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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 20 mars 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1937-03-20, Collections de BAnQ.

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Montréal, tamed! 20 mart 1937 X2DACTION CT ADMINISTRATION 4S0 1ST.NOTRE-DAMi MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE s.BEUir 3161A SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction BEIair 2984 Cas encore très rares chez nous.Quand les hommes qui parlent aussi longtemps se rendront-ils compte que.sauf des ,cas très très rares, il ne leur est nas possible de ne pas lasser leur auditoire?Quand se rappelleront-ils que l’auditeur moyen n’est capable nue d’une certaine somme d’attention et qu’à vouloir mettre trop de choses ensemble on risque qu’elles se nuisent les unes aux autres, qu’elles se masquent mutuellement?Et qu’il n’est pas de meilleure proie pour un adversaire habile qu’un trop long discours?11 lui suffit de frapper avec vigueur sur deux ou trois points particuliers pour qu’on oublie le resle.T)e tous les orateurs, ce sont les psrlementaires qui.d’habitude ont le moins d’excuses pour parier très longuement.Car ils ont tant d’occasions de se reprendre.Prenez ces Iron copieux discours sur l’Adresse, par exemple : on pourrait en faire l’objet de quatre ou cinq interventions intéressantes, qui auraient chance de frapper et de retenir l’attention.En bloc, qui peut beaucoup s’y intéresser?Les journaux, parfois, font un grand effort pour donner Intégralement ces longs textes.Mais combien de leurs lecteurs passent tout simplement par là-dessus, disant: C’est trop lonqf ou, plus optimistes, déclarent: Tiens, je vais mettre cela de côté, je le lirai plus tard.et n’y reviennent plus?C’est lord Tweedsmuir, si nous ne nous trompons, qui conseillait jadis à nos orateurs de faire court, Et c’est l’une des choses dont il faudra lui être reconnaissant.Tec-Echo Tec-Echo, c’est le bulletin mensuel des étudiants de l’Ecole technique de Montréal.Nous lui sou-haitans une très cordiale bienvenue.LTlcole technique existe depuis ¦de longues années déjà.Elle a vu passer de nombreuses générations d’écoliers.La plupart n’en connaissent que les expositions annuelles, où l’on voit, sous forme de machines, de dessins, etc., le résultat du travail des élèves.Ces élèves, on ne les connaît guère.Ils forment, oeoendant, une masse considérable.Us ont leurs aspirations, leurs désirs et.demain, à titre de contre-maîtres, de surveillants, de chefs d’industries, ils tiendront un rôle considérable.Tec-Echo est l'écho des sentiments -de cette masse de jeunes gens, le témoin des sentiments qui les animent, du travail qui se fait chez eux.Nous lui souhaitons de nouveau succès.O.H.Le carnet du grincheux L’un de nos lactaurs vient de faire une découverte: Walter B.Pitkin est auteur d’un volume intitulé: Coiirte introduction 3 l'histoire de le etupidité humaine.C’est sens te moindre doute une autobiographie, * * ?L’autobiographie, mon cher Toto, c’est une manque d'auto réservée eux gens de lettres; c'est aussi le seule que la plupart d’entre eux puissent se payer, w * » Mise en ébullition per le feu de l’éloquence, la Chaudière s'apprête i déborder.?* ?Un loustic prétend que le sucre d’érable en Beeuce ne sera pas cette année car.haméllsé.* ?* Tout fument encore d’une élection.M.Oscar Drouin se dit prêt 1 en faire une autre illico.L'atmosphère des assemblées, lourde de la fumée des pipes, agit-elle comme une drogue?* or * Quand if est question de brefs d'élection dans le loi électorale, cela ne s'applique évidemment pas eux discours.Sur une lettre de Maître P.-E.Gagnon Le Canada d’hier matin a publié une lettre ouverte de M.P.E.Gagnon, avocat de Rimouski, adressée à M.le docteur Philippe Hamel, député de Québec-Centre, et préfacée de la lettre d’envoi suivante 4e M.Gagnon au directeur du Canada: M.le Directeur du “Canada”, Cher Monsieur: |e vous inclus une lettre ouverte pour publication en “tribune libre” sous me signature.Pour des raisons que |e ne puis comprendre.“Le Devoir’’, après avoir donné l’hoepitslité au Dr Hamel pour fair# sur mon compto des insinuations basées sur une lettre confidentielle, et pour porter, i l’aide de données faussées, des accusations, émaillées d’expressions de menteurs, valets, roquets, etc., sur les prétendues attaches du groupe avec lequel je travaille, ne trouve plus d’espece pour une réponse qui reste toujours dans le domaine de la vie publique.Cas propos ont eu un certain retentissement i Montréal et ont pris dot proportions considérables i le campagne.Vous m’obligeries donc «i vous vou-lie* publier au plus tôt le communication indus# in extenso.Faut-il es demander s’il n'y a pet en somme plus de largeur de vue* dans le* vieux partis que dans la prétendue indépendance absolue, telle que pratiquée, et dans tout le* clans surgi* récemment?Vous remerciant d’avsnca, veuilles me croire, char Monsieur.Votre tout dévoué, (elgné) F.-I.GAGNON Pour éclaircir cette affaire le Devoir croit bon de verser au dos- (Sulte à la page 2) * ?* M.Bouchard fait des considérations philosophiques sur le résultat de l’élection beauceronne.Il croit que l'opinion publique “n’est guère enthousiasmée de le façon dont le premier ministre administre les affaires de la province de Québec".C'est un peu tard pour le voir., et surtout en profiter.n n h Tout fier citoyen est prêt à sacrifier son autonomie au gendarme qui le défend contre les voleurs.* * * Le violon du Canada et celui du Soleil sont en plein désaccord eu sujet de l'affaire de la Commission de chômage.Sûrement l'un des deux e tort.La raison du plus fort est toujours la meilleure", nous prévient un proverbe.C’est donc le Soleil qui a raison et le Canada qui est dans les pommes.* * * Un homme qui connaît la Beauce pré-tend que c'est le fameux train de Québec qui a failli faire dérailler Perron.g * * Tous les collèges électoraux de campagne son! plus ou moins xénophobes.Ils trouvent l'élection une aubaine à condition qu'elle n’epport* pas d’aubain».Le Grincheux 1 “W" LI DEVOH, MONTREAL.SAMEDI 20 MARS 1937 VOLUME XXVIII » No L’instituteur et le journal L'instituteur doit se renseigner pour enseigner — Le journal d'opinion renseigne et enseigne — Ne mérite-t-il pas plus que tout autre de rester le journal de choix des gens sérieux, dont les instituteurs?La conférence de M.Georges Pelletier aux "vendredis' de l'Ecole normale Le conférencier d’hier au* "vendredis” de l’Ecole normale était M.Georges Pelletier, directeur du Devoir: il avait choisi comme sujet de sa causerie Vlnstituteur et te journal.M.Pelletier a clos la troisième de ces séries de causeries hebdomadaires organisées par le Cercle Pé-daaoaioue Desrosiers.L’instituteur doit se renseigner pour enseigner, dit M.Pelletier, car.ouoi mie vaillent les programmes, ai belles due soient les écoles, si bien élaborés nue soient les manuels.cela ne rapportera tout le bien du’on en attend due dans la mesure où le maître est de jugement êouüibré.d’intelligence précise, bien orientées le cerveau ouvert aux leçons du passé, aux nécessités du présent, aux problèmes de l’avenir.L’instituteur lit des journaux, ou mieax.queldues journaux, afin de se tenir au courant de l’actualité.Qn’d en Use une demi à trois «¦arts d’heure par jour, c’est déjà beaucoup, cola suffit pour se ren-•aigner.fl n’en doit jamais faire sa lecture de préférence, sa lecture «le chevet, car le journal n’est nas desiiaé è cela: le journal, c’est une approximation.Ainsi limité quant au temps à donner à la lecture des journaux, l’instituteur est sage s’il choisit, s’il lit de préférence les journaux oui serviront le mieux les vins ou’ü recherche.Les instituteurs qui, d’instinct, sont des nationalistes modérés — non pas au sens politidue.mais au sens national du mot — doivent lire, liront de préférence des journaux canadiens, des tournaux de langue française.Quatre types de quotidiens M.Pelletier distingue quatre tvpes de quotidiens — le journal politique, le journal d’information, le joarnai d’affaires, le journal d’opinion mais en faisant observer oue ces divers types tendent à se çompénétrer.C’est ainsi aue tout journal est forcément un peu journal d affaires, que le journal politique doit parfois prendre l’aliure dun simple journal d’information pour protéger son tirage, que le journal d opinion ou.le journal dopinion sans nouvelles, n’existe plus guère, n’existe même plus.Ouel que soit le degré de compénétra- Avis de décès GIROUX.—A Montréal, le 1S mars, a 1 âge de 72 ans, est décédée madame Olympe Giroux, née Anna Giroux.Les funérailles auront lieu lundi le 22 mars.Le convoi funèbre partira du numéro 4223 Marquette, à 8 hrs 15, pour se rendre à l’église de l’Im-maculée-Conception.De là au cimetière de la Côte-des-NTeiges.Parents et amis sont priés d’v assister sans autre invitation.La défunte é4ait Dame de Sainte-Anne et ter-fiaire de Saint-François.NECROLOGIE - A Montréal, le 1», à 70 Barrette, époux d'Emilie BARRETTE an*.Théodore Plnsonneault.BEAUDOIN — A Montréal, le 18, A 8 ans, fille de Louis Beaudoin et de Marie-Rose Tessier, BOULET — A Montréal, le 18.à 46 ans.Albert Boulet, époux de Béatrice Ménard.CARRIERE — A Montréal, le 17.à 85 ans.Maria Doré, épouse de Vlncent-Fer-ner Carrière, de la maison Carrière et Se-nécal.CHEVRIER — A Montréal, le 17.A 71 ans.Mme veuve J.-Aldérlc Chevrier, née Emma Lamarre.COLLERJE7T — A Montréal, le 19, A 25 ans.Marcelle, fille de Roméo Colleret et de Maria Lescarbeau DAIONEAULT — A Montréal, le 18.A 57 ans.Arthur Dalgneault, De ROBTAINd — A Montréal, le 18, A 62 ans, Emile de Rostalug, époux d Emma Lafontaine.DOTAL — A Montréal, le 19.A 88 ans, Mlle Adélaïde Duval.FRANCOEUR — A Montréal, le 17, A 23 ans, Lucien, fils de feu Georges Praneoeur et de feu Corona Martin, QAUVREAU — A Montréal, le 17.A 77 ans, Mme veuve Edouard Oauvreau, née Alphonsine Raclcot.GIROUX — A Montréal, le 19.à 72 an».Olympe Qlroux, née Anna Glroux.CVUERIN —¦ A Montréal, le 19.A 59 ans, I.éandre Guérin, époux de Georglne Lé-toumaux, LACOMBE — A Montréal, le 19, A 48 aivs.MmfHtinrl Lacombe, née Roslna Gagnon.LAFORCE — A Montréal, le 17.Fortunate, fille de feu Evarlate Laforce et de feu Azllda Gulmond.LA VER DURE — A Montréal, le 17, A 25 aas, Bernadette Laverdur*.LEROUX — A Montréal, le 18.à 76 ans.Mme Emmaüa Leroux, née Clorlnthe Melo- dis.1 ES AGE — A Loulsevllle, le 18, A.-E.De*»!»' Appux de Gracia Luplen.I.OISEAÜ — A Montréal, le 19, A 27 ans.Thérèse, fille d Orner I.oiseau et de Bernadette Bernabé.VORMANDIN — A Montréal, le 18, A 70 ana, Mme veuve Vlcter Normandln, née Corinne Laforce, OUIMET — A Montréal, le 16.A 40 ans.AvroiJLi^crolx, épouse d’Elphège Ouimet, PERREAULT — A Montréal, le 18.A 68 ans.Louis Perreault, époux de Clara .Tuai- T®.PIGEON — A Montréal, le 19, A 48 ans.Emmanuel Pigeon, époux de Blanche Lé-toumeau, I*OUPART — A 8t-Maxlme.le 18.A 70 Mis.Mme Pierre Poupart, née Corinne Brosseau.ROY — A Montréal, le 17, A 70 ans, Mme veuve Joeeph Roy.née Emma Meü- RÔY — A Montréal, le 19.A 81 ans, no- tion.cependant, des divers types de journaux, un quotidien donné se rattache néanmoins à tel type plutôt qu'à tel autre.L’instituteur éclairé et qui veut se renseigner ne lit ni le journal de parti, qui démiarque ou inutile l’information pour la coucher au lit de Procuste des exigences de son parti; ni le journal sensationnel, qui dramatise et mélodramalise tout et cherche avant tout, par-dessus tout et toujours l’imprévu, l’extraordinaire.le sensationnel, même le monstrueux.Il peut lire, en y apportant de la circonspection, le journal d’information moyen, celui qui fait sa devise de la formule du Times de New-York : “All the news that’s fil to print”.Il lira de préférence le journal d’information modéré qui, ayant des idées et des opinions et les exprimant, formulant des jugements et les étayant, se rapproche du journal d’opinion du temps présent; ou le journal d’idées qui, donnant la nouvelle importante et la commentant, est au vrai le survivant du journal d’opinion tel qu’on le connut autrefois, accommodé, non pas aux goûts, mais aux nécessités du temps présent.Renseigner mois enseigner Ce qui caractérise le journal soucieux de sa mission, c’est le souci d’informer, mais aussi d’éclairer, de travailler à former l’esprit public tout comme l'instituteur travaille à la formation de l’enfant, de l’ado-îescent.Le journal ne doit pas se contenter de faire connaître le fait, de le commenter de manière indirecte par la disposition typographique de la matière où le journaliste le raconte, mais aussi, pour le faire comprendre, d’en dégager les principales causes, d'en indiquer les maîtresses conséquences.Le journal d’information perd souvent sa capacité de propagateur d’idées à cause de son extrême souci, pour garder un tirage étendu.l’accroître même, de ne heurter aucune catégorie un tant soit’ peu nombreuse de ses lecteurs; d’où découle cette loi que, le tirage du journal augmentant, la qualité idéologique des notions générales qu’il communique à ses lecteurs diminue dans les mêmes proportions; c’est le nivellement des classes intellectuelles de la société au point le plus bas.Mesure de la valeur d'un journal On peut mesurer la plus ou moins grande valeur d’un journal, considéré en tant qu’institution sociale, à la façon dont ses informations et les comptes rendus qu’il donne de la situation économique et politique fortifient et préparent l’esprit de ses lecteurs.L’influence directe d’un journal sur la politique varie souvent en proportion inverse de l’importance du tirage.Pour maintenir des journaux d’opinion, peu pavants, mais astreints aux mêmes charges fixes que les grands quotidiens populaires, il faut un public de niveau élevé, d’instruction generale, de pensée indépendante.Dira-t-on que la catégorie des instituteurs n’entrerait pas dans ce public?Certes, le journaliste d’opinion ne rencontrera pas toujours l’assentiment de ses lecteurs; il ira ius qu’à leur déplaire, à les irriter, à prendre la contre-partie d’idées et de sentiments qui leur sont chers, a se risquer aux désabonnements; mais, du point de vue intellectuel, ces heurts, ees ditférends même, ne sont-ils pas plus stimulants, plus fouetteurs de l’idée, de la pensée, qu’une politique de balançoire dans le vide, qu’un détachement manifeste de tout ce qui est d’ordre intellectuel, qu’une plate complaisance envers tous les lecteurs?Le journaliste pourra se tromper, se prononcer trop vite et trop net.parce nue sa besogne est “corruptrice en sa rapidité’’, qu’elle l’oblige à prendre immédiatement position à l’égard du fait actuel, qu’elle eu fait un touche-à-tout sans cesse tournoyant.Malgré tout, le journal d opinion, à cause de sa recherche constante de la vérité, de servir un peuple, un groupement, dans ses intérêts les plus élevés, ne mérite-t-il uas Plus que tout autre d’être, de devenir, de rester le journal de choix des gens sérieux?Lire les beaux livres Quelque orgueil que j’aie de ma profession, de la carrière que je suis depuis trente ans, conclut M.Georges Pelletier, je dois répéter avec un Journaliste américain que le journal n’est pas un cours d’enseignement où le lecteur peut poursuivre ses études.Si la lecture des quotidiens est distrayante, intéressante.voire utile, elle ne remplace pas une demi-heure passée de temps a autre dans la fréquentation Intime Pour un parti national fédéral (Suite de la 1ère oemoi Politique extérieure U y a la question impériale, l’orientation de la politique extérieure du Canada.Les députés ca-nadiens-français, à quelque parti qu’ils appartiennent, sont d’instinct hostiles à tout ce qui sent le militarisme ou l’impérialisme.Tyrannisés par la discipline rouge ou bleue, ils laisseront voter nombre de mesures d’allure inoffensive qui nous engagent dans l’engrenage et n’oseront s'insurger que lorsqu’il sera trop tard; libres de leurs mouvements dans les rangs d’un parti national, ils se montreront intransi géants toutes les fois qu'il s’agira de dépenses militaires ou de précédents impériaux et n’attendront pas d’être mis en présence d’un projet de conscription avant de se dèciat à protester et à combattre.Us useront, pour convaincre l’élément anglais, des arguments que la presse libre et les groupements indépendants font déjà valoir chez nous: à savoir la leçon de la grande guerre, les charges écrasantes que nous a values notre participation inconsidérée à cette aventure, le fait que nous sommes une nation américaine, que nous devons faire une politique améri eaine.En dépit du sentiment impé rialiste qui demeure vivace chez la plupart de nos Concitoyens de langue anglaise ils réussiront à se découvrir des alliés un peu partout, chez les Canadiens de Naissance par exemple, dans les partis radicaux, travaillistes et agraires qui ont manifesté à maintes reprises leurs sentiments antimilitaristes.—u* 5r*u1*' épouxe ®Jh" Irw noce* a» jo- j des écrivains qui ont illustré et nui STm*.j ™"*im*"t d'i,h,s,rpr * P«r "génie EmlU» LAjeunsM», époux* d'Omer Ruel.français.m WEIJJnfton ms Siégé Social: 2630 NOTRE-DAME OUEST La Comp&gnts d’Auurance Funéraire LRGEL EC1JLGIE, LIMITEE Incorporé* par Lettre» Patente* de la Province de Québec au capital da 1150000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux «n conformité avec la loi dee assurance», sanctionné* par le Parlement d* Québea le 22 décembre 1016.Dépôt d* *23.000.00 au Gouvernement — Salons mortuaire» à la disposition du Dublin SERVICE JOUR ET NUIT.puoun GEO* V Fondée on ISM Directeurs de funérailles Limités SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE rue Rachel let.Immigration et colonisation , Il y a la question de l’iramigra-fion.Les»Canadiens français sont naturellement opposés à une politique d’immigration à outrance qui a pour but, secret mais percé à jour, de les noyer et qui ajoute l’insulte au préjudice en faisant servir l’argent qu’ils versent en impôts à subventionner un envahissement du territoire qui ne vise qu’à amoindrir leur influence.Ce n\st évidemment pas de cet argument intéressé que nos députés nationaux doivent se servir à la Chambre.Ils peuvent représenter avec beaucoup d’à-propos que l’immigration subventionnée est fort coûteuse et qu’elle n’a donné que des résultats dérisoires dans le passé, qu’il ne saurait être question de faire venir des immigrants tant que nous aurons chez nous des chômeurs.Ils peuvent surtout adopter cette attitude inattaquable, a savoir que si le Canada doit dépenser des millions pour accélérer le peuplement de son territoire, les enfants du sol doivent être les premiers à profiter de l’aubaine et qu’il ne saurait être question d’attirer des étrangers quand la province de Québec peut fournir des milliers de colons de toute première valeur, 60,000 eu 100,000 fils de cultivateurs qui cherchent où s’établir.Ce sera le temps de réclamer une politique fédérale de colonisation au lieu d’une politique d’immigration.Les provinces des prairies ont fait admettre à plusieurs reprises par le pouvoir central qu’un problème regional tel que la sécheresse devenait un ‘problème national" dès qu’il prenait de l’ampleur: des députés nationaux devraient se prévaloir de ce précédent pour faire reconnaître que le problème de l’établissement de nos jeunes ruraux du Québec est un problème national piiis-qu U affecte des milliers et des milliers de ruraux et obtenir une aide efficace du gouvernement fédéral.Autonomie provinciale Ce sont les Canadiens français qui ont exigé en 1867 la création d un Ltat fédératif; ils sont donc les premiers intéressés à la sauvegarde de l’autonomie provinciale, t lus la juridiction des provinces est étendue, plus nous sommes assurés de demeurer les maîtres chez nous, dans le Québec.Et l’expérience nous enseigne que.dans Tes domaines qui sont du ressort fédéral, nous devons^nous résigner le plus souvent à uitc législation et à une administration étrangères à notre mentalité et contraires à notre intérêt.Or, il existe dans les provinces anglaises un mouvement centralisateur de plus en plus puissant qui influence les deux grands partis et vise à réduire les gouvernements provinciaux au rôle de simples “conseils de comté’’.Jusqu’à présent les intérêts des politiciens provinciaux qui ne voulaient pas consentir à se départir de leur influence et à se dépouiller de leurs sources de patronage ont bloqué le mouvement; mais 11 se joue une grosse partie autour de la révision de la constitution.Et la situation exige la plus grande somme de vigilance de notre part.C’est le gouvernement provincial, sans doute, qui est le mieux en mesure de défendre nos intérêts sur ce point; mais la collaboration d’un parti national fédéral ne peut que lui être précieuse.Nos députés nationaux a Ottawa pourraient compter sur les alliés naturels, surtout chez les gens des Provinces Maritimes.On sait que les Maritime Rightrrs’’ considèrent la Confédération comme un malheur pour leur région, que les drapeaux étaient en berne en certains endroits de la Nouvelle-Ecosse en 1927, lors des fêtes du soixantenaire du pacte.C’est l’opposition irréductible du Nouveau-Brunswick qui a fait échouer le projet de révision de la constitution lors.de la conférence fédérale-provinciale.il y a un an.Les droits du français Il y g enfin la question des droits du français, à laquelle se rattache celle des droits des Canadiens français qui n’entendent pas qu’on les traite en citoyens de deuxième zone en leur rognant leur part légitime de positions, de travaux publies, d’octrois.Ce sont là des revendications proprement canndien-nes-frmiçaisYs qui ne sauraient intéresser aucun groupe de langue anglaise.Et nos députés nationaux devront déployer de la résolution et de l'habileté, pratiquer avec art une politique de réciprocité des concessions.Avec l’introduction du timhre-I poste bilingue, jl y a quelques années et celle de là monnaie bilingue à Ig dernière session, l’égalité des deux langues est pleinement reconnue en théorie, même si l’article 133 de la constitution, charte du bilinguisme canadien, est insuffisamment clair; mais on sait quel traitement on fait en pratique à la langue française dans l'administration fédérale.Des députés, bleus ou rouges, ne peuvent s'atteler résolument à la tâche de faire respecter les droits du français, et des citoyens de langue française, qui exigent des escarmouches incessantes sur des points de détail, sans se rendre insupportables à leurs copartisans et s’exposer à se voir réduire à la portion congrue lorsqu’il s’agit de la distribution de la manne ministérielle.Des députés nationaux dont ce serait la mission propre le feraient par intérêt électoral tout autant que par sentiment du devoir national: ils se formeraient en comité de vigilance qui surveillerait toutes lés nominations et promotions dans le fonctionnarisme, la préparation des crédits, l’octroi des contrats, la publication des documents officiels et des publications fédérales, l'administration de la radio officielle et des rhemins de fer nationaux, et batailleraient de façon méthodique et persévérante sur tous les théâtres où cela s’impose, à la Chambre, aux comités paElementaires, dans les coulisses, dans les bureaux des hauts fonctionnaires, pour obtenir des résultats.Travail de grîgnotemenf L’élaboration et l’exécution d’une politique extérieure purement canadienne et américaine, affranchie du joug impérialiste, le remplacement de l’immigration subventionnée par la colonisation, le maintien de l’autonomie provinciale, la défense du particularisme français, voilà un programme bien propre à soulever l’enthousiasme de l’électeur de langue française, voilà une oeuvre qui peut employer longtemps et utilement les energies d’un groupe de députés nationaux.L’oeuvre ne se réalisera pas d’un seul coup, c’est miette par miette qu’il faudra grignoter la part de gâteau que nous refusent nos associés anglo-canadiens.La lactique favorite, la tactique souverainement efficace, dont devront user nos députés nationaux — on s’est complu à le répéter au cours de ces articles—c’est le jeu des alliances, c’est l’exploitation à fond de ce que nous sommes habitués à appeler la balance du pouvoir.Les chefs du parti national devront se défendre contre toute sympathie envers l’un ou Vautre groupe parlementaire, faire flèche de tout bois, adopter une attitude modérée mais sans négliger de se servir auprès de leurs collègues de langue anglaise de l’argument du danger que présente pour l’avenir de la Confédération l’existence de groupes séparatistes ou extrémistes chez nous.Ce qu’il importe de changer, ce sont nos méthodes d’action politique qui se sont avérées absolument inefficaces pour la défense de nos intérêts propres.C’est par une politique qu’ils auront eux-mêmes conçue et qui ne leur aura pas été dictée par d’autres, c’est par une politique dé marchandage profitable, de légitime pression, que nos représentants à Ottawa assureront à l’élément français, comme à la grande époque de LaFontaine, force, prestige et influence au sein de la Confédération.Pierre VIGEANT r>» és votre lottr* qui revient sur àts féitx, Tordra public «i veut I* voûtes !»•*».et sur certain*» attitude» d* M.Hamel, mais sur des point» qui n’eclai-ront pas du tout la question.Au «urplus, j* vous fais remarquer que votre lettre h propos de M.Hamel O paru dans tes journaux la lour même ou jo l’ai reçue à Montréal.Lo “Devoir" n’aime pas à publier das taxtoa qui ont déjà paru aillours: notre espaça ost trop limité pour cala.SI VOUS VOULEZ REPONDRE A M.HAMEL SUR LE FOND MEME DE LA QUESTION.NOS COLONNES VOUS SONT OUVERTES.Nous avons pris la parti, il y a dé|é deux ou trois semaines, pendant votre absence, do supprimer de» “lettre» au Davoir” tout ca qui est louange exagérée ou attrapade inutile, soit pour, soit contra M.Dupteuis, soit pour, soit contre M.Hamel, parce nous considérons que rien de cola no peut aider à tirer la question au clair.'Vous remarqueras également que chaque fois que vous nous avex écrit iutqu’ici, nous avons publié vos lettres, en vous suggérant dans une couple do circonstances certaines retouches, qua vous avos bien voulu faire.Bien cordialement.(tigné) Georges PELLETIER, Directeur-gérant Il ressort de cette corresipondance: que M.Gagnon a souvent trouvé accueil ait Devoir, même si ses communications sur la question hydro-électrique occupaient un espace considérable; que nous n’avons jamais refusé de lui donner quelque espace que ce fût pour traiter de la question hydro-électrique sous quelque angle que ce fût; que tout ce que le Devoir lui a demandé en retour, c’est de s’en tenir au fond de la question, le Devoir ayant, depuis des semaines, décidé, — M.Gagnon revient sur une lettre qui remonte à plus d’un mois, — d’ecarter de la rubrique des lettres au Devoir toute correspondance de ton inutilement acrimonieux.“Si vous voulos répondra à M.Hantol sur le fond mémo do la question, nos colonnes vous sonf ouvertes”, écrivait encore ces jours derniers à M.Gagnon la direction du Devoir.Que lui accorder davantage?G.P.SEMENCES - PLANTES - BULBES HECTOH-L.DÉRY, LIMITEE Maison 100% Canadienne-Française 32 est, rue NOTRE-DAME - - Montréal wa, au plua tard le 1er avril 1937.On peut obtenir les formules né-cessai res des bureaux de placement du Canada, des maîtres de poste des bureaux de poste de ville, ou du Secrétaire de la Commission du service civil, Ottawa.Prière de mentionner le numéro de concours en remplissant une formule d’inscription.INSTRUCTIONS GENERALES Résidence.— Les candidats doivent être sujets britanniques et doi-‘ d« Canada au On demande un traducteur à Ottawa Concours intéressant pour nos intellectuels, pour les diplômés de nos écoles et de nos universités Avis officiel N.de la R.—- Ceci clôt la série des six articles de M.Vigeant sur un parti national fédéral.La collection paraîtra prochainement en brochure, dans la série du Document.Prix 15 sous l’unité franco.Sur une lettre de Mtre P.-E.Gagnon (Suite de la 1ère page) s'ter deux lettres de sa direction à M.Gagnon, — d»nt le Devoir a publié dans le passé, et même assez récemment, plusieurs longues communications sur la question de l’électricité, — lettres lui accordant toute latitude de traiter dans le Devoir de la question de l’électricité, mais fixant des bornes au ton de cette correspondance, ce qui se fait dans tout journal soucieux 4e sa tenue, La première lettre du Devoir, datée du 13 mars, suit: M.P.-E.Gagnon, avocat, Rimeujki.Mon cher Momiaur Gagnon, Franchement, ja voudrait bian vous donner cett» fois-ci ancora satisfaction: mais ja raçois tellement de lettres, les unes an laveur d* M.Duplessis, les autres en faveur de M.Hamel: d'autres contre M.Duplessis et d'autreg contre M.Hamel, qu'il y a des temps où le journal ne suffirait pas pour les publier toutes.Nous avons donc pris le parti de supprimer toutes celles qui ont le moindre caractère d’attaques personnelles ou de louanges exagérées.Dans le cas présent, toute une pertie de votre lettre passe à côté de la quastion de l'électricité pour devenir une sorte de réquisitoire contre M.Hamel.Dans ces circonstances, et comme je prêche moi-méme aujourd’hui le calme dans cett* affaire et une trêve eux expressions fortes, qui n'éclaircissent pas du tout la question, je suis bien obligé de vous demander de reprendre votre manuscrit, j’espère que vous ne m'en voudras pas.|e crois que nous vous avons donné un accueil convenable lorsqu'il s'est agi de discuter le question de l'électricité à tond.Mais du moment que l’on entre sur le terrain das personnalités.ja suis obligé de mettre un barrage.Avec mes meilleures amitiés.(signé) Georges PELLETIER.Directeur-gérant.Sur reçu d’un* nouvelle lettre ne M.Gagnon exprimant son étonnement de voir que son texte, adressé au docteur Hamel, lui était retourné, la direction du Devoir a fait â M.Gagnon la réponse suivante.tirant les choses au clair: M.P.-l.Gagnon, C.R., avocat, Rimouski, P.Q.Cher Monsieur, fe n’ai absolument pas d’objection I ce que vous répondlet à M.Hamel sur le fond de la question do l’éloctriclré.Ottawa, 20 (D.N.C.).— La commission fédérale du fonctionnarjs-me, ou du service civil, annonce qu elle tiendra prochainement un concours pour le poste de traducteur.Ce concours devrait être particulièrement intéressant pour nos intellectuels possédant à fond les deux langues officielles du pays, pour les diplômés de nos écoles "et de nos universités.Le minimum du traitement pour la rle Inducteur senior est de
de

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