Le devoir, 22 mai 1937, samedi 22 mai 1937
Montréal, «amedî 22 mal 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 1ST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE :.REIalr 3S61* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Adminutrarion :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 .2239 n j DEVOIR Diractanr-Cérant ; Caorgai PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédactaur an cfcaf : Om«r HEROUX VOLUME xxvm ~ Na m TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.0Q (Sauf Montréal at banlieue), E.-Unis at Empira britannique , 8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE , .3.00 De beaucoup de choses qui n’ont rien à faire avec la politique .1 —." .t Et, tout particulièrement, du régionalisme, de l'histoire et d'un livre nouveau- Une poignée de souvenirs On connaît l’abbé Albert Tessier, l'infatigable animateur du régionalisme en Maurkie.et son propagandiste bien au delà des frontières de la Mauricie.L’abbé Tessier aura quelque jour sa légende, et nous ne serions pas surpris qu on finît par dire: Albert Tessier ou la souriante ténacité.Ténacité efficace autant que souriante; efficace parce que souriante peut-être.Ceux-là mêmes que l’abbé n’a encore pu faite matcher, si valables que soient leurs excuses, ne peuvent, eu pensant à lui, à son effort, qui dépasse tellement 1 ordinaire, se défendre d’un vague remords.Il n en est sûrement pas un qui ne se dise, à part soi: Il faudra tout de même que j‘écrive cette brochure.En attendant que remords et bonnes volontés défaillantes se traduisent en actes, l’abbé Tessier peut être fier de ce qu’il a déjà obtenu et réalisé.Songez qu’il vient de publier le trente-sixième volume de sa collection trifluvienne, qu’un trente-septième est à la veille de paraître ! Ceux-là seuls qui ont touché de près ces choses savent ce que cela peut représenter de travail — et de sacrifices de toute sorte.* * * Le régionalisme ¦— est-il besoin de le répéter?— n’est pas une étroite conception du monde.C’est encore moins 1 appel au chauvinisme local.C’est, tout simplement, une plus claire vue de choses toutes proches, qui introduit à une plus juste vue des choses extérieures.En fait, est-il possible de creuser l’histoire de la plus modeste paroisse sans prendre contact avec la vie générale, avec la grande Histoire, sans être amené à jeter, sur le reste du pays, un coup d’oeil de plus en plus attentif?Un vieux curé qui avait le goût des généalogies habitait une paroisse que celui qui écrit ces lignes a de particulières raisons de chérir.Il y a publié quelques volumes d'allure assez sèche, que relèvent cependant des notes recueillies de la bouche des anciens.Eh! bien, c’est toute l’histoire du pays pendant près de deux siècles qu’évoquent ces simples généalogies.Pour les vieux d’abord: un tel, mort à Saint-Bamabé, mais né à tel autre endroit.Et c’est l’origine de la colonisation que fait voir cette brève indication.Colonisation faite en tache d’huile, par les gens de la paroisse voisine surtout, mais par des gens aussi qui venaient de loin.Un vieil Anglais de Londres est allé s'installer dans ce qui paraissait alors un coin perdu.Sa famille est aujourd’hui alliée à la plupart des aiiciens du pays.Plus tard, c’est le drame de l'émigration que révèlent les généalogies.Dan* la même famille, des enfants sont nés dans cette paroisse nouvelle, d’autres aux Etats-Unis, dans l'Est ou dans l’Ouest.Parfois, la famille est restée là-bas; parfois elle est revenue: souvent elle s’est divisée, les uns faisant souche aux Etats-Unis, les autres reprenant contact avec la terre canadienne.Puis, l’expansion naturelle: la paroisse, déjà trop pleine, a fourni des sujets aux paroisses voisines.On a gagné les Laurentides.D’autres sont allés à la ville.Ainsi l’histoire de cette paroisse sans grand relief — il faut bien que je l’avoue, si près qu’elle soit de mon coeur — nous rattache à l’histoire générale, nous contraint à songer aux grands facteurs qui pesèrent sur notre destinée.Qu’en sera-t-il, à plus forte raison, des paroisses qui ont un long et riche passé?L’abbé Tessier a l’amour, il n'a point l'exclusif fanatisme de sa petite patrie.Il a travaillé sur la Mauricie, parce que la Mauricie est le pays des siens, celui où il a grandi et dont il se reproche peut-être de n’avoir pas plus tôt et mieux connu les richesses et la beauté Mais il n'a point prétendu pour la Mauricie à un prestige exclusif.Il ne manque jamais de répéter, partout où on l'invite, et il est en train de faire le tour de la province: Notre doctrine vaut pour toutes les régions.Si vous trouvez que nous avons fait quelque chose d’utile, n’y voyez que la démonstration de ce que vous pourriez faire chez vous.11 n’y a pas un coin du pays qui ne contienne des trésors qu'il faut conserver dans l'intérêt de tous.Le fait est qu’il suffit pour s’en convaincre de jeter un coup d’oeil sur les études, trop peu nombreuses encore, que Ton publie dans diverses parties de la province.Elles surabondent d’intérêt.* * ¥ La série des Page» Uifluviennet est aussi variée qu« l’histoire de la région et le tempérament des auteurs.Parfois, il fallait parler d’un pays nouvellement mis en valeur, soudainement industrialisé, parfois d'une vieille paroisse dont l’histoire se confond presque avec les origines de la colonie, parfois d’une paroisse relativement jeune: parfois l’auteur était un écrivain d’allure pittoresque, d’imagination vive, parfois un homme de chiffres et de documents.Les livres, forcément, ressemblent à la fois à leur objet et à leur auteur.Le dernier de la série est consacré à une paroisse rurale cachée au pied des Laurentides.en arrière de Maskinongé, et qui n’a pas fait grand bruit dans le monde: Saint-Justin.C’est, à la vérité, l'un des plus intéressants.Deux enfants de la paroisse, l’abbé Hermann Plante et son frère, clerc de Saint-Viateur, se sont partagé la besogne; l’un a rédigé le texte, l'autre l’a fort joliment illustré.L’un et l’autre peuvent être fiers de leur oeuvre: ils ont élevé à leur petite patrie un pieux er beau monument.Il est un aspect de ces cent soixante pages grand format que nous voulons particulièrement signaler.On y trouve une abondante information historique et géographique, des biographies pittoresques er instructives, des listes précieuses comme celles des enfants de Saint-Justin qui sont entrés dans le clergé et les ordres religieux d'hommes er de femmes: mais on y trouve surtout un large et riche tableau des moeurs rurales d’il y a cinquante ans, et même plus.L’auteur a évidemment interrogé les vieillards: il a reconstitué la vie des hommes d’autrefdis, jusque dans les plus modestes détails.C’est, il nous semble, un travail qu'on a beaucoup trop négligé jusqu'ici.Tel de mes amis doit faire un effort pour pardonner à un vieillard très instruit, fort bon écrivain, qui, prié jadis de parler de la vie d’autrefois, de celle qu’il avait intimement connue au début du dix-neuvième siècle, rédigea deux ou trois pages fort intéressantes, pleines de couleur et de vie, puis se lança dans un vaste commentaire de l’O fortunatoe de Virgile.Désolante influence du livre, que n’avait pas rectifiée, complétée plutôt, la vue du réel.L’auteur du Saint-JuBtin des Paget trifluvierme* est un observateur réaliste.Ses maîtres lui ont appris à regarder, à voir, à écouter.Puissent son exemple et sa leçon profiter à beaucoup d’autres! .La vie, sous nos yenx, depuis quarante ans, s’est plus profondément transformée que dans tout le siècle précédent.Si on ne les fixe aujourd'hui, les moeurs, les habitudes d'il y a cinquante ans resteront inconnues des générations nouvelles.* * * Nous souhaitons ardemment le progrès des érodes régionales.Elles seules nous feront prendre avec les réalités profondes de notre sol et de notre histoire un contact suffisant.Quand l’enfant saura ce qui s'est passé chez lui, de quels efforts est fait son bonheur d’aujourd’hui, il aimera mieux, plus intelligemment, son pays.Il en sera plus fier, prêt pour lui à de plus lourds sacrifices.Et quel point de départ pour les grands rêves, pour les fortes résolutions, que les hauts lieux de notre pays! J’ai, de mes oreilles, entendu Mgr Langevin raconter comment, aux heures douloureuses, il invoquait presque dans les plaines de l’Ouest les grands explorateurs, les grands missionnaires.— Ce que vous avez fondé, leur disait-il, ne saurons-nous pas le conserver et te défendre?De ces colloques avec les héros, le grand archevêque de Saint-Boniface revenait plus confiant, plus déterminé encore.Cet instinct d’en appeler au passé, aux anciens, ce désir de continuité tiennent évidemment au plus profond du coeur humain.Le jour de l’ouverture de l’Ecole libre de Pembroke, le vieil Alfred Longpré, l'admirable patriote, disait aux enfants des ouvriers de Pembroke: A deux pat d’ici ont patte Champlain et let mistionnairtt.Ne tauront-nout pat continuer leur oeuvre?.Le modeste ouvrier ne savait rien des colloques héroïques de Mgr Langevin; mais, de lui-même, il retrouvait les accents de l'archevêque-soldat.Son esprit et son coeur suivaient la même pente.A la même heure presque, une petite maltresse d’école d'Ottawa conduisait ses élèves à la pointe Nepean et pour les inciter à la résistance, pareillement, invoquait le souvenir de Champlain et de ses compagnons.Les mêmes images émeuvent les coeurs de même texture.^ 41 .L'Histoire est toujours la grande Maîtresse de vie; mats, encore, faut-il la connaître.Faut-il ne point fouler, ignorant, aphone, les yeux fermés, l'ame indifférente, le sol qu’illustrèrent les aïeux.Apprenons notre histoire.C’est l’un de nos plus pressants devoirs.Orner HEROUX L'actualité pour mieux triompher de toutes les Les Auberges.de la Jeunesse On a généreusement chargé la rise économique de tous les péchés les hommes.La crise — cel être 'mmatêriel, impalpable, ni chair ni missnn, nt plante, ni objet, mais lont on peut éprouver phgsiqne-nent et moralement les coups, — -st devenue l’excuse commode à 'outes les erreurs, à toutes les im-orivoyances, à tous les gaspillages des générations qui se sont succédé depuis la guerre.La crise a fié malfaisante sans doute, mais on ne saurait nier, pur ailleurs, que certains de ses effets ont été bien-laisants.Ainsi, elle a redonné aux yens le souci de l’épargne, elle a fait mieux apprécier la noblesse et l'importance du travail.Elle a contribue surtout à In naissance d'admirables mouvements de jeunette.Toutes ces associations aux étiquettes diverses qui ont surgi comme,, par enchantement, ces dernières années, auraient peut-être vu le jour même en un temps de prospérité, mais il est certain que le chA-mage entre, pour une certaine part, dans la naissance de toutes cet association» nouvelles.Les ravages causés, surtout dans le domaiqe moral, par Toistvelé, ont fail rf-j fléchir les jeunes, tes ont incités à se serrer les coudes, à se grouper forces perverses qui mettent en péril la jeunesse.Et ce fut un grand réconfort de voir se lever l’armée enthousiaste et loyale des Jocistes, des Jécistes, des Jacistes, efe.Mais à côté de ces mouvements spécialisés de jeunes, il en est d’autres, qui, pour avoir moins d’envergure, pourront jouer un rôle bienfaisant s’ils sont bien disciplinés et ne s’écartent pas de leur but qui doit être, avant tout, de sauver la jeunesse, aussi bien physiquement que moralement.Aussi, est-il nécessaire que l'oeuvre de sauvegarde accomplie durant tes mois de travail par (es groupements spécialisés de jeunesses catholiques se continue pendant les vacances alors que les périls sont encore plus nombreux.Et Ton a vu naître, à cette fin, le scoutisme catholique, les camps de vacances, institutions indispensables à la santé physique et morale des jeunes.Mais le scoutisme, les camps de vacances ne sauraient atteindre tous les jeunes.Certains préféreront au scoutisme organisé ce que l’on pourrait appeler le scoutisme individuel.Ces derniers, soit qu'ils aient un esprit pins aventurier.soit qu’ils ne goûtent pas tes excursions en groupe, seraient ravis de pouvoir parcourir seuls, ou avec quelques amis de choix, la province, sans qu'il leur en coûte trop.Matt voilà.Les frais d’hôtellerie, même ô la campagne, sont souvent trop élevés pour leur bourse, et ils doivent renoncer à tears rêves et à leurs projets.Plusieurs pays d’Europe ont trouvé une solution heureuse et pittoresque à ce problème, ils ont échelonné te long de leurs routes de modeste» auberges où cyclistes et globe-trotters peuvent trouver, pour quelques sous, gite et couvert.Désormais Quebec aura aussi ses Auberges de lu Jeunesse, grâce à l’esprit d’initiative d’un groupe de.jeunes et à la fervente campagne menée dans ta Province par notre camarade Gabriel Lcutglais.L’un des fondateurs des Auberges, Maurice Rinfret, a expliqué l’autre soir, à, ta radio, en quoi consiste la nouvelle association."Nos auberges, dit-il, sont de modestes habitations — peu importe le genres camp, ferme, vilta, école de rang, chalet — qui ont été mises à notre disposition soit par un brave curé de campagne, soit par un moire de village, soit par un généreux propriétaire particulier, pour y recevoir les jeunes voyageurs — piétons, cyclistes, skieurs - et leur donner gtte et couvert, à des prix modiques.Ces auberges s'échelonneront à une journée de marche les unes des autres, sur un circuit que nous avons étaNi dans les Laurentides, an nord de Montréal.Jusqu’à date, nous en avons six et sommes en bonne vote d’en obtenir d'autres.Chaque auberge sera confiée à un jeune homme sérieux qui devra voir à l’entretien et au bon ordre.Seuls les porteurs d’une carte de membre, obtenue au secrétariat des Auberges de U Jeune***.P la Palestre Nationale, 840, rue Cherrier, Montréal, pourront s’y retirer.” Ajoutons que tous tes jeunes, à quelque classe de la société qu ils appartiennent, pourvu qu'ils four- ! nissent des preuves satisfaisantes d'honorabilité, peuvent profiter des j avantages offerts par la nouvelle as- ! sociation.C’est le but des fondateurs des Auberges d’étendre leur rayonne- j ment clans toute la province.Si le mouvement rencontre de la sympathie auprès du public, non seulement le nord de Montréal, mais la Gaspésie, la Mauricie, les Cantons de l'Est, le Saguenay, en un mot toutes les régions pittoresques du Canada français seront dotées d’auberges.L’Association a reçu une charte provinciale et son programme a été approuvé par les autorités religieu- j ses du diocèse qui lui ont même ‘ promis un aumônier.Il ne reste donc plus aux jeunes aue de prouver que les Auberges de la Jeunesse viennent d leur heure.Du résultat obtenu l’été prochain par les Auberges dépendra te succès de l'organisation.Souhaitons aue ce succès dépasse les espérances des fondateurs et que les Auberges deviennent vite très populaires.Nous croyons sincèrement que la nouvelle organisation, qui comble une lacune, rendra de grands services à la jeunesse, si, comme l’exigent les fondateurs, le bon ordre et la distinction régnent dans chacune des auberges.L’un des multiples avantages de l’Association est de permettre à un plui grand nombre de jeunes de se distraire sainement tout en "découvrant" peu A peu la nature exquise de notre province qui n’a rien à envier aux sites tes plus réputés du monde.Ce seul avantage, choisi entre tant d’autres, justifie la fondation des Auberges de la Jeunesse.Lucien DESBIENS Le projet d’armistice en Espagne Atmosphère de mystère à Londres Délégation auprès de M.Duplessis (Voir en poge 31 Bloc-notes 9* ‘Unusual words Ceux des Américains cent-pourcent, — à commencer par le professeur Pitkin de Columbia, retombé dans l'obscurité après quelques jours de célébrité due à son langage grossier à l’endroit des Canadiens de langue française.— qui prétendent voir dans notre parler une sorte de jargon ou de patois dont ils sont mauvais juges, ne parlant eux-mêrnes qu’une seule langue, et encore, du nez.auront lu avec mécontentement cette réflexion d’un critique du Manchester Giîardian en finale d’un article sur un livre récent: “Ce livre a été écrit en langue américaine et le lecteur anglais devra s’habituer à des mots et à des tournures qu'ii n_ connaît pas”.Ou mieux, en anglais: "The book is written in the American language and the English reader must accus tom himself to unusual words and phrases”.Ola revient à dire que l’américain est distinct de l’anglais d’Angleterre et que pour comprendre l’américain l’Anglais de là-bas doit faire un effort spécial.On s’explique facilement cela.Car même en Angleterre, le paysan du sud ne parle pas comme celui du voisinage de la frontière écossaise.De même, en France, l’homme du peuple, dans le nord, n’a pas du tout le même vocabulaire, le même parler, la même tournure de phrase que l’homme de situation équivalente, en Provence ou dans le pavs basque, le long de la frontière espagnole.Quoi d’é-tonnant alors qu’il v ait un peu de différence entre le français d’outremer et celui d’ici?Cela ne signifie pas que l’on ne parle pas français, parmi les Canadiens d’origine française.Mais la différence entre notre parler et celui d’outre-mer n’est pas plus grande qu’entre ceux des Etats-Unis et du Lancaster, par exemple.Même si cela peut être désagréable aux Pitkin et aux types de même acabil, — dont un bon nombre ne sont même pas d'origine anglaise ou écossaise.— il n’en est nas moins vrai que la réflexion du Manchester Guardian est tout à fait fondée.On peut le constater tous les lours, pour peu qu’on sache l’anglais et qu’on entende parler soit un Américain, soit un Anglais d'outre-mer.Le fond de Teffaire Deux ou trois dépêches, la semaine dernière, ont signalé brièvement le changement considérable du personnel de la rédaction dans un grand quotidien de droite en France, VEcho de Paris.On a prétendu d’abord qu'il s’agissait d’un simple différend d'administration.Le principal actionnaire du quotidien en question, un M.Blanc, — peut-être allié à la famille Blanc, propriétaire des casinos de Monte-Carlo et de la principauté de Monaco, ce qui expliquerait bien des choses, -a fait une déclaration en ce sens.Néanmoins un groupe important de rédacteurs et de collaborateurs réguliers, dont Henri de Kérillis.rédacteur en chef du quotidien, jusque là.et député au Palais-Bourbon.Henry Bordeaux, Louis Gillet.Louis Madelin, Jérôme et Jean Thnraud.François Perché et plusieurs autres, n ont pas voulu rester au journal, du jour que l’a quitté Henry Simond, directeur depuis 1900 de VEcho de Paris, fondé par Valentin Simond il y a rlnquanfe ans.Ce départ en bloc signifiait bien que le prétexte d’un différend d'ordre administratif n’était qu’un trompe-l’oeil.En fait et si l'on en croit une note brève d’abord parue dans la Liberté de Fribourg, “un journal parisien a expliqué relie décision soudaine par une pression que te gouvernement Blnm aurait exercée sur le principal actionnaire de l'ErAo, qui se serait trouvé dans te ras de ne pouvoir refuser d’en transfor- mer ta rédaction dans un sens favorable au gouvernement.Si l'explication fournie par le journal en question est exacte, d’autres départs devraient se produire parmi les collaborateurs ouvertement hostiles au gouvernement de Front populaire”.La Liberté de Fribourg publiait cette note le 12 mai.Les dépêches du lendemain apportaient la tongue liste des démissionnaires; cela confirmait l'information préalable du journal sur lequel la Liberté avait fondé son écho.Depuis, le texte de la démission de M, Henry Simond, paru dans VEcho de Paris le 13, — le Devoir a donné ce texte le 20 (page 2) indique nettement que le différend ne porte pas rien que sur une affaire d’administration; car M.Simond déclare s’être “trouvé en complet désaccord" avec son conseil d’administration ’sur des questions qui mettaient en jeu tout à la fois son autorité de directeur et l’avenir du journal" et il ajoute que sa dignité et son devoir lui ont commandé de se démettre de ses fonctions de directeur.Pour qu’il parle ainsi c’est qu’il y a eu plus qu’une brouille sur un sujet d’ordre administratif.Aussi bien le prochain courrier de France apportera-t-il là-dessus des précisions que le Devoir voudra communiquer à ses lecteurs.Ainsi que le noie la Lt-beriè, i! serait pour le moins étonnant de voir “le journal de Paul Bourget, d’Albert de Mun, de René Bazin, de Maurice Barrés, d’Henry Bordeaux soutenant le cabinet Blum”.Mais, du moment qu’un directeur de journal n’est pas maître absolu des actions de contrôle, tout peut arriver; à plus forte raison si le principal actionnaire est de l’extérieur et que des pressions d’ordre financier, ou politique peu-vent s’exercer contre lui et 1 intimider.Plusieurs directeurs de quotidiens, en France et en Angleterre.l’ont appris à leurs dépens, surtout depuis 1918.G.F.Bribes de grommoirt Les grands hommes • * • et les autres Grâce à la chanson: Nous Irons sur Veau, nous y prom' promener, nui n'ignore qu'on peut aller sur Veau.Mais voilà que certains annonceurs se promènent sur l’air, ce qui est plus inquiétant.Eh oui! ces messieurs disent: “Nous reviendrons sur l’air lundi prochain.’’ Voyager sur l’air, quel rêve! De grâce, messieurs les annonceurs, vous qui nous retournez si souvent à vos studios, premenez-nous plutôt sur l’air, fût-ce en chasse-galerie.Oui, de l'air! * * * Bossuet a écrit cette banalité: “La raison humaine, toujours courte par quelque endroit.“Ne haussez pas les épaules: l’idée de Bossuet est banale et commune, mais il y a la forme.et le contexte.D'ailleurs, je ne suis pas sûr de la citation, que je n’ai pas le temps de vérifier, et je tiens à le dire car rien n’est plus malhonnête que de donner pour textuelles des citations à peu près.Disons donc, à la manière de Bossuet, que les grands hommes sont toujours petits par quelque endroit.En d’autres termes, les grands hommes ont tous des faiblesses, en quoi ils ressemblent au commun des mortels.Ainsi, un lecteur me soumet cette phrase du Disraeli d’André Maurois: “Stanley et ses amis quittèrent le parti (des whigs) et te plateau tory remonta d'un bond".L’image se dissout à l’analyse.Un instant de réflexion suffit à faire comprendre que le plateau tory s'abaisse sitôt qu’on déleste le plateau whig, Mais cet instant de réflexion est indispensable, et je parie qu’à première vue personne ne saisit, l’illogisme.Pourquoi?Parce que l’idée d’élévation accompagne, dans notre logique instinctive, l’idée de renforcement.Dès là que le parti tory devient plus fort, fût-ce par la faiblesse du parti whig., il doit s’élever.Le mécanisme du trope apparaît ici en pleine lumière: les deux termes sur lesquels i! s appuie doivent s’identifier el suivre les mêmes mouvements.Dans la phrase de Maurois, le terme figuré plateau el le terme sous-entendu parti ne peuvent suivre la même courbe.Voilà pourquoi la métaphore est condamnable.Elle sérail «ncore plus fausse, au point de vue littéraire, si ion remplaçait remonta par t'abaissa, car il faudrait alors réfléchir, non plus pour critiquer la métaphore, mais pour la comprendre.Bref, l’image de Maurois me» en conflit i» logique réflexe et l’impression.Le grand écrivain a préféré (inconsciemment sans doute) sacrifier la première à la seconde: de deux maux i! a choisi le moin- dfL Carmélite de François Coppée (suite à U page 2) Lettre d'Eurdpe En attendant, peut-être en vain, le Locarno*no 2 Le nouveau statut de la Belgique — Son indépendance diplomatique — Accentuation de l'entente franco-anglaise — L'autre front Le 11 mai 1937.Plusieurs événements diplomatiques, tous importants mais d’importance inégale, se sont produits récemment an milieu de la confusion où se débat l’Europe.Le plus important de tous a été la déclaration franco-anglaise du 24 avril, libérant, la Belgique de ses obligations locarniennes.Les autres ont consisté dans la réunion, à Belgrade, du conseil permanent de ta Petite-Entente, dans des rencontres ou des discours d’hommes d’F'tat.De ces événements, c’est le plus important qui a été en même temps le plus réel.C’est pourquoi c’est de lui qu’il sera d’abord parlé Ici, sans qu’il soit tenu compte de l’ordre chronologique.En ce qui concerne les autres, je répéterai ce que j’ai déjà dit sur la combinaison de la diplomatie secrète d’autrefois et de la diplomatie ouverte d’aujourd’hui.On ne sait, sauf en ce qui concerne les discours publics, qu’une partie de la vérité.Les "communiqués" officieux sont agrémentés d’“indiscré-tions” voulues et plus ou moins authentiques.Mais ce qui s’est passé à huis clos, et qu’on ignore, est souvent ce qu’il y a de plus impor-lant.Une conséquence de cette méthode, qui laisse planer i’incertitu-de sur beaucoup de choses, c’est que, selon les tendances qu’on représente ou le pays auquel on appartient, on apprécie les événements assez différemment.C’est ce qui n’a pas manqué de se produire en ce qui concerne ceux dont il est question ici.¥ * # La déclaration franco-anglaise du 24 avril a été l’aboutissement d’une action diplomatique dont le début avait été le discours que le roi des Belges Léopold III avait prononcé, le 14 octobre, au conseil des ministres, et qui, rendu public, avait créé une vive sensation.Le roi avait demandé, en somme, que la Belgique fût libérée des obligations que lui imposait le pacte de Locarno de 1925, et que, de même que 1rs Pays-Bas, plie recouvrât sa complète indépendance diplomatique pour pouvoir faire une politique “exclusivement belge”.En vertu du pacte de Locarno, la France, l’Allemagne et la Belgique s’étalent assuré le respect de leurs frontières réciproques, sous la garantie de l’Angleterre et de l’Italie.Si donc l’une de ces trois puissances, France, Allemagne et Belgique, avait été attaquée par l’une des deux autres, elle aurait dû être défendue par l’autre, et, en outre, par l’Angleterre et l’Italie.C’était la théorie.La Belgique pouvait donc, en théorie, être appelée à défendre aussi bien la France contre l’Allemagne, que l’Allemagne contre la France.De son côté, elle pouvait, toujours en théorie, être défendue par les trois autres puissances locarniennes, soit contre l'Allemagne, soit contre la France.Pratiquement, en 1925, la situation semblait se présenter d’une manière plus simple.Pour la plupart des Belges, 11 ne pourrait s’agir, éventuellement, que de défendre la France contre l’Allemagne.(Comme l'Allemagne élait désarmée et que la France restait armée une agression allemande contre la France paraissait peu vraisemblable.Comme, d'autre part, on espérait encore voir se réaliser le désarmement général, Locarno ne paraissait pas imposer à la Belgique des obligations très dangereuses.Aux initiés, la situation paraissait un peu plus complexe.L’occupation, assez brève, de Francfort par la France, et celle, pins prolongée, de la Ruhr, avaient fait craindre à l’Allemagne que la France ne voulût l’achever avant qu'elle ne se relevât.Celte crainte était partagée par l’Angleterre et l’Ilalie, qui ne désiraient pas que la France devint trop prépondérante sur le continent.C’est pourquoi c'esl l’Allemagne qui suggéra Locarno, encouragée par l’Angleterre et par l’Italie.Ce qui n’apparaissait à la plupart des Belges que comme une éventualité théorique, et monstrueuse devait apparaître aux gouvernants belges comme une éventualité possible: Loearno pouvait obliger la Belgique à prendre les armes contre la France pour défendre l’Allemagne! C'est ce que M, Spaak ministre belge des Affaires étrangères, f fait remarquer dans un tout récent discours dont il sera parlé plus loin.Depuis 1925, la situation s'était considérablement modifiée.L’Allemagne s'était réarmée, puis elle avait réoccupé militairement la Rhénanie.D’autre part, la France avait conclu avec les Soviets une alliance qui créait pour elle d’autres risques de guerre que ceux qui pouvaient exister en 1925.La Belgique était donc plus exposée à être impliquée dans une guerre en tre ses deux puissants voisins, l'un et l’autre armés au point que l’issue de cette guerre pouvait désormais paraître douteuse.D’autre part, ce qui s’était passé en 1914 fournissait à ta Belgique la certitude que, si l’Allemagne voulait de nouveau utiliser son territoire comme base d’opérations contre la France, elle serait automatiquement défendue par la France et par l’Angleterre.Elle avait donc intérêt, si elle ne voulait s’inspirer que de r“égo!s-me saeré”, à se faire délier de scs obligations envers autrui, tout en obtenant qu’autrui maintint ses propres obligations à son égard.D'une manière moins réaliste que cela vient d’être dit, c’est cette situation nouvelle que le roi Léopold avait expliquée dans son discours du 14 octobre, en indiquant les conséquences qui devaient en résulter pour la Belgique.Il s’agissait donc pour elle d’être libérée des obligations que lui imposaient, d’une part, le pacte de Loearno de 1925, d’autre part l’accord de Londres du 19 mars 1936.Cet accord, conclu après la réoccupation, le 7 mars, de la Rhénanie’ par l’AUfmagne, avait maintenu les obligations de Loearno entre la France.l’Angleterre et la Belgique, - l’Italie n’en était plus, mais à titre provisoire seulement, en attendant la conclusion de ce Loearno No 2, dont on parle toujours, mais sans le voir venir.C’est parce que ce provisoire menaçait de s’éterniser que la Belgique a voulu en sortir en provoquant l'acte franco-anglais du 24 avril, ÿ « * Par cet acte, les gouvernements français et anglais, tenant compte, notamment, “des délais que peu- (Suite à la page 2) Le carnet du grincheux Pour sanctionner les loi* le roi d’Angleterre emploie cette formule: "Le roi remercie se* bons sujet*, eccepte leur bénévolence et ainsi le veult." (Cité par Maurois.Histoire d’Angleterre).Seule l’ignorehce des Orangistes les préserve de dénoncer le souverain.* 4 * Il y eurait moins de tou» de per le monde, s’il n’y aveit des gens plus tous qu'eux pour se repeitre du récit de leurs fohes, sur lesquelles des journalistes cyniques battent monnaie.* * A Lu dans un journal parisien: "La direction des dentifrices Odol informa le public que peur répondre au détir des auditeurs de T.S.F.de ne plus être importunés, elle supprime toute publicité per la radio." Décidément, tirons notre chapeau! Vendeurs et clients sont plus intelligents là qu’ici.* ?* Lindbergh, selon l’un de ses amis, a raté sa vocation.Il te proposait, à son retour d'Aménque, de gagner sa vie en faisant faire des envolées dans son fa maux Spirit of Saint-Louis.Il a une situation sociale meilleure, mais cela, hélas! lui a coûté le plus douloureux calvaire que l'on puisse feire gravir à un père.* ?On se demande comment la Rreete a’y prendra pour conserver un poste de 5000 watts quand Radio-Etat décrète qu'il n’y en aura pas, pour le particulier, de plus de mille watts.Elle y parviendra tout de même, vous le verrez, puisqu'elle contrôle déjà trois longueurs d'onde, quand il y a de ce côté le plus complète disette.Le Grincheux Pos de journal lundi Lundi, 24 moi, fête de Dollard, le "Devoir" ne paraîtra pas.Nos bureaux et nos ateliers resteront fermés toute la journée.T 2 LB PEVOIK, MONTBIAL» SAMEDI 22 MAI 1937 VOLUME XXVIII — No 117 Lettre d'Europe (suite de U première Mge) vent comporter encore U nf«ocia-»ion et la conclusion de l’acte général destiné à se substituer au traité de Locarno", délient la Belgique de “toute obligation résultant pour elle à leur égard soit du traité de Locarno, soit des arrangements intervenus à Londres le 19 mar» 1936”.D’autre part, la France et l'Angleterre “maintiennent à l’égard de la Belgique les engagements d’assistance qu’elles ont pris envers elle par ces mêmes acles”.Autrement dit.la Belgique reste puissance “garantie”, mais elle cesse d’être puissance “garante La France et l’Angleterre mettent cependant des conditions à cette concession.La Belgique s engage à défendre ses frontières avec toutes ses forces contre toute agression ou invasion et à empêcher que son territoire ne soit utilisé, en vue d’une agression contre un autre Etat, comme passage ou «orame base d’opérations.Elle devra, a cet effet, organiser sa défense d’une manière efficace.D’autre part, — ceci est fort important, — la Belgique renouvelle l’assurance de sa fidélité au Pacte de la Société des Nations et aux obligations qu'il comporte pour ses membres.Cette dernière clause pourrait atténuer pour la Belgique les avantages résultant pour elle de la renonciation franco-anglaise.Sans cette clause, la Belgique serait sûre de ne jamais être obligée de prendre part, contre son gré, à une guerre entre ses voisins.Mais le Pacte, qu’elle s’engage à observer comme membre de la Société, contient le fameux article 16 relatif aux sanctions, militaires et économiques, et au droit de passage que la Société peut inviter ses membres à accorder aux forces militaires d’autres Etats-membres en vue d’une “action commune’’ résultant des décisions de la Société.En vertu de cet article, la Belgique pourrait donc être invitée à accorder le droit de passage à des forces françaises ou anglaises destinées à opérer contre l’Allemagne.Or, en pareil cas, il est certain que l’Allemagne porterait la guerre en territoire belge.De cette manière, la Belgique se trouverait impliquée dans une guerre par le seul fait qu’elle serait membre de la Société.Cette question a été traitée par M.Spaak, ministre belge des Affaires étrangères, dans le discours qu’il a prononcé à la Chambre, le 29 avril, sur le nouveau statut international de la Belgique.Il a constaté que l’article 16 était suffisamment imprécis pour que le gouvernement belge eût cru pouvoir demander à la Société des Nations de l’interpréter.En attendant cette interprétation, lui-même a donné cette opinion personnelle: le consentement de la Belgique serait nécessaire pour que le droit de passage par son territoire fût accordé; d autre part, il faudrait que ses voisins prissent part à une action commune éventuelle.Il n’a pas dit ‘tous’’ ses voisins.11 sous-entendait sans doute la France et l’Angleterre, quoique l’Angleterre ne soit pas la voisine de la Belgique, puisqu’elle en est séparée par la mer.Comme il n’est pas certain que la Société des Nations adopte l’opinion personnelle de M.Spaak, la situation reste encore nn peu imprécise en ce qui concerne ce que serait le rôle de la Belgique dans une nouvelle guerre européenne.En ce qui concerné la France, la situation, dans Je cas d’une nouvelle guerre, serait moins avanta- geuse pour elle, — à moins que la | Belgique ne fût entraînée dans cette guerre par l’article 16.En vertu * du pacte de Locarno, la France j pouvait compter sur la Belgique I dans le cas d’une agression non provoquée de la part de l’Allemagne.Désormais, il n’en serait plus nécessairement ainsi.Dans son discours du 29 avril, M.Spaak a fait allusion À la question flamande, que le roi avait aussi traitée dans son discours du 14 octobre.Les Flamands, peu portés i vers la France, étaient hostiles au système de Locarno qu’ils esti-[ niaient lui être trop favorable.L’existence de ce système était : donc un obstacle à la réconciliation des deux éléments ethniques I dont se compose le peuple belge.! Faire disparaître cet obstacle était ' donc un des buts poursuivis par la nouvelle politique.Mais ce but n’a pas été complètement atteint, car des Wallons, plus favorables è la France, regrettent Locarno.* * * Le paragraphe 5 de la déclaration franco-anglaise du 24 avril est ainsi conçu: “Le gouvernement de la République et le gouvernement du Royaume-Uni sont convenus que la libération de la Belgique de ses obligations, ainsi qu’il est prévu au paragraphe 4 ci-dessus, ne touche en rien les engagements existant entre la France et le Royaume-Uni”.C’est l’affirmation de la oersls-tance de l’entente franco-anglaise et de la collaboration des deux gouvernements.Cette collaboration devient même plus intime et plus accentuée.C’est un des traits essentiels de la situation internationale actuelle.M.Yvon Delbos, ministre français des Affaires étrangères, parlant à Carcassonne, a dit que l’amitié franco-britannique était le “meilleur bouclier”, non seulement pour les deux pays, mais aussi pour la paix générale.M.Deladier, ministre de la Guerre, a parlé dans le même sens en Angleterre, où il était allé assister à une cérémonie franco-britannique.C’est le même esprit qui a présidé à la réception, par le président de la République, du nouvel ambassadeur du Royaume-Uni en France, sir Eric Phipps.Les discours échangés à cette occasion ont été empreints d’une cordialité toute particulière.* * * En face de cette entente franco-anglaise se dresse, s’affirme et se précise l’entente germano-italienne, ce qu'on appelle couramment l’axe BerlinHRome.La visite que vient de faire à Rome le baron von Neurath, ministre des Affaires étrangères du Reich, a été très caractéristique à cet égard.Les toasts échangés, les communiqués publiés ne l’ont cédé en rien aux manifestations de l’entente franco-anglaise.Un “parallélisme” absolu a été proclamé entre la politique des deux gouvernements.Le bruit avait même couru, mais n’a pas été confirmé, qu’une alliance formelle avait été conclue entre les deux gouvernements.f,e “gentlemen’s agreement”, qui avait été conclu, en janvier dernier, entre ITtalie et l’Angleterre, NECROLOGIE Avis de décès CARRIERE.— A Montéal, le 21 mai 1.137, est décédé à 52 ans et 9 mois, Joseph-Edmond Carrière, époux de Mignonne Provost.Funé-rnilles le 24 courant.Le convoi Vceo re (*e sa demeure, no 4668.rue Marquette, à 8 h.15, pour se rendre a l’église Saint-Stanislas de Kostka où le service sera célébré à 8 heures 30.Et de là au cimetière de l’Est, lieu de sépulture.1 arents et amis sont priés d y assister sans autre invitation.DEROME.— A l’Hôtel-Dieu, le 21 mai 1937, décédé à 70 ans, l'ab-be Albert Derome, ancien curé de Huntingdon.La dépouille est exposée à la procure de l’hôpital, et sera transport dimanche à 2 heures 'à Saint-Ghrysostorne où les funérailles auront lieu lundi matin à 10 heures, heure solaire.BARRETTE.— Bernadette Blon-din, veuve du Dr Pierre Barrette, décédée le 21 mai 1937.Funérailles le 24 mai.Le convoi funèbre partira de sa demeure, 4331 St-Denis, à 8 heures 45, pour se rendre à l’église St-Jean-Baptiste, et de là au cl-1 metîère de la Côte-des-Neiges.Prié- ! re de ne pas envoyer de fleurs.VILLENEUVE "^“ÂTlontréalT’le! 20 niai 193/, a 1 âge de 77 ans, es décédée Mme veuve Alfred Villencu ve.née Barbeau (Odile).Les funé railles auront lieu lundi, le 24 #ui rant.Le convoi funèbre partira d.sa demeuré, no 1664.rue Sherb#>o ke est, à 8 lires, pour se rendre i l’église du Saoré-Loeur, où le servi ce sera célébré à 8 tires 30.de lè au cimetière de la Côte-des-Neiges lieu de la sépulture.Parents et ami?sont priés d’y assister sans autre invitation.rél.WEUlncton 1145 BARRETTE — BAmadett* Blondln, veuve du Dr Pierre Barrette.dêcédAe.BENARD — A l'hôpital Notre-Dame, le 21, & 26 an*.Mme Adrien Bénard, née Malenfant, Jeanne BA8ILIERES — A l'hôpital St-Luc, à Montréal, le 19, à 84 ana.Mme veuve Pla-vlen Basllléres, née Sénécal, Corinne.BEAUDIN — A Bordeaux, Montréal, le 20.à 88 ans.Mme veuve Alfred Beaudtn, née Roblllard.Emma.BELANGER — A Montréal, le 20, à 88 an*, Mlle Bophranle Bélanger, fille de Trefflé Bélanger et de feu Bophranle Champagne.BERNIER — A Montréal, le 21, k 25 an*.Irène Femler, fille d'Auguate Bernier, et d'Eugénie Journault.BOISSEAU — A Montréal, le 19, à 30 ans.Paul-Emile Boisseau, fil» de Vital Boisseau et d Eliza Gérard BOMBARDIER — A l'hôpital St-Joaeph, Lachlne, A 19 ans, Reml Bombardier, fila de Dieudonné Bombardier.CARRIHRE — A Montréal, le 21.à 52 ans, Joseph-Edouard Carrière, époux de Mignonne Provost.CONTANT — A Montréal, le 20, à 84 ana, Doslthé Contant, époux d'Ida Anctll.DEROME A 1 Hôtel-Dieu, le 21.K 70 ans, l'abbé Albert Derome, ancien curé de Huntingdon.DIONNE — A St-Jérôme.le 19, A 87 an», Odlla Dlonne, soeur de M l'abbé Charles Dlonne.DOYON — A Montréal, le 19.à 68 an».J.-Philippe Doyon.époux d'AUda Boucher.EMOND — A Montréal, le 20.A 89 an».Mme veuve Narcisse Emond, née Grenier.Georglanna.EMOND — A Montréal, le 20.A 2 mol», Rolande.GAREAU — A Montréal, le 21, à 29 an».MU» Juliette Oareau, fille de feu Joe.Gareau, et d'Eugénie Dorlon.GAUDRY —- A Montréal, le 21, A 84 ans, Alblna Labranohe.épouse de Wilfrid Gau-dry, et fille de feu le notaire Olivier La-branche.GIRARD — A Montréal, à 62 an».Mme Joseph Girard, née Agnès Bemler.GOUGEON — A Montréal, le 20.A 74 ans, Joseph Gougeon.époux de Maria Hur-tublae.JACQUES — A Verehèrea.le 19, M.Victor Jacques, époux de Donna Duhamel.LANTHIER — A Montréal, le 19.A 80 ans.Agnès Lanthler.fille de feu Jules Lanthler et de feu Rose Duquette LAPOINTE — A Montréal, le 19.A 29 ans.Emélla.fille de Charles Lapointe et de feu Agnès Jansen LEFEBVRE —- A Montréal, le 20.A 79 ans, Mme veuve Pierre Lefebvre, née Her-meltne Pleotte.LESPERANCE — A Montréal, le 20, A 73 an».Mme veuve Félix Leapérane», née Délia Raclcot.PAIEMENT A Montréal, le 19.A 78 ans, Urgel Paiement, autrefois de ITle Blzard.SCHETAONE — A Montréal, le 21.A 67 ans, Mme Agna Lauzon.épouse de feu J.-N Schetagne.THERIEN A l'hôpital St-Jean-de- Dleu.A Montréal.A 65 an».J.-Henri Thé-rien.époux de feu Clorlnthe Gravel, en premières noces et d'Emma Té trahit.THIBODEAU — A Bt-Jean.le 20.A 66 ans.Mme Alexandre Thibodeau, née Fortin Clodte.VEILLETTE — A Montréal, le 20, A 23 an» Marte-Roae Charland, épouse d'Octa-ve VelUette.VILLENEUVE — A Montréal, le JW.à 77 ans.Mme veuve Alfred Villeneuve, née Odile Barbeau.Siège 8(trial: 1630 NOTIU-DAMB OUEST rte semble pas produire de grands effets.L’interdiction des journaux anglais en Italie, le rappel des correspondants italiens d’Angleterre, l’aibsence de l’ambassadeur britannique à la célébration du premier anniversaire de la fondation de l'Empire italien, tout cela atteste une situation assez tendue entre les deux pays.Cette fraternisation germano-italienne avait été précédée d’une entrevue, à Venise, entre M.Mussolini et le chancelier autrichien von Schuschnigg.Malgré le communiqué puiblié, on a tenu pour certain que cette entrevue avait été assez froide.M.Mussolini n’aurait plus pris position contre VAnschluss avec la même énergie qu’autrefois.D’autre part, il se serait opposé à ce que l’Autriche cherchât un point d’appui du côté de la Tchécoslovaquie.En résumé, l’impression va s’accentuant que l’Italie abandonne à l'Allemagne la région du Danube, en échange de quoi* l’Allemagne abandonnerait à l’Italie les Balkans et la Méditerranée.Dans cette mer.TItalie deviendrait donc la rivale de l’Angleterre et de la France En ce qui concerne la Petite-Entente.dont le cooiseil permanent s’est réuni à Belgrade, on parle couramment de la “crise” qu’elle traverserait.Par son accord avec la Bulgarie, puis avec TItalie, la Yougoslavie semble s’être un peu éman-ch>ée de la Roumanie et de la Tchécoslovaquie.D’autre part, on parle d’un accord possible entre elle et la Hongrie, alors que la Petite-Entente s’était constituée surtout contre ce pays.Le voyage à Bucarest du colonel Beck, ministre polonais des Affaires étrangères, celui de M.Bénès, président de la Tchécoslovaquie, à Belgrade, celui de M.Miklas, président de l’Autriche à Budapest, celui, projeté, du roi d'Italie dans cette même capitale, tout ce branle-bas semble trahir un malaise diplomatique assez général.G’est dire que les chances d’aboutissement du Locarno no 2 semblent être assez compromises.On négocie toujours, mais on piétine sur place.Deux conceptions opposées paraissent s’affronter.Les Germano-Italiens voudraient un pacte occidental, à l’exclusion des Soviets et sans référence à la Société des Nations.Les Franco-Anglais et leurs clients n’admettraient pas ces bases.En attendant, les deux blocs rivaux s’affrontent, plus ou moins directement, en Espagne.Pourvu qu’ils ne s’affrontent jamais ailleurs, plus directement.Alcide EBRAY La vie française Chez nos frères de l'extérieur * Bribes de grammaire (Salie de la premiere pape) offre un exemple du juste emploi de la même figure: Dana la artrlete balança, au dernier —.Dugament, Tu crois qu U aufflra peut-être seulement.Pour voir se relever le plateau des _ .[scandales.Du poids de tea cheveux répandus aur [les dalles Ici, l’Imagination volt le péché, ou plutôt le pécheur, se relever en même temps que le plateau de la “stricte balance”, grâce au sacri-fiae déposé dans l’autre plateau par la religieuse.La métaphore est juste, parce que sés deux termes suivent la même courbe.* * •» Dans le même ouvrage de Maurois, le même lecteur flaire un anglicisme.Voici la phrase: “Des lois protectrices sur les blés étaient rendues par le peuple des villes responsables de la vie chère”.Encore une fols, je n’ai pas vérifié le texte, mais il devrait enchâsser par le peuple des villes entre deux virgules.De plus, la tournure passive de la phrase évoque la lourdeur anglo-saxonne.Tout cela pour placer lois protectrices en évidence?.Quant à responsable, c’est bien par anglicisme qu’il reçoit pour sujet un nom de chose: lois.El cet anglicisme, que j’allais dénoncer chez nous, j'hésite maintenant à le qualifier vulgaire.Maurois le lance-t-il délibérément; Ta-t-il laissé échapper par distraction?Cette dernière hypothèse semble fort plausible, si Ti l’auteur on songe que La Compagnie d'Assurance Funéraire URGEL UCUCGIE.LIMITEE Incorporée par Lettres Patentes de la Province de Québec au capital de 8159.000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi des assurance*, sanctionnée par le Parlement d* Québec le 22 décembre 1916.Dépôt de 125.000.00 au Gouvernement — Salons mortuaire» A la dlspoaltlon du publia SERVICE JOUR ET NUIT.GEO.VANDELAC Fondée en 18W Directeurs de funérailles SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE Limité* 120 me Rachel 1st, Montréal TM.Rllalr MM l’auteur de VHtstoire d’Angleterre et d'Edouard VII pratique l’anglais plus qu’écrivain de France.Le bilinguisme impose de telles rançons., Responsable qualifiant une chose forme en français une métaphore qui ne blesse en rien le génie de la langue, puisque nous avons déjà: rue passante, spectacle payant, etc.Tl reste toutefois que la métaphore vient de l’anglais, qui pourrait nous en Imposer des centaines de ta même qualité.Evitons donc de l’employer en attendant la décision de \ Office de ta Langue française, que vient de fonder Ferdinand Bruno! conjointement avec Paul Valéry, et qui rendra sans doute plus de services que l'Académie française, sauf respect.* * * Un Journal de chez nous affiche un illogisme plus grave que celui de Maurois, parce qu’il relève de la syntaxe et non pas de la littérature.Il a fallu moins de neuf minutes au lutteur X pour avoir raison du lutteur Y., écrit ce journal.La contradiction entre II a fallu et moins de est évidente.// a fallu comporte un sens augmentatif, il rejette un accent d'insistance sur le complément, au Heu que moins de joue le rôle d’un diminutif.L’auteur voulait probablement dire: “Il a suffi de neuf minutes tout au plus.** * ¥ * Plusieurs ont acquis une influence et un prestige, oui n'ont pas de fortune.Ce type de phrase se retrouve à tout bout de champ.Au point de vue syntaxique, influence et prestige restent en l’air, c’est-à-dire qu’ils postulent un déterminatif.Cur un, en fonction d’indéfini, ne suffit pas à déterminer; il faut au moins l’appuyer d’un qualificatif de sens déterminant: une grande Influence, nn puissant prestige satisferaient l’esprit.La faute vous parait grossière?La voici sous la plume d’un excellent écrivain: Sans un éclat.M.X.a accompli celle oeuvre importante.11 suffit de supprimer un pour soulager la phrase."Pourtant, on peut fort bien écrire: Sans un mot, M.X.a accompli son travail", s’écrie, triomphant, Le Lien François De VIndipendant de Woonsocket, numéro du 14 mal: A une réunion de membres de nombreux groupements franco-américains de la Nouvelle-Angleterre tenue hier à l’hôtel Touraine, Boston, une question fort Intéressante fut développée au cours d’une longue discussion.M.Gabriel Rémond, grand, athlé tique, blond, souriant, jeune homme de lettres de Paris, parla de l’établissement des relations nouvel les entre la France et les Franco-Américains.II existe déjà, dlt-H, au sein de l’Alliance Française à Paris, et en même temps au Comité France-Amérique, ce qu’on appelle le Lien Français, petit comité dont chacun des membres se spécialise dans l’étude de la vie française chez un groupe particulier, à l’étranger.Ce comité se compose de M.Ftrmin Roz, membre de l’Institut, le comte Robert de Caix, a»taché aux Affaires étrangères, et M.Emile Lau-vrière, professeur honoraire au collège Louls-le-Grand, M.Rémond est secrétaire du Lien.Il s’agit à présent de donner au Lien un point de contact chez les Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre.Ce point de contact transmettrait au Lien, à Paris, les renseignements sur les activités chez les Franco-Américains, de telle sorte que les membres du comité en France puissent ensuite diffuser ces renseignements en France et ainsi faire rtiieux connaître les Franco-Américains là-bas.En retour, le Lien français serait heureux de rendre tous les services possibles dans un domaine qui serait à déterminer.M.Rémond parla particulièrement d’un rendez-vous à Paris, à tous les ans, d’un représentant de chaque groupe, tels que les Acadiens, les Canadiens de l’Ouest, les Franco-Américains, les Louisianaîs, et sans doute aussi des groupes de race française des Antilles, d’Amé-riqne du Sud, d’Asie et d’Afrique.Celui qui serait choisi pour représenter les Franco-Américains à Paris pourrait préciser là-bas les renseignements déjà donnés sur nos activités.Ensuite au retour il pourrait expliquer ce qui se fait ailleurs, et au Lien même à Paris.Bref, M.Rémond déclara qu’un petit groupe de Français de Paris s’intéressaient à nous au point de nous mieux faire connaître en France.Ce groupe cherche un correspondant chez les Franco-Américains.Ce correspondant n’a pas été choisi, mais on a suggéré qu’un petit comité sérieux soit choisi pour faire le travail de recherches et de compilation des nouvelles et des études faites sur le compte des Franco-Américains ici en Amérique, pour ensuite transmettre ces renseignements là-bas.Ce comité serait ensuite invité par le Lien Français à soumettre une liste de suggestions.Comme le disait M.Rémond, hier soir: “Dites-nous de quelle façon vous voulez que nous vous aidions”.L’idée du Lien Français a été accueillie avec bonheur par le groupe réuni hier, mais il s’agissait de trouver le moyen de constituer le comité franco-américain ii>.,de!oSon^rts do l’Opéra de \ienno.Qui sait, dit M.Cari Flesch.s il naurait pas décroché le pre-|ir ?’ •si le, Rouvernement mi-1 nchien lui avait donné un congé de deux mois pour s’y préparer.Frédéric PELLETIER La Manécanterie d'Hochelaga ihiliale de la Manécanterie de Paris) Programme du concert du 25 mai a la salle du Plateau: i- .Vos qui tutnus in hoc mundo, Orlando de Lassus; Noël de Sabo-ly, Paul Berliner; O Toi dont l’â •"e tendre (extrait de Im Mort du (christ), G.H.Graun; O Sainte (Àroixb Xin£enL dTndy; Exultate Deo, G.P.Da Palestrina.Il—Derniers jours de l’automne, Félix Mendelssohn; Cadet Roussel-le, Vincent d’indy; Chanson du meunier, Georges Renard; Dedans Pi cour du Roi, Carlo Boiler i Le Au Festival Bqch-Ve-di Mlle Hilda Burke, jeune el brij-i laid soprano de l’opéra Metropoli-| tan de New-York, ciaquit à Baltimo-re, où elle fit ses premières études I musicales sous la direction de Geor-I ge Castel le.Dès 1924, Mlle Burke réimportait ses premiers lauriers Classée première par le Municipal Civic Opera Contest, elle débutait celte même | année dans le rôle de Santuzza de Cavalleria Husticaiw avec la compagnie d’opéra De Feo.En 1928 proclamée a l’unanimité gagnante d’un cours organisé par la ville de Baltimore, elle fut invitée à chanter avec l’orchestre Symphonique de la ville.L’année suivante, ayant remporté une bourse de l’école de musique Juilliard, elle parlai! pour Dresde où elle éludia un an.Vers 1928, elle débuta à l’opéra de Chicago dans le rôle d’Aïda où elle remporta un succès bien mérité.Suivit une Iriomohale tournée en Belgique où elle interpréta, à l’opéra de Liège', les rôles d’Aida et de Madame Butterfly.Les critiques d’art de tous les pays sont unanimes à louanger la fraîcheur, Ja pureté de sa voix, et l’intelligence avec laquelle elle interprète ses rôles.Continuant son ascension, Mile Burke entre en 1936 au Metropolian où chacun des rôles qu'elle interprète, lui vaut de la part du m] biic de triomphantes ovations.Cette grande artiste n’est pas une inconnue à Montréal.Le grand succès qu’elle remporta à la salle du Plaleau ie 19 février dernier, incita les Concerts Symphoniques de Montréal, à l’inviter à Saint Laurent, où elle chantera dans la Messe en Si Mineur de Bach le 8 juin et le 10 juin dans le Heguiejn de Verdi.Soirée d'hygiène récréative Gazette artistique .23 mai.— Palestre Nationale.—¦ I La troupe de Radio-Petit-Monde, dirigée par Mme Jean-Louis Aude», idans un grand spectacle varié de fin de saison.Saynètes, récitations, chant, musique, danse, etc.4* 3* 23 mai.— Salle Saint-Sutpice.— Soutenance de la thèse de M.Charles Goulet, pour le doctorat en musique.— (A 3 h.p.m.) * * * 25 mai.—- Auditorium du Plateau.— Concert annuel de la Manécanterie des Petits Chanteurs A la Croix de Bois, d’Hochelaga.^ 26 mai.— Ritz Carlton.— (26, 27, 28, 29 mai, 3, 4 e( 5 juin).Le Montreal Repertorv Theatre, dirigé i par Mme Martha Allan, dans: "Ail at Sea", revue du printemps.* Ÿ Ÿ 30 mai.— Palestre Nationale.— Le Théâtre des Petits, dirigé par Mlle Camille Bernard.Spectacle d’enfants et d’oiseaux.* * * 3 Juin.— Palestre Nationale.— Récital-spectacle de fin d’année des élèves du cours de diction de Mlle Marguerite Tremblav.* * Ÿ 5 Juin.— Auditorium du Plateau.- Huitième et dernière matinée d’initiation à la musique symphonique.sous ia direction de M.Wilfrid Pelletier.Attribution des Prix de l’Association des Concerts Symphoniques, des Prix Archambault et Paul-Baby.8 et 10 juin.— Chapelle du Collège Saint-Laure ni, — Le Festival de Musique de Montréal, sous les auspices de l’Association des Concerts Symphoniques.LE CONGRES DENTAIRE L« vie de Pie XI Les articles de “Les anciens diplômés de la Faculté dentaire de l’Université de Montréal ont toujours tenu $ transformer en assises scientifiques leur réunion annuelle.Cette année, l’Association veut faire plus en instituant une soirée d’hygiène récréative et offerte gratuitement au public.” C’est ce qu'a déclaré le Dr Denis Forest, président de l’Association el du congrès qui aura lieu les 27, 28 et 29 du courant, à la Faculté dentaire.La soirée d’hygiène sera donnée à l'Auditorium du Plateau en présence d'un délégué du premier ministre de ia province et d’un représentant de l’hôtel de ville.Le programme comprendra un film instructif et amusant sur l’hygiène dentaire, des saynètes sur le même sujet par un groupe d’interprèles de Radio-Petit-Mouide.La partie musicale a été confiée à l’Orchestre Bleu et Or.Encore une fois, l’admission sera gratuite.“lin nombre imposant de communications et de cliniques rempliront les quatre séances d'études du congrès, le jeudi après-midi, 27 mai, les deux du vendredi et ceüe du samedi matin, 29 mai.“Nous sommes fiers du travail de recherches qui s’accomplit chez les nôtres, a ajouté le Dr Forest, et nous croyons sincèrement que les séances du congrès pourront être suivies avec grand avantage par lous les dentistes de langue française de l’Amérique du Nord.Déjà un important contingent de dentistes de la Nouvelle-Angleterre a annoncé sa participation au troisième congrès dentaire qui coïncide avec le diner des anciens diplômés de l'Université, à l’immeuble de la montagne, le jeudi soir 27 mai.” Radio-Petït-Monde à la Palestre Revue du "Montreal Repertory Theatre au Ritz // Mercredi soir, à 8 h.30, au Rttz-Carlton, le Montreal Repertory Theatre présentera une revue d'actualités intitulée “Out to the Sea”, dans laquelle Interpréteront des rôles, vingt-cinq comédiens.Cette revue, qui sera présentée avec luxe et où on trouvera un grand soin de la mise en scène, est bilingue.Elle contient, parmi nombre d’autres sketches en anglais, deux saynètes françaises.L’une est intitulée “Le coin émotionnel” et met en vedette Paul Charbon neau, M.I.avi-gne, Henriette Gauthier, Mia Rid-dez, etc.L’autre s’inspire des relations belgo-canadiennes et a pour vedettes Olivette Thibault et Jane Coty.Olivette Thibault dans la revue a des rôles importants.Pour la première fois peut-être, notre petite artiste jouera en anglais.11 y aura des reprises, au Ritz, les 27, 28, 29 mai et les 2, 3, 4 el 5 du mois de juin.La troupe Radio-Petlt-Monde, dl rlgée par Mme Jean-Louis Audet, qui depuis quelques années, a accompli de véritables tours de force, en mettant sur la scène des groupes d’enfants dans des spectacles remarquables, va donner sa représentation de fin de saison le dimanche après-midi, 23 mai.à deux heures quinze, à la Palestre Nationale.Le Petit-Monde a choisi dans son Prix Paul-Baby Mardi le 25 mal est le dernier jour pour s’inscrire au Prix Paul-Baby.Ce prix, comme il a déjà été annoncé dans les journaux, et par M.Wilfrid Pelletier aux deux dernières matinées, consiste en une année d’éducation musicale jusqu’à concurrence d’un coût de $100 pour un enfant de 4 à 9 ans qui à la suite d’épreuves jugées satisfaisantes par un jury, montrera les meilleures dispositions musicales.On s’inscrit pour ce Prix au bureau des Concerts Symphoniques de Montréal, chambre 23, hôtel Windsor, LA.6037.Le Théâtre des Petits Le dernier spectacle du Théâtre des Petits sera magnifique.Tous les personnages transformés en oiseaux nous transporteront sur leurs ailes au pinacle de l’arl même.Le Tribunal des Oiseaux ainsi que le | Dîner de Saint François, mystère en un tableau, seront joués pour la première fois à Montréal.Les 01- .; seaux de Gouget.comédie déli- répertoire un de ses mejlleurs suc- cieuse sera ise avec une dis.cès.le conte par excellence pour tribu,ion de )0”t premier choix.amuser les petits, el même les grands.Les deux grands loaps noirs el les ,1 petits cachons roses, qui sera donné dans des décors d'une haute fantaisie.Un court sketch inédit: Le vieux Roi et les X jeunes Tambours, une exquise chanson mimée par les tontes-petites: Gros Colas et les 10 filles à marier, la Danse du soldat et de la poupée par les deux soeurettes Arlette et Jacqueline Desforges, et une imitation remarquable de Shirley par la jolie Arlette complètent ce programme de luxe.Décors, costumes seront comme d’habitude somptueux.Le spectacle ne commencera qu’à 2 h.30.—• La procession de la Fête-Dieu fait que personne n’aurait le temps d’être là pour 2 heures.Vu les rirconstanees, le spectacle aura peut-être lieu sans interruption.Outre les comédies, on compte 15 autres petits numéros au programme.La matinée se terminera par la distribution des prix.Une lettre de S.E.le cardinal Verdier à l'auteur, Mgr Fontenelle S.E.le cardinal Verdier a adressé à Mgr Fontenelle.l’auteur de la très récente vie de Pie XI (90 sous, franco, au Service de Librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame est, Montréal), la lettre suivante: Paris, 12 février 1937 Cher Monseigneur, Je vous remercie de m’avoir communiqué les bonnes feuilles de votre beau livre sur Sa Sainteté Pie XL Le thème de votre ouvrage était certes très tentant.Il est difficile d imaginer une vie plus pleine, plus féconde, plus grande que celle du Pape qui préside à cette heure aux destinées de l’Eglise.Rien de plus suggestif que les titres de vos vingt chapitres.Chacun d’eux évoque un champ d’action à portée mondiale et dans lequel Pie XI a jeté les semences TINERAIRE EUROPEEN L.#% i'll IWKE9^|ME DELViIWUE BRUXELLES: L'élégante capitale et grande ville commerciale OSTENDE: La "Reine des Plages" avec son immensité de tabla BRUGES: La "Venise du Nord", avec ses canaux silencieux LOUVAIN: La célèbre ville universitaire MALINES: Avec ses concerts de carillon L'ARDENNE: Et ses curieuses grottes du Han LA PLUPART DE NOS VOYACBS ORGANISES A L’OCCASION DI L’EXPOSITION DE PARIS COMPRENNENT UN SljOUR IN BELGIQUE.Edifice University Tower YOYACES HOME 660, rue Ste-Catherine ouest HArbour 3283 cédé en 1748, par la paix d’Aix-la-Chapelle.La guerre de Sept Ans (1756-63) n’affecta pas le Belgique et durant cette période, aussi bien que pendant la paix qui suivit, elle devint prospère sous le règne de Marie-Thérèse et de Charles de Lorraine.A l’accession au trône de Joseph II, fils de Marie-Thérèse, une insurrection éclata, t’armée autrichienne étant défaite à Turnhout et les provinces se formèrent en un état indépendant (1790).Elles venaient d’ètre reprises de rfbuveau par l’Autriche, lorsqu’elles furent conquises par les armées révolutionnaires de France et le pays fut divisé en départements français.A la suite de la défaite des Autrichiens à la bataille de Fleurus (1794), la possession française fut confirmée par les traités de Cam-po Formio (1797), et Lunéville (1801).En 1815, le Congrès de Vienne réunit la Belgique à la Hollande et les deux pays n’en formèrent qu’un, sous le nom de royaume des Pays-Bas.Cette union dura jusqu’en 1830, alors qu’une révolution éclata parmi les Belges; elle atteignit bientôt de telles proportions que les troupes hollandaises furent Impuissantes à la réprimer.Une convention des grands pouvoirs, assemblée à Londres, décida la séparation des deux contrées et par un traité, jeta les bases de cette nouvelle organisation.Le Congrès National de Belgique, sur la recommandation de l’Angleterre, offrit la couronne à Léopold de Saxe-Cobourg, oncle de la reine Victoria, qui monta sur le trône, sous le titre de Léopold 1er* le 21 juillet 1831.Léopold II succéda à son père en 1865, et à sa mort, en décembre 1909, son neveu Albert, fils du comte de Flandre, monta sur le trône sous le nom d’Albert 1er.En 1885, lors de la constitution, par le Congrès de Berlin, de l’Etat Indépendant du Congo, en Afrique Centrale, Léopold II fut invité à en assumer la souveraineté.Il la transféra à la Belgique en 1908; de ce fait, le Congo devint colonie belge et un ministère des colonies fut institué au sein du gouvernement belge.(Communiqué par Jules Hone, des Chemins de fer belges).La Chambre de Commerce Belge au Canada présente ses souhaits de BIENVENUE aux membres de la Mission Commerciale Belge Un voysga d’Europe est incomplet sent le Belgique, pays pittoresque et artistique par excellante, aux atationa thermales at plages attrayantes.Chaleureux eccueil assuré partout, excellents hôtels et coût très modéré pour les parcours per chemin de fer.Pour renseignement* et brochures descriptives, JULES HONE Correependent Officiel des Chemins de Fer Belge* et de la Malle Royale Ostende-Douvre*.660, Sle-Cotherine ouest — ( University Tower) — Montréal HArbour 3284 NOS HOMMAGES à la MISSION COMMERCIALE BELGE DE LA Cie Wisintainer & Fils, Inc2# '\ Importateurs de VITRE et GLACE de Belgique 908, Boulevard Sf-Laurent — Montréal a d
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