala sur la terre.Robert LEVEQUE Collège de L’Assomption, janvier 1937.Son dos la faisait atrocement souffrir Ne souffre plus depuis qu'elle prend Kruschen peut s’adresser à Mlle E.I^clair, téL: B El air 3800.Prière de se faire inscrire a l’avance pour l’une ou l’autre de ces retraites.La retraite du 5 février sera prêchée par le R.P- Jules-Marie, OJ'.M.Mouvement scientifique La ^transfusion” inoffensive Euchre-bingo Avec l’année 1937, la Colonie de Vacances Sainte-Thérèse de l’En-fant-Jésus a élu comme nouvelle présidente active Mme Roland Brassard.M.le curé J.-A.Bourassa, D.Th., V.F., demèùre président d’honneur.Mme Aimé St-Onge a été é’ue assistante; Mlle Colinette Guérin, secrétaire; Mlle Marie-Louise Payant, directrice.La Coîonie fait appel à la générosité du public pour faire de son prochain euchre-bingo du 28 janvier un succès sans précédent.Cette partie de cartes, où 300 prix seront offerts, aura lieu dans la salle paroissiale du Sacré-Coeur, rue Plessis, près Ontatrio, à 8 h.30.Comme tant d’autres personnes affectées de rhumatisme et de maux de reins, cette femme décida, sans grand espoir, d’essayer les Sels Kruschen.Ses douleurs diminuèrent et en quelques mois son mal de dos avait disparu.Ces résultats obtenus, voici ce qu’elle écrit:— “Je souffris pendant quatre mois d’atroces douleurs dans le dos qui m'empêchaient de me remuer au lit.J’essayai divers remèdes sans succès et j’allais entrer à l'hôpital quand je lus une annonce Kruschen qui me décida à l'essayer, l.a douleur diminua aussitôt.Je prends du Kruschen depuis quatre mois et ne saurais m’en passer.Mes terribles douleurs ont disparu.*’ — 4Mmej B.C.________ Kruschen est un excellent diuré-tique—un stimulant des fonctions du rein.Dès que les reins fonctionnent normalement, les toxines disparaissent, le sang se trouve purifié et vous êtes ainsi soulagé de vos atroces douleurs au dos.De là les accidents mortels constatés parfois à la suile de la transfusion.Cette cause étant connue, la science actuelle est en état d’y remédier par la technique dite “épreuve Beth-Vincent”.D’après le physiologiste Landstci-nev, qui a découvert les agglutinines et Jcs hémolysines, les sangs humains se répartissent, sous le rap-port de leurs réactions réciproques, jen quatre groupes.Parmi ces grou-j pes, il en est deux où les sérums I agglutinent toujours et hémolysent j respectivement leurs globules.Ces des groupes, libérant toujours des toxines, sont rigoureusement impropres à la transfusion.Dans un troisième groupe, le sang n’agglutine les globules d’aucun des trois autres, mais est agglutiné par tous.Il peut donc recevoir sans trouble n’importe quel sang, mais il ne saurait être transfusé.Enfin, dans un quatrième groupe, le sang agglutine le sang des trois autres, mais n’es! agglutiné par aucun.C’est celui-là qu’il faut transfuser, puisqu’il ne libère pas ses toxines dans le sang étranger.Les personnes dont le sang possède cette propriété sont des "donneurs universels”.L’analyse préalable du comportement des sangs à l’égard d’un sérum étranger — analyse qui constitue l’essentiel de 1 épreuve BethiVincent — permet de reconnaître les personnes .susceptibles d’être des “donneurs univer EATC N if Tapis Wilton Windsor pour entre-porte et passages.Belle qualité.Poils épais.-Bouts frangés.Quatre dessins vifs en colons attrayartts.Bas prix exceptionnel pour les clients de jeudi Environ 18” x 27” Jeudi 1.85 Environ 27” x 36” Jeudi .’4.50 Environ 27" x 54” Jeudi 5.15 Environ 23” x 6’ Jeudi 6.95 Environ 23” x7'6” Jeudi 8.50 Environ 23” x1?Jeudi 10.00 Environ 23” xlO'6” Jeudi il.75 Environ 23” x 12' Jeudi 13.50 Environ 23" x 13'6" Jeudi 15.50 Environ 23” xl5' Jeudi 17.25 Tapis, su sixième.oi\-on que il il fit suffisamment froid pour Télite admirable qui, un jour, s'est permettre d’ériger d'énormes palais de glace lors du carnaval an- rcconmie sous les balles, oubliera son sanglant baptême?.On qe ré quetleurs parcouraient les plaines blanches en pittoresques costumes.Les “Tandem clubs” avaient grande vogue.En élégantes sleighs nuel De nombreux clubs de ru- vrille pas facilement un'peuple qui (tort, on ne rendort pas un peuple qui s’est éveillé", et cette autre du cardinal Bouleau au lendemain de trainees par des chevaux attelés i en flèche, on faisait de joyeuses j d q a reçi la lîénédic” ville principales ruts de la ; g]e seruit relui quj méconnaîtrait la 1895—Jour de Noël.Québec eut j SunTri"- , la température d’un jour de Pà- Leur j a.a ‘ r»,1,,air P ^nn' au-dessus dura du 19 au 30 décembre.Pen ! "T1”?'qHl réponse à la question que je mentionnais tout à Theure.Je doute qu’on puisse raisonnablement dire qu’il est inopportun de faire un tel examen de conscience, examen d’autant plus nécessaire que l’intégrité de notre vie nationale est plus menacée, et dans cette menace l'espèce d’internationalisme qui succède! au cosmopolitanisme figure au premier pian.La langue française u’est Ja reine des langues qu’eu autant qu’on lui garde sa limpidité, son harmonie et sa beauté, et les apports étrangers lui enlèvent le caractère essentiel à son génie.Mgr Roy termina son vibrant discours en faisant appel à la coopération de _ious dans la préparation de 1937, préparation qui est, en quelque sorte, plus importante que le congrès iui-même, puisqu’elle suscitera une grande leçon de fierté, “€’est une obligation d'être fier de sa race, dit-ôl, et celui-là est un lâche et un vaincu qui n’a pas la fierté de son sang et de sa race.Sous survivrons si nous sommes fiers, nous mourrons si nous n'avons pas le culte de nos origines, de notre histoire et de notre vocation .S.E.Mgr Kidd S.Ex.Mgr Kidd ajouta quelques remarques.Il vanta l’esprit chrétien de la vieille province de Québec et dit que ses ouailles devaient être fières de descendre d’un tel „u ,, peuple.H fit aussi allusion au grand ! les ouvriers et marins sont sujets nombre de missionnaires qui quit-1 britanniques ou résident au Cana-tent les bords du Saint-Laurent! da et 97 p.100 sont nés au Cana-chaquc annee pour •aller évangéliser | da; 26 chauffeurs et huileurs sont les infidèles.Il termina par ces ! des Canadiens domiciliés au Cana-paroles significatives: “Je bénis! da, 112 sont des Antillais, 14 sont votre prochain congrès et je prie- blancs et 124 de couleur.Des 632 rai pour son succès parce que vo-1 commis aux vivres, 335 sont des tre cullcfpour la religion catholique Antillais, les autres sont des sujets britanniques domicilies au Cana- TAtlantique la proposition soumt se à la dernière session par le comité des relations industrielles des Communes, au sujet de l’emploi, par la Canadian National Steamships, d’un plus grand nombre de matelots canadiens.Sinon, il voulait savoir pourquoi.Le ministère des Transports a répondu comme suit, d’après les renseignements fournis par Tad-ministration de la Canadian National Steamships: , La compagnie emploie actuellement autant de Canadiens que possible à bord de ses navires.En tout temps, elle leur accorde la préférence, s’ils ont les qualifications nécessaires.Actuellement le nombre total d’employés est de 1,114, dont 45 p.100 sont des maîtres d’équipage et des officiers, 24 des trésoriers, 7 des médecins, 85 des ingénieurs, 16 des plombiers ou électriciens, 197 des ouvriers et marins.138 des chauffeurs et hui-leurs.032 des commis aux vivres.Or\ tous les maîtres d’équipage el officiers sont des Canadiens ou des sujets britanniques; 96 pour 100 sont nés au Canada.Tous les trésoriers sont sujets britanniques.La majorité des médecins sont des Canadiens et tous sont sujets britanniques.Tous les ingénieurs sont sujets britanniques.79 étant domiciliés au Canada et (i dans les îles britanniques.Tous les plombiers sont sujets britanniques ou Canadiens domiciliés dans leur pays et 86 p.100 sont nés au Canada.Tous da (90 p.100 de ceux-ci sont nés au Canada).et Ton cueillit des Hours ( pri>s d;ms ccs terniesy 18lii—Le froid en décembre fut extrême.Charles Pierce.(Voir ci-oprès).1816—Herbert J.Browne, dans un article intitulé “The Year {Without a summer” paru dans le flearborn Independent du 31 mars 6923.cite de longs extraits du jour-ïial de Charles Pierce, île Philadelphie.Celui-ci tenait compte de ce qui se passait, jour par jour, dans Scs Etats de la Nouvelle-Angleterre et dans une grande partie du Canada.En résumé, voici ses obser-{«ations: Avril—Neige.Gelée durant plu-•icurs nuits.Toutes les plantes «ont détruites.Mai -Nulls très froides, \ents du nord.; Juin—Plusieurs gelées.Juillet—Encore des gelées.Sur tics cours d’eau dans TEtat de New-(York il se forma de la glace.Août—11 y eut de la glace épais-*c d'un demi-pouce.Septembre — Le 17, il fit très froid.i Octobre—Fortes gelées.Décembre — Temperature plus douce.En somme, des contemporains écrivent qu’il tomba de la neige (plus ou moins) au cours de tous les mois de 1816.D'après le Readers Digest de mars 1935 (p.64), il paraîtrait que *‘Snow never falls on TO'/c of the earth surface”.Cette assertion est peut-être risquée.Les flocons étoilés de la blanche neige s’égarent parfois sur des régions qui le voient rarement, mais on ne sau-juûk dira “never”.terres dans les jardins.(E.Noéls anciens, p.37).1898 — L’hiver dut être court, car la débâcle se produisit le 25 mars.Dictons des anciens Myrand, assez Mgr Camille Roy et votre foi chrétienne sont protégés par l’usage de votre langue.” # * * Furent aussi successivement invités à dire quelques mots, Je Dr Mo- Contre l'immigration rend, qui remercia le conférencier t 3 .de la soirée, Mlle Antoinette Lefeb et ICS depenSCS militaires vre, présidente du Cercle des éduca-1 - leurs, qui promit de transmettre | Le conseil municipal de Verdun aux 5,000 élèves de Windsor et.des | a décidé lundi soir de retenir le environs, les bonnes idées expri-1 paiement du loyer des chômeurs, niées au cours de cette mémorable | aux propriétaires “gros ou petits” soirée, M.Robert Gauthier, qui | qui tenteront de chasser les chô-s’engagea à informer en temps et j meurs de leurs maisons avant le 1er lieu les congressistes de juin de la mai.C’est le maire Ferland uni a fidélité de ses institutrices à la mi- suggéré une résolution à cet effet, se en pratique de ces idées, MM.U a dit qu’il avait reçu des plaintes Charles Quenneville et Charles Ma- de \a part de chômeurs à ce sujet.Arrêtons ici l’alignement de nos notes, car celles qui suivraient •.- - BPI sont connues de tous.Remettons re vous chers compatriotes, plutôt en mémoire certains dictons : *', lettres du rom “Bayer”.Exigez ASPIRIN MARQUE DEPOSEE La Croix Boyer Est Sa Garantie d'Origine EXPOSITION-INTERNATIONALE 1937 MAI-NOVEMBRE à I ARIS Voyages à forfeit y compris tous les services d'une tournée avec escorte, organisés par LE DEVOIR-VOYAGES — 12 ans d’expérience — Départs toutes les semaines de MONTREAL — QUEBEC et N.-YORK A - 23 JOURS — Direction Havre ou Cherbourg — Rencontre à l’arrivée — Hébergement, excellent hôtel, bonne location: chambre à deux et petit déjeuner — Une semaine en France — Visite élaborée de Paris — Excursions à Versailles et Malmaison — Tous transports, transferts et taxes — Par personne aller et retour: Classe cabine Touriste Troisième *310 *255 *198 B - 30 (OURS — Par l’Angleterre et la Belgique: 2 jours à Londres, 2 à Bruxelles, 6 à Paris — Hébergement, visites, transport, taxes, rencontre, le tout comme ci-dessus — Par personne aller et retour: Classe cabine Touriste Troisième *335 *280 * BB — Comme ie précédent, sans la Belgique, mais 3 jours de plus à Paris — Mêmes prix que ci-dessus.01 Prolongation à volonté: billet bon pour deux ans.# Prix des passages variables suivant le tarif des navires choisis.• Légère majoration en saison d’affluence: à Taller du 31 mai au 18 juil-,lct; au retour du 2 août au 19 septembre.0 Chambre avec baignoire, seul ou à 2 moyennant léger supplément.X —Facultatif de 8 IOURS.AUX PELERINAGES CELEBRES De Paris à Lourdes: visite des environs — Lyons: Notre-Dame de Fourvières — Ars, église du saint curé Vianncy — Tous frais compris, par personne.*70 Z —Facultatif de 22 JOURS — FRANCE.ITALIE, SUISSE — Lourdes, Marseille, la Côte d’Azur: Nice, Monte Carlo, Gênes, Rome (5 jours), Florence, Venise, Milan, Montreux, lac Leman, Genève et Paris —• Hébergement, visites, transport, taxe, rencontre — tous les services comme A, par personne.*180 Nos voyageurs recevront une carte de validation donnant droit à une réduction de 50% sur les ch.de fer français pour tout voyage après le séjour à Paris — et à 10 entrées à demi-tarif à l’Exposition.S'INSCRIRE TOT EN VUE DE L'AFFLUENCE Le Devoir-Voyages 430, Notre-Dame est - Montréal Tel.BEIair 3361 Billets pour tous pays au tarif régulier ASSURANCES — CHEQUES — PASSEPORTS LE ZODIAQUE “35 *» pleut le dimanche.tières mobiles, où passèrent jadis.Saint-Pierre H’Ôttawa cl autrefois Quand il pleut le dimanche de la LaSalle, Marquette, Cadillac, il me de Windsor’ saluant ses comnatrio- .Sainte-humilie, il pleut sept di- ! semble que la langue française a des les .I ’ K s'ex ^ to f f ran t ses ho mm ares “'iTÏern eretmnnctc t Jroi«ï "’ NM,f io ,'a8 ^ Janvier le 19, 1937.Le procureur, _________PAUL MIQUELON.Province de Québec.District, de Montréal, No D-159263 Cour Supérieure SAMUEL GAINES, médecin dûment.Il» eenelé.maintenant un bureau A 160 O.77ême rue, cité de New-Vork dans l'Eta* de New-York, un de* États d» l'Amérique, DAME OATH RUINE OARRtmHHa.veuve de Paul ARMSTRONG, rê*ldant à 315 est, (Même rue.en la cité de New-Tork.djstrirt de New-York, un des Ktati-Unla d Amérique Défend» re»»» J] est ordonné au défendeur de comp*» raltre dans le mol» Montréal.IR lanvier IMT, T .'OgFA'ni Montréal, mercredi LE DKVOIR 27 janvier 1937 Il | Je dispose on auo'.quos mots, ot le î La carence presque absolue de notre ¦ a / I • *1 on apportera sans doute en cer- enseisnement de la seologie "Si nous avons quelques géologues, formés et pleins de promesses, nous n'avons pas de milieu géologique, pas d'atmosphère", déclare le R.F.Marie-Victorin dans son discours présidentiel à la "Société canadienne d'histoire naturelle", hier soir "Pour un Institut de géologie" ?A rassemblée annuelle de la Société canadienne d'hisUnrc nu turelle, tenue hier soir à VVntversiti de Montréal, le R.F.Mane-Viclorin a prononcé ton discours présidentiel sur le sujet suivant “Pour un Institut de néologie".Nous donnons aujourd hm la premiere partie de cette importante élude: sent sur les hauteurs de la paix! Si vraiment la norme de l’Homo sapiens n’est pas la caverne et la pierre taillée, s’il y a telle chose qu’une possible évolution sociale et spirituelle de l’humanité; si vraiment le christianisme a élé vécu et peut l’être encore, il est évident que l’école, à tous |es degrés, est l’instrument premier de cette évolution.C’est par l’école que nous atteindrons cet idéal palier, où, tenant compte des réalités physiques dont nous faisons alo-miquement partie, et du monde spirituel où baigne notre conscience, nous pourrons vivre librement dans la claire beauté de noire âme comme dans la nef priante d’uue église gothique.Que le Président de la S.C.H.H., â Poceasion du discours annuel qu’on lui impose, mette ce sujet à Perdre du jour, cela ne surprendra sans doute personne.Dans le bouillonnement des idées qui.marque la période présente, Pon s’est éveillé tout à coup, dans tous les domaines de notre hori-lon national, à de dures réalités.Le nuage d’une commode illusion s’est déchiré pour faire comprendre que notre valeur, de foi trempée, n’est peut-être plus suffisante pour protéger nos foyers et nos droits! On a soudain découvert, sous tout l’artificiel et le plaquage qui la masquaient à nos yeux, la matérielle substance de la terre laurentienne.Je veux dire qu’il s’est avéré que la terre laurentienne n’est pas seulement une locution, un thème à discours pour jeunes gens en mal de rhétorique, mais une réalité sous nos pieds.On a découvert en même temps, que cette terre d’antique noblesse cosmique, —- la Laurcntie, l'un des socles du monde! — n’était pas à nous, puisque des étrangers surtout détenaient ses plus in limes secrets biologiques et géologiques.N’appartenons-nous pas à qui possède nos secrets?On a enfin dû admettre que la puissance économique qui parfois, et souvent même, est liée à cette connaissance, était en des mains étrangères.limotion.Réactions.Réactions diverses suivant les écoles et les groupements.Pour les uns, nouveau thème à discours, renouvellement inespéré du cycle d’érosion verbale, je veux dire de la source à belles phrases.Nous avons lu articles sur articles, où le remède indiqué se ramassait, à peu près, à la culture du sentiment national.Pour les autres, soucis pratiques immédiats.Nous avons vu te nouveau gouvernement, sous Ja pression de I émotion publique, créer d’emblée un certain nombre de bourses pour étudiants en géologie.Cela nous changeait un peu des boursier soul FU ms de verre, et qui nous r venaient de Paris, ténors d'opéra Pour d’autres enfin, justificatioi i .i observatoire.Les ltendons cette justice au cierge i ,tu;decine ont engendré la Botani-] canadien, que beaucoup de ses ! pt ralclùmic est la mère de la ! igences de lai ont créé la membres, aujourd’hui, surtout dans { Chimie pure les ex ,{.orU‘iün’ CümPfcnnent konturcrie allemande tt puis, mon Dieu, on cj)imie moderne du ca pourrait peut-etre aussi, pour être liste complètement, se demander si les déficiences présentes et passées du clergé canadien dons le domaine de l’éducation, doivent ni être attribuées comme tel, ou Parce que ses membres sont et furent des Canadiens français moyens, apportant sous la tonsure les déficiences nationales, héréditaires on acquises, que tout le monde rbone et c’est le cinéma qui fait avancer l’acoustique.Mais, sans trêve la pendule oseille entre deux positions extrêmes, et inévitablement la science pure devient à son tour la source qui régénère la science appliquée.Quand les hommes dits pratiques, — qui ne sont souvent que ties hommes à courte vue, —- considèrent la science pure comme uni conuuil.Dans lés milieux écïucà- !luxc fermé * un feupîé lionne!» d’où le ~ clcrgé"est exchi le nôtre- Hs s’apparentent aux so- m I , , —O r- V * V 4 I «% * % ¦, 1 Vk .-v m r k *•%-% k >'k C% t- rt s\ n »' » 1 a m pai ta nature meme des choses, 1 comme dans certaines facultés universitaires.les choses sont-elles beaucoup plus brillantes?Le devoir de ceux qui pensent librement Quoi qu’il en soit, à ce moment critique de l’histoire de lu Nation, le devoir dp tous ceux qui pensent •sainement et librement me paraît évident.Que les éléments ultra-conservateurs du clergé, et les laï- le savent bien les hommes de lagé- W** fl»* gravitent autour d’eux.nération de 1914! — traînent les hommes au carnage, ou les condui- Adoptez u.CAFÉS, THES ef CONFITURES J.J.A.DÉS Y, (Limitée) Qualité supérieure Montréal et qui sont souvent, comme on dit, plus catholiques que le Pape!______ abandonnent l'idée de dresser un mur de Chine autour de la province de Québec: p.ciel est trop haut, 1 etranger trop proche, les ondes trop hospitalières aux idées enne-[J'ies qui diffusent, nuit et jour, des hautes tours d’acier, urbi et orbi.Qu’ils aient foi plutôt dans la va-leur de conquête de la cu’turc catholique et française qu’ils veulent présenter, et qu’ils n’hésitent pas à prendre les moyens pour intensifier cette culture catholique et française, Que, d’autre part, les laïques reconnaissent les immenses possibi’itéx culturelles et spirituelles que détient un corps d'hommes comme le clergé canadien, cl que les uns et tes autres, plutôt que ne chercher les responsabilités dans tes cendres d’un passé mort, ne de- FOURNIER Limité* MANUFACTURIERS D’ARTICLES DE VOYAGE 10 magasins mandant à ce passé,oue les admira* levons d“ bies leçons d’énergie qu’il offre si abondament.Que tous réunissent leurs forces pour la création d’institutions capables de porter jus* qu’au point de rayonnement l’inappréciable culture en laquelle Us ont foil La géologi* Pour aujourd'hui, je ne veux envisager qu’un aspect particulier de cette Insuffisance qui nous a permis de vivre, depuis toujours, les yeux bandés, dans ’e plus admirable des pays: qui fait que notre patriotisme.déjà peu solide de la tête, ne touche pas la terre des pieds.Il s’agit de la carence presque absolue Icnnels bonshommes des siècle,» passés: lord Melbourne accusant j Michel Faraday de perdre son I temps à jouer avec un aimant; Johnson reprochant â Benjamin Franklin d'embouteiller de l’électricité au lieu de s'occuper de ces choses primordiales que sont les guerres et les crises politiques.Et d’ailleurs, qui peut prévoir les lointaines répercussions d'une expérience désintéressée?Quand les moines augustins de Bruno voyaient | leur abbé compter un à un les pois qu'il cultivait dans le pptit! jardin de l’abbaye, ils étaient loin i de se douter que Gregor Mendel ré-1 solutionnait la Biologie et créait j une science nouvelle, d’une immen-j se portée pratique.Quand les époux Curie annonçaient la découverte du radium, nul ne pouvait prévoir que ces expériences de laboratoire affecteraient profondément les bases classiques de la Géologie et de l’Astronomie, cl que ces deux modestes savants venaient de découvrir l’un des grands secrets do la Terre et des cieux.On ne doit pas demander nu chercheur scientifique, comme on ne doit pas demander au poète et à l’artiste, de justifier son existence par des résultats tangibles et pratiques.Autant vaudrait demander à l'hirondelle de défendre la technique de son vol capricieux et à la Sarracénie de nos savanes de justifier le Chef-d'oeuvre absurde de sa feuille.Des questions de cette sorte, disait un géologue-poète, irritent les dieux, et Jéhovah le fit bien voir, dans la tempête, à Job sur son fumier.La grosse finance a commencé les approches pour mobiliser tous les intérêts possibles pour empêcher la disparition de la taxe de vente municipale afin d’empêcher toute augmentation d’impôt sur Je revenu.Déjà à plusieurs reprises, on a lancé diverses rumeurs pour prétendre que cette taxe ne peut disparaître: lo On n’atirail pas le temps de faire les changements législatifs et budgétaires voulus, pour le mois d’avril prochain; 2o Comment allait-on remplacer la taxe de vente?3o Les gros magasins à rayons sont opposés à l’abolition de la taxe de vente; 4o Diminuer la taxe afin de la rendre plus acceptable.Depuis la campagne menée prend des proportions plus considérables.Diverses tentatives ont été faites auprès des députés provinciaux pour les convaincre que ia taxe de vente est sacrée, intangible.En fait, si le gouvernement provincial libère Montréal des charges d’assistance publique et de ia contribution à la Commission métropolitaine, ces diminutions compensent largement avec le produit de la laxe de vente.Car ce n’est pas $3,600,000 qu’a rapportés ia taxe de vente.C’est une somme de $2,700,000 nette.Soit $3,000,000 pomme la part de Montréal, moins $299,000 de dépenses, dont une grosse partie sont allés en bonis d# vente aijx grands magasins, *-F budget prévoit un revenu de $3,600,090 de la taxe de vente.C’est une prévision.On avait aussi prévu un revenu de $4,000,000 pour l’année précédente, alors qu’on n'a obtenu que $2.700,000.La préférence aux ex-soldats Ottawa, 27 fh.NAb) —• En réponse à des questions de M.J.-F.Pou-Rot, M.Fernand Rinfret, Secrétaire d’Etat, a déclaré qu’on avait accordé la préférence, dans les emplois relevant de i’adminstration fédérale, à 47,531 anciens soldats, du 1er septembre 1913 au 31 décembre 1936.De ce nombre, il y avail 14,753 positions permanentes et 32,778 positions temporaires.On u commencé à accorder la préférence aux anciens soldais le 27 novembre 1915.Jusqu’au 1er pas tenu le dossier «hss positions septembre J918 cependant on n’a accordées eu vertu du principe que les anciens soldats ont ta pré-férencc sur )cs candidats éligible» à des positions, pourvu qu'ils obtiennent assez de points pour subir les examen» aec succès.Feu Mme J.-E.Panneton Dernier cours du Dr Sorrel La Dr Etienne Sorrel, chirurgien français, conférencier de l'Institut scientifique franco-canadien, donne ce soir son dernier cours sous le patronage de cet Institut, à Montréal.11 ira ensuite donner une série notre enseignement de 1a géo* rte de cours, à Québec, sur l’orlho-logic.périe.Hier malin ont eu lieu le* funérailles dt- Mme J.-E.Panneton, femme du Dr Panneton, radtologis-le.à ]’église Saint-Vtateur d’Outrc- mont.!æ Père J.-A.Roy, G.S.V., curé de la paroisse, a fait ta levée du corps et il a célébré 1« .service.M.l’abbé Lionel Martel, aumônier de l’hôpital du Christ-Roi, et 1« Père Iré* née Gauthier, C.S.V., ont agi corn me diacre et sous*diacre.Le 2 février I.’assemblée du conseil municipal qui devait avoir lieu demain L'incendie de l'orphelinat St-François-d'Assise Quelque deux cents enfants ont été sauvés aux petites heures hier matin au cours d’un incendie qui a causé pour environ $15,000 de dégâts à J’orphelinat Saint-Fran-; cois d’Assise, 648-670, rue Belmont.L’incendie aurait été allumé, croit-‘ on, par un court-circuit au premier étage de l’immeuble.Les pompiers ont d’abord répondu à une première alarme, qui a été sonnée vers 3 heures hier matin.Peu de temps après on sonnait une deuxième alarme et quatre autres postes de pompiers répondaient à l’appel.Pendant que plusieurs pompiers s occupaient à éteindre les flammes dans la vieille partie de l’orphelinat, où se trouvait autrefois l’école Belmont, d’autres pompiers, aidés d’employés de la compagnie de téléphone Bell et de chauffeurs de taxi, se sont occupés du sauvetage des enfants, 98 garçons et 70 filles, sans parler d’une trentaine d’enfants qui étaient à l’infirmeri* et de quelque 32 relifffeuses.On a hospitalisé les enfants, ies religieuses et leurs aides dans les maisons avoisinantes, dans l’immeuble de la compagnie de téléphone Bell et au poste de pompier/ de la rue Montfort, Quelques petits malades ont été conduits aux dif-j férenls hôpitaux de la ville.Leur ! état ne s’est pas aggravé, si l’on | lad exception pour la petite Hu-guette Cormier, dont ou jugeait le cas très critique avant l’incendie.Si la vieille partie de l’orpheii-nat a été sérieusement endommagée par Je feu, l’eau et la fumée, on a protégé la nouvelle aile de la construction, qui a cependant souffert de l’eau et de la fumée.C’est dans cette nouvelle partie qu’on a groupe tout le monde lorsque les pompiers ont repris le chemin de leurs casernes et que l’incendie tut éteint.Le mépris de cour d'un médecin lin jury de la Cour supérieure a décidé hier dans la cause d’Albert Watson contre la Compagnie Canadian National Steamships que la compagnie était responsable de l’accident survenu au demandeur à bord d’un navire de la défenderesse: le demandeur avait*été blessé au cours d’une tempête au large des Bermudes, et le jury a décidé que l’officier du bord n’avait pas fait installer à temps les cordages pour protéger les marins.Le jury a cependant réduit la réclamation de $30,000 à $4,000.Un incident s’est produit au cours de celte cause.Le Dr Wilder Penfieid, chef de l’Institut neurologique do l’université McGill, avait été assigné à comparaître lundi et ne s’était pas présenté en cour.Hier matin sur motion pour règle nisi le mépris de cour a été déclaré et une amende de $40 a été impo-j sée avec l’alternative de l’empri-I sonnement si le docteur ne se présentait pas sans délai.Hier midi le docteur était en cour.M.le juge en chef Green-shields, de la Cour supérieure, qui présidait le procès, a demandé au docteur ses explications pour avoir désobéi aux ordres de la cour.Le docteur a expliqué qu’il était au chevet de ses malades dont un au moins était en diriger: et que d’ailleurs il avait lui-même la grippe et pensait à se mettre au lit.Le juge a répondu que nonobstant ces raisons le premier devoir du témoin était d’obéir à la loi, et qu’il ne pouvait pas prendre la loi entre scs mains et se faire justice à lui-même: il aurait dû communiquer avec la cour ou les avocats et tout se serait arrangé.Le docteur a repris qu’il était prêt à payer Tamcnde, mais il a demande si sa présence était nécessaire en cour alors qu’il avait déjà fait un rapport sur le cas, que le dossier est complet et qu’il offrait d’envoyer un assistant avec le dossier.Le juge a répondu que le dossier ne remplace pas le médecin, parce qu’on ne peut pas conlre-interroger un dossier.Le juge a ajouté qu’il acceptait les explications du témoin et l’a relevé de su condamnation à l'amende.H a conclu; Qu’il soit bien compris que quand Sa Majesté le Roi convoque quelqu’un, celte convocation est de la plus haute importance e* qu'elle doit être obéic.Le docteur a ensuite rendu son témoignage.L* détective Châteauneuf portait sur lui un mandat pour arrêter Ann Harding Québec, 27.(C.P.) — Le détective Châteauneuf portait 'sur lu', i lorsqu’U fut tué par les bandits : Fontaine et Bernard, le mandat Vl’ntnoner qu’il avait élé chargé d’exécuter contre l’actrice de cinéma Ann Harding.Ce mandai avait été obtenu par l'ancien mari de celle-ci, lorsqu’elle s’embarqua, l’été dernier, à bord d’un paquebot à destination de l’Angleterre, avec sa fille de douse ans.On sait que ACHETE BIEN QUI ACHETE CHEZ DUPUIS Paletots de 6.95 à 22.50 moins un tiers de rabais.pdur jeunes gens, (6 à 18) Paletots d’hiver A RABAIS 15 .00 Parents qui habillez votre garçon.jeunes gens qui devez vous-mêmes acheter vos vêtements.quelle magnifique occasion d'obtenir un paletot neuf!.Tweed, molleton, marine, gris fer, brun.Grenadier, Raglan ou Bolmacan.DU PU 13 — rez-de-chaussée (De Montlgny) PLateou 5151 ALBERT DUPUIS, prindnl, A.-J.DUCAL ».-p.« dtr.-tfér.ARMAND DUPUIS.têtMrts.Les funérailles de M.Fournier et de ses enfants , HuM.27.(C.P.) — M.Georges Fournier et ses quatre enfants, qui sont morts dimanche matin dans l’incendie de leur maison, ont été enterrés hier.Ils avaient pour porteurs dix des pompiers qui ont si bravement cherché à les tirer du feu.Un des secrétaires de M.Mackenzie King est allé offrir les oondoüéances du premier ministre à Madame Fournier.M.Bannister accusait son ex-épouse d’enlèvement.Le détective Châteauneuf accompagnait M.Bannister, aitand celui-ci chercha sa femme sur l'Empress of Australia, à bord duquel elle avait retenu des places, avant de s’embarquer clandestinement sur le Duchess of Atholl.La semaine dernière, Ann Harding s’est remariée en Angleterre.Le feu fait pour $40,000 de dégâts à St-Germoin Saint-Germain, 27.(C.P.) — L® feu a détruit le magasin général et la résidence de M.Donat Gauthier.Les pertes s’élèvent à $40,000.St-Gennain est dans le comté de Drummond.Arthur Fontaine a été enterré Québec, 27.(C.P.) —, Arthur Fontaine, qui à été tué par la police après s’être évadé de la prison de Québec, a été enterré hier en terre non bénite., Le département du procureur général annonce ou’on fera des funéraires officielles au détective Cha-tenuneuf.Celui-ci sera enterre samedi après un service funèbre a Notre-Dame de Jacques- L'aî_ du dentiste La Cour d’appel a cassé un juge-gement de la Cour supérieure accordant $1,400 de dommages à la cliente d’un dentiste.La demanderesse avait réclamé parce que l’aiguille du dentiste s’était brisée et qu’un morceau de cette aiguille était resté dans sa mâchoire.Le Jury avait décidé que le den* liste s’étail rendu coupable de né-gligence en se servant d’une ai-gui:le d’acier au Heu d une aiguille de platine, et d’une aigu He trop faible.La Cour d’appel a décidé que le jury n’avait pas raison de rendre ce verdict sur la preuve faite.Il est en preuve qu’iei tout au moins les aiguilles d’acier sont plus .employées que les a'guilles de platine; rie même les experts diffèrent d opinion spr ’e calibre à employer; » cause de cetîe divergence d opinions.on nç ncut pas dire que Je dentiste a été.négligent sur ce point.Suspects appréhendés Le détective Wilfrid Bourdon, de ta Sftrelé municipale, a appréhendé, hier anrês-raidi.Léopold Bisson* I nette, 31 ans; Maurice Durocher, Sât, J ans, et Raymond Bélec, 23 ans, quel i l’on soupçonne être les individus ! qui ont accosté Roger Lalonde, mes-l usager à l’épicerie Saint-Denis, 5611J avenue Monkland, Notre-Dame-deJ Grâce, et lui ont enlevé, à la pointe; j du revolver, $38, samedi soir- Le bandit Bernard toujours | en liberté Québec, 27.— Nonobstant les, efforts de la police.Honorât Ber-* nard, qui a échappé à un cordon de policiers au cours de la fusillade de la rue Saint-Jean, après s’être éva-, dé de la prison de Québec, est j toujours en liberté, pendant qu’on s’occupe des funérailles du détec-* live Léopold Châteauneuf, de lai Sûreté provinciale, et du bandit:» Arthur Fontaine, qui ont été tués .au cours de cette fusillade, diraan-'! che soir.Pendant que des limlefs poussent leurs recherches dp, côté de Saint-i Augustin, petit village situé àf quelque douze milles d'ici, où ont aurait signalé la présence de Ber-i nard, la Sûreté détient trois fem-; mes et sept hommes qu’on a inter-J rogés relativement à l’évasion del Bernard et de Fontaine de la prison de Québec.Au nombre des personnes que la Sûreté a interro-; gées se trouvent Jeanne Bernard.!’ Simone Bernier, Simone Bacon,» Fernand Bernard et Cyrij Emond.j Un employé du gouvernement provincial, qui travaillait sur un chasse-neige, a téléphoné à la Sûreté pour l’informer que Bernard l’avait accosté à Champigny, â 7 milles de Québec, et lui avait remis $4 en argent des Etats-Unis pour une pa:re de chaussures.De l’argent des Etats-Unis trouvé sur te cadavre de Fontaine porte la Sûreté à croire que se sont des étranger» qui ont aidé Fontaine et Bernard à s’évader de la prison de Québec et qui ’eur ont remis des revolvers et des balles i
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.