Le devoir, 15 septembre 1924, lundi 15 septembre 1924
Volume XV — No 217.MONTREAL, LUNDI, 15 SEPTEMBRE 1924 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poatc: Édition quotidienne CANADA.fMi Euta-Un!» et Empire Britennique .18.00 UNION POSTALE.flO.SO Édition hebdomadaire CANADA.nm ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Directeur: HENRI BOURASSA Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTJteAL TÉLÉPHONE, Main 7410 SERVICE DE NUIT : Rédartton.Meta 6121 AdminUtraUea.Kala BIS} FAIS CE QUE DOIS! LE CENTENAIRE DE GERIN-LAJOIE La mortalité infantile Cherche-t-on assez quelles en sont les causes véritables?— Bouteilles de remède et bouteilles de whisky.ü est de mode, surtout depuis la guerre, de prêcher la haute natalité.Et la prédication, pour plusieurs causes, ne porte point de fruits.D'abord les apôtres laïques de la repopulation sont souvent des célibataires de l’un ou de l’autre sexe, ou des gens sans enfants ou ce qui n’est guère mieux — sans beaucoup d’enfants.Ils se privent donc de l’un des plus forts moyens de persuasion qui soient: l’exemple.Puis ils haranguent le peuple et négligent la bourgeoisie, les classes aisées, celles qui ont le moins d’enfants.C’est par la pourtant qu’ils devraient commencer.Cette lois encore ils oublient la toute-puissance de l’exemple.Le peuple, surtout dans les pays où la crise sociale est aiguë, méprise et hait la bourgeoisie, mais, par une inconséquence qui paraît tenir au fond même de notre pauvre nature, il l’éniite.Il l’imite en cela d’autant plus volonters que son égoïsme, l’amour de ses aises et des grossières jouissances y trouvent mieux leur compte.En suivant les classes dirigeantes, il suit la ligne de moindre résistance.Prédications, primes, médailles, prix de vertus n’altlongent point d’un poupon la liste des naissances, parce que la crise est d'ordre purement moral.Rien au monde ne peut compenser le sacrifice de la mère qui porte un enfant et qui l’élève.Sa tâche ( I celle du père commence à peine quand reniant est né.Ce sont neuf mois d’incommodités possibles et de risques sérieux que vingt ans de sacrifices obscurs et continus multipliés par le chiffre de chacun de ses enfants, qui l’effraient.Le docteur Raoul Masson avait bien raison de déclarer au Congrès des médecins de langue française de l’Amérique du Nord que chez nous la natalité, la haute natalité tient, parce que liennrnt les traditions religieuses.Et le fait est que chez nous la natalité tient.Mais les fruits magnifiques en son! décimés par une mortalité infantile effarante.Notre moissons d'enfants est un peu comme la récolte de cette année: belle de promesses, triste de résultats.Nous perdons bon an mal an une population infantile égale à la population totale d’Outremont.On en cherche la cause depuis quelques années (depuis 15 ans tout près, au Devoir, qui a longtemps lâché do secouer vainement l’apathie des corps gouvernants et savants).Cette recherche des causes conduit presque toujours au même carrefour: l’ignorance.N’est-il pas à propos de se demander si on n’a lias suivi jusqu’ici une ornière?D’où le parallélisme ou même l’identité de conclusions.N’est-il pas temps de se demander si cette cause n'est pas au fond la même que celle de la dénatalité ailleurs et si le remède ne doit pas être surtout moral, si conséquemment tant qu’il n’a pas opéré on gaspille en pure perte d’énormes sources d’argent dans l’éducation par l’annonce ou autrement?* * Ailleurs, chez nos voisins du sud entre autres, on empêche les enfants de naitre; chez nous, on les laisse naître encore, mais dans un très bon nombre de cas aussi on les laisse mourir.Pour sauver un enfant, il faut d’abord le vouloir — et le vouloir exige des sacrifices, sacrifices d’argent pour payer le médecin el acheter les remèdes; sacrifice de temps pour les soins très compliqués et très absorbants; sacrifice de plaisirs: une mère qui allaite doit s’interdire le théâtre; une mere qui n'allaite pas mais qui veut sauver son enfant doit se procurer du bon lait e! il est cher elle doit se procurer de la glace et elle est de plus en plus chère.Des époux chrétiens ne peuvent ignorer, quand ils ont appris le catéchisme et assisté au prône 52 fois nar année qu’ils se marient pour avoir des enfants et que la loi divine aussi bien que la loi naturelle leur commande, les ayant eus, de les garder.Leur conscience les prévient neuf fois sur dix que, pourvu qu’ils le veuillent, ils peuvent les garder.La mortalité des petits existe-t-elle chez les bêtes ?Elle n'existe pas: pourquoi?Parce que, d’instinct, la mere animale accomplit ses fonctions maternelles de point en point sans en négliger aucune, sans négliger surtout la première, qui est de donner à l’enfant la nourriture qui lui a été spécialement destinée par le Créateur.Ce que l’instinct commande impérieusement a la bête, le souci du devoir, la voix de la conscience le dictent aussi aux parents.Mais s’y soumettent-ils toujours?Le père et la mère qui entrent pianola, piano, gramophone et radio dans la maison et qui privent l'enfant de médicaments parce qu'ils sont chers, accomplissent-ils tout leur devoir?Le père et la mère qui s'accordent au dehors le coûteux abrutissement du théâtre et qui n’aippellent le médecin que pour constater le décès parce qu’il est cher, ou qui ne vont à la consultation gratuite qu’m extremis parce que ça prend du temps (pas plus que le théâtre pourtant !) font-ils lout leur devoir?Le père et la mère qui achètent une automobile, qui sr paient ce luxe de richards et qui continuent d'entasser leur progéniture dans un logement exigu, élroit.sans air, sans soleil, sans lumière, aecomplisscnt-ils leur devoir envers leurs enfants?La mère qui gave 1rs grands de cornets de crème et les petits de sirop calmant, parce que le cornet de crème et la bouteille de sirop les empêche de “tourmenter", peut-elle prétexter que les médicaments sont chers?N’adinet-elle pas qu'elle prise la tranquillité de ses moments plus que la santé de ses enfants; qu’elle aime mieux voir le polit dernier dormir et mourir que de braillcrpt vivre?Le père, dans le ménage ouvrier el pseudo-ouvrier, fait-il à la fin de l’année le calcul comparé de ce qu’il a dépensé en bou-leilles de bieère el «le remède?N’admettrait-il pas, s'il est de bonne foi.que les hnuteiles de bière inutiles ont de beaucoup dépassé le nombre des bouteilles de refnède ou même de lait, de ’ait essentiel à la vie de l’enfant ?Et combien de morceaux de glace le ménage ne pourrait-il pas acheter avec l’argent dépensé au cinéma?* * * Sauver l’enfant, c’est une affaire de volonté, de volonté éclairée.Nous croyons pour notre part que l’ignorance n'est pas nissi responsable qu'on persiste à le dire.L’égoïsme se donne libre cours, console vite la douleur en sr disant, pour chaque enfant qui meurt, que c’cst un ange de plus au ciel.Mais en réalité, cest un assassin ou deux assassins de plus sur la terre dans un nombre de cas plus nombreux qu’on est porte a le penser apres un examen superficiel.Lmiis DUPIRE.LA MAISON DES GÉR1N Vieille demeure canadienne, Dont l’àge et la solidité Expriment bien la race ancienne.Et son orgueil d'être terrienne, Et son rêve d’éternité.L’homme pieux qui t’a bâtie Repose à l'ombre du clocher: Mais ta vivante sympathie Qui te fut toujours départie.Le temps ne peut te l'arracher.' Quel prix as-tu donc, quel mérite.Devant l’histoire et devant Dieu?Maison qu’une ombre chère habite.Est-ce d’avoir été bénite Par te premier curé du lieu?Demeure entre toutes aimée De tes anges et de les saints.D'où vient-elle, ta renommée.Toi qui vécus toujours fermée A nos ambitieux desseins?Retraite où le doux solitaire, François de Sales, eût trouvé Pour y vivre la vie austère, La paix, le calme, le mystère Du cher petit coin tant rêvé.Dans le décor des vieilles choses Que le ciel se plait à bénir.Quelles prestigieuses causes Attirent vers les portes closes Les pèlerins du souvenir?Dans un lointain de rêverie.• X’entends-tu pas le bruit profond, La grave louange attendrie De cette petite patrie Dont le coeur a ton coeur répond?Maison des aïeux, c’est la Terre, lJne au foyer, une à l’autel, Qui ne peut oublier ni taire Tout ce que l’âme héréditaire .4 produit de plus immortel.Us viennent, enchantés, sans doute, Par le dolent et doux refrain, /.’air que, sans pleurer, mit n’éeoute, l.'air nostalgique on vibre toute L’âme divine de Gérin; Peuple qu’un même amour inspire Us ont voulu qu’un fier métal.Pour les siècles, fasse reluire Le nom de l'aède et la tyre, De.tout T or du soleil natal; El tous, devant Tunage agreste Que respecte te bon passant.Ils ont, avec te même geste, Glorifié tout ce qurreste, Tout ce qui charme en vieillissant.ht toi, qu'il évoaur en son livre, Mère auguste, rest ta bonté Qui jusqu'au bout lui fit poursuivre L'ouvrage qui le fait survivre.C'est par ton coeur qu'il a chanté.(.hère morte, ombre sainte, agrée Les honneurs dont il se défend.Que ta maison nous soit sacrer ! Qu’elle soit à jamais parée De la gloire de ton enfant! Néré,, BEAUCJIEMIX Solennel hommage à la mémoire de Tauteur de “Jean Rivard” — On po-se une plaque commémorative sur sa maison natale — A la grand1 messe, M.l’abbé Camirand, du Séminaire de Nicolet, prononce un sermon sur l’amour de la patrie, dont Gérin-Lajoie fut un magnifique exemplaire.En face de la maison natale, M.l’abbé Camille Roy, M.Edouard Mont-petit, M.C.-J.Magnan évoquent, sous la présidence de Mgr Caron, la mémoire et l’oeuvre de Gérin-Lajoie — La foule acclame la veuve et les enfants de l'écrivain.UNE IMPOSANTE MANIFESTATION, ’’autre, mais encore aujourd'hui, le baron célèbre doit envoyer sou chèque ti la lui de chaque exercice fi nancier pour combler les déficits.Cette colonie est pour lui quelque chose dans le qenre du Canndicn National pour le oeuple canadien, mais sa yenérosité ne s'est pas encore las see.Reprise sur une échelle beaucoup plus considérable apréic la guerre, atdée par tous les Juifs riches du monde, soutenue par de puissantes i sociétés internationales, celte entre-i prùse de fonder en Palestine des colonies agricoles qui serviraient de base au futur royaume Israélite n’a pas en plus de succès.Les fonds accumulés baissent, les générosités se tassent, 1rs caisses des sociétés sc vident, et tout rein pour un résultat dérisoire.Les Juifs gui ont accepté des terres et désiré les cultiver sont dolents à leur lâche, el rêvent amèrement pour eux el leurs enfants t’exfctence féconde et mouvementée du commerçant.du marchand, du financier, de Vindustriel.Ils ont la nostalgie des métiers qu'ils exercent depuis un temps infini: ils répugnent à un travail abandonné par la race depuis des générations nombreuses el pour lequel elle n'est plus adaptée.Ils regardent d un oeil de dédain ce petit pays où leurs vraies facultés ne peuvent s’exercer et raise, tandis que le monde des nations européennes et occidentales leur offrirait un champ si beau et si vaste pour l'exercice de leur subtilité d’esprit, de leur agilité tn-teUectueVe et l’emploi de leur nervosité inlassable.Mors.Ils s’en von! après un court séjour, nu bien ils végètent dans la misère aux crochets de leurs paissants protecteurs.Voilà un livre d'un intérêt incomparable.Qui en donnera un exemplaire à M.Robb pour l'édifier sur la compétence agricole des Juifs polonais gui veillent franchir nos frontières?Z0ILE.(Dp notre envoyé spécial> N amachiche, le 14 septembre 11)24 La vieille pairois.se (i’Yumaehiche vient de vivre l’une de ses plus belles journées; mais la fêle qui est pour elle une fête de famille n’intéressait point que ses fils.Aussi bien, a-t-elle pu saluer au passage aujourd'hui, avec la vénérable veuve, les es petits-enfants de Gé-(tes représentants des de Québec et de Mont-séminaires cte Nicolet de l’écrivain), des de Joliette, etc., des enfants et I ri n- Lajoie, universités réal, des (l’Alma Muter Trois-Rivières, L'actualité La colonisation juive Selon une nouvelle parue ________ les journaux d'hier, un non nombre d'Israélites de In Pologne et de la Russie veulent venir s'abriter sons le drapeau canaitien.Ils ont demandé au ministre de l'immigration la permission de venir s'établir an pays.Et M.Robb leur a fait repon- i dre que te Canada leur ouvrait ses portes s’ils songeaient a s'étabPr sur des terres; mais que, dans le contraire, ils ne trouveraient pas un asile chez nous.La réponsf à cette question ne nous est point parvenue encore.Mais si lesdite Juifs veulent quand même s'établir au Canada, ils trouveront probablement les protecteurs qu'il leur faut pour les laisser entrer.Lorsqu’il est ainsi questipii de la vocation agricole el pastorate dew Juifs, comment ne pas se rappeler le beau Hure récent des freres Tha-raud qui s’intitule "L'an prochain, à Jérusalem’’ et s'ouvre par une si merveilleuse phrase.Publié tout d'abord dans la Revue des Deux-Mondes, édité ensuite en volume, ce travail intéressant par le style harmonieux et impeccable a créé une vive sensation et exicité ta curiosité dans le monde de la politique et des lettres.Les frères Tharaud sont des spécialistes en juiutries, puisqu'ils ont consacré une partie de leur existence à peindre les moeurs d'Israël, à étudier sa psychologie.ses traditions retigieures, son passé.Ce qu'il faut retenir surtout dans / An prochain A lénisaiem, c’iÊst l'étude a"“ t-* ' ’ ¦» Tharaud dans faite de l'essai de colonisation tentée par 1rs .luifs en Palestine, et te jugement an'iN portent sur les prr nurrs résultats obtenus.Les eminent s auteurs n'écrivent qu'a près avoir visité les Heur cl leurs otwrr imitons sont le rèstdtat d'une enquête sur place faite avec impartialité.Quelles pages saisissantes et vivantes que celles où Us nous pci gnent te contraste entre les Juifs de l'ancien temps qui se contortion-nent, pleurent et sr lamentent au bas du Mur des pleurs, suies et de guenilles, hirsutes et pauvres, et le; nouveaux remis en coco, en vêlements modernes, plus occupés à construire des école-, des routes, à s'adopter mu moeurs rontemporai nés gu’à déplorer éternellement le grand malheur de la race.Ils étudient aussi quelques âmes individuelles et singulières, douées d’une énergie nerveuse et fébrile, qui, par leurs sacrifiées constants et vraiment surhumains furent les premières à prêcher la formation d'un pays juif en Palestine.Mais quel échec, en vérité, que relui qui se précise déjà et s'affirme chaque jour aver une force nouvelle! Cesi tout d abord cette colonie agricole du baron de Rotsehild qui véqrte depuis bien longtemps.Le piiiisant magnat financier voûtât un four taire acte de générosité envem quelques-uns de ses compatriotes qui étaient les ptm abjects et les pins pauvres.Il les établit sur des terres en Palestine, il leur jour-ntt tout ce qii'tl faut aujourd'hui à un peuple pour vivre, H les rnmbfa de ses bienfaits, En un mot, il tenta de les mettre sur pied, en position dr gagner l-onorablentent leur t>ie et meme d'or quérir f aisance T.rr année ‘ - r.' après Bloc-notes Ceux qui partent Si les statistiques que la Gazette publie ce matin, les donnant comme officielles, et compilées par ¦Washington, sont fondées, ceux qui nous disent que Immigration des Canadiens aux Etats-l'nis diminue et qw tes Canadiens rendus chez nos voisins s’en reviennent en grand nombre, font erreur, de propos délibéré ou involontaire, peu importe.En effet, la moyenne des départs mensuels du Canada aurait été de 5.190 en 1922, de 15.105 en 1923 et pour les sis premici» mois de 1924, 10.139 individus.Nous aurions ainsi perdu plus de 02,000 citoyens en 1922, près de 182.00(1 l’an dernier, et a peu près 97.000 de janvier à juillet cette année.Pendant le trimestre d'avril à join derniers, en déduisant l’immigration' américaine de lemigration canadienne, nmis aurions ainsi perdu prés de 41,000 citoyens.La Gazette se sert de rcs statistiques pour tenter de démontrer que le regime King est défavorable au pass et que les industries.menacées par des réformes tarifaires qu'elle estime dangereuses, chôment au point ciur la main d’oeuvre canadienne sen va chercher du travail aux Etals-t'iiis, Mais il serait losit de même intéressant de savoir jusqu’à quel point ces tableaux de l'émigration aux Etats-l’nis sont exacts.L’affaire Meighen l n petit groupe de conservateurs ne veulent plus de M.Meighen, parce que, sous sa direction, le parti ne semble faire aucun progrès, pas plus dans le reste du pays que i dans notre province.La Gazette l’écrit presque en toutes lettres.Le Soleil, qui se défend de vouloir se mêler de la régie Interne du par ti conservateur, mais donne tout de meme son avis, dit: "On savait ce parti complètement désemparé, maigre toutes les belles tentatives pour lf remettre en équilibre.On savait M Meighen a tout jamais discrédite dans retie province.Mais on ignorait que le lien entre le parti tory et le groupe insatiable des esprits mercantiles fijl étroit au point que, dans les jours de misère électorale, il put permettre au seront! d'oser manifester un tel désir dp domination sans scrupule sur la vie e> I» direction de l’autre".Pareilles tentatives dr domination intérieure d'un parti, de son asservisssement par les puis san ce s d’argent ne vont pas parti entières nu parti conservateur; les memes manoeuvres •.font du a religieux, des prêtres et des laïques distingués venus d’un peu partout pour rendre hommage à la mémoire de l'auteur de Jean Rivant.tic matin, en l’église paroissiale.M.l’abbé Joseph-G, Gélinas, préfet des études au séminaire des Trois-Rivières et neveu de Gérin-Lajoie, a célébré la grand’messc, oil M, l’abbé Lamirand du séminaire de Nicolet,faisant allusion au grand patriotisme de Gérin-Lajoie.a traité de l'amour de la patrie, envisagé dans la -lumière de l’enseignement catholique, des devoirs qu'il, commande, particulièrement dans l’ordre moral et à l’heure actuelle.Get après-midi le rendezvous était h la maison natale de l’écrivain, dans le rang des Petites-Terres, sur la route Québec-Montréal.Sur la vieillie maison, presque deux fois centenaire et qu’on avait simplement parée d*ar «t qui dura lonf temoa mèma aa plein air ru n H-w¦ PÎ3""' — Même Ira taaladaa peuvent le fumer Fl H qi KSNEL, paquet Jaune—Tr*.erometique.maie deue » lumer .ROUGE OUESNEL.paquet rou*e.-Mél.ng.eeeclleat.fnreé moyenne .l»c l«c PARFCM D'ITALIE, paquet bran.—Doux et aromatique Comparable par mn arôme délicat et ia saveur agréable aux meilleurs tabacs da Virginie.* 10c Les Ubacs canadiens naturels FOREST Frères sont en vente partout.EXIGEZ-LES Ils sont incomparables SPECIAL ¦•a.*, .POU EST FRIPES Unaéltt le «MA.«WsTSAAt.Ua^- ¦O&J ËaâHi£=J^ Ættrt/c/w/sMONTREAl front pour en faire jaillir une bonne pensée, quand Dieu, touché de son courage lui dit: vois cette terre que j'ai créée; elle renferme Hans son sein des trésors ignorés; fais disparaître ces arbres qui en couvrent la surface; je te prêterai mon feu pour les réduire en cendres, mon soleil pour réchauffer le sol el le féconder, mon eau pour l'arroser, mon air pour faire circuler la vie dans les tiges de la semence.Le jeune homme obéit à cette voix et d'abondantes moissons deviennent aussitôt la récompense de ses labeurs.” Sans le travail tout se perd et rien ne se crée; le travail constant, ordonné, volontaire est le seul ferment de toutes les richesses.('.'est lui qui abat la foré! coupe et brûle les arbres, offre ia terre au soleil, réunit la maison sème les blés, entaille les érables, ramasse les moissons; c’est lui qui fait vivre, l.a moitié de nos pauvretés relatives s'expliquent par l’oisiveté et l’ignorance satisfaite, par l’horreur du sacrifice et la peur d agir.Le travail trouve son plein épanouissement dans t’épargne."Je suis l’ami de l’ordre et de l'économie’', nous apprend une confukn ce de Jean Rivard.L’ordre est I atmosphère même du véritable progrès matériel et l’économie est "esprit de prévoyance qui caractérise l’homme.Travail, épargne, voilà les deux moyens de construire mi de reconstruire, qu'il s’agisse d'un économie nationale ou de î Europe dévastée: l'un crée, l'autre fonde, et tous deux laissent aux mains de l'homme le capital, signe réel de la richesse que le papier, portât-il les armes des princes, ne fait que représenter.Rivard évite avec soin les immobilisations inutiles, satisfait de la terre qu’it occupe et qu’il exploite; il craint les exigences bientôt dangereuses du luxe pour se former au convenable, .voire a une certaine élégance; il fabrique du capital; au moment où Antoine Gérin-Lajoie lui rend visite, la propriété où Rivard a naguèfe jeté cinquante louis, on vaut cinq mille, et l'excèdent de revenu, habilement placé, pourra aider nos institutions, développer noire avoir et nosis donner l’indépendance économique, une des conditions, fût-elle la moindre, de notre survivance.BDARGNE ET TRAVAIL Epargne et travail sont le fait de l’homme: on en acquiert l'habitude par la formation’ familiale que se-enndrnt les enseignements de l'ero-le.Les gouvernements peuvent leur donner i'ocrasipn de s'exercer et de produire leurs fruits par de sages législations, encore faut-il que ceux qui dirigent possèdent eux-mêmes et rencontrent chez leurs administrés l'esprit public, l’esprit de "civilité", disaient nos pères.le civisme, comme on dit aujourd'hui, depuis que les Améri-I rains ont mis 1P mot à la mode.Ri-I vard.après avoir été défricheur.I devient un chef; 11 mène de fronl tes intérêts de son exuloitntion et les affaires de la collectivité qui s'est peu à peu cristallisée autour de lui.Le récit, d’abord borne aux és’énements de la vie de colon, s’élève jusques aux faits d’ordre politique et pose des questions d’in-' térêt national.Rivard lamente que nous possédions si ,peu d'esprit public, sans doute parce que nous n’avons pas fait un suffisant apprentissage des responsabilités sociales.surtout parce, que nous n'avons pas reçu l’éducation nécessaire.I,'observation est de 1862: qui ne la ferait aujourd’hui?Qui ne voudrait répandre davantage le sens social, le souci de l’intérêt général, le respect des droits et l’observance des devoirs qui naissent du fait de citoyenneté?L'enseignement théorique comporte dès leçons de civisme puisqu’il reprend, somme toute, l’expérience humaine et l'on pourrait croire que la connaissance du passé est un avertissement suitisant.Les faits prouvent le contraire: ia leçon du passé doit être distinguée.e!ie doit renaître clans des prineiors géo»'”" -v rt faire l'ob jet d'une étude spéciale.I- croie doit résolument entier cia .cette voie et.sans s’arrêter un instant à la parlisannerie politique, donner toute son importance au droit constitutionnel, à l’adminis-tration publique, à ia philosophie sociale, au civisme.Lest ce p-ie Rivard a compris 0 instinct, par droit de .naissance nttera *e.On voudra relire aver 1 atention rçu’elles méritent les pa-ges que Gérin-Lajoie consacre à I education.Rivard désire l’école aussitôt que la paroisse existe: il y voit “l'engin de fout le reste”, et sa pensée se fait plus ardente lorsqu elle exprime les ambitions que !c coeur entretient.“Je considérerais les Ressources intellectuelles enfouies dans la multitude des têtes confiées à mes soins comme mille fois plus précieuses que toutes ces ressources minérales, commerciales, industrielles, qu’on exploite à tarit de frais, et je ferais de l’éducation morale, physique et intellectuelle des enfants du peuple, qui.a pour but de cultiver et d*,-.’ -ces ressources, ma constante et rrincipalc occupation.eùn vi ment, ccs pages sont une dos pbs nobles choses que nous ait laissées le généreux patriotisme de Gérin-Laioie! t.'école est fondée, malgré Gen dreau-le-Plaideux; cl l'instituteur, dont le rôle se rapproche du sacerdoce mais dont l’oeuvre 'est sans doute trop belle pour recevoir ordinairement sa juste recompense, touchera cette fois 73 louis, puis cent l'année suivante.T’en est assez pour nue Rivard, taxé aussitôt d’etre un "taxeux”.soit battu aux élections; mais, familier du succès, il a bientôt sa revanche.L’école réussit, grandit, rayonne: Un cours du soir s'amorce; des conférences i ont lieu le dimanche; la population l en reçoit comme un fortifiant: Ri-! vard est réélu et.chose qui accentue le caractère utopique du roman, l'instituteur voit son salaire augmenté.sans qu'il le demande.Le programme comporte les sciences essentielles plus la géologie et I élude de la nature.Oh! la bienfai-'sante idée.C'est que Rivard a vécu au milieu des bois sans les comprendre et son admiration en a souffert, II a vécu, comme nous tou*, hélai! (Suite à ta 4eme pagre Volume XV — No 217.MONTREAL.LUNDï, 15 SEPTEMBRE 1924 CALENDRIER Pemkiii';* MARDI.If «'‘pttmfcr* 1924.SS.Corn*!?]» Cyprien, r«\»rtpr».v du îwihcil; 3 h.JS- Ooiüéhêr «i« *oI*ü, ® h- ]?• Lc*er de la lune.8 h.07.-Coucher de la lune, 9 h.12.1er quartier, le *6 i 3 h.32m.du matin.Pleine lune, le 13, à 2 h.€ m.du matin.Dern.quartier, le 28, à 18 h.41 m.du aoir.Nouvelle lune le 2ë, à 3 h.22 m.du eoir^ DERNIERE HEURE DEVOIR Toutes le» nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les service de dépêches du monde entier DEMAIN J BEAU ET FRAIS.MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum.€9.Même date l'an dernier.§0.Minimum aujourd'hui.58.Même date l'an dernier.30.BAROMÈTRE 8 heure# a.m.38.25.11 heuree a.m.30.21.1 heure p.m 30.27.Chiffres fourni* par U maison L.-R.d« MesJr, 300A, Salnt-Dcni*.Le budget français serait réduit à trente milliards Paris, 15 (S.P.A.) — D’après le journal "Excelsior”, le budget français pour 1925 serait réduit à 30 milliards de francs, lequel serait complètement couvert par les revenus des impôts permanents.M.Herriot continue son travail pour réduire les estimés aux proportions désirées.‘il est évident, dit “Excelsior”, qu'il est impossible de balancer le budget.Même, si la majorité exige que le gouvernement remplisse immédiatement ses promesses électorales, on devra ajouter immédiatement 8 milliards aux dépenses”.Le journal se demande si la-majorité aura le courage d’appuyer la saine politique.chère à M.Herriot, de réorganisation des finances.Le gouvernement avait aussi l'intention d'employer les fonds reçus de l’Allemagne au compte des réparations pour former un fonds d’amortissement de la dette nationale, intérieure et extérieure.L’ambassadeur Wiedfeldt reste à Washington Washington, 15 (S.P.A.) — On annonce à l’ambassade d'Allemagne que !e dépait de Washington de l’ambassadeur Otto Wiedfeldt, annoncé pour le 15 septembre, a été remis à une date indéfinie.On pense dans les milieux diplomatiques que le gouvernement allemand a demandé à l’ambassadeur de rester h Washington parce qu’un changement à cette époque de reconstruction économique de l’Allemagne pourrait être préjudiciable aux intérêts allemands.Une taxe spéciale imposée aux Russes Moscou.15|(S.P.A.) — Le Conseil des commissaires du peuple a émis un décret imposant une taxe spéciale à tous les citoyens russes pour subvenir au manque probable de vivres qui s’annonce.L’impôt vdrie de I roubles pour les ouvriers à 250 pour les commerçants.On croit que cela rapportera cinq millions de dollars, soit 20 p.c.du montant alloué par le gouvernement aux régions menacées de famine.Un nouveau cabinet en Chine Pekin.I(S.P.A.) — l.r president de la république, Tsao Kun, a nommé un nouveau cabinet,-ce matin, en remplacement du cabinet lem-popnire que présidait le Dr Wellington Kpo, depuis la démission du ca-biiiet Sun Pao-Ghi, le 2 juillet dernier.M.Wellington Koo conserve les mêmes portefeuilles qu'auparavant el M.W.W.Yen devient premier ministre.Pékin, I ¦> (S.P.A.> '— La situation n’a pas beaucoup changé concernant la guerre intérieure.On attend avec impatience l’endroit que choisira le gouverneur militaire de la Mandchourie pour attaquer les troupes fédérales.LE MOUVEMENT DtS NAVIRE: tlES OBSEQUES DE CASALINI L’“Empress of Scotland”, du Pacifique Canadien, venant de Hambourg, de Southampton et de Cher-bourg, arrivera à Québec vendredi prochain.Le “Montcalm”, du Pacifique Canadien, venant de Liverpool, arrivera à Québec et à Montréal vendredi prochain.L’"Ôrbita”, de la R.M.S.P., venant do Southampton et de Cherbourg, doit arriver à New-York aujourd'hui.L’“Homeric”, de la compagnie White Star, venant de Southampton cl de Cherbourg, arrivera à New-York mercredi.f.e "Scythia", de la compagnie Cu-nard, venant de Liverpool et en route pour New-York, doit faire escale à Boston aujourd'hui.Le “Minnewaska”, de l’Atlantic Transport, venant de Cherbourg, doit arriver à New-York aujourd’hui., Le "President Harding”, des United States Lines, venant de Cherbourg, est arrivé à New-York hier.Le "Celtic”, de la compagnie White Star, venant de Liverpool et de Queenstown, est arrivé a New-York hier.Le "Cleveland”, des United States Lines, venant de Southampton via Halifax, est arrivé à New-York hier.Le “Giulio Cesare”, de la compagnie Italia-Américan, venant de Naples, est arrivé à New-York hier.La nouvelle basilique Québec, là, (I).N'.C.) Des notes détaillées ont déjà été données sur les dimensions et la description du nouveau temple de la basi-• lique de Sainte-Auuo-ile-Jlraupre.Il esl peut-être intéressant do rappeler quelques-unes de ces notes tirées (1rs plans des architectes.Ce monument, de style roman, se distinguera par la pureté de ses lignes architecturales et l'iinposan-ie majesté de ses proportions.Les données suivantes ne manqueront pas d’intérêt.La Basilique se composera d’unp église supérieure il d'une crypte à 5 nefs.église supérieure : longueur, .T25 pieds à l’extérieur, pieds à l'intérieur.Largeur: 200 pieds au transept, 12?, pieds aux nefs.Largeur des nefs: centrale 45 pieds, latérales IS pieds chacune.1 tailleur : extérieur :m sommet des cloches 245 pieds de la façade.12S pieds -du toil.IIS pieds.Intérieur: nef centrale.X5 pieds, nef' latérales internes, 45 pieds, nefs latérales externes.JR pieds.t.rupiei 200 pieds de longueur par 200 île largeur.La hauteur sera de 17 pieds.Particularités: Les 5 nefs de la Basilique ont 7 travées, le choeur en »-ô.«—Il y aura 2fi autels, 25 confessionnaux.11 portes, 84 colonnes et.pilastres, 1500 colonnettes, 115 contreforts, L25 statues et prés de 350 verrières.Le pourtour est de 1.10,0- pieds, la superficie de 45.000 pieds carrés et t'espace de 2.300.000 pieds cubes.2.000 personnes pourront s’asseoir, et 5,000 autres trouveront places dans les allées et dé-Hinbulatoires,- Rome.15.(S.P.A.) — Les funérailles du député faciste Armando Casalini, assassiné par un ouvrier socialiste en représailles du meurtre du député Matteotti, ont eu lieu aujourd’hui.Elles ont donné lieu à une manifestation fasciste impressionnante presque aussi imposante que la fameuse entrée des troupes fascistes dans Rome il y a deux ans.Cinquante mille personnes ont suivi le convoi funèbre à partir dé l’église San Giacomo jusqu’au cimetière Verano, situé dans le grand quartier ouvrier de la ville.Tous les bureaux publics et les grandes maisons d’affaires étaient clos tandis que des centaines de pavillons étaient arborés à mi-mat en signe de deuil sur les principaux édifices.Le cercueil était traîné par six chevaux noirs, suivi de huil camions et de nombreuses voitures chargés de tributs floraux.Lorsque le cortège est arrivé, le cimetière était rempli de fascistes.Les ordres les plus sévères avaient été donnés aux troupes fascistes et aux citoyens d’éviter la plus légère provocation à tout prix.I .es prétendus manuscrits de Tite-Live Naples.I.» (S.P.A.) — I n profond mystère entoure l'authenticité de la prétendue découverte par le professeur Mario de Martino-Fusco des livres perdus de Tite-Live, par suite ,de son absence prolongée el de son refus à répondre à l’invitation du préfet de -fadre un rapport détaillé sur celle découverte.En attendant l’expiration do Ja notification envoyée au professeur d’avoir à se présenter dans les 24 heures, les autorités, hier soir, ont fait une descente chez Uij.mais elles n’ont rien trouvé qifi eût un rapport avec la décou verlc aunoncée, Le refus du professeur Mario di Martino-Fusco de répondre à ta citation du préfet d’avoir à comparaître dans les 24 heures, pour donner des détails sur sa prétendue découverte des livres perdus de Tite-Live, a porté les autorités à prendre les plus grandes précautions pour empêcher que les manuscrits, s’ils existent, sortent du pays.Le ministre de l'instruction publique a télégraphié aux fonctionnaires de la douane à tous les points de sortie de l'Italie pour leur ordonner d’examiner avec le pliîs grand soin tous les bagages afin d’empêcher qu’on sorte les manuscrits du pass.En attendant, les doutes augmentent en ce qui concerne l’authenticité de In découverte par suite du vilence gardé par le professeur di Mahtino-Fusco.Le déménagement à rhôpital Notre-Dame Commencé depuis quelque temps, le déménagement de l’hôpital Notre-Dame bal son plein.On s’attend à ce que l'aménagement du nouvel immeuble, rue Sherbrooke soit complété sous peu.Ne passez donc s pas pour sot \otre journal se prive d'annoncer le théâtre et allege ainsi ses ressources de plusieurs milliers de dollars par année.Le théâtre est trop souvent une mauvaise prédication et une prédication d’autant plus dangereuse qu'eite se présente avec tons tes éléments de la séduction ; beauté du costume, charme des voix exercées, décor (légant et soigné.Pour recommander une pièce, il faut avoir eu le temps de t’étudier; il fa/it aussi tenirjonxpte du milieu où elle sera représentée.C’est pourquoi il esl presque impossible d’approuver âne pièce, même parmi les meilleures, parce qu it est aussi presque impossible, sinon complètement impossible de savoir qui y assistera.Parents, enfants, jeunes gens surtout, qui ne voulez pas prendre le risque de tomber dans un guêpier, nui voulez savoir à quelle espèce de représentation vous allez ou on vous conduit; ayez le soin de vous renseigner dans le livre dé Pabbe Louis Bethléem PIECES DE THEATRE.Vous trouverez là un guide sûr qui a fait au cours d'années et d années de travail un livre sur le e qui vl autre ouvrage : ROMANS A LIRE ET .4 PROSCRIRE.Ne manquez pas de nous procurer le volume i/ui est d’une lecture attachant» et qui permet de se renseigner aussi sur les pièces que l'on entend parfois vanter, de savoir en quoi elle pèchent contre la morale, de ne point subir en silence des opinions offensantes pour nos principes chrétiens, faute d'etre au courant de ce dont on parle.Nous avons fait venir des quantités énormes de PIECES DE THEATRE qui se vendent au prix de $1 J)0 limité; mais il est fort probable, si les commandes se maintiennent, que nous en manquerons sous peu.Pressez-vous donc.Le SERVICE DE LIBRAIRIE est à votre disposition pour les commandes de bons livres de toutes sortes.Main 7460: 336 Notre-Dame est; case postale 4020.Prière de faire les chèques payables au pair à Montréal.Mgr Deschamps à St-François Solano MGR LE VICAIRE GENERAI.DE MONTREAL BENIT LA PIERRE ANGULAIRE DE LA NOUVELLE EGLISE — M.L'ABBE NOEL FAUTEUX DEGAGE LA LEÇON DE L'EVENEMENT — M.L’ABBE ARTHUR CHAMPAGNE FELICITE SES PAROISSIENS L’OUVERTURE DE LA COUR D’APPEL La sécurité par l’arbitrage LE REPRESENTANT.A GENEVE, DE L’ETAT LIBRE D’IRLANDE VOUDRAIT QUE LES PAYS AVOUENT LA RAISON DE LEURS ARMEMENTS Genève, 15, (S.P.A.) — Si à la place de la sécurité et de t'arbitra-ge, a dit Desmond Fitzgerald.le représentant de l’Etat libre d’Irlande à l’assemblée de la Société des nations, nous parlions de la sécurité par l’arbitrage.Il voudrait que chaque gouvernement soit assez franc pour dire à l’assemblée qu’il est armé pour telle raison déterminée et parce qu’il craint tel Fiat en particulier.Alors, affirme-t-il, noils pourrions employer l’arbitrage d’une manière intelligente.Il a parlé de la grande amie de son pays, la F'rnn-ce.et de la nouvelle amie, l’Angleterre.Le Dr Laudon, de Hollande, s'est prononcé contre le point de vue français concernant les alliances militaires.H a dit que le pacte de la société contient déjà assez de sanctions.Entre Saint-Jean et TEurope L’ITINERAIRE DE LA C.P.O.S.EST TERMINE POUR LA SAISON D’HIVER La compagnie du Pacifique Canadien vient de compléter le programme de son service transatlantique pour la saison d’hiver.Les paquebots de la compagnie feront au total dix-huit voyages aller el retour entre les ports européens el le pmi de Saint-Jean.Nouveau-Brunswick.La saison d’hiver s’ouvrira par le départ de Saint-Jean, le 5 décembre, nu Montclare.Le 10 décembre, le Minnedosa appareillera pour Cherbourg, Southampton et Anvers, et le lendemain, le Mrla-gamn se mettra en route pour Glasgow.L'an dernier, l'ouverture de la saison d’hiver s'est faite le 7 décembre.F,es ports que les paquebots du Pacifique Canadien desserviront sont ceux de Saint-Jean.Cherbourg, Southampton et Anvers et aussi, à l’occasion.Queenstown.Belfast et Glaskoxv.A l’époque de Noël, dans le but d'accommoder la clientèle spéciale de cette époque de l’année.1rs paquebots feront de» es-1 cales d'exception.Aux bureaux du gouvernement Les bureaux du gouvernement pullulaient de personnages qoliti-ques, ee matin.Il v avait MM Tav ehereau.Alhanasr David.!>éonide Perron.Jacob Nieol.Honoré Mercier.Parmi les hôtes d’anticham-bre se trouvaient MM.le sénateur Marcellin Wilson, Walter Mitchell, A.Allard.P.-A.Séguin, député de! l’Assomption.M.Raoul Grothé, manufacturier.Eugène Tarte, directeur de La Patrie.W.Tobin, député de Richmond-Wolfe, Lavallée, Marchand.M.Perron a reçtuune délégation de Terrebonne et l'a passée à M.A-thanase David.Il s'agissait de question de voirie.Une autre délégation attendait te bon plaisir de M.Taschereau.La pierre angulaire de la nouvelle église de Saint-F'rançois-Solano a été bénite hier après-midi par Monseigneur Deschamps.La cérémonie s’est déroulée au milieu d’un enthousiasme touchant.A trois heures, ta garde Maisonneuve qui était montée à pied par le boulevard Pie IX est arrivée tambours battant et clairons sonnant et s'est rangée devant le, presbytère, rue Jeanne-d’Arc, près de la chapelle qui servait jusqu’ici aux offices religieux et, à la sortie de Mgr Deschamps et des diacre et sous-diacre, a exécuté une sonnerie et présenté les armes.J.a procession est partie du coin des rues Jcanne-d’Arc et Dandu-rand où se trouve la chapelle actuelle et s’est rendue au coin des rues Valois et Dandurand où se dresse la nouvelle église actuellement en voie de construction.Le nouveau temple est à deux clochers et coûtera cent cinquante mille dollars.La paroisse se compose actuellement de cinq cents familles environ.M.L’ABBE ARTHUR CHAMPAGNE M.le curé Arthur Champagne a souhaité la bienvenue à Mgr Dcs-champs, en qui il salue le représentant de Notre-Xeigneur Jésus-Christ, chargé de répandre sur les l'idèles accourus les bénédictions divines.La construction d’une église compte peu dans la vie d'un pays, mais constitue pour la paroisse qui l'élève un grand événement, parfaitement justifié d’ailleurs.L’église n’est-elle pas la maison où l’on est baptisé, où l’on communie, la maison où l’homimc dans lu détresse de la vie vient pleurer, prier et implorer le pardon divin, en attendant que l’on y amène sa dépouille mortelle pour une dernière bénédiction de l’Église?Comme en plusieurs endroits, la construction d’une nouvelle église a causé à Saint-F'rançois-Solano quelques dissensions et on aurait pu croire, un moment donné, que le temple du Soigneur allait devenir le temple de ta discorde et des intérêts humains.Heureusement, fidèles à la prière lancée pa’r le curé, les paroissiens ont demandé l’aide nécessaire à la Providence et tout s’est réglé à la satisfaction de tous.A mesure que s’élèvent les murs, les coeurs se réchauffent et les volontés comme les pierres du nouveau temple s’unissent avec plus d’harmonie et tous les coeurs sont maintenant unis pour chanter l’hymne de paix et de prière.M.L’ABBE NOEL FAUTEUX M.l’abbé Noël Fauteux.curé de Stc-Claire de Trétreaultville, a prononcé le sermon de circonstances, “La pierre angulaire par sa bénédiction doit supporter et sanctifier tout l’édifice destiné à recevoir le Seigneur.Dieu est partout, l’univers est son temple, mais dans ce monde qu’il a fait II s’est choisi des lieux où 11 se plaît à manifester sa présence et à faire sentir son action.Depuis sa naissance dans l’étable de Bethléem, H a voulu demeurer avec nous jusqu’à la consommation des siècles, non plus par sa loi et scs institutions, mais par sa présence réelle dans un sacrement qui fixe au milieu de nous sa personne.Oh alors ce sont des milliers de temples qu’il faut à la terre pour recevoir cet hôte divin mille et mille fois multiplié par le sacrement.Mais ce Dieu qui daigne habiter parmi nous ne veut pas être solitaire, mais dans sa maison.Il appelle la famille chrétienne pour l’édifier par les solennelles manifestations du culte publie qui se compose de prières, de formules et de rites.Il faut savoir en effet que r'est par le cullc que la religion nous unit à Dieu.Or pour exercer ce culte, l’organiser dans son ensemble et ses détails, n’est-il pas requis qu'un local lui soit assigné et qu’au milieu des habitations humaines sej dresse le temple, plus haut pour at-J teindre le ciel, nlus vaste pour recevoir toute la famille paroissiale, j Concluez de là qu’il n’y a point) dans notre cité de maison si bienfaisante el si nécessaire.Si nous pouvions amener dans nos églises tous tes hommes et les rendre at-triitUs et obéissants aux préceptes et à ta morale qu’on y prêche; nous verrions disparaître les brigandages.les assauts ^peurtriers que la force devient de plus ep plus impuissante à réprimer; nous verrions nos tribunaux moins encom-j brés, peut-être inutiles, nos prisons! encore plus coûteuses que nos temples./ Non ce ne sont point les caser-i nés.les banques et les prisons qui: suffisent à sauver une ville.“Si le Seigneur ne garde nas une cilé, c’est en vain que veille celui qui 11 j garde", s’écrie le psalmisle David.' La force n'obtient rien sans la foi et sans la conscience la loi.est ini-| puissante.Or.,it n'y a ni foi ni conscience sans religion, et comme; il n’y a pas rte religion sans église.j saluez dans cette église qui s'éjèic la maison de la protection divine! en même temps nue de la source de; la vie surnaturelle.” MGR DESCHAMPS Mgr Deschamps a félicité les fi i dètes du pieux empressement à construire un temple au Seigneur j et d'avoir su faire taire les intê-’ réts .humains,afin qor Lédiflration du temple soit, une oeuvre rie concorde et de paix chrétienne, H a fé- EU.E A EU.LIEU CE MATIN—ME N.-K.LAFLAMME PLAIDERA POUR SERAFJN1, MOREL, TOM FRANK.GAMBIN’O, VALENTINO ET DAVIS I.’ouverture officielle de la Cour d’appel a eu lieu ce matin.Le juge Lafontaine, président de la Cour d’appel de la province de Québec, présidait assisté des juges Green-shieids, Guérin, Bernier et Rivard.Plusieurs motions ont été présentées dont l’une a donne lieu à un long débat.11 s’agissait d'un appel porté par Me Crépault.Il faut pour l’audition d'un appel une liste de dossiers.Dans le cas présent, il y avait eu deux listes de dossiers et Me Crépault n’avait fait faire le factum que d’après une liste, les dossiers mentionnés par la seconde liste étant perdus et n’ayant été retrouvés que.vendredi dernier.La Cour a décidé qu’un .appel ne pouvait être entendu qu'appuyé par un.dossier fait suivant une seule liste.La cause a été ajournée afin que le protonotaire fasse une seule liste d’après laquelle sera composé un nouveau factum.Les motions pour appel dans les cas de Scrafini, Morel.Tony Frank Gambino, Valentino et Davis de-vaient être entendus ce matin, mais ont été remises roehain.à cause K.Laflamme.Ce dernier a aide plaider la cause des six condamnés à mort.On croit que d’ici au 18 septembre il sera complètement rétabli.Si ses médecins ne lui permettent pas de se remettre à ses travaux, tes autres procureurs des prévenus plaideront les appels.Les dépenses de M.MacDonald L’ASSASSINAT DE CASALINI On dit qu’elle produira un effet heureux sur la situation politique générale en Italie.Rome, 15 (S.P.A.).I.’assassi- nat du députe fasciste Armando Casalini.reconnu comme un acte de vengeance pour le meurtre, il y a trois mois, du député socialiste Giacomo Matteotti.aura, croit-on.un effet heureux sur la situation politique générale en Italie.Gel attentat convaincra les fascistes et les membres de l’opposition que le temps est venu de mettre fin à la violence et que la grande majorité du pays est fatiguée d’un état si anormal des affaires.M.Mussolini a personnellement donné des ordres pour qu’on pren- .ne les mesures les plus énergiques pour maintenir l’ordre à tout prix.De fait les manifestations qui se i »ont produites dans différentes par^ ! ties de l’Italie, n’ont pas occasionné I de désordres graves malgré je senti* ; ment de revanche engendré parmi Iles fascistes.Les carabiniers et les i troupes ont maintenu l’ordre, loya-! lement aidés dans beaucoup de cas ! par la milice nationale fasciste.Parmi les journaux que les fascis-j tes extrêmes ont essayé d’attaquer | se trouve l’imprimerie du Sercnn !qui est la propriété du frère du feu député Casalini.Çfc N.ceptt Les soldats chinois se mutinent Tokio.15 (S.P.A.) — On rapporte au ministère des affaires étrangères qu’une mutinerie s es! déclarée chez les soldats du général Tso-Ling.à Mukden, en Mandchourie, et que le .lapon a été forcé de protester vigoureusement.Les journaux annoncent que la police consulaire japonaise se tient prête à agir, si cela devient nécessaire, et qu'il est possible qü'on appelle les troupes japonaises.Les troupes de Tso-Ling sont , concentrées à Mukden d’où elles partiront vers le sud pour atta* au 18 septembre | qygj, jes forces fédérales, dans la province de Chihli.de la maladie del r Londres.14 (S.P.A.).* Dans une lettre au Times, sir Robert Donald reprend l’argument de M.Mar-Donald concernant le traitement que reçoit le premier ministre de Grande-Bretagne.11 affirme, en citant des chiffres et des exemples, que le premier ministre ne peut subvenir à ses dépenses n moins d’employer une partie de sa fortune personnelle.Gomme dans le cas de M.MacDonald, si le premier ministre est sans fortune personnelle, il doit s’astreindre à un travail de finance personnelle peu compatible avec sa position.Il dit que l’on nç peut blâmer M.MacDonald d’avoir accepté le don de sir Alexander Grant pour subvenir aux frais d’une automobile si nécessaire aux fonctions d’un chef d’Etat.Dans les pays continentaux, dit-il, l’Etat accorde au premier ministre une allocation spéciale pour subvenir aux frais de réception et autres.Le crédit de J.-P.Morgan Paris, 15 (S.P.A.).M.Poitou-Duplcssy, députe de ta Charente du groupe de l’Union républicaine dé-morratique a informe le ministre des finances qu’il l’interpellerait, dès la rentrée du Parlement, au sujet du renouvellement du crédit de $100 millions de la banque J.-P.Morgan.(M.Poitou-Duplessy désire savoir pourquoi le parti radical-socialiste qui s’est oposé dès le début à cette opération et en a fait un de ses principaux arguments contre le bloc nationaliste aux élections dernières, a effectué ce renouvellement.Entre l’Egypte et l’Italie Londres, 15 (S.P.A.) — D’après un rapport de sources égyptiennes.du Caire, les négociations entre l’Egypte et l'Italie n auraient pas abouti concernant la frontière de la Tripolitaine.D’après le correspondant du “Morning Post", au Caire, les rumeurs voudraient que l’Italie se prépare à envahir Solum et les régions environnantes.Elle prétendrait que ces régions font partie de sa colonie d’Afrtque-Nord et elle refuserait de reconnaître les prétendus droits de l’Egypte à cet égard.Le Prince viendrait au Canada en auto Un succès pour les Français Genève, 18 (S.P.A.) Les Fran çais ont remporté un succès samedi.Ils ont obtenu que toutes les conventions sc rapportant à l’arbitrage et à la sécurité seraienl distinctes et séparées, quoiqu’il fût clairement entendu que lorsque tes puissances signaient la convention elles s'engageaient à prendre part à une conference du désarmement.On a choisi le Dr Eduard Renés, de la Tchécoslovaquie, pour préparer le texte de la convention qui servira à de nouvelles discussions.La France.l’Angleterre, le Japon, la Suède, la Norvège et la 'Tchécoslovaquie ont pris part aux discussions.Lé protocole ou la convention, qu’on espère élaborer sera un pacte qui déclarera que les nations ne faisait pas partir de la Société (tes Nations pourront le signer ou y adhérer conditionnellement si les décisions "préliminaires du comité sont ratifiées par l'assemblée.Un des principaux points discutés aujourd'hui a elé la proposition de la France dVnnemkr le paragraphe 7 de l’article XV du pacte. paragraphe prévoit que lorsque le conseil de la Société des Nations n'arrivera pas à une décision unanime au sujet d'une dispute entre nations, les membres de la Société se réservent le droit de prendre telles mesures qu'ils jugeront nécessaires pour le maintien de la justice et du droit.¦ .L'amendement propose pur les Français est que si le conseil ne réussit pas à obtenir l’unanimité, il nommera des arbitres pour le conflit en question et essayera rt’arri Synssct, 15, (S.P.A.) Par deux] yor fois, hier, un individu prétendant être Canadien a tenté de s'introduire dans la maison de lames Burden, où demeure 1(» prince dei Galles durant son séjour aux Etats-j Unis, afin de voir le prince pour affaires personnelles, a-t-il dit.n l’a fait monter de force stu- le a l’unanimité plus tard quand les arbitres auront donné leur decision., M.René Gassin de France, president honoraire de l’Union Fédérale , (les anciens combattants mutilés, a i déclaré que les hommes qui uyaienl i eoniiiattii dans la Grande (,lierre I I ain de New-York.Si l'équipe anglaise de polo n'esl victorieuse demain, il est pro-] que le prince partira pour] le Canada jeudi soir.Il esl possi-j blc qu'il vienne en auto._ pas v babîe La causerie du R.P.Lebel s.J.sur le voyage du “Devoir” Hier après-midi devant le ccrele des voyageurs de commerce de SI-! Henri, le R.P.Georges Lebel, S.J„j aumônier général des Voyageurs! de commerce, a donné une causerie sur le voy age du Devoir en! Acadie.I,'abondance de la matière) nous force à remettre à demain le e.oinpte rendu de cette conféren-j , , , I Vers Chicago Dayton, Ohio.15 (S.P.A.) Les aviateurs américains sont partis à 10 heures ce matin pour Chicago, d’où ils repartiront demain pour Omaha.étaient tous en faveur de l’acceptation rte l’arbitrage dans tous les conflits entre tmnides.La retraite de Pershing Washington.15 (S, P.S.) Le général John J.Pershing a termine ses 42 années de service actif dans l’armée à midi, samedi.Il a reçu un ordre du jour du président Coolirt-gr lui exprimant la gratitude du peuple américain pour les services nui lui ont valu le commandement îles troupes américaines pendant la Grande Guerre.Devant le juge Perrault Mené R caul ne a été tracliiil ce mn-(in devant le juge* Perrault.Il a été arrêté à Cochrane, Ontario, par les détectives MacKinnon et Macintosh, rtc la police du Pacifique Canadien.H est accusé d’avoir cambriolé la gare de Cochrane et d’y avoir volé t,180 billets.H a été mis en liberté sons un cautionnement de *800.t,’enquête préliminaire aura lieu le 23 septembre.Les inscriptions à la Faculté de droit Crise possible en Allemagne LA RRSPONSABcILJTE DE L'ALLEMAGNE RiELATIViEMEiNT Y LA DERNIERE GUERRE ET L’ENTREE DE CE PAYS DANS LA SOCIETE DES NATIONS LA PROVOQUERAIENT Berlin, 15.torisée, parue mande sur la ponsabilîté de guerre et sur Société des très grande La publication au-dans la presse alle-question de la êes-l’Allcmagne dans la son entrée dans la nations, a causé une effereseence dans les de Berlin el ministérielle colonnes de la presse on parie d’une crise très prochaine.La communication émanait de M.Slresemann, ministre des affaires étrangères.Les journaux qui soutiennent les partis de la droite accueillent avec joie la déclaration de lion de M.Streseinann, disant que la question de responsabilités de la fi^ire doit être réglée avant que I Allemagne puisse entrer dans ta Société des nations, mais les organes démocrates et socialiste* repoussent la proposition.Je journal socialiste “Vorwaerts" dans son éditorial intitulé "La chu-le imminente ,« n- ! t nm ; 1 ! ’ ir Atl tie IVitfunl.rr/nift * Pt l’un uî?r, Pnùéîi I*»nl IHirnttrcau, Port «use,.Mine, »losr pli-îti nifirratiH',* 't.mûrie rt Uni vruvç E^Pif. LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI, 15 SEPTEMBRE 1924 VF mt X f • LE CENTENAIRE DE GERIN-LAJOIE (Suite de le deuxième page) au milieu du mystère: les arbres, les fleurs, les oiseaux ne lui djsent que leur ombre, leurs parfums et leurs chants: fl ne saurait rien nommer de ce qui l’entoure, il ignore le pays que la Providence lui a donne; et il comprend que le commencement de la patrie, c’est de connaître la terre où l’on vit, la terne qi» nous devenons lorsque la mort nous y a couchés.L’école enseigne encore lart; et l’on ne saurait trop l’en féliciter puisque, par l'art, nous conserverons notre physionomie ethnique.Rivard est un ‘'artiste agricole” ainsi que Gérin-Lajoie le définit et même un poète: il envoie quelques vers à Louise, sa fiancée, il donne au lac voisin le nom de Lamartine, il écoute le soir la grande voix de la forêt.Ainsi, les rues de Rivardville s’animent de chansons; les maisons sont propres, bien bâties, livrées à l’air et à la lumière, peinturées de couleurs vives; les arbres bordent les routes, les arbres que Rivard a respectés au moment du défrichement.La campagne ainsi s’égaie et l’ôn tente de lui donner ce que la ville peut offrir de bon: le village possède une bibliothèque, il s'abonne aux* journaux et aux revues, sacrifiant même, toujours l'utopie! un peu de tabac et même des objets nécessaires pour payer les abonne-mènts.Rivard n'a pas prévu le cinéma, mais on sait que (rérin-Lajoie, dès le collège, avait écrit une pièce, le “Jeune Latour” et que son frère, Monseigneur Gérin, a fait représenter ^ Saint-Justin, il y a quelques années, l’oeuvre d’une religieuse: le “Petit-fils de Pierre Gagnon”, pour “conserver nos gens au sol”.VIEILLES PENSEES Que de choses on pourrai! glaner dans les aspirations que la conversation de Jean Rivard nous livre! L’école et la formation du caractère, la formation disciplinaire faite de droiture et de conscience; l’orientation professionnelle qui guide l’enfant vers le métier qui lui convient, idée d'hier vieille comme Gérin-Lajoie; renseignement technique appliqué à l’agriculture, une des nécessités que nous n'avons pas encore réalisées complètement; les bourses accordées aux plus intelligents pour les conduire jusqu’à l’Université et vers une profession, libérale ou non: la création, dans chaque village, de fermes-modèles, fût-ce au prix d’extravagances.Comme le progrès est lent! A lire ces lignes, on croirait assister à quelque réunion où s’épanohhent ceux qui, de nos jours, ont la préoccupation de l’avenir: les mêmes questions reviennent, les mêmes espoirs flottent.Mais c’e*t déjà quelque chose que de trouver chez Gérin-Lajoie l’éveil des mêmes rêves.LE CURE DOUCET Comment ne pas placer à côté de Jean Rivard la personnalité du curé Octave Doucet?Ils n’entreprenaient rien qu’ils n’en aient d’abord devisé entre eux.Le curé recherche surtout le commerce des ùmes, mais il ne consent pas à se désintéresser du bien matériel, fidèle en cela à la doctrine de saint .- - Thomas.S’il voit dans la richesse, ! dans son usage immodéré, dans sa j poursuite égoïste, un mal évident, il reçonnait les bienfaits de l’aisance et que la fortune, bien con-i duite, utilisée à bon escient, peut i être la source de bien des libertés morales.Ecoutez Gérin-Lajoie parler de ce type de prêtre ou'il s'est plu à esquisser : ‘ Le jeune curé possédait une intelligence à la hauteur de celle de Jean Rivard, et quoiqu’il fût d’une grande piété et que ses devoirs de prêtre l’occupassent plus que tout Je reste, il se faisait un devoir d’étudier avec soin tout ce qui pouvait influer sur la condition matérielle des peuples dont les besoins spirituels lui étaient confiés.11 comprenait parfaitement tout ce que peuvent produire, dans l’intérêt de la morale et de la civilisation bien "ntendue, le travail intelligent, éclairé, l’aisance plus générale, une industrie plus perfectionnée, l’instruction pratique, le zèle pour toutes les améliorations utiles, et ne croyait pas indigne de son ministère d’encourager chez ses ouailles ces utiles tendances, chaque fois que l’occasion s’en présentait.Bien souvent, en relisant Jean Hivard, j’ai retrouvé les commencements de notre colonisation française au Canada : ce sont les mêmes détails qui évoquent les aetes de nos ancêtres, qui reconstruisent des scènes semblables a celles que nos pères ont vécues sur les rives du grand fleuve.Le curé Doucet nous reporte, aussi lui, à ces temps éloi-nés: il est de la lignée de ces missionnaires qui desservaient des lieues de forêt et parcouraient le pays en quête des coeurs à fortifier.La collaboration [U’il apporte ici à Jean Rivard Jans le domaine temporel est bien aussi de naguère.Dans le livre de Gérin-Laloie, la tradition se renoue et les grandes vérités se prolongent et subsistent : à côté de l’idée de mission revient celle de la colonisation du pavs, de la mise en valeur; c’est tout le livre récent de Georges Goyau, c’est, dans sa parfaite unité, toute notre histoire, L’AGRICULTURE Cette histoire a traversé des crises dont nous subissons encore les conséquences pleines de regrets.Beaucoup des nôtres ont quitté le sol canadien pour aller chercher ailleurs et demander les satisfactions d’un progrès plus sensible, mais peut-être illusoire.Ce qui fait le vif intérêt de Jean Rivard c’est que le livre a été écrit pour retenir les nôtres parmi nous et les diriger vers l'agriculture.C’est un commentaire, qui veut être léger, de la parole prononcée par lord Elgin, en 1X48: “la prospérité et la grandeur du Canada dépendront en grande partie des avantages qu’on retirera des terres vacantes et improductives ; et le meilleur usage qu’on en peut faire est de les couvrir d’une population de colons industrieux.moraux et contents.Rien d’autres ont conseillé depuis l’effort de conquête et j’ai recueilli sur le monument de Cartier, à Québec, le même souci: “Pour assurer notre existence, il faut nous cram- Nouvelle Bibliothèque pour tous EDITION DE LA BONNE PRESSE Collection de romans publiée sur beau papier glacé et ornée de nombreuses illustrations en demi-ton, texte sur 2 colonnes, format 6 x 9.Jolies couvertures illustrées et en couleurs, de 124 à 161 pages par volume.Chaque volume, prix spécial, 30s.franco 35s.La douzaine assortie, 3.00, franco 3.50.La collection complète, 46 vols, $11.00 (port en plus).X Affre.Marie.?.LA REVOLTE DU BRONZE Affre, Marie.L’HEUR.E DE GRACE Barracand, Léon.LA RANÇON DE LA GLOIRE Barracand.Léon.'.DORMILHOUZE-LA-JEUNE Baussan.Charles.FLEURS DE PAIX, FLEURS DE GUERRE Bcdaoui, E.LE DERNIER PELERINAGE DE L’ETOI- LE EN TERRE SAINTE Billaud.Pierre.AU MOULIN DE VIRELUNE Carrère, Henri.LA VRAIE LUMIERE Doncl, Lucien .LE CHARDON BLEU Colomban.Max.LE MYSTERIEUX VOYAGEUR Colomban, Max.L’ERMITE DF.BEAUREGARD Colomban, Max.CONTES DE LA COCARDE BLANCHE Colomban, Max.UiS TROIS FILLES DE MESSÏRE EREM- BERT Colomban, Max._____L’HERITAGE DE L’ONGLE CORENTÎN Colomban.Max.OLIVETTE ET MIGUEL1TO Colomban.Max.RAOUL DE VERTFAUCON A Belly.M.LA COLOMBE DF.RUDS A Y -MANOR Detly, M.SAINT E-N1 TO U CITE Dourliac.Arthur.LES PRETENDANTS DE CLAUDETTE Duguet, Roger.AU DR AP EAU ! Daguet, Roger.APRES L’OPTION Daudet, Ernest_.Ml,S D’EMIGRE Daudet, Ernest.DANS LA TOURMENTE Daudet, Ernest.AU TEMPS DE L’EMPEREUR Daudet, Ernest.EN 1815 Daudet, Ernest.BEAU CASQUE Heiuê, Paul.^.LE DIADEME DE CRISTAL Hue, Gustave.,.Wl.QUAND L’ETE S’ANNONCE /Jmosin, Jean.VERDUN A L'YSER Ltmostn, Jean.,.SUR LE FRONT LORRAIN Mayval, Ch.AU TEMPS JADIS X Mayval, Charlotte,_ADDI, LA PETITE CAPORALE Mauclère, Jean.LA VOIE QUI MONTE Monlaur, M.-Reynès.ALAIN CT VANNA X Nalim.L’ESCLAVE BLONDE Plessis.Frédéric.SAINT-EXUPERE-LES-CHASSES Pujo, A.ARLETTE Itimac, Anne de.F RANTÏISCO Romain-Le Marinier.J.SONNEZ ENCORE Verrières, Joseph des.“ALORS ILS LE RECONNURENT” Vèzère.Jean.DES FLEURS SUR LA ROUTE Vézère, Jean.LE JOURNAL D’UN POTACHE Vismes, Henriette de.LETTRES SANS REPONSES Vitis, Charles de.SUZANNE LA DOCTORESSE Une maman.SAINTE ELISABETH FOVRMIER, André.SUIVEZ-MOI Less titres précédés d’un X sont spécialement dédiés à la jeunesse.Toutes les commandes doivent être accompagnées d’un chèque au plein montant, payable au pair à Montréal.Service de Librairie du “Devoir 336 Notre - Dame Est T ponner à la terre et léguer à nos entants la langue de nos ancêtres et la prospérité du sol”.C’est la chanson de la résistance, un leit-motiv de durée qui retrouverait sa source sur les lèvres des premiers colons de ce pays.Mais la vie?économique n’obéit pas toujours au sentiment: l’intérêt immédiat, plus palpable en apparence, détermine les volontés et les pousse vers vie plus facile que promet une rémunération plus elevée.La désertion des campagnes est un fait universel, que i‘o déplore dans tous les pays, auquel on tâche de pallier par le machinisme; un fait universel puisqu’il dépasse les bornes des pays et provoque depuis l’Europe un mouvement de peuples vers l’Amérique, où l’on croit pouvoir recommencer sa vie au prix d’une moindre souffrance et dans la paix des libertés retrouvées.On ne diminue pas un mal en tentant de l’expliquer.L’agglomération urbaine que stigmatisait Charmenil, où le luxe des uns voisine avec la misère des autres, où l’homme perd sa personnalité pour s’absorber dans l’industrie centralisée, où le chômage surtout devient endémique et où l’on trouve plus mal l’indépendance, demeure avec raison la crainte de ceux que l’avenir tourmente.S’il nous faut une élite, il nous failt à coup sùr une population agricole qui possède la terre et v vive de son travail.Un consul de France nous disait, de retour de l’Abitibi: J’ai compris la colonisation de votre pays et le rôle que le prêtre y assumé; j’ai vu là une des raisons de votre salut; si vous n’étiez qu’une élite, vous ne survivriez peut-être pas! Est-ce dire que nous devrons renoncer à l’industrie et au commerce?Jean Rivard qui fonde une ville ne le pense pas.Il accueille avec joie les artisans, les négociants, les travailleurs; il organise l’industrie et confie à son frère une perlasse-rie à laquelle il demeure intéressé; il veut que l’on fabrique à Ri-vardville tout ce dont on peut avoir besoin et il songe à l’exportation; dans un plus petit domaine, n’est-ce pas la doctrine économique de Talon qui s'exprime de nouveau et qui manifeste ainsi son universalité?Rivard a d'ailleurs une opinion fort nette: “Le Canada peut être un pays agricole et industriel; et les industries, employant les nôtres, les empêcheront d’immigrer.” C’est reconnaître qu’il faut organiser la vie économique et s’en préoccuper; avoir une politique nettement dirigée vers la répartition des tâches, l’orientation des industries, la constitution des marchés, l’amélioration des méthodes, Je développement des enseignements spécialisés.THEORIE! Théorie que tout cela! Nos pères n’en avaient pas besoin, ils se tiraient d’affaire sans cela.Oui, mais leurs enfants sont partis.Théorie qui subsiste, quand les réalités de l’histoire sont évanouies et à laquelle.après soixante-dix ans, nous venons demander des confirmations et l’épreuve des progrès que nous avons faits.Théorie toujours, qui passe clans les intelligences et les anime et les guide; qui conduit un homme jusqu’à la postérité et sort d'argument décisif lorsqu’il arrive à un Toron-tonien comme M.Moore de dénombrer nos valeurs.Antoine Gérin-Lajoie prend ainsi place parmi nos penseurs qui ont à nos yeux ce mérite de s'être occupés de nous, de nous avoir aimés, de s’être inquiétés par dessus tout du sort, toujours à surveiller jalousement, de la race française en Amérique.Comme économiste il sut formuler une thèse que sa simplicité rend d’autant plus vraie.Il avait de qui tenir s’il avait épousé la fille d Etienne Parent, le premier qui tourna les regards des nôtres vers les problèmes d’ordre matériel, compagne admirable dont il serait facile de refaire le portrait en lisant de plus près les lettres de Charmenil.Son fils, Léon Gérin a repris la tradition; il poursuit la destinée commune d’avoir collaboré à des revues étrangères, d’être apprécié ailleurs, d’avoir à son ac- 3uit des travaux remarquables et e vivre modeste, trop peu connu, parmi les siens.Près de cette vieille maison, à côté d’une famille canadienne qui vécut des jours silencieux^ dans la paix des traditions, c’est donc une génération d’intellectuels dont nous évoquons la succession féconde.“Plus d’honneur que d’honneurs”, écrivait Gérin-Lajoie sur l’écusson de sa vio.Le passé a suffisamment justifié cette devise pour que l’avenir n’y souscrive plus et In modifie en y apportant sa consécration suprême.Gérin-Lajoie, comme plu-s tard Cartier, a connu la joie dp survivre dans une chanson et voilà que le peuple qu’il a servi recueille aujourd’hui les échos de sa pensée.Il n’a pas subi le destin de la foule anonyme de ses contemporains plus favorisés de la fortune, celui de mourir tout à fait.L’avocat | d'autrefois, pauvre et digne, n'est pas monté sur le banc; mais il est descendu aux Champs-Elysées.M.J.-C, Magnan La fête de ce jour est profondément touchante, dit l’inspecteur general des écoles catholiques, et scs organisateurs méritent les plus vives félicitations de tous les Canadiens français, qui s'associent en ce moment d'esprit et de coeur a-vec ceux qui ont le bonheur de glorifier la mémoire d'Antoine Gérin-Lajoie.à l'ombre même de la vénérée demeure ou naquit ce grand patriote.UN HOMMAGE SINCERE Avec les membres de la famille Gérin, nous sommes venus ici.en ce coin de terre désormais célèbre, rendre hommage au citoyen intègre, à l’écrivain illustre, au chrétien convaincu que fut Fauteur aimé de Jean Rivard.Nous sommes venus des principaux rentres du Canada français : de Québec, des Trois-Rivières, de Montréal.Un même sentiment d'admiration et de reconnaissance nous anime tous qn ce moment, Mesdames et Messieurs, et nous presse d’adYcsser à la vénérable épouse et aux enfants du héros de cette belle fête, avec nos plus sincères félicitations, Fexpres-i ston d’une amitié vraiment canadienne, et qui s’étend à tous ceux ; qui ont le grand honneur d'appartenir à la famille Gérin-Lajoit.Madame, poursuit l’orateur, s'a-1 dressant particulièrement à la vé- nérable épousé de Gérin-Lajoie, malgré votre grand âge, vous êtes revenue, avec vos enfants et vos petits enfants, à la maison ancestrale, à l’asile héréditaire des Gérin, où il v a un siècle les yeux de celui dont vous portez si noblement le nom s’ouvrirent à la lumière.C’est donc un pèlerinage que vous faites aujourd’hui à la chère vieille maison, qui entre désormais dans le domaine de l’histoire.Et cette foule immense, enthousiaste, dont le coeur bat à l’unisson du vôtre, Madame, elle aussi est venue en pèlerinage à la maison natale d’Antoine Gérin-Lajoie, comme à une source saine et féconde du meilleur patriotisme.une VOIX DE LA “PETITE PATRIE" Aux grandes et éloquentes voix des Universités de Québec et de Montréal, j’ai nommé M.l’abbé Camille Roy et M.Edouard Montpe-tit, les organisateurs du centenaire ont voulu joindre celle d’un enfant du diocèse des Trois-Rivières, d’un enfant de cette vallée fertile du lac Saint-Pierre que tout jeune nous avons appris à aimer et qu’un séjour de quarante années dans Fin-comparable ville de Québec, n’a pu faire oublier.Ah! cette chère petite patrie, qui, pour mes compagnons d’enfance et moi, allait de la Pointe-du-Lac à Berthier et des rives du lac Saint-Pierre à Saint-Léon et à Sainte-Ursule, inclusivement, combien elle est fière en ce 14 septembre 1924, et avec quelle émotion elle est témoin de l’hommage mérité que l’on rend à l’un de ses plus illustres fils! Ici même, de ce seuil hospitalier que les années, disons mieux, que le respect et l’amour des ancêtres, ont su respecter, Antoine Gérin-Lajoie, il y a quatre-vingt-dix ans bien comptés, habituait ses regards à l'horizon familier où nos yeux se baignent avec un plaisir infini en cette magnifique journée d’automne.Ici même, au temps de son enfance, so is les regaras d’un père et d'uné mère au coeur noble et à l'âme élevée, Antoine Gérin-Lajoie s’instruisait au grand livre de la nature et se familiarisait à cette foule de menues choses où germe l’amour du sol natal.Ici même, sous ce toit vraiment canadien, Antoine Gérin-Lajoie reçut une éducation familiale faite du meilleur des traditions religieuses et sociales léguées par nos pères.i C’est encore du seuil de cette chère demeure que chaque matin et chaque après-midi, Antoine Gérin-Laioie partait pour se rendre à Fé-cofe où i! s’initia aux notions élémentaires des matières alors au programme de Renseignement primaire.De cette modeste école, Gérin sut profiter et c’est là sans doute qü’il puisa, pour ne jamais l’oublier.l’attachement au champ paternel et au clocher natal.Enfin, c’est ici, toujours, que chaque dimanche, Antoine Gérin-La-joie montait dans la voiture des "grands jours” pour se rendre à l’église en compagnie de ses parents.Ce fut à cette incomparable école du dimanche, l’église paroissiale, que le jeune Gérin compléta sa première éducation familiale et scolaire, L’HYMNE A LA TERRE NATALE La famille agricole, l’école rurale.l’école paroissiale, voilà le triple foyer où Gérin Lajoie éclaira son intelligence précoce et réchauffa son coeur sensible et généreux.Aussi, dans son roman admirable — et qui vivra aussi longtemps que la nationalité canadien-ne-française — ces trois forces sociales sont à l’honneur : elles cons tRuent toute l’armature de Jean Ri-imrd.De tous les écrivains canadiens du dix-neuvième siècle, Gérin-Lajoie est celui qui a le mieux compris peut-être, avec Mgr Laflèche, le rôle merveilleux que la paroisse religieuse, la famille agricole et l’école rurale ont joué dans l’histoire de la nation canadienne-française.Ce fut un patriote clairvoyant et qui se convainquit dès sa jeunesse que le Bas-Canada aujourd'hui, la province de Québec, était la véritable patrie des Canadiens français, devenus une nation distincte.C’était là l'enseignement patriotique, clair, raisonné et vibrant nue Fabbé Louis Laflèche donnait du haut de ta chaire de Vérité et dans les journaux, de 1860 à ISfifi.Comme le futur évêque fies Trois-Rivières, Gérin-Lajoie croyait dans la survivance de ses compatriotes comme nation distincte.L’abbé Laflèche avait démontré avec une logique irréfu-‘ table que les Canadiens français possédaient tous les éléments constitutifs d’un peuple et que les liens si ouïssants de l’unité de langage, de l’unité de foi religieuse et de l’uniformité des moeurs, traditions, institutions, lois et coutumes, retenaient ce peuple en corps de nation.Après avoir prouve que les Canadiens français sont réellement une nationalité cl que la vallée du Saint-Laurent qui a au moins quadruplé son domaine habité de-j puis soixante ans et que Fon nomme aujourd’hui la province de Québec est leur patrie, Fabbé I.aflè-; cho faisait un appel ardent à ses | compatriotes en faveur de la colonisation des immenses forêts $oli-I taires qui couvraient alors en très grande partie le territoire du Bas-; Canada, et les conjurait, au nom des 1 intérêts sacrés de la patrie, de s’cin-i parer de ces immenses domaines découverts par leurs vaillants an-i cètres.lit Fabbé Laflèche ne craignit pas *.36s.FROMAGE Fort, à la meule .24s.\u morceau .25s.Doux, à la meule.18s, • \u morceau .19s.Üka .32s.MIEL Blanc, en gateau .25s.Miel cou.'é; Brun, en seau de 60 livres, la livre .8 s, 1-2 Brun, seau de 5 !bs.la livre 10s.Blanc, bora! de 5 Ibs, la livre Ils.bocal de 2 Ibs 1-2, la livre 14s.SAINDOUX ,En tinette.18s.En seau.ISMis- Bloc d'une livre.20s.POMMES DE TERRE • Marché ferme à cause des arrivages moins nombreux.La pluie n interrompu la récolle.Le» prix varient de 80s.à $t.Q0 le suc de 80 livres.Les pommes de terre du bas Saint-Laurent sont attendues incessamment.On prévoit des prix plus bas.‘I/idendes déclarés Imperial Tobacco.Le bureau de direction vient de déclarer le dividende semestriel ordinaire mo 251 de trois poür cent, (3 p.c.l sur les actions privilégiées de la compagnie.payable le 30 septembre 1954.l'n acompte de dividende < no 591 ' de un et demi pour cent (1 ‘sur les actions ordina'* compagnie, a aussi été déi Mc le 29 septembre 1924 [.’UNITED SECURITIES ENGAGE LES HOSTILITES PAR UNE ACTION CONTRE LE TRAM- POWER ET CONTRE LE ROYAL TRUST.LE CONTROLE DE LA COMPAGNIE DU TRAMWAY \près deux refus successifs de» directeurs du Tram-Power de convoquer une assemblée générale et spéciale des actionnaires.l'United Securities vient d'intenter une poursuite judiciaire contre le tram-Power et le Royal Trust.Cette action qui marque un nouvel épisode de la lutte, a pour but d'empêcher l'assemblée des actionnaires de la (3e du Tramway, d’avoir lieu avant une assemblée général du Tram & Power.Par cette action, la United Securities Limited veut faire déclarer nuiles par la cour, une résolution du conseil d’administration du Tram & Power demandant à la Royal Trust Co.de réquisitionner les directeurs de la Cic du Tramway de convoquer une assemblée ries actionnaires de cette compagnie et la réquisition qui fut signée à cet effet par la Royal Trust Co.La United Securities Limited demande en conséquence que le Train A- Power, la compagnie défenderesse, et la Royal Trust Co., qui est mise en cause à l'action, ne puissent pas procéder en vertu de cette résolution et de cette réoui-sition.Et elle demande particulièrement que le Royal Trust Co., soit liée par le jugement qui sera rendu sur cette instance.Enfin, la demanderesse se réser-; ve dans son action le droit de prendre une Injonction, s’il y a lieu, pour empêcher le Tram 0 »,M Ottawa I.H.and Pow'rv Hnk “x, Cuba Canadian Sugar Pvi .H» » 37.Montréal Te.leara.phe.2o 4_oJ.Lake of the XVoods.Prf., o A 120.DE 11 H.* Il H* ** A.M-National Breweries, 20 à 55U ; 10C à 55.Brazilian Traction.10 à wVi Cons.Sme>-1 ting, 210 ft 45.Sherwin Williams PrC, 50 à 100.laturentide Co.à Soi, < anada f.ar.10 à *7.Can.Imt.Alcohol, 80 a Sj'.I 2o 0 “"V Toron to.5 à 101 BANQUES Montreal, 1 a 240 ventes.OBLIGATIONS Montreal Tram peh.8.V, acheteur.Bourse de New-York $4.46 84.461* .0532 .0533 .0495 .0496 .0438 .0439 .1885 .1890 .3828 .3837 .1324 .1327 .2662 .2668 e .1378 .1381 .1694 .1698 is .1010 .1012 Copenhague, cour.Rio de Janeiro, mil New-York, dollar, 3-16%.LES GRAINS La maison Quintal et Lynch cote, prix vendant à Montréal; BLE No 1, Northern .81.53 No 2, Northern .$1.48 No 3, Northern .$1.45 AVOINE No 3, Canada ouest 68s.No 2, Canada ouest .70s.No t d’alimentation .67s.Maïs jaune no 2 .$1.40 Maïs argentin .$1.18 à $1.20 FOURRAGE Nous cotons, prix vendant à Montréal: C*«r.foarnis par Mil HO I.$15.00 à 815.50 101 - -"*¦ Mil no 2.814.00 à $15.00 A Wall Street Ouv.Midi 4UI Cie, Montréal.American Beet Xug.tr American Can .American Inter.C.orp.American Locomotive American Smelting American XVoolen Anaconda .Baldwin Locomotive Baltimore and Ohio .Chandler Motor .Chicago Rock Island Chino Copper .Corn Products Cosden Oil .Crucible Steel .General Motor .General Electric Frie HR.Inspiration Copper .I Missouri I’neiflc .New-Vork Central .Northern Pacific .New-Haven .Pan-American Pelmteum Pan-American R.Penns.vlvauia KB.4Di Pierce Arrow .Id1, Heading .60j4 Republie I.and S.t!U.Royal Dutch .42>4 Sinclair Oil Cons.18 Southern Pacific .91'» Sluidf baker .397v Texas Oil .4*H Union Pacifie .139’, U.-À.Industrial Alcohol .R8'., U.-S.Rubber .33 U.-S.Steel .107'v; Wiliys Overland .8»* 41*4 m1! j 27 79j4i 74**; , 531, | 37 V 1 121 120% , f>2 62 .36 ,36 331» 211 20 33N XI *27 Ô.T l»> .u% .«o'i 14% 257'.a*'; 257 % 28 26', .19 19% 107 197 «fvi 61 .22', ’!3 vj .53%; j3% .53 M New-York, 15 (S.P.A,) — Les achats de valeurs spéculatives étaient nombreux à l’ouverture de la Bourse, a Wall Street, et il s’est manifesté une certaine avance des prix.Stewart a avancé de deux points, la Union Tank Car de 1 1-2, et la Republic Steel de deux.Les achats sont ensuite devenus plus variés et rort a enregistré des préférence General Leather, la U.S.qui se sont élevés d’un point à un et demi.Au contraire t’A/nerfcn/i R,’* Can, Baldwin et General Electric, isti, la préférence United Railway sont }?** tombés d’un point et demi.I.es niai ! changes étrangers avaient une ten-39’» dance à la stabilité.40 U- 139 n*rcal, No 5492.Angti» Bolangrr, dsmanclfur.v§ Arthur l^plantr.qrfendeur, la: 24émr Jour de septembre 1924, k 19 heures de l’avant-midi, au domicile dudit defendeur, au no 156, 7èrne avenue, en la cité de Lachine, district de Montréal, seront vendu» par autorité de justice 1rs biens et effefs dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en voitures, une glacière, etc.Condition» : ARGENT DOMPTANT.J.-B.TPnOEAU.H.C.S.Montréal, 15 septembre 1924.Provint» ew fjue»>*t COUR DE CIRCUIl ÜiNtrict We>*»trétî.\o 12722.United Autn Service Ltd., demanderesse, vs E.Reil.défendeur.Le 26ème Jour de snptembre 1P24, à 19 heures de l’avant-mldl, au domicile dudU défendeur, au no 20, rue Woodland, en la cité de Verdun, district de Montréal, se- i ront vendu» par autorité de Justice le» biens et effets dudit défendeur saisis en' cette cause, consistant en meubles de ménage.etc.Conditions: ARGENT COMBl an r J.-H.TRUDEAU.H,C D.Montréal.15 sepfemibre 1924.•rovlnce rie oaétte.wOUR DH CIRCUIl District rte Montréal No 6517; Albert Moquin, marchand tailleur, des cité et district de Montréal, demandeur, v» J.-A.I>pine, du même lieu, défendeur.Le 24eme jour de septembre Ï924, à 10 heures de i’avanl-midl, (heure nouvelle!, au domicile dudit défendeur, au no 1293B, rue Delorimier, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit défendeur saisis en sette cause, consistant en un gramaphone, meuble» de ménage, etc - “ '(IKN" W.F.MERCIER, B.A.Ll.L AVOCAT-PROCUREUR Eluda Mercier, Mergler et Sauvage Tla, St-Jacqnea, Hall» 3297 115g Faptneao.Amherst 27*5 Bureau du soir, Téléphone St-Louts 1301 468, Parc IjFontalue Montréal PROFESSEURS INSTITUT LAROCHE ENRG.Cours classique— Brevets Cours commercial m RUE SAINT-DENIS (Et, fnoe du théâtre St-Denis) DROIT, MEDECINE.PHARMACIE, ART DENTAIRE Cour» préparatoires du professeur RENE SAVOIE I.C.et I.E.Bachelier ès arls, ès sciences appliquées Cours classiques cours commercial, Jeron» particulières.Entrée de* élève» en taut temps.Prospectus envoyé sur demande ’J*.RUE 8T-DEN18 TEL.EST «1*2 Près de IKeole Polvtechn I qua LEBLOND DE BRUMATH 259, RUE ONTARIO EST Bachelier de l’Université de France et de l'Université Ijiva), officier d’Aeadémle, auteur de plusieurs ouvrages.Le plus ancien cours de préparation aux examen» élabll A Montréal Qui veut devenir rapidement MEDECIN?AVOCAT?DENTISTE?PHARMACIEN?NOTAIRES Domicile : 1295 E.Ontario.Tél.Lasalle 37«Cw ERNEST JASMIN, B.-A, IL.I.NOTAIRE Prêt/ d’argent — Réglementa et Administration de succession — Sociétés commerciales 9! Est, Rue Notre-Dame.Edifice La Sauvegarde Tél.Main «291 L.-D.CLEMENT NOTAIRE J».RUE SAINT-JACQUES Tél.Main 55*9.Ré».Weitmount 1190J Plarementa d'argant.Organisation do Compagnies HORACE LIPPE NOTAIRE U, Place d’Armes.Tél.Main 3229 Administration de propriétés, ete.RELIEURS ET REGLEURS Domicile: >«>.me Visitation.Tél.Est 7852F EUGENE SIMARD, B.A., LU.AVOCAT Société légale : B LAIN et SIMARD CO&mbre 63.1mm.La Sauvegarde 92 Est.rue Notre-Dame Téléphone i Main «559 Montréal Domicile: 1867, Ste-Catherine Est Téléphone Clairval 0466 RAYMOND GODIN, B.A.LL.L.AVOCAT 30, St-Jacques — Tél.Main 4062 RELIEURS & REGLEURS VILLEMAIRE & FRERE REGLAGE ET COUVERT A FEUILLES MOBILES DE TOUT GENRE Main 1735.27, Notre-Dame E RELIEURS & REGLEURS .’ONSTANTINEAU, PELLETIEB et WILSON, Liée ' • Réglage et couverts à feuilles mobiles de tout genre.Main 0956- 7 e*t.Notre-Dame MEDECINS Conditions: APfihST COMPTANT.Léon LA FRANCK, H.C.S.Montréal, 13 Afplembre 1024, Tél.Main 2338 Arthur Laramée AVOCAT 130.me Saint-Jacques - Montréal COMPTABLES COUR DR CIRCUIl n été de 1.801,145 I tonnes, ou de 61,005 tonnes par jour, soit une augmentation de 6 p.e.Les journaux de rommerre «•apportent une plus ' grande activité dans presque toutes les aciéries après rinq mois de rétrogression continue.L'Iran Age dit: ’M.es rapports des aeiéries donnent une nosi-velie progression dans les activités ries aciéries, la Steel Corporation donnant près de 60 p.c.de sa capacité ct les compagnies indépendantes, de 45 p.c.Contre une moyenne de 4.1.5 p.c.pour toute l’Industrie on juillet, ia moyenne d’août sera probablement au-dessus de 50 et est actuellement dans le voisinage de 55 p.c.” I.es rapports plus favorables sur les recolles ont fait naître l’opti-misme, l.e volume total de la récol- te de blé est placé nadien, par J F.Simon.28 LTris Bleu, roman cantdien, par .1.E Larlvière.28 Tu m'»* donné le plu» itoux rêve.", poésie» pur Mme Pauline Fréchette.80 A l'Ombre de» Ergble», par V®k‘ hé f amille Roy.au comptoir 1 Ou par la poste.[ .1-10 Au pays de l'Erable, contes de la Société St.-J.-B,, franco.!*6 Goudare»u et Grei’sae: L* roman d'AUegrette F oyers-Romanc Jolis volumes, format de poche, couvertures illustrée* en couleurs, t.’unité, franco.25 sous.• î.a Collection,: 12 titres.$2.25 franeo “M*» Inc» |:hr“" •«.•nr Pour tout arhat d'un driilar »¦ livraison eat fait* «an* frais à Montréal contre recouvrement (c o-d.) S'adresser an Service de librairie do “Devoir”, raae postale 4020 TELEPHONE MAIN 7460 .I !„ .""r"." " * "Kcini Prière d'acromnainer toute com Ottawa.15.La derniere '«'rai- ^irPf'r' «voir ete a escomple mande d’un msndat.d’un bon pos- son de la t.nnnda Gazette rapporte''«r le marrhe de New-York depuis i»l ou d’un chèoua pav.Me au pair '"coté étrangère .semble fléchir.I.r août, le dollar ranadien a atleinl treize faillites au Canada.des années.i à Montreal.»ravl»r, de Queh.r COUR DK CIRCUIT : Dkalrlct rie Mentrssl.No 333*.loseph Pinskv et »1.demandeur», v» Louis Fleischer, défendeiu et Me L.d7.] Meunier, avocat distrayant.Le 24ème inur de septembre 1934.à 19 heures de l'avant-midi, au domicile de Morris Pinskv.l’un desdlt,' demandeur., au no 2879, rue Cartier, en lé cité de Mont- ¦ ré#t.s-ront vendus par autorité dé Justice les bien» et effet» dudit demandeur sal.sis en cette cause, consistant en piano.| meubles de menage, etc.A AI,K Conditions ; Ed.KNT rOMPTANT DI'SROGMEs H.C.S Province d» Quén».COUR DE CIRCUIl District d» Montré»!.No 1525.VV Daigncault, demandeur, vs VN ilfnd I.metUé.défendeur.ly 21èmte Jour de septembre 1924, h 11 heures de l'avant-midi, au dom'ctlf dudit défendeur, au no 472.(anciens nuntérost.*éme avenue.Rosemont, en la ejté de Montréal.seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit défendeur s cs s en cette cause, consistant en es press, vaches, f te.(onditions: ARGENT COMPTANT.J.-E.DLSMARAIS.H.C.N.Montreal, r> septembre 1921.COUR DE CIRCUIT Provint» d» .Quebec COUR SUPERIEURS tlstrict de Montréal.No 662.Mes Handfield et Handfleld.avocal».demandeurs.v* Oscar Beauchamp, défendeur.Province rie Qoeber COUR SUPERIEURE District rie Mantres! Montreal.15 septembre 1924.N» 2444.Louls-D.Benaud, demandeur, v» Lions! Faqsiette, défendeur Le 24ème Jour de septe»nbr* 1924 k 10,- - - heures de t'avant-mirU.au domicile dudit! Le 24èsnc Jour de setpembre 1924, a tt défendeur, au no 110.3.ru» Henri-Julien, en heures de l avanl-euidi.(heure avancée), la cité d» Montréal, seront vendus par au- i au domicile dudit défendeur, au no 1.34.torité de justice le» bien» et effets dudit j rue Roy.en ia cité de Montréal, seront ven-défendeur sais1» en eetle cause.con»l*tant j rliis pue autorité de Justice le* h en.» e', en arsmophone.meuble» c! effet» de mé- j effet» diédit défendeur saisi* en cette esn-etc «».consistant en meuble» de mensae.etc.Ûood.tloo» AF r.TINT COMPTANT.! Conditions: ARGENT COMPTANT.C nd,t F.d.DESROCHHS.H.C.S.J-O.HORION.H.C.5.Montréal, 15 septemhre '924 1 Montréal, 15 septevnhee 1924 Province de Québec District de Montréal.No 13067.United Auto Service l td., demanderesse, \» Thomas-F.tancej.défendeur Le 25rine Jour d- sept mbre 1924.è 10 heures de l’avant-midl.au domicile dudit défendeur, au UO 177.me Sl-Grorges, en la rite d' Moniréal, m ront vendu* r»1 autorité rie just re 1 * b>ns r,t effets du4(t defendeur sais , en cette cause, consistant en meublas de ménag".etc.Ci .dittoes Af-rvr COMPTANT.r.-H.IRIJDRAt.H.C.».Montréal.15 septembre 1924.Pros Inca n5_ Sims_ x(;icn poids légers et pendant qu’il fut instructeur à La Casquette, »1 ne connut que des succès.Le National a donc, fait ri excellents choix et nul doute que tous deux qui ont pratiqué ces' deux ¦ sports se feront un plaisir de suivre de nouveau les cours à la pales-tre.Les lutteurs qui ont déjà porte les couleurs du Natiohal et ceux qui désirent joindre l’association afin de bénéficier des connaissances de M.Paradis voudront bien se rendre ce soir pour huit heures à la palestre de la rue Cherrier, car tes cours commenceront dès cé soir, pour se continuer tous tes lundis et mercredis de 8 à 10 heures.Les boxeurs sonl conviés pour demain soir afin de s’inscrire dans la classe du nrofesseur Brosseau.LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES LIGUE AMERICAINE JOUTES DE SAMEDI A i i St-Louis : Première partie Boston .000 000 000—0 Saint-Louis .010 010 40x—6 12 1 Batteries.- Fullerton et Heving; Davis et Rego.Deuxième partie Boston .«01 260 2—11 Saint-Louis .000 500 4— 9 Batteries.— Ferguson et Hewing; Lyons et Severeid.A Chieago: New-York .510 400 042 16 17 0 Chicago .000 000 001—, 1 8 3 Batteries.— Bush et Hoffman; Evergross et Grouse.A Détroit : Washington Détroit .Batteries.-Whitehill et RUy; 6 12 1) 4 8 5 Ruel; .020 101 101-.010 000 420-Johnson et Bassler.A Cleveland; Philadelphie 100 000 211—5 12 2 Cleveland .100 200 000—3 10 3 JOUTES DE DIMANCHE A Cleveland; Philadelphie .100 010 010—3 7 1 Cleveland _____ 2O0O11OOX—4 9 0 Batteries.- Gray, Heimach et Perkins; Shaute, Utile et L.Sewell.A Chieago: New-York .000 002 000 2 4 0 Chicago .000 101 02x—4 II 2 Batteries.Pennock et Hoffmann: Thurston et Crouse.A.Détroit : Washington .101000 000—2 12 2 Détroit .100 400 OOx —5 9 1 Batteries.Zachary, Martina el Ruel; Leonard cl Woodall.LIGUE NATIONALE JOUTES DE SAMEDI A Philadelphie: Première partie Chicago.101 400 301 10 15 0 Philadelphie 100 301 003— 8 12 I) Batteries.—- Alexander et Hartnett; Classer el Henline.Deuxième partie Chicago .220000 101 6 13 0 Philadelphie 000 000 110—2 7 3 Batteries.Keene et Farrell; Wei n erst et Wilson.A.New-York: Saint-Louis .000 lot) 010 2 « 2 New -York .013 006 02x -12 15 0 Batteries.Sathorn et Gonza- les; Bentley, Henline el Belts.A.Brooklyn : Cincinnati 000 021 0201 6 16 2 Brooklyn .000 100 120 0—6 14 3 Batteries.Cufue et Hargrave; Grimes et Taylor.A Boston : Pittsburg .100 tOl 040 7 10 0 Boston .000 000 000— 0 3 I) Batteries.Yale et E.Smith; Graham et O’Neil.JOUTES DE DIMANCHE A Brooklyn : Cincinnati .Brooklyn .Batteries.— W’ingo; Vance A New-Yôrk : Saint-Louis .New-York .Batteries.— Nefh Stuart, Byers.Daley Batteries.— Hansort et Eamshaw et Cranksmith.Deuxième partie Reading .311 000 1—0 ;9 0 Baltimore .000 010 2—3 9 2 Batteries.— Kelly et Lynn; West et Albert.JOUTES DE DIMANCHE A Buffalo: Première partie - Toronto .001 000 210—4 Buffalo .000 002 40x—6 7 1 Batteries.— Satterfield et Stana-ge; McAvoy et Hill.Deuxième partie Toronto .001 000 0—1 9 3 Buffalo .100 120 x—4 7 0 Batteries.—Glazer et Stanage; Lepard et Hill.A Baltimore ; Première partie Reading .000 010 000-1 7 1 Baltimore .202 000 OOx.—4 6 -Batteries; — Smallwood et Haley; Brown et McCarthy.Deuxième partie Reading .100 000 600—1 7 0 Baltimore .000 000 1 00—1 6 1 Batteries.—- Lynch et Haley; Thomas et Greenae.LE CARSTEEL A REMPORTE LA VICTOIRE LE \ VAl'NGL TrÏAlNT-ZOTlQUE LAN'S LA PREMIERE PARTIE POUR LE CHAMPIONNAT DL CANADA PAR 6 A 4 HIER, A SAINT-HENRI Rcagh, 148, WàîkifiV.Flying Fro 131, Harry.xTassel.145, Williams, x—Entrée Alger-Clark.' L " Temps, 5.19.Piste bonne.Pari de *2 sur Harriard (entrée Alger-Clark), a rapporté *2.45 en 1er.On n’a pas vendu de 2e et de 3e.r DEUXIEME COURSE.5 1-2 fur-longs.Bourse de **800 .3 ans et plus.A réclamer.Valeur au vaiii-QUëtlE." ÿfiOar.Xôieanellij -100.Wilson.*- -Ira- Wilsem, 109,—Pribble.Chow, 106.Jones.Twinkling Star, 100.Lavi'Btncè,.Mexican .l’ele.91, MeTague.Elisabeth, 106, McNichols.Temps,'1.01 3-5.Pari de tj)2 sur- Tos-canelli a rapporté *1(1.20 en 1er.$6.-55 en 2e et *34)0 en 3c.Ira Wilson, $3.73.cii 2c el $2.90 en 3c.Chow, 54,00 cn'.3é', \ ' TROISIEME COURSE.5 1-2 fur-lorfps'.'Bourse de *800.3airsetplus.A réclamer.Valeur au vainqueur, $605.Atlantida, 103, MeTague.War Tank, 108.Walls,.Seaside, 97, Fisher.Re* Gaiety, 101.Thomas.Fitz-gar, 100, Lawrence.Temps, 1.10.Pari: de $2.sur Atlantida a'rapporté $3.85 cil 1èr.$2.20 en 2è et *2.20 en 3e.War Tank.$2.20 en 2e et $2.-15 en 3e.Leaside, $2.65 en 3e, QUATRIEME COURSE.5 1-2 fur-i longs.Bourse de $800.2 ans.A ré-! elathér, Valeur au vainqueur, $605.2iCaduceus.105, Walls.Sea Fairy, i l 102, MeTague.Foolscap, 109, Boehm.Miryachit, 109.Thomas.Fold-lands, 100, Wilson.Temps.1.09 3-3.Pari de $2 sur Gaduceus a rapporté $4.70 en 1er, $3.30 en 2e et $2.40 en 3e.Sea Fairy,’$4.20 en 2c et $2.-70 en 3e.Foolscap.$2.60 en 3e.CINQUIEME COURSE.1 1-4 mille.Bourse de $200.3 ans et plus.Valeur au vainqueifr.$1,425.Bedstone.109, Wilson.Planet.96, MeTague.Fredericktown, 107.Thomas; Qpperman.111, Howard.Temps.2.10 3-5.Pari de $2 sur Rhinestone a rapporté $14.90 en 1er, $6.65 en 2e.Planet $3.25 en 2e.On n’a nas vendu de billet de 3e.SIXIEME COURSE.7 furlongs.Bourse de $800.3 ans el plus.A réclamer.Valeur au vainqueur, $605.Rhinestone, 102.Wilson.Blue Brush.109.MoTaggart.AH In Ail.109, Howard.Cordelier.109.Walls.Gen Cadorna.115.Roehm.Temps, 1,30 3-3.Pari de $2 sur Rhinestone a rapporté $14.90 en 1er, $6.65 en 2c et $3.60 en 3e.Blue Brush.$3.75 eri,2e et $2.95 eu 3c.AH In AH, $3.-20 en 3e.SEPTIEME COURSE.1 mille.Bourse de $800.3 ans et plus.A réclamer.Valeur au vainqueur.$605.Anne.104.Thomas.Park Hill, 10(1, Fisher.Equity.102.MeTague.Watch Charm.107.Rcnzctti.Famous.111.Sharpe.Temps.1.44 2-5.Pari de $2 sur Anne a rapporté $16.-90 en 1er.$5.30 en 2e et $3.00 en i 3e.Parkhill.$3.40 en 2e et $2.30 en Le Carstécl a défait le St-Zotique hier1, à St-Henrî, par 6 à- 4.dans la première joute de leur série pour le championnat du Canada.La partie fut de toute beauté et la résultat ne fut connu que dans les demie- 3e.Equity, $2.80 en 3e._____ res minutes de jeu.Le, St-Zotique - , .fur rie beaucoup inférieur à son jeu L*e» COUTS UC CUltUTC habituel; les joueurs, jouaient un phySique à la Palestre A TRIOMPHE DE R.N.WATT DANS UNE DES SEMI-FINALES POUR LA COUPE MONTRE Al — CASSILS CONTRE FRANCIS OET APRES-MIDI - LA COUPE DAVIS E.-H.Laframboise parait être en grande- forme si on en juge -par la victoire qu’il vient de remporter sur.1L-N.Watt dans les semi-finales du tournoi pourvla Coupe Montréal, au Mont-Royal Tennis Club, samedi après-midi ; Laframboise triompha par 6-3; 6-2.' A.-S.* Cassils rencontrera N.-B.Francis dans l'autre semi-finale cet après-midi et le gagnant jouera contre Laframboise dans la finale.Henri Laframboise détient la coupe Montréal depuis de nombreuses années et est favori pour gagner encore celte année.Les rencontres de première el de deuxième élimination dahs le premier tournoi d’élimination du Club de Tennis Outremont on! eu lieu samedi et.dimanche après-midi.Tous les favoris en! gagne dans les simples comme dans les doubles et il n’y a pas eu de surprises à enregistrer* .D.-P, Hatch rencontrera C.-W.Aikman dans la troisième elimination des simples pour la coupe Bancroft cet après-midi et celle rencontre devrait donner lieu à du jeu bien intéressant; ces deux joueurs ont triomphé facilement dans tes deux premières éliminations et le gagnant rencontrera Dave-R.Mor-rice dans tes semi-finales: ce dernier n’a perdu que quatre parties dans trois rencontres et paraît devoir se rendre à la finale.A.-J.Vcysèv, ex-champion de la province, ne semble avoir rien perdu de ce qui l’a rendu fameux il y a trois ans et il a également gagné facilement dans la deuxième elimination; Gerald: Weyland, cependant.força l'ex-cbampion à la limite dans la prertiière élimination, ce.dernier gagnant par 6-4, 6-2: Way-land eut 4-2 en sa fgvcur dans le premier set et joua brillamment meme dans te second set bien qu’il n’ai gagné que deux parties dans ce ret.Oscar Durand et Roméo Beaudry ont remporté une belle victoire sur D.-P.Hatch et Emile Durand dans la première élimination des doubles; ces derniers, finalistes dans le tournoi du Club de Tennis Outremont au début de la saison, gagnèrent le premier set, mais ne purent briser l’attaque déterminée de leurs adversaires dans tes deux sets suivants.Aikman et Morrice rencontreront Fontaine et Rainville dans les semi-finales ce soir.Si MPJ.ES Première élimination Morrice vs Thibaudcau.6-1.6-0, Rainville vs Mpfin, 12-10.6-3.Hatch vs Dybeau.6-3, 6-3.Lacoste vs H a v,^4, 7-5.4-6, 6-4.Fontaine vs D.Nicholson, 6-2, " 5.Ailkman vs d'Anjout 6 2, 6-4, Vevsçy vs Wayland, 6-4, 6-2.Beaudrv vs A, Nicholson, défaut, 6-2./- Dudkiff vs E.Durand, 9-7, Via« vs Bernard, défaut.3-6.6-1, 000 000 000—0 4 6 00(1 100 01 x—2 7 1 Lenkon.Rixev cl et Deberry.001 001 000—2 R 3 002 020 Ocx—G.n .y et Gowdy; et Gonzales.neu trop individuellement et tut de plus privé des service de son vaillant joueuï d’attaque Bouliane.qui fut blessé dans les premières minutes de la partie et fut obligé de se retirer.La joute fut exempte de rudesse, n’ayant qu’une punition durant toute la partie.Les fervents attendent maintenant la prochaine partie avec impatience qui promet d’etre plus serrée attendu que le St-Zotique espérant renrendre l’avance de deux points contre eux ae-tuellement.Alignement:.Carsteel St-'/.otique !.Allman buts Rrcnan McMuMco Point Doran Fisher Centre Langevin R.Allman défense Ryan Broderick défense F.Leduc K’eans centre Primeau Walsh attaque Lalonde 1 espérance attaque Boulione f’cnn v extérieur Dussault Butler intérieur Egan Substituts: Leroux, Auger, l.e- A.-H.Grier vs Wickman, 6-2.Bétournay vs O.Durand, 6-2, 6-1.Deuxième élimination Morrice vs Daeenais, 6-1, 6-0.Hatch vs Lacoste, 6-0.6-2, Aikman vs Fontaine, 7-5.6-0.Vevscy vs Beaudry, 6-1, 6-2.Grier vs Viau, 6-3! 6-4.Morrice vs Rainville, 6 0, 6-2.DOUBLES Première élimination Fontaine-Rainville vs d'Anjou-Beaudoin, 6-4, 9-7.Beaudry-O.Durand vs.Hatch-Du-rand, 4-6, 6-1.6-2, Dunlop-Grier vs Dubeau-Dudkoff, membres j 6.4 fi.,_ Deuxième élimination Morrice-Aikman vs Lacoste-La-violelte, 6-2.6-0.Rainville-Fontaine vs Braudvv- Jersey City: Première partie Newark .000 001 010—2 3 0 Jersey City .Oit) 002 OOx—3 7 1 Batteries.Ellis et Styles; Barnhard! et Frritag., Deuxième partie Newark .1)20 000 300—5 9 I Jersey City .100 000 50x—6 9 1 Batteries.Knzman.Swaley el Slylrs; Zellars, Komnick et Styles.I .IGUE !NTERN A FIONA LE JOUTES DE SAMEDI A Toronto: Première partie Buffalo .102 110 002—7 14 0 Toronto .000 001 030—4 8 6 el McAvoy; Batteries.— Reddy Stewart et Stanage.Deuxième partie Buffalo .toi 003 1—6 10 3 Toronto .003 100 1—7 8 1 Batteries.- Bclmiller et Hill; Thomas et Stanage; Proffitt.Sept manche* pür arrangement.A Syracuse : Rochester .100 002 000—3 7 1 Syracuse .On0 12f)2flx-Batteries.— Wishnerd et Grabowski et MrKee.A Jersey City: Newark .'.OOO 010 002 002 Jersey City tOl 001 000 000 Batteries.— Musanbund les; Faulkner et Romick.A Baltimore: Première partie Reading .000 000 000-r - 0 Baltimore .20 205 020— 11 .10 1 Head: 5 7 1 -3 8 4 et Slv- clair et C.Arbitre.1.Robert.G.Secours.SOMMAIRE Carsteel.Burt.8 minutes.2ème période 2.Sl-Zoiique.Egan, 2 minutes.3.Carsteel, Kearns.3 minutes.4.SboZtique, Leroux.2 minutes.5.St-Zotique.Lalonde.1 minute.6.Carsteel, Penny, 5 minutes.i.Sl-Zotique.Lalonde.1 minute.Sème période 8.Carsteel.Penny, 8 minutes.9.CarSteel.Penny.5 minutes.4èine période.1«.Carsteel.Kearns.10 minutes.La formation des Les cours de culture physique à la palestre du National seront inaugurés officiellement jeudi soir prochain; à huit heures, dans la salle du gymnase alors que les membres qui suivre les coürs de M, et Mme Helbert donneront, une démonstration pour les de l'association et leurs amis.Cette démonstfatipn consistera à exécuter les mouvements réguliers des cours ej des exercices spéciaux.sur appareils.Cette démonstration se-1 n .r .ra donnée par les sections masen-• line et fémininé et cette séance ne ; saurait manquer d!être intéressan-j te.t ¦ | A celte soirée se fera la distri-¦ butïon des médailles gagnées par j les boxeurs qui sè sont distingués | lors des championnats de la ville I disputés le printemps dernier à la ! palestre ainsi, que la distribution i des diplômés mérites !ors; du concours de l’athlète complet.Tous les membres et- le public en général sonl invités à cefte spance qui aura lieu jeudi.'Je -18 •séptem-.hre dans la .sàlle dü gymnase el il i est.à espérer quïl y -aura foule.; Cette invitation ' est faite aux da-I tnes et aux messieurs.et hôus ajou-, ferons que rentrée p.st libre.LES SYNDICATS CATHOLIQUES CONSEIL CENTRAL Le conseil central des syndicats catholiques et nationaux a tehu son assemblée régulière pour !e« élections semi-annuelles, vendredi soir, à 8 h.15 p.m.à la salle No 1, édifice des syndicats catholiques, 655, de Montigny est M.Achille Latrciile a été invité par l’assemblée à siéger comme président d’élection, M.M.Dieumegar-de remplissait les fonctions de secrétaire d’élection.Voici le résultat des élections : président.M.Clovis Bernier, délé* gué du syndicat de la confection, réélu par acclamation: vice-president.M.Rodrigue Lajoie, délégué du syndicat des plombiers, réélu par ie vote; secrétaire-archiviste.M.L.Lanoix, réélu par le vote; secrétaire-financier.yf.G.Tremblay, réélu par acclamation; secrétaire-correspondant, M.J.P.Malo.réélu par acclamation; trésorier, M.A.j Sénécal, réélu par acclamation; statisticien, M.Alfred Dubois; élu | par acclamation; commissaire-ordonnateur, M.J.-B.Beauregard, élu i par acclamation; sergent d’armes, j M.A.Durand.Tous les délégués ont présenté de nouvelles lettres de créances el ont été initiés.L’installation des officiers aura lieu à une assemblée spéciale qui aura lieu jeudi soir, le 18 septembre courant.Tous les délégués et leur famille sont invités à cette réunion.A l’occasion de l’installation, il y aura fêle de famille; un joli programme musical et artistique sera exécuté à rôtie assemblée* Des syndiqués qui désireraient assister seront les bienvenus.M.l’abbé Boileau a rappelé aux délégués que la retraite fermes des syndicats catholiques, à la Villa St-Martin, aurait lieu du 30 octobre au 3 novembre.On es! prié de donner son nom a M.G.Tremblay.Le reste de la séance a été pris par des affaires de régie interne.SYNDICAT DE LA CONFECTION Le syndicat catholique des ouvriers en confection a tenu son assemblée d’électien, la semaine dernière.Voici les résultats: président.M.J.A.Vaillancourt; vice-président, M.L.Morin; secrétaire, M.Ed.Chevalier; trésorier.M.W.Levasseur, 1er censeur, M.H.La-plante, assistant-secrétaire, Mlle M.Fournier; 2ème censeur, Mlle A.Hébert.Visiteurs des malades: MM.M.Summer, Sisto.Mlle Poirier.Délégués au conseil rentrai: MM.J.A.Vaillancourt.Ed.Chevalier, C.Bernier, H.(.aplanie, L.Winner.L’assemblée d’installation des officiers aura Heu ce soir, à la salh No 2, édifice des syndicats.SYNDICAT DES PLOMBIERS Le syndicat catholique des plombiers s’assemble ce soir, à 8 h.15 p.m., à la salle No 1, édifice des syndicats catholiques.Rapport du comité de la séance récréative.Rapport de M.Dieumegarde.agent d’affaires.Rapport des officiers.Tous les membres sonl priés d’assister.Par or4re.SYNDICAT DES MACONS Le syndicat des maçons s'assemble ce soir, à 8 h.15 p.m.à la salle No 4.édifice des syndicats.655, de Montigny est.Rapport de M.R.Binette.Tous les membres sont priés d’assister.Par ordre.CICARETTES lERBYJ io< ILE PAQUET TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDE D'f.MPl.rt — Jusqu't 30 mot», 30 «nui, et t tou par mut suppMntrn-taire.DEMANDE D'Et.EVFS — JiKfiu à 25 met».20 «ou», et 1 vAi par met aupplénotn-?aire.TOI TES l.ES AUTRES DEMANDES — Tu»-ou à 25 m*(».7» aou», t aou paT met i oupp'Amentalre.CHAMBRES a LOUER — 1S »«u» Ju»(|U‘* 2ft mot*.1 *ou pur mot «unpiémenUtr* j TROUVE, — J'.isqu i 20 mol», 20 aoue, 1 leu par mot itipplénitnlulre.! PEBDU ~ .luiqu'A 20 mol», 20 SOUS, 1 SOI» p#r mot »upf>!',men!alre.MAISONS.MAGASINS ETC.A LOUER — , Jtoqu'à ?0 mot*.25 *oijj, 1 «ou par mot «nnn'Acnentfltrf.I A VENDRE — Inequ’à 20 mot» M «ou», I ' !«>u par mot «ijpo'entpotaire.CARTES PROFESSIONNELLES — Tarif »ur ilcmotid».AY!5J'*’n*V* - ’.5 »I>1|» t,; ?tfn* e*athe.NAISS.ANCES, DECES.MESSER — SS «ou» par Liarrtlon.JJfîfMnEMEMA _ »« «a», CARNET MONDAIN’.NOTES PERSONNEL-LES.ETC.— f.1.00 par •n».»rt(«i.aktikorlaurehce Enlève promptementm (ofisnwuEs ir Durillons.I SÛR,CHIC>C£,SAKS pOUUUtt- EH VENTE FMT0imr(>" DORURE.ARGENTURE SUR CALICE.CTROIRE ETC.VERNISSAGE A L’OR EUR ORNEMENTS D’EGLISE PLACAGE D’ARGENTERIE NICKELAGE.REPARATIONS Ci- ROYAL SILVER PLATE A.CtROUX rArant.I».CRAin OUEST Ils s’en reviennent Le Cap, Afrique-Sud.15 (S.P.A.) — AL J.-H.Thomas,, secrétaire des colonies, et M.le sénateur Gustave Royer ont quitté l’Afrique-Sud, vendredi.en route pour leur pays respectif.Ils ont visité l’Afrique Sud jen compagnie des délégués de l’As-isocialion interparlementaire de l’Empire.Au cours d’une entrevue, 4.30 M.Thomas s’est déclaré satisfait de Détourna» et sa visite.Il a fait remarquer que l’A-frique-Sud est un excellent pays de colonisation et que le travail ne vs Robert manque pas.il ajouta qu’il avait l’intention de visiter les autres Do- Morrice 1 mil,ions ma*s refuSH ‘Ie dire par lequel il commencerait.COLLEGE DE BARBIER Voutejt-vnu» occuper one rxcettei te do*I-tlun, «fee te plu» haut ealulre pajAï (Juet-^u>'» icnKinrs d'«pprciitl«aa*e »iifft»ei.t.Système modtrnt.a&AUf^e.pour pn jpnteiiH.if.S'adresjjp MwIm* tiftctecr Colleiie.52.St-l^ureut.PRECEPTEUR Professeur diplômé, bilingue, longue expérience, ira dans familles distinguées, donner leçons particulières ou instruction générale.Pour entrevue, écrire à "Préccptcur’’, 150 rue Afenlana.ou Tél.Est 3717M.Le cas du gardien Charpentier Le juge Coderre a fixé un eau-tionperaent de deux mille dollars pour Jean Charpentier, garde de la Ménagère demandée pour petit prison de Bordeaux, accusé d’avoir presbytère de campagne dans les MENAGERE DEMANDEE aidé à l’évasion de Scrafini Le juge a remis au 18 septembre prochain de décider du cas du docteur Lucien Roch.accuse d’avoir Viarticipé à l’attentat contre la succursale de la banque d’Hoehelaga, à Bordeaux, le 17 février dernier, f.e docteur Roch veut être admis à caution.Mort de M.Etienne Chartier aurenlides Peu de travail.Personne désirant un chez-elle pourra garder mère ou parents avec elle.S’adresser personnellement à 1519 Chabot, mercredi et jeudi, de 11 heures a.m.a i heures p.m., avec recommandations.Le Guybourg est victorieux AU iOURD’HUI Dunlop et Grier vs Wickham.5 heures Thibodeau et Gadbois et Laframboise.F'ontaine et Rainville vs et Aikman.6 heures Hatch vs Aikman.Veysey vs Dudkoff.COUPE DAVIS Philadelprie, 15 — Les Etats-Unis ont démontré leur suprématie incontestable datés le monde du tenis en battant l’Australie 5-0 dans le “challenge round” du tournoi de 1924; les Etats-Unis avaient déjà „„„„ „„ gagné les deux premiers simples •W29.8186, 5289 Le tirage de l’Orphelinat italien Hier soir a eu lieu le tirage des prix de la Tombola au profil de I Orphelinat èbalien Sain*-Joseph, l^s numéros gagnants »onl 6513 5443, 5491.4285, 4594.5367, 6719'.Le club Guybourg a battu le club Hoehelaga par 3 à 2, hier après-midi, ,aU terrain de la partie est.La partie a été décidée à la ncu-j vifemè, manche‘bit Je.GuéboUrg enregistra deux points.Elle a fourni -___• 1 M .• .unê iuttr de lanceurs entré Clément’ c « équipés du INatlOnal et McMillan, chacun n’allouant que jeudi, Tilden battant Pàterson et Richards battant Wood sans perdre un set, et le double vendredi, Tilden et Johnston gagnant contre Patterson el Wood également sans perdre un set; William T, Tilden H et Vincent Richards ont complété le triomphe en gagnant les deux derniers simples.Tilden a défait Pal O’Hara Wood, 6-2.6*1.6 1 et Richard» a défait Patterson 6-3, 7-5, Pour retirer tes prix au No.183, Saint-André.s'adresser Les quilleurs du National se pré-Parent pour l’ouverture des séries de la ligue Inter-Association qui doit avoir lieu au commencement du mois prochain et les capitaines sc sont déjà mis à J’oeuvre afin de recruter leurs joueurs.Les bons quilleurs sont nombreux au National et la sous-corn-mission désire former de puissantes équipes afin que l’association de la rue Cherrier puisse de nouveau décrocher les championnats des différentes classes.Les équipes des classes A, B et C seront complétés dè* cette semaine afin de pouvoir immédiatement se mettre à l’entrainement et tous les quilleurs qui désirent porter les couleurs du National rette saison dans les séries de la ligue Inter-Association sont priés de bien vouloir inscrire leurs noms sur la liste placée dans la salle de quilles que cinq coups,réussis.McMillan a rv-; - tiré treize hommes au bâton et Lié- « _ ment en a pris neuf.L>es sports Ml Hoehelaga .200 009 000—2 5 2 Guybourg .010 000 002—3 5 1 Batteries.Clément et Chevalier; McMillan et Duplessis.Dimanche, le 14 septembre, tes élèves pensionnaires et demi-pen A Grand’Mère Grand’.Mère.15 (D.N'.C.) Nos1 statistiques vitales accusenl pour le j mois d’août dernier, 17 naissances.! 4 décès et 5 mariages.Le taux de la mortalité générale par mille personnes a été de 0.53, et relui de la mortalité infantile par 1000 per-! sonnes a été de 58.82, Sherbrooke, 15 (D.N’.C.) Sherbrooke vient de perdre l'un de ses citoyens les plus estimés dans la personne de M.Etienne Chartier, de la rue Gordon, qui vient de mourir, après deux jours de maladie, à l’âge de soixante-dix-huit ans.Le défunt était le père de Al.le chanoine Emile Chartier, recteur de l’Université de Montréal, et de M.l’abbé Edmond Chartier, curé de Ste-Thércse d’Avila.à Sherbrooke.11 laisse, en outre, son épouse.Mme Chartier, rf un troisième fils, Af.Willie Chartier, de cette ville.Il était aussi le frère de M.F.Chartier, de S.-Hyacinthe, et de Mme Vincent, de CoaticooK.Les funérailles auront lieu demain.Le Deuoir offre à AI.le chanoine Chartier et à sa famille en deuil l’expression de ses plus vives condoléances.Enfant qui se noie Aurè'e Rochon.6 ans.s'est noyé samedi après-midi en tombant le la barge “W.-M.Dobel”, amarrée à la Pointe du Moulin à Vent.L'enfant a trébuché sur un obstacle el perdant l'équilibre est tombé par dessus hoivi.Elle succombe à une secousse nerveuse Une fillelte de trois ans.Alice Haynes, de Saint-Zotique.a succombé hier matin à une violente secousse nerveuse après avoir été eiUséc jusq'au menton dans la houe L'enfant jouait sur !c bord de la rivière.El'e s'est avancée imprudemment dans un endroit suspect el s’est «irisée.Un passant attiré par se» cris est arrivé à temps pour la retirer alors que la boue a Hait lui entrer dans la bouche AI a s l'émotion avait été trop forte et quelques minutes plus tard l’enfant succombait.La population d’East-Angusj Sherbrooke.15 (D.N’.C.)—La population d’East-Angus est actuelle-j ment de 4,590 âmes.Ses propriété»; imposables sont de $2.054,825; ses propriété» non-imposables, de $1, 238.770.Ccs chiffres ont été produits à lai dernière assemblée du Conseil de I cette petite ville voisine à laquelle.! en outre, le règlement No 49 concernant les taxes immobilières a! été adopté.l.es taux restent à 20 millions,' te! que l'an dernier.PENSION DEMANDEE Monsieur français, professeur, désire pension dans une famille.Quartier St-Jacques ou voisinage.S’a-uresser à Casier 72 le “Devoir".CLAVlGRAl’HES De toutes le* marques et prix, vendus au romptant et à terme.Cla-» i graphe s réparés, loués, nettoyé» el inspectés.Ruban, paphr carbon-ne.Canada Typewriter Exchange, 2202, — «8 St-Jacques.Alain MENAGERE DEMANDEE Ménagère pour presbytère de campagne; prêtre seul, bons gages.S’adresser à casier 71, Le Deuoir, BUREAU DE TRADUCTION Lohfiez-nous sans hésiter vos traductions commerciales et techniques.Anglais, allemand, espagnol, italien.Chambre 12, 425 Carré Philippe *—Téléphone Plateau 527 î.ARTICLES A VENDRE ~ Serviette à documents en cuir poli, deux compartiments, 12 x 15, deux courroies, serrure extensive, clé.A’rai article pour avocats, notaires, financiers, voyageurs.Valeur de $15 pour $9.00 franco, be Petit Comptoir, 550-D, Première Avenue, Québec, ANNONCES MUNICIPALES CITE DE MONTREAL Malaxeur à béton t.'OV RECEVRA * I'hotel
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