Le devoir, 12 mars 1937, vendredi 12 mars 1937
Montréal, vondredl 12 man 1937 UDACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST.NOTRE.DAM1 MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE i.Bltalr SIC!* SOIRS.DIMANCHES IT KTIS AAninistratlon :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 s.BEIair 2239 LE DEVOIR Diractaur-Cérant : Caorgaa PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chaf i Omar HIROUX VOLUME xxvm — No 51 0-—- TROIS SOUS LE NUMERO ABONNIMINTS PAR LA POST* EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ «.00 (Sauf Montréal at banlieue) E.-Unl* et Empira brltannlqua • 8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2-00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Face aux réalités! Le feuilleton de la Conférence impériale — Politique étrangère, défense impériale, immigration- Problèmes immédiats, problèmes de demain- Réflexions d'ordre général — Les prochaines déclarations de M.King fierté, en même temps qu’à la prudence la plus élémentaire.Pas de rixe Des quotidiens, plus friands de pittoresque que d’exactitude, ont annoncé hier qile l’assemblée de Saint-Joseph de Beauce s’était close, mercredi soirj par une série de rixes au cours desquelles l’auditoire brisa des meubles du Palais de justice, enfonça des carreaux et causa des dommages considérables.En fait, pure fantaisie.Les électeurs de la Beauce, comme ceux du reste de la province, d’ailleurs, souffrent parfois A'ilectoraUte, ce qui cause une température élevée, et manifestent alors avec vigueur leur sentiment, l’occasion se présentant.Mais ce sont, au fond, comme la plupart des citoyens du reste de la province, gens d’ordinaire pacifiques, même s’ils aiment les débats animés.C’est par exception qu’ils en viendraient aux coups.Parler fort, crier même ne fait pas de mal, — sauf à la gorge de ceux qui haussent outre mesure le ton, quelque temps —; mais coups de poings et pugilat ne rè-, , _ glent rien.En Beauce comme ail- pas identique à celui de tous les Dominions et 2o que les t ieurs on s’en rend compte.De particulièrement question de certains problèmes relatifs ! intérêts des Dominions ne sont pas davantage identiques | même mille carreaux enfoncés Enfin! nous voilà face à face avec les réalités.On vient, d’un bout à l’autre du Commonwealth, de publier 1< feuilleton de la conférence qui s’ouvrira à Londres, dès le lendemain du couronnement.Les fêtes à peine finies, dans l’entêtante atmosphère qui les aura enveloppées, on discutera de choses essentielles.Ptemier point: les affaires étrangères et la défense.Les deux thèmes sont liés, et c’est juste.Car la défense — en d’autres termes, la puissance, la qualité, le caractère des armements — déépend essentiellement de la politique étrangère, — c’est-à-dire des relations du pays avec les autres nations, hostiles, favorables ou indiffé-lentes.Ces rapports, à leur tour, relèvent, dans une très large mesure, de fa géographie, de la situation relative des pays, des relations qu’il peuvent avoir entre eux.C’est un aspect de ce débat que l’on est singulièrement expose à perdre de vue, et sur lequel il faudra bien souvent revenir.Car, du point de vue du Canada, il est essentiel.* « » Deuxième article du feuilleton: les questions constitutionnelles.On nous prévient que, sous ce titre, il sera être ici synonyme de maîtrise) de toutes les mers.Il est à peu près inévitable que, face à de pareilles responsabilités, à d’aussi lourdes charges.l’Angleterre cherche à en faire partager le poids à ses associés du Commonwealth.Sir Samuel Hoare, qui est de la grande école, parle simplement d'accélérer un mouvement de commune sympathie qui, l’heure venue, comme il le fit hier, déclenchera une action commune.D’autres, plus pressés, ne manquent jamais, lorsqu’on leur demande d’approuver les formidables dépenses que comporte la politique anglaise, de sécrier: Mais les Dominions ne prendront-ils pas leur part de ce fardeau?Au fond, ceux qui se taisent etf ceux qui parlent ne pensent probablement pas de façon très différente.Tous sont des Anglais que meuvent les mêmes sentiments et que pressent de pareils besoins.* Ÿ Ÿ Le Commonwealth est une institution étonnante et qui n’a pas d’analogue dans l’bistoire connut.Mais les formules les plus savantes et la plus habile politique ne peuvent modifier les réalités de fond.Or, celles-ci sont lo que l’intérêt de l’Angleterre n’est ’opposition ne siège pas ce matin à Québec, en signe de protestation Z%r3\ Xquebec* Une erreur de tactique, à gauche, précipite un vote de confiance au gouvernement M.Dumaine (Bagot),au lieu de commencer son discours, un peu avant onze heures, propose l'ajournement du débat M.Duplessis en profite pour poser la question de confiance L'opposition officielle quitte la Chambre, après une protestation de M.Bouchard — Vote de 46 voix contre 8 M.Drouin (Québec-Est) termine un discours habile — M.Duplessis intervient fréquemment; ses collègues aussi a la condition internationale des différents membres du Commonwealth, aux moyens de communication entre eux, etc.La note sur la condition internationale (international status) des membres du Commonmealth suffit à marquer l’importance que peut prendre ce sujet.Le feuilleton prévoit aussi que l’on fera un examen général des questions de commerce, de navigation, de communications aériennes, qui intéressent les divers pays du Commonwealth.Il ajoute qu’ “on espère qu’il y aura occasion, au cours de la Conférence, d’échanger des vues quant à la migration à l'intérieur de l’Empire”.Nous serions bien surpris que cette occasion, on ne trouvât pas le moyen de la faire naître.Car ce problème de la migration ou, plus exactement, de l’émigration anglaise aux Dominions, revêt un aspect à la fois économique et politique.D’un côté, il faut soulager l’Angleterre d'un certain nombre de contribuables qui lui sont lourdement à charge aujourd’hui; de l’autre, il importe de multiplier dans les Dominion* le* cléments qui seront d’instinct favora-bles au gouvernement de Londres et à sa politique, qui porteront au loin, pour quelque temps au moins, leurs sympathies anglaises.Vous avez là tout le problème de la migration aiv-glaise.Certains de nos amis qui fréquentent assidûment les milieux politiques d’Ottawa redoutent fort que, sinon à la session actuelle, du moins à la prochaine, nous soyons contraints de faire face à une nouvelle, campagne d’immigration.Us n'ont peut-être pas tort.Ÿ Ÿ ?Essayons de voir les choses telles qu’elles sont.L’Angleterre est prisonnière de sa grandeur, de son glorieux passé, de ses prodigieuses conquêtes, de la politique d'industrialisation à outrance qui lui a donné une si large part des marchés du globe, mais qui, en même temps qu’elle ruinait son agriculture, la mettait, quant à son alimentation essentielle, à la merci des pays étrangers.D’où la nécessité de ses énormes dépenses militaires, de sa gigantesque flotte.Sir Samuel Hoare le rappelait hier, avec une calme solennité qui faisait songer au Sénat romain, l’Angleterre est une grande puissance océanique; il lui faut pour vivre s'assurer la liberté (liberté peut n’ont jamais fourni le moindre éclaircissement sur ^in sujet, poli-„ j tique ou autre.La bonne foi des entre eux.Cela saute aux yeux.L’Angleterre, par exemple, avait un intérêt évident à ! quotidiens ”quï «m donné la noû ce que l'Italie ne s’installe point en Ethiopie.Elle y | velle ne saurait être mise en cause, voyait un danger pour ses possessions voisines et, sur- Us ont pour la plupart publié une tout, une menace pour la liberté de ses communications avec les Indes.En quoi cela intéressait-il le Canada?L’Afrique-Sud, l’Australie peuvent avoir intérêt à ce que l’Allemagne ne reprenne pas ses colonies.Us voient en l'Allemand un désagréable voisin.En quoi, directement, nous intéresse cktte reprise possible par l’Allemagne de ses vieilles colonies?Au fait, tien n’illustre mieux l’extrême différence des situations que les conditions mèfnes des traités de paix qui onttmis fin à la Grande Guerre; l’Angleterre et d’autres Dominions y ont trouvé soit des avantages, soit la suppression de dangers réels ou appréhendés.Le Canada, rien.Et, sauf une indemnité en argent — à laquelle personne ne paraît avoir songé — qu’aurait-on pu lui offrir?Proprement, il s’était mêlé d’une affaire qui ne le regardait pas.U ne lui resuit qu’à enterrer ses morts, à panser ses plaies.Pansement qu’auront, financièrement, à poursuivre plusieurs générations de Canadiens.* * * La Conférence pose un certain nombre de questions immédiates, grosses de conséquences.Derrière ces questions immédiates se dessine celle de demain: le Corn-monwealth est-il viable?Le Canada a-t-il intérêt à rester dans le Commonwealth^ On comprend que de tels points d’interrogation incitent M.King à chercher le silence et le recueillement, plus favorables que l’atmosphère des Communes à la réflexion, ainsi qu'aux sages décisions.Avant de partir pour là-bas, il devra révéler au peuple du Canada les caractéristiques maîtresses de l’attitude qu’il entend prendre.Cela dépasse, en importance intrinsèque, en conséquences possibles, beaucoup de questions qui nous passionnent aujourd'hui, et même tel ou tel sanglant procès d'assises.Orner HEROUX dépêche de presse de la teneur de laquelle ils ne sont pas responsables.11 arrive parfois en temps d’éleotion, oes exagérations dans la nouvelle.Une erreur pittoresque se propage plus vite qu’une vérité terne, dans le cercle des journaux.L’assemblée paisible, c’est la nouvelle sans relief.L’assemblée tumultueuse, c’est déjà plus piquant.Mais une assemblée où il y* a eu des dommages matériels sérieux et ties têtes fêlées, quelle aubaine! Or il n’y a eut que du bruit, en Beauce, rien de plus.Ne faut-il pas un peu de chahut, pour qu’une assemblée politique soit amusante?G.f.(Par Alexis GAGNON) Québec, 12.—- Le débat sur le discours du trône s’est terminé hier soir sur un vote de confiance réclamé et provoqué -par le gouvernement lui-même; il établit maintenant.hors de toute discussion, que le gouvernement Duplessis garde la confiance de la grande majorité des déuutés.De plus, non seulement.MM.Drouin et Chaloult.seuls députés “électristes” présents, sont .sortis de la Chambre au lieu de voter, mais M.Candide Rochefort.(Sainte-Marie), s’est rangé avec le gouvernement.On sait que M.Bochefort n’était pas tout à fait en termes idylliques avec le gouvernement; mais, il avait par contre déclaré net à plusieurs amis qu’il n’acceptait pas non plus les vues du groupe électriste.Tout cela n'a pas été sans des incidents un tant soit peu dramatiques.Car l’opposition, telle jadis la plèbe de Rome révoltée, qui s’était retirée sur le mont Capitolin, a quitté la Chambre de façon solennelle, pour induire les minis- “Pourquoi" tant de fonctionnaires fédéraux unilingues dans le Québec?" M.Gariépy (Trois-Rivières) pose nettement la question — Ce qui s'est passé dans sa ville — Si cela fût arrivé à Toronto.-A propos du budget militaire Une intervention de M.Lapointe L'actualité M.Bouchard, M.Georges Duhamel et M.P.-P.Pitkin Pitkin rebondit.M.Damien Bouchard l’a introduit à la Chambre de Ouébec.Il a voulu que celle-ci proteste contre les injures que le professeur de Columbia Adressait aux Canadiens français.jf.Duplessis s y est objecte.Il trouvait que c’était donner de la tablature à un personnage qui n’en mérite pas.Sa thèse se defend.Il est sûr, en tout cas, qu’il ne faut pas prendre les Pitkins au sérieux.Leurs attaques ont sur un petit peuple qui a de grandes et de belles traditions, qui a laissé sa trace glorieuse aux Etats-Unis, qui a ouvert presque toutes les routes par lesquelles s’est développé le commerce américain, leurs attaques, dis-je.mit sur un petit peuple, grand par son histoire, l’effet de la chiure de l'insecte sur un obélisque.,4» reste, le prototype de tous tes Pitkins, le signataire de la lettre que j’ai commentée ici doit être en train de guérir son rhume.On a pu lire, en effet, dans le Devoir d'hier la potion que lui adresse à cette intention un bon médecin de Sherbrooke, le Dr R.-L.DuBerger, dont la verve yankee rappellera à ceux qui Vont connu celle de feu Jacques Bureau.sénateur et ancien député des Trois-Rivières à Ottawa.Le docteur DuBerger a répondu à l’invitation que j'adressais à mes lecteurs.Je l’en remercie.Un autre lecteur m’a rappelé que dans son livre sur les Etats-Unis, fait d’humour et d'ironie savamment entremêlés, M.Georges Duhamel, entré depuis à VAcadimie française, rapporte de longues conversations avec un certain M.Par-ker-P.Pitkin.Comme les romanciers en sont coutumiers, le personnage doit être composite.Mats la dissimilitude d’une initiale et d’un prénom ne doit pas faire croire qu’en composant ce personnage M.Duhamel n’ait pas pris beaucoup plus que le patronyme à M.W.-B.Pitkin.Si je ne me trompe, nulle aart Vacadimiictn ne révile la pro- fession ou l’emploi de M.Pitkin, mais il décrit à larges traits sa physionomie morale à la page 6H de son ouvrage: M.Pitkin n’est pas de ces Américains qui prennent Constantinople pour l’une des plus curieuses villes de France et le Pirée pour un homme.11 a des lettres, de l’esprit, une instruction que l’on serait tenté de qualifier individuelle (c’est moi qui souligne), des opinions nourries et bien enracinées.Il a visité l’Europe.Ce vêtement sied très bien à notre Pitkin.M.Duhamel, tout au long de son livre, fait du sien le type achevé du crétin frotté d’instruction et fleurant la vanité yankee, professant, au surplus, une méfiance et un certain mépris pour tout ce qui ne se conforme pas aux conceptions et aux standards sanitaires américains.Je ne doute pas que M.Duhamel ait vu et bien vu te véritable Pitkin.Le malheur, c’est qu’en dépit de tout ce que proclame sur Tefficien-ey américaine, le Pitkin littéraire comme le Pitkin en chair et en os, il n'existe pas plus de collaboration entre les diverses facultés de la grande université Columbia.Si, par exemple, les doctes professeurs de la faculté de médecine, les psy chiatres, notamment, avaient le droit de regarder par-dessus le mur de la faculté de médecine ce qui se passe dans la faculté où s'agite Pitkin, l’énergumene serait depuis longtemps hors d’état de nuire.Ces messieurs Vauraient entre les mains.Us le traiteraient bien, ils le nourriraient, le gaveraient, ne lui enlèveraient que les objets, dont sa plume, avec lesquels il pourrait se faire mal, afin de pouvoir étudier A l’olsir un ‘‘beau cas”.Paul ANGER Bloc-notes Projet fantaisiste Serait-elle vraie, celle rumeur lancée avec sérieux par le Daily Mail de Londres, selon laquelle, lorsque M.Neville Chamberlain va succéder à M.Baldwin à la tête du (par Léopold RICHER) Ottawa, 12.— Bien que le fauteuil présidentiel, pour employer un langage pompeux et nous en tenir à la traduction littérale de 1 expression anglaise (on dit toujours.to adress the Chair) ait decide qu’un député est hors d’ordre lorsqu’il parle de la politique nu itaire, il est permis à un autre députe de discuter incidemment du chômage.Cette double interpretation des règlements n’est pas sans créer une certaine confusion.Hier apres-midi M.Wilfrid Gariépy a été rappelé ‘deux fois à l’ordre par le president-adjoint, M.Sanderson, parce qu’il parlait des crédits militaires, question déjà débattue et re: gléc.Mais dans la soirée, maigre un point d’ordre soulevé par M.Kr- cabinet anglais, — ce qui se fera U11 ^"‘ministre de la Jusli prochainement, fait-on entendre,- nest^aP ’i" ,’nu — u il invitera les Dominions à délé- ^ J* r® «ifin guer un de leurs hommes publics ! ïierre 0 passant devant la maison, ne se doutent pas des grands coeurs qui l’ha-buent C’est pour cela aussi que * orgueilleux, pour qui, seules comptent, l’apparence et la façade, ne soupçonne pas, au voisinage de ces enjants, quel coeur elles ont et ose, lui, les regarder de tiaut, comme s’il n’y avait rien en elles qui mérite Phonimage et l’ad-miration.C’est une des injustices de la vie.C est un de ses impardonnables péchés.Mais Celui qui, de son éternité, écoutait battre les trois grands coeurs dans la petite maison de Nazareth, écouté battre tous les grands coeurs de toutes les petites maisons de la terre____ tous les grands coeurs de femmes et de jeunes filles de toutes les petites maisons du Canada.U écoute; Il regarde.U juge.Cela suffit.Aux grands coeurs, les grands mérites.Aux grands mérites, les grandes récompenses.II ne faut pas y croire aux prophéties qui courent parce que les prophètes qui prophétisent ainsi ne sont probablement pas- de vrais prophètes.Croyants?Oui.Crédu- No 6337 NAPPE A DINER —- Dessin décoratif pour broderie de couleur avec rayures brunes, églantines rose pâle et foncé, noeuds jaunes.Patron à tracer 25c; perforé 50c; au fer chaud 4 coins, nappe 35c, 6 coins de serviettes 25c.Coton fierté français lustré comme de la soie, environ 90c.Etampée sur beau coton anglais blanc, 54 x 54 pes, $1.05; 54 x 72 pes, $1.29; 72 x 90 pes, $1.89; 6 serviettes 45c.Sur toile huître, valeur spéciale, 54 x 54 pes, $1.65; 54 x 72 pes, $1.89; 54 x 90 pes, $2.50; 6 serviettes, 55c.Circulaire de nappes, 5c; circulaire de baptême, 5c; circulaire religieuse, 5c.Abonnez-vous à notre Revue Mensuelle de Broderie et Musique, 12c seulement par an.>>>»> >>»>»» I, i j , t.».i.*-lc: , K**~*vO.va* tt lll» < EJUI, VartUlI- I abondance du coeur .dit Jesus, les?Non.C’est pourquoi lorsqu’on regarde en avant de soi pour deviner, si possible, le lendemain qui prépare l’aujourd’hui, on est bien en peine.Les uns voient du noir; les autres voient du rose.Personnellement, je ne vois rien sinon l’inconnu.Car les raisons de tout craindre sont impressionnantes.Mais les raisons de tout espérer ne le sont pas moins.Qui peut dire?Supposons que cela aille bien?que cela aille mieux?A qui le devrons-nous?Après Dieu, à la qualité et à la quantité des grands coeurs qui auront agi, réagi, soutenu leur effort et l’effort des autres.Supposons que cela aille mal, plus mal, tout à fait mal.C’est sans doute qu’en nombre et en valeur les grands coeurs auront manqué.Mais on sait bien, en tout cas, qu’ils seront les seuls à tenir bon, à empêcher la dévastation d’être 'totale et, dans les ruines même, à être la graine vivante des résurrections futures.Ce sont assurément de grands coeurs d’hommes, de très grands coeurs d’hommes qui ont fait le Canada français au cours de sa glorieuse et difficile histoire.Et cette fois, il faut le dire tout haut, c’étaient bien des grands coeurs dans des petites maisons car, de-ci de-là, dans la campagne immense hameaux perdus, leurs maisons furent plus souvent des cabanes que des palais.Et ils avaient leurs femmes, ces hommes.Et ils eurent leurs filles qui, à leur tour, devenues mères, ont* permis et assuré les générations jusqu’à celle d’aujourd’hui que vous êtes, vous les mamans, jusou’à celle de demain que vous préparez, vous, les jeunes filles.Chers souvenirs! Solennelles leçons 1 Passé_ qui oblige et vers lequel, pour être dignes de l’avenir, il vous faut regarder.C’est là même heure, heure féminine.Si ç’avait été— à supposer qu’elle soit — la demi-heure masculine — j’aurais parlé des grands coeurs d’hommes et de jeunes gens qui battent, eux aussi, dans les petites maisons.Mais c’est l’heure féminine.Alors, je voudrais que toutes les femmes et jeunes filles canadiennes qui m’écoutent, celles surtout qui ont un grand coeur dans une petite maison, accueillent ce témoignage que je leur ai rendu, comme un hommage à leur émouvante valeur; comme une reconnaissance émue de leur mérite secret; comme un encouragement à garder leur coeur grand même si la maison reste toujours petite.Car pour l’avenir moral et religieux du pays, ce qui donne espoir, —ce ne sont pas les petits coeurs dans les grandes maisons; ceux-là ne serviront à rien.—Ce ne sont pas surtout les grands coeurs dans les grandes maisons; les grandes maisons sont rares et il faut du nombre, avec de la qualité, pour les conquêtes chrétiennes.— Cé qui donne espoir, ce sont les grands coeurs dans les petites maisons, les Innombrables petites maisons des villes et des campagnes canadiennes.Qu’en pensez-vous ?Nous continuons de publier sous cette rubrique les réponses les plus intéressantes faites aux questions du concours et parvenues au bureau jusqu’au 8 mars.Les manuscrits reçus après te 8 ne sont pas considérés.Nous ne prenons pas la respon sabilité de ce qui paraît sous celle rubrique.Tout homme (non’ seulement la femme) cherche le bonheur.Celui-ci croit le trouver dans les honneurs, celui-là dans l’argent, cet autre dans l’intimité de la famille, mais le vrai bonheur est dans le devoir simplement accompli.Ainsi sur l’unique Question du travail de la femme on ne peut généraliser: chaque personne ne pouvant trouver le bonheur au même endroit.Si une femme célibataire est “à la maison” le soutien, la joie de ses vieux parents, qu’elle sait rendre heureux par sa bonté et mille petits soins, mais mon Dieu! pourquoi tenter de chercher en dehors un autre bonheur?Son devoir exige qu’elle demeure au fover pour continuer sa noble tâche: donner aux auteurs de sa vie, un peu de son coeur.Mais parmi les jeunes filles oui travaillent en dehors, plutôt rares sont celles dont le simple but est de satisfaire leurs caprices personnels.La masse des travailleuses ont un idéal plus élevé, plus noble, plus digne d’un coeur de femme.C’est une jeune dactylo qui me déclarait, l'autre lour, tout le bonheur qu’elle éprouvait d’ajouter chaque semaine, au budget familial, une partie de son salaire.Unique n’est pas ce cas.Que de foyers où seul le père gagne pour subvenir à sa nombreuse famille! Et maintenant que ses “aînées” sont graduées elles continueraient à vivre aux dépens de leurs parents?El les petits frères?La maladie?La mort du papa?Autant de questions résolues par le travail des jeunes filles.Avec ce bonheur de “donner” qu’il procure, le travail en dehors est-il la cause du nombre sans cesse grandisisant des femmes non mariées?Oui et non.Une jeune fille a gagné une position honorable, avantageuse, elle aide ses parents, un frère, une soeur, elle jouit elle-même d’une certaine indépendance, elie se sent utile à quelqu’un.Avant d’abandonner ce poste elle v pense deux fois et elle fait bien.D’autre part, un homme intelligent ne peut dédaigner la jeune fille à salaire.Il sait, du moins il devrait savoir que le travail en dehors forme le caractère.11 exige une certaine culture, une bonne dose de jugement, et beaucoup d’initiative.Etre ponctuelle, être aimable avec tout le monde, étudier les goûts du patron, se plier à ses caprices, est-ce toujours facile?Elle connaît la valeur de l’argent, les peines qu’il a coûtées; elle est habituée de balancer ses dépenses et, recettes, ne croyez-vous pas qu elle sera une mère économe?Et son foyer elle l’aimera d’autant plus ou elle en a été privé.Si.bonne travailJeuse elle a été, bonne mère et bonne épousé elle sera.Et le bonheur ne lui échappera certes pas car elle aura appris que “la véritable science pour être heureux, c est d aimer son devoir et d’y* chercher son plaisir”.Ceci est aussi vrai aujourd’hui que du temps de Madame de Motteville.Conclusion: au foyer ou en dehors la femme célibataire peut etre heureuse si elle remplit ses moindres devoirs.____ maroienne Thé-couserie de lo Société d'Etude à l'Hôtel Windsor La Société d’Etude et de Confé-rences, société affiliée à la Facul-té de philosophie de l’Université de Montréal, donnera dimanche prochain.14 mars, à 3 h.30 de l’après-midi, à l’hôtel Windsor, son quatrième thé-causerie annuel.L hôte de la Société d’Etude.dimanche prochain, sera M.Eustache Lelellier de Saint-Just, journaliste, qui parlera de l’esprit français.Le conférencier sera présenté par Mme Romeo Boucher, présidente de la Société d Etude.M.Kené Turck consul général de France, le remerciera.On est prié de retenir ses billets x tr ,Uîï ^ Possible en téléphonant a HArbour 1663 ou à FItzroy 8756.Retraites fermées à Granby Chez les missionnaires de ITm-maculée-Uonceotion auront lieu les retraites suivantes: Du 24 mars au soir au 27, pour les institutrices; Du 19 avril au soir au 22, pour dames; Du 23 avril au soir au 26.pour demoiselles: Pour tout renseignement, s’adres-à M.l’abbé L.Larochelle.C.P.147, Granby, P.Q.* £ VOLUME XXVIII — No 58 M.Drouin soutient le débat contre tous les succomberai peut- f compris oue le procureur général M.Drouin a reçu ses fonds, à titre d'organisateur pour le district de Québec, gj’*! tort, j’aurai eu conscience ! actuel a refusé de poursuivre les de MM.Paul Gouia, Edouard Masson e t Hector Langevin, en 1935, et de MM.CM.| Alphonse Raymond et Duplessis lui-meme en i936; il ne savait pas dou '*- -1 — ¦«:——- :i.” i,“ provenait cet argent parce qu'il n'était pas chargé de la perception ' des souscriptions électorales leauguay) ___L,e député de Québec-; mon discours, il aurait été très sa- Est voùdrait-il me permettre une {tisfait.Je prends la responsabilité ! question?Ce sera la seule.Je demande poliment au député de nous dire bien sincèrement si, dans son La prime sur le beurre et le fromage — Salaire minimum et salaire raisonnable — M.Duplessis n'a pas refusé d'intenter des poursuites aux directeurs du trust du charbon, mais qu'il s e hâte de déposer des mandats — Le trust de la gazoline FEU NOURRI DE QUESTIONS, D'OBJECTIONS DE LA PART DE M.DUPLESSIS, DES MINISTRES ET DES DEPUTES MINISTERIELS Quëbftc, 12.— Voici le fcxle du discourt prononcé hier à l'Assem-lét légistative par M.Oscar Drouin, député de Québec-Est, discours gui a été haché d'interruptions par le premier ministre, par les membres du cabinet et les députés ministériels : Monsieur l’Orateur:— Avant de continuer le discours que j’ai commencé hier dans le sens que k l’a» commencé, je lis dans VEvenement le compte rendu de l’assemblée tenue hier (mercredi) à l’apoel nominal dans la Beaure.J’y lis les paroles suivante* prononcées par M.Perron.Ce M, Perron déclare ceci: "On a accusé notre chef d’avoir reçu de l’araent des trusta, mai* celui qui a dit cela, le 4 mars, a fait une rectification dans VEvénement en disant qu’il n’accusait pas M.Duplessis, mais qu’il voulait parler de la caisse du parti.Et qui était l’organisateur du parti dans le temps?—- Ce n’éûU pas M.Du-plasla, mais M.Drouin, qui ne fait plus partie du cabinet et j’en suis 'content.’’ Ce* jours derniers à la Chambre, à une rectification du "premier ministre, le chef de l’opposition a déclaré que c’était ^organisation qui était accusée d’avoir reçu l’argent des trusts et non le .premier ministre directement.Sur ce, le premier ministre a dit: — “Est-ce une allusion au député de Quéhec-Ettr’ Les souscriptions électorales Je suis forcé cet après-midi, en face de ces remarques, je suis forcé, dis-je, en face de ces affirmations de M.Perron, de faire sine déclaration, vu que l’on a semblé rejeter certaines accusations sur mes épaules.Je n’ai pas le droit d« laisser passer cela, et je vais dire à la Chambre ce que je sais personnellement des souscriptions aux élections de novembre 1935 et d’août 1938.Chacun sait qu’en novembre 1935, l’Union Nationale n’avait pratiquement pas de fonds électoraux.J’étais l’organisateur de l’Union Nationale à Québec, et M.Edouard Masson était l’organisateur du district de Montréal.Aux élections de novembre, j’ai reçu le* argents nécessaires de M.Paul Gouin, de M.Masson et d’un autre citoyen dont je ne me souviené pas le nom, je crois que c’est l’un des propriétaires de la maison Va-liquette, de Montréal.Voix à gauche: On le sait nous autres.M.René Labelle: M.Langevin.M.Hector Langevin.M.le Dr Léo Duguav.— L’ancien secrétaire privé de M.Perron.M.O.Drouin.— J’ai reçu très peu d’argent pour l’organisation des élections de 1935; et je donne ma parole d’honneur que je n’ai jamais su dans le temps où cet argent avait été pris.Je m’occupais de l’organisation, et non de la collection des fonds électoraux, ici, à Québec, nous n’avons reçu que ne petites souscriptions privées, grâce au dévouement personnel de nos amis qui se sont saignés pour nous aider.Pour les élections du mois d’août, j’étais l’organisateur en chef du district de Québec surtout.J’ai reçu l’argent nécessaire de deux personnes: du premier ministre et de T honorable Alphonse Raymond.Qu’il soit bien entendu que je n’ai pas de reproches à leur faire, mais il me faut rétablir les faits.Je declare la même chose pour les élections de 1938.Je ne sais pas d’où ces fonds venaient, et jamais ic ne l’ai su, car ce n’était pas moi qui les collectais.Je n’en sais ri*n.Tout ce que je sais, c’est que i ai ici un dossier des argents reçus, et que je suis prêt à le soumettre sans avoir rien à changer.Et ie dis que quaiu.M.Perron insinue des choses semblables, il rend un bien mauvais service à sa cause et à son parti.11 me force contre mon gré à dire des choses; â dire que je ne sais rien de son gouvernement allait encourager la fabrication du beurre te du fromage.C’est une belle déclaration mais on admettra que c’est vague et qu’entre cela et l’octroi de la prime U y a une marge qui peut être aussi large oue l’océan.Et c’est une promesse qui, de par sa nature doit être appliquée aujourd’hui même, et non pas seulement demain ou après-demain.Car c’est aujourd'hui et non après-demain que les cultivateurs ont besoin de cette prime.Car elle a été promise, pour être pavée jusqu’à ce que le prix du beurre atteigne trente sous la livre et le prix du froirntge 15 sous la livre pour les cultivateurs.C’est donc une promesse qui, de sa nature, ne doit pas être différée.Et je me demande pourquoi on n’a pas apporté cette réforme à la présente session.Salaire minimum Nous avions promis aussi une loi du salaire minimum pour les hommes.Voici une réforme sociale claire, qui avait été promise dans notre programme.Je dois ici rendre justice à Paul Gouin.malgré les divergences d’opinions sur diverses questions, qu'il tenait beaucoup à cette réforme.Or.il n’en est nr mention dans le discours du trône.Le ministre du Travail me fait signe que non.Si le ministre est capable de m’indiquer une référence dans le discours du trône à une loi du salaire minimum, de m’indiquer ie paragraphe où cela se trouve.ie m'inclinerai.Mais pour une question d’une si hante importance je ne puis concevoir oue l'application d’une pareille promesse ne reçoive pas une mention dans le discours du trône.(M.William Tremblay passe alors à M.Drouin,"un texte souligné du discours du trône).Le ministre du Travail, dit M.Drouin, me .passe ie discours du Trône et souligne un passage.On y lit que le ministère du Travail a veillé à l’exécution des lois, qu'il a pris les moyens nécessaires pour faire payer des salaires raisonnables aux ouvriers.Je le répète: si le ministre dit qu’il a l’intention de présenter une loi du salaire minimum pour les hommes, je le croirai et je m’incline.Mais s'il ne me le dit pas.je vais interpréter la déclaration du discours du Trône suivant le sens normal.Salaire raisonnable M.William Tremblay — Je suis surpris d’entendre les déclaration du député de Québec-Est, quand déjà toute la province est au courant depuis cinq semaines que le gouvernement va présenter une loi du salaire minimum pour les hommes.Et le fait est si bien connu, et il a été si bien compris que la province d’Ontario va adapter une loi calquée, si l'on peut dire, sur la loi que présentera la province de Québec.Je suis d’autant plus surpris que pendant les six mois que l’honorable député a été avec nous, il était au courant des projets du ministère du Travail.M.Drouin — Si mon intervention a eu pour résultat de faire connaître en cette Chambre la résolution du gouvernement d'adopter un projet de salaire minimum pour les hommes, j'en suis hett-reux.Mais je n’étais pas au courant d’un projet aussi defini.J «t entendu dire, j'ai vu dans certains journaux qu’il était question dune loi du salaire minimum.Mais encore une fois, si le ministre du Travail dit qu’il y aura une loi du salaire minimum, j’accepte sa declaration.M.Tremblay -— Je regrette vivement d’avoir à revenir sur la question.L’ancien régime était habitué à parler seulement de salaire minimum.Or dans la loi que nous allons présenter, le mot n’est employé que le moins posisble parce lu'ordinairement les patrons fai- lable député dit qu’il a démissionné parce qu’il a réalisé que les réformes désirées ne vont pas s’accomplir à cause de l’opposition du capital anglais.Le Devoir est un journal bien informé, mais comme cette déclaration est de nature à jeter du discrédit sur ses anciens collègues, comme elle contient des insinuations blessantes pour les anciens collègues de l’honorable député, je lui demanderai s’il été correctement rapporté.Je voudrais lui demander de donner des précisions, de nous dire quel est te capital anglais qui a ainsi établi une opposition et quels collègues il veut viser?M.Drouin.— J’ai fait une déclaration dans le comté de Beauce à ce sujet; j’en ai fait une aussi au manège militaire.Je ne sais pas si j’ai été bien compris, mais je vais répéter ce que j’ai dit dans la Beauce.Ce que j’ai dit, c’est que j’avais senti que pour avoir des réformes économiques importantes, et des réformes sur la question de l'électricité, j’avais senti que l'influence de la haute finance anglaise était sur mon chemin et que je ne pouvais réussjr; l’honorable ministre me parlé d’allusions blessantes à l’égard de quelques ministres; il n’y a pas eu d'allusions blessantes.Il me demande d’indiquer quel capital anglais et quels ministres sont visés.Je dis que c’est la haute finance qui contrôle les compagnies d’électricité qui s’est dressée sur ma route et m’a empêché d’avoir les réformes que je demande."Qu'il mette son siège en jeu" M.Maurice Duplessis.— Il y a des limites que je ne laisserai pas dépasser; il y a des règles de convenances et de loyauté que je ne laisserai pas violer et fouler aux pieds.Si le député de Québec-Est qui a siégé six mois avec nous, est capable et s’i^ a l’audace d’affirmer que de près ou de loin, directement ou indirectement, moi-même, à sa connaissance personnelle, ai été influencé par le capital anglais, qu’il ait le courage d’apporter des précisions et de mettre son siège en jeu.Ce n’est pas là la conduite d’un homme traité comme il l’a été par ses anciens collègues, ce n’est »pas là la conduite d’uft collègue que nous avons choyé, que nous avons porté sur la main, qui a eu la pleine et entière confiance de ses collègues, ce n’est pas une conduite digne gue de lancer de pareilles accusations qu on ne peut prouver.Je n’ai qu’une chose: ma réputation, je suis pauvre, je n’ai que ma réputation et le nom de ma famille et je n’endurerai pas que qui que ce soit attaque l’une ou l’autre et je défie qui que ce soit de les attaquer.M.Drouin.— M.le président, le premier ministre a ici un privilege qui n’est pas concédé aux autres membres de la Chambre, —— celui de poser des questions et de faire des corrections et d’en profiter pour faire un discours.J’esperc que l’on voudra bien me concéder le même privilège quand je poserai moi aussi des questions.Dans mes paroles en_ Beauce et ici, en quoi ai-jc attaqué l’intégrité personnelle du premier ministre?Il n’est pas question de cela.Je ne l’ai pas attaquée.Un député.— Indirectement.la provenance de ces fonds, et que! sait’11! font un maximum du minimum de la loi.Nous employons plutôt le mot salaire raisonnable.Je crois que l’honorable député va comprendre son erreur sur ce point.M.Drouin — Je suis prêt a reconnaître l’erreur, s’il y en a une.M.Barrette — Et il y en a une.c’set aux personnes qui les ont eus à déclarer d’où ils viennent.Je ne sais rien de plus que ce que i’ai déclaré à ce sujet.M.Drouin reprend ensuite son discours.La prime sur le beurre •t le fromage L’Union nationale, dit-il, a fait une autre promesse aux dernières élections; elle a promis une prime sur lu fabrication du beurre et du fromaae aux -Miltivateurs de la pro-> mee de Québec.L’Action «utiiaie nationale par l’entremise de M- Edouard Lacroix avait d’abord fait cette promesse.Plus t*rd, M.Godbôut réitéra oour le parti libéral la promesse d’une prime sur la fabrication du beurre et du «fromage, mais pour certaines saisons seulement.Je me souviens — et on me corrigera dans les termes crue i’emnloic si je suis dans l’erreur, car ie ne veux commettre aucune erreur de détail - le chef du gouvernement avait déclaré au cours d’une assemblée: "M.Godbout vous promet cette prime pour certains mots; mol le vous la promets pour toute l’an- Aussi je m edemsnde pourquoi une promesse aussi importante n’a nas été incluse dans le diacours du Bons traitements et services rendus La dictature économique M.Drouin — J’aborde maintenant la dernière parlie de mon discours, pour traiter de la principale question : la dictature économique.la puissance des trusts.Cette dictature économique, elle existe encore; elle n’a pas perdu son emprise; elle empoisonne, elle étrangle notre vie économique; elle paralyse les activités sociales de nos compatriotes en les empêchant d’acquérir la richesse, en enlevant la chance aux Canadiens français de profiter du développement de nos ressources naturelles, elle les laisse délibérément dans la pauvreté, car le contrôle est entre les mains de la haute finance anglaise et américaine.L'opposition du capital anglais M.Onéiime Gagnon.— L’honorable député vient de parler de dictature économique.Le député de Québec-Est a fait une déclaration à une assemblée dan» la Beauce.Le M.Drouin.— .Pas même indirectement.Mais l’un des réformes auxquelles je tiens le plus, c’est l’établissement d’une Hydro et j’ai senti que les grosses compagnies, contrôlées par la haute finance anglaise.étaient sur mon chemin.Je n’ai rien dit en Beauce contre le premier ministre personnellement.Je n’ai pas l’intention d’attaquer personnellement le premier ministre, ni aucun membre de son cabinet.Et ils le savent.Mais j’ai l’intention de dire et de répéter, — et de parler avec fermeté, — que dans la province de Québec nous n’endurerons plus que la dictature économique.composée surtout de la haute finance anglaise, empêche les réformes que nous préconisons.Je ne porte aucune accusation contre les membres du cabinet, je le répète.C’est vrai que i'ai été bien traité par eux.Je rai dit hier dès le début de mon discours, je n'ai pas reculé, cela ne m’a pas gêné.Je me suis montré solidaire du gouvernement pour le temps que j'en ai fait partie.Je n'ai pas eu peur de dire que j’ai été bien traité.Mais je souhaite une chose: c’est qu’on suppose que ces bons traitements, ils sont venus un peu en retour de quelques services que j'ai pu rendre à l’Union nationale et à quelques députés.(On applaudit dans les galeries).M.Albini Paquette.— Le député de Québec-est admet-il que la dictature économique dont U parle est le résultat de la politique du gouvernement précédent?M.Drouin, — Mais certainement.Qu est-ce que j’ai prêché?Pourquoi me suis-je séparé de mon parti, le parti libéral?C’e»t exactement cela que J’ai dit, et Je le dts depuis trois ans.Je suis un idéaliste, peut-être, on m en a fait la reproche.Mats je Mens à le rester car je tien» à l’exécution cle certaines idées.Et Je opinion, les ministres et les députés actuels de l’Union Nationale sont liés par la dictature économique?M.Drouin — C’est une question habile, très, très habile.Je réponds simplement que je me bats pour certaines réformes pour lesquelles je me suis battu dans les rangs du parti libéral, et je me bats maintenant dang les rangs de l’Union Nationale.Je me bats pour avoir ces réformes.Je ne les ai pas encore eues.Les règlements et les interruptions M.Hermann Barrette (U.N.Ter-rebonne) — Le député de Québec-Est est-il au courant que, ce matin, au comité des bills privés, nous nous sommes battus contre un genre de dictature économique, contre un trust?Qu’il vienne au comité et il verra que les députés de l’Union Nationale, et moi pour un, ie suis contre la dictature économique autant que n’importe qui dans cette Chambre, et peut-être plus.M.T.-D.Bouchard — M.le président, le gouvernement semble avoir une tactique étrange.On ne répond pas aux discours de ceux qui parlent sur l’Adresse, mais on interrompt les orateurs à toute minute.Je comprends que le député de Québec-Est permet les questions.Mais on admettra qu’il est asse* difficile pour un député de refuser.En toute justice, on ne devrait pas abuser, et cela hâterait les délibérations.M.Duplessis — Le chef de l’opposition donne l’exemple: il interrompt en ce moment.M.Bouchard — Je demande qu’on observe le règlement.J’en ai le droit.M.Barrette — Parlant sur le point d’ordre, le chef de l’opposition croit que son gouvernement est encore au pouvoir.Son groupe est formé de dix députés.et ils parlent toujours aux moments les plus inopportuns.J’ai ie moyen de poser des questions sans concertation.Quand j’interromps quelqu’un, je n’ai d’entente avec personne.Nous représentons l’élément sain de la province, et .pour longtemps.M.«le Dr Marc Tmdel:—Je donne raison an chef de l’opposition.Et je demande aux députés d’étudier le règlement avant d’interrompre les orateurs.Il est permis de poser des questions, si «l’orateur y consent, et dans le cas qui nous occupe, le député de Québec-Est a consenti.Je n’ai donc à rappeler personne à Tordre.M.O.Drouin: — Je félicite le député de Terrebonne de son attitude au eomité ce matin.Je félicite tout le monde, si tous ont eu la même attitude.Je n'ai pas dit encore que la dictature économique contrôle le gouvernement.Qu’on prenne mes paroles telles que je les dis.Je ne dis pas encore que le gouvernement est contrôlé par la dictature économique.M.Paquette: — Donnez-nous le temps d’agir.M, Drouin ; — Il y a des choses qu’on fait vite, d’antres qui prennent du temps.M.Duplessis: — Encore des insinuations.Quelles sont ces cho-1 ses?M.Drouin : —- L’électricité, par exemple.La concurrence immédiate.M.Paquette: — Accordez vos violons.Le trust du charbon M, Drouin: — Encore une fois, je n’entends pas blâmer le gouvernement tout de suite.Je veux maintenant parler du charbon.Je blâmerai le gouvernement s’il n’agit pas le plus tôt possible, im-médiatemnet, s’il ne se sert pas de la loi à sa disposition.On connaît cette histoire.Des compagnies ont été trouvées coupables d’avoir formé un trust.Un rapport a été envoyé au gouvernement fédéral.Les compagnies ont été poursuivies.J’ai dit et je répète qu’on n’a pas voulu poursuivre les directeurs.En 1934, j’ai présenté une motion sur ce sqjet du charbon.(M.Drouin lit la motion.) M.Drouin ajoute ensuite: J’ai réclamé des procédures à chaque jour et à chaque occasion pour lutter contre le trust du charbon.On exprimait certains doutes sur l'application de la loi.Pourquoi ai-je demandé cela?Parce que nous poursuivions les compagnies, alors mie la loi nous donnait le pouvoir de poursuivre les directeurs de ces compagnies.Depuis deux ans, devant la population et ailleurs, i’ai demandé que Ton poursuive le sénateur Webster et certains autres directeurs suivant l’article 26.Chapitre 32 des statuts d’Ottawa.(Ici M.O.Drouin lit le texte de cette loi).C’est pour cela que ie n’ai cessé d’attirer l’attention des gouvernements et du peuple sur les de Tabsence du chef d’un gouvernement pour faire prévaloir ses idées personnelles.Qu'il dépose les mandats immédiatement M.Duplessis — D’après la théorie du député de Québec-Est, s’il se commet un meurtre pendant Tabsence du premier ministre, le procureur général intérimaire sera obligé d’attendre le retour du premier ministre avant de procéder?S’il y a eu des plaintes contre le sénateur Webster alors que le député de Québec-Est était le procureur général, c’était à lui de prendre des procédures.M.Oscar Drouin—Je comprends que.dans un cas de meurtre, c’est la routine du département qui doit marcher.Mais dans une question aussi controversée que celle-là ce serait le comble de l’indélicatesse, pour un premier ministre intérimaire, de saisir une telle occasion dans le but de faire admettre des préférences personnelles.M.Duplessis — Il n’y a pas de préférence personnelle sur cette question, tout le monde est d’ac*-cord.M.Oscar Drouin — Que le premier ministre dépose alors les mandats nécessaires.M.Duplessis — J’ai déjà déclaré au député de Québec-Est: Vous êtes autorisé à prendre toutes les procédures nécessaires contre ces personnes.M.Oscar Drouin — Je dois déclarer que lorsque j’ai agité la question devant le premier ministre, à la fin de janvier, il a consenti à *- —pu.- ?rtendr,ed« procédures et il m’a tante et que je voulais me proté- ‘v* quil a,,®it consulter ses offi ggP*» r.ipr< nnnr ci Isa rir*è« de déclarer que jusque vers les nre-miers jours de février, ie n’avais pas exigé cette condition du premier ministre.Ce n’est oue vers les derniers Jours de janvier que je lui ai demandé de poursuivre le sénateur Webster et les autres.Il ne m’a pas refusé.Est-ce assez clair?Ce que je demande, c’est que les mandats nécessaires soient émis immédiatement.M.Onésime Gagnon.— Est-ce que le député de Üuébec-Est.dans sr lettre de démission n’a pas laissé entendre que sa démission était due au fait que le cabinet avait refusé de poursuivre le sénateur Webster ?M.Drouin.— Je vais lire ce paragraphe et-le ministre des-Mines verra qu’il n’a pas été question de laisser entendre ce refus du procureur général au sujet de M.Webster.Dans cette lettre, j’en profitais pour exposer certaines réformes que je réclamais.J'ajouterai, en toute justice pour le premier ministre, qu’il y avait également dans cette lettre des choses dont il n'avait pas encore été question.Pour se protéger M.John Bourque.— Lors de la çéunion à laquelle participaient le député de Québec-Est et moi-même, au Saint-Louis, est-ce que je ne vous ai pas demandé dans quel but vous aviez écrit toutes ces choses, et que vous avez répondu: “Que la balance n’était pas impor- M.le Dr Paquette.— Ecoutez! Ecoutez! M.Oscar Drouin.— J’ai été convoqué à cette réunion le vendredi précédant ma démission.Il y avait egalement à cette réunion les honorables Auger, Bourque et Paquette.De quoi a-t-il été i irone fo"* procédures que nous pouvons prendre.Je n’en ai jamais eu lu satisfaction et je soumets la question pour que le procureur général, que je ne blâme pas.puisse procéder comme il le doit.M.Duplexais.— Je soulève un point d’ordre.Le député de Québec Est.après avoir dit qu’il ne me blâme pas.parait insinuer que nous ne voulons pas procéder.Je déclare ici que jamais il n’v a eu d’application pour nous inviter à procéder.SI les compagnies n’ont pas été poursuivies, c’est que le député de Ouèbec-Kst, alors qu’il était premier ministre et procureur général Ta probablement oublié.Le premier ministre n'o pas refusé de procéder M.Drouin.— m’attendais à cette remarque- L® premier ministre eursit dû me lelsaer poursuivre mon discour».Saves-voua.M.le trône.Le premier ministre » dé- journal le Devoir rapporte cette «1» me hettre pour ce» idées, quel- président, quelle était m* Phrase s du trône c^îie* déclaration dan» laqnetlfc I hono* I les qu en soient les conséquences, suivante?Je ne veux pas quil sett .— question?Fresque exclusivement d’une hydro.On venait me demander d’accepter une hydro dans l’Abitibi.Je ne voulais pas.Il n’a presque pas etc question des autres sujets.Je me avoir dit: “pour me protéger”.Le sujet principal pour lequel je nie suis séparé, c’est la question de I hydro.Je n'ai jamais dit que je voulais me protéger, mais j’ai déclare que j avais envoyé cette lettre parce que je n’étais pas capable de faire triompher mes points de vue et que Ton me refusait toutes mes demandes au point de vue de 1 hydro.Je ne regrette pas cette lettre.Et a ce moment jetais décidé a ne participer à aucune séance du cabinet, jusqu’à ce que mon point de vue fût accepté.Et, en fait, je n ai pas assisté aux autres séances.5,1 les ministres présents à Tentre-yue ont cru que je voulais me pro-teger, ils ont bien mal compris.J’ai écrit cette lettre pour exposer mon point de vue et pour ma garantie personnelle.M.Je Dr Paquette.— J’affirme de mon siege, sur ma parole d’hon- Lle,iLqU- l,e dé?uté de Québec-Est a declare, Jors de cette reunion, en ma présence et également en présence de MM.Auger et Bourque, quit avait écrit cette lettre afin de se protéger.Alors, contre qui se protege-t-on?Pas contre ses amis.Je dois donc constater que la mé-moire du député de Québec-Est n est guère heureuse.M.Oscar Drouin.— Si ma mémoire n est pas heureuse, nous al- nrolbS Un, n,arFhé: Ie secrétaire provincial et raoi-meme pour savoir ce que le public pense de no-Me mémoire sur les promesses que nous avons faites ensemble avec IL mon nationale.M.Henry Auger.— Je corrobore queUemarqUeS de M‘ Ie docteur pa- L Hydro et les autres questions M.Oscar Drouin.— Je m’attendais a cela.Même si c’était vrai, la cm ambre et la province jugeront resPectives.Même si c était vrai, qu’est-ce que M.Ste-yens a fait avant de se séparer de M.Bennett?Il a produit de la correspondance tout comme moi, et ca c est vrai.v M- ?uP>e”is’ TT Est ce que le député de Québec-Est, en dehors des séances du cabinet, n’a pas déclaré à maintes reprises, en présence ne plusieurs personnes, qu’il agissait ainsi, ù cause de son point de vue de l’Hydro, et que les autres questions n’étaient pas importantes, qu’elles ne comptaient pas?M.Oscar Drouin.— Voyez-vous la tactique?Si nous étions capa-b'e de faire croire à la province que seule THydro m’intéressait, ce serait habile.Tout ce que j’ai dit, c’est que parmi ces questions je considérais principalement la ques-Hon de l’électricité dans toutes ses difficultés et les aspects qu’elle représente.C’est ce que j’ai déc’aré ,à tout le monde.Je suis heureux de voir qu’on parle maintenant des conversations privées.M.Maurice Duplessis.— Il ne s’agit pas d’une conversation privée; vous avez dit ceci devant plusieurs personnes.M.Oscar Drouin.— A tout événement, je ne m’attarderai pas là-dessus.Je le répète: j’ai dit partout que je m’intéressais particulièrement à In question de l’électricité.Pourquoi n’ai-je pas demandé que nous procédions p’us tôt?Parce que je considérais — je ne sais pas si c'est une erreur que certaines questions controversées devaient être abordées avant la session seulement.parce que nous avions beaucoup d'ouvrage et que noua venions d’arriver.On m’a dit que j’ai été premier ministre intérimaire et procureur général et que je n’ai pas poursuivi, Quels sont les pouvoirs du premier ministre intérimaire qui remplace le premier ministre en vacances?Le premier ministre Intérimaire doit se borner à de» affaires de routine et à de* décision» non controversées.C’est d'ailleurs In ligne de conduite que m'avait dictée le premier ministre avant son départ.Je crois d’ailleurs que ce serait le comble dans le discours ciers pour s’assurer si le département avait bien le droit de procéder.Depuis le 10 février je Tai mis en demeure de poursuivre ces compagnies.Aujourd’hui il déclare qu’il veut les poursuivre et moi aussi.Alors qu’il dépose les mandats immédiatement.La gazoline En voilà un vrai trust difficile à combattre parce que la province n’a pas un grand contrôle sur lui, sauf lorsqu’il s'agit des taxes.Les prix de la gazoline sont excessifs.Nous payons l’essence plus cher qu’aux Etats-Unis, parce qu’il y a une combine.J’attire l’attention de mes compatriotes sur la nécessité de démolir ce trust s’ils ne veulent pas rester pauvres pendant que les autres races s’enrichissent.Sans doute voit-on des Canadiens français qui sont employés de ces stations de gazoline; aes essayeurs de vitres, des balayeurs, mais enfin tout le gros de l’argent qui découle de ce commerce, zéro, trois fois zéro, ça va aux Etats-Unis.M.F.-J.Leduc.— Est-ce qu’il n’y a pas eu un manque de confiance et de courage de la part de certains des nôtres, devant l’effort dans ce domaine?Souvent quelques-uns des nôtres avaient une belle organisation mais ils se sont empressés de la vendre pour retirer des profits plus élevés, sans se préoccuper de l’avenir de leur race.M.Drouin.— Quand nous parlons des trusts, cela ne veut pas dire — ’ pa que m.x aooe urouix «usait: (Je qui nous manque, c’est une âme vraiment nationale.A mon humble avis le gouvernement devrait faire une enquête générale et complète sur la hausse des prix de la gazoline.M.Drouin discute ensuite le discours du trône, et dit que c’est un chef-d'oeuvre complet, rempli d’expressions que j’ai rencontrées sur d autres lèvres, un chef-d’oeuvre débordant de termes ambigus, équivoques tendant à démontrer qu’on donne beaucoup alors qu’on donne très peu.C’est un chef-d’oeuvre de rédaction qui ne réussit pas à impressionner ceux qui ont Texpé-nence des discours du trône dans le passé.L'électricité Parlons de Télectriicté.J’ai Tin-tention de vider cette question.Il nous faut considérer tout d’abord 1 attitude des personnes et des parus.Cette question est devant le public depuis plusieurs années.Deux nommes ont accaparé l’attention de la population sur ce problème: le député de Québec-Centre et le chef de l’opposition, Thon.T.-D.Bouchard, qui a fait un gros travail dans sa ville pour solutionner ce problème.En 1932, la ville de Qué-bee a demandé le pouvoir de mu-nicipaliser.M.Ernest Lapointe a Piloté ce bill au comité.Nous avons été très heureux alors de la collaboration du premier ministre ac-lUr .Kerr Addison .Kaw Crow .King Kirkland Kenrlcla .Lake Geneva .Lakehlll .Lake Rowan ., Lamaque.Lafayette L.L.Leroy Mine» .,.Mackay Point .Madsen.Magnet L.Mai.Goldfield* McCarthy Web.Moffatt Hall nouv.Monarch.Mosher Murmao Norlake Obalskt Old Diamond Oriole.Potterdoal Pan Canadian Porcupine Lake Quebec Eureka , Red Gold .Routhler Cad.Rubec .,.Schrelber Séguin Rouyn .Scott Chib.Shawmar.Shenango ., Sigma .Slscoe Ext.Skookum .So MrKeucI* la.Smelters «old .St-Plerra Cad.Stanley Gold Sturgeon River .Tlblemcnt ta.Tonawanda .Wawbano Wendlgo.Wlnoga , .7 Went Red Lak» .Offre D-ro.35 .88 .92 — .61 .05 .06 .05 06 .13 .15 29 07 03 .22 .06 .07 .15 .17 .15 .17 20 .48 .51 .22 .26 .12 .14 30 .35 .10 .12 .26 .29 .3.7 .36 •11% .13% .29 .32 ,07 ,09 48 .51 .04% .05% .1 1 .05 .08 .72 .*f’ .77 .08 .08 .«11» .21 .23 .«;> 06 08 2,85 2.95 .17 .19 05 .07 «—» 86 .80 .83 .10 .18 65 68 9 00 9.50 .03 .06 .09% .25 .28 •— 1.05 .11 .14 44 .48 .41 .43 .09 .11 .10 .66 26 .29 .08 .10 .12 .24 .26 .29 —• ,21 .20 .12 .14 05 .06 .53 .37 40 0« .10 35 .37 32 .33 .10 .11 M» .13 09 iti .30 32 .22 .24 .25 .28 — 7.00 .46 .49 .16 .19 •03 % .05 .06 .08 20 .22 .21 .40 .43 •— .40 .00 -1U .13 .15 29 .30 .33 .00 .10 n* livrgs?Avis oux créanciers de la première assemblée à la suite d'une cession No TJ Dan* l'affaire de: DONAT BOUTHIUETTE, cantonnier, demeurant au No 5,l8 pe,a„s|jd(.Montreal, P.Q.DEBITEUR.tiASS *,t ?oané DONAT bouthil-LETTE.cantonnier, de la cité de Mon».Frovlm* de Québec, a,Vn M°^3 1937.fait une cession autorisée et ouc lu uuen!er 22cmRmtbl ^ 5“ créahclër» sera te-Vo uj .-H r mars 1937 à 2 hres tre a'i hureft" du Séques- Montréal ' chambre 31 - de Justice, Pour voua donner le droit de voter A ladite assemblée, 11 faut que la preuve de pr^uites^èmre1 «°tre soient aswtnblée.mBlus Bvant’ ce?reUft,iîiîi1 0ilt de* réclamations contre cette faillite devront produire entre 1*.mal»-, du gardien ou dtTsynmc cm sire te,m«üIifrem-rt»qV une distribution don.fil.Daté à Montréal, ce H niant ism Gardien .JOSEPH-G.DUHAMEL.No 152 rue Notre-Dame' est MONTREAL.P.Q.R» Si vous voyagez.adressex-veui au SERVICE DES VOYA.CES, LE ' DEVOIR”, Billets émis pour tous les pays au tarif des compagnies de paquebots, chemins de fer, autobus, aussi hôtels, assurances bagages et aeci-dents, chèques de voyages, passeports, etc.Téléphoné*: BEIair 3361* AdrewM-vous au Servie* de li-brairie du "Devoir", 430 Notre Da-I En EUROPE — AVEC ESCORTE — ANGLETERRE - BELGIQUE FRANCE - ITALIE - SUISSE — y compris — EXPOSITIONde PARIS Aller et retour ô bord du somptueux rapide Empress of Britain Déport de Montréal et Québec le samedi 26 juin 1937 C-48 JOURS — Londres, Ostende, Bruxelles, Paris (7 jours), Lourdes, Marseille, Nice, Mente Carlo, Rome (3 tours», Florence, Venise, Milan, Montreux, Genève, Lisieux, visites partout — Guide compétent Tous fra.s compris — par K/| *•£% personne.*¦ *1#^# A-Commc ci-dessus jusqu'à Paris sétour à volonté #325 B-Comme ci-dessus jusqu'à Paris, cl I j murs dans celle ville JffiiOü TERRE SAINTE et EGYPTE D-67 JOURS — Y compris voyage C cn Europe.Tous frais compris #H S'inscrira tôt pour éviter l'encombrement.Inscriptions, renseignements, passeport.Le Devoir-Voyages 430 Notre Dame ont Tél.BEIair 3361 .Montréal VUlOMt AAVH1 No Lc Ul-TOliv, /V>WI< I 1t4.i4j/ LA VIE SPORTIVE Les Leafs ont faibli mtwi vers la fin Boston a raison (Par XÆ.NARBONNE) I-es Maroons de Tommy Gorman ont réussi à vaincre les 'Leafs de Toronto, hier soir, au Forum, devant près de dix mille personnes, et cette victoire était bien méritée, car les locaux.se sont affirmés supérieurs à leurs rivaux après la pre* raière période, et c’est pas un résultat de 3 à 2 que le Montréal a remporté la palme.Les Maroons, par cette victoire, j vumpia eu nuis minutes se sont rapprochés du Canadien d* Jeu- Schmidt a ensuite porté le pour la première place de la sec-1 sÇ*>re à 2 à 0 quelques minutes lion canadienne, de la liaue de hoc- Plus tard après avoir pris une pas-key Nationale, et l’on doit mainte- ! se «e Dumart.Chicago a ensuite (liant considérer les hommes de compté son premier point, Trudel Détroit l’emporte de Chicago sur les Rangers Chicago, 111.12.— Les Eperviers Noirs, qui sont éliminés des détails de la Ligue Nationale, avaient rien a perdre hier soir, lis ont essayé de jouer rien qu’avec leurs jeunes recrues américaines et ils en furent quittes pour une défaite par un score de 6 à 2 aux mains des Bruins de Boston.« Tl n'y eut pas de point à la première période et à la deuxième Hoo-ley Smith compta en trois minutes Gorman comme des rivaux sérieux aux Habitants et nombreux sont ceux qui concèdent des chances au Montréal de finir en première place pour s’attaquer aux Ailes Rouges de Detroit dans les séries qui décideront du championnat du circuit Calder.Le début de la "mte semblait êtr la déroute des Maroons, car les hommes de Connie Smvthe eurent lin avantage très considérable dans les vingt premières minutes, et Adds et Davidson donnèrent une avance de deux points aux Torontois dans la manche initiale mai?les choses changèrent par la suite et il devint évident que les locaux allaient l’emporter.Cain se mit fort en évidence dans cette joute, car il enregistra les deux premiers points du Montréal, puis Russell Blinco eomp- déjouant Thompson sur une passe de Gottselig.Six minutes plus tard, Schmidt compta son deuxième point de la partie et alors qu’il restait un peu plus d’une minute à jouer.Clapejr compta sur une passe de Dumart.A la troisième période Romnes compta le deuxième point de Chicago,mais, Clapper et Getliffe parvinrent ensuite à déjouer Karakas.Ce fut une bonne occasion pour que les compteurs des Bruins améliorent ’es positions qu’il* détiennent déjà.Schmidt a fini la soirée avec deux buts et une assistance.Dumart a eu trois assistances.Clapper a fait deux points et H.Smith a pris un but et une assistance.La partie fut jouée sous protêt venant de Détroit et New-York parce que Chicago s’est servi de .-onnco comp- .aovi uc la le point décisif au milieu de la ! noilv*a»x joueurs, ce qui constitue *le période.},ne infraction aux règlements de La défense du club Toronto fut I l3 N»tjnale.Le major Me- tres faible hier soir, et si nous fai-! HauRhlin a déclaré que cinq de ses sons exception de Fowler, aucun i Jeunes recrues formeront le noeud loueur de la Ville Reine n’a ou ar- ! n 80,1 de Uan Prochain, refer les élans des Montréalais après! it^UXÎi SOw- Butrh Scheaffer, dr nue ceux-ci eurrnt déclanché leur c n •ejÎt-.1 ,nri’* Brink et Al grande offensive vers la fin de la Eleleth, Minn.; Ike Kling- 2e manche.| bell.d’Hancock.Mkh .et Bub La Les avants des Maroons péné-1 *^ie’ du Sa,Jlt Ste-Marie.traient à volonté à l’intérieur de la n AllRnement des équipes: ligne bleue du Toronto et Broda de-, ™*ston Chicago vait faire face à de nombreux Ian-, I hoinpson cers et finalement il dut baisser oa-viilon malgré tous les efforts qu’il i L?r.t,and lit pour bloquer les coups lancés jbeiland ans la direction de ses filets.La 3e ligne des Maroons fut sans contredit celle qui se comoorta le ueux hier soir et c’est grâce aux ; tannes répétées de Çain.Marker Gracie, si les Leafs ont été vain-! ’ ei ont perdu la chance de se itre sur un pied d’égalité avec le mréai pour la 2e position, a côté des visiteurs, Apps fut contredît Je meilleur iouep t> pius dangereux rival de Bill cridfie mais le gardien de but Faroons a fait des arrêts sen-n’.cis hier soir, et il a droit à .arec part des honneurs dt* ¦ rte Téouipe locale, c ”é éran Lionel Conacher s’est e.nenl mis en évidence au cours cette Diirîic car il fut très soli-sur la défense des locaux et le ¦9 train” a même fait plusieurs a 'mes dangereuses contre les G s ennemis.Le match d’hier fut l’un des plu .«des encore vus cette saison r .(oniréal et quoique la mise en i chec fut assez dure, l’on ne doit nas considérer ce’te partie comme r1 an! élé brutale et d’ailleurs les ar biires Stewart et Smith n’eurenl cu’à punir trois joueurs qui avaien fait tomber leurs rivaux.Les spectateurs ont été émerveil-’ ¦‘s de l’exhibition fournie par les deux clubs aux prises et la tenue des rivaux étaient vraiment édifiai!-’/ car de chaque côté l’on faisa but" défense défense centre Beattie aile Goldsworthy aile Subs.Boston: Getliffe, Karakas KlingbeM Levinsky Gottselig Trudel Kelly Sands, Clapper, Dumart, Smith, Schmidt! Hn’lett, Mantha.Subs.Chicago: P.Thompson, Burke, wiefoe.Romnes, Paîangio, Blair.Laprairie, Suomi.Brink, Schaeffer.Arbitres: Dye et Campbell.Première période *ucim point.Punitions: K'ingbell el Clapper.Deuxième période t—Boston, Smith 9—Boston.Schmidt 3— Chicago, Trudel 4~Boston, Schmidt Aucun» punition.Troisième période «—rUjeago Romnes 7— Boston, Claonpr 8— Boston, Getliffe 3.00 0.55 11.35 18.25 8.15 15.30 18.10 Belle fin de semaine pour les skieurs Si les skieurs ont souvent pesté contre la température cet hiver, ils n /l rs f rtt ¦ A , v «L _ _1 * 1 a v-vïc i un lajsa ; r v «im t* iiiver, iis efiorts inouïs pour s’assure! jonl guère à se plaindre depuis i i victoire et l’on doit reconnaltn I tlue*tl,u® temps.Les conditions alite 0 est le meilleur club qui 1 [ mosphériques et l’état des pistes, l’D Itl lïTU’l P lî» Uolrun PH «g* o i n I î a n nnn t A _* .New-York, 12 (P.A.) -Les Ailes Rouges, de Détroit, ont porté leur avantage en tête de la section amé- ' ricaine de la Ligue Nationale en battant les Rangers par un résultat de 4 à 2 en présence d’une foule de 9,000 personnes hier soir à Madison Square Garden.Malheureusement il se peut que cette victoire soit coûteuse car Larrie Rurie a été gravement blessé et il se peut qu’il soit forcé de rester inactif pendant les détails de fin de sai son.Butch Keeling a enregistré le premier point de la partie sur une double passe de Murdock et Heller mais dix secondes plus tard Aurie égalait le résultat.Un peu plus tard Pettinger donnait l’avantage aux champions en acceptant une passe de Goodfellow.Il n’y eut pas de point à la 2ème période et à la 3ème Sid Howe porta le résultat à 3-1 sur une passe de Wally Kilrea.Mel Colville compta le deuxième point de New-York sur une passe de Shibicky et alors qu’il restait moins de deux minutes à jouer Hec Kilrea prenait une passe de Martin Barry pour compter le dernier point de la soirée.La joute fut dénuée de toute brutalité et il n’y eut pas de punition.La blessure qu’Aurie s’est infligée fut accidentelle.A la deuxième période Aurie fonça et Art Coulter le força le long de la clôture.Aurie culbuta et Coulter tomba sur lui.Il resta étendu sur la glace et on a dû le transporter aux quartiers de son club.Après un examen préliminaire le Dr Henry Clauss, le médecin régulier du club, a déclaré qu’il faudra radiographier la jambe pour savoir au juste si quelque petit os n’a pas été fracturé.Douglas Young, le capitaine de l’équipe, et Orville Roulston, joueur de défense, ont aussi été victimes de fractures aux jambes plus à bonne heure cette année.Rangers —- Buts! Kerr; défenses: Coulter et Heller; centre: Pratt; ailes: *M.Colville et Shibicky.Substituts: Johnson, Boucher, Dillon, Murdoch, Keeling, Cooper, Watson, Patrick.Détroit — Buts: Smith; défenses: Goodfellow et Bowman; centre: Pettinger; ailes: H.Kilrea et W.Kilrea.Substituts: McDonald, Lewis, Aurie, Barry, Howe, Sorrell, Bruneteau, Kelly, Gallagher.Arbitres: Mitchell et Mickey Ion.Première période 1.Rangers, Keeling (Murdoch, Heller) ______ 5.10 2.Détroit, Aurie .5.20 3.Détroit, Pettinger (Goodfellow) .11.45 Punition: Aucune.Deuxième période Pas de point.Punition: aucune.Troisième période 4.Détroit, Howe (W.Kilrea) (1.53 5.Rangers, M.Colville (Shibicky).11.50 6.Détroit, H.Kilrea (Barry) 15.31 Punition: Aucune.RICHE SAVEUR • AROME AGRÉABLE FORCE MOYENNE L£ TOUT EST RÉUNI DANS LE TABAC À FUMER La Oie B.Boude Limitée—Vieille maison de Quebec.Commerce établi en 1841 «O SâlNE • FORTE • BIENFAISANTE D’imposantes funérailles à Howie Morenz rem porté la palme.Alignement des équipes : TORONTO.- Buis: Broda; dé muses: Hamilton et Dav: centre Anns; ailes: Drillon' e* Jackson annonce comme le meilleur que •ions aurons encore eu cet hiver.Il y a de la neige en abondance el une couple de pouces de» neige molle couvre partout la surface.Le thermomètre, hier matin, marquait en moyenne 5 degrés sous zéro entre Piedmont et Sle-Agathc et il n’a remonté que fort modérément durant la journée.Il n’en faut pas plus pour inciter n»s enthousiastes du ski à s’organiser pour de belles randonnées.Au Pacifique Canadien, on se prépare à transporter des foules encore plus considérables que la semaine dernière, alors que près de 7,00(1 skieurs empruntèrent samedi et dimanche les trains réguliers et spéciaux qui font le service du Nord.Si ce chiffre est dépassé cette semaine, la Compagnie aura battu son record de tous les temps.Un grand nombre de skieurs américains sont aussi attendus dans les Laurentides; un seul train spécial venant directement de New-York doit en amener près de trois cents à Ste-Agathc et St-Jovitc samedi matin, en passant par Montréal.C’est le premier train de skieurs tout-wagons-lits qui nous vienne ainsi des Etats-Unis.Au programme des concours figurent deux événements importants qui attireront sûrement beaucoup de spectateurs: un tournoi pour les championnats du Canada pour les femmes à Ste-Marguerite et un tournoi final de ski à Ste-Agathe.Troisième période 3 Prov.: McManus-Keatiug- O’Neil .5.07 4 Prov.McManus-Keating-Le- sieur .*.0.04 0 Prov.: Dugnid-Motter .li.n 6 Prov.MoUer-Duguid-Leduc 12.07 7 Pitta.Starr-Deacon-Giroux 13.45 8 Prov:.Farrant-Lowery-Le- V,.19-44 ixiiuir.Le Champêtre est déclassé par St-Jérôme Le Saint-Jérôme, champion de la gue 'Provinciale, a remporté une ictoire facile sur le Champêtre, ui a décroché le championnat de » ligue Mont-Royal et qui a élimi-é le Concordia des séries de dé-ul de la Q.A.H.A., lorsque les hamnions du nord ont vaincu urs rivaux par un résultat de 11 0, hier soir, dans la deuxième artie de la série éliminatoire.Les érûmiens remportent la palme nar m total de 17 à 3 et ce résultat in-’ique la grande supériorité des •hampions de la ligue Provinciale ,ur leurs adversaires.Composition des équipes: JT-JEROME Trépanier Giroux Waters doussette Desjardins iGPierre CHAMPETRE Mercier McDonell Bourgoin Jeannette Thibeault Brunet buts défenses défenses centre avant - avant UIIC M-Jérôme, subs: Lusignan.St-Micbel, Morin et Hamelin.,, Champêtre, subs: Lusignan.Pou-liot, Curran et Castonghav.Arbitres: Bennett et Carroll.Première nériode 1 St-Jér.: Moussette .4.03 Punitions: Giroux et McDonnell, o e.x .Deuxième Période 4 gt-Jêr.: Moussette .7.51 3 St-Jér.St-Pierre-Moussette 10.20 4 St-Jér.: St-Fierre-Morin .15.34 fi SGPierre .v.ifi.oo 7 gî'ur': jM°rJn-St-Pierre .16.10 7 SWér.Huguet-Giroux .19.12 HameHn *'
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