Le devoir, 1 juillet 1937, jeudi 1 juillet 1937
Montréal, jeudi 1er juillet 1937 VOLUME XXVÎ11 - Mo 19* 1 -—4 RIDACTION KT ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONf t ,.BEIalr 33«K SOIRS.DIMANCHES El FETES Administration : .BEIair 3366 Rédaction : .BEIair 2984 Gérant :.BEIair 2239 LE DEVOIR TROIS SOUS LE NUMERO ! ABONNEMENTS FAR U POSTE * EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6 08 (Sauf Montréal at banlieue) E.-Unis et Empire britannique .UNION POSTALE.Directeur-Gérant t Caerse* PELLETIER Autour du congrès On se hâte vers la fin — Un vent d'optimisme passe sur les observateurs - La journée louisianaise .à l'Université-M.Lèche et la langue française — Projet nouveau: Une Société du Parler français en Louisiane — La presse et le Congrès — Les Franco-Américains manifestent leur existence de façon • frapper les plus distraits Québec, 30 (Par télégraphe).—Le congrès court vers *a fin.Jeudi matin, les congressistes iront entendre une messe Sainte-Anne; le soir, dans une dernière grande assemblée générale au Colisée, on acclamera des représentants des principaux groupes français de l'extérieur: l'archevêque de Moncton, Mgr Melanson.M.le sénateur Gustave Laçasse, M.Adolphe Robert, puis Mgr Camille Roy, dans un discours de clôture.Et ce sera la fin.La fin des manifestations, s’entend, car une chose apparaît de plus en plus certaine, c’est que le congrès sera suivi d’une action efficace.Il faut avoir causé avec des hommes des différentes provinces, avec nos amis des Etats-Unis, pour deviner qufls projets s'agitent actuellement dans les cerveaux, quelle volonté d’action anime des centaines et des centaines d’hommes de valeur.Le comité qui sera chargé cle diriger et de stimules le grand effort saura sur quoi travailler.Il disposera de forces puissantes.Quelle joie on éprouve à côtoyer ces êtres modestes, presque inconnus du grand public et qui font souvent de si grandes choses.Vous avez là des hommes qui ne se gargarisent point de vains mots, qui ne se perdent point en de vagues rêves.Ils savent ce qu il faut faire en tel ou tel endroit, où il serait possible de faire surgir une nouvelle classe bilingue, etc.Comme cette jeune Acadienne de la Louisiane, qui, avec un air de détermination farouche, ne craignait point de voir durcir ses traits gracieux, s'écriait hier, dans une conversation intime: “Je vous promets que je ferai chez moi telle chose.Ce ne sera pas énorme, mais si les gens de tel «t tel endroit en font autant, cela finira par compter.’’ Comme cette réaliste Louisianaise, nos amis savent qu’il suffit que chacun fasse sa part pour que rapidement se modifie une situation.Aux dernières heures de ce congrès, c'est un souffle d’espérance qui passe sur les observateurs.* Ÿ * Cet après-midi, les Louisianais étaient à l’honneur.l’Université a conféré au g^verneur Lèche, à M.l'abbé Lachapelle, à MM.Wade Martin et André Lafargue des doctorats honorifiques.Top# les quatre, sur l'invitation de Mgr Roy, ont bien voulu prendre la parole.Le gouverneur Lèche, qui parle quelque peu le français en conversation, n'a pas osé se risquer à prononcer un discours public dans cette langue: mais il a fait en anglais, quant au français, des déclarations très nettes.M.Lèche, qui est un colosse, parle avec une force aisée et^ tranquille.Il a commencé par déclarer qu’en un temps où tant de gens ne paraissent s’intéresser qu'aux oeuvres de destruction, c'est une chose rafraîchissante que d’assister à un congrès où l’on s’occupe de préserver quelque chose.Il a tout de suite déclaré que la préservation de la langue française est une chose à louer, du point de vue culturel, du point de vue patriotique et religieux.H affirme qu'il n’est pas de meilleurs Américains que les Américains de langue française.L’Acadien M.Martin, a parlé en termes émus des re-làtions anciennes du Canada et de la Louisiane.M.Lafargue a eu de touchantes paroles sur la vie française en Louisiane.M.l'abbé Lachapelle a rappelé avec une éloquence pittoresque sa campagne pour la préparation du congrès.Il a rendu un vibrant hommage à tous ceux qui l’ont aidé, et particulièrement au gouverneur Lèche, président d honneur du comité régional du congrès.Infatigable, puissamment encouragé et stimulé par le très grand succès qui a couronné ses premiers efforts, M.l’abbé Lachapelle a publiquement lancé un projet qui sera probablement d’ici quelques semaines une réalité: la fondation en Louisiane d’une Société du Parler français, qui poursuivrait là-bas l’oeuvre du congrès.La société aurait son siège à la Maison française qu’on a instituée au centre des bâtiments de l’Université de la Louisiane, à Bâton-Rouge.Détail émouvant: M.Lachapelle déclare que c’est Mgr Camille Roy qui, lors du voyage des Acadiens et des Canadiens en Louisiane en 1931, l’a convaincu de se jeter dans la lutte pour la conservation de la langue française en Louisiane.* * * Nous n'avons guère le temps ici de tout dire dans les journaux.Si nous en jugeons par certaines indications, le congrès aura dans la presse de l’extérieur un retentissement considérable.Plusieurs Franco-America ins avaient été chargés par des journalistes de la Nouvelle-Angleterre de leur faire la chronique du congrès.!i semble bien aussi que la presse de la Louisiane se tient particulièrement au courant.Et cela se comprend: la délégation louisianaise est tellement représentative que les journaux du pays ont intérêt à suivre ses démarches.Quant aux Franco-Américains, leurs délégués sont plus nombreux encore qu’il le semblait au début.On les retrouve partout.Leurs petits enfants suscitent la plus sympathique curiosité.On n’en revient pas quand l’on apprend qu’ils représentent ici cent quatorze écoles différentes — cent quatorze écoles où l’on organisa des concours de français dont ils furent les vainqueurs.L’abbé Verrette.de Manchester, l’un des grands organisateurs de la campagne en Nouvelle-Angleterre, disait ce soit au banquet: “Nous serons heureux si nous vous avons appris notre existence.’* Les aveugles rçêmes, après le magnifique déploiement de force que vient de faire le groupe franco-américain, devront s’apercevoir de son existence, de sa volonté de survivre et des puissantes ressources dont il dispose encore, au milieu d’une situation dont personne n’ignore, hélas! la dangereuse possibilité.Orner HEROUX Après l’élection de la Nouvelle-Ecosse Une si complète victoire pour M.MacDonald a surpris un tant soit peu — Le cas de M.Harrington M.MacDonald et le parti libéral fédéral $ Ottawa, 1er — La capitale fédérale a appris avec calme — peut être même avec indifférence — les résultats des élections néo-écossaises.On s’attendait avec certitude à une victoire libérale.Les milieux libéraux prétendent qu’ils n’en ont jamais douté.L’affirmation, confirmant après coup la victoire de M.Angus MacDonald, dépasse légèrement la vérité.Les rapports de la campagne électorale n’ont jamais cessé, il est vrai, de favoriser le parti tibéral.Mais les partisans les plus optimistes n’escomptaicnt pas un succès aussi complet.Les conservateurs détenaient iiuit sièges dans l’ancienne Chambre.Selon toutes les lois des prévisions, ils devaient faire quelques gains.On lêur accordait de 10 à 12 sièges.A examiner la situation sans parti pris, l’administration libérale ne paraissait pas avoir été mauvaise.Elle ne méritait certes pas une condamnation entière.Mais les temps sont durs pour Tes gouvernements.Les électeurs ne vouent pas un éternel attachement à un parti.Dans le passé d'autres admintstra-ions avaient fait leur possible qui • (aient allées à la défaite.Ainsi, ¦ il 1930.le gouvernement King s’é-.ait présenté à l’électeur avec un ilan favoràble, il n’en a pas moins té renversé.Pour la même raison, le gouvernement MacDonald ne pou-1 ait pas tabler sur une victoire reraine.La crise économique, en som-ne, a sévi en Nouvelle-Ecosse i omme partout ailleurs.Victoire surprenante En outre, tout gouvernement qui lenumde un renouvellement de landat se trouve dans une situation éfavorable.Il est obligé de défen-re sôn administration.Tandis que i s parti oppositinnniste, n’ayant ion à se faire pardonner, peut consacrer tous ses efforts h Vattaque, entasser les promesses, faire luire des-ant les regards avides et crédules les avantages d’un nouveau régime.Dans ces conditions, la victoire de M.MacDonald est surprenante.Non seulement son gouvernement a conservé tous set effectifs nuis il a fait trois gains sur les conser-_ vateurs.Ceux-ci ne compteront* que cinq députés dans la prochaine Chambre.Leur chef lui-même a été défait.Donc succès décisif et disons-le, inespéré pour les libéraux.Un peu trop complet peul-êlre, parce qu’il n’est jamais bon qu’un gouvernement commande une trop forte majorité.La campagne s’est déroulée dans une atmosphère paisible.Les deux vieux partis s’y sont rencontrés en champ clos.En Nouvelle-Ecosse, les nouveaux partis n’ont pas encore pris racine.Un n’y parle ni des créditistes ni des C.C.F., ni des communistes.La lutte, parce qu’elle s’est faite uniquement entre les deux anciens partis, ne manque pas d’avoir, un sens et une portée sur les affaires nationales.Si l’on peut dire que rélecteur sait mieux que dans le passé distinguer les affaires fédérales des affaires provinciales, s’il faut faire tout son possible pour que la distinction soit claire et nette, cela ne veut pas dire que bon nombre d’électeurs en soient déjà arrivés à ce point d’indépendance et de réflexion.Conséquences à Ottawa Venant après celle de la Colombie Canadienne, la victoire libérale en Nouvelle-Ecosse est de nature à consolider les positions des libéraux A Ottawa.En Nouvelle-Ecosse comme en Colombie, le parti fédéral pourra rompter sur l’organisation provinciale.C’est un avantage certain qui atténuera quelque peu les mauvais effets de la rupture King-Hepburn.Le ministre du revenu national, M.Tlsley.a participé à la campagne dans la Nouvelle-Ecosse.Il restera donc le trait d’union entre le gouvernement fédéral et la provfnre qu’il représente dans le cabinet d’Ottawa.Les deux administrations continueront de collaborer dans l’harmonie la plus parfaite.La défaite de M.Harrington L’élection néo-écossaise peut avoir des conséquences d’un au- tre ordre sur la politique fédérale.On mentionnait souvent le nom de M.G.S.Harrington chef du parti conservateur provincial, comme! successeur possible de M.Bennett à la direction du parti fédéral.Il n’y aurait rien de surprenant à ce que l’insuccès de son parti et sa défaite personnelle dans son comté aient des conséquences fatales sur la carrière de M.Harrington.Un parti n’aime pas à se donner un chef auquel la victoire n'a pas l'habitude de «sourire.Or, M.Harrington a perdu deux élections générales, celle de 1933 et celle d'avant-hier.Cette double défaite pourra lui coûter le poste qu’occupe actuellement M.Bennett.M.Angus MacDonald Quand au premier ministre libéral, M.Angus MacDonald, l'un des hommes les mieux doués de la politique canadienne à l’heure actuelle, cette seconde et éclatante victoiire lin méritdra un portefeuille fédéral, quand viendra le momènt d’un remaniement ministériel.On parle déjà de lui comme un des futurs chefs du parti libéral.Pour l’instant, Ottawa accueille froidement la nouvelle de son succès.Tant d’indifférence est inexplicable.Tl en eut été autrement si le parlement eut été en session.Qui a été témoin des scènes de réjouissances auxquelles se sont livrés les députés libéraux fédéraux le soir de la victoire de M.Mitchell Hepburn en Ontario se fait une idée de l’enthousiasme avec lequel on eut accueilli le succès de M.MacDonald.Leopold RICHER FAIS CE QUI DOIS Gendarmtrie à cheval.Merit tandis aue les détachements de l'Afrlaue-Sud, de ïAustralie, dt la Nouvelle-Zélande et des Indes ont été photo-araphiés à profusion, on n’a rien vu du reste de la délémtion milUaire canadienne.Un directeur de société de cinéma a explioué — avec le dre- humour briianniauer les Rhodésiens portaient la culotte courte (shorts), les Australiens avaient des chapeaux à plumes et les Indiens étaient spectaculaires.Comme dans Malbrouck s’en vat en guerre, les Canadiens ne portaient rien.Un maior canadien s’est trouvé tellement déçu de cette attitude négative — sans allusion aux négatifs gu’il n’a pas pu trouver de Londres à son endroit et à l'endroit des siens cru’Il en a complèleinent perdu la télé.A preuve: tout le monde sait que lorsqu’on a Quelque chose à faire savoir an peuple anglais, on écrit au Times.C’esl ciassigue depuis M.Pickwick.Or, au lieu d’écrire au Times, le major Frank-P.Lloyd — c’est ainsi u’il se nomme — a écrit au Daily ’elegraph.“Chacun des officiers du contingent, consigne-t-il dans cette missive fourvoyée, était là pour représenter un certain nombre de diverses unités canadiennes, éparpillées dans des villes qui sont parfois très distantes les unes des autres.U n’est que juste pour ces troupes, de fait nous tenons pour un devoir impérieux, de leur rapporter quelque chose de ce que nous avons vu pendant ces jours mémorables.“Noué voilà menacés de ne pouvoir acheter un seul pied de pellicule faisant voir les Canadiens, parce qu’on nous dit qu’il n'en existe pas, tout simplement’’.On a fait savoir à cet officier qu’il y avait probablement des bouts de pellicules où il pourrait retrouver ses traits, dans tes coffres-forts des compagnies de films, mais qu’il devrait faire un dépôt de $25 pour obtenir que l’on fasse des recherches.En désespoir de cause, le major Lloyd s’est rabattu sur les particuliers.Il a demandé aux Londoniens, s'il s’en trouve' par hasard qui se sont laissé tenter de filmer U contingent canadien, si dépourvu de pittoresque qu’il soit, de lui faire parvenir leurs pellicules.L‘histoire ou la dépêche ne nous dit pas le résultat obtenu par son appel.Espérons qu’il ne sera pas négatif à son tour.Car il est bien pénible d’avoir traversé les mers pour faire sa cour à grand’maman Albion et de s’en aller dévoré par ! effroyable doukt qu’elle ne s’csl même pas aperçue de sa visile.En mettant bout à bout cet incident et quelques autres, je ne suis pas éloigné de croire que ce serait une bonne, chose d’avoir de plus fréquents contacts avec VAngleterre, de multiplier les pèlerinages impériaux, bamiliaritv breeds contempt, disent les Anglais.C’est vrai dans plus d’un sens, l oyer ceux qui daubent à l’heure actuelle sur le Conseil privé: les avocats et les magistrats qui connaissent le mieux cet auguste tribunal.L’un des derniers vitupératcurs n’est autre qu'un sénateur canadien de langue anglaise.Tl n aurait pas de peine de voir rompre the last if not the least de nos liens avec l’Empire.C’est un signe des temps.Paul ANGER Rédacteur an chef : Omar HEROUX 8.00 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Grand spectacle des jeunesses françaises sur le terrain de l’exposition, à Québec Le splendide programme artistique (danses, pyramides, chants, évolutions diverses, pièces pyrotechniques) se déroule devant environ 15,000 personnes Discours vibrants des délégués des jeunesses du Québec, de l'Ontario, des provinces de l'Ouest, des provinces maritimes et de la Nouvelle-Angleterre L'EMOUVANT SALUT DE JACQUES TREMBLAY Bloc -notes Où le mettre?Pas là.On a lancé l’idée de construire en bordure de l’avenue du Parc, au coin nord-ouest de l’avenue des Pins, en plein parc Jeanne-Mance, un vaste pavillon, ou plutôt une série de pavillons contenant une immense salle de concerts, des salles de fêtes, de congrès, etc., le tout au coût d’une couple de millions.Le prétexte, c’est qu’il faut donner à Montréal un grand endroit de réunions de tout ordre, qui ne soit pas un stade ou un lieu généralement affecté aux tournois sportifs.Montréal a certes besoin d’un bâtiment de ce genre; la vérité aussi, c’est que le terrain dont on parle doit rester ce qu’il est, vaste et libre dé toute construction.Un de nos lecteurs, M.Victor Barbeau» écrivait fort justement l’autre soir (lettres au Devoir.29 juin) que cette salle des fêtes, si on la construit jamais, il ne faut pas la construire h l’angle nord-ouest de l’avenue des Pins et de l’avenue du Parc.“D’abord, dit-il, parce qu’on empiète par là sur le parc Jeanne-Mance et que les parcs étant, par définition, des espaces non bâtis, doivent demeurer tejs principalement dans une ville que menace l’asphyxie”.D’autres U,, , i.• • -i i , raisons, d’urbanisme bien entendu, détachement invisible militent contre le projet Pistonné il y a quelque temps dans toute une une partie de notre presse.M.Barbeau en énumère plusieurs, a tout cela, on pourrait ajouter que la ville elle-même a commencé de saboter le parc Jeanne-Mance en y faisant construire, pour abriter différents services de signalisation électrique, le pavillon que l’on voit au pied du Mont-Royal, à peu de distance du monument â Georges-Etienne Cartier; ee pavillon, l’on aurait dû le loger plutôt le long du parc, d t côté est, rue de l'Esplanade, même s’il avait fallu exproprier quelques maisons de propriétaires israélites.Montréal ne s’en serait pas plus mai porté, les signaux électriques eussent tout aussi bien marché.Par ailleurs, la construction du stade Molson, et des nouvelles maisons érigées par McGill pour loger quelques dizaines d’étudiants, au pied même de ia montagne, sur un terrain qù la ville aurait dû imposer des règlements de construction d’ordre très sévère, allant* même, ai c’eût été possible, jusqu'à l'inter- (Par Lucien DESBIENS) QUEBEC, 1er.— Le deuxième congrès de la langue française se terminera officiellement ce soir, au Colisée, mais l'on peut dire A.Lafleur, Auguste Boyer, Hortens! us Béique, Maurice Pelletier.Henri Jolicoeur, L.LarocheUe et jgéo Dufuoy. 9 2.LI PtVOI», MONTREAL.JEUDI 1» JUILLET 1937 VOLUME XXVIII — No IW La chanson française Un article de M.Paul Claudel A roccasion da Congrès dt /a 1 d’analogue que la floraison des Lanaue hancaitt.« ‘ Chansons de Geste au Moyen Age.-* (Vf.Paul Claudel De même au XVIIIe sièrle, sous la a remis d !tt.rf.Brugère, ministre rubrique Poésie, on trouve des noms comme celui de Voltaire ou de Jean-Baptiste Rousseau qui sont la négation même de toute sensibilité et de toute imagination, et l’on ne s’aperçoit pas que cette époque a donné à la France le bouquet 'merveilleux et incomparable des chansons populaires.Il a été de bon ton de s’extasier sur les lieder allemands et sur les ballades écossaises et les traités professoraux ne contiennent pas une ligne sur ces trésors de fraîcheur, de gaieté, de rêve et de sentiment, sans parler de cette excellent langage imprégné de la sève même de notre terroir, que sont ces chansons dont le rythme et la mélodie à cette seule évocation, chers frères lointains, bourdonne dans votre mémoire et mouille vos yeux d’une larme attendrie.Le coeur des enfants comme celui des hommes et des femmes, est obstinément sourd à tant de déclamations alambiquées, à tant de tirades pseudo-héroïques, à tant de préciosités et d’artifices, dont on a essayé de leur bourrer l’estomac.Mais qu’ils entendent des refrains comme Au pont du Nord ou Auprès de ma blonde ou le Chevalier du duel, aussitôt l’âme s'émeut, l’oeil s’éclaire et le$ divines portes du rêve, de la fantaisie et de ce que Dante appelait “le bel amour” s’ouvrent devant nous.A l'écho de ces chantres anonymes lunis devenons des hommes en re-(Venant des enfants.La voix de n1 Y r r r if r \V*i 1 V?ùj • V.A.W * f t Si ¦ ¦à y ipp T-S ;*r- •tm » s * - » ¦ S'a Ji f ^ /£ ;¦:?k a Vu* * m s-r '-f (V ‘v0; ék- W sim à m lv % MA m i V .La voix du Canada, La voix du Canada se fait entendre dans cîiaqne ’r foyer où ae lit nn quotidien canadien.Chaque journal est, en effet, une place publique où lea canadiens de tous rangs et de toutes croyances se rencontrent sur un terrain d’entente.C’est là que se rapportent et se discutent les opinions et les problèmes de toutes les régions du Dominion.Tontes les phases du progrès régional et national, les améliorations apportées au mode de rie, trouvent leurs exposants les plus éloquents et les plus actifs chez les journaux quotidiens.Chaque journal local fait maille dans la chaîne qui unit la nation en des liens d’entente mutuels.Il reconciUTfesprït pltrolsslal et l’esprit na» tional.Il ne réfléchit pas seulement lea préjudices et les conditions qui existent dans son propre champ d’action mais encore il révèle sous leur vrai jour aux lecteurs locaux les nombreux problèmes d’ordre national.» Plus de deux millions de familles d’tw océan à l'autre se tiennent en relation quotidienne avec leurs compatriotes canadiens par l’intermédiaire des colonnes de leurs journaux .c’est là une situation qui a donné d’excellents résultats pratiques et a fort contribué au développement social, politique et économique du pays.lesjdubnaux quotidiens du canada & 28 mai 1937, VOLUME XXVIII - No U9 — CAUNMIU — Demain: VENDREDI, 2 juillet 1937 Visitation de la B.Vierge Marie Lerer du soleil, 4 h.15.Coucher du aoMl, 7 h.SI.Lever de la lune U h.42.Coucher de la lune, S.31.Dernier quart, le 1er à S h.3 m.du matin.Nouvelle lune, le 7, A.11 h.12m.du soir.Premier quart, le 15, à Ih.3dm.du matin.Pleine lune, le 23, A 7 h.43 m.du matin.Dernier quart, le 30, A 1 h.47 m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de rA.B.C." et de la "C.D.N.À." JEUDI 1w JUILLET 1937 — MfcUita — TEMPS PROBABLE! ’ NUAGEUX, AVERSES La grande manifestation des jeunes au terrain de l’Exposition Il faut procurer aux jeunes de l'Ouest le moyen de gagner convenablement leur vie tout en faisant usage du français — Les Acadiens comptent sur l'appui de leurs frères plus fortunés, plus avancés et plus forts du Québec — "Nous ne sommes que d'hier et déjà nous peuplons vos cités" Présidence d'honneur de S.E.Mgr Lamarche Québec, 1er — A la manifestation des jeunes hier soir au terrain de TExposition, les discours ont été prononcés par S.E.Mgr Lamarche, évéque de Chicoutimi, qjii avait accepté la présidence d’honneur de la manifestation, par M.Jean-Paul Verschelden, président général de l’Association Catholique de la Jeunesse Canadienne française, par Mlle Thérèse Mor-rissette, présidente de l’A-CJ.-CF., du diocèse de Québec.Les discours des représentants de la jeunesse ontarienne, de la jeunesse des Provinces des prairies, de la jeunesse acadienne, de la jeunesse franco-amériraine, MM.Jacques Tremblay, Emile Couture, Gérard Leblanc, A.May bay, ont été particulièrement intéressants.M.Emile Couture M.Emile Couture, délégué de la Jeunesse, fait une brève étude de la mentalité actuelle des jeunesses ca-nadiennes-française de l’Ouest.Comme les problèmes des jeunesses de ta Saskatchewan, de l’Alberta et du Manitoba sont à peu près similaires, il se guide surtout sur une analyse particulière de la jeunesse de sa province nalale, le Manitoba.Le jeune orateur rend hommage à l’Association d’Education des Canadiens français dans le Manitoba: C’est dil-it, grâce aux efforts constants et aux sacrifices innombrables de cette association que la langue française a été enseignée par toute la province,, dans les écoles publiques pour la plupart, c’est-à-dire, maintenues aux frais du gouvernement.M.Couture rend ensuite hommage au Collège de Saint-Boniface, dirigé par les RR.PP.Jésuites, qui a formé des hommes de valeur qui, dans le clergé séculier et régulier, dans les diversçs professions et carrières, rendent à la société d’inappréciables services.A la sortie de l'école Mais tous ne peuvent faire des études classiques.La masse des jeunes Maintobains est obligée, dès sa sortie de l’école, de prendre tout de suite les moyens de faire son avenir.Elle se rend compte alors de la beauté de sa langue maternelle mais réalise l’impossibilité à peu près complète de gagner sa vie avec cette seule langue.C’est dire que sa formation intellectuelle française cesse à la sortie de l’école et qu’à partir de ce moment, elle commence à s’effriter.Vient un temps où la jeunesse manito-baine ne s’intéresse plus >que passivement à nos questions nationales.Elle résiste bien quelque temps à l’atteinte puissante que porte 9 sa pensée et à son âme l’ambiance dans laquelle elle vit mais elle ne peut toujours tenir, sauf dans les paroisses de la campagne, où il est plus facile de conserver sa langue maternelle.Et ce qui est vrai de la jeunesse du Manitoba l’est, en grande partie, de toutes les provinces de l’Ouest.Que faut-il faire alors?Il importe d’offrir à la jeunesse les moyens de gagner son pain, de lui ouvrir des avenues vers les situations qui l’attirent et opur lesquelles elle est prédisposée.Autrement dit on ne réussira pas, par la seule force des principes religieux et nationaux, à convaincre la jeunesse de l’Ouest du devoir qu’elle a de rester française: Il faudra, en plus, lui procurer des avantages d’ordre matériel d’améliorer les conditions matérielles de la jeunesse, c’est donc là Ja tâche la plus urgente.Il faudra ensuite, selon la parole de Mgr Béliveau, mettre du français partout, ne pas se contenter de revendiquer nos droits en paroles mais aussi en actes, dans chacun de nos gestes ‘quotidiens, Dans les campagnes, il faudra, en plus, attacher ta jeunesse à la terre afin de lui permettre de faire sa vie.Pour conclure : Le devoir de l’heure est de faire en sorte que tous les jeunes de l’Ouest puissent gagner convenablement leur vie tout en faisant usage de leur langue.Voilà ce qu’il faut entendre par véritable action nationale.I EN VACANCES faites-vous suivre par LE DEVOIR ! i Canada ! .20 1 semaine 2 semaines ,35 ! 3 semaines .50 1 mois .60 2 mois r.; 1.00 J Etats-Unis 1 semaine •25 1 1 mois — .75 I 3 mois 2.00 Faire remise par chèaue au : pair ou mandat, ou "Devoir", j CP 4020, Montréal (abonne- menti) .ig.| Mlle Thérèse Morrissette Après avoir souhaité la bienvenue à tous les visiteurs, Mlle Morrissette s’adresse à ceux qui sont venus de loin pour célébrer avec nous les fêtes du deuxième Congrès de la Langue française.“A ceux-là, dit-elle, un salut particulier et tout fraternel.Il en est qui ont lutté et luttent encore pour la survivance et le maintien du français dans leur petite patrie, et en est qui ont souffert pour pouvoir rester Français.Nous sommes fiers d’eux.Nous avons senti, tout particulièrement en cette Journée des jeunes, combien solides sont les liens qui unissent les Canadiens français du Québec et ceux de tout le Canada, “Mgr Paul-Eugène Roy disait au premier Congrès de la Langue française: “Que ma langue s’attache à mon palais si jamais j’oublie le verbe français, le verbe de Dieu*’, Cette phrase, faisons-la nôtre aujourd’hui.Prenons la résolution de bannir énergiquement de nos conversations les anglicismes qui pourraient s’y glisser.Soyons enfin des apôtres de notre belle langue.Nous devons aussi, et surtout, garder l’âme française.La langue étant l’expression de la pensée, nous ne pouvons parler français si nous n’en avons pas l’esprit.“Nous ne réussirons pas à être des propagateurs de l’esprit français si notre mentalité est étrangère, si nos habitudes, notre manière de vivre ont perdu leur cachet français.Pour nous aider à rester ainsi français d’âme et de coeur, l’étude réfléchie et la compréhension de notre histoire seraient, il me semble, un moyen à conseiller.“Mes amis, ne nous le cachons pas; nous avons un gros travail à faire et Ppn compte beaucoup sur vous.La jeunesse a l’élan qui monte sur les.cimes, la jeunesse c’est l’avenir, la jeunesse c’est l’espoir de demain.Jeunesse de mon pays, sois une éveilleuse d’âmes, une faiseuse d’énergies, une créatrice de grandes idées et de belies choses.Tu contribueras ainsi à .faire de tes frères de vrais Canadiens au véritable esprit français, dans l’un des plus beaux pays du monde, notre cher Canada”.M.Gérard Leblanc M.Leblanc parle de la reconnaissance des Acadiens pour les Canadiens français et dit: “Je suis heureux de vous transmettre le message significatif d’une jeunesse qui est assez loin de vous, mais vous connaît quand même; il s'adresse aux jeunes de Québec, de la Nouvelle-Angleterre et.de la Louisiane.C’est le salut de la jeunesse acadienne-française.L’orateur remercie ensuite le comité d’organisation d’avoir convié cette partie de notre race.“Vous nous permettrez ainsi de vibrer à l’unisson avec vous, avec tous les Canadiens français, et de réunir nos communes origines._ I] est bon de temps à autre d’enquêter sur l’état de notre race, de notre nays, et de nous résoudre à des changements, s’il v a lieu.’’ II parle de ses ancêtres et des nôtres.Us avaient tous la même origine française, la même foi en Dieu, et souligne l’histoire tragique de ses aïeux.“Mais on n’a pu leur enlever leur héritage sacré, le même que le vôtre.Us se sont souvenus, en Acadie.et actuellement, il v a là plus de 50,000 jeunes Acadiens de langue française’’.Sous la bannière acéjiste Puis, il dit tout le bonheur que les siens ont eu récemment quand le Saint-Père a nommé le premier archevêque acadien.Mgr A.Melan- M.Leblanc fait ensuite apoel à tous ses frères du Québec pour qu’ils leur prêtent main-forte, car les Québécois sont plus fortunés, plus avancés et plus forts, et souligne l’empressement avec lequel ils se sont enregistrés sous la bannière acéjiste.lorsque le R.P.Paré est allé chez eux.“Votre charilé de Canadiens français m’assure de votre collaboration.e» nous pourrons ainsi entretenir.au sortir du congrès, le feu j nouveau allumé durant cette période, prolonger et renforcir nos bonnes relations entre Canadiens français.Franco-Américains.Louisia-nais et Acadiens.Nous aurons ans si la consolation de sentir une col-laboralion qui nous viendra des quatre coins du continent américain” dit-il encore.En terminant.Il remercie tous les organisateurs et renouvelle le serment de fidélité au culte de la langue française.M.A.Maybay On m’a demandé de prendre la j parole au nom de la jeunesse franco-américaine des collèges: le dis | des collèges, car nous sommes plu-! sieurs.l’Assomption de Worcester.: pour les jeunes gens; Rivière de Hudson, pour les jeunes filles, et quantité d’autres institutions qui donnent aux garçons et aux filles; une ou plusieurs années .d’études1 classiques.Je suis venu vous dire que nous existons et que nous voûtons vivre; et qu’aussi nous ne voulons pas être inférieurs à nos frères du Canada où s’élèvent tant de si belles institutions éducationnelles.Tertullien disait des premiers chrétiens: “Nous ne sommes que d’hier, et déjà nous peuplons vos cités”.Nous aussi, nous ne sommes que d hier.Nos pères, du Canada il y a à peine soixante ans, ont dû commencer à s’établir eux et leurs familles, et tâcher de survivre.Et déjà, ils songeaient è leurs églises catholiques, à leurs écoles; aujourd’hui vous en verriez oar centaines dans la Nouvelle-Angleterre.Mais ils voyaient autour d’eux l’expansion d’une énergie farouche au service de la conquête d’une civilisation sans cesse plus belle.Us se dirent que leurs enfants ne devraient nas rester en arrière, qu’à eux ils offraient la même conquête de la vie.Alors ils firent instruire leur jeunesse.Mais conquérir ne voulait pas dire abandonner ce que des siècles de culture française avaient peur ainsi dire déposé dans leur chair et dans leur sang.Les collèges U fallait conquérir et ne rien perdre.C’est pourquoi des collèges bilingues furent fondés, surtout celui de l’Assomption, qui, depuis 20 ans, il peut donner de ses diplômes, a fait affiner dans toutes les villes et les villages de la Nouvelle-Angleterre des hommes de profession, des prêtres, des médecins, des avocats, des professeurs, des commerçants.Voilà ce qu’au Canada il ne faut pas qu’on ignore.L’oeuvre de civilisation commencée par nos ancêtres communs sur les bords du St-Laurent, nous la conservons et nous la continuons en Nouvelle-Angleterre, montrant que le sang français, ce même sang qui bouillonne dans vos veines el dans nos veines, n’est en rien inférieur au sang des autres races.Et nous sommes venus ici, à ce magnifique deuxième Congrès de la Langue française à Québec.Ce geste doit avoir à vos yeux, comme il l’a aux nôtres, une“ signification des plus claires.Relations plus suivies Pendant des siècles, vous avez lutté pour garder inviolé le trésor de la culture française.Et vous v avez merveilleusement réussi, mais vous étiez pour ainsi dire les maîtres.Nous, nous sommes devenus les citoyens d’une Jeune mais puissante républqiue ou nous ne pouvions pas apporter d’indifférence politique.On nous laissait la liberté, mais nous n’avions pas le droit de dédaigner la culture anglaise, qui y flo-rissait.Et c’est pourquoi il nous a fallu nous établir dans ce bilingue qui a ses avantages.Regardez les Américains, ils sont entichés de la culture française.Us dépensent dans leurs écoles des sommes colossales pour la faire partager à leurs enfants.Nous, nous l’avons reçue au berceau et nous voulons la conserver précieusement.Nous voujons la développer et en tirer tous les biens profitables a notre religion catholique, à notre culture, à l’épanouissement de notre élément ethnique.Pour cela, il faudrait avoir avec nous des relations plus suivies et vous devrez nous suivre avec bienveillance.Soyez assurés que nous sommes venus a ce congrès avec ferveur et que longtemps nous en conserverons un doux souvenir, qui sera pour nous une source de vie nouvelle et plus française.Ottawa et les travaux publics Québec.1er (CP).— Le minière du travail.M.Tremblay, a répondu à une question des journalistes que le gouvernement fédéral n’a pas fait connaître encore ce qu’il pense du projet de $30 millions de travaux publics dans la province de Québec pour remplacer les secours directs.___ _ Les arts domestiques Québec, ter — L’exposition annuelle des arts domestiques, s’est ouverte à quatre heures, cet après-midi, au café du Parlement, à Québec.Cette exposition restera ouverte jusqu'au i5 septembre.L’entrée est gratuite.On y donnera chaque jour des démonstrations, des petits métiers.Le ministre de l'Agriculture.M.Bona Dussault, a présidé la cérémonie de l’inauguration.Sita Riddez On mande de Paris que Mlle Sita Riddez, fille de l'artiste Jean Riddez.vient de passer avec succès au Conservatoire deJParis le concours de tragédie.Elle a été la seule femme à sortir victorieuse du concours.Mlle Riddez est âgée de 20 ans.Le tour de France Parts, 1er — Le Tour de Fiance, événement sportif qui passionne dp nombreux Français et même des étrangers, a commencé hier.Pour la première fois depuis l’organisation annuelle de ce Tour, un Canadien qui a recueilli des lauriers dans le cyclisme canadien v prend part.Il porte les couleurs du Club cycliste du Canada.Le Tour de France dure un mois.Les cyclistes partent de Paris et reviennent à Paris.Tué en tombant d'un camion Au conseil municipal Vive altercation entre M.Raynault et M.Bray — Les échevins adoptent, par 24 à 6, le règlement d'emprunt pour les secours directs de juillet , L’assemblée tenue hier matin par le conseil municipal a été assez mouvementée.Au chapitre des interpellations, M.Allan Bray a demandé pourquoi les choses allaient si mal au département de la carte d’identité.Le maire a fait remarquer à l’échevin Bray qu’on ne devait pas poser ainsi la question, car il était impossible pour l’administration d’y répondre.Sur quoi, M.Bray a dit d’un ton rogue que lorsqu'il posait une question au président du comité exécutif, c’est à celui-ci de répondre et non pas au maire.Et il a déclaré qu’il ne craignait pas le maire ni d’autres.Il s'en est suivi un débat animé entre le maire et M.Bray.Finalement, M.Raynault a déclaré à M.Bray que s’il refusait d’observer les réglements, il appellerait les policiers pour le forcer à s’asseoir ou sortir du conseil.M.Bray a répondu qu’il n’y avait pas un policeman à Montréal pour le mettre à la porte.* Finalement, M.Bray a consenti à poser sa question sous une forme moins thiculente et tout s’est calmé.M.Dubreuil a multiplié les questions sur toutes sortes de sujets.Il en a tellement posé que le conseil n’a pu entamer l'étude des item à l’ordre du jour.M.Raynault a protesté contre cette façon de perdre le temps et l'argent des contribuables.La séance a été ajournée à lundi après-midi de la semaine prochaine.M.Savignac a demandé de nouveau pourquoi et à la demande de qui le gouvernement provincial avait redonné au conseil municipal la juridiction que l'ancien gouvernement avait diminuée sur divers chefs de départements.M.Raynault a répondu que c’était à sa demande et à celle du comité exécutif.Le conseil a adopté par un vote de 24 contre 6 le règlement d'emprunt pour secours directs en juil let, MM.Weldon, Biggar, Layton, McKenna, Rochon et Bray ont voté contre le rapport.«Claude Dion, âgé de douze en», dont les parents demeurent au No 6764, aie Des Erables, s'est tué instantanément, vers 4 h.30, Hier après-midi, en tombant d'un camion qui a capoté boulevard Gouin, près du boulevard Saint-Laurent Il a donné da la tête contre la bordurt du trottoir et s’est fracturé le crin* « La diffusion des livres M.L.-P.Gagnon, d'Ottawa, parle de la diffusion des livres français au Canada, et des livres canadiens en France — Nécessité de la coopération Québec, 1 er — .V?L.-P.Gapnon, a Ottawa, a soumis au Congrès un travail sur la diffusion du livre français au Canada, et du livre canadien en France.La thèse soutenue par M.Louis-Philippe Gagnon, d’Ottawa, est que, pour rayonner dignement sur tout le continent nord-américain, notre langue doit se renouveler eî se ra fraîchir au contact des formes authentiques el vivantes de l’idiome français contemporain tel que le font resplendir les livres, revues et journaux de France.C’est en arti-vanl la diffusion, au Canada, des publications françaises que nous affermirons le prolongement du génie français, que nous enrichirons le verbe français chez nous et que nous lui assurerons la vitalité voulue pour résister à l’invasion d’qne langue parlée en Amérique du Nord par 150 millions d'habl-tanls.Le rapporteur démontre, chiffres en mains, que comparées à nos importations totales de livres el imprimés, celles qui nous viennent de France, de Suisse et de Belgique sont insignifiantes et qu’elles devraient être multipliées par au moins 5 pour atteindre le potentiel qu'établirait normalç-ment la proportion cnnadienne-française de la population du pays.Il est clair, à la lumière de ces chiffres, que nos compatriotes négligent de puiser à l’une des sources de culture qui s’harmonisent le mieux avec leur tempérament et leurs .aspirations.Pour remédier à cette situation malheureuse, M Gagnon propose entre autres rhoses la rréatinn dans notre pays d’un organisme semblable au "Rook-af-the monlh-clnb” américain et dont la tâche consisterait à choisir chaque mois quelques ouvrages français, aussi representalifs que possible de toutes les branches du savoir.Ce club travaillerait de concert avec les éditeurs, les libraires, les revues et la presse et ne recommanderait que des ouvrages de toute première valeur, de manière à toujours Jouir d’une autorité Incontestée auprès du publie qui Ut.Le même comité devra en outre signaler, par l’entremise des pérlo- ML/ Suzanne Eburne.Kaaren.red Keating, Mauda SHE’S DANGEROUS — Roihan policier, production Universal.Interprètes: Tala Blrell.Cesar Romero.Walter Pldgson.Walter Brennan, Jonathan Hale."Eîocfra" CLUB DE FEMMES — Etude psychologique sur la vie dans un foyer pour Jeunes filles Scénario et réalisation de Jacques Deval.Distribution, entièrement féminine â une seule exception près, qui comprend Danielle Darleux.Betty Stock-feld, Valentine Tessier, Kve Francis.Josette Day, Else Axgal.Junle Astor, Marion Delbo.Klssa Krouplne, Raymond Galle.Oeuvre Immorale tant par le sujet que par la manière dont 11 est traité.Nos cinémas n'en présenteraient cependant qu'une édition expurgée, car nous croyons savoir que la censure provinciale a amputé la bande ds plusieurs oentelnes tfe pieds de pellicule.Ce qui reste du film constituerait une sorte de compromis entre la morale et l'esthétique: ni l'un» al l'autre n'y trouveraient pleinement leur compte.LA MYSTERIEUSE LADY.— Histoire d'espionnage, qui »e passe aux Indes.Interprètes: Olna Manés.Simone Reneut, et Doris Morey."Em pro**'' "Stallo" THE PLOUGH AND THE STARS — Adaptation cinématographique du drame réaliste de Sean O'Casey qui étudie les répercussions de l'Insurrection de Pâques 1918 dans les "slums” de Dublin.Interprètes: Barbara Stanwyck.Preston Foster.Barry Fitzgerald.Denis O'Shea.Eileen Crowe, F.-J.McCormick, Arthui Shields, J.M.Kerrigan.Bonita Granville.Erin O'Brlen-Moore.Una O’Connor.Moroni Olsen.Nell Fitzgerald, Robert Homans.Brandon Hurst, Cyril McLaglen.la plupart des acteurs du célèbre "Abbey Theatre" de Dublin qui ont créé la pièce.Production Radio.Réalisation de John Ford.HIDEAWAY GIRL — Comédie • .Interprètes: Shirley Ross, Robert Cummings.Martha Raye.SINS OF THE CHILDREN — Conte bleu: l’Idylle de deux enfants riches qui apprennent la signification de l'amour et du travail.Interprètes: Eric Linden, Cecllla Parker."Sfrand" Même programme que le ’’Français", "Vardun-Polaca" PENNIES FROM HEAVEN - Comédie musicale.Interprites; Bing Crosby, Madge Evans.Edith Fellows.Louis Armstrong THE DEVIL IS A SISSY — Voir "Empress”."Wastmount" A FAMILY AFFAIR — Mélodrame c'est l'histoire d’un luge qui veut ' sauvegarder son honneur à tout prix.Interprètes: Lionel Barrymore, Cecllla Parker.Eric Linden.Julie Haydon, Mickey Rooney.Pour tous.MURDER GOES TO COLLEGE — Voir ’’Papineau".F.-|.Loduc, I.C.Dr S«.A.M.P.P.F.-J.Leduc & Associés INGENIEURS-CONSEILS Ch.98.Edifice St-Denij - HA.5341 354 EST.RUE STE-CATHERINE Roméo Morrissette INGENIEUR CIVIL Aqueduc, égouts et travaux municipaux.Evaluation des moulins et usines pour les rôles d'évaluatloq ou fins financières.Cap-do-la-Madaleino, P.Q.ASSURANCES HORACE LABEECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous Invitons les Communautés Religieuses â ee prévaloir de nos services particuliers.441 St-Françoit-Xavier - Montréal Tél.MArqnette 2383-23*4 AVOCATS Maurice Dupré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Homo 80 rue St-Pierre Téléphone: 2-4778A - Québec Tél.HArbour 1196-1197-1198 Chafbonneaa, Charbonneau & Charlebois AVOCATS J.-P.Charbonneau.B.C.L., N.Charbon-neau, B.C.L.J.-L Charlebois.L.LX.Edifice Yorkshire 210 ftt-Jacques ouest - Montréal Anatole Vanler, C.A.Guy Vanter, C.B.Vonier & Vanier AVOCATS 57 ouest, rue Salnt-Jzcqne* Tél.HArbour 2841 BREVETS D'INVENTIONS ’Fronçai»" "Saint-Denis" Munh.ténor; Lois Bennett, soprano.11.15 p m.Jean Sabion, chansons fran çalaes.12.00 p.m .I*rry Burke, ténor.WJZ — 394.5 mètres — JSO kilocycles 6.35 p m , Les Revelers.7.00 p m .Mary Small, chant.7.15 p.m .Fray et Bragglottl 8.00 p.m., Irene Rich.9.00 p.m., Opéra à Cincinnati 5arlo.Bruna Rofchler, Qua- Castagna.Carlo Morelil, Léon Norman Gordon.John Guemev.l vlvUn de:l» Chlesa, soprano, Edward Dsvles, baryton v Radio-Canada Festival de musique française La petite symphonie de Radio-Canada a Montréal donnera en Juillet cinq concert* rntlèrèment consacré» aux oeuvre* de» classiques et des modernes français Ces concert» auront lieu le vendredi aolr.de 8 h.30 â 9 h., exception faite cependant de la troisième semaine de Juillet, alois qu’U y «ura gala musical le mercredi 14.rit* nationale de la France, â 11 h et 30 du sqlr.M Jean-Marte Beaudet.assistant chef d'orchestre de la Société des Concerta Symphoniques de Montréal, dirigera ce conoert MM, J.J.Oagnler.Henri DeloelUer et Eugène Chartier dirigeront les autres concerts.‘ ' Les solistes seront, suivant l'ordre des programme*.Mlle Annette Brunet, planiste.Mlle Anna Malrnfant.contralto.Mlle Oüberta Martin, planiste.M Jean Belland.vloloncelUlte.et Mme Hortense Lord, pianist*., Les uns et les autres, dont la plupart ont fait leurs étude» en France, occupent le premier rang dans le monde musical canadien.Voici le programme du premier concert de ce festival de musique françslse: Ouverture: Le Carnaval romain.Berlioz, l'orchestre, Ballade.Fauré, soliste: Mlle A.Brunet, planiste: 1st Malaguena (de la Rhapsodie espagnole), Ravel, l'orchestre: i Clair de Lune, ex de Masques et Bergt- » masques, Debussy, l'orchestre.Recifal de M.Onderef aux studios de CRCM M.Meurt»» Onderet.violoniste, donnera une «érl* de concerts à RadloOensd*.su cour* de^uiliat.n jouera la vendredi soir.aux hablta- 1.00 Heure — La bourse * Mercuriale de» produits laitier», I.17 Température ! 15 Chansons français»!.1 30 Orgue 1 45 Concert.2.00 ï,e Trio Mignon.monde féminin.vÜa Nouveautés Instrumentale» 3.00 Salle de concert Columbia -, „ *u°r â corde» Krelner.»'n2 Three Consoles î 99 Among our souvenir».4 45 Bon Vovage.5.00 Heure.599 5«*n«nenta sociaux.5.15 Eton Boys.* 1?Sîure ~ rro6r»mm# du foyer «in Nouveauté» Instrumentales 6.30 Heure _ Heure récréative.7.00 Heure — Chansonnettes 7 in üOIL>oe Shlw chanteuse 7.30 Herbert Foote et ensemble, i ÎX „ b"tt>ns rompu*.5 55 îî*ure Provinciale 10M ïf-ÜI! „ Ho>lywood Hotel.15 99 ®lmcr Fergiuon Radio-journal 10.30 Le pian d'amélioration tlon*.10 45 Berceuse.U 00 Heure, température ilioo o^hep?;Udr#^rtl, Mo^"' CFCX -TstS, kilocycles urux — 49 96 mètre» — s.oos kiio,.yr,c(, 7.45 Nouvelles.8 30 Organiste.Hygiène social».12.00 Nouvelle».1.00 La bourse.i »5 ÏT1?.d?ooncert.2.30 Musicale.3.00 Radio Guild.4.00 Matinee.5 45 Soliste.6.00 La bourse.7.00 Oncle Troy.8.00 Orchestre 9.30 Jardin vlennola.U 05 Nouvellse.CHLP — ï»8 mètres — lue klux-re]*» 8 55 Sommaire.o 55 — Chanson» française* .952 Musique militaire II.00 Musique de dans» ÎIÎ5 Musique militaire ^ n?.H*urp féminine.201 Variété* Instrumentale» '-—iphoniqus*.Room.LA GUERRE DES GOSSES — Film à thèse, oeuvre originale et mouvementée; scénario de Georges Legrand, réalisation de Jacques Darroy.Interprètes: Jean Murat.Saturnin Fabre, Claude May, Serge Grave, Ginette Marboeuf, Oognoni, Jacques Tavoll.Une anlmoelté ancestrale oppose les habitants de deux villages voisins Les enfants suivent l’exemple de leurs pères et bataillent les uns contre les autres, et Ils adoptent bientôt la pratique de dépouiller de leurs vêtements les adversaires faits prisonniers Les grandes personnes s'émeuvent de ces pratiques et de ces combats et on organise une rencontre de conciliation entre les deux vUlages.Les enfants abandonnent leur antipathie réciproque, tandis que le» villageois, un Instant apaisés, s* Jettent le» uns sur le» autres."L'histoire offrait de» traits riches de matière d'où la leçon pouvait Jaillir avec puissance.On s'est attaché à présenter ce que les situations pouvaient avoir de tristesse et de pessimisme.Le dialogue accumule les grossièretés, les paroles équivoques.les Jurons Insistants, particuliérement odieux sur les lèvres de tout petits.Nudités d'enfants.Intrigue» sentimentales entre enfants.Pénible danse du ventre d'un tout petit.Plusieurs notes pénibles du point de vue religieux.Film â proscrire absolument".(Choisir).1 la censure provinciale a évidemment supprimé un certain nombre de scènes, mais U en reste suffisamment pour Justifier de nombreuses réserves.LE CALVAIRE DU CIMIEZ — Adaptation cinématographique du roman d'Henry Bordeaux.Les Interprétée de 1» "Petite Scène'' de Paris Marie-Ange Rl-valn.François Chatenay, Marie Loulae Sa-ray.Nina Le Danter.PALL IT A DAY - Comédie fantaisiste: : tous les membres d'une famille, le père, la : mere, le ftl* et les 6eux filles, deviennent j soudainement amoureux à l'approche du printemps Dialogue brillant.Production Warner, réalisation d Archie Mayo Interprètes: Frieda Ineecourt.Roland Young, Alice Brady.Ian Hunter.Olivia de Havll-land.Bonlta Granville, Peter Wllles.Anita Louise.Pour adultes "Grenada" ; Même programme que le ’’Corona’*."Imperial" THE woman i love.— r»rame qui sur plusieurs points rappelle le film "Hell'» Angels” Le traditionnel triangle qui oppose entre eux le mari, réponse et l’amant, ^ et qui se termine par la mort violente de ; celul-cl Direction Anatole Lttvack et production RK O Interprètes: Paul Muni, Miriam Hopkins Louis Hayward, Co-; lin Clive Minor Watson.Mady Christiana Owen Davis Pour adult*».NAVY BLUES — Un film «ans con»é-: quence sur la vie des marin*.Interprète» Dick Purcell, Mary Brian.Warren Hymer.Feu M.Antoine Beaudry St-Jérôme.1er.— M.Antoine Beaudry, de la rue Labelle, employé au bureau de poste depuis 40 ans et qui fut seize ans maître de poste, est décédé à St-Jérôme.U | était l’onclç de M.Adrien Beaudry, ; ancien président de la Commission j des services publics.M.Beaudry était né à St-Damase, j il y a 88 ans.Six fils lui survivent: Noé, Adrien.Charles-Edouard, de Montréal; Albert, Ernest, de St-Jérôme; et René, de Guelph, province d’Ontario; une fille.Mme J.-C.Langlois, d'Edmonton; un beau-fils, le notaire Victor Léonard, registra-teur.Lui survivent aussi 27 petits-enfants et cinq arrière-petits-enfants.MANUEL deL'INVENTËÜIT Gratis ,00 Th* Green 4 00 Baseball: Rochester à Montréal.5 30 Heure — Méli-mélo 6 15 Variétés.6 30 Chansons françaises 7 30 Heure — Commentateur sportif.7 45 Phll Ladoueeur.8.00 Recollection of yesteryears 9.00 Orchestre.9,30 Meunier da Sylva, planiste.1000 Campus capers 10.30 Orchestre, heure.?¥ ¥ longuotl* d’onOeo de* pool**, en métrés •t en kilocycles : Kilocycles 910 730 600 6.005 1,120 645 MO 1.310 1.300 860 I 660 763 I 190 1,080 UOOi Poète» Métré» CRCM 329.7 CKAC 411.CFCF 500.CFCX 4996 CHLP 266.CHRC 465.CHNO M2» CKCV 222.CRCP noo.WABC 348.6 WEAF 454 3 WJZ 394.» WQY 379.3 WTtCl 282.8 WLW 272.6 PORTS® DE Le.OC» Provinces maritimes: CHNB: Halifax .CFBN: Fredericton CJCB: Sydney '-V.Si iummersld» CHOS: Québec : CRcr .OBCS: Chlcmjtim* .Ontario: CKLW: Windsor .CKCN: Toronto .CRCT : Toron L; .Provinces d» 1 Ouest: CJCO: Lethbridge ,.CFQC: Saskatoon .CKY; Winnipeg .KU"*7Cl** ; 1050 à 930 ; 1030 à 550 ! 880 à 1240 ! 1120 à 1150: 9 30 à 1030 1 1030 à 9501 843 à 1030 à 960 à 840 â 1230 â 780 â 1810 * "Lovai" READY, WILLING AND ABLE — Comédie musicale.Interprètes Ruby Keeler, Les Dixon Louise Fazenda, Hugh O'Connell.YOU MAY BE NEXT — Hletolr» ds banditisme.Interprètes; Ann Sothern, Lloyd Nolan.Moixonnauva" LES DEUX GOSSES — Mélodrame adapté : du roman de Pierre Decourcelle, réalisation de Fernand Rivera Interprète».Dorvlll».Germaine Rouer.Annie Ducaux.Maurice Escandre, Jacques Tavoly, Berg* Grave.Pour adultes LA BRIGAOE EN JUPONS — Oomédle de Jean de Llmur.Interprètes: Paulette Dubost, Suzanne Dehetly.Raymond cordy.Félix Oudart.Gin» Mânes, Jeanne Hel-bing, Mady Beiry Pour adulte»."Monklond" WAIKIKI WEDDING — Comédie muai- ! cal* dan .le décor d'Hawaii Interpret*»: Bing Crosby, Bob Burn*.Shirley Ross., Martha R"’«.ESPIONAGE — un roman d'aventures : qui met en scène des labrlcants de munitions et des Journalistes qui cherchent â pénétrer leur» secrets.Interprétée: Edmund Lowe.Madge Evans.Paul Lukas."Mount-Royal" THE LAST or MRS CHKYNKT — Com4- j die-dram* qui tourne autour d’un vol commis dans le beau monde Production ! Metro-Goldwyn-Mayer, réallaatlon d* feu Richard Boieslawàki.Interprètes: Joan Crawford.William Powell.Robert Mon'go-mery, Nlgel Bruce.Frank Morgan.Pour { adulte*.f "Orléans" THE MAN WHO COULD WORK MIRA- ! CLF.S.Féerie tirée du roman d* H.O., Wells Réalisation Lothar M»nd*a Inter- 1 prêtes Roland Young.Joan Gardner.: Ralph Richardson Enaemble curieux mal* décevant dont les truquaté» amuseront.Pour loua.| J, V ¦ » ' JOHN MEADE’S WOMAF — L* roman d’un magnat du bol» qui »• mèrl* par dépit et qui s» rend compte ,‘rop tard qu 11 aime sa femra*.Interprèto»; Edward Arnold.Francine LAJTtmors.Oall Patrick, Georg* Bancroft Feu le Dr Ernest- Auger A St-f.hrysostome de Chàteau- ÎuaV est décédé le docteur Ernest uger, qui a passé la plus grande partie de sa vie à St-Paul de Chester, comté d’Arthabaska.Survivent au défunt: l’abbé Gerald Auger, professeur au séminaire des Trois-Rivières; le docteur j Paul Auger, nouveau médecin; Fer-j nand, Jules, Charles, Jeanne et Jacqueline Auger.Mme Auger, née Béland (Cécile), qui lui survit, .est la nièce tfe Mgr Ferdinand Béland et de feu le sénateur Henri Béland.Protégées en tous pays Demandez le manuel traitant de.» Brevets, marques de commerce, etc.Fondée en 1892 MARION & MARION 1255 rue Université.Montréal BRIQUETEUR-MAÇON Une école d'agriculture Briquetage et maçonnerie de tout genre Spécialité: Réparations.Estimations gratuites E.-J.LECLAIR ENTREPRENEUR 4267a, ru* Bordaaux-AMhtrst 8730 Si vous voyagez.COMPTABLE Anderson & Valiquette Comptables-Vérifieatours J.-Charles Anderson.L.I.C.Jean VaUquette, L.S.C., C.A., LXC-Roméo Carie, L.8.C., C.A.A Dagenals, L.S.C., C.A.84, Notre-Dam* ousst - LA.2412 Edmond Caron, B.A., LSC-CA Licencié en sciences comptables Comptable agréé — Chartered Accôunto&l Spécialiste an Impôt sur la Reven* 59 ru* St-Jacques 159.rue Alexandre HArbour 3635 TROIS-RIVIERES MONTREAL P.-A.Gagnon Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble dos Tramways 159 OUEST, RUE CRAIC Tél.HArbour 5990 Téléphona: HArbour 1551 Léon-A.Hurtubise C.P.A.Comptable public licencié 60 St-Jacquos 0.- Montréal LoRUE & TRUDEL Comptables Agréés—Chartered Accountants J,-Arthur URue, C.A.A.-Emi!e Beauvaîa, C.A.Maurice Boulanger, C.A.Lionel RouMin C.A.Paul Huât, C.À.Dollard Huot, C A.R-A.Rondeau, C A.Montréal — Québec Maurice Chartrè, C.A Jean-Paul Gauthier, C.A.Jacques La Rue.C.A.Lucien-P.Bélair, C A Roland Chdgnou, C.A Paul-E.Brunet, C.A CLAVIGRAPHES CL AVIGRAPHBS Underwood, Remington Royal Standard et portatif» Calculateur» et Duplicateurs — Service et accessoires.N.MARTINEAU & FILS 1019 rue Bleury Mg.gjgj près de Monf-Laurier *dret*«*-vou» *u service des voya- , CES, LE "DEVOIR .Billots «mis pour Québec.30 (P.C.) — Le secrétaire de la province, le Dr Paouelte, a discuté nier avec S.E.Mgr Limoges.évêque de Monl-Laurier, et Mgr .luiras, de l’établissement d’une école d’agriculture dans la région de Mont-Laurier.tous los pays su tari.' dos compagnies d* paquebots, chemins d* fer, autobus, aussi hôtels, assurances bagages «t accidents.chèques de voyages, passeports, otc.Téléphones; BEfair 3361* Voyez TWITE pour TÎ7I3IWS1IIE51 Toutes marque»; neuf» ou recoa-_ dltlonaé» Location et réparation TYPEWRITER & APPLIANCE CO.LTD 750.rue St-Rierro - Tél.LA.9237 (Entre les rues Craig,et St-Jacques) f.D.TWITE, gérant général ENCADREURS Wisintainer Gr Fils 908 BOVL.ST-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulures — Cadre» — Miroir* Réparation de cadre» et miroirs LAnc.2264* PATISSIER WEHlngton 5211 Pâtisseries Françaises assorties Pâtisserie E.Gougeon 4601 ST-JACQUES Spécialité: Service aux banquet».mariages, partie» sociales.” à domicile.28-7-37 REMBOURREURS-MATELASSIERS REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée Spécialité»: meubles et matelaa eur commande ainsi que réparation».Estimée^ gratuits sur demande.3886 Htnri-lulitn - Tél.BE.1700 RELIURE La Reliure Philippe Beaudoin Limitée Reliuro d’Art Ancion et Modem* :: Reliure de Bibliothèque :: 179, rue Craig Ouest - Montréal Tél.Plateau 4033 Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de IL broirie du ‘'Devoir", 430 Notre-Da» me, est, Montréal."Outremont" THb DEVIL 18 A SIM?— YOfr "Em- : preaa".n**un» i j.- - - Wallace Beary.OoclUa Farka- nd»n.Pour touo.Si vous allez en Europe profitez de la REDUCTION de 50 pour cent tur tous les chemins de fer de Frcfoce y comprit trajat du port d’arrivée i Pan* Sur présantation d'une carte dé légitimation 1 obtenir obligatoirement avant lo déport d'Amérique avec billet* océanique* émis pour tou* le* services au tarif régulier des compagnie* en ('adreetant au DEVOIR - VOYAGES 43C- Notre-Dome est • BEIar 3361 Demande* les brochure» de nos voyage* organisés.- i Axswrancc sur U He Saubeprbe MONTREAL Naacissk Du CHAH mc President S I vous voyagez ¦ ¦¦ adressez-vous au SERVICE DES VOYAGES, LE "DEVOIR".Billets émis pour tous le! pays au tarif des compagnies de paquebots, chemins de fer, autobus, aussi hôtels, assurances bagages et accidents, chèques de voyages, passeports, etc.Téléphone: BEIeir 3361* 1 II 1 b J VOLUME XXVIII - No 149 LE DEVOIR.- MONTREAL, JEUDI l>f JUILLET 1937 PAGE FEMININ LÀ mant Directrice .Germaine BERNIER Au secours, je péris i OA/ venez à moi, met amies! Dites quelque chose, serrez-moi la main, retrempez-moi dans l’esprit du monde! Je me sens faible, pres-aue perdue! J’ai peur vraiment et la veille de commettre une lâcheté approche.Et pourtant, 6 mes amies, Pauline.Suzanne, Marthe, Marguerite, Jeturnine.Gertrude Louise, Simone, Madeleine, Marcelle, Félicité, vous toutes, je vous aime bien mais ie ne vous entends plus et le lac, la montaane en profilent pour me priser dé douceurs.Qu’ils sont attachants! Je n'aurais iamais cru que le vent puisse les faire chanter aussi alléprement et me prendre toute.Savez cependant assurées que ie ne vous oublie pas.Cela m’est bien facile: vous êtes d’une espèce inoubliable, mais ie crains justement que vous ne demeuriez bientôt que dans mon souvenir.Voulez-vous toute la triste vérité?Oui.devrais-je m’écraser le coeur, je vous la donnerai! Ah! Je fais la brave, mais au fond Je tremblote.Je ne voudrais pas i*ous peiner et ie sais que mon aveu vous affliqera.Et pourtani.il faut que je vous confie quelles tentations terrifiantes m’assaillent, car lorsque ie ne pourrai plus résister, la catastrophe se produira et vous l’apprendrez sans préparation.Je me qarderais ranci’ à mort d'une telle brusquerie.Vous êtes si délicates! Avec mon plus beau sourire et mon plus doux reaard, ie puis ouvrir mon coeur et vous dire que fai peur.i’ai peur de vous quitter.L« croiriez-vous, j'en ai des hantises le jour et des cauchemars la nuit! J en suis rendue à accepter la suaaeslion infâme de me séparer de vous, fidèles et solides amies de la ville* pour habiter un villaqe à jamais.Je rêve d'un toit à l’ombre d'un fin clocher, d’un jardin et d'un poulailler.Je vivrais là paisiblement.Le matin, dès que le coq s’éaosille-rail sous ma fneêtre, ie m’ -’nouil-lerais pour prier.Puis, avant d’entendre la sainte messe et de communier, fe me pencherais sur .bi- ble afin d’u puiser l’amour et la force dont i’impréqnerats ma lour-née.Je n'iqnorerais pas le son de l Angélus.Pour ne pas enlaidir ma vie dune courbe égoïste, i’ensei-onerais le catéchisme aux oelils et puis, j’imiterais Marcelle et Marthe: fe visiterais les pauvres.Aucun bruit de radio ne viendrait rompre maladroitement le silenae La presse est l'école des adultes On peut affirmer que la presse sst l’école des adultes.Chaque lecteur est un élève: il adopte les idées, les sentiments, les orientations de son journal.Le journal est le maître le plus incontesté.Le livre, hôte d’un jour, n'est lu •qu’une seule fois.Le journal.au contraire, est le familier de la maison, quotidiennement il renouvelle ses suggestions : d’autant plus persuasif qu’il ne s'impose pas.Le lecteur se croit libre '’d’en prendre et d'en laisser”, alors A«'en réalité il devient insensiblement, mais progressivement, l’écho fidèle des tendances de son maître discret et silencieux.S’il est vrai que les idées mènent le monde, aujourd'hui elles le mènent par la presse.La lecture de Victor Hugo a fait des hugolàtres, de Tolstoï des tols-toïens, de Lamartine des lamarli-niens; la lecture d'une presse dissolue ou matérialiste fera des hommes sans grands scrupules moraux et sans vie spirituelle.Aussi bien un directeur de journal parisien aimait à répéter: “Ce fauteuil directorial vaut trois trônes.” A l’époque des inventaires, un autre proclamait à sa manière la puissance du journal.“Ayez la presse, et vous aurez tout.Si les catholiques, depuis trente ans, au lieu de multiplier statues, vitraux, imaginerie, avaient sacrifié un goût douteux à la fondation d'une véritable presse, on n’aurait ni séquestré leurs biens ni accaparé leurs fondations.” Le cardinal Mercier lui-même confiait à ses diocésains: “.l'arrêterais la construction d’une de mes églises plutôt que d’arrêter la fon- de cette solitude de peur que le lazz amollissant n’enaourdisse mon zèle chrétien.De nw bibliothèque, fe bannirais tous les romans en vogue, q compris ceux de Mauriac: i’aurais des classiques, puis du Psichari, du Bes-sières, du Sertillanqes.que "'is-je! Des bioaraohies.même des vies de saints.' 1,'étude des problèmes moraux l'emporterait haut la main sur les histoires d’amoureties ratées.Afin de me reposer de ces lectures sérieures.ie ne dis pas que ie mépriserais foncièrement la correspondance d'un Veuillot, la poésie dune Marie Noël et les "lettres de mon moulin” d'un Daudet.Assuré de ne jamais me déranger, on n'hésiterait pas à frapper à ma porte.Le facteur ne passerait pas outre.Il m’apporterait le Devoir, quelques revues françaises et.6 paperasses inestimables, vos lettres! Durant la belle saison, vous m’annonceriez votre arrivée.Pour vous ie mettrais au feu maints légumes, viandes et mets sucrés.Quand on reçoit les gens distingués de la ville.Certains soirs, ie manifesterais cependant un dédain maraué pour tous vos régimes en vous servant de la soupe aux pois, des grillades de lard, des oeufs culls dans la graisse de lard, des "pataquès”, du pain frais et.pour finir, de succulentes crepes dorées arrosées de sirov d erable.Ça vous guérirait net de tous vos maux! Après avoir fait des eloges sur le goût .superfin de mon cidre, vous vous intéresseriez aimablement aux menus faits de ma vie monotone.à votre secrète opinion .Je m’inquiéterais à mon tour de -ce que vous pensez, faites ou rivez.La plupart d’entre vous seraient demeurées trop mondaines pour comprendre mon genre de vie et ma rage de secourir les plus pauvres que moi.Vous retourneriez 4 vos amours eparpillées en remarquant: "Elle est heureuse, cette Lucie.Mais, nous sommes trop actives pour nous contenter de celte existence uniforme.En vous disant un dernier au-revoir vendant que votre voiture démarré, ie me demanderais: "Elles paraissent heureuses, le sont-elles?Jamais autant que moil” , £*Cce bien moi qui péris ou si c est vous?C est bien moi.mais le verts au monde et ne crie plus au secours, car le danger n'est pas là.Lucie DES HAIES Lac Simon, juin 1937, ELEGANCE cera, etc.Juste au moment de s’en servir.Or, on ne sait pas toujours à l'avance qu’on aura besoin du beau service de table, ou de la chemise empesée.On est pris de court.on s’en passe, ou on achète du neuf parce que “cela ne serait pas prêt à temps”.Mais on tient * ses principes et on recommence, naturellement.Et il y a encor*.les vêtements tellement empestés par les produits antimites, qu’on redoute d’avoir à les enfiler; les bijoux si soigneusement cachés dans le coffre-fort, qu’on en oublie presque leur existence, en dehors des grandes circonstances.Il y a les soi-disant “bons plis” qu'on a pris avec ses relations pour protéger son indépendance et qui vous plongent peu à peu dans le plus complet isolement.Il y a le régime si scrupuleusement suivi que personne n’ose plus vous inviter, et tant d’autres remèdes tellement pires que les maux auxquels on les oppose et qu’un peu de bon sens suffirait à écarter.Education familiale dation d’un bon journal.’’ Pie X.encore patriarche de Venise, professait la même conviction: “Je vendrais mes meubles plutôt que de laisser choir la presse catholique.” Devenu Pape, il garda -sa foi profonde dans l’action du bon journal.“Mes prédécesseurs, disait-il, bénissaient les chevaliers, moi je, préfère bénir la plume des journalistes catholiques.” Mgr FILLON, archevêque de Bourges.PETIT CARNET Mlle Céline Tanguay et sa nièce.Mlle Françoise Laureys, s'embarqueront vendredi à Québec, sur VEmpress of Australia, pour un voyage en Europe.Elles reviendront au début de septembre .Lo vie pratique Le remède pire que ie mai.Le désir de trop bien faire dépare souvent nos maisons et nos vies.Mieux vaut savoir tolérer certains inconvénients que de les combattre par des moyens plus gênants encore.Contre les mouches Certaines personnes suspendent partout d'affreux papiers gluants sur lesquels les mouches viennent se coller et mourir; d'autres mettent bien en évidence des “carafes-pièges” dans lesquelles s’aigrit un fond de cidre.où les mouches se noient; d’autres, enfin, entourent leurs appareils d’éclairage d’une gaze affreuse et vite poussiéreuse.pour n’avoir pas à effacer les traces des insectes indésirables.Remèdes affreux et d'autant plus regrettables qu’avec de la propreté, un garde-manger un peu à l’écart et des moustiquaires, on arrive souvent à éviter l’invasion des mouches.Contre les rats et les souris Dans certaines maisons on trouve partout des pièges aux ressorts menaçants, des petits tas de “mort aux rats” ou des mets appétissants empoisonnés de virus et dissimulés dans les coins les plus imprévus.Dans d’autres, c’est le chien "ratter” et combien nerveux, ou le chat indispensable, qui font payer leur utilité par leur voix désagréable, leurs caprices odieux ou leur odeur qui suffit, paratt-il, à faire fuir la gent trotte-menu et n’arrive pas — ô mystère! — à dégoûter les gens.J’aime beaucoup les bêtes et ne voudrais pas que Ton me prêtât à leur égard de mauvaises intentions, mais j’ai souvent constaté combien il est rare qu’un animal soit à la fois très combatif (et c’est ce que nous demandons aux ratiers et aux chats) et de bonne compagnie.Si nous avons besoin de tels animaux (et je reconnais qu’ils sont souvent nécessaires), 11 faut que nous puissions quand bon nous semble nous débarrasser d’eux en les cantonnant dans une partie de la maison.Par définition, ils ne peuvent être nos compagnons Inséparables.Pour que l'argenterie ne te ternisse pas Certaines personnes l’emballent de plusieurs couches de journaux superposées.On redoute de s’en servir pour ne pas avoir à la déballer et plus encore peut-être pour ne pas avoir â recommencer.Autant vaudrait, en somme, n’en pas avoir.Pour que l'amidon ne ronge pas le linge Le linge amidonné est collé dans la position où le fer a couché chaque fil; tiré ici.pincé là, il risque de supporter une tension trop forte ou de se détendre trop brusquement quand on le maniera; évidemment, ce n’est pas très favorable à sa bonne conservation.Pourtant, cela ne peut guère nuire davantage au linge que l’action de certains agents chimiques que Ton emploie sans hésiter pour son nettoyage.Peu importe! on pense à Tamidon.on ignore Teau de Javel, et, Ton croit bien faire en gardant dans ses armoires du linge lavé et non apprêté qu’on amidonnera, gla- Les règles ne l'autorité rv Eh bien, de croiralt-on.Froide-vaux, dont la jeunesse et T âge mûr ont été abreuvés de toutes les souffrances et qui parvient à accueillir ainsi la douleur et à pardonner à la vie, se révèle incapable d’oublier ses chagrins d’enfant, ses déboires d’écoher, et les petites injustices doat il fut alors la victime! 11 fut élevé rudement: ses parents m’eurent guère d’action sur lui que par des punitions et des coups.Bons parents cependant, probes, travailleurs, dévoués, à qui, plus tard, il rendra témoignage, mais qui ne surent jamais comprendre ce qu’est une âme d’enfant, et avec quelle délicatesse il la faut manoeuvrer.Un Jour, son maître d’école lui infligea une punition imméritée.Après ses quarante-sept opérations chirurgicales — sans compter les petites, ajoute-t-il, — cette punition, il l’a encore sur le coeur! Pour me venger, avoue-t-il, je pris un abonnement d’école buissonnière, et je racontai ensuite des blagues au maître.disons des mensonges.Parce que c’est comme ça que les enfants se payent des injustices.Je n’approuve pas, mais c’est comme ça.A cette injuste punition, le père en ajouta une autre.J’eus beau supplier.' raconter, crier.les taloches tombèrent à la même cadence.Mon ,père respectait toutes les autorités.L’instituteur avait donc nécessairement raison.Et pan, et pan! Ah! chers parents, si vous aviez pu voir toute Tamertume amassée dans mon coeur! Depuis lors, je me barricadai en moi-même, je fermai le cadenas, et bien des choses que j’aurais racontées avant cette histoire, je les gardai pour moi.Les enfants raisonnent comme cela.Aux parents à en tenir compte s’ils tiennent à avoir la confiance.Une escapade d’enfant (la tentative de maraude de quelques pommes) et l’explication mensongère du châtiment reçu du propriétaire — en Tocourrenre M.le curé •— lui valurent une nouvelle correction paternelle et l’emprisonnement à la cave, durant les heures de liberté, pendant quinze jours, et dans une chambre pendant les fêtes de Noël, de nouvel an et du carnaval.Chambre ou cave, écrit-il, pour moi, ce fut terrible! Et ce ne fut pas tout.L’instituteur, averti du crime de l’enfant, lui infligea un pensum qu’il renouvela cbaque jour pendant un mois.Vraiment, écrit Albert Frolde-vdux, je dois m’arrêter un peu sur cette cascade de punitions.Aujourd’hui encore, elle me révolte et j’en ai de 1» colère dans le sang et de la tristesse dans le coeur! Quelle leçon! Et comme, à la méditer, on se rend compte de l’importance primordiale de la justice la plus stricte, la plus minutieuse, fa plus scrupuleuse, dans l’exercice de Tautonté! Ahl sans doute, à ce compte, il n’est pas facile d’être juste comme il convient à un chef.Mais personne de sensé n’a Jamais dit ou songé qu'il fût facile d’être chef (1) et que Tautorité n’eût que des droits ou des privilèges sans charges et devoirs corrélatifs.* * ¥ La régis de la force.Le chef s’appelle couramment le supérieur.11 est le supérieur de ses subordonnés, de ses inférieurs; il doit, pour que son autorité soit effective et reconnue, leur être réellement supérieur L’idéal serait que sa supériorité fût incontestable en force physique, intellectuelle et morale.Ah! sans doute, celui-là exercerait une piètre autorité qui n’aurait pour Ja justifier et la faire reconnaître qu’une supériorité en force physique.Mais, toutes conditions égales d'ailleurs, un chef risque moins de voir son autorité contestée si, à d'autres supériorités, il surajoute la force et la prestance physiques.Il y a des defauts physiques qui sont presque incompatibles avec l’exercice de Tautorité.En est-on affligé?On ne peut les racheter que par une supériorité intellectueUe ou morale tout à fait extraordinaire.Ainsi pensait ce poilu dont Re-dier rapporte la piquante remarque dans son beau livre Le Capitaine et que je m’excuse de rapporter textuellement ici.en priant le lecteur de songer qu'elle fut prononcée dans une tranchée où il n'était point requis que le langage se caractérisât par une délicatesse extrême.- t Ce poilu voyait pour la premiè- j re fois le général récemment nommé pour commander la division à i laquelle il appartenait.'était “un homme affreux, dont la figure, à moitié rongée par une plaie, ressemblait à un fruit gâté.Avec cela il traînait la jambe et son épaule gauche tombait à terre”.— Faut-il.s'exclama le poilu, qu’il soit calé pour qu’on Tait foutu général avec une gueule pareille! Ce simple avait raison: toute faiblesse, toute infériorité, de quelque nâture qu’elle puisse être, infirme Tautorité, et quiconque aspire à être chef doit se garder du ridicule ou de donner l’impression de la faiblesse ou de la disgrâce i physiques.Toujours les groupements so- ; ciaux ont été fiers de la force phy- j sique et de la prestance de leurs chefs.On peut môme dire, remarque F.Kieffer.que dans les civilisa- ' (ions inférieures et auprès des enfants la force physique qui tout de suite saute aux yeux et frappe les sens devient facilement un facteur prépondérant : Un grand vilain entre eux esclurent Le plus cossu de quant qu'ils furent Le plu ossu et le greiçneur Le plus ossu et le greigneur , (Homan de la rose).Trop longtemps on a négligé dans l’éducation de développer au maximum la force musculaire, la grâce et l’adresse.Ce sont pourtant des adjuvants prédeux de Tautorité.Tout ce qui dans la stature et l’allure d’un homme exprime la force, la puissance, l’aptitude, est un élément du succès de son action qui ne peut être méprisé: “C'est la taille et la prestance, c’est le ton de voix énergique, c’est { le regard qui se pose sans hésita-1 tion, c’est la démarche droite et souple, c’est enfin l’adresse dans les divers exercices ou sports qui sont pratiqués par les inférieurs.” (2).Un jour, raconte le vieux capitaine qu’Antoine Redier met en scène, des cavaliers devaient nous relever dans un secteur de la Somme.Un eapitaine de dragons vint en reconnaissance dans nos lignes.Trois ou quatre fantassins, dont J'ëtai*.le suivirent à travers les boyaux.11 se dandinait, faisait le tourniquet avec sa badine, ôtait, puis remettait un grand monocle.Le gaillard, parfumé d'héliotrope, devenait agaçant.Nous nous mîmes à faire des grimaces derrière lui.A la fin, nous plissions tous le nez, pour retenir une pièce de deux sous collée sur notre oeil, 11 vit le manège à un tournant, ne broncha pas, rejoua du monocle.Nous enlevions notre disque de billon et le remettions à sa cadence.Soudain, Il lança d’im geste brus-e son morceau de verre au-essus de sa tête, le rattrapa dans le creux de Toell sans y mettre la main et se tourna vers nous.Vous pouvez croire que nous avons aussitôt fourré notre monnaie dans nos poches et ressenti quelque respect pour cet homme.Tant il est vrai que toute supériorité reconnue tait surgir le respect, le respecit nécessaire à l’exercice fécond de toute autorité.Mais si la supériorité d’ordre physique est précieuse à qui doit commander, de quelle valeur plus grande et plus incontestée n'est pas la force intellectuelle?Commander, exercer effectivement une autorité, c’est juger exactement le but et les moyens de l’action des subordonnés, la puissance ou la faiblesse de celle-ci; c’est prévoir les écarts pour les éviter, les fautes .possibles pour les prévenir.La supériorité intellectuelle qui s’impose à un chef, ce n’est donc pas l'instruction: il y a des hommes instruits, des puits de science, qui seront toujours incapables de conquérir la moindre emprise sur la volonté des autres; ce sont ces “primaires” dont pariait Mgr La-deuze à un Congrès d'étudiants catholiques, primaires “qui sont impuissants à sortir des broussailles de l’érudition pour se hausser aux vues d’ensemble, aux synthèses, aux principes”.Ce n’est pas non plus la curiosité intellectuelle qui touche à tout, effleure tout, est pleine de charmes, mais ne donnera jamais l'impression de sécurité que Ton éprouve à l’ombre de la vraie force intellectuelle, de ce que Ton appelle la compétence.Cette vraie force réside dans le jugement.Jacques HERBE.(La Maison).(1) “Souvenez - voua toujours, dit Spencer, que bien élever un enfant n’est pas une chose facile et simple, mais est, au contraire, une oeuvre difficile et complexe.C’est la plus rude tâche de la.vie adulte, (2) F.Kieffer.L’aulorltê dans la famillejct à l’école, p.26.Bureau de placement gratuit L’Association professionnelle des Employées de bureau prie messieurs les professionnels, courtiers, marchands, gérants de maisons d’affaires, etc., de vouloir bien s’adresser à son bureau de placement, 833, rue Sherbrooke est, tél.FR.2fiô5, de 10 heures a.m.à midi et de 2 h.à 5 h.p.m., pour les services de sténo-dactylographes bilingues.caissières, comptables, téléphonistes compétentes et très recommandable s^^^^ Faits et glanes Le pêche d'Antoine Antoine uTm limitée».) a LE DEVOIR, MONTREAL JEUDI Ur JUILLET 1937__ VOLUME XXVIII - No 149 “La Papauté n’a jamais voulu et ne voudra jamais circonscrire le domaine de votre langue à telle ou telle province” (Mgr Mozzoni) .„ trouver auprès de vous, non seule- règlement XVII pour faire échec à Lft lettre Le XVIIe et le XVIIIe siècles fu- VOLUME XXVIII — No 149 'Le Saint-Siège ne prend pas fait ef cause pour une langue en particulier, même si elle est celle d'un bloc de 125 millions, mais il protège la langue de chaque peuple, parce que c'est l'expression première et suprême de l'homme" M.Duplessis félicite Mgr Telle de son discours où il s'est prononcé contre le séparatisme LES DISCOURS AU BANQUET D'HIER SOIR AU CHATEAU FRONTENAC QUEIEC, Ur.— Le bonquet du Congrès do la langue française a eu lieu hier soir au Château Frontenac, sous la présidence de Mgr Camille Roy, avec présence de S.E.le cardinal Villeneuve, du lieutenant-gouverneur, de plusieurs archevêques et évêques et de plusieurs autres personnages de marque.Le représentant du gouvernement d'Haïti, M.Jules Thébaud, a remis à Mgr Camille Roy, une décoration de l'Ordre national, Honneur et Mérite.C'est une croix d'émail blanc supportée par un ruban bleu.L'auditoire était enthousiaste et les orateurs ont été fort applaudis.Voici quelques textes et des résumés de la plupart des discours, prononcés en réponse aux santés du Pape, du Canada, de la France, de la Belgique, de la République française d'Haïti, de la province de Québec, de la ville de Québec, de l'Acadie, de l'Ontario, de la Louisiane, du Manitoba, des Franco-Américains, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de l'Ecole, gardienne du verbeiet de l'esprit français.des représentants de groupes français de toutes les parties du Canada et des Etats-Unis, e! d’Haïti.J'ai même l'insigne honneur d'avoir à côté de moi le citoyen le plus vivre, d’agir et d’illustrer, par d’élo-rjuentes réalisations, l’incomparable fécondité du catholicisme et du génie français.M.Sormany Mgr Mozzoni Mgr Mozzoni, chargé d'affaires d* IWféoaffoft aposfol/oue d Utta- volr a l 0je ae moi ie citoyen le pi ura, a répondu à la santé du Pape, distingué des Trois-Rivières, Mgr Je suis profondément sensible aux hommages mit vous venez de rendre à mon auguste Souverain, le Pape Pie XJ.Ce soir, vous exprimez à l’Eglise et à son chef non pas votre dévotion personnelle, déjà bien connue, mais celle de tout le Canada français.Votre peuple re* connaît par votre voix ce que la papauté a fait pour lui.surtout dans les heures les plus tragioues de son histoire.Au-dessus de la petite no-litimie qui divise, il v a la réalité vivante dé votre peuple magnifique.Oui veuf conserver sa personnalité et accompiir sa mission dans le cônoert des autres races et des autres nations.La papauté, oui un lôur a baptisé la race française et fixé ses immortelles destinées, a béni et soutenu votre volonté de vivre; par cela même, elle a voulu la conservation de votre langue, note distinctive d’un peuple dans l’histoire.Dans son récent livre sur Le Canada, puissance internationale.André Siegfried a affirmé: “Dans l’AmériOue du Nord, oui parle anglais, 1 Eglise ne se solidarisera certainement Pas avec la petite minorité oui reste attachée à notre langue.” L’hommage de votre contrés, ce soir, prouve une fois de plus que Ce jugement n’est pas iuste.La Papauté ne prend pas fait et cause pour une langue en particulier niême si «lie est c«l!e d’un bine At cent vingt-cinq millions.Mais elle protège la langue de chaque peuple.parce que c’est l’exnression première et suprême de l’homme, un regard jeté sur les concordats a après-guerre suffit pour vous convaincre de mon affirmation.Ici'la solendeur de la Dourore romaine en cette ville, mère et gloire de loutes les églises du Canada, les archevêchés et les évêchés de la province, les diocèses de l’Ouest, les glorieux vicariats apostoliques du Nord, les nouveaux champs d'ac-tivitè missionnaire ouverts à vos congregations en Afrique et en Orienf.tout cela témoigne de la sollicitude immense de Rome pour te Canada français.« JfJui?,Jî*ur.®ux proclamer ici ce soir.1 histoire est là pour en fai-Saint-Siège n’a iamais voulu pour sa nart.et qu’il ne voudra Jamais circonscrire le domaine de votre langue à telle ou telle nro- :^vrd eIle,es' l’cxnression sincèie d un peuple oui se propage et qui s affirme.Soyez unis, soyez forts, perfectionnez votre génie national, agrandissez le rayonnement de votre âme latine et catholique, multiplie! |a puissance conquérante de votre peuple, et soyez assurés que.comme aujourd’hui le pape Pie XI, de main ses successeurs, béniront loueurs votre marche ascendante et 1 avenir de votre jeune nation Melanson.S’il y avait par malheur quelqu’un qui prêoherait l’isolement, on serait tenté de dire que ce serait rapetisser l’ânie française, qui est bien grande et bien noble et dont J’influence s’étend dans tout le monde; que ce serait vouloir restreindre une puissance trop belle ef trop grande pour qu’on la limite à une région.La première santé que nous avons au programme c’est celle de l’autorité la jplus haute en ce monde, l’autorité qui seule bénéficie de l'infailübilté et qui nous prêche, quoi?Non pas l’isolement mais la charité à base d’amour du prochain, la coopération et non la sé-' paration.Tous les discours qui ont été faits ce soir ont prêché la coopération.la diffusion de l’influence française.Cet avenir.Mgr le président, et p est plus ou un souhait, c’est une conviction aue *e vous exprime en ce moment.ie le prévois glorieux.,(’u i].«M illuminé de la croix et préparé par vos meilleurs en-fants sous 1 égide de la Papauté.Et icîït^^J ,1ifnt.1tS dans le d^el0PDe ment de leur histoire.M.Michoud M.Michaud, ministre dans le gouvernement fédéral.« répondu à la santé du Canada.11 a dit que notre seule patrie, c’est !e Canada ^ Vutroi*ml,llons d* Canadiens-françâis sont partout chez eux au Canada, et que cela n’est pai sim-'n fai' historique mais une réalité vivante.Nous sommes associes à une autre race-mère et U nous faut coopérer sans renoncer a notre personnalité, nous adapter sans renoncement au milieu «ù nous vivons.Il faut que nous restions Canadmns-français pour con- tuM*r *U ^®nada *on ra,'a a i aart c- I a a « i ani rl/MiKlcxmoni P * t_fl *•> n ma/tun a TA _ patriotique dont nos âmes »its-fi!s des émigrés de vos campa I hé'suxm Ho to n ~ ! nrtwsc ^*.4 _X J 1 .r ” l’idéal onlianl besoin de se nourrir.; fines, qui.après” 75 ans de lut té'et Revenez souvent à Québec, chers, ne résistance, vous revenons le vi-comnalriotes.Je vous en prie, ve-' nez souvent vous aaenouiller sur les tombeaux de cette lignée de bons serviteurs de la patrie oui nous ont M.Duplessis inculqué un amour indéfectible de tout ce oui est français, catholique et vraiment humain.Venez aussi voir les vivants, qui ont besoin du contact avec les lutteurs des avant-postes.Venez nous raconter vos peines el vos ioies.vos espérances et vos sage pas trop transformé el avec une langue encore convenable sur nos lèvres.La Saskatchewan Le Dr Laurent Roy a répondu A la santé de la Saskatchewan.Il fait bon, dit-il.pour un quasi-exilé des plaines de l’Ouest, d’être parmi vous.Nous avons droit de nous considérer chez nous dans les plaines Je serais tenté de dire que la tanté de la province de Québec t'améliore de mois en mois.Mais d'aucuns pourraient voir là une allusion politique, et ce n’est pas l'endroit au congrès de la langue française de faire de la politique-Nous avons au programme des santés multiples et dans l’auditoire craintes.Et comptez que notre âme 1 d?l'Ouest, mais les groupes cana- ' diens-français sont tellement dispersés que nous avons la nostalgie dans l’Ouest sera expansive comme la vôtre Ensemble nous nous appliquerons à trouver la meilleure solution du problème non plus seulement de notre survivance - -question réglée, il me semble, mais de notre véritable épanouissement national.luttes A la pensée des grandes menées avec vaillance depuis près de deux siècles, nous, les Canadiens français de l’Ouest, prenons courage nous restons résolus à mener les Après un te! congrès, il ne nous M**» pour sauver là-bas no- est pas Permis de vouloir simple-, ,.r* Heritage national.Nous sommes ment durer.Notre devoir, c'est delicl d*ns v‘ll* d* Québec pour nos Acadiens les aient doublement méritées.Notre question d’éducation nous préoccupe.Depuis longtemps il se fait un travail intense pour obtenir pour nos enfants un système éducationnel plus conforme à l’esprit de notre population.Les résultats obtenus sont minimes pour ne pas dire nuLs.Traités comma quantité négligeable Je n'ai pas le temps, dans les quelques minutes à ma disposition de repasser avec vous toutes les raisons que nous avons de n’être pas satisfaits de la situation qui nous est faite dans l’administration des choses de la nation.Trop souvent jusqu’ici les autorités nous ont traités comme une quantité négligeable, Et.pourtant, notre force numérique est considérable.Au Nouveau-Brunswick seulement, nous sommes près de 150,000.Et nous formons plus du tiers de la population totale.C’est peut-être parce ‘que nous manquons d’organisation.C’est surtout u-.rce que le système éducationnel de notre province, fail pour nous anglifier, mais qui n’a pas atteint son but, ne nous prépare pas à jouer le rôle que nous voulons jouer.Et puis, l’Acadien a été si longtemps traité avec mépris, il a dû si longtemps plier devant l'autorité tyrannique, se cacher pour ne pas être écrasé, s’effacer afin que l’on oublie pour , ainsi dire son existence, qu’il s'est formé chez lui un esprit de méfiance, toujours la crainte de représailles hante son esprit et trop souvent il est prêt à jeter la pierre à ceux qui veulent travailler pour lui.Et nous quittons ce congrès pleins d’ardeur pour la bonne cause.Nous allons lutter et trous allons vaincre.Mais nous sentons le besoin de nous appuyer sur Québec, forteresse de l’influence française et l’Amérique.Nous avons besoin de votre sympathie.Nous savons qu’elle ne sera pas ménagée.Et si pour vaincre il nous faut réclamer votre appui nous n’hésiterons pas à le faire.L'arbre géant qu’est Québec ne refusera pas sa sève au rameau acadien ’qui ne veut pas s'étioler, qui veut vivre et qui vivra, ^ M.P.-E, Rochon M.P.-E.Rochon, président de la Société d’Education d’Ontario, répond à la santé des Franco-Ontariens.Pendant la grande guerre, dit-il, quand ils avaient passé plusieurs jours consécutifs flans les tranchées.les soldats obtenaient la permission d'aller se reposer dans leurs familles, afin de refaire leurs forces j et de retremper leur courage.Nous, les Franco-Ontariens, de-! puis plus de vingt-cinq années sur |la brèche, aux postes avancés de la i défense de ia langue française, nous sommes venus, en ces jours de fêles, nous reposer et nous retremper chez nous.Franco-Ontarien, Je ne le suis que par adoption, Lorsque, il y a trois ans, on m'a demandé de prendre la i succession des Landry et des Belcourt, c'était pour moi un honneur inattendu et.je le croyais sincèrement.immérité.Après réflexion cependant, j'ai cru devoir accepter.Malgré mon indignité, j'ai cru que je le devais à la mémoire de mes ancêtres; j’ai cru nue petit-fils de l'un de ceux qui refusèrent d’accepter les écoles du gouvernement, vers 1840, petit-fils de celle qui se fit, a1 la même époque, l’institutrice bénévole des enfants du rang, j’ai cru que.né à la Rivière-du-Ohênc et baptisé dans l'historique église de Samt-Eustache, je devais a la mémoire des aïeux, à la tradition familiale.à ma paroisse natale, de continuer la lutte de jadis sur le territoire où la Providence m'a envoyé.Est-il besoin de refaire l'histoire de notre Association d’éducation?Faut-il vous faire voir que! travail .elle a effectué depuis sa fondation * a"““, en mn?Le temps qui m'est alloué I •a*»' hét.U.•v*es exportations d’Haïti durant lexerrire 1935-36 on» valu 47,238,-594 gourdes.I] a été attribué un pourcentage de 47.20 à la France, oui a été suivie par le Rovaume-Uni ll.i.lO), les Etats-Unis (14.24), la Belgique (10.05) et le Danemark (6).COMMERCE AVEC LE CANADA Les Importations d’origine cana-dienne ont représenté une valeur de 890,681 gourdes.vis-à-vis de 805,844 gourdes durant les douze mois précédents.l^*s expéditions du Canada ont consisté surtout en poisson mariné ou fumé, poisson salé ou séché, farine de blé.nommes de terre beurre, conserves de viande.pneus et chambres A air en caoutchouc Une grosse partie île la farine importée à Haïti des Etats-Unis v est produite en douane avec du blé canadien, et les rapports douaniers des Etats-Unis lui donnent la République américaine comme origine.,,Le total des achats canadiens d HaRi durant l’exercice a été de 351,599 gourdes, et a consisté presque entière'ment en fibres d’agave, avec une petite quantité de tourteaux de coton.Le Canada n’a pas ca^- *ucr« ou d* rhum d HaïM durant l’exercice.EXPOSITION-INTERNATIONALE 1937 MAI-NOVEMBRE ô PARIS Voyages à forfait y compris tous les services d'une tournée avec escorte, organisés par LE DEVOIR-VOYAGES — 12 ans d'expérience Déports toutes les semaines de MONTREAL — QUEBEC et N.-YORK (Billet retour bon pour 2 ans) A - 2J JOURS — Direction Havre ou Cherbourg — Rencontre i l’arrivée — Hébergement, excellent hôtel, bonne location: chambre à deux et petit déjeuner — Une semaine en France — Visite élaborée de Paris — Excursions A Versailles et Malmaison — Tous transports, transferts et taxes — Par personne aller et retour en 3e mo- CLASSE TOURISTE $260.derne • CLASSE CABINE $317.B - 30 JOURS — Par l’Angleterre et la Belgique: 2 jours è Londres, 2 i Bruxelles, 6 h Paris — Hébergement, \4fcites, 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paieront, toutes le* obllga-tlona en circulation émises en vertu de» actes de fiducie cl-deaaus.étant les obligations A 59r d'une émission au montant a£,.r.800 En conséquence, toutes lee obligations «le cette émission seront rachetées et pavées le premier septembre mil neuf cent trente-sept, à cent, un notir cent (101 tr) de leur valeur nominale sveq intrêt accru au 1er septembre 1937, i rUn des bureaux de La Banque Provinciale du Canada ou de La Banque Canadienne da Commerce dans les villes de Montréal Québec et Asbnetot.sur remis# desdlte* obligations avec les counons échéant »! et après le premier septembre mil neuf cent trente-sept, et * compter de date l'Intérêt cessera de rourlr eur^Ü! dites obligation* 8ur DONNE à Asbestos ce trentiêm# .juin mn neuf cent trente-.ept ** ^ LBS CURE ET MARQUTt-iLl FR* tmm L'OEUVRE BT FABRTQUBnxP* SAINT-AI ME-DE-ÉLHrP'TON^ (AstMtotu^ VOLUME XXVIII - No 149 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 1t JUILLET 1937 11 LA VIE SPCRTIVE Yvon Robert est venu près de la défaite (Par X.-E.Narbonne) Les admirateurs du champion Yvon Robert ont eu la frousse nier soir lorsque le protégé d’Emile Maupas est venu aux prises avec l’athlète canadien-français, Léo Lefebvre, dans le principal match mis au programme par le promoteur Ganson mais lorsque le champion réussit à s’assurer la chute décisive ce fut un véritable soulagement pour les amis du champion mondial des poids lourds à la latte libre.Robert s’assura la première chute contre Lefebvre et cela grâce à sa fameuse clef de bras japonaise au bout de 27 minutes et 19 secondes mais dans le deuxième engagement, le champion dut céder à une prise de jambe que Lefebvre s’était assurée et Yvon dut être aidé par Mau- Îias à se rendre à sa loge après que es deux lijtteurs eurent bataillé Sendant trois minutes et 23 secon-es.Après le repos règlementaire de dix minutes les deux hommes revinrent dans l’arène et Robert paraissait boiter de la jambe gauche, celle qui fut brisée au cours d'un match à Washington l’automne dernier.Lefebvre, qui ambitionnait de remporter le championnat, ce qui était fort légitime, s’est attaqué à la jambe malade et Robert peut se compter chanceux d’avoir pu conserver son titre et ce n’est qu’à un coup de savate appliqué au mênton de son rival qu’Yvon a pu étendre son adversaire sur le carreau pour ensuite se jeter dessus et lui maintenir les épaules au tapis.Le match fut très intéressant et en toute justice nous devons dire que Lefebvre s’est révélé l’égal du champion tout en admettant que le monarque des poids lourds ne paraissait pas en aussi bonne condition que lors de sa rentrée dans l’arène le 16 juin.Lefebvre s’est particuKèremenl appliqué à la prise de tête dans le premier engagement puis ensuite u a eu recours a une torsion de jambe pendant que Robert dirigeait son attaque vers les bras de son rival et en applaquant des ciseaux de tête et des écartèllements.Le match fut intéressant et les quatre mille persornes présenes ont fort goûté cette exhibition du genre libre.Dans la semi-finale, le Français Félix Miquet, a brillé de nouveau hier soir en enregistrant sa deuxième victoire à Montréal.Le vaillant athlète de France a réussi à vaincre Jerry Monchan en moins de dix minutes et il sera intéressant de voir le compatriote d’Henri De-glane aux prises avec des poids lourds avantageusement connus.Miquet sera sûrement un rival dangereux pour le champion Robert et pour tous ceux qui aspirent au championnat.Dans les autres rencontres a 1 affiche Freddie Myers a vaincu Mike Boskus en 18.05 pendant que le géant Davis a eu facilement raison de Joe De Valto grâce à ses tactiques brutales qui ont décidé le president Dave Rochon à forfaire la bourse de Wee Willie Davis en plus de le suspendre indéfiniment.Cinq combats à l’Arena Mont-Royal Les fervents de la lutte attendent avec impatience la grande rencontre de ce soir, qui fera les frais de la finale de la séance du matchmaker Ray Lamontagne, à l’Arenu Mont-Royal.Ce match de deux dans trois, limité à 90 minutes, mettra aux prises le fameux Martonio Angelo et Butch Shapiro.Ce sera le deuxième fois que ces deux lutteurs en viendront aux prises et le combat promet des sensations.On se rappelle qu’il y a trois semaines, à l’Arena, Shapiro remporta la victoire lorsque son adversaire se fil disqualifier au bout de 55 minutés de lutte.Il revint dans l’arène pour le deuxième engagement, mais ce fui en vain qu'il se surpassa pour prendre une chule.car le combat se termina au bout de 90 minutes et Shapiro fut proclamé vainqueur.Tous, ceux qui ont vu le premier match ne voudront pas (manquer cette deuxième rencontre.Ce n’est pas souvent en effet qu'il est permis de voir un match entre deux lutteurs aussi brillants, ne ces deux hommes.Angelo est terminé à prendre sa revanche.La semi-finale mettant aux prises Gil Cross et Paul Gaudette ne le cédera aucunement au combat précédent et ici encore, les amateurs seront servis à souhait.Les deux adversaires peuvent faire de la lutte scientifique, de même qu’ils peuvent aussi bien devenir brutaux, de sorte que d’une façon ou de l’autre le combat ne devrait pas manquer d’être passionnant.Tcd Bell et Bill Purieh fourniront certainement un beua combat dans le 30 minutes.Ted Bell fournit toujours un bon combat, tandis que Purieh a fait sensation ici dès sa premirèe apparition, et les suppor-ieur.s de Bell attendent avec impatience de voir Purieh à l'oeuvre contre le champion.Lamontagne qui veut offrir des programmes de premier ordre a également mis sous service Pat Hé* mil lard et Don MeCallum.Ces deux gladiateurs sont très redoutables dans leurs catégories et nul doute que leur combat de 30 minutes qui marquera l’ouverture de la séance sera contesté.U "Big Six" ü" (P»r la Pi Mcdwlck, Card* P.Waner, Pirata* Oahrlg.Tankfte* Vaughan.Pirata* Harman.Cuba Walker, Ttgera .Waat, Brown» .m> Aaaoclêel P.Ab.Pt* O».Pc 40 333 Se M .403 «2 34* 50 44 .379 «1, 222 51 «3 .374 62 247 38 90 354 47 206 42 75 .384 62 260 44 M ,358 SI 190 «3 87 JS* Deux joutes entre Montréal et Rochester Les Royaux de Montréal ont eu une autre journée de congé hier mais cet après-midi nos joueurs se remettront à l’oeuvr eà moins que la pluie n’intervienne pour empêcher le programme double d’avoir lieu au stade de l’avenue DeLori-mier.Le club Rochester sera l’adversaire du Montréal cet ajrès-raidi et le gérant Maranville a décidé d’envoyer Myllykangas et Marvin Duke au monticule dans ces deux joutes à l’affiche afin d’avoir raison des Red Wings.Gus Dugas s’est blessé légèrement au talon en glissant au marbre à la 1ère manche de la partie de mardi soir, et il se pourrait qu’il ne joue pas aujourd’hui.Nor.man Kies, qui est revenu au jeu mardi après une semaine de repos forcé, est complètement remis de sa blessure et se partagera la besogne avec Tex Chandler derrière le marbre.Tandis que les Ours de Newark s’éloignent de jour en jour de leurs rivaux, d’autres clubs cherchent par tous les moyens possibles à obtenir des renforts.HOGAN AVEC TORONTO Toronto a perdu Tommy Heath, le brillant receveur, qui a été rappelé par les Browns, de St-Louis mardi, mais les Leafs lui ont vite trouvé un remplaçant dans la personne de Shanty Hogan, et ce joueur fera ses débuts avec les Leafs cet après-midi contre le Buffalo.CASCARELLA PASSE A SYRACUSE Les Chefs de Syracuse ont annoncé l’achat du lanceur droitier Joe Cascarella, des Sénateurs de Washington.11 se rapportera aux Chefs à Newark ce soir.Joe était l’as des lanceurs qui ont permis aux Chefs de gagner les séries éliminatoires de Mnter-nationale en 1935.Les Giants ont triomphé des Phillies New-York, 1er.— Les lanceurs des Phillies n’ont pas eu de veine contre les Giants hier car trois d’entre eux ont vu leurs balles frappées avec force pour un total de onze coups sûrs tandis que les visiteurs n’obtinrent que quatre coups réussis contre Castleman, qui était au monticule pour les New-Yorkais.Les Giants oni envoyé Wayne La-master aux douches à la cinquième manche ave cun Valliment de cinq points et après cela, la victoire a été facile.Mel OU a frappé son seizième coup de circuit de la saison et Dick Bartell son douzième, à la cinquième manche.Wally Berger a frappé deux deux-buts et un simple.PHILADELPHIE Martin cc .Browne cg .Klein cd .Camilli 1b.Whitney 3b .Atwood r.Scharein ac .Young 2b .xArnovich .1 0 0 0 0 Jougeus 1 .0 0 0 0 1 La master 1 .1 0 0 0 1 Mulcahy 1 .1 0 0 0 1 Norris 2b .1 0 0 2 0 ab.p.es.r.a 4 0 0 1 0 4 0 0 2 0 4 0 110 41 1 11 0 3 0 10 0 3 115 1 3 0 0 2 4 2 0 0 4 0 Total .31 2 4 24 12 NEW-YORK ab.p.es.r.a.Bartell ac .5 1 3 2 3 Whitehead 2b .5 0 0 3 7 Moore cg .4 1 1 1 0 Berger cc .4 2 3 2 0 Davis cc .0 0 0 0 0 OU cd .2 1 1 1 0 McCarthy Ibv.4 0 111 1 Uhiozza 3b .3 0 1 0 2 Mancuso r .3 1 0 6 0 Castleman 1.3 1 1 1 I Total .33 7 11 27 14 x-frappa pour Young à la 8e.Résultat par manche: Philadelphie .010000100—2 New-York .00015001x—7 Sommaire: Erreur, aucune; points comptés par Atwood, Chiozza, Bartell 3, OU 3, Whitney; deux-buts, Berger 2, Camilli; circuits, Atwood, Bartell, OU; but volé, OU; sacrifice, Castle-inan; laissés sur les buts, New-York 7, Philadelphie 2; buis sur balles de Lamaster 3, Jorgens 1; retirés au bâton par Lamaster 3, Castleman 6; coups sûrs sur balles de Lamaster 7 en 4 1-3 manches.Mulcahy 3 en 2 2-3 manches, Jorgens 1 en 1 manche; lanceur perdant, Lamaster; arbitres, Pinelli, Goetz et Reardon; temps, 1.47; assistance, 5,324.AUTRES PARTIES Piltsburg - 010004001—8 8 0 Cincinnati .000000000—0 7 1 Blanton et Todd; Grissom, Schott.Van der Meer et Davis, Lombardi.Chicago .020004021—9 20 2 St-Louis .102010000—4 11 0 Parmelee, Bryant, Shoun, Root et Hartnett; Warneke, Ryba, Johnson et OgrodowskL Brooklyn - 000000000—0 4 0 Boston .1 OOOOOOOOx—-1 5 0 Mungo et Phelps, Spencer; Gabier et Lopez.2e partie: Brooklyn .000000000—0 5 0 Boston .03013000X—7 7 0 Fitzsimmons, Henshaw.Jeffcoat et Phelps, Spencer.Bush et Lope*.Gômez n’accorde qu’un seul coup sur Philadelphie, 1er — Le vétéran Lefty Gomez a prouvé une fois de plus, hier après-midi, qu’il doit etre considéré comme l’un des as de la Ligue Américaine en tenant les Athlétiques de PPhiladelphie a un seul coup réussi pour remporter la victoire par un résultal de 5 à 1.Le seul coup des Ahlétiques a été un circuit de Bod Johson — son 10e de la saison — à la 5e manche, Gomez a retiré sept frappeurs au marbre et n’a donné que deux buts sur balles, tous deux à la cinquième manche.Résulat détaillé de la joute; NEW-YORK a.b.P.e.s .r.a.5 0 1 0 2 .5 1 1 1 T .4 2 1 2 0 .3 2 0 11 1 .4 0 3 8 0 .4 0 2 2 0 0 0 0 0 0 0 2 5 0 0 1 2 36 5 8 27 11 lELPHIE s.b.p- c.s.r.a.4 0 0 9 1 .4 ft 0 3 0 0 0 0 0 .3 1 1 4 0 0 0 2 4 .3 0 0 3 3 0 0 0 2 0 0 6 Ô 0 0 0 1 .1 0 0 0 0 HefŸenr, a.c.Rolfe, 3b.DiMaggio, cc.Gehrig, 1b.Dickey, r.Selkirk, cd.Total PHILA Finney, 1b, .Moses, cd.Rothrock, cc.Johnson, cg.Peters, 3b.Newsome, ac.Ambler, 2b.Brucker, r.Thomas, 1., Nelson, 1.Total 28 1 1 27 11 New-York.200 000 030 — 5 Philadelphie ., 000 010 000 —1 Sommaire: — Erreurs: Moses, Newsome.Brucker 2.Points produits par Dickey, 2, Selkirk 2, DiMaggio Johnson.Deux-buts: Silkirk, Dickey,, Rolfe, DiMaggio, Circuit: Johnson.Buis volés : Selkirk 2.Laissés sur les buts: New-York 6; Philadelphie 2.Buts sur balles de Gomez 2; Thomas 2.Retirés au bâton, par Gomez 7; Thomas 3; Nelson 2.Coups sûrs, sur balles de Thomas, 8 en 7 manches aucun de rttiré à la 8e) : Nelson, 0 en 2 manches.Lanceur perdant: Thomas.Arbitres: Summers, Hubbard et Dinneen.Temps 1.38 Asiiisiance: 4,837.Autres Joutes Détroit — 200 002 200 - 4 8 2 , Chicago — 001 000 000 — 1 5 1 Bridges et Tebbetto: Lee et Sewell.Boston .000 310 000 — 4 9 0 Washington .020 000 13x — 6 81 Newsom et Desautels; W.Ferrell et R.Ferrell, Millies, St-Louis.00 100 002 3 10 0 Cleveland .310 010 32x —10 17 1 Bonetti et Huffman; Harder et Pytlak.Le baseball INTERNATIONALE Hier.— Syracuse 4.Jersey City 3.Syracuse 9, Jersey City 3.Buffalo 17.Rochester 4.Baltimore à Newark, pluie.Seules parties au programme.LE CLASSEMENT Newark G.53 P.16 P.C 779 Montréal 34 29 541 Syracuse 36 31 537 Buffalo 34 30 531 Toronto .34 34 500 Rochester 29 , 39 426 Baltimore 23 41 350 Jersey City 20 44 313 Aujourd'hui.— Rochester â Montréal.2 parties à 2 heures p.m.Buffalo à Toronto, Syracuse à Newark.Jersey-Citv è Baltimore.AMERICAINE Hier.— New-York 5, Philadelphie L Detroit 4, Chicago 1.Washington 8, Boston 4.Cleveland 10, Saint-Eouls 3, i Duke Myllyknnai* Smythe .Llsenbee Johnson ., Poil! DE CLASSEMENT G.P.P.C.New-York .39 21 850 Chicago .36 26 581 Détroit .35 27 565 Boston .31 25 554 Cleveland .30 29 508 paûtson Washington .27 33 450 Philadelphie .20 38 345 Saint Louis .20 39 339 Aujourd’hui.— NewVYork à Philadelphie, Détroit à Chicago.Boston à Washington.Saint-Louis à Cleveland.NATIONALE Hier.— Chicago 9.Saint-I.ouis 4.New-York 7, Philadelphie 2.Boston 1, Brooklyn fl.Boston 7.Brooklyn 0.Pittsburg 6.Cincinnati 0.Air King gagne pour i’écurie Russell L’entraineur Russell a réussi à compter une deuxième victoire hier à Blue Bonnets avec son coursier Air King car ce.pur-sang a pris la première position dans la Bourse Dorval, principale épreuve à l’affiche à la piste du, Montreal Jockey Club.Air King a pris le devant dès le signal du départ et a su conserve*-cette position avantageuse jusqu’à la fin en disposant de Goldfin et de Law Maker, qui se sont classés dans l’ordre de mention.La matinée d’hier n’offrail pas de steeplechase et les fervents du turf ont dû se contenter des courses à plat disputées sur un tracé lent.Au cours de 1 après-midi les officiers du Montreal Jockey Club apprirent que M.Kenneth Dawes avait acheté à New-York, dans une vente privée, le fameux coursier Riparian, qui est destiné à courir prochainement sur les pistes canadiennes.Résulta! des épreuves d hier: PREMIERE COORSE - S 1-2 furlongs Bourse 1300 .3 sns et plu» division canadienne.Temps MO 2-5, piste lente.Sleaford, J.Wood, lli.Don Sweep, T.Fowler.115.Castle.M, Conttno, 105 Crimson Rook, C.W Smith, 115, New Boots, F.Sargent, 115 Crystal Beach, W.Halliburton, 110.Meldrum, J.Conveyi lis Belledare, R.Fair .a 04 Monta Marie.R.FFeeney, 110.Roeelys, E.Fa tor.*2 00 au mutuel rapportent sur Sleaford *17.55 en première course.*7 35 en deuxième et *5 50 en troisième, sur Don Sweep *10.10 en deuxième et *5.40 en troisième; sur Caatle *5.25 en troisième DEUXIEME COURSE — 5 1-2 furlong*.Bourse *300.3 ans et plu».Temps 1.08 1- 5.Mueller, C.W Smith.US.Catsweep, T.Fowler, 115.3t-Oomer, J.Convey, 115.Sun Fash, R.Fair, 115.Mina S.T.Barker.110.Falermlan, B.Marshio, 110.Miss Dolly, T.Everett, 110.Orand Manner, A.Harris, 118, Uncle Mike, B.Myers, 115, Orand Folse, R FeFeney, 110 *2.00 au mutuel rapportent sur Mueller *4.70 en première.*5.50 en deuxième et $2.25 en troisième; Catsweep *2.55 en deuxième et $2.36 en troisième, sur St.Orner *2.55 en troisième.TROISIEME COURSE - 5 1-2 furlongs.Bourse *300.3 ans et plus.Temps 1.10 2- 5.Imelda, R.Wlmmer, 110.Cubanette, C E.Payne, 110, Sienna, W, Halliburton 110 Civil.T.Fowler, 115.Assyrian Prince, D.Orant, 105, Happy Fox.E.Fator, U5.Red Vamp, E.Fator.110.First Light, T.Wilson, 102.Shesall, R.Ashley.104.Uncle Tally.J.Grace.115.$2.00 au mutuel rapportent sur Imelda *8,90 en première.$$5 85 en deuxième et *3.65 en troisième; sur Cubanette *4.30 en deuxième et *3 40 en troisième; sur Slenna *2.85 en troisième.QUATRIEME COURSE - fl furlongs Bourse *300.3 ans et plus.Temps 1.15 QUATRIEME COURSE — 6 furlongs — Bourse *300.3 ans et plus.Temps 1.15 1*5.Sugar Jar.O.W Smith, 106.Jaz Age, M.Contltjo, 106 Mr.Boss, H Herold.108 Bank Me.C.E.Payne, 113.Rough Lane.J.Dtas, 113.Dark Amber.R.Wlmmer, 113.Bubbling Out, J.Convey, 111 *2.00 au mutuel rapportent sur Sugar Jar *4.40 en première.«3 40 en deuxième et *2.85 en troisième; sur Jaz Age *4.90 e ndeuxlème et *4.30 en troisième; sur Mr Boss *8 45 en troisième CINQUIEME COURSE — 1 mille 1 fur- tSIpTlST?, m“° 3 ‘n* Air King, J.Convey, 1J4.Goldfin, R, Feenev, 109.Law Maker.B Marshio, lia.Black Stockings, T.Barker.11 a.Cabotin.H Chlnn.112.Theorem.B.Myers, 112 Relgh Duchess.T Wilson.107 Gold Guard.M Contlno, 104 $2.00 au mutuel rapportent sur Air King $4.50 en Première.*2.85 en deuxième et *2 85 eh troisième: sur Goldfin *4 00 en deuxième et *3.40 en troisième; Law Maker *5.15 en troisième.eiXIEME COURSE - 1 mille._ Bour-3 ans et Plug- Temps 1,43 4-5 Golden Beam, M Contlno.99.Luke Connell, T.Wilson, m Prince Rupert, J, Wood.109 Come Seven, C.W Smith KM Tabher, R, Fair.108, Raffles Problem, J.Convey, 109 Carlssa.D.Grant, 101, Luke Commoner, J.Dtas, 109.Harlem, L.Burgess.104.Gallente.A Page.loi.h.L00.^,nmutuel r*pP°rt*nt, sur Golden Beam *34.10 en première.*10 70 en deux- nrT a?!6'70 h" trPils,*m®; *ur Duke Con-nell $3.75 en deuxième et $2.90 en trot*.lème; sur Prince Rupert *3 80 en trolslè- SEPTïBME COURSE - 1 mille — Bour-se *300 3 ans et plus.Temps 1,43 l-S^ Wentlcat.D Grant.108.Captain .Jeffers, C E.Payne, 113.Modern Ace.C.W Smith, üo Behind Me.H.Chlnn, 108.Genie Jr.M.Contlno, 106.Mouthpiece.1, Wood, 113 Mlnda.J.Grace.101, Madding.R.Fair, 108.Achras, T.Everett.103 Sweeplngly, H Herold.109.*0*,?» au “P111*1 ra-ioortent sur Identic*! *4 70 en «f6' t6M en deuxième el *n troisième; sur Captain Jeffem *6 45 en deuxième et *3.75 en troisième '“‘•“PdfnÏAoe *2.55 en troisième " Da QutnelU rapporte *93 60.Les Royaux au bâton Smythe Jef fries Dugas ., Chandler Dunlap Johnson Benning Bell .,.Pattlson Polll ,.Harris .Cobb .Sankey .,., 62 231 Hafey .57 201 Duke .16 43 Klee 43 134 Llsenbee 11 20 Myllykangas 14 37 Une victoire facile pour les Bisons Buffalo, 1 — Les Bisons de.Buffalo ont remporté une victoire décisive sur les Red Wings de Rochester, hier, alors que les locaux Carignan et Wayland bâtent Des-champs et Veillette, 4-6, 8-4, 10-8.Sullivan et O’Brien battent Hodges et McNeill, 8-3, 4-6.9-7.Bédard et Yoshida battent Géli-nas et Gélinas, 6-2, 7-5.Tirage aujourd'hui * Simples-Dames Semi-finale; 11 h.p.m.; Mlle W.Chisholm, M.ont vaincu leurs rivaux par un ré- : a.A., vs Mlle S.Laçasse, Canadien, sultat de 17 a 4.Sewell a été le grand facteur de ! la victoire des Bisons car, au mon-1 ticule, il réussit à tenir ses rivaux en échec dans les moments criti- Doubles-Dames ques et au bâton il eut la distinction de frapper un circuit et deux autres coups sûrs pour permettre de compter 5 points à ses co-équipiers.Résultal détaillé de la partie: ROCHESTER 3 Cuccinello, 2b.ab.4 P- 1 CS.2 r.3 Juelieh, 3b.4 1 1 1 Hopp, c.d.1 2 0 Scoffic, c.g.5 0 1 1 Crabtree, c.c.* .4 1 1 2 O’Farrell, r.1 .• .3 0 1 ï Poland, r., .« .1 0 0 1 Marion, a.c.« .4 0 1 3 Alston, 1b.4 0 0 9 Smith, 1.e .2 0 0 0 Dovle, 1 e .1 0 0 0 Kaufmann, l.• .1 0 1 0 Totaux 38 T 10 24 BUFFALO Corbett, 1b.5 0 0 12 Mulleavey, a.c.5 3 3 3 Blackerby, c.d.4 2 1 1 Carnegie, c.g.4 0 2 1 Tvler.c.g., .1 1 0 0 McCormick, c.c.4 3 2 1 Dueker, 3b.3 1 2 Oison, 2b.e .5 2 2 4 Phillips, r.e .3 1 2 2 1 Grube, r., ., .1 0 0 Sewell, 1.5 2 3 0 Roger Durivage, Montréal, défait A.Frenette, Québec, 6-4, 6-8.Laird Watt, Montréal, défait Marc Côté, Québec, 6-0, 6-2.Gordon Robinson, Niagara, défait George Dionne, Québec, 6-1, 6-3.Roland Longtin, Montréal, défait Marcel Langlois, Québec, 6-1, 6-2.P.E.Pouliot, Québec, défait Charles Coulombe, 6-4, 6-2.; Quart de finale: 1 11 h.p.m.: Mlle Bief et Mlle Phe- lan, Stuart, vs Mlle Barnard el Stewart, Mont-Royal.12 h.p.m.; Mlles Cullen et Mul-larky, Stuart, vs Mmes Cox et Col-' linge.M.A.A.A.2 h, p.m.: Mlle Gilmour et Mme Robinson, N.D.G., vs gagnant de, Mlles Rief et Phelan vs Mlles Barnard e» Stewarl.* 3 h.p.m.: Mmes Austin et Wai-tex, X.D.C.et M.A.A.A., vs gagnant de Mlles Cullen et Mullar-ky vs Mmes Cox et Collinge.Simples-Messieurs Quart de finale: 11 h.p.m., Paul Bédard.Stuart, vs J.p, Cofsky, Canadien; Pierre Dessaulles, N.D.G., vs G.MacNeü, Mont-Royal; J.Carignan, Oulre-raont, vs R.Elliott, N.D.G.; E.L.Tarshis.Verdun, vs W.O’Brien, Outremont.Granby défait Granby, 1er.— Les Panthères Noires ont causé une véritable surprise hier soir en triomphant du club Granby par un résultat de 4 à 2 dans une joute des séries régulières de la Ligue Provinciale.La joute prit fin a la huitième raan-chee a cause de l’obscurité.Panthères .000 001 12—4 10 8 Granby .002 000 00—2 8 3 Mitchell et Burch; Cummings, Turner et Corrigan.Dans la Ligue Provinciale Totaux .40 17 16 27 18 Rochester.003000100— 4 Buffalo.00217400k—17 Sommaire — Erreurs: Sewell, Mulleavy 2, Marion, Crabtree.—-Points produits par Crabtree 2, Marion, Carnegie 4.Phillips, Oison 5, Dueker, Sewell 5.Deux-buts: Hopp, Mnrion.Cuccinello.Circuit: Sewell.Buts volés: McCormick 3.Oison.Double s-jeux: Oison à Mul-leavey à Corbett: O’Farrell à Cuccinello: Dueker à Oison à Corbett.Laissés sur les buts; Buffalo 8, Rochester 9.Ruts sur balles de Smith 4; Sewell 2; Doyle 2; Kaufmann 3.Retirés au bâton, par Smith 2; Sewell 3; Kaufmann 1.Coups sûrs, sur balles de Srnilh.8 en 4 2 3 manches; Doyle 5 en 1 1-3 manches; Kaufmann.S en 2 manches.Mauvais lancer: Doyle.Lanceur gagnant: Sewell.Lanceur perdant: Smith.Arbitres: Kelly, Solodare et Weafer.Temps 2.15.AUTRES PARTIES Jersey City .1000200 - 3 6 1 Svracuse .000004x- 4 .» 1 McDonald.Radon et Redmond; Mootv et Campbell.Deuxième joute Jersey Citv .000000003-3 5 2 Syracuse .02000304x 9 11 2 Brennan, Meketi et Redmond; L.Moore et D.Moore.Budge contre Von Cramm final en P Ab.ru.2b 3b 21 40 29 3 1 63 251 88 19 3 52 181 62 23 3 17 56 19 4 0 63 247 78 14 3 19 43 13 4 0 35 40 13 0 0 62 354 76 8 1 6 7 3 0 0 10 14 4 0 0 51 178 48 » J 32 118 31 3 3 56 fl 3 47 3 3 10 J 0 27 5 1 3 0 1 C Psr; pr.0 10 300 5 35 351 A 33 343 3 « 339 1 39 316 0 8 310 0 4 300 $ 29 299 0 0 386 0 3 386 6 28 266 0 18 253 1 18 342 9 33 334 0 1 333 0 20 201 0 0 150 0 1 LE CLASSEMENT Chicago .New-York .Saint-Louis .Pittsburg .Brooklyn .Boston .Cincinnati .Philadelphie Aujourd’hui, — Chicago â Saint-Louis.Philadelphie à New-York.Brooklyn à Boston.Seules parties tu programme.P.C.613 603 574 LES LANCEURS P M.es.P bb r»b * p 16 108 106 44 34 29 8 I 6 16 18 14 15 3 3 1 14 BR 116 57 31 31 7 < 18 103 108 46 23 33 R < U 61 77 33 Ifl 19 3 3 14 70 72 40 32 39 4 ( 10 39 42 25 19 17 3 3 027 Coups de circuit Hier: Troskv, Indiens 2; Foxx, Red Sox: Johnson.Athlétiques; Greenberg, Tigers; Atwood.Phillies; OH.Giants; Bartell, Giants; Galan.Cubs: Hartnett, Cubs; un chacun.Les meneurs: Selkirk, Yankees, 17; Greenberg, Tigers, 17: Med-wick.Cardinaux, 16; Oil, Giants 16; I)i Maggio Yankees, 15; Foxx Red Sox.15.Totaux: Américains, 293; Natio-1 nale.278.Total.571.Association américaine HIER St-Paul .000 000 000~ 0 8 2 ana Columbus 000 101 00x-— a s j 4501 Chellnl *t Paaek: .Qambcra at Crouch jin Minneapolis 000 0.11 020 8—12 tj 2 z' ’ ; Toledo 090 300 003 1— 7 10 3 ¦*“< Tsuacher, Baker, Orabowski et Peacock 387 Dickey.Johnson.Sorrell et Linton.Milwaukee 000 000 030- 3 8 3 Indianapolis 020 140 02x— 9 17 0 Btaeholder, Elm ball et Helf; Johnson et Lewla.Kansae City 032 200 000— 8 1 Louisville 000 800 14s—H 13 3 Pag*.Stine.Moore et Breee#; Peterson Shaffer Marrow et Rlnghofar, Bern*.’ A * Wimbledon, 1er Donald Bud- fe, le premier joueur de tçnnis des Jtas-Unis, a rencontré une opposition plus acharnée qu’on ne n’y attendait de la part d’un rie ses compatriotes.Frankie Parker hier, mais il s'est assuréà une place à la ronde finale contre le baron Gottfried Von Cramm d’Allemagne.Rudge.favori pour remporter le titre abandonné par Fred Perry, a élimité Frankie Parker, mais il a perdu un set pour la première fois du tournoi.Les scores ont été de 2-6.6-4, 6-4, 6-1.Von Cramm a battu Wilfrid "Run-nv" Austin, l’as de l’équine anglaisé de la Coupe Davis, à Vautre finale, par les scores de 8-6, 6-3, 12-14, 6-1.Sur les courts locaux Tournoi intermédiaire Résultat des parties disputées hier au tournoi de l’Association de Lawn Tennis de la province de Québec.Simples-Dames Semle-flnale: 3 h.30 p.m.Mlle Roscette Reti-ahaw bat Mlle Barbara Bernard, 7-5, 6-4.Quart de finale! 5 h.30 p.m., Mlle W.Chisholm bat Mlle G.Cullen, 6-0, 6-3.Doubles-Dames Quart de finale: 3 h.30 p.m.Mme Austen et Mme White battent Mlle McFarlane et Mlle Petrie, 6-1, 6-8, 6-0.3 h.30 p.m.Mme Robinson et Mlle K.Gilmour battent Mme Beau-dry et Mme Denmark, 6-4, 6-4, Doubles-Messieurs Troisième ronde: 4 h.30 p.m.Gagnon el Richer battent Derome et Dessaulles, 4-6, 6-4, 6-4.5 h.30 p.m.Dussault et Surveyer baltent Robinson et Wilson, 3-6, 6-2, 6-2.Deschamps et Veillette battent Faulconbrîdge et Neasmith, 2-6, 6-3.7-5.Carignan el Wayland battent Bowden et Reynolds, 6-3.7-5.Sullivan et O’Brien battent Banks el Walker, 6-0, 1-6.6-2.Hodges et McNeil battent Siober et Brodie, 8-6, 4-6, 8-0.Bédard et Yoshida battent Piper et Urwin, 6-3, 6-2.Quatrième ronde: 6 h.p.m.Griffiths et Merrill battent Amiot et McKercher, 6-2, 6-0.Burton et Linton battent Easter-brook et Thomas, 4-6, 6-2, 6-0.Schwartz et Tarshis battent.Lee et Mac Keen, 6-1, 6-4.Dussault et Surveyer battent Champagne et Forge», 6-4.7-5.Mais et MacNeil battent Gagnon et Richer, 4-6, 6-0, 6*3, Doubles-Messieurs Quart de finale; 2 h.p.m.: Griffiths et Merritt vs Burton et Union; Schwartz et Tarshis vs Dussault et Surveyer; MacNeil et Mais vs Wayland et Carignan; O’Rrien et Sullivan vs Bédard el Yoshida.Semi-finale: 4 h.p.m.¥ * * Tournoi Jacques-Cartier Québec, 1er.Cinq visiteurs, y compris Ross Winson, de Toronto, qui a remporté le championnat l’an dernier, se sont avancés en même temps que deux Québécois à la deuxième ronde des simples du (ournoi annuel du club Jacques-Cartier.Wilson a battu Antoine Pelletier, de Québec, 6-4, 6-3.Un autre joueur ontarien, Gordon Robinson, de Niagara, s’est aussi avancé à la troisième ronde, en battant Georges Dionne, 6-1, 6-3.D’autres visiteurs qui ont gagné à la deuxième ronde furent Duri-vnge, Lnird Watt et Roland Long-lin.de Montréal.Résultats: Ross Wilson, Toronto, défait A.Pelletier, Québec, 6-4, 6-3; Fernand Guay, Québec, défait Edmour Matte, Québec, 6-4, 6-3.L* ligue Provinciale offre on programme de trois joutes, cet après-midi et ce soir à Drummond-ville, à Sherbrooke et à Granby.Voici le programme d’aujôur-d hui : Trois-Rivières à Druramondville (2 heures).Trois-Rivières à Sherbrooke (8 heures).Sorel à Marieville.Panthères à Lachine (exhibition) Panthères à Saint-Hyacinthe (6 heures) exhibition.Notre survivance française" "Notre survivance française* k.dernière brochurette du R.P.Alexandre Dugré, S.J., se vend 5 sous l'exemplaire, 50 sous la douzaine, $J le cent, franco, au Service de Librai rie du "Devoir", 430, rue Notre-Dame est, Montréal.STADIUM- CET APRES-MIDI.A S H.° DORCHESTER vs ROYALS PARTIE DOUBLE DEMAIN SOIR, A 0.3» SOIREE DES DAMES PROVING! DI QUiBIC VILLE SAINT-MICHEL COMTE LAVAL VILLE SAINT-MICHEL AVIS PUBLIC es» par les présentes donné que le* propriétés ci-dessus désignées seront vendues à l’enchère, à l'Hôtel de Ville, de la Ville Saint-Michel, JEUDI le (22) vingt-deuxième jour du mois de juillet.1937, à DIX heures de l'avant-midi, (heure avancée) pour satisfaire au paiement des taxes municipales et scolaires, avec intérêt, plus les frais subséquemment encourus, k moins que ces taxes, intérêts et dépens ne soient payés avant ta vente.La Commission Municipale de Québec, par décision en date du 22 juin 1937, a autorisé une énumération abrégée des numéros cadastraux, des immeubles.sous l’autorité de la Loi des cités et villes, article 550, tel qu’amendé par 24 Geo.V, chapitre 33.section 3.Nom du propriétaire Cadaatre* Bubdirlalon* partenant Marti i 306 439 Saint-Maurice, Edouard 343 Cette partie de lot borné» en front par le chemin Saint-Michel, en arrière par le Cad.343, Subd 1151 et 1152, à l'oueet, par le Cad 342-1 et à l’eat par une autre partie dudit lot #• f m m 2.59 Fers électriques Mica garanti pour 2 ans.Poids ordinaire.Marque avantageusement connue.4 4 Q Chacun.*s»*^ Corde électrique.25 Réchauds électriques Un petit modèle commode pour faire chauffer l’eau, pour cuire des oeufs, toasts, etc.Rond porcelaine, ga- TTCk rantie d’un an.Chac.* ¦ PL 5151 local 202 AMPOULES électriques Verre dépoli, 30 et 60 watts.Marque "LUXOR".Donnerorvr un bon rendement.Ô^eÔd DtrpOIS — troisième {Ste-Cstherlnei ALBERT DUPUUl mWmi.4US.MX3iJLtve.««r ^r.ARMAND DUI-UIS.— occasion, la Société des Dix tiendra sa réunion de juillet.Ce pèlerinage continuera la série des pèlerinages historiques de ia Société d’histoire régionale des Trois-Rivières.Le premier eut lieu en 1927, alors que la Société se rendit aux Forges du Saint-Maurice.Le deuxième pèlerinage eut lieu le 3 juin 1928, au coeur du vieux Trois-Rivières.Le troisième eut comme objeclif le vieux manoir La Naudière.de Sainte-Anne de la Pé-rade.ancienne demeure de Madeleine de Verchères.Les bovins de l'exposition agricole M.William Forbes, gérant des Fermes PitfieJd, et l’un des éleveurs les plus en vue du Canada, a été nommé président du comité des bovins de l’Exposition agricole de Montréal, qui aura lieu du 9 au 17 août 1937, à King’s Park.M.J.A.Lafortunr a été élu sécrétai re.Les directeurs honoraires suivants ont été élus: MM.J.Thompson, E.C.Budge, J.J.Joubert, Donat Raymond, W.C.Pitfield.Les juges sont MM.M.Butcher, J.Earl Ness, H.Ashton, L.H.Hamilton, N.April, J.Bisson, X.N, Rodrigue.W.Carr.G.Tremblay, L.V.Parent, de Lennoxville.et J.P.Fleury.Les parades de bovuis et de chevaux qui auront lieu le 12 et le 13 août, dans l'après-midi, seront deux des principales attractions de l’exposition; rien n'a été négligé pour faire de ces parades un vrai succès et les spectateurs auront l'avantage de voir tous le* animaux exposés.HOm QOEEN MART (Dniiar* I HT O RK T, prop.) 3774, Ch.Ralue-Mari* • Montréal Etant rouir, di l'Ora Ure SUJoseph.us p-iUrtns Mit tout avancaiK à y d»-«Qdxc.TrtlXs raUonnables TARIF des annonças classifiée* du "DEVOIR* Téléphona: Bilair 3361 1 aov.la mot.35c minimum comptant Annonçai- facturéaa, Ifto la not, 40c miLimum.NAISSANCES.SERVICES, SERVICES ANNIVERSAIRES.GRAND' -MESSES, B EMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES, 3c par mot.Eüniuri.um da 50c.FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIA-a ES, MARIAGES.$1.00 pal in-srrtlon Chambre et pension Chambre aérée, propre, boni» table boorgaoiia dans familla honnête, 'tranquille, «an* antaat, dans quartier distingué.Cinq lignas tramway à la porta.Kentretieo -lu tinta ai désiré.6930 rua St-Denia.i.n.o.Emplois demandés Comptable âge sérieux, expérience générale de bureau, demande comptabilité, jour ou soir.Organisation de compagnie.DO.8643.CANTILÈNES de Jeanne L’Archevéque-Duguay Poèmes en prose illustrés de bots gravés par l'époux de l'auteur, l'artiste Red.Duguay e e e 83 poèmes en prose rythmée présentés en quatre groupes: CANTILENES DES CHOSES CANTILENES DES AMES CANTILENES EVANGELIQUES CANTILENES ENFANTINES Un très beau livre dê 190 pages, présenté dans une toilette typographique absolument excéptionnelle.O, ¥#nfT Unk* «*• Libwiri» du "Devoir" au prix de SI .00 franco.t
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