Le devoir, 10 juin 1937, jeudi 10 juin 1937
Montréal, feudl 10 join 1937 RIDACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRI-DAMI MON TR K AL.TOUS LIS SIR VICK TILIPHONt :.BEIii, 33614 SOIRS.DIMANCHKS IT FITKS Adminiitration :.BEIair 3366 Rédaction ;.BEIair 2984 :.BEIair 2239 LE DEVOIR Diractcur-Gérant : Caorgei PILLITIIR Rédacteur an ckaf s O mer HI ROUX VOLUME xxvm ~ Ko 132 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNIMKNTS PAR U POSTS EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Uni* et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE ., 3.00 ET DEMAIN?Pourquoi U faudra continuer l'oeuvre du Congrès — Le succès du mouvement dépasse les espérances de ses auteurs — Un texte de Gardner, Mass.— L'appel au public — Les jeunes Franco-Américains se réuniront dans le Vermont et arriveront en corps à Québec — On leur prépare un accueil triomphal Mgr Camille Rdy a voulu souligner le caractère de durée, de permanence, qu’il entend, avec «es collègues, donner à l’oeuvre du Congrès.C'est une intention dont personne ne doutait, mais que l'on est heureux d’entendre affirmer et réaffirmer, tant elle répond à un besoin évident.D'ailleurs, plus on la remettra à l’affiche, plus l’on aura chance qu’elle s'incruste dans les esprits et qu’elle se traduise en actes nombreux et féconds.A l’heure présente, il n’est probablement pas un seul de ceux qui s'intéressent au Congrès dont l’esprit ne soit tendu vers l’avenir, et presque hypnotisé par les magnifiques perspectives qui s'ouvrent devant nous.Les promoteurs du Congrès ont déclenché un mouvement dont l’ampleur dépasse, croyons-nous, leurs premiers espoirs.Us ont éveillé des forces qui sont capablse d’un rendement presque illimité.On n'a pour s’en convaincre qu'l lire les journaux du dehors, qu’à causer avec des amis des provinces en majorité anglaises ou des Etats-Unis.Les lecteurs du Devoir savent du reste à quoi s'en tenir là-dessus.Car, fidèles à une habitude vieille comme le journal et qui correspond du reste à l’un de ses objets essentiels, nous avons fait tout le possible pour tenir nos lecteurs au courant de ce grand mouvement.Nous avons cité avec abondance les journaux de l’extérieur, nous avons joyeusement recueilli les échos qui nous venaient du dehors.Ces jours derniers encore, M.Richer nous donnait sur les dernières phases du mouvement franco-ontarien des études dont nous n’avons vu l’équivalent nulle part.Notre revue de la presse d’aujourd’hui suffirait à fournir une certaine idée de l’heureux mouvement qui secoue les groupes français d’Amérique.Elle est malheureusement, du reste, comme il n'en pouvait être autrement, incomplète.Elle ne contient rien de l’Ontario, rien des Etats-Unis, rien non plus de TAlberfa.Ce sera forcément pour .me autre fois.Mais, par les textes que nous avons déjà cités, par les nouvelles que nous avons publiées, nos lecteurs savent que ce mouvement couvre toute l’Amérique.?* » La grande joie de tous ceux qu’intéresse le Congrès, c’est l’émoi, l’extrême intérêt qu’il suscite cher des milliers de jeunes.Nous recueillons là-dessus des témoignages qui remuent délicieusement le coeur.C’est ainsi que ce matin même nous recevions de Gardner, Massachusetts, une déclaration, signée du curé, M.l’abbé A.-H.Powers, et de ses trois vicaires, MM.les abbés Albert-T.Beaudry, Arthur-J.Gravel et W.-François Dufresne, où il est dit: Let paioittiem de Notre-Dame du Saint-Rosaire, Gardner, Man., convoqués à la Fête de Dollard des Ormeaux, quilse ont célébrée le 0 3 mai dernier, ont pris connaissance officielle de l'invitation qui leur est faite de participer au Deuxième Congrès de la Langue française en Amérique.De tout coeur et avec plaisir, ils acceptent cette invitation et s'engagent à participer dans toute la mesure de leur possible à ce beau mouvement patriotique at national.Convaincus que la langue française qu'ils oht l’honneur d’avoir reçu» en partage est le rempart de leurs institutions et de leur croyance, ils lui renouvellent fièrement et hautement leur fidélité inviolable, et ils promettent de redoubler de surveillance et d énergie pour sa transmission à leurs enfants.C’est ainsi que quatre élèves de leur école patàis-siali ont reçu, à cette séance, le "Baptême de l’Esprit Français’’, Ces quatre "baptisés", au nom des 950 enfants de l’école, ont pris l’engagement eolennel de travailler pour la eurvivance et le développement de la culture catholique et françaiee.Comme témoignage tangible de la sincérité de cette adhésion et de leur grand désir de contribuer au succès de ce magnifique mouvement, les paroissiens et les enfants de l’école ont l’honneur de s’inscrire comme "Membres Bienfaiteurs" du Congrès, en versant la double contribution de vingt-ciuq dollars tel que par les règlements.Nos lecteurs n’ont pas oublié la délicieuse histoire de l’avant-garde de Chauvin, en Alberta, où l’on voyait les jeunes Franco-Albertaines, sous le patronage de Dollard des Ormeaux et de Madeleine de Vercbères, se disputer un prix de français.Du reste, on sait (nous l’avons maintes fois noté) qu’il y aura à Québec de nombreux enfants des divers points de l'Amérique, vainqueurs de concours de français et dont ce voyage au berceau de leur race est la haute ricompense.La présence de ces écoliers et de ces écolières sera sûrement l’une des plus belles, des plus émouvantes choses que nous verrons là.* * * Mais demain f Ces jeunes gens, leurs camarades de classe retomberont dans une atmosphère toute pénétrée d’anglais.Si nous voulons qu’ils affirment pleinement leur valeur française, il faudra les y aider, multiplier autour d’eux les moyens d’action.Ce sera la besogne du comité permanent qui devra recueillir tous les projets, utiliser toutes les bonnes volontés, faciliter la collaboration de tous les groupes, assurer aux forces françaises d’Amérique le plus rapide, le plus efficace développement possible.Il serait infiniment déplorable que la pauvreté entravât son oeuvre.Et c’est pourquoi, de tout coeur, nous faisons éebo au pressant appel de Mgr Camille Roy.Nous savons du reste que nulle part plus que chez les lecteurs du Devoir cet appel n’a chance d’émouvoir les esprits et les coeurs.Ils ont Hhabitude d’entendre parler de ces choses.Omar HERÛUX P.S.— Nous corrigions les épreuves de cet article lorsque l’indépendant de Woonsocket nous a apporté sur les projets des jeunes Franco-Américains des détails qui dépassent ce que nous imaginions.Nous y voyons que les écoliers du Rhode Island, garçons et fillettes, voyageant respectivement sous la direction de religieux et de religieuses, rencontreront à Wells River, Vermont, les écoliers des régions de Lowell, de New-Bedford, de Holyoke, du Connecticut, etc.Tous ensemble se rendront à Victoriaville, puis à Québec, où ils seront accueillis de la façon que l’on imagine.S.E.le cardinal Villeneuve, M.Duplessis, M.Grégoire au nom de l’Eglise, de la province et de la ville de Québec, recevront les jeunes champions du français.Ajoutons que, partout, écoliers et écolières seront logés dans nos grandes institutions religieuses, et c’est un nouveau titre de gratitude que s’acquièrent ainsi les congrégations qui ont déjà tant fait pour notre race.—O.H.L’actualité Sir Robert Borden Dans la carrière des hommes politiques U y a un point culminant.C’est quand ils l’atteignent que leurs qualités et leurs défauts sont en meilleure lumière.Sir Robert Borden toucha ce point en 1917 quand il présenta son projet de loi pour établir la conscription.Cela se passait au musée Victoria où le parlement bivouaquait — ce qui était bien dans l’esprit da temps — au musée Victoria, car I Mlel du gouvernement avait brûlé peu de temps avant.La salle et les tribunes étaient petites.On suffoquait de chaleur, d’anlant plus que cet événement avait chargé d’une foule compacte les travées réservées au public.Quand, après l’expédition des affaires courantes, M.Borden se leva “to make history”, toutes les têtes étaient projetées en avant, toutes les oreilles et toutes tes attentions étaient tendues vers lui.C’était l'atmosphère du drame: anxiété et passion.On observait à la dérobée le grand vieillard toul vêtu de gris assis en face de l’orateur.H avait dit non, quelques semaines pins tôt, à sir Robert Borden qui lui offrait de partager le pouvoir.Il jouait son prestige, car on savait que l’appui fidèle qu'il avait reçu de ses amis anglais, dont certains l’adulaient, allait tnt manquer, et que le paiienf édifice de conciliation qu'il avait édifié allait crouler.Sir Wilfrid, sa chevelure blanche rejetée en arrière, sa tête ap-pupée sur sa main droite, son long index comprimant sa joue, regardait droit devant lut, impassible comme une statue, tel qu'un sculpteur lui eût demandé de poser.M.Rorden débutait toujours avec un léger bégaiement qui, dans son cas, était naturel, car il était ennemi juré de tonte feinte, mais qui était, à ce moment, très bien porté cher les orateurs anglais; le Dr Clarke ne débutait jamais autrement et c'êlat! le menteur parleur analàis de lu Chambre.Quelques phrases très brèves et très grises sur la nécessité de soutenir l’action de ceux qui avaient fait le sacrifice de leur vie et str Robert S’était déjà engagé dans le dédale du projet de loi long et compliqué., , „ Personne n’écoutait plus.On entendait tomber dans la salle les catégories A, les catégories B, les catégories C.La voix du parleur était profonde, mats sourde et monoto- ne» m .C’était l’exposé d’une politique qui détournait le cours de notre histoire, qui altérait à fond notre, orientation nationale.bes auditeurs devinaient cela; Us songeaient aux passions qui allaient monter, aux divisions qui allaient se creuser, au sang qui allait couler avec bien des larmes.Mais, malgré eux, ils cédaient a cette voix monotone et sourde qui tombait sur eux comme une douche d’huile tiède et les forçait à tendre toute leur énergie pour comprimer des bâillements et résister au sommeil.Sir Robert cheminait d’un pas ferme selon son habitude, il pratiquait le business as usual que nous prêchaient alors tant d'affiches, il se montrait aussi matter of fact qu’un banquier exposant son bilan.De la séance la plus importante de la Chambre il avait réussi à faire la plus ennuyeuse.Je crois bien qu’aucun des quel-ques centaines de témoins de celle scène mémorable ne contredirait ce que je disais plus haut: à ce point culminant de la carrière du grand homme d’Etat, on le vouait dans toute sa vérité, un côté d'ombre et un côté de lumière.Rorden était aussi dénué nue possible des talents qui firent le succès des grands politiques canadiens.Il ti’avalt ni l’élégance plas-tiar.e, ni le magnétisme moral de Laurier, cet homme oui prenait tes volontés oar le coeur.Il n avait r*ns Vesnri tranchant de sir John Macdonald, ni de sir McKenzie Rowell (celui-ci siégeait encore an Sénat); il n’avait pas npn plus la dialectique serrée, et véhémente d'Arthur Mei-ghen.gui faisait alors ses griffes et les montrerait si aiguisées et si cuisantes au cours du débat gui allait suivre.Grand, d'une carrure puissante, tète énorme aux cheveux annciés sur des épaules démesurées, sir Robert Rorden vendant totile sa vie politigue remonta une pente raide pat le sentier glissant de l’impopularité.Jamais il ne connut la dou- ceur des jours ensoleillés de l'adulation.Pas une fois, dans sa longue carrière, un triomphe oratoire.C’est à peine si on lui accordait de la sympathie.Il était fort mais sans élégance, sans charme, comme ces puissants campagnards qu’on ne montrerai! jamais sur les planches parce qu'ils n’ont pas ta tournure au’on veut voir à l’athlète, mais oui broieraient avec aisance ces prétendus champions.Pendant toute sa vie politique, qui le conduisait du libéralisme (il avait êlé l'appui de Fielding) au conservatisme en 1S8J, son autorité avait été contestée.Plus d'une fois il avait dû offrir sa démission.Un jour, on raconte qu'il risqua un parallèle avec sir Richard McBride, brillant politicien de Colombie.Celui-ci avait la parole colorée, l’é-'i-thète heureuse, c’était un grand orateur.Borden, qui l’avait invité pour prendre te taureau par les cornes, le fit parler le premier devant les assises conservatrices.Lui, parla ensuite, lourd, mais solide, sans feu, mais logique et, à l’étonnement général, il emporta le morceau.On confirma dans sa chefferie, SI à un moment donné, pour la majorité du peuple canadien, sir Robert Borden devint un symbole, un signe de ralliement, ce n’est pas parce qu’il avait su gagner la popularité; mais parce gue le hasard l'avait placé au premier poste quand la nmliaue impérialiste, enflée à son plus haut point, souleva Ions les éléments saxons de la nation.politique*an bon moment, d sentit derrière lui l’tndiscrèt sie des ambitions.Il vécu sorte plus de quinze ans di sérénité digne, environné de universel.Cette fois l’un s'était faite autour de sa i lut qui, pendant son existen ve ne la connut pas un meme au sein de son propr Paul ANGEP EN PAGE 2: Sherbrooke et les Cantons de l’Est.Le colonel Arnold et ses soldats de tôle, par Emila Benoist, L’Antarctique viendrait s’ajouter à ' Bloc-notes Héritage Des journaux ont signalé que la petite-fille de John D.Rockefeller, à laquelle il a lègue ce qui lui restait de fortune, part faite d’abord à ses fils et à toutes les oeuvres philanthropiques qu’il assistait de son vivant, a accueilli avec force scepticisme ia nouvelle de cet héritage “Nous sommes bien pourvus, mon mari et moi, a-t-elle dit en somme, à des correspondants de presse, à Florence, ou elle habite avec sa famille et je ne crois pas que cette nouvelle soit fondée.” U lui a néan-moins fallu se rendre un peu plus tard a l’évidence, le fait étant officiel et le texte du testament paru dans.de grands quotidiens américains ne laissant aucun doute là-dessus.Aussi bien s’est-elle embarquée pour l’Amérique avec son mari, afin de venir se conformer aux exigences de la loi américaine.(Le fisc de Washington commencera Îar prélever plus de la moitié des 60 millions ouè formelle résidu de la fortune de Rockefeller.) Ce scepticisme prudent devant la nouvelle d’un important héritage fait contraste avec la crédulité précipitée de tant de gens qui s’imaginent être les héritiers d’un parent éloigné, mort il y a cinquante ou cent ans en Californie ou aux E:tats-Unis, et qui aurait laissé en déshérence une importante fortune, que des brasseurs d’affaires troubles prétendent avoir découverts et dont ils recherchent les héritiers un peu partout, — moyennant paiement immédiat et par anticipation de leurs frais, lé-iliégaux, surtout illégaux Pt .«[aux ou ne compte plus les syndicats montés ici ou dans l’est des F:tats-Unis pour recueillir un héritage fabuleux, — fabuleux est le mot, en ce sens que les trois quarts et demi du temps, c’est de l’invention et de la fable et que l’héritage est inexistant, ou_ se réduit à si peu que les gens qui devaient le recueillir n’en touchent rien, une fois les dépisteurs rémunérés.L’héritage d’un parenl éloigné rejoint trop souvent le “trésor du prisonnier espagnol”; c* sont des expédients inventés il y s des années et des années pour mys lifier des gens ultra-crédules.Ils h sont tant, au reste, qu’après toute: sortes de déboires Lis ne demanden qu’à recommencer.On leur dirai qu’il faut envoyer un délégué dan: Mars ou dans Jupiter pour touchei et rapporter “leur héritage” et ils lui feraient confiance.S'ils pensaient un peu à la prudence et ai scepticisme de la petite-fille d( Rockefeller.,.Mais sônt-ils capables de la moindre réflexion?Cette priorité Un journaliste québécois signale qu’au tribunal international de La Haye, en Hollande, il y a ce règlement, au sujet des avis consultatifs de la cour de justice qui y siège: "Le présent avis ayant été rédigé en français et en anglais, c’est le texte français qui fera foi".Et Londres, dit-il, n’a jamais protesté.Peut-être y aurait-il moyen de régler ici la polémique relative à la priorité du texte français sur le texte anglais, dans la législation provinciale, en statuant, dès la prochaine session, que la rédaction initiale de la loi ou du statut fera foi, de préférence à sa traduction.Un texte a-t-il d’abord été libellé en anglais?Le texte anglais ferait foi.A-t-il été libellé en français?Le texte français ferait foi.Cela tournerait la difficulté et simplifierait la question.La suggestion ne vaudrait-elle pas qu’on l’examine, du point de vue pratique?G.P.- « mm -— Le carnet du grincheux Les anciens sen vont.Et les moins vieux deviennent les vieux.Poussée du temps et de le vie.* * * On ne sait pas ce que M.King a fait à Londres.Jean-François l’aurait donc si mal “surveillé” oou" le compte de l’élément nationaliste qu’est la Presse?a * te Sir Robert Borden aimait à parler français.Il l’apprit vers la cinquantaine.Ce qui trouve qu’il avait du bon sens et aussi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.Même f«ur un homme politique.?* * Les vacances s ert viennent, pour une jeunesse heureuse Les parents, eux, jouiront des vacances.de leurs enfants.it * * Dans une grande assemblée paroissiale, à Montréal, ces |Ours-ci, plusieurs personnes ont exprimé leur étonnement d’apprendre qu’il se prépare un congrès français à Québec, pour la fin du mois.Invraisemblable, mais vrai.Ne pas chercher à deviner quels journaux elles ont coutume de lire.Ce serait superflu.Le Grincheux demain Le "Devoir" commencera la publication de son nouveau feuilleton: "Le jardin tlt l'enchantement", par Magoli.Mort de sir Robert Borden L'ancien premier ministre du Canada (1911-1920) est décédé ce matin dans sa 83e année Chef du parti conservateur à la place de Tupper en 1901 — La victoire de 1911 sur Laurier — La question de la marine-La période de guerre Sa retraite et ses dernières années OTTAWA, 10 (D.N.C.) — Sir Robert Borden, ancien premier ministre du Canada, l'homme que l'on se plaisait à appeler le "Grand Old Man" de la politique canadienne, vient de mourir dans sa quatre-vingt-troisième année.Depuis 1920, il vivait dans la retraite, dans sa plendide villa de la rue Wurtemberg, qu'il avait baptisée "Glenmere".Chaque hiver, il allait dans les pays du sud où le climat lui était plus clément, mais l'été, il revenait invariaalement ici.Il aimait ses jardins plantés de grands arbres, sur les bords escarpés de la rivière Rideau, où tout est tranquille, ombragé, gai, silencieux.Il a passé les dernières années de sa vie, partageant ses jours entre la rédaction de ses mémoires, la culture des fleurs et les promenades solitaires.Chaque dimanche, il se rendait à l'église "AH Saints", l'un des plus beaux édifices religieux de la capitale, rue Laurier, non loin de "Laurier House", l'ancienne résidence de son adversaire politique, sir Wilfrid Laurier, et la résidence du premier ministre actuel, M.Mackenzie King.Il y accompagnait lady Borden.C'était u.i vieillard à la tête toute blanche et à le démarche assurée.En ces derniers mois cependant, il paraissait avoir considérablement perdu de sa robustesse.Tout récemment, invité à prononcer un discours en l'honneur du Roi, à un diner officiel, il n'a pu s'y rendre et lady Borden a dû le remplacer et lire te texte qu'il avait tenu à préparer pour la circonstance.DE 1911 A 1920 Sir Robert Borden a été premier ministre pendant la période la plus sombre de notre histoire politique depuis la Confédération, de 1911 à 1920.Il a fait la guerre, à sa façon, comme Lloyd George l'a faite en Angleterre, et il a entraîné le Canada dans une aventure impériale dont les Canadiens se souviendront pendons plusieurs générations.^ Il o posé l'acte fatal de la solidarité impériale.Pendant que M.Bennett dirigeait le service national (avant l'adoption de la loi militaire de 1917) et que sir George Periey était à Londres et siégeait au Conseil impérial, sir Robert Borden a placé le Canada sur un pied de guerre, mettant toutes les ressources du pays au service de la civilisation (comme on le disait alors) de l'Angleterre et de la France, — il prononçait "France" à la française, en y mettant un accent tragique.NE A GRAND-PRE, DE PARENTS LOYALISTES Né en 1854, à Grand-Pré, le pays d'Evangéline, de parents loyalistes, Robert-Laird Borden pouvait retracer ses origines jusqu'en 1380, dans le comté de Kent, Angleterre.Il réunissait en lui le sang des trois races britanniques et if avait coutume de dire que ses hérédités se composaient d'une port d'Anglais, d'une part d'Ecossais et d'une port d'Irlandais.Il a fait ses premières études à l'Académie du village d'Acadie.Il a donc passé son enfance dons un pays tout imprégné de souvenirs français, sur un coin de terre où l'Angleterre a été loin de révéler ses instincts les plus humains.Il serait intéressant d'étudier l'influence de de sa famille et de son milieu sur sa carrière et sa pensée politique.INSTITUTEUR A 15 ANS, PUIS AVOCAT Instituteur à l'âge de 15 ans, puis avocat, il a fondé l'étude légale bien connue à Halifax, de "Borden, Ritchie, Parker & Chisholm".Il est digne de remarque que l'un des membres de cette étude est devenu sir Joseph Chisholm, juge en chef de la Nouvelle-Ecosse.Robert Borden était alors libéral, à cause principalement de l'influence qu'exerçait sur lui son cousin, tir Frederick Borden, membre en vue du parti libéral.CONVERTI AU CONSERVATISME Il se convertit néanmoins ou conservatisme politique et en 1896, sir Charles Tupper, alors chef du parti conservateur fédéral, le persuada de poser sa candidature à la convention conservatrice qui se tenait à Halifax.Un outre jeune homme de grand avenir, également brillant avocat, Charles-Hazlitt Cahan, — on aura reconnu le nom de l'ancien Secrétaire d'Etat, — posait sa candidature à la convention.Robert Borden l'emporta et se fit élire à la Chambra des Communes.Halifax envoyait deux députés à Ottawa.Celui qui accompagnait le futur chef conservateur était un libérai, M.-B.Russell.Ainsi la valeur personnelle du jeune député s'affirmait dès son entrée dans la politique.SUCCESSEUR DE TUPPER Sir Wilfrid Laurier était alors à l'apogée de sa gloire.L'élection de 1900 n'améliora guère la situation du parti conservateur.De fait, elle n'était guère aussi pitoyable qu'aujourd'hui.Quelque temps après l'élection, sir Charles Tupper remettait sa démission comme chef du parti et sir Robert Borden était choisi pour le remplacer par un caucus des sénateurs et des députés conservateurs.Il devait faire quatre campagnes électorales contre sir Wilfrid Laurier.Il perdit les deux premières, celles de 1904 et de 1908.Mais il réussit à vaincre le vieux chef libéral en 1911, sur la politique navale dans ia province de Québec et sur la politique de réciprocité douanière avec les Etats-Unis dans l'Ontario.En 1917, sir Robert Borden conduisit les forces hétérogènes du gouvernement unioniste.1911 On se rappelle qu'en 1911, sir Wilfrid Laurier, une semaine à peine après le jour du scrutin, était prêt à remettre sa démission au gouverneur général et à céder la place au gouvernement élu.Sir Robert n'avait pas encore formé son cabinet et il fut obligé de demander ô son adversaire de rester en fonction pendant quelques jours encore.Dès qu'il prit les rênes du pouvoir, il eut è résoudre des problèmes difficiles.Il eut tout d'obord un écho de la question des écoles manitobaines, alors qu'il s'agissait de l'agrandissement des frontières du Manitoba.Il y eut aussi le problème des chemins de fer.Tous les conservateurs ne s'entendaient pas sur fa conduite à suivre en matière ferroviaire et parmi les dissidents se trouvait M.R.-B.Bennett.— (Suite à la page 3) Ce qui se passe à ia conférence de Londres On n'en soif pas grand chose — Le mutisme officiel est complet — inquiétude chez les industriels canadiens — Qu'a-t-on fait au sujet de la défense et de l'immigration?— Il paraît y avoir eu désaccord A Ottawa, on attend que M.King parle (par Léopold Richer) Ottawa, 10 — L’on s’attend à re que-la conférence impériale se termine la semaine prochaine.Si tel est le cas, MM.Charles Dunning, lan Mackenzie et T.A.Oerar s’embarqueront le 19 juin pour revenir au Canada.Le premier ministre ne s’embarquera que le 3 juillet.Il est rumeur qu’il prendra de courtes vacances après les travaux de la conférence.Quant au ministre de la Justice, M.Ernest Lapointe, on ignore ses projets immédiats.Il se peut qu’il se repose pendant quelques jours avant de revenir au pays.Feu de nouveller La fin de la conférence soulève de nouveau la question de nos relations avec l’Angleterre et l’Empire.Pas plus dans la capitale canadienne que dans la capitale anglaise, on ne semble priser le mystère absolu qui a entouré les délibérations des délégués du Commonwealth.Aux Communes de Westminster on a déjà protesté contre le vide des communiqués officiels.La presse a été complète- ment privée de renseignements de première main.Fille a dû se contenter de conjectures et de rumeurs.Les innustriels canadiens sont dans la plus grande inquiétude.Ils sc demandent à quelle entente en sont venus les hommes d’Fitat du Royaume-Uni et des Dominions relativement au projet d’un traité de commerce entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.Si tel traité doit se matérialiser, le Canada sera inévitablement invité à faire des concessions et à céder aux Américains une part des avantages que lui assure le traité anglo-canadien.On comprend que les industriels canadiens qui viennent de s’organiser pour écouler leurs produits sur le marché anglais, veuillent des précisions avant de s’engager dans des déboursés plus considérables.C’est pour eux une question de dollars et de cents.SI l’on a conVenu à Londres de •modifier le traité anglo-canadien aux fins de permettre une entente anglo-américaine, ils aimeraient bien savoii sans trop de retard sur quels articles du traité impérial porteront les concessions de nos délégués.A Londres on a critiqué les rap-J ports parus dans les journaux canadiens relativement à l’offre américaine d’un traité de commerce avec l’Angleterre.Des journaux du Canada ont été assez précis sur cette question, notamment le Financial Post et le Devoir.Dans les rapports et commentaires de la presse canadienne, on a vu à Londres des obstacles aux pourparlers anglo-américains.Les industriels canadiens prétendent, de leur côté, qu’ils sont les premiers intéressés dans l’affaire et qu’ils ont droit d etre tenus au courant des transactions.A la suite des protestations de Londres il est à craindra cependant que les conversations qui s’engageront prochainement entre Londres, Washington et Ottawa se tiennent dans le plus grand secret.Voilà ce que l’on pense ici delà conférence impériale du point de vue commercial.Des autres points de vue, soit principalement de l’immigration et de la défense militaire, on est d’avis que la conférence qui s’achève sera l’une des moins productives de résultats concrets que l’on ait tenues depuis une dizaine d’années.A la conférence de 1927, on a adopté, les résolutions d’ordre constitutionnel qui ont été incorporées, quelques années plus tard, dans le Statut de Westminster.La conférence de 1932 a été célèbre par les traités de commerce impériaux qui ont été signés à Ottawa.Rien de définitif La conférence de cette année, par contre, est d’ordre purement général et consultatif.On a pu arriver à quelques ententes de principe, mais les Dominions n’ont pas semblé favoriser l’idée d’accords définitifs.D’après une autorité en la matière, la conférence aurait sanctionné le principe de la com- (suite à la page 2) k i 4719667^4^ L LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 10 JUIN 193/ VOLUME XXVIII — No 132 Le lac Tchad menacé d'assèchement Le fleuve Logone, principal apport de cette mer intérieure du centre africain, risque de changer son cours— Projet de construction de barrages Paris.10 (P.C.-Havas) — Les académiciens, les savants, les generaux et les administrateurs coloniaux se portent au secours du lac Tchad.Car ce grand lac au centre de l’Afrique, petite mer intérieure d’eau douce qui.aux confins du désert saharien oriental, dispense encore la vie sur des milliers de kilomètres carrés, et dont les infiltrations sous les couches de sables alimentent les puits jusqu’aux corn fins libyques, est menacé.Un cri d'atamie a été poussé il v a déjà deux ans par le général Tilho qui.au cours d’une mission sur le fleuve Logone, a constaté que les eaux de ce fleuve, qui constituent le principal apport au grand lac, risquaient d’étre capturées pur l’af-nuent torrentiel de Volta.Dans ce cas.au lieu d’aller porter d’abondantes réserves à la mer intérieure africaine serieusement attaquée par l’évaporation, le Logone, changeant son cours, s’en irait sans profit déverser son important débit dans un bassin cAîier de l’Atlantique.Î1 s’agirait alors d’une veritable catastrophe africaine semblable à œBe de la capture du Niger a une époque préhistorique, mais relativement récente, par un cours d’eau de l’Atlantique et qui, croit-on, a été la raison dominante de la formation du désert saharien.La situation révélée par le général Tilho n'a pas été sans inquiéter vivement les milieux coloniaux français et un comité de défense du lac Tchad vient d’être créé à l’Institut colonial, sous 1» présidence de l’amiral Lacaze, de l’Académie française, assisté du sénateur l’Ancien, délégué de l’Afrique équatoriale française au Conseil supérieur 1 de Francc-outre-mer, et de Gheer-* brandt, directeur de l’Institut colo-! niai.Le comité groupe Bourdarie.se-i crétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, ainsi que de nombreux gouverneurs et administra-‘ leurs coloniaux.La diversité des personnalités qui le composent prouve l'intérêt soulevé par les dé-| durations du général Tilho dans j les milieux les plus étendus, qui i ont fait leurs remèdes proposés par ] lui, notamment la construction de i barrages pour régulariser le cours du Logone.Le traité anglO'américain Le rtoiivei accord anglo-canadien — La préférence dbuanière impériale — L'opinion de M.Amery — Les dominions mis au courant Le® iseex.1*> — fS.P.C.— Le (Marneau président du» Board of Tr*d*.M.Oliver Stanley, a dit aux Caroasao** qu’il croit qu’un traité rk- commerce entre la Grande-Bre-tkgrf et les Etats-Unis ne serait pas inconciliible avec le principe ri‘11' né* Phllomênè DUSSAULT A Verdun, le 8 à 84 Hermeitne Leclerc, épouse d'Olivier Dia- HAREL — A Montréal, le 7, a 65 an» Octavle Raymond, épouse de Francis Haï HEBERT — A Montréal, le 7.Mme Nar-C*HENAULT ’ -n*A ^O^-TVn^n T» a 1 hôpital 8t-Lue.à 72 an», Auguste Llzotte forgeron, époux de feu Dorllda Scott! VIH Sous l’ancien régime, les Abéna-qnis avaient toujours fait cause commune avec les Français et n’avaient jamais hésité à prendre les armes pour défendre leur territoire contre les envahisseurs de Nouvelle-Angleterre, Anglais comme Iroquois, pour porter même la guerre chez ceux-ci.Après la cession de 1763, ce furent des .années de paix.Les nouveaux maîtres surent se concilier les Abénaouis des Cantons de l’Est.A la veille de la révolution américaine, en 1774, Guv Car'.eton, qui venait pour la deuxième fois au Canada comme gouverneur, avait l’ordre de bien traiter les Canadiens et de travailler à s’attirer l’estime des Sauvages.L’aphe M.ui-rault rapporte, dans sou Histoire des Abénaoitis, qu’il envoj n des députés chez tous les Sauvages, du pays et qu’il promit de récompenser les Abénaquis s’ils demeuraient fidèles à leur nouveau souverain.Les Abénaquis n’v manquèrent pas.En 1775, des leurs se trouvaient sur la route du Richelieu, sous les ordres des frères Lorimier.pour barrer la route au général Montgomery; d’autres étaient à Ouébec pour défendre la place assiégée par les forces réunies de Montgomery et d’Arnold.En 1812 et 1813 encore.des Abénaquis combattirent sous Salaberry et aussi, dans le haut-Canada, dans l’armée du général Brock.Au mois d’octobre 1813.Salaberry comptait dans sa petite armée 300 Canadiens, quelques Ecossais et 150 Abénaquis, lorsqu’il Infligeait, à Ohâteauguay.une sanglante défaite aux 7,000 hommes de l’Américain Hampton.Dans les années qui suivirent la cession à l’Angleterre, les Abénaquis.comme l’on voit, surent défendre leur pays, tout autant que les Canadiens, ainsi que l’on désignait alors le* seuls Canadiens français.En ces deux circonstances, invasion de 1775 et guerre de 1812-1813, l’élément anglais du Canada marquait plutôt de la sympathie pour les envahisseurs américains.Equipée à travers bois et savanes L’invasion du Canada par les Américains, en 1774, se fit, comme l’on sait, par deux côtés en même temps.Tandis que le général Montgomery s’avançait par le Bi-chelieu.s’emparait rie différente/; places et finissait par investir Montréal, le colonel Benedict Arnold tentait, non sans présomption, de faire son chemin d’abord à travers les bois et les savanes du Maine, le long de la Kénéb&e, ensuite le long de la Chaudière.En partant de Boston, plus exactement de Cambridge, près Boston, il s’était vanté de mettre le Canada à sa merci en quelques semaines.Ce qu’il ne put réussir.Son expédition, à travers la sauvagerie du Maine et de la Beauce.tourna même en équipée pitoyable.Ses soldats en furent réduits à manger leurs semelles de bottes, à tenter de les manger plutôt, car la chronique rapporte que le cuir en était trop coriace.La route suivie par Arnold se trouvait être aux limites orientales des Cantons de l’Est d’alors, c’est-à-dire le territoire des Abénaquis.Os Sauvages ne paraissent pas avoir inquiété beaucoup le colonel boston-nais.La nature sauvage du pavs, le climat rigoureux en cet automne de 1775, devaient lui être d’ailleurs de suffisants embarras, pour lui et ses troupes, des Provinciaux et des miliciens venus de différents Etats, surtout du Massachusetts, du Rhode Island, du Connecticut, de la Virgi me c! de la Pennsylvanie.légèrement vêtus de toile, ces gens venus du sud.furent désagréablement surpris, en octobre, en novembre et eu décembre, par le froid et la neige.Toile et tôle , » Ouand les premiers détachements parurent dan» la Beauce.la faim et le froid les avalent rendus hagards Ges Beaucerons ieur trouvèrent tout de suiLe un nom: "les solda*s de toi-ic .Transmise à Ouébec par des Anglais, cette désignation était devenue “les soldats de tôle”.I^es braves Anglais furent pris de peur sur le cap Diamant, à la pensée ?r.q»cUrai‘ulV à se défendre con-tr» des soldats que des cuirasses d acier rendaient invulnérables.Lest peut-être ce qui explique un petit voyage que les Anglais de Qué-fin ,le ,77*b firent à I de d Orléans, Le roc de Québec n'avait pour-ant pas à trembler devant les hommes d’Arnold.Leur état était assez piteux quand ils arrivèrent sur les bords du Saint-Laurent,,.V°yA®e P’alfnron,rcux de lui ont enlevé son argent.Il trans- Cainbridùc i^of ^„fl,a,tKpar,i de portait une charge de bols sur la 111)11 hnmmJf “v sel,,''mhre' avr«' route quand une femme est des- Ouébe il ne 1,H °en Z /T* ,dp rendue d’une auto pour lui offrir aile 650 i è J j „ t r\" P "S dp hli d"c la bonne aventure.Un que BO0, à peu près .nus.Dans les | autre Brrivn bientA, à h,j e, iul en.valise qui contenait ornent où il prenait un morceau de bois pour se défendre, une des femmes tira un revolver et le pointa sur lui.Les quatre se sont enfuis sur ces entrefaites.signé dans Arnold's Campaign against Quebec, de Henry), c’est-à-dire à la source de la Chaudière.L’un des subalternes d’Arnold, le capitaine Morg&n, écrit à ce sujet: “La vue des souffrances intolérables imposées à ces braves soldats était un spectacle à fendre le coeur.Quelques-uns avaient la chair des épaules emportée jusqu’aux os.” En territoire canadien, les souffrances de ces pauvres soldats devaient être pires encore.La disette se met de la partie, une disette qui est même de la famine.L’abbé Pierre Girard, dans l’Annuaire du .Séminaire d( Sherbrooke, 1881-82, trace un récit de cette aventure et l’accompagne de commentaires: ' Dieu, en plongeant dans les plus terribles angoisses cette armée composée des descendants des persécuteurs du Père Rasle, sur le rivage de cette même rivière, tant de fois suivie par ce missionnaire.Dieu a-t-il voulu faire expier par les enfants la faute des parents?C’est son secret.Mais on se rappelle encore et l’état d’affreuse disette où cet apôtre fut réduit par Westbrooke et son barbare assassinat qui eut lieu, au témoignage de Thon.John Sullivan, “à la grande joie et aqx transports d’ivresse de la population du Massachusetts.” Triste veille des morts Le soir de la Toussaint, un détachement de l’expédition d’Arnold est à la décharge du lac Mégantic, sur le site de Sainte-Agnès d’aujourd’hui.“Triste veille des morts”, commence Girard.Les envahisseurs pataugent depuis plusieurs jours dans l’eau jusqu’à la ceinture.La neige recouvre déjà le sol.Cette troupe d’affamés doit tromper sa faim avec un peu de gruau fait de farine et d’eau.Ça n’est que plus tard qu’ils en seront réduits à ia semelle de botte.Le fait est consigné dans le livre d’Henry.Quand l’armée d’Arnold parvint à Québec, nu commencement de décembre, elle dut attendre jusqu’à la fin du mois que Montgomery fut arrivé à son tour.Celui-ci avait pillé les magasins militaires de Montréal et peut-être aussi des Trois-Rivières.Il put donc équiper de neuf, avec de la laine et non plus de la toile, les soldats de son malheureux collègue.Quant au ravitaillement, Arnold et ses hommes n’dvaient pas eu la patience d’attendre s! longtemps.Dès les premiers villages de la Beauce, Ils avaient réquisitionné les vivres.Le chroniqueur Henry rapporte qu’Ar-nold et les officiers de l’expédition ne purent empêcher les nommes de trop manger, ce qui était, paralt-il, fort dangereux après le jeûne prolongé qu’ils avaient du pratiquer.Les envahisseurs américains avaient traversé, non sans peine toutefois, le territoire des Abénaquis.C’est sous les murs de Québec qu’ils rencontrèrent ces loyaux défenseurs du sol canadien.On sait comment se termina l’aventure.Dans la nuit du 31 décembre, Montgomery fut tué et Arnold fait prisonnier.L’équipée d’Arnold se rattache donc à l’histoire des Abénaquis et indirectement à l’histoire des Cantons de l’Est.C'est pourquoi nous l’avons voulu sommairement raconter.V Emile BENOIST Prochain article: La première époque de la colonisation.Ce qui se passe à la conférence de Londres (Suite de la première page) olète autonomie des Dominions, tant au sujet de la défense militaire qu’en matière de politique internationale.Pour autant qu’on puisse en juger, les Domî ions et la métropole n’ont pu faire i'unanünité parfaite sur les principaux articles de l’agenda.Ainsi, par exemple, si l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont favorisé l’établissement d’un conseil de défense impériale, le Canada et l’Afrique du Sud s’y sont opposés.Par contre, si le Canada a proposé la revision des traités de commerce impériaux afin d’abaisser les barrières tarifaires et de favoriser la signature d’un traité anglo-américain, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont prétendu que les avantages tarifaires obtenus à Ottawa sur le marché anglais étaient indispensables à leur prospérité.Les travaux de la conférence pourront bien se terminer par l’adoption de voeux qui ne signifieront pas grand’chose.En ce domaine, on ne peut rien affirmer de précis.A Ottawa, une grande confusion règne sur les résultats possibles de la conférence.D’un côté l’on se plaint du mystère qui a entouré les délibérations des principales commissions de la conférence; de l’autre on estime qu’il n’en sortira rien de tangible.Entre les deux propositions, il y a une contradiction évidente.Aussi longtemps que le voile de mystère n’aura pas été levé, personne ne pourra se prononcer sur les résultats de la conférence et sur les engagements qui ont été p.ris — sujets à l’approbation de leurs parlements — par les délégués des Dominions.A Ottawa Bien que les ministres qui sont restés à Ottawa soient sans doute au courant des travaux de la conférence — des fonctionnaires sont PENSION D'ETE Au Véga STE-ADÈLE » (En haut) Prêt 4m lac Mil* M.Longpré, prop.Montréal: DUpont 2171 Voua y trouvent culilne excellente et varice.Méthodes canadiennei avec adaptation végétalienne.Pension idéale avec confort, située sur grève privée et ensoleillée.Autres attracUans.Chambres à I-2-3-4 personnes.Recevons en fin de semaine.Taux raisonnables.OUVERTURE OFFICIELLE SAMEDI LE 12 JUIN S’adresser sur les lieux.dans le même cas, notamment ceux des ministères des Affaires étrangères et de la Défense nationale, peut-être même ceux du Commerce — aucune déclaration oin-cielle ni officieuse n’a été faite.S'il y a lieu d’en faire, M.Mackenzie King s’en réserve le droit.II se peut même qu’on ne sache à quoi la conférence a abouti, qu’à la prochaine session alors sjue le gouvernement déposera des projets de loi en accord avec les voeux du meeting.En politique, ce ne sont ni les discours à Londres ou à Ottawa, ni les déclarations officielles qui comptent.Ce sont les actes.Et les actes seuls.Trop souvent dans le passé les paroles des hommes d’Etat ou des politiciens ont contredit leurs actes pour qu’il soit sage d’attacher une grande importance à ce qu’ils disent.Ainsi, pour ne citer qu’un cas, nos hommes politiques préfèrent de beaucoup parler de coopération volontaire et individuelle pour assurer la défense militaire de l’Empire, plutôt que de proclamer la nécessité d’une action d’ensemble dirigée de Londres.Mais en fait, la coopération volontaire peut devenir aussi efficace que la coopération obligatoire.Le principe n’est sauvé qu’en principe, pour employer une formule à redondance.En pratique, il est violé.Sur les résultats tangibles de la conférence, les ministériels et les fonctionnaires gardent un silence prudent.Ils laissent entendre tou- HOTEL QUEEN MART (Doilanl THEORJCT, prop.) 3774, Ch.Raiua-Mirie • Montréal Etant voisin dn l’Ora: ift» Sl-Jovvph.les pèlerins ont tout avantagé h y daa-«ndre.Tarifs raisonnables, nomlste qu’il a préconisée à la Chambre des communes et que, à ce propos, rien n’a été sacrifié.Attendons.Nous verrons bien.Léopold RICHER tefois que M.Mackenzie King a exposé à Londres la doctrine auto-président de l’Amicale des anciens! A Chambly-Bassin, dimanche L’amicale des anciens élèves du collège des Frères de l’Instruction chrétienne à Chambly-Bassin tiendra son deuxième conventum, di-mânche ,1e 13 juin prochain, au col-lège.il y aura d’abord réunion des anciens au collège, à 9 h.et quart, puis grand’messe, à 10 h.Il y aura dîner en plein air au Fort de Charably, où les anciens sont invités à venir assister avec leur famille respective.Il y aura aussi une causerie donnée sur l’histoire du Fort de Chambly.Il y aura ensuite réunion, ,à 2 h.de l’après-midi, au collège pour l’élection du nouveau conseil.Pour plus de renseignements, s’adresser à M.Médéric Perrault, Faits divers Quadruple mariage à la Grande-Baie Grande Raie.10.— (C.P.) — Un prêtre a célébré un quadruple mariage, hier, à 1 église de la Grande-Baie.Il s'agissait des quatre frères qui ont voulu se marier le même jour.I^s quatre messieurs Lavoie ont épousé quatre Jeunes filles de Grande-Baie ou du voisinage.M.E.Lavoie, Mlle Blanche Gagnon de Bagotville; M.Raymond Lavoie, Aille Marie-Ange Samuetsem, de Saint-Gabriel de Ferland; M.Henri-Paul Lavoie.Mlle Gabrielle Gagnon, de Grande-Baie; M.Rodolphe Lavoie.Mlle Cécile Dufour, de Grande-Baie.Agression Notre-Dame des Anges.Qué., 10.(C.P.) Alfred Marcotte, cultivateur du comté de Portneuf, a raconté à la police que trois femmes et un homme l’ont assailli sur la route et savanes du haut rie la Chaudière.! leva sa Defite ils avaient tente vainement de man- it1 a P ger leurs souliers.La toile de leur Au n,,°™ pour leur ainsi dire capote n’existait plus.Un portage pénible Le pauvre Arnold avait M'abord vu déserter près de 500 de ses soldats avec une grande quantité de provisions.Ces preux s’etaient laissés décourager par les difficultés du voyage.D’autres succombèrent en route.L’expédition avait commencé à se sentir de la misère, au milieu d’oeiobre, quand il fallut portager les bateaux, des sources de la Kénébec, en traversant la hauteur des terres, jusqu'au grand a» •.lac Ammégantik (ainsi qu’il est dé- 'V’Qgall.DEMAIN Le "Devoir" commencera la publicafion de son nouveau feuilleton: "Le jardir.de l'enchantement", pu POUR MIEUX VÊTIR vous r j r Superbes Habits Pour l'Été Qu'il Fasse Frais ou Chaud Vous serez peut-être intéressé à savoir que nous vendons ces chics complets aux mêmes prix exactement que l'an dernier, malgré qu'ils valent, comme vous le savez, 20% de plus aujourd'hui.Nous faisons cette faveur, tout d'abord parce que nous avant commandé nos tissus — tous importés >— longtemps è t’avonce aux prix d'alors.En second lieu, nous croyons que le fait de garder les prix de l'année dernière aura pour conséquence une augmentation considérable -des ventes.Et H devrait en être ainsi, car il y a pour vous une économie véritable et fort substantielle sans que rien soit sacrifié, qualité ou confection.Worsteds Légers Ce qui se vend le mieux pour habits d'été, et avec raison.Restent pressés comme n'importe quel complet de qualité, mais pèsent la moitié moins.Cinq nu- QO.00 onces différentes .xL Homespuns et Flanelles Ces magnifiques homespuns et flanelles de fabrication anglaise sont peu coûteux, mais ils sont à la fois élégants, confortables pour l'été et extrême- 00.50 ment durables .JZ Jtm Complets Pour toutes Saisons: $22.50 à $38 00 CHAPEAUX - CHAUSSURES VÊTEMENTS DE SPORT "dMaxSeai uVais^ 385 rue St.Jacques O, •Le Vafwtin de Qmmlité pour MeoeiemT ARTHUR POULIN, prttUMft. /' VOLUME XXVIII — No 132 — CALENUftlKK — Demain: VENDREDI.11 juin IMT.Saint BARNABE.APOTRE Lever du soleil, 4 h.12.Coucher du soleil.T h.47.Lever de la lune, 7 h.19.Coucher de la lune, 10 h.14.Dernier quartier, le 2, à Oh.t3m.du »olr.Nouvelle lune, le 8, à 3 h.43m.du soir.Premier quart, le 15.à 2 h.3 m.du soir.Pleine lune, le 23, à 5 h.59m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l"'A.B.C " et de la "C.D.N.A.' JEUDI 10 JUIN 1937 — DEMAIN — BEAU ET rRAl* MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum U.Même date l’an dernier M.Minimum aujourd’hui 54.Mémo date Tan dernier 70.BAROMETRE: 10 h.a.m.29.75.U h.am.80.78.Midi: 20.701 Chillrae fou.** oar ta Maison Î4.*R de Meut, 500-o at-Denle.Montréal Service aérien allemand Europe~ Etats-Unis En Espog Berlin, 10.(S.P.A.) — Jeudi prochain, à Stettin, aura lieu le lancement d’un hydravion de 16 tonnes destiné à un service qui reliera l’Europe et les Etats-Unis par voie de l’Atlantique nord.Ce bateau volant portera le nom de Nord Meer.Sa vitesse moyenne sera de 160 milles à l’heuçe.Il aura un rayon de vol de 3,125 milles.Un autre hydravion du type du Nord Meer sera affecté au service en question.Il s’appellera le Nord Wind.On tient du baron von Buddenbrock, qui dirige les services atlantiques de la Lufthansa, que la ligne du service projeté ira de Francfort-sur-le-Main à New-York par Lisbonne et par une ville des Açores, Hor-ta.Un appareil sera affecté à chacune des étapes.Un avion volera de Francfort-sur-le-Main à Lisbonne.L’hydravion Nord Meer assurera la deuxième.Pour la troisième, le navire à catapulte Friesenland, ancré près de Horla, lancera l’hydravion Nord Wind dès qu’aura lieu le transbordement du courrier du Nord Meer.On pense que les trois étapes prendront en tout 29 ou 30 heures.L’Antarctique viendrait s’ajouter , u.à 1 Empire britannique par les catholiques de France La conférence impériale prend des mesures pour s'assurer la souveraineté territoriale de ces terres australes — Les titres des explorateurs venus de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et de Norvège LES INTERETS DE L'AUSTRALIE ET DE LA NOUVELLE-ZELANDE Constitution d'un comité pour la paix civile et religieuse Le baccalauréat à l’Université Funérailles d’Etat à M.Borden La correction des examens se fera au séminaire de Valleyfield On apprend ce matin à l’Université qu’il y aura aux examens du baccalauréat de l’Université de Montréal 1500 candidats.Trente-trois professeurs se partageront la besogne de la correction des examens.Selon la coutume la correction se fait dans un collège ou séminaire, affilié à l’Université.Cette année, elle se fera sous la direction du doyen de la Faculté des lettres, M.le chanoine Emile Chartier, vice-recteur, au séminaire de Valleyfield.I La correction des examens est) une affaire considérable.Avecl I, 500 candidats, cela veut dire environ 7,000 copies d’examens.Beaucoup de chiffres.On recourt même aux services d’un comptable afin d’éviter toute erreur.M.l’abbé Georges Deniger, aumônier des étudiants, et Mlle Aline Sé-nécal, secrétaire du bureau d’immatriculation, assistent M.le chanoine Chartier dans son travail.Assermentation du juge Langlois M.le juge Lazure, de la Cour supérieure, a assermenté ce matin M.J.-Charles Langlois comme juge de la Cour des sessions de la paix.Assistaient à la cérémonie: M.le juge en chef Perrault, et MM.les juges Marin, Enright, Tétreau et Desmarais, de la Cour des sessions de la paix.Le greffier des sessions de la paix, M.Paul Monty, a lu d’abord la proclamation qui nomme M.Langlois, puis M.le juge Lazure a procédé à l’assermentation du nouveau juge.Il a ensuite félicité M.Langlois, puis M.le juge en chef Perrault a fait l’éloge de son nouveau collègue et a rappelé le souvenir de feu M.le juge Lacroix, que M.Langlois remplace.M.Pierre Beullac, bâtonnier du Barreau de Montréal, a offert les félicitations du Barreau au nouveau juge et ce dernier a remercié.Ottawa, 10.(C.P.) — Les funérailles de sir Robert Borden auront lieu samedi le 12 juin.Le cabiuet a décidé ce matin de lui accorder des funérailles d’Elat.Après une cérémonie intime à la demeure du défunt, rue Wurtemburg, il y aura service public à VAU Saints Church.L’inhumation aura lieu au cimetière Beechwood.Les porteurs d’honneurs seront les membres actuels du cabinet et les anciens collègues de sir Robert Borden qui se trouveront dans la capitale le jour des funérailles.Ÿ * * Ottawa, 10.(C.P.) — M.le sénateur Raoul Dandurand, premier ministre intérimaire du Canada, s’est rendu à la demeure de feu sir Robert Borden ce matin avant d’assister à la réunion du cabinet, pour exprimer à lady Borden la sympathie du premier ministre, M.Mackenzie King, et des autres membres du cabinet.M.Raynault en Eutope Visite à la S.D.N.et à l'exposition de Paris — Audience de Pie Xi — Le gouverneur de Rome met son auto à la disposition du maire de Montréal Mgr Ferréol Jobin IL A ETE ELU HIER PRESIDENT DE L’AMICALE DU COLLEGE DE L’ASSOMPTION La réunion de l’Amicale des anciens a eu lieu hier au collège de l’Assomption.Plus de 350 anciens y assistaient.Les élections ont porté aux charges de président Mgr Ferréol Jobin, curé de Varennes, et de vice-président, M.Adolphe L’Archevêque, conseiller municipal à Montréal, M.Heenan à Québec Québec, 10.— M.Peter Heenan, niinistre du Travail à Ottawa, arrive de Londres demain matin à bord de VEmpress of Britain.M.Heenan passera très probablement la journée à Québec.On croit qu’il profitera de son séjour ici pour rencontrer M.Maurice Duplessis.On croit qu’il sera question de la part que la province de Québec doit retirer des octrois pour travaux de chômage.Hommage à M.Parent Au cours de la matinée, la Ligue du Progrès civique a décerné un hommage à M.Honoré Parent, directeur des services municipaux, pour l’oeuvre accomplie par fui au cours de l’année, dans le domaine civique.M.le Dr Eudore Dubeau, président de la Ligue, a présenté à M.Parent plusieurs livres de littérature anglaise.EN VACANCES 1 —| faites-vous suivre par LE DEVOIR Canada 1 semaine .20 2 semaines .35 3 semaines .50 1 mois .60 2 mois 1.00 Etats-Unis 1 semaine .25 1 mois .75 3 mois 2.00 Faire remise par chèque au pair ou mandat, au "Devoir", C.P.4020.Montréal (abonne- merts).Au cours de son voyage en Europe, M.le maire Raynault est allé à Genève où, en compagnie de M.Paul-E.Renaud, attaché à la légation canadienne, il a visité les bureaux de la Sopièté des Nations, puis a été reçu par M.le Dr A.Riddell, représentant du gouvernement canadien à Genève.M.Raynault a passé quatre jours à Rome où il a eu l’honneur d’une audience accordée par Sa Sainteté Pie XI, le 28 mai.A son arrivée à la gare, à Rome, le gouverneur de la ville et des officiers sont allés saluer M.Raynault, et l’ont conduit à l’hôtel Ex celsior.Pendant le séjour à Rome, le gouverneur de Rome a bien voulu mettre son automobile à la disposition du maire de Montréal.M.Raynault a aussi visité l’exposition universelle à Paris.M.le maire Raynault était ac compagné de Mme Raynault.Feu le R.P.Adalbert Guillot, Rédemptoriste Mardi matin, la mort emoortait subitement le R.P.Adalbert Guillot, du Stuidendat des Rédemptoristes d’Ottawa, à l’âge de 71 ans.Né à Beauport, il fit ses études classiques du séminaire de Québec.Ses années de noviciat et de théologie s’écoulèrent en Belgique, où il fut ordonné le 4 octobre 1891.Il ne tarda pas à entrer dans la carrière des responsabilités.En 1900 il devenait le premier directeur canadien du iuvénat de Sainte-Anne de Beaupré, fondé quatre ans auparavant.Puis il fut sans interruption maître des novices à Montréal Œochelaga), préfet des etudiants à Ottawa, délégué au Chapitre Général à Rome, recteur à Ottawa et à Sherbrooke pendant douze ans.De 1933-36.il fut vicaire à la paroisse Saint-Alphonse de Montréal, et s’occupa avec entrain de la J.O.C.F.Il était depuis un an directeur spirituel du Studendat d’Ottawa.Le R.P.Guillot était dans toute la force du terme un hommei du Bon Dieu, un connaisseur de la théologie mystique, et un directeur recherché.11 faisait ses délices de la prédication aux religieuses.Sous des dehors humbles, "’est une grande figure qui disparaît, laissant derrière elle un gros tiers de siècle de lourdes responsabilités portées calmement.et une multitude d’amis que lui conciliaient une bonhomie charmante et une réputation bien méritée de vertu.Bulletin météorologique Toronto, 10.— (C.P.) — Voici le temps qu’il fera probablement demain dans les diverses régions de la province de Québec: Golfe et rive nord: nuageux, averses; Baie de Chaleur : nuageux, o verses dans la matinée; Bas Saint-Laurent; partiellement nuageux, frais; Vallées de TOutaouais et du haut Saint-Laurent: beau et frais; Nord-ouest du Quëtoec et Lac Ssint-Jean : tbe.au, même température.LONDRES, 10 (A.P.f — L'Empire britannique a décidé de faire valoir ses titres à la souveraineté territoriale de l'Antarctique, c« mystérieux continent austral qui constituerait un vaste réservoir de matières premières, notamment de charbon.Un comité spécial de la conférence impériale qui n'a guère fait parler de lui a préparé un rapport en ce sens et les délégués à la conférence impériale ont pris le monde par surprise en adoptant ce rapport.* * * .Les séances de la conférence impériale se tiennent à huis clos, mais on apprend que le rapport de ce "comité polaire" constitue un document d'une haute importance qui a trait aux droits territoriaux.Ce sont l'Australie et la Nouvelle-Zélande qui ont Mort de sir Robert Borden (Suite de la première page) La question de la marine Mais, par dessus tout, la question de la marine se posait en raison de la situation internationale.Ce fut l’ère des grands débats parlementaires.Sir Robert Borden proposait de construire trois cuirassés, les meilleurs que la science pût donner et que l’argent pût acheter.Les libéraux soutinrent un débat de deux semaines complètes.Il n’y avait que le dimanche que la Chambre ne siégeait pas.Le lundi de la troisième semaine, au moment même où sir Wilfrid Laurier se levait pour prendre la parole, le ministre de la Marine, M.J.-D.Hazen, était debout lui aussi.Le président de la Chambre, M.Sprou-le, déclara que sir Wilfrid Laurier avait la parole.Les libéraux applaudirent à tout rompre pendant quelques minutes.Mais lorsque le calme se rétablit, un député conservateur, M.Northrup, en appela de la décision du président qui fut renversée.M.Hazen put prononcer son discours et proposer la loi du bâillon.Ainsi, par une tactique habile, l’obstruction libérale prenait fin.L’on ne sut jamais si le président Sproule, qui était conservateur, n’était pas partie au complot ministériel.Tout cela, cependant, n’aboutit à rien puisque le Sénat rejeta le bill de la Marine.1914 En 1914, la guerre éclata.Des journalistes se rappellent quel visage las avait sir Robert Borden lorsqu’il leur annonça la terrible nouvelle.On sait le reste: la participation du Canada au conflit européen, l’envoi volontaire de troupes, puis l’enrôlement obligatoire, la formation d’un gouvernement d’Union, la triste odyssée de sir Wilfrid Laurier à travers le Canada en 1917, la victoire finale qui rapporta au Canada la reconnaissance de sa souveraineté.Sir Robert Borden se montra alors grand Canadien.Il réclama le droit de signer le traité de Versailles au nom du Canada.Il posa des actes qui devaient résulter, quelque dix ans plus tard, en l’adoption définitive du statut de Westminster.H a lui-même décrit les progrès constitutionnels dû Canada dans un volume intitulé: “Canada in the Commonwealth”.M.Meighen lui succède Le premier ministre, après cette longue période de durs travaux, songea à remettre la direction du parti en des mains plus jeunes, H fit un voyage de repos et, à son retour, ayant réuni sénateurs et députés conservateurs, il leur annonça son intention de prendre sa retraite.Quelques semaines plus tard, il recommanda au gouverneur général de demander à sir Thomas White de former un gouvernement.Mais sir Thomas White, pour des misons d’ordre privé, déclina l’honneur.Sir Robert Borden suggéra alors le nom de M.Arthur Meighen.Ses mémoires Sir Robert Borden se retira de la vte publique (1920) avant la défaite qui s’annonçait certaine.Il fit alors preuve de jugement.Trop d’hommes politiques s’accrochent désespérément au pouvoir jusqu’au moment où le pouvoir les lâche.H y a cinq ans, M.Borden a été nommé par le gouvernement fédéral pour diriger, la délégation canadienne à Genève.Ce fut sa seule fonction publique depuis sa démission comme premier ministre.Il s’occupa un peu de finance, prêtant son nom â la présidence de la Barclay's Bank et de la société d’assurance Crown Life.Mais il s’occupa surtout d’écrire les mémoires d’une vie toute de labeurs difficiles.Il n’était pas aussi brillant que sir Wilfrid Laurier, mais il avait du jugement, de la solidité, des qualités moyennes qu’il utilisa habilement; orateur froid, méthodique, raisonneur parfois spécieux, ses discours se Usaient mieux qu’ils n’étüient intéressants à l’au-aition.Il manquait de passion, de versatilité, ne légèreté, et 11 faisait assez piètre figure auprès du chef amorcé l'affaire parce que ces deux Dominions s'intéressent fortement à l'avenir de ('Antarctique en raison de leur proximité géographique.* * * Les titres à la possession de ces régions glaciales qui environnent le pôle sud sont assez embrouillés parce que ces terres lointaines ont reçu la visite d'explorateurs anglais, américains et norvégiens.L'explorateur Lars Christenson a survolé une partie da circonstance pour acheter quelques nouveaux meubles.En choisissant ses meubles, elle eul soin de satisfaire à toutes les exi une intelligence rare.M.Fernand ! bon goût.Elle piaca une Fiché a donné à son mendiant une A :wuxv’ pour PLANCHERS PRÊLARTS en vente partout BEAVER PRODUCTS en LTÉI 4591a Papineau - Montréal irait le' modeler tVnirntnér riüc t^r,e.s,-,les jambes nues et les têtes ! personnalité très marquée.Gaston hri re tôu au miins T’lmener l ; I Tm.l l’art consiste jus- Lero.se était bien le type de celui j Ivre en.u besoin soit une lampe, so t des revues.Cette table avait en outre un autre ottiectif: permet'rj aux amateurs de cartes de s’en servi quand bon il leur semblait.Ceux oui se plaisaient à jouer une bonne partie df» solitaire la trouvaient ordinaire-ment très convenable, et la maman ne i appréciait pas moins lorsqu’elle voulait coudre ou faire d’autres menus travaux.Pour compléter rette jolie dispo-siîion, la maîtresse de Ja maison jouta quelques chaises et d’autres .75, por la poste .90 Collection: DECOUVERTES — EXPLOITS HEROÏQUES La belle vie des pilotes de ligne, par Jacques Mortane.Brochure de 120 pages, nombreuses illustrations.50 Le Père de la Louisiane — Cavelier de La Salle, par Charles de La Roncière — Brochure de 128 pages, illustrations.50 Marchand L'Africain, par Julien Maigret.Brochure de 128 pages, nombreuses illustrations.30 Collection: CONQUETES DE L'HOMME Diffusion des nouvelles et de la pensée dons le monde, par Hervé de Peslouan.Brochure de 128 pages, nombreuses illustrations.50 La Protection de la vie ou cours des siècles, par Remi Ceillier.Brochure de 125 pages, nombreuses illustrations.50 La Lumière et la vision, par Pierre Crochet.Brochure de 136 pages, nombreuses illustrations.50 (Pour les commandes par la poste ajouter .05) SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR", 430 Notre-Dame est, Montréal Feuilleton du "Devoir' 0 MON BEI AMOUR par CLAUDE MARLY 444444444444444444444444444444444444 45.{Suite el fin) Gomme i) ramenait le fardeau léger vers sa poitrine, il s’élonna de sentir scs muscles si libres.C’est qu'ils jouaient à l’aise sous la chain-se de lin et le bliaud de soie.Lourde à son cété pendait l’épée à ta poignée en croix.Longeant Je lac, une silhouette était encore visible.Merlin l’Enchanteur le quittait après avoir déposé sa Dame endormie dans ses bras, sa Dame qu’il fallait défendre, protéger, pour laquelle il voulait lutter toute sa vie.Le charme fut rompu par l’apparition de Nanny portant le plateau du thé.Elle entrait, n’ayant pas re- çu de réponse à scs coups discrlts frappes à ia porte.Jean-Jacques Salverte avait une réputation déplorable à l’office, quant à l’esprit.Nanny ne fut donc qu’a moitié étonnée de le trouver là.au milieu du petit salon, avec une figure rayonnante de bonheur, portant Anne évanouie sur les bras.Heureusement, les réactions de Jean-Jacques furent vives.— Posez ce plateau d’abord, dit-il d’un ton sec qui fit pénétrer l’ordre tout droit au fond de la cervelle de la vieille femme.- Maintenant, tirez ce fauteuil et allez me chercher du vinaigre.t fl posa Anne délicatement sur le siège et appuya sa tête à un coussin.Lorsque Nanny revint, il était déjà à la porte.— Je sors, je serai là dans dix minutes.Nanny le regarda s’éloigner sans chapeau, les poings fermés déformant les poches de son veston.— Mais non, mademoiselle, n’insistez pas.ce sont des anémones que je veux, rien que «les anémones.— Mais monsieur, j’ai des.c .Non, madame, non et non.Si vous n’en avez pas, dites-le moi tout de suite, je n’ai pas de temps à perdre.Ainsi de fleuriste en fleuriste, lançant cette adresse laconique au chauffeur de son taxi: “Au prochain”, il allait à la recherche des fleurs préférées d’Anne.Ou les fleurs manquaient, ou elles ne répondaient pas à son désir.Enfin, ia chance lui sourit.Il fit défaire toutes les hottes et verser les fleurs en vrac dans un carton.El, penché aur DEMAIN : Le "Devoir" commencera la publication de son nouveau feuilleton: le jardin de l’enchantement” par Magali.le clos nu chauffeur, matnienani, u pestait sans retenue con»r« le» *u-Ires voitures, tes passants, les asents, ics signaux, tout ce qui entravait sa route et resserrait ses dents sur un seul mot, comme un refrain à ses couplet» d’injure : “Racaille, racaille, racaille.” Marthe eut à peine le temps de voir à qui elle ouvrait.H dut freiner cependant au pied de l’escalier pour s’enquérir d’une voix à être entendue jusqu’aux combles: -r Où est-elle?Ce fut Mme î,e Hurtin qui lui ré- Ici, Jean-Jacques.Anne reposait dans le fauteuil où il l’avait laissée.Il ouvrit le carton ! et versa les fleurs sur les genoux de ia jeune fille, puis, comme un gos-| se, il se laissa crouler aux pieds de Mme Le Hurtin.Oh! maman-madame! fut tout ! ce qu’il trouva à dire.XVII Anne avait lâché son bonheur par la maison, comme les fleurs lancent leur parfum dans l’air.Le professeur Salverte a'était .aperçu qu’il manquait à sa bibliothèque certains exemplaires rares sans lesquels la vie lui était un fardeau et qu’on ne pouvait se procurer qu'à Londres.Renaud avait été expédié à leur recherche, emmenant sa soeur, avec mission de ne revenir qu’une fois le sourire de Pat retrouvé s'il était assez maladroit pour découvrir torp tôl ce qu’il était venu chercher d'autre.Me Le Hurtin avait écrit à tous les membres de sa famille résidant encore en Angleterre et Patricia était attendue dans cinq coinlés différents, au moins.Sur le baieau, la jeune fille sc comparait intérieurement à tout les grands exilés, mais comme elle avait un sens aigu de l’humour, elle appela son frère près d’elle pour lui glisser confidentiellement, comme un aveu sur sa personne: — La rhétive pécore s’enfla si bien.Renaud sourit sans essayer de comprendre et s'accouda au bastingage- Depuis quelque temps, Renaud souriait souvent de ce soyrire un peu fixe des soeurs de charité auquel ne participe ni l’esprit, ni U compréhension, mais seule la b< d’un coeur toujours prêt à aid Lui-même avait subi son typi assaut sinistre d'une nuit qui a soulevé des profondeurs de océan des monstres insoupçonn haine, rancoeur, jalousie.Mais, 1 qu'au sortir de cette nuit de t ment il s’était trouvé en face d ne levant vers lui son visage raj riant, son calme lui était revem puisqu’on lui offrait l’occasion ne pas rencontrer le “monsieur’ quelques jours, il s’estimait a pour savoir qu’il pourrait se d< ner et reconnaître que lui-m avait abandonné ses droits le mier.Dès son arrivée à Londres.Pi cia réussit à s'étourdir en se couvrant soudain une irrésist attirance vers toutes sortes d jets inutiles et encombrants qui manqueraient pas de lui ami des ennuis sur le chemin du rei avec ia douane.Elle entreprit d avec persévérance la visite des gasins grands et petits dans rayon assez étendu autour de 1 Suite à la page S VOLUME XXVIII — No 132 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 1Q JUIN 1937 5 Pèlerinage historique au Cap Les cérémonies organisées par la Société régionale des Trois-Rivières pour le 4 juillet — Visite des "Dix" — Le 300e anniversaire des Trois-Rivières Le* Trois-Rivières, 10.— La Société d’Histoire Régionale des Trois-Rivières reprendra, le 4 Juillet prochain, ipar une grande démonstration dans les jardins du sanctuaire de Notre-Dame du Cap, la série de ses pèlerinages historiques interrompue depuis plusieurs années après trois manifestations couronnées du plus entier succès.Me L.-D.Durand, président de lu Société d’Histoire Régionale, a expliqué que la fête du quatre juillet prochain constituera une évocation de l'histoire du Cap-de-la-Ma-deleine, vieille de près de trois siècles, puisque la ville voisine fut fondée en lo51.Le pèlerinage prendra une signification toute particulière parce •qu’il aura lieu le jour même du trois cent-troisième anniversaire de la fondation des Trois-Rivières pan le sieur Laviolette, anniversaire que les jeunes de la Société des Arts et Lettres Le Flambeau, se propose de célébrer par la représentation de tableaux historiques sur la place Pierre Uoueher dans la soirée.A l’occasion du pèlerinage historique du Cap notre région recevra la visite de la Société des Dix.Cette société formée de dix de nos meilleurs écrivains et historiens à dix réunions par années, chez chacun de ses membres.La récolte de blé Le rendement sera de 85 pour cent de la production moyenne Ottawa, 9.(C.P.) — L’état deda récolté du blé de printemps dans tout le Canada Indique, suivant le rapport sur les récoltes de l’Office fédéral de la statistique, que le rendement sera de 85 pour cent de la production moyenne.Cet estimé est dressé d’après les observations faites au 31 mai et il accuse une perte de 10 pour cent par'rapport à l’an dernier.Le blé d’automne est actuellement meilleur qu’à la même époque l’an dernier.La condition moyenne, dans tout le Dominion, de la récolte, exprimée en pourcentage, était au 31 mai comme suit: (la condition de l’an dernier à pareille date est indiquée entre parenthèses) : blé d’automne, 98 (95); blé de printemps, 85 (95); avoine 90 (93); orge 93 (93); seigle d’automne 09 (84); seigle de printemps 83 (93); tout seigle 73 (80); pois 93 (91); autres grains 92 (92); foin et trèfle 90 (98); alfalfa 89 (95); pâturage (92 (101).Dans les provinces de la Prairie, la condition des principales récoltes de grains, au 31 mal était comme suit, les chiffres entre parenthèses Indiquant la eoudlllon de l’an dernier à pareille date: Manitoba, blé, 101 (90); avoine 97 (95); orge 96 (95); seigle 90 (88); Saskatchewan, blé 78 (95); avoine 84 (93); orge 89 (93); seigle 59 (80); Alberta, blé 93 (90); avoine 94 (95); orge 94 (94); seigle 79 (91).Excursions vers Montréal en fin de semaine Le service des Voyageurs du Pacifique Canadien annonce pour la fin de semaine prochaine toute une série d’excursions à prix réduits de diverses parties de la province, du Vermont et de l'est onta-riesn vers Montréal, et l’on s’attend à ce qu’un grand nombre de personnes profitent des tarifs avantageux offerts par le chemin de fer pour venir dans la métropole.Les billets à prix spéciaux pour ces excursions seront délivrés aux gares de Mont-Laurier à Ivry, sur la ligne des Laurentides; de Buckingham Jonction à Saint-Augustin, sur la ligne d’Ottawa; de Mégantic à Cookshire et de Magog à Farnham (Sherbrooke exceptée) sur les lignes des Cantons de l’Est; de Wells River à Brookport, sur la ligne du Vermont; aux gares des embranchements de Saint-Guillaume et Drummondville; à celles de Léonard, Ont.à Vaudreuil; de Perth, Ont.à Saint-Lazare; de l’embranchement de St-Gabriel, y compris Joliette, et de Pont-Rouge à l’Epiphanie, sur les lignes de Québec.Ces billets seront valables à partir de vendredi pour l’aller et jus-tju’à lundi soir pour le retour.Les Syndicats catholiques CONSEIL CENTRAL Ce soir, k 8 h., aura lieu l’assemblée régulière du Conseil central des Syndicats catholiques et nationaux, à 1231 est, rue DeMontigny.MARECHAUX FERRANTS Ce soir, 10 juin, à 8 h.„ aura lieu l’assemblée régulière du Syndicat des maréchaux-ferrants dans l’édifice des Syndicats catholiques, à 1231 est, rue DeMontigny.Paroisse Notre-Dame de !a Paix, Verdun Il y aura JEU DE BINGO du H au 1» Juin prochain dans la salle de l'école, 3500 rue Wellington.au profit des oeuvres paroissiales de Notre-Dame de la Paix.Verdun.De magnifiques prix seront offerts et un CINQ PIASTRES sera tiré au sort chaque soir comme prix de présence.Chaque soirée est sous la présidence des notables de la paroisse ou des environs.I,'organisation en a été confiée A M.D.BeMtrand et A Mme A.Deneault.Funérailles de M.Marcel Lecourt Jeudi dernier A l'église 8t-Ambrotse, ont eu lieu les funérailles Imposantes de Marcel Lecourt, décédé A Montréal, A l'Age de 30 ans, fils de M.et Mme Guillaume Lecourt, née Brosseau, Cordélla.Précédé de quatre landaux de fleurs, le convoi funèbre partit do la demeure de son père, numéro 6591 de la rue Christophe-Colomb, pour se rendre A l’église où le service fut chanté.La levée du corps fût faite par M.le curé Champoux qui chanta aussi le service, assisté de M.l'abbé Sabourtn et le Rêv.P.Antoine, O.M.I.,, comme diacre et sous-dlacre.Officiaient aux autels latéraux, le Rév.Père Auder.P.S,8„ et le Rév.Père Louis, O.M.Cap.La chorale sous la direction de M.Gaston Favreau exécuta les messes de Pérosl et Gounod.Les solistes furent MM Geo.Lefebvre, Geo.Dufresne.Joa.Audet.M.Reddy, J.Beauchamp, Emile Lalonde touchait l'orgue.Outre son père et sa mère, le défunt laisse dans le deuil, deux frères, Maurice Lecourt, époux d'Antoinette Morin, et Charlemagne, deux soeurs, Gabrlelle et Marle-Relne.Dans le cortège on remarquait MM.Jos.Lévelllé, Hubert Brosseau, Emllien Brosseau, ses oncles, Chas Lévelllé, Ern.Ré-glmbal.René Tbêriault, Adolphe Roy.Guy Lévelllé, Lionel Lévelllé, Pierre Marchand, J.-C.Vigor, Orner DeSerres, Henri De8er-res, Roger DeSerres.Hon.Raoul Orothê.L.-E.Grothé.Ed.Brosseau.échevtn Hector Dupuis.J,-A.Savoie.N.P.W Labelle, J.-E.Mousseau, Paul Godard, Emery oi-«rd.A Lefebvre, A.Dupras, P.Leclerc, J.-E.Fortin.M.Ostlguy.J -H Ostlguy, A Gulmond.L,-P.Baulne, H.Lebeau, C Charbonneau, P.Asselln, B Asselln, Olivier Chaput.G.Pagé.R Vézlna, E.Dion.H Varln.H.ValUéres, Z.Boileau, A.Thibodeau, G Désormlers, T.Desmarais, Emile Brosseau, Art.Cotircelles.W.Laporte, M Barcelo, Z, Bolduc, C.Gervats, E.Lavoie, E.Lanctôt, A.Lanouette.J.-B.La-nouette, Lucien Lanouette, Lucien Rov, R.Brasseur.G.Valois.J.-A.Dubois, J, Normand, L.-G.Maheu, Hector Langevin., A.Nadeau, J.-H.Lamarche, P.Brouillet, T.Boyer, P Duquette, M.Addy, R.Hétu, O.Dyotte, J.-B.Lafortune.S.O.Kell, L.-G.Marchand, p.Binet, E, Géllnas.T Brais.T.-J Cuddlhy, O.Vallée, J.-A Masson, D.Brlsson, Dr C.-E.Casgrain.J,-S L®p'rr,trp- p LaJeunesse, v.Corden, H A.Keep, E, Beaulieu.N.Ger-T ‘nrJL O- Volsard, H, Volsard L.Dolbec, V.Dubé, T.Faquin.Arm.Pré-fontaine, O.Lahale, Léo Langlois, J.Âquln A.Bolduc, R.Binette, H.Pilon, J.-E Roy de la Presse”, l.-C.Gervals, F-X Par'l-zeau E_-P.Rloux, R.Challfoux, E.Lapter-d ' ,?'„.?rossealJ' H Mardi.J.-A Drouin, P.ValUéres, A.Nadeau, R Gravel.A Archambault, R, Champoux.L.Lefebvre, M Prud homme, René Lafieur, M.Drouin, Maj.j.-p Bastlen, A.Duquette.A.Du-charme H.Jeannette.H, LaJeunesse.A Jeannette, H.Majeau.C.Bélanger P Lolselle, H.Marcotte, E.Larlvlère, E.Can) tin L.Coderre, J-H.Legault.E Gulmond, p Tw*«5l?,se^GiVM' Décar!e> D.Bernard P.-D.Moi tin, G.Monette, A.Masson, J.-J Çourchasne.R.Pépin, A.H.Hough.F.-C Larlvlère.J.Caumartln, J.-R.Martin, A Langevin, P.-E.Valois, L.-A, Legault, C Clouette, A.Caya.Léo Plante, Victor Auger J -B.Trempe.J.-A.Lemieux, A.Thl-bodeau Léo-P.Aubry, J.-P.Woodcoock, E Géllnas, J.-A.Masson, O.Masson, A Meunier, A.Lemay, E.-A.Doucet, Hectoi Prud homme, J.Flanagan, A.Asselln, H LaJeunesse, H.Glguère, J.-W.Plché, Wllf Caron, O.LaJeunesse, Félix Berger.B nfH1'*' Bonne, F.-X.Samson, L Hlrbour.E.-W.Caron, Paul Désy, Art Taschereau, L.Noël, W.Laporte, G Carmel, Avlla Raymond.Dr J.-A.Vidai, J.-W.Lacouture, J.-L.Masson, J.-R.Martin G, Benoît, A.Nadon, D.Handflcld.Art Dslcourt, Noël Chaput.Léo Lavtgne, L.-J BoblUard, E, Olbeau, P.Hébert.H.-J.Stafford A, Robert, O.Lafontaine.R.Pinet R.Binette, J.-W.Castonguay.O.-J Cas-tonguay, J.-A, Bolvln, M.DesJardins.J.-H Lalonde.O, Monette, A, Martin, J.-P Marier, A Renaud, N, Cantin, H.Lebeau Meloche.A.Nadeau à „Val‘ *re- 9- Lafortune, D.Brosseau X-K, Dion, Eug.Nolseux, F.-J, Brent Thomson Robertson, E.Dansereau, L.Langlois, R, Hétu, A.-H.Pepper, W.Bouchard R.Ledoux, A.Campeau, L.Dyotte, C.E H C, E, Horsburvh, R Brabant, G.Campeau A.Giroux, J.-J Durocher, A.Plchette, C Kochenberger.A.Martin.Et un grand nombre d'autres.Le Sanatorium Prévost était représenté par Mlle Tassé et un groupe de gardes-malades.La famille o reçu de nombreuses marques de sympathies, offrandes de messes fleurs et bouquets spirituels.Réunion annuelle des marchands de charbon ce soir à la Palestre La section des Marchands i bois cl de charbon de l’Associalii des marchands détaillants du C nada tiendra ce soir à 8 h.15 la Palestre nationale, 840, rue Ch( rier, sa réunion annuelle généra Au cours de rassemblée on exp querh aux marchands les amend ment s apportés aux règlements m nlcipaux du bois et du charbo La réunion se terminera par l’éle tion des officiers pour l’année 193 1938.A Parib mtmmsmmimmsn La police de ¦’exposition Paris, 9.(P.Ç.-Havas).— Trois mille hommes assurent la police à, l’Ëxpositioiu Jamais» au cours des expositions passées en France et à l’étranger, on ne prit de si complètes précautions et on ne mobilisa un tel effectif qu’eu cette occasion.Les cent hectares de cette “Ville aux merveilles” seront parcourusc fouillés, observés sans arrêt par deL équipes de gardiens de paix, inspecteurs en civil, surveillants en uniforme, pompiers, sauveteurs de brigades fluviales, chauffeurs des cars et des voitures de police, agents de liaison téléphonique, surveillants techniques, veilleurs de nuit, etc.Ces équipes sont déjà' installées et se font la main, bien que nous ne soyions pas encore aux grands jours d’affluence.L’ensemble de ces forces est divisé en deux sections.L’une qui n’est ni plus ni moins qu’une organisation comme 11 en existe dans vingt arrondissements de Paris, l’autre créée de toutes pièces par les soins du secrétariat général de l’Exposition.Dans cette__seconde section on trouve tous les plus fins limiers des services d’état à la retraite.Le centre de police et de surveillance est établi dans un pavillon au pied même de la tour Eiffel.Le commissaire divisionnaire, M.Boulanger, rassemble là tous les services: la police municipale, la police mobile, la police de secours, la police judiciaire, les ambulances, les autos, les motos, le central téléphonique.le poste d’écoute et les appareils de signalisation décélant un incendie en quelque lieu qu’il soit à l’intérieur des huit kilomètres des palissades qui clôturent l’enceinte.Plus de cinquante avertisseurs disséminés dans l’Exposition aboutissent là, c’est-à-dire au centre géographique de cette cité éphémère.Pour l’instant en dehors de la surveillance constante pour régler la circulation et écarter le danger d’u” incendie, les policiers de l’Exposition n’ont eu guère à intervenir que pour l’arrestation de voleurs sans envergure, la plupart des filous amateurs, recueillir les objets trouvés — mais là le butin est invraisemblable — traquer les trafiquants en faux billets d’entrée, ramener enfin les enfants égarés à leurs parents.Rien qu’avec l’affluence actuelle.la moyenne d’enfants perdus — pas pour longtemps — atteint une movenne d’une vingtaine par jour.Quant aux vrais filous qui suivent toujours les grandes manifestations populaires, surtout celles oui sont luxueuses, iis ne sont pas encore manifestes.U leur sera difficile, s’ils s’v risquent, d'échapper aux regards vigilants de armée de policiers d’une courtoisie et d’une discrétion exemplaires.Chevaliers de Colomb de St-Henri Le Conseil Saint-Henri des Chevaliers de Colomb, a eu, hier soir l’élection de son conseil.Ont été élus: grand chevalier, M.J.Allan Bray; député grand chevalier, M.Ulric Lanthier; chancelier, M.J.E.Lecours; cérémoniaire, M.J.H.Bourbonnière; secrétaire-archiviste, M.I^o Marleau; trésorier, M.Charles Lussier; premier syndic, M.Albert Lachaine; second syndic, M.J.E.Benoit; troisième syndiCj M.Alfred Lecours; sentinelle intérieure, M.Alfred Latu-lippe; sentinelle extérieure, M.A.Desgroseilliers; intendant, M.Armand Cardinal; assistant de l’intendant, M.Joseph Desbiens; notaire, M.P.E.Sauvage; conseiller juridique, M.Paul Mercier, et médecin, le docteur Ernest Lachapelle.Cette soirée était sous la (présidence de Me Paul Mercier, député de Saint-Henri aux Communes, Seize années d'histoire 1914-1930 700 photographtM Tabla des matière*;—> Avant la guarra La guerra L’Europe nouvelle Trônes renversés et tr&nea nouveaux Assassins et victimes La vie sociale après la guerre Les Soviets L’Amérique en tête L’Asie, l’Afrique, l’Amérique du Sud La vie sociale Le Moyen âge au XX* siècle La Femme L’Enfant Records Religion «gncniB, rwcnmifW* CirciliaîlOft Cataclysmes La gais mondiale Au comptoir .75s; par la posta.9 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOII 430 Notre-Dame est, Montréal.Lettre eu “Devoir K flou» ne publions Que ib« lettre» »tgnéëfi ou det communication» accompagnée» aune lettre signée avec adresse authentique.Nous ne prenons pas ta responsabilité de ce qui parait tous ceUe rubrique- A propos d'atelier fermés .- Montréal, le 7 juin 1937 M.Georges Pelletier, directeur-gérant, le Devoir, Montréal, P.Q.Monsieur le directeur.J’ai tu avec attention dans le De-1 voir de vendredi dernier la protestation du Conseil syndical catholique des métiers alliés de l’iraprirne-rie de Montréal Inc., contre la dé- ! claration de M.W.Tremblay, ministre du travail, parue dans les; journaux du lundi, 31 mai dernier, ! à savoir: “Les atelier» fermés (closed shops) ne seront pas tolérés dans la province”.J’ai été surpris du ton acerbe et provocateur de cette protestation.Pourquoi par exemple dire: “Des “sommations de ce genre ne peu-“vent être acceptées, étant donné “qu’elles visent sournoisement à la "disparition de nos organisations “ouvrières catholiques pour favori-“ser d’autres organisations.etc?” Pourquoi ajouter: “Ce n’est pas la “première fois que le ministre fait “des déclarations semblables pour “le moins douteuses à l’égard des “associations ouvrières incoroo-“rées.etc?” Pourquoi ces paroles injustes et malveillantes à l’égard du ministre du travail?Pourquoi mettre publiquement en doute sa bienveillance envers les syndicats catholiques?N’aurait-il pas été plus sage et plus pratique de la part du conseil syndical de soumettre au ministre quelques considérations justifiant 1 atelier fermé?N’auraft-il pas été plus logique de lui faire connaître quelques raisons militant en faveur de l’atelier fermée et de lui expliquer en quoi l’atelier libre peut nuire aux syndicats catholiques?Dans cette protestation du con-sej] syndical, aucune représenta-tion en faveur de l’atelier fermé, si ce n est que la loi des syndicats professionnels lui permet de signer avec les patrons des contrats d’ateliers fermés et que ces contrats librement signés par les parties contractantes, ont force de loi.Si c’est là le seul argument en faveur de l’atelier fermé, il en existe de puissant?à l’encontre.Si la loi ne défend pas la signature de telles conventions, c’est qiie notre législation est incomplète et il est urgent d’y remédier.La tolérance de 1 atelier fermé est à la fois injus-te, contraire à la liberté et au droit des gens.Supposons une usine, où la grande majorité des employés soit ca-nadienne-franyaise, organisée en union nationale, fis présentent un contrat stipulant Jatelier fermé.Le pation refuse, cenaiiis de ses employes anglo-proteslants ne voulant pas faire partie d’un syndicat catholique.La grève s’ensuit.Elle dure.De guerre lasse et pour ne pas ruiner son industrie, le patron ^,.Volt Tf)orÇe d accepter cette con-dition.Il signe le contrat.N’esl-ce pas là de la coercition7 N’est-ce nas là un attentat à la liberté et aux droits des gens?Est-ce juste d’obliger un patron de se priver des ser-de .bons e.mPloyés dont les remplaçants ne lui donneront peut-etre pas le meme rendement?Et ces ouvriers non-catholiques, est-il chrétien, est-il meme humain de les lorcer au chômage parce qu’ils sont ai?8lo-PCofestants ou juifs?•i>afo ;rn, J,e f01?non’ Le Principe de atelier fermé est immoral.C’est ta loi du crois ou meurs”.J] est contraire a la liberté et aux intérêts bien compris et des patrons et des ouvriers en général.tJc3,s ct4 B’^.Pns tout; dans un très grand nombre de cas.le principe de l’atelier fermé est préjudiciable aux intérêts des syndicats catholiques eux-mêmes.Les ouvriers de base, c’est-à-dire ^Préparent les travaux en sene et de^ qui dependent tous les ouvriers des autres départements dans nos grandes usines sont en général etrangers à notre race.Que ces ouvriers chôment et l’usine doit fermer ses portes.Si ces ouvriers de base, etrangers à notre race, font partie d une union neutre qu’ils veulent renforcer, ils déclarent tout simplement la grève et exigent l’ate-her fermé, obligeant ainsi tous les autres employés, même s’ils sont en majorité catholiques, à s’enrôler dans leur union.Un exemple: à Montréal même la majorité des ouvrières de l’industrie de la robe sont catholiques et canadiennes-françaises.Les découpeurs qui sont à la base de cette industrie, désireux de renforcer leur union, déclanchent la grève.Pas de tailleurs, donc pas de travail pour les ouvrières.Le piquetage et l’enrôlement commencent en faveur de l’union internationale, qui réclame et exige l’atelier fermé.Résultat: co/itre le gré des patrons et de la majorité des employées elles-mê- mes, les membres du syndicat catholique des ouvrières de l’aiguille et les non-syndiquees se voient refu-avail a moins de si dre à l’union internationale.C’est ce que la plupart d’entre elles ont fai ser tout travail a moins de se join- C’t dû faire.S’il leur reste un peu de fierté et de sang dans les veines, les ouvriers canadiens-français, même ceux de l’imprimerie, peuvent-ils tolérer un pareil fait, qui n’a pu arriver qu’en vertu du principe de l’atelier fermé?Le gouvernement peut-il tolérer plus longtemps pareil état de choses?Chez nous, dans la province de Québec, allons-nous être forcés pour gagner notre vie de nous soumettre à des associations étrangères?Nous ne voulons pas, nous ne devons pas obliger les étrangers à faire partie de nos associations nationales; d’une autre côté, nous ne pouvons pas permettre que des etrangers puissent chez nous, dans le Québec, — en vertu du supposé droit à l’atelier fermé — nous mettre un jour dans l’alternative d’avoir à choisir entre des sans-Diçu ou de crever de faim.A C’est un principe fondamental de la démocratie qu'un homme puisse librement adhérer ou refuser d’adhérer à un clan, à un mouvement ou à une organisation.Et à ce sujet la loi lui doit pleine et entière protection.L’observance de ce principe établit la ligne de démarcation entre la saine démocratie et la dictature.Nous vivons dans un pays libre.Libres nous voulons rester.Le droit à l’atelier fermé, s’il existe, doit disparaître et, comme disent les Américains, le checkoff, ou empêchement pour un employé non syndiqué de travailler dans une usine ou tout autre établissement de travail doit être interdit; et toute convention de travail entre patrons et ouvriers, stipulant que les employés devront ou ne devront pas faire partie d’un syndicat ouvrier, doit être déclarée nulle et illégale.Et les patrons et officiers de syndicats se rendant coupables d’une offense devraient être condamnés à de fortes pénalités.Souhaitons que le gouvernement, à qui le peuple a confié la sauvegarde de nos libertés populaires, fasse son devoir et ratifie la déclaration de l’honorable ministre du Travail; et ce, même en dépit de ceux qui, ne considérant que leur propre intérêt immédiat, sont prêts a lui sacrifier la liberté de leurs concitoyens et celle de leurs enfants.Veuillez, Monsieur le directeur, agréer l’expression de mes sentiments et me croire.Votre tout dévoué, Daniel MARCOTTE 8515, des Belges.Un livre que tous devraient lire •LA MUSIQUE AU POINT DE VUE EDUCATIF’ Beau livre qui plaît à l’oeil et à l’esprit.D'élogîeuses appréciations en ont déjà été données par des autorités non seulement du Canada mais aussi de la France et de la Belgiciue.L’auteur est soeur Marie-Stéphane, de l’Institut des Saints Nom* de Jésus et de Marie.Ce volume se vend $1.00.On peut ae le procurer chez les principaux libraires, chez les marchands de musique, au Service de Librairie du Devoir et à la maison-mère des Soeur?des Saints Noms de Jésus et de Marie, 1410 Blvd Mont-Royal, Outremont.La mère de Staline décédée Moscou, 10.— Katherine Bjus-vill, mère de Joseph-V.Staline, est décédée, à Tiflis, Je 4 juin dernier, d’une pneumonie et d’une affection cardiaque.La nouvelle de sa mort n’avait pas été annoncée à Moscou, clic ne fut connue •qu’à la réception d’un journal de Tiflis.Assemblée annuelle, dimanche, des libéraux de Chambly-Rouville L'Asoclatlon libérale du comté de Chambly-Rouville tiendra son assemblée générale annuelle dimanche après-midi, le 13 juin, à deux heures, heure solaire, dans la salle de l’hôtel de ville de Qham-Jy-Bassin.M.Vincent Dupuis, député de Chambly-Rouville aux Communes, sera pitésent.On y procédera à l’élection des membres du bureau de direction pour Ja prochaine anrée.La collation des diplômes de l'Ecole technique La collation des diplômes et l’inauguration de l’exposition annuelle de l’Ecole technique de Montréal auront lieu vendredi soir à 8 heures 30, sous la présidence de M.Joseph Bilodeau, secrétaire intérimaire de la province.Suite de la pane 4 tel qu'ils avaient choisi.Elle accorda six grands jours à cette fièvre, puis s'accorda elle-même avec une grâce nonchalante aux divers parents de sa mère.Et les lettres parvinrent régulièrement au petit hôtel d’Auteuil, tristes sans retenue d’abord, puis calmes, puis visant à la galle.Mais tant que l’ironie dont elles étaient presque toutes empreintes fut dirigée contre les autres, Mme Le Hurtin ne se sentit pas rassurée.Ce ne fut que passée la troisième semaine d’absence que la jeune fille tourna ses moqueries contre elle-même, et sa mère respira.Hâtivement, les préparatifs se poursuivaient pour le mariage d’Anne.Délais minimum, stricte intimité et."My own darling mummy, écrivit Patricia un jour.“Je sens qu’on me cache des choses! Me voilà donc encore une fois forcée de déjouer vos plans.“Vous croyez, dans votre haute sagesse, qu'il serait mieux d’éviter des choses à mon petit coeur.Mais mon coeur a grandi, mummy, comme grandissent les enfants, dit-on, après une fièvre.Il est solide et fort de l'alliance définitive qu'il vient de faire avec la Raison.La seule chose qui pourrait le blesser serait de ne pas assister à l’envol de l'Oisillon vers le bonheur.Ne me cachez donc rien afin que je rentre à temps pour ne gêner personne de ma présence, mais pour être là lorsque vous la confierez à “lui”.Je veux ma prière toute proche de la sienne en ce jour.Vous la connaissez assez pour savoir quel timide murmure elle élèvera vers le Seigneur.Il faut ma grosse voix pour appuyer sa supplique.“Maman, je dis des sottises parce que je suis bouleversée à la pensée de son départ.Je ne peux plus penser qu’à cela.Est-ce que ce serait très déraisonnable de vous demander d’abandonner ma chambre pour prendre la sienne?Si je passais devant la porte fermée de cette chambre, 11 me semblerait que ma chérie est.“Vous voyez comme Je suis bête! “Renaud fail une télé! 11 lutte pour ne pas me dire ouvertement que je suis une gamine insupportable à cause de laquelle on le retient ici.Il cache les livres du professeur au fond de sa valise depuis je ne sais combien de jours.Il n'y a donc aucune raison de prolonger notre absence.“Vile, mummy, dites-moi quel Jour nous pouvons nous présenter.“En hâte tous les baisers de mon grand coeur neuf, "La CHATTE’’.* * if Trois cents soixante-cinq Jours, cinquante-deux semaines, douze mois, une année.Qu'est-ce?On se retourne, et ce n’est rien que des jours qui ont suivi des jours; on se retourne, et c’est tout une vie qu’on a vécue dans ce court espace.Patricia venait de rentrer dans sa chambre, celle qu'elle occupait maintenant et qui était celle de l’Oi-sillon parti faire son nid.Sur le fauteuil, qu?avalV aussi changé de place.Mouchai dorrpait.Patricia l’approcha d’elle, la »ou- leva dans ses bras et s’asseyant après avoir retiré le petit coussin, l’installa sur ses genoux.—Mouchni, ma douce, j'ai d’éton-nantes choses à vous dire.Ronronnanle, la chatte était attentive aux confidence.—Il y a un bébé dans le nid, Mouchni, un bébé aux yeux pâles.Et, ma douce, "quelqu’un” va venir pour moi ce soir.Mais ce ne sera plus tout à fait la même chose.Coeur pur et sans rancune, grands yeux uniquement fixés sur l’avenir.Un instant, l’ombre du passé se dressa.Anne penchée sur vous qui tamponnait vos larmes.— .Parce que.voyez-vous, madame, j’ai appris à pleurer.FIN Avez-vous bosom dfo bons livres?Adressez-vous ou Service de librairie du "Devoir^ 430 Notre-Dame, est, Montréal Ce Journal est tincrtmé au no 430 rus Motre-Dama aat.k Montréal.Par ITmpri-merle Populaire (à raaponaabUlté limit**».édttrlee-proprlëfcUr* — Oaorpr Pellatla», tlraotour-ewant "Comment vivre ou foyer" PAR ELISABETH CHOUQUET Que ne fnil-on pas de nos Jours pour la rehabilitation des besognes ménagères qui ont été plus ou | moins méprisées depuis la guerre?; Combien dp petites filles, depuis ce ! temps, n’ont grandi qu'avec l'espoir de travailler en dehors?D’autre part, combien de maltresses de maison qui s'intéressent le moins possible à leur foyer?Pour toutes celles-là et pour les autres qui aiment déjà leur état de ménagère et leur profession d’édu-1 catrice et qui veulent enrichir leur! savoir et perfectionner leur lech-i nique.Elisabeth Chouquet a écrit ce très bel ouvrage nui s’intituie Comme ni vivre au foyer, divisé en trois grandes parties: Installation^ du foyer, (8 chapitres); Organisation intérieure e» travail ménager, (11 chapitres), et Vie de la femme au foyer, (7 chapitres), dont voici les titres: Vie chrétienne, vie professionnelle.vie infellcctuelle e‘ artistique, la vie familiale, vie extérieure et sociale.Ta vie à )a campagne et la formation ménagère.Volume de 480 pages sous fort rartonnage, au comptoir ou par la poste, #2.00.Service de Librairie du Devoir, i f ‘ - HEINZ TRAITE _ led, 'ViMÙftoA' COMME LE MAjTR5/P^ CHAI TRAITE U • Il n’est pas suffisant que .1’or?*’v*n^gTe Blanc et le Vi- Sr^MaTSen^ Snent des bon commencement.‘ÆreÆcommencemen^ ^ ^ dans U maturité qu’ils ont voilà la ra«on ffpSS^e iÆS^qui donnm6Xe, cultivées pré» de la ramn^ claire> /ÎV à Sévdle.en Espagne savoureu8C.| plus umforme.Plu z, > Rappelez vous du nom n* I -U *W- * ! ml oonf-r’*",(‘,® .pn oour I sauc»».bo noon s.¦ „uc«* à saJ“±fr'co.s-ne.out v ftrtSoS»"""™3 J?.', X h T^M Comp.ny.Montréal.Qué.V,NA,GR-Œ - "itk i auYt»;1' w .vsœk •WrA.pr0W._ 5«e ' A’de ' cieüseL*6 1 ru d'An *qu* bc PProbatio Li PEVOjR, MONTUA^JiUPI
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