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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 30 janvier 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1925-01-30, Collections de BAnQ.

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VOLUME XVI — No 24 MONTREAL, VENDREDI, 30 JANVIER 1925 TROIS SOUS LE Abonnemoiils par la poste: Édition quotidienne CANADA.*6M Etats-Unis et Empire Britannique *8-on UNION POSTALE.Édition hebdomadaire CANADA.W-M ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 DEVOIR Rédaction et administration : 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONE i Main 7450 SERVICE DE NUIT: Rédaction.Main 6121 Administration, Main 515» Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Sur le discours de M.Ferguson Hâtives réflexions — La situation actuelle dans l’Ontario U actualité Le pauvre ou le regrattier Nous ne voudrions pas être désagréable à M.Howard Fer-son, encore que celui-ci ait cru devoir nous prendre directe-©nt à partie hier soir.Nous tenons même à souligner les professes de règlement des difficultés scolaires qu’il a formulées à a «-» /"wa «.I-» A »» a-a t a ^ 1 1 fl t».-.•»»/'* J /V IV 4" #a‘11 W/'VÜ C 1 TV I ri uébec, en souhaitant qu’elles se réalisent aussitôt que possible le règlement projeté s’inspire d’un autre esprit que.celui, qui"anime présentement la législation scolaire de l’Ontario, en e qui concerne l’enseignement du français.Nous concédons areillement que ce n’est pas ici que M.Ferguson devrait faire plus importantes déclarations, qu’il les devra adresser aux Mecteurs de sa province, et c’est pourquoi nous n’avons jamais ajouté au foi -aux rumeurs de “déclarations sensationnelles” que l’on fait périodiquement courir chaque fois que M.Ferguson doit parler chez nous.Mais nous sommes bien contraints de relever certaines des aroles prononcées hier par le premier ministre de l’Ontario.Iles risqueraient autrement de causer chez les gens distraits jielque confusion.* * * , % \ Passons par-dessus les protestations d’amitié.Elles ont leur intérêt, mais ce sont les faits qui comptent.Dans ce dernier domaine, pour prouver sa bonne volonté, M.Ferguson a déclaré que ''dans les dernières cinq années, la province d’Ontario a dépensé un demi-million polir enseigner à des professeurs à enseigner le français dans les écoles d’Ontario.Il y a cinq écoles dentraînement de ce genre, et le gouvernement paie les billets de chemin de.fer et la pension des personnes qui désirent devenir professeurs de français, de telle façon que cela ne leur coûte rien.Le gouvernement d'Ontario reconnaît la nécessité de l’enseignement de la langue française dans les écoles, cfîerche à avoir des professeurs compétents et paie pour les former”.M.Ferguson ramène ainsi devant le public de la province de Québec la question des écoles de formation des professeurs bilingues.Cette question mérite une étude spéciale (qui prendrait ce matin trop de temps), et nous aurons l’occasion d'y revenir.Pour le moment, notons simplement que les Canadiens français de l’Ontario, qui ont vu fonctionner ces écoles depuis des années et qui sont vraisemblablement plus compétents que — Arrêtez! Ne jetez ni ces souliers, ni ces bottes, ni cette robe, ni ce complet.Us sont usagés, c’est vrai; mais Us ne se plaignent pas, ils ne demandent qu’à servir encore — et ils peuvent servir.Vous prétendez que vous aimez mieux les jeter que les vendre au regrattier qui vous en offre un prix ridicule.Votre raisonnement est .boiteux: du quart de vidange, ou du dépotoir, ils trouveront le chemin du regrattier qui, cette fois, les mira pour rie)/.Ce n’est donc pas lui que vous punissez.Avant de jeter quoiqme ce soit, vous devez vous demander s’il n est pas possible d’en tirer une utilité.Réfléchissez un moment et vous ne manquerez pas de songer à tel parent pauvre, à tel voisin chargé d’enfants qui en peuvent tirer parti et que vous n'offusquerez pas en le leur offrant, si vous savez offrir avec délicatesse.A supposer que vous ne trouviez personne parmi votre entourage, je puis vous suggérer quelqu’un qui ne sera pas offusqué, qui passera chez vous volontiers.Vous n'avez qu’à vous donner la peine d'appeler Est 8513 et /’Assistance maternelle enverra une voiture chez vous pour chercher le précieux paquet.Que peut-on et que doit-on donner?Il n’est pas nécessaire de ne donner que du très vieux; il y a même du très vieux qui ne peut pas servir.Il faut donner des choses utilisables encore et des choses propres.Le pauvre est te membre Souffrant de Jésus-Christ, il faut comme tel ne pas lui manquer de respect.Je voyais récemment à ce sujet un mot naïf d’enfant.Les religieuses s’en servaient comme d’un in dication précise d’une mesure qu’il ne faut pas dépasser'en recueillant des jouets pour les petits.L’an dernier elles avaient demandé comme cela les joujoux abandonnés des petits riches or il se trouva que parmi ceux-ci figuraient* nombre de cburettes à une seule roue, de chevaux à trois pattes, des poupées aux yeux enfoncés.Tant et si bien qu’un petit bonhomme ne put s’empêcher de faire observer: “Je vois bien que le père Noël vient de très loin: presque tous nos jouets se sont cassés dans le voyage.” Il ne faut pas donner d’inutilisable, mais peu de choses ne sont pas utilisables.De plus .'l’Assistance maternelle C’est un premier point qui devra ftyre réfléchir et nous^™^ imXachi’ne T coudre prions quon neje perde pas de vue, en attendant la discussion - ’ * plus complète qui ne manquera pas de suivre.M.Ferguson en matière d’enseignement du français, isont si peu satisfaits du régime qu’ils ont demandé et obtenu la création, à l’Université d’Ottawa, d’une faculté indépendante de pédagogie, — qui a précisément pour objet la formation de professeurs bilingues.Croit-on qu’ils auraient demandé à l’Université un pareil sacrifice, s’ils jugeaient suffisantes les écoles officielles?.* * * Mais il y a autre chose.Ces professeurs, on nodes gardera pas indéfiniment dans les écoles de formation pédagogique.Us {elles plutôt, car il s’agit surtout, sinon exclusivement de jeunes filles) passeront dans les écoles où elles devront rencontrer les petits enfants ca-nadiens-français.Quelle situation leur sera alors faite?Le “demi-million de piastres” dont parle M.Ferguson empêchera-t-il qu’elles se heurtent à tous les embarras suscités par le régime scolaire ontarien?Nous pourrions évoquer à ce propos des noms et des faits célèbres, mais qui datent de quelque temps.Le Droit, que M.Ferguson a bien voulu porter avec nous au tableau d’honneur, nous apporte ce matin môme (dans son numéro daté du jeudi 29 janvier) des indications très précises et qui résument la situation à date.Nous prions qu’on les lise avec toute l’atlenlion qu’elles méritent.pour la prêter pendant quelque temps, La machine à coudre plus efficace si elle est moins poétique, quoi il tend, ce qu il se propose de prouver, etc.Car nous avouons ne pas comprendre la moitié dt ce qu’il dit.Ainsi, au début du premier article, le lecteur pourra trouver la phrase suivante: “A-t-il exagéré l’mipor: tance relative de l’esprit de parti comme cause sinon unique, du moins principale, du désordre organique qu’il déplore?D’aucuns le penseront peut-être, non sans raison, même parmi ceux dont le jugement n’est pas sensiblement atteint du mal qu’il déplore.” Et un peu plus loin, se trouve l’admission suivante: “Sur les maux engendrés chez nous — et ailleurs, par l’esprit de parti, M.Desrosiers n’a pas exagéré la gravité dsi mal que tous déplorent.” Llauteur veut-il dire que l’étoffé est noire ou gi elle est blanche?Dans un autre article, le rédac teur de VEvéncment dit que les classes dirigeantes qui forment l’aristocratie de l’inlelligence, peuvent remédier aux, maux de l’esprit de parti par leuf tlairvoyance, l’exemple qu’elles donneront, par leur souci du bien public et par-leur dévouement au bien de l’Etat.De notre côté, nous avions dit qu'une élite éclairée a le devoir de punir les gouvernements qni faillissent à leurs devoirs et de les envoyer dans l’opposition, s’ils se montrent indignes de.gouverner.A première vue, il nous semblait que lui et nous exposions la même idée sous des formes différentes.Mais le rédacteur de l’Evénement n’aboutit pas aux mêmes conclusions.Son élite à lui, il ne veut pas qu’elle se mêle d’élections dune façon active, qu’elle renverse le gouvernement mauvais si elle le peut, qu’elle détruise l’emprise des journaux de pttrü lorsqu’elle en aura l’occasion, etc.Non.il cite la parole suivante de Léon XIII: “Le choix de l’électeur désigne le gouvernant; il ne lui confère pas rau-torité, i! ne lui délègue pas le pouvoir”.Et s’appuyant sur cette déclaration, U affirme que son élite n’a qu’à laisser faire la Providence.•C’est elle qui punira les gouvernements mauvais; c’est elle qui fera tomber du pouvoir les partis indignes; c’est elle qui imposera la punition des fautes.Et pendant ce temps-là, l’élite de l’Evénement n’a qu*à se tenir tranquille dans son coin.Elle n’a pas un mot à dire, elle regarde faire la Providence.•Elle n’a .pas le droit de collaborer avec elle pour combattre les mauvais gouvernements, elle n’a pas le droit de faire de vives luttes contre les lois mauvaises, elle ne peut rien accomplir de positif.Si l’interprétation de cette paro le de Léon Xfll par le rédacteur de l’Evénement était il faudrait évidemment en conclure que Louis remplace les doigts de fée.H y a à /’Assistance des femmes et des jeunes filles qui viennent chaque semaine, voire plusieurs fois la semaine, transformer ces vêtements usagés, léur donner un aspect tout neuf et une prolongation de vie sinon élégante du moins utile.Vous savbz ce qu’est /’Assistance rnaternéile?C’est l’ange, du foyer, l’assurance du miséreux contre les complications de la maternité.Notre directeur la recommandait font spécialement, lors de sa conférence du 15 janvier, parmi les oeuvres sociales.Elle simplifie pour la maman et pour toute la famille l’arrivée d’im petit être qui lorsqu’elle se conjugue avec une très grande misère est terriblement compliquée.L’assistance maternelle remplace la mère alitée et vent, le plus possible, la bien remplacer.Elle s'efforce d’installer une aisance qui se prolonge ou plutôt d'effacer la misère dans le foyer ou elle parait.Et pour cela il faut le plus souvent vêtir tout le monde à partir du père jusqu’au petit dernier tout frais et tout frileux.Et cette année la chose la plus commune c’est la misère et la chose la plus rare c'est l’aumône.En effet, plus la misère est générale et plus les aumônes se rétrécissent.C’est illopique.car l'aumône, pour Le règlement XVII, dit donc noire confrère d’Ottawa, est encore eri vigueur et les ordres de .1/.Ferguson, ministre- de l'Instruction publique, sont de voir à ce que les ordonnances de ce règlement soient respectées dans toutes les écoles bilingues de la province.Ce qui veut dire que le régime imposé aux écoles fréquentées par les enfants canadiens-français de la province d’Ontario est en 1925 le meme que celui créé en 1912 par le même M.Ferguson à la demande des ennemis de notre langue et de notre race.En veut-on une preuve toute récente?Le mois dernier, les octrois publics ont été refusés à foutes les écoles bilingues être méritoire, ne doit "point venir de la province où, au cours de 1924, il s’est enseigné plus seulement de son surplus, de !'nr-d’imc heure de français par jour, où les institutrices ont n"’nn nn*nm“~'it parlé français aux enfants qui, à leur entrée à l’école, connaissaient suffisamment l'anglais pour comprendre l’instituteur et où Eon a refusé de reconnaître le double inspectorat.Le gouvernement de Toronto continue, d'affamer les écoles où ton reconnaît des droits à la langue maternelle des petits Canadiens français et où l’on se sert de cette langue pour former Eintelligence des enfants.Plus ç—’ cela.Le ministère de i Instruction publique a refusé de reconnaître comme bilingues toutes les nouvelles écoles fondées depuis 1912 par les Franco-Ontariens, ce qui veut dire que, dans ces écoles, la langue française est, d’après la lettre et l’esprit de la loi, complètement rayée du programme d’études., Bloc-notes Il ne sait pas .A Québec, hier soir, le premier ministre ontarien, M.Ferguson, a cru devoir parler des journaux de notre province, après une allusion de M.Taschereau à quelques-uns de l’Ontario.“M.Taschereau a dit qu’il y a dans l’Ontario des feuilles qui se conduisent de telle ou telle façon et que je devrais les en empêcher.Je le voudrais bien.J’aimerais à pouvoir le faire, car ces feuilles ne m’aiment pas.Mais est-ce que vous n’avez pas, vous aussi, de ces journaux dans cette province-ci, ainsi, le Droit et le Devoir"! — Véhat about some papers in this province, say, le Droit and le Devoir?(Ga zette, page 11).Les exemples de M.Ferguson sont assez amusants; ainsi M.Ferguson, premier ministre de i’Ontario, ignore qu’Ottawa est dans sa province, car le Droit parait à Ottawa et M.Ferguson parle de lui comme s’il était publié dans cette province-ci.Si toutes les affirmations de notre visiteur sont de cette force et de cette précision, il n’est pas très sérieux et il ne faut pas le prendre trop au sérieux.Remer-cions-le tout de même de nous avoir portés au tableau d’honneur de notre province, tout seuls, puisque le Droit est un journal ontarien.Une conséquence Selon un relevé officiel du gouverneur de la prison de Bordeaux, un tiers des internés de cette maison sont d’origine étrangère.En effet, des 6,900 individus confiés à M.Séguin, 2,196 sont nés ailleurs qu’au Canada.Cette proportion extraordinaire, dans une prison québécoise, de prisonniers venus d au-tres pays, indique bien jusqu’à quel point on a manqué de surveiller notre immigration et comme quoi celle-ci n’est pas toujours l'excellente affaire qu’y veulent voir certaines compagnies de transport et des courtiers en terrains vacants, dans l’Ouest canadien.Mille par mois La réception des délégués de la “bonne entente’ ’ à Québec Déjeuner au café du parlement et au Château Frontenac hier après-midi, visite à la Chambre ensuite et banquet offert par la ville, dans la soirée — Discours de MM.Pérodeau, Cocks huit, de S.G.Mgr McNeil, de M.Taschereau, de l’évêque Williams, de sir Joseph Flavelle, de MM.Arthur Sauvé, Ferguson, David et autres.QUEBEC, 30 (D.N.cT).— Les délégués de.la “bonne eh-tente” sont arrivés à Québec hier après-midi à 1 heur© par deux trains spéciaux.Immédiatement après leur arrivée a eu lieu un déjeuner au café du parlement donné par le lieutenant-gouverneur et la province de Québec et un autre au Château Frontenac par les clubs Canadian, Kiwanis et Rotary.Après le déjeuner au parlement, les délégués ont eu accès à la Chambre basse où MM.Taschereau, Sauvé, Nicol et Gault leur ont souhaité la bienvenue.Dans la soirée, ils ont assisté à un banquet au Château Frontenac donné parla ville de Québec.Au café du parlement Québec, 30 (DN.C.) Mille dollars par mois, voilà ce qu’un journal charge de “faire rayonner la vérité”, la Presse, a touché l’an dernier du gouvernement québécois, selon les Comptes Pu-blics> 1924.Pour s’en convaincre, „ , on n’a qu’à feuilleter ce volume et à Vemllot, par exemple, a fait fausse ur la minorité franco-catholique de FOntario autre chose que ce que la majorité franco-catholique de Québec accorde depuis si longtemps A la minorité anglo-prolestantc.H y a déjà quelque temps que j entretenais l’espoir d’imiter le geste de l’honorable Monsieur Cockshutt et d’inviter quelques citoyens représentatifs de la prend n ce ontarienne a visiter leurs frères de la province de Québec, dit M.Péro-deau.L’occasion de donner corps à ce projet m’a été offerte, en novembre dernier, lors de ma visite à Toronto, ou j’eus l’honneur de présider à l’ouverture •'?votre “Winter Fair’’.A mon retour, les membres de mon cabinet, les citoyens de Québec et de Montréal, à qui je m'en ouvris, applaudirent à un tel projet et s’empressèrent de me seconder.A tous les collaborateurs de ce mouvement je suis lu ureux d’offrir ici mes sincères remerciements.Aussi est-ce avec une bien légitime fierté que je sais me faire l’in-jterprète de la province de Québec ien donnant à nos distingués visl-»eurs l’assurance de la plus cordiale hospitalité.I De semblables réunions contribuent ! à nous faire mieux connaître.Et | mieux nous nous connaîtrons, plus j sûrs et plus durables seront les pro-; Rrés du pays qui nous est cher et dont nos deux provinces sont et seront.de longtemps encore, les principaux piliers.Que l’autorité religieuse d’Ontario et celle de Québec aient tenu à déléguer ici les distingués représentants (pii se sont joints à nous, est certes une marque de sympathie qui nous va au coeur et qui témoigne hautement de l'importance du mouvement.M.Taschereau Notre présence A Toronto, il y a deux ans, dit M.Taschereau, votre présence à Québec aujourd'hui, notre motto commun : “la bonne entente", font voir très clairement que certains hommes, dans tes deux, provinces sentent, quelque part, l’existence d’un mal et que, sous rertalns rapport, il manque encore quelque chose à l’unité canadienne.Il y a un point, je crois, sur lequel tous tomberont d’accord dans les temps difficiles que nous traversons: Ontario et Québec doivent s’nnir dans leur intérêt mutuel.Nous sommes les deux grandes produite A la deuxième page) maMMærèJCssssx Four nos abonnés Ceux qui nous font tenir leur chèque en (taicmenl de leur abomtemeni ou pour quelque cause que ce soit nous rendraient service en même temps nulls nous iviteraie»! des déboursés Inutiles, avaient la précaution de faire accepter leurs ch è nu es “paya bîc au pair à MontréalH.Quand nos amis ne peuvent nous envoyer un chenue au pair, qu'ils fassent leur remise par bon-poste, mandat-poste ou lettre recommandée. 2 LE DEVOIR.MONTREAJL VENDREDI, 30 JANVIER 1925 VOLUME XVI — No 2 \ réception des délégués de ‘‘bonne entente” à Québec M.4 than as p David (Suite de la pramièro page) vinces du Canada, non* sommes voisina, noua avons maints intérêts eonimuns à protégea- et des problèmes à résoudre osés à rencontrer vos vues aussi oin que nous le pourrons, car il faut compter avec les considérations politiques, pour régler la situation, et nous voulons éliminer le plus possible les malentendus qui pourraient surgir duns l’avenir.Nous ne cherchons pas l'appui des votes cana-diens-français, bien que nous n’ayons qu’un député canadien-fron-çais qui supporte le gouvernement et que nous en voulions d’autres, mais nous voulons penser pour tout le corps électoral.Le “Droit” et le “Devoir tisiaisames sur ce point.Mais nos M.layior m i eioge ne non démarches pour cef.i n’auraient au- tème d’enseignement, de nos M.Taschereau a dit qu’il y avait certain journaux en Ontario qui disent telle et telle chose; et que je devrais les arrêter.J’aimerais bien pouvoir le faire.J’aimerais bien le faire, car je ne leur suis pas sympathique, mais que pense M.Taschereau de certains journaux de cette province, par exemple “Le Droit’’ et le “Devoir”?Nous n’avons pas de contrôle sur les journaux de cette catégorie en Ontario et vous n’en avez pas dans Québec sur des journaux de cette même catégorie.D’ailleurs, je crois que tout cela n’est que de la politique.Le Dr Taylor fait Véloge de notre enseignement Un discours qui a produit une forte impression fut celui du Dr Bruce Taylor, recteur de TUniversi-té Queen,' de Kingston, Ontario.M.Taylor dit quelques mots en français.M.Taylor croit que la “Bonne Entente” sera obtenue réellement le jour où en Ontario on saura suffisamment le français pour comprendre la province dé Québec.Il a fait la visite de nos écoles et a constaté qu’ici, on parle mieux l’anglais que les élèves d’Ontario parlent le français.II faut en Ontario former la mentalité, il faut montrer à la population la nécessité de parler les deux langues.Par son merveilleux développement, la province de Québec donne l’exemple à tout le pays, son système de colonisation, le dévouement du clergé catholique sont des faits historiques que l’Ontario peut admirer.Sans le clergé catholique, la province n’aurait pu survivre.M.Taylor fit l'éloge de notre sys- jette, il mettra bien de la confusion dans la politique impériale, c’est vrai, de même que s’il les amende.Ylais enfin, ces propositions impériales peuvent ne pas lui convènir, ou lui être préjudiciables, et c’est à lui de Je dire et de décider comme il l’entendra.L’Australie, de son côté, a suggéré une solution du premier problème.Le gouvernement impérial, a-t-elle prétendu, peut prévoir les questions de politique impériale étrangère qui seront à l’ordre du jour dans quelques semaines ou queloues mois.Il peut alors fournir d’avance aux colonies les faits, informations, renseignements qui seront pour elle les elements d’une décision.Et lorsque la question se posera officiellement ‘ensuite, les cabinets des Dominions seront en mesure de communiquer tout de suite à l’Angleterre la dérision qu’ils ont prise.Ainsi, avant Ja crise du Soudan, M.Baldwin aurait pu envoyer aux Dominions tout ce qu’il avait de renseignements sur le sujet.Lorsque la crise s’est produite, ceux-ci auraient pu communiquer tout de suite leur avis par dépêche.Mais comme la conférence n‘a pas eu lieu, aucun des deux problèmes plus haut mentionhés n’est résolu.Léo-Paul DESRO11ERS.DEMANDEZ LCM) MINERALE NATURELLE DU BASSIN DCSI VICHY SOUR.CE CAMILLE Snfaillibte contre- C'Sndigestion.la Goutta le Rhumatisme.Maladies du Foie et autres malaise* f/t l/enâe chez.ucCre Pharmacien AGENT GENERAL POUR LE CANADA J.ALFRED OUIMET en plusieurs circonstances, le champion du cultitxiteur et du colon.Il faudrait que toute la députation comprenne comme vous que ce n’est pas le çommerce des liqueurs ou la voirie, mais la colonisation et Va-qriculture qu’il faudrait inscrire en tête de notre programme politique.Veuillez me croire, cher Monsieur, Votre tout dévoué, J.-A.R.m «**»*?**•«*#*#*# «#*««#«« v LETTRES AU "DEVOIR” Nous ne publlon# que des lettres ¦ignées, ou des communications accompagnées d'une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubriuue.La Minute Gaie PROFONDEUR D’UNE PANIQUE ge; Coeur-Très-Dur-de-la-Bienheu reuse-Vlerge-Marie-de-Plaisance, pa roisse; St-André-Avellin, village.’’ Cette citation est extraite des Pro cès verbaux de l'assemblée législa live, page 98.* * * Les hommes ne vivent pas que di pain et d’intelligenc.Car on se lassi 1 de manger et de comprendre, mai i jamais d’aimer, Toulet.* * * L’homme a la nostalgie du de!, e rien ne .saurait le guérir de cett«„ glorieuse maladie.Ernest Naville.* % * Le rôle de l’Etat n’est pas la “pro | duction”, mais la “protection”.k Félix Bovct, * * * La liberté consiste à ne dépendu que des lois.Montesquieu.“N’empêche qui mbr .e si le bateau avait chaviré ou sombré du coup, tous les passagers du salon et de l’entrepont se seraient noyés dans ce commencement de panique, car personne ne songea à ouvrir les portes de sortie.” (Compte rendu de journal) * * * « DEVANT LE TRIBUNAL • Comment, malheu-pu risquer votre LA COLONISATION M.le directeur.Je vous prie de publier cette lettre ouverte à M.Jules Langlois, député de Tcmiscouata.Monsieur, Comme vous êtes un des rares députés qui ont parlé de colonisation d’une manière intelligente à la Législature, /e viens vous demander de revenir à ta charge durant la présente session.Si notre agriculture végète, si nous avons aujourd'hui deux millions de Canadiens français aux Etats-Unis et la moitié de notre population dans la seule ville de Montréal, c’est dû, en grande partie, au stupide système de colonisation adopté par nos gouvernants Sans colonisation dans un pays j neuf, pas de progrès passible en agriculture.Sans colonisation et sans agriculture, c’est la ruine.Or, depuis 60 ans, le colon a toujours été sacrifié.Aucun programme précis de colonisation! U y a un demi-siècle que des gouvernants intelligents auraient séparé, dans toute la province, les domaines forestiers des domaines coLoni-sables, en mettant chacun chez soi, le colon pour lui permettre de défricher et de vivre, l’industriel et i m tun, eu ucs< le marchand de bois pour les em- i billet au chauffeur pêcher de nuire au colon.Au lieu f —-Mais non, s’écrie Desbois, je de jeter des millions à la noir/c paierai en arrivant chez moi.Je suis COURBOIN EgiUa 8t-Jean- Baptiate HINDI SOIR, 2 FEVRIER PRIX SPECIAL : #0.60, TAXE COMPRIS» Direction : Bogne-Laberce.I^e président, t reux, avez-vous „ honneur, votre liberté, tout votre avenir, pour prendre trente misérables sous dans cette caisse?Le prévenu.— Vous avez raison, monsieur le président, mais que voulez-vous! Il n’y avait que cela! % * =H * UN MOT DE FORAIN Le père Desbois, auteur de l'admirable monument à Puvis de Chavan-nes, qui va être inauguré ces jours-ci, se trouvait un de ces derniers soirs avec Forain à une réunion d’artistes et ils sortirent ensemble pour regagner le seizième arrondissement, où ils habitent l’un et l’autre.Ils montent dans un taxi qui s’arrête d’abord*devant le petit hôtel de Forain, rue Spontini.Forain, en descendant, tend un cun résultat heureux et durable si nos relations n’étaient pas à base de franche amitié et de réelle justice.Pour mieux assurer cette Entente.chacune des provinces, dans sa législation ou autrement, doit éviter d’abord de froisser les sentiments de l’autre et chercher dans tous ses actes à respecter ce qui est le plus cher dans le coeur d’un Canadien de langue anglaise ou de langue française.C’est en manifestant du respect nour ce sentiment sacré que s'effectuera cette Entente que nous dé-Si nous voulons remplir notre rô-1 .tirons, le, il faut d'abord faire la conquête La politique sera beaucoup plus efficace, le jour où les questions de race et de religion auront cessé de soulever les passions populaires.de nous-mêmes; la bonne volonté a peut-être fait défaut quelques fois; il ne faut pas trop s’y fier à cette bonne voLwté parce qu’il existe souvent des préjugés qui conduisent à i’animosite et c’est ce qui rend toute coopération impossible.Il ne faut pas oublier que nous ayons une tendance naturelle aux divisions de races et de religions.Si un nombre suffisant de citoyens dans notre province et dans ta vôtre ne veulent pas suivre une ligne de conduite basée sur une sage tolérance et une intention sincère d’édifier, je crains que des réunions com- .me celle-ci, si agréables qu’elles rapprochement dans ! soient, n'aient aucun effet pratique, au point de vue so- M’ràce à ta gracieuse hospitalité de.sommes les témoins vo,re honneur, nous avons l’avan- tage de nous rencontrer dans des circonstances propres à resserrer nos liens d’amitié.Nous, de la province d'Ontario, 'd aujourd’hui.Notre réunion, j’en ai la conviction, est un signe de l'esprit des temps dans lesquels nous vivons.Pour découvrir la solution difficile de nombreux problèmes, les I nous vous regardons, et vous, de la peuples à travers le monde civilisé ' Iirovincr.(lt‘ Québec, vous nous re-ont recours aux principes fondamen- tfanle/.Y a-t-il une raison pour que taux afin de trouver une orientation noi,s ne umis comprenions pas.si rt un allègement.Au Canada, nous "OU* voulons véritablement?Si pouvons résoudre nos difficultés *cs meilleurs citoyens d’entre nous M.Ferguson Le premier ministre d’Ontario parle ensuite: Nombre de gens prétendent, dit-il.que la province d'Ontario a une antipathie marquée pour les Canadiens français.niais la présence de 350 citoyens représentant toutes les parties de l'Ontario, ne parait guère prouver cette assertion.Nous ne nourrissons aucun sentiment d’antipathie à l’égard de la province de Québec, mais, au contraire.nous ne sommes animés que des meilleurs sentiments pour Notre province et pour ceux qui viennent de votre province.M.Forgu-j son cite à l’appui de ce qu'il avance, le fait que le nord et l'est de l'Ontario sont de puis en plus envahis par des Canadiens français.M.Ferguson a été ministre de la colonisation dinar.: cinq ans et comme tel a eu de fréquentes rcla- •lêral de notre pays bien-aimé.S.(r.Mgr McISeU niers de l'Etat, de l'Eglise et dans cent des gens le croient, que la po- la vie privée; ces pionniers sont les Pu,a'1pn anglaise d Ontario veut Mgr McNeill, archevêque de To- ÎTrmP confiance dans l’avenir vôtres et les nôtres.Sir Joseph Fluvelle exprime lui» ronto, a parlé ensuite en français rt a été vivement applaudi pour cette délicatesse Canada, avenir que réalisera la coopération entre les provinces et rappelle que seule la désunion peut em- A Toronto, dit Mgr McNeill, ce Palier cet avenir n’est pas souvent que je trouve l’oc- r r________, j » rasion de pratiquer le français, et oanquct fie 1(1 ti Je trouve le courage de m’en ser- nilfe ilr tinnhoe vir pour parler ici en public, c’est l llle OC (JUPOPC que le gouverneur de notre provin- ôu banquet n'Iiior soir donné par re le veut.Du reste, mon rôle est '* — J*” bien simple et bien agréable.C’est de vous remercier de l'aimable accueil qu‘on nous a fait.Je remercie Son Honneur le gouverneur de Québec et son gouvernement, les autorités ecclésiastiques, le conseil de xiHe, et tou* les citoyens.Je vous les deux principaux orateurs M.Athanaso David, sccré- la ville de Québec'aux délégués on-l arien s.les deu: ont été .taire provincial, et ,M.Ferguson, premier ministre d’Ontario.M.J.-H.Fortier présidait les agapes.Ta* maire Samson a souhaité la bienvenue aux hôtes.supprimer la langue française et (pie pour y arriver, elle a adopté des mesures pour supprimer radicalement le français.M.Ferguson fait remarquer que depuis cinq ans.La province d’Ontario a dépensé cinq millions pour entraîner des professeurs de langue française dans les éeoles d'Ontario.La provinre d'Ontario a créé cinq écoles pédagogiques françaises, et le gouvernement ontarien a paye les frais de voyage à tou» roux qui voulaient se spèHaIi.ser dans 1 enseignement du français, et a mè-me payé les frais d'entretien.Le gouvernement ontarien a reronnu la nécessité du français dans les croies ; U a pris des mesure# pour avoir des professeurs qualifié* et ._____________ universités, de nos collèges, de nos écoles.il affirme que l’Ontario pourrait prendre exemple sur nous.M.Gockshutt termina les discours en remerciant la population de Québec de la réception qu’elle a faite aux visiteurs.- Propo* d’Ottawa fSuite de la oremlêre page.) prendre officiellement par une dépêche.Fe manque d’egard aurait indisposé les cabinets coloniaux et expliquerait, en partie, le relus clair et net de ©rendre part a une conférence impériale.On ajoute ici, à la veille de la session, que des députés et pesit-etre les ministres eux-mêmes soulèveront la question importante du protocole, et qu'il se produira un important déb it sur le sujet.Le cabinet sera ainsi en mesure de connaître l'opinion du parlement et d’en tenir compte.Cette conférence impériale manquée rappelle aussi celle que le gouvernement travailliste a voulu tenir l’année dernière, sans aucun succès d’ailleurs.‘Elle devait porter celle-là sar deux points principaux.M.Thomas, ministre des colonies, voulait savoir tout d’abord quel système il serait préférable de suivre pour que tes Dominions et l'Angleterre s'entendent et se consultent sur chaque point de la politique extérieure de l’Empire à mesure que chacun se présenterait, il voulait ensuite trouver un moyen pour rendre permanentes et elfica-ftes les décisions prises aux conferences.c’est-à-dire pour empêcher qu'un gouvernement colonial ou plusieurs d'entre eux, ou même le 're abandon-une con-fé-_ pas compte, sont sen versés successeurs ____ opposés, U continuité dans la politique impériale._ Afin de remédier à cet inconvénient, le gouvernement impérial auggérait aux colonies d'amener aux conférences des représentant* de tons les partis politique» et d’obtenir de leurs psrlemrnis.avant de partir, le droit de prendre des décisions définitive», Ces deux points ne sont pas facile à régler, en effet, et on comprend bien que les colonies aient refusé de le» prendre on considération, pour le moment.¦Cependant, la réponse de notre premier oiinis-tre sur II deuxième question a été singulièrement lucide et claire.Le parlement, a-t-ü dit en substance, ne peu* abandonner »on droit de réviser, d'accepter ou de refuser les décisions pmes à une conférence.Il possède l’autorité souveraine rl II doit l’exercer.S'il les re- pour l'agrément dos automobilistes, pourquoi n’a-t-on pas sillonné de routes et de chemins de fer toutes nos régions de colonisation?C’est grâce au chemin de fer Canadien National et non à l'initiative du gouvernement provincial que la région de l’Abitibi fut ouverte aux colons.Que fait le gouvernement pour obtenir un chemin de fer en-1 trg Mont-Laurier et Amos et pour le chemin de fer de la Gaspé- ¦ sic?Nos gouvernants ont fait tout leur possible, depuis 50 ans pour tuer la colonisation : une politique qui protège les colons, n’apporte pas de millions dans la caisse électorale.Nos meilleurs terres ont été concédées aux marchands de bois en retour d’écus sonnants.Quand tout j le bois commercial fui pillé, cesj lots furent vendus aux colons.Com- j ment voulez-vous qu’un colon peu- \ vre et chargé de famille vive dans res conditions?Il a beau être uni héros, il crève de faim.Je ne puis guère blâmer ceux qui se dècoura-l peut et prennent le chemin de la ville ou des' Etats-Unis, où ils espèrent au moins trouver, chaque semaine, la subsistance de leur famille.Je voudrais voir nos ministres aux prises, durant quelques années, avec les mêmes insurmontables difficultés.Us apprendraient j vite à trouver le colon intéressant,\ héroïque et digne d'encourage-' ment.Ils n hésiteraient pas à lui voler des millions chaque année.', s'il le fallait pour lui venir en aide.Dans l’impasse où il se trouve actuellement le colon devrait rece-\ voir mie prime d'au moins $20.' pour chaque arpent qu'il défriche.C’est le seul moyen de garder nos colons, d'attirer vers les terres neuves, les jeunes gens des vieilles paroisses et de réparer les erreurs du psissé.Il est beau de fonder des prix de littérature et de beaux-arts, mais cet encouragement au colon serait encore mieux placé, parce que la colonisation, aujourd'hui plus que jamais, est une oeuvre de salut national.M, Taschereau annonce que le] cabinet étudie le projet dim cré-\ dit rural.Je trouve tout à fait bla-\ niable que l’Etat lui-même organi-se et fasse, fonctionner un système de crédit agricole.Le gouverne- ; ment a garanti $15,000,000 pour I empêcher la faillite de la flanque j j Nationale, pourtant ce n'est pas I l'Etat qui dirige les opérations de] la banque qui Va absorbée ce sont les intéressés.Or.ce sont les cultivateurs qui sont intéressés à la fondation d'un crédit rural.Le mi-] nlstère ne peut ignorer qu'il existe ! i depuis octobre dernier une "Asso-S dation Catholique des Cultivateurs | de la Province de Québec.” Onus ¦¦ son prochain rongrês, celte asso- j ; dation pourrait étudier ce projet j et tracer le programme d'un crédit .I agricoles le gouvernement verse ' I rail $15,000,000 et cette nouvelle] banque créée imr les cnlNoatrurs.l pour les cultivateurs, dirigée pari les cultivateurs fonctionnerait d'au \ tant mieux que l'état lui laisserait ] pins de liberté et d'initiative.Auriez-vous aussi ta bonté de | rappeler A la législature /pic le cyngrès des cultivateurs, term â Québec l’automne dernier, a voté] un certain nombre de résolutions I qui seraient très intéressantes pour ] nos députés en session?Je vous félicite de vous être fait,[ riche.—Ce n’est pas vrai, dit Forain en remettant à regret le billet dans son portefeuille.Si vous étiez riche, vous me laisseriez payer.* * ?COQUILLE SACRILEGE “Papineau : — Cbéneville, villa- 0E PART jj D« 6aint-Jc»n, 6 fév., 6 mars L1 février, 13 man 20 fév., 20 mars 27 fév., 27 mars Llvcrpasl Montlaurier Montelars Montras* Montcalm 7 mars A Glasgov Marloch Southampton, Anvers Poor Cherbourg, V f l1! ,-4v—• VOLUME XVI — No 24 MONTREAL, VENDREDI, 30 JANVIER 1925 CALENDRIER Demain t SAMEDI, Il iaari» misai nt Pierre Nalaeqne, confeeenir.« Le»er du loleil, 7 h, 17.Ceacher du eolell, 4 h.SI.Le* er de la lane.11 h.04.Coucher de la lune, mat.Premier quart, le 1er.i 6 h.ï«rt.du eeir.Pleine lune, le S h I h.47 m.du aoir.Dernier quart, le 17, à 6 h.Il m.du eeir.\ouTeIle lune, le 14, à I h.4ë in.du matin.Premier quart, la SI, à 11 h, 43 m.du matin.DERNIERE HEURE DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN PLUS FROID.MAX.TMTJ5I CT MLSTMt’W Aujourd'hui maximum U.Mime data l’an dernier, 41.Minimum aujourd'hui, 1.Même date l'an derntor.11.BAROWETRE 10 heurta a.m.21.44.11 heure* a.m.11.41.Midi, 20.47.Décrets du Saint-Siège accordant son autonomie définitive à l’Université de Montréal Erection en facultés canoniques des deux facultés de théologie et de philosophie — Les réglements gé néraux ainsi que ceux des facultés canoniques sont approuvés pour trois ans — Textes de la lot' tre de S.G.Mgr Gauthier à Mgr le recteur et des deux décrets canoniques.Les Ontariens (REÇUS A LA à Montréal LKISLATUM LA* DELEGATION ONTARIENNE ARRIVE DE QUEBEC AVEC TROIS HEURES DE RETARD A BORD DE DEUX TRAINS SPECIAUX DU RESEAU NATIONAL —M.LE MAIRE DUQUETTE LA REÇOIT Les membres de la Commission dos études *ol» C.R., M.P.f mil» Marcotte Avocat de la r onronna !.L.B.Dentiste Bureau: 466.nie Atw*i«r, anjle Notre-Dame Dr R.Laporte SpAcialItf : E XTRACTION DR DENTS DIFFICILES Téléphone: Wear mount 6, 59 U, 28'.; 18% 30% 45 % 38% im 1*24 Montré»! .*73.169 AM *87,481.196 Inronto 82.135,120 88.460303 Winnipeg .•••••»*• 44.335,030 33.149,160 Qulbe* «••••••a«a»aa 4,314.618 4.496,216 Ottawa - 4.150.138 4,474,433 4.664,190 3,95.5 A12 Windsor 2,’ à 107.SpHhish Hiver PrlV;, 35 à 12214.Srinwinlgau, 25 à 13714.Winnipeg I-ïectric, 325 de 4414 b 4414.Ilomimou Textile, 51 de 69% à 70.Wulwsso Cotions, 100 6 58.Canada Cement, Prf., 10 à 11114.Brit.Col.Fishing, 20 5 20.Crown Reserve, »050 de 50 4 51.Dominion Steel Prf., 5 0 38.Canadian Cottons, 50 à lit.HoUInS+r, 75 A 14.50.Tuvkelts Tobacco 70 0 04 l.yall i on».26 à 28, lien.Electric Prf., 50 0 5414.BANQUES Royale, 25 à 233 vente*.OBLIGATIONS Wayagomark b., 500 à 84% ventes.Anaconda Atchison T.and H.F.Baldwin Locomotive Baltimore and Ohio Bethlehem Steel .Cal ifomla Petroleum Central Leather .Chandler Motor .Chicago Rock Island Corn Products .Cosden OU .32% Crucible Steel .< -31, General Motor .71 General Electric .Inspiration Copper .29'i International Nickel .26 Inter.Mere.Prf.4014 International Paper .S51* Maxwell Motor A.78 Missouri Pacific .36»* New-York Central .122% Northern Pacific .6fi '», New-Haven .366 Pan-American Petroleum .69% Pan-American B.76 Pennsylvania RR.4$*s Reading .”7% Republic I.and S.68% Royal Dutch ."> 1% Sinclair Oil Cons.2* Southern Pacific .161% Southern Ry.84 Cotes hors-liste Stand.Oil of Now-Jersey Studehaker .Texas Oil .Unton Bag .Union Pacific .U.-S, Industrial Alcbhol U.-S.Rubber .U.-S.Steel .Vanadium .Westinghouse .WlUys Overland .9% 46% 441* 4814 in 149% 79% 4.1% 126% fiît os- 44% 651, 35% 116 98% 11 m% 59% 44 117% 132% 78% 50% 28% 13% 36% 45% 33% 32% 74% 71% 365 29% 26% 47% 50 79 36% 122% 68% 306 7054 70% 48% 78% 58% 55 23% 165 8t% 46% 44% 48% 46 149 81 U% 127 7$ 19% OTTAWA PESTE INDIFFERENT Ottawa, 30 •— “•Nous n’avons rien fait Fan dernier lorsque les cours du blé descendirent à moins que le coût de la production, pour empêcher les prix de baisser, alors pourquoi ferions-nous quelque chose cette année pour empêcher les prix de monter?”.C’est la réponse de M.W.-R.Motherwell, ministre de l’Agriculture, lorsqu’on lui montre une dépêche de Chicago disant que le gouvernement canadien prendrait peut-être des mesures pour empêcher la majoration excessive du blé.M.Motherwell a dit que c’était la première nouvelle qu’il en avait.$25,000,000.THE BELL TELEPHONE COMPANY OF CANAf 1 Obligations-Or 3% — Première Hypothèque Prix: 98 et l’intérêt couru (Fend* amérieain») ’Rendement: 5.13% (redit ©nadieti Incorporé .Ttféptom*» : MAIN 2926-2917-5387 CASTER POSTAL 11*0 «I.RUEST-JACQUES 1 MONTREAL MAISON ETABLIE EN 1402 QUEBEC BRUNEAU & RAINVILLE Membres - Bourse de Montréal 101, RUE ST-JACQUES Téléphone*: MAIN *1075 - 0210 AVIS LEGAUX AVIS PUBLIC /-V .1 1 • ?t 1 * » sion JlUlJIC.ro CCH l C1I1U VU» «Ml mmi iami *V Quant à lut, il est convaincu que le .numéro deux cent dix-neuf des plan et II- Provtnce de Québec District de Montré»!., No 451.Cour supérieure Qu’M soit connu que la communauté des Soeurs de la Charité de l’HApltal Général de Montréal, commuiiément appelée Soeurs Grises, des cité, et district de Montréal, par sa requête déiposée au greffe de la Cour Supérieure sous le numéro 4M, demande la vente de l’immeuble suivant, savoir: “Un empOacement ayant front sur l’avenue Grosvenor, dans la cité, de Wrstmount, étant la moitié nord-ouest de la subdivl-numéro cent cinq du lot portant le gouvernement ne songera meme pas à prendre dc ces mesures.LE PRIX DE LA FARINE Winnipeg, 30 — Le.prix de la farine à Winnipeg, hier.Au dire des rino a monté de quarante cents le baril à Winnipeg, hier.Au dire des meuniers, cette majoration est due à la hausse subite du prix la semaine dernière.LES GRAINS La maison Quintal et Coonnev’ cote, prix vendant à Montréal: Ara l’afons Mfg., 5 à 49 vents».Toronto.30, — Le rapport de la Duluth Superior Traction Co.et de ses subsidiaires, pour l’exercice 1924.indique des diminutions et pour les reettes brutes et pour lest recettes nettes.Ce rapport n été soumis â l'assemblée des actionnaires, tenue, mercredi, â New-Haven.Gonn.Les revenus bruts indiquent une diminution de $118,575 ou de 6.13 pour rent comparativement ft l’année précédente.I^s frais d’exploitation ont diminué de $14.029 ou de .99.Le profit net reporté n profits et pertes «e chiffre ft $42.004.une diminution de $81.106 rranjnarnlive-ment ft 1923.Obligations du gouvernement canadien .e.Victoire 1944 : 05.33 «eheteiir; 93.-60 veiwleur.3% p.c.novembre 1927x: 108.10 acheteur; 162 *0 vendeur.5% p.c.Victoire 1927xx: 162.S8 acheteur; 103.10 vendeur.5 p.c.1-împrunt du Canada 1928*.101 acheteur; 101.35 vendeur.5% p.c.novembre 1932x: 103.75 acheteur; 103.85 vendeur.8% p.c.Victoire J933xx: 106,83 acheteur; 106.60 vendeur., 5% p.c.Victoire 1934x: 104.12 acheteur; 164.30 vendeur; 8000 h 104.10 vente*.5% p.c.Victoire 1937xx: ing.as acheteur; 668.80 vendeur.5 n.c.Emprunt du Canada 1943* : 101.25 acheteur; 101.50 vendeur.5 p.c.Iknprunt de guerre 1925xx: 100,90 acheteur; 101.1* vendeur.5 p.c.Hmprunt de Guerre 193ixx: 103.20 acheteur; 162 40 vendeur.5 p.c.Emprunt de Guerre 1M7: t03,9,> acheteur; 104 vendeur.x.Sujet * t’imp.tur te revenu; xx- Bxempt de l’imp.«nr le revenu; *—Pay* bl« en fond» de New-York.Bourse des mines (Coan foarnla par Mena» et Cl», LU*, 4, ma d» l’H*ptt«1» «avert.rBAIa.m.Atlas .4 4% 4 4% Argonaut Gold .35* 35 % 35j% 36 Baldwin .2% 3% 2% 2Û Braver Conxollrtnted .St 31 % 3131% - - - 6% 6% 3% 72% 72 72% ' 16% 16% 2256 22 BLE No 1, Northern $2.35 No 2, Northern $2.30 No 3, Northern AVOINE No 2.Canada ouest .83s.No 3, Canada ouest 78%s.No 1, d'alimentation.74s.à 75s.No 2.d’alimentation.71s.Maïs jaune no 2 $1.46 Maïs argentin ,.6556 1566 1 553 1560 ,.1S% 10 18% 10 .1% 1% 1% 2 1455 1 465 Vignobles détruits Ratum, Géorgie.50.lu’il fait nu Caucase a Le froid causé des dommages aux vignobles et aux ver 9Dl ger».At I.es vignobles fameux de hrandurso, dans le nord caucasien, qui fournissaient ses meilleurs champagnes à la Russie, sont complètement ruinés.D’autres vignobles qui donnaient d’excellents vins rouges et blanc* ont subi le même sort.Des vergers de citronniers et de tangerines ont été entièrement détruits près dc Ratum.Bldgocift BucYtngbam .fasti* Tretheway .Clifton Con.xolidftfed .Conlaga» .Om«.West Dome .f.roWTl Rraenr .Dome Mine» .Gold Dale .!.H«ttle GnM M.Ltd.HcOliitgrr Con,.Indian .Kerley .Kirkland Lake .Lake Shore M.Ltd.ta Rose .lorrain .McIntyre Xédlv.Vpx.Moneta .McKIn D«r Savage .Mining Corp.of Can.Nlplstlng .S'ewTay vttne.Ltd.T’rterson t^ke .Porcupine Crown .Preston F.aM Dome .Rouyn Gold ., .Teck Hughe, .Tough Hake, .VIpond Conaol'dated .We.t Tre- .Wright Hargraxr» .LE MARCHE DES BLES Chicago, 30 — Le bruit que le gouvernement can a ri ion pourrait interval!Ir contre Ja majoration excessive des prix du l)lé a contribué ft la dépréciation des cours du blé, hier.Une balMo subite de dix cents dans 1 *prix du blé s’est produite ft Winnipeg.A Chicago le nwrerté a été extra-ord in ai renient acdlf.Vers la fin dc la journée, le prix du blé pour mai était de 2.01 contre 2.04 3-4 ft 2.05, en cifttuiMS hier.Les cours, ft ta fin de la séance, hier, étaient en baisse d’un quart de cent ft 2 cents 1-4.Mai colait dc 2.03 1-2 ft 2.03 3-4 et htilW.1.71 1-4 ft 1-71 3-8.226 222 221 22i 43 42% 42 42% 486 486 28% 36 29 29% 1666 10% 1685 29 1606 29'J 1685 14 15 14 15 18 19 2A5 275 26.5 273 6.56 665 • 650 60:5 25 27 25 27 "1 9 5 8ij 9 r> 11% 11U g 11% 129 136 129 130 37 38 37 37% 131 133 131 133 a 42.5 3% l’Ü 3% 128 FOURRAGE Nous cotons, prix vendant ft Montréal; Mil no 1.$15.00 À $15.50 Mil no 2.$14.00 ft $15.00 Mil no 3.$13.50 ft $14.00 LA PLUMEIDE BASSE-COUR Ottawa, 28.— Le commissaire du commerce canadien en Angleterre, mande dc Londres; Le Royaume-Uni importe chaque année de grandes quantités de plume pour oreillers et literie, mais jusqu'ft date le Canada ne semble pas avoir pris sa part de ce commerce.Il n’est pas encore établi que le Canada ressente tin désir bien défini d’exporter sa plume dc volaille, ou qu’il en ait un surplus exportable, mais comme un correspondant du Canada a demandé s'il était possible d'obtenir ici des prix profitables pour plume de poulet, oie et canard et dindon, nous avons consulté une des firmes les nlu» importantes tic cette spécialité Londres.En 1923, les importations de plume dans le Royaume-Uni ont atteint un volume tic 103,272 quin taux valant $00,730, venant prtnei paiement de Hong-Kong (20.099 quintaux valant $224,149), de Chi ne (23,141 quintaux valant $158,-933) et des Etats-Unis, 18.811 quin taux valant $43.957).La Chine et Hong-Kong sont ifs plus grands fournisseurs mai* leur produit se compose presque exclusivement dc plume de canard, et comme les Htaté-Unis expédient chaque année de grande» quantités de pluma de poulet, il est évident vre de renvoi officiels de la municipalité de la paroisse de Montréal (no 0 1-2 du lot 219-295), contenant vingt-cinq ptods de largeur par cent onze pied» de profondeur, et une superficie de deux mlüle sept cent soixante et quinze pieds, mesure anglaise, et borm1 en front au nord est par l’avenue Grosvenor, en arrière pur le» subdivision» no» cent doure et cent treize dudit lot mrmifro deux cent dix-neuf (219—112 et 113) du cAté sur-est par le résidu de ladite subdivision numéro cent cinq dudit lot numéro deux cent» dix-neuf la classe dans les prochains tournois de la province.L’assaut semi-final alignera Heal-field, champion de la province, du club Richmond, contre Loughlin, du club Melrose, «pii représentera le Canada à Boston, le 12 février.Ces «leux hommes appartiennent à In catégorie poids mi-moyen.Nous avons ici deux boxeurs qui ont déjà fait leur marque et il est certain «jup leur assaut sera mouvementé.Iteatfield dit que s’il bat l/oughlin lundi soir, il va réclamer le voyage à Boston auprès des autorités ne l'association amateur.Jack Rrnault v?» Bol» Roper Deux parties seront à l’affiche ce soir au Forum dans les séries de la ligue des Banquiers et tous les fervents du sport amateur se rendront au patinoir de la rue Sainte-Catherine ouest pour voir nos vaillants joueurs aux prises.Dans la première rencontre au programme, la plus importante joute de la soirée, la Banque d’Hochc-laga aura la Banque de Montréal comme adversaire et cette partie promet d’être contestée au possi ble et par consèfRient fort intéressante.Les Anglais attendent beaucoup de la part de Louis Valois et Sig Slater, qui ont si bien joué lors de la dernière rencontre entre le National et le Victoria.Slater est surtout en grande condition, car M aidé West King à enregistrer cinq points lors de cette partie.Si Sla-ler et Valois peuvent aussi bien jouer dan* le circuit bancaire que dans la Ligue de l’Est du Canada les joueurs de PHochclaga devront les suivre de très près.Duncan Monroe, du club Mont réal, dirige le Club de la banque du même nom, et il est d’opinion que ses hommes vont parvenir à se dé faire de la malc'nanco qui s’atta che sur elle depuis quelque temps pour enfin décrocher une victoire A tout événement, la joute promet d’être contestée.Les joueurs de la Banque Royale, (tui ont été affectés par l’absence de deux avants, redeviennent gra duellement en grande condition Jupp qui n’a joué que pendant quel ques minutes la semaine dernière, sera en meilleure condition ce soir et on s’attend à ce qu’il soit conti nuellement à son poste.Les joueurs de la Banque du Corn merce.qui pressent ceux de la Ban que d’Hochelaga, pour la première place, vont naturellement essayer d’empêcher leurs adversaires de gagner du terrain sur eux.Les hommes de la Banque «lu Gommer, ce s’attendent de gagner les parties" qui restent à jouer, afin de rejoindre les joueurs canadiens et ce soir on s’attemt à une joute rapide.Lors de la dernière rencontre entre ces «leux clubs, la Banque du Commer ce a gagné par la faible marge d’un point.Comme «i’iiabitude, la première partie commencera à 8 heures très précises, et on ne perdra pas de temps inutilement.Voici l’alignement des équipes ainsi «iue les numéros que les jou esirs porteront: Montréal Hochelaga t.Roven buts Lafrenièrc 1 2.Magee défense Brunet 7.Perram défense Leduc 3 5.Slater avants Lamarre fi 8.SDevenny avants PedneauR 11 S.VaOois avants Gaudreault 12 4.Savard subs Cormier 7 3.Dicken Mondou 8 10.Davidson Pesant 9 POINTE-CLAIRE vs LQNGUEII1L Dimanche, le 25 après-midi à 3 heures, avait lieu une partie au i collège de Longueuil entre ie "Blue Bird-' de Pointe-Claire et le Los -gueuil.Après une lutte achart,.- je ,e des deux étiuipes.Ni le Blue Bird n’a pas compté, c’est grâce au travail magnifique du gardien des buts du Longueuil, René Bréard.Les deux points du Longueuil furent enregistrés dans la première période par Yvon Brunei, par deux lancés sûrs.Dans les deux périodes suivantes, Joseph Legault, Armand Leroux, Adem se dépensèrent pour compter mais ce fut en vain.Les Collégiens leur dressaient une barrière infranchissable.Les visiteurs se montrèrent plus vifs que le Longueuil, mais celui-ci, vu son ensemble eut à plusieurs reprises l’avantage du jeu.Durant la troisième période les Collégiens sc tinrent sur la défensive et leurs buts furent bombardés par des lancés redoublés des porte-couleurs du “Blue Bird'*, mats le mur était toujours dressé inüranchissatde par René Bréard aidé des deux défense Dion et Dufresne.Se sont distingués aussi pour les “Longueüillois” Jean-Paul Lagacé qui contribua aux deux points des “Victorieux’’ par ses passes.René Lamarre qui semblait par instant avoir attaché la rondelle à sbell défense Watson 2 ¦*v.défense Sutherland 5 avant Kenny 4 avants Thomson Ifi avants H.Pearson fi subs F.Pearson 3 Thorpe 8 Rain 12 Gilbert 7 /.Barnîes 4.Jupp fi.Arnold 5.Duvin 3.Anderson 9.Robinson 8.'Sullivan 10.Scriven SOMMAIRE I Première période Longueuil—Y.Brunei .5.30 Longueuil—Y.Brunei .9.37 Deuxième période Aucun point.Troisième période Aucun point.Le “Collège de Longueuil” lance un défi à tout club de 18 à 20 ans.Pour informations, s’adresser à Yvon Reed, college de Longueuil.Tel.65._ ^ DEUX PARTIES A S AINT-EUST A CHE Les deux parties de hockey organisées entre le Gurney et fe St-Eustac.tvc eurent lieu eh présence d’une foule considérable, venue de St-Lambert, Ste-Dorothée, St-Kusta-che et des paroisses environnantes.La rivalité qui existe entre ces deux clubs depuis plusieurs années s’est manifestée pins que jaihalîL Rien que le club St-Eustadie soit sorti victorieux, les partisans du Gurney semblent ne pas l’admettre bien facilement, étant donné que la première partie fut nulle, et «lue la deuxième ne donne que l’avantage d’un point au St-Eustache.La partie de samedi soir fut des plus contestée.A un moment donné, le Gurney avait l’avantage sur le St-Eustaohè, le résultat étant de 3 | à 1; mais les équipiers locaux sc sont redressés, et le résultat devint égal à la fin de la dernière période; malgré les dix minutes supplémentaires, aucune équipe ne réussit à compter.St-Eustache Gurney Beauchamp buts Martineau Doherty défenses Larochelle J.Doherty défenses Dubois Faquin centre Barry Pesant ailes Cousineau Lahaie ailes Deguire Brunelle subs Thompson Duquette Smith Arbitre: E.Van Bogaert.Au cours de la deuxième partie, dimanche après-midi, le St-Eustache sortit victorieux par un résultat de 4 à 3, ce qui veut dire «pic la partie fut très serrée; cette dernière fut aussi très rude, et si ce n’eut été l’arbitre Bogaert qui réprima sévèrement la rudesse du jeu.nous aurions assisté à des scène s disgracieuses.Cousineau du G'irnev fid puni deux fois, au cours de la’deuxième période.II convient de signaler le jeu de combinaison du Gurney, et il est à espérer que les équipiers du St-Eus-taChe combineront davantage à l’avenir, ce qui faisait leur force l’an dernier, et nombreux sont les spectateurs qui prétendent que le résultat aurait été beaucoup plus élevé, en faveur de l’équipe locale, s’il v avait eu plus de combinaison.Le St-Eustache a gagné sans avoir recours à des joueurs étrangers à lesir équipe, et sans nouveau substitut, et ils méritent d’en être félicités.SGEustache S lève ns Doherty ,1.Dofoèrly Paqsiin Pesant Décidément le GXLS.V.est quasi-invincible étant rendu à su neuviè me victoire sur onze parties, n’ayant subi qu’une défaite et ayant fait une partie nulle.Le sinit club qrui a pu triompher jusqu’ici du C.G.S.V.est le Mont-Salnt-Louis.Ce dernier a gagné sa victoire dans la période supplémentaire qu’il fallut jouer, le résultat étant 4 à 4.Vu bout de 3 minutes de jeu D«'s-champs réussit à trouer les filets du C.C.S.V.pour la 5e fois.Samedi dernier, le 24, le C.G.S.V.rencontrait le Crescent, cJub de 15 à 17 ans et le battait par 5 à I.Dimanche c’était au tour du Reyal Sainte-Mario do venir rendre visite.C’était une partie de revanche qui fut jouée sur une glace plutôt mauvaise.La partie commençait à trois heures.Aussitôt mie la rondelle fut mise au jeu les avants du Royal sc lancèrent à l’attaque mais les défenses du C.C.S.V., composées de Hamelin et de Hébert, se montrèrent à la hauteur «le leur position et Hamelin prenant la rondelle fit une superbe montée, et, sur un magnifique lancé troua les filets du Royal au bout de huit minutes de jeu.La deuxième période débuta aveo beaucoup d’ensemble du côté du Royal mais les buts de Bélanger étaient gardés jalousement par celui-ci.Desrosiers et Barrette, deux de5 avants du C.C.S.V., firent de su-nerbes montées mais ne purent compter.Enfin Hébert réussit pour lu seconde fois à percer les filets du Royal nu bout de 13 minutes de jeu.La troisième période commença avec rapidité.Les Royal S, M.fi rent de belles passes niais il leur fut impossible de pénétrer la défense du C.C.S.V.Pour une troisième fois Hébert déjoua Trudeau, le gardien de buts du Royal, au bout de 10 minutes d«« jeu.Composition des équipes et sommaire: G.C.S.V.Royal S.M.Béiang.r But Trudeau Raymond Déf.McSween Hamelin Déf.Lefebvre.Barrette Centre Forbes Pissoiîhette Aile Lefebvre Desrosiers AMe Scott Hébert .Sulis.Lamarche Cool Hurtuhise Lamothe, J.Couiliard, D.ânes Professionnelles et Cartes d’Alfaires Jicqnu Cartier, 14,.I,.T41.Main Ut» Iran Virtor Cartier, 1.1.I» L.-J.Barttle.LL.B CARTIER ET BARCEL0 AVOCAT Chambre "Ma, Immeabla "Powar” M oa«at.rna Crate Montréal ARTHUR LAI.0NDE AVOCAT.PROCUREUR, ETC.Etudca Faroat.Lalondo, Coffin at Rlvard Edlflro do Crédit fonrltr — Montréal Réaldoncr.téléphone: Eat 228t SI GERMAIN, AVOCATS Tél.Main SIS4 St, rue St-Jarqan P- Bl-Germaln.LL.U I» Guérin.LL.L.P, Panot-Raymond.LL.L.JEAN-C.MARTINEAU B.A., LL.L.AVOCAT ET PROCUREUR Imm.Veraalllta, 9t.rua Balnt-Jaequra Tél- Main 01«# MONTREAL COMPTABLES LARGE & TRGDEL COMPTABLES INCORPORES (Chartered Accountant») LaRUE, TRUDÉL & FICHER Syndic, «t Liquidated» 517, Edifice Insurance Exchange MONTREAL Bureau à Quebec: Tl.rue Salnt-Pterra P.-A.GAGNON COMPTABLE LICENCIE {Chartered Accountant) Chambre 315 Edifice “Montreal Trust" 11, Place d’Arme*.Tél.Main 4912 ASSURANCE Normandin & DesRosiers Courtiers en Assurances 232, RUE SAINT-JACQUES Tel.Main Ï9AJ-45S3 MONTREAL DENTISTES” Dph course* à paling au parc Lafontaine Luhair Brunelle Duquette buts défense «léfense «•entre ailes Première période C.C.S.V., Hamelin, V.,.8.00 Deuxième période C.C.S.V., Hébert.,1.13,00 Troisième périole C.C.S.V., Hébert, Je.10.00 Résultat final: 3 à 0.Arbitre: H.Bissonnctte.Samedi, le *31, le C.C.S.V, doit rencontrer l’Institut Laroche Jr.et dimanche le St-Paul Vi au ville.11 joue avec les clubs de 14 à Ifiians.Inf., P.E.Barrette, Yo.1138.Académie Roussin 3; George Reed 1 Dimanche dernier l’Académie Roussin avait le plaisir de rencontrer le George Reed.La partie fut chaudement contestée et fertile en exploits d’adresse et d’habileté.Au début les avants de PAi’ndé-mie furent un peu ébranlés par les attaques furibondes du Reed.On vit bien que les visiteurs voulaient à tout prix prendre une avance aux points pour ensuite se replier sur le jeu du défense.La straU^gic leur réussit un peu; ils enregistrèrent le uremier et leur unique point.Mais le jeu était rude et lias toujours loyal.L’arbitre se montra sévère et envoya impitoyablement à la pénitence les infracteurs des règlements.Ainsi mis en demeure, les joueurs se placèrent et nous donnèrent du beau jeu.La dernière période surtout fut magnifique, Les iRiuipes jouèrent non seulement sans brusquerie mais meme presque sans faire de hors-jeu.Et — tout est bien qui finit bien -— les spectateurs s’en allèrent contents d’avoir pu contempler une belle joute.las avants Lapointe.Archambault, Mongeon, et dans la dernière période St-Jcnn firent une besogne considérable.A la fin non seulement ils avaient une avance de deux p«vints mais encore ils menaient le bal à leur fantaisie.Ce soir, l’Académie Roussin recevra l’Université «le Montréal Int.Inutile de dire que < c sera le gros événement de la semaine, et que l’A.C.H.t'onipte «inc tous ses anciens viendront acclamer leur «'lut».A.S.ARCHAMBAULT, C.R.! AVOCATS 43, Côte de la Place d’Àrmes Chambres 420 et 421 Téléphone Main 1839 Montréal Heure» de bureau: Tél.Bell Eet 2503 Sa,m.i Sp.m Réa.St-Louie.04*5 Commit»* le DR J.-E.LAMONTAGNE CHIRURGIEN-DENTISTE 5 bureaux i 1» disposition de m» nombreuse clientèle Traitements 4 domicils 854 K8T- ONTARIO - MONTREAL MÀÜRICE DUPRE, LL.L,C.R.AVOCAT ET PROCUREUR de rEtnd* Fitipatrlrk.Dapr4, Gngnon tt P*r«nt Imm«nbU Morin ni, COTK ns «.A MOVTAGN* Tfléphnnr 212 tt îlï QUEBEC ’ ' — Tél.Bell 7*37 Dr GERMAIN CHOUINARD L.I).S„ D.D.S.Autrefois de Franre et d’Angtrterre Dentiste attitré’ des FF.de* IVolc» Chrétiennes, du Collège Monl-Satnt-Louls, de» SS.du Bon-Pasteur, du Club do Hockey Canadien Extraction sans douleur — Ouvra*# de 1ère dusse seulement 2043 A»* PAPINEAU, coin St-Jérôme W.F.MERCIER, R.A.H.L.AVOCAT-PROCUREUR Bt-jde Merrier, Mrrfltr et Snueege 71».ST-JACQirES, MAIN 3287 Bureeu du eoir; 743 Monl-Koy»l r|t Betelr »**l Domielt»: 1M7.8t«-Cathertae Est.Téléphone: Cl»lr»*! «UM RAYMOND GODIN, B.A.LL l.AVOCAT 30, St-Jacque* Tél.Main 40B2 PROFESSEURS INSTITUT LARÜCHE ENRG.Cours classique — Brevets Cours commercial 303, RUE SA INT-DE NI s (Rn face O'Connell Anglin Hawkins Mill ui, Hannon punt.point.I ^0997014 MONTREAL VENDREDI I «E DEVOIR 30 Janvier 1925.M.Emile Lauvrière reçoit la médaille de bronze de la Société historique La cérémonie a eu lieu le 6 janvier à Paris — M.Philippe Roy a remis la médaille de bronze offerte par la Société historique de Montréal à Fauteur de la Tragédie d'un peup/e — Les deux sentiments qui animent cette oeuvre, dit M.Lauvrière, sont la piété et Fadmiration — Un appel aux étudiants canadiens en faveur des jeunes Acadiens.M.Emile Lauvrière, auteur de la j voix intelligible pour se faire en- )lus de prêtres pour la con-a réconforter, plus de chefs ê! LA POLITIQUE Tragédie d’un Peuple, lauréat de la Société Historique de Montréal, a reçu la médaille de bronze de la Société des main* de M.l’hilijjpe Ro; commissaire général du oy, commissai nada en France.La cérémonie a eu lieu le B Janvier, au cours d’une fête qui a réuni la colonie cafia-dicnne^française de Paris et bon nombre des étudiants canadiens qui séjournent en France.A cette occasion, M.Roy a proposé M.Lauvrière comme modèle de travail à nos étudiants canadiens: et le Dr Béland, ministre do l’hygiène, de passage à Paris, a souligné toute l’importance de l'oeuvre du oélèbfe historien.M.Lauvrière a répondu avec émotion, par une brève allocution, dont voici le texte: ALLOCUTION DE M.EMILE LAUVRIERE M.le commissaire général, Mesdames, Messieurs, La Société historique de Montréal a manifesté le désir qu’à l’occasion de la remise de cette médaille j’adresse une allocution.Pour des raisons de deuil, de fatigue et de discrétion, je me serais volontiers abstenu.Mais ma très vive reconnaissance pour le grand honneur qui m’est fait à mol, Français, par une savante et compétente société canadienne, m’impose le devoir de déférer à ce désir.Toutefois, comme je devine votre légitime impatience de participer aux plaisirs qui vous attendent, je n’abuserai de votre temps.Je m’imagine qu’en récompensant l’oeuvre d’un Français sur l’Acadie, c’est moins cette oeuvre elle-même, fort imparfaite, que la docte compagnie a eu en vue que les sentiments qui l’animent.Or, ces deux sentiments sont bien simples: c’est la pitié, c’e^t l’admiration.Pitié pour les débuts si précaires d’un pauvre petit peuple perdu en si lointain pays, le premier-né de l’Amérioue civilisé: une cinquantaine de femmes, une centaine d’hommes aux prises avec toutes les difficultés de l'existence: hostilité de la nature, hostilité des hommes; une vingtaime d’attaques en cent ans: ruines, misères, incendies et morts.Pitié pour les malheureux vaincus de 1710 livrés pendant près d’un demi-siècle aux exactions, à l’exploitation, à la tyrannie d’un vainquenr sans tendresse ni scrupules.Pitié surtout pour les Innocentes victimes d’une tentative d’extermination telle que l’histoire n'en a guère connue: déportation, démembrement des familles, longs exils sous des deux ineléments, chez des ennemis implacables: chasse à mort de pauvres êtres affamés sans feu ni lieu presque nus en des forêts vierges, sur des rivages déserts, jusqu’en des Iles dévastées.Pitié pour le silence de mort qui pendant toute une génération pesa sur les misérables débris d’une population asservie qui n’avait plus de tendre, p soler et |j pour la diriger et la délivrer.Voilà pour la pitié.Et maintenant, voici pour l'admiration.Dès le début, l’audace aventureuse des pionniers, l’allégresse des premières moissons; puis l’acharnement des éternels recommencements, l'âpre énergie de la lutte contre des ruses et des violences qui renaissaient sans cesse: malgré tout, le cuite sacré de la religion et de la patrie, en même temps que la loyale fidélité au serment; partout et toujours l’héroïsme dans la survivance tant chez l’étranger hostile que chez l’oppresseur au foyer natal; enfin, toutes les vertus d’un peuple martyr s'épanouissant de nos jours en une résurrection apparemment miraculeuse.Bref, toute une belle floraison d’idéalisme ra-dieu que n’a pu flétrir en une féconde race française un matérialisme odieux.Cette admiration pour tant de beauté morale, cette pitié pour tant de souffrances physiques et autres, voilà les deux forces qui m’ont soutenu en un long labeur austère.Ainsi s’est imposé à la conscience d’un Français un double devoir de reconnaissance nationale.Mais mon devoir acadien n’est qu’un répertoire de faits et de pen-qu’un réprtoire de faits et de pensées d’où doit sourdre la vie d une propagande active.Des récompenses, comme celle que je reçois en ce jour, m’encouragent.Sans doute, le peuple acadien» vit, et c’est là l’essentiel; mais il ne vit pas enccore de sa vie pleine et entière; il n’a pas encore nettement conscience de sa force, de sa dignité, de ses destinées.Il lui faut, outre l’instruction pratique qui l’arrache aux exploitations serviles, un enseit vous servirez ainsi vos intérêts communs de là-bas.L’Acadie n’est-elle pas ia soeur aînée, bien que trop longtemps sacrifiée, du Canada français?Or, frère et soeur ont besoin d’entr’aide.LE MOUVEMENT DES NAVIRES LE “MONT-LAURIER” ARRIVERA A SAINT-JEAN, DIMANCHE.-LE “MONTCALM” PART DE SAINT-JEAN POUR LIVERPOOL AUJOURD’HUI.et Londres.route pour Cherbourg i Le “Cedric”, de Ta Compagnie White Star, appareillera à New-York demain et se mettra en route pour Liverpool et Queenstown.L’ "Empress of Scotland’’, du Pacifique Canadien, doit arriver à New-York le 4 février.Il appareillera le 9 février et se mettra en route pour la Méditerranée, où II fera une excursion.Le “Marglen”, du Pacifique Canadien, venant de Bombay, doit arriver à Southampton le 9 février.Chez les notaire» Le “Montlaurier”, du Pacifique Canadien, venant de Liverjjool, doit arriver à Saint-Jean dimanche a-près-midi vers 4 heures.Des trains spéciaux attendront les passagers.Le “Montcalm”, du Pacifique Canadien, appareillera à Saint-Jean aujourd’hui et se met en route pour Liverpool.Le “Marburn”, du Pacifique Canadien, appareille à Saint-Jean samedi et se mettra en route pour Cherbourg, Southhampton et An-* vers.Le “Pittsburgh”, delà Compagnie White Star-Dominion, venant d’Anvers, de Southampton et de Cherbourg et en route pour New-York, est arrivé à Halifax, où il a fait escale, hier soir à neuf heures.“Regina”, de la compagnie White SUr-Dominion, venant de Liverpool, de Glasgow et de Belfast, et en route pour Portland, doit arriver à Halifax, où 11 fera escale, demain matin, à sept heures.L’“AndaniaM, de la compagnie Cunard, venant de Cherbourg et en mute pour New-York, doit arriver à Halifax, où il fera escale, demain matin.M.LE NOTAIRE C.E.VIGNEAU DEVIENT PRESIDENT DE LA SECTION DES TROIS-RIVIERES DE L’ASSOCIATION DU NOTARIAT CANADIEN.Les Trois-Rivières, 30 (D.N.C.)— L’Association du notariat Canadien, section des Trois-Rivières, a choisi comme son président pour le pro-e M.‘ F La “Bourdonnais”, de la Compagnie générale transatlantique, ve- ,v .liant de Bordeaux et de Vâgo Ct en'Loulseville.conseillers.M.J.A.oour New-York, doit :.rrivW, Trudt,i eS, devenu président-général de l'Association du Notariat Canadien._________ L'incendie aurait été allumé route pour New-York, doit arriver à Halifax, où il fera escale, dimanche soir ou lundi malin.L” “Empress of Canada”, du Pacifique Canadien, venant de Hong-Kong et d’Yokohama, doit arriver à Vancouver le 9 février.I-e "Montrose”, du Pacifique Canadien, arrivera à Liverpool demain.L* “Ausonia, do la Compagnie Cunard, doit appareiller à Halifax lundi et se mettre en route pour Plymouth, Cherbourg et Ignare».Le “Baltic”, de la Compagnie White Star, venant de Liverpool cl de Queenstown, doit arriver a New-Ynrk ce soir ou demain matin, Le "Zeeland", de la Compagnie Red Star, a appareillé à New-York liirr et es! en route pour Pl^nouth, Cherbourg et Anvers.L”‘Aurania”, de la compagnie Cunard, appareillera à New-York *am«*di et se mettra en route pour Queenstown et Liverpool.Le “Cameroniu”.de la Compagnie Anchor, appareillera à New-York demain et sn mettra en route pour Morille et Glasgow, U “Minnetonka”, de I* "Atlantic Transport Line”, appareillera k N rw-York samedi al aa mettra en Un incendie a éclaté hier à la maison du pompier Thomas Bertrand, 3832 rue Lajeunesse.Le* pompiers ont eu vite raison des flammes.Bertrand est à l’hùpital Western depuis le 2 Janvier dernier.Il avait été grièvement Mesfé dans une collision entre la voiture à Incendie où il se trouvait et un tramway.Le chef Dagenals qui a examiné le théâtre de l’incem main criminelle.nocose une Retrait™ au couvent fie Marie-Réparatrice Votcl le* prochaines retraite* qui auront Heu au Couvent de Marte Réparatrice 1025 Mont Royal ouest Pour les Jeune* filles; du 20 au 23 février, du 0 au 0 mari, du 20 au 23 mar*.Pour le* dames; du 2 aa 5 L’assemblée
de

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