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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 14 octobre 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-10-14, Collections de BAnQ.

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"Volume XV' — No 242 MONTREAL, MARDI, 14 OCTOBRE 1924 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la DO*tc: Hk "*^01 c^jj,timqaoMi‘n"‘.H Li 11 L l/l 11 11 Euu-UbIb Empire HH H|^^H H SH WW^^sL union postale.|B H 1 H ^H 1 HH H ^H ¦¦ HH $m Hg c^Jd:,:cnhtbA’" ^ h 1 H I H W H 1 Hff m F M 1 Ri ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .$3.00 gHHH^H HBHHH vÊÊÊt^r wEêÊÊÊÊÊL wÊÊÊ ^HH^ HHHIIwHHf Directeur: HENRI BOURASSA Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction.Main 0121 Adminietration, Mais 5183 FAIS CE QUE DOIS ! Pourquoi un ajournement?L’intérêt public comme l’intérêt des accusés commande de pousser hâtivement l’enquête sur la police.Combien de temps durera le procès Delorme ?Trois semaines au moins, peut-être quatre ou *.(!n* dant ce temps, l’enquête sur la police sefait ajournée, disent les journaux., ., La grande presse d’information ne s en plaindrait pas.L’affaire Delorme et l'enquête sur la police sont des pieces de choix.Il est rare que l’on puisse en inscrire de pareilles ail menu quotidien, même séparément.Dès lors qu’elles se présentent ensemble, il y a surabondance de mets.Et les cuisiniers ne peuvent suffire à les apprêter.Il faut au moins trois reporters à l’enquête de la police, trois au procès Delorme.Le personnel est insuffisant pour la tâche; car il ne faut pas ou- collègues, il i*a l’attendre à la par- coup, pour renseigner scs collègues te de la Chambre.sur les besoins de la population Les Américains ont toujours con- gaspésienne et sur Ja nécessite n un serué le culte du tintamare, des cou- bon système de transport sur la ri-leurs vives, de tout ce qui attire ve nord de la Baie des Chaleurs.l'attention enfin.Tout doit servir I M.Marcil, député de Bonaventurc, à la publicité.On doit tou/ours sera là sans doute.Il pourra four-snrpasser un record précédent.nir à M.McKeown et à M.Mc-Dans quelque quatre ans, il ne fau- Lean des renseignements excellents dra pas être surpris si la conuen-1 e( nui ne doute qu’il n’accomplisse tion républicaine, qui durera pro- un excellent travail.Mais enfin si bablement dix-sept semaines et ne jc membre de la Commission des désignera un candidat à la prési- chemins de fer qui est canadien-dence qu’au millième scrutin, soit franCais et de notre province était accompagnée de coups de canons pI.ésent( s>n était capable d’influer charges a blanc.Sur ses collègues, s’il était digne Au Canada, M.Melghen personi-1 ^ position, il pourrait faire i—, >?• population gaspesienne beaucoup plus que M.Marcil n’est capable de i>lier qu’un bonheur comme un malheur n’arrrvc jamais seul.On doit donc avoir l’oeil sur les autres crimes qui peuvent se produire et qui, espère-t-on, se produiront.Nous ne prétendons pas que l’intérêt des journaux a sensation serait intentionnellement servi par un ajournement, mais.il le serait accidentellement, sans aucun bénéfice pour les contribuables, nui doivent souhaiter, au contraire, qu’on se bave de terminer la manipulation de toute cette boue sanglante ou malodorante.Plus nous y réfléchissons et moins nous pouvons nous rendre compte de ce que l'intérêt public gagnerait à un ajournement, qui risque de durer plusieurs semaines, de l’enquete sur la police., „ , Or elle doit être menée vivement, si l'on yeut qu eue ait tout son effet.Il faut empêcher la disparition de témoins et de pièces importantes.Déjà la semaine dernière l’un des avocats représentant les contribuables annonçait que plusieurs tenanciers de maisons borgnes ont gagné la frontière.On nous assure que certains souteneurs ont prudemment pris la même route.Un ajournement prolongé donnerait de^ plus à toutes les forces du vice le temps de sc reconnaître, de s’organiser, de mettre sur pied une défense opiniâtre, de recueillir peut-être la série trop fréquente des contre-affidavits, scandale de la plupart de nos enquêtes judiciaires.Nous ne voyons pas en quoi l’intérêt public trouverait son compte à un sursis.L’intérêt particulier lui-même en souffri-x-ait.Me Germain proposait, au début des procédures, de traiter séparément chaque chef d’accusation contre la police, de faire aussitôt entendre les témoins à décharge apré,s les témoins à charge, afin de ne pas laisser ses clients sous le coup d’odieuses accusations, de les en laver pour ainsi dire instantanément.Le président du tribunal reconnaissait le bien-fondé de la requête de Me Germain et y accédait.Il a dû plus tard modifier la ligne de conduite qu’il s’était proposée, mais uniquement parce cju’elle était impraticable et en exprimant son regret de ne pouvoir la suivre.Que Me Germain consente ensuite à une suspension dont ses clients seraient les premiers à ressentir les effets qu’il jugeait, il y a quelques jours, intolérables, il y a de quoi étonner.Et où cela ne peut-il pas mener, à la vérité?Que M.Bros-sard ou que M.Lanctôt soient plus tard requis dé donner, leurs services à un accusé de meurtre ici ou ailleurs, qu’ils soient ap- Eelés à plaider devant la Cour supérieure, ou devant la Cour du anc du roi, juridiction civile, une affaire importante, ils auront également le droit de compter sur un ajournement qui pourrait conduire très loin.Ou les accusations portées contre la police sont vraies, ou elles sont fausses — et de toutes façons, donc, il faut presser la conclusion de l’enquête.Si ces accusations sont vraies, en effet, le public a intérêt à ce que cesse au plus tôt un régime qui peut lui être et lui aurait cté,d ’après les accusations, hautement préjudiciable.Si elles sont fausses, le public a également intérêt à le savoir, à se trouver rassuré; et, de plus, les officiers supérieurs de la police, le comité exécutif, responsables devant le public de l’administration de la police, accablés sous le poids de très lourds soupçons, ont le droit qu’on les en soulage le plus tôt possible.11 doit y avoir à Montréal un millier d’avocats qui ont justifié de leur compétence devant leurs pairs, les examinateurs du barreau.Nous ne voyons pas pourquoi, parce qu’un seul d’entre eux est pris ailleurs, ou réclamé par un autre client, il Faillie interrompre le cours normal de l’administration de la justice.Qu’arriverait-il le jour où tous les accusés s'adresseraient au même criminaliste, si ce principe était admis?Qui ne voit que le fonctionnement de la justice, déjà si lent, en serait entravé pour des mois et des années?Voilà pourquoi nous ne croyons pas que M.le juge Coderre, qui a présidé à cette enquête si ardue avec une remarquable dignité, se laisse entraîner à des sursis dont l’intérêt public serait le premier à souffrir, dont les accusés eux-mêmes pâtix-aient ;t dont seuls profiterait la presse à sensation, heureuse de pouvoir découper de si belles affaires en tartines, et un seul avocat.Louis DUPIRE.ra reconnaître les fils des Patriotes de 1837 chez nos gouvernants provinciaux qui ont copié les méthodes des radicaux et des francs maçons français en voulant organi-ser la délation méthodique sous forme de fiche politique?Et l’opposition qui demande un changement de régime afin de pouvoir inventorier les vingt-cinq années d’administration libérale ci de gavage des administrateurs; mais, pauvre M.Sauvé, l’inventaire est tout fait et depuis longtemps.C’est avec une pelle gu’il faudrait les mettre à la porte les grands distributeurs de travaux d’impression et de bourses d’études aux fils d’adversaires influents.Paul SAINT-YVES.Lettre d’OttaiVa Zéro.ou quelqu’un?La Commission des chemins de fer, tribunal de haute importance, doit compter un représentant canadien-français à la hauteur — Qui nommera-t-on ?Chronique Moeurs politiques I son purement morale, mais pour ! tenter d’influencer par son sacrifice, la manière d'agir de ses compatriotes.Malgré sa première prétention à la démocratie, à l’égalité et à la liberté de fous, la Russie bolchèviste n’a pas su mieux faire que de con Grâce aux grandes facilités de communication, les idées sont devenues internationales, ce qui ne ü - , ; - d’aulocfatie basé signifie pas que les, moeurs, resul- v".tantes d'une mentalité le plus souvent héréditaire, soient Us memes partout.Au contraire, l’application des grands principes, apparemment admis dans le monde entier, diffère presque totalement à cause des tendances dp chaque groupe.De Vogué, dans des pages merveilleuses, a üècril les tendances politiques de ses contemporains en les expliquant par les origines sociales historiques de chacun.Il est probablement possible de le faire pour presque Ions les cas.On pourrait ainsi affirmer avec preuves à l’appui que la méthode de non-coopération de Gandhi reflète bien le mysticisme religieux gui a toujours caractérisé le peuple, hindou.Les toüchims de Chine, quoiqu’ils emploient les armes les plus modernes, ne sont qu'nne édition mise à four des anciens mandarins.Leur jrand mobile esl la richesse et (es honneurs, qu'on atteint grâce au pouvoir.Le jeune Japonais qui, en manière de protestation contre la loi d’immigration aux Flats-t’nis se fait harikirt, observe tout à fait l'interprétation sociale que le peuple dont il est a donné à sa religion.Il ne se se suicide pas pour sauver sur la délation tout comme 'en régime isarisle.La vandetta est encore dans les moeurs italiennes; les récents meurtres politiques de Maleoiii et de Ca-solini le prouvent.Et Mussolini, l’ancien socialiste révolutionnaire devenu dictateur, ne se croit-il pas un nouveau César lorsqu’il se fait conférer la dignité de citoyen de Rome?Quoiqu’on puisse reprocher beaucoup aux Allemands, on ne peut qu’admirer leur esprit méthodique.An lendemain de fa guerre, ils ont réussi une révolution, ils ont détrôné leur kaiser, et se sont assr.m blés gravement pendant plusieurs semaines pour rédiger une nouvelle constitution, tout cela sans déranger pour la peine leurs activités ordinaires.En France, on s’échauffe toujours facilement et il n’esl pas rare de voir une séance au cours de laquelle les députés se traitent res pectivement de meurtriers puis de sales calotlns — ce qui est beaucoup plus grave — dégénérer en combat sur le parquet même de la Chambre.En Angleterre on respecte toujours le protocole cl.surtout, les apparences.Si un député, veut rè son, âme ou pour tonte nuire rai- gler son affaire avec l'un de s , ' > • v v v » • r t ^ \ 4 /i V avait tant aimée: elle disait l'aimer aussi et ü la croyait.Puis durement la vie les sépara: il s’exila et il apprit, après quelque temps qu’elle était mariée.Les années passèrent, ü vivait isolé dans les foules agitées, il travaillait et la fortune lui sourit.Il devint riche et il fut longtemps obsédé par le désir du retour au pays, mais il le retardait instinctivement, sans analyser le sentiment qui lui faisait redouter de retrouver une vie dont elle ne ferait plus partie.Un jour il apprit qu’elle était veuve: sans hésiter il décida de revenir et il sut alors pourquoi il n’avait pu s’y résoudre avant.Il voyagea des jours et des nuits: endormi ou éveillé, il faisait et défaisait l’heure du revoir : ce n’était jamais assez beau.Les souvenirs du passé qu’il avait tenus emprisonnés afin de garder tout son courage, étaient maintenant en liberté et bourdonnaient autour de lui comme un essaim d’abeilles, demandant aux heures vivantes de leur répondre.Toutes les paroles de l’aimée, ses regards, ses moindres gestes s’éveil-.jj".v .•! i .' ” ¦ rallumé en son _____,.__ l’aimait et il l’épouserait enfin! Mais elle ?Il éloignait cet inconnu, ne s'avouant pas qu’il en avait peur: il ne permettait pas aux ombres de menacer le grand bonheur du retour.Il fimt par arriver à la station où aucun visage familier ne lui sourit.Que lui importait?Un étranger lui indiqua la maison, tout au bout du village où habitait son amie.Par la rue déserte et puis par un sentier traversant un bois où les feuilles se mouraient, il allait comme dans un rêve à la recherche du bonheur si longtemps impossible et qui lui tendait les bras.C’était octobre et la fin du jour qui s’évanouissait rapidement.Quand il aperçut la maison, elle était déjà enveloppée d’ombre et il lui trouva un visage hostile avec ses volets clos, gardée par ses grands arbres defeuillés.Le cœur baiant, pressant le pas, il frappa enfin à la porte.Plie vint lui ouvrir après avoir pris le temps d’allumer la lampe.Plie était belle, du moins la voyait-il ainsi.Elle fixa sur lui ses yeux curieux et froids: Que voulez-vous, monsieur?Il essaya de répondre, tout son cœur criait: —“A’e me reconnaissez-vous pas ?” Mais aucun son ne pouvait sortir de sa gorge contractée.La curiosité allait se changer en déjidnce quand il balbutia: “C’est pourrons demander quelques renseignements.:— Entrez alors.Le ton était froid et l’air peu accueillant.Il la suivit: les idées tourbillonnaient dans sa tête, l’une dominant les autres: la faire parler de lui sans se nommer.Il la questionna donc sur lui-même, Maxime Dollé, qu’il ne savait où retrouver: “On m a dit qu'il était ami de votre famille autrefois.Je ne lui connais plus de parents, vous m’excuserez,'madame, si.- ‘ Je n’ai pas grand chose à vous en dire.Je le connaissais en effet, il est parti, üy a dix ans; je crois qu’il a réussi en Californie d’où il ne reviendra, probablement jamais.Tous les siens sont morts.Je n'ai jama is connu ni désiré avoir son adresse.Vous voyez que mes renseignements ne vous aideront pas beaucoup.” Il l’écoutait dans une angoisse sans nom résolu maintenant de nè pas se faire reconnaître.Il faisait sombre dans la pièce: par la parle restée ouverte, le vent du soir avait éteint la lampe comme le temps avait éteint l’amour ! Il partit dans la nuit, lentement, pesamment, c’est si lourd à porter un amour mort! Il suivait le même petit sentier .mais dans un cauchemar maintenant et ses rêves de tantôt ricanaient derrière les buissons couverts d’épines.Elle ne l’avait pas reconnu ! Sa figure, sa voix n’avaient rien éveillé en elle! Elle avait parlé de lui avec une indifférence qui n’était pas jouée, il n’existait pas pour elle.Et c’était cela qu’il avait tant attendu: des mois, des années, ü avait vêau de son souvenir, soupiré après le revoir.,, et c'était pour cela! FADETTE.Notre album Le talion, test la justice des injustes.Saint Augustin.Le silence de nos peines n’esl pas leur sommeil.LETTRES DE F ADETTE 3ème e< COUR DE CIRCUIT District de Montréal.No 9609.Lacroix et Léger Ltée., demander esse, vs J.-A.Courtemanche, défendeur.Le 23ème Jour d’octobre 1924, à 10 heures de ravant.midt, au domicile dudit défendeur.au no 1968, rue St-Denis, en ia cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en un piano, gramophone, meubles de ménage, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT, a.-a.lauzon H.c.a.Montréal, 14 octobre 1924.Province de Qiietrc CG U R SUPERIEUR* District de Montréal No 544.L.Pickard, demandeur, vs A.Shugnr, et vir, défendeurs, et Chs.Tafler, opposant.Le 23ème Jour d’octobre 1924.à l heure de l'après-midi, au domicile dudit opposant, au no 3190*0, rue Clarke, en la cité de Montreal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit apposant, saisis en cette cause, consistant en meubles, etc.Condition**: AttOTTVT COMPTANT.A.LALONDE.H.C.S.Montréal, 13 octobre 1924.Province de Québec COUR SUPER1EURB District de Montréal.No 544.L.Pickard, demandeur, vs A.Shugar, et vir, défendeurs.Le 23ème Jour d’octobre 1924, h 10 heures de l’avant-midi, au domicile desdits défendeurs, nu no 1549, rue.Jeanne-Mance, eu la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets detfdits défendeurs saisis en ccttc cause, consistant en piano, gramophone, meubles, etc.Conditions: ARGHKT COMPTANT.A.LALONDE.H.C.S.Montréal, 13 octobre 1924.COUR DE CIRCUIT Province d« Québrc District de Montréal No 15865.Poulin et Cie, Ltée., du Montréal, demanderesse, vs Michel Pinte Stove Polish Co,, de la cité de Chicago, dans l'Etat de ITIH-nols.l’un des Etats-Unis d’Amérique, défenderesse.I/e 23ème Jour d'octobre 1021, à 10 heures de l’ftvant-mldt, k In place d’affaires de ladite demanderesse, nu no 228, rue Lemoine, en la cité de Montréal, seront vendus pnr autorité de justice les biens et effet?de ladite défenderesse saisis en cette cause, consistant en black Jack Paste, pour polir les poêles.Condition» ¦ ARGENT COMPTANT.A.LAVURDURE.H.C.S.Montréal, 14 octobre 1924.D’INVENTION Hn mua pavi.Demande* le GUIDE DU I.‘INVENTEUR qui .era envoy* gratis.MARION A MARION JS4, RUE UNIVERSITE TEL.i •OP 1474 Province 23ême .trtrr d’octobre 1924, à 10 ht de l'nvnnt-mldt, au domicile dudit di deur, au no 1811, rue Clarke, en la clt Montréal, seront vendus par autorlti Justice le» bien» et effet* dudit défen saisis en cette couse, consistant en i blés de ménage.Conditions : ARGENT COMPTANT J.-E.DHSMARAIS.H.CJL Montréal, 14 oetobrn 1924. Volume XV — No 242 LE DEVOIR.MONTREAL, MARDI, 14 OCTOBRE 1924 LA VIE SPORTIVE LE TENNIS mon avis , ILS ONT AGI SAGEMENT La N.H.L., à son assemblée le-nue dimanche dernier, a décidé d'admettre deux nouveaux clubs dans son circuit.Cette décision était prévue par tous ceux qui s'oc-» cupent activement des organisations sportives car malgré tes déclarations qui avaient été faites par > les gens principaux intéressés, les gens au courant des démarches faites par MM.üuggan et Adams savaient que la ligue consentirait à accepter les demandes d'admission du club américain et d'un deuxiè- < me club montréalais.Les dirigeants du circuit Colder ont agi sagement, car cette dèci-f sion aura pour effet de mettre plus d’intérêt dans la course au championnat et l’admission de ces clubs " permettra aux amateurs de notre veau sport de voir des figures nouvelles.1 Montréal peut sûrement faire vivre deux clubs dans la métropole car au temps des Canadiens et des Wanderers les foules étaient considérables lorsque les protégés de feu .Georges Kendall ou tes porte-cou-~ leurs du club de Sam Lichtenhein se disputaient les honneurs de la victoire dans la défunte N.H.A., à 4 i’Arena de W est mount.Le sport du hockeg est plus populaire que jamais et nos deux clubs locaux fe- < ront sûrement de grosses recettes s’ils nous donnent du beau jeu et si les parties sont disputées honnête- 1 ment, comme nous croyons qu’elles le seront.Les journaux ne ménagent pas i ’eur appui au sport honnête et bien coudait.Pour notre pari nous pouvons assurer les promoteurs qu’ils f auront notre coopération pour annoncer les joutes et donner les compte-rendus des parties mais i nous ne nous gênerons pas, par contre, d’exprimer notre opinion si quelque chose de louche venait à se 1 glisser dans l’administration de la ligue ou si les parties n’étaient pas conduites comme elles devraient f l’être.ENCOURAGEONS LES AMATEURS , Le National donnera ce soir une „ séance de boxe et de IuLs à la palestre de la rue Cherrier alors que < le programme comprendra douze combats de boxe et trois rencontres de lutte.M Ces séances ne manquent jamais d'être intéressantes et les athlètes aux prises luttent toujours avec i etiergie pour décrocher la décision des juges et, ce qui est encore mieux, mettre leurs rivaux hors de 4 combat.Les fervents du sport ne devraient pas refuser leur appui moral et financier à ces organisa-i fions car l’honnêteié du spectacle est garantie.La séance de ce soir es! la pre-tmièn d’une série que le National se propose d’organiser au cours de ihwer et les professeurs Brosseuu let Paradis ne négligeront rien pour donner pleine et entière satisfaction au public.i QUE FERA COSSETTE?Ted Cassette, le protégé de Raoul t Goabout, est inscrit au programme de demain soir a ta seance organisée par le Club Athlétique Olympi-r que, au Monument National, et il aura pour adversaire Frankie Bull, le champion poids plume du Canada.Le Torontonien est un vieux renard qui cannait tous les trucs de la boxe etjiomme le titre qu’il délient sera en jeu il mettra son e.e périence à profit afin de vaincre le boxeur local.Cossetie peut vaincre Bull s’il garde sa tête car le "Canayen" est scientifique, rapide et possède tin j formidable coup de poing.Il ne devra pas trop se hâter dans les pre-mièrs rondes et bien étudier la stra-, tègie de son rival.Il devra risquer le tout pour le tout dans les dernières reprises car il est plus fort que r!e pugiliste de la Ville Reine et il devra se rappeler qu’il n'a rien à perdre tandis qu’il a tout à ga-fgner dans cette rencontre.Raoul Godboul et Kid Roy seront dans le coin de Cassette pour lui j donner des conseils et Tea ne devra pas faire sourde oreille aux avis qu’il recevra de ses seconds car t ceux-ci verront tous les défauts de notre compatriote en même temps qu'ils pourront se rendre compte t-iles points faibles du champion.Cossetie possède tonies les qualités pour faire un champion et il ^devrait sortir victorieux dans sa bataille de demain soir.C’est du moins ce que nous lui souhaitons, r M.MAJEAU ELU PRESIDENT Nous prions M.P.-G.Majeau d’accepter nos sincères félicitalions • pour son élection à la présidence [de la succursale de Québec de VU-*n/on Athlétique Amateur du Canada.M.Majeau succède au Dr Lamb qui a été élu tout récemment secrè- • taire général du comité central de ce corps dirigeant de l'amateurisme an Canada.> < X.-E.NARBONNE Au Mont-Saint-Louis Le 28 septembre, les joueurs de bnlle-au-cemp du Mont-Saint-Louis 'étaient bien battus
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