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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 31 octobre 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-10-31, Collections de BAnQ.

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Volume XV — No 257 MONTREAL, VENDREDI» 31 OCTOBRE 1924 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poate: Êeiit&n quotidienne CANADA.- EUts«U»ls et Empire Britannlqee .I8.M UNION POSTALE.Édition hebdomadaire CANADA.WOO ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.fS.00 LE DEVOIR Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONEt Main 7460 SERVICE DE NUIT > RMaetten, Male 81*1 Admlaletvstlea» Mala VIS! Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Nos Ancêtres, les Saints Demain, dans une commune louange, la liturgie confondra tous les élus.En ses chants d’allégresse, elle exaltera nos prédécesseurs dans la mort qui jouissent là-haut des mystères divins.* Sj! * Le culte collectif rendu aux Saints remonte à une tradition ancienne et vénérable de l’Eglise.Il s’établit sur les autels des idoles brisées et reste dans I’nistoire le symbole des victoires de la croix.La Rome païenne avait édifie un temple à tous ses dieux; le Panthéon attestait, aux regards de la postérité, l'hommage de la patrie aux divinités protectrices.Ce fut sur ce monument même, mausolée des erreurs et des turpitudes antiques, que le Pape Boniface IV dressa la Croix, signe auguste de notre rédemption, et fit entrer les restes glorieux des athlètes de la foi: le temple fut dédié dès lors à tous les Martyrs, et a leur auguste Reine, la Vierge Marie.Plus tard.Grégoire IV le consacra à tous les Saints et institua la fête célébrée jusqu’ici en l’honneur des élus du ciel en même temps que des justés d’ici-bas.C’est ainsi qu’aprcs des siècles de combat, l’Eglise sort des catacombes et pénètre au ohàtcaud’ort du paganisme.Les dieux de pierre tombent fie leurs trônes, ils cèdent la place aux ossements de leurs victimes.Comme l’a écrit éloquemment Joseph de Maistre, on voit “le Christ entrer dans le Panthéon, suivi de ses Evangélistes, de ses Apôtres, de ses Docteurs, de ses Martyrs, de ses Confesseurs, comme un roi triomphateur entre suivi des grands de son empire dans la capitale de son ennemi vaincu et détruit”.Chrétiens, glorifions-nous en ce jour que le Sauveur, auréolant l’Eglise du martyre, ait étayé notre foi du témoignage du sang.Les haines déchaînées, les assauts de l’erreur, les coups de la violence la laissent invaincue et invincible; ses ennemis passeront, elle répandra ses prières sur la poussière de leurs tombeaux.* * * Or ces Saints que l’Eglise célèbre ainsi, ils sont nos ancêtres dans la foi: le culte qui leur revient est une justice à la mémoire des héros chrétiens et une piété filiale envers nos frères dans la vertu.Vérité féconde et trop peu méditée.Les Saints ne nous sont point d’illustres étrangers, ils nous sont de glorieux parents.Une étroite solidarité, en effet, relie les générations humaines.La communauté du sang, de la langue et du sol, les traditions et les souvenirs, la communion aux mêmes espoirs, tout cela est un lien d’unité, d’affinité morale qui dépasse le temps, l'individu, la famille et les générations, pour grouper en un seul corps les fils d’une même race.Sont nos ancêtres tous ceux qui ont porté notre sang dans leurs veines, qui ont battu l’air des syllabes que nous savons, qui ont vécu les traditions' chères à nos souvenirs et l’idéal qu’ils nous ont donné en héritage.Ceux-là sont nos ancêtres dans la patrie qui ont bâti notre histoire et mêlé au sol leurs cendres refroidies.C’est à eux que sont dus notre estime, notre admiration, nos hommages.Ils furent nos-pères, nous ayant engendrés; nous leur devons l’amour et la reconnaissance des fils, tenant d’eux ce que nous sommes.Ainsi tfii reste Vont compris tous les peuples.Il n’en est aucun qui n’ait honoré ses grands hommes, qui n’oit célébré leurs actions d’éclat ni relevé les dévouements obscurs par lesquels les anciens servirent les intérêts communs.La grâce crée ainsi, dans un plan supérieur, des liens de parenté, infrangibles et forts: ni la mort ni le tombeau ne peuvent les rompre.Croyants, nous sommes les fils d’une race sacrée, selon le mot de l’apôtre; nos ancêtres sont au-dessus des héros de l’his-toire.Us ne sont point de grands humains, ils sont des copies de Jésus-Christ Lui-même, le Dieu fait chair.Tels sont nos pères dans la foi.Instruments divins, ils nous ont transmis la vie surnaturelle.C’est par eux que la grâce a coulé vers nos siècles et que nous avons connu l’Evangile sur nos bords.Le sang de Jésus-Christ a réconforté leurs âmes comme il devient la seve surnaturelle des nôtres.L’idéal de vertu qu’ils ont réalisé, l’Eglise nous le propose.Le langage de leurs nymnes et de leurs prières, nous l’avons appris.Nous portons en nos coeurs leurs'célestes espérances.Leur histoire, celle de leurs martyres, de leurs héroïsmes, de leurs oeuvres de bien pour le inonde, nous la pouvons lire dans les martyrologes et les dyptiques sacrés.L’els sont nos pères et nos ancêtres chrétiens.C’est pourquoi nous leur rendons un culte, nous vénérons leurs images, nous encensons leurs autels: en eux, c’est la gloire divine qui transparaît et l’oeuvre de la miséricorde du Seigneur que nous louons, mais n’oublions pas qu’ils ont été nos prédécesseurs et nos modèles.L’Eglise est fidèle à son passé, voilà son indéfectibilité.La Réforme brisa avec la tradition chrétienne, elle s’est écartée ainsi du chemin qui vient du Calvaire et qui mène directement au salut des individus comme des nations.* * m des, les pharcons ont cru devoir conserver cette belle pièce de auartz.Mais la légende ne nous dit pas si, à l’instar du premier de tous les Jacobs, ils en ont fait leur couche royale.On retrouve, plus tard, beaucoup plus tard, cette pièce en Irlande après qu'elle eût séjourné quelque temps en Espagne.Vous admettrez qu’elle mettait beaucoup plus de temps pour voyager qu’il en prend aux abonnés de l’Agence Cook.En retour, c'était probablement moins essoufflant.Dans le pays de la Verte Erin, notre pierre s'e&t balladée pendant quelque temps sur le mont Tara.Elle ressemblait alors un peu an prince de Galles en ce sens qu'elle voyageait incognito sous le pseudonyme de "Pierre fatale''.v Elle est ensuite passée en Ecosse vers l’an 850, mais ici, encore, c’est toujours la légende qui se continue car on n’en prouve l'existence qu’en 1249 alors qu'elle servit au couronnement d’Alexandre III d’Ecosse.Edouard 1er lui accorde assez de valeur pour l’apporter à Londres, en signe de la sujétion de l'Ecosse au trône anglais.Mais bientôt, sous la direction de Wallace et de Bruce, les Ecossais se révoltèrent.La paix fut conclue en 1328 d'après le traité de Northampton alors que l’Angleterre devait remettre a l’Ecosse toutes les reliques dont elle s’était emparée."Ainsi, disait dernièrement à la Chambre des communes M.Kirkwood, l’Angleterre n’a jamais rempli cet engagement solennel envers l'Ecosse, il serait temps, il me semble, de rendre justice à ceux qui, depuis des siècles, ont toujours été vos dévoués alliés.’’ "Mais, a rétorqué le vicomte Aps-ley, — un Anglais de pure, race, celui-là, — vous n’avez jamais versé la rançon à laquelle vous vous êtes engages, trois cents ans plus tard, lorsque nous avons consenti à libérer Jacques V; il y a donc annulation de dettes, d'abord par compensation, ensuite par prescription.” L’affaire en est restée là.Voyez-vous ces prétentieux mannequins du guignol de Genève tenter d’établir le paix universelle, quand une affaire vieille de six cents ans n’est pas encore vidée?Mais même si John Bull consent â remettre la "Pierre de la Destinée” au pays des innombrables Macs, l’Irlande a des droits antérieurs et il est fort possible que, de sa prison M.de Valera lance un appel pour s’assurer cette relique irlandaise qui aura une valeur d'autant plus grande qu'elle fut longtemps ignorée.Et Zagloul-pacha, qui n'est pas le dernier à réclamer les droits de son pays, ne voudra-t-il pas posséder cette pièce pour en couronner la pyramide la plus élevée afin de rappeler les splendeurs et la gloire de sa patrie renaissante?Pour ma part, afin d’éviter une injustice flagrante, je suggère qu’on rende cet antique souvenir à son véritable propriétaire.Le père des douze familles qui se sont divisée la Terre Promise.Jacob le premier propriétaire de "Pierre de la destinée”, a laissé de nombreux descendants dont le dernier en date, l'un des plus illustres, est député de Montréal à Ottawa.Paul SAINT-YVES Lettre d’Ottawa L’état actuel de nos pêcheries Une intéressante publication d’Ottawa qui contient des renseignements d’une haute utilité sur l’une de nos principales industries C’est par l’apostolat, le rayonnement, que les Saints furent nos pères: apostolat de la parole, apostolat du dévouement, apostolat de l’exemple, apostolat secret de la prière et de la vertu.L’intensité de leur foi, l’ardeur de leur charité, l’austérité de leur pénitence, les charmes de leur chasteté, l’inépuisable fécondité de leurs dévouements ont perpétué dans l’Eglise la sainteté.C’est par là qu’ils ont attiré vers la foi les âmes et les peuples errants sans Dieu en ce monde.Ainsi de nous, nous avons ce même devoir.En notre siècle, nous avons lieu d’être des saints pour notre salut, nous avons lieu d’être des saints pour que l’Eglise poursuive sa mission, pour que son éclat attire tant d’âmes incertaines de leurs voies.Voilà pourquoi le caractère baptismal doit rayonner dans toute la conduite des chrétiens de nos jours, comme dans leurs ancêtres d’antan.Que leur vertu soit un témoignage à Jésus-Christ.Dans la lignée des saints, prenons rang de disciples fidèles cl d’apôtres.Voilà comme la Toussaint des siècles futurs glorifiera notre mémoire chrétienne, fusionnée dans la mémoire sublime des héros de Dieu à la suite de Jésus-Christ.Arthur CARON, O.M- I.Chronique Légende et Histoire Depuis Edouard 1er, lisons-nous dans une petite revue anglaise, tous les rois d’Angleterre ont été couronnés sur in "Pierre de la destinee”.C’est un morceau de grès rougeâtre de 25 pouces de lonm par 1 ; de large cl 10 de haut.Comme vous le constate: certainement, U n’y a là rien de bitn mystérieux, si ce n'est l’idee plutôt baroque d’en avoir fait un accessoir aux couronnements.Mais celui qui connaît un peu l’Anglais ne peut être surpris de cette 'coutume quand on en compte des milliers a'autres sur la brumeuse terre britannique.En député écossais, M.David Kirkwood, a récemment rappelé la légende mystérieuse gui entoure ce spécimen géologique en demandant aux Communes d'adopter une loi afin qu’on puisse enlever cette pierre de l'abbaye de Westminster pour la replacer au château d’Holyrood, à ' Edinburg, (t'où Edouard 1er Vangit apportée.Afin de convaincre son honorable auditoire, M.Kirkwood fit un long discours pour rappeler les péripéties de cette pierre et, nous dit la chronique, il fut si éloquent que meme les sceptiques socialistes en furent émus.En effet, Jacob lui-méme, person-naae très célébré dans l’antiquité hébraïque, comme vous vous en souvenez, s'en serait servi comme oreiller.Des preuves, dites-vous?Ne m'en demandez pas, non plus qu'à M.David Kirkwood, car nous n'en avons pas.Mats admettez au moins que c est possible.D'après la légende toujours, la famille du grand patriarche aurait transporté en Egypte ce meuble plutôt lourd.Pendant plusieurs siè- Ottava, le 30.— Le dernier rapport du ministère du eommcrc sur les pêcheries ressemble sous un aspect à d’autres publications du môme genre, qui contiennent des pages innombrables de chiffres et de statistiques dressés en tableaux, a-vec quelques pages de texte seulement.Au verso, on trouve le titre anglais, et le texte anglais suit dans les premières nages; puis viennent les chiffres, et ensuite c’est le texte français, et au verso le titre français.Malheureusement le bilinguisme ne va pas plus loin, pour le rapport des pêcheries.Tout le texte qui encadre les statistiques, touf les titres des tableaux ft légendes diverses sont en anglais seulement un Heu d’etre dans les deux langues, comme il arrive souvent dans les publications de ce genre.A la fin cependant, autre innovation, le lerteur pourra trouver un vocabulaire anglo-français des mots employés le plus fréquemment dans le rapport.-Celui-ci se rapproche donc de la perfection en fait de bilinguisme, mais ne l’atteint pas.STATISTIQUES OPAQUES Comme source- â peu près complète d’informations cependant, le nouveau rapport fait autorité.Hé-sumer tout ce qu’il contient serait un travail fastidieux tant les statistiques portent sur des points divers et dissemblables.La nécessité s’impose donc de choisir et de résumer Tes renseignements les plus importants et les plus essentiels.Tout d’abord, il ronvient d'insister sur les pêcheries du Pacifique qui sont moins bien connues de la population de l'est du Canada.La Colombie Britannique est célèbre pour son saumon ou plutdt ses saumons, car toutes les espères se sont donné rendez-vous à ce» endroit Le dos bleu, le plus important pour ton abondance et sa qualité, le sau- mon de printemps, le saumon argenté, le saumon rose et le saumon uécard vivent en abondance dans la rivière Fraser, mais surtout dans la rivière Skeena et ses tributaires, qui roulent leurs eaux claires des Rocheuses à la mer.“Le plus grand nombre de personnes qu’occupe cette nêchc, dit le rapport, sont des Chinois, des Japonais et des Indiens, l’élément chinois étant prépondérant dans les usines, tandis que les Indiens et les Japonais sc consacrent plutôt aux operations de pêche”.Le flétan, célèbre dans tout le Canada, le hareng, la baleine, l'esturgeon, l’alose, l’èperlan, le cabillaud fournissent aussi des quantités énormes de poissons aux manufactures.Malheureusement le phoque est devenu presque introuvable dans ces régions et ne fournit presque plus rien au commerce depuis le traité de 1911.Le gouvernement fédéral, après la Confédération, administrait directement les pêcheries du Canada et employait un nombreux personnel.Aujourd’hui, il dépense encore $1,606,243 à cette fin, mais des décisions judiciaires ont diminué sa juridiction pour le bénéfice des provinces.Seules les pêcheries en eau salée des provinces maritimes, celles de la Colombie Britannique et les pêcheries en eau douce des trois provinces des prairies sont sous sa juridiction.PROTECTION D’UNE RICHESSE Les divers gouvernements ont dû intervenir pour préserver cette richesse permanente de nos rivières qu'est le poisson.Très abondant à l’arrivée des bhmes, il diminua par bonds et par sauts lorsque ceux-ci se mirent â le massacrer en abondance, sans nécessité et sans discernement.L’appauvrissement des pêcheries devint bientôt une menace grave, et les législatures introduisirent diverses lois nour interdire la pêche en certaines saisons.défendre la pollution des rivières et leur obstruction, pour limiter les dimensions des mailles de filet et les opérations de pèche en général.Le gouvernement fédéral a créé ensuite un système de pisciculture et il possède aujourd'hui 46 viviers dont le coût annuel est de $350,000.La production d’oeufs, d’alevins et de poissons est d’un milliard jiar année environ.De plus, la Commission biologique du Canada dirige à Saint-André, N.-B., â Nanaimo, Colombie Britannique.des stations où l’on fait des recherches sur les problèmes complexes et nombreux qu’offrent les pêcheries.Les principales universités du pays y envoient des professeurs.Chaque année des rapports scientifiques éclairent les pê* eheurs et les compagnies et contribuent à l’améliorai ion des méthodes de manipulation et de préparation du poisson, etc.Le gouvernement publie aussi un bulletin trimestriel su.r les pêcheries, il entretient une flottille de canonnières pour faire observer les règlements, il mène une propagande active pour encourager les Canadiens à consommer du poisson, il a organisé un système de transport par wagons réfrigérateurs pour faire bénéficier le centre du pays des pêcheries des extrémités.* * * î Le rapport contient aussi un court article sur les pêcheries et les problèmes internationaux.Sur l’Atlantique, sur le Pacifique, sur les Grands Lacs, les Etats-Unis viennent souvent nous faire concurrence.Ainsi, une commission parlementaire recommandait en 1922 de discontinuer Ja pèche du saumon dans la Fraser pendant cinq ans.Les pêcheurs américains dont le gouvernement ne restreint pas les activités comme le nôtre, emploient des méthodes défendues au Canada et appauvrissent cette rivière, célèbre autrefois pour son saumon.Mais les deux pays n’en sont pas arrivés à une entente.Dans le Pacifique, le traité du flétan qui vient d’être définitivement adopté et signé protégera une de nos principales ressources.Sur l’Atlantique, tes deux pays en sont revenus aux stipulations du traité de 1818.Les Grands Lacs fournissent aussi leur matière litigieuse.Poui' effectuer une entente sur un point quelconque, il fut obtenir le consentement des divers étals américains riverains, et les procédures sont toujours difficiles et compliquées.En un mot, nos pêcheries nous fournissent des complications internationales de premier ordre.Pendant longtemps, la morue occupa la première place pour le volume et la valeur cfu poisson capturé.Aujourd’hui, elle occupe ordinairement la troisième place après le saumon et le homard.Le flétan est aêrivé en second rang aussi, reléguant la morue à la quatrième place.Ces modifications eurent pour effet de donner à la Colombie Britannique le titre de reine de nos pêcheries, titre nue détenait autrefois la Nouvelle-Ecosse.En 1923, la préparation industrielle du poisson s’est faite dans 938 manufactures, dont 621 consacrées au homard.Les employés et ouvriers de ces _étahlisscmcnts.nu nombre de 15,447 ont reçu $3,769,-914 en salaires.Enfin, le gouvernement accorde une somme de 8160.000 chaque année nue le ministère de la marine distribue, aux pécheurs.Léo-Paul DESROSIERS.Demain fête de la Tous-saint le “Devoir” ne paraît pas Bloc-notes De bonne foi 7 Las de s'entendre demander ou il a pris cette phrase qu'il nous a attribuée en toutes lettres, entre guillemets, comme s’il sc fût bien agi d’une phrase littéralement écrite dans le Devoir: "Les renseignements donnés par les agronomes sont de nature à les déprécier vis-à-vis la population agricole”, le Soleil d’hier risque une explication qui donne toute la mesure de sa bonne foi.“Nous invitons le Devoir « relire ce qui suit”, dit-il, en nous servant ce texte que nous avons bien écrit: "Employés par le ministère de l’Agriculture pour travailler au développement des connaissances agricoles dans la province, leur tache faux agronomes] se limite à cela.Elle est déjà assez ardue et assez délicate pour qu’ils n’aillent pas vouléir se mettre à dos, en exerçant une sorte de police secrète dans les campagnes, pour le compte d’un groupe quelconque, la population qu’ils sont censés fréquenter”.Le Soleil ajoute à cela, en guise de commentaire: “Ce que le Devoir a écrit et que nous citons plus haut équivaut à cette prétention que les agronomes, en donnant les renseignements demandés, se déprécieront vis-à-vis la population agricole”.Qui ne voit que le Soleil nous a prêté dans son article du 13 une phrase que nous n'avons jamais écrite, qu'il a forgée de toutes pièces, où il nous a fait dire que les agronomes ont donné les renseignements secrets demandés par MM.Savoie et Paquet?Au vrai, il admet maintenant ne pas nous avoir cité, prétend nous avoir résumé et dans re résumé, il nous fait maintenant dire que “les agronomes, en donnant les renseignements demandés, «e déprécieront vis-à-vis la population agricole”.La confrontation des textes démontre à l’évidence que le Soleil ne peut citer celui même qo'il nous a prêté, qu'il nous résume à sa façon, qui est clairement mauvaise, et que l'accusation portée contre le Soleil d’avoir forgé un texte et d’être un faussaire reste démontrée à l’évidence.Cela continue La concentration des capitaux aux mains d’un nombre de puis en plus, restreint de grandes maisons de banque a fait un autre pas, hier, dans les cercles financiers canadiens, fl y avait longtemps déjà quç l’on disait la Banque Molson mure pour la fusion avec la Banque de Montréal.L’est fait.Les actionnaires de la banque absorbée ne perdent rien, les déposants non plus, fous y gagnent plutôt et, de ce double point rfe vue, l’opération est heureuse.La Banque de Montréal, de son côté, affermit d’autant sa supériorité dans le domaine de la finance; elle dépassera désormais sa plus forte concurrente de cent cinquante millions et passe indubitablement aux premiers rangs des grandes banques internationales, avec un total de dépôts d’un demi-milliard, un actif de trois quarts de milliard, une clientèle répandue dans plusieurs pays et des ressources à peu près inépuisables.II y a l’autre aspect, celui des dangers que pareil groupement de capitaux aux mains d’une poignée d’hommes et d’instifutions de moins en moins nombreux peut constituer.C’est un point où il y a du pour et du contre; les économistes n’ont pas encore réussi à l’éclaircir, et il prend une importance de plus en plus actuelle, au Canada, où la finance influe souvent sur l’orientation générale de la politique nationale.Une explication Dans une série d'articles sur la lecture des journaux, un polémiste discuté, mais remarquable, Léon Daudet, écrivait il y a quelques jours, à propos de la presse fran-aisc : “Aucune époque n’a connu e servilité de presse comparable à la nôtre, et qui va sans cesse en augmentant.On sent que les secrétaires de rédaction ont reçu des ordres sévères quant à l’élimination de toute polémique, de tout blâme aux “puissants” du jour, quels qu’ils soient.C’est ce qui vous explique que la première page des grands journaux ne soit qu’une espère de Morgue en permanence.Aucune question importante touchant l’Intérêt national, renseignement, les moeurs, l'intérêt familial ou quelque autre thème essentiel n’est jamais traitée dans ces recueils de faits divers.Toute critique sérieuse et indépendante, de nucl-que ordre que ce soit, en est oan-nio.de craimté de mécontenltor Pierre ou Paul.De leur côté, les directeurs de ces journaux mettent tout leur zèle à écarter ou estomper les questions importantes et les problèmes brûlants qui menacent, en nos temps instables et troublés, d’amener (les risques personnels, ou de diviser la clientèle.La rencontre de ces appréhensions et de ces terreurs aboutit aux étonnantes grisailles maculées du sang des faits divers, aux indigents papiers, imprimés et illustrés, comiquement décorés du titre de grande presse”.Si Léon Daudet connaissait donc notre grande presse! Rien qu’en une vingtaine de jours, et avant la pendaison des criminels de la rue Ontario, qui a donné lieu à un si effroyable débordement de iaunisme et de sensation, dans ces feuilles, un seul grand journal montréalais a publié une vingtaine de manchettes de huit colonnes, caractères gras, en première ou en troisième page, portant toutes sur des crimes et des cri miners.Et la quinzaine subséquente a été simplement deux fois plus nauséeuse.C'esl Le cabinet MacDonald quitterait le pouvoir la semaine prochaine Le gouvernement travailliste n’attendrait pas d’être défait sur le discours du trône — Les ministres désirent régler auparavant des questions de routine — Réunion ministérielle convoquée pour mardi prochain.Que feront les conservateurs du traité auglo-rus-*e ?— Les soviets en auraient contre les Anglais — Choses et autr es.Londres, 31 (S.P.A.) — On croit que le cabinet démissionnera la semaine prochaine au lieu d’attendre d’être défait sur le discours du trône.Le gouvernement désire rester quelques jours au pouvoir afin de régler les questions courantes qui sont en suspens.En attendant, M.MacDonald passera sa dernière fin de semaine à Chequers Court.Il y aura une nouvelle réunion du cabinet mardi prochain, mais les ministres auraient donné à M.MacDonald lout liberté pour qu’il décide lui-même si le capinet doit démissionner avant.LA FAMEUSE LETTRE L’une des questions les .plus importantes que le cabinet a étudiées ce matin est la lettre de Zinovieff.C’est surtout pour résoudre ce problème que M.MacDonald ne veut pas démissionner immédiatement.Le roi reviendra à Londres lundi prochain afin d’être à !a disposition de M.Ma-Donald lorsque ce dernier voudra lui rendre visite.Le cabinet a annoncé qu’il a nommé un comité pour étudier la question d’authenticité de la letlre de Zinovieff.Londres, 31, (S.P.A.l — Le cabinet travailliste, sous la présidence de M.MacDonald a tenu une séance de deux heures ce matin.On aurait décidé de conserver le pouvoir pendant quelques jours puis de démissionner avant la convocation de la prochaine session, SUR 16 MILLIONS DE VOTES Londres.31, (S.P.A.) — Sur environ 16 millions de votes, 1rs conservateurs en ont obtenu 7,500,000 et environ 400 sièges tandis que les 8.500.000 votes accordés aux autres partis ne leur ont procuré que quelques deux cents sièges, Les libéraux on» obtenu environ 2.817.000 voix.Les conservateurs disent que ce manque de proportion n’est pas plus injuste que lorsqu’ils en ont souffert dans le passé.L’IRLANDE DU NORD EUT DES (CONSERVATEURS Londres, 31, (S.P.A.) — Tous les comtés de l’Irlande du nord ont élu des députés conservateurs.Tyrone et Fermanagh, qui étaient représentés par un nationaliste et un sinn feiner, ont maintenant des députés conservateur*.LE MARCHE ANGLAIS EST A LA HAUSSE Londres, 31, (S.P.A.) — A la suite de l'élection, comme 'es capitalistes craignent moins que le prochain parlement adopte des lois qui soient contraires nu capital, les commandes ont afflué sur le marché de Londres et il en est résulté une hausse manifeste des prix surtout pour les valeurs d’Etat.CE QU’ON DIT EN RUSSIE Moscou, 31 (S.P.A.) — On commente beaucoup le résultat des élections britanniques et les conséquences qui en découleront sur les relations anglo-russes.Les opinions exprimées ne sont pas toutes les mêmes.Certains croient que cela veut dire que le traité anglo-russe ne sera pas ratifié en Grande-Bretagne et qu’on n’accordera pas le prêt ça, la grande presse?On devrait, en ce cas, dire plutôt “le grand égou,t collecteur”.Ce serait bien plus exact.G.P.Le travail du dimanche SIMPLES QUESTIONS AU SOLEIL Nous lisons dans le Soleil du 29 octobre: Tout d'abord, le docteur Faucher, à moins d'être frappé d'am-néste, sait aussi bien que les membres du elerqé de Québec, tous les efjorls déployés par le gouvernement, dans la limite de sa juridiction, pour faire observer le repos dominical.En tout cas, de par sa position, il n’a pas le droit ùe l'ignorer.La querelle du Soleil avec le docteur Faucher ne nous intéresse point; mais la question du dimanche nous intéresse fort.Nous serions donc très reconnaissant au Soleil de vouloir bien nous donner plus de détails sur "tous les efforts déployés par le gouvernement” “pour faire observer le repos dominical'’ et sur ce qu'est, d’après lui, en cette matière, la limite'1 de la jurld; Mon du même gouvernement.Nous nous empresserons de transmettre à nos lecteurs, qu’intéresse profondément, comme nous, ce douloureux problème, tous les renseignements que nous communiquera projeté.D’autres, au contraire, affirment que d’une manière ou d’une autre les conservateurs seront forcés à en venir à un arrangement avec la Russie parce qu’au point de vue économique, la Grande-Bretagne u besoin de la Russie.LES COMMUNISTES Y PERDENT On admet généralement que le recul que vient de s,ubir le socialisme en Grande-Bretagne affectera indirectement la couse rommuniste.Dans le journal Izitesfa, M.Stekloff dit que pas un seul parti politique n’a jamais plus mérité la défaite que le travaillisme britannique.Il croit que la publication de la prétendue lettre Zinovieff a été la cause principale d’une telle défaite.11 est évident, ajoute-t-il.qu’en Grande-Bretagne, comme dans tous les autres pays, le parti travailliste ne peut s'emparer du pouvoir qu’en provoquant ouvertement la lutte des classes.Il entrevoit des complications diplomatiques entre la Grande-Bretagne et ta Russie h la suite de la défaite travailliste, mais il se dit assuré que la première s’entendra d’une manière ou d’une autre avec la Russie.LES SOVIETS FERONT DES REPRESAILLES Londres, 31 (S.P.A.) — Le chef de la publicité du gouvernement soviétique.Karl Radek, écrivant dans le journal Pramia, avertit la Grande-Bretagne que les soviets lui feront des représailles à cause de l’incident Zinovieff.Il dit que le premier ministre MacDonald savait parfaitement que la lettre attribuée a Zinovieff émanait des mêmes milieux qui ont falsifié les documents qui ont servi à la note de lord Cur-zon.Assurant que les conséquences de cet incident seront graves, il dit que la Russie publiera en langues' orientales l’histoire complète des faux du gouvernement de lord Cur-zon et de ceux que le gouvernement travailliste a cachés.Elle répandra cette histoire chez les peuples orientaux où le prestige britannique est déjà très restreint.EN CHINE Tien Tsin, 31 (S.P.A.) — Plusieurs trains portant le* troupes révoltées de la seconde division de Shensi, tous d’anciens bandits, sont arrivés à Hsinho, près d’ici, et ont commencé une attaque.Ou Pel-Fou, que te général Feng vient de faire démettre comme chef de l’armée du gouvernement central, a envoyé un train blindé sur la scène du combat.On aurait négocié hier soir pour que les troupes rebelles se retirent à Siaorhan.à l’est d’ici.11 est peu probable qu’elles tentent maintenant de s’emparerde Tien Tsin.ILS ATTENDENT LES ETATS-UNIS LE PRESIDENT DE LA CHAMBRE DES DEPUTES TURQUE DIT QUE SON PAYS ATTEND QUE LES ETATS-UNIS AIENT RATIFIE LE TRAITE DE LAUSANNE AVANT DE LE RATIFIER LUI-MEME _____ Bruxelles, 31 (sTp.A.) — Fethi bey, le président de la Chambre des députés de Turquie et représentant de ce pays à la conférence du conseil de la S.D.N.à Bruxelles, a dit que son pays attend que les Etats-Unis ratifient d’abord le traité tur-co-américain de Lausanne avant de le ratifier lui-même.Il a ajouté espérer que le sénat américain ratifiera ce traité, car il est convaincu que les intérêts américains sont bien protégés.Il dit que le manque de relations diplomatiques ne peut u’être contraire aux intérêts des eux pays.Il assure que le traité en question assure toute la protection nécessaire aux missions américaines et aux institutions d’éducation.Le collège Robert fonctionne régulièrement et est très apprécié des jeunes filles turques.Son nys est anxieux de développer ces coles, parce que l’américanisme doit être un élément de l’éducation turque.Il veut que la jeunesse de son pays s’adapte aux idées occidentales.On croit résoudre aujourd’hui le problème gréco-turque concernant l’arrestation des Grecs de Constantinople.Fethi bey retournera ensuite à Angora.Filene à la Légion d’honneur Boston, 31.(S.P.A.) — Notification officielle a été reçue de M.Jusserand, ambassadeur de France, que son gouvernement a confé-l ré à M.Edward A.Filene, de Boston, les insignes d’officier de la Légion d’honneur comme témoignage “de l’appréciation de mon gouvernement pour votre amitié envers la France et yos effort» en vue de l’établissement de la paix définitive qui est le désir de mejj ycompatriples.” LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 31 OCTOBRE 1924 Volume XV — No 257 CHOSES MUNICIPALES ~ LES LIBERAUX Vingt nercenteurs 0NT UNE MA,GRE Vingt percepteurs ASSEMBLEE à domicile LA VILLE PREND LES GRANDS MOYENS POUR RECEVOIR LES ARRERAGES DES TAXES D’EAU ET D’AFFAIRES - LES LISTES ELECTORALES CELLE D’HIER SOIR EN FAVEUR DE M.DILLON A ETE PIETRE AU POINT DE VUE DE L’ASSISTANCE — MM.MERCIER ET DAVID Y ONT PARLE ! L’assemblée de M.J.H.Dillon, tenue hier soir à l’école Sainte-Hé-.i ; lène, a été un échec au point de Le trésor!ei de la Mite a engage vue assistance.On comptait envi- M.J.-N.Cabana et la Commission des liqueurs A L’ASSEMBLEE TENUE HIER SOIR EN FAVEUR DE M.TAN-SEY, M.CABANA SE FAIT FORT DE PROUVER QUE LES REVENUS DE LA REGIE DES ALCOOLS DEVRAIENT ETRE DE SIX MILLIONS DE DOLLARS AU LIEU D’UN MILLION ET DEMI — DES PREUVES—AUTRES ORATEURS Les orateurs à l’assemblée tenue hier soir en faveur de M.Denis Tansey, candidat conservateur de la division Sainte-Anne, étaient, outre M.Tansey, l’échevin Thomas O’Connell, qui présidait, MM.Leslie Bell, L.-J.Lefebvre, Francis Fauteux.avocats, M.D.-J.Brophy et M.J.-N.Cabana.M.Cabana avait en main les photographies de plusieurs documents de la Commission des liqueurs, de "ces documents si bien gardés”, ainsi cue M.Cabana les a lui-même appelés.Il appert de la lecture de quelques-uns de ces documents qui soit* „n montant aloball a portent les signatures d’officiers du (L," g divers vocables usuels, mais le bon gouvernement, que notre régie :montunls contestés remontent à de ses pieds.Dans les passages en-ajouter quelque chose, etc.tant et .sur |e rôle Gammés des discours, M.Query si bien que si le gouvernement per- , ’semnne np s'j690- sur cx^cute une sorte de bamboula qu’il met l’examen d’environ sept mille; da lJlu g6.3ü9: sur eekii de f‘iüpl aisir de voir, documents de ce genre, “on pour- ÿoÿ; sur celui de 1918, M* PiHon parle en français et en •ritiquer, font consciencieusement leur besogne et qu’ils rechigne raient quand même si le gouvernement accumulait les miracles.Il apprend aux auditeurs que les cultivateurs ne paient pas un sou de taxe M.J.H.Tanner, avocat, paie un ra, a dit M.Cabana, établir que du ter mai 1923 au 1er mai 1924, les profits faits par le gouvernement sur la vente des boissons sont de plus de six millions de dollars.Tout rc que nous en avons eu, ç’a été à peu près un million el demi de profits proprement dits et un million et demi pour contravention à la loi des liqueurs.Et, a fait remarquer $96.118.Pour les trois dernières I rappelle que le gouver- crm» ,i„ «•>vj _ ; nement 1 aschereau si décrié par M y}}},ees’ .î'.in -a- ' ’ 'Sauvé a mis la nrovince au-dessui 723 pour 1 année 1921; $230,a9o en 1922 et $209,741 en 1923.____ Le trésorier s’occupe activement de la perception de tous ces impôts.LES LISTES ELECTORALES Du 1er novembre au 1er décem- M.Cabana, le gouvernement las-j]jre se fera ]a révision des listes ehereau a refusé à 51.Sauvé et à ses.électorales provinciales, sous les collègues de produire les livres de!soins dt, Albert McCaughan.Le la Commission des liqueurs et de|bureau central de la révision est les soume4te_ à l'examen de l’oppo- j en permanence au no 63 rue sition.” M.Cabana ne sen est P,as : Saint-Gabriel; mais durant le mois tenu qu’aux affaires de la Commis-, ^ novembre, une centaine de bu-sion des liqueurs.Il a dénoncé plu-1 beaux temporaires seront ouverts sieurs lois issues du regime lasche-l.i.,» ,i„ i„ w5ii„ reau.“M.Taschereau a menti aux électeurs de Montréal dans le discours uu’il a prononcé au théâtre Fairyland quand il disait que Montréal avait été à même de choisir son n—M,re mode de gouvernement.’“l™ 'vérité, c’est qu’il a imposé aux électeurs de .Montréal le choix entre deux mauvaises cédules de sa fabrication.' M.Cabana s’est aussi élevé violemment contre la loi d’adoption parce qu’elle est une violation dit droit naturel des parents.11 a protesté contre la loi spéciale faite à l’occasion de l’affaire Roberts, contre la loi de la voirie — en vertu de laquelle le gouvernement provincial poursuit actuellement trois municipalités.— contre la loi qui permet aux inspecteurs de la Commission des liqueurs de pénétrer quand bon leur semble dans les domiciles des citoyens.M.Cabana a aussi reproche au régime Taschereau d'avoir nommé M.Séguin comme gouverneur de la prison de Bordeaux, comme il lui a reproché de n’avoir pas expliqué à l’opposition comment il se faisait que les indemnités de vingt-quatre conseillers législatifs étaient portés sur les comptes pubHcs quand il n'y avait que vingt et un conseillers.Le candidat, M.Tansey, n’a parlé que quelques minutes, il avait à se rendre à une assemblée tenue rue Savant.“Je suis convaincu que les jours du régime Taschereau-Perron sont finis, au moins pour Montréal”.a dit M.Tansey.I! a fait remarquer que U* gouvernement Taschereau, après avoir manifesté en paroles sa bonne volonté à l’endroit des sans-travail s’est empressé de faire venir de Birmingham, en An- Sauvé a mis la province au-dessus de toutes les autres provinces du Dominion, au point de vue financier, puisque nos valeurs sont les plus haut cotées.Il a fait surgir des villes comme Shawinigan et Grand’-Mère dont l’épanouissement est la pleine justification de la politique du gouvernement sur les pouvoirs hydrauliques.En plus le gouvernement a été l’ami, le soutien de l’ouvrier par les nombreuses lois qu’il a adoptées dans ce sens.M.J.C.Walsh pose la situation très nette et la résume comme suit.Il s’agit d'une élection partielle, à la fin de laquelle le gouvernement [ restera au pouvoir.Rien ne s’est produit pour justifier un change-men; d’opinion depuis 1923, *quel serait votre intérêt en changeant d’allégeance?M.Honoré Mercier ridiculise l’argument que le gouvernement doit se retirer parce qu’il est depuis trop longtemps au pouvoir.Il rappelle que son département qui, en 1905, prèduisait à peine quelques centaines de mille dollars de revenus en produit aujoprd’hui cinq millions, et qu’il en est ainsi de tous les départements.Il fait l’éloge de M.Taschereau., M.David déclare que toute politique bien assise doit travailler d’abord à la santé publique, liase de tout progrès industriel, moral et intellectuel.Chaque année 3.000 tuberculeux meurent, et dans une ville en particulier, sur mille enfants, 246 sont morts avant un an.Le gouvernement a dépensé un demi-million l’an dernier et il entend ; faire une lutte sans merci.11 rend Un câblogramme reçu de Lon-ihommage aux institutions rcligieu-dres au bureau-chef du Canadien is,>s- National à Montréal, mande que) Il fait l'éloge de la loi des ii par tous les quartiers de la ville.Tous les intéressés sont priés de se présenter à ces bureaux afin d’y faire inscrire leur nom ou de constater si leur nom est inscrit; la formalité est très simple à remplir, car tout sujet britannique qui a un revenu mensuel de dix dollars et qui réside dans un comté électoral a droit de vote et son nom peut être inscrit sur les listes.Montréal compte actuellement 175.000 électeurs inscrits; mais, selon M.McCaughan, il y en aurait 50.000 autres qui ne sont pas inscrits.L’élection partielle de Sàintc-Anne se fera sur les listes de 1923 qui donnent 6.595 votants dans ce comté._ M.H.-H.Melanson à Wembley M, H.-H.Melanson.gérant général du service des voyageurs du réseau, a été l’un des invites d'honneur au déjeuner offert par les directeurs de l’exposition britannique à l’occasion de la clôture de l'exposition.M.Melanson a été prié de répon queurs qui, dit-il, renvoie au peuple les sommes dépensées empochées autrefois par une dizaine d’individus, et la loi de l’assistance publique qui.assurc-t-il, n’est faite que dans un sentiment pur de charité sccourablc.Il proteste contre dre à la santé de la presse.Il a rç-jles assertions des pharisiens qui re inert'ic les journaux de l’intérêt ! prochent au gouvernement de faire tpi’ils ont porté à l'exposition et on des oeuvres saintes avec le produit disant qu’ils ont beaucoup contri- de l’alcool.* qu'ils ont beaucoup hué à faire connaître les avantages du Canada tels que représentés par tes exhibits.Au cours de son discours.M, Melanson dé*clara aussi Il fait l’éloge de la maîtresse d'écolo et déclare nue si on veut lui laisser plus d’argent, il oh dépensera davantage.Il affirme que le pie 1.200 personnes ont manifesté j fiasco libéral à Montréal en 1923.a -h-tPi-rr tes ehasxis .les fenêtres ,tn 11 intenfion, après avoir visité le pa-jété une erreur politique due au fait nouveau oali is de iusUrc W ant , "! vll,on du Canadien national, de vl-lQue les gens se sont imaginés que descendre de ïa tribune.M Tansev l%Çanada Prochain; que j Québec en paît 1 autonomie de a serré la main a l’éebevin O’Con- 1.u,t mi!ll«?s do personnes ont visi- Montréal.Il affirme que ce n est nell et il a déclaré qu’il no veut ; 1 PW?! plus se souvenir des différends qui se sont élevés entre lui el M.O’Connell dans le passé.M.!.J.Lefebvre a parlé du crédit de quinze millions de dollars que le gouvernement provincial a accordé à la banque d'Horhelaga pour empêcher la faillite de la banque Nationale.M.Lefebvre constate qu'au nombre des “veuves et des orphelins" niip ie gouvernement a voulu protéger par cette mesure, i) se trouve plusieurs libéraux importants par leurs ressources financières, des parents du premier ministre et un organisateur du parti libéral menaces de perdre des sommes plus ou moins importantes — au total, six cent trente-huit mille dollars.U a aussi reproché au gouverne- tres ont suivi les représentations ci-1 M- Arthur Gcoffrion a parlé cn-nématographiques données par le I suite.Canadien national.- Le* neuf prévenu* ont comparu Les neuf prévenus accuses de l'attentat contre la voiture de malle.rue Saint-Jacques, ont comparu! Nous no publions quo des lettres hier devant la Cour de police.An- «ifnées, ou des communications ac LETTRES AU I "DEVOIR" nn Lewis, l'une des prévenus a été libérée.compagnées d’une lettre signée, avec sdrease authentique.Nous ne prenons pas U responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique.La police Très convaincant est le fait que de* milliers de personnes v i e n-nent chaque année grossir 1 e nombre des consommateurs d e lait Borden ment de n’avoîr pas fait tout ce qu’il aurait dû dans la faillite de la compagnie d’assurances Strath- ,, .M.le directeur du Devoir, M.1 rancis hauteux a affirme que Honneur MM.Taschereau et Perron eussent Au 'cours dr la prévenir enquête mieux fait de moins proclamer, SUr la police de Montréal, il int-que le regime actuel est excellent.! por/f, me semble-l-il, de mettre le L’ENQUÊTE SUR Là k OLICE ON A CONFONDU ANGELO AVEC LE DETECTIVE COLANGELO - THE WOP ET SA COMPAGNE REMIS EN LIBERTE SUR L’ASSENTIMENT DE L’INSPECTEUR EGAN, SUR DEMANDE DU DETECTIVE BELANGER La séance d’hier après-midi a débuté par une protestation de Me Sailuste Lavery.Un journal du soir lui faisait dire qu’il représentait Rose David à l’enquête sur la police.L’erreur s’explique par le fait qu’il a été pris pour Me Philippe Monette qui représente Rose David.Me Lavery a ensuite fait produire divers documents relatifs à maintes enquêtes faites par M.F.J.Dai-gneault, inspecteur des prisons, du departement du procureur générai.Georges Gauthier déclare ensuite que le détective Colangelo n’est pas venu au No ., Hôtel-de-Ville, mais bien un nommé Angelo Mas-trorilo et qu’il avait confondu.Ovide Amyot, un compagnon de chambre de Gauthier, déclare qu’il a déjà témoigné dans l’affaire de Blanche Garnéau.Il connaît Mlles Yvette et Alice Monette qui travaillaient comme maîtresse de maison de désordre, rue Vitré, il déclare que ce n’était pas Colangelo mais Angelo qui venait.Amyot dit que le détective Laverdière est venu le trouver et lui a demandé de faire une cause contre Donat Gariépy, chauffeur de taxi.“Il m’a demandé, dit-il, de mettre une prise de cocaïne dans la poche d’habit de Gâriépy, dans son auto, pour le faire prendre”.Anna Lalonde, une maîtresse de maison de prostitution, morte depuis deux ans, jui a envoyé porter un paquet au capitaine Sauvé, du poste No 4.Le paquet eontenait une chemise de soie.Il a déclaré qu’il a porté plusieurs cadeaux au capitaine Sauvé de la part d’Anna Lalonde et que les amies de cette dernier?lui ont répété qu’elle était la protégée du capitaine.Il déclare à Me Léonce Plante que c’est Angelo qui allait rue Vitré et non le détective Colangelo.Tl dit que Angelo n’est pas le propriétaire du No., rue Vitré.Le constable Laverdière l’a fait arrêter et condamner il y a deux ans.Laverdière demeurait au No 164, rue Hôtel-de-Ville, Il voulait se venger de Amyot parce que ce dernier avait refusé de faire une cause contre Gariépy.La propriétaire du No ., rue Vitré, est une Russe qui demeure au No 68, rue Saint-Laurent.Amyot admet qu’il a déjà été condamné pour vol et vagabondage.Il a déjà été condamné pour avoir; été trouvé dans une maison de désordre, à cent dollars d’amende.La cause avait été faite par l’amie de -Laverdière qui l’avait envoyée exprès pour cela.Yvette Monette déclare qu’elle est tenancière de.maison de désordre, rue Vitré.Elle reconnaît Angelo | comme étant celui qui est venu, rue Hôtel-de-Ville.Elle connaît Sauvé et a eu affaire à lui souvent ayant été arrêtée plusieurs fois.Le numéro .rue Vitic, appartenait à la femme d’An-gelo.Hier soir encore cinquante hommes s’y sont rendus et la maison marche à Rapacité depuis longtemps.Alice Monette déclare qu’elle ne connaît pas Colangelo.La Cour déclare que Colangelo est entièrement disculpé sur ^accusation de tenir une maison de désordre, quant à cet incident.Angelo Mastrorilo déclare que sa femme s’appelle Annie Levitsky et demeure au no 62.rue Saint-Laurent.II n’est pas naturalisé.Le juge Coderre dit alors: “J’at lire l’attention des autorités fédéra-! les îur ce point.Les déclarations qui ont été faites ici sont suffisan-l te* à mon point de vue pour démontrer que c’est un souteneur et i qu’en somme ce n’est pas lin sujet désirable.L’agent Laverdière nie les allégations d'Ovide Amyot.L’ex-déteotive Laberge raconte de nouveau que les marchandises volées chez M.le juge Bruneau, chez Henry et Morgan ont été retrouvées le 4 décembre et qu’il n’a été admis à les examiner que quinze jours| après leur découverte.John tfy ! Wop était le voleur et le receleur.Il déclare qu’on lui a promis s’il quittait l’Union de la police, une augmentation de salaire.Le détective Tourville déclare auve pai une grande assemblée qui a lieu dans la division Sainte-Anne, à ta salle Saint-Joseph, en faveur de M.Denis Tansey.Le chef de l’opposition sera ac-eompagné de M.E.-L.Patenaude, C.-E.Gault, C.-A.Smart, A.Duran-leau, Dr Jj-A.-E.Beaudoin, P.-A.Lafleur, Camilien Houle, Dr A.L’Archevêque, Dr G.-A.Lortie, Arthur Plante, députés, de l'échevin Thomas O’Connell, de MM.Hervé Roeh, C.-E.Guérin, etc.On prépare une grande manifestation au chef de l'opposition.Au Maroc Madrid, 31 (S.P.A.) — On annonce officiellement que les troupes espagnoles ont retraité de leurs posi-_ ons avancées dans la région Béni à la Pointe-Renom- .vrox au Maroc.La retraite a été faite avec ordre.C.Mignault, ingénieur de cette vil le ©t concurrent de M.Crépeau à la convention qui a choisi celui-ci, et M.J.-W.Lynch, avocat, de Sherbrooke.Le principal orateur de la soirée fut M.E.-L.Patenaude, dénuté de Jacques-Cartier, MM.Armand Crépeau, le candidat, Charles Mignault, avocat, Léon Trèpanidr, échevin de Montréal, M.Camillien Houde, député de Ste-Marie, et le général Smart, député de Westmount, ont aussi prononcé des discours.M.Mignault, dans ses remarques comme président, a déclaré qu’il faut de ce temps-ci, à Québec, un bon ingénieur et qu’il est en situation de dire que M.Créneau est jus tement l’homme qu’il faut.M.Armand Crépeau, le candidat conservateur, s’est contenté de présenter les orateurs en énumérant les qualités de chacun.Il a ajouté toutefois que les cabaleurs libéraux, depuis quelques jours, arrivent à plein train dar té de Sherbrooke M.Charles Mignault, après avoir payé un tribut d'hommages à feu *1.O’Bready, a qualifié de “pourrie, néfaste et autocratique” l’administration qui est au pouvoir à Québec depuis vingt-sept années.H qualifie d’insinuations les paroles de M.Perreault à l’appel nominal à l’effet qu’un ministre a été nommé dans le cabinet pour représenter les ouvriers.11 déclare que M.Lapierre n’est pas un ouvrier et que c’est un ouvrier qu’il faudrait à la place qu’U occupe.Le cabinet, dit-il, n’a pas confiance dans les ouvriers, et il nom me un comptable pour les représenter.Il parle ensuite du programme de l’opposition qui veut amè liorer le sort des cultivateurs, des ouvriers, des employés civils.L’échevin Trépanier, de Mont réal, a lui aussi dit quelques mots sur des prétendus çaDalcurs.Il se demande pourquoi M.Therrien a laissé une situation de $8,000 par année pour en prendre une de $2,-000 qui n’est pas sûre.Il dit être de la génération qui a transformé Montréal au point de vue politique.Il fait l’historique de l’enquête de la police qui se poursuit actuellement dans le métropole.On fait des gorges chaudes, dit-il, au sujet de cette enquête, mais on verra ce qui doit en sortir.C’est plutôt de politique municipale montréalaise que M.Trépanier a parlé.M.Camilien Houde, député de Ste-Marie, a salué Sherbrooke en déclarant qu’il s'v trouvait parfaitement chez lui.Il a déclare qu’il fallait à Québec des hommes corn me M.Crépeau.Il croit la loi de compensation ouvrière la “plus mauvaise du Canada”.Il a cité à l’appui de cette affirmation Foster et McKinnon.II déclare que la si tuation économique dans la province est désastreuse.Les usines se ferment.Les cultivateurs »e deman dent de quoi demain sera fait.L’opposition, dit-il, a demandé en vain un ministre du commerce et de l’industrie.La loi d’adoption enlève au père légitime la chair de sa chair, le sang de son sang, déclare M.Houde.Parlant de la foi des liqueurs, il dit que la Commission vend à ses clients des vins “pourris” qui amènent dans les familles “la tuberculose et le cancer”.Il parle ensuite de la spéculation sur les lots, de la Banque Nationale, etc.Le général Smart, député de Westmount, dit que ce n’est pas une lutte contre M.Therrien que celle faite par l’opposition actuellement dans Sherbrooke, c’est une lutte contre le régime Nicol.Il déclare que M.Perron a dépensé des sommes fabuleuses pour le déloger de son comté et que son adversaire a perdu son dépôt.Il nie les surplus de la province à cause de l’augmentation de la dette.Il dit qu’On-tario est plus fortement en dette que Québec, mais que sa position financière est meilleure.M.PATENAUDE M.Patenaude a été d’objet d’un accueil bienveillant après qu’il eût M.C-C.CABANA SE RALLIE A M.THERRIEN L’ANCIEN CANDIDAT LIBERAL OUVRIER DANS SHERBROOKE APPUIE LA CANDIDATURE DE L’ANCIEN SHERIF—MM.GEORGES BOIVIN, LAUREAT LA-PIERRE, TANCREDE MARSIL, PRENNENT LA PAROLE Sherbroone, 31 (D.N.C.) — M.Therrien et scs amis ont tenu, mercredi soir, deux assemblées concurremment, l’une à Lennoxville et l’autre à Sherbrooke-Est.Plusieurs orateurs y adressèrent la parole, entre autres M.C.E.Therrien, M.La-pierre, ministre du cabinet Taschereau, Nicol, trésorier provincial, et les divers orateurs se rendirent pour la plupart aux deux endroits prononcer les mêmes discours.Voici la teneur de ces discours: M.Therrien dit qu’il a représenté le comté pendant neuf ans à Québec et qu’il a fait son devoir.Il ajoute qu’il est heureux que M.Crépeau ait déclaré qu'il a été choisi par une convention conservatrice.Cela le classe définitivement, comme partisan de M.Sauvé.M.Lauréat Lapierre demande aux électeurs de Sherbrooke d’élire M.Therrien afin que ce dernier l’appuie pour faire adopter une législation favorable qui vous sera favorable, dit-il.L’orateur ajoute que ce sont les libéraux qui ont augmenté l’indemnité pour les ouvriers, victimes des accidents du travail.Un vote pour le candidat de M.Sauvé est un vote contre vos intérêts, ajoute-t-il.M.Tancrède Marsll cherche & ridiculiser les oppôsitionnistes qui pleurent sur les tréteaux électoraux.M.C.C.Cabana est entré dans la lutte contre M.Crépeau.On sait que M.Cabana, qui est un avocat, s’était présenté comme libéral-ouvrier contre le candidat officiel du parti libéral à la dernière élection dans Sherbrooke.M.Cabana veut qu’on s’évertue à convertir les liberaux dissidents afin d’empêcher l’élection de M.Crépeau.M.Emile Depocas, de Montréal, cherche à démolir les assertions de M.Arthur Plante et de M.Duran-leau sur le fait que le cabinet Taschereau n’est composé que d’avocats, que le gouvernement ne fait rien pour la colonisation, etc.M.Georges Boivin, député de Shefford aux Communes, a dit que les conventions nomment les candidats mais que ce sont les électeurs qui les choisissent.Il appuie M.Therrien.Il ne doit pas être question, dit-il, de député de M.Nicol ou de député de M.Un Tel mais il s’agit d’élire un libéral.Pourquoi tourner le dos au gouvernement qui a été si bon pour vous, dit M.Boivin.On parle du coût élevé des liqueurs, mais c’est le gouvernement fédéral qui les taxe.Et M.Bureau nous promet une diminution de cette taxe dans un avenir rapproché.M.B.Desroches critique M.Sauvé qui a choisi des professionnels pour les faire élire dans Montréal à la place des ouvriers libéraux.Mgr Deschamps chantera la grand’messe Brève séance à l’enquête sur la police de Montréal M.J.-C.Doré déclare qu’il n’a donné aucun argent à la police — Le juge ajourne à lundi—Me Germain est épuisé.La séance de cet avant-midi à la Cour d’enquête sur la police a été assez brève.Le juge a ajourné à lundi prochain, par suite de l’état de Me Alban Germain qui était épuisé à la suite des longues plaidoiries d’hier.Me Arthur Brossard a déclaré à propos d’un témoignage hier qu’il j tenait à déclarer publiquement que | le procureur général n’était pas en rausc et ne le serait jamais.Il a, dit-il, aidé puissamment à la conduite de cette enquête et nous considérons comme un deoir de le déclarer publiquement.Me Alban Germaîn fait remarquer qu’une erreur s’est glissée dans des compte-rendus nu sujet de la demeure de l’agent Laverdière.Ce dernier n'a jamais logé au no 164, avenue Hotel-de-Ville.Tous les avocats ont admis que c’était une erreur.J.C.Doré, patron du salon de barbier et de la maison de jeu.154, rue Peel, a témoigné.11 a admis qu’il tenait maison de jeu avec Me-trakos et Liascns mais que cette maison était maintenant fermée à la suite du témoignage d’Euclide Prévost.11 déclare que loin de faire de l’argent avec cette maison de paris, il a perdu depuis le mois de mai, la somme de $1,200.Le frère de Melrakos tenait aussi une maison de paris, au coin des rues Windsor et Dorchester.Doré nie que les Mctrakos aient ouvert depuis le témoignage d’Euclide Prévost trois succursales et que Metra-kos ait déclaré: ‘‘Je fais de l’argent quand même, j’ai ouvert trois succursales.” Doré prétend qu’l! n’a rien payé à la police de Montréal.Il a donné dix dollars pour une annonce dans le Police Guide et cinquante dollars comme souscription pour le congrès des chefs de police, Doré avait commencé il y a trois ans ses opérations de paris avec un nommé Sullivan.Chacun avait mis $250, mais les profits ne sont pas venus.Le sergent Laporte est venu souvent le voir.Il lui avait rendu de grands services, ayant arrêté des voleurs qui avaient saccagé son magasin et ayant empêché à plusieurs reprises des cambriolages.La séance est rdors ajournée.Le Dr L.-A.Parrot est candidat libéral dans Témiscouata V * Québec, 31 (D.N.C.) — La convention libérale tenue à la Ri-vière-du-Loup hier après-midi a choisi le Dr L.-A.Parrot pour faire la lutte a la prochaine élection partielle fédérale dans Témiscouata.M.J.-F.Pouliot a refusé d’être mis en nomination.On croit gue M.Pouliot se présentera quand même- M.Jos.Viel, maire de la Rivière-du-Loup, présidait et M.Ernest 'Lapointe assistait Demain,Jour de c’est Mgr Deschai la grand’messe à Montréal.la Toussaint, ps qui chantera la basilique de été présenté par M.Mignault corn me l’homme qui avait compromis son avenir politique pour tenir sa parole envers ceux qui lui avaient donné son mandat quand il était député à la Chambre des Communes.M.Patenaude déclare qu’il a rencontré nombre de libéraux qui lui ont dit qu’ils votaient cette année pour M.Crépeau.Il dit qu’il vient de faire un sacrifice semblable aux autres sacrifices qui ont amélioré sa situation.Il est sûr que le 6 novembre prochain, II reprendra le chemin au Palais de Justice comme shérif.Il dit que le gouvernement a peur du verdict du peuple.TrcJs ministres sont déjà venus dans Sherbrooke.deux font la lutte dans Québec et deux dans St-Maurice.Ces ministres.déclare l’orateur, en sont rendus au point de venir dire au peuple: “nous voulons vous acheter’.Non pour de l’argent, mais pour des promesses.M.Patenaude assure que la population agricole de cette province souffre comme jamais depuis les premiers temps de In colonie.Il faut changer les méthodes de culture, déclare-t-il, la classe agricole ne reçoit pas du gouvernement la direction voulue.On ne peut Ici rivaliser avec J’ouest pour le blé et l’avoine.Il faut transformer la culture.Il ajoute que 2,000 agriculteurs se sont réunis récemment à Québec et que ce fut contre le gré du gouvernement.Ce qui prouve bien que celui-ci n’est pas le gouvernement qui favorise la classe agricole.M.Patenaude attaque la loi de compensation et ajoute que c’est M.Galipcault et non M.Lapierre qui a le portefeuille du travail.Au sujet de la Banque Nationale, il dit que le gouvernement a garanti la transaction, non pas pour sauver les deniers des petits exposants, niais pour empêcher des riches de perdre quelques milliers de dollars.Si l’on n’avait pas eu à aider aux administrateurs, on aurait été moins pressé de voler au secours des petits épargnants.Au sujet de la Commission des liqueurs, M.Patenaude dit que seul le prix de vente des liqueurs est connu du public, qu’il n’y a pas moyen d’étre informé du prix de revient et qu’on ignore quels sont les détectives et les policiers de ia Commission.Le commerce reste secret.On ne peut pas pénétrer dans le sanctuaire de la Gommis-sion.Il faudra bien un jour, cepen-dnt, dit-il, que le peuple sache, sinon il défoncera les portes.M.Patenaude déclare que la province passe par une calamité de crimes et que l’on ne peut trouver les coupables.“Mais si quclqu’i dit-il, vend une bouteille de oiè dix hommes le trouvent.’’ M.Patenaude termine en disant 3u'Ü y a quelque chose de changé ans la province, que celle-ci souffre d'un malaise difficile â définir, mais qui existe, et ajoute que l’opposition s'emploie à faire tfis-paraitre ce malaise, à éclaircir la situation, mais qu’elle n'est pas encore assez forte.Je m’adresse, dit-il, nu coeur et à l’intelligence de la province pour vous demander de voter pour M Crépeau et la loyale opposition de Sa Majesté.un, ière, LA*LOI CALDER EXPIRE AyjOURD’HUI Ottawa, 31 (D.N.C.) — La Commission du service civil termine la révision du salaire de tous les fonctionnaires des basses classes.Elle espère finir ce travail avant la prochaine session.Le boni disparaîtra après la révision et le salaire nouveau comprendra tout ce que le fonctionnaire doit recevoir.Aujourd’hui expire l’ancienne loi de la mise à la retraite des fonctionnaires connue so.us le nom de loi Calder.Plusieurs em; ployés civils qui pensent que cette loi est plus avantageuse pour eux que la nouvelle loi adoptée à la dernière session en profitent pour se retirer aujourd’hui.Au comité des Etudes Médicales Sous la présidence d’honneur de M.le docteur Albert LcSage, professeur de pathologie interne, à l’Université de Montréal, le comité des Etudes Médicales de notre Université canadiciine-françalse a eu sa première réunion de l’année académique 1924-25.Gette séance était une séance de réorganisation.M.le docteur LeSa-ge fut élu président d’honneur du comité.M.Albert Jutras, étudiant de 5ème année, fut réélu président, M.René Holland de 5èmc année fui réélu secrétaire et M.Albert Bour-cier de Sème année vice-président.Le conférencier de la séance était M.Roland Vincent.Il entretint ses auditeurs de malformation congénitale, il y eut également présentation de malade.Comme on le sait, le comité des études médicales est une institution formée au sein des étudiants en médecine de l’Université de Montréal.Elle est une miniature de la Société Médicale de Montréal.Tous les quinze Jours elle a ses réunions, sous ia présidence d’honneur d’un professeur de l’Université.A ses séances, des travaux sont présentés par les étudiants en médecine, c* l’on discute diverses questions scientifiques.Mort de M.Lucien Lassalle IL AVAIT ETE AUTREFOIS REDACTEUR AU MONDF M.Lucien Lassalle, autrefois rédacteur au Monde, de Montréal, et qui tint dans le journalisme et la politique du temps une place en vedette, vient de mourir ce matin chez lui, no 4653, avenue du Parc, à Montréal, à l'âge de 69 ans.M.Lassalle, à part d’avoir été journaliste, fut aussi traducteur aux débats parlementaires à Ottawa, pendant une quarantaine d’années.Il était bien connu, dans le monde des parlementaires et des hommes politiques, et très estimé à cause de ses qualités d'esprit et de coeur, et de son caractère enjoué.Scs funérailles auront lieu le lundi, 3 novembre, à 9 heures du matin, en l’église de l’Enfant-Jésus, au Mile-End.M.Lassalle était célibataire.Lui survivent: un frère, M.le docteur Albert Lassalle, et deux soeurs.Mère Marguerite-Marie, des Ursuli-nes des Trois-Rivières, et mademoiselle Marie Lassalle.Nos condoléances à la famille.Concert des aveugles Le concert annuel des aveugles de Nazareth aura lieu jeudi soir le 27 novembre, à la salle Lafontaine.Les billets seront en vente à l’institution, 95 Ste-Catherine ouest4 à partir du 8 novembre.On pourra également les retenir par téléphone: Plateau 1511, MUSSOLINI ET L7TAL1E Rome, 30, (S.P.A.) — M.Mussolini a envoyé un message à la commission des quinze, qui a été chargée récemment de reviser la constitution, l’exhortant à “ne pas craindre de paraître trop audacieuse, qu’i] s’agisse de conserver ou d’innover.” Le devoir de Sa commission, dit Je premier ministre, est de *üire de nouvelles lois, et de créer des institutions répondait aux besoins actuels.Ils ne s’agit pas de renverser la constitution, mais de la rénover complètement, en supprimant tout ce qui est désuet ou inutile, pour y suLutituer des choses nouvelles.Les conditions, en Italie, ont changé radicalement depuis l’adoption de la constitution de 1848, et des éléments, tels que le syndicalisme, qui n'existaient pas à l’époque, représentent actuellement les forces les plus puissantes dans la société.€cci exige, ajoute le premier ’?ministre, des transformations — si radicales dussent-elles être — dans la constitution, afin qu’elle réponde aux besoins actuels & la nation italienne.M.Mussolini déclare que l’inviolabilité de la constitution est une fiction que depuis Cavour jusqu’à Crispi et TlltOni, on n’a pas observée.“Rien n’est Immuable dans l’his-toirc, pas même les peuples: eux-mêmes doivent suivre leur cours", dit M.Mussolini.“Il serait vraiment curieux si, seule, la constitution de 1848 devait être considérée comme le dogme unique pour tous les siècles, el pour toutes les générations d'Italie, présentes, passées et futures.Londres, 31.(S.P.A.) -• La dette du gouvernement belge envers le Canada est de $2,225,000.Elle sera payée d’ici deux mois.L’ambassadeur belge en Grande-Bretagne en a informé le gouvernement beige.Décès LASSAU.K.— A Montréal, le 31 octobre 1A24, à l’»gr de 69 an* et 4 mol*, est di1 Lucien lassalle.Les riinZrsIlie* auront lieu lundi, le 3 ncrvemlire.Le convoi funèbre partira de sa demeure, no 4553 avenue du Parc, ti K heures 43, pour se rendw à realise du Saint-Lnfant-hni», où le service sera cZIAbrr, et de là au cimetière de la OMr-des-Neiges, lieu de In sépulture.Parents et ami» sont priés d’y assister sans autre invitation.RMOND.En cette ville, le 31 octobre 1924, est décédée Lucrèce Kenaud, épouse de Honoré Emond, échevin du quar.tier Papineau, l-es funérailles auront lieu lundi, le 3 novembre.Le convoi funèbre piirtlrn de la demeure de son époux, 204, me Maisonneuve, à S h.35 a.m.pour »e rendre à l’église Ste-Brlgldv, où le »rrvlce sera célébré à 8 heure» 45 a.m.et de là nu 'cimetière de la Cdte-des-Nelge*, Heu de ia sépulture.Ihtrent* et ami* sont prié# d’y arj‘later sans autres Invitations.Ijts Paine* de Sainte-Anne de ta pm Mss» de Salnlr-Brlglde sont priée» de »e rlXmli à la résidence de la défunte, dimanche, k 2 novembre 1224, à 3 heures du soir. c LE DEVOIR, MON THE A U VENDREDI.31 OCTOBRE 1921 Volume XV — No 257 La Graphologie au "Devoir7* La plus malcommode.— J'abrège un peu -votre pseudonyme n’en l»±s-Hant que lia fin: â’espaoe est pré- deux.EiUe a beaucoup d'imagination et eela développe ohet elle ta tendance à l'exagération, et par conséquent, le jugement n’est pas sùr: allusion et tMéjugés sont fréquents.Elle a du l^on sens et un ceirtain sens pratique qui ] aident souvent à voir ses erreurs et à remettre Ses choses au point.Bonne, généireuse, dévouée, active.Bien raisonnable et sujette à des tristesses, mais les réactions sont rapides, et eide redevient enjouée et pleine d’entrain.L’orgueil est marqué: elle a confiance en elle et supporte mal ia critique et encore plus mal Iles reproches.Vivacités fréquentes, petits esn-jïortemenls, beaucoup d’obsHnation, fermeté variable: elle est très influençable et manque de la persévérance et de iTénengie calme que rien n’entanne.Sa sensibilité mine souvent sa résolution et sa fermeté: elle est même faible parfois.C’est une nature sincère, qui a besoin de se confier mais qui est habituée à une réserve assez grande.Besoin d’affection et de sympathie, elle est Iren capablie de la té-in- "-'r autour d’eflile si elle y est encouragée.Humeur très variable.Kouci-Kouça.— Toute simple et toujours naturel]le, eiile n’a pas un atome de vanité.Elle est délicate, sensible, d’humeur capricieuse, lionne généreuse, capable de dévouement et d’outfii de soi avec ceux qu’ci.le a me.Timide, d’une réserve nui s’opimse aux confidences et aux démonstrations d’affection, elle est constante et elle a de jolies délicatesses de coeur.La volonté manque un peu d'initiative et de résolution; e'ie est obstinée et la force de resistance ej d'endurance est assez gran- FUNÉRAILLES DE UNE CAUSERIE M.J.-S.DOUCE! DE M.BUCHAN ELLES ONT EU UEl’ LUNDI DER-1IJÇ CLLLBHK HOMANHKB AS Ntl ER DANS L’EGLISE PAROIS-1 SIALE DE PLESSISVILLE Plessisvilte, W.(DJJ.C.) — Le 24 courant est mort, A l’bôpitel de Ples-sisville, Joseph-Stanislas Doucet, j avocat.Il était âgé de 68 ans et j deux mois.Les funérailles ont eu lieu en l’église paroissiale, lundi, le 27, au | milieu d’une grande affluence de parents et d’amis du défunt.(Le service funèbre a été chanté par son fils, l’abbé André Doucet, ’.zZ'jjsrx il-' rAü’j}- "y™ cTffiSgggyr l'abbé Albred Beaudet, curé à St- pei tales r.LAIS DIT, AU C.LV.tD/A.Vj CL PH D'OTTAWA.QUE LES SOCIALISTES DU CENRK MAC-; DONALD * N K SONT PAS UN, DANGER POUR L’ANGLETER- î RE.—¦ IL RRKl’ARE PLUSIEURS MEMOIRES SUR LA POl ITl-QUE CANADIENNE Ottawa.31.— M.Buchan, romancier célèbre anglais, a fait une conférence, hier, au château Lan-’ rier, sous les auspices du Canadian Club.11 a parlé du parti socialiste Louis-de-iBlanford, comme diacre et de M.l’abbé Lauréat Dion, vicaire à Plessisville, comme sous-diacre.Il a réussi a convaincre ses auditeurs que les socialistes anglais du genre MacDonald, n'étaient pas * La levéê’ dû corpY fuf faîte par ! un danger pour l’Angleterre.Au M.l’abbé L.-J.-A.Doucet.frère du pouvoir, le parti socialiste anglais de L’activité n’est pas égalé et procède par à-coups, Bile est nerveuse, un peu irritable et très irvfluençaMe.Droite, sincère mais se livrant si peu qu'elle ne se laisse pas connaître facilement.leano aux yeux noirs.— Sensée, réfléch’e, capable de sérieux, elle a un jugement qui se forme bien.L’iniae nation est gracieuse et modérée, Eile est bonne, affectueuse, très constante, sincère et d’une grande droiture; à ses heures elle est enjouée et gentiment bavarde.L'activité est égale, elle a de .l’initiative et du courage.Bile n’est l>as toujours bîehveT’ante; elle a des sévérités et des intransigeances un peu excessives.La volonté est énergique: elle est résolue, autoritaire, impulsive et parfois un peu dure.F.vle est portée aux préférences et aux antipathies ¦marquées et partant, cille est exposte à faire des injustices.Mais clile a de la bonne voftonté, la droiture mentionnée p>!us haut, et une connaissance éclairée et intelligente d'd$e-raètue, eile est donc en gïérrie et elle se surveG’e.Un peu d’amour.oropre susceptible mais en réalité, la m^eptitr-’dé est à peme indi-qnce.Lorgue^ est modéré, eile l'a pas de vanité.Perseverance, salle dans Fact on.du savoir-faire et grande ambition de faire son | ;-«tvr er fai-sn* du bien.Elle atti-j défunt et curé de la paroisse St-Antoine de Padoue, Manchester.N.11.Dans le sanctuaire, on distinguait M.l’abbé Fernand Dupuis, curé de Plessisville, Mar Onil Mi-lot.P J)., V.G., curé de Victoriaville, confrère de classe du disparu, M.le chanoine J.-S.Poirier, curé de Princeville, MM.les abbés Cyrille Moreau, vicaire à Princivîlle, Rosario Faucher, chapelain des frères du Sacré-Cœur à Victoriaville, Eugène Autote, vicaire à Victoria-ville et l’abbé Dumoulin, de l’hôpital du Sacré-Coeur, Plessisville.Le deuil était conduit par son fils, l’abbé André Doucet, son gendre, M.Gastou Ringuet, avocat de Drummondvilie, ses neveux, Eugène Boisvert, Maurice Dutil et P.-A.Painchaud.Suivaient des parents te des amis de la famille.Le cercueil était porté par quatre cousins du défunt: Mol.Adolphe Pellerin, Orphir Pellerin, V-chille Pellerin et Aimé Brossard.(M.le docteur A.Boisvert, M.C.iE.Gosselin, notaire.M.l’avocat Houde et M.J.-G.Guilbault, notaire, portaient les coins du poêle.M.Georges Savoie précédait avec la croix.L’inhumation a eu lieu dans le lot de la faille Doucet.• De nombreux témoignages de sympathies ont été reçus, entre autres, de Sa Grandeur Mgr Brunault, de Nlcolet, confrère de classe du défunt.s’est révélé aussi conservateur que les autres partis et a abandonné ses idées révolutionnaires et extrémistes.Les ministres et les députés ministériels ont vu ce qu’il y avait d’irréalisable dans leurs pnn-i cipes, dans leurs idées et dans; leurs ambitions, et ils les ont tout j simplement mis de côté afin de ré-j soudre au mieux df leurs connais-saneex.et dans le sens tradition-nèl, tous les problèmes qui se sont présentés.En un mot, ils se sont révélés Anglais, c’est-à-dire plus sensilües aux faits qu’aux idées.Gèjündant avec l'avènement de M.MacDonald, c’était l’avènement i au pouvoir de la classe la plus nombreuse, de In masse de nopu- ; lation.Cette classe entretenait des illusions sur ce que pouvait devenir le pays entre ses mains.Elle les a perdues.M.Buehnn a aussi raconté qu’il préparait une espèce de mémoire i sur le passage de lord Minto nu Canada.11 tentera de publier lai correspondance échangée entre M.Wilfrid Laurier et lord Minto.Notre grand homme d'Etat canadien ¦ aurait vu plus clair que les autres j en matière impériale, et il aurait i prévu que toutes les parties de l’Empire ne pouvaient marcher qu'en commun.Pour faciliter aujourd’hui les relations entre Dominions et la mère-patrie, relations; que rendent difficiles l’éloignement Londres une espèce d'agence inter-inipériale.M.Buchan, donnera une conférence au Canadian Club de Montréal.mardi prochain.Lui survivent, deux fils, M.l’abbé la distance, il voudrait établir à André Doucet.à l’église St-Louis de Gonzague.N.IL.et Henri Doucet.de Manchester.N.H., quatre filles, les Révérendes Soeurs Marie des Anges et Marie de la Présentation d la communauté des SS.de la Présentation de St-Hyacinthe, madame Gaston Ringuet et madame Honoré Garceau, toutes deux de Drummondvilie.P.Q., un frère, M.l’abbé DouçeL curé de la ESf sœâU'?Jlf':N',i"»0 "¦°c vérende Soeur Marie du Carmel,' HLC des Ursuliues de R cher val, et Mme «LA REVUE DU DROIT ft J.-H.Dutil de Chicoutimi.Le numéro d'octobre 1924 de la! “Revue du Droit” contient d'abord j le texte du cours donné à la Semai- ! !t\ir I7ICIT1?i VTV m sociale à Sherbrooke, le 14 oc- .UllCt Y lui 1 Ci AUÀ ¦ tobre 1924, par M.Antonio Perrault avocat et professeur à la Faculté | MOÏSE FELDMAN PROMU KTAIHE Si vous avez besoin de quelque chose pour votre foyer : meubles, garnitures de maison on vêtements, pour la femme, le mari, la fille ou le fils, dans les styles les pins modernes, de la meilleure qualité, aux prix les plus bits et aux conditions de paiement les plus faciles, nous l'avons.C’est le moment d’acheter.Nous échangeons les meubles.i ST-HENRI 1685 ouest rue Notre-Dame Westmount 7500 TARIF DES PETITES AFFICHES OBMANDR O'S'iM.tn — Jntqu'k 20 mou, 30 sous, ft I sou par moi tupciihtK'n taira.DEMANDS D'ELBVES — Jusqu'* 35 -mot» 30 sous, et 1 sou par mot supplémrn taire.TOCTKS LES AUTRES DEMANDES — Jus.«iu‘à 35 mots.30 sous, 1 sou par mot -supnlAmemalr*.CHAMBRES A LOUER — 15 sous Jusqu'* 26 mois.1 sou pur mot supplémentaire TROUVE, — Jusqu'à 20 mots, 20 sous, t sou ___par mot supplémentaire.PERDU — Jusqu’à 20 mots.26 sous.1 sou .pur mot supplémentaire.MAISONS, MAGASINS ETC., A LOUER — Jusqu’à 26 mo’s, 25 sous.1 sou par mot «uppléi ii eti taire.A VENDRE — Jusqu’à 20 mots 91 sous, _ 1_«»u par mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES — Tarif sur demande.AVIS LEGAUX — 15 sous le Mgne agathe.NAISSANCES.DECES.MESSES - 56 sous __ Par Insertion.REMERCIEMENTS — 56 «sut CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNE Le LES.ETC.— 01.00 par Insertion.COLLEGE DE BARBIER lloa, avec le plus haut salaire payé'/ ques semaines d'apprentissage suf Système moderne.Hos1H''n assurée, crut,tire payé en apprenant.S’adresse; mou r Barber Collrae.A2.St-Ianrjut.suffisent, pour- A LOUER Chambre à louer sur devant, bien éclairée, dans famille de 2 personnes, avec tout le confort, usage du téléphone.373 Dorches-ter est.Tel.Est 1638.Sténogrup he-Trad uctrice Plateau 5277.— Correspondance française et anglaise.Traduction de l’anglais, allemand, italien, espagnol.Mlle Gagnon, Chambre 12, 425 Carré Philippe.TRADUCTION fl i îTTT'C r»nPITf\r'ft «vocal et protesseur a ta racu-itc H AU i fcj P, I UufciSide droit à ITniversité de Montréal _______ | touchant la propriété des oeuvres intellectuelles.Ce sujet, qui embrasse les dessins, les marques de fabrique, les brevets d’invention, la propriété littéraire et artistique, n'est pas suffisamment connu.D'autre part, la nature des droits des v Les membres de la Chambre’de commerce ont visité mercredi après-midi TEcolè des Hautes Eludés Commerciales.M.Henry Laureys, directeur de l’Ecole, leur a souhaité la bienvenue et les a ensuite guidés à travers le vaste édifice leurdaisant visiter cours les principales sûllès de la bibliothèque, le labonatoi- re- l’amphithéâtre, fe mbséélLe nm- sfloplep* H mm est dosée pour! - — - ¦ succès dsi AVIS LEGAUX Province de Québec, DUtriet de Montrée! No 1259.Cour Supérieure auteurs d dos inventeurs sur leur F»A-ME ROSE-ALMA TOU SIGN .VN T.epon- ! auteurs Cl fies insenteurs sur leur se commune en bien* de Wttlie Bélanger,! 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'’ fs rier de cet enseignement supé-1 ju duleux peut, dans certains cas, être emprisonné jusqu'à ce qu’il ait sa-sa dette ou fait cession de ft ?P.C — One! ’ obfcair »ver ces ©ufb-ô â»»c m.facmipre» érOTt-îk fer snüe ecrituTe ‘ Ppati Tut v* f t Inéjfuûc, il fis Im« dre est T&ediorr* rsufeat i mLiei-roas.ggBeiqse* .'snes; •y rw’-esp'.-r.*î *r t» p»?pomr a>E*ly- il itV f-teLÎt- 'd# l'é~ toycbe îe% principales matières en- .- ‘e avocat, assis- veigsées a l’Ecole des Hautes Etu-! Reneral de 1 Univer- ses.et l’on en attend de bons ré-1 «t* de.Montréal et professeur a *a faUats Faculté de Philosophie, a soutenu De brèves abocutîon» ont été pro-! Défendeurs, I! est orR AD.L’ARCHEVEQUE CHIRURGIEN DENTISTE Téléphone St-Louis 130t 468, Pare LaKontatne Montréal Le Dr HEYNEMAND CHIRURGIEN DENTISTE annonce l’ouverture de eon bureau au No 278 rue St-Denis Tél.Est 9233 PROFESSEURS INSTITUT LAHOCHE ENRG.Cours classique — Brevets Cours commercial 3f>n.RUE RAINT-TIENIS (En face du théâtre Saint-Denis) DROIT, MEDECINE.PHARMACIE.ART DENTAIRE Cours préparatoires du professeur RENE SAS/flIE I.C.et I.E.'iflciielier ès arts, ès sciences appliquées Cours classiques cours commercial.irions particulière».Entrée des élève» en tout tempi.Prospectus envoyé sur demande 279, HUE ST-DENIS TEL.EST «Kl Près de l'F/Cole Polytechnique LEBLOND DE BRUMATH 250, RUE ONTARIO EST Bachelier de l’Université de France et d» l’Université loival, officier d’Aeadérnle, auteur de plusieurs ouvrages.Le plus ancien cours de préparation aux examens établi à Montréal Qui veut devenir rapidement MKDFCIN?AVOCAT?DENTISTE?PHARMACIEN?NOTAIRES L.-a CLEMENT NOTAIRE J»,’RUE SAINT-JACQUES Tel.Main 8358.Rés.Westmount 1190J Main 1735.27, Notre-Dame E MEDECINS DR J.-M.-E.PREVOST Do* hôpltnux do Pari*.Londro* et New-York Clinique privée pour le traitement des maladies Intime» de l’homme et de 1» frniine : voies urinaires, reins, vesii» et maladies véné-lenne».460, rue Saint-Denis, Montréal TEL EST 7586 PETRIE, RAYMOND & CIE COMPTABLES CER+TFIFS VERIFICATEURS J.-T.Raymond, IA.A.-J.-M.Petrie, L.A.ISh, rue St-Jaci TEL.MAIN 275 IMPORTATEURS DE FERRONNERIE Suite 909-910 1S6, rue St-Jnrque» .Montréal —.7758 CAPHEif! 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Le saviez-vous?Il faut dormir, et dormir tôt.Ces veillées prolongées et répétées ruinent la santé et gâtent ordinairement le caractère qui d’avance n’était pas drop bon.Les veillées vous usent comme s’use une machine sans cesse en mouvement.Elles vous abîment.Elles vous rident.Elles vieillissent.N’avez-vous pas, les matins qui les suivent, les yeux pochés et rouges, au lieu d’avoir un visage reposé?N’êtes-vous point pâles?• Les crèmes, les poudres, les fards, le savon un tel ou la lotion chose, tout ce que vous essaierez à prix d’or contre les pattes d’oie et pour conserver la fraîcheur ou la retrouver, tout cela sera vain sans le sommeil.Dormez.Il faut dormir.Vous n'embellirez peut-être point davantage à vue d’oeil, mais vous n’enlaidirez plus et, au point de vue santé morale et caractère surtout, quel bienfait! Dites, avez-vous connu des acariâtres qui dormaient leur huit ou neuf heures de sommeil en se couchant tôt et en ne se levant pas tard?Le sommeil engendre la bonne humeur, Fentrain, le courage.L’enfant qui a bien fait son somme ne s’éveille pas en pleurant : il rit, il jase.Les grandes personnes sont toujours un peu des enfants.Une mauvaise nuit leur fait le visages maussade et triste et la maussaderie et la tristesse impriment leurs pas en marques ineffaçables sur les visa-ges.Dormons donc, dormons pour n’ètre point nerveuses et irritables, dormons pour être douces et patientes, sinon pour la vanité d’être belles! Dormons toujours autant que nous le pouvons raisonnablement, pour le temps moins heureux où le sommeil, par la nécessite et le devoir, nous sera mesuré.Michelle Le NORMAND.£,a fionne \ Cuisine < .- .-.‘ LE GIBIER Le civet de lièvre — Prenez: un lièvre; lard gras, 1-3 de livre; quelques oignons, champignons, 1-2 li-! vre, farine, quelques cuillerées; vin rouge de Bourgogne, une bouteille; sel, poivre, muscade, cannelle, thym.Dépouillez le lièvre; débar-rassez-le de ses aponévroses; cou-pez-le en tronçons; réservez le sang; faites fondre le lard coupé en dés: réservez les lardons; faites revenir le lièvre; ajoutez les oignons coupés en quatre; laissez-les se dorer; farinez et laissez la farine prendre couleur; mouillez avec le vin; salez, épicez, aromatisez à votre goût; ajoutez les champignons et les lardons; couvrez; laissez cuire trois heures sur un tout petit feu; mélangez le sang à la sauce; laissez bouillir dix minutes.Pendant ce temps, nréparez des croûtons de pain frits dans le beurre; servez le .»ivet sur un plat très chaud, orné avec les croûtons.Si vous avez une bonne eau-de-vie de vin, faites-en flamber quelques petits verres dans une louche de fer et ajoutez-la à la sauce, en même temps que le sang.Le râble de lièvre à la betterave - Prenez: un lièvre; lard, 1-3 de ‘livre; du beurre, vin blanc sec, de la crème épaisse, betterave cuite au four, farine, 1 livre et demie, vinaigre de vin, sel, poivre, aromates.Dépouillez le lièvre; enlevez les aponévroses; séparez le râble; pi-quez-le avec du lard; faites-le mariner pendant quarante-huit heures dans le vin blanc aromatisé et légèrement salé.Faites rôtir le râble mariné, soit au four, soit à la broche, en l’arrosant avec du beurre é! la marinade que vous avez fait ré- duire au feu et passer sur un linge fin; laissez cuire vingt minutes par livre de râble, ça suffit.Pendant le dernier quart d’heure de cuisson, épluchez et hachez très fin les betteraves, que vous avez choisies très rouges, presque noires.Ceci fait, passez-les à la poêle avec 125 grammes de beurre; salez et vinaigrez.I! faut, en général, trois cuillères de vinaigre pour donner aux betteraves ufie belle couleur de rubis et un goût parfait.Retirez le râble du feu; posez-le sur un plat très chaud.Rapidement, liez le jus avec la crème maniée avec la farine.Donnez un seul bouillon; entourez le râble avec la betterave; servez la sauce à part.Conseils pratiques L’ammoniaque à la maison — L’ammoniaque, qu’on appelle alcali volatil, est très précieux pour une foule d’usages domestiques et son bas prix le met à la portée de toutes les bourses.Pour nettoyer la maison, c’est ce qu’il y a de mieux; mettez-en une cuilleree à café par litre d’eau, et ce mélange enlèvera, comme par enchantement, la fumée et la crasse sur les boiseries, sans abîmer la peinture ou les mains.Pour laver les fenêtres, les glaces, les verres et l’argenterie, il n’a pas son pareil.Un cuillerée à soupe d’ammoniaque, ajoutée à l’eau de savon dans laquelle vous ferez bouillir votre linge, le rendre blanc, propre et doux.11 en est de même pour les couvertures de laine.Vous n’aurez plus qu'â les frotter avec les mains nour les rendre complètement blanches.Vous les rincerez ensuite dans deux eaux, à la même température que la première eau de savon, puis vous les ferez sécher aussi rapidement que possible.Elles conserveront ainsi toute leur blancheur et seront comme neuves.AVivage des vietttes tapisseries— Attachez tout simplement un des Ne manquez pas cela ! La qualité du boeuf de Stanford est trop favorablement connue pour nécessiter des cummentulres, mois, à l’occasion de cette fin de semaine, nous avons à vous Offrir, en fait de rosbif dans les côtes, quelque chose d’une qualité inusitée, même pour nous.Ces rosbifs sont taillés sur de Jeunes taureaux de l’ouest, lourds et excellents, qui constituent le meilleur bétail au monde.Iis sont tout désossés et roulés et ne vous offrent que de la viande de part en part, sans Un atome de perte.Vous trouverez ce.boeuf particulièrement tendre, Juteux et savoureux et si vous cherchez quelque chose de vraiment superbe pour le dîner de samedi ou de dimanche, nous pouvons assurément vous recommander l’un de ces rôtis.Rosbifs dans les côtes de première qualité, désossés et roulés, la livre.I.380 Endives fraîches et croquantes, la livre.480 Choux de Bruxelles, paniers d’une pleine pinte.250 Champignons de rnlture Fèves de Lima Ananas Artichauts français Tomates de serres chaudssRalsin belge Salsifis Racines de céleri Poires alligstor Si vobs Recherchez rArôme Exigez le THÉ VERT "SAIADA" Toujours frais et pur.—Vendu seule» ment en paquet d'aluminium.LES AFFECTIONS DE LA GORGE SONT DANGEREUSES Point de départ de maintes maladies qui sont souvent mortelles Horaire remanié de livraison Outremont et Annexe 7 s.m.11 s.m.9 p.m.famer a y ntimi 128'/ Mans Field Street 12 Telephones-Uptown 6300 •vV bouts de la tapisserie au niveau d’un cours d’eau peu rapide, car, si la tapisserie était ancienne, elle se déchirerait sous la traction de l’eau.Elle flottera ainsi pendant quelques heures; et, quand vous la retirerez, toutes les couleurs apparaîtront telles qu’elles étaient autrefois.Etoffes en caoutchouc détériorées—Lorsqu’une étoffe caoutchoutée paraît se désagréger, il semble qu’on peut la considérer comme perdue.Il existe cependant une sorte de réparation qui rend presque toujours à l’étoffe sa cohésion.Si l’on n’y prenait garde, la détérioration s’accentuerait rapidement.Il faut, dès qu’on s’aperçoit de la désagrégation, prendre du talc, en saupoudrer l’étoffe et la frotter, point à point, avec un tampon de flanelle; vous serez surprise, madame, de l’excellent résultat obtenu._________ ________ En Saskatchewan LA SITUATION ACTUELLE — QUELQUES PRECISIONS Le président de l’Association franco-canadienne de la Saskatchewan, M.Morrier, répondant à certaines questions, écrit dans le Patriote de l’Ouest: —Oui, nous avons eu une réunion du Bureau Fédéral, à Régina, le 8 de ce mois.Nous avons travaillé une journée durant, à ce que nous croyons être pour le plus ?rand bien de notre élément.Il a té décidé, entre autres choses, que la prochaine convention aurait lieu à Régina, à la fin du mois de février 1925.Nous avons étudié la grande question renvoyée devant nous par la dernière convention; les meilleurs moyens à prendre pour bien remplir le but de notre association : le groupement des forces, franco-canadiennes.Nous ferons notre rapport lors de la prochaine convention.Nous avons décidé qu’un comité spécial rencontrerait monsieur le ministre de l’éducation, à la fin d’octobre pour lui parler “amicalement”, mais ferme ment une dernière fois du pro gramme du français, du professeur français à l’Ecole Normale de Saskatoon, comme substitut de M.Turcot, parti récemment pour l’Europe, et surtout des diplômés des Ecoles Normales de la province de Québec.Nous ferons nôtre la parole de Mgr l’évêque de Leeds, et rapportée la semaine dernière par notre vaillante feuille de combat, “Le Patriote” ; “Allez dire au gouvernement, allez dire au pays dans un langage assez clair pour que nul ne s’y méprenne, que, violentés dans leur conscience, les catholiques seront obligés de résister par tous les moyens en leur pouvoir à l’iniquité et à la tyrannie qui les menacent.” Pierre Ménard a raison : “Nous sommes fatigués de vivre de promesses.Nous voulons quelque chose de plus substantiel : nous voulons des actes.” On nous dit là-bas, qu’on a besoin de nous, que* le gouvernement compte sur notre appui.Nous sommes prêts à le lui donner, mais nous voulons quelque chose en retour : nous voulons la vie française de nos écoles.Peu importent les règlements s’ils sont Combien de fois un rhume n’at-taque-t-il pas la gorge, l’affaiblissant à point que la bronchite et l'amygdalite semblent devoir s’y implanter en permanence.Et le pire, c'est que la gorge continue à faiblir et que s’accroît le danger de maladies beaucoup plus graves.Les remèdes ordinaires contre la toux, agissant en tant que drogues, ne procurent qu’un soulagement provisoire, si toutefois il s’en produit.Ce qu’il faut, c’est queioue chose qui reconstituera l’organisme de telle façon qu’il acquière la force de repousser la maladie, laquelle demeurera assurément aussi longtemps que subsistera la faiblesse.Father John’s» Medidne accompli^ précisément cela.C’est un tonique alimentaire nutritif qui fournit de purs éléments de nutrition, produisant l’énergie nécessaire pour résister aux germes.« Ecoutez M.Valère Voyer, du no 145-R, lûeme rue, Limouou, Québec, vous raconter comment Father John’s Medidne a remis sa femme en état de santé robuste.“Ma femme a longtemps souffert d'affection de la gorge, mais depuis qu’elle prend Father John’s Medicine, elle est en santé parfaite.Autrefois pâle, elle a maintenant de bonnes couleurs et je suis heureux de parler à mes amis de Father John’s Medicine.” Il y a des années, en 1855, le Rév.Père John O’Brien, ayant contracté un mauvais rhume qui lui laissa une toux opiniâtre et douloureuse, voyait sa santé s’altérer rapidement.Un médecin éminent lui prescrivit un tonique qui fournit à son corps la riche nutrition que son système affaibli était impuissant à tirer des aliments ordinaires et lui rendit une santé robuste.Ce remède alimentaire fut recommandé tout simplement pour sa valeur par le -Père John et il jouit depuis d’une vogue toujours croissante.Father John’s Medicine, tout en nourrissant les nerfs et les tissus du corps et en refaisant la santé et les chairs, n’impose aucune surcharge aux organes digestifs.Comme il ne contient aucun alcool ni drogue dangereuse, on peut le faire prendre en toute sécurité à n’importe quel membre de la famille.453, RUE SAINT-DENIS Téléphone: Est 3798 près rue Sherbrooke Nous pouvons soulager VOS YEUX et vous faire bien voir en vous ajustant d’une manière parfaite des VERRES bien appropriés.Nos prix sont modérés impossibles dans l’exécution.On nous permet le français: qu’on nous donne des maîtres capables de l’enseigner, ou plutôt qu on nous laisse recevoir les belles et vaillantes recrues qui viennent s’offrir! pour grossir les rangs de notre ba-j taillon d'’institi.\eurs «t dUnstitu-trices catholiques et parlant notre langue.En un mot.nous irons offrir notre concours au gouvernement, mais nous lui demandons en même | temps d’être traités comme des fils de la famille.Ce sera à prendre ou à laisser! _ ___ Les Dominions d’outre-mer Les parlementaires anglais ont été forcés de reconnaître, depuis quelque temps, que les Dominions croutre-mer devaient être considérés dans la plupart de leurs délibérations: en même temps, les hommes d’affaires de Montréal et de Chicago, désireux de visiter réciproquement leurs villes, doivent aussi reconnaître le “Dominion Overseas”, ou “The Canadian”, un autre train populaire du Pacifique Canadien faisant le service entre ces deux villes.Us quittent la gare Windsor tous les jours à 9.15 a.m., et à 10.00 p.m., arrivant à Chicago, à la gare Centrale, à 8.0Q a.m.et à 9.05 p.m.respectivement le lendemain.Service également commode dans l’autre direction.(réc.) Ti Dîner-Concert Dimanche, 2 novembre ame 1-M.h Montréal, par l'JMPHIMF-RIH POPULAIRB (h rrapon**-blllté II >lf4vl.GEORdEf» PglJJtTtBIl ¦'tiiiiiustriitrur cl Mcrélslrs s 6 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 31 OCTOBRE 1924 Volume XV — No 257 îsT Mauvais début de saison — Une cause d'échec — L’heure des concerts-matinées—Les chansons canadiennes en France — Le “Roi David” — A i’Opéra-Comique de Paris — Les chanteurs ro- mains.[.a saison des concerts a mal dé-¦ buté.Avec des artistes de la valeur * de .Miles Rose Armandle et Clara ll.iskil, de M.Charles Courboin et de M.Robert SchmiU, M.Bernard .î-aberge n’a pu réussir à avoir de» salies raisonnablement pleines.Si de pareils musiciens u’attirent pa* la foule, si, d’autre part, il a fallu remettre à une date indéfinie, autant dire à jamais, d’autres artistes.: on peut fort mal1 augurer des condi-j) lions musicales, cet hiver, i- Des raisons, ou plutôt des prétextes, il n’en manque pas : l’heu-re.le jour, le prix des places, le beau temps, tout cela peut avoir plus ou moins d’influence, mais ceci ne peut être la règle pour tout le monde à la fois.Il v a déjà eu, les années dernières, beaucoup de inonde aux concerts, même quand eut pu il faisait fort beau et qu’on se promener.Tout le monde n’a pas une auto dont on soit pressé de se servir avant les neiges.; Quand il n’y a pas de concerts, on se plaint; quand il y en a, on n’y va pas.11 n’est pas facile pour les impresarios de savoir comment s’y prendre.Leur métier comporte toujours un risque, mais si cela devient la règle, ils ne pourront pas : tenir bien longtemps.$ ’’(c 11 semble que la faveur commence à s’attacher, dans une certaine mesure, aux oeuvres nées chez nous On les patronne avec le visible souci d’encourager les auteurs et les organisateurs.Mais il ne faudrait pas que ceux-ci comptassent trop que cet encouragement dégénère en une indulgence facile.On n’imposera à la foule l’habitude d’aller entendre les nôtres qu’à la condition ou’on présente leurs oeuvres d’une manière relativement parfaite.Mieux vaudrait que i?production musicale soit, chez nous, retardée de vingt ans, que le dégoût en soit tout de suite donné par des exécutions mé-dioedes.Nous avons trop de penchant à nous contenter de Tà-peu-près, mais nous avons aussi l’indifférence facile et prompte.On ira une fois, en foule, entendre une oeuvre canadienne, mais on n’y retournera ni pour celle-ci ni pour d’autres.Ce qu’il y a de plus difficile à trouver chez nous, c’est un bon accompagnement d’orchestre.Même avec- des instrumentistes habitués à jouer des partitions, on ne peut arriver à un résultat satisfaisant qu’à force de les faire travailler ensemble.A plus forte raison doit-on prendre toutes les précautions possibles quand on n’a en main que des éléments étrangers au travail d’accompagnement et sur la bonne volonté desquels il faut compter sans jamais être sûr qu’elle ne sera pas supérieure à leurs capacités.Est-ce à dire qu’on sera toujours certain qu’avec un orchestre de professionnels on arrivera à un meilleur résultat?Non pas! Mais on peut toujours exiger deux un plus grand effort.Puisqu’ils se font payer pour leur travail, on peut les forcer à livrer une marchandise acceptable, tout au moins.En définitive, c’est la note à payer qui effraie les organisateurs, mais ne sè rendent-ils pas à eux-mèmes le plus mauvais des services en cherchant le bon marché?Mieux vaydrait ne rien faire que de présenter une mauvaise executioh d vine oeuvre qui peut avoir, en elle-même, beaucoup de mérite, et mieux vaut toujours un bon accompagnement de piano, qu’un mauvais accompagnement d orchestre.* * * .l’ai reçu plusieurs réponses à mes questions concernant les je°n' eerts-matinées du dimanche.Tous reconnaissent que, pour ceux de rOrpheum, il faut bien se contenter du dimanche, puisque cela ne vaudrait rien un autre après-midi et que le théâtre n’est pas disponible le soir.Le dimanche est d’ailleurs un aussi bon jour qu’un autre, niais l’heure accoutumée ne vaut rien pour le plus grand nombre: parce qu’on déjeune presque partout à une heure, que c’est le seul temps des visites aux pensionnats et que lorsqu’il fait beau en automne, on est bien aise de profiter des heures ensoleillées pour jouir un peu du grand air.On se rallie généralement à l’heure de 4 heures, à la condition que Ton commence au moment dit et que les concerts ne durent pas plus qu’une heure et demie.Un amateur de concerts qui n’en manque jamais un le soir dit qu il ne voudrait pas pour tout au mon- n’ait pu nous les faire entendre avec leur cadre.L’orchestre, que M.Casadesus a fondé il y a déjà un bon nombre d’années, est venu à New-York, si ma mémoire de ne trompe pas, et nous aurions désiré l’entendre.Son programme de mardi rom-pren-ait : Le cortège du Page du Tendre et la Fête Galante, d’André Cardinal Destouches (Rencontre, Poursuite, Gavotte du Bouquet, Menuet des Amours, Tambourin), le Jardin des Amours, de Mouret (Pavane et Gaillarde, Menuet tendre.Canari) et, chantés par M.Dufresne, ta Claire Fontaine, En routant ma boute, A Saint-Malo et O Canada.La Société des Instruments Anciens a été fondée en 1901 par M.Henri Casadesus.Les instruments à cordes qu’elle comprend équiva lent: le quinton à notre violon, la viole d’amour à notre alto, la viole de gambe et la basse de viole à notre violoncelle, avec une différence de taille entre elles, et un nombre de cordes supérieur à celui de nos instruments modernes.Et puisque nous avons cité le nom de M.Pierre Dufresne, rappelons à nos lecteurs que cet artiste capadien qui demeure en France depuis plusieurs années a réussi à s’y créer unt réputation fort enviable.Il fait de la scène et du concert et s’est fait entendre dans nombre de casinos d’été et aussi à Paris, où il a chanté sous la direction de M.Ruhlmann, aujourd'hui chef d’orchestre à TOpéra.* * * Les oeuvres d’Arthur Honneger sont inconnues du public habituel des concerts dans notre ville, sauf, naturellement des personnes qui voyagent.C’est donc une excellente inspiration qu’a eue le choeur de Nazareth de donner, à son prochain concert, plusieurs extraits de son Rot David.Cette partition, coimqe toutes les oeuvres d’un réel mérite, a été beaucoup discutée, mais il semble qu’elle rallie peu à peu tous les suffrages et les dernières exécutions intégrales qu’on en a faites ont été presque triomphales.Durant leur administration de rOpéra-Comique, MM.Albert Carré et les frères Isola ont ajouté au répertoire de la maison des oeuvres qui la mettent probablement au-dessus de celui de TOpér^.Pour leur dernière année, ils ont voulu non seulement faire une revue générale des plus célèbres partitions de ce magnifique réperioire, mais aussi y ajouter une oeuvre qui fût comme leur testament artistique.Ils ont choisi Tristan et Yseult, avec la nouvelle traduction de Mme Jean Chantavolne et Maurice Léna.C’est un joyau inestimable dans la brillante couronne de chefs-d’oeuvre dont s’enorgueillit l’Opéra-Comique et qui comprend, Pénélope, de Gabriel Faure, Pellias et Méltsande, Artane et Barbe-Bleue, de Paul Dukas, Marouf d’Henri Rabaud, Le Jongleur de Notre-Dame, La Forêt Bleue de Louis Aubert, les reconstitutions de Gluck, Beethoven, Ra* menu, tant d’oeuvres de Massenet, et d’autres encore trop nombreuses pour qu’on en donne une liste complète.* * * Les Chanteurs Romains chanteront au théâtre His Majesty’s, dimanche prochain, le 2 novembre, un programme composé d’oeuvres profanes et d’oeuvres religieuses C’est un peu ces dernières qui intéressent le plus, car les premières forment le répertoire habituel des chanteurs et nous y sommes accoutumés, tendis que les autres, plus ra-‘rement entendues, auront le méri te de donner une leçon d’art, corn mencée, Tan dernier, par le choeur au complet de la Chapelle Sixtine mais dans des conditions d'cxécu tion que nous ne pouvons nas réaliser ici, du moins avec les voix d'enfants.Comme le groupe des huit chanteurs ne comprend que des voix d’hommes et que cette composition est celle de la majorité de nos choeurs d’église, la comparaison des interprétations et des méthodes d’exécution avec celles que nous appliquons ici devrait être du plus haut intérêt.Avec des artistes de ce calibre, il ne saurait être question d’une in- TRAITEMENT AUX FRUITS '"A, REINS Leg jus de fruits concentrés donnent des résultats étonnants Quiconque a souffert de faiblesse ou d’irritation des reins avec les afflictions concomitantes : douleurs dans le dos, maux de tête torturants, enflure des mains et des pieds, rhumatisme et constipation, devrait essayer le traitement aux fruits contre ses maux.A ceux qui emploient pour la première fois les jus intensifiés des fruits — ‘Fcuit-a-tives”* — il semble presque impossible que les jus de pommes, d’oranges, de figues et de pruneau» combinés avec des toniques, puissent soulager des maux de reins, du rhumatisme^ de la constipation et des maux de tête.Mais un court traitement au “Fruit-a-tives” procure un soulagement rapide.Chez tous les marchands, 25 1er®* KM, 4 fol* par jour.Mtot bltoUNl 4* WM « NT* Phi ;»««tsU tadttiitt Gauvin's Cough No.Tu _ wfaNtt MiAiM» A* Ta»tri ‘ AntHmonr, PerCMiUCdé* "U cr(.H .tMOormo- COUGH and ail Afectha.ot tbeTlntfandUitt.«wmlu1-.iifnM.an.Wa« ti.«et.fcffn.fttr.htm: ?iMitiimm S Chasse le Rhume et prévient son retour | Le frisson, la gorge irritée, es éternuements, un commencement de toux, allons, c’est le temps de recourir à cet ami toujours fidèle, le SIROP GAUVIN CONTRE LE RHUME.Le mal est plus avancé, la grippe vous menace ?Du Sirop Gauvin, à plus forte raison ! 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Volume XV — No 257 irennwuuM nsa mi L’A.aj.C.à MONTRÉAL PIETE, ETUDE, ACTION L* APOST PLAT UN TONIQUE Ce que peuvent opérer chez le» jeune* le* retraite* fermées , » son devoir, il» ne pourraient la remplir.Us ont besoin de lumières et de grâces spéciales.Ils ne peuvent s« promettre de les recevoir et d’y correspondre dan» le brouhaha et les distractions du monde.La retraite fermée les sortira du bruit et les disposera à un apostolat efficace sous nnspiration divine.Méditons bien ces paroles entraînantes que ce même apôtre nous adressait plus tard: “A vous, membres de i’A.C.J.C., nobles semeurs a idées saines et fécondes, vaillants ouvriers d'une restauration sociale et surnaturelle, de hâter, par votre initiative, cette résurrection de la patrie dans le Christ!" ’ Antonio DESY, membre du cercle Pie X.CONGRES REGIONAL DE MONTRÉAL LES ASSISES AURONT LIEU LE 9 NOVEMBRE AU CERCLE STE-CATH URINE Oser parler de tonique à une association qui vient de célébrer avec tant d’éclat son vingtième anniversaire, c’est par trop téméraire de nia part.Toutefois, entendons-nous bien.Ce n est pas un sérum que je vous offre pour immuniser tous les membres de l’A.C.J.C.contre tous les maux, mais un stimulant qui possède le secret de faire du bien a ceux qui en ont besoin et qui a l’avantage de ne pas faire de mal aux autres, bien qu’ils soient excessivement rares ceux qui n'en tirent pas quelque profit.,1e veux vous entretenir de l’oeuvre des retraites fermées; r est la source pure on nous puiserons la force indispensable dans toute action réglée et efficace.Et d’abord, un simple mol de son histoire.* * * C’est le R.P.Joseph-Papin Archambault, s.j„ qui fut l'initiateur du mouvement au Canada; il en est devenu l’apôtre ardent, habile, mfatiga; ble.Conférences, brochures, démarches multiples, il n a rien épargné pour faire connaître et aimer ces pieux et féconds exercices.11 parla d’abord du projet dans le Semeur et dans plusieurs cercles de notre association.Enfin, en 1909.à sa demande, le cercle Saint-Louis de I V C.,ï.C.convoquait en assemblée générale les membres de la region de Montréal.Le secrétaire-correspondant de l’association fit le compte rendu de cette réunion dans le Semeur d’avril 1909.Une soixantaine de nos membres venus de tous les coins de 1 ile de Montreal y assistaient.Ee groupe Pie X était officiellement représenté par son président, M.Arthur Saint-Pierre.M.C.eorgevHermyle Ban!, président du cercle Saint4.ouis; le B.P.Edgar Colclough, s.j.aumônier général de l’A.C.1.C.le R.P.Archambault, promoteur de l’oeuvre, et \f.KIzéar Beaupré, président général de l’A.C.J.C.parlèrent fies retraites fermées r* tous appuyèrent le projet du Père Archambault.Comme conclusion, les retraites fermées étaient inaugurées à la maison Saint-Joseph.au Sault-au-HéroUet, par un groupe de l’A.C.J.U.Cette première retraite s'ouvrit le 17 juin, un jeudi, pour ne terminer le -E fête de saint Louis de Gonzague, \ cette première retraite il V eu» douze jeunes gens, en grande partie membres rie notre association, qui furent les pionniers de l’oeuvre en Amérique.Voici leurs noms: MM.Elzéar Beaupré, Démétrius Baril, Al-uhonse Bavard, Maurice Dugas, J.-F.Pelletier.Guy Vanier, Théophile Brossenu, Léopold Bisaillon.Stanislas Villeneuve, Jules Dumoulin et Camille Tessier.Le B.P.Dugas fut le premier directeur des retraites fermées au Ca nitda; il forma un comité de laïques dans lequel nous relevons ces noms qui nous sont bien familiers: MM.Elzéar Beaupré, Arthur Saint-Pierre, Orner Héroux, le docteur Baril et Guy Vanier.La maison Saint-Joseph ne pouvait servir longtemps de lieu de retraites.L’on se dirigea vers Boucherville, où se trouve la Villa la Broc-shierie.Ce viens manoir, qui date d’au delà de 250 ans.fut offert à l'oeuvre gratuitement et accepté avec reconnaissance par le comité des retraites fermées, (’.’est là que, en 1911.le cercle La Salle de TA.C.J.G.(«augurait la série de ses retraites annuelles; en 1912, le cercle Pie X ‘imita et n’y manqua pas depuis; et, en 1913, c’était au tour du cercle Lamennais.Cette maison, qui ne pouvait servir que l’été, devint bientôt trop petite devant le grand nombre de ceux qui y cbercihaient refuge.Il fallait trouver un local plus vaste et pouvant servir foute l’année durant.En !912.au cours d une retraite, M.Edouard Gabier (décédé le 12 mars 1923) eut l’inspiration de donner Je ter ain sur lequel s’élève aujourd’hui !«' magnifique Villa Saint-Martin.B.- ' le 2 novembre 1913.cette nouvelle maison recevait ses premiers i-f * *nnts le 12 janvier 1914.Cette apnée-là elle en reçut 814 et, ,n 1921._.i)LS.Bien que spacieuse, elle devint après huit années d'existence trop étroite pour recevoir tous les groupes; car, en 1921, un bon tiers de ceux qui sollicitèrent leur entrée ne purent être admis, faute de place.Les icunes gens souffrirent ncut-être plus que d’autres de eet encombrement.1 n religieux, que l'apostolat de la jeunesse a toujours attiré, s’en «-unit; ce prêtre, tous le reconnaissent en la personne du fondateur même et du p-emier aumônier général de l’A.C.J.C.le R.Père Bellavance, entreprit donc de rendre à son ancienne destination, le mano-ir de Boucherville.abandonné depuis quelques années, et les jeunes gens surtout devaient en profiter.En mai 1922, cette vieille maison, toute remise à ?9‘,8 HAT*** ?9%h0‘": r!'," Pl1^ rf‘lfr année-là 387 retraitants; 448 en * * * Les retraites réunissent dans une maison choisie un petit nombre de fidèles, autant que possible, d’une même calégorie.Ces fidèles se mettent pour quelques jours sous la direction d’un prêtre; ils vivent dans le silence et réfléchissent ssir les grandes vérités de la religion, ou les tjevoirs propres à la classe de la société à laquelle ils appartiennent.Tente retraite en effet consiste avant tout riars k réflexion la méditation et la prière.Pins un retraitant aura réfléchi et prié, plus il sera à même de nrendre de bonnes et solides résolutions.De là depend toute la valeur d’une retraite.Or.il c-st évident que la retraite fermée favo-rtse admirablement la réflexion et la prière, puisque, hors le temps des récréations qui suivent les repas, on y vit dans le silence: on est seul avec Dieu et avec sa conscience.Ce serait une erreur de croire que.seuls les gros pécheurs ont besoin de la retraite et peuvent en bénéficier.Au contraire, elles ont surtout pour principal but de créer une élite, de former des apôtrtxs.et de procurer par ce moyen la régénéraUon de l'individu et de la société.La retraite fermée n est donc nas qii’un tombeau où l’on enterre les foiies de sa vie lassée.Il faut y aller comme à une source où l’on puise de nouvelles lumières, de nouvelles forces, de nouveaux élans au service de Dieu et de sa cause.Qui douterait du besoin que nous avons de cette élite?La population canadienne-française, — selon une juste analyse du Père Archambault, — est foncièrement catholique.Elle croit et elle pratique.Sa foi cependant n’est pas assez éc airée et pas assez agissante.Elle se contente trop d’une religion de surface.Elle est portée aussi à en reléguer les princiers au foyer et à l’église.Un catholicisme franc n’ani-me pas, comme il le devrait, notre vie professionnelle et notre vie publique.La peur du nrotestantisme ne domine que trop dans le champ de la politique et des affaires.Aussi, peu nombreux sont les catholiques vraiment militants, intransigeants sur la doctrine, dévoués à toutes les bonnes causes, supérieurs au respect humain et aux mesquins intérêts de parti.Que réclame donc l’Eglise à l’heure actuelle, sinon une élite, un noyau de catholiques convaincus, qui soient les auxiliaires dévoués du c ergé, qui travaille, par la parole et par l’action, à rétablissement du renne de Dieu sur ia terre.Former cette élite, l’aauerrir.la retremper: tel est précisément le but des retraites fermées.Elles peuvent en atteindre «autres par surcroît.Celui-là rest* le principal, l'essentiel.Elles development chez ceux qui y prennent part une vie intérieure et surnaturelle intense, condition necessaire d’un apostolat fécond * * * Je pretends établir- lo que l’A.C.J.C.doit, plus que tout autre groupement, encourager cette oeuvre; et.2o ses membres doivent être les I premiers à en bénéficier.C'éîalt l’avis exprimé par le Père Archambault dés 1999.Il écrivait; Nous avons le ferme espoir que les membres de l’Association catho- ! tique de la lesinesse canadienne-frnacalse comprendront ces paroles du i Souverain Pontife.Ils voudront être les premiers au Canada à bénéfi- [ rier des retraites fermée».Et, leurs effets meryj>éeux une fois connus, ils travailleront de toute leur ardeur coutumière à les faire propager à ' d’autres.C’est là leur rôle.Qu’ils fassent une propagande active.Mieux , encore.Qu’ils donnent eux-mêmes l’exemple Dire à un ami: “Va à cette retraite” est .déjà bien, mais combien plus puissante est cette paroi: “Vier.3*-y avec moi!” Pour réaliser l’idéai que lui trace l’association, c’est-à-dire “opérer 1 le groupement des jeunes Canadiens français et de les préparer à une { vie efficacement militante pour le bien de la religion et de la patrie", le jeune catholique, en contact habituel avec le monde, a un incontestable besoin de lumière et de force.Cet idéal ne s'atteint pas d’un coup.U faut y monter d’efforts en efforts, de sacrifices en sacrifices.Un jeune homme, plongé dans la vie du monde, ne peut pas.sans l'aide des retraites fermées, gagner ce sommet et s’y maintenir.S’il ne veut pas, découragé, lui tourner le dos.il faut que souvent, dans le calme, hor,s de l’at-nosphère brumeuse des occupations humaines, il en revoie l’austère beauté, il se pénètre et s'éprenne à nouveau de ses âpres mais féconds devoirs, il appelle en son âme la vaillance et l’élan surnaturels.Une méditation sérieuse et une prière ardente s’imposent donc.CV$t vers notre association que se tournent, pleins d’espoir, les re-aards du clergé et des vrais Canadiens.Elle est l’espérance, elle est l’avenir.Fidèle à son idéal, elle sera le salut.D’elle sortiront les sau-‘ eurs attendus.Mgr Bruchési, qui la connaissait bien, fondait sur l'A.C.J.C.de grandes espérances.Le 24 août 1909, 11 écrivait au Père Archambault r.tz lignes qui indiquent clairement tout ce qu’il en attendait: “Il v a certainement parmi noua de» âmes d’élite qui sentent le besoin de raviver en elles par la méditation et la prière les grandes vérités de notre vainte religion, pour travailler avec plus d’ardeur à leur propre sanctifi-•ation et se donner enroite à l’apo-stolai auprès de leurs frères par l’ef-Ncace prédication du bon exemple.(Notre vaillante Association catholique de ia Jeunesse vous sera sans doute d’un grand secours dans votre entreprise.La première driè, elle a voulu en profiter.Elle continuera, j'en sut» certain, dam cette bonne vole.En venant ainsi “retremper leur eaprit catholique, s’affermir dans la conscience et la pratique de leur» devoirs de chrétiens”, nos chers kunea gens réaliseront plus sûrement le bel idéal de piété, d’étude et d’action qu’ils ae sont proposé.C'est à l’assemblée du 21 mars 1909, convoquée par le cercle Saint-Louis, que le Père Archambault disait que "la tâche entreprise par les membres de l’Association est une tâche rude, parfois crucifiante.Sans vijrc secours que celui qui suffit à un chrétien ordinaire pour être fidèle pie- Après les unions de Québec, de Sherbrooke et d’Ottawa, voici que l’union régionale de Montréal tiendra son congrès d’automne, le 9 novembre, sous les auspices du cercle Sainte-Catherine, Le programme est maintenant fixé et les organisateurs veillent aux derniers préparatifs.Le programme est le suivant: Matin: A 8 heures, messe et communion générale en la chapelle de Notre-Dame de Pitié.Le R.P.Colclough, s.J., aumônier général, célébrera la messe et M.l’abbé A.Papineau, curé de Sainte-Catherine, prononcera l’allocution de circonstance.A 9 heures, déjeuner.A 10 heures, première séance d’études, sous la présidence de M.Eugène Simard, président de l’union régionale.Allocution du sident Rapport: Etude en commun, ses avantages, par M.Paul Mailloux, du comité régional.Discussion, conclusion par te délégué du Comité central; allocution de M.l’abbé Pictte, aumônier du cercle Sainte-Catherine.Après-midi : , A 2 heures, deuxième séance ilV-i tudes, sous la présidence de M.Ar-Riand Gauthier, du comité régio-! ual.Rapport : L’A.C./.C.et ses reflations avec ses anciens, par M.Ul-i ic I.aurencelle, du comité régio-! nal.Discussion, conclusion par M.J Damase Saint-Maifrice, ancien pré-i sident du comité régional, j Allocutions des représentants des unions soeurs, du délégué du Co-hiité Central, du R.P.Edgar Colclough et du représentant de Mgrj l’archevêque.Soir: A 8 heures 15, séance solennelle de clôture.Piano Mélodie Appassionato de Moussorgsky, par Mlle Brabant.Allocution de M.René Gaulin, président du cercle Sainte-Catherine.Chant An caprice du vent de M.Passe, par Mlle G.Lacas.Conférence par M.J.-N.Ponton.!'Agriculture facteur économique et social.Piano.Déclamation.La Grève des Forgerons de François Coppée, par M.Oscar Loiselle.Chant, L’air de Judas de Massenet, par M.R Gaulin, Allocution du délégué du Comité Central, discours du représentant de Mgr l’archevêque.Comédie La Hecomrnandation de Max Aury par MM.P.Ritchot.R.Perreault et L.Jeannette.Des sympathie* Nous unissons nos regrets les plus vifs à ceux de nos camarades du cercle Dollard des Ormeaux, éprouvés par la perte d’un de leurs membres les plus sympathiques et les plus dévoués.Rosaire Cormier.Fauché à l’âge de dix-huit ans.Cormier promettait une carrière brillante: il poursuivait avec grand 1 succès ses études à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales, après a-voir complété son cours à rAcadé-mie Saint-Pierre.Le cercle Dollard des Ormeaux perd en lui un membre précieux.Nous offrons toutes nos sympathies à la famille, Initiation financière La maison de comptabilité Lor-tie.Gauthier et Dufresne, dont notre ami Armand Gauthier, du comité régional de Montréal, fait partie, publie une plaquette sur les avantages d’incorporer une entreprise et de former une compagnie à fonds social.Elle énumère les pouvoirs d’une compagnie incor-oorèe et ses ressources d’exploitation nouvelles.Les établissements de commerce, les industries.les associations ou vrières syndicales ont tous intérêt a s'incorporer, de même que les sociétés patriotiques, philanthropiques, sociales et sportives.La bruchure renferme des renseignements précieux sur le fonctionnement d’une compagnie à fonds social, dont l’incorporation constitue un régulateur de contrôle et un facteur d’ordre et de discipline.La maison Lortie, Gauthier et Dufresne offre ses services pour préparer les lettres patentes d’une incorporation et poursuivre les démarches nécessaires; et aussi pour établir au besoin un système de comptabilité clair et pratique.Convocations à 8 h.Saint-Victor.— Réunion d’étude» du soir.MARDI: — Pie X- — Réunion d'études à 8 h.du soir Sujet: l'habitant canadien.Savarla.— Réunion d’études à 8 h.du soir.MERCREDI : — Ijmdry.— Réunion d’etudes à 9 h.du soir.Plessis.— Réunion d'études à 8 h.15 du soir.JEUDI: — Pie X.— Réunion du conseil à 8 h.du soir.Comité régional.— Réunion régulière à 8 h.30 du soir.VENDREDI: — Comité central.— Reunion régulière à 8 h.30 du soir.Charleiboi» soir.Nazareth.— Réunion d'études à 8 h.du soir.Sujets: L'existence de Dieu, par Léo Sauvé.Travail secondaire donné par Antoine Maurice.Libéraux et progressistes devront s’unir Réunion d'études A 8 h.du Lethbridge, Alto.31 (S.P.C.) — Dans le theatre Majestic rempli à pleine capacité, le premier ministre King a dit que les progressistes et les libéraux devront s'unir s’ils veulent empêcher les conservateurs de revenir au pouvoir et établir un gouvernement pour les classes privilégiées.Il a défendu avec vigueur la suprématie du parlement pour les questions impériales et if s’est opposé à la centralisation des pouvoirs à Londres.LES SOLISTES DE LA SIXTINE PROGRAMME DE PRES-MIDI AU A 4 HEURES DIMANCHE A-UIS MAJESTY, Les solistes de la Chapelle Six-Une donneront leur premier concert dimanche après-midi au His Majesty à 4 heures et ils chanteront tous les jours à ce même théâtre, en matinée, à 4 heures.Voici le programme de dimanche après-midi.1— Rossini, Mose, Preghiera soli e coro Paganelli, Facchini, Auch-ner.2— Paganelli: “O Salutaris Hostia”, percuro a tre voci.3— Perosi: Messa di Requiem “Dies Irae”.per coro a tre voci.4— Vittoria: “Tenebrae factae Sunt”, per coro a quatre voci.5— Paganelli: “Agnus Dei”, per coro a quatre voci.6— Giordano^ Andrea Chenier.Monologo Burani.7— Schumann : Les deux Grenadiers —- Belli.8— Giordano: Andrea Chenier.Improvise — Rufini.9— Gounod: Faust — Duo.Facchini — Belli, 10— Massenet: Le Roi de Lahore.“Ocasto fior” — Auchner.11— Godard: Berceuse de Jocelyn.Paganelli.12— Curtis: Funiculi, Funicula.per coro e solo — Facchini.SOIREE 1— Verdi: Forza del Destine.Preghiera.per soli et cori.Paganelli, Belli.2— Neapolitan Song, Morgia.3— Schumann: Les deux Grenadiers.—• Belli.4— Bizet: Les pêcheurs de Perles.Duo — Paganelli, Auchner.5— Meyerbeer : Africana '“Oh Para-diso” — Facchini.7— Bizet: Carmen — Toreador.Burani.8— Giordano: Andrea Chenier.Im-proviso — Rufini.9— Gounod: Faust — Duo.Facchini, Belli.10— Donizzeti: Don Scbastiano.“O Lisbona” — Auchner.11— Flotom, Marta — “M’appari tutt’amor.” 12— -Wagner : Tannhausor.coro del Pelligrini.___ Les Russes sont contents Moscou, 31 (S.P.A.) — Tous les journaux du pays commentent très favorablement la récognition accordée par la France au gouvernement soviétique.On est aussi très satisfaits parce que la lettre attribuée à Zinovieff, qui a causé une si grande commotion en Grande-Bretagne, ne semble pas avoir affecté le gouvernement français., Le premier ministre Rvkoff at-i tribue cette action de la France à la visite personnelle que M.Her-riot a faite en Russie en 1922 et à la nécessité pour la France de commercer directement avec la Russie.Il a fait remarquer que toutes ies puissances, excepté les Etats-Unis et le Japon, oont reconnu le gouvernement soviétique.Karl Radzk a dit que la Grande-Bretagne tente de s’assurer le contrôle des routes commerciales russes.Elle déteste la Russie soviétique, dit-il, à cause de l’influence russe en Proche-Orient et dans les pays asiatiques.Il a fait remarquer que la France n’a pas de routes commerciales menacées par la Russie.Les tories y seraient opposés New-York, 31, (S.P.A.) — Le gouvernement Baldwin qui prendra probablement de pouvoir à laj suite des élections de mercredi en Grande-Bretagne, n’approuvera pas le protocole d’arbitrage et de sécurité adopté par l’Assemblée de la Société des nations, le 2 octobre, suivant M.E.-M.Macdonald, ministre canadien de la défende, qui est arrivé hier après-midi, à bord de YHomerlc, en route cour Ottawa.M.Macdonald fut l’un des délègues canadiens à l’assemblée de la société, à laquelle fut négocié et adopte le protocole.Il a refusé de commenter les raisons pour les-quelles il croit que le fameux pacte de la Société des nations ne recevra pas la sanction du nouveau gouvernement brittannique, mais 11 a déclaré qu’il était convaincu que M.Baldwin et ses conseillers ne favoriseraient pas le protocole sous sa forme actuelle.Les écoles ménagères provinciales Heures de Jmreau, de 10 à 12 el 2.00 à 4.00 du soir, excepté le samedi.Cuisine pratique: Mercredi 10 à 12 a.jn.et 7.30 à 0.30 p.m.Cuisine de démonstration: mardi 2.30 p.m.Menu pour mardi le 4 novembre, 1924.Consommé à la Princesse.Croquettes d’huîtres et de macaroni.Oeufs farcis.Gâteau fin au fromage.Charlotte à l’orange.Coupe et couture: mercredi, 10 à 12 a.m.et mercredi, 7.30 à 9.30 de 1 après-midi.Modes chapeaux.Lundi, 10 à 12 a.m.et mercredi 7.30 à 9.30 p.m.Le Triomphe est un jambon CONTANT II est délicieux et économique exigez-Le le Beurre Triomphe de CONTANT Demandez-le.Qualité insurpassable Chaque membre de la famille peut maintenant jouir du vrai confort d’un bon sous-vêtement No — Bell*s .ombinaisoni en coton (grandeurs 34-*i) à .*1 5« No 5181.— Camiso-Jes et caleçon», (grandeurs 34-4-1) à .IÎ.0» No 1400.— “Bourrants", ( grandeurs 81-42), » .$1.25 No 1800.— Corps pour en-rants, sole et laine, (grandeur» 1-0), 85c en montant.DIMANCHE: — Salnt-H«rnrl, (section des anciens!: — A 7 heures 80, mesae de communion générale dans la chapelle du collège.A 6 heure», assemblée spéciale d’étude*.Programme: Dtacours par Léopdld Blala, sur ITIMoIre do Canada.Chronique, par Armand Danls.Travail principal: Frédéric Osanam.par O Vila Myrc Travail secondaire: L» cinéma.par Roland Crandchamp.LUNDI: — Des Ormeaux.— Réunion d’études è 8 h.16 du soir.Sujet: Débat sur les banqnea, discussion générale De La Mcnnals.— Réunion d’études à 8 h.34 du soir.Jeanne d’Are.— Réunion d’études à 8 h.du soir.langevtn.— Réunion d'elude» k 8 h.du soir.Le Moyne.— Réunion d’études h 8 h.15 du soir.Sainte-Catherine, Réunion d’études k 8 h.du soir.Travail principal donné par René Perreault.Travail secondaire par Emile Loiselle.Saint-Louis.— Réunion d’études k 8 h.15 du soir.Sl-Stnnlalas.— Réunion d'études k 8 h.I 30 du soir.Sujet: Le Canada palitiqa*.j par J.-Ti.Saint-Jean.Salnt-Viateur, — Réunion d'étude» j, £ S U du soir: Etude: Drelts et dreirs le.' parent* «a mstlkrs 4’edaeatlea.E Sous-Vêtement Irrétrécissable “Stanfield” est fabriqué dans des grandeurs, des poids et des styles qui conviennent à chaque membre de ia famille.Les tissus “Stanfield” sont aussi doux que le duvet et flattent même la peau la plus tendre.Les sous-vêtements “Stanfield” sont de coupe et de confection qui seyent à perfection, sans faire ni plis ni bourrelets.LE “STANFIELD” EST IRRETRECISSABLE Le sous-vêtement “Stanfield” va à la perfection dès la première fois qu’on le porte, et s’il est lavé d’après le procédé que nous indiquons, donnera satisfaction complète durant une longue période d’usage.Sur demarvlr vous rrer-vre* par la poste trois brochurette» illustrées montrant 1* grande variété de stylea et de pesanteurs îles aous-vétementa "Stanfield’* pour hommes, femmes et enfants.Ecrlvez-imus dès aujourd’hui.No A.C.— Combinaison naturelle, moyenne épaisseur, un excellent sous-vétement fait de laine filée et peignée (grandeurs 34-44), k *4.00.Corps et caleçons, ta paire, .52.25 CHOISISSEZ N’IMPORTE QUEL SOUS-VETEM EN T ‘ ‘ STANFIELD ’ ’ ET EXAMINEZ-LE ATTENTIVEMENT Constatez sa grande douceur.Voyez comme son fini est soigné jusque dans les plus petit détails; comme les coutures sont “battues” et les boutons, solides.Remarquez sa coupe simple, dans toute la longueur du sous-vêtement — pas de défaut de confection.Cette confection soignée est la caractéristique de chaque sous-vêtement “Stanfield”, quels qu’en soient le prix et la pesan-.teur: pure laine, laine et soie, et mélanges de laine et coton soie.Choisissez avec soin la grandeur qui vous convient le mieux.Il y a une grandeur, un style et une pesanteur de “Stanfield” pour chaque membre dans chaque famille, valant de $1 à $10.8TANFIBLDS LIMITED TRURO, N.-E.Stanfield's Underwear Four être confortable cet hiver - portez le sous-vêtement “Stanfield” I i V Volume XV — No 257 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 31 OCTOBRE 1924 ¦ sitHuiiiiHuiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiniiiiiMmniiiiimiinmmiiimiHiHimiimiHmmmiHnmiimiiiimmiiHHiiinmiun -dDREbbEb "DEVOIR PAGE D’INFORMATIONS DIVERSES ^.lUIllillllllllUillUS iiuiiiiiimumMimiiHi»iiiiHwiüimiimmnniiiimmmuiimm«nniimiiiiiiiiiii>iimiiniiiiminHmuimiuHi>HiTB A RETENIR.iiHiiiHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimmiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiimiitiimiHiiHimtiiiiimiiitiimmiiiiimimiHiimniiiiimimimiiHiiiiimiiii MAISONS A ENCOURAGER .Tel.Est 3409 COMPTOIR VILLE-MARIE —ADMINISTRATION —ASSURANCE —IMMEUBLE —PERCEPTION Cham.103-104 .105 502, rue SaLite-Catherine Est — Montréal —de propridUs et de succeasfona —de tous Eenree cane exception —dan» tonte i’accep-tfon do terme —de loyera.de compte» de toute» aorte» Tant qu’il y en aura, vous pouvez acheter ce fer électrique de 5.00, pour 82.00 sans corde, en nous retournant votre vieux fer 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Bêlair 6352w Une belle météorite M.A.Lacroix vient de faire con-naitre à l’Académie des sciences l’emplacement de la plus grosse masse de fer météorique connue à ce join-.Efti .lté découverte par M.nipert qu.à ia tête de méha-ristes de Mauritanie, faisait une*ins-pection dans le désert de l’Adrar.L’énorme météorite se trouve à environ 45 kilomètres au sud-ouest de Chinguetti et à l’ouest d’Aouinet N’Cher.Elle mesure environ 100 mètres de côté et une quarantaine de mètres de hauteur.Elle semble avoir la forme d’un parallélipipède, mais toute une partie en est cachée.La seul paroi qui soit bien apparente est verticale, sans aucune fissure; elle a été usée à sa base par le sable entraîné par le vent dominant à cet endroit, de sorte que le sommet surplombe cette partie, u-sée et polie comme un miroir.Au contraire, dans le sens opposé, le sable s’est accumulé et cache entièrement le bloc, ce qui n’a pas permis de faire des mesures exactes.Toutefois, on peut estimer avec une assez grande approximation que son volume dépasse 160,000 mètres cubes.M.Ripert a réussi à prendre un échantillon de cette météorite et à le faire parvenir à M.Lacroix qui a pu l’analyser eP en indique la composition.C’est un mélange de fer, de nickel et de cobalt, qui reste extrêmement malléable.C’est ainsi que le sommet de la masse est hérisse de petites aiguilles très aiguës : les nomades ont essayé de les détacher; mais ils ne sont arrivés qu’à les courber sans les rompre.M.Lacroix a complété ces indications en rappelant ce que nous connaissions déjà sur les échantillons de fers météoriques recueillis en Afrique, en particulier au Sénégal ef au'’Sahara.Il a signalé qu’on a observé la chute d’un bloc de fer pesant près de 40 kilogrammes, le 15 juin 1900, près de Djen-né, dans le Haut-Niger; que depuis longtemps les habitants ont vendu des blo-s de ce fer aux trafiquants et en différents points, ce qui a permis de réunir des collections d’échantillons.Il semble que cette partie de l’Afrique entre le Maroc et le fleuve Sénégal, ou peut-être plus loin, doive contenir un certain nombre de météorites encore inconnues.Ces niasses de fer, dont l’origine extra-terrestre est incontestable, peuvent être depuis longtemps tombées dans l’immensité ou Sahara; elles s’y conservent dans de bonnes conditions, grâce à l’extrême sécheresse du climat désertique.Ce qui empêche d’en retrouver trace plus souvent, c’est qu’elles sont ensevelies sont les sables que les vents déplacent sans cesse.Peut-être parviendrait-on,-par un procédé de orospection magnétique, à en connaître le gisement.Le découverte du plus grand nombre possible d’échanfillons provenant de chutes différentes, offre un intérêt scientifique de premier ordre, car ils ont des particularités distinctes, des compositions différentes qui nous renseignent sur la matière des mondes autres que celui où nous vivons.Ce que peut receler un corps d’enfant Au Congrès de chirurgie, le Dr Guiscz, de Paris, a exposé sa statistique, après vingt et un ans de pratique, concernant les corps étrangers qu’il était allé pêcher dans l’oesophage et les voies aériennes, en employant une méthode d’examen direct qu’il fut le premier à appliquer en France.Les cas les plus fréquents sont offerts par les jeunes enfants qui portent à la bouche tout ce qu’ils trouvent à portée de leur main.Dans l’ordre de fréquence, le Dr Cuirez a retiré surtout des pièces de monnaie, puis des os, des anches de trompettes de bazar.Puis viennent les graines, les haricots, les noyaux.Il a même retiré un canif ouvert, une balle de Lebel.Enfin, il faut mettre à part les dentiers quelles adultes avalent en dormant.L auteur insiste sur le danger spécial des haricots secs, pénétrant dans les bronches, car ils se gonflent et neuvent rapidement déterminer des broncho-pneumonies.ILOêêém ?— Plus de 26 Nos dents sont très belles, blanches, naturelles et Incassables.— Nos prix sont 50% plus bas que partout ailleurs, sans exception.Tous nos travaux sont garantis par écrit années d’expérience INSTITUT DENTAIRE FRANCO-AMERICAIN Inc., LABORATOIRES LES PLUS PERFECTIONNES 162, RUE SAINT-DENIS MONTREAL ANTONIO PRATTE PIANOS et HARMONIUMS Atelier de réparations 38.RUE NOTRE-DAME O, Près Place d’Armes La Pharmacis Populaire PHARMACIE J.H.ROBERT 1185, RUE ST-DENIS (angle Mont-Royal) Exiges 1» marque ___ALLIGATOR tradk mark ^ pour ?os MAOB IN CANADA harnais, valises, sacs de VOYAGE.ETC.Lamontagne Limitée 338, Notre-Dame O., Montréal BICYCLES Nous Tendons tes fameux bicycles C.C.M., Red Bird *7.50 COMPTANT Balance $1.50 par semaine McBRIDE 2081, Are du Parc, près rus Ontario JOS.LAMARRE, garant FOURRURES de quaftié CONFECTION ET REPARATIONS Bleau & Rousseau 162, rue Roy Est Tél.Est 6334 près St-Denis /ï SERRURIER REPARATIONS w ^^ENERALES 1268 Dorchester Est œP LE BUREAU COMPTABLE Lortie, Gauthier SDufresna 294, RUE SAINTE-CATHERINE EST Téléphone! 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et on est heureux de se dire jiuo chez-nous, c’est la niasse des fidèles qui cons-Utue cette élite.Le Comité d’Honneur et les -collaborateurs de l’Evangile dans la Vie sont une garantie que ces âmes trouveront dans celle revue doctrinale une source d’eau vive; cl les résultats obtenus témoignent qu’elle était appelée et attendue, et qu’elle avait sa place marquée dans l’Eglise.On peut dire de chacun des collaborateurs ce que la Semaine Religieuse, de Paris, écrivait en juin dernier à propos du P.Léonce de Grandmaison, qui venait de terminer dans l'Evangile dans la Vie son étude sur Les Evangiles comme sources de l’histoire du Christ: "C’est une grande charité intellectuelle de se pencher ainsi vers les humbles et de mettre à leur portée une science devant la quelle s’inclinent les compétences les plus qualifiées.” Tous les collaborateurs de l’Evangile dans la Vie mettent en effet à la portée des fidèles une science éminente sur les questions si délicates de l'Ecriture Sainte aussi bien que de la théologie et de la mystique.Qu’il nous soit permis encore de citer ces mots de la revue si auto risée L’Ami du Clergé au sujet des études de M.Tanquerey: “C’est une des illusions ’es plus funestes où nous conduit le démon, de nous faire croire que ce sont là vérités trop élevées pour nos fidèles.Lisez ces pages; et vous verrez combien tout cela est vivant, chaud, lumineux, riche de conclusions pratiques.” L’Evangile dans la Vie est l’unique revue de doctrine pour les fidèles.Puisse-t-elle pénétrer tous les milieux et particulièrement s’ajouter aux périodiques pieux et aux Bulletins d’oeuvres dont el'e n’est point un surcroît, mais la base et le couronnement nécessaires.Le prix de l’abonnement, une piastre par an, est le plus réduit pour un mensuel de plus de 64 pages.On peut s’abonner dans les nrincipales librairies, et au bureau des oeuvres de Sl-Jacqucs.191, St-Denis, et chez les Pères du Saint-Sacrement, 368, avenue Mont-Royal est, à Montréal._ Même après cent ans Les femmes n’avouent jamais leur âge, d’abord par coquetterie, et ensuite par habitude, dit l’un de nos confrères français.C’est ainsi qu’à Thuir, près de Perpignan, une vieille dame annonça.l’autre jour, qu’elle allait avoir cent ans.Mais quand on voulut contrôler le fait sur les registres de l’état civil, on s’aperçut qu’elle les avait depui^ longtemps.Le théâtre de Monique Deux plA> es en un volume; 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Very well! Very well!” expliquait notre sympathique camarade avec une pointe d’ironie dans le sourire."Very well! mais, tout de même, croyez-raoi, vous vous battez pour "le France” et je me bats, moi, pour "le AngleterreJ” Et, en vérité, si malgré M.Ramsay Macdonald et les pacifistes qui l’entourent TEmpire britannique s’est, après quelques hésitations, engagé dans le conflit déchaîné en 1914, il n’y était pas uniquement sollicité par son respect pour ia majesté des traités.Il voulait encore, je ne dirai pas surtoui, abattre la puissance croissante d’une très inquiétante rivale qui disputait, non sans succès, & l'Angleterre ia suprématie des mers, menaçait gravement la sécurité de ses rivages et rêvait manifestement de plier l’Europe insulaire, elle-même, sous le joug brutal d’une hégémonie incontestée.“Je me bats pour le Angleterre”.Le vocabulaire s’enrichit Qui disait donc, demande le Figaro, que l’Académie française consignerait à la porte.de son Dictionnaire les mots scientifiques dont beaucoup ont passé dans le langage courant?L’illustre Compagnie, devenue libérale, entend au contraire donner dans son vaste ouvrage une grande place aux expressions techniques.Et c’est ainsi qu’elle a adopté, au cours de ses dernières séances, les mots suivants: Cacodylate, calcéolairc, 'cambien-se, canitie, carbure, carpette, catalyse, cathode, chcddite, chromé, ci liéma, clunatique, colloïde, convolvulacées, coricide, cuprifère, cade, etc., etc.Un singulier record Le docteur Rotterd.chirurgien de Berlin, a battu un singulier rc-' cord.Il vient de mourir au moment où il fêtait la réussite de sa quarante millième opération chirurgicale.Peu de ses collègues ont dû approcher, même de loin, ce chiffre.Le docteur Flottcrd avait opéré, seul, 15,000 cas d’appendicite.Dans 25,000 autres cas, 11 avait été aidé par des confrères.La “notoriété” de la tour Eiffel Pourquci La Sauvegarde ?) 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la se maine dernière, il était de 19.90 pour cent.Le taux do l’escompte est de 4 pour cent.______ Les recettes de la Twin City R.T.La maison Ernest Pitt & Cie., courtiers en immeubles, rapportent que les transactions immobilières pour la semaine terminée hier s’é-_ lèvent au total de $1,257,527 com-j ,’ement à $1,746,382 la semai- Or parativ ne dernière.Les transactions ont presque toutes porté sur des maisons résidentielles.Une vente, avenue des Pins, s’est faite au prix de $65,000 et une autre, avenue ALantic, pour $1,450.Le numéro 61, avenue Rosemont, a changé de mains pour $34,000, et le coin chemin Ste-Catherine et avenue EUerslie, pour $20,000.Les terrains vacants dans toutes les parties de Pile se vendent mais la seule vente commerciale Importante a été celle de l’immeub'e 127-129, rue Saint-Antoine, pour $41,000.Une ferme.Côte du Bols Franc, a été vendu pour $19,000.Il y a unç demande considérable pour le prêt hypothécaire au taux de 6 1-2 pour cent.Récolte abondante LA MATINEE À LA BOURSE LE NATIONAL BREWERIES ET LE BRAZILIAN TRACTION ONT ETE ACTIFS ET FERMES EN MEME TEMPS — LE QUEBEC POWER ET LE SHAWINIGAN REALISENT DE BEAUX GAINS __ .„ i- „ Le Brazilian Traction prend du 1924 122 123 1*2 respective-11°° Ex-dividende $1 ce matin, il s’est vendu à 51 1-4, ce qui lui laisse une marge de gain de 1-2 point.Malgré les difficultés politiques du Brésil, on verra par une nouvelle que nous publions dans une autre colonne que la situation financière du pays n’est pas mauvaise.On comprend alors que le milreis s’améliore et qu’en même temps le Brazilian Traction hausse de prix.Le National Breweries a touché 60 après une ouverture ferme à 59 7-8.Plus tard une légère réaction a fait tomber le cours à 59 1-4 puis il est remonté à 59 5-8 pour y rester jusqu’à la fermeture.Le Dominion Canners était à 39 en ouverture comparativement à 42 hier soir.Une seule vente de 100 actions a fait remonter le prix à 39 5-8.Le Montreal Power ex-dividende de 1 3-4 pour cent n'a baissé que de 1 point 1-4.Le Shawinigan est monté de deux points 1-2 et le Quebec Power de 7-8 de point.Le Detroit a fait 24 1-2.Le Toronto Rai'way était légèrement réactionnaire à 111 1-4.Il faisait 112 hier.Chez les hors-cote le Tram-Power fait 1! 3-4 et PUnited Securities $4.51 7-8.OPERATIONS DE LA MATINEE (Cours fournis par la maison L.- BOURSE DE MONTREAL.DE 10 A 11 B.A M.National Itrcwfrifs, 2«.> h SflTfc; 5 à 60; A Wall Street New-York, 31, La cote a eu une reprise en ouverture ce matin à Wall Street.L’achat étart favorablement influencé par l’abaissement du taux d’intérêt sur l'argent et par de bonnes nouvelles au point de vue des affaires.Les titres commerciaux ont continué à manifester de la vigueur, le Soers-Roe-buck et l’Associated Dry Goods touchant de nouveaux hauts pour ment.Le Mack Trucks et ia préférence Missouri Pacific ont avancé chacun d’un point.La tendance est restée à la hausse pendant la première partie de la séance.L’intérêt spéculatif se portait particulièrement vers les spécialités.L’Assoriated Dry Goods trouvait preneur à 125 3-4, soit 3 points au dessus du cours de fermeture hier soir.L’United Drug, le Federal Minong et la préférence Smelting, le General Motors, le General Electric, l’American Radiator, le Ycl ow Cab Manufacturing et l’International Telephone étaient au nombre des valeurs qui sont montées d’un point ou plus.Une forte liquidation de Mexican Seaboard a fait tomber cette valeur de deux points.Les changes étrangers ont ouvert faiblement et le marché était calme.Banque de France Paris, 31—Le rapport hebdomadaire de la Banque de France indique les changements suivants: Francs 59,000 497,000 68,993.000 3,750,000 Québec, 31 — Au dire de M.J.E.Caron, ministre de l’agriculture, la province de Québec a eu cette année sa meilleure récolte depuis 20 ans.Les prix ne sont cependant oas assez stables actuellement pour ïu’on puisse l’évaluer.Dans l’est de la province, d’après les rapports reçus par le ministère je l’agriculture, la récolte est.trois fois plus considérable que l’an dernier; dans les autres régions elle l’est deux fois.Les pommes de terre sont très ïbondantes mais comme elles ne peuvent être exportées aux Etats-Unis, les agriculteurs verront baisser les prix.71 ne reste que le marché domestique, la demande pour l’exDortation étant presque insignifiante.L’an dernier la récolte avait été évaluée à $133,137,400.Si l'on accepte les chiffres du ministère, malgré la baisse des prix, la valeur de la récolte atteindra cette înnée les $200,000,000.En 1922 la récolte était évaluée à $169,000,000 Depuis 20 ans la récolte la plus payante a été celle de 1920 qui a rapporté $330,251,000.Les prix étaient alors beaucoup plus élevés que cette année.Le commerce des Etats-Unis Washington, 31 — Pour le mois de septembre comparativement au même mois l’an dernier, les exportations des Etats-Unis au Canada ont considérablement augmenté.Voici les chiffres que publie le bureau du commerce: Septembre 1924.$70,458,866 Septembre 1923.*60,227,375 Les importations venues du Canada.en septembre, ont été de $31,-397,446 au lieu de $33,115,770 en septembre 1923.Le total des exportations des Etats-Unis eu septembre ont été de $427,635^76 au lieu de $381,443.-570.Le total des importation* a été de $288.125.817 au iiea de 8253,-645,380.t L’immeuble à Montréal Les tableaux ; les recettes de Sa Twin City R en caisse, aug.Argent en caisse, aug.Billets en circui., aug.Dépôts du Trésor, dim.Autres dépôts, aug.215,495,000 Effets escomptés, aug.478,343,000 Avances, diminution.62,640,000 Les prêts à l’Etat demeurent sans changement._ Les compensations Pour ia semaine terminée hier comparativement à la semaine correspondante l’an dernier, les compensations de banques dans les différentes villes canadiennes se sont établies comme suit: VILLES DE L’EST 1924 1923 Toronto $98,406,117 $157,700,348 Montréal 94,719,025 125,340,335 Québec 5,226,255 4,700,419 Ottawa 4,985,517 5,934,061 Hamilton 4,406,852 5,671,231 London 3,943,555 3,374,709 Windsor 2,774,119 3,834,190 Halifax 2,602,573 2,417,826 SaintJean 2,070,638 2,732,677 Kitchener 944,763 894,278 Peterborough 793,564 717,384 Moncton 772,350 818.923 Brantford 770,028 952,221 Kingston 626,455 655,571 Sherbrooke 593,308 .VILLES DE L’OUEST Winnipeg 70,321,542 85,647,815 Vancouver 15,155,819 15,508,491 Calgary 7,590,410 6.895,439 Régi n a 4,727,271 4.913,272 Edmonton 3,646,930 4,066,502 Saskatoon 1,735,600 2,428,700 Victoria 1,678,699 2,297,751 Moose Jaw 1,415,459 1,697,733 Fort William 897,809 1,362,045 Brandon 016,56ft 691,023 N.Westm.594,238 610,071 Lethbridge 566,358 751,893 Medicine Hat 314,348 471,500 Prince Albert 298.758 388,217 Le Brésil diminue sa dette New-York, 31.— La moison DU-Ion Read a annoncé hier que le gouvernement brésilien avait envoyé à New-York $4.325,000 pour les intérêts et le fonds d’amortissement sur les obligation 8 et 7 p.c.du gouvernement brésilien, le premier décembre prochain.Aux termes de l’emprunt, fa république sud-améri-caine doit avancer les fonds nécessaires pour rencontrer ces charges un mois avant la date fixée.La maison Dillon Read a lancé un emprunt de $50,000,000 du gouvernement brésilien en 1921.Le produit de cet emprunt devait servir à l’acquisition de chemins de fer, à l’exécution d’un vaste projet d’irrigation dans le nord du pays et à d’autres travaux encore.L’emprunt portait entre autres conditions des paiements semestriels entre les mains des banquiers de $1,715,300 pour les intérêts et de §1,362.500 pour le fonds d’amortissement.De cette façon l’emprunt a déjà été réduit à moins de $43,-000,000.De la même manière, l’emprunt de $25,000,000 à 7 pour cent du Centrai Railway of Brazil, émis en 1922, a été réduit de $1,659,000.ants indiquent! A cause du soulèvement de Sao Les obligations n 1ère hypothèque rî Cie DE CIMENT NATIONALE —sont gagées dans 1* proportion de 200% sur une fabrique en voie de se construire et de s'aménager d’aprèa les dernières données de la science, pour un marché qui attend avec impatience sa fabrication ; —sont payables capital et intérêt EN FONDS CANADIENS OU EN FONDS AMERICAINS ; •—donnent droit à une prime de 20% en actions ordinaires.Pour tous autres renseignements, adresser à l’une des maisons ci-dessous le coupon ci-annexé.VERSAILLES-VIDRICAIRE-BOULA1S (limitée) Immeuble Versailles, 90, rue St-Jacques, Montréal.CREDIT-CANADA, LIMITEE Transportation Building, 120, rue St-Jacques, Montréal.LE COMPTOIR FINANCIER, LIMITEE Immeuble Versailles, 90, rue St-Jacques, Montréal.POND & COMPANY, INC.35, Congress St., Boston.W.R.FLEMING & CO., LIMITED Dominion Bank Building, Toronto.(N3 24 (î 1964 37 V, 4614 Gold Le tarif de McKenna Calgary, SlTTS-PX.) — Alors qu’on demandait à M.King, hier, s’il croit qu’on rétablira le tarif McKenna maintenant que les conservateurs ont repris 1P pouvoir en Grande-Bretagne, il a épondu que c’est l’affaire du gouvernement britannique et non du gouvernement canadien.I! dit que c’est aux conservateurs britanniques à prendre l’initiative dans ce «as particulier.ons: T, Jeanne BeBlois, Quebec, use Des- roches.Saint-Ubald, Rita Dussault, Montréal, Henri Côté.Sainte-Anne-des-Monts, Juliette Lavergne, Qué-bee.PENSEE (Envoi de Feu-F.ollet) Les tombeaux semés sur notre route sont les marches d’un escalier qui finit au ciel.Regardons le but avec confiance, ne nous décourageons pas et quel que soit l’effort à faire, montons au ciel.(Louis Veuillot) * * * CONSEIL Comment sortir le bouchon tombé dans une bouteille Pour faire sortir un bouchon d'une bouteille, introduisez-y une corde au bout de laquelle vous avez fait un gros noeud.Retournez pour faire arriver le bouchon près du goulot, tirez ensuite la corde dont le noeud entraînera le bouchon.* * * QUESTIONS A RESOUDRE 1— Que doit-on dire au lieu de “biller” des affiches?— des caisses?2— Avec les lettres suivantes reconstituez un proverbe connu: 1, 1, q, d, e, e, e, c, e» e, e, e, b, b, 1.i, i, i, i, f, n, n.r, r.a.a.u, u, u, v.m, t.x ?3— D’où vient dans l’histoiic le nom des Chevaliers de Malte?sus.Elle nous aime d’inclination, parce que nous sommes ses enfants; elle nous aime davantage, parce que nous lui avons coûté plus que ne coûtent ordinairement les enfants à leur mère.Elle a donné pour nous son Jésus: pour nous, enfants d’adoption, le fils véritable de son sang; pour nous, coupables et ingrats, son fils très saint et très aimant; et elle ne l’a donné qu’au prix des plus horribles douleurs et d’un double martyre pour lui et pour elle-même.Comment n’aimerait-elle pas à l’excès des enfants pour qui elle a déjà tant fait?Aussi est-elle douce, patiente, condescendante et miséricordieuse: aucune faiblesse ne lui échappe, aucune ignorance ne la fatigue, aucune ingratitude ne la rebute.11 n’y a pas de pécheur si endurci qui ne soit encore son enfant, sur lequel elle ne veille, pour lequel elle ne prie.Le diadème de la bonté lui fait un coeur immense, où tous les hommes habitent, ont leur place et leur refuge; un coeur infatigable, que la multitude des malheureux ne saurait las«*r; un coeur si vigilant, si attentif, si sensible, que le soupir le plus silencieux, le sanglot le plus étouffé y parvient et l’attendrit.A.T.{Messager du T.S.Sacrement) LES DEUX SOEURS Depuis toujours que je les connais; elles sont jumelles, ont même taille, même teint, même sensibilité, même souplesse, même douceur et, par conséquent, se ressemblent beaucoup.Nées à la même heure, elles diffèrent cependant de caractère: l’une droite ci plus forte semble faite pour commander.Plus hardie, elle «t la première à s’avancer s’il s’agit d’ouvrir une porte, de saluer du geste une amie, de recevoir, d'indiquer un siège aux visiteurs, de faire l’aumêne aux indigents, de distribuer caresses ou corrections suivant le besoin.Ne dédaignant pas les vulgaires soins du ménage, elle sait — selon le cas — brasser la soupe, tenir la queue de la poêle ou l’anse du chaudron, promener le balai ou la brosse, bien qu’elle préfère — et de beaucoup — manier l’aiguille, le crochet, la plume ou le pinceau.Fait étrange: recherchée en mariage, l’anneau nuptial lui est refusé et elle doit se contenter de le voir porter par sa soeur.Celle-ci, plus numble, plus gauche, parait née pour aider et obéir.Quoique pieuse, jamais l’eau sainte ne ref-, fleure; jamais elle ne trace le signe de la croix mais, par contre, ienl avec complaisance, le chapelet qu’avec dévotion sa soeur égrène, la dentelle, le fil, la toile En 1070, une bonne moitié du régiment repassait la mer, tandis que quatre cents soldats s’établissaient au Canada.Jean Casavant, l’ancêtre des célèbres facteurs d’orgues Casavant, était trompette dans le régiment de Carignnn; c’est bien le cas de dire que les Casavant ont la musique aans le sang; d’ailleurs le nom Casavant (cases à vent) n’cst-il pas symbolique! Il en faut des cases ou compartiments à vent pour actionner un orgue.“L’Oiseau Bleu” MONOLOGUE vous, et comptez toujours sur la 9randc nmitlé de Tante qui vous orner» sou» peu une réponse plus détaillée.Au revoir cordial.Fleur de Lys.— C’est bien vous-mûme que je retrouve dans votre charmante missive, et comme j’en yjfj heureuse.Vous avez trouvé.ca effet, une gentille expiation et cjT' eus félicite pour le recrutement vous faites «u "coin”.Revenez- DOÎTD ï rç fillettes ri/UA LLO H RECOTTE Soupe aux carottes 2 tasses de bouillon, 2 tasses dé lait.2 tasses de caroMcs.4 tranches d’oignon.2 cuillerées à soupe de beurre, 4 cuillerées de farine, sel, poivre.Couper les carottes en petits morceaux et faire cuire 20 minutes avec l’oignon, coulin, finir avec lait, beurre.sel.poivne.Servir chaud.K ou le papier sur lesquels s’exercent les petits talents de cette soeur que Dieu lui a donnée et à qui elle se joint dans la prière.Ces deux soeurs se mettent-elles au piano, de leur commune âme s'exhalent des accents où se révèle encore la divergence de leur nature.La première préfère jouer le thème qui chante harmonieusement ses aspirations, ses joies, ses douleurs et ses espérances réalisées ou irréalisables.L’autre, après avoir d’abord accompagné en sourdine, sait aussi chanter, d’un ton plus grave, plus humble, ses sentiments: elle a parfois aussi ses colères et ses désespoirs et elle les traduit avec une force que Ton est loin d’attendre de sa faiblesse.mais, bientôt elle s’efface pour reprendre son rôle de gauche et obscur dévouement; elle est destinée à demeurer toute sa vie, l’aide, la fidèle servante de sa soeur jumelle la Main Droite, car, pour tout le monde — quoique adroite — elle restera.la Main Gauche."DAXS L'OMBRE ”.(Le Patriote de l'Ouest).LE REGIMENT DE CARIGNAN Ce fameux régiment était le 35ème de la série des 51 régiments français qui existaient au temps de la domination française.Avant de venir au Canada, il avait déjà fait une campafme contre les Turcs.Il comptait mille hommes, distribués en vingt compagnies.C’est ce régiment oui a inauguré la baïonnette au canon du fusil.Le costume des soldats était brun et gris, avec chapeau noir, justaucorps (vêtement qui descend jusqu'aux genoux et qui serre le rnrmi et Vinijt.déchaussé.Le régiment arriva à Québec en 1665.Sous les ordres de Jacques de Chambly, il construisit le fort Chambly.L’année suivante, Pierre Sorel, du même régiment, érigeait ie fort Sorel.Peu après, de Callières faisait construire par les soldats le fort Ste-Thérèse, sur le lac Champlain, puis établir un chemin entre le fort Ste-Thérèse et Chambly.et aussi de Chambly à Ville-Marie.A l’automne, de Tracy se mit à la tête du régiment et alla détruire quatre villages iroquois.POUR LES NEVEUX LE PETIT DOIGT DE MAMAN Eugénie# ma bonne, est, comme ie dit grand’mère, une excellente personne.Mais, entre nous, je vous dirai qu’elle a un gros defaut.J’ose à peine vous l’avouer: elle ne dit pas toujours la vérité! Plusieurs fois, elle m’a conté des histoires., des histoires fausses, archi-fausses.Oh! ne protestez pas! Je sais que c’étaient de pures inventions.Et puis, elle me prend pour un bébé, c’est un peu ridicule! (Haussant les épaules).Elle se figure que je crois encore aux croquemifaines, au père Kouettard.Vous pensez bien que cela ne prend plus avec moi! C’était bon quand j’étais petit.Mais maintenant!.Dernièrement, elle a voulu me faire croire que le petit doigt de maman voyait tout ce que je faisais et le racontait à maman.Moi, j’ai bien compris que c'était encore là un mensonge d’Eugénie, et j’ai résolu, pour la punir, de lui prouver la vérité.Deux ou trois fois, exprès, j'ai essayé de faire du mal en cachette.Mais je n’ai pas eu de chance: maman Ta su.je ne sais pas comment.Non pas par son petit doigt, cela j’en suis certain! Enfin, tantôt, je me promenais avec maman au Luxembourg, quand nous avons rencontré une dame de ses amies.Et pendant que maman marchait dans l’allée en causant avec, cette amie, je suis resté un peu en arrière, et après m'être assuré que personne, absolument personne ne pouvait me voir, j’ai.Oh! ce n’est pas bien, je sais que ce n’est pas bien.Enfin, j’ai fait exprès des choses défendues: j'ai arraché une fleur dans un massif, et puis j’ai tiré la langue, j’ai fait un pied de nez., oui, comme cela.J’ai même eu un peu peur à ce moment, car j’ai entendu du bruit juste dans le bosquet voisin; heureusement, ce n'était qu'un petit oiseau qui sautait dans.(es branches.Une fois rentré à la maison, j’ai demandé à maman si elle savait ce! que j’avais fait au Luxembourg.Eh bien! elle n’en savait rien du tout! rien! rien! rien! Alors je lui ai tout raconté.Et elle m’a dit très sérieusement, mais je crois tout de même qu’elle avait un peu envie de rire: —Quand on n’est plus un bébé, on ne s’occupe pas de savoir, pour faire le bien ou le mal, si maman le saura.On tâche de toujours agir pour le mieux, avec droiture, en conscience.J’avoue que je ne m’attendais pas à cette petite morale.J’en suis resté tout saisi.Comme dirait mon cousin Gaston, qui est très fort en boxe, j'avais reçu un uppercut! Mais je pouvais du moins remporter un succès près d'Eugénie.J’allai lui porter un coup du droit! Je vais donc la trouver et je lui raconte toute mon affaire.Elle commence par en rire de bon coeur.—Eh bien! lui dis-je, tu vois que le petit doigt d< maman ne lui avait absolument rien dit! Il n’avait rien vu! ., Je triomphais, j’étais très fier de mon argumentation.Mais croyez-vous qu’Eugénic a reconnu sa ne-faite?Croyez-vous qu’elle s est inclinée devant la vérité?Qu’elle a admis son erreur?Pas du tout! Et vous ne devineriez jamais ce qu’elle m’a répondu., Eh bien! elle m’a dit.oui.elle m’a dit: .—Ce n’est pas étonnant, le petit doigt n’a pu rien voir, le pauvre! Ta maman avait scs gants.L’Echo du Xocl.Feuilleton du “Coin de» jeune»” LES RUINES DU VIEUX CHATEAU (suite) Bientôt, i! reconnut 1 impossibilité de sortir de sa prison; il aurait fallu grimper le long des murailles.Alors le désespoir s’empara de son âme.Des crapauds et des vipères, qui habitaient les crevasses des vieux murs tombés avec lui, s'agitaient et sifflaient en cherchant un nouvel asile, et la présence de ces hideux reptiles redoubla sa terreur 11 appelait à son secours, mais sa voix retentissait en vain dans l'a-blme: personne ne pouvait l'entendre.Le pauvre enfant pleurait et se tordait les «nains, il s’assit sur les décombres, et, levant «es regards vers le ciel, qui brillait au-dessus de sa tête: “O Dieu d’amour et de bonté, s'écria-t-il, vous qui demeurez au plus haut des cieux, vous | entendez ma voix plaintive, que ne peut entendre aucune créature humaine.Personne au monde ne sait ; que je suis enseveli dans ces de- i combres; vous seul m'y voyez! Oh! 1 ayez pitié de moi: ne me laissez j na« n^rir dans jaHlmp, O mon ! bicu! pardonnez-moi de n'avoir pas ; obéi aux sages avertissements de ¦mon excellent père.Dieu de mi- ! sériconrio, aidez-moi à sortir d’ici, j rendez-moi à mes bons parents ! Non, jamais il ne m’*rrivera plus de désobéir a mon bon papa, et tant que je vivrai vous remercierai de ma délivrât- ." Et il ne ait de pleurer et d invoquer T\ ‘tance divine.Cepen .; obscurité de la nuit comment a- * étendre scs voiles; sur l’étroit i- i.tie du firmament qu’il Coupon bon jusqu’au Sam.le 8 Nov.1924.A inclure avec les réponses aux concours, et avec toutes les lettres à “Tante Annette”.Adressez : “Tante Annette”, le DEVOIR, Montréal.LES FÊTES DE ST-ANDRE AVELLIN Saint-André Avellin, 31.— 11 y a eu de grandes fêtes mardi, dans la paroisse de Saint-André Avellin à Toccasion du cinquantième anniversaire de l’arrivée dans la paroisse de M.le chanoine J.-B.Bélanger, qui fut curé pendant 45 ans et en retraite du ministère actif depuis 1919.Le matin.M.le chanoine Bélanger, le jubilaire, a chanté une grand’ messe, assisté de MlM.les abbés Dieudonné Bélanger, curé de Four: j nierville et Aurele Bélangerj curé actuel de Saint-André Avellin, ses neveux, comme diacre et sous-dia-cre.Sa Grandeur Mgr Emard assistait au trône accompagne du R.P.J.-A.Gharlcbois, C.S.V., et du chanoine Primeau, curé de Rigaud.Le sermon de circonstance u été prononcé par M.T abbé J.-B.Bazi-net.curé de Sainte-Agathe des Monts.La cérémonie se termina par le chant du Te Deum.Outre Sa Grandeur Monseigneur Emard.plusieurs dignitaires ecclésiastiques.des prêtres et des religieux, assistaient au choeur.A midi, un grand banquet réunissait au couvent des RR.SS.de la Providence tous le» invités aux grandes fêtes.Sa Grandeur Mgr Emard, archevêque d’Ottawa, était présent et on remarquait un grand nombre de prêtres.Au nom de tous les paroissiens de Saint-André.M.Adélard Qucsuel a lu une adresse au jubilaire.LETTRES DE fr ADBTTK Sème et dème séries.55c franco 5ème série.80c.franco Remise aoéciale nour les commandes ft la douzaine En vente I la librairie du “Devoir”.Téléphone EST 8000 brasures des fenêtres de la tç>ur, éclairait les murs grisâtres, et diminuait un peu l’épaisseur des ténèbres de cet horrible souterrain.Mais peu de moments après il entendit des sons effrayants, des hurlements plaintifs; une ombre noire apparaissant par intervalles courant ça et là dans l’intérieur de la tour.Colas ne pouvait en distinguer les formes, et sa frayeur n’en devint que plus grande.(à suivre) ESSAI LITTERAIRE UNE PAGE DE MON JOURNAL “La nature conseille et partout fait entendre” "Sa voix tendre” Ge soir je pense au Seigneur qui m’a donné des jouissances profondes et intimes car mon coeur est pénétré du charme divin de la nature qui s’est déroulée sous mes yeux.A quoi bon écrire le journal de mon voyage puisque personne n’en lira les pages joyeuses et n’en retournera les mélancoliques feuillets! Peut-être que de jeter nos impressions sur le papier cela fait du bien, et puis raconter n’est-ce pas jouir encore?Qu’en dirai-je de mon voyage, si ce n’est que c’est beau.bien beau.trop beau, je ne trouve pas de mots pour m’exprimer, ce sont des choses que nous sentons mais qui ne se décrivent pas bellement la nature est remplie d’art et de poésie.D’abord xxx est située près du fleuve où les accidents de terrains forment toutes sortes de coins charmants, de beaux chemins sous les arbres, ça et là.quoique bancs rustiques, a voir l’en se mole me faisait penser à un parc chez quelque seigneur du dix-septième siècle comme on lit dans les ïivres.Ensuite imaginez au milieu de tout cela une petite chapelle très coquetie, jolie dont ie clocher se dresse au milieu d’une verdure éclatante dont il semble être fier, puis en face un château, vieux de plus de deux siècles qui semble être si hospitalier: enfin, c’est un site enchanteur et Ton sent en y pénétrant IN OU PC U PUT en frise brun ou gris de laine, pour garçonnets de 3 à 8 ans; modèle Ulster; ool fermé; doublure fl QR en tweed; spécial.—Au premier, en haut Chaussettes pour Hommes Régulier jusqu'à 1.25 la paire, pour ou 3 paires pour 2.00 Cachemire peiant; cachemire de moyenne pesanteur; nuances: noir, brun, gris, marine et blanc; chaussettes unies et d'autres avec motifs; aussi cachemire par côtes, de moyenne pesanteur, nuances: gris, brun et noir.Tout acheteur devrait profiter de ce bas prix oour faire sa provision de chaussettes dont il pourra avoir besoin pour la prochaine saison.Gants Doublés 1.69 Cape et suède grisou brun, avec bonne doublure eu laine, et aussi quelques paires doublés en fourrure; tous parfaits.Il n’y en a pas une paire qui vaut moins de $2.50 et plusieurs 3.50 et 4.00, | gQ —Au rez-de-chaussée Echarpes en Fibres de Soie Prix réguliers jusqu'à 3.00 pour 1.59 Nuances unies, blanc, gris et aussi dessins rayés de toutes sortes sur fond noir, gris, brun et bleu marine.Ces écharpes sont toutes de bonnes dimensions, et constituent une réelle aubaine au bas prix auquel nous les offrons.—Au rez-de-chaussée.«.•N.Dupai., rri.Ku».Dn.ul».Vlca-Pr.A.S.but.l, Dlr«eL«rG*r»m ««•¦ S.IM.-C.tMrl.Dtm.ntlf.r.«n4ré m «.lnl-Chrlil.»k*.f*'
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