Le devoir, 17 septembre 1924, mercredi 17 septembre 1924
Volume XV — No 219.MONTREAL, MERCREDI, 17 SEPTEMBRE 1924 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poatie: Édition quotidiens CANADA.M«0 EtetS'Unts et Empire Britannique .' M.M UNION POSTALE.f 10.00 Édition hebdomadaire CANADA.•• •» 92.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.9S.OO LE DEVOIR Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL.TÉLÉPHONEt Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 AdmSnletrattOB, Mala 5153 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! De la “Gazette” à sir Arthur Gurrie U actualité Belle carrière Où en est la manoeuvre de la “Gazette” ?— Quel chef veut-on amener de l'avant?— Est-ce sir Arthur Currie?— Il faut, en tout cas, souligner le dernier discours de sir Arthur — Du gaspillage par centaines de millions?— L’accusation sera-t-elle relevée?La Gazelle parait attendre; elle n'a point repris la parole depuis le retentissant article où elle dénonçait, de façon très claire, quoique sans le nommer, M.Meighen et demandait la convocation d’un congrès national pour le choix d’un chef d’opposition.Elle cite quelques-uns des commentaires provoqués par sa propre intervention, publie des lettres de lecteurs, mais, pour son compte, garde un absolu silence.Où en sont vraiment les choses?Il est bien difficile de le dire, car une manoeuvre de ce genre se développe surtout dans la coulisse (pour commencer tout au moins) et il n’en vient au public que de maigres échos.Il est clair que la Gazelle est l’interprète d’un groupe, qu’elle n’exprime point que l’avis de M.Smeaton White ou de tel de ses rédacteurs; mais quelle est l’importance de ce groupe, quelles chances de succès a-t-il, quel chef se propose-t-il car il doit avoir cette pensée de derrière la tète de substituer à M.Meighen?lii-dessus, le grand public est tort peu renseigné.Jadis, beaucoup rêvaient d’une sorte d’alliance protectionniste sous la direction conjointe de MM.White et G ou in ; mais Ton ne parle plus beaucoup de M.White et la santé de M.Gouin, si elle lui laisse la liberté de s’occuper de maintes choses encore, ne lui permettrait pas, paraît-il, a’accepter les responsabilités et les risques d’un grand rôle politique.Lertains nous iy.' savons si leurs projets coïncident avec ceux (\c la Gazette — rêvent de M.Ferguson.Le chef ontarien a le prestige du succès, d’un succès éclatant et récent.Mais l’on ne doit pas ignorer que, pour faire dans la province de Québec meilleure ligure que M.Meighen.il aurait besoin de se débarrasser du régime de persécution que symbolise le Règlement XVII.D autres caressaient le rêve d'amener dans la politique sir Arthur Currie, principal de l’Université McGill et ancien commandant du corps expéditionnaire canadien.On disait couramment que c'était vers lui que se dirigeaient les appels du Slar lorsqu’au temps du Whisper of Death, il réclamait un sauveur.Mais sir Arthur, qu'il fût ou non tenté par le rôle, ne bougea point.Songerait-il aujourd’hui à faire le saut?C’est la question que pose le Mail and Empire dans un article très sympathique à M.Meighen.Et cette interrogation parait être chez lui suscitée par le sensationnel discours prononcé l’autre jour par sir Arthur et qui tombait dans le public presque en même temps que-l'article de la Gazette.Le Mail ne cache point du reste qu’il ne veut pas du tout de M.Curric; il s’en tient, pour sa part, à M.Meighen (et l’on peut noter en passant que les amis de M.Meighen n ont point hésité dans cette crise à foncer sur le groupe de la (lazrlte.Ce qui indique ires clairement que le chef actuel ne se laissera pas bénévolement débarquer).L'avenir nous éclairera sur les intentions de sir Arthur Currie.Pour le moment il convient de marquer d’un nouveau trait les très graves déclarations qu'il a faites l’autre jour et qu’avec le Star nous avons été presque les seuls à mettre en relief.Sir Arthur Curric, l’un des hommes qui connaissent sûrement le mieux toute cette question, affirme qu’on a gaspillé l’argent par centaines de millions au cours de la dernière guerre.11 appuie son affirmation générale d’allégations précises et spécifiques.Nous le citons, d'après le Star de vendredi, page 11 : Les experts nous disaient au début de la guerre que la carabine Ross ne valait rien (was no good), et elle ne valait rien.Et ce pendant les contingents successifs nous arrivaient armés de la carabine Ross.Les experts nous disaient que notre harnais n'était ixis celui qu'il fallait, dependant les contingents successifs nous arrivaient avec ce harnais.Les experts nous disaient que l'équipement Oliver n était pas ce qu'il fallait, qu'il ne servait à rien, cl cependant contingent après contingent nous arrivaient, pourvus dr Léquipement Oliver.Voilà qui donnerait déjà un formidable gaspillage, et qui doit se chiffrer dans les millions.Mais ce n’est rien a côté de l'accusation principale que formule sir Arthur et que nous avons signalée dès samedi.Je suppose, a dit l’ancien commandant en chef des troupes canadiennes en Europe, qu’il est une chose qui a beaucoup ajouté ii notre dette et aux imftôts, et c'est la guerre.Je ne connais pas tout ce qui se rapporte aux dépenses de guerre, mais je sais au’ELLE A COITE DES CENT AISES DE MILLIONS DE PIASTRES DE PLUS quelle n'au-rail dû coûter (hundreds of millions of dollars more than il should have cost) ou qu’elle eût coûté, si on avait suivi 1rs conseils des experts disponibles.ON .1 ENROLE ET ON NOUS A EXPEDIE OUTREMER AU MOINS CENT MILLE HOMMES, QUI N’ETAIENT O Al CUN SECOl RS ,4 IL ARMEE.(There were at least 100,000 men enlisted and sent over to us overseas, who were of no use to the army).Le coût moyen de ces hommes était de $1.500, de sorte que LEUR COUT TOTAL ATTEINDRAIT $150,000,000.Beaucoup de res hommes son! encore dans les hôpitaux et reçoivent targent du gouvernement.Et beaucoup des hommes qui sont actuellement dans les .hôpitaux, fit observer sir Arthur Currie, n’onl jamais mis les fdeds en h rance.L’opinion des experts médicaux qui était accessible a, apparemment, dans beaucoup de ces cas, été ignorée.Ainsi, nous voilà, pour n'envisager que la question chiffres, en face d'une accusation spécifique portée par un homme de premier plan.Au seul compte des soldats incompétents, inutilement expédiés là-bas, sir Arthur inscrit un gaspillage de $150,000,000.Si l'on y ajoute les gaspillages imputables à la carabine Ross, au harnais qui n’était pas ce qu’il fallait, à l'équipement Oliver, aux frais d’hôpitaux qui se prolongent; si l’on y ajoute encore les pertes énormes imputables à l’absence de ces cent mille hommes qui auraient pu être ici d’utiles producteurs et qui sont allés là-bas perdre leur temps et, dans maints cas, compromettre leur santé, on ne trouve sûrement pas excessives les CENTAINES DE MILLIONS dont parlait d’abord l'ancien commandant des troupes canadiennes.* * * L’accusaflon sera-t-elle relevée?Ceux-là qui furent particulièrement responsables de l’envoi là-bas de ces cent mille hommes, de tout le ^gaspillage” que dénonce sir Arthur Curric, resteront-ils devant lui silencieux?On le comprendrait difficilement.Orner HEROUX.Messieurs les échevins su ni dans la plus complete jubilai ion.L'un d eux annonçait hier que le terrain de golf du parc de Maisonneuve aurait à tout le moins dix-huit trous bien comptés.C'est là un magnifique résultat administratif el qui honore grandement nos napoléons municipaux.Dix-huit trous! M.Brodeur doit en frémir d'aise le cher homme! Enfin le prolétaire va pouvoir lui aussi se pager tes plaisir du riche.Lui aussi U pourra, après avoir avalé la soupe aux choux el une tranche de boeuf bouilli à l'étuve, aller se délasser en projetant à Ira vers la verte prairie les balles blanches.Ils auront dans leurs mioches des caddies tout trouvés et autrement honnêtes.Ce terrain de golf est le digne pendant de la carrière Poupart de M.Desroches.Il témoigne du même souci de la classe pauvre, de la classe des enfants.U g a dans les rues de Maisonneuve et d’Hochela-ga une population grouillante d’enfants où grâce à la coutume établie le camion et l'auto tracent hebdomadairement une traînée rouge.La police protectrice des réverbérés et des vitres fait la chasse à l’enfant et l'oblige presque toujours à se réfugier dans les terrains vagius où pourrissent les décombres accumulés de l'hiver précédent.Il n‘g a pas de parcs, pas de terrains de jeu car ils sont trop coûteux et la ville doit économiser.Il y a aussi une population qu’empoisonnent les miasmes du charnier organisé par un échevin.Des enfants meurent par centaines probablement grâce à la carrière où il a pris fantaisie à des messieurs d’entasser des ordures aux émanations malfaisantes afin de planter des arbres.Dans quelques années, quand le gouffre de mort sera comblé, on y plantera des saules et peut-être y élèvera-t-on une statue champêtre au conseil.Il le méritera bien pour avoir accompli une si belle oeuvre qui aura tué tant d’enfants et provoqué ta dégénérescence dans de nombreuses familles.Certaines gens prétendent qu'il faut des terrains de jeux aux enfants, que l'éducation dans la promiscuité de la rue engendre une corruption terrifiante sans compter le rachitisme qu’elle propage et dr-veloppe.Mais nos échevins sont i bien Iron occupés.Qu'importe que | des nichées a enfants pourrissent J dans l'humidité des cours nanséu-j bondes, que l'auio broie sous scs roues rougies de sang les poitrines et les jambes, que l’âme des petits se salisse tôt.Il faut de l'argent pour les terrains rte jeux pow enfants.L'argent abonde pour construire des terrains de golf pour l’agrément des hommes d'affaires, il n’y avail pas d’argent pour construire des terrains de jeux au parc de Maisonneuve.Il n’y avait pas d’argen1 pour payer assez d'agents pour rendre le parc passable.Toute femme ou fille qui il y a deux ans se risquait à passer rue Sherbrooke, vis a vis du parc Maisonneuve, était certaine d’être insultée par des voyous.Plusieurs ont été poursuivies et n'ont été sauvées que par l'intervention de citoyens qui passaient là par hasard.On ne pouvait y envoyer des agents alors, parce qu’il était trop eoùteux de débarrasser une région d’apaches sans nom.Mais on a trouvé l'argent maintenant pour ne pas gêner messieurs de la haute qui y vont joeur au golf.On a même construit un restaurant pour leur éviter de se déranger.MM.les échevins peuvent se réjouir et bramer leur contentement.Quant à nous, nous ne pouvons trouver dans la langue des honnêtes gens, l'expression propre pour qualifier pareille apathie.Mais nous soumettons à leurs réflexions ces deux questions."Depuis quand est-il permis pour construire un parc et accroître la valeur immobilière d'un endroit, d'exposer des milliers d'êtres à des dangers de mort certaine.'’ En second lieu, "depuis quand a-t-on le droit de laisser des milliers d’enfants s'étioler dans les rues, se corromvre l'âme, de les priver d'air el des amusements stricts sous prétexte d’économie, quand on gaspille de l'argent à construire des amusements pour gens adultes?" Nous serions heureux de connaître la casuistique assez retorse pour pouvoir y répondre.MARCELLE S.Le carnet d’un voyageur La belle histoire de West-Pubnico Le docteur J.-B.Prince met l’assistance en larmes — Allocution émouvante du docteur Emile LeBlanc — M.Joddings parle au nom des Anglais — ML le chanoine Desran-leau — La revanche des berceaux.ambulants (Par Louis DUPIRE) Pour entendre beaucoup de discours, jamais on ne trouvera un meilleur endroit que la place de l’église de West-Pubnico.Celle-ci dévale vers la route, et de la roule les champs dévalent vers la baie, très large, semée de petites banques vertes ou brunes, tandis que de l’autre côte apparaissent de minuscules maisons blanches au toil sombre, aboli par la distance, et qui semblent des dominos, jetés sur un taipis vert.La brise marine est fraîche et tempère l’ardeur du soleil étincelant.Nous avons applaudi des orateurs acadiens; l’auditoire acadien a haie d’écouter 1 un des nôtres.Le président passe la parole à notre ami le docteur Prince.D’autres ont parlé plus longtemps que lui, mais les quelques phrases courtes que nous avons retenues, dites avec cet art supreme, avec cette éloquence véritable qui se moque de l’éloquence, ont suffi a mettre en larmes les trois quarts de l’assistance.ALLOCn iON IHT DOCTEUR J.-B.FRINGE "Mes chers parents d’Acadie.“11 appartient à une voix plus autorisée de répondre h la magnifique adresse que M.le Cure vient de nous dire.Aussi, dans quelques instants, vous entendrez tomber des lèvres d’un des enfants les mieux nés de chez nous les paroles qu’il convient à la circonstance et à un auditoire comme celui-ci.Et vous comprendrez alors, mes chers Acadiens, pourquoi M.Bou-rassa, «yjand on le déteste, on ne le déteste pas comme un autre, mais quand on l’aime, on ne l’aime pas comme un autre.Si je vous disais que je suis pris à l’improviste, je mentirais et j’aurais honte de moi.Depuis vingt-cinq ans au moins que je me dis: si j’ai jamais l’occasion de rencontrer mes frères d’Acadie, je leur dirai ma reconnaissance.Hier, lorsque notre train stoppait en face de cette petite église de Crand-Pre.qu’un pèlerin entonnait d’une voix forte mais sanglotante 1.4ne Maris Stella, que Mgr Richard, enfant d’Acadkn, disait la messe et que mon petit garçon, acadien aussi, la servait, oh! alors, le souvenir de la déportation de mes vieux parents m’a bouleversé et l’âme et le coeur.Mes chers parents d’Acadie, si mes paroles sont insuffisantes pour vous exprimer nia reconnaissance, que les larmes qui mouillèrent mes yeux soient I expression fidèle des sentiments de mon âme à votre égard.Les pèlerins de Montréal ne viennent pas en ce moment demander à I Acadie, quoi que ce soit, nous n’avons rien à demander, vous n’avez plus rien a nous offrir puisque déjà vous nous avez donné l’honneur et la foi.V ai reçus par les Anglais en 1712, pour obéir à la parole donnée, vous avez refuse, cent fois, de prendre les armes contre vos nouveaux maîtres.Les nationalistes allemands poussent le cabinet au pied du mur Dan» un manifeste qu’il» viennent de publier, il» somment le gouvernement allemand de déclarer immédiatement au monde qu’ils ne sont pas responsables de la guerre, sinon ils entrepren-1 dront une vigoureuse campagne d’opposition Les Anglais sursautent en apprenant que la société des nations parle de se servir de leur marine pour imposer le blocus des Etats récalcitrants — Le soviet russe et la Géorgie a t riaient au ciel leurs supplications, dans cette supreme souffrance, vous avez donné au monde un exemple incomparable de résignation et de foi pn la providence de Dieu.Au monde, vous avez donné i exemple de la^oi, mais à nous, vos enfants, vous avez donné la foi.’’ LE DOCTEUR EMILE LEBLANC Le docteur Kmile LeBlanc s’élait, dès les débuts, chargé de l’organisation de Pubnico avec M.d’Entremont.Nous devons ici le féliciter du succès qu il a obtenu.Sa courte adresse l’a fait connaitre et aimer de , eus nos pèlerins.11 a trouvé, comme on le verra dans le résumé nou.r-¦ tant succinct qui' nous devons faire, des formules très heureuses.I ne pen see, dit-il, semble se dégager de notre histoire, c’est que nos • aïeux ont etc plus forts par leur âme que par leurs bras.Leur âme d’ail- eurs a été la seule arme dont ils ont pu se servir.Iis n’onl pu garder I Acadie a la 1-rance, mais ils l’ont gardée à Dieu.II rappelle ensuite les paroles de Mgr Pàquet: "Les races diverses onl une aine faite de communes traditions: du culte des ancêtres, de la gloire des héros, du parfum des foyers, des sciences qui ornent l'esprit, des images qui enivrent les sens." C’est ce qui a sauve l’Acadie.11 rmp-pelle ensuite h\s souffrances subies pour que ce peuple, "à la tète de granit et au coeur d or”, se reconstitue lambeau par lambeau et sans bruit, reprenne sa place sur les rivages de la Baie Sainte-Marie, le long du dé troit du Northumberland, jusqu’à la Baie des Chaleurs.R rend ensuite hommage aux éducateurs canadiens et français qui ont aide ce peuple à sortir de sa timidité et de son ignorance forcée.Dopuis cinquante ans.ajoute-t-il avec une touchante modestie, nous pou- Aujourd’hui, malgré les Obstacles, malgré les difficultés sans nombre, nous sommes encore jaloux de notre passé.Ln dépit de retle guerre sournoise qui nous est faite dans les lois, dans la presse, dans nos gouvernements.dans nos écoles, malgré ce flot envahissant d’anglicisation qui nous entoure, nous gardons un amour indéfectible pour nos moeurs nos coutumes, nos traditions, nos souvenirs.Les paroles de l’orateur claquaient comme un drapeau au vent.Il a reçu de la part de nos pèlerins une ovation prolongée.M.S.S.lODDTNXiS M, S.S.Joddings.journaliste des Antilles, mais depuis longtemps familier avec la region de Pubnico, avait été prié de parler au nom de la •population anglaise.M.Joddings rappelle qu’il a eu le plaisir de connaître le pero de M.Bourassa, M.Napoléon Bourassa, aux Bermudes, pendant ! hiver de 11)11-1912, et que dopuis longtemps il connaît le fils de réputation.Il a consenti à parler au nom de la nopulation" anglaisi art (fe M.Bon cassa une Bloc-notes Un démenti Le secrétaire du prince de Galles vient de démentir, selon une dépêche de New-York, une information d’après laquelle son maître aurait fait un coup d’argent à la bourse new-yorkaise, ces jours-ci, m jouant à la hausse sur les valeurs d’industries qui fabriquent certains ingrédients du pain.C'est tant mieux si cette première information est fausse.La spéculation sur les blés et sur ce qui sert à l’alimentation d’un peuple est fréquente chez les brasseurs d’affaires, mais elle n’en est pas moins condamnable.Chez les princes, elle serait scandaleuse.Et c’est en répandant entre autres faussetés la légende que les membres de la famille royale de France s'enrichissaient en faisant l'agiotage sur les fclés et les farines que les meneurs de la révolution française ont porté à blanc l’indignation de la masse, à la fin du XVIne siècle.i ' »1 n fl |7ff» IV I an iivmu U1 dans 1 espoir que son adresse attirerait de la p réponse en anglais.M.Joddings loue les belles qualités de rourage des ancêtres des Acadiens de Pubnico et il souhaite qu’aujourd’hui ces qualités soient imitées.Le qui distingue les fondateurs de colonie du reste des humains rest leur abnégation, leur dévouement envers les générations futures, le “pioneer spirit".Ils ne tiraient de la colonisation aucun avantage pour eux-mêmes.Ils quittaient de belles terres, des pays à la vie facile pour (les terres sauvages et une vie dure, mais ils songeaient à leurs descendants, ils songeaient aux autres et leurs sacrifices portaient des fruits magnifiques.Aujourd’hui, on n’a pas le même courage el pour la plus Petite difficulté «n est tenté de jeter le manche après la cognée, de fuir vers des pays a la vie plus facile.Si nous avions l’énergie de nos pères 1 emigration vers les Etats-Unis n’existerait pas.“Si je l'osais, conclut M.Joddings, j,> me permettrais de conseiller L’heure normale A Québec même, les citoyens ont repris l’heure normale dimanche dernier; à Toronto, ils la reprendront dimanche prochain.A Montréal, nous ' retournerons le 28 septembre.Ainsi, pendant deux semaines, nous n’aurons pas la même heure que Québec et pendant une semaine la nôtre différera de celle de Toronto.Ces changements d’heure à des dates différentes et pour les périodes de temps qui varient, sont une absurdité en même temps qu’un obstacle à la bonne administration générale des affaires publiques el prjvéc.s.Ne finira-t-on pas par s’aviser que la meilleure façon de régler la question, et tous les embarras que suscite l’adoption d’une heure fictive, c’est de retourner à l’anrien état de choses, à l’heure normale telle que nous l’avions depuis des années?Une opinion On débat de ce tenips-ei.à la suile de clôture du procès Leopold-Ivoeb, à Chicago, • affaire dans laquelle le président du tribunal a rendu un arrêt singulièrement indulgent.si l’on tient compte des rir-constances atrore* de ce meurtre, - la question de savoir si les josir-j naux, en publiant avant même le procès des inculpés, toutes sortes d’informations sur les meurtres et les actes de violence, rendent, ( online ils le prétendent, un véritable service à la société.Xetvspapcrdoni, revue technique du journalisme américain, que dirige un ancien journaliste très connu asix Ltnls-I nis, écrit à ce sujet ce oui suit: "A supposer même que l’initiative des journaux ait tout autant d’importance que la police dans la découverte des criminels quel profit la communauté en retire-t-elle ?Nous ne contesterons pas aux journaux le droit d’exercer leur initia-live; mais il faudrait limiter eelle-n, empêcher par exemple la presse de corrompre et de préjuger l’opinion publique en répandant les ru meurs les plus dépourvues de fon dement, les "hy pothèses les plus fan laisistes.en marge des grands < ¦s mystérieux” Cela cadre Berlin.17 (S.P.A.) Les natio- nalistes allemands viennent de publier un manifeste dans lequel ils disent qu’ils entreprendront une vigoureuse campagne d’opposition si le gouvernement ne déclare pas immédiatement au monde que l’Allemagne n'est pas responsable do la guerre.IL prétendent que cette dénégation leur a été promise lorsqu’on leur _ a demandé leur vote pour la ratification du plan Dawes.LE CABINET EST DIVISE On sait que le cabinet allemand est divisé sur la question de rejeter la responsabilité de l'Allemagne dans la déclaration de la dernière guerre et sur celle de l’entrée de ce pays dans la Société des nations.I.es nationalistes prétendent dans leur manifeste qu’ils ont contribué pour une grande part à la ratification du plan Dawes.Ils ajoutent qu’ils sont prêts à prendre leur part de responsabilité dans l'exécution de ce plan mais que si le gouvernement va à l’encontre de leurs désirs, ils entreprendront une vigoureuse opposition.LES ANGLAIS S’ALARMENT Londres, 17 (S.P.A.) Une par-lie de l’opinion publique s’est alarmée.hier, à la suite des rapports de l’assemblée de la Société des nations annonçant que la marine britannique serait mise à la disposition de la Société pour appliquer ses decisions en imposant le blocus des.Etats récalcitrants.Certains sont sceptiques et ne croient pas ouc lord Parmoor.le chef de la délégation britannique, ait consenti réellement à cet engagement.Mais les journaux n’attendent pas d’avoir vérifié ces rapports pour s’opposer aver vigueur contre un tel projet.I.r Times se demande quelles garanties il y a que la Grande-Bretagne ne sera pas dans une situation embarrassante si elle emploie sa marine à appliquer les sanetionsde In Société.Il croit (pie cela pourra être la cause de dangereuses diseus-“ions avec les Etals maritimes neutres.Il demande qu’on restreigne l’emploi rie la marine à l’intérêt de l’Empire.TOUT EXCEPTE CELA Sous le titre “Tout excepté ea”, le Morning Post dit qyc le peuple anglais se sent faiblir à la seule idée de passer le contrôle de sa marine hien-aimée aux étrangers.Le nailq Telegraph, publiant une opinion similaire, pose non-seulement des objections de souveraine- té et de respect personnel, mais i! dit que la Grande-Bretagne, en imposant un tel blocus maritime, serait dans une situation très difficile envers les Etats-Unis, parce que ces derniers ne font pas partie de la S.D.N.et qu’il ne seront pas obligés, alors, de reconnaître l’état de guerre créé lorsqu’on imposera les sanctions à un membre de la Société.RUSSIE ET GEORGIE Moscou, 17, (S.P.A.) Les mi* lieux officiels et les journaux mail ifeslent leur mauvaise humeur à cause de la résolution adoptée par l’assemblée de la Société des nations concernant la situation en Géorgie.Parce qu’il a favorisé cet-te résolution, on accuse M.Mac-Donald de violer délibérément le récent traité anglo-soviétique qui défend expressément à chacun des signataires d’intervenir dans les affaires intérieures de l’autre.Des fonctionnaires disent que la S.D.X.n’a pas plus le droit de faire mip enquête sur la question de Géorgie qu’elle ne l’a d’étudier la situation en Mésopotamie, en Syrie ou dans tout autre pays soumis à une domination étrangère.Ils prétendent que le peuple de Géorgie a indiqué ses préférences politiques lorsqu'il g renversé le prétendu gouvernement démocratique et s'est placé sous la bannière du gouvernement soviétique.On déclare officiellement que le récent soulèvement à Piatovrl n'a été qu’une affaire isolée et que tout est maintenant normal en Géorgie.LA SITUATION Les récentes dépêches indiquaient que le soulèvement prenait des proportions considérables en Géorgie, et qu’on avait l’intention d'établir l’indépendance complète.On rapportait que les insurgés avaient capturé certaines des villes les plus importantes et que le gouvernement de Moscou envoyait des troupes pour enrayer le mouvement.L'assemblée de la S.D.N.a adopté lu résolution à laquelle réfèrent les journaux russes après que le président de la répuolique dp Géorgie, actuellement à Paris, eut demandé à la Société d'intervenir.La résolution introduite par la France, la Grande-Bretagne et la Belgique, de mande au conseil de la Société de suivre attentivement les événe-ments en Géorgie et de profiter de toutes les occasions pour aidér )« pays à reprendre son état normal.Lettre d’Ottawa L’ouest aura-t-il raison encore ?La situation résultant de la Passe du Nid du Corbeau — Ce C.P.R.se défend — Un avertissement de M.Thornton Par Lèa-Panl DESROSIERS Ottawa, le tf> Dans quelques jours, le 17 septembre, s'ouvrira à Ottawa, devant la Commission des chemins de fer, la grande lutte légale de l’ouest rontre le C.P.R.pour la réduction des taux de transport, Comme ce conflit s'approche de puis plusieurs années, les partie intéressées ont en le temps de s préparer, de trouver tous leurs ai guments et de consulter les juristt les plus célèbres du pays.La pris de contact ne sera pas sans choi I et le public de même que l’autre re j seau ferroviaire canadien suivron I toutes les péripéties avec attentioi ! car de l’issue de la lutte dépende! pour eux des pertes ou des gains.Rien peu de rhoses sont venue modifier le problème tel qu’il se ne sait, il y a quelques semaines.IVu côté, nous avons le C.P.R.qui ac pli Rue à la lettre l’entente de I Passe du Nid du Corbeau; de Pat tre.nous avons les provinces de prairies et divers centres indus triels qui protestent de la discri mi nation dont ils souffrent, et d( (Suite à !a deuxième nage) rrr en me* _________________JH tous points avec ce que M.le jugé Martin disait il v a quelques jours a Montréal, sur la nécessité de mettre des bornes à l’in formation que les quotidiens publient avant et pendant certains procès de la Cour d’assises.Car re qi"' est un abus aux Etats-Unis est - train de le devenir aussi nu Cari„da.G.P.aux Acadiens français de rester dans ce pays bilingue qui sera pour !eu foi une giiindc sauvegarde; et je demanderais à tous les Aeadiens ceu de langue anglaise comme ceux de langue française, de considérer d point de vue national qu il est important de faire des sacrifices persor ncls pour le développement de leur pays natal.” * P ° M.le chanoine Du ran! eau a prononcé un discours du plus haut inti rct sur les relations du diocèse de Saint-Hyacinthe avec l’Acadie Nou avons d ailleurs etc assez heur eux de mettre la main sur ses notes qu nous reproduisons ci-dessous: 1 I.E DIOCESE DE SAINT-HYACINTHE ET LES ACADIENS U Providence » voulu qu’il a eût toujours Ix-nucoun rtc relations cnti i oci m; D ,p„^n od' 'v’:,?1'’" Î.iImiL1 4 P‘-ai ** •f' grand dérangent»nt, l^io, emo (las naroUaf»' de 1 '1 \ r rn cur^s venant notrf* région: iV '2e e\ la Tf curé *)r Grand-Pn*.MM.l ouis Geoffroy rt Charles de la (îondàlle furent curé* à C ull «if* la Rhf 1ère-min-Canard», M.Jean-Pierre de Miniac hvh « 1,ur,t d* el grand vicaire de QuAhev avant de ne rendre m \cadie hfflubimin rt Er>|umild furent auwil des prêtre» qui travaillèrent dan* la résio développer quelque peu les points les plus marquants de la Divine Comédie.I.e voyage fictif que Dante fit en l’autre monde est raconté par le pèlerin lui-même avec une telle minutie el une telle profusion de détails, qu’on le refait avec lui comme si tout avait été vu.entendu, vécu par-.l'observateur le plus attentif p n r l'historien le mieux renseigné, par le savant le plus expérimenté, par te philosophe et le théologien le'plus subtil et le plus profond.Partout où il passe, il examine et questionne; il s’émeut, s’effraie.s’irrite, blâme ou pardonne.J.Cs-Ptersojaiiàges.qu’il met en scène sopt copiftic devant lui, et il les traite arec un intérêt et une sympathie marqués, ou avec un dédain et une répulsion manifestes, tout comme s’il les voyait de ses propres veux, comme s’il les entendait de scs proprçs .oreilles, comme s’il les connaissait de longue date, jusque dans les plus secrets replis de l’àmc.jusque dans les plus légers battements du coeur, dans les pensées les plus intimes et les passions ¦es plus frémissantes.Pour se donner le plaisir d’une vue d’ensemble de la Divine Corné-* die.on n’a qu’à se représenter tou suite au paradis, ce n’est plus avec Virgile qu’il va le faire, puisque celui-ci n’est pas autorise d’aller plus loin et si haut, et qu’il a fini sa mis-xion en ayant fidèlement guidé son disciple en enfer et au purgatoire, mais ec sera désormais en compagnie dp Béatrice, qui doit être comme un ange député par Dieu pour le mener graduellement de sphère en sphère jusqu’au trône de la Sainte-Trinité, et pour lui expliquer, dans un sublime langage, des choses plus sublimes encore concernant l’âme, la vie, l’Eglise, les opérations divines, en un mot pour lui dévoiler, durant d’ineffables extases, les secrets de la science la .plus élevée et la plus nécessaire à l’homme.Ce qu’on ne nous a pas dit Xolre journal contenait hier en lirimenr les nominations chez les Pères dn Saint-Sacrement et une entrevue avec te docteur Albert l.e-saqe sur le Congrès des médecins rie langue française de l’Amérique du nord.I.e premier renseignement est important.tt donnejes noms de professeurs dn nouveau scolasticat et celui du nouveau supérieur de la maison la plus considérable de la communauté: le second ne l'est pas moins, f.e docteur l-esage résume admHablement les deliberations du congrès qui ont porté sur trois des maladies qui font le plus de ravages parmi nous.La veille nous consacrions beaucoup d’espace à honorer ta mémoire d’un écrivain canadien remar-(niable.I.e* autres journaux publient des masses d’informations.Xns lecteurs ont été privés de ta déclaration au long des témoins dans l'affaire du meurtrier Davis.Mais ceux des grands quotidiens onl eu 1res peu de chose de la célébration ciu centenaire de Gérin-Lajoie.Dn ne pent lout avoir; il faut sacrifier quelque chose.Et nous avons délibérément sacrifié In sensation mauvaise.Celui qui lit ces pièces immondes ne sort pas de celle lecture meilleur, ni plus instruit.II a perdu son temps et gâté son esprit.Xous lâchons, nous, de faire que la lecture de noire journal rende le lecteur meilleur citoyen, meilleur patriote et meilleur chrétien.Xous nvons le respect du lecteur, le.res-t>ecf de son cerveau et de son coeur.Ailleurs une seule chose, chez lui.intéresse: sa poche.On en veut d son argent; chaque lecteur grossit te tirage et plus le tirage grossit et plus aussi s'élève le tarif des annonces.On parle fréquemment de Va\ franchissement de la race, de création d'une élite.On n'affran chira la race el on ne créera l’élite mi’en formant des cerveaux sains* Il faut chez nous une hygiène de l'esprit.Chargez-fe de matières futiles ou franchement malpropres et sa santé s’en ressentira.Ce qui lui est nécessaire c'est la bonne lecture nui suscite la Ycflexion, digestion intellectuelle.Usez donc cl faites donc lire les 'mus journaux et vous csercerez un a post oint magnifique.Xolre Service de librairie a été créé précisément pour promouvoir Le juge Coderre a accordé une enquête judiciaire sur les affaires de la police Une requête signée par 158 noms a été présentée ce matin en Cour supé- | rieure par Mes Arthur Brossard et J.-P.Lanctôt — Elle allègue que la commission échevinale est impropre à siéger et à faire la lumière sur la situation et qu’il y a lieu de faire une enquête La date sera fixée ultérieurement — L’échevin Sansregret est en faveur de cette enquête Les dommages causés à Baie St-Paul Québec, 17 (D.N.C.) — M.E.Normandeau, ingénieur au département de ia colonisation, est revenu de la Baie Saint-Paul où il était allé faire une enquête sur les dommages causés par les pluies récentes.Suivant le rapport de l’ingénieur, c’est la paroisse de Saint-Placide qui a été le plus affectée.Trois ponts ont été em* fartés et un mille et demi de chemin a été brisé complètement.,a réparation dû chemin coûtera environ $81,000.A Saint-Urbain, trois ponts ont été brisés.A ta Baie Saint-Paul les dommages sont très élevés et M.Normandeau croit que pour protéger le village contre un prochain danger il en coûtera près de $75,000.;, M.Normandeau a fait l’éloge de la population qui montre un grand courage en une telle circonstance.la Le juge Coderre a accordé cet un commissaire pour conduire une -'• 1-— -enquête générale et complète sur l’administration des.affaires du département de police de la cité de Montréal et sur tout ce qui s’y rattache et qu’il a été proposé aussi comme sous-amendement que la ci-lé de Montréal fasse une requête pour obtenir une enquête sur les mêmes fins devant les honorable» juges de la Cour supérieure aux termes de l’article 5940 des statuts refondus de la provipee de Québec et que ce sous-amendement a été rejeté ainsi que la motion principale et qu’un amendement pour procéder à élucider la question de fait sur les matières ci-haut décrites aux termes de l’article 532 de la charte a été alors accepté par la majorité du conseil tel que le tout appert à un extrait certifié du procès verbal de l’assemblée niens’uclle du conseil municipal de Montréal tenue le 8 septembre dernier que vos requérants allèguent comme faisant partie de la présente requête.4o — Qu’à cette assemblée du conseil, tous les échevins présents ont reconnu la nécessité de procéder à une enquête sur les agissements et sur la conduite des membres du corps de police de la cité, et que par la résolution passée par la majorité des échevins.il soit maintenant procédé aux termes de l’article 532 de la charte, par les commissaires nommés par le conseil à élucider les questions de fait sur les matières décrites par la résolution.5o — Que les cinq membres du comité exécutif de la cité de Montréal sont nommés, comme enquêteurs par la résolution ci-haut mentionnée et ont ainsi par la volonté de la majorité du conseil, le pouvoir el le devoir d’enquêter sur les agissements et sur la conduite des membres du corps de fa police dont ils ont le cerrtfrôle et' qu’ils ont sur.leur direction immédiate en vertu des pouvoirs à eux conférés par la charte.6o -Que le président du comité, executif, i’eohevin Brodeur qui se trouve en même temps président de commission nommée dcDuis plu-sieurs semaines, lorsque l’échevin Duo r eu il a donné au conseil de la cité un avis qu’il entendait demander une enquête rovale sur le département de la poliee, a fail tout en son possible pour empêcher celte motion de prendre naissance e! pour empêcher toutes enquêtes sur es membres du corps de police de la cité qui! se trouve à avoir sous sa direction immédiate, en déclarant qu’il n’y avait nas lieu à enquête et que les affaires du département de la police étaient normales et en suscitant devant le conseil de la rite la motion de non-confiance à 1 egard dc l’échevin Du-breuil.’abord Dante égaré dans une fo- la bonne lecture.Il recommande ac rôt obscure et sur le point de succomber devant les assauts dc violentes passions qui se présentent â lui alors qu’il était âgé de trrntc-rinq ans.sous la forme d’une panthère, d’un lion (d d’une louve.Soudain réconforté et r.-nimé par l’apparition de l'ombre de Virgile, l’immortel chantre de la Rome impériale dont Béatrice, du sein des élus, s’est assuré raide et la protection, en descendant el r-mcme aux limbes pour le supplier d’aller porter se-roiirs à relui qui l’avait tant aimée sur terre.Dmile va être libéré do cette forêt ténébreuse et hérissée de ronces et d’épines, figure d’une vie d’égarements et de péchés.AV ce empressément.prévenance et sollicitude.Virgile personnifiant la Philosophie on la lumière de la raison comme guide de la vie, va mener Dante aux royaumes des âmes souffrantes, d’abord en enfer, où les une*, réprouvées, pour avoir perdu le “bien de l’intelligence”, le vrai bien qui est Dieu, sont devenues les citoyens d" "la cité de l’éternelle douleur’4, puis en purgatoire, où d’autres âmes, après avoir quitté leur dépouille mortelle dans l’amitié divine, subissent, sous diverses formes, des peines temporelles pro portionnées à leurs fautes, mais espèrent fermerhent jouir un jour de Dieu dans le royaume céleste.N’a.git-il pour liante de pénétrer Cn- tueUement à ses lecteurs un livre de très haute utilité: Sur les remparts, par l'abbé Edouard I.nvergne «ni contient précisément la condamnation de la presse mauvaise.H recommande aussi Pieces de théâtre de l'abbé Louis Rclhlrem, oui analyse le theatre moderne, tout le théâtre moderne, indique le bon el le mauvais.Cette lecture est pres-nue indispensable.Il faut connaître ses auteurs et apprendre â les inner sous la conduite d'un guide Sl/r, Sur les remparts se vend franco, *1.10.Pièces de théâtre se vend franco st.ftO.\dressez tontes 1rs commandes "" Service de librairie du “Devoir”, 33fi rue Xntre-Dame est; Tel.Main 7460; rase postale 4020.Tous les chenue* doivent être payables an pair à Montréal.N.R.Avec l’arhat de Pun nu l’autre de ces volumes on peut se nroeurer le Dictionnaire Larousse 1924, pour #1.50.Prix rourant $2.00.Prince tué dans un accident Budapest, 17 (S.P.A.) — Le prin-ri Frederic Hohen!ohe-\\ aldenburg a été tué au cours d’un accident d'automobile.avant-midi, la requête présentée par Mes Arthur Brossard, c.r., et J.-P.Lanctôt, pour obtenir qu’un juge enquête sur les affaires de la police.Les avocats se sont présentés devant le juge Martin qui les a référés au juge Coderre.Ce dernier, après avoir examiné les pièces produites et constaté que les procédures avaient été régulièrement suivies, a accordé Conquête.C’est le juge Coderre qui enquêtera lui-inc-me, à une date qui sera fixée ultérieurement.Me Guillaume Saint-Pierre s’est opposé à l’octroi de la requête au nom de la ville.LA REQUETE Voici le texte de la requête suivi du texte du jugement rendu par le juge Coderre.LES REQUERANTS Ovila Çiasavant, rentier, Aquilino Antonacci, marchand.Joseph Pou-Rot, tailleur.Joseph-Théodule Gad-bois, tailleur, Joseph Duhamel, rentier, Adélard Marcotte, épicier, Ovila Landry, rentier, Joseph-M.Savi-gnac, notaire, Théodore Laurence, estimateur, Alfred Marcotte, rentier, John Bégin', barbier, Augustin Poirier, contremaître, Alfred Girard, agent, Joseph-Aldéric Bis-son.boucher.Oscar Duchesneau, boulanger, J.-A.Ouellet, commis, Paul-Antoine Bonhomme, agent, A-lexandre Sénécal, restaurateur, Abraham Loyer, rentier, Pierre-Re-mi Bonhomme, marchand, Jules Jacob, voyageur, Joseph Grumont, entrepreneur, ,!oseph-G.Bélanger, opticien, Saïd Jarjour, épicier, Joseph Moreau, rentier, Majoric Turcotte, barbier, Fernand Quévillon, épicier, Eudore Tousignant, marchand, Bernardin Tousignant, marchand, Benoît Tousignant, commis, Emile Gadoury, marchand, Francis Montpellier, rentier, Evangéliste Lalonde, propriétaire de garage, Henri Pelletier, propriétaire de garage, Jerry Blair, manufacturier, Napoléon Ducharme, entrepreneur, Chaèles La f rance, barbier, Charles Gariépy, électricien, Adélard Desormeaux, menuisier, Élzéar Duhamel, peintre, Emile Boismenu, forgeron, Fred-J.Morin, barbier, Elie Dubreuil, manufacturier, Joseph Trudeau, huissier.Ma-joric-f.Gagnon, cordonnier, Edouard Courchesne, conducteur de tramway, Hector Eecavalier, épicier, Honoré Marois, .serrurier, Alfred Mathieu, peintrej J.-B.Lavoie, épicier, Armand Beauregard, menuisier, J.-A.Lavoie, peintre, Ls.Royer, menuisier, Alfred Royer menuisier, Alfred Bougie, machiniste, Gédéon Martel, agent, Joseph A.Coupai, chauffeur d’automobile, Alexandre CarJii, statuaire, Louis Bissonnette, tabaconiste, Edmond Benoît, marchand de gros, Raoul Cousineau, marchand de gros, Louis Viau, marchand de gros, Donat Godbout, pharmacien, Georges Duhamel, liquidateur, David Dufour, importateur, Hervé Nadeau, chimiste, Télesphore Pri-meau, agent.Benjamin Grossman, marchand, Henri Rainville, tabaconiste, Philippe Bergeron, machiniste, J.-S.Gravel, machiniste, J.-H.Carie, bijoutier.N.-L.Chipchase.Barthélémi Lefebvre, gérant, A.Gougcon, épicier, W.Ménard, commis.J.McDermmerth, marchand, A.Saint-Onge, plombier, J.Stafford, marchand, J.-J.Gauthier, marchand, A.-C.Larivière, carros sier.J.-B.Fortin Plombier, A l’un des honorables juges de la Cour supérieure siégeant dans et pour le district de Montréal, l’humble requête des requérants ci-dessus désignés expose respectueusement ce qui suit: lo Que vos requérants ci-dessus j teger lo public que dans leurs rcla-désignés ont requis les procureurs lions avec les membres du comité soussignés dc présenter pour eux et j exécutif acluellement en office et en leur nom devant un des hnno-javre les autorités qui ont dirigé la râbles juges de la Cour supérieure ’* ’ 1 .une requête pour demander do faire une enquête sur toute matière concernant 1rs officiers de la cité de Montréal sppartenant au corps de police dc la cité et concernant la conduite du département de la police de Montréal et comprenant tout ce qui s’y rattacher tel que le tout appert à une procuration signée par vos requérants et nui contient la signature de 15.8 électeurs de la cité de Montréal, que vos requérants allèguent comme faisant nartie dn présent paragraphe de leur requête et qu’ils annexent avec l’original des présentes; .2o—Qu’à une séance du ronseil de la cité de Montréal tenue lundi le 8 courant, il a été résolu par le conseil d’élucider certaines questions de fait concernant le dénarte.ment de la police de Montréal cl certains renseignements fournis par l’échevin Dubreuil sous son serment d’office et certaines déclarations faites dans des assemblées et d’élucider ainsi ees questions de fait au moyen d’une commission échevinale nommée aux termes de l’article 532 de la charte de la rité de Montréal.3o—-Qu’à cette séance du ronseil.il a été fait une proposition pour demander au lieutenant-gouverneur en conseil de vouloir bien émettre une commission royale nommant de la cité de Montréal le 8 courant, des faits graves ont été révélés con: cernant des membres du corps dé police de la cité et que vos requérants sont d’avis qu’une enquête générale et complète sur ces faits doit être conduite devant un des honorables juges de cette cour pour élucider toutes ces questions dp fail qui troublent en ce moment (’opinion publique; vos requérants annexent à l’original de la présente requête une copie de cette déclaration de l’échevin Dubreuil; 13o—Que, d’après les informations données à vos requérants, les promotions dans la police et les emplois seraient et auraient été donnés par favoritisme et dans un grand nombre de cas à ceux qui en payaient le prix à ces certains officiers du corps de police de la cité encore en service ou à toutes autres personnes pour eux; 14o Qu’il a été révélé devant la Cour du banc du roi siégeant à Montréal, juridiction criminelle; aux assises du mois de juin dernier, lues du procès “le Roi v$ Serafim et al”, par un témoin, nommé Xieri, sur lp témoignage duquel les accusés ont été condamnés â être pendus, qu’il existait depuis longtemps dans ia cité de Montréal un système dc protection payé par les bandits qui opéraient des attentats dans la cité en donnant un pourcentage à quelques-uns de leurs chefs qui eux, voyaient à payer à qui de droit ces argents pour permettre aux bandits de s’évader après avoir commis leur vol et pour permettre à ces bandits d'opérer sans danger d’être punis.15o.—- Qu’à l’occasion de ce procès, l’hoii.juge Wilson a fait des comiuentaircs au sujet de l’administration du corps de police et qu’après avoir entendu toute la preuve de ce procès, le savant président du tribunal a fait remarquer qu’il y avait lieu d’enquêter sur les agissements de certains membres de la police pt que malgré ees remarques, il n’aurait pas été donné suite par le conseil exécutif de la cité aux conseils et suggestions donnés par le savant juge et que vos re-ouerants se croient justifiables de demander une enquête générale et complète sur ces matières.Pourquoi vos requérants vous prient cn conséquence d'instruire une enquête sur les allégations plus haut mentionnées on sur toutes autres que vous nourrez juger pertinentes ainsi que sur toutes actions et toutes personnes en relations avec les matières ei-haut expliquées.Protestation à M.Murdoch ' ' «y» • • * Québec, 17 (D.N.C.) — A une séance générale du conseil cen* (rai national hier soir sous la présidence de M.L.-S.Morin, on a adopté une résolution de protestation contre l’attitude de M.J.Murdock, ministre du travail, vis-à-vis des syndicats catholiques.Le ministre du travail n’a pas invité ces syndicats lors de la conférence du chômaRe à Ottawa.Le conseil central a adopté une résolution de félicitations au maire de Québec parce que ce dernier a protesté à Ottawa contre cet oubli.Un document qui restera célèbre Il s’agit du projet du Dr Benes sur l’arbitrage et la sécurité Que s il est donné suite aux procèdes entrepris par le président du comité executif, l’échevin Brodeur le comité exécutif avec quelques' ernevins nu conseil uurn enquête sur sa propre administration, se trouvant ainsi intéressé à fermer toutes les issues à la preuve de graves accusations qui pèsent sur un certain nombre d’officiers de police du corps de la cité.8o Que vos requérants ont tout lieu de croire que l’état de choses dénoncé dans les paragraphes sub-i sequent» de cette requête était ron mi du président du comité exécutif et de scs collègues depuis plusieurs mois et que les membres du comile exécutif ont négligé cl refusé d’agir et d’opérer des changements parmi les hauts officiers du corps de police dc la cité.9o Que vos requérants ont le droit de demander qu’il soit fait une enquête sur les agissements et la conduite de certains membres du corps de police de la cité tant dans l’exercice de leurs fonctions pour pro DECISION DU JUGE Ayant pris connaissance de la requête ci-dessus précitée, des affidavits y contenus, de la procura lion y annexée donnée par les requérants à Mire Arthur Brossard I.anctot, ainsi que* du ('cr-tificat du depôi requis par le statu! et fait entre les mains du protonotaire de la Cour supérieure â Montréal; et constatant que toutes les formalités requises par la loi en pareil cas ont été remplies.j’accorde ladite requête et déclare que je procéderai à faire une enquête sur toutes actions concernées en ees rnatil'rc.s; le tout v Gneève, 17.(S,P.A.) Ee projet du Dr Benes, sur l'arbitrage et la sécurité, qui serait un grand pas vers la convocation d’une prochaine conférence du désarmement, a créé une profonde impression chez les délégués à la Société des nations.Ils semblent mieux réaliser, maintenant, toutç .l’importance du travail ou'ils ont entrepris.Quelques délégués seulement ont vu le document, parce qu’on ne l’a distribué qu'aux représentants dos douze Etats qui sont membres de la sous-commission.Mais ceux qui ont pu l’étudier, même s’ils n'en acceptent pas immédiatement toutes lés clauses, n’ont pas hésité à caractériser le document comme étant un travail d’une valeur- historique qui sera peut-être destiqé à changer l’histoire du monde et à nous maintenir sur la Toute de la paix.Ee sous-comité continue aujourd’hui la discussion des clauses du projet.En attendant, Genève attend aver intérêt quelle sera l’initiative de Berlin concernant la demande de l’AIlcmagiTe pour devenir membre de la S.D.X.'!.’attitude, ici, resta la même: on prétend que l’Allemagne doit Faire le premier pas.On répète que si ie rapport de la commission interalliée sur les arménien ls allemands est satisfaisant.' il ne sera pas difficile de permettre à I Allemagne rG devenir membre da la Société et à lui accorder un siège au conseil, parce qu’elle V a droit comme étant l’um des grandes puissances.Malgré l’opinion manifestée dans certains milieux britanniques pré-fendant que la Grande-Bretagne promet nrut-èfre trop concernant l'action de sa marine pour maintenir l’intégrité du pacte de hrSjffL'N., il n’ va pas d’indication permettant de croire que les Britanniques commenceraient à reculer.| formément à article 594II et suivants dés Statuts Refondus de Québec (19091; el par les présentes je continue et ajourne ta présente requête a vendredi, le 19 septembre courant, en chambré, au palais de justice, à Montréal, à dix heures et demie du matin, pour me permettre de donner les avis requis par la loi aux parties incriminées par les allégués de la requête et aussi pour faire toutes autres .hoses requises par la loi.tenir unç enquête judiciaire, parce que les Virconstanées sont trop graves."Comme on le sait, nous n’avons pu réussir à obtenir quelque chose de positif pour éclairer la commission soit parce que l’on a manqué de confiance, soit pour d’autres raisons, ce qui, toutefois, est bien malheureux.* ' “Le public a des droits qu’il faut reconnaître, surtout quand on songe que la sécurité nc.s ritoyPns et la protection à la propriété peuvent en souffrir.Je crois, dans les circonstances.que nous serions justifiables de favoriser une enquête qui donnera satisfaction.” Les poursuites, que la commission échevinale d’enquête sur la police a décidé d’intenter contre Vé-rhevin J.-M.Dubreuil et MM.A.-T.Laurence, J.-A.Jacob et P.-A, Bonhomme, ne seront pas intentées avant la semaine prochaine, nous, informe Me Guillaume Saint-Pierre, chef du contentieux municipal.Ces poursuites doivent être prises devant la Cour do recorder.M.Saint-Pierre explique que l’on doit attendre que le procès-verbal de rassemblée d’hier soit adopté avant de pouvoir procéder, attendu que la ville aura à s’en servir pour sa preuve, ainsi que .les notes stê-('°n* j nngraphiées prises au cours du té- moignage dc l’échevin Dubreuil.Le procès-verbal de l’assemblée d’hier sera soumis â la commission, à la réunion qui aura lieu lundi prochain.Bénédiction d’une maison des étudiants L’ “Asian” s’échoue Queenstown, 17 (SJP.A.) — L’.4-sian, un cargo qui venait de ia Nouvelle-Orléans vers Liverpool, s’est échoué a Stag Bock, sur la côte sud du comté Cork, en Irlande.Sa position serait dangereuse.On croit quel ’équipage a pu atte rrir ou qu’il a été sauvé par le navire San Qui-ri no, qui est venu à son assistance.Asian est un navire de 5,614 tonnes.Tl a été construit en 1898.M.Gabriel Cusson part pour l’Europe M, Gabriel Cusson, prix d’Europe de 1924 pour la musique, s’embarque aujourd'hui pour Paris où il ira étudier â l'Ecole normale de musique.Aux Indes Simla, Indes.17.(S.P.A.) —L’assemblée législative, malgré l'opposition du gouvernement, a dédaigné l'administration britannique en adoptant en seconde lecture le bill rappelant l’amendement à la loi criminelle adoptée en 1908 pour supprimer l'anarchie au Bengale, I.e vote a élé dc 71 contre 39.Dn a remis la troisième lecture à phis tard.Fermeture d’une partie du boulevard Gouin Québec, 17 (D.N.C.).Hier soir.M.l'abbé Camille Roy, recteur dc l’Université Laval, a présidé la ré- cité du L’crhevin J, der du conseil, de lu matinée qu’il était prêt, main-j Le boulevard Gouin, entre la rue Pasteur et les limites de GarticrviJ-!e.sera fermé à la circulation des voitures durant toute la journée de demain, et aussi, durant toute celle de samedi de cette semaine, afin de velle maison de famille des élu- compléter aussi rapidement que Sansregret le#-jdinnts à l’Université Laval.Gotie ; possible le pavage de ce boulevard, déclaré au cours ! m8*son si,uéc rue Saint-Joachim | nous informe M.Jules Grépcau.diet m iin °* un t,on '’n,,1Bi’e d’étudiants y ont recteur des services municipaux tenant, à favoriser une enquête ju-l',rîï '.TO .ai o * ' diciaire sur la police, puisque per-! , M ,aW,r Ph' ^ 'JT M?r,’r,'r,lon sonne n’a voulu donner le* mnVi- ‘ ',p ré's-midi, 1er octobre 1.45- Exposé de la situation de l’agriculture dans la province par les congressistes.Discussion libre.3.30 Enseignement agricole Rapporteur.Paul Boucher Dis mission Résolution.5,00 (’.redit agricole Rapporteur.Oscar Gatineau Discussion Résolution.fi.30 Temps libre Vérification des certificats de chemins de fer.Séance du unir—ter octobre 8.00- Production et commerce des produits agricoles Rapporteur — Discussion Résolution' JEUDI, 2 OCTOBRE Séance du matin Taxes de professionnelle dévouée aux eatholl- intéréis association que toute agricoles.En meme temps nous voulons bien que l’on sache que nous n’avons nullement l’intention de former un parti de classe au détriment des droits justes des autres associations.\ lous les prophètes de malheur qui prédisent notre mort avant noire naissance, nous leur demandons simplement d’observer à noire égard la règle de la justice naturelle: celle de nous juger par nos actes.Autrement, nous le savons bien, nous ne pourrions pas compter sur l’appui et l’encouragement de l’autorité civile et religieuse.Nous sommes avant tout patriotes et catholiques, voulant suivre avant tout les directions pontificales telles qu’interprétées par l'épiscopat canadien.A.-W.MEUNIER, pire.Sec.-adjoint du comité central d’organisation du Congrès agricole.LA NAVIGATION Le “Richelieu” en hivernage CE NAVIRE VIENT* DE PRENDRE SES QUARTIERS D’HIVER.IL EST REMPLACE PAR LE SA-GUESAY.LES DERNIERS VOYAGES.— LE MONTCALM EST ATTENDU A MONTREAL VENDREDI SOIR Le Hichelieu, de la Canada Steamship Lines,, a pris ses quartiers d’hiver.Le Sayuenay lcra une dernière excursion de Du de semaine à la place du hichelieu.Le Saguenay partira de Montréal vendredi pour le Saguenay et à son retour lundi, il remplacera le vapeur Montréal dans le service Montréal-Québec.Le vapeur de la C.S.L.affecté au service Montréal-Prescott ne fait que trois voyages cette semaine.Ce service et celui de Montréal-Toronto, via les Mille-Iles, seront clos bientôt.Le service Montréal-Québec se continuera cependant jusqu'à la fermeture de la navigation.PAQUKBOTS AI TENDUS Cinq paquebots arriveront pays à la fin de cette semaine, sont: le Montcalm, l’Empress France et le Marloch du Pacifique Canadien, le Uocic de la White Star-Dominion, et l'Athenia de rAncîior-Donaldson.Beaucoup de touristes américains sont au nombre des passagers de ces océa *i ques, qui amènent aussi plusieurs immigrants.MOUVEMENT DES NAVIRES Le Montcalm, du Pacifique Canadien.venant de Liverpool, doit arriver à Québec vendredi matin et à Montréal vendredi soir.L’Empress of Scotland, du Pacifique-Canadien.venant de Hambourg, de Southampton et de Cher-oourg, doit arriver à Quebec samedi vers midi.Le Donc, de la compagnie White Star-Dominion, venant de Liverpool, doit arriver à Québec samedi matin et à Montréal samedi soir.Le Marioch.du Pacifique Canadien, venant de Glasgow et de Belfast.doit arriver à Québec samedi matin rl a Montréal samedi soir.l.'Athenia, de la compagnie An-chor-Donaldson, venant de Glasgow et de Liverpool, doit arriver à Québec samedi soir et à Montréal dimanche soir.L’Homeric.de la compagnie White Star, venant de Southampton et de Cherbourg, doit arriver à New-York aujourd’hui.Le Columbus, du North German Lloyd, venant de Brème, doit arriver à New-York aujourd'hui.Le Duilio, de la compagnie lla-lia-America.venant de Naples, doit arriver à New-York demain soir ou vendredi matin.Le Derfflinger, du North German j Lloyd, venant de Brème, doit arriver à New-York vendredi matin.Le Conte Verde, du Lloyd Sa-baudo, venant de Gènes, doit arriver à New-York vendredi après-midi.Le herengaria, de la compagnie Cunard, venant de Southampton et de Cherbourg doit arriver à New-York vendredi matin.Le Dante Alighieri, de la compagnie McDonnell «1- Truda, venant de Palerma, doit arriver à New-York dimanche avant-midi.Le Lafayette, de la Ligne Française, venant du Havre, arrivera à New-York lundi prochain.{.'Empress of France, du Pacifique Canadien, arrive à Cherbourg aujourd’hui.FUNÉRAILLES DE M.ÉTIENNE CHARTIER M.LE CHANOINE EMILE CHARTIER A CHANTE LE SERVICE DE SON PERE HIER A SHERBROOKE NOMBREUX MEMBRES DU CLERGE PRESENTS A GENEVE Adoption du projet de protocole du Dr Benes sur les sanctions Tous les différends' seraient soumis à la cour de justice internationale — Les gouvernements signataires devront reconnaître l’arb i t r a g e obligatoire — Ceux-ci devront aussi assister un Etat attaqué — Convocation à brève échéance de la commission du désarmement — L Angleterre ne s’engage encore à rien Téléphone EST 8000 Genève, 17 CS.P A ) La .sous-commission du désarmement, composée des représentants de douze gouvernements, a adopté une première fois hier, les différents articles du protocole proposé par le Dr Edouard Benes, de la Tehéco-Slo-vaquie.concernant les sanctions.L’Italie a manifesté certaines craintes concernant les alliances militaires régionales que permet le pacte proposé.Mais ses délégués n’ont pas insisté.L’ancien premier ministre de la Suède, M.Branting.représentant l’opinion des Etats neutres, a déclaré que le Dr Benes a produit un document historique qnVm étudiera sérieusement, comme il le mérite.Parmi les articles qu’on a étudiés hier, est l’artirle sept qui prévoit la contribution complète de tous les Etats de manière à ce que le pays qu’on aura jugé comme étant l’agresseur soit mis au ban.Cet article oblige les signataires d’assister l’Etat attaqué et d’assurer la se eurité aux communications terrestres et maritimes.Les Français considèrent que cette clause permet les opérations de la flotte britannique lorsque cela sera nécessaire pour conserver la naix.Iis sont entièrement satisfaits de l’assurance que la Grande-Bretagne appliquera loyalement le protocole.On dit même, dans les cer*' clés français, que la Grande-Bretagne contribuera en forces aériennes et terrestres si la situation devient tellement menaçante que cette assistance devienne désirable.On croit que les Français ont dô convaincre certains chefs des pays continentaux que ce protocole n’est nas un nroiet sinistre par lequel la Grande-Bretagne nourrait étendre son influence en Europe continentale et obtenir ainsi la maîtrise non seulement de la haute mer, mais aussi du continent.Quoique l’on n’ait rien décidé définitivement, il semblait, hier soir, nue l’on demandera à l’assemblée de la S.D.Y d’adopter une résolution à laquelle on joindra le protocole proposé.Cette résolution déclarera la résolution solennelle des délégués de soumettre le protocole i leur gouvernement respectif pour le faire ratifier.Les chefs croient que si l’on suit cette procédure, plusieurs gouvernements auront adopté le protocole avant que •leurs délégués aient quitté Genève.I.e point essentiel du projet du Dr Benes est de soumettre tous les différends juridiques à la Cour internationale de justice; tous les couverne,monts devront reconnaître l’arbitrage obligatoire.Tous les autres différends d’un caractère politique.seront soumis au conseil de la S.D.N.qui siégera alors à titre de cour d’arbitrage décidant par la majorité des voix.Lorsqu’un différend sera soumis soit à la cour ou au conseil, le projet prévoit qu’une commission im ternationa/1 enquêtera pour voir si aucun des pays concernés ne commence la mobilisation.Les commissaires devront avoir atteint dans les huit jours le pays qu’ils devront visiter.Le protocole prévoit l’application immédiate des sanctions dès que l’on aura proclamé qu’un pays est agresseur.Tous les signataires s’engagent individuellement et solidairement à assister l’Etat attaqué et à lui accorder leur aide mutuelle en lui fournissant des matières premières, des vivres, du crédit et des transports, et à lui assurer la sécurité des communications terrestres et maritimes.DES COMMISSIONS PERMANENTES Un article important autorise le conseil de la S.D.N.à former des commissions permanentes pour preparer le blocus d’un agresseur et pour déterminer la coopération économique et financière.Après avoir autorisé les ententes particulières, le protocole prévoit une commission.internationale des l’on devra eonvo-possible.Tous les reprendront leur si, après une pé-on n’a pas tenu désarmement ou armements que quer le plus tôt pays signataires liberté d’action l'iode déterminée, la conférence du si on n'a pas appliqué ses décisions.La commission spéciale de rassemblée, qui est chargée d’étudier les statuts de la Cour internationale de justice et les articles du pact' de la S.D.N.concernant le règlement des différends, devra aussi étudier les clauses d’arbitrage du projet Benes.Par précaution, la délégation britannique a déclaré clairement, hier soir, que le projet Benes, en entier, n’est que Ionian temporaire d’une entente générale que tes délégués des nations, espère-t-elle, signeront avant de quitter Genève.Un délégué britannique a dit que la Gran de-Bretagne ne s’est nas engagée à approuver toutes les clauses du pro jet.Par exemple, la Grande-Bretagne croit que la question d’abandonner l’unanimité, nu conseil, pour la remplacer par la majorité, lorsqu’il s’agira de décider un différend politique, requiert une étude approfondie.Concernant la contribution aux sanctions, la délégation dit que la Grande-Bretagne fera tout ce qui est raisonnable pour maintenir le pacte de la Société.Elle traitera chaque cas particulier au mérite.Projet de scission chez internationaux les OUESTIONN \1R1 CONGRES DU Rap- Discus de cultivateurs , ont donné lieu à des enquêtes sérieuses, et sous ce rapport, les premiers résultats du travail accompli sont des plus en cou-rageunts.Cinq sentences, pour des termes assez prolongés d'cmprison- blables devant les tribunaux.Le rapport financier de Tasso-ciation, pour Tannée écoulée, ést très satisfaisant.Le nombre actuel des membres est de f>82.Après la lecture du rapport, M.Fortier a prié les membres de fai-été re des suggestions.Deux délégués été! se sont plaints de ne pas recevoir I assez de protection de la police, failli- Le secrétaire a été prié de recueil- lir toutes les plaintes faites et d'en quêter.Si on découvre des irrégularité de la part de 1» police, il se pourra fort bien que M.Fitzgerald porte ees faits à la connaissance de la commission échevinalo ou de la commission judiciaire.Le théâtre de Monique Deux nlé> es en un volume; e» vente dans les diverses librairies et •u Dennir- lin dollar IVxemplalro L’Association des Manufacturiers de Montréal a tenu hier après-midi, son assemblée annuelle sous la présidence de M.Adélard Fortier.M.J.-J.Fitzgerald a lu le rapport annuel.La section des enquêtes a intenté l.Wtl ooursuRes durant Tannée, ««v- —y1 "nient à HOPITAL NOTRE-DAME nouvelles adresses Postale: SfiD Sherbrooke Est.Téléphonique: Est 7«2fi (Tableau de distribution) Service des Ambulances; Est 8736./ /M/ re e r Etoffes à Robes et à Costumes pour l’Automne N DRAP VELOURS Texture tout laine; 54 pouces; moyenne pesanteur pour manteaux ou costumes d’automne (et d’hiver) : nuances : bleu manne, sable, taupe, brun phoque et noir; | «|A régulier 3.50 pour .I iOS POIL DE CHAMEAU Texture tout laine; 54 pouces; une des plus nouvelles textures pour jupes et manteaux longs; nuances: Champagne, beige, taupe; brun phoque, marine el noir; régulier 3.95 pour .2 gïjj CROISE POIRET Texture tout laine; 50 pouces; nuance bleu marine seulement; pesanteur spéciale pour robes ou manteaux; régulier 2.95 la verge I pour.VELOURS LYON l Texture de 18 pouces, ; tissée serrée; qualité le / plus en demande pour cha-; peaux, granitures, etc., etc.Régulier 2.00 pour j j|Q Au rez-de-chaussée.y Coiffures pour Fillettes R»raI* ?.n Peluche, zibe-Dcreis ])ne ou feutre je laine, pour fillettes jusqu’à 12 ans; arrière très élastique; choix de nuan- I QQ ces et noir; spécial ¦ «wll pL-„en peluche, LoâpCaUX zibeline o u feutre de laine; grande variété de modèles baissés ou relevés; effet souple; grand choix de nuances et noir; garniture de ruban et d’ornements; spécial 2*98 Chape lAaiiY ( e loule dernière nouveauté en feutre, velours de icauA soie et castor et velours; modèles des plus seyants; quelques-uns avec garniture de broderie à la main cl d’autres avec ornements et ruban; toutes les nuances 3.98 et noir; prix variés de 10.00 Au premier, en haut.r Pour FILLETTES Robes 2.98 D’ECOLIERES en serge noire tout laine; modèle avec plis Gibson «'”• 1 épaulé; jupe par plis; âges: f, à 14 ans; spécial.ï en tweed par plis; qua- UllDSS Jité tout effet plaid , ou quadrillé; variété de nuances; âges: 6 à Ifi ans; regu- Afl lier 3.98 jusqu’à 5.00 pour .MIDDY' en flanelle fout laine: devant .lacé, poche sur le cote; nuances: rouge, sable, marine et vert; âges fi à 16 ans; spécial .fto — Au premier, en haut.Blouses N SPECIAL Chandails pour Dames (Surplus de la Monarch Knitting Mills) Qualités jusqu’à 5.98, pour 2.98 Modèles passant par-dessus la tète, cardigan, sans manche et tuxedo; tricot uni ou de fantaisie; choix de jolies nuances de cette saison; grandeurs: 36 à 42 dans le lot, mais pas dans chaque série.—Au premier, en haut.Sous-vêtements pour Garçons CAMISOLES ET CALEÇONS, marque Penman, série 95; laine naturelle finie cachemire; poitrine double; grandeurs: 22 à 32; prix variés de | Jjg à | Jjjj COMBINAISONS de même qualité .—Au rez-de-chaussée.1.86 3.05 POUR GARÇONS à 2 culottes en serge anglaise bleu marine tout laine, pour garçons de 9 à 17 12.95 en tweed diagonal gris ou brun foncé, pour garçons de 9 à 15 ans; qualité très fonte et chaude; spécial.Complets ans; modèle Norfolk; spérial Culottes Bouffantes 1.18 SPECIAL POUR COLLEGIENS PALETOT JVHIVER en frUe »rle ou brun tout tain*, pour «arçon» de 10 à 17 an»; modèle Lister, roi trans- formable, tweed.p orbs appliquées ; -Au demt-doublure en .14.95 premier, en haut BAS, LAINE, PARAPLUIES Bas à 1.50 la paire pour Bas Golf sie; pointures: 7 1-2 à 11; la paire.¦ “N en cachemire tout laine, pour dames; tricot à côtes larges; nuances: bruyère, lovât, kaki, brun foncé et noir; pointures: 8 1- 2à 10; qualités de 1.00 J9 en pure laine pour garçons, nuances: noir, bleu marine, brun foncé, bruyère, lovât, chameau; revers de fantai- 69 f • ri appropriée pour chandails; nuances: I Oinp NlAf 2)Tl bruyère, violet.Nil, rose pâle, tur-LsCKlllt^ k/vva.11 qU0jse beige; qualité de .35 |Q la balle de 2 onces pour .•:.tiw pour dames; 23 pouces; monture semi-paragon; choix de jolis man- g QQ -Au rez-de-chaussée.Parapluies ches; chacun ÆwwisSrëyes UE MAGASIN OU PEUPLE *.N.Dupais.Pré» Eue.Dupât».Vlc»-Pré».A.-A D««»1, Dlr»et»nr-G4r»»l sas» •*tnta-Catti»riaa, Dsm»nit«nr.Saint-André •* Patnt-Chrlsupk».A
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