Le devoir, 22 novembre 1924, samedi 22 novembre 1924
Volume XV — No 275 MONTREAL, SAMEDI, 22 NOVEMBRE 1924 Abonnements par la poste: Édition quotidienne ¦ [CANADA.H I Etals-Uni* et Empire Britannique (8.00 [union postale.(10 0° ¦ Édition hebdomadaire H ^9 M [CANADA.(2.00 H| Æ ¦§ Æ [ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.S8.00 mÊ Directeur: HENRI BOURASSA DEVOIR TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration : 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÊLÊFHONEi Main 7460 SEE VICE DE NUIT: Rédaction, Main SI» Administration, Main SIM FAIS CE QUE DOIS! Le conseil est impuissant: à qui la faute?M.l’échevin Trcpanier a bien fait d’écrire au maire.Il n’a wint obtenu de celui-ci la convocation d’une assemblée spéciale ,u conseil, mais mieux: une réponse claire, précise, opportune jui peint vivement et fidèlement la situation, hile contient en ieu de mots une substantielle conférence sur le vice capital de .’administration municipale.Les termes sont si exactement pesés et si justement adaptés que nous serions étonné que la ettre n’ait pas été prudemment soumise à quelque autorité égale., Quoi qu’il en soit, on doit féliciter le maire d’avoir ainsi rihi.P à IVrliirnlion du miblic et M.Trénanier d’avoir provo- lontribué à l’éducation du public et M.Trépanier hué cette leçon.* U y a, clans la lellre de M.le maire, deux parties distinctes: :elle ou il peint la situation du conseil et celle où il tente et de le justifier de n’avoir pas agi dans le cas de M.Bélanger.Nous pommes entièrement d’accord avec lui sur cette premiere partie ît entièrement en désaccord avec lui sur la seconde.Le conseil lunicipal s’est naguère occupé de choses où son intervention [était fort platonique, tels les pogroms de Russie.1 Lui, qui s’intéresse ainsi parfois à des choses sur lesquelles il ne pourrait exactement se renseigner, .est-il [justifiable de ne point avoir d’opinion sur Fadministra- îe chef Bélanger, ce qui normalement devait entraîner un débat m conseil?Non, le conseil aime sa turpitude, baise ses fers et caresse son tyranneau lippu.Et on se demande si un électorat sain, [éclairé sur la situation (il l’est désormais), pourrait trouver dix ;andidats rééligibles au milieu de ce bois mort.ï]î j|î rf; M.Brodeur s’est lié au chef Bélanger, le conseil s’est lié à [Brodeur.Il ne manquait plus, pour compléter la ©haine, que (de lier l’Assemblée législative et le gouvernement de Québec au [conseil et à M.Brodeur.La lettre de M.le maire l'a fait.L’administration municipale est paralysée parce que le pouvoir est centralisé entre les mains de M.Brodeur et.parce que 'elui-ci est libre de ne rien faire.M.le maire peint bien la situa* [lion.Citons-lc: Lorsque la législature a soumis pour approbation aux contribuables de la métropole ce projet de gouvernement municipal connu sous le nom de cedufe B.c’était sans doute son intention de donner à Montréal une forme d administration offrant quelque similitude avec la forme des gouvernements constitués a Ottawa, h Québec et partout dans l’Empire britannique.Le cabinet est choisi d’ordinaire parmi les membres de la Chambre élective et ses actes sont dans la suite subordonnés à l’approbation de cette Chambre.f< Dans la présente forme de gouvernement municipal, nous trouvons que 35 éehevins sont élus dans 35 quartiers différents.A la première assemblée qui suit les élections, ces 35 éehevins choisissent parmi eux cinq membres qui formeront ce que la charte désigne sous le nom de l’exécutif.Trois membres du comité executif constituent une majorité et, en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés par la charte, ees trois éehevins, représentant chacun une infime portion de l’électorat de Montréal, peuvent à eux seuls commander à toute l’administration, sans que leurs décisions soient subordonnées aux voeux de leurs 32 autres collègues.La charte dit en effet a Fartide 21e, sous-section H, 2ème alinéa : “Toute matière qui est de la Juridiction du Conseil, sauf les cas où il est autrement prescrit, doit être soumise au comité exécutif pour rapport nu conseil et si le, comité ne fait pas rapport au conseil, ce dernier ne peut pas agir.” Un autre article de lu charte, 21m, dit: “Tous les chefs de services, y compris les estimateurs, sont nommés, suspendus ou destitués par le conseil sur rapport du comité exécutif.Ce rapport ne peut être amendé.Il ne peut être rejeté qu’à la majorité absolue du conseil.” En vertu de cas clauses, le conseil est incapable d’agir sans que le comité exécutif fasse rapport.La seule chose qu’il puisse faire, c’est d’exprimer une opinion et la question sc pose: Est-ce qu’il convient de le faire?* w * Mais ici le maire fait une omission historique de première grandeur.La fameuse Cédule B obligeait le comité exécutif à faire rapport au conseil clans les trente jours.C’était l’équilibre, Ile contrepoids de l’autorité de l’exécutif.C’est ce que les citoyens avaient approuvé par referendum.Mais il n’était pas au pouvoir depuis un an, que M.Brodeur, pistonné à Québec parM.Perron, heureux d’avoir repris son in-I fluence ancienne à l’hôtel de ville, faisait abolir cette clause et la remplaçait par celle citée plus haut.C’était porter atteinte à l’article cardinal, essentiel, vital de bon petit diable ou les touchantes histoires de Zèndide Fleuriot que plus tard ils se trouveront sots d'avoir admirées.Le savant philosophe aimera les filandreuses distinctions à thèse, qui dégoûteront l'homme d’affaires.Ce bon Jules Lamaltre n’avouait-il pas que comme Alceste U aimait mille fois mieux une romance joliment dite, fine et charmante que les longues pièces musicales des grands maîtres, et il ne cachait pas que ces belles et longues oeuvres l'ennuyaient royalement.Il existe un certain nombre de vérités, de traits de beauté admis [far tout le monde et non contestés, qui naissent de la nature même, clarté, unité, harmonie des parties envers le tout.Après cela, les hommes discutent et se contredisent en se traitant respectueusement d’imbéciles.Un auteur suivra évidemment ses goûts et sa mentalité.C’est pourquoi les oeuvres de femmes seront toujours un sujet de déroute et de perplexité pour l’homme.La femme tend naturellement à écrire ce qu’elle sent, à coucher sur le papier ce ru'elle croit le plus magnifique, le plus émouvant, le plus fort et les femmes qui la liront trouveront cela touchant, elles se sentiront remuées parce qu’elles sont en communauté de sentiment.Par contre, l’homme dira qu’il y a là-dedans du chara-bias, bien de l’ampoulage, souvent de l'hystérie.C’est en somme l’aventure de ce bon bourgeois bien renté et bonne fourchette qui s’écriait en lisant Verlaine : "Mais que diable, qu’est-ce au'il a à tant se lamenter?" L’homme se fera plus volontiers admirer de la femme, parce que l’homme a de l’esprit d’observation, une âme assez froide oui ne s’emballe pas éternellement et qui voit juste, quoique souvent incapable de sentir et âc vivre ce qu’il découvre, Tout cela en revient à dire qu’u ne femme auteur ne peut être bien jugée à son point de vue que par une femme, si l’on mit en démcler la part de sincérité et d'émotivité personnelle.Il y a évidemment des exceptions et personne, à moins d’être un imbécile, ne bronchera pas aux vers superbes, frémissants de vie et de passion de Mme Hélène Picard.Mais il y a les oeuvres ordinaires.Ces oeuvres se jugent soit d'après te critérium de la beauté dogmatique soit par comparaison avec Its oeuvres des autres.Il est certaines oeuvres dont il jaut se contenter charitablement de dire qu’elles ne sont pas plus mal que d'autres et des oeuvres dont it faut dire : c’est beau, c’cst vrai et c’est sincère, Je n'entreprendrai pas de disserter sur l’opportunité pour le.s femmes d’écrire.C’est une affaire qui les regarde en somme et 1rs hommes qui lie Ps goûtent pas ont toujours la ressource de ne jamais en acheter les oeuvres.Notre littérature s’enrichit depuis quelques années de nombreux volumes sinon de nombreux écrivains.Les deux derniers en date sont "La Lettre d*Ottawa On nous aime à Londres Depuis la menace de guerre au Soudan, le lion britannique nous tend la patte — Que fera notre Lyon canadien ?un pou- Ipale dans l'ornière où elle s’est eniiisee depuis, puisqi investir le triumvirat Brodeur-O’Connell-Desrochcs d’ voir discrétionnaire., , ., Or tout l’exécutif se résume dans la personne du président [qui pouvait s’assurer une majorité au conseil par de faciles ma-I nipulations, en pratiquant un habile favoritisme.Et M.Brodeur est l’homme du monde le moins capable d’administrer une ville.L’cnquctc le prouve tous les jours davantage.Ou bien il n’.a rien vu de ce qui se passait ou il a tout vu.Ce qui est certain, c’est qu'il n’a rien fait.Et que dans un cas comme dans l’autre il s’est montré le plus piètre des administrateurs .que la ville ait connu, soit intellectuellement ou soit moralement.On ne peut en sortir.Et, encore une fois, qui nous a imposé ce système?Québec, le gouvernement de Québec, maître de la législature, en violation flagrante de la volonté populaire qui, quelques mois avant, i avait adopté une charte dont cet amendement arrachait une clause essentielle, l’un des rouages les plus importants.C’est ce que le Soleil, moyennant $200.000 par an, consent à appeler le respect de l’autonomie de MontréalJ _________ Louis DUPIRE.Lractualit* Auteurs féminins Il y a plusieurs manières de juger une oeuvre d’art et les philosophes pourraient trouver dans les divers systèmes érigés en dogmes depuis quelques siècles matières à belles et mirifiques distinctions sur l'évolution du consensus universel.Car, en somme, n'appelle-t-on beau que ce que la plupart des hommes s'accordent à trouver beau?Les es- prits du grand siècle trouvaient certainement à redire sur les canons et rubans que nous nous plaisons à admirer maintenant qu'ils ne sont plus de mode.Il en est de même en littérature.Les uns trouve, t des passages admirables varce que la mode leur en est plus sympathique.Les femmes adoreront toujours les passages galtmts et les longues déclarations enflammées qui dfautre part feront toujours bâiller d'ennui leurs congénères mâles.Les enfants n'aimeront en littérature que tes aventures d'in vie gui passe”, d’Estelle Flammac, et "Opales'', de Mlle Charbonncau.Disons tout de suite pour être A l'aise que ce ne sont pas des chefs-d’oeuvre et qu'en cela clics ne sont pas pires que lès autres femmes ou hommes auteurs de ces derniers temps.Les chefs-d’oeuvre n'ont jamais couru les rues dans aucun siècle et il ne convient pas de s'offusquer de n’etre pas au rang de Molière, de Lamartine.il y a aussi dans ces deux livres des passages ennuyeux, comme dans tous les libres.Il y a des expressions gauches, des nuances mal exprimées, etc.Toutefois, il y a aussi, surtout dans La vie qui passe, un bel accent de sincérité, ce.qui est très rare.Estelle Flammar est un cire sain, qui sait chanter la vie dans sa noblesse et ses beautés, qui sait voir le beau ailleurs que dans le mal et l’immonde, c'est t’épouse qui ne croit pas ridicule de chanter l’amour permis, c’est In femme nui chante la vie harmonieuse et droite, qui qlortfie le mariage et le foyer.L’auteur des rioalos est une jongleuse parfois délicieuse, mais qui ne cannait pas la valeur des mois, des choses et des images qu’elle aime à créer.Elle se laisse volontiers trop envelopper par la sonorité des mots et dépeint parfois des images effarantes, témoin ce passage où elle.compare le dome de feuillage des arbres à un amphore.Qui a jamais Imaginé de comparer un coin de forêt à un cruche?L’auteur rf’Opa-les adore le rnot rare aux conson-nances étranges et rten d’élon-nant qu’elU en fasse un fricot littéraire parfois fort peu artistique.Nous ne voudrions pas lui affirmer qu'elle a écrit une horreur.Ce serait souverainement injuste.Nous ne voudrions pas non plus lui dire comme un critique malin "Vous avez fait un chef-d'oeuvre, mais de grâce ne recommence: jamais".Mlle Charbonncau n’a pas fait de chef, d’oeuvre, mais elle a montré de belle» qualités, l’amour du mot noble et riche, le goût des images qui sortent du commun et d’une, analyse pénétrante.Elle peut, si elle veut travailler, doter notre littérature d'une oeuvre durable.Nous lui demandons simplement qu'elle travaille, qu’elle apporte plas de soin, un goût critique des mots plus sévère.Nous devons féliciter Mme Flam mar et Mlle Charbonneau de leur Initiative, C’est un moyen d’éveiller le goût des choses littéraires chez nous, de provouqer fimutation, et de former un courant plus fort vers les chose» littéraires.MARCELLES Ottawa, le 21 — Aucune journée ne se passe maintenant sans que les dépêches ¦d’outremer ne nous entretiennent des intentions amicales du gouvernement conservateur qui vient de prendre le pouvoir en Angleterre.Il fallait s’y attendre un peu.Uar M.Baldwân ne reprochait rien tant à M.MacDonald que de s’occuper exclusivement de l’Europe aux dépens de l'Empire et de négliger les Dominions dont la mauvaise humeur s’était fait sentir déjà en plusieurs circonstances.Mis en mesure d’accomplir ses promesses, il oriente de ce côté sa politique.Et ce sont des événements que l’on suit avec intérêt dans la capitale, comme on doit les suivre avec intérêt dans le reste du pays.Le premier ministre de l’Angleterre a tout d’abord invité les Hauts Commissaires des colonies à Lon-‘drc.% mercredi, le 19 novembre.Il leur a servi le thé, comme à de gentilles demoiselles, et leur a parlé ensuite, sans cérémonie et sans ap parât, des derniers problèmes impériaux qui se posent.11 a expose, •d’une manière particulièrement cx; plicite, la question de l’Egypte qui est grave et inquiète Jes hommes d’Etat impériaux.Au Soudan, par exemple, la ssiluation est aussi alarmante qu’aux Indes.Les soldats noirs courent les rues et dispersent à coups de fouet les citoyens réunis en assemblée pour discuter leurs droits.“Et le gouvernement Baldwin n’a pas l’intention de commencer une autre guerre sans sonder auparavant les Dominions”.S'il faut donc déclarer la guerre en Egypte, on s’informera auparavant de l'opinion des colonies.Voilà qui s'annonce bien, surtout après l’iattcntat commis contre le sirdar.La Grande-Bretagne se voit une guerre sur les bras, et aussitôt, elle sc sent prise d'un amour immense pour les Dominions, Elfe leur explique ses troubles et ses embarras atm que, l’heure fatidique sonnée, ils sachent de quoi U retourne et viennent à son secours.De cette maniéré, iis ne pourront plus refuser et rester dans l’expectative comme au temps de Lioyd üeorge et de l’imbroglio du Levant, où on ks avait trop -pris par surprise, DES CONFIDENCES A NOTHE HAUT-COMMISSAIRE L’Angleterre veut, si peu mainte* nant nous prendre par surprise qu ille prend notre üaut-commb-saire duns sa cuntidence.Un câblogramme arrivera bientôt a Ottawa proposant au gouvernement do rendre perm a ne me cette forme de consultation entre notre représentant là-bas, les représentants des autre» Dominions ot Je premier ministre de l'Angleterre.Ils se réuniront à intervaUes -réguliers, et, en prenant Je thé, deviseront de politique étrangère et impériale sans scguin-dcr.Notre haut-commissairc transmettra ensuite a notre gouvernement les informations et renseignements qu’il aura obtenus, et, si jamais une guerre surgit, le tsuhada y prendra part pour in bonne raison qu’on l'aura averti d’avance de ce qui se préparait.L'Australie et la NouveHe-Zelande sont d'avance favorables à ce projet, et il ne resterait que le Canada et l’Afrique du Sud à tirer encore de Tarrièrc.nada, pour sa part, a autre chose à faire chez lui où bien des choses vont mal.Il en a assez évidemment de la guerre pour une longue période encore, et son opinion, sur ce point, doit être connue à Londres en termes clairs et précis, s’il faut toutefois que nous donnions notre opinion sur un sujet qui nous est fort étranger, et ne nous touche guère de près.Car, pourquoi le signaler, le problème du Soudan est un nroblemc anglais, purement et simplement, et non un problème impérial.Comme tel, il reflève des hommes d’Etat de l’Angleterre seulement, qui peuvent le traiter à leur guise, déclarer la guerre s'ils s’y croient obligés, adopter des méthodes pacifiques ou des allures belliqueuses.l’eu nous en chaut.Mais notre mère-patrie souhaite le ranger parmi les problèmes impériaux afin d'obtenir Je secours militaire des Dominions.Nous comprenons bien les motifs qui l’animent, mais ce n’est pus une raison pour acquiescer Les mains qui parlent.Suite de la visite à l’Institut des Sourds-Muets — La dactylologie — Les anciens — Un journal spécial à l’institution.D’ailleurs ccs petites conférences “five o’clock tea , comme on pourrait les qualifier, n’ont-elles pus pour but justement de nous faire prendre dos vessies pour des lanternes, c’est-à-dire des problèmes anglais pour des problèmes impériaux?L’intention parait déjà trop évidente pour que notre gouvernement puisse l'ignorer.A lui donc de mettre les points sur -les i, et de dire à qui de droit qu’il ne peut sc charger de régler les affaires des autres, ayant déjà les mains pleines de cclics qui le concernent.Nos dè-outés ont aussi de fortes pressions a exercer dons le bon sens.Le gouvernement anglais veut ensuite former une espèce de commission économique interimpériale pour réaliser les voeux de la der nière conférence économique.On reconnut alors il’opportunité d’unt telle commission pour aviser les divers gouvernements sur les problèmes commerciaux.Mais le Canada ne fut point, sur ce point, de l’avis des autres Dominions.Et le Canada avait «lors à sa tête «le même gouvernement qu*il a aujourd’hui de sorte que son opinion ne doit pas avoir changé beaucoup encore.Tout porte à croire que notre cabinet fera donc à M.Baldwin la même réponse qu’il a faite i! y a quelques mois à M.Lloyd George et qu’il ne se laissera pas attirer doucereusement dans des panneaux d’où il pourrait difficilement s’é chapper.Encore un peu de sens commun, et ü abaissera, sans nié nagement, l’éteignoir qu’il possède sur les desseins bellîqueus de M Baldwin, premier ministre d’An (déterre.Léo-Paul DESROSIERS.Un mot suspect, long et disgracieux comme un Iruin de marchandises, niais qui a d’illustres parents dans les dictionnaires de médecine, le mot dactylologie — excusez du peu! — désigne l’art léger et rapide de converser par le moyen des doigts.Les sourds-muets ne peuvent pas tous traduire leurs pensées par des sons.Quelques-uns, assez rares, en sont enqiéciliés à cause de conformation défectueuse des organes nécessaires à produire les sons.D’autres, hélas, arrivent trop vieux à ’institution; ils ont la gorge déjà raidie et la poitrine malhabile à ,souffler Fair en quantités mesurées.Il y a aussi des sourds-muets à qui les signes les plus élémentaires suffisent.Ce sont les moins pourvus d’intelligence.On est porté à les stimer ncureux quand on voit dans ks yeux avides de leurs compagnons un insatiable désir de connaître.Qu’il -’agisse d’épeler les mots ou d’exprimer des idées au moyen de gestes mimiques expressifs, la dactylologie permet à tous les sourds-muets de communiquer entre eux.Elle constitue, en quelque sorte, leur idiome réservé.De meme qu’une langue étrangère à qui l’entend paraît un vain flux de bruits, ainsi les mouvements rapides des mains des sourds-muets semblent jeux puérils ou gestes sans signification à qui n’est pas initié.* * * Viens ici”.Et d’un mouvement! SITUATION ALARMANTE Les intentions du gouvernement angllais paraissent joliment beUi* queuscs s’il faut en croire cette dépêché.Une guerre en Egypte, une situation grave aux Indes, une rupture «presque effectuée autrefois entre l’Angleterre et la France, au temps de Lord Curzon, et qui peut encore devenir menaçante, autant de perspectives vrai mont encourageantes pour les Dominions n’est-ee pas?En retour du thé que M.Baldwin aura servi à leurs hauts-commissaires, en compagnie de M.Ame-ry et de M.Chamberlain, ils devront, lorsque le temps sera venu, envover leurs contingents de sol* dats, du matériel de guerre, des munitions.et sc saigner à blanc encore une fois.M.KING PARLERA-T-IL?Réellement «le gouvernement con-survaleur n*y va pas de main motifs et il cache trop peu son jeu.Si jamais il réussit à implanter dans no* habitudes cette forme de consultation, notre gouvernement, espérons-le, saura faire parvenir à Londres, des a vhs modérés H sages.Ainsi, pour imiter i» franchise de M.Baldwin, M.Mackenzie King ne de-vrait-U pus déclarer son intention bien arrêtée et bien ferme de ne «as laisser enirainor le pays, dont est premier ministre, dons une nouvelle guerre où ïl n’a aucun intérêt?La première «ligne de défense du Canada fut autrefois dans les Flandres.On la porte maintenant au Soudan.C’est tout de même un peu loin.Les Canadiens n’ont pas d’intêrêts dans le Soudan qui soient en danger par le temps qui court, ils n’avaient pas d’intérêts, non plus, dans Se Levant où M.Uoyd George ma Henderson( d,éputé travailliste, a proposé un parlement impérial dans lequel l’Ecosse serait repré sentée sur le meme pied que les Dominions.ALLEMAGNE Dans sa campagne électorale, M Streseman semble vouloir se ménager et le gouvernement dont il fait partie et les nationalistes BRESIL Les combats se continuent entre les rebelles et les troupes Fédérales dans l’Etat de Rio-Grande-do-Sul.nonce que nous aurons bientôt notre ministre à Washington.A Winnipeg et à Saint-Boniface, M.Bou-rassa ifait plusieurs discours au cours desquels, ill analyse nos principaux problèmes nationaux.!/e gouvernement canadien propose à celui de Terreneuve de tenir une conférence à Québec pour régler la question du Labrador.SOCIETE DES NATIONS La Grande-Bretagne a demandé au conseil d'ajourner la discussion sur le protocole de sécurité et d’arbitrage.Elle veut d’abord consulter les Dominions.REPARATIONS Lundi, l’administration franco-belge a remis les chemins de fer des régions occupées aux autorités allemandes.».GRANDE-BRETAGNE ., nistres conservent leur poste Afin d’augmenter l’indcpendan-^ ce des Dominions tout en maintenant l’unité impériale, le vicomte Grey suggère que la Grande-Bretagne soumette tous ses différends internationaux à la S.D.N.avant de demander aux Dominions, de participer à une guerre.Un groupe important du parti libéral refuse de reconnaître M.Lloyd George comme chef.FRANCE Le sénat a permis i».ieinstalla-tion des cheminots qui ont fait la grève il y a deux ans.Il a aussi voté l’amnistie de Caillaux et de Mal-vy.Samedi dernier, VOeuvre a' reproduit certaines parties du journal intime de l’ancien ambassadeur Georges Louis dans lequel celui-ci prétend que M.Poincaré est EXISTENT DEJA AU CHA-\ T AU , UN PROJET CONSI- DE-MARS ET AU SQUARE VIC-LOJF/ TORIA DERABLE Le comité exécutif a reçu de la Compagnie des Tramways une communication importante pour Ta-mélioration du trafic à Ja rue Craig.Ill s’agit d’établir un nouveau terminus de tramways, rue Craig, à la rue Chennevillc, avec raccordement or la rue Saint-Urbain à la rue tc-Catherine; ües deux termini actuels du Chaanp-de-Mars et du square Victoria se trouveraient soulagés d’autant.Le projet comporte de grands travaux, dont tous les plans sont maintenant terminés, prêts à l’cxe-cution.La Compagnie a acquis toutes les propriétés qui s’étendent ù l’ouest de l’édifice Power jusqu’à la rue Craig aux usines de la Compagnie; les maisons seront rasees pour faire place à une gare moderne de tramways, avec plateforme recouverte et un système de barrières comme en face du Parc Dominion.La Compagnie propose egalement d’élargir la rue Saint-Urbain, de la rue Craig à la rue Ontario, afin d’y installer une double voie de tramways pour les'circuits du nord.Ill le L’APPEL DE C.WHITE LA COUR D’APPEL A PRIS LA CAUSE EN DELIBERE La Cour d’appel a pris hier la cause de Christopher White en délibéré.Tout indique que White a une grand# chance de subir un nouveau procès ou d’être purement ef simplement acquitté.MM.les juges i Greenshields et Lafontaine ont fait n-emanquer que la Couronne ne pouvait prouver le mauvais caractère d’un prévenu qu’en citant des condamnations contre lui ou des témoignages généraux de mauvaise réputation.Or dans le cas de White, il n’y avait qu’une preuve de querelles particulières.En plus le juge du procès a donne deux définitions sur le doute, l’une bonne et l’autre mauvaise.Il se peut très bien que le jury ait décidé de trancher lui-même la question, ce qui serait une illégalité.MlM.les juges Lafontaine et Greenshields ont aussi déclaré que la Couronne n’avait pas le droit de déclarer au jury que la femme de White n’avait que deux alterna-tievs: faire pendre son mari ct alors dire la vérité ou alors commettre un parjure.M.le juge Greenshields déclare que la femme de White a très bien pu dire la vérité sans se parjurer.Elargissement de la rue Sherbrooke LE COMITE EXECUTIF REFUSE D’HOMOLOGUE® LA RUE SHERBROOKE A 125 PIEDS DE LARGEUR — LE MAIRE N’A PAS REUSSI LE MOUVEMENT DES NAVIRES est question de construire une voie élevée rue Saint-Urbain, depuis la rue Craig jusqu là La rue Sherbrooke; mais le projet n’est pas encore mûr., , .Voici la teneur de la lettre du gérant général de la Compagnie, a M.Brodeur: “A notre assemblée, tenue a nos bureaux de la Commission des Tramways de Montréal, le 19 courant, nous avons fait une étude de nos plans destinés à faire disparaître le congestion nement, rue Craig, entre Bleury et le square Victoria.Ces plans pourvoient à la construction d’un double terminus en boucle entre les rues SLUrbain et Ghenneville.‘Tour assurer le fonctionnement de la circulation à ces terminus, nous demandons gue, dans le nouveau code municipal de la circulation qui, comprenons-nous, est en voie de préparation, la rue Ghenneville, entre les rues Craig et Lagauchctière, devienne une rue où la circulation ne pourra se faire que du nord au sud et qu’on y défende le stationnement des automobiles, en tout temps, de même que dans les rues Côté et Saint-Urbain, entre les rues Craig et Vitré.‘Wous avons aussi fait remarquer à votre comité que ce projet relatif au double terminus en bou Le gouvernement a déclaré l’état de1^6- qui servira à la circulation de siège dans la région.1 est et de 1 ouest dans la rue Craig, entraîne la nécessité d élargir la AUTRICHE Le Dr Rudolph Ramek a accepté le poste de chancelier en remplacement de Mgr Seipel.Jeudi, il a annoncé la composition du nouveau cahinet.Plusieurs des anciens mî- POLOGNE Afin de présenter un front uni à la Russie lorsqu’il faudra reconnaître le gouvernement soviétique, ce qui, assure-t-on, ne saurait retarder, Ja Pologne négocierait bientôt pour entrer dans la Petite Entente.ITALIE Le député Giuseppe Lanza s’est retiré du parti fasciste qu’il supportait avec d’autres libéraux.Ce serait un signe avant-coureur de la démission prochaine de l’ancien ministre Orlando.ESPAGNE Les troupe® espagnoles ont évacué Chéchouan.Blasco Ibanez publie un pamphlet contre (le roi Alphonse et de Riviera.C.H.J ne assemblée de M.Adolphe L’Archevêque Le député de la division Mercier à la législature, M.Adolphe L’Archevêque, tiendra mercredi soir prochain.Je 26 courant, une grande assemblée à la salle Saint-Stanislas, .181 rue Chambord, angle de la rue Gilford.Avant l’ouverture de la prochaine session, M.L’Archevêque veut résumer le travail accompli par l’opposition au cours de la dernière session et exposer devant les électeurs de la division Mercier la ligne de conduite qu’il a suivie sur les différentes questions soumises à l’étude des rjÿirésentants du peuple.M.Arthur Sauvé assistera à cette assemblée et y portera la parole.Le chef de l’opposition sera accompagné d’un grand nombre de ses collègues.La liste des orateurs sera connue sous peu.L’assemblée commencera à huit heures.Les tramways du circuit Amherst arrêtent à la porte de la salle.Au Maroc fondras, 22 (S.P.A.) — Le Dui7j; Mail annonce qu’un armistice sera corwlu entre l’Espagne et les tribus rebdlles, dès que les troupes ospn-ffnolrs se seront retirées derrière les lignes convenues.Nouveaux dispensaires à Montréal Firmin Gémier à Montréal La troupe de l’Odéon.de Paris, direction Firmin Gémier, qui est à New-York ces semaines-ci, vient d’être invitée officiellement par le gouvernement de la province de Québec à donner des représentations au théâtre f/fs Majesty’s à Montréal, pendant une semaine, A dater du fer décembre.Elle a accepté.Elle donnera du théâtre classique, — le Bourgeois Gentilhomme de Molière, la .Véqére apprivoisée et le Marchand de Venise, de Shakespeare, adaptations françaises, une adaptation française du théâtre allemand contemporain et une pièce française contemporaine.On trouvera des détails ailleurs.M.Louis-H.Bourdon a la direction de cette semaine de représentations à Montréal.entraîne la nécessité d’élargi rue Saint-Urbain sur une certaine distance, entre les rues Craig et Vitré.Nous avons fait l’acquisition des propriétés à cette fin, qui seront remises à la ville quand on en fera l’expropriation.“Comme on l’a fait remarquer à notre assemblée, nous espérons que la Commission prendra en sérieuse considération la question de l’élargissement de la rue St-Urbain, entre les rues Craig et Ontario, pour lui donner une largeur suffisante, afin de pouvoir y établir une double voie avec correction de niveau à la rue SteJCatherine.“Cette amélioration oontribuerait beaucoup à empêcher lé congestion nement dans les rues Bleury cfc St Laurent, et à activer la circulation des tramways allant vers le nord et dans les quartiers des affaires.“Cette lettre confirme l’entrevue au cours de laquelle nous avons soumis nos plans.Votre tout dévoué, (Signé) J.-E.HUTCHESON, vice-président et gérant général.” Le “Doric” est parti ce matin Le Doric, de la Cie White Star Dominion, mst parti pour l’Europe ce matin.Le Doric « terminé son service d'été et il a fait seize traversées pendant cette saison.Le nombre de passagers qu’il a transportés d’Amérique en Europe est de 3,554.11 est affecté au service New York-Liverpool pour cet hiver.Chez les libéraux L’Association libérale Dorion-St-Denis a procédé hier soir à l'élection de ses officiers: M.Louis-Charles Fanly a été réélu président.Ont pris la parole à rassemblée qui a suivi l’élection de M.le Dr Arthur Denis, Fernand Rinfret, E.C.Saint-Père.Hennas Deslauriors, Bernard Bourdon et Cléopha® Dcs-rochers.Une collation aux huîtres a terminé agréablement la «olréc.Le service d'hygiène du gouvernement provincial vient d*ouvrir au public deux dispensaires à Montréal, l’un à Vtnstitut Bruchési ct l’autre au Royal Edward.L'inauguration officielle n'aura Ven que le printemps prochain.Le tourisme Le Bureau de tourisme calcule que 180,000 automobiles américaines sont venues dans notre province uu cours de la dernière saison.Ce» touristes ont apporté environ 820.000,000.Uhe prime à .nos lectrices DEUX CANDIDATS LIBÉRAUX SE FONT LA LUTTE DANS TEMISCAMINGUE MONTROSE ARRIVERA A MONTREAL, CE SOIR, ET LE MEDITA DEMAIN SOIR Le Montrose, du Pacifique Canadien, venant de Liverpool via Québec, arrivera à Montréal ce soir, vers huit heures.Le Melita, du Pacifique Canadien, venant d’Anvers, de Southampton et de Cherbourg, doit arriver à Québec vers sept heures ce soir et à Montréal vers huit heures demain soir.Le Berengaria, de la compagnie Cunard, venant de Southampton et de Cherbourg, arrive à New-Y'ork aujourd’hui.Le Rotterdam, de la Holland-A-merica Line, venant de Rotterdam, arrive à Ncw-Y’ofk aujourd’hui.Le Zeeland, de la compagnie Red Star, venant d’Anvers, arrivera à New-York demain matin.Le Cedric, de la compagnie While Star,-venant de Liverpool, arrivera à New-York deroàjn après-midi.La Savoie, de la'Compagnie .Gér nérale Transatlantique, venant du Havre, doit arriver à New-York lun di matin.Le Muenchen, du North German ‘Lloyd, venant de Brême, doit arriver à New-York lundi matin.Le George Washington, des United States Lines, venant de Brème, doit arriver à New-York lundi ma tin.Le Rou,sillon, de la Compagnie Générale Transatlantique, venant de Bordeaux, via Halifax, doit ar river à New-York lundi matin.Comment s’est fait l’attentat Ciarlo, le témoin de la Couronne dans le procès de Girard et de Raymond, a raconté hier après-midi ¦comment l’attentat contre la succursale de la banque Maisons à la Côte-des-Ncigcs.avait été préparé.Dominico Policeno conduisait l’auto.Ceux qui ont fait d’attentat élaient Big Alex, ’Beauchamp, Fiore ct Ciarlo.Raymond avait donné toutes les informations aux bandits sur l’heure propice pour commettre l’attentat.Raymond n’a rien reçu Le maire Duquette a patronne auprès du comité exécutif le projet d’homologuer la rue Sherbrooke à 125 pieds de largeur dans toute son étendue, d’une extrémité à l’autre de Pile.Mais les commissaires ont rejeté sa proposition par un vote dé trois contre deux: MM.Brodeur et Desroches favorisant l’homologation et MM.O’ConoelL Bédard et Jarry s’y opposant.M.Duquette ne se tient pas pour battu; il reviendra à la charge devant le conseil pour développer son projet et provoquer une exipres’-sion d’opinion de la part des cche-vins.“Le projet, nous-a-t-il déclaré, que j’ai suggéré au comité exécutif n’avait pas d’autre but que d’épargner des sommes considérables à la ville de Montréal.Tôt ou tard on sera obligé d’élargir la rue Sherbrooke coûte que coûte.En traçant une nouvelle ligne d’homologation immédiatement à 125 pieds, on empêchera la construction de nombre de bâtisses qui, si elles sont construites en dedans de cette ligne, occasionneront plus tard à la ville des pertes d’argent considérables çn expropriation.“La rue Shetbrooke a actuellement une largeur moyenne de 80 Sleds.En établissant la labeur e 125 pieds, il n’est pas nècrfsai-re d^exproprier toutes les constructions qui sont présentement en dedans de cette ligne.Ceci se produira nécessairement; chaque année, on constate des démolitions rue Sherbrooke, niais si on attend trop longtemps, il s’érigera des constructions importantes et ensuite le projet sera beaucoup plus difficile à réaliser.” Les constructions nouvelles qui s’érigent depuis quelque temps, rue Sherbrooke ct qui surgiront dans un avenir rapproché, ont porté le maire à renouveler ses démarches auprès du comité au sujet de rélargissement de la rue.A l’heure actuelle, le comité est saisi d’une requête pour l’érection d’une grande maison de rapport à l’angle des rues de la Montagne et Sherbrooke, au coût approximatif de deux mil- Québcc.22.(S.P.C.) — Deux libéraux, MM.J.-E.Piché et J.Mille-jour, se feront la lutte dans le comté de Témiscamingue.Tous deux ont été mis en nomination à VillcT marie, hier.M.E.Piché est le candidat libéral officiel, M.Millejour fait la lutte au candidat choisi par le récent congrès tenu dans le comté.L’élection partielle dans Témiscamingue, aura lieu vendredi prochain.Elle a été nécessitée par la mort de M.Télesphore Simard, au commencement de l’automne.M.Honoré Mercier, ministre des terres ct forêts, a ourlé en faveur du candidat ministériel, à la nomination, t*nuc devant un grand nombre d’électeurs.QUI SUCCÉDERA AU SÉNATEUR JEAN CÔTÉ?Ottawa, 22, (D.N.C.) — Le gou-; un Canadien français, c’est ce que vernenient.parait-il, aurait l’inten-’ ^ Frank Oliver, 1(> vieux lutteur tion de nommer M.Stewart, séna- ! \ibér*]- a.reconnu dans son journal, i lors de la nomination de M.Côte, leur, pour 1 Alberta, au siège laisse; u y a dcux ans, alors qu’on le men- vacanl par le décès de M.Jean C.ô- j Donnait lui-même pour le poste, té, M.Stewart qui ne peut trouver On croit donc que le gouverne un comté où se faire élire dans sa ment nommera quand même un Ga w rr» v i ni suit mît n ¦ • « n < 1 ’ K • « i #1/» i’.1 .i , province, et qui est aujourd’hui député du comté d’Argenteuil, pourrait aussi continuer à faire partie du cabinet sans avoir à subir d'élections.Mais M.Stewart est Anglais et le siège sénatorial de l’Alberta actuellement vacant revient de droit à nadien français pour nous rendre justice, comme il le doit.On mentionne le nom de M.P.-E.Lessard, qui a déjà occupé un poste de ministre dans l’un des cabinets de sa province et qui semble désigné pour le poste.On mentionne aussi le nom de M.Gariepy.FERMETURE DES L’arrestation de SACS DE MALLE; ^et Da*kel - j XXX.1 FONDONS DES CERCLES RURAUX pa l’e fièrement belle; elle aura l’estime et l’influence qui s’attachent aux services rendus, elle éloignera l’action malfaisante des théories socialistes et athées; en un mot, elle contribuera à rendre à nos campagnes, qui sont le coeur du pays, leurs traditions, la foi, la persévérance au travail, l’amour de ta liberté et Rattachement au Christ et à son Eglise.UN AGRICULTEUR A méditer et THE.SALADA' R-snr ?ont de pair.Essayez-le pour bien vous en convaincre.Thé de Haute qualité vendu dans un empaquetage d’aluminium.Deux séances dramatiques Le cercle LeMoyne donnera les 25 et 27 novembre, deux représentations du drame social d’Emile Marsac L’Heure de Dieu, en cinq actes, à la salle paroissiale de l’église Saint-Jean-Baptiste.Le groupe Pie X aura sa séance | annueïlé les 26 et 27 novembre; Il j interprétera l’oeuvre d’Alexandre Bissoh: Le Bop Juge, comédie en trois actes, dans la salle de ITmma-culé.e-Çonception, rue Rachel est.Tops nos amis de Montréal sont priés dé*vèntr les encourager de letir présence; “ Canes Professionnelles ei Canes d’Affaires Auditeur et Administration Générale J.-PAUL VERMETTE AUDITEUR et ADMINISTRATION GENERALE Chambre 7*7, Immeuble ‘‘Pewer” Ré*.Til.E.5453 Tél.MAIN 25*5 DENTISTES AVOCATS Au cercle Colin *»**»« & MMOTTE - ; - AVOCATS Lés m'emhres du cercle Colin ont r4î Saint-Jacqu*».Tél.Main to«2-3 procédé, jeudi dernier, à l’érection dignitaires c^u de leurs dignitaires qüi Sônt les suivants: président: "M.Gabriel Nadeau; vice-président: M.Chartes Gagnon; scc.-archiviste: M.Samuel Le tendre; sec.-correspondanf: M.A.Daivrni Archambault; trésorier: M.Isidore Coupai.Ils ont accepté avec regret la démission de M.Albert Lévesque, ancien président, l’un des fondateurs du cercle, J’un de ceux qui ont travaillé le plus efficacement pour propager Tinfluence de notre Association dans des milieux universitaires.Convocations A 8 spéciale Joseph Archambault, C.R., M.P.Emile Marcotte.LL.B.ALDERIC BLAIN, B.A., LLL • AVOCATS Bureau du jour: 50, rue Notre-Dame oucat i Immeuble Duluth, chambre 21 Tél.Main 5228 Aviseur léral de l’Association des Hommes d'Affalres de Montréal-Nord Tél.Main 532S Jacques Cartier, LL.L.Jean-Victor Cartier.LL.L.L.-J.Barcelo, LL.B CARTIER ET BARCELO AVOCAT Chambra 708a, Immeuble ‘‘Power’’ SS ouest, rue Craie Montréal Heures de buresu: S a.n».4 * p.m.Tél.Bell Est 2505 Rés.St-Louis, 01*0 Consultez le DR J.-E.LAMONTAGNE CHIRt’RGIEN-DENTfSTE 5 bureaux à la disposition do ma nom-hrense clientèle TrtitemenU à domicile 854 EST, ONTARIO - MONTREAL DR AD.L’ARCHEVEQUE CHIRURGIEN DENTISTE Téléphone St-Louis 1301 458, l’arc LaFontaine MONTREAL PROFESSEURS INSTITUT LAROCHE ENRG.Cours classique -r- Brevets Cours commercial 303, RUE SAIN T-DE N IS (En face du théâtre St-Denis) Le Cercle d’études, c’est un organisme infiniment souple, capable de s’adapter à tout milieu social, pour y susciter une éltle religieuse et professionnelle, en état de s’imposer à ce milieu et d’entraîner les indécis dans les voies de l’Eglise.Partout où se trouve un homme dévoué et instruit pour le diriger, un prêtre, pour répondre aux direcr lions du Saint-Siège et des évêques on peut créer un cercle d’études, c’est-à-dire réunir un très petit DIMANCHE: — Saint-Henri, (section des anciens) heures 45 du matin, assemblée d’études.Discours par Joseph Néron.Déclamation, par Noël Léger; Chronique, par Arthur Laurin.Travail principal: “Les énergies rédemptrices” par Léopold Lavallée.“Les vivants et les morts >¦ par Léo-pold Lavallée.Travail secondaire : “L'Eglise et la famille”, par Aimé Kranohe.Saint-Denis.— Réunion d’études à 8 h.15 du matin.Saint-Victor.— Réunion d’études g 9 h.du matin.LUNDI: — .| Doilter de Casson.— Réunion d’études â 8 h.30 du soir.Sujet: “Le premier grès de l'A.CJ.C.(1904)’,, par Gérard De la Mennais.—- Réunion d’études à 8 h.30 do soir.' ’ '*“ • Jeanne d'ArCe —Réunion d’études à 8 h.du soir, La Haye.Réunion d’études & 8 h.du soir, suivie d’un souper aux huîtres.¦>.: Langevin.Réunion d’étude» & 8- h.du I.éMoyne.-L Réunion d’études- à 8 :li.13 du soir.• -* j .Sainte-Catherine.— Réunion d’études à 8 h.du soir.' Sefnie-Marie.— Réunion d’études A è h.du «olr., ' r.Saint-Louis.— Réunion d’études à 8 h.15.du soir,.,.9-afht-StnnI^Ias.— Réunion d’études h 8 h, du soir.; , , .< • - ; - Sl-Vlatttur- —¦ Réunion d’étndçs A 8 h.15 «jtu “L’éeote netrtré.el laïque”.Landry.Véunton d’étud** A 9 h.du soir.r.çxnité régional-.— Réunion régulière i 9 h.du soir.JEUDI: — - Colin.— Réunion d’études à 8 h.du soir.VENDREDI: — Comité centrai.Réunion régulière à 8 h.30 du soir.* < - Charlebois.v-j- Réunion d’études à 8 h du soir.„ ARTHUR LAL0NDE AVOCAT, PROCUREUR, ETC.Etudes Forest, Lalonde, Coffin et Rlvsrd Edifie* du Crédit Foncier — Montré»! Résidence, téléphone: Est 2281 LE CERCLE DE L’A.CJ.C.S’IMPOSE A LA CAMPAGNE COMME DANS NOS VILLES ' Les enfants pleurent pour avoir “Castoria” -¦J1SII.I- ,rr , I , , „ x Un succédané inoffensif de l’huile de ricin, du parégorique, des gouttes et sirops pour la dentition — Pas de narcotiques.SI-GERMAIN.GUEDIN 3 RAYMOND AVOCATS Tél, Main 5154 30, rno St-Jacqucs P.St-Germain.LL.L., L.Guérin, LL.L.P.Panet-Raymond, LL.L.VANIER & VANIER AVOCATS Anatola Vanier Guy Vanter Tél.Main 2532 97, ru» St-J aequo» DROIT, MEDECINE.PHARMACIE, ART DENTAIRE Cours préparatoire du professeur RENE SAVOIE I.C.et !.E.Bachelier ès arts, ès sciences appliquées Cours classiques, cours commercial._ Leçons particulières.Entrée des élèves «n tout temps Prospectus envoyé sur demande 238, RUE ST-DENIS, TEL.EST 6162 Près de l’Ecole Polytechnique LEBLOND DE BRUMATH 259, RUE ONTARIO EST Barhelier de l’Université d« France et d» l’Université Laral.officier d’Académie, auteur de plusieurs ouvrages, le plus ancien cours de préparation aux examens établi à Montréal Qui veut devenir rapidement MEDECIN 7 AVOCAT 7 DENTISTE ?PHARMACIEN 7 NOTAIRES JEAN-C.MARTINEAU B.A., LL.L.AVOCAT ET PROCUREUR jmm.Versailles, 99, rue Saint-Jacques Toi.Main 0J40 MONTREAL A.S.ARCHAMBAULT, C.R.AVOCATS 43, Côte de la Place d’Armes Chambres 420 et 421 Téléphone Main 1839 Montréal Un cercle d'études à la c gne?Oui, c’est non seulement pbs sible, mais c'est nécessaire.Et ici, il faut encore être pruti- | que.Dans la majorité de-s paroisse» j rurales,, il ne faut pas songer à réunir les Jeunes gens pendant l’été, ! A cause des grands travaux, niais | l'hiver il n’y a aucune imposslbi- ' litè pour le curé ou le vicaire de ' de rassembler à part l'élite des jeunes gens les plus intelligents et les meilleurs de ceux qui les visitent, | pour traiter les questions qu'il n’est pas permis à un catholique d’igno- ; rer, l.a distance u'est pas un obstacle infranchissable.Quelle méthode de travail faut-il j employer?C'est ici que toute ini liative est laiaséc aux groupes.U faut commencer par -des sujets très simples et le.s mettre à la portée des auditeurs, il faut causer sur tin su jet bien préparé au moins por un des assistants, et là, parler sans cérémonie.C’est ordinairement ta meilleure méthode.Mais ce qu’il faut avant tout, c’est intéresser les jeunes gens et les amener peu ô pen à participer au travail, à prendre 1 une part active à la vie du cercle, i Mèrrs, on emploie le Casioria
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