Le devoir, 12 mai 1937, mercredi 12 mai 1937
VOLUME XXVII! — Ko 10S Montréal, mercredi 12 mai 1917 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES Telephone : beui» 33«i* * SOIRS.DIMANCHES kT FETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 Gérant :.BEIair 2239 LE DEVOIR y 1 Diractcur-Cérant : George» PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chaf t Omar Hf ROUX TROIS SOUS LE NUMERO I ABONNEMENTS PAR LA POST» EDITION OUOTIDIENNE CANADA.% S.03 (Sauf Montréal et banlieueI E.-Unis et Empire britannique » 8.00 UNION POSTALE.10 00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 La magie des mots français Impression d'un publiciste américain sur ce qui le charme dans notre province — La sensation du "différent" donné par les affiches - Banalité pour nous, originalité pour eux - Leçon à retenir — Le français paye M.Georges Simard, conseiller législatif, qui s est de tout tamps intéressé à l’industrie touristique, mais particulièrement quand il obtint la construction du boulevard Edouard VII et quand il fut chargé d’organiser la Commission des liqueurs de Québec, veut bien nous signaler un article de Printeri Ink, livraison du 15 avril dernier.Printers' Ink est, on le sait, une revue publicitaire américaine.qui fait autorité.L’article dont il est question est signé par Marsh K.Powers et s'intitule: Naming The Infant Product — An argument foc distinctive words that will be remembered because they acs worth it.Il existe telle chose, prétend l'auteur, que le word-appeal.Et il en donne cet exemple (nous traduisons > : Pourquoi, par exemple, le voyage à l’étranger offre t il tant de charme?Même quand il ne nous conduit pas plus loin de chez nous que la province de Québec, pourquoi exerce-t-il si rapidement son influence stimulante?Est-ce qu’une partie de ce stimulant ne provient pas du fart que le voyage à l étranger nous soustrait au contact de mots usés (rusty), qui ont perdu leur force d’émotivité?Nous pouvons très bien nous tendre compte subconsciemment que Ralentissez! chemin de fer.1000 pieds (mots en français dans le texte), est pcmr les Français un énoncé de fait pârement prosaïque.Néan-màins.la première fois que nous le voyons en bordure d’une route canadienne-ftançaise, cela fait vibrer en nous la sensation que nous sommes en vacances (it sends a thrill holidaying up our spinal cord).Une fois traduit, 11 est défendu de trotter sur ce pont (en français dans le texte) n’a rien de bien sensationnel, mais quand on lit cela à la superstructure d'un pont et qu’on le répète avec un douteux accent de français anglicisé, cela a tout le charme d'une aventure.Bien que je ne sois guère amateur de grape fruit, je trouve, cependant, que Pamplemousse Frontenac (en français dans le texte) est un délice pour mon palais parce que ces mots chatouillent si agréablement mes lèvres.N'est-ce pas que voilàr une savoureuse démonstration du charme que les Américains prennent au something different qui les attire hors de leurs frontières, hors de leur milieu.hors tic leurs habitudes; qui leur procure cette sensation de renouvellement, de repos pour l'esprit comme pour les yeux qu'est le voyage?Ah si les commerçants de nos villes et de nos villages pouvaient s'en rendre compte, quel bien ils se feraient à eux-mêmes et quel embellissement spirituel ils apporte raient au visage de la province! Nous ne verrions plus de ces Hôtel Vernon ou Windsor ou de ces Lincoln Lodge, qui ne riment à rien, si ce n’est à un vandalisme inconscient.On ne verrait plus des affi ches dans le plus lamentable des anglais, aussi disgracieux orthographiquement que graphiquement, pour annoncer que l’on vend ici tel ou tel produit.Comme il serait plus simple, plus efficace, plus attrayant et.plus payant d'exhiber tout simplement le produit avec une affiche en français.La règle, pour favoriser le tourisme, devrait se formuler ainsi: intensifier le caractère français de la province, partout, dans l'architecture des maisons comme des églises.dans le menu des hôtels comme dans la politesse et la propreté du service, dans la réaction contre l’américanisa tion comme dans la fidélité à nos traditions.Ce que les touristes demandent surtout, c'est bon gîte, bon couvert, bon accueil et.mauvais anglais! et bon français.M.Simard nous dit dans sa lettre d'envoi: “Je me demande si quelques articles écrits par les touristes américains, donnant leurs impressions sur le plaisir qu ils éprouvent chez nous en lisant du français, n auraient pas un effet favorable.” L'idée nous paraît heureuse.On devrait, en effet, s'em ployer à interroger les Américains sur les impressions qu'ils emportent de chez nous, au moment où ils rentrent chez eux- Tous parleraient comme celui que nous avons cité; et, à force d'y revenir, de frapper le clou sur la tête, il finirait par s'enfoncer.Fasse le ciel que ce ne soit pas trop tard, qu il ne soit pas necessaire de reconstruire tous nos villages, où les vieilles maisons se font de plus en plus rares, pour redonner à la province son visage distinctif: que ce ne soit pas, non plus, si tard que le remède n’arrive, que quand le mal est trop grave, c'est-à-dire quand les touristes auront pris l’habitude d’aller ailleurs.Louis DUPIRE C'est à midi et demi que l’archevêque de Canterbury a posé sur la tête du Roi la couronne de saint Edouard De toutes parts, dans l'abbaye de Westminster, on a crié: "Vive le Roi!" —— Le canon de la Tour de Londres a tonné Ciel gris à l'aube - Mois le temps s'est graduellement mis au ffeatf HIER ET AUJOURD'HUI (Sur la cérémonie du couronnement, voir en page 6) L'actualité * * * M.Lapointe a la foi.Entière cl Sur un "Très Honorable ' Si quelque flatteur allait s'aviser, le connaissant mal, d’aborder n6, m* modifiant la loi des accidents du travail”., .M.Tremblay.— Le bill 56, modifiant la loi des accidents du travail est présenté à la suite de représentations que nous avons reçues.Tout le monde industriel sait combien il a été difficile de faire adopter le principe, par 1 ancien régime, de l’établissement d une commission des accidents du tra- M.Bouchard.— Ce bill dont je viens de prendre connaissance est encore un bill qui va consacrer la mainmise du gouvernement sur la Commission des accidents du travail puisqu’il donne au lieutenant-gouverneur en conseil le droit de vie et de mort sur les membres de cette Commission.C’est ni plus ni moins pour faire marcher la guillotine contre de fidèles serviteurs de la province.M.Léo •Duguay félicite le gouvernement de vouloir changer les officiers et dit que c’est un acte de courage.Il espère que la Commission n’aura plus de pouvoirs sans appel.Vote de 45 o 12 M.Duplessis suggère qu’on étudie le bill en comité plénier et M.Bouchard exige le vote sur la deuxième lecture, qui est votée par 45 à 12.Ont voté contre le bill: MM.Bouchard, Baslîen, Bertrand, Connors, Casgrain, Delagrave, Dumaine, Messier, Chaloult, Drouin, Hamel et Grégoire.On étudie le bill en comtié plénier, M.Duplessis dit qu’à deux reprises les syndicats catholiques et les unions internationales sont venus se plaindre.M.Bouchard répond qu’il a déjà été ministre, mais qu’on n'a jamais demandé la destitution des commissaires.Ils ont voulu seulement amender la loi.Appel M.Chaloult veut savoir si le gouvernement considère de créer un pareil tribunal d’appel, et au cas où ce tribunal serait constitué si les avocats seront appelés à plaider devant ce tribunal.M.H.Barrette.— Il est un amendement qui me vient à l’idée.Lorsque la Commission veut faire cotiser un proprétaire de petite industrie et de petit commerce, ce propriétaire doit partir de Terrebonne, par exemple, pour venir à Québec où la loi stipule que l’opération doit être faite.Je veux changer celà.M.Duplessis.— Si le député veut présenter une loi, le gouvernement l’acceptera.M.Bastien.— C’est Ici une loi de guillotine.M.Tremblay.— Pour remplacer la poutine (rires).M.Bastien.— Le régime veut absolument marcher dans le sang.M.F.Pouliot.- Le députe n’n pas le droit de ridiculiser le ministre du Travail.M.Bastien.— En quoi, Tai-je ridiculisé?M.Alex.Taché (U.N.Hull).— C’est une manie qu’il a d’insulter.L’autre jour il a insulté le député de St-IIenri, parce qu’il est un chômeur."Boucher" M.Tremblay.— Mon métier je n’en ai pas honte.Il essaie de me blesser, mais quand on parle de maître boucher, Je dis qu’on est respecté.Le député l’a présenté à cette Chambre cette insulte parce que je sais son désir pour que demain un certain journal circulaire s’en empare.Je suis prêt à accepter ses insinuations, mais le jour où je vais le frapper qu’il ne pleure pas par exemple (rires).M.Tardif.- Je le dis à la face de cette Chambre.Il est écrit en toutes lettres dans les règlements de cette Chambre qu’on n’a pas le droit d’insulter un député.Il y a assez longtemps que le décorum n’est pas observé en cette Chambre (rires).Je demande qu’il retire ses paroles.M.Trndel.— Point d’ordre renvoyé, (rires).M.Bastien.— J’ai dit que le ministre aime les destitutions, je n’ai pas voulu dire qu’il était un boucher.M.Duplessis.— Adopté.Plusieurs.— Vote! Vote! M.Bastien.— C’est extraordinaire comme on destitue des braves gens.C’est une contradiction flagrante du premier minlst*-*.J’affirme sur ma parole d’honneur.M.Larochelle.— Ah! Ah! (chahut).M.Bastien.— Le premier ministre avait demandé eue les commissaires soient nommés à vie.A ri* M.Duplessis.— Je n’ai Jamais demandé que les commissaires actuels soient nommés à vie.J’ai dit au contraire, qu’ils manquaient d'humanité.M.Bastien.— Eh! bien! Plusieurs.— A â’ordre! Vote! Vo- Fa!s pas de far- M.Bertrand.c€s ! M.Bastien.— Le premier ministre a bien dit que les commissaires devraient nommés à vie.M.Duplessis.— Je demande cru H retire ses paroles.M.Bastien.— Je ne les retirera! jamais., M.Duplessis.— Je demande au président de faire retirer ses paroles au député, ou d’en prendre les moyens., M.Trudel.— Le député est oblige, selon les règlements, de retirer ses paroles.Qu’il accepte la parole du premier ministre.M.Bastien.— J’accepte la parole du premier ministre.(appl.à droite).Les commissaires étaient les jouets des députés.M.Duplessis.— Le député est-il au courant du fait que deux commissaires ont dit que le président était compos?M.Bastien, — Quoi?.M.Duplessis.— Compos.M.Boyer.— Comme vous (rires).M.Bastien.— Si le député de Chateuuguay n’est pas poli, je vais le stigmatiser pour assez longtemps.M.Boyer.— Allez-y donc pour voir.M.Duplessis.— MM.Lapointe et Sharp m’ont écrit une lettre confidentielle pour dire que le président de la Commission était compos mentis tandis que le président écrivait une autre lettre où il affirmait que les deux commissaires manquaient de compétence, (rires).M.Bastien.— Le président a sacrifié sa snmé dans le travail de la Commission.M.Lapointe est un avocat de renom et M.Sharp est un homme d’assurance réputé.Tous trois.Usent sacrifié leur santé pour faire de la Commission ce qu’elle est aujourd’hui, un organisme irré-prochitble.(Nouveau chahut).M.Tremblay (à M.Bastien).— A l’ordre ! M.Bastien.— Vous, vous marchez dans le sang.Seconde insulta M.F.Pouliot.— Point d’ordre.C’est la seconde Insulte du député contre le ministre.M.Tardif.— Observons donc le décorum.M.Bastien.— Qu’on me laisse donc parler sans m’interrompre.Les commissaires se sont fait des ennemis des députés parce qu’ils ont refusé de faire des tfaveurs aux députés.M.B.Dussault (ministre de l’Agri culture).— Il y a là accusation di recte contre les membres de la Chambre.Je demande au députe de retirer ses paroles.M.Bouchard.— Mais c’est un fait reconnu que les députés se sont interposés entre la Commission et ies accidentés.La question des accidents du Travail est importante et il faut ar la foule et dans la soirée Geor-James Street, longe le célèbre Piccadilly et traverse le i ae!\ ^ * prononcera une brève allo-Piccadilly Circus l’un des centres de l’activité londo- I'^^o'ire'1 Srra 1,18(1 e 1‘ins 011 nienne, suit Regent Street, la rue des magasins fashionables, puis Oxford Street, la rue des grands magasins à rayons, puis longe Hyde Park pour revenir au palais de Buckingham en traversant Constitution Hill.Le parcours a été de plus de quatre milles.Le 36e couronnement Au balcon Le roi George VI et la reine Elisabeth montent alors au balcon du palais de Buckingham avec leurs enfants pour recevoir les acclamations de la foule.Londres.12.— Ce sera la 36e fois, depuis 871 ans, que Westminster sera le théâtre du couronnement d’un roi anglais.Trent-neuf règnes ont été commencés en Angleterre députa Guillaume le Conquérant.Deux monarques, Edouard V, qui fut fusillé dans la tour de Londres, et le duc de Windsor, qui abdiqua le trône, n'ont pas été couronnés à Westminster.De retour au palais de Buckingham,.le roi et la reine apparaîtront à leur balcon qour y être acclamés En cas d'accident Londres.12.— Soixante chirurgiens, cinq cents ambulanciers, cinq mille officiers, cent soixante et cinq infirmières et quatorze cents soeurs ont été chargés de donner les premiers soins aux personnes qui seront blessées d’une façon ou d’une autre aujourd’hui.Voici le programme des principales cérémonies et émissions radiophoniques spéciales qui marqueront.cet après-midi et ce soir, à Ottawa et à Montréal, le tour du couronnement de Sa Majesté Georges VL La plupart de ces cérémonies seront diffusées dans tout le pays par les postes de Radio-Canada.A Montréal, le programme s’établit comme suit : Midi: Salve royale de 21 coups de canon, du haut de la montagne; carillons des églises, sirènes des navires ancrés dans le port; 1 h.30 p.m.: Arrivée des troupes de terre et de mer au Parc Jeanne-Mance.Arrivée des membres du comité local du couronnement et de leurs invités d’honneur.2 h.10 p.m.Diffusion, par Radio-Canada.de l’allocution du gouverneur-général du Canada, lord Tweedsmuir ; 2 h.20 p.m.“L’hommage de l'Empire”, diffusé par Radio-Canada.Allocutions de M.Stanley Baldwin et des premiers ministres des Dominions.2 h.40 p.rn.Discours bilingue (en français et en anglais) pour expliquer la signification du couronnement et introduire le message royal.3 h .p.m.Message de Sa Majesté à tous scs sujets tic l’Empire, diffusé pur lout le réseau de Radio-Canada.(L'émission sera transmise directement du Palais royal de Buckingham).3 h.lo p.m.Traduction française du message de George VL 3 h.20 p.m.Dévoilement de la stèle commémorative.Brefs discours, en français et en anglais, par M.P.-R.DuTremblay et par le colonel Robert Starke.Hymne national et hymne britannique.3 h.30 p.m.Les corps de milice el de marine quittent le parc Jeanne-Mance et paradent par l'avenue du Parc, la rue Sherbrooke jusqu’à la rue Peel.4 h.15 p.in.Rétrospective sur disques (à Radio-Canada) de la cérémonie du Couronnement dans l’abbaye de Westminster.6 h.p.m.Diffusion, par Radio-Canada, de British Radio Party, audition de circonstance à laquelle "Le Canada est un royaume et le roi George VI en est le roi, votre Roi, tout autant qu'il est roi d'Angleterre'1 Le gouverneur général du Canada, lord Tweedsmuir, a envoyé d’Ottawa à tous tes journaux du l>ays le message suivant aux écoliers du Canada, à l’occasion du Couronnement: Hôtel du Gouvernement, Ottawa.Je suis heureux de pouvoir m’adresser aux élèves des écoles du Canada, à l’occasion du couronnement de Sa Majesté.Nos rois se sont toujours intéressés aux oeuvres de la jeunesse.Lors de son jubilé, noire regretté souverain George V avait adressé un message particulier à la jeunesse de l’Empire.Le roi George VI, couronné aujourd'hui, porte, depuis bon nombre d’années, un vif intérêt aux clubs de garçons, et il en a fait preuve en séjournant à maintes reprises dans leurs camps d’été.Le roi est un jeune homme, assez près de l'adolescence pour pouvoir sympathiser pleinement avec les jeunes.Je n’ai pas besoin de vous redire l’éclat de la Couronne britannique.Elle revêt encore plus d’importance, de nos jours, alors que les dominions eux-mêmes sont devenus de grandes nations, puisque c’est leur fidélité à la Couronne qui les unir en une seule corqmunauté.Je vous engage donc, en ce jour où nous fêtons le couronnement du Roi, à considérer le trône comme le symbole perdurable de notre union, résumant, en quelque sorte, tous les impérissables souvenirs do notre histoire.Nous sommes fiers d’un passé où nos pères ont sauvegardé nos libertés et fondé notre magnifique Empire.Nos pères furent les fidèles sujets de leurs rois et de leurs reines, et je sais que vous aussi demeurerez fidèles au même trône et que vous conserverez pieusement leur nobles traditions.Mais je voudrais en plus que vous considériez le Roi George comme un homme qui vous aime tous.Le Canada est un royaume, et il en est le Roi, votre Roi, tout autant qu’il est Roi d’Angleterre.Il n'y a pas un garçon ou une fillette, fût-ce dans la région la plus reculée de notre Dominion, qui n’ait cc lien personnel avec le roi couronné aujourd'hui dans l’abbaye de Westminster.Nous avons tous des devoirs ù accomplir sur terre, et notre roi en a plus que nous tous.Mais nous partageons avec lui les deux plus importants qui soient; ] servir Dieu et servir nos semblables.parlicipcron! des artistes de réputation internationale.6 h.45 p.m.Diffusion par Radio-Canada de l’allocution prononcée à Londres par le poète-lauréat John Masefield, sur le couronnement.7 h.p.m.Diffusion, par Radio-Canada, d’un grand concert offert par le célèbre pianiste australien Percy Grainger qui donnera une série d’oeuvres anglaises (vieux chorals, folklore, etc.) 8 h p.m.Grand concert, au par» Jeanne-Mance, par sept corps d< musique militaire.8 h.p.m.Les artistes lyriques de Raaio-Canada présentent Pria cesse Czardas, opérette de Kalman 10 h.p.m.Feu d’artifire du Cou ronnement.au parc Jeanne-Mancc 4,000 journalistes Londres, 12.(CP.) — R y a prê-senlemenl à Londres une armée de 4,000 journalistes pour faire connaître au monde les détails des cérémonies du couronnement.La nlupart d’entre eux ont passé ia nuit blanche et travailleront toute la journée.Les journalistes ita-'iens brillent par leur absence, ivant quitte la capitale une couple le jours seulement avant le couron-lement sur l’ordre de leur gouver-lement.Dans l'abbaye de West-ninster, on a installé des télépho-u's silencieux pour permettre aux ournalistes européens de communiquer avec leurs journaux. VULUME WVIII » No 108 Lt UfcVUHl, iviO» I iwtHUKtUl U Mai 1*3/ Au Conseil législatif Hommage au Roi — Mise au point da M.Médéric Martin — Bills adoptés Québec, 11____"J’ai l’honneur de proposer, appuyé par M.Laferté, que la Chambre s’ajourne maintenant pour rendre hommage à Sa Majesté le Roi à l’ocoasion de son couronnement, ainsi qu’à notre gracieuse souveraine, et ^pour ex-prither notre dévouement et notre fidèle attachement envers la Couronne britannique’’.C’est par cette loyale motion que sir Thomas Chapais, leader du Conseil législatif, nier après-midi, a proposé l’ajournement à jeudi de la Chambre haute.Un court débat sur la coopération et l’organisation agricole a marqué cette séance d’hier après-midi alors que l’on étudiait en deuxième lecture le projet de loi du gouvernement relatif à la construction d’entrepôts frigorifiques à Montréal pour l’entreposage des produits agricoles.La Coopérative fédérée M.Jacob Nicol se lève tout d'abord pour faire remarquer que la Coopérative fédérée lui semblait faire une concurrence pas très juste à l’égard du commerce particulier, notamment dans les Cantons de l’Est.11 ne voudrait donc pas que cet argent dont il est fait mention dans le bill soit destiné à permettre à la Coopérative de continuer cette concurrence.Il se demande pourquoi la Coopérative cherche tant à exploiter les parli-culiers.Elle devrait restreindre son activité de ce côté et se borner à rendre les services que lui dictait sa mission, qui est d’aider les cultivateurs éloignés à vendre leurs produits.M.Thériault dit, de son côté, que la Coopérative est une nécessi‘é et qu’il faut lui donner les moyens d’étendre son activité.Elle constitue un moyen d’organiser nos cultivateurs et d’aider la coopération parmi eux.Il importe, pour cela, que nous ayons des entrepôts dans les grandes villes comme Montréal et Québec.M.Ouellet fait quelques remarques dans le même senus.Il faut qu’il y ait dans nos grandes villes, dit-il, des entrepôts pour les produits agricoles.Mais pour que la Coopérative réussisse pleinement dans son objet, il faut que la classe agricole se forme en une vaste organisation professionnelle, de façon à fusionner toutes les petiles associations ou sociétés pour faire cesser les rivalités.C’est la seule planche de salut qu’il faut voir présentement.Trop longtemps on a parlé d’organisation sans rien de pratique de ce côté.Sir Thomas Chapais dit quelques mots dans ce sens et félicite le collègue qui l’a précédé.L’organisation agricole est d’une absolue nécessité pour toute la classe agricole.La Coopérative a fait du bien et c’est pour lui aider à faire son oeuvre que nous étudions le bill actuellement devant la Chambre.Mise au point de M.Martin Avant de passêr à l’ordre, du jour, M.Médéric Martin s’est leve sur une question de privilège pour protester contre certains propos tenus, dans la Chambre basse, l’autre jour, lorsqu’il fut question du bill de Laval-des-Rapides, par lequel, comme l’on sait, on fixe à ÜüUU l’arpent l’évaluation des terrains des cultivateurs.“Cette loi, dit M.Martin, est venue de tout autre que de moi.Je ne l’ai inspirée ni directement ni indirectement.Les messieurs qui.à la Chambre des députés, ont parlé des millionnaires en draft dont je serais, ont parlé à travers leur chapeau.Ils n’avaient aucunement le droit de faire allusion de cette façon à "'i membre d’une autre Chambre.S’ils veulent faire de i opposition, qu iis s'y prennent d'une autre façon”.* * * Au cours de sa séance d’hier après-midi.la Chambre a passé les bills suivants en troisième lecture: Loi concernant l’exercice du droit de vote en matière scolaire et municipale.Loi ratifiant certains règlements concernant revaluation de la Three Rivers Elevators Company Limited.Loi ratifiant le titre de Louis-Philippe Lafond de Drummondvil-le.Loi relative aux syndics de Ste-Philomène de Rosemont.Loi modifiant la charte de l’Assurance mutuelle des fabriques de Québec.Loi modifiant la charte de Sala-berry de Valleyfield.Loi modifiant la charte des dentistes de Québec.Loi relative au contrat intervenu entre l’ancien gouvernement et la Communauté des Soeurs de la Charité de la Providence.M.Médéric Martin a fait adopter les deux motions suivantes sur lesquelles des débats étaient commencés; “Que le gouvernement servirait l’inlérct public en abolissant la Commission d’industrie laitière pour la remplacer par une autre forme de régie”.Et l’autre; “Qu'il y aurait lieu de modifier la loi régissant la vente à tempérament de façon à protéger davantage des ouvriers”.Et la Chambre s'ajourna à heures jeudi après-midi.A Lachute Bénédiction de lo nouvelle église Lachute, 12.— Dimanche, le 9 mai, au milieu d’un concours imposant et nombreux de visiteurs et de paroissiens, a eu lieu à Lachute, la bénédiction de la nouvelle église dédiée à Sainte-Anastasie.Son Excellence Mgr A.-Emruanuel Deschamps, évêque-auxiliaire de Montréal, assisté de M.l’abbé Henri Le-compte, supérieur du petit séminaire de Sainte-Thérèse, de M.l’abbé J.-Alexandre Graton.de Saint-Nicolas d’Ahuntsie, ancien curé de Lachute, et de M.l’abbé Ernest La-belle, curé de Sainte-Anastasie de Lachute, a présidé cette imposante cérémonie liturgique.A la suite de la bénédiction, une grand’messe solennelle a été célébrée par M.le chanoine Joseph Picotte, curé de Saint-Pierre-Claver de Montréal, ^ancien curé de Lachute.MM.les abbés Roméo Raymond, professeur au collège de Saint-Laurent, et Adonias Dallaire, vicaire à Saint-Edouard de Montréal, enfants de la paroisse, remplissaient les fonctions de diacre et de sous-diacre.Après la lecture de l’Evangile, M.le curé Ernest Labclle souhaita la bienvenue à Son Excellence, et au nombreux clergé qui avait pris place dans les stalles du choeur.11 rappela avec beaucoup de deli-1 w'îf nrlo nn£» 's K Concours A l'occasion du congrès da la longue française — Deux médailles Québec, 11 — M.Cyrille DelAge, surintendant de l’Instruction publique, pour répondre au désir du Comité du deuxième Congrès de la Langue française, a organisé avec le concours de M.C.-J^ Miller, sur-intendant des inspecteurs d’écoles et de tous les inspecteurs sous sa juridiction, des concours dans toutes les écoles primaires de la Province.Le programme de ces concours a été préparé sous la direction du comité du Congrès.M.Delâge nous déclare que l’on a répondu avéc enthousiasme à 1’appeJ qui a été lancé.Dans toutes les écoles sous le contrôle du département de l’Instruction publique des concours ont eu lieu ou auront lieu qui créeront un mouvement de sympathie envers le Congrès el assureront la conservation de la langue.Le Surintendant n’avait pas encore de détails précis ce matin, mais on est déjà assuré que la souscription donnera des résultats très encourageants.Afin de récompenser ceux qui se seront le plus dépensés dans l’organisation de ce concours sur la langue française, des diplômes seront accordés aux douze écoles de chacun des 72 districts d’inspection qui se seront plus particulièrement distinguées.Ces diplômes resteront à l’école.1937”.Sur le diplôme on lira: “Deuxième Congrès de la langue française au Canada.— Concours scolaire.Diplôme d’honneur.— Le président du Congrès, sur le témoignage que lui a rendu le déoartemenl de l’Instruction publique de la province de Québec, atteste que.s’est distingué dans un grand concours préparatoire au Deuxième Congrès de la langue française au Canada et lui décerne Je présent diplôme d'honneur, juin 1937.” Ce diplôme portera trois signatures: celles de Mgr Camille Rov.P.A., président du Congrès.M.Antonio Langlais, secrétaire, et de M.Cyrille "Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus racontée aux enfants h De plus, M.Cyrille Delôge accor- ;a"«lals- sectaire, et de M.LvriWe dera deux médailles aux titulaires j^^àe, surintendant de llnstruc-des deux écoles qui se seront fait le ;,10n publique, plus remarquer dans l’organisaüon 1 du concours précité.La médaille portera les mots: “Congrès de la langue française, PAR JEAN BALDE Un volume cartonné, format 7 x 9.155 pages Nombreuses illustrations en noir.4 hors texte, couverture en couleur, de Pierre Lissac.Il n’est pas d’histoire plus extra-Fait à Québec le 1er ordinaire que celle de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.Entre toutes les saintes, cette jeune Française aux cheveux d’or parait la plus souriante et la plus aimable.Mais la douceur s’allie chez elle à l’enthousiasme.la fraîcheur d’une fleur de plein vent aux folies sublimes de l’amour.Certains enfants rêvent de gloire et d'aventures.Us enlèveront en avion la palme d’un raid vertigi- Avw-SMU kwota IM ¦«* UrruT A6fMtei-voua an same* «• Ukrairia «a -DaTotr”.4» N»re-paai# «tt Mantrfcd neux.La T, S.F.assourdira la monde de leurs noms.Le cinéma illustrera d’images trépidantes leurs exploits et leurs découvertes.Mais qu'est-ce que ces couronnes auprès de l’auréole de cette petite fille?La vie de la Sainte au coeur d’enfant, à la fois héroïque et ingénue, qui n’a pas seulement rêvé ses miraculeuses conquêtes, mats les a préparées, gagnées, d’une volonté sans défaillance, jusqu’au dernier souffle, Jean Batde la raconte aux enfants avec une simplicité lumineuse.De la maison natale d’Alençon au nid de feuillage des Buisson-nets, des splendeurs de la Rome pontificale à l’austérité du Carmel, se déroule comme sur l’écran la vie merveilleuse.Les jeunes d’aujourd'hui seront charmés par la lecture de ce beau livre.(La Croix, de Paris).En vente au Service de Librairie du Devoir, au prix de .75s.catessc la*sollicitude que S l’Administrateur et S.E.J trois Vicnf de paraître ‘MANUEL DES QUESTIONS ET REPONSES D’EXAMENS DES GARDES-MALADES Beau volume de 460 pages contenant plus de 1000 questions pratiques, rédigées dans un style clair et concis, sur tous les sujets généraux de médecine qui intéressent les religieuses hospitalières, les gardes-malades les étudiants en médecine et les infirmiers.Le premier et le seul du genre au Canada.Reliure solide, typographie aérée, manipulation facile.Au comptoir $2.00, par la poste $2.20.Service de Librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal.E.Mgr Mgr l’Auxiliaire lui avaient manifestée pendant tout le temps de la construction de la nouvelle église.Il souligna la portée spirituelle du geste de foi de ses paroissiens; il proclama avec fierté la générosité et la sagesse des marguilliers de sa paroisse, qui ont rendu possible l’érection d’un temple digne de Dieu.Son Excellence Mgr Deschamps, dans son allocution, remercia avec effusion la paroisse de Sainte-Anastasie de Lachute du 4on magnifique qu’elle venait d’offrir à l’Eglise de Montréal.Il se plût à reconnaître la valeur matérielle et spirituelle de la nouvelle église ; expression d’une architecture chrétienne, moderne et vivante.Il invita les fidèles à éprouver chaque jour davantage leur foi et leur charité, afin dAssurer an règne de Dieu à Lachute, des lendemains glorieux.Le sermon de circonstance a été prononcé par M.l’abbé Louis-Joseph Rodrigue, enfant de la paroisse, professeur au petit séminaire de Sainte-Thérèse.U traduisit d’abord la joie de tous les paroissiens et de tous les prêtres qui ont contracté avec la paroisse de Lachute, des liens indissolubles.Puis il montra successivement comment une construction et une bénédiction d’église sont un acte d’amour des âmes envers Dieu, et un acte d’amour de Dieu envers les âmes.La construction d’une église est la manifestation officielle de l’adhésion de toute une population à Dieu et au Christ; c’est la plus émouvante des consolations que la terre peut offrir à Dieu.Mais Dieu qui ne se laisse jamais vaincre en amour, réserve ses grâces de choix aux bâtisseurs d’église.La présence au milieu de la table d’autel, de la pierre sur laquelle se sont déroulés, depuis les premiers débuts de la paroisse, tous les Saints Mystères; la lumière joyeuse irradiée du sanctuaire, l’atmosphère de paix surnaturelle qui se dégage de tout l’édifice, sont pour les paroissiens de ic-Anastasie de Lachute le g ‘ la continuité des faveurs u • En terminant, M.l’abbé R ou.,• invita tous les assistants à se poser sur le Christ “pierre vivante’ , pour former une maison spirituelle.La chorale de la paroisse dingce par M.l’abbé Léopold Ladouceur, professeur et maître de chapelle au petit Séminaire de Sainte-The-rèse, a donné pendant la messe, sa première audition publique de musique grégorienne.Avaient pris place au sanctuaire: Mgr Edmond Loursol, P.D., vicaire-général du diocèse de Saint-Jean de Québec; Mgr Armand Chaussé, P.D.supérieur du Collège de Saint-Jean; M.le chanoine Avila Roch, supérieur du Séminaire des Missions Etrangères de Pont-Viau; M.le chanoine Donat Binette, de 1 Archevêché de Montréal; M.le chanoine Julien, supérieur du petit séminaire de Valleyfiled; MM.les abbés Eugène Cloutier, curé de Saint-Julien de Lachute; Bazinet, curé de Saint-Philippe d Argen-teuil; Raynault, curé de Sainte-Monique; le Rév.Père Gauthier, C.S.V., visiteur-général des Clercs de Saint-Viateur; le R.P.E.Deschamps, C.S.V., préfet des etudes au collège de Rigaud; MM.les abbes Léon Lavigne, aumônier de l’Hospice Sainte-Cunégonde; Emmanuel Gharlebois, aumônier de 1 Hôtel-Dieu de Montréal; L.Messier, A.Beauséjour, P.Lapointe, J.Coté, professeurs au collège de Saint-Jean; A.Hébert, desservant de St-Michel de Wentworth; Paul \alois, professeur au Collège de Joliettc; Gustave Bleau, vicaire à Saint-Edouard de Montréal; Paul Labelle, vicaire de Suint-Jérôme; le R.P-Forget, o.p.; le H.P.Roger La-fleur, O.M.I.de Montréal; MM.les abbés Jean-Paul Savage, vicaire à Sainte-Anastasie de Lachute; Vi-nette, de l’Archevêché de Montreal; les R.F.Robert Valois, C.S.V.du collège de Rigaud; Ouimet, C.S.V,, directeur de l’Académie Saint-Viateur de Lachute, el les Religieux du personnel de l’Académie.Sur les premiers bancs de la nef on remarquait M.le docteur Alexandre Rodrigue, maire de la ville de Lachute, Mlle P.Lortie, Mlle Juliette Rodrigue] MM.Georges Quesnel, Arcade Ethier c! Joseph Bélanger, marguilliers; M.Perron, architecte de l'église, et Mme Perron; M.Aleidas Laurin, entrepreneur de Lachute, et Mme Laurin; MM.Dugal et Jette de 1» maison Dupuis Frères; M.Alfred Julien, de Montréal et Mme Julien; M.et Mme Harry Ayers,, M.et Mme Clément Tremblay, M.et Mme Henri Lavigne, de Saint-Julien de Lachute; MM.les anciens Marguilliers de la paroisse Sainle-Anasta-sie de Lachute; MM.les éohevins et MM.les Commissaires d’ccoies de Lachute.Après la cérémonie, un déjeuner réunit nu Couvent des Religieuses de Sainte-Croix Son Excellence Mgr Desohamps, les membres du clergé, les autorités civiles et scolaires de la ville, les mar-guillicrs de la paroisse, les dignitaires de toutes tes sociétés parois-; siales et quelques invités de l’cx-j térieur.r- Cf/ L> >•' / * fr • ; 1 .TV _ IV, t\': 7 y x, £:777 PM-j w Les vitrines di^Sysi "m, - * * S Les marchanda du Canada ont joué un rôle primordial dan» le développement du pay*.H» ont été à I’avant-garde de la colonisation; leurs affaires sont Taxe autour duquel pivote le commerce moderne.De tous temps, chaque marchand qui a réussi et rendu des services^appréciables à la société n'a pu le faire qu’en autant qu'il a su tenir sa clientèle en perspective au courant de la nature el de 1* qualité des marchandises qu'il pouvait lui fournir.La réclame a été le facteur essentiel de sa réussite en affaires.L’efficacité du journal quotidien local comme intermédiaire de publicité a’est de plus en plus affirmée à mesure que les marchés se son» dévelop- pés et que se sont multipliés les produit» de la concurrence.______ Aujourd'hui, le marchand prospère est eelui qui annonce ses produits fréquemment et avec méthode dans les journaux de son territoire.Il sait que les journaux établissent et maintiennent des relations étroites avec chaque foyer et que chaque consommateur compte sur son journal quotidien pour se bien renseigner sur le» produits el les services dont il peut avoir besoin.' I>es colonnes de réclame des quotidiens du Canada sont donc devenues véritablement les vitrines du pays.Chaque Jour, c’est sur elles que se guident pour leurs achats plus de deux millions de familles.?LES J » U B IV AUX QUOTIDIENS DU CANADA LE DEVOIR, MONTREAL, MEKCHgDI !2 MAI 1937 VOLUME XXVHI — No 108 "La Commission scolaire dont nous changeons l'administra* tion était une commission de patronage, de péculat et d'abUS" (M.Duplessis) 'Nous sommes pour que l'éducation soit en dehors de la politique" (M.Duplessis) — Daigle & Paul — Les autorités ecclésiastiques n'ont pas été consultées, soutiennent MM.Bouchard et Bastien — Eloge de M.Doré et défense de la Commissioh actuelle Les dissidents, MM.Hamel, Grégoire, Drouin et Chaloult, votent avec le gouvernement sur le bill Québec, 12 — Au début de la séance d’hier soir, la Chambre se forme en comité plénier, sous la présidence du docteur Marc Tru-del, pour étudier le bill inittulé: Loi relative à l’expédition du bois à l’étranger.Ce bill subit sa troisième lecture sans discussion.On passe ensuite est assez pour prouver à la loi relative à la Commission des écoles catholiques de Montréal.M.Duplessis — Cette loi a pour but de réduire le nombre des commissaires, de réduire les salaires et d’assurer l’efficacité de la Commission scolaire de Montréal.de salir la réputation du député de Saint-Hyacinthe.M.Duplessis.— Je ne veux pas salir le député de Saint-Hyacinthe pas plus que n’ai l’intention de le laver.Mais il a préconisé la gratuité des livres et le clergé était contre la gratuité des livres.C’en M.Bouchard M.Bouchard — Bien que celle loi contribue à diminuer le nombre des commissaires, et à réduire les dépenses de cette commission, je crois que le gouvernement la présente dans le but de se venger de cet organisme.J’ignore si le bill a été approuvé par le Conseil de l’Instruction publique, et s’il a reçu l’approbation des autorités religieuses de Montréal.Je note, cependant, qu’il renferme des principes contraires à l’approbation donnée par l’autorité ecclésiastique de Montréal.Par ce bill, le conseil de ville de Montréal pourra encore nommer un certain nombre de commissaires, deux, .je crois.Cela constitue une ingérence municipale dans le domaine de l’enseignement.En Ontario, ce principe n’est pas accepté.Je soumets que l’on a tqrt de mêler la politique municipale et 1 politique provinciale à l’administration Point d'ordre de M.Cosgroin M Casgrain.— M.le président, je demande une décision sur le point d’ordre que j’ai soulevé.M.Tardif (U.N.Frontenac) parlant sur le point d’ordre commente l’article 245 des règlements de la Chambre (rires).les grandes villes.Et il accuse bien des gens qui le vâlent.Par soumissions publiques Depuis que cette nouvelle commission est en fonction, les prix ont été déterminés par soumissions publiques, ce qu’il ne fait pas, lui, le premier ministre avec son nouveau gouvernement.Quand il parle de la maison Daigle «Je Paul et de prix et de contrats scandaleux, il dit des choses contraires aux faits.Dans la '-onstruction .tout se fait aussi, à la commission, par soumissions publiques.Tl dit qu’il va enquêter.Eh bien! qui vivra verra.M.Bastien — Une enquête à la Commission scolaire?mais il n’y en aura pas plus qu’au Tramway.S’il en faisait une, il serait obligé de faire machine en arrière.Je connais le président de la commission.Il a été mon professeur.11 est cent fois plus financier et plus avisé des questions scolaires que le premier ministre Test.S’il avait découvert pour plus que cinq sous de péculat, il aurait sorti lui-méme les prévaricateurs.Nos amis de TU.N.avaient promis de demander pour tout des soumissions publiques, mais ces soumissions se font en chambre noire, en chambre close, en catimini.S’il y a quelques naïfs encore dans le peuple, la députation ministérielle, en majorité, ne croit plus à tout ce que dit le premier ministre.Il n’a pas consulte pour ce bill ni le cardinal, ni l’archevêque, ni le comité d’instruction publique.Quant à son enquête, il ne proucera riep.La preuve qu’on veut faire du patronage avec la commission, c’est qu’il y avait 15 membres autrefois à la.commission pédagogique et qu’il n’y en aura plus que 11; qu’il y aura deux membres de -moins à la corn mission administrativee afin de fai «___.i,~ 're de la place pour des créatures M.Trudel Le chef de l OPP0'| politiques du premier ministre, le s.tmn a posé une question au pre-1 ^flireHde Montréal.Le premier mi- M.Duplessis • * ' k 1 * • _ - lllctl 1 \ IlIV^ IT» 11 L 1 V n I a l a V.|.SIXIiII\~l till mier ministre; le .premier | nistre a commencé son règne par la tre a a peine commencé de 1m t- gUj]i0tjne et la terreur et il semble pondre qu’aussitot le député de la f vouloir continuer Hivière-du-Loup soulève un point i DIen vouioir commuer.d’ordre.Je ne puis juger de la1 situation tout de suite et consé- j quenunent je renvoie le point d’or-j w ^ Ipp j M.Duplessis — Si on avait quel- ; que doute sur l’opportunité de cette M.Duplessis.— S’il est un mem- loi, il suffirait de voir Tenthousias-bre de la Législature qui, en toutes j me du député de Berthier à la dé-occasions, s’est opposé au clergé, 1 fendre.C’est un des derniers vesti-c’est le député de Saint-Hyacinthe.| ges d’une administration que lepeu-M.Bouchard.— C’est faux.pie a honnie et rejetée.Pour défen- C’est M.Duplessis.— Le chef de TOp-position ne peut dire cela: Je demande qu’il retire ses paroles.M.Bouchard.— C’est au premier ministre à retirer ses paroles.Je prétends qu’on ne peut administrer la province en faisant tou- dre cet organisme, le chef de Top position est devenu clérical, le député de Berthier a eu un enthousiasme étonnant pour le clergé.On a parlé du cardinal.Mais ceux qui ont parlé du cardinal ont eu pour chef un homme qui a eu l’audace d’écrire que le peuple «le cette province de- jours, comme le premier ministre, .le fait, des déclarations qui sont viendrait anticlerical, et ils sont les des ecoles dans la Métropole.11 me fe p|u>s souvent de nature à nuire vestiges de ce parti dont le chef, M.semble que c* bill constitue une | à la réputation des députés et des Taschereau, refusait d’aller à une invasion du gouvernement dans le .adversaires du gouvernement.bénédiction de cloches parce quil domaine de la commission scolaire m Duplessis.— Je remarque n’aimait pas le cardinal, de Montréal.Je suis convaincu qUe ie chef de l’Opposition avoue ! Si quelqu’un connaît bien et res-que cette nouvelle loi n’offre au- (,tu, ces déclarations peuvent nui- pecte le cardinal, si quelqu’un est cun avantage nouveau pour Tad- rc (rires) et je lui donne crédit fier de se prosterner devant le pré-a,.* a» m de sa COnfeSsion tardive, (rires), lat de l’Eglise catholique en Canada, c’est bien celui qui, pour la premiè- Commission de patronage ministration des écoles de la métropole.mais qu'elle est destinée à établir la mainmise du gouvernement actuel sur l’administration des écoles catholiques dans cette ville.Je m'oppose au bill pour toutes ces raisons, et je désirerais savoir s’il a reçu l’approbation du comité catholique de TInstrucÜon publique.Comme le premier ministre ne répond pas pour le moment, M.Bastien.député de Berthier.fait remarquer: Le premier ministre va-t-il nous dire si le bill en question a été approuvé par le comité catholique de Tinstruction publique?Le chef de l’opposition lui a posé une question.M.Duplessis La question du chef de l’opposition est délicieuse.Le chef de l’opposition s’inspire aujourd’hui de l’autorité ecclésiastique.lui qui pendant des années a réclamé un ministère de Tinstruction publique dans cette province.M.Bouchard — Je n'ai jamais préconisé l'établissement d'un ministère de Tinstruction publique; c’est faux et Contraire aux faits.Ce sont des arguments présentés sans aucune justification contre le chef de l’opposition.M.Duplessis — Le chef de Top-position a changé d’idée! M.Bouchard Je n’ai pas l’intention que le premier ministre se fasse mon directeur de conscience.J’ai toujours exprimé mes idées librement sons les changer, et je n’ai jamais changé.La gratuité des livres M.Duplessis - Le chef de Top-position a préconisé la gratuité des livres, alors que les évêques étaient contre re projet, et le chef La commission scolaire dont nous changeons ici l’administration était une commission de pufro- re fois depuis 30 ans, lui a fait donner à l’ouverture de la session un siège digne de ses fonctions.Si quelqu’un a foi «lans les paroles catholiques.c’est bien celui qui, pour nage, de péculat, d'abus.Elle don- la première fois, décida de placer naît «les contrats à la maison Dai-j ia croix du Rédempteur au Conseil igle et Paul, des contrats scanda-1 législatif et à l’Assemblée législative.leux; elle achetait du charbon à "'-1 —-—*— -4- "— des prix scandaleux.Ce n tétait pas une commission éducationnelle.c’était une commission ministérielle.Nous voulons faire une enquête et punir les coupables s’il y en a.Nous sommes convaincus que le clergé n’a jamais sanctionné et ne sanctionnera jamais une coin Quand on connaît les actes de Tan-cien régime et le chantage exercé contre le cardinal, quand on sait que cet ancien régime menaçait le cardinal de la fondation d’un parti anticlérical, quand on sait que la Commission scolaire a été imposée par l’ancien régime, vraiment, Tédu-cation est une chose trop belle et mission scolaire à base de péculat.i trop grande pour qu'on fui permet- ."r ri; M.Bastien.— Le premier minis- j te de favoriser le péculat à base de U ‘ j-* tre n’a pas répondu à ma question, favoritisme.Le régime péculait là; étaient demandées mais on imposait des conditions telles que Daigle & Paul avaient tous les contrats.H y avait un architecte qui est devenu ministre et qui a eu tellement de contrats qu’on Ta appelé le député à 5 pour cent.M.Bastien.M.Houde a dit cela bien avant vous.M.Duplessis.— Le patronage était si scandaleux que des contribuables ont payé des milliers de dollars au détriment de la population, mais au profit des amis.M.Bastien.— Le premier ministre est quelquefois plus fort.M.Duplessis.— Je suis peiné que le député de Berthier n’ait trouvé de I eloquence que pour défendre ces gens.C'est pour cela qu’il n’est pas nécessaire de tout prouver et que le proverbe anglais est juste: Les oiseaux du même acabit voltigent ensemble.Au-dessus de la politique L éducation est bien au-dessus de la politique.Nous ne voulons pas d intrusion municipale, et c’est pour cela que nous faisons en sorte d éviter les aléas d’échevins membres de la Commission.Nous sommes pour que l’éducation soit en dehors de la politique.L’éducation est une chose trop blanche et trop immaculée pour qu’il faille la blanchir.M, Bastien — Le premier ministre sera toujours le même.Quand nous le prenons en flagrant délit, il se choque.Pourtant, Tautomne dernier, il a fait un bel acte quand il s est rendu avec le secretaire provincial visiter le Comité catholique de Tinstruction Publique.Les membres du comité, qui jusqu'alors n’avaient entendu que ses discours électoraux, ont cru alors en ses paroles.Il a dit aux membres du comité: "Nous sollicitons vos conseils”.Depuis lors, le premier ministre et le secrétaire provincial n’y sont plus retournés.Pourtant, le premier ministre avait été éloquent, et le secrétaire provincial, qui est actuellement à couronner la reine, avait été fort ému de ses remarques.Aujourd’hui, en présentant ce bill, le premier ministre oublie son beau discours.11 oublie son acte de soumission au Cardinal.Au cours de cette visite, il avait dit aux membres du comité catholique: "Nous avons besoin de vos lumières”.Toutefois, depuis lors, il n’est pas retourné au milieu des membres de ce comité.C’est signe qu’il avait quelque mauvais coup à faire.Il n’a également pas consulté l’archevêque de Montréal.Monseigneur Gauthier.Dans le discours qu’il vient de nous faire, le premier ministre a oublié les mots “corrupteur et corrompu”.Si nous retranchions cinq mots du dictionnaire, le premier ministre ne pourrait plus faire de discours.Il a parlé ce soir des mauvais libéraux, ces mauvais catholiques qui n’assistaient pas aux bénédictions de cloches, mais ceux qu’il appelle les mauvais catholiques; en 1928, lors de la refonte de la charte de la commission scolaire catholique de Montréal avaient consulté Monseigneur Gauthier et lui avaient soumis la refonte.M.Bastien dit ensuite qu’au cours de la dernière campagne électorale on s’est servi du manteau de la religion pour descendre le parti libéral.M.W.Tremblay — Nous n’avions pas besoin du manteau de la religion pour abaisser un régime déjà dans la cave.M.Bastien — Le ministre manque son coup avec son antienne mal chantée.M.W.Tremblay — Je vais vous M.Bastien.leur Bonnier.Il y a aussi le doc- Amendament On revient alora au bill et le premier ministre fait greffer après les mots "directeur des beaux-arts”, les mots “trois membres de la Commission de pédagogie seront des catholiques de langue anglaise”.Cet amenlH/-MOMTeiAL PLATtAU 5451-3452 ^ EpirlCt THiTmI./ P.-A.Gognon Comptable Agréé , Chartered Accountant Immeuble des Tramway» 159 OUEST.RUE CRAIG Tél.H Arbour 5990 F.-J.Leduc.I.C.Dr S«.A„ M.P.P.F.• J.Leduc S Associés INGENIEURS-CONSEILS Cl».98, Eéiftea St-D*nii - HA.5341 354 EST, RUE 5TI-CATHER1NI Roméo Morrissette INGENIEUR CIVIL Aqueduc», égouts et u*vsu* municipaux.Evaluât ion de» moulin» et usine» nour les rôle» d'évaluation ou fia» financière*.Cap-de-lj-Madeleine, P Q.ASSURANCES Téléphone; HArbour 5065 a Léon-A.Hurtubise r- , , C.P.A.Comptable public licencié 60 Sf-ficaue, O ¦ xi LaRUE & TRUDEL Comptable* Aaréé._Ch»rtered Account*,, J.-Arthur URv«, CjU-Bea'ivai», C.A.Boulanger, C.A.Lionel RotiMln, C.A Pau! Hunt, C.A.Dollard Huot, C.A.B -A, Rondeau.C.A.Montréal Manno» Charité, C.A.Jean-Pau, Gauthier, C.i Jacquea La Rue, C.A.Lunen-P.B41»ir, C.A.Roland ChaguoE, C.A Faul-K.Brunet, C.A.Québac CUVIGRAPHES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCES Nou» invitons le» Communauté» Religieuse* A se prévaloir de no» service» particuliers 441 St-Françoi»-Xavier • Montréal Tél.MArquette 2363-23Î4 AVOCATS «« CL AVIGRAPHKi Underwood.Remington «AL Royal Stands, d et portatif» u,urà et DuPlloe ttur» Service et accessoire».N.MARTINEAU & FILS 1019 rue Bleury 2S< Tél.HArbour 075! D£üiéCf iof Bully BA, lui wB» AVOCAT CHAMBRE 301 418 rut Sl-Sulpict - Montréal Maurice Du pré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Horn* 80, true Sf-Pierre Téléphone: 2-4778* - Québec ^Voyo» TWIfE po», rasnoie® Toute» marque»; neuf» ou racon-dltionnéa.Location et, rênamtlon TYPEWRITES fc APPLIANCE 60.LTS 750.rue St-Pierre - Tél.LA.9237 (Entr» lee ruea Craig et Bt-Jacque») E.D.TWITE, Gérant général.COURTIERS Tél.HArbour H96-1197-U98 Lamotfte & Charbonneau AVOCATS J.-C.Lamothe, L.L.D.OR, J.-p, Char-bonneau, BOX., N.Charbonneau.B.C.L., J.-L.Charlebota, L.LX, Edifice Aldred, coin Notre-Dame et Place d’Arme» - Montréal Anatole Vanier, O.A.Ouy Vaniet, C.R.Vanier & Vanier AVOCATS 57 ouest, rue St-Jacques Tél.HArbour 2841 BREVETS D'INVENTIONS .MANUEL oc CINVENTEUR GRAU?u/* iNvr nth n> CMANDK LBERT FOURNI! SIKATHERINEÜII Chs-Geo.Beausoleil Licencié en sciences commerciali Directeur-gérant BEAUSOLEIL fr BEAUSOLEIL Placement et spéculation 477, St'-Frjnçois-Xaviftr Montréal — HArbour 32 ENCADREURS Wisinfainer Cr Fils 908 BOCt.ST-LATiRENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Mou'ure» — Cadres — Miroirs Réparation de cadre» et miroir» LAnc.2264A EXTERMINATEURS FUMIGATEURS New Methods Eng., MAITRES FUMIGATEURS VOUTE DE DESINFECTION Voûte et Bureaux 1227 St-Jacque» 0.• BEIair 1984 PATISSIER Protégées en tous pays Demandez le manuel traitant des Brevets marmies de commerce etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1255 rue Université, Montréal HÉHaHIlilIlUHI 1 Protégées en tous pays Demandez le manuel traitant dea Brevets marques de commerce, etc.MARION Cr MARION Fondée en 1892 12^5 rue Université, Montréal BRIQUETEUR-MAÇON Wellington 5211 Pâtisserie» Françaises assorties Pâtisserie E.Gougeon 4601 ST-JACQUES Spécialité: Service aux banquet», mariages, partie» «oclales, à domicile.28-7-37 PROFESSEURS rél.Plateau 6717 Cours classique commercial René Savoie, I.C., I.E, Bachelier es art* et sciences appliquée* Cours classique, commercial, leçons privées —- Brevets.144â RUE SHERBROOKE, OUEST REMBOURREURS-MATELASSIERS Briquetage et maçonnerie de tout «enre Spécialité: Réparations estimations gratuites E.-J.LECUIR ENTREPRENEUR 42i Columbus » - * in U 476 7 KanyB.c City » * • 8 10 444 ni Lou 16 ville » a * 9 12 428 8 Indlknoplla 8 12 400 8>i Ralnt-Paul , * * * * 7 11 388 S'a L’ouverture de la saison à Farnham Farnham, 12.—L'ouverture de la saison locale du baseball aura lieu cet après-midi alors que le club Acton vale viendra rencontrer les équipiers d’Archie Harris.La mauvaise température de dimanche dernier a été la cause que cette partie fut remise à aujourd’hui.Tout le inonde ici a grandement «hâte de revoir nos champions de 1936 â l’oeuvre.Braddock lancera contre Henri Turcotte, de l’Acton Vale.Ce duel promet d’être contesté.Le gérant Harris présentera à notre public pratiquement la même agglomération d'étoiles qui nous a valu le championnat amateur de la province de Québec l'an dernier.Marcel Bouchard sera encore derrière le marbre.Le champ intérieur se composera de Lussier ua 1er but, Robillard au 2e but.Beaulne aù court-arrêt et Longtin au 3e but.Henri Lemoine, avantageusement connu ici, viendra nous visiter avec une puissante équipe.Sa batterie, composée de Turcotte et de Lottin-ville, est très forte.^ Les combats d'hier soir BOXE Seattle.— Freddie Steele, 166, Tacoma, met hors de combat Frank Battaglia, 15994.Winnipeg.(3).S.Louis.Honeyboy Jones, 150, Pittsburgh, obtient la décision sur Frankie Hughes, 150, Indianapolis.(10).Los Angeles.— Lnu Salira, 119, New-York, gagne contre Pete de Grasse.123%, New-York (10).New-York.Harry Balsamo, 161, met hors de combat Jackie Aî-dare, Brooklyn, (1).New-York.— Maxie Berger, 137, Montréal, bat Orville Drouillard, 135%, Windsor, Ont.LUTTE Albany, N.-Y.Ernie Dusek, 228.Omaha, Neb., bat Mike Ma-zurki, 228.Cohoes, N.Y., deux chutes sur trois.New Haven, Conn.— Gino Garibaldi, 216, St.l/ouis, gagne contre George Koverly, 218, Hollywood, Calif.; Koverly doit abandonner après être passé à travers les câbles.Indianapolis.— Schinichi Shi-, kuma, 202, Japon, et Ali Baba, 205, Turqui, annulent avec une chute chacun en 90 minutes.Iberville joue contre Chombly La ville de Chamblv célébrera le couronnement du roi aujourd’hui par une partie «le baseball entre le club Iberville et l’équipe locale.Cet-le partie était au programme de la ligue Fédérale dimanche dernier, mais elle fui remise à mercredi à cause de la mauvaise température.Elle commencera à 2 h.30 p.m.Larrivée lancera pour Iberville contre Paul Calvert, qui a si bien débuté le 2 mai dernier contre l’Ac* ton Vale en retirant 10 frappeurs au bâton.Chamblv a prouvé dans la seule partie qu'il a jouée à date qu'il sera un concurrent redoutable cette année pour la suprématie du baseball amateur senior de la province de Québec.Le gérant Charles Dubuc est enthousiasmé de son équipe et il a grandement confiancqen l'habileté du vétéran Charlie Calvert poui diriger ses joueurs.Ouverture de la saison routière Le Club Cycliste Sylvestre ouvrira la saison dimanche, le 16 mal prorhain, par une course de 25 milles, ouverte à tout cycliste de Montréal et des environs.Cette épreuve servira de préparation aux autres courses plus importantes organisée* par le Club Sylvestre au cours d« l’été."VOUS NE .RATCZJûfôouP“ 25 et, SI .80 40 e*.52.70 AUJOURD’HUI — Baltimore à Montréal.2 parties.I b.30 et 3 h 30 Syracuse à Toronto.2 parties.Jersev City à Buffalo.Newark à Rochester.Américaine EST JOS LE CLASSEMENT Philadelphie Cleveland ., Boston .Detroit .New York .Saint-Louis .Washington Chicago .P.P C.5 667 6 600 6 571 8 529 8 529 9 438 11 353 10 333 AUJOURD'HUI — Philadelphie à Cleveland.Boston è Detroit.New Yci-k à Saint-Louis.Washinaton à Chicago.Nationale LE CLASSEMENT Avez-vous besoin de boni livres?Adressez-vous ait Service de librairie du "Devoir", 430 Notre-Dama, est, Montréal.Nos représentants sont choisis Au cours d’une assemblée des officiers de la succursale de Québec de TUnion Athlétique Amateur dé Canada, tenue hier soir à l’Hôtel Queen’s, les boxeurs qui représenteront la province aux championnats de boxe du Dominion qui doivent avoir lieu la semaine prochaine au Forum ont ét échoisi» et la liste comprend dix-sept athlètes montréalais.Voici les membres qui ont été choisis: Classe 112 livres: Joe Gagnon, Lou Pickleman et Dave Walters.Classe 118 livres: Bill Barrie et JoJe Debrofsky.Classe 126 livres: Harry Hurst et Babe Gagnon.Classe 135 livres Jerry Poliseno.Wilf.Knight et J.-P.Lachapelle.Classe 147 livres: Harry Ballin et Rollie Potvin.Classe 160 livres: Dominic Dl-Lalla et Cecil Braithwaite.Classe 175 livres: Eli Brown et Harry Bray.Poids lourd: Tommy Osborne.La Nouvelle-Zélande est éliminée Brighton, 12.— L’Afrique du Sud est avancée dans la troisième ronde du tournoi de la zone européenne pour la coupe Davis, hier, lorsqu’elle a éliminé la Nouvelle-Zélan- Vcrnon Kirby, de l'Afrique du Sud a défait E.D.Andrews de la Nouvelle-Zélande, par les scores de 6-2, 6-4, 6-3, dans le premier simple de la journée pour donner un avantage de 3 à 1, à son pays.Dans le dernier simple, E.-E.Fannin, de l’Afrique du Sud a défait C.Coom-be, 6-4, 6-4, 6-3.donnant ainsi une victoire de 4 à Là l’Afrique du jUuL G.r PC Pittsburgh 13 3 813 Saint Louis .tfl 7 588 New York to 8 556 Brooklyn 9 10 474 Chicago # ••••••••*• 8 10 444 Boston 7 11 389 Philadelphie 7 11 389 Cincinnati 6 10 375 AUJOURD'HUI — Pittsburg à New-York, Saint-Louis à Philadelphie.Chicago à Boston.Cincinnati à Brooklyn, Les Royaux au bâton Smytbs 3 Bnnntng 2 Jeffrli»» 13 Dur* fl à Dukfl 5 Dunlap 13 Bell 13 Cobb 11 Sankey .» la Harrl* n Hafey 15 Johnson 3 Klmsey .3 Kle» 15 MyllykaBgas 4 Chandler 1 Helnte'n ï Polll 1 Msenbee 1 Wanco 1 Ah Pu.10 7 * 2 3B 21 2fl 10 14 4 61 17 64 16 40 10 34 13 43 10 56 1?2b 3b C, Per.fv n i 700 o o son 2 » 362 3 10 337 O 1 366 O « 27B O 3 250 0 4 2 1 4 2 1 7 2 1 3 2 OOl 0 O 1 0 .1 115 O 1 non 0 O 000 O O 000 o n non o o non 0 O 000 PRENDRE une Duke Smythe Johnson Myllykanga* Helntzeltnan Dlaenboe Waeoo Polll .Klmaey ., .LES LANCEURS P.M.e».P, bb rab g p.Pc J 33 31 II s 7 3 n mon 5 ?.2 3 * 3 1 fi»7 A 15 ID J3 D 1(1 i 1 son 4 26 31 10 O g 3 3 MO > t- i 4 1 1 0 0 000 (•JjîJioonoo 3 °.°.30 n o non 10 4 5 0 0 0 1 OOn qMO « 5 0 2 000 Coups de circuit Hier; Bartell, McÜarthv, Moore, (.nioiza.Giants; Me-dwick, J.Mar tin.Cardinaux; Lava^to.Rrac|, Dodgers; Goodman.Beds; Johnson, Moses, Athlé»unies; Fox*.RP(j Sox; Bluege.Sénateurs; Vonatta, Browns un chacun.Les meneurs: Bartell.Giants 7-Kampouris.Reds.6; Johnson Athlétiques, 5; Selkirk.Yankees 5 Walker.Tige rs 5; Greenberg Tigers 4; Ott, Giants.4.Totaux: Nationale, 77; Amériraî, Lmm M.JMM.m " rm OlD STOCK SUIVEZ LES ROYALS — EMISSIONS DE BASEBALL DOW - POSTE CHLP Excepté le» |outas locales du soir at du dimanche, Montré*!, morcridl LE I>EVOIR 12 m*l 19B?"Le Syndicat national de l’électricité” .iWliiin ¦mi l^lll¦ll.il • Organisme chargé de développer des centrales de production et des systèmes de distribution de l'énergie électrique dons la province A BASE PUBLIQUE UNIFORME ET COOPERATIVE A BASES PUBLIQUE ET PRIVEE La loi Duplessis établissant et assurant la concurrence de l'Etat relativement aux ressources hydro électriques" sril peul cejSendan! décréter- le fntiPi Québec, 12.— Voici le tèrte du bill Duplessis "établissant et assurant la concurrence de l’Etat relativement aux ressources hydro-électriques": SA MAJESTE, dé l’avis el du consentement du Conseil législatif el de l'Assemblée législative de Québec décrète ce qui suit.1.Dans la présente loi, a) “Syndicat” désigne le Syndicat national de l’électricité créé par la présente loi; b) “administrateurs” désigne les mémbrés du Syndicat; e) “conr”‘signifie la Cour supé-rièurè siégeant dans et pour le district dê Québec, dans la cité de Québec.CHAPITRE I Syndicat national à base publique uniforme 2.Une corporation ésl créée par la pfésênte loi sous le nom de "Le Syndicat national de l'électricité”.Ellè est constituée mandataire de la province et elle possède, outre ceux qui lui sont ci-après conférés, tous les droits et pouvoirs que peuvent exercer les corporations en générâl.El|è peut en outre, lorsque le | fage et de force motrice, et gene-j adjuge est d au moins cinq cents i production el de tout svsteme de raiement toutes les mslallations et dollars.distribution de l'électricité prévus appareils nécessaires pour fournir! Dans tout autre «as.le jugement jè l'article 28.I électricité au public.j de la cour est final et sans appel.7._ A ces fins le Syndicat peut : Us (leluis H lcs rè(îles dl, KCodt, grj ou par expropH^lion ^ à | ^.Procédure civile relatifs aux aP- CHAP1TRF 11 Coopërotive à bases publique et privée o) toutes cZtT'iïm: rapides, pouvoirs ou forces hydrauliques.!u< n ai’x aPPe ' formés en vertu immeubles, servitudes, droits de)0"tPj 01,1 arnye', .[ 30.Pour toute enlrenrise mie passage et droits mobiliers et im- dlI^)iJUe^^f"at| 'nr lp lieutenant-gouverneur en conseil mobiliers necessaires a ces fins; I m,’0) est Hnat ?! sans appel.nermet au ,r£tahln b) l’entreprise et l'actif de toute .d'aPrè* i vertu de l'arliele 2s! il peu! l'auto- riser à émettre des actions au mon- personne, corporation ou société la valeur de l'immeuble ou du droit exploitant une centrale de produc- réel qui fait l'objet de l'expropriation ou un système de distribution lion et les dommages causés à l'ex-de l’électricité, ou les deux à la 1 proprié.fois; Lorsqu'une portion seulement 2° acheter ou se procurer au-j d'un immeuble est expropriée, si les trement, par convention de l'élec-j faits qui motivent l’expropriation l’immeuble, la Cour compense, jus ; qu’à concurrence, celte plus-value ipo Nonobstant les dispositions du paragraphe 1* du présent article, le Syndicat ne peut exproprier aucun des biens qui font partie d'un service d'électricité établi et administré par une corporation mu-, nicipale.ment par: 8.— Les expropriations faites .o/ le paiement ou ! offre legale, en vertu de la présente loi sont à la partie qui y a droit, du montant mues devant la cour.que la cour lui ordonne de payer; 9.— Les procédures en expro- ou ipriation sont faites conformément b) le dépôt de ce montant en versus règles suivantes.(tu de l'article 22 de la présente loi, 10.Le Syndicat doit faire si-[dans les cas prévus par ledit arti- tant qu’il détermine de temps à autre et qui constituent spn capital social.Dans ce cas.le Syndical, ses opérations et tet'es entreprises sont rédonnent une plus-value au reste dé vempn't iV !*r,if
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.