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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 29 août 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-08-29, Collections de BAnQ.

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Volume XV — No 204.MONTREAL.VENDREDI, 29 AOUT 1924 ÏKOIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la ooste: Édition quotidienne CANADA.*e.00« EUti'UnlB et Empire Britannique .18.00 UNION POSTALE.f 10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 LE DEVOIR Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTReAL TÉLÉPHONE i Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Adminletration, Main 5153 Directeur : HENRI BOUR ASSA FAIS CE QUE DOIS! L’élection de Saint-Antoine sans obtenir en échange, pour leurs industries, quelque chose \de plus que ce que nous leur concédons gratuitement depuis un quart de siècle?¥ ¥ ?Donc, même en envdsagerfnt l’élection de mardi sous l’angle w «i ££ • » I „ £ai1.très étroit où les politiciens et les “hommes d’affaires ’ l’ont pla- Les “hommes d affaires — La protection, taus- cée> lc programme de M.Mcighen et de son candidat, M.Birks, SC panacée — Et la “préférence” anglaise?— ne laisse entrevoir aucun remède sérieux aux maux réels dont M slunaa le pays souffre.Ce n’est pas un programme de reconstruction INC soyons pas aupes.économique.C’est, par contre, un programme de désagrégation _ „ .~ , ,, , .A,,.: >.nationale: il tend à secfion/iah'ser le pays de plus en plus, à i'or- Les “hommes d’affaires , ou se prétendant tels,.ont réussi à üfier pantagonisme entre l’Ouest et l’Est, sans profit réel pour rétrécir la portée de l’élection de Saint-Antoine a la mesurejie j à anémier davantage la vie rurale du pays et son commerce extérieur pour donner un stimulant artificiel à l’indus- a * * ’ L 1 i „ .J C 4 > ?»», > I rw?•-% « 1 leurs préoccupations d’argent; et les chefs politiques, les conser valeurs surtout, ont docilement suivi sur ce terrain leurs pourvoyeurs d’écus et de principes.Money talks.L’élection va donc se faire sur la seule question du tarif douanier.La ploutocratie tqry et son fidèle organe, la Gazette, appellent cela une straight issue.Pas si droite, ni si simple que cela.M.Meighen attribue au léger abaissement du tatif sur quelques articles d’importation fous les maux économiques dont le Eays souffre: arrêt de certaines industries (dont un grand nom-re ne sont pas affectées par les modifications tarifaires), marasme général, émigration aux Etats-Unis, etc.En cela il répète docilement la leçon de ses maîtres.S’il a la moitié de l'intelligence que ses amis lui prêtent et que nous lui reconnaissonsyo-Fontiers, il ne peut croire à ce qu’il dit.S’il y croit, il peut être et rester un habile avocat : il manque de vrai sens politique, il n’a pas l’intelligence des conditions générales du monde.Le Canada souffre des conséquences de multiples causes, générales ou particulières, créées ou aggravées par la guerre et ses suites: inégale dévalorisation des monnaies, accumulation des dettes publiques, accroissement des impôts, dépeuplement des campagnes au profit de l’armée, d’abord, puis des factices industries de guerre, déséquilibre des fortunes, habitudes d’extravagances contractées pendant la guerre, surproduction industrielle, guerre de tarifs, dumpings, etc., etc.De ces maux, le Canada souffre moins que la plupart des pgys d’Europe, parce qu’il a plongé moins creux dans l’abîme, plus que les Etats-Unis et les pays de l’Amérique du Sud, parce qu’il a commencé plus tôt et poussé plus loin ses folies de guerre.De cette cause initiale, M! Meighen et son parti ~ - et plus particulièrement la clique tory-ploutocratique dont M.Birks est le candidat de choix — sont les premiers responsables."Mettons le Canada en banqueroute pour sauver l'Empire”, s’écriait M.Meighen au début de la guerre.S’il n’en est pas venu à bout, ce ft’est pas de sa faute: la paix est venue trop tôt.A nos dévergondages de guerre se sont ajoutées, ayant ou après, nos folles entreprises de-chemin de fer, la marine marchande aussi chère au coeur de M.Ballantyne, collègue de M.Meighen, qu’à la bourse des contribuables, et maints travaux publics peu urgents et généralement improductifs, dont le coût est venu grever nos budgets d’Etat (fédéral, provinciaux et municipaux).11 faut que tout cela se paie aujourd’hui, demain et plus tard.De cette situation, les deux partis sont également responsables: ils ont tour à tour fait la surenchère de l'extravagance, et dans les oeuvres de guerre, et dans les oeuvres de paix.C’est ce qui explique que M.King, en plus de son défaut naturel de souplesse, se sent fort empêché pour tourner l’attaque contre son adversaire, * * * Complices dans le mal, les deux partis se disputent aujourd’hui sur le remède et appellent en jugement leur victime, le peuple canadien (ou.du moins, la fraction qu’ils peuvent atteindre).M.Meighen, toujours docile au commandement de ses maîtres, les “hommes d’affaires” njwnnisr* la nrotectinn comme la trie, sans même établir une distinction entre les industries vraiment nationales, celles qui utilisent les ressources naturelles du pays, et les industries artificielles, créées et maintenues aux dépens de la masse des consommateurs.Le programme de M.King n’est pas d’une large envergure; et surtout il manque de nettete.Il a du moins le mérite de tenir compte des besoins et des exigences de toutes les parties du pays, de ménager l’avenir jusqu’au jour où il sera possible d’adopter une politique vraiment nationale.Pour l’heure, la population du Québec, pas plus celle des villes que celle des campagnes, n’a aucune raison de fortifier l’influence de la clique financière qui, du haut des piles d’écus amassées dans quelques boutiques de Montréal et de Toronto, prétend mener le pays à sa guise.De cette faction arrogante, dont M.Birks est le mandataire, M.Meighen s’est constitué le féal serviteur.C’est à cet asservissement volontaire qu’il doit d’être resté le chef du parti tory et de recevoir, aujourd’hui, l’appui de gens et de journaux qui menaçaient de le jeter à la mer, il n’y a pas longtemps.C’est une raison additionnelle, outre celles très nombreuses et très graves qui existaient déjà, pour induire à voter contre son candidat les électeurs qui savent observer, réfléchir et former leur opinion sans s’arrêter à la superficie des choses.Demain, nous examinerons les répercussions possibles de cette élection sur les problèmes de fond auxquels personne ne semble vouloir loucher.Henri'BOURASSÀ Le Carnet d'un Voyageur La région du Madawaska Quelques brèves notes d’histoire — Enthousiaste réception au joli hameau de Saint-Léonard — L’adresse du maire et celle du curé — Pas une goutte de sang acadien.d’un relèvement du tarif: équilibre du budget d’Etat?ou regain d’activité indus Chronique préconise la protection comme la panacée qui mettra fin à tous nos maux.Il devrait commencer par nous dire exactement ce qu’il attend équilibre du budget d’Etat?ou rc„ trielle?En d’autres ternies, plus d’argent pour le trésor public, ou plus de profits pour l’industrie privée?L’un exclut l’antre.Si le tarif est relevé de manière à augmenter les revenus de l’Etat, ce ne peut être qu’en facilitant les importations étrangères au détriment des industries du pays.Si, au contraire, il est agencé de façon à exclure la concurrence étrangère en restreignant les importations, les recettes douanières baisseront, il faudra créer d’autres impôts ou alourdir les taxes directes existantes, c’est-à-dire affaiblir la capacité d’achat du consommateur canadien.La Gazette, affecte de tourner en ridicule une parole de M.Hushion: rendl-e le peuple prospère afin que l’industrie soit prospère.Il y a pourtant un grand fond de.vérité là-dedans, c’est la devise économique de l’Angleterre.Nos protectionnistes la prennent à rebours, comme les Américains.La vérité, c’est que les conditions actuelles du Canada, et davantage ses conditions permanentes, ne lui permettent d’imiter complètement ni la politique anglaise, ni la politique américaine, et aue ni l’une ni l’autre ne produirait chez nous les résultats qu’en attendent leurs protagonistes.Pour ce qui est de la protection, l’on n’a qu’à se tourner du côté des Etats-Unis pour constater qu’à l’heure actuelle, en dépit d’un tarif quasi-prohibitif et d’un marché de consommation intérieure quinze fois plus peuplé que le nôtre — et combien de fois plus riche?— maintes industries souffrent d’un marasme égal à celui que M.Meighen et son parti attribuent, chez nous, au seul défaut de protection.Comme les Américains, nous souffrons de la crise des changes qui entrave les exportations.Mais notre puissance de consommation intérieure est beaucoup plus restreinte que la leur.En quoi, une hausse du tarif remédierait-elle à cela?* * * Le seul remède efficace, pour certaines industries spéciales: la chaussure, les lainages* serait la suppression de la “préférence anglaise” qui permet aux exportateurs d’Angleterre de pratiquer chez nous le dumping, non seulement des marchandises anglaises, mais aussi des articles aux trois quarts fabriqués à vil prix en Allemagne ou en Belgique, termines en Angleterre et importes ici avec un rabais de vingt-cinq à quarante pour cent des droits ordinaires.Voilà le vice réel dp notre tarif.Or, à cela quel remède proposent M.Meighen, son candidat, M.Birks, et tout son parti?RIEN.A l’asembléc de mercredi et de nouveau hier soir, en y ajoutant une note d’impérialisme sur les "fardeaux à porter en commun”, M.Meighen a répété la protestation platonique que son parti fait entendre depuis vingt ans et plus contre la onesided preference.Mais à quoi cola mène-t-il?Durant les dix années que les conservateurs ont tenu le pouvoir, ils n’y ont pas touché d’un Iota, à cetle onesided preference.A la dernière session, un sénateur libéral, l'honorable M.David, en a proposé la suppression.Le doyen du parti conservateur, M.Foster, n été le premier et le plus ardent a combattre cotte proposition, Ni M, Meighen, ni aucun de ses lieutenants et de scs organes attitré» n’ont exprimé le moindre dissentiment.NI à la Chambre, ni pilleurs, ils n’ont jamais provoqué un vote direct et décisif contre cette absurde préférence.Dans ce même discours de mercredi, M.Meighen n déclaré qu’il accepterait volontiers une mesur?de réciprocité avec l'Angleterre, Hier, il » poussé plue loin*, il a essayé de galvaniser Le vieux cadavre de fa réciprocité entre tous les pays do l'Em-•ire, Cei« jpVst pas près de se produire ; mais si cela arri-fail, quel soulagement y trouveraienl le» industries de Jn chaus* M’aehyi ¦tire et des lainages, qui se plaignent précisément de la concur-rence anglaisa (ou étrangère, sous couverture anglaise) ?Croit-on que lee Acglftis cpnsenÜrniejB à primer nos denrées agricoles {far Louis DUPIRE) Entre Edmundston et Saint-Léonard, nous côtoyons la rivière Saint-Jean qui, depuis 1842, depuis le traité d’Asèurton, met une liquide barrière entre les Madawaskayens du Maine au nombre de 40,00(1, puissamment organisés,.et ceux du Canada.Le territoire américain et le territoire canadien sont d’ailleurs reliés par deux ponts dont l’un, aux lignes élégantes qui rappellent le chevalet d’un violon, peut se voir au sortir d’Edmundston.Le pays est empreint de particularisme.L’esprit d’entreprise, l’esprit commercial domine la population et on prétend que les Madawaskayens constituent un type à part du Canadien et de l’Acadien.D’aii-leurs, comme on nous le devait rappeler, l’abbé Thomas Albert prétend que, vers 1812, le Madawaska songea à déclarer son indépendance.En cette région la nature est belle, surtout du côté américain, où l’on voit comme tendus entre les clôtures très droites de belles prairies, de bons champs de sarrazin ou d’avoine.On devine à la construction que nous ne sommes plus dans Québec.Les églises, au moins les églises protestantes, sont plus modestes, de bois, mais gracieuses; les maisons particulières sont toutes coquettes et certaines sont imposantes.La couleur et presque uniformément blanche tandis que le toit à longues pentes est rouge.Tout respire le confort et l’aisance, sauf la forêt qui apparaît par instants minable aver ses squelettes d’arbres tués par le feu., A SAINT-LEONARD Mais voilà Saint-Léonard, joli petit hameau tapi au fond d'un gras vallon.Le soleil est haut et frappe de ses rayons perpendiculaires la plate-forme.Les voitures et les automobiles font haie derrière la gare.On dirait le moment de la grand’niesse* Mais, prêtres en tête, toute la population est a la gare.On a même dressé une estrade tendue de drapeaux pour la brève réception.Un beau quai et du temps devant soi.Nos voyageurs en profitent pour se délasser et pour nouer le rontact personnel avant l’arrivée du deuxieme tram.M.l’abbé Comeau, M.l’abbé Saindon, M.Soucy, avocat, se portent au-devant du directeur du Devoir qui doit marcher quelque six cents pieds pour franchir la distance qui le sépare du quai.Le second train observe rigoureusement l’horaire et la cérémonie commence par le chant de l’Ane Mnris Stella.On entend plus tard l bvangehne, chant acadien.C’est la première fois que nos oreilles goûtent une mélodie locale, * (Suite à la 2cme page) cite divers faits pour justifier son | opinion et la justifie en effet; d'au- \ très citent d'autres actions de la | même personne et qui justifient une \ opinion contraire, et avec justesse.C'est que l'homme est rarement un lorsqu'il s'agit du sentiment patriotique comme lorsqu'il s'agit d'autres sentiments.Il g a des remous, des ressacs, il g a la vie ondoyante et diverse qui influence lavement sans qu’on réfléchisse toujours assez.Il g a surtout les intérêts qui agissent d'une manière subtile et.à un moment donné, fournissent des raisons spécieuses et des excuses probantes à des actes condamnables.Puis ce sont les idées ambiantes, des sentiments irréfléchis imbibés inconsciemment an cours de la vie, un vieux fond politique qui demeure au fond de la conscience.C'est alors surtout qu'il faut pardonner à lu nature humaine qui n'est pus telle dans la réalité qu'on ta voudrait dans l'idéal.Il faut pardonner le mauvais pour le bon et tenter de faire luire le soleil de l’indulgence sur les bonnes parties des âmes afin de tes développer plus vite que /es antres et, pur une rapide croissance, leur permettre, de les étouffer.Et surtout il faut comprendre qu'un homme, dans la vie, offre des faiblesses à côté d’hèroïsmes.une tête de Janus à deux faces, st souvent, des incompatibilités qui saisissent lp regard et qui sort inexplicables.U faut alors de la prudence dans les jugements, du discernement dans les appréciations, une attention soigneuse avant de formuler tes opinions et de les laisser courir, vulgaire monnaie qui passe d’homme en homme et accomplit son oeuvre.Mais ce sont toutes ces choses, contrastes, antithèses, oppositions entre les personnes et dans les personnes qui rendent les pags de population mixte si intéressants, si vivants, si déconcertants quelquefois, mais toujours si humains et si variés.En cherchant bien, dans chaque cas, on trouve des causes « tout, des origines multipliées à chaque action, et bien souvent aussi des excuses puissantes qui remplissent te coeur de pardon et de douceur.C'est ainsi qu’un Canadien français du vieux Québec, par exemple, s’amuse, énormément la première fois qu’il entend un orateur réclamer plus de français dans les écoles dans une langue barbare où l'on trouve deux anglicismes sur trois mots.Plus lard cependant, il comprend mieux, et le même fait lui apparaît déjà comme une victoire certaine et le.signe non équivoque d’une résurrection glorieuse.Il abandonne alors son intransigeance 1 si hautaine des vieux jours et, par une étude des raisons et des causes, f pénètre plus avant au coeur du problème., .Canadiens français qui visiterez nos pags mixtes, ouvrez donc d’abord vos intelligences, puis ouvrez l'histoire et l'expérience que vous aurez vous enrichira encore autrement que la lecture de Grandeur et Servitude militaire.Z0ILE.Le Reich ratifiera probablement i’accord de Londres Le vote final sera pris cet après-midi à quatre heures — Les nationalistes mettraient de Peau dans leur vin — Leurs résolutions — Des caucus entre les chefs de parti — Le débat mouvementé s’est continué ce matin au parlement S* ¦ ¦ 1 “ .Le “Berengaria” portant le prince de Galles est lattendu vers 2 heures à la Quarantaine de New-York.On pren-cet après-les projets l’cxccution Qu'a dit M.King?Berlin, 29 (S.P.A.) -dra.à quatre, heures, midi le vote final sur de loi pour permettre du plan des experts ainsi que sur l’accord de Londres.11 semble certain, maintenant, que le reichstag acceptera l’entente.Il est possible que l’on change la forme des résolutions soumises hier par les nationalistes de manière à permettre au gouvernement de se prononcer.C’est un effort des nationalistes pour trouver un moyen (Te voter en faveur des projets de loi sans risquer leur prestige.AU PLUS TARD EN AOUT 1925 L’une de ces résolutions stipule que le nacte de Londres ne devra prendre effet que lorsque l’Allemagne aura reçu la garantie internationale qu’on aura évacué les régions qui sont occupées sans avoir été prévues par le traité de Versailles au plus tard en août 1925.Une autre veut que le pacte de Londres ne prenne effet qu’après oue le gouvernement aura répudié officiellement la culpabilité de la déclaration de, guerre contenue dans le traité de Versailles.Une troisième ordonne au gouvernement qu’on examine de nouveau les capacités de payer de l’Allemagne dans le but < e faire réduire les obligations contenues dans le plan des experts.LES NATIONALISTES SE D1VI-SERAIENT Après le débat d’hier, le gouvernement semblait assuré cbe la majorité.nécessaire à l’adoption des lois pour l’organisation de la banque d’émission-or ainsi que pour les obligations industrielles.On n’est pas aussi assuré du deux tiers (Tes votes nécessaires à l’adoption de la loi concernant les chemins de fer.Jusqu’à maintenant, les nationalistes n’ont montré qu’une solide opposition au programme du gouvernement, mais il semble ou’ils se diviseront de manière à permettre l’adoption de la loi des chemins de rcr.Il y a eu «les caucus à ce sujet, hier, entre les chefs de parti et le ministre des affaires étrangères Stresemann.Ce dernier a soutenu un vaillant combat pour faire adopter la législation neces saire à ^exécution du plan experts.des LE DEBAT SE CONTINUE Berlin, 29 (S.P.A.) -r- Le Reich- Antithèses Alfred de Vipnp, qui inventa ta "tour d’ivoire pour tes poètes orgueilleux, mécontents de leurs contemporains, fut aussi, comme chacun sait, l’auteur d’un livre de prose célèbre intitulé Grandeur et Servitude militaire.L’antithèse frappante des beautés et des laideurs, de l’héroïsme et de la servilité, de l’Obéissance, de ta consigne et de la discipline lui inspira quelques nouvelles brèves où se marquent nettement les deux résultats contraires et opposés.Cette divergence des résultats se manifeste avec beaucoup d’éclat et fants avec un relief aussi marqué dans nombre d'autres domaines.Dans les régions mixtes, par exemple, où deux populations d’origine différente vivent à côté l’une de l’autre, c’est le patriotisme qui fournit les plus vifs contrastes et les antithèses prononcées qu’aurait aimées Victor Hugo, lui qui les poursuivit partout et les aima plus que fout au monde.Elles sont Innombrables, nos réglons de population mixte, hfos frontières de race aul commencent A l’tle-du-Prtnce-Eàouard pour se terminer aux Rocheuses, qui se dédoublent au centre et s’entrecroisent dans l’Ontario et le nord des Etats-Unis, forment un terrain admirablement fécond pour les belles et les mauvaises végétations de l’âme, pour les résistances courageuses et les lâchetés Insignes, pour les dévouements Incomparables et les servilités hnmtltantes, A côté d'hérotsme pur, il g a les rons veilles, et les uns se détachent sur les autres avec une netteté de contours admirable, * Sidle part ailleurs, on ne retstou- people mould feel Umt, should the situation ever require it, Canada and the other Dominions mould be prepared to do their part ns they had done it in the past.Le Soleil prétend-il que ce texte de la Canadian Press est un faux?Dans l’affirmative, le directeur- sain al d’intervenir auprès des intéressés pour que l’exacte pensée du premier ministre soit régulièrement transmise, sous la responsabilité de la Canadian Press, à tous ceux qui ont reçu le premier texte?Orner HEROUX- ve une opposition aussi tranchée.Un homme consacre ses jours au maintien dans le coeur, l’âme el l’intelligence de ses compatriotes de la langue française et de ta religion catholique.Il sacrifie à cet austère devoir son avancement, son bien-être matériel, ses qualités éminentes.Et, à côté de lui, son voisin, pour obtenir une promotion longtemps souhaitée, ne fréquente plus ses compatriotes, parle toujours anglais, abandonne l’église.Voici des enfants que leurs parents gardent jalousement dans une atmosphère purement française afin qu'ils ne s'anglifient pas à l'âge si malléable de l'adolescence.Vous vous repose: à rêvasser un soir sur le bord du lac.D'autres jeunes en-s'amnsent autour de vous.Vous entendez dans le soir leurs cris perçants, leurs rires.Ils ont toute la vivacité émouvante, tout l’entrain persévérant dp l’adolescence.Vous prêtez l'oreille tout à coup et de ces lèvres bien françaises ne sort aucun mot de notre langue.L'école anglaise a fait son oeuvre, la vie la terminera.L’assimila-1 Non, comme un virus indestructible, a commencé son travail et le terminera lentement et sûrement.Le contraste n'existe pas seulement entre les personnes, il existe dans les personnes elles-mêmes qui offrent, a cédé d'une face admirable, une autre face qui l’est moins.C'eut une chose que nous comprenons avec beaucoup de difficultés.Comment le même Individu peut-il être double, pour ainsi dire, être admirable durant une heure, une journée, l'étre moins après, reconquérir notre sympathie peur la perdre encore?Pris du besotn de l'unité, les uns ne votent et ne veulent voir que le beau côt^ de» personnes; le» autre», que te innnvai» côté, et le» population te séparent dam tear appréciation.Une pertonnt Le Soleil du 28 août, qui nous arrive ce matin, contient, en première page, sous le titre Un démenti, les allégations suivantes: "Les orateurs de l’opposition colportent.dans Rimouskl, la rumeur qu’au dîner donné à l’amiral Field, l’hon.M.King aurait déclaré qu’advenant une nouvelle guerre européenne, le Canada était prêt à faire autant dans l’avenir qu’il avait fait dans le passé".Or, nous sommes autorises à dire | R- ^ZutriV les 'organ! obTigé de se deTcndre contre une I teurs libéraux ne feraient, pas agression armée, il saurait faire son devoir".Ce n'est pas du tout la même chose, comme on le voit.’’ La querelle entre oppositionnis-tes et ministériels ne nous intéresse guère, mais comme nous avons été parmi les premiers à commenter les paroles de M.King, et comme celles-ci peuvent avoir une portée considérable, nn nous permettra d’ajouter tout de suite à la note du Soleil un bref commentaire.Le Soleil met avec rarson ses lecteurs en garde contre les "rapports cuisinés dans les officines bleues": il faut se méfier des "rapports cuisinés dans les officines" politiques —rouges et bleues.Mais ce n’est pas dans l’un de ces rapports que nous avons pris notre texte — qui n’est pas exactement au reste celui que, d’après le Sole.it, colporteraient les bleus, mais qui, cela saute aux veux, diffère singulièrement aussi de celui où le Soleil pre-tcnd’marqucr la pensée de M.King: c’est dans le compte rendu de la Canadian Press, agence cooperative d’information qui dessert la plu-nart des journaux canadiens et dont le directeur-gérant du Soleil, M.Henri Gagnon, est l’un des administrateurs.On a pu lire cette pièce dans la plupart des journaux du vendredi 22 août, nous en reproduisons l’essentiel : (Traduction) stag, ce matin, a continué le débat acrimonieux qui a duré sept heures hier.On ne croit pas, toutefois, qu’il soit nécessaire d’appliquer le décret de dissolution du parlement que !e chancelier Marx a obtenu du président Ebert pour le cas où la Chambre n’approuverait pas l’accord de Londres.Dans un dernier appel, ce matin, pour qu’on accepte cette entente, (e chancelier Marx a suggéré que les résolutions que les nationalistes ont soumises hier soient amendées de manière à permettre au gouvernement de les accepter.En attendant, les négociations se continuent secrètement et il y a beaucoup d’activité dans les cercles politiques.Certaines personnes bien informées prétendent qu'il y a chance égale pour l’adoption du pacte de Londres.GRAVE SITUATION A SHANGHAI Washington, 29 (S.P.A.) —Le département d'Etat a reçu du consul général, M.Cunningham, un message disant que les conditions s’aggravent d’heure en heure à Shanghaï.Dans son rapport qu’il fait tenir par l’intermédiaire de la légation américaine à Pékin, le consul dit que l’autorité militaire s’est emparée de la gare du chemin de fer et qu'elle en a fermé les portes le 27 août.L’ARRIVEE DU PRINCE A NEW-YORK New-York, 29 (S.P.A.) — On a préparé un débarcadère spécial, à Glcncove, lamg Island, pour l'arrivée du prince de Galles.Une équipe d'ouvriers a travaillé toute la nuit pour terminer les travaux à temps.On ne connaît pas l’heure exacte de l’arrivée du prince.Aux bureaux de la ligne Cunard, on a dit que le navire arriverait à la station de la quarantaine à deux heures.Mais il est possible que la mauvaise température retarde cetle arrivée.PAS D’EXAMEN MEDICAL On n'imposera pas au prince l’examen médical que doivent subir toutes les autres personnes arrivant d’Europe.De la station de quarantaine, on conduira le prince sur le yatch "Black Watch" jusqu'au “New-York Yatch Club”, à Glencove, et de là à Siosset où il demeurera.On fera tenir un message de bienvenue au prince, sur le “Berenga-ria", par un aviateur qui ira survoler le navire.Bloc-notes “Souvenir»’ En meme temps, conclut premier ministre, lout homme qui croit le moins du monde à ht virilité du peuple britannique, sentira, en se retournant vers les années qui sont Immédiatement derrière nous, que.si jamais la situation l’exige, le Canada el 1rs antres Dominions seraient prêts à faire leur pari comme ils l’oni folle dans le passé.(Original) At the same time, the Prime Mlnttler concluded, looking back at the years Immediately behind •as, any man who believed at all In the manhood of the British On a nu lire dans quelques journaux l’information selon laquelle un groupe d’Américains qui ont visité l’Elysée, à Paris, auraient emporté deux douzaines de cdeillcrs a café en or des services de la présidence de la répub'ique frnn çaise, ainsi que maints souvenirs de Napoléon Bonaparte.Il y a eu des démentis donne à ce sujet, mais nur les organisateurs de la visite seulement.La présidence n'a rien (fit.Le Timm, de New-York, rappelle à ce propos qu’en réalité une masse de touristes américains on» la malhonnête habitude d’emporter des “souvenirs” de presque 1 »us les hôtels où ils logent.I.es propriétaires de grandes hôieîlcrl’s, au Canada et aux Etats-Unis, le savent par expérience, au point qu'il:; établissent leurs prix de- façon à faire payer indirectement un excé j dent à chacun de leurs clients, nom j parer aux disparitions d’articles-_ I souvenirs.Leurs calculs établissent qu’en moyenne ils doivent compter !«t par client, pour ce qu’il peut emporter de la sorte en quittant l’holet.Cela fait quelques milliers de piastres par an, dans un hôtel un peu fréquenté.Tous les clients ne sont pas collectionneurs, mais ceux qui ne le sont pas paient indirectement pour les autres.Entre autres articles qui dïslisent ainsi, il y a les cuillers, les serviettes, les draps de bain, tes draps de lits, les couvertures de laine.Le directeur d’un grand hôtel new-yorkais cite mémo le 4»* d’un client qui trouva moyen de défaire une petite table où poser l’appareil téléphonique et de la glisser dans sa malle.”On croit nous escamoter ce qu’on enlève de nos hôtels", dit-il, "mats, en définitive, les voleurs paient, de façon indirecte, et te public, solde une part de la note." La politique de la main leste coûte cher même aux gens trop honnêtes pour la pratiquer.Applaudissements l^s gens qui fréquentent les assemblées politiques paraissent avoir trouvé un moyen à la fois peu désagréable et très pratique de faire cesser les orateurs qui les ennuient.C’est de les applaudir à outrance, à tout propos, surtout hors de propos.A moins d’avoir beaucoup d’a-ploinb, l’orateur reste un peu interloqué de se voir tant applaudi alors qu’il a dit des choses tout à fait ordinaires, et de ne pouvoir plus continuer qu’avec difficulté, tant les applaudissements se multiplient.Ou bien il se dit qu’il a dû lui échapper quelque bourde, ou il sc rend compte que l’auditoire en a assez et, trop poli pour le lui dire de façon brutale, le lui laisse entendre en l'étouffant de manifestations dont l’ironie finit par s’imposer à l’orateur, s'il a un tant soit peu d’esprit.Mais s’il ne comprend pas, comme ce fut le cas de quelqu’un qui, ces soirs-ci.pendant la campagne dans Saint-Antoine, ne voulait pas aller s’asseoir.les applaudissements tournent a l’ovation qui submerge 1* voix et la noie.Cette méthode ne vaut-elle pas mieux que les anciens tumultes hostiles et les invitations brutales à vider la place?Une aubaine La tentative d'évasion d’un des condamnés à mort internés à la pri* son de Bordeaux fournit une abondante copie à certains quotidiens.Cette affaire aura été.tout le long, une aubaine pour eux.Le crime, l’arrestation des criminels, leur double procès, leur condamnation, leur internement, leur cojifp manqué de ccs jours-ci.leur pendaison probable et, s’ils sont pendus, leur exécution, avec tous ses détails, autant de morceaux de choix pour une certaine catégorie de lecteurs.Ils connaîtront mieux tous les incidents de cette affaire, même les imaginaires, nue ceux de n’importe quel grand fait historique du Canada français.Ainsi s'instruisent les gens, à lire leur quotidien.Beaux enseignements.G.K 2 LE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI, 29 AOUT 1924 Volume XV — No 204 Chez let conservateur! Battre M.Hushion serait désapprouver toute la.libérale actuelle C’est le sens de la plupart des discours prononcés hier soir à la salle Windsor par les partisans de M.Meighen et le chef lui-même.MM.W.-G.Ross et Z.Hébert présidaient — MM.Wm.Birks, Hugh Guthrie, Z.Hébert, Ma-nion, Monty, Mmes John Scott et Henry Joseph ont aussi parlé.LE CARNET D’UN VOYAGEUR (Suite de la 1ère page) M.SOUCY Le chef de l'opposition au parle ment fédéral, M.Arthur Meighen, le candidat conservateur de la division Saint-Antoine, M.William M.Birks.M.Hugh Guthrie, M.Zéphi-riff Hebert, le Dr Manion, de Fort-William, M.Rodolphe Monty, Mme Henry Joseph et Mme John Scott ont parlé hier soir à une assemblée tenue dans la salle des concerts de l’hôtel Windsor, sous la présidence conjointe de MM.G.W, Ross et Zé-phlrin Hébert.Les orateurs parlaient du haut de la petite- scène et.sur une table devant eux, on avait disposé trois appareils qui ont transmis leurs paroles aux amateurs de radio.Les orateurs ont été unanimes à reconnaître l’importance du résul tat de la lutte qui se fait dans la division Saint-Antoine: l’élection du candidat conservateur M.Birks prouverait, ont-ils dit, que le peuple réprouve la politique de M.King.Ils se sont aussi entendus pour faire un éloge varié de M.Birks.M.Hodolpne Monty a été remarquable sous ce rapport.Parlant après M.Meighen et comme dernier orateur au programme, M.Monty s’est levé, a regardé d’un oeil effrfrè la salle qui menaçait de se vider fout à faH, a pris un air serein en voyant qu’il restait néanmoins encore quelques auditeurs, a alors rectifié soigneusement le microphone de façon que les amateurs de radio ne perdissent aucu ne de ses paroles, a enfin parlé de l’esprit public qui aurait remplacé l’esprit de parti, a fait valoir un certain nombre des avantages que donnerait un gouvernement conservateur et a terminé par une véritable litanie k l’adresse de M.Birks: “Voter pour M.Birks, c’est voter pour la prospérité,’’ etc.M.Meighen ayant d’abord déclaré qu’il ne traiterait pas de questions d’importance mineure, ne s’est pas cependant toujours tenu sur les hauteurs de la politique transcendante et a laissé son sarcasme l'entraîner.Il a dit et répété que M.King veut le commerce toujours de plus en plus libre mats qu’il n’en est pas encore arrivé vouloir le libre-échange que son programme promettait implicitement.Il a fait voir le premier ministre courbé sous le fouet de M.Forke.Il a reproché à M.King de ne pas parler du démenti que lui auraient infligé certains industriels de qui le premier ministre aurait dit qu’ils ne souffrent pas des changements opérés dans le tarif et qu’ils lui ont écrit en ce sens.Bref, M.Meighen mettait ses auditeurs en droit de conclure que M.King n’a rempli k peu près aucune des promesses qu’il a faites au pays et il a même défié les libéraux qui auraient pu se trouver dans l’assemblée de lui apporter un seul h’enfait de l’administration actuelle.Le chef de l’opposition a promis, hier soir, que, l’occasion sc présentant, il dira aux gens de l’Ouest qu’il ne faut pas leur sacrifier les intérêts de l’Est à la manière de M.King.M.Meighen a aussi dit que les conservateurs veulent la protection, qu’ils n’entendent accorder la préférence qu’à Ta condition d’être payés de retour, de même pour la réciprocité.La préférence accordée aux produits art glais n’ayant pas donné de bons résultats pour nous, a fait remarquer M.Meighen, le gouvernement aurait dft "revenir sur ses pas".Et on ne doit, a-t-il ajouté, accorder la préférence à un produit anglais fat xant concurrence à un produit canadien.Les conservateurs enten dent accorder un tarif protectionniste à tout produit canadien.Le candidat conservateur, M.William Birks.a commencé son discours en français : ‘ Messieurs, h la demande de toutes les classes de Saint-Antoine, j’ai accepté la can didature.Mon programme est trè.simple : protection pour l’ouvrier et l’industrie.’’ Il a ensuite parlé anglais et « dit qu’à son sens un tarif de protection est essentiel, un tarif pus nécessairement élevé, mais, k coup sùr.stable.M.Hugh Guthrie, ancien ministre de la milice et de la defense a montré qu’à travers les différents gouvernements qui se sont succédé, le principe de la politique fiscale établi en 1878 s'est maintenu pour le-plus grand bien du pavs et que maintenant l’administration King le menace terriblement.M.Guthrie qui, pour bien prouver ce qu’il avançait, entassait laborieusement les statistiques, s’est vu interrompu à deux ou trois reprises par un individu de qui un constable s’est enfin approché d’un air gros de menaces.M.Zéphirin Hébert s’est demandé si la province de Québec va enfin revenir à r’allégeanoe politique” qui lui a donné la prospérité.M.Hébert a aussi dit grand bien du vote des femmes et de leur jugement qu’il a déclaré sûr.Comme il en avait charge, il a présenté k l’audildirc les deux orateurs féminins de la soirée : d’abord, Mme Henry Joseph, qui exprime son espoir de voir, un jour, grâce à une adminlslration consdrvntrlce, les leunes Canadiens quitter les Etats-Cnis pour revenir dans leur pays; puis Mme John Scott qui a fait la première partie de son discoura en français "afin, a-t-elle dit, de montrer à M.Meighen que lui et se» amis d’Ontario ne sont pas les seul» à pouvoir parlor français,’’ Mme Scott a mis l’auditoire en gaieté par ses traits dant la plupart visaient l’homme.Elle a ensuite reproché au premier ministre do la province, M.Taschereau, de n’o-volr pas accordé le droit de vote aux femmes, puis s’attaquant à M, King, elle a déclaré que le principal grief des femmes à son endroit vient de ce que le gouverne-me* « fixé l’élection dans Saint-Antoine en plein été i l’époque de {la villégiature et met par là un *rand nombre de femmes dans l’impossibilité de voter.Des cris de : ’“Meighen! Meighen!.Monty!” l’ont interrompue.M.Hébert, venu è la rescousse a reçu de certain» individus une invite conclu* et impolie de garder le silence.M.Manion, de Fort-William, a affirmé que le gouvernement King a brisé les promesses qu’il avait faites, notamment au sujet des trusts, combines et mergers, du secours promis aux soldats, de la vidant il devait abaisser le coût.Il a fortement reproché à M.King d’être ‘‘irresponsable’’.M.ARTHUR MEIGHEN iM.Meighen a d’abord rendu hommage a M.Walter Mitchell qui a démissionné pour un_ principe, parce* qu’il croyait néfaste aux intérêts du Canaaa.1» politique de M.King.Puis le chef de l’oppost-lion s’est dit heureux de I esprit puiblic manifesté par M.Leslie Bell qui, en se retirant de la lutte en faveur de M.W.-M.Birks, a permis l’union du parti conservateur.Enfin, il a fait l’éloge* de ce dernier dont les talents et l’énergie qu U fl manifestés, au cours de su longue carrière des affaires, lui ont assuré le succès.M.Meighen dit que tout le monde connaît l’opinion de la circonscription électorale de Suint-Antoine, mais le gouvernement a trouvé bon de tenir réieetion alors que des centaines et des milliers d’électexirs sont en vacance.Aussi l’opposition doit-elle faire face à un gouvernement dont la machine électorale est puissante.Il lui faut donc l’énergie concentrée et déterminée ainsi que la sagacité de tous ceux qui aiment U* bon gouvernement, Il croit donc devoir parier des conséquences de la politique que suit le gouvernement de manière k tenter d’inspirer, à eeux qui l’écou-tent.la tache qui les attend durant les jours prochains.Il a fait remarquer l’atmosphère politique qui existe aujourd’hui, différente de celle d’il y a trois ans alors qu’il venait parler des mômes questions.Mais, aujourd’hui.M, Meighen dit avoir l’avantage de 30 mois d’administration libérale.ïl a ensuite parlé Grièvement dsi programme des libéraux, en 1919, et il a énuméré les concessions qu’lis ont accordé, depuis, aux progressiste* afin d’obtenir leur aide eu Chambre.Le gouvernement ayant été élu sur un programme do nolltlque fiscale similaire à celui des progressistes et ayant, par conséquent le support de ces derniers de manière à pouvoir appliquer le programme de 1919, évita de le réaliser et, dans le cabinet, il y eut des hommes comme sir Lomer Gouln, les honorables Fielding et Murphy.Ces gens se sont montrés assez forts pour éviter qu’on plonge le pays dans les désastres que n’aurait pas manqué de causer cette politique.Malgré tout cela, 11 y eut une concession durant la première session.Il y en eut une autre durant la seconde et M.Fielding a alors eu peur; il a déclaré qu’il n’irait pas plus loin dans le domaine des réductions du tarif et que ce dernier serait maintenant stable.Il y eut une éleclion partielle au Cap Breton, une k Halifax et une autre dans Kent.Le gouvernement était en minorité à la chambre et M.Fielding, qui fut seul à se déclarer contre le programme tarifaire de 1919, est devenu malade.Sir Lomer fiouin s'est retiré el M.Murphy était pratiquement en dehors du gouvernement.Ainsi, dit M.Mcigh- ! on, le* restes du parti ont dû faire face au parlement en minorité parce «ju’it avait perdu des sièges dans I est et parce qu’ii avait perdu s«*s éléments les plus forts, les seuts «pii lui donnaient la valeur d’un gouvernement.U* résultat fut le tarif de la dernière session.On rejetait la 1 stabilité tarifaire comme on avait mis de côté, deux ans plus tôt, le programme de 1919.On appliquait au tarif des réductions plus radicales et dont les «-onsèquences étaient plus étendues que tons les tarifs depuis Alexander Mackenzie LES REDUCTIONS TARIFAIRE,si M.Meighen a alors parlé des effets des réductions tarifaires sur l'industrie des machines aratoires, démontrant que les manufacture* a-vaient dû cesser leur travail, que la demande «tes fermiers diminuait et que les prix étaient plus élevés, Nous récoltons aujourd'hui, assure M.Meighen, les effets «le cette politique du gouvernement, et 11 y a des menaces «l’une plus grande liberté au commerce.Est-ce avec de semblables discours de M.King sur une plus grande liberté au commerce que 1 on placera des fonds pour augmenter notre Industrie ou pour établir de nouvelles manufacture*?Pf*1* constater que beaucoup main* d industries américaines sont venues s’établir chez nous.M Meighen a ensuite parlé de l’ouest du pays.Il a dit ne pas être venu de 2,?)00 mille* k l’ouest, d’où Apres avoir présenté aux pèlerins les excusé* de M, le maire Rivard, retenu chez lui par la maladie, ML Soucy déplore que Tunion la plus complète n’alt pas toujours régné entre Acadiens et Canadiens, bien que ceux-ci aient tant d’intérêts en commun.,, l Nous, les Français du Nouveuu-Hrunswirk, nous avons besoin, dit-ll, j de l’aide de nos grands frère* du Québec.Dans la campagne récemment ; engagée en faveur de l’enseignement du français dans les écoles du Nouveau-Brunswick.il nous faudrait des révcllleurs de patriotisme tels que ! M.Bourassa et les autre* rédacteurs du Devoir.11 nous faudrait le De-j voir pour prêcher l’émancipation économique des Acadien*.( Le Devoir, soit dit en passant, ne damande pas mi«ux que d’aller j tous les jours dans toutes les réglons d’Acadie et non pas seulement une fois de temps en temps.Il tient à luire, suivant une heureuse image, le ' ralliement après la dispersion moderne.Il n’y a qu’à l’aider.M.Soucy continue: Hélas nos luttes pour 1 obtention de nos droits, entre autres le respect de notre langue et la juste distribution des cm- 1 SI i dits* i fe- 1 «* x* f M V.H J VJ us *« X.s Vf L * heureux, a une histoire même si elle est généralement ignorée.Les fondatesirs du Madawaska ont é«-oont-litt A teetionë avec compartimenta; et eolona wapon-r est auront, wapona modernea d* première.Pour toua renteigne-mentt et rieervee da flotte, e'adrester au ureau des billets en tulle, tso rua St-, Jacmies, Main SStO.Chambre à louer Dans famille bmée, usage du telephone.S’adresser à 62, Marquette, Belair 1615M.CLAV1URAPHES De toutes les marques et prix, vendus au comptant et à terme.Cla-tigraphes réparé», loués, nettoyé* et inspectés.Ruban, papi:r carbon* ft'r Exchange, Jamies ww -eawj^v.v- aaiaa/uai, 1/« | ne.Canada Typewrit'» Main 2202.— 58 St-J , ANNONCE MUNICIPALE Taxes d’Eau et d’Affaires AVIS tax par laa prisant»» donnl «¦» MARDI, LE 2 SEPTEMBRE prochain aat la darntor J»«r oà L'Escompte de TROIS pour CENT pont Itr# accordé anr la» ta»»» d’aoa, d’offolro» #t paraonnallaa.Laa aontrlbnablaa qol paîtront lanra Usas oprà» catto data devront ajootar 8% d lamentant da lonr rompu, st s’il* n» le» paient «« apréa la pramlar novembre, t4rtt on __________________ l'intérM exigible «ara da 7%.Ci___ Ton» Ue Compta» ont ltd aavoydo anx Contrtbaabloe.Dana la osa oh #n Contribuable a’oaralt psa rota »oa oompU pour Taxa d’taa aa Taxoo d’offoirea, il aat prié d’ea aver, r Immédiatement oo Baréta, ot an naavtaa compte lai oara tranamlo, par U Pool», va OMPTBB Immédli i U fait Marcotte.M.Rivet n’était pa* venu au Canada depuis trois ans.II doit retourner à Rome où il exerce les fonctions de chambellan de Sa Sainteté.Avant de venir au Canada, M, Ri-vest a fait un séjour d’un mois à Jérusalem, en Palestine, d’où il est retenu avec une impression pénible, car, dit-il, malgré le mandat anglais, les affaires du patriarcat latin n’y «ont pas en meilleure posture qu'avant".I.es catholiques souffrent autant en Palestine, et même plus qu’au temps où les Turcs avait l'administration de ce pays.“Les Sionistes et les Protestants, xontlmu* M.Rivet, s’emparent de l’enseignement sans s'occuper des droits acinus, tandis que sous le protectorat français, les oeuvres des Uatholiques étaient très prospè-r«?s.Il est k notisr, dit-il, que la plupart des congrégations religieuses de la Palestine sont françaises.11 n’v a pas très longtemps que le mandat anglais a été institué et déjà, remarque M.Rivet, on commence n sentir l’influence an filo-protpslante dans les écoles où h* trançais n'est pas enseigné ou presque pas, par suite du manque «J argent nécessaire à l'engagement d * professeurs français, pendant que l'élément anglais protestant dispose do fonds considérables grâce auxquels 11 s’assure les services de tous les Instituteurs dont il ni besoin pour atteindre se* fins de j pronatmnde religieuse* et ethnique politique.’’ «¦’un compta n’a paa été #nv»y* ¦'•mptcha paa la p»I*mant da l’Intérlt am IM mintênta «n aaxffrane».IAU INTERCEPTEE On aat prl* da aa rappalav «n» ai I» pnlemant da In Tax* n’aat paa fait an Jour Indiqué, t’aaa panrra *tn Intareaptéa an tant tempi, aprii la data ci-haut, at cela aana aatre avta.PAIEMENTS Lu palamshlt pourront a» fair» par chèque ou en eapècee, au bureau du tréeo-rltr à l'annexe de l’bétel de Tille, rue Goifordi mala pour la commodité des con-trlbuablaa qui demeurant h quel«rue «Pitance de l’hétel da vlUe, des arrangements ont été conclue avec lea banquaa d'Huchel efa et de Montréal afin que le paiement dec la «a» ol-da»iut mentionnée» eoié accepté aux succursale! dont lea nome suivent! BANQUE D’HOCHELAQA •aeenraelee ¦ Adraaaaei Ahtmtela .AJUbertt .Atwater .Aylwtn .Bordeaux .Boucher .Çnrtlervtlie Centre .Côte dee-Nlige» .Côte-St-Paul .Peleniuclière .pelorimler .gmard .i'ullum .Hodbelaga .Quartier Laurier .T.ongue-Polnte .Maisonneuve .Mmit-Laailte .Mont-Hoyni .N otr t-Dam e-de-Oràce le-dra-Vtctolre Notre-Dame Oural .,.Ontario et CarLer l’eplneen Polul Tute-St-Oharle» .Poupart .««diet .Itosemont .Ste-Cattitrina ouest .bt»-Céclle .6t-Deni» .St-Bt Slanie'.aa .Marché Bonteroiirt .Charrier .^.Fabre .Sherbrooke oueet .Ste-C«tK«rlne et Ste-ÉlUabeth ituvissurg .Pire ExtensUn .l«Ot, 272.11M.16S8, 737.112Ô.232, 711, 1244, 1671, 1*07, 4045, aeié, 2*45, 11*4, 289.8652, *39, 9*8, 1701, 2850, 3*3, 1129, 87*, 3181.1*86, 2299.3111, 441», 2998, 3323 918.199, 108, 819, 8823, m*ni» boulevard Décarie rua Boyce rue Notre-Dame ouert rue Ontario est avenue Papineau rua Centre rua Ste-Catherlne eet angle Cadleux et Rachel rue Masson rue Ste-Catherlne ouest rua De Castelnau angle St-Denl« et Roy rua Beaubien rua St-Jacques rue Notre-Dame oueet avenue du Parc imulevonl St-1 jurent rua Soullgny rua Str-Catoertne eat rue St-Hubert rua Laurier eet rua St-Paui est rua Charrier avenue Mont-Royal vit rue Sherbrooke oueet rue Ste-Catherlne est avenue Cadillac, quart,Mercier rua Hopper NOTRE COMPATRIOTE tubLi.Iîmen VT&REÜ — * tÆn PivNin T H O U Q U F.S p SOUS 1>.MA NT Vi EST AC-r AUX TROIS-RI-ÏL PARLE DE LA SI-PlvNlBLE DES CA* _N PALESTINE HT ANGLAIS 29.(D.N.C.) Rlvrt, camérier de cap Le» Trola-Rivlère*.L,
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