Le devoir, 30 janvier 1937, samedi 30 janvier 1937
-'L.Montréal, Mm«di 30 jamritr 1937 MCACTION IT ADMINISTRATION 410 1ST.NOTM-DAMI MONTRRAL TOUS US SIRVICIS miRHONI >.BlUir SMI* SOIRS, DIMANCHKS IT PtTIS Administration :.BEIair 3366 Motion :.BEIjlr 2984 C4mnt.BEIair 2230 LE DEVOIR Diractanr-Géraiit : Gaargaa PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur arc dial > Omar HEROUX VOLUME XXVII! — No 23 irnmm.-«4 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTf EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$6.00 (Saul Montréal et banlieue! E.-Unls et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRI CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .1.00 [L’hôtellerie de la gare Viger rouvrira ses portes, ou la gare fermera les siennes A propos de ce transfert à Toronto du service de la manoeuvre des trains du Pacifique Canadien Noas recevons une pièce intéressante dont on trouvera le texte plus bas.Il s’agit d'un complément de ce que les autres journaux et le nôtre ont publié à l'en-tout de la déclaration de sir Edward Beatty, à Winnipeg, ces jours derniers.Voici le texte de ce mémoire : MEMOIRE UN PROJET DU PACIFIQUE CANADIEN Le Devoir de mercredi, le 27 janvier, a publié sous les initiales E.B., l’essentiel du présent mémoire.Pour votre information et afin de confirmer ce qui a déjà été publié, voici ce que nous avons appris d’une source très sûre : lo.L'“Operating Dep’t” du Pacifique Canadien, ou tout au moins la plus importante partie de ce service, serait incessamment transporté à Toronto; 2o.On a averti les officiers et plusieurs employés de ne pas renouveler de bail.La maison de l’un des hauts officiers du service en question est déjà effectivement mise en vente; 3o.On a recommandé la discrétion à ce sujet, afin de ne pas alerter la population.On ira même, a prétendu un informateur de langue anglaise, lui-même mécontent d’être transféré à Toronto, jusqu’à nier ces faits, alléguant rumeur.On l’a déjà à moitié tenté en déclarant qu'il ne s’agit là que d’une question de régie interne sans conséquence; 4o.Soixante-dix personnes au moins seraient affectées, les bureaux de ce service au Windsor évacués; des démarches ont déjà été faites afin de trouver un local approprié, à Toronto; il ne resterait à Montréal que sept ou huit employés; 5o.Est-ce un cadeau postélectoral de M.Houde ?Ignorait-il ces projeu.ou sachant tout ce qui se tramait, n’en a-t-il rien déclaré pour en rejeter tout l’odieux sur son successeur éventuel ?6o.On devine la conséquence de cette décision.Ce n'est là qu’un prélude.Demain, on alléguera qu’il faudra transférer à Toronto le service des statistiques, ou un autre, parce qu'il est impossible de le tenir éloigné de 1’“Operating Dep’t”.et après-demain, un autre suivra; 7o.A l’heure actuelle, on sait que, même sur la ligne de Québec, des employés unilingues, ou tout comme, imposent souvent avec morgue leur langue aux voyageurs.Cette situation sera-t-elle améliorée quand la direction générale de ce service partira de Toronto ?CONCLUSION Le port de Montréal est en détresse I Un Américain aux Transports! Des industries qui s'en vont! S’apprê-tc-t-oa à consommer la décadence de Montréal en lui portant d’autres coups bas ?Quelle est l’ampleur de ce déplacement fait en sourdine?La nouvelle administration de Montréal est à peine à l’oeuvre.A elle incombe le soin de s’enquérir de la véracité de ces avancés.1! y a longtemps que Toronto jalouse Montréal et la prééminence que détient celle-ci, à cause de son port, aussi parce que les bureaux centraux des deux grands réseaux s’y trouvent, de même que les bureaux de direction de grandes institutions de banque.Certains facteurs, dont le coût exorbitant de l’énergie électrique, font que Montréal a rétrogradé.Les faits ci-dessus énumérés sont graves et ne peuvent laisser insensibles ceux qui voient clair.Du sein même de l'administration du Pacifique Canadien on dénonce cette tendance à tout reporter de Montréal vers Toronto.Il faudrait être aveugle pour ne pas voir et être de parti pris pour ne pas convenir qu’il y a anguille sous roche.* * * Nous ne prenons pas à notre compte toutes les conclusions de notre informateur.Nous souhaitons au contraire qu’elles soient teintes d’un pessimisme outré.Quoi qu’il en soit, la meilleure pratique, c’est de se tenir en éveil.Le passé —un passé tout proche — est là pour nous instruire.La grande société ferroviaire dont il est question semble suivre des méthodes toujours indentiques.Elle fait les coups déplaisants pour la population de Montréal assez loin de la date d’une élection municipale pour que, celle-ci venue, ceux-là soient oubliés.Qu’on se rappelle l’affaire du Viger !.Dans la présente occurrence, ce qui nous frappe c’est le silence, en colonnes éditoriales, de la presse anglaise.Il est difficile de conclure après cela que celle-ci n’a pas deux poids et deux mesures.En effet, c’est à la veille de l’élection fédérale de 1921 que le Star donna jour à son retentissant Roorback, l’un des plus fameux de notre hiis-tore politique.A la suite de ce coup de Jarnac contre le ministère Meighen, le parti libéral réussit à élire soixante-cinq sur soixante-cinq de ses candidats dans notre province.C’est-à-dire que même les collèges électoraux traditionnellement tories de l’île de Montréal votèrent en majorité pour les candidats de M.King.Or que s'était-il passé?On avait (4pandu, quelques heures avant l’élection, la rumeur que l’administration des Chemins de fer nationaux devait transporter partie ou totalité de ses services administratifs dans la ville de Toronto.Aujourd'hui, quand une tactique analogue se dessine, on fait le silence.Il s’agit, il est vrai, non pas d’un geste des C.N.mais du C.P.On nous opposera que c’est peu de chose que ce transfert de 70 fonctionnaires.Notre correspondant répond à cette objection: c’est un premier détachement.Si on ne fait bonne garde, d’autres suivront.Nous n’en voulons pas à la ville-reine de se développer rapidement et de gagner petit à petit du terrain sur la métropole.Ce ne sont sûrement pas les gens de Toronto qui sont à blâmer, si nous avons eu jusqu’ici des administrations municipales faiblardes et à Ottawa une députation partisane qui prend ses mots d’ordre non pas de ses mandants, mais de ses chefs.Et ces chefs ne sont pas de la province de Québec.Mais il est grand temps de réagir.L’heure et le manque d’espace nous interdisent d’insister sur ce point.Contentons-nous donc de quelques formules tassées.A ces tactiques nous devons répondre par une offensive ! Un proverbe nous prévient que qui n’avance pas recule.Rentrons-nous bien dans l’esprit qu’il arrivera, de deux choses l’une, au sujet du Viger : ou l'hôtellerie rouvrira ses portes et la gare sera maintenue; ou les portes de l’hôtellerie resteront fermées et la gare fermera bientôt les siennes.Ajoutons que îe meilleur, sinon le seul moyen, de forcer au maintien de la gare et à la réouverture de l'hôtellerie c’est d’organiser la gare-terminus de l’est, d'utiliser conjointement pour les deux chemins de fer la gare Viger.Si incroyable que cela puisse paraître, il n’y avait qu’un seul obstacle jusqu’ici qui réussissait pourtant à tenir en échec la volonté manifeste de toute la population de l’Est : l’opposition d’un seul conseiller municipal qui défendrait là-dedans l’intérêt d’un seul électeur, tavernier de son état.La commission des chemins de fer n’est pas faite pour des prunes.La province y compte un commissaire, et il est actif.Que la ville s’adresse donc à ce corps.Si cela est insuffisant, la population doit pouvoir compter sur les députés de la ville à Ottawa, qui ne sont pas envoyés là uniquement pour voter l’augmentation du burget des armements, puisqu’ils n’ont jamais été mandatés en ce sens.Louis DUPIRE Billet du soir Banquets.Selon un journal du matin, M.l’échevin Allan Bray a fait, jeudi, une sortie contre les banquets.L’an-ïxien bras droit de l’ex-maire Houde I a refusé qu'on lui organise un banquet, il a même refusé d’assister aux Ih banquets que l’on pourra donner à ses collègues de l’hôtel de ville, M.[.Bray se demande pourquoi au lieu I de.faire tant de banquets, on ne ^s’occupe pas plutôt d’augmenter les B secours aux chômeurs.Il ajoute I- que ce n’est pas un spectacle bien \i réconfortant pour un chômeur que de voir dans les journaux la photo-ïgraphie d’un échcvin, d’un député fou d’un ministre assis à un banquet tel "se bourrant plantureusement”, La petite colère — d’ailleurs partiellement justifiée — de M.Bray ^relativement au banquet ne chan-géra rien à cette vénérable institu-• lion qu’est cette des banquets.Que KM, Bray remanie jusqu’aux temps I les plus réfutés de l’Histoire, et il trouvera des rois, des princes, des [| nobles, des petits bourgeois et des ft gens du peuple qui festoient, en ' certaines occasions, pour marquer r leurs joies — et parfois même leurs P deuils.D’ailleurs, il ne faut pas médire à la légère des banquets, car H nos festins modernes n’ont rien des boustifailtes orgiaques en honneur P au temps de Sardanapale, de Battha-I :ar ou même de t’ex-Négus.I Un certain nombre de nos banquets ont plutôt l’idlure de joyeuses fêtes de famille et ne sont certes pas condamnables.Un grand nombre d’autres ne sont pas plus nocifs, car ceux-là suintent l’ennut.Et si le chômeur voyait ta mine souvent funèbre de aces convives en tenue de gala qui .s’astreignent, comme à une corvée, au rite des banquets payants, qui mangent souvent de la vieille poule |«f boivent un vin médiocre, certes et chômeur ne serait plus tenté d’envier tes banqueteurs.On a beau faire et beau dire, on ne pourra empêcher les électeurs enthousiastes de célébrer la victoire de leur candidat, ni les institutions d’enseignement de célébrer leurs anciens, ni les gouvernements de recevoir les visiteurs de marque.Ce sont là obligations inhérentes à la vie en société.Tous les banquets ne sont pas nuisibles ni même inutiles.Il en est qui sont des occasions propices pour entendre un échange de vue profitable sur de graves problèmes.Il en est qui, pour ainsi dire, “poussent au pied du mur" certains personnages officiels et les forcent à promettre des mesures législatives, des réformes, des améliorations qu’ils n’auraient peut-être pas promises, sans le trucage d’une table bien servie, d'un vin complice.On me dira qu’il y a là un danger.Et c’est vrai.L’expérience nous a démontré souvent que certaines de ces “promesses de banquet” se sont dissipées avec la légère ivresse du champagne.H en est d'autres, par contre, qui ont eu un lendemain, el celles-là suffisent à justifier l’existence des banquets.Peut-on nier aussi l’utilité de certains banquets qui couronnent d’importants congrès ou d’admirables campagnes de charité?Je ne veux nullement faire ici l’apologie des banquets.Dieu m’en garde! car personnellement, la plupart des journalistes verraient disparaître avec le plus grand soulagement festins, banquels, diners et déjeuners-causeries.H n’en reste pas moins vrai que les banquets, en certaines circonstances, ont leur raison d’étre.* * * Seulement, M.Bray est loin d’avoir totalement tort de pester contre certains banquets.La fièvre des banquets est rendue, chez nous, à l’état épidémique, et U est plus que temps que l’on mette un terme d cette véritable rage qui gagne tou- tes tes Classes de ta société, qui est une source de gaspillage de temps et d’argent.On banquette à propos de tout et à propos de rien.On ne se contente plus de fêter une fois telle victoire de tel personnage.Il faut la fêter deux fois, trois fois, quatre fois, et même cinq fois.C’est un peu fort, avouonsde.H est bien de fêter nos ministres, nos députés, nos maires et nos échevins.Mais, de grâce, n’allons pas exagérer et donnons-leur la chance de travailler un peu: ce sera d’ailleurs la meilleure façon de leur prouver qu’on a eu raison de les choisir parmi tant d’autres et ce sera un hommage sans équivoque à leur esprit de travail, à leur énergie et à leur dévouement envers leurs commettants.Banquetons — puisqu’il le faut parfois — mais observons un juste milieu et — c’est le cas de le dire — coupons le vin d'un peu d'eau.Lucien DESBIENS Bloc-notes Cour suprême et Conseil privé Le comité judiciaire du Conseil privé, tribunal impérial de dernière instance, vient de se prononcer sur la validité de huit des lois du programme de réforme sociale de M Bennett.Le plus haut tribunal du Canada, la Cour Suprême, avait d abord examiné ces mêmes lois.Il se trouve que ses décisions concordent exactement avec celles du tribunal de Londres, sauf dans quelques cas.Encore IA, les divergences ne portent-elles pas sur le fond même des questions.La Cour Suprême, par un partage égal des voix — ce qui ne peut s’expliquer que par l’absence de l’un de ses juges, — ne s’était pas prononcée de façon concluante sur trois des lois, lois ouvrières.C’était s’en remettre au Conseil privé, reprendre pour ainsi dire l’attitude de Caïphe à Pilate.Si l’appel au Conseil privé avait été aboli, la Cour Suprême eût dû se prononcer.Le tribunal d’Ottawa avait déclaré valides certaines parties et invalides d’autres parties de la loi (1935) qui institue une Commission fédérale du commerce et de l’indutrie.Cette commission, issue de l’enquête Stevens sur les pratiques commerciales et industrielles, a le pouvoir de contrôler le commercé dans les diverses provinces, le commerce interprovincial et le commerce extérieur de l’ensemble du Canada.Le Conseil privé décide que toute la loi est valide.Il resterait à savoir si le Conseil privé était plus compétent que le haut tribunal canadien pour juger convenablement en la matière.Cette nouvelle fournée de Jugements londoniens n’est pas de nature à servir d’argument à ceux qui veulent le maintien des appels au Conseil privé mais plutôt à ceux qui en demandent au plus vite l’abolition.Hebdomadaire et non dominical Les trois lois ouvrières déclarées invalides ont trait à la journée de repos hebdomadaire^ aux salaires minima, à la limitation des heures de travail.Lé-dessus, le tribunal canadien, parce qu’incomplet en cette occurrence fortuite, en était arrivé au partage égal des opinions, les unes pour la validité, les autres pour l’invalidité.Il eût été intéressant tout de même de connaître la décision d’une Cour Suprême mise en face de la nécessité de rendre un arrêt majoritaire.Pareille nécessité rigoureuse existerait en permanence, et fort heureusement, si la Cour Suprême du Canada ne pouvait plus compter sur Leurs Seigneuries londoniennes pour départager des plaideurs canadiens.Londres prononce l’invalidité de trois lois ouvrières, y compris, celle de la journée de repos hebdomadaire.Il s’agit, on l’aura remarqué, du repos hebdomadaire et non pas du repos dominical, comme l’on pourrait s’attendre à ce que cela soit en pays supposément chrétien.Ça n’est pas sur le caractère dominical ou hebdomadaire du repos que les hauts tribunaux ont eu à se prononcer, mais sur une question d’ordre constitutionnel.Si le repos simplement hebdomadaire a été momentanément substitué dans un texte de loi de chez nous au repos dominical, la responsabilité retombe sur le Parlement et sur ceux qui lui avaient soumis ce texte.Par suite de l’indécision de notre Cour Suprême et de la décision du Conseil privé, ce même texte est à reprendre.Espérons que nos législateurs, fédéraux ou provinciaux, sauront alors se rappeler que le Canada est pays chrétien.Il est bien beau d’être de la S.D.N., de participer aux doctes conversations de Genève, mais encore faut-il se méfier de la mauvaise influence que cela peut avoir sur notre législation, plus particulièrement sur notre législation ouvrière.Elle doit être à base chrétienne et respecter le dimanche.E.B.Le carnet du grincheux Quel est le ministre le plus voisin de la perfection?Celui qui se cache le mieux de ses électeurs.Chacun sait, en effet, que la perfection est difficile à atteindre.?L'inventeur du one man ona vote est sûrement le plus grand nlveleur de tous les temps: quand tout le monde a même valeur, la valeur de personne ne compte plus pour personne.* ?* Chacun trouve que le* hommes politiques, à Ottawa comme à Québec, n’aboutissent à rien et chacun s’emploie par ses importunités à grignoter leur temps le mieux qu’il peut.* * * On est toujours la vieille barbe de quelqu’un: ceux de soixante ans le sont pour ceux de quarante; ceux de cinquante pour les moins de trente.* * * En démocratie l'échelle des valeurs est renversée ou, plutôt, elle est à plat par terre: tout le monde la foule de plain-pied.* it * Jamais les vieilles barbes n'ont été figurativement plus nombreuses que depuis qu’il ne se porte plus de barbes, ni vieilles ni jeunes.* ?M.Allan Bray voudrait que l'on supprime les banquets.Il v*ut faire de la démagogie.Mais le meilleur moyen de passer toute envie aux chômeurs — à commencer par celle d’aller aux banquets — ce serait de les forcer d’y assister pendant huit jours d’affilée.?* * Un banquet, c'est un rendez-vous où on se met sur son trente-six pour manger des choses qu'on ne mangerait pas, chez soi, sur îe pouce.On y fait de grands compliments d'une benne chère qui si elle était servie par sa cuisinière lui vaudrait ses huit jours immédiats.n * * Le banquet est la dernière école de tenue, de retenue, voire d'héroïsme.Son tort, c’est de faire dépenser de si nobles vertus à seule fin d'écouter sans bâiller des âneries ou, au mieux, des ana ressassés.* * * A un banquet, tout le monde est triste, même les serveurs qui ont pourtant le privilège de ne pas manger et le devoir de ne pas écouter.Mais les pourboires sont, hélas! minces et espacés.Le Crlncltewt Treize Russes condamnés à mort Le Canada et la guerre d'Espagne Mort de M.Charles Mardi (X0j!3) Le problème rural L’Office provincial du prêt agricole Les grandes lignes de la nouvelle loi — Comparaison avec l'organisme fédéral — Ce qu'il en coûterait pour un emprunt de $1,000 sous l'ancienne loi; et avec la nouvelle Qui pourra emprunter et à quelles conditions (Par Alexis GAGNON) La première session du nouveau gouvernement québécois s’est terminée au moment où la campagne municipale battait son plein à Montréal.Il était préférable d’attendre la fin de l’agitation électorale pour étudier et discuter plus librement la législation et les réformes apportées dans l’organisme social et économique de la province.Cette première session a marqué le début de la réaction générale contre les vingt dernières années de l’ancien régime provincial; c’est le début d’une orientation nouvelle de notre vie économique.Elle s’est en même temps accompagnée d’un vif réveil de l’opinion publique, après un sommeil qui n’avait d’égal que l’ignorance où la plus grande partie de la population était des probièmes du gouvernement provincial.Comme la session prochaine va s’ouvrir en février et qu’elle continuera en somme l’oeuvre commencée en octobre dernier, il parait utile d’examiner le travail déjà accompli.U importe, tout d’abord, de situer cette session dans son cadre véritable.Une session d'urgence Elle a été avant tout une réunion d’urgence pour voter les subsides de l’année 1936-37 restés en plan depuis la déroute du gouvernement Taschereau en Juin 1936.La province n’était administrée depuis îe 1er juillet 1936 que par arrêtés ministériels et mandats spéciaux, qui ne sont admissibles que pour les cas de force majeure.On a donc convoqué sans délai la session et l’on y a présenté, en même temps, un certain nombre de mesures d’urgence.On ne peut pas s’attendre à y trouver toutes les réformes préconisées au temps de l’élection; car il en est qui exigent non seulement une étude approfondie mais des conditions appropriées.Certaines personnes, de la meilleure foi du monde, s'étonnent si après quatre ou cinq mois l’on n’a pas encore adopté tant et tant de mesures importantes.Il n’importe pas seulement d’adopter certaines mesures, mais aussi de les appliquer à point et au temps voulu.On ne peut changer l’économie de quarante ans d’un pays en ^ues semaines.Non seulement ose serait impraticable; elle serait dangereuse, elle aboutirait è de nombreuses injustices et à des échecs là où un peu de patience et de logique aurait pu donner pleine réussite.C’est comme si l’on allait pratiquer une trouée dans la rive d'un lac avant d’avoir organisé l’emploi des eaux dérivées.Au lieu de forces disciplinées et canalisées vers les usines et les réservoirs, ce serait l’inondation, les champs dévastés, les maisons détruites, les bestiaux et les hommes noyés.Ce serait aussi lancer par exemple un formidable courant électrique dans un réseau insuffisant.Aussi, s’il convient de rendre justice aux animateurs qui poussent aux réformes nécessaires, si l’on a même le devoir de les encourager l’on doit également reconnaître qu’il faut de la prudence pour effectuer les transitions sans provoquer échecs et ruines.Il reste qu’avec tout cela, le gouvernement nouveau dut accomplir au cours de la dernière session un travail sérieux, voire considérable.L’agriculture Dans ce domaine la principale mesure a été là formation d’un Qf-fice du prêt agricole.Nos cultivateurs trouvaient autrefois une source constante de crédit chez les rentiers.Le grand lavage de l’épargne rurale par les ventes de debentures ou d’actions bonnes ou mauvaises, a supprimé ce crédit, pour toutes fins pratiques.Les banques n’y pouvaient suppléer, parce que les cultivateurs ont besoin de prêts à long terme et à intérêt très modéré, alors que la banque ne prête qu'& court terme, sans garantie hypothécaire, et à des taux nécessairement élevés.Puis, la crise économique de 1930 a aggravé la situation-; elle a dévalorisé de moitié et plus les terres et, partant, les garanties hypothécaires disponibles, et ainsi raréfié les possibilités de prêts aux cultivateurs.Aussi, dès 1930, le cultivateur ne trouvait plus guère à emprunter, ou à des taux tels que le capital ne pouvait produire pour récupérer l’intérêt même.Qui peut emprunter?C’est depuis lors qu’un mouvement irrésistible s’est formé pour obtenir de l’Etat les prêts que refusaient les institutions normales de crédit.Les situations qui obligent le cultivateur à emprunter peuvent se résumer comme suit: (a) Le cultivateur paie des intérêts trop élevés qui l’empêchent soit de payer l’intérêt lui-même, soit de rembourser le capital, ou qui lui laissent une marge si petite que les possibilités de remboursement sont à peu près nulles.(b) Le cultivateur surchargé de dettes pourrait obtenir un arrangement profitable pour lui et ses créanciers, sur une base de comptant, mais il n’a pas les fonds disponibles.(c) Enfin le cultivateur fait honneur à ses affaires, mais ne réussit qu’à vivre, sans amasser de quoi établir ses fils.Ce sont les problèmes qu'une loi de crédit agricole doit résoudre, et cVst ce qu’a visé à faire la loi provinciale.Elaborée par des teenni-ciens de la banque et de l’agricul-tiye, avec l’appui du département dû procureur général, elle est conçue de telle sorte qu’elle prévoit toutes les objections sérieuses.Tout d’abord il y est établi, en principe, que la loi n’est pas faite pour rescaper les débiteurs qui doivent plus qu’ils ne valent, à moins que les créanciers ne consentent à régler pour une somme globale qui ne devra pas dépasser 75% de la valeur de la ferme, et en aucun cas, pas plus de $6,000.Conditions du prêt agricole provincial Voyons maintenant comment s’applique la loi: (a) Le cas du cultivateur qui veut améliorer son exploitation; le cultivateur qui fait honneur à ses engagements mais paie des intérêts trop élevés; le cultivateur obligé à des intérêts trop élevés qui l’empêchent soit de rencontrer les intérêts mêmes, soit do rembourser le capital; le cultivateur obligé à des remboursements immédiats guile capital.(Dans ce dernier cas, le débiteur pourra se prévaloir du moratoire sur les créances hypothécaires).L’Office du crédit agricole pourra prêter une somme équivalant à 65 p.c.de lo valeur de la ferme, garantie sur première hypothèque, laquelle prend rang sur toute créance privilégiée de la Couronne, à intérêt de 2% p.c.et amortissement de 1 Mi p.c., soit en tout 4 p.c.Ce qui signifie qu’en payant 4 p.c.d’intérêt global sur le capital, le cultivateur débiteur se trouve à être automatiquement libéré au bout de 39'ans et demi.A noter que dans aucun cas le prêt ne devra dépasser $6,000.On peut prévoir que la possibilité donnée au cultivateur (remprunter à 2% p.c.permettra au cultivateur d’obtenir de ses créanciers un rabais important dans le taux d’intérêt, et qu’ainsi la loi du crédit rural aura atteint son but, dans un grand nombre de cas, sans que l’Office du crédit agricole soit appelé à intervenir.Lot concordats volontaires (b) Le cas du cultivateur qui doit plus que la valeur de sa ferme ou, en tout cas, plus de 75 p.c.Si les créanciers, pour obtenir un règlement comptant et définitif avantageux pour eux comme pour le débiteur, consentent à régler pour 75 p.c.de la valeur de la ferme, er argent comptant, ou moins, suivant l’importance proportionnelle de la dette, l’Office du crédit agricole pourra prêter une somme ne dépassant pas 75 p.c.de la va- (Suk« à I* page 2) Bribes de grommoire a Uu peu de tout (Par JEAN-MlRÏË~LAURENCE) Un consultant me présente une nouvelle revue de médecine qui me semble fort bien faite.Toutefois, à l’intérieur de la couverture, une phrase a scandalisé, mon lecteur: '‘Nous insérons gratuitement vos annonces, à condition que la demande soit faite sur papier à entête médicale”.Cet emploi de l’adjectif n’est-il pas insolite?Notons d’anord que en-tête eal masculin.Mais ne chicanons pa» trop sur cette erreur de genre, qui n'est peut-être qu’une coquille.La faute se justifie d’ailleurs phonétiquement, car la tendance à féminiser les mots à initiale vocalique eal bien attestée.Ce n’est pas sans une répugnance instinctive qu’on écrit un hémisphère (surtout quand on sohge à sphère, qui est féminin comme tête), un armistice, voire un escalier.La loi du genre est sans doute la plus arbitraire, la plus illogique qu’ait jamais édictée la grammaire française.Je l'avoue à ma courte honte et J’y reviendrai.Pour l’instant, discutons plutôt la valeur sémantique de répithète médical dans le texte incriminé.En règle générale, il convient de préférer à ) adjectif le complément nominal, plus analytique et partant plus français.Histoire de la littérature vaut mieux que Histoire littéraire.La première forme permet surtout d’éviter les chapelets d’adjectifs comme Histoire littéraire française moderne.Ajoutons que le rapport entre l’adjectif et le nom qu’il qualifie doit toujours être clair.Or médical évoque d’abord l’idée de médecine; celle de médecin n'y apparaît que secondairement.Un en-têje médical serait donc un en-tête de médecin, ce qui n’a aucun sens, ou un en-tête portant sur ta médecine, ce qui est absurde comme en-tête pédagogique ou end été sacerdotal.L auteur de la phrase incriminée voulait parler de papier destiné à J usage professionnel.Inversement, l’adjectif électrique prend au sens concret.On dit ien une étincelle électrique, mais le.s journaux qui parlent de monopole électrique forcent un peu la note, et je crains qu'ils n’écrivent un jour: question électrique pour question de l'électricité, et causerie électrique pour causerie sur la question de l’électricité.* * * Des pédagogues se sont Insurgés contre la prononciation protégera (avec l e ouvert) dans l’hymne national: .protégera nos foyers et nos droits .Mais un phonéticien ne prise guère cet ostracisme et trouve légitime l'usage populaire.B s agit du phénomène de l'harmonisation vocalique, dont la cons-fai* une loi que Grammont définit ainsi; “Les voyelles contenues dans deux syllabes consécutives ont une tendance à s’assimiler au point de vue du timbre, la première prenant le même timbre que la seconde.’ Ainsi, on dit bien II î 5 ViA l(* Pofgne> mais II joue serré (sè.rê).Cette attraction de la voyelle tonique se fait même sentir par-dessus l’e inaccentué: Evè-nement se prononce de toute néces-sité: Evènement.Donc: protégera, malgré l’orthographe.D ailleurs, la formation du futur et du conditionnel par l'infinitif français est loin d’être confe—-«e aux données historiques.Les pédagogues qui en sont encore a ia grammaire dogmatique et formelle n ont qu’une vue Èien étroite et bien fragmentaire de la langue.étudier la phonétique mi’li US 0,re au.]ieu de s’imaginer qu iis en savent assez pour légifé-rcr « fl Vla Iîaison de foyer» avec ' .da"s N.°J fpvers et nos droits.elle est détestable, parce que la interdü^n0" fie la, phrase musicale f l* r.,ce ca\le Por* de voix et .ulic nL ',l^rv'’,’1qui devient avec la liaison zé.N insistons pas.Ÿ Ÿ Ÿ consultant me demande mon Sur eu denx Phrases sui-vantes.De quelle oeuvre en parti- aimeriez-vous à vous tnfé-resser?et encore: Etre en charge es, dune îxImrÏL et .a Seconde offre un exemple d anglicisme vulgaire, •‘'ox .dtil Possèdent leur rudiment savent que s Intéresser réclame la préposition à et qu’il fàut dire: A queue oeuvre aimeriez-vous à vous intéresser.L’inversion, pourtant simple et usuelle, aura dérouté l’au-teur.Encore la phrase est-elle gauche et lourde.Etre en charge de se traduit en français: Avoir charge de.* Ÿ # La crainte de l’anglicisme est chez nous le commencement du progrès en matière de langage.Gardons-nous toutefois du scrupule, ennemi de tout bien.Un consultant condamne l'expression : Je prends la liberté de., à cause de la tournure anglaise: / take the liberty of.,, J’avoue qu’en pareil cas on a raisftn de craindre; c’elt la rançon du bilinguisme.(Suite 4 la page 2) LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 30 JANVIER 1937 VOLUME XXVIII - No 23 Au couronnement du Roi et à l'Exposition de Paris Un voyage-aubaine organisé par le "Devoir" -Logement à bord du navire pour éviter les prix exorbitants des hôtels — Trois jours à Londres et sept à Paris — Visites intéressantes — Privilège de prolongation Otilre des voyages individuels en partance toutes les semaines à destination de l’Europe et un voyage avec escorte dont le depart est fixe au 26 juin, le Service des Voyages du Devoir a préparé, à 1 occasion du couronnement du roi George M, un itinéraire qui.en olus, de 1 as* sistance aux fêtes de Londres, permet la visite de l’Exposition internationale de Paris, le tout dans des conditions particulièrement avantageuses., , , Pour assurer un logement a un prix raisonnable à cette époque des fêtes londoniennes, alors que les exigences des hôtels seront démesurées, le Devoir fournira le couvert et le coucher à bord du navire employé à la traversée.Ce sera le Pilsudski, de la Ligne Polonaise, paquebot moderne que le tout Montréal a pu admirer au cours d’une visite dans notre port l’été dernier.Il partira de New-York, le 3 mai, pour faire une escale à Londres, du 11 au 13 de ce mois, depuis la veille au matin jusqu’au lendemain soir du couronnement, c’est-à-dire en pleine période des grandioses manifestations dont la métropole britannique offrira le spectacle inoubliable.— Le Pilsudski mouillera à Gravesend, au grand air, au milieu de la vie pittoresque de la Tamise.Un service de vedettes amènera les voyageurs à quai, d’où des trains rapides les conduiront au coeur de Londres en moins d’une heure.Le retour au navire, où une excellente table et un non moins bon lit attendront les voyageurs, se fera de même façon.Ainsi sera résolue la question de l’hébergement à «un {irix raisonnable et dans les meil-eures conditions de confort.Le soir du 13, nos représentants verront à diriger les voyageurs vers Paris, où les attendront d’autres spectacles mémorables, suivant l’itinéraire ci-contre, y compris tous les services mentionnés.MAI 1937; Dim., 2: De Montréal, Je soir, chemin de fer et lit bas pullman, à destination de New-York -r- ou par train du matin — y compris hébergement à New-York.Lun.3: Transfert au quai du Pilsudski.10 h.a.m.: Départ de New-York.Mar.4; Escale à Halifax (les voyageurs des Provinces Maritimes Sourront s’embarquer à ce port — illet chemin de fer fourni sans supplément).Du mar.11 au jeu.13: A Londres, le Pilsudski ancré au Gravesend sert d'hôlcl (service de vedette à quai).Visite de Londres en autocar avec guide.Jeudi 13: Le soir, de Londres à New-Haven.Traversée de la Manche de nuit, couchette comprise.Le matin, à Dieppe, puis train pour Paris.Transfert à excellent hôtel du centre de lu ville.Hébergement chambre à deux, sans baignoire, et petits déjeuners pour tout le sé- REMERCIEMENTS HIRBOUR: — Madame Orner Hirbour et sa famille remercient sincèrement toutes les personnes qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie à l'occasion du décès de M.Orner Hirbour.________ ___________ NECROLOGIE jour.Jusqu’au 20 (sept jours à Paris): Visite complète de Paris en autocar.Excursion à Versailles et à la Malmaison, une journée entière en autocar, dîner compris.Dix entrées à l’Exposition à demi-tarif.Ven.21: Transfert à la gare.Par train spécial au Havre.Embarquement à bord de YAscania.Dim.30: Arrivée à Québec et Montréal.Durée totale 28 jours.Les prix aller et retour sont des plus attrayants: en classe touriste, 8335; en Sème classe, @260, A noter qu’à bord du Pilsudski, il n*ÿ a pas de classe au-dessus de la classe touriste — celle-ci est la première.Les voyageurs pourront prolonger leur séjour à leur gré, leur billet océanique étant bon pour deux ans.Par ailleurs, les voyageurs du Devoir recevront une carte de validation donnant droit à une réduction de 50 pour cent sur les chemins de fer français pour tout voyage après le séjour à Paris — et à dix entrées à demi-tarif à l’Exposition.A l’intention de ceux-là.le Devoir-Voyages a tracé un itinéraire de 22 jours, comprenant le sud de la France: Lourdes et la Côte d’Azur; l’Ualie, dont Rome (5 jours).Gênes, Florence, Venise et Milan; retour par la Suisse enchanteresse: Montreux, Lac Leman, Genève, y compris partout l’hébergement, les transferts aux arrivées et départs, les visites des diverses villes, les taxes, etc., au prix très spécial de $180 par personne.Ce qui veut dire que la combinaison Londres-Paris et cette tournée, formant un voyage de 50 jours, coûte $515 (traversées en classe touriste) et $440 (traversées en troisième classe).En raison de l’affluence attendue à Londres et de l’attrait de pouvoir être logé à si bon compte à bord d’un navire, les cabines auront vite trouvé preneurs.C’est dire l'urgente nécessité de s’inscrire, si on veut profiter de cette aubaine.S’adresser sans retard au Devoir-Voyages, 430 rue Notre-Dame est, Montréal, téléphone Bélair 3361.Le problème rurâl (Suite de la 1ère page) leur de la ferme à condition que les "créanciers de l’emprunteur acceptent le montant du prêt en réglement entier de ses dettes et obligations et lui donnent quittance.” Dans aucun cas, le prêt ne devra dépasser la somme de $6,000.(c) Le cultivateur qui veut établir ses fils.Etablissement des fils de cultivateurs D’après la loi, l’Office peut “consentir des prêts de premier établissement à toute personne qui acquiert pour les cultiver une ou des fermes formant une seule exploitation; ces prêts ne devant pas excéder 75 p.c.de la valeur, telle qu’établie par l’Office, de cette ou de ces fermes et ne devant en aucun cas excéder $6,000 pour chaque emprunteur.” Il convient d’ajouter qu’en plus des prêts à long terme, l’Office pourra consentir des prêts à court ternie, en seconde hypothèque, mais jà condition que le prêt à base d'a dition que les emprunteurs lui versent un intérêt de 5 pour cent.Autrement dit, le gouvernement fédéral est dans la position du banquier qui consent à vous prêter $100 à condition que vous lui payiez un intérêt de $5 par an et qu’au bout de 20 ans, par exemple, vous lui’ remboursiez intégralement le capital de $100.Parler de la part perdue par Suébec, dans l’argent du fédéral, ans ces conditions, c’est se moquer des gens.Prenons un cas concret.A supposer que le gouvernement fédéral place une somme de $20,-000,000 a la disposition de Québec, à 5 pour cent, cela signifie tout simplement que chaque année, les cultivateurs de Québec et le gou-'vernement enverront à Ottawa une somme de $1,000,000 qui ne nous reviendra plus, et qu’au bout de 20 ans, les cultivateurs de Québec devront rembourser $20,000,000, faute de quoi leurs terres seront vendues.L'ancien gouvernement provincial qui en tenait, lui, pour le crédit agricole fédéral, payait une partie de l’intérêt, en sorte que l’emprunteur ne payait que 3 pour cent pour sa part.C'est Québec qui paie, de toute façon C’est une autre modalité de payer Je 5 pour cent au fédéral.Car que le 5 pour cent soit payé entièrement par le cultivateur, ou conjointement avec le gouvernement provincial, c’est tout de nié; me la province de Québec qui paie de toute façon.Or, le gouvernement provincial actuel emprunte les $20,000,000 à 2 1-2 pour cent ou 3 pour cent et les prête aux cultivateurs de Québec à 2 1-2 pour cent.La finance agricole aura donc été faite à 2 1-2 pour cent ou 3 pour cent, au lieu de 5 pour cent.Le système fédéral serait bon, si Québec ne pouvait emprunter à moins de 6 pour cent par exemple; car alors Ottawa offrirait de meilleures conditions et nous épargnerait de l’argent.Mais, en fait, le contraire se produit.Du simple point de vue économique, sans tenir compte des conditions autrement souples et pratiques du nouveau système, ce dernier paraît plus avantageux, moins coûteux que le système fédéral.Systèmes comparés Des politiciens traitent la question du prêt agricole, surtout du point de vue politique.Si nous serrions la réalité et les chiffres?Le prêt fédéral est remboursable en 24 années, au taux d’intérêt de 5%, soit une annuité de $72.48.Sur le taux d’intérêt de 5%, le gouvernement Taschereau payait 2%.Mais il ne faut pas imaginer, comme de bonnes âmes l’ont fait et même dit sur les tréteaux, que sur un emprunt de $1,000.portant intérêt à 5%.le gouvernement payait chaque année $20.Non.11 ne payait 2% que sur la somme d’intérêts dûs chaque année, et cette somme allait forcément en décroissant; au point que le gouvernement payait la première année $20, mais la dernière année ne payait plus que @1.-37, pendant que le cultivateur, lui, qui payait $52.48 en intérêt et capital la première année, payait la dernière année $70.75.Si Ton examine ies formules officielles de prêt fédéral appliqué à Québec, par l’ancien gouverne-ment, on constate que le prêt de $1.000, à 24 ans, intérêt de 5%, lorsqu’il était remboursé, avait coûté un déboursement d’argent de $1,739.16, soit $295.pavés par le gouvernement et $1,443)53 payés par le cultivateur emprunteur.Le prêt fédéral coûte plus cher Et pour mieux faire saisir combien le prêt provincial paraît préférable, voici ce qu’aurait coûté le prêt tédéral, de $1.000.remboursable en 39 ans et demi comme le prêt provincial actuel: Il aurait coûté en capital et intérêts lu somme de $2,298.90, à raison d’annuités de $58.20, La boürdeaü — a Montréal, i« 28 à ’j» niortissement et a long terme, et le ans.Marie-Louise LurleneLere, veuve rte .rèunU ne rténn* Tîiéodule-Joseph Bourdeau, autrefois ae j P111 d COUI i terme reunis, nt Ut pas-Lxprairie.sent pas $0,000, ni 7.» p.c.de la va- Maguare*Boyer Conaun*: i leur étabiie par l'Office, de la ou part du gouvernement provincial untùu y ;les fermes hypothéquées en garan- auraU été de $519.56, et la part du BRiSEBOIS — A Montréal, le 28.Thé- tie.1 - rèse Brise bots, fuie de David BrUebois Cette loi offre donc de nombreu- CATELLUS.K — A Montrea le 28, à 22 -Oi.,ion nrincinanx nrn_ ans.Mlle Mlla cateuier, lille de Mme I .solutions aux principaux proveuve Alphonse CatelUer.DKüUÏKE — A Laval des Rapides, le 28, ii 32 ans, M.Albert Degulro.époux de Les funérailles de madame N.-G.Pelletier à la Riviére-du-Loup Rivière-du-Ltnip, 27.— Les funérailles de Madame Narcisse-Georges Pelletier, autrefois de la Rivicre-du-Loup, décédée à Outremont le 23 courant, ont eu lieu ici, en l’église de Saint-Patrice, mercredi à 9 heures du matin au milieu d’une grande assistance.L’enterrement a eu lieu dans le cimetière paroissial, à l’issue de la cérémonie.M.l’abbé Philias Roy, curé de St-Patrice, présida à la levée du corps.Le service fut chanté par M.l’abbé Dominique Pelletier, beau-frère de la défunte, qui officia aussi à l’absoute.Pendant le service, des messes basses furent dites aux autels latéraux par M.l’abbé Léonce Vézina, curé de St-Ludgcl", frère de madame Pelletier, et Mgr Georges-Etienne Grandbois, curé de St-David de l’Auberivière, son neveu.Conduisaient le deuil: ses fils, Georges, Charles, Achille et Dominique; ses petits-fils, Louis Levasseur, Narcisse, Roland, Louis, Roger et André Pelletier; ses frères, MM.C.-Ernest, Jules et le docteur Zéphirin Vézina; ses neveux, les docteurs André et Marie-Léonce Lessard, Zéphirin, Ernest et Léonce Vézina; ses beaux-frères, Maze-nod Pelletier et le docteur E.Lessard; son cousin, le docteur Elzéar Pelletier.Un grand nombre de notables de la Rivière-du-Loup et des environs assistaient aussi aux funérailles.Au choeur, l’on remarquait: M.l’abbé Philias Roy, curé de la paroisse, MM.les abbés Beaudoin et Boulanger, du collège de Ste-Anne de la Pocatière, B.Ganiache et L.Côté, vicaires à St-Patrice, A.Lapointe, chapelain des Clarisses, S.Bélanger, chapelain des Soeurs de l’Enfant-Jésus, N.Boulet, chapelain de l’Hôpital, A.Marcoux, vicaire à St-Ludger, A.Martin et L.Moreau.Mais précisément, la loi offre le placement naturel, puisque l'Office prête pour établir des fils de cultivateurs., Ces terres seront vendues, ni plus ni moins aux fils de cultivateurs, tout comme si l’Office leur T _ , _______ avait prêté pour leur permettre de | a écrire (avec une certaine solennité mais une incontestable élégance) : Monsieur vous vient saluer ou II se peut faire que.Est-ce Bribes de grammaire (Suite de la lire duu*S Mais on a tort de condamner sans contrôle.Soixante-quinze pour cent (sans calcul.) des expressions françaises qui ont leur réplique en anglais sont des anglicismes, mais il y a les autres.: Prendre la liberté de se trouve dans le vieux Littré qui l’autorise au moins dans la langue parlée.Je le répète, pour savoir écrire, il faut savoir douter.« « » “Que pensez-vous de la phrase: il était à souper quand tu entras!” demande un correspondant.Je pense que cette phrase est irréprochable.L’ancien français employait être avec le participe présent pour exprimer l’action qui dure: Pierre est chantant.Aujourd’hui, on se sert des périphrases être en train de, être a.Les classiques écrivaient encore être après, mais cette forme est tombée en désuétude dans la bonne langue, même si elle reste très populaire chez nous.Quant à la tournure II se peut faire que tu ailles à Québec, sur laquelle me questionne le même correspondant, elle est un peu archaïque, mais j’e ne me sens pas le courage de la condamner.On ne la trouve plus toutefois que dans l’usage littéraire.Autrefois le pronom complément direct se plaçait près du sujet, parfois très loin du verbe.Cet usage, calqué sans doute sur la construction latine, est disparu avec les déclinaisons.Aujourd’hui, la fonction du pronom ressort de sa place dans la phrase plutôt que de sa désinence.Mais le rapprochement du pronom et du verbe ne s’est opéré que graduellement.Corneille écrivait encore : Quand le ciel me voulut, en rappelant Mécène, Après tant de faveur montrer un peu de haine.Actuellement, dans la locution verbale, le pronom se colle presque toujours à l’infinitif: Monsieur veut vous voir, sauf Svec les semi-auxiliaires voir, regarder, entendre, écouter, faire et laisser: Monsieur vous entend chanter, où le pronom précède le premier verbe.Toutefois, quelques archaïsants persistent s’établir.Le seul argument sérieux Le seul argument sérieux que Ton puisse invoquer contre la loi, c’est que les culüvateurs pourront obtenir de l’argent à un taux d’intérêt de 2%% et que cette mesure affectera sérieusement ceux qui vivent de l’intérêt de leurs capitaux.Certes il vaudrait mieux que les rentiers puissent vivre des placements de leur argent.Mais à ce compte il vaudrait mieux aussi que ies cultivateurs puissent retirer de leur travail, assez pour ne pas emprunter .I! vaudrait mieux aussi que les banques puissent payer un intérêt de 4%.On pourrait aussi poser la question de savoir s’il est juste que le capital-travail s’endette pour maintenir le rendement du capital-argent.' Question d'urgence nationale En l’occurrence il s’agit surtout de savoir si Ton va laisser une proportion considérable de nos culti point charmant?* * * Voici maintenant quelques corrections qu’on peut trouver dans tous les manuels de bien dire mais que des lecteurs nie prient de répéter.De bonnes âmes se scandalisent de voir dans des catalogues de France: Chaque, deux francs.Ne nous a-t-on pas enseigné jadis à détester l’expression deux dollars chaque en faveur de deux dollars chacun, sous prétexte que chaque est abjectif et chacun, pronom?C’est juste, niais quand chaque précède le prix, il conserve sa fonction d’adjectif avec ellipse du nopi: Chaque (livre) deux francs, et la règle est sauve.Les détracteurs de chaque dans cet emploi feraient mieux d’éviter l’emploi d’intermission au sens d’intermède ou entr’acte, vu qu’inter-mission signifie intervalle et n’a rien à faire au théâtre.Il est bon de savoir aussi que pamphlet dési-,, .gne aujourd’hui un écrit violent ou valeurs aller a la ruine, ou sl.1 satirique.Quand il s’agit d’un pe-va assurer leur survie.Et puis, si ¦ .on laisse sombrer encore quelques milliers de cultivateurs, si l’on augmente le nombre des ruinés et partant des secourus d’Etat, il est non moins certain que le capital-argent devra contribuer en retour.Un capital favorisé De plus on pourrait peut-être tit livre de ton modéré, c’est bro chure qui convient généralement.Ajoutons que le tract est une brochure de propagande sur une question religieuse, politique ou sociale, le fascicule, une partie d’un ouvrage publié par livraisons et Vopuscule, un petit ouvrage de science ou de littérature.La liste des confusions de ce genre serait interminable.J’ai lu der- s’aviser que le propriétaire terrien j njèrement quelque part: “Le cou-paie taxes scolaires, municipales, j (j’un livre”, qu’un loustic tra-paroissiales dont le capital-argent | duit: “Le couvercle d’un livre”.été Jeanne Cluénette.ï’UROET — A Montréal, le 29, à 89 ans, PhUoméne Plante, épouse de leu Charles Forget.LaLONDE — A Montréal, le 28, à 87 ans, Clémence Taylor, épouse de teu Pierre Joseph Lalonde.autrefois de St-Polycar-pe.LAMARRE — A Montréal, le 28, à 60 ans, Alfred Lamarre, époux de Vlctortne Mon-champs LAURIN — A Montréal, le 27, à 83 an», Léandre Laurin, époux de feu Fhllomène Raymond.LEO AULT — A Pte-Clalre, le 28.& 72 ans, M.Valérie Legault.époux d’Anne Trottter.LUPIEN — A Montréal, le 27, à 77 ans, Mme veuve Samuel Luplen, née Marte-Louise Ringuettc, MANDEV1LLE — A Montréal, le 27.h 23 ans.Mme Roland MandevtUe (née Cécile soucy).MATHIEU — A Montréal, le 22, à.20 ans.Jeannette, fille de Paul Mathieu et d’Antoinette Pépin.METHOT — A L’Abord à Plouffe, le 27, & 76 ans, Jovlte Méthot.PLANTE — A Montréal, le 28, à 55 ans,, Délia Mercier, épouse en premières noces de Damase Loranger et en deuxièmes noces d'Adélard Plante.REEVES — A l'hôpital Notre-Dame de Montréal, le 29, a 61 ans, Pterre-Irénée Reeves, de 8t-Hyaclnthe.ST-PIERRE — A Montréal, le 28, Mme veuve Lambert St-Pierre, née Eulalle Bts-sonnette.VALLIERE8 — A Montréal, à 51 ans, M.J,-Hector Valliéres, époux de feu Eva Bernard.VILLENEUVE — A 8t-Jérôme, le 28, * 55 ans, Louis Villeneuve, époux en 1ères noces de Louisa Lavoie et 2èmes noces d'Annette Champagne.blêmes des cultivateurs-débiteurs.L’organisme légal mis à leur disposition paraît souple* rationnel, et tenir compte des principales difficultés.Evidemment, une pareille loi vaut surtout par les personnes chargées de l’appliquer.Le gouvernement semble avoir eu la main particulièrement heureuse dans le choix comme président de M.le notaire Eugène Poirier.C.e dernier, par un entraînement professionnel qui lui a permis de connaître à fond les ennuis compliqués des prêteurs et emprunteurs de toute sorte, possède aussi une large expérience dans ce qu’on peut appeler la banque populaire, en l’occurrence les Caisses populaires.On a fait diverses critiques sur le principe de la loi.Ainsi d’aucuns prétendent que le système fédéral était suffisant, et que le Québec se trouve à perdre sa part des sommes mises à lu disposition des provinces par le gouvernement fédérai.Le fédéral ne "donne" pas un sou 11 faut tout de même s'entendre.Le gouvernement fédéral ne donne pas un sou aux provinces.Tout ce qu’il fait, c’est tie prêter une somme de tant aux provinces, à con- est exempté: exemption qu’il serait assez difficile de justifier, Il s’agit de remettre un peu Chacun sait pourtant qu’on dit: La couverture d'un livre, le couvercle d'une casserole et le couvert de la fél.Wlibank 7119-7110 Siège Sortait 2630 NOTRE-DAME OUEST , La Compagnie cTAusurance Funéraire llifl 14114 II .LiniTEE Incorporée par Lettres Patentes de la Province de Québec au capital de tlSO.OOO ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi dea assurances, sanctionnée par le Parlement de Québec le 22 décembre 1916, nénôt de 125.000.01) au Gouvernement — Salons mortuaires A 1s dUpositton du publia SERVICE JOUR ET NUIT.GEO.VANDELAC»« sssssswssss?Fondée en ItSO Directeurs de funéraillet Limitée SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE 120 me Rachel let.Montréal T*l- »*l*b 1717 cultivateur emprunteur aurait de $1,779.34.Voyons maintenant ce que coûte le prêt provincial de $1,000.à 39 ans et demi.Il coûtera, capital et intérêts, au bout de 39 ans et demi, la somme totale de $1,580, soit $718.90 de moins que sous le prêt fédéral, soit donc $718.90 de gain net pour la province de Québec.Non seulement le gouvernement provincial québécois ne paiera rien, mais le cultivateur lui-même paiera moins que sous le régime fédéral^ En effet, il paiera le capital, $1,580, alors que sa part sous le système fédéral aurait été de $1,779.34, soit $199.34 de moins.Et sou versement mensuel n'aura été que $40 par année, net.au lieu de $o8.20.Sans compter que Je prêt fédéral ne donne même pas l’avantage du remboursement à 39 ans et demi ! H est donc indiscutable que le système de prêt provincial, non seulement est plus avantageux que le prêt fédérai, pour le cultivateur québécois, mais qu’il l’est aussi pour la province.A moins, évidemment, que les tenants du prêt fédéral nourrissaient secrètement l’espoir que les prêts seraient à peu près nuis.Si tel est le cas, ils devraient le dire ouvertement.C’est une théorie qui peut se défendre jusqu’à un certain point, mais encore faut-il discuter sur le véritable point en litige.L’argument de “notre part des millions d’Ottawa”, dans le domaine du prêt Agricole, est une bonne blague de rhétorique électorale.*.Le risque est très faible Il y a l’argument plus sérieux des possibilités de pertes pour ie gouvernement.Dans un temps de prospérité il sérail très important.Mais il se trouve qu’à l’heure présente,, l’évaluation des terres est à son plus bas niveau et qu’un prêt sur 65% de la valeur de la terre, ne constitue pas un risque proprement dit.Le gouvernement est assuré dans 95% des cas de retrouver son capital.On invoque aussi l’argument: si le gouvernement est obligé de reprendre des centaines, des milliers de fermes à son compte?d’équilibre et de répartir ie fardeau | table d’une façon plus pratique et équi- Case s’emploie couramment pour table.Enfin, la nouvelle loi offre aux cultivateurs, un avantage certain: c’est qu'en fait, il pourra emprunter.On a vanté le régime fédéral; d’année en année on a dit: “améliorons le système fédéral et tout ira à merveille”.Ledit système a été amélioré, mais n’a guère prêté.C’est que forcément il manque de souplesse; c’est qu’appliqué uniformément à neuf provinces, dont les besoins diffèrent totalement, il n’a pu faire l'affaire d’aucune, quelque bonne volonté qu’on y ait mise.Alexis GAGNON casier.Si Ton s’avisait une fois que le second désigne un meuble, et le premier un compartiment de ce meuble.Par la même occasion, on pourrait noter qu’une laveuse est une personne qui lave, et que, la laveuse-robot n’existant pas encore, il est absurde de commander une laveuse électrique.Il s’agit en ce dernier cas d’une lessiveuse.Souhaitons enfin que la publicité commerciale bannisse à jamais de son vocabulaire les mots compétition et compétiteur, qui s’emploient relativement à de hautes dignités: “Ils étaient deux compétiteurs à Tempire” écrit Bossuet.Le style j commercial possède des équivalents, qui devraient lui sufire : concur- Commerce des chaussures m,cc el concurrent _______________ ! * * * Les chaussures importées en décembre ont une valeur globale de $39.300 en comparaison de $32,560 il y a un an, en provenance surtout du Royaume-Uni et des Etats-Unis.Les chaussures en cuir de fabrica- Généalogie du FRERE ANDRE •» ses plus frappants miracles, par JOSEPH DROUIN, avocat et généalogiste.fwRATIfk Jvtc chaque commanda payée de $2.00 ou plus reçue uni* A19 |5 Wvri„ 1937 Notre catalogue complet de 1937 avec coupon-prime, envoyé sur demande.Maison 100% canadienne- Iran ç*i»e.GRATIS HECTOR - L.DÉRY, LIMITÉE 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$1,150.On éviterait toutes ces erreurs en consultant le Dictionnaire analogique de Charles Maquet.Si vous cherchez dans cet excellent répertoire le mot Compétiteur, vous trou lion canadienne exporiées au cours l'erez, au renvoi ,i , mri;c nrosniic 12 000 ne (îes mots de ceHe ïamille logi- nnirm à *29 260 en corn- 9»e: noms, adjectifs, verbes.Vous nnraison de 18 250 à $32100 Le vev«r du soleil, 5 h.2$.l oucher du soleil, 3 h.03.Lever de La lune, 10 h.51 Coucher de la lune, 9 h.19.Dernier quart, le 5, * 1 h.2«m du voir.Nouvelle lune, le 13, à 6b.31m.du soir.Premier quart, le Sti.tt 6h.36m.du matin.Plein lune, le 27, à llh.6m.du suit.DEVOIR SAMEDI, 30 JANVIER 193* H— —1 , .1 I .I.—I» ¦ l„ .TEMPS PBOBABÎÆ AUJOURD’HUI: DMU ET FROID Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de r 'A.B.C.” et de la “C.D.NJL1* 13 sur 17 condamnés à mort Radek échappe à la peine de mort — Les juges délibèrent 8 heures — On fusillera probablement les condamnés au cours des 48 heures Presque toute la preuve reposait sur les sensationnels "aveux" des accusés Moscou, 30, (S.P.A.) — Au cours dp la nuit dernière, les trois juRes du collegium militaire de 1(1 P.our suprême ont proclamé coupables de trahison les 17 hommes qui avaient “avoué" avoir conspiré et ils oui condamné à la fusillade 13 de ces conspirateurs.Quant aux 4 autres, ils les ont condamnés à l'emprisonnement pour un certain nombre données.Or, parmi ceux qui échappent à la peine de mort, il y a l’écrivain Radek et J’ex-am-bassadeur Sokolnikov, sur.qui pesait l'accusation particulièrement «rave d’avoir dirigé la conspiration.Ils doivent passer 10 années en prison.Des observateurs étrangers manifestent de l’étonnement: ils étaient sûrs que si Je tribunal prononçait des sentences de mort, ceux-là seraient du nombre des condamnés.Les deux autres conspirateurs qui reçoivent des sentences d’emprisonnement sont M.-S.Stroilov et V.-V.Arnold.Ce dernier est condamné à 10 ans, l'autre, à 8 aps.Pour expliquer leurs décisions, •les juges ont dit que les quatre échappant à la peine de mort n’ont pas du tout pratiqué le terrorisme, qu’ils n’ont pas effectué de destruction (matérielle).Radek, après «voir “avoué” sa culpabilité, avait dit: “Nous paierons de nos têtes nos crimes”.Les juges ont délibéré 8 heures avant de prononcer les sentences.Ils sont revenus dans la salle à 3 heures 30 du matin.* ¥ * Les 13 condamnés à mort sont: Gregory Piatikov, ex-adjoint du commissaire de l’industrie lourde; L.Serebryakov, ex-adjoint du commissaire des communications; J.-A.Livsehitz, ex-vice-commissaire des chemins de fer; J.-N.Drobnis, ex-secrétaire du soviet de Moscou; M.-S.Boguslavsky, ex-membre du presidium du soviet de Moscou; I.-A.Kniazev, ex-chef des chemins de fer du sud; S.-A.Rataytchak, ex-chef de l’industrie chimique; R.-O.Norkine, ex-chef du monopole des munitions; J.-D.Turok, ex-dirigeant de l’exploitation du chemin de fer de Penn; N.-L Mouralov.A.-A.Shestov, I.-J.Grashe et G.-E.Pouchine.Après que le tribunal eut prononcé son arrêt, des agents du Guepeou ont entouré les prisonniers, les ont hâtivement fait sortir de la salle et les ont reconduits dans un camion à la prison de Lou-bianka.* * * Les treize condamnés à mort peuvent implorer la clémence du président du comité exécutif central.Mais rien ne permet de penser qu’ils obtiendront une commutation.On les fusillera probablement au cours des 48 heures qui suivront leur condamnation.Il y aura confiscation de tous leurs biens.Toute la nuit, bien qu’il fît 20 degrés au-dessous de 0, des Moscovites ont attendu dehors des journaux qui devaient annoncer l’issue du procès.* * * Ce procès constitue une phase de la lutte que se font depuis vingt ans Staline cl Trotsky.Les condamnés d’aujourd’hui forment le deuxième groupe considérable de tmts- kystes atteints au cours des six derniers mois.On pense qu’un autre procès aura lieu et que parmi les accusés il y aura Nicolas Roukharine, ancien directeur de journal, et Alexis Ry-kov, ancien commissaire des communications.* * * Les dépositions des accusés du groupe Radek-Piatikov ont causé des arrestations dans foutes les parties de la Russie.On peut à peine conjecturer le nombre de ces arrestations.Il doit être élevé.La presse et des paroles qirônt prononcées des témoins indiquent qu’il doit se chiffrer par centaines.Parmi ceux qui ont été arrêtes par suite des dépositions en question, il y a un fils de Trotsky, un certain Bela-dorodov, qui serait l’un des assassins du tsar Nicolas et des membres de la famille impériale.11 y aura aussi plusieurs journalistes et des ingénieurs.Des informations venant de bonnes sources montrent que l’on compte qu’il n’y aura plus de trots-kystes en Russie après la prochaine “épuration”.* * * A la fin du procès qui vient de se terminer, c’est Radek qui a parlé le plus longtemps.11 n’y a pas eu de discours d’adieux comme ceux qui ont marqué le procès de Zinoviev et de Kamenev, en août dernier.On sait que ces deux hommes ont beaucoup parlé de leur place dans J’histoire.Seul Radek a semblé avoir des soucis de cette nature.Il n’a pas accepté que le procureur, Vichinsky, le traitât de bandit.Pendant le procès, de 20 à 40 étrangers ont eu librement accès à la salle d’audience.Ces étrangers étaient des journalistes et des diplomates.Plusieurs d’entre eux disent que Vichinsky a prouvé des accusations lancées contre les 17 hommes, mais qu’il n’a pas prouvé grand’chose contre Trotsky, si l’on n’accepte pas sans réserve les assertions de Radek, de Piaükov et d’autres accusés.^ 11 n’y avait'guère de documents du genre de ceux qu’il faut à un tribunal britannique.Presque toute la preuve reposait sur les sensationnels “aveux” des accusés.La pénurie de documents, l^'en-thousiasme” avec lequel les accusés ont avoué et l’absence de toute négation de culpabilité ont stupéfié des observateurs étrangers.Certains disent qu’il faut attribuer le phénomène des aveux au tempérament russe.Le Russe, disent-ils, est un résigné.D’autres disent que ce qu’ils ont vu et entendu est sans doute un résultat des méthodes judiciaires soviétiques, qui permet d’établir l’innocence ou la culpabilité à l'instruction, avant le procès proprement dit.Ÿ # * La principale pièce du procès, on ne l’a pas vue.Ce devait être une lettre que Radek a affirmé avoir reçue de Trotsky.Radek a dit qu elle indiquait les grandes lignes du complot.11 Ta fréquemment fcitée de mémoire.11 faut sans doute penser que Radek avait détruit ce document depuis long-temps.Mort de Suzor-Côté f ‘ L'illustre peintre et sculpteur conodien-français est décédé hier soir en Floride, à 66 ans Le Canada et la guerre d’Espagne Un bill pour prohiber l'enrôlemenf des Canadiens dans les armées d'un pays étranger — La loi anglaise de 1870 encore en vigueur au Canada Ottawa, 30 (D.N.C.) —- Le gouvernement présentera prochainement un projet de loi pour prohiber l’enrôlement des sujets canadiens dans les armées d’un pays étranger, ayant particulièrement en vue d’empêcher les Canadiens de participer à la guerre civile en Espagne, a annoncé M.Ernest Là-pointe, ministre de la Justice.En l’absence du premier ministre, M.Lapointe a répondu à une .interpellation de M.Coldwell, député C.C.F., de Rosetown-Bîggar, ainsi qu’aux questions inscrites au feuil-Iclon par M.Wilfrid Gariépy, libéral des Trois-Rivières.M.Coldwell, sc basant sur une information publiée au cours delà semaine, a demandé au gouvernement si l’on avait passé un arrêté ministériel au sujet dç l’enrôlement des sujets canadiens dans les armées d’un pays étranger.M.La-pointe lui a répondu que le gouvernement n’avait pas passé et qu’il n’avail pas l’intention de passer un arrête ministériel pour décréter que la loi anglaise de l'enrôlement à l’étranger de 1870, était applicable à la guerre civile d’Espagne.Après avoir étudié sérieusement la question, le gouvernement en est B venu à la conclusion que cette loi ü anglaise de 1870 est encore en vi-L g unir en Canada.En Graude-Bre-H tagne, toutefois, on a soutenu que h cette loi ne s’appliquait pas aux \f guerres civiles et le gouvernement H de Londres a passé un arrêté mi-nistériel pour décréter que la loi B s’appliquait à la guerre civile d’Ks-j pagne.M.Lapoinle a ajouté que j le Canada ne fail pas partie de | la Commission internationale de h non-immixlon dans les affaires cs-L pagnoles.Le gouvernement a étudié M il- I lualion depuis assez longtemps déjà.Il a considéré particulièrement la question de l’enrôlement des sujets canadiens et de l’exportation des munitions.Il a décidé qu’il devrait exister une loi canadienne s’appliquant à ces ca*.C’est pourquoi on est à rédiger un projet de loi qui sera prochainement présenté à la Chambre.Les questions de M.Gariépy Quant à M.Wilfrid Gariépy, député libéral des Trois-Rivières, il avait inscrit les deux questions suivantes au feuilleton de la Chambre : “1o Le gouvernement a-t-il pris connaissance d’un discours de M.Maurice Duplessis, prononcé aux Trois-Rivières, et reproduit verbatim dans Je Devoir, le 26 janvier 1937, au cours duquel il dit: “J’affirme qu’on a fait dans notre province du recrutement communiste; qu’on a enrôlé des jeunes gens pour aller combattre pour les communistes en Espagne; qu’on leur a proed-rc des passeports canadiens pour les ports en Espagne, et ce, non à «n ou deux jeunes gens, mais à plusieurs personnes, ce qui montre que l’organisation existe et ce qui indique qu’i| y a ciuclquc part quelque chose qui manque.2o Le gouvernement a-t-il l’intention de faire enquête sur les assertions concernant l’émanation des passeports, contenues dans ce discours?” A» nom du premier ministre, M.Ernest Lapoinle a déclaré que depuis plusieurs mois il n’y avait eu aucune demande pour un passeport sur lequel il étati désigné qu’on s avec des mots à la portée de tous; mais c'est dans son ex- Rsition des thèmes que réside riginaiité de son procédé, hn ceci, il suit d’ailleurs, peut-être sans le savoir, la manière de Gibbon.Partant de ce principe que des Broies adaptées à un passage mé-lique par leur rythme et leur sen-deviennent un moyen mnemotech-Biqae qui permet, les paroles étant «es par coeur, de se rappeler ins-tammeat le thème auquel elles sont collées- On comprendra mieux si l'on se souvient que certains livres de notre jeunesse, les Recueils de Cantiques par exemple, ne don-Baîe-p; que des vers auxquels nous açpüqukvrs leur air instant*ncment.Ce a’est pa» de la poésie, ni même *i*fèesae»t des vers que Fauteur a * * cvmm* s'adaptant à la eVs! de la prose qui n'a que criai mi s’emboîte *v*c crias ét b» musique et qui.acwriqaeîBeat.«ae les sons en awt».L'exespie dTaiileurs ülustre-r» aEàeæx ce procède que toutes les le aosde connaît les quatre par Desquelles débute la 5e Syatpfeoaàe.aî mineur, comme on rappeiîe «savent: on dirait que frappe à la porte.Voici les raoïs qu'adapte Spaeth: t am pe*r frie* Come, let nie in! Et quand cet appel se répète pour former ht premier thème, il chante: / «en ymr Fate, come, let me in, open the door! La Symphonie inachevée de Schubert lui suggère ces paroles sur l'entrée des violoncelles: Low, minor tune, Schubert will sing right soon.Le dernier exemple que je donne est une mélodie connue de tous: le fameux Largo, de la Symphonie du Nouveau Monde, de Dvorak.L’air est confié aux accents mélancoliques du cor anglais et voici les paroles qui sont nées dans la pensée de l’auteur: English horn, all forlorn, pipe your plaintive lay, etc.Murray Gibbon recommande de pareils exercices comme une gymnastique cérébrale et un amusement de société.Il n’a pas tort, car, au lieu des tables de bridgers qui n'admettent que le silence autour d’eux, ou des insignifiants et pas toujours innocents papotages mondains, cet exercice auquel peuvent participer tous ceux qui ont un peu d’imagination donnerait vite le sens des mélodies choisies.Spaeth démontre que cet exercice peut s’appliquer à la Symphonie avec ses thèmes et leurs modifications et qu’on pourra vite se les mettre en mémoire.Je ne connais aucun travail analogue en français; s’il en existait, il mériterait de faire fortuite.* * * Dans la Patrie de samedi dernier M.Dominique Laberge me jette à la tête Pirro, Stokowsky et une bonne double douzaine d’auteurs allemands pour me prouver que j’ai tort de soutenir — selon lui, -qu’on sait très bien pourquoi Bach a écrit sa Messe en si mineur, D abord, ce n’est pas moi qui l’affirme, mais bien Th.Gérold dont, par précaution, j’ai cité la phrase, mot à mot et entre guillemets.Et, chose curieuse, presque au temps où Léopold Stokowsky, qui, d’ailleurs parlait plutôt du caractère de l’œuvre que de son histoire, écrivait, lui aussi, son Nesci-nms, un journal américain le Herald-Tribune, sous la signature de Lawrence Gilman, citait Charles Sanford Terry, qui est reconnu comme l’un des musiciens les mieux informés sur Bach et ses oeuvres.Voici ce qu'écrit le Dr Terry: T/ tal parts (de la messe) to ids so-vereign Augustus ill, as an '‘insignificant example of my skill tn music", less with a view to its per-(ormance, as has been supposed, than as a proof of his competence to fill a post in the royal Kapelle.Le Dr Terry ajoute que la partition présentée au roi de Saxe uor1.^ des marques which suggest that it was used in the Lutheran Messe,% Gérold dit comme le Dr Terry au sujet de ta présentation du Kyrie et du (Mario à Auguste III et ajoute que ces deux parties furent écrites exprès pour appuyer la requête de Bach.Peut-on affirmer plus catégoriquement la raison de cette messe?Quant à Léopold Stokowsky dont M.Laberge fait grand état.Gilman en parle dans le même article, et la question qu’il pose est celle-ci: "Pourquoi Bach a-t-il écrit la Messe en si mineur?De tout le rituel de l’Eglise catholique romaine, la messe est le centre et le plus haut point.Pourquoi Bach qui était protestant et.en autant que nous le savons, ardent Luthérien, a-t-il chois» cette forme pour créer l’une de ses oeuvres les plus considérables et les pins inspirées?” C’est, on doit l'avouer, bien plus haut et bien plus loin que vise M.Stokowsky, et cela n’infirme en rien le fait présenté par Charles Sanford Terry et par Th.Gérold.Dans sa bibliothèque, Gérold nomme Spitta, Pirro, Schweitzer, et tous les auteurs allemands que nomme M.Laberge.11 les connaît donc et, s’il ne parle pas comme eux, il ne les contredit pas sans avoir des preuves à l’appui de son affirmation.Je crois que mes autorités valent bien celles que ci le M.Dominique Laberge, mais, après tout j’ai, vis-à-vis de lui, une infériorité: je ne sais pas l’allemand.Vais-je être obligé de l’apprendre?Ÿ * * Ces chroniques hebdomadaires de Lawrence Gilman dans le Herald-Tribune sont une mine inépuisable.Sur tous les livres qui paraissent sur la musique, sur toutes les oeuvres nouvelles et les grandes reprises que donnent le Metropolitan et les grands orchestres, sur tous les artistes d’une haute valeur, on est certain d’y trouver des articles fouillés, des renseignements précis, des appréciations étonnamment justes.L’analyse qu’il fait des Chroniques de ma vie que Stravinsky a publiées à la fin de 19.15 à Paris révèle que Fauteur de l’Oiseau de Feu est loin d'être un enthousiaste admirateur de Wagner.Diaghileff l’avait amené à une représentation de Parsifal à Bayreuth.Stravinsky ne veut pas discuter la musique de Parsifal, mais il trouve le drame “absurde” et déclare qu'il est temps “qu’on mette fin au plus tôt à cette conception de Fart comme une religion et du théâtre comme un.temple”.Gilman fait remarquer avec une pointe d’ironie que dans le temple de la musique d y a de la place pour Wagner et pour Stravinsky.Celui-ci trouve que Tschaikoffsky est .un grand compositeur et il est en amour avec la musique de Gou-: nod, mais Wagner aurait peut-être , admiré Petrouchka et le Sacre du Printemps No» entrevue» Line Zilgien Montréal n’a pas été très gâté, cette année, en récitais d’orgue.Aussi, le concert que la jeune organiste française Line Zilgien donnera, lundi soin à l’église du Très-Saint-Nom de Jésus, à Maisonneuve, sous le patronage d’honneur de M.Je chanoine J.-N.Dupuis, suscite-t-il une sympathique curiosité dans laquelle entre, pour une bonne part, l’élément artistique, car, si Mlle Zilgien est très peu connue chez nous, elle jouit en France d’une belle réputation.La jeune titulaire des orgues de Fégiise parisienne Saint-Louis-en-lTle est d’ailleurs précédée en Amérique d’éminentes Recommandations, entre autres de Son Eminence le cardinal 1 Baudriliart et de son ancien mai-1 tre Marcel Dupré dont on se plait ! là-bas, à la surmonter Ja star pupil j (qualificatif peu français mais ex-i pressif).Depuis quelques années, Mlle Zil- | gien a donné des tournées de con- ! certs à l’étranger, entre autres en : Turquie, en \ougoslavie, aux In- j des, etc.Aux Iles Canaries, la jeu- ! ne organiste a même eu l’avantage ; de jouer sur un orgue inauguré par | Saint-Saëns et qui n’avait pas été ; touché depuis.La tournée actuelle de Mlle Zilgien embrasse les Etats-Unis et le Ganada.Chez nos voisins, l’élève j de Marcel Dupré a donné deux ] concerts à New-York et un récital | à Chicago.Après avoir donné son | concert à Maisonneuve, Mlle Zil- [ gien se rendra à Québec où elle I donnera une audition sur les or- I gués jle la basilique.Mlle Zilgien, qui semble char- i niée de constater que les Canadiens | français parlent une langue si proche de celte de la province française, dit qu’elle se sent chez elle dans notre pays et que la campagne québécoise, dont elle a entrevu quelques aspects, lui rappelle sa province d’origine, la Lorraine, j Elle a cependant été fort surprise j de n’entendre que de l'anglais à i FhôteJ où elle est descendue (au1 Mont-Royal, ce qui n’a rien d'éton- i nani quand on connaît la politique du lieu).vJe croyais, dit Mlle Zilgien, qu’on ne parlait que le français, au Canada’’.Hélas! Lundi soir, la jeune organiste exécutera un groupe d’oeuvres de Bach, de Mendelssohn, de Schuman, de Widor, de Dupré, et surtout de Messiaen, successeur de Guilmant, aux orgues de la Trinité.Mlle Zilgien conserve une gratitude toute spéciale au jeune compositeur Messiaen, en effet, parce que c’est justement Je récital que celui-ci l'a invitée à donner à la Trinité qui a contribué à faire connaître Mlle Zilgien.Le concert de lundi promet d’être l'un des principaux événements artistiques de la saison.Mlle Zilgien a essayé les orgues du Saint-Nom de Jésus, hier, et elle en est enchantée.Lucien DESBIENS ¦\r01CI un témoignage de l'efficaçité des haut-par-V (eyes "Electro-Vox", que nous a fait tenir l'Archevêché de Montréal et que nous publions ici, sans commentaires.POKTMAV f, q,m s® t'ROlT; tl nou» fait.pUl»lr 4.*PrU*ri W«.rtWmenr.ent * U *«rnl4r’n .nUir.MtUfctic*.V8St8 * iourt^r.l-épltr.dans l*a*sld* e* le Or >4.pui.nu» oou* les heuta-partoure ds dans toute VéglU» .yul Chsput.uou» » 41r.,a.40 4 30 your cent.i»
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