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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 24 décembre 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-12-24, Collections de BAnQ.

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VOL.XV — No SOI MONTREAL, MERCREDI, 24 DECEMBRE 1924 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: Édition quotidienne CANADA.$5.06 Etats-Unis et Empire Britnnniqae $8.00 UNION POSTALE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$8.00 Directeur: HENRI BOURASSA DEVOIR Rédaction et administration : 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONEr Main 7460 SERVICE DE NUIT: Rédaction.Main 5121 Adminlatration, Main SUS FAIS CE QUE DOIS! Les leçons de Noël et de La fête de Noël, si joyeuse dans son décor de neige, de sapii le clochettes, nous rappelle chaque année deux leçons bi( lins rappelle chaque année deux leçons bien opportunes en nos temps d’égoïsme et d’ambitions illimitées: d’abord une leçon de détachement des biens de la terre, puis une leçon de bienveillance à l’égard des autres hommes.L’Énfant-Dieu, qui naît dans une étable quand il aurait pu naître dans un palais, qui recherche l’hommage des bergers quand il néglige celui des grands du jour, l’Eniant-Dieu nous lord lé peu de cas qu’il faut faire des richesses, du ?te devant ’âme et la ’esprit.Venant réparer le désordre du genre humain, il commence par rétablir la hiérarchie des valeurs, puis il se met au niveau de ceux qui ont le plus besoin de lui et l’accueilleront plus volontiers.On connaît le célèbre commentaire de Bourdaloue sur ces paroles de l’ange aux bergers : Natus est vobis hodie Salvator.Et hoc vobis signum.“11 vous est né aujourd’hui un Sauveur et voici le signe auquel vous le reconnaitrex: vous trouverez un enfant, enveloppé de langes, couché dans une crèche.” Un enfant, dit le grand prédicateur, c’est la faiblesse volontaire à laquelle se réduit le Dieu fait homme; les langes, c’est la pauvreté souffrante qu’il choisit pour nous encourager à supporter nos peines; la crèche, c’est le dernier degré de l’abaissement où il rencontrera les plus humbles représentants des dernières classes sociales.Et Bourdaloue conclut: la faiblesse, l’humilité, la souffrance, c’est vraiment le signe auquel on reconnaît Dieu.Si cet enfant n’était qu’un homme, il aurait choisi ce que choisissent les hommes, la puissance, le bien-être, les honneurs; mais c’est un Dieu et il vient sauver les hommes: il se range donc avec la masse des hommes, parmi les petits, les faibles et les malheureux, pour les anoblir et les consoler.Cette leçon de la crèche, qui, chaque année, s’impose à notre esprit et à laquelle nul chrétien ne peut se dérober, cette leçon porte ses fruits depuis vingt siècles, fortifiant les faibles, attendrissant les riches, humiliant les superbes.Nous l’accueillons même avec un certain plaisir.A notre époque d’âpre poursuite des biens de ce inonde, il n’est guère de croyant, si étourdi soit-il, qui ne fasse quelque réflexion salutaire devant cette crèche où, dans nos églises, nous attend FEnfant-Jésus.Cette reconstitution de la scène de Bethléem a, semble-t-il, dans nos froides régions, une signification particulièrement impressionnante.Cet enfant qui vient du ciel et qui repose sur la paille, dans une cabane ouverte à tous les vents, au milieu de sapinages couverts de givre, c’est l’image même de la pauvreté souffrante en nos hivers du Canada.Et nous songeons aux lignées d’ancêtres que celte image a consolés jadis durant les rudes années de fondation, aux familles de pionniers, isolées encore et mal logées, qui prieront cette nuit devant la crèche, aux âmes ulcérées qui, dans nos villes, viendront ce soir chercher dans les églises l’oubli momentané de leurs deuils ou de leur angoissante misère.Nous songeons à toutes les tristesses qui trouvent un soulagement dans la joie surnaturelle de cette nuit divine.Et alors l’autre leçon, celle que les anges proclamèrent dans la campagne de Judée, se présente à notre esprit: “paix sur la terre aux nommes de bonne volonté”, ou mieux, comme qn traduit aujourd'hui plus littéralement, “et sur la terre, paix, bienveillance pour les hommest” C’est une leçon de charité fraternelle qui nous est donnée, une invitation à la sympathie universelle pour le genre humain.La charité, c’est le grand bienfait que le Christ apporte à l’humanité déchue, le premier principe de la grande révolution qu’il devait opérer dans la société païenne.Ses disciples devront s’aimer les uns les autres, qu’ils soient riches ou pauvres, esclaves ou puissants.C’est même là le signe auquel on les reconnaîtra.C’est pour cela, san« 'toute, que toute âme vraiment chrétienne se sent pour le pro nain, particulièrement pour le pauvre, une plus grande bienveillance à l’approche de Noël.Afin d’honorer le Dieu qui quitte le ciel et embrasse la pauvreté pour soulager les pauvres, les riches d’aujourd’hui éprouvent le besoin de se dépouiller un peu pour soulager la misère.Ils veulent que le temps des fêtes soit un temps de fête universelle, que tous goûtent quelque chose de la joie qui les anime.C’est même là, dans les villes, une caractéristique de la fête de Noël; on y fait une large part à l’aumône pour les malheureux.Dans la période difficile que nous, traversons, ne laissons pas perdre ces leçons de Noël.Que les pauvres y trouvent un puissant motif d’espérance, que les riches y pqisent une.nouvelle inspiration de faire la charité.Ainsi la fètç de Noël ne sera pas sans apporter à tous un peu de contentement, sans rapprocher un peu les classes qui se divisent.Comme au temps des païens, que le cri de l’ange traverse nos campagnes, resonne dans nos villes et soit compris de tous: “Voici que je vous annonce une grande joie, car il vous est né aujourd’hui un Sauveur, qui est le Christ Jésus.” Adélard DUGRE, SJ.discipline vient du manque de res-\pect pour les parents.L'autorité est comme l'axe autour duquel gra-I vitent les molécules de la famille.Supprimez-la et le relâchement des Imoeur* conduit tout droit au divorce."Voilà des choses bien graves à dire à mon petit Gilles, bien graves et bien solennelles.Il sera heureusement compensé par la fin de cette lettre puisque je puis lui promettre qu’il recevra le beau livre de contes comme ceux du Devoir dont il est question dans sa lettre.Il U a longtemps sans doute que ses parents ont pourvu à un désir aussi raisonnable.“Et Dorothée, en dépit de la distance, ne sera pas oubliée dans cette triste Floride, triste pour le jour de Noël puisqu’elle ne connaît pas la blanche caresse de la neige gui met la terre comme une premiere communiante pour recevoir son Dieu." Et je fats la commission du P.Noël.Sa lettre sera expédiée au petit Gilles qui a indu (rois sous dans l'enveloppe en homme précautionneux et raisonnable.Il demande au P.Noël un livre de contes mais ne veut lui occasionner aucun frais supplémentaire.Paul ANGERS.Bloc-notes Vactualiti Lettre de Noël Sorel, le 16 décembre là‘24.Mon oher Père Noël, Je suppose que vous avez pas oublié votre petit Gilles; j’ai pensé à vous toute l’année.Je voudrais vous dire une chose: je pense bien (pie vous serez obligé de venir deux fois parce que Guy et.(nom illisible) seront pas à Noël; ils sont au collège de Jolictte.Venez nu jour de l’an ou bien laissez vos étrennes chez nous, vous savez la place.Voulez-vous me donner un beau livre de contes comme ceux du Devoir?Si vous venez à Noël, je vais peut-être vous voir, je va à la me-sse de minuit, je suis enfant de choeur.O j’ai bien hâte.Pour Dorothée vous serez otiligé d’aller en Floride et c’est bien loin Saint-Petersburg.Oubliez nas personne à la maison, tout le monde vous attend.Je vous donne la main parce que je suis un homme et je vous aime bien.Pensez à mon grand frère à riMiTnaeirlée-Conception, le P.'Répondez, s’il vous plaît.Signé: GUILES X.Nous avons communiqué la lettre au Père Noël qui, trop pressé pour écrire lai-mime, nous prie de répondre comme suit: "Je me souviens très bien du petit Gilles.Malade l'an dernier, il m'écrivait une lettre ravissante, el que J’ai conservée.Le petit Gilles s'oubliait lui-méme pour songer beaucoup aux autres.Et cela révèle un bon petit coeur.L’eu font est souvent égoïste et l’enfant malade plus que les autres.On le gâte et la gâterie n’est pas une bonne éco-e.Pour résister à la tentation naturelle, pour que celui dont on fait « «.________ le centre du petit monde familial anglaise dont le plus haut tribunal songe aux autres, oublie son impor-.tance, il faut qu’il ait esprit et coeur bien faits.J’aime beaucoup le petit Gilles qui raisonne juste, fl songe cette année encore à tous ses frères et soeurs.Je suivrai son 'onseil et je n’irai chez lui qu'au premier de l’an.D’ailleurs ainsi le veut ta coutume chez les Canadiens français et je ne vois pas pourquoi on g renoncerait.Il y a tendance d l’abandonner, mais pourquoi?Toujours pour la même raison: les Anglais fêtent Noël uniquement, ¦ est précisément parce que les Anglais fêtent Noël que nous devons conserver notre fête à nous.Fuyons avant tout le servile esprit d'imita-’ton.Celui qui imite sans cesse et mite toujours abdique sa qualité ’l'homme et remonte au singe, pour 'aire plaisir à Darwin.Nous avons leux fêtes au lieu d'une, la fêle chrétienne de Noël qui est la plus belle et la plus louchante el la fête dus profane du premier de l’an.Nous avons même, après, celle des Rois.Il n’en faut négliger aucune.Notre foi nous commande de les observer d’abord et en les observant nous multiplions aussi ces réunions de famille qui resserrent des liens précieux: et ces liens n’ont que trop d'occasions de se retâcher.La réunion de famille est une source de joies saines et pures.Nous devons aimer et respecter tout ce qui fa protège car rest la division de la famille, de Vafta hHs-sement de l'autorité parentale, que souffre la société actuelle.L’inconduite des enfants natt du man que de discipline et le manque de Plaidoyer “pro domo” Le Soleil n’aime pas que les journaux indépendants insistent sur le choix d’un homme qui connaît particulièrement les questions ferroviaires pour la commission fédérale des chemins de fer.Et si l’on en juge à la teneur de son article d’hier soir, la nomination de’ M.Ethier en remplacement de M.Nan-tel est déjà chose faite.Car le Soleil ne parle comme il le fait que pour prendre d’avance la défense de ses maîtres.Et si les conservateurs se trouvaient dans les memes circonstances que les libéraux d’aujourd’hui et allaient faire comme iis vont faire, le Soleil ne manquciait pas de protester.Mais puisque ce sont.ses maîtres qui feront la nomination, il ne dira rien que d’é-logieux dp leur choix.La presiO indépendante n’en a pas contre la nomination très probable de M.Ethier parce que c’est M.Ethier.Elle envisage l’affaire de bien plus haut et ce n’est pas une question de personne.Elle en a surtout contre un régime vicieux, celui selon lequel les partis politiques au pouvoir, quels qu’ils soient, font trop souvent passer avant tout les états de services politiques d’un candidat à un poste, important ou non, et ne se soucient guère de ses aptitudes spéciales à le remplir.Toute l’argumentation du Soleil contre le choix de spécialistes ou du moins de gens entendus avant entendu parler des questions ferroviaires ailleurs que dans les parlotes politiques cl les comités parlementaires porte à faux.Ce qu’il voudrait, c’est que ses amis politiques puissent nommer n’importe ou et sans être critiqués leurs camarades désireux de se faire caseï;, vers la fin de leur carrière politique, (nielles que soient leurs connaissances ou leur manque de connaissances.Ce n’est nas une question de logique, pas une question de bon sens, c’est une affaire de complaisance entre membres de la république des camarades.Pornographie Un magistrat vient de condamner à l’amende un libraire pour vente de livres immoraux et de publications obscènes.11 faut souhaiter que ce soit un exemple et que si d’autres libraires montréalais continuent malgré cela de mettre en circulation des ouvrages du dernier dégoûtant et d’une immoralité flagrante, comme il s’en vend encore de ce temps-ci dans quelques boutiques, les tribunaux sévissent encore plus sévèrement, il n’y a Îias que des libraires de langue rançaise à faire ce commerce corrupteur.Pendant des mois, on a pu voir à la montre d’un boutiquier de langue anglaise, dans l’ouest, toute la série des livres d’une doctoressz MMÉb plus haut tribunal d’Angleterre a déclaré, en rejetant une action pour dommages qu’elle avait intentée à un critique catholique, qu’elle a fait une campagne monstrueusement immorale, dans les milieux anglais.Or ces livres étaient encore à la montre de ce petit libraire, il y a quelques semaines, et il ne parait pas avoir jamais été inquiété.Une enquête un tant soit peu sérieuse menée chez certains prétendus libraires démontrerait qu’il s’importe et se vend à Montréal plusieurs -des pires saletés imprimées en France, en Angleterre et aux Etats-Unis, — car les maisons d’éditions françaises n’ont pas le monopole des publications obscènes et pornographiques.Grippe de Noël ?Ontario a voté en faveur du maintien de la loi de prohibition, ces mois derniers; mais cela n’a pas empêché la commission ontarienne chargée par les autorités provinciales de la vente d’alcool pour prétendues "fins médicinales*’ de faire un commerce extraordinaire de spiritueux, ces semaines-d.Selon des statistiques, il s’y est, depuis quelques jours rempli 40,000 ordonnances de plus que pendant les mois océeédents.C’est extraordinaire comme il y a de la "grippe” en Ontario, aux alentours de Noël, chaque année.Il est vrai que les prohi-hitionnistes n’ont eu.nu dernier ilèbiscite, que 36.000 voix de majorité, dans toute cette province; les battus se consolent.G.P.Lettre d’Oltatca Un récent converti RETOUR DE GENEVE, LE DR SKELTON PRISE TOUT A COUP LES AVANTAGES D’UN PAYS BILINGUE ________ Ottawa, le 23 — (La liste de convertis .s’allonge chaque jour.Par convertis, il faut entendre les Anglo-canadiens qui en viennent à conclure que l’étude et la connaissance de la langue française peuvent avoir du bon quelquefois.Les Canadiens français ont tenté maintes fois de leur faire admettre ce point de vue.Ils ont peu souvent réussi.La Société des nations jouit d’un meilleur pouvoir de persuasion.C’est là qu’autrefois M.George Foster, maintenant sénateur, résolut d’apprendre notre langue.C’est là aussi que sir John Wil-lison, un de nos compatriotes de marque, eut la surprise de sa vie à entendre tant de peuples de la terre s’exprimer correctement et facilement en français.M.George Graham, ministre des chemins de fer, n’en revenait pas, lut non plus, d’assister aux délibérations internationales et d’y entendre si rarement la langue anglaise.Le dernier à subir le même choc fut le Dr Skelton, auteur d’une bio-raphie de iM.Wilfrid Laurier, en leux volumes, professeur d’économie politique à l’université de Queens, et maintenant conseiller du département des affaires étrangères.11 disait tout son étonnement, l’autre jour, devant un auditoire de la capitale spécialement accouru pour “entendre.Le Dr Skelton s’est rendu à Genève, lui aussi.En bon Anglais élevé en plein centre de l'hémisphère nord du continent américain, H n’avait jamais entendu que son idiome natal.Il savait bien qu’un petit groupe de Canadiens français existait dans Québec, qu’une nation qu’on appelait la France existait en Europe, etc., mais il était si rempli des grandeurs et des beautés de la civilisation britannique, qu'il s’imaginait la langue anglaise victorieuse sur tous les continents du monde.Il arrive à Genève avec la délégation canadienne.Les représentants des diverses nations commencent « parler.Le Dr Skelton, tout d’abord, ne comprend pas très bien; ü se met la main en cornet sur l’oreille pour isâeax écouter.Non, décidément, il ne comprend rien à ce qui «e dit là-bas sur la tribune.L’orateur parle dans une langue étrangère.Après informations nrises, il se trouve que le discoureur parle en français.Résigné, il attend le discours suivant.Le même jeu se rénète; le français triom ohe encore.Et, après une vingtaine d’expériences du même genre, le oauvre Dr Skelton reconnaît comme bien d’autres qu’il aurait aussi bien fait de rester à la maison puisqu’il ne comprend pas un mot de ce qui se dit, et qu’il ne peut suivre les débats.Réduit à l’inutilité la plus complète.il commence à réfléchir.11 se rappelle que tout là-bas au C.a-mada, il y a des gens qui parient le français dans Québec.Il y en a même un bon nombre dans la province d’où il vient, la loyale et pure province d’Ontario.A ceux-là, le gouvernement défend d’apprendre le français autant qu’ils le veulent et lorsqu’ils le veulent.Le Dr Skelton a bien entendu parier de tout ça autrefois.Il a lui-même exprimé son opinion.Il a lu dans les journaux de grands articles violents.Il ne comprenait pas très bien pourquoi ce petit groupe de Français se battaient tant pour continuer à apprendre leur langue.La chose lui paraissait pleine de mystère.Préférer une autre langue n l’anglaise, lorsque celle-ci est si belle et que la puissance de l’Angleterre en a répandu l’usage partout, lui semblait une espèce d’anachronisme et d’imbéciiité.triomphantes et victorieuses aux assemblées de la Société des nations, en Angleterre ensuite et chez la grande majorité des peuples du monde.Elles ont donc pris à ses yeux une vafleur qu’elles .n’avaient pas auparavant.Il ne peut plus les mépriser.Il ne peut plus mépriser, non plus, ceux qui combattent et luttent pour elles.Bien plus, il voit que le Canada n’a que profits à retirer de posséder parmi ses enfants, ce groupe de Français qui parient la langue qu’on parle à la Société des nations.C’est parmi eux que notre pays trouvera ses représentants internationaux tout désignés à moins que les Anglais eux-mêmes ne se mettent tout de suite à la besogne et n’apprennent la langue qu’ils méprisaient jusqu’ici.En un mot, et comme dit le professeur Skelton lui-même, “c’est un actif d’une valeur incalculable pour le Canada que d’être un pays bilingue, et que les deux langues parlées par seS nationaux soient les deux langues officielles de la Société des nations”.La Société des natiorus convertit donc nos persécuteurs.Alors c’est eux qu’il faut envoyer là-bas.Proposons à notre gouvernement de se faire représenter, l’an prochain, par M.Hocken, député de Toronto, et le Dr Edwards, ex-député de Frontenac, qui veut revenir aux Communes à la première occasion.Peut-être que des horizons nouveaux s’ouvriront devant eux, comme il s’en est ouvert devant sir George Foster, sir John Witlison et lé Dr Skelton.Léo-Pau) DESROSIERS.Le cabinet français décide de ne pas évacuer la zone de Cologne le 10 janvier Le* ministres se basent sur un rapport de la commission de contrôle militaire en Allemagrne, sur un mémoire de l’Angleterre concernant le maintien.de l’occupation et sur des renseignements secrets — Découvertes d’armes outre-Rhin.Le conseil des ambassadeurs ne se réunira que samedi — Les experts préparent une note—Nombreux caucus à Paris., SUR LE CHEMIN DE DAMAS président Un ajournement de Venquête ?Le Star disait hier du témoignage de M.le recorder Geoffrion: “La déposition du recorder, bien que ses idées à ce sujet fussent bien connues, est inquiüan-te.Ou ses vues sur la façon de traiter ce problème épineux devraient prévaloir et les lois du Dominion et de la ville devraient être modifiées pour s’y conformer, ou le recorder Geoffrion devrait enterrer (sink) ses propres opinions et administrer la loi rigoureusement en accord avec le statut.“Tant que la loi et les administrateurs de la loi auront des opinions foncièrement opposées (fundamentally different), il n’y aura ni application stricte, ni cette confiance dans l’administration qui est la base de la paix el de Fordre.” C’est poser le problème très sensément, c’est aussi indiquer à M.Geoffrion la conduite qu’il doit tenir : faire observer la loi et abdiquer ses opinions personnelles.De plus, par son très long témoignage, M.Geoffrion a traîné l’en- 3uète sur la police tout à fait en ehors de son domaine.11 ne s’agit pas de savoir quelle devrait être la condition idéale, mais si la police, comme c’est son devoir, a fait observer la loi.Les avocats du public jugeront sans doute que M.Geoffrion ayant ouvert cette voie, il faut l’y suivre.Ce n’est pas à quelques heures d'avis que les personnes compétentes pourront être prêtes à réfuter ce témoignage de trois jours.11 faut d’abord qu’elles prennent communication des pièces et des noies xté-nographiques.Il faut ensuite qu'elles aient le temps de consulter les auteurs.Nous sommes de plus à une époque de l’année où chacun est pris plus que jamais par la vie de famille, où les ecclésiastiques sont particulièrement absorbés par les riré-monies du culte et les devoirs du confessionnal.Les avocats du public seraient donc justifiables de demander un ajournement d'au moins quinze jours, ou de prier le président de Fcnouéte de ne point Paris, 24 ^S.P.A.) — A une réunion du cabinet, ce matin, les ministres ont conclu du dernier rapport de la commission de contrôle militaire en Allemagne, que l’évacuation de la zone de Cologne en vertu du traité de Versailles est impossible.En soumettant le document au cabinet, le président du conseil, Herriot.a lu, une note du gouvernement britannique concernant le maintien de l’occupation.DECOUVERTES D’ARMES EN ALLEMAGNE * Le mémoire que le cabinet a adopté à ce sujet est basé sur le rapport officiel de la commission de contrôle militaire.Ce rapport Maintenant ses yeux commencent à s’ouvrir.Il comprend mieux qu’il y a une civilisation française puissante et merveilleuse à laquelle tous les peuples de la terre ont voulu goûter.R se rend compte que la France tout en n’étant plus la première nation du momie, comme autrefois, pour la puissance militaire et la puissance economique, possède encore le sceptre des sciences, des arts et de la littérature, et qu’un nombre considérable de pays reconnaissent cette hégémonie.Et ta pensée lui coule tout doucement dans le cerveau qu’en ignorant cette langue, il est inférieur à ceux qui la connaissent.Encore quelques réflexions, et il réussit à relier le groupe français d’Amérique qui vit dans le même pays que lui à cette nation intelligente et sunerbe.Il voit que la civilisation qu’elle veut conserver est la même qui a tant d'emprise dans le monde, et que les Anglais d’Angleterre aiment tant eux-mêmes.Peut-être, quelques jours auparavant, a-t-il été passer une fin de semaine dans un de ces puissants châteaux de Grande-Bretagne dont le noble possesseur éinaillnit souvent sa conversation de quelques mots et d’exnressions françaises.Il n’y comprenait goutte, naturellement, et croyait son hôte un peu toqué.Maintenant, il s’explique mieux toutes ^es choses.Le puissant sei-«mêur était à la page, comme tant d’Anglais, et il se rendait souvent en France et en Suisse Jouir de la douceur et de la grâce de la civilisation el du climat français.Maintenant il revient en Canada après avoir constaté «on inutilité à Gcnfeve.Il revoit le* Canadiens français.Mais il les comprend mieux qu’à son départ.Cette civilisation et cette langue pour lesquelles Ils combattent, il les a vuesj tenir compte du témoignage de M-le recorder dans l’analys positions.,'se des dc- L.D.prétend que l’Allemagne a failli à certains de ses engagements à propos du désarmement.Mais le cabinet a aussi reçu des informations concernant les découvertes d’armes en Allemagne.Cela aurait influencé d’aptant les ministres dams leur décision de refuser d’évacuer la région de Cologne.REUNION REMISE A SAMEDI Paris, 24 (S.P.A.) — On a définitivement remis à samedi la réunion des ambassadeurs alliés gfin de laisser assez de temps aux experts de rédiger la note relative à l’évacuation de Cologne qui sera soumise au conseil des ambassadeurs pour être ensuite présentée à l’Allemagne.Le chef du département politique.M.Laroche, et le premier conseiller légal du ministère des affaires étrangères, M.Fromageol, ont conféré toute la journée avec, le général Destirker, chef de l’état-major du maréchal Foch.Us ont ensuite conféré avec M.Herriot.PAS AVANT LE 10 JAN VIER La commission de contrôle militaire n’aura pas terminé son enquête en Allemagne «vaut le 10 janvier.Son rapport définitif ne viendra donc qu’aprés cette date.Les gouvernements alliés ne seront en mesure de se prononcer sur la question d’évacuation de la zone de Cologne qu’après avoir étudié ce rapport.On répète dans les milieux diplomatiques français qu’un premier rapport de la commission dit que i J’Ailemagne n’a pas rempli toutes 'ses obligations d’après les clauses du désarmement du traité de Versailles, ce qui est suffisant pour maintenir entièrement l'occupation de la Rhénanie.DETACHEMENT YOUGOSLAVE CAPTURE AVEC DES ARMES Sofia, Bulgarie, 24, (S.P.A.) Un communiqué du consulat albanais ici prétend que les troupes du gouvernement, en reprenant Krou-ma, dans le district de Kossovo, a capturé un détachement de troupes régu ières yougoslaves armé de canons et de mitrailleuses venant des arsenaux de Yougoslavie.LE BOIS CANADIEN EN CHINE Pékin.24, (S.P.C.) - A cause de la guerre civile survenue juste au ; moment de ai moisson de riz, U est possible que les importations de blé, cette année, soient plus importantes.Mais, aussi à cause de la guerre intérieure qui a coupé pendant plusieurs semaines toutes re- Feu M.Auguste Richard M.Auguste Richard, qui vient de mourir I l’âge de soixante-six ans, était l'une des personnalités les plus intéressantes du inonde commercial et industriel canadien-français.Sa réussite, comme celle de beaucoup, constituait un ample démenti à ceux qui s’imaginent que seul PAnglo-Saxon a le don des affaires.Mais ce n’est pas là, ce semble, le trait de sa carrière qu’il convient particulièrement de signaler.Car M.Richard, tout en s’occupant fort activement de ses affaires, a su ne se laisser ni dominer ni absorber par elles.Il a donné à la chose publique une large part de son temps et de son travail.Soit répugnance native, soit défiance de ses aptitudes personnelles, il n’a voulu, — en dépit de maintes sollicitations, — briguer aucune fonction élective, mais il a accepté dans plusieurs corps publics, comme dans les institutions de charité, d’importantes fonctions administratives.On sait qu’il s’intéressait particulièrement à la campagne contre la tuberculose, à laquelle il a donné, non seulement une somme de temps considérable, mais beaucoup d’argent.Il laissera donc, en même temps le souvenir d’un homme d’affaire de grande habileté et d’un citoyer animé d’un vif esprit public, l’a IA, il sera pour les nôtres à la foi.' un argument et un exemple.0.H.lations entre Shanghai et l’intérieur du pays, el bois canadien s’est accumulé et il en est résulté une baisse correspondante des prix.Les importations de bois canadien seront moins importantes pendant un certain temps à cause de la provison accumulé à Shanghaï.QUATRE CENTS COMMUNISTES ARRETES A BUCAREST Bucarest, 24, (S.P.A.) — Hier la police de l’Etat a découvert une organisation communiste clandestine et a arrêté 400 personnes.NAVIRE ECHOUE DANS LE CANAL DE PANAMA Panama, 24 (SjP.A.) — Le navire Anglo-Egyptian, transportant du blé de Vancouver à Gibraltar, s’est échoué près de Gamboa, dans le canal de Panama.On le ramènna à Balboa pour lui faire subir les réparations nécessaires.Une partie de la cargaison a été détruite par l’eau et on est à décharger le reste dans des barges.500,000 “RADIOPHILES” EN* ALLEMAGNE Berlin, 24 (SP.A.) — Le nombre des amateurs de radio a considérablement augmenté au cours de la présente année en Allemagne.Au commencement de l’année, 2,000 a-mateurs étaient enregistrés tandis qu’il y en a maintenant 500,000.Le chef de ce service estime que i’au-mentation se continuera au taux de 100,000 par mois pendant un certain temps.SEPT PASSAGERS PERDENT LA VIE Croydon, 24 (S.P.A.) — Un communiqué de VImperial Airway Company ronfirme la mort de sept passagers et du pilote de l'aéroplane faisant le service aérien Londres-Paris.La machine n’était montée qu’à une faible altitude lorsqu’il a Rencontré un fort vent conlraire.En tombant l’avion a pris feu et tout a été détruit avant que l'on ait pu porter secours aux occupants.Feu Fabbé J.-B.Paradis L’ANCIEN CURE DE SAINT-VA- LIER ET DE SALNT-GBRVAIS, EST MORT HIER A QUEBEC, A L’AGE DE 56 ANS Québec, 24.(DjNjC.) — M.l’abbé J .-Benjamin Paradis, âgé de 56 ans et 7 mois, est décédé hier, à i’HôteMHeu du Sacré-Coeur, après une longue maladie.M.l'abbé Paradis était né à St-Isidore.comté de Dorchester, et avait fait ses études au séminaire de Québec, après avoir été à i’Bco-le normale.11 a terminé ses études à Rome.M.l’abbé Paradis, après avoir enseigné au séminaire et après quel-qiios années de vicariat, devint curé de St-Gervais, puis de St-Vaiier.La maladie robligea à prendre sa retraite.M.l’abbé Paradis était le frère de M.Jean Paradis, de Montréal, de M.Alex.Paradis, de St-fLambert, et de M.Louis Paradis, de St-Isidore.Ses funérailles auront lieu samedi, à rHôteCDieu du Sacré-Cœur.NOTRE QUINZIEME ANNIVERSAIRE La séance publique du 15 janvier C’est le jeudi, 15 janvier, à la salle académique du Gesù, rue Bleury, qu’aura lieu la séance commémorative du 15ème anniversaire de la fondation du “Devoir”.Cette salle, comme beaucoup,dé nos lecteurs le savent personnellement, est aujourd'hui l’une des meilleures de Montréal.Située rue Bleury, entre Sainte-Catherine et Dorchester, sous l’église du Gesù, elle est très facilement accessible par plusieurs voies de tramways.Pas d’escalier à monter non plus.L’acoustique eat excellente et la disposition des sièges en amphithéâtre permet à tous les auditeurs d’avoir une très nette vue de la scène.Nous donnerons tout prochainement de nouvelles Indications sur le programme de la soirée, sur le prix des billets, etc.Mais nous voulons tout de suite dire à nos lecteurs: Réservez-nous votre soirée du 15.Il va de soi que M.Bourassa prendra la parole à cette fête commémorative. VOL.XV — No 301 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 24 DECEMBRE 1924 -Ifffn ji__ VEILLONS SUR NOS ECOLES” En Saskatchewan — Apparence» et réalités ?ri.Tout cel* c’est beau stir le r.Mais, vovoas ce que ces -,'freàrrijnfMws deviennent quand el-.I.es commissaires veulent-ils s’en mêler, on leur montre les dents, et on leur tient un langage amruel bien peu ne soient pas excessivement sensibles : “silence, ou pas d’allocation”.Devant pareille alternative, les individus n’ont qu’à üe taire, seule la voix d’une organisation puissante a chance d’être entendue: et c’eat ce oui a motivé la création de notre Association des commissaires, de concert avec TA, C.F.O.à laquelle tons les nôtres sont si heureux de se rallier.En somme, notre législation scolaire serait une armée fatale entre les mains d’un département mal disposé: elle tuerait sans recours parce crue ses coups partent d’un ennemi invisible et insaisissable.Nos compatriotes du Manitoba ont cet avantage sur nous, qu'ils n’attendent rien que d’eux-mêmes.La loi ne les reconnaît pas, c’est vrai: mais la loi ne leur promet rien, et en attendant la réalisation de ces promesses, ils ne sont point là à oèrer des actes sauveurs crue l’on c’obstine trop souvent à demander à mauvaise enseigne.Nous reviendrons sur ce sujet.Dcnjr le moment, nréoarons-nous à i» convention de Ttégina.En notre s-iècle de démocratie, la seule voix mri porte est celle des foules: seu-’e la force » le don de se faire res-necter.Mort à Arthabaska de MJ.-A.Richard LE PRESIDENT DE LA “FASHION CRAFT” EST DECEDE HIER SOIR A LA RESIDENCE DE SON GENDRE, M.J.-E.PERRAULT — LA CARRIERE DU DEFUNT £***•******?+#** * * * * -• ¦* ^ Er" COMMISSION SCOLAIRE Surplus de $51,000.dans le budget LA COMMISSION A DES REVENUS -vV 0*:i S'ELEVENT A *5.999.037— : LES SALAIRES ABSORBENT «2,->*««9.743 — DIVERS us i-e budget d« la commission des •j;.ecok's cathoiitjue* de Montréal ac- - ‘‘Bh* un surplus de *51,000 pour l’exercice financier terminé le 30 y-iuin 1924.Le revenu global s’est é-üd«vé à #5,999.037 et les dépenses to-0t hf/'es ont atteint $5,949,031.C’est .«alTwartstsé nouvelle que les commis-lôsaires ont applaudie, hier soir, à .s.-trac réunion régulière.* - t.iLe%,retenu de la ccfmmissiou se zlcompose surtout de l’impôt scolaire qui a rapporté, de juin 1923 à juin 1924, hr somme de *4,236,668; les autres.sources sont : $10,526 com-nn octroi du gouvernement provincial; $47,18ô -du fonds des éocles * fpobiiqucs tic T» protrtnér; $33,831.15 eprovehant des contributions au :î.i«nds -de pension; *1,500.000 de lo->i:altqn-rt rfr e on tributt on s diverses./Les dépenses soirt surtout absor-• becs par 1rs salaire» des instituteurs »! rt des institntriers mji prennent une tropehe site $2.219,743, et par les .-.cbârgem d’intirêts qui se chiffrent .550-SJ,028,377.Les outrés frais sont e:4 es «divan ta : Fonds d’amortissement, $278.772; s**héirtf»«e $233.197; salaires des sldiefts, $168,845; réparations.à $15,000, couverts par les assurances.Les travaux de réparation commencent incessamment.On a discuté longuement des primes accordées aux institutrices qui suivent les cours de pédagogie.Ces primes sont accordées à celles qui ont étudié trois ans de temps le cours pédagogique et qui ont été à l’emploi de la commission durant un an après l’obtention du diplôme pédagogique.Or, le comité de pédagogie a adresse1 une communication au Bureau Central lui demandant ùne législation précise et un texte très clair au sujet du droit aux primes pédagogiques.Les com-( missaires déclarèrent qu’à ce sujet ils avaient expliqué clairement la ‘ situation dans line récente résolution.D’après l’interprétation exacte du règlement, les religieuses ayant été à l’emploi de la commission un an de temps après l’obtention du diplôme pédagogique ont droit aux primes.Le règlement est clair : il faut trois «ns de travail à la commission durant le cours de pédagogie, plus un an après l’obtention du diplôme.Ceci est pour encourager les institutrices à suivre ces cours pédagogiques.M.J.-Auguste Richard, président de la “Fashion-Craft” est mort hier soir, à 5 heures 30, à Arthabaska, à la résidence de son gendre M.J.-E.Perrault, ministre de la colonisation, à l’âge de 67 ans.Il y a deux semaines M.Richard, se sentant malade, est allé pour se rétablir à Arthabaska.Lundi, le mal a empiré et on a fait venir le docteur Albert Prévost de Montréal.Hier soir, M.Richard expirait entouré de sa famille.Feu M.Richard naquit à Prince-ville, le 18 septembre 1858, du mariage de feu R.Richard et Elodie Prince.Il fit ses études à Prince-ville (près d’ArthabaskavllleL et à 16 ans, il se dirigeait vers Winnipeg, où il fondait bientôt une maison de commerce.Il revint à Montréal en 1898, et fonda alors la compagnie Fashion-Craft, dont il fut depuis ce temps le président.Il avait épousé en premières noces, erf 1883, Albertine Rivard, fille de M.L.-L.Rivard, de Québec, et soeur du juge Adjutor Rivard.Elle décédait à Winnipeg en 1892.Trois filles naquirent de ce mariage.Ce sont: Augustine, en religion soeur Marguerite de Chantal, des Soeurs de la Visitation, de River-dale-on-Hudson, N.-Y.; Marguerite, épouse du juge Lucien Dubuc, d'Edmonton, Alberta; Madeleine, épouse de M.J.-E.Perrault, ministre de la colonisation, des mines et les pêcheries, de Québec.En 1895, il épousait Ellen Pauline Bernard, dont il eut une fille: Elodie (Mme André Taschereau) do Québec.Tous lui survivent, ainsi que deux frères: Emile Richard, de Richard, Saskatchewan, et Eugène Richard, directeur-gérant de la Fashion-Craft; quatre soeurs: Mme A-S.Poulin, de Victoriaville; Mme A.-E.Versailles, de Montréal, et Mlles Edith et Lucüe Richard; ses beaux-frères: M.C.-J, Doherty, le sénateur Jules Tessier, de Québec, le juge Edouard Fabre-Surveyer, de Londres, ses neveux: Arthur Poulin, gérant de la compagnie Max.Beauvais et Maurice Versailles et le R.P.Richard, s.J.M.Richard était membre du bureau central des écoles catholiques de Montréal, gouverneur de l’Université de Montréal, président de l’Institut Bruchési, directeur de l’Ecole des Hautes Etudes et de l’Ecole polytechnique, directeur du Crédit Foncier Franco-Canadien, de la Société (l’Administration Générale; directeur et vérificateur de la Banque Provinciale, membre du bureau des fiduciaires de la National Art Gallery, etc.La dépouille mortelle est arrivée à Montréal ce midi.Elle est exposée à la demeure du défunt, 59, rue Sherbrooke ouest.Le Devoir offre ses vives condo Icances à la famille en deuil L’enquête sur la police M.LL RECORDER GEQFFRÏON CONTINUE A DEVELOPPER SA THESE.ENTRE PECHEURS poisson mord-il?Tu parles.chaque fois que je veux mettre un appât à mon hameçon je suis force de me cacher dans le fond de ma chaloupe.L’HONNETETE Le juge—Alors vous avez volé.Vous n’aviez pas de complices?L’accusé.—Non, son honneur.Le juge.—Pourquoi?L’accusé.—J’avais peur de ne pouvoir trouver un honnête homme LEGERE MEPRISE Un étudiant de 20e année, véritable pilier de brasserie, empestant la nicotine, comparait, aux examens, devant le professeur Bâillon, redouté des candidats.Le professeur lui donne une feuille de tabac à reconnaître.Le candidat reste obstinément muet.—Voyons, vous faites un usage quotidien de cette plante, vous paraissez même ©n faire un© consommation immodérée.L’étudiant eut un éclair: —J’ai trouvé, s’écria-t-il triomphalement c’est de “l’absinthe!!” OUI.POURQOI PAS?—Maman, demande le petit Bob, pourquoi chasse-t-on les tigres et les lions?—C’est parce qu’ils tuent les pauvres petits moutons.Bob, après un instant de réflex-in: —Alors, pourquoi est-ce qu’on ne chasse pas les bouchers?DEUX MALCHANCEUX “Pourquoi es-tu si triste?“Je ne puis pas payer mes dettes.— “Ça n’est rien.Moi, je ne peux seulement pas en faire.” Condoléances du bureau central Projet de monument à Jacques Cartier Québec.24, (D.N.C.) — Le bu reau de direction de la société St-Jean-Baptiste de Québec, a adopté, hier soir, le projet lancé par M.Oscar Auger, échevln de St-Roch, d’ériger un monument à Jacques Cartier sur la Place Jacques-Cartier, à St-Roch.On demandera à la Commission des monuments historiques de prêter son concours dans la réalisation de ce projet.Le Correspondant SOMMAIRE DE LA LIVRAISON 10 DECEMBRE 1924 I.La France et les nouveaux problèmes d’Orient: Cte R.de Gontaut-Biron; — II; La question du Soudan égyptien : Roger Lambe-lin; III.Après Genève: Alfred F'a-bre-Luce.— IV.Vers un grand progrès social.— L’acressîon des travailleurs à la propriété de leur foyer: Maurice Deslancïres.—- V.Les fautes des autres.— Roman.— Traduction de Marc Hélys.— I : Grazia Deledda.— VU.Quatorze mois de dictature en Espagne: M.Antoine.— VIL Quelques souvenirs du chanoine Dommergues, ancien aumônier de la prison Saint-Lazare: Maurice Hamel.— VIII.A travers la presse étrangère.— Revues dTtahe.— Traduction de H.Dutemps.— IX.Au poète Louis Le Cardonnel: Capitaine G.Rollin.— X.Regards sur la vie: Louis Jou-bert.— XI.Revue des sciences : Francis Marre.—- XII.Chronique po itique: Bernard de Lacombc.— XIII.I.ivres d’étyennes.— Librairies Hachette, Delagrave, Colin, Laurens, Payot, Lafitte, Boivin, Maine, Gautier et Languereau.Prix de l’abonnement: Un an : 70 fr.; 6 mois : 36 fr.— Les abonnements partent du 1er de chaque mois.— On s’abonne à Paris, aux bureaux du CORRESPONDANT, rue Saint-Guillaume, 31.M.Chapais Parle de LouirVeuillot Québec.24, (D.N.C.) — Hier soir, à l’Université Laval, M.Thomas Chapais a donné une intéressante causerie sur Louis Veuillot et son oeuvre, au profit de la Basilique de Québec.M.Chapais a parlé de la vie privée et de la vie publique de Veuillot, il a montré ce que furent l’homme et son oeuvre, il a fait voir aussi ce que fut le journaliste catholique et le littérateur français.M.Chapais classe Veuillot parmi les vingt premiers écrivains de la France dans tous les siècles, mais son plus grand titre de gloire fut d’avoir combattu le bon combat.cCe ctdehte Vin d£\fxufm Pt OueUit* 7ncer>yHL\cJUé Un Déjeuner apprêté zvtc le Bacon Tranché CONTANT , Rien de plus exquis.Demandez-le Pacifique Canadien DES CHANGEMENTS dans Le service des trains deviendront en vigueur Dimanche, le 4 janvier 1925 entra Montréal-Ste-Agathe-Labelte Pour renscirnementa, a’adreaser aux agents.ritish Consols A une réunion d’urgence du bureau central de la Commission des écoles catholiques de Montréal, ce matin, on a adopté une résolution de condoléances à la famille de feu J.-Auguste Richard.arettes Onûô frime pantout I2jggg'l5
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