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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 3 septembre 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-09-03, Collections de BAnQ.

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Volume XV — No 20'7 MONTREAL.MERCREDI.3 SEPTEMBRE 1924 VHOIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la ooste: Édition quotidienne CANADA.W00 Etats-Unis et Empire Britannique .$8.00 UNION POSTALE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Directeur: HENRI BOURASSA DEVOIR Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction.Main 5121 Administration, Main $151 FAIS CE QUE DOIS ! Les adieux de T Amiral Il a confiance — Comment combattre cette propagande?— Qu’a vraiment dit M.King?L’amiral Field vient de nous quitter, mais avant de partir il a tenu, non seulement à nous dire sa gratitude pour l’aocueU qui lui a été fait, mais à nous répéter que les affaires des nuoalistes Vont bien.Citons la dépêche que nous apportait hier de Québec la Canadian Press, agence coopérative d'information qui dessert la plupart des journaux canadiens: Il existe au Canada un sentiment croissant en faveur de la participation du Canada à un plan de défense navale (in favor of Canadian partixpation in a scheme of naval de-* fense) et ce sentiment se traduira en actes lorsque le commerce d’exportation outre-mer du Canada prendre: de plus grandes proportions.Telle est, en substance, l'opinion exprimée IHir le vice-amiral sir Frederick Field dans Ventrevue finale qu’il a accordée ce matin aux journalistes, à bord du Hood.Sir Frederick base cette opinion, a-t-il dit, sur des conversations qu’il a mes avec dus Canadiens dirigeants de tout le pays.Il comprend qu’à l'heure actuelle la question est surtout une question de dépense.Le Canada a d’autres problèmes importants à résoudre et, tant que ceux-ci ne seront pas résolus, le peuple ne comprendra peut-être pas l’immédiate nécessité de protéger et de surveiller les routes commerciales.Il y a 50,000 Canadiens qui vivent de la mer, les uns pécheurs, les autres employés de la marine marchande, et ceux-là comprennent peut-être déjà la nécessité de protéger et de surveiller les routes du commerce.Il est naturel, cependant, que les gens qui vivent à l’intérieur — et la grande majorité des Canadiens vivent à l’intérieur — ne se rendent pas aussi complètement compte de ce besoin que ceux qui vivent de la mer.Admirons d’abord lu tranquille audace avec laquelle sir Frederick Field continue à s’occuper de nos affaires; puis, notons sa confiance dans l’avenir.Il appartient à une administration qui a l’habitude des calculs à longue échéance et il n’est pas de ceux auxquels le présent masque l’avenir.Parce que le-Canada est actuellement chargé thune dette et d’obligations qui lui paraissent très lourds et ne l’incitent point à favoriser des projets de participation à la défense navale impériale (car c’est de cela au fond qu’il s'agit toujours), certains s’imaginent qu'il ne sera plus jamais question de marine.Sir Frederick n’est pas dupe de pareillesnllusions.11 se rend compte que l’heure n’est pas favorable, mais il n’en conclut pas que rien ne se fera plus.— Attendons, dit-il simplement et, en attendant, il sème les idées qui peuvent demain faire germer les actes.On n’op poursuivre demain la question c losera a sa propagande — qu’un autre viendra — d’efficace riposte qu'en discutant à fond es relations militaires et navales du Canada avec la métropole et celle des besoins particuliers du Canada en matière navale.I.’objection tirée des difficultés financières actuelles du Canada, si elle frappe tout le monde, si elle jette en travers des partisans de Iq,participation un obstacle considérable, est cependant d’ordre purement temporaire et ne touche point au fond des.choses.?* Kl puisque nous parlons des impressions de l’amiral Field, l’occasion n'est peut-être pas mauvaise de revenir sur un point que nous soulevions ici même vendredi de la semaine dernière.Car sir Frederick ne s’est pas contenté de nous dire sa foi dans la participation future du Canada à quelque scheme de défense navale.Il a dit aussi, à Hamilton notamment, sa conviction qu’pjdvenant une attaque contre l’une quelconque des parties de l'Empire, le Canada n’attendrait point de savoir si l’affaire le j AJ J A.J LJ J ( \ ( 1^4 , , 4 4 v i, i ¦ v.a i * J i .- ' - * - ^ — —- — — — - — — — — - —-— — — ce discours pour savoir s’il a pu entrer pour quelque chose dans la conviction de sir Frederick.Mais il y a, sur ce sens, deux versions contradictoires.D’après la Canadian Press, dont le texte n’a^ pas d’abord été conteste, le premier ministre aurait dit que “tout homme qui croit le moins du monde à la virilité du peuple britannique (British people) sentira, en se retournant vers les années qui sont immédiatement derrière nous, que, si jamais la situation l’exige, le Canada et les autres Dominions seraient prêts à faire leur part comme ils l’ont faite DAXS LE PASSE”, et ceci a pu paraître à sir Frederick ne pas manquer d’une certaine couleur encourageante.Le Soleil du 28 août affirmait au contraire que “M.King a simplement déclaré que si un jour le Canada était obligé de se défendre contre une agression armée, il saurait faire son devoir”.Quel est le texte exact?L’affaire vaut la peine d’être tirée au clair, même après les deux élections de Rimouski et de Saint-Antoine.Orner HEROUX- P.S.—Le Soleil affirme que M.Bourassa "en est rendu à commettre les hérésies les plus patentes'’.Rien que cela! En attendant que des théologiens plus autorisés avertissent de ses erreurs le directeur du Devoir, — ce qui n’a pas encore été fait — notons que le Soleil, lui, et à propos même de ce discours de Sherbrooke où M.Bourassa aurait si lamentablement erré, publie une non-vérité d’une épaisseur et d’une densité telles qu’elle pourrait être tranchée au couteau.Il affirme que le compte rendu du discours prononcé par M.Bourassa à Sherbrooke "a été préparé par un rédacteur du Devoir, qui a avoué à son entourage son embarras d'avoir à rapporter une élucubration aussi ridicule et aussi malséante’’.Toule cette histoire d’aveux et d’embarras est de pure invention.Nous demandons tranquillement qu’on produise le témoin qui, face découverte, voudra prendre à son compte l’assertion.Apres cela, nous pourrons causer d’autre chose.Billet du soir Lendemain Tristan entrouvre péniblement les yeux, constate que des ténèbres épaisses le pressent et le baignent en quelque sorte, et abaisse ses paupières en toute hâte.Il éprouve au même moment avec une netteté terrible deux sensations : il entend un souffle asthmatique, mais régulier, et.par intervalle, rauque et métallique, et II sent un souffle froid et humide lui passer par tout le.visaqe.Bouger est impossible, une torpeur invincible lui paralyse les bras et les jambes qui lui semblent atteints de rigidité cadavérique.Son cerveau même conserve juste assez de force pour lui permettre de se rendre compte de ces deux choses : cette respiration monstrueusement régulière, inhumaine, tantôt lourde et sourde, tantôt sèche et métallique, et ce souffle glacé et si humide_ ! Tristan ouvre tes yeux et, cette fois, une terreur immense l'enva-j hit, qui t’empêche de rabattre les \ paupières et de ne plus regarder.Là, devant lui et tout près, âne forme blanchâtre et vaguement lumineuse de corps sans trie et sans jambes mais muni de chaque côté de bras qui ont l'air de se tordre.I n bruit claque sec et dur.Un silence subit et menaçant, puis.avec rage et précipitation, une sonnerie nique.’’ Damné cadran!" rugit Tristan.Vàte encore de l'émotion qui le paralysait, il sort d'un bond ae son lit.saisit sa chemise ont, les manches pendantes et agitées par un courant d'air, repose encore sur le dossier de la chaise où tl Ta jetée la veille, s'habille en un tour de main.Il frissonne un peu à cause de cet air vif qui entre par ta fenêtre.Et Tristan, qui achève de nouer sa cravate, se penche par la croisée, laisse errer ses yeux sur l’herbe rase du parterre qu’une rosée froide recouvre d’argent mat.Le soleil pointe dans un horizon d'or pourpré au ras de terre et d’or vert et fluide tout près de la voûte som-1 bre du ciel.Puis il regarde avec un sentiment comolexe, fait de dépit, et de reconnaissance son fidèle ré-1 veille-matin presque humain par son souffle de vieille machine poussive et finit pur songer qu’il fait bon vivre pour peu qu’on y mette de la réflexion et de la bonne volonté.LAFLl BUSTE Bloc-notes Saint-Antoine Le résultat de l’élection d’hier dans ce comté était assez prévu.La Gazette de ce matin, qui ne peut facilement accepter la défaite de son candidat, se console en faisant entendre que si M.Mitchell s’était de nouveau présenté, le résultat aurait peut-être été autre que celui d’hier soir.“Nous regrettons que M.Mitchell n’ait pas Jugé convenable de se porter candidat, car il était d’une belle force dans le quartier Saint-Joseph et nous comprenions que M.Birks aurait été consentant à ce que l’ancien député fût le porte-drapeau des protection-nisrtes,'aupuyé par les voix de tous ceux qui croient à la protection, peu importe leur allégeance politique passée.Du point cfe vue stratégique, la réélection de M.Mitchell, soit par acclamation, soit après une bataille électorale, aurait été désirable, en tant que victoire protectionniste et rebuffade au tarif King Forke”.Le malheur pour la Gazette, c’est que son ami, le champion protectionniste de 1921, M.Baliantyne, s’est, dès la première heure où, il fut question d’élection partielle, nettement déclaré contre la candidature, alors possible, de M.Mitchell, en tant que partisan de la protection, et que M.Bullan-tync a gagné son point.C’est donc à lui que s’adresse en fait la bastonnade de la Gazette.Rimouski Le général Fisct, élu hier soir dans ce comté à une majorité importante, mais encore éloignée de celle de son prédécesseur, M.D’An-jqu, élu, lui, en 1921, à une majorité de 5,116, appartient à une famille bien connue dans la région du bas Saint-Laurent.Son père, l’ancien sénateur F’iset mort il y a quelques années, fut député libéral de Rimouski à Ottawa, de 1872 à 1882, puis de 1887 à 1891, et réélu en 1896, après quoi il passa au sénat, en 1897.L’ancien docteur F'iset fut donc député pendant quinze ans.Pour ce qui est de la majorité de son fils à l’élection d’hier, ses amis diront qu’elle aurait été plus forte, si M.Mcighen avait été parler dans le comté, comme on a cru pendant un temps qu’il le ferait, la semaine dernière.Il reste à voir maintenant ce que le nouveau député fera aux Communes, pour tenir toutes les promesses qu’il a multipliées au cours de son élection,—et clics sont nombreuses.Un mot authentique ?L’Opinion, de Paris, (22 août) dit ce qui suit, en marge de la récente visite de M.Herriot à Londres: “Chose singulière, la mauvaise humeur du président du conseil, mauvaise humeur que tant de déboires rendaient bien explicable, ne retombait pas sur M.Snowden, ni sur M.Streseman, mais sur.le Vatican.Tous les voyageurs et tous les curieux qui hantent le hall du Hyde Park Hotel ont pu, certain jour, entendre M.Herriot clamer à pleine voix au milieu d’un cercle de journalistes: *,Toute l’agitation en Alsace-Lorraine est montée par la papauté.Le Vatican est un re-paire de bandits.J’étai» un universitaire libéral.Vous ne savez pas ce que je suis aujourd’hui: M.Ho-mais, et ie m’en vante”.En admettant qu’il y ait là de quoi se vanter”, ajoute l’Opinion, “il n’est pas opportun, quand on est chef de gouvernement et qu’on se trouve en terre étrangère, de le faire si haut”.G.P.Le carnet d 'un voyageur Grand’Pré, la jerre du souvenir L’arrivée au coeur de la vieille Acadie — paysage charmant — Les monuments du sol de la déportation — Histoire et légende Les vieux saules toujours robustes — Une messe.L’opéra Manon L’oeuvre de Massenet a fait salle comble hier soir à POrphéum et.malgré un Des Grieux figé, a remporté le grand succès qu’elle s’attire toujours.La fraîcheur de son expression et ta vérité de son inspiration ont exercé leur effet habituel sur l’audiitoirc.Manon avait en Mlle Nanette Guilford une charmante interprète à la voix jeune, nu jeu sûr rt piquant, qui a su lircr un parti extraordinaire des scènes légères et n’a pas outré l’émotion comme il ronvient à l’héroïne au tout petit coeur qu’a créée l’abbé Prévost.Même dans la scène de séduction du parloir, elle a gardé une mesure parfaite, celle de la femme que n’aveugle pas la passion cl qui commande à son coeur par son cerveau.Mlle Guilford a reçu des brassées de fleurs et cet hommage d’amis personnels s’est trouvé l’exjpression du sentiment de tout l’auditoire.Elle avait un certain mérite à jouer comme elle l’a fait avec le voisinage d’un Des Grieux en gélatine.11 est heureux pour la troupe que son nom ne sort au programme que cette seule fois.C’est une jolie voix et rien de plus.En revanche Lescaut avait pour interprète un chanteuf doublé d’un acteur qui a mis dans son rôle tout le cynisme qu’H comporte et l’a animé d’une vie remarquable.M.Alfredo Gandolfi.qui est d’ailleurs un des bons artistes de l’Opéra de Chicago, n’en est pas à sa première bataille.Checonowski a été eA-el-lent dans le rôle de Brétigny et 1>H- (Par Louis DUPIRE) Voici la deuxième journée, le mardi 19 août.C’est la plus pleine du voyage et c’est celle qui laisse dans la mémoire de nos pèlerins les images les plus vives.Comme nous en pouvons juger pas les photographies reçues jusqu’ici, les scènes qui s’y sont déroulées ont beaucoup tenté les objectifs.Nous arrivons à Truro, Nouvelle-Ecosse, à 3 heures 45.Un coup d’oeil risqué par la portière révèle qu’il a fait mauvais la veille.Les nuages traînent encore de sinistres guenilles dans un ciel jwtr par endroits.Quelques moments plus tard les plus matineux sont déjà hors de leurs couchettes.Le déjeuner est servi à 6 heures.A 7 heures, nous arrivons à Grand’Pré._ .Ce paysage charme par ses grâces.Beaux pâturages qui fuient a pente demee vers la mer, goélettes mollement inclinées sur le flanc.Puis nous nous éloignons de la mer.Nous voilà au milieu d’un vallon aux herbes hautes et d’un vert tendre que la rosée sème de pierreries irréelles.Le convoi stoppe.LA TERRE SACREE C’est le lieu sacré où est commémorée la déportation acadienne.Cadre magnifique où la vue s’étend à l’infini.Au loin le cap Blomidon arrondit son dos de cétacé géant.Puis c’est derrière le bois qui nous cèle la mer, le bout de rivage où s’embarquèrent les déportés.Le parc tout proche est comme seme de monuments, et les coeurs vibrent en les voyant d’une émotion particulière.On dirait que la buée qui s’échappe du sol à l’appel du soleil intermittent opère un charme spécial.Nous sommes à peu près dans l’atmosphère de ce 5 septembre 1755 où les villageois de Grand’Pré furent assemblés à l’église Saint-Charles.La voilà, cette église, fidèlement reproduite, nous dit-on.L’actuelle a au moins épousé les dimensions exactes de relie qui la précéda puisqu’elle est assise su*- les mêmes fondations.De plus l’architecte a copié le style des temples villageois de l’époque, d'une très grande simplicité où seul le eloener mince et gracieux, qui montre le ciel, révèle la maison de prière.La pierre a été prise dans la carrière proche et on y a mêlé des restes des maisons acadiennes détruites.Dans le voisinage, on peut voir encore des excavations et des vestiges de maçonnerie.Là se dressaient les chaumières du prospère village, là paissaient, dans les gras pâturages volés à la mer par l’industrie des courageux constructeurs (Vaboiteaux, d’opulents troupeaux.LE PUITS WINSLOW Près de l’église, le puits d’Evangcline.Cela aussi c’est de la reconstruction.Le nom s’est d’ailleurs trompé d’endroit.Le puis d’Evan-geline ou le puits du village de GrandtPré était situé à quelques centaines de pieds de là, nous dit l’un des érudits de l’histoire locale.Ce puits fut creusé en 1755 par le colonel Winslow, chargé d’exécuter l’embarquement.Winslow était agité de sinistres sentiments: il se figurait que les Acadiens empoisonneraient le puits commun et il voulut mettre scs troupes à l’abri dbine telle tentative.Plus émouvants encore, les vieux saules qui sont, dit-on, des témoins vivants de la déportation.Leur état de conservation est parfait et leur robustesse tellement évidente, que des pèlerins n’hésitent pas à en détacher des branches comme souvenir.Ils ont conscience de ne point leur faire mal.Ces saules marquaient la route comme on en voit le long des chemins dans la patrie d’origine des colons de la baie des Mines.Ce fut donc le long de ces saules, si, comme l’esprit se plaît à le croire ils sont contemporains de la déportation, qus passèrent les victimes de ( Lawrence pour se rendre à l’église Sainl-Charles, Il ne faut pas un grand effort d’imagination pour animer le paysage de leurs formes penchées, pour faire revivre entre leurs longs cheveux les visages glabres et sérieux, pour évoquer au bout d» leurs bâtons fer-I rés le baluchon où ils emportaient leurs modestes trésors.Dans cette église ils furent nourris des repas que leur apportaient leurs femmes.On avait trouvé le moyen d’empêcher celles-ci de fuir.De leur travail dépendait désormais là vie de leurs époux et de leurs fils et celle des troupeaux, richesse du domaine.Winslow eût réussi supérieurement dans la diplomatie: il ne manquait ni d’imagination, ni de ressources.La belle statue conçue par Phlippc Hébert, descendant d’un des Acadiens qui fondèrent l’Ordre du bon temps, mais exécutée par son fils, Henri, monument émouvant de la collaboration du père et du fils, prête une forme concrète à l’iiistoire et à la légende.C’est l’héroïne de Longfellow imprimant à jamais sur sa rétine humide l’image du majestueux cap Blomidon.LA PENTE DU SOUVENIR En attendant l’heure de la messe nos pèlerins suivent la pente de leurs souvenirs.Us forment des groupes près du puits, ou près de la croix dressée par le pauvre Herbin, Acadien qui avait perdu sa langue mais qui écrivait les vers anglais avec une élégance souveraine.Celle ccoix marque l’emplacement île l’ancien cimetière: /fere where a people's dearest hope bas died Alone of all their children scattered wide I scan the sad memorials that remain.M.Herbin se porta acquéreur du terrain ave* l’intention d’en faire un parc; plus tard ce terrain fut cédé au Dominion Atlantic Railway qui, à son tour, donna Remplacement de l’ancienne église à la Société ’nationale acadienne à charge à celle-ci d’y ériger une église-souvenir se rapprochant autant que possible de l'ancienne église Saint-Charles.Le personnel de ce comité est comme suit: L’hon.D.-V.Landry, ancien ministre des travaux publics, président, Bouctouclie, N.B.; C.harles-I).Hébert, secrétaire.Dupuis Corner, N.B.; Rév.A.-D.Cormier, trésorier, Shedtar.N.B.; An-tnine-J.Léger, C-R.avocat.Moncton, N.B.; F.-J, Hobidoux, C.H., avocat, maire de Shedia*; Alcx.-J.Roueet, député, Moncton, N.-B.Le Père Cormier a été nommé organisateur ou plutôt administrateur général.Son extraordinaire activité le désignait à ce poste.Il est l’un des premiers à nous accueillir sur le terrain de Grand’Pré en compagnie du docteur Landry et de M.Fechet, tous les trois venus de Moncton.Quand on voit le Père Cormier, on a l’impression de se trouver en présence d’un chef, d'un meneur d’hommes et même de foules.Mince, sec, grand, il est d’une fébrile activité malgré son âge.Il ne tient pas en place, mais ne bouge que pour faire agi* les autres.11 se dévoue au rassemblement des Acadiens avec un zèle qui ne se dément pas.Le moment est venu de lui rendre ici un particulier hommage, car dès qu’il fut question du voyage en Acadie, nous songeâmes à solliciter son concours.Tout de suite il se mit à notre disposition sans réserve, sc chargeant avec empressement de toutes les besognes que nous voudrions lui confier.Les membres du comité nommés plus haut se dévouèrent comme lui.Aussi sommes-nous heureux de dire que l’organisation à Moncton, à GrandTre et dans tout le territoire soumis à ce comité, a fonctionné de telle façon que nos voyageurs en sont dans l’admiration.Jamais nous n’oserinns promettre qu’un pèlerinage acadien venant dans la province de Québec pût compter sur un accueil semblable.M.F.-G.-J.COMBAT M, F.-G.-J.Comenu, agent général du service des vovngeurs et des marchandises pour le Dominion Atlantic Railway, s’était aussi porté au-devant de nous à Grand’Pré.Vf.Comeau nous a rendu d’inestimables services en cours de route.Il a bien voulu agir comme notre intermédiaire auprès des comités chargés d’organiser les réceptions à Annapolis, à Yarmouth et à Halifax, et nous lui devons beaucoup de reconnaissance pour la peine qu’il s’est donnée et de très vives félicitations pour le succès qu'il a obtenu.M.Comeau nous a accompagnés de Grand’Pré à Yarmouth r» nous n ensuite précédés d’une journée à Halifax pour prendre là la lirection de la réception du lendemain.ISuite à ta 'léme page) La Géorgie et l’Azerbaïdjan veulent secouer le joug du soviet Ce# deux pays voisins, m indent de# dépêche# non encore confirmées, se seraient révoltés contre les forces soviétiques d’occupation — Il y au* rait des morts et des blessés — Un complot révolutionnaire aurait échoué lundi.La Société des nations s uhaite la bienvenue à MM.Herriot et MacDonald — M.Gilbert Parker est nommé agent général des réparations La Chine se débat dans une guerre civile.Londres.3 (S.P.A.) — Les représentants de la Géorgie en Grande-Bretagne ont reçu une dépêche de Constantinople annonçant que la Géorgie ainsi que l’Azerbaïdjan sc sont révoltés contre les forces soviétiques d’occupation et qu’il en est résulté des conflits sanglants.Il y aurait plusieurs morts et blessés et toutes les communications seraient interrompues.Dans les cercles officiels britanniques, on dit qu’il a été impossible de faire confirmer rette nouvelle.LE COUP AURAIT ECHOUE Une dépêche de Tiflis, la capitale de_ la république géorgienne, par voie de Moscou, en date du 1er septembre, annonçait qu’on avait tenté, vendredi dernier, d’abattre le régime soviétique en Géorgie, mais que cette tentative avait échoué.IJn communiqué officiel du conseil des commissaires de la Géorgie a ensuite prétendu que cette tentative n’avait eu aucun résultat et qu’on avait capturé les chefs du mouvement.MM.MACDONALD ET HERRIOT SONT PRESENTS Genève.3 (S.P.A.) — MM.Mac-Donald et Herriot ont assisté à la séance d’aujourd’hui de l’assemblée de la Société des nations.Lors qu’ils sont entrés dans la salle de réunion, on leur a fait une grande ovation.Les chefs de toutes les délégations sont venus leur serrer la main après qu’ils eurent pris place aux cotés des représentants de leur na-; tion respective.Le président de la Société des nations, M.Motta, leur a lu un dis cours de bienvenue.Au nom de toutes les délégations, il les a remerciés et il leur a dit que l’intérêt qulils manifestent envers les activités de la société ne peut que procurer plus d’importance à cette organisation.Il a été très applaudi.OVATION A LA GARE DE GENEVE M.MacDonald est arrivé à Genève a 9 heures ce matin A la gare la population de Genève lui a lait une reception enthousiaste.Les représentants du gouvernement suisse, la delegation britannique et sir Fine Drummond, le secrétaire général de la société, sont allés le rencontrera la gare.Après avoir fai) face à une armée de jeunes écolières de Bristol qui I ont photographié en tous sens, il a conféré avec lord Parmoor, Arthur Henderson et les autres ment-bres de la délégation britannique.Il devait ensuite avoir une con versation avec M.Herriot.M.GILBERT PARKER EST NOMME Paris, 3 (S.P.A.).— Seymour-1 arker Gilbert, fils, l’ancien sous-secrétairc de la trésorerie des Etats-Unis.a accepté le poste d’agent-général des réparations d’après Te nlan des exiperts.M.Owcn-D.Young, qui a fait partie de la commission des experts, occupe temporairement ce poste.LA GUERRE CIVILE EST DECLENCHEE EN CHINE Tokio 3 (S.P.A.).— Le ministère des affaires étrangères vient de recevoir une dépêche officielle mandant que la guerre civile est commencée en Chine.Le ministère de la marine annonce que ie croiseur Talsuia est parti de la base na-vale de Sasebo pour Shanghaï avec 150 marins.LA BATAILLE A LIEU A HWANGTU Shanghaï, 3 (S.P.A.).— L’officier administrateur de lai Shish-Yuan, le général Ho F'eng-Li, de Shanghaï, annonce que la bataille est déclenchée entre les troupes de son chef Lu.le tuchun de la province de Chekiang, et ccllçs de Chi Shieh-Yuan.le tuchun de la province de Kiangsu.La bataille a lieu à Hwangtu, à 15 milles à l’ouest d’ici, sur la roule Shanghaï-Nankin.Chronique vern s’est bien tiré du personnage de Guillot de Morfontaine.Les choeurs ont peu à faire dans Manon et on les avait encore ampules.Le Magnificat polyphonique de la scène du parloir et les interjections des dévotes qui s’y entremêlent avec un si curieux effet avaient été complètement retranchés, comme d’ailleurs la Gavotte que chante Manon nu troisième acte.Les choeurs se sont bien comportés dans le peu qui leur restait à faire.[.’orchestration de Manon est une véritable dentelle.Les détails précieux y abondent et la vraie passion dè Foeuvre y réside.Avec l’orchestre réduit dont dispose la troupe, il n’y n guère que les cordes qui aient pu donner le relief nécessaire a la pensée de l’auteur.Le chef d’orchestre en a tire tout le parti qu’il a pu.sans pouvoir toujours l’assounlir à sa volonté.Costumes et décors avaient de la valeur et la scène de la salle de jeu était fort brillante.Ce soir nn joue Madame Butterfly avec Mlle Thalin Sabanieva dans le rôle titre et Carmen que jouera Mme Inn Bourskoya est remis à jeudi soir.Fréd.PELLETIER.Le trésor de la petite histoire (Par Léo-Paul DESROSIERS) Un lecteur nous fait parvenir le tome premier de l’Annuaire ViTle-Mario, où se trouve la courte mais précieuse histoire de l’ilc du Pas, par M.Vincent Plinguet.prêtre.Dans une lettre qui accompagne cet envoi, il veut bien ajouter que, dans sa modeste sphère, il travaille lentement et en autant que le lui permettent ses loisirs, à une histoire de Laprairie pour la rédaction île laquelle il a déjà ramassé bon nombre de matériaux.“Me sera-t-il jamais donné de compléter mon oeuvre?” se demande-t-il.Membre de lu Société hiîtorique de Montréal lui-même, il s’intéresse aux vieilles choses fl jouit déjà de la satisfaction d’aider scs successeurs dans le parachèvement de ce travail s’il ne peut lui-même le terminer.Voilà un dessein qui mérite beaucoup de publicité, car ce chercheur de Laprairie n’est pas absolument seul dans sa calégorir.Il fait partie d’une petite phalange qui sc dé-lerfe aux plaisirs des recherches historiques locales, et aux modestes joies de la petite histoire.Qui ne connaît les oeuvres savantes et contemporaines d’un abbé Mau-tault, par exemple, qui étudie avec minutie, exactitude et clarté le vieux Montréal.A Sorrl.un jeune avocat consacre aussi une bonne partie de son temps à retracer l’histoire, très ancienne assurément, de sa ville natale.Il a pour lui les fortes ambitions et l'activité inlassable de la jeunesse unies à de bons talents d’écrivains.Puis des prêtres ont oublié,.durant ces dernières années, nuelques volumes du genre qui méritent l’attention.Une histoire de Beauharnois que le gouvernement de Québec a couronnée, une histoire de la paroisse lointaine de Willow-Bunch, par exemple, prouvent que la vogue de res études n’est pas tout à fait éteinte encore, et qu’il y aurait moven de 1.» faire revivre avec autant d’inten-siti que durant la décade 1860-70.La tradition existe déjà.U n’v a qu’à la continuer en proclamant partout nue ncu d'oeuvres sont aussi passionnantes et aussi atlachan-n une fois com- ics tes lorsqu’on mencées.Et H y a des pour eommcncir raisons spéciales dès aujourd’hui.Tout le monde sait que j'époque qui s'est terminée vers 1860 ou 1870 différait grandement de la nôtre.Jusque vers cette date la vie paroissiale des campagnes et des netites x illes ne différait pas sensiblement de ce qu’elle était dans les périodes les plus reculées de notre histoire.C’est peut-être une assertion hasardeuse, mais la lecture de plusieurs monographies parait amplement le prouver.Un cultivateur, un citadin de I860 vivaient à pc près dans les mêmes conditions qi leurs congénères de 1760 et tnêu de 1700, tandis que ceux qui vie: (Iront après eux verront autoi d'eux le monde changer avec rap dité.Après 1860, en effet, ce soi lis chemins de fer qui se mu B plient, les journaux qui comme: cent à abonder, les nouvelles m: chines agricoles, comme moisïo: ncuses, faucheuses, moulins à bn tn que l’on met sur le marché, i sont les cotonnades américaines qi nous envahissent peu à peu et tue» l’industrie locale de la toile et ii l'étoffe du pays avec leurs scèni si pittoresques, et leur charme profond.Los modifications • succèdent les unes aux autres, n Icctant les moyens de transport, yêlemcnj, les instruments de travai la manière de vivre; elles ne s’a rètiront plus désormais, et jusqu l'mvention de l'automobile, du r dio.du télégraphe sans fil cont nueront à transformer avec une r; Pjdité extraordinaire les coutunu d'autrefois qui duraient, elles, d puis deux siècles au moins, et coi tinuent à mourir aujourd’hui dar les hameaux les plus éloignés.F trois siècles, enfin, notre provint a perdu la physionomie qu’elle o trait aux visiteurs depuis les tenq lointains des premiers colonis leurs.H est donc temps plus que j mais de composer et d’écrire d< histoires locales.Encore un pe de temps et les derniers survivan de cette époque lointaine auror oisparu.Avec eux s’en iront h derniers Canadiens français qi ont vu braver le lin et le diativr qm mit vu faucher à la faucill .>aM;e le grain au fléau et peuver ainsi, en nous racontant ce qu’éta a vie rie leurs pères, nous raconte a vie de tous nos ancêtres depui les premiers établissements.I.e t< Uf’ignage orai disparaîtra définit vi ment avec eux.H ne sera plu pm Mble ensuite de combler les li (•unes et seuls les documents toi tours trop sers et trop insensible seront a la disposition de l’hisù rien, , A>;ie les chercheurs d’aujourd'hs n oublient pas ce fait.Qu’ils coi s'ilient les octogénaires et les sc; uagcnaires.qu'ils les lassent d leurs questions, qu’ils composer 'j',’’ histoires touffues, bourréi , nnif’(’r]bIîo*“ tbèque de leu Arthur Meyer, un exemplaire des oeuvres de Molière fut vendu plus de 201),000 francs.Il est vrai que ce livre était “truffe’', comme disent les biùliophi-Ics, avec des dessins de Bouclier, ii.i autographe de Molière, ce qui t s| de quelque valeur.Ii faut croire que c’est ce "IruG fage” qui fit la plus-value du volume car, eu 1882, seize pièces origi-nales de Molière passèrent en vente publique et ne firent, d ms leur’ ensemble, qu’une.soiBine de 18,000» francs! Si, dans cette vente,‘leï ! “tartsiffe" atteignit 2,200 francs, j dans la totalité du lot.chaque piè-I ce se vendit en movenne 1.179 fîmes.Le temps Toronto, 3.uS.P.C.) — La pression Vst élevée de la vallée du èu-Laurcnt aux Etats du sud-ouest cl elle est relativement basse im-dev •str, du Manitoba.Une nouvelle tempête tropicale a commencé ce matin au nord des Bermudes et elle avance rapidement vers le nord-esî.Il y a eu des averses dans Québec, dans les provinces maritime, cl dans le nord de l’Aiberta.il a f lit beau dans les autres parties du pays.TUMPERATURK PREVUE En Chine Shanghai, 3.(SjP.A.) A 1 heures cet après-midi, on rapporte que la bataille augmenté entre le» troupes des provinces opposées et qu’elle setend dans la direction del M oossing, Le chauffeur Resta se tue Ottawa, 3, (SJ'.C,) Un com- ., „ , muniqué de la commission des che-[ 1 oronto, J (S.P.G.).M.J.Ha-mins de fer annonce que pendant) ful.autrefois président de la période du 1er au 14 septembre' ' il n’y aura aucune surcharge sur les transports des marchandises ou travail des chemins de fer, et a appelé t’attention sur le fait que “nous avons fait une expérience intéressante en ce qui concerne le travail des chemins de fer".Le président a exprimé l'opinion “qu’il pourrait probablement être modifié, par accord mutuel, au profit de tous les intéressés." Pour les ouvriers non organisés, a-t-il ajouté, le droit de grève accompagne celui de s'organiser.De même, a-t-il dit, le principe d'arbitrage volontaire est reconnu”, mais l’arbitrage obligatoire, d'a- Granls Lacs et baie Géorgienne; vents tempérés et beau.Demain; unis du sud-ouest, ùeau el chauif; Ottaxva et haut NM.aillent: vents tempérés et beau.Demain; vents lu j du sud-ouest, beau o| chaud.Bas St-Laurent: vents tempérés, t'eau et frais.Demain: beau et un pi u plus chaud.(toile et rive nord: vents frais du nord-ouest.Beau et chaud aujour-d hui et demain.Provinces maritimes: vents du nord-est.coups de vents au large de , A ouy elle-Ecosse.Généralement , Ü11 eLf,.‘ais aujourd’hui et de-n- l bue au cap Breton ce soir: l.ar .Supérieur: vents frais du, nr i l,PSt’',,uÈ»inl‘hui cl dé-?entre le Canada et des voyageurs les Etats-Unis.A bord du “Melita” Plusieurs Belges établis dans le Michigan qui se rendent à Anvers, feront la trayersce à bord du Melita du Pacifique Canadien, l.e Melita part de Montréal demain.u.- n .i —i près mon sentiment, ne saurait se .i ° " Cl! ma>nten«nt concilier avec le droit de la li-mioux et il-va a son bureau tous es Kp,.,a individuel'• “ jours.Il fut empêché, pour cause de , 'I ,, 7 • maladie, d’assister à l’enquête con-i .'es J p-str,c'llons ,n,Pos*’(‘s a 1 im-duite devant le comité des comptes; m'ÇraDon et les lois sur le tarif publics concernant le scandale des | e:*a,èn^ nécessaires pour sauvegar obligations provinciales.s pi Les liquidateurs de la ban lanque lui ï 180.000 à réclament une somme de | la suite de la faillite de la banque.Ses amis disent qu’il tente de s’entendre avec eux afin de céder son actif en garantie de sa dette.Brooklands, Angleterre.3 TN.P \ ) — Dance Resta, le fameux ehauf-feur d automobile, s'est tué ¦ aujpur-d bot en tentant d’établir un nouveau record.Au second tour de la course sa machine, une “Sunbeam" a dérapé et a*prix fetf Elle ésf complètement détruite.Resta n'éta t arrivé qnr depul» peuortr» Etafs-Unis.t Le “Lethbridge” Assermentation du Le cargo "Lethbridge”, la dernière acquisition de la Canada Steamship Lines, est arrivé à Montréal, l.e f.ethbridqe est muni d'appareils perfectionnes qui permettent le chargement el le déchargement au-toinaiiqu#».juge en chef Simmons Edmonton, 3 (S.P.C.) - l.e juge en chef Simmons a assermenté, hier soir.M.J.H.Boyle, l'ancien chef du parti libéral de l'Alberta, rommr juge de la Cour suprême de rette province, étaient nécessaires (1er les façons de vivre des ouvriers américains, a dit M.Coolidge, ajoutant (iiic l’administration actuelle avait recommandé cette législation.“Je suis”, a-t-il déclaré, “en faveur de la paix et opposé à toute guerre agressive.Je suis également opposé aux préparatifs militaires, mais je désire une armée et une marine convenables pour protéger tous nos concitoyens contre toute tentative contre leur tranquillité chez eux el leurs intérêts à l’étranger.Ce n'est qu’en temps de paix qu'on peut espérer faire du progrès.Je désire que l'Amérique coopère au prompt règlement des difficultés européennes, et donne soil aide financière pour le rélablissr- Manitotsri.Jsaskatrhexvan et \lhcr-ta: genéralément beau h tempéré aujotird J un et demain.Mariage béni 8 heu-4 lice, n «ATirN.MIU.EH. matin « res .1(1.en IV*M,e St-I.oul» d- Frar.ci, .|,Br '«i*)»' Bernard, rhaprlain de niarlagr du Dr Romuô’t h ri flli* MUIerh#a O" l> Ile.Miller, ‘(r Montrtal.Apre» le ma Mme Mü.cr tefte II y eut ri'crption cher : 7 'FMI pour un VOY» n Htitomohiif rt a leur retour 11* mfurrront à ShmvirJgan Falls.’ «f Décès A_ Montréal, Je a ar.ptn.ibrr .4 ana, fsl dhcêdre dame I.ARERU E.IA2I, S l’à«e de y uve Napoléon Labrrae, ni»» AlpUonsine .Imniiotte dit Ijicliapeile.J.cj, fun^raille., uuront lieu samedi, le R murant.Le consul partir» de 1» dem ure de la défunte nu no 9t.rue du Couvent, k S heure., 4‘,.pour »e rendre à IVglise dr S iinl-Henri, ou le .service sem celehrr „ n heiiie*.et de là au cimetière de Vnllrj field, lieu de U pullure.* l’nrent» et amis août prie» d'y a»si» sans atilrr Invitation.1** I » v Y iHÊff 3 SEPTEMBRE 1924 Volume XV — No 207 CHOSES MUNICIPALES Les taxes sont bien payées LES COURRIERS DU ROLE DE 1924.— LA CONSTRUCTION EN AOUT FERMETURE DES SAŒ DE MALLE Les sacs de poquets-poste et de - Correspondance spécialement adres- j I à DCDrcn-ri/sKr ncc TiYPs sée à destination du Danemark se-LA PER(.Ef TION DES I AXES ront fPrm^s je mercredi 3 septem- D*EAU ET D’AFFAIRES RAP- bre à 3.00 h.du soir.Ils seront ex-PORTE JUSQU’A DATE $2,363.- pédiés par le Rentuckey.343, SOIT PF,US DE LA MOITIE Les malles à destination de : I Australie seront fermées à 6.00 p.i m.le même jour et expédiées par | San Francisco s r le Tahiti._______ Les sacs de journaux, paquets- poste et de correspondance spécia-La journée d’hier, la dernière îement adressée a destination de pour la perception des taxes d'eau | la Grande-Bretagne, de l’Europe, de et d’affaires, a été des plus fruc- j l'Afrique et de l’Asie Occidentale, lueyscs; on a perçu la jolie somme seront fermés le même jour à 7 h.du matin et expédies sur le Melita.Jeudi, le 4 septembre, à 7 h.du matin, on fermera les sacs à destination de la Grande-Bretagne, de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie Occidentale.Us seront expédies par Québec sur le Comma.Jeudi le 4 eptembre.à- 2 iieures t du matin, on fermera les sacs de lettres et journauj à destinatipn de Costa Rica.* ' * Le même jours, a 7 h.du matin, on fermera aussi lés sacs de lettres et journaux à destination de l’Irlande.Le vendredi 5 septembre, à 7 h.du matin, on fermera les sacs de paquets-poste et de journaux spécialement adressés à destination de la Grande-Bretagne, de l’Europe, de l’Afrique et de l'Asie Occidentale.A 6 heures du soir, le même jour, on fermera les sacs de paquets poste et de correspondance spécialement adressée à destination de la France.A 7 h, du matin, le samedi 6 septembre, on fermera les sacs de paruets-poste et de correspondance spécialement adressée à destination de la Grande-Bretagne, de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie Occidentale.; LA PULPE CANADIENNE EN BELGIQUE * R la joue somme de $ÜP3 249.dont $485,675 aux guichets de l’hôtel de ville, $77,174 aux succursales de la Banque de Montréal et $40.400 à celles de la Banque d'Hochelnga.Cette perception représente 6,696 comptes acquittés.A partir d’aujourd’hui l’escompte era dépouillé qu’aujourd’hui.Cette année, 43,473 comptes ont été acquittés, contre 40,018 pour la même période de 1923.On a remarqué que les contribuables se sont servis davantage des succursales des banques pour acquitter leurs dûs; plus de $410,000 ont été perçus de ce côté, soit an delà de $150,000 de plus que l'an dernier.^ j LA CONSTRUCTION Le mois d’août a surpassé tous I nrpi is u des permis de construction, avec un total de $3,219.825; le mois de juillet, le mois le plus fort jusqu’ici, avait donné un total de $2,-922,665, soit $2»/,160 de moins.Mai arrive en troisième lieu avec $2,-800,810 et avril en quatrième place avec $2 690,615.Pour les premiers huit mois de l’année, du 1er janvier au 1er septembre, la valeur des permis de construction s'est élevée à $17,389,-* 5: c’est encore $1,536.079 de «’• moins que pour les huit mois correspondants de 1923.oui avaient donné $18,926,064.La même période de 1922 reste loin en arrière avec le chiffre de $13,494,194.Voici dans quelle proportion les nermis de construction se sont repartis depuis le commencement de l'année ; $ 724,780 Bruxelles, 3.Les importations de pulpe de bois en Belgique ont été, pour les cinq dernières années, à peu près comme suit: 1920 .98,850tonnes 1921 .65,739 — 1922 .117,091 — 1924 »-«"• * S';,n'SSîeX, -'Kr Professeur L.-J.Dalbis: 3.Clasti- Le programme de !n fête d’avia- ,.on n'est pas encore complètement ^ °d [.la,sifS, .mit.ma.s ce le-ei commencera A Fredericton, N.-B., 3 (S.P.C.L Un banquet sera offert à M.Pins Mi-chaud, député fédéral de Histigou-rhe Madawaska.re soir à Ednutnd-ston, à l'occasion rte son retour d’Europe.^ Bénédiction d;une cloche à Hocbelaga ce soir ri que, un spectacle comme il difficile d'en con part ailleurs sur ce conlinent.Le trafic de fin de semaine a Jacques Cart-ev LL, L.Tél.Main ad2S Tean-VIctor Carttar.LL.L.L.-J.Barceto Lt.B.CARTIER ET BARCEL0 1 AVOCATS Ba Chambre 708» Innueubte "Power-’ 83 ouest, rue Craig Montréal Le ARTHUR LAL0NDE °" \yn*-,,T pprvr-,i-»r VTÇ.Htudrs Forçat, t.a'ond*, Coftin et Ht yard.Edifice du Crédit Feneter — Montreal.Résidence, téléphone: Est 2281.o» ST-CEtMIIIN, 6IIERIN 4 RAYMOND t AVOCATS Tél.Main 51S4.S8, roe St-Jacques Pr P.Si-Germain, LL.L., L.Guérin, LL.1-P.VanM-TLaymond, LL.I.Ed VANIER & VANIER - AVOCATS Anatole Vanter Guy Vanter Tél.Main ÎH32 97 rue St-Jacque* JEAN-C.MARTINEAU - H.A., LL.L.\vnrat pr PROrURTTR Imm.Veraalllte, J», rue 6atnt-Jacqaes Téi.Main 14* MONTREAL A.S.ARCHAMBAULT, C.R.’ avocat rr 43, CAt# de la Place d’Armes Chambres 420 et 421 Téléphone Main 1839 Montréal " MAURICE DUPRE, LL.L, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR de VEtade Fltapatrlek, Dapré, Ganten et Parent Immeuble Morin, 111 Côte de la Monlame TéJéphoo.212 et ?tl QUEBEC W.F.MERCIER, S.A.LL.L.i AVOCAT-PROCUREUR j Etude Mereter, Mrrgler et Sauvajr f Jim, St-Jacqu*s, Main ‘i'/SJ 1855 Papineau.Amherat 2785 Bureau du soir, Domicile: 2$2, rot \i*ltetion.Tél.Eat 7S52F EUGENE SIMARD, B.A., LU.AVOCAT gaclété lécplc BLAIN et SIMARD C’iambre 53.tmin.La Sauvegarde •2 Est, rue Notre-Dame Xéléphene: Main 5550 Montréal Domicile; 1867, Ste-Catherine Est > Téléphone Clnirvai 0466 RAYMOND GODIN, B.A.LL.L AVOCAT r 30.St-Jacques — Tél.Main 4002 ! : 1 i 1 Tél.Main 2338 r Arthur Laratnée 1 * AVOCAT 180, rue St-Jacques — Montréal • .t COMPTABLES P.-A.GAGNON COMPTABLE LICENCIE (Cbarterea Aeeotntatitl Chambre 315 .Edifice "Montreal Trust" “ li.Place d’Armes Tél.Main 49t; j DROIT, MEDECINE.PHARMACIE, ART DENTAIRE rnur* nrpi-ithélial et ses dérivés; tissus conjonc- - tifs, tissu osseux, tissu nerveux, tis- Nicolet.3 (D.N C.) VL rabbéjÏU sanguin, tissu lymphatique, tissu Walter Hou e, ordonné piètre ré- musculaire.,.,, cemmenl à Nicolet par S.G.Mgr -»¦ Phénomènes de la murtuphca Brunault a chanté Ce soir à sept heures 30.S, G.Mgr Gauthier bénira une nouvelle cloche du carillon de l’église de la Nativité d'Hochelaga.M.l'abbé animaux.—j Georges-Henri Uhartier, curé a Ste-tion.Les sous- \nne.de-BeUevue donnera es embranrhemcnls, les, üon de circonstance, es ordres.L'espèce et la Au sacre de l’allocu- sâ première | contient un mode grund'messc dans sa paroisse nata- i lion chez les animaux 6.Fondions de nutrition.Phe PETRIE, RAYMOND & CIE COMPTABLES CERTIFIES VERIFICATEURS J.-T.Reymond.I A.A.-J.-M.Petfle.L.A.Suite 909-910 ISO, rue St-JuCum-» Moutréul TPI.MAIN 2758 DR ALBERIC MARIN 295.RUE SAINT-DENTS Est 6958 Montréal Mgr Langlois Quebec, 3.On annonce que le sacre de Monseigneur J.-A.Langlois.auxiliaire de Québec sera présidé par Monseigneur Di Maria, d’emploi éprouvé.Les boites faei lenient maniables de douze pastil les ne coûtent que quelques cents.Les pharmaciens en vendent aussi des bouteilles de 21 et de 10ü.Asnirine est la marque de fabri que (enregistrée au Canada) de la i JJ™rnpono* manufacture de monoaceticaeides fer de sttliclllcacide de Baver.OuOiqu’il soit bien reconnu que je mot Aspirine signifie produit de Baver afin de protéger e publte contré les contrefaçons, nous ébiin nommes "M.-'lSbr-ArSùr 'ZÆ.23*32‘.f agissait i s «1 iU u chimiques de la diges- gënèraux de la digestion, i délégué apostolique qui sera assis- Gèrard Barill comme sous-diacre i EJ M.l'abbé Adé-lard Desros iers, pro-; .fesseur au séutiinairp «te Nicolet a non‘ l'allocution de dreons tance.gestifs.Dis-; te de Monseigneur l.éonard.evo rappareil di-j due de Bimouski et Monseigneur sucs digestifs.* Halte, vicaire apostolique de Hearst.nerons sur les tablettes de 1.1 coin oagnie Bayer In marque générale LETIHLS LE FADET1E lème et téme séries.55c franco 3èrre série.80c.franco Remise coé-mlp nnnr tes rom- i.Modification de l'appareil cir-.dilatoire dans la série animale.i Application de la méthode grophi-que à l’étude des phénomènes physiologiques.8.Phénomènes généraux de la nutrition.Assimilation.Désassimilation.Réserves nutritives.Echanges mitritifs.Coordinations i chimiques.Grande affluence de touristes à Québec Le nombre de voyageurs qu’eurent à transporter les compagnies de chemins de fer samedi, dimanche et lundi derniers, a dépassé di-beaueoup tout ce qui s'est présenté dans le genre depuis nombre d’années, ont déclare hier les au-torltés du département des voyageurs du Pacifique Canadien, après avoir fait le décompte des opérations de la fin de semaine, j Rarement la fête du Travail a-t-elle amené semblable exode de ci-üidins vers la campagne et c’est â i Tél peine si.les compagnies ont pu | _ fournir suffisamment -le matériel roulant pour former les nombreux trains spéciaux exigés par la situation.La température torride que nous avons eue samedi ci diman ! che a évidemment contribué pour j une large part à décider nombre de personnes h la campagne, sur ._______________ î et des rivières, un peu d’air frais i , a.à respirer.1 Montreal.Il va sans dire que tous les trains! Dimanche après-midi, on fit par-! r «'gu Hors étaient bondés dès vcn-|*lr un train spécial de Sherbrooke à destination du Montreal, le train I.-L LAFLEUR, LTEE Importetenre A* FERRONNERIES, PEINTURES.ETC.366, Notre-Dame Ouest TEL, MAIN «7«T Entrepôt: BOULEVARD DECARIE Tôliptrone Wejtmoont 102# Ciment.Brique.Sehl*.Baie, Charbon.Pain, Graine, Glaça.ASSURANCE Kormanurs u ues.osisf> fou-Gers en Assurance» 232, RUE SAINT-JACQUES 1*1.Main S98S-4IÔ2 MONTREAU supplément de voyageurs.11 fol- j lut même mettre un spécial sur to ligne d'Ottawa samedi, afin de dt-1 minuer l’encombrement sur les ré-' gutters de la capitale.La même aller1 rechercher ‘ ( se produisit lundi soir, alors j les bords des lacs iQ« «n sPÇe'al djutta Higaud.s ar- toutes les stations jusqu a régulier de Boston ne pouvant suffire à rerucillir tout le monde, tan- ïe ’fabrique, le nom de Bayer Goix en I mandes A la douzaine.En vente; 9, i,e parasitisme et la symbiose à la librairie du "Devoir”.Iche* les êtres vivants.drerti sôir.Samedi, on dut niovitei des sections aux trains se dirigean* vers les Laurcntides, tandis que 1 ,, ., ^ ± .pour le retour, il ne fallut pa; ; dis que dans la soirée, deux •'ofri'j' moins de six sivéciaux, en plus du ; spèciaux quittaient Farnham à des-matéricl ordinaire, pour accommo- ,^n"*,on de Montréal.Enfin hier dor les milliers d'excursionniste; 1’J1®*'!!’-.un.c0*''°*, spécial arnviut cjui rentraient che* eux lundi son du Maine bonde de voyageurs.Les trains A destination de Que Les passagers du "Montréal’’ et murs samedi, dimanche et lundi,! bec, Toronto et des côtes du Mai du "Montlaurier’’ se dirigeant vers une affluence de visiteurs tellej; ne eurent aussi leur part de r«è."Ontario et l’Ouest canadien same fdlèVF -PROMPTEMENT ÇxsftMUES u Durillons.ÎÛR.fFFICACf,5AN$ D0UUU»- x [ rsoNCC ooo la POüTt (, tel!! MîiTiirfM Québec.3, (Spécial au Devoir) — La vierlle capitale a été le ren-des-vous d’un nombre incalculable de touristes dans U- cours de la dernière fin rir semaine; on estime même qu'elle s reçu dans ses di, par trains spéciaux du Pacifique Canadien, augmentèrent enco-iv- par plusieurs centaines le total des voyageurs de celte fin de se-trnme extrn'ordinaire pour le Ira fie ferroviaire. Volum* XV — No 20 < LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI.3 SEPTEMBRE XÔ24 Page du payer ROLAND Neuf ou dix ans.Des cheveux blonds hirsutes autour d’un visage étroit brûlé par le soleil.De grands yeux bleus enfoncés sous des cils et des sourcils bruns et touffus.En salopettes et en chandail, nu-pieds dans des souliers de toile, il court toute la journée, les alentours, butinant par ci par là ses plaisirs.Voit-il un tas de sable, il s'arrête pour construire un édifice.Passe-t-il auprès du jardin où la voisine.penchée cueille des concombres ou des haricots, Roland, avec une affabilité de gentilhomme, se met de la partie en causant.Mais lorsque onze heures vient, Roland va se poser sur les billots échoués près du rivage.Et de là, incessamment, de trois minutes en trois minutes, il crie : “Maman, est-ce que* je peux me baigner?J sens plus mon déjeuner." Si sa maman croit qu’il le sent encore, il s'avance sur un billot mobile, tombe les pieds * à l'eau et s’assied les jambes pendantes et bar-botteuses.Et il répète encore : “Maman, j’peux me baigner?J'sens plus mon déjeiiner" Sur un nouveau refus, d’une boite de conserves vide, il s'arrose tranquillement, d'abord les manches, le dos, le devant, jusqu'à cp qu’ayant crié une dernière fois, il achève: “Tu fais mieux de dire oui, maman, j’suis tout mouillé pareil.’’ Dans l'eau, il insiste pour que tout l'univers le regarde nager.Il insiste pour que vous regardiez ses pieds.Les pieds, il les a.mais il enfonce à la troisième brasse, sans s'expliquer pourquoi.Il plonge, aussi, mais debout sur le \ fond solide.Il met sa tête sous Peau et y reste dix secondes après lesquelles il ressort en se secouant comme un petit chien qu’on baigne, le nez, les oreilles, les yeux inondés.C'est à la pêche qu’il a l’autre soir triomphé.Vets huit heures, toute la baie a ralenti de 1 clameurs sauvages venant du large.Puis, bientôt, vous pouviez reconnaître la voix perçante de notre petit homme qui criait à y perdre ses poumons: “Maman, j’ai pris trois poissons! Deux petits et une grosse, grosse perchaude."’ La joie l’étouffait.Il parlait en tremblant.La perchaude avait sans doute sept pouces de longueur.Les trois poissons, tenant dans une boite de tomates vide, firent avec Roland une visite chez les voisins.Il en aurait pris davantage, pourtant, mais il n'avait que neuf vers.Aussi, pour que pareille chose n'arrive plus, a-t-il, hier, passé la journée à piocher.Vers midi, il avait soixante-treize vers.A deux heures, il en avail cent.Mais le soir, il est revenu vers le rivage en silence.Pas une fois, ça n’avait mordu.Michel!'.Le NORMAND.Nous vous parlons de la qualité d’un lait: éprouvez-la vous - memes faisant usage du lait de Borden.BORDENS jfaim Products Co3Ltci York 5653 £a gonne Cuisine (.outvote de groseilles — Faites cuire du sucre dans une quantité d eau proportionnée pour faire un fort siroo, que vous aurez soin de bien écumer; quand il sera en bon -poinlt vous jetterez vos groseilles dedans, après les avoir bien lavées et égouttées, et leur laisserez faire quelque bouillon; écumez une autre fois le sirop en tirant votre compote du fou, et dressez la pour la servir froide.Compote de pêches—Fendez vos pêches, otoz-en les noyaux, et faites-les blanchir pour pouvoir les* peler: faites un sirop comme pour un gro scille.et mettez cuire vos nèchos-dedans: retirez-les, faites réduire le simo.et les en arroser dans le compotier: servez froid.r on*eils pratique?Aluminium—L’aluminium est un métal blanc comme l’argent légèrement bleuâtre.I! s’oxyde très difficilement: les acides sur lui n’ont nu’une action très faible: les sels formés n’ont aucune action mauvaise sur l’organisation.1 es objets en aluminium sont donc d’un excellent usage pour la cuisine.Les alcalis, la soude, la potasse, l’attaquent et on ne doit jamais nettoyer les objets.en aluminium avec du savon ou des cristaux, la surface est léaè-rement attaquée et le brillant dis-parait.F,’aluminium est quatre fois oins léger que l’argent, malgré sa légèreté il est tenare et ?)out être transformé en plaques minces ou cer plusieurs fois.\'etloiiage des dentelles: Tremper dans du thé faible.Repasser entre deux linges ou mettre aux parois.Pensées choisies Rien n’est beau que le vrai, le vrai seul est aimable.BOILEAU sJ; 4; ac L’homme marche vers le lambeau, traînant avec lui la longue chaîne de ses espérances trompées.BOSSUET îk ^ Avant donc que d'écrire apprenez à penser.BOILEAU Nos ennemis nous sont utiles; ils nous montrent nos fautes, ils nous disent nos vérités.Ce sont des maîtres.que nous n’avons pas ù pager.PLUTARQUE.* * * Je profile du jour où je vis, du lieu où je suis, cherchant à trou-cr beau par-dessus tous les autres c lieu où la volonté de Dieu me conduit.Ernest LELIEVRE.Se Toul ce que la haine de nos ad-'ersaires ose contre nous, c'csl tiare tiédeur, c’est noire timidité, ¦'est notre lâcheté qui le permet.1 m sera ainsi Mint que nous ne sau rons pas, tant que nous ne voudrons pas nous défendre .Sow prétexte de douceur, vous ante: reculé devant la crainte; sons pré texte de charité vous aurez faill: à la véritable charité; vous mire: découragé d’autres dévouements enhardi d'autres excès, iiaralysi d’autres courages.Louis VEUILLOT (Mélanges) M.Louis Strauss à Montréal en fils.Ce métal est appelé à pren-1 -— dre une place de plus en plus sran-j M.Louis Strauss, journaliste, dé-de dans les usages domestiques, j puté et économiste belge qui est ac-malh'ureu^ement son prix est en-ftuellement de passage en Canada, a rorp trop élevé.; rendu visite hier aux bureaux du Taches de bougie: Enlever le I chemin de fer National du Canada plus gros de la tarhe avec la lame! dans le but de se renseigner sur d’un ranif ou avec l’ongle; pour col notre grand réseau national qui se oui reste dans l’intérieur de l’étof-1 trouve être en même temps le plus fe„ verser une goutte d’alcool qutj grand du monde.En sa qualité flissout la ciré,’éponger, recommcn-l d’économiste, M.Strauss porte un intérêt particulier aux questions ferroviaires.Il y a quelque soixante ans, lors d’une visite aux Etats-Unis, il fut l’un des premiers voyageurs sur le nouveau réseau Southern Pacific et depuis ce temps il a suivi de près les progrès des chemins de fer de l’Amérique du Nord.Le distingué visiteur aura l’occasion de se familiariser avec le réseau national durant son séjour en Canada, car il voyagera de Vancouver à Montréal par le chemin de fer National du Canada, s’arrêtant aux endroits le lonç du réseau qui 1 intéresseront particulièrement.M.Strauss était accompagné hier de M.E.de Boeck, de Montréal.Tous deux orft%iè reçus par M.C.-W.Johnston, gérant du trafic et autres officiers du réseau.Grand festival ouvrier AU BENEFICE DE LA PAROISSE ST-OCTAVE DE MONTREAL- EST Répondant g Tappel de leur curé, l’abbé Josapbat Verner, des ouvriers de Moitfréal-Est ont décidé d'organiser un grand festival qui se iendra les jeudi, vendredi, samedi et dimanche prochains, 4, 5.6 h 7 septembre 1924, sur le ter-/¦ain de l’école Richard, 40 avenue Lelièvre et au cas de mauvais imps, dans les vastes salles de Té-.olc.Lu paroisse de Saint-Octave de dontréal-Est, depuis sa fondation, n’a jamais imposé de répartition.Une première tombola tenue en • 921 a rapporté un bénéfice net de près dp $J 0,000.Les ouvriers de dontréal-Est veulent répéter ce .uccès.Le comité d’organisation de ces fêtes se compose de l’abbé J.-A.Verner, patron; président M.Jo->eph Versailles, maire de Montréal-i.st; vice-présidents.MM.Adélard Rivet et Alfred Richard; secrétaire général, le notaire J.-Emery Coderre; secrétaire-adjoint, M.A.Hétu; trésorier, M.E.Guimond, marguiilier en charge; directeurs MM.Joseph David, J.-W.Forget, A.Claude, J.Séguin.Un comité de publicité est formé de MM.(.-Albert Berthiaume et René Versailles.Un comité de dames pour la vente des billets de euchre et des bil- bre et samedi soir, grande fête d'enfants et concert en plein air.Dimanche après-midi, le* 7 septembre, partie de baseball et le soir, concert en plein air.La Philarmonique de Montréal-Est a offert son concours pour chaque soir du festival.De nos meilleurs artistes lyriques de Montréal, madame Blanche Conthier.mademoiselle Marie-Anne Asselin, mademoiselle Alice Miétte, messieurs Emile Gour, Germain Lefebvre ont offert leur concours à M.le curé Verner pour rehausser l'éclat de ce festival.Durant ces fêtes ouvrières, les premières du genre dans l’est de Montréal-Est, il y aura tirage des gros lots suivants: 1.— Lot à bâtir et ameublement de chambre à coucher, fini noyer, dons de M, le maire Joseph Versailles.2.— Service de vaisselle en porcelaine, don des employés municipaux de Montréal-Est.3- — Carpette en linoleum, don des employes de la corporation.4.— Un grand fauteuil Chesterfield, don de M.Georges Langelier, manufacturier, de Montréal-Est.5.— Un $10.0Ü en or, dont de M.le curé J.-A, Verner.6.—1 Un *10.00 en or et une plume-réservoir en or, dons du notaire J.Emery-Coderre, secrétaire-trésorier de la ville «t du docteur D.-R, Bisson, médecin de la ville.7.—r Une lampe de piano, don de la maison J.-N.Archambault, marchand de meubles de la rue St-Denis, Montréal.8.— Une tonne de charbon ou $15.00 en.argenR don de M.Geor-, ges Dwoeher.• 9.Un lot d’articles d'épiceries,' sac de fârfnë; boité de savons, conserves, biscuits, etc., dons des épiciers de Montréal-Est, MM.R.Vmet, A.Beaudry, L.Rickner, O.Masson et E.Beauchcmin.UN POSTE DE RADIO A MONCTON L’assemblage des tours d’acier qui doivent supporter les antennes du nouveau poste de radio du Chemin de fer national du Canada à Moncton, avance rapidement dans les ateliers de la Dominion Bridge et sera bientôt terminé.Ces tours mesureront 150 pieds de haut et l’espace entre les deux sera de 200 pieds.Elles auront la forme de la tour Eiffel.Le nouveau poste sera logé dans les édifices du réseau à Moncton et les tours s’élèveront sur le terrain entre les bureaux et la gare.Les bases destinées à recevoir les tours sont déjà prêtes.Ces travaux ont été faits pat le service d*s Ponts et Edifices du Chemin de fer national du Canada mais le reste a été donné par contrat.Les antennes seront disposées sur une ligne allant de Sydney à Montréal par Moncton à un angle de 60 1-2 degrés ouest et 34 1-2 degrés est.La radiation s’opéreVa surtout de l’Ouest afin d’atteindre les Etats de la Nouvelle-Angleterre et ! CATHOUOUt 1 , lumoNAi y Ne 1 LES SYNDICATS CATHOLIQUES SYNDICAT DES TYPOS L« Syndicat catholique des typographes tiendra une très importante assemblée, à ia salle no 4.edifice des syndicats catholiques, 655, rue de Montigny est.La question la plus importante à l’ordre du jour est le contrat de travail qui doit être renouvelé au cours du mois.Tous les membres qui ont quelque suggestion à faire relativement au salaire sont invités à assister.Rapports des officiers.Tous les membres sont priés de prendre note de cet avis et d’avertir leurs confrères.Election des délégués au conseil central.CHEZ LES CORDONNIERS La convention spéoiale des syndicats catholiques de cordonniers, locaux nos 1, 2 et 3, s’ouvrira ce soir, après l’assemblée régulière des cordonniers-machinistes.Cette convention est faite pour la révision des constitutions générales.L’assemblée des cordonniers-machinistes a lieu ce soir, à 8 heures 15 p.m., à la salle no 2, édifice des syndicats, 655, rue de Montigny est.Tous les membres sont priés d’assister.Par ordre.Rapport de M.G.Laurier, agent d’affaires.Rapport des délégués à l’exécutif général.Election des délégués au conseil central.SYNDICAT DES MENUISIERS Le Syndicat catholique des charpentiers-menuisiers s’assemble ce soir, à 8 heures 15 p.m., à la salle no 1, édifice des syndicats catholiques, 655, rue de Montigny est.Rapport de l’agent d’affaires.Election générale des officiers du syndicat et élection des délégués au conseil central.Tous les membres sont obligés d’assister à cette assemblée.Par ordre.ARMATEURS EN FER Ce soir, à 8 heures 15 p.m.assemblée régulière du Syndicat catholique des armateurs en fer.Rapport de M.M.Dieumegarde.Tous les membres sont cordialement priés d’assister.Par ordre.CERCLE LEON Mil Le Cercle Léon XIII se réunit demain «oir, à 8 heures 30 p.m.Distribution dès travaux d’étude pour l’année courante.Rapport du délégué au congrès, M.A.Charpentier.Tous les membt sister.Election conseil central.IL AFFIRME QUE LES BENEFICES DE TANLAC SONT DURABLES Un homme d'Ontario dit qu’il l’a si bien rétabli, il > a 2 ans.que depuis il n’a pas eu besoin d’aucun remède pn des délégués au LE RADIO POSTE MARCONI CFCF, MONTREAL — EMISSION 440 METRES Mercredi, le 3 septembre 11 h.à 1 h.— Programme de musique de danse par les Sydney-Howes Mefropolitan Dance Orchestra, dé l'hôtel Corona.Vendredi le 5 7.30 à 8 h.— Historiettes pour enfants.Rapports Babsons.8 b.à 9 h.— Programme de musique .populaire par l’Acadian Dance Orchestra sous la direction de M, Don Forsythe.MM.L.-W.O'Connor et W.Cuddy donneront un programme de chant, accompagnés de Mme O'Connor.10 h.à 12 h.Programme de musique de danse par les Erdodys Melodists, du Ritz Carlton.Dans le clergé de Sherbrooke LES CHANGEMENTS ECCLESIASTIQUES QUI VIENNENT D’ETRE FAITS Les enfants pleurent pour avoir “Castoria” Préparé spécialement pour bébés et enfants de tout âge MArts.le C*stllawa-tHuN Uo^er, ‘M acheteur, bt'igo tain Râper, 76 vendeur; 1U a 40 j ventej*.bel go r.an.Paper Prf., U2 acheteur.l)r>«uen l’aper, acheteur; dVfc vendeur; 2.» a d*-* vente*.hast hootun«>, «>« Burner « ollrge.62.St-l-aurenU Provine» rte Québec COUR SUPERIEURE District de Montréal No 72, Isaac Kandu, demandeur, vs G.Greenberg, défendeur.Le 12éme jour de septembre 1924, à 10 heures de favant-midi, fl la plaite d’af-Î'J'T* .dudU défendeur, au no 4151, rue 5.aîhSril2î’ ,’n la ci,< de Westmount, district de Montreal, seront vendus par au-to/'té de justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en stock d épiceries, etc.Conditions: AHGKST COMPTANT.J.-S.LA VER V, H.C.S.Montréal.3 septembre 1924.frovinc» d.Qu«ni* COUE DE CIRCUI1 District ««e Montréal.No 15838.Isaac Kandu, demandeur, vs A.-J.Propas, défendeur.Le 12ème Jour de septembre 1924, à 11 heures de 1 avant-midi, fl la place d’af-o,rr-* «u u
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