Le devoir, 17 juillet 1937, samedi 17 juillet 1937
Montrée!, samedi Î7 Juflfet IWf REDACTION IT ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE.3361* SOIRS, DIMANCHES ET PETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 Gérant :.BEIair 2239 DEVOIR Diracteur-Cérant i Csorgea PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédactanr an cfiaf t Omar HEROUX UJttJME XXVIII - No 163 * " , .1.— .—é TROIS SOUS LÉ NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieua) E.-Unis at Empira britannique « » 8.00 UNION POSTALE .10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS «t UNION POSTALE .3.00 A tant enrichir les autres.En marge de la reprise des papiers *C est aux Canadiens i prendre It moyen d’tmpêcher une poignée d’Américains de dévaster le* forêts ici comme ils 1 ont fait aux Etats-Unis, à leur seul profit en tant que fabricants de papier-journal.” Ainsi parlait il y a quelques heurts, à Montréal, M.Case R.Howard, président du comité bancaire du bureau de commerce canado-américain à New-York.(Voir journaux du 15 juillet.) M.Howard n'exagère pas la mise en garde.La grande forêt américaine n’existe plus que dans les endroits inaccessibles, ou dans des réserves jalousement gardées et tenuts inexploitées, — parce qu’y permettre une coupe de bois un tant soit peu intense, ce serait vouer ce qui reste debout a la ruine définitive.La forêt d’essences propres à la fabrication du papier, aux Etats-Unis, n’existera plus, bientôt.Ou ce qu’il en restera, les Américains le garderont en réserve, venant dans l’intervalle abattre à même nos forets le bois qu’ils veulent transformer en papier à journal pour leurs vides autant que volumineuses éditions.Au reste, ce mouvement est commencé depuis de* années.Combien de nos grandes fabriques de papier, tant en Ontario et au Québec qu’aux Provinces Maritimes, où il n y ait que du capital canadien ou anglais?La masse du capital-actions de cette industrie, — la seconde en importance du Canada, — appartient à un tout petit groupe d’Américains.Les grands consommateurs, ce sont les Américains.Si nos forêts ne servaient qu’à fabriquer le papier nécessaire aux journaux du Canada, de grandes étendues de notre province, présentement dénudées ou à la veille de 1 être, seraient encore la forêt vierge.Qu’avons-nous trouvé, en fait de profit net, à la laisser abattre, transporter, réduite en pâte de bois et puis en papier, par centaines de mille tonnes chaque année?Quelques millions en salaires à dés gens dont les mieux payés furent presque toujours des étrangers.Et que dire des dizaines, des centaines de millions raflés à l’épargne quotidienne, avant 1929, perdus depuis 1930, par ceux-là même qui les prêtèrent contre la garantie illusoire de titres prometteurs, tôt métamorphosés en papier dont la valeur présente est celle du mark allemand de 1923-1924?Si l’on faisant une fois la somme des millions ainsi pompés du pays, notamment des provinces de l'Ontario et du Québec, par les lanceurs de gigantesques industries de papier à journal, à Montréal ou à Toronto, l’on aurait tôt fait de constater que, en argent comme en forêts, nous avons perdu autrement plus que nous n’avons gagné.» «6 * Qui en a profité?Qui a retiré les profits de l’agiotage sur les valeurs de papier, de 192! à 1931?Qui s’est enrichi à vendre à prix fort des titres de valeur douteuse au public, en même temps que l'on rasait des millions d’acres de terres à bois canadiennes pour fournir du papier aux entrepreneurs en journaux des Etats-Unis?Un tout petit groupe de Canadiens, capitaines de haute finance, dont le métier principal fut, de 1920 à l’affaire de la Canada Pa~ ptr it Powtr, vers 1930, de fusionner ensemble deux ou trois usines d’une valeur réelle de cinq ou dix millions, de calculer arbitrairement les profits de l’avenir, de les souffler «t de vendre au public, à prix exagéré, des titres pour 40, 50 millions et davantage et de répéter l’opération cinq étaient ou les prête-noms ou les associés minoritaires, ou les tireurs des marrons du feu, moyennant leur plus ou moins grande part des marrons.Ces hommes, presque seuls, ont bénéficié de l’exploitation de nos forêts.On l’a dit, redit et répété, la masse des gens du pays, — les Canadiens français les premiers, — ont été surtout les porteurs d’eau, les bûcherons, les hommes de peine, les bêtes de somme de l’industrie.Directeurs des opérations, techniciens, comptables, employés de bureaux les mieux rémunérés ont été le plus souvent des étrangers, — venus d’outre-mer ou, pour le plus grand nombre, des Etats-Unis; l’industrie réussissant, ils en profitaient le plus; l industrie périclitant, ils ont regagné leur pays d’origine.Qui est resté devant l’usine fermée, les feux éteints, les cours à bois vides et désertes, la forêt dévastée, — ainsi dans le Saguenay et la Gaspésie?Des nôtres.Qui a perdu l’argent durement gagné et économisé?Des nôtres.L’argent distribué sous forme de profits, où est-il passé?A New-York, à Chicago, à Philadelphie, dans dix autres villes américaines, dans cinq ou dix grandes banques des Etats-Unis.Qu’en est-il resté au Canada, sauf aux mains de quatre ou cinq forbans de la finance frénétique?Ils se le sont partagé et l’ont mis en sûreté à Nassau, aux îles Bahamas, partout hors du Canada, pour qu’on ne puisse le leur reprendre.Il y a dans la fable la caverne des quarante voleurs.Chez nous, ils ont été moins nombreux et plus audacieux, ils sont devenus aussi plus riches.C’est que depuis les contes de Millt et une nuit» les méthodes d’affaires ont pris de l’ampleur, de la tournure.* ¥ * Le remède à cette exploitation néfaste de la forêt canadienne et de l'épargnant canadien?Une plus grande vigilance, — et de toutes les heures; une exploitation raison-née et sensée, par des Canadiens, pour des Canadiens; une politique de surveillance de toutes les opérations financières, de tous les lancements financiers dans cette industrie; une politique de mise en coupe réglée de nos forêts, — tant de milliers d’acres en coupe chaque année, pas plus: une politique de reboisement de longue haleine, dirigée, surveillée, orientée par des techniciens indépendants des compagnies et représentant le domaine public.Et surtout pas de passe-droits, pas de privilèges étendus, pas de législation de faveur au bénéfice de syndicats étrangers, ou formés en grande partie d’étrangers.Et partout la mise en pratique suivie, tenace, délibérée, de la politique des ressources du pays aux gens du pays, pour le bénéfice du pays, de la province, — non pas d’une coterie de boursicotiers.d’agioteurs, de spéculateurs et d'exploiteurs, d'où qu'ils viennent, quelque langue qu’ils parlent.Ils ont jadis parlé, commandé, mené, trop haut et trop longtemps.Au tour des nôtres de tenir la place, — à la condition qu'ils exploitent sagement ce qui nous reste d’un domaine public trop longtemps dilapidé, surtout de 1910 à 1930.Et que l’on prenne garde, tant à Toronto qu’à Québec, à Fredericton qu’à Halifax: le papier monte.Cela signifie que l’on va recommencer de vouloir exploiter la forêt comme avant 1929, aux pires années du trust du papier.II ne faut pas que ce soit dans les mêmes conditions dévastatrices et pour la petite bande internationale qui, jadis, ou dix fois.L écart entre la valeur réelle et la valeur souf- pji|a ic domaine public en même temps qu’elle sabota trer leur attention sur un sujet donné, et surtout à exprimer leur sentiment.Des études considéra-blés ont été publiées qui, sans les Semaines sociales, n’auraient jamais été mises en forme.Autre avantage des Semaines sociales; elles fournissent à un certain nombre d’hommes d’étude l’occasion de se rencontrer, d’échanger des idées, de débattre ensemble des projets.Elles sont par là principe d’action.Beaucoup d'initiatives heureuses sont nées de ces conversations entre cours, autant que des cours eux-mêmes.Le grand initiateur des Semaines sociales, encore qu'il s’efforce de partager ce mérite avec ses collaborateurs de U première heure, c’est le R.P.Joseph-Papin Archambault, S.J.On sera heureux de constater qu’aprés tant d’années, toujours aussi allègre apparemment, il puisse continuer de diriger l’oeuvre fondée au temps de sa laborieuse jeunesse sacerdotale.L’hebdo 100,000 soldats japonais aguerris se rendent en Chine Déclaration de M.Hull que Ton considère comme une tentative de prévenir de nouvelles hostilités entre le Japon et la Chine Les ambassadeurs de Chine à Londres et à Washington remettent des memorandums sur la crise sino-japonaise fié», qui le partageait?Ce petit groupe de Canadiens, avec un petit groupe de spéculateurs américains dont ils l'épargne privée.Georges PELLETIER L'actualité Sur le "M.-F.Thérèse" Le ciel est bas et la pluie a hâte de laver l’asphalte poussiéreux de varice, au contraire de ce iiue plusieurs pen-la ville.Dans le vieux port, activité sst jafflais perdue.Il occupe, au tant à la Chambre que dans les con- taircs.Jeux ou trois survivants du : fmqUj$mc ftage ju par|emfnt) une «ils du parti.Pendant les premières ernicr ministère Laurier sont des petjtc chambre modeste.Il y est chez années de sa carrière parlementaire, il gentilshommes accomplis, ce qui ne I ]u; entouré de ses dossiers.Il vous a surtout écouté et observé.Depuis les empechc pas d etre, encore au- ,e^0jt ja majn tfn(juîj je rtgard un 1930, il s'est imposé à l'attention hPrnrn*s dfP,rn d nne peu inquiet, le sourire accueillant.11 générale par des interventions bien fidélité a toute epreuve.De nos jours : se tjem ^ ga ^1* de travail.mais préparées et bien menées.La pre- tourné vers vous, pour vous voir de mière portait sur l'industrie des tex-face et suivre le cours de la pensée ùlcs- Il y a quelques années, M.Ben- Lucien DESBIENS Bloc-notes La "Semaine sociale* O.H.Le carnet du grincheux Titre de journal.“La n ».-‘r- r.A.du T.flirtent".Ce».Ur ,a j^iaoe eut un temps ou nous ne russe et i cela rien d'étoonent; car c’est le parlement s'honore de quelques disciples de l'ancienne école; ils sont de plus en plus rares.Depuis quelques années ta démocratie s’est incontestablement avilie.Il y a quarante ans on ne croyait pas que cela fût possible.C’est pourrant arrivé.Le peuple est roi.Par le souverain on juge du sujet.Les parlementaires, élus du peuple, n’en sont jamais sortis.Us ne peuvent pas.pour la plupart, dire comme Veuillot: “Je monte d'un tonnelier”, mais plutôt: “Je suis resté tonnelier.” C’est un grand mal.¥ ¥ ¥ M.Maxime Raymond, jeune encore — il dépasse à peine le cinquantaine — appartient à l'élite parle- dans vos yeux.Ou bien encore, histoire de se délasser ou de mieux agencer ses raisonnements, il se promène de long en large, s'arrêtant parfois pour vous écouter, s’agrippant au dossier de son fauteuil.C’est dans ces instants de causeries intimes qu’il est permis de le connaître sous son vrai jour et de percer ses sentiments, dont il ne fait jamais parade.Esprit probe, loyal, il ne commet jamais l’injustice des jugements précipités.Quand il n’est pas sûr d’un fait, il ne l’affirme point.S'il lut arrive de le mentionner, il vous dira qu’il n’a pu le contrôler, qu'il vous mentaire qui « fait un point d’hon-! ie donn* Pour ce qu il vaut.Des neur de conserver la distinction des 'I Par^tf,a f moins possible, manières et la courtoisie du langage.; avcc mte d,*cr«lon ,d* bonne com-Grand.mince, tète grisonnante, ti- paRn,e ,l ra/e dan* milieu parle- gure maigre, teint mat, regard médi- r’^î,tairî’ on J.on ’ entre‘d*cb,r* a tarif, nez droit, lèvres fines, il porte belles dents.D autres se spécialisent sur son visage aux traits habituelle' , n™*sance a P€lf*e ment fatigués, un air de parfaite Pu es cou^ssc; croient se dignité.Tout chez lui respire le haUwr ,dans Votrt e‘Vm* fn raP*' gentilhomme.Il est affable, d'abords tlMant 'cur* fîvaux- au amènes, tout en sachant garder les ,ra,r,f,' e,f.JouJ°ur* charitable.Cela distances.Son commerce est infini- empecbe pas de voir clair, de nett jugeait bon d’accroître la protection douanière dont jouissait cette industrie, sou* prétexte que cela aidait à combattre le chômage.M.Raymond prononçait, à cette occasion, un grand discours dans lequel il analysait les profits de certaines fabriques de produits textiles et les salaires honteux qu'on y payait aux ouvriers.L’enquête Turgeon devait, des années plus tard, donner raison au député de Beauharnois.Bien longtemps avant cette enquête royale, M.Raymond avait découvert les abus de l'industrie.Le fait, aujourd'hui oublié, est tout à son crédit.Une autre fois, M.Raymcnd luttait contre M.Bennett lui-même et remportait un succès signalé.On sait en quelles circonstances et dans quel esprit le gouvernement canadien a créé la Banque du Canada.Le projet de loi, longuement étudié par la commission parlementaire de la banque et du commerce, revint à la Chambre pour y recevoir l'approbation finale.Ce projet de loi spécifiait que le gouverneur de la Banque devait être j v vit v i*11 x * vav «.g ment agréable et profitable, car .1 a d«mas9uer les intentions, de dénouer; j0"*1"* Provj- C.I.O.at laide la culture, avant heaurouo étud.é le5 ,ntr,«ut* avM t"1 sens averti des tur Perm,s au gouvernement de l« salade,-'— t j- ______ mobiles humains.Il passe avec aj.! Il0mmer comme gouverneur de la sanee du rôle d'acteur à celui de spec- ! ™r' Pierre Deschênes, lui ont ex-è leur sympathie par visites, nets spirituels ou assistance runérailles.NECROLOGIE BIESONNETTE — A St-Zotlque.le 16.A SI Germaine Haynes, épouse d Eugène Blssonnette , CASTONGUAY — A St-Lazare de Vau-dreull.le 15.Mme Donat Castonguay.nee Emilie Rauzon, A 05 ans.CADIEUX — A Verdun, le 15.A 49 ans Ma.fille d’Alexandre Cadleux et de feu Mélina Pilon._ CORBEL — A Montréal, le 14, A 05 ans.Virginie Dallatre, épouse d'Alphonse Cor- ^FANIEL — A Roxton Falls, le 14, A 79 an».Nicolas Fanlel, époux de Marie Mei-ters.KEYES — A Montréal, le 10.A 42 ans.Germaine Glngras.épouse de W.-A.Keyts.LALONDE — A Montréal, le 15.A 43 ans, Mme Albert Lalonde.née Marte Lapointe.LANGLOIS— A Montréal, le 14, A 50 ans, Joseph Langlois, époux de Bernadette Girard.PILON — A Vaudreull.le 15.A 80 ans.Dr Hormlsdas Pilon, époux d'Herméllne Dénia.RILEY — A Montréal, le 14.A 31 ans, Catherine, fille de M.et Mme William Riley.ROBILLAR.D — a Ste-Anne de Bellevue, le 10.Marguerite Dubois, épouse de feu Herménégüde Roblllard SPENCE — A Montréal, le 15.Russell-David.fils de M et Mme D.-J.Spence.ST-DENIS — A Ste-Marthe.1» 15.A 00 ans.Adélard St-Denis, époux d'Albertlne Montpetlt.TIMMONS — A TétraultvlUe.le 14, A 55 •ns.Arthur Timmons, époux de Maria Dlotte.ajoute à l’expérience acquise auprès du malade, la richesse de la documentation prise dans les livres.Dans les hôpitaux, dans les universités, dans les laboratoire du monde entier, des savants étudient continuellement les moyens d’améliorer le traitement des malades; des chercheurs s’évertuent à trouver de nouveaux moyens pour alléger la souffrance et pour perfectionner l'art de guérir.Ces progrès sont consignés dans des livres, dans des traités, dans des thèses, dans les journaux, dans les revues, et c’est là que le médecin de la ville et de la campagne peut abreuver sa soif de savoir, afin que ses patients bénéficient des données les plus récentes de la science.Le docteur Langlais fut toujours à l’affût de toutes les nouvelles découvertes.Il avait un idéal et c’est cet idéal qui, à deux reprises, l’incitait à aller à Paris pour étudier.De même on le voyait dans presque tous les congrès de médecine et, en 1936, notre vieil ami se faisait un devoir de se rendre à Montréal, pour assister au congrès des médecins de langue française de l’Amérique du Nord.Ne doit-on pas rappeler que le Dr Langlais est membre du Collège Royal des Médecins du Canada?peu de médecins ruraux ont ce titre enviable.Le Dr Langlais, homme de science, est un homme de coeur: il n’a jamais refusé de répondre à un appel.Peu importait le degré de fortune de ses clients, car les pauvres avaient droit à sa sollicitude comme les gens à l’aise.Il est toujours debout au service de la souffrance, il est toujours prêt, la nuit comme le jour, à se rendre au chevet de ses malades, et, même actuellement, sans s’occuper de l’heure el de la distance, il part! Faire son devoir est devenu chez lui une seconde nature.il manque le train de St-Eloi Rappelons une anecdote authentique qui illustrera la manière de notre ami.Il sera le premier à sourire quand il se souviendra de l'incident.Un jour, il est appelé à St-Eloi.Il se rend à la gare el quand le train arrive, il s’apprête à monter, quand un passager qui en descendait lui demande un renseignement.Notre bon docteur s'arrête et cause gentiment avec son interlocuteur.Mais le train, qui n’a pas même gentillesse que notre ami, le train, qui n’a pas sa patience, lui file au nez! Ce ioiir-là, le docteur Langlais revint à la maison avec le sourire, il fit venir une voiture et s’en fut à St-Eloi! Sa réputation s’étend à plusieurs lieues à la ronde, car on connaît son dévouement et sa science.Un chanoine de ses amis, que je ne nommerai pas, disait: Le Dr Langlais est toujours aux malades ou à son bureau où s’entassent bouquins de médecine et revues médicales, à tel point qu’on ne peut s’y tourner! Le médecin de famille La science médicale contemporaine dénonce l’abus, les abus multiples, de la spécialisation à outrance et elle réclame à cor et à cri le retour au médecin de famille légendaire d’autrefois.Eh bien! ce médecin de famille légendaire, n’est-ce pas à la campagne qu’on a le plus de chance de le trouver?C'est l’homme simple et bon qui pousse la charité jusqu'au désintéressement total, que l’éloignement des grands centres force à se débrouiller dans les cas les plus difficiles; il se penche avec son coeur compatissant et sa conscience instruite par l'expérience sur la souffrance des hum-} blés comme des plus fortunés.11 a | travaillé, il travaille encore.Le grand air le conserve en bonne santé, et cette santé, il la dépense à soigner la santé plus chancelante des autres! Organisme solide et aguerri, esprit à la page, il examine son malade avec attention, il établit son diagnostic avec prudence, et il institue le traitement qui s’impose.L'histoire de la famille, il la connaît par coeur, ne connaît-il pas en effet tout le monde par son petit nom?Ce médecin de famille par excellence.dont notre premier ministre, Maurice Duplessis, demandait le retour il n’y a pas longtemps, c’est le médecin de campagne: l’homme qui fait de la médecine, de la chirurgie, de l’obstétrique, un peu de toutes les spécialités, et ce médecin de campagne, il est vaillamment et alertement représenté, illustré aujourd’hui par notre distingué confrère et concitoven, le brave et toujours jeune Dr Langlais.Sans y songer, en faisant l’éloge du médecin de campagne, j’ai fait son élo^e.(.’est en pensant à un de ces médecins, gloire de notre profession, qu’un grand écrivain français, Anatole France, écrivait: J’ai souvent regretté de ne pas avoir suivi le désir de faire ma médecine.Je ne connais rien de plus beau au monde que la vie d’un Claude Bernard, et je sais des médecins de campagne dont l’existence me fait envie par sa plénitude et sa bonté.Un sacerdoce Oui, mon cher et vénéré confrère, votre existence a été grande par sa plénitude et sa bonté.Vous avez choisi une carrière hérissée de sacrifices et vous l’avez servie superbement avec toute la générosité désirable.Pour vous, la pratique médicale est toujours un sacerdoce et vous aviez les qualités morales requises pour l’exercer.Pour vous, | la médecine était une science qu’on [ ne saurait jamais trop approfondir, c’est pourquoi pendant cinquante ans vous avez fait la navette entre le lit de vos patients et les livres et revues de votre bibliothèque! Pour vous le médecin doit être le serviteur désintéressé de l’humanité qui souffre et chaque fois que vos pas vous ont conduit chez un malade, le coeur de votre dévouement et de votre science a battu et s’est battu pour soulager ou guérir des blessés, des malades ou pour adoucir l’agonie des mourants.Cette oeuvre a été votre raison de vivre, aussi vous vous êtes tenu loin des batailles de l’existence et les charges publiques ne vous ont jamais attiré.Vous étiez trop pris par votre médecine, qui donc pourrait songer à vous en faire un reproche?Le passé En ce jour éclairé par la gloire de cinquante années magnifiquement remplies, vous pouvez jeter avec une fierté légitime un regard sur le passé.Ce passé il ressemble à un petit village de chez nous, à un petit village que vous auriez embelli par vos qualités de coeur et d'esprit.Solidement appuyé sur les vertus essentielles qui font la force de la race française: l’enthousiasme, le travail, le renoncement, l’économie, l’amour de la vie simple, le culte des lettres et des sciences, vous avez servi avec une loyauté parfaite et un dévouement héroïque.Permettez donc à vos confrères de vous dire toute l’admiration affectueuse qu’ils ont pour vous; permettez à tous vos concitovens de vous dire toute la gratitude qu’ils vous gardent pour les vies que vous avez protégées et souvent sauvées! Permettez enfin que nous citions votre bonne et fructueuse carrière de médecin de campagne comme un modèle que devrait suivre la jeunesse médicale de chez nous.Vous appartenez vraiment au groupe légendaire de ces hommes qui se sont donnés toute leur vie nu plus noble idéal qui soit au monde: se dépenser sans compter et sans jamais faillir, au service de l’humanité.L'école et la formation d'une élite Notre race est entourée en Amérique d’éléments dont elle diffère sur presque tous les points.Ces éléments, forts et nombreux, aux intérêts souvent opposés aux nôtres, témoignent presque toujours à notre endroit d’indifférence sinon d’hostilité.Ils détiennent le gros de la fortune, la plupart des grandes institutions, une large part du pouvoir et de l’influence.Pour n’être pas submergés, pour ne pas perdre pied, pour progresser malgré tous les obstacles, nous avons besoin d’une élite éclairée, aux connaissances solides, aux principes moraux excellents, d’une élite au courant des grands problèmes contemporains et des solutions à y apporter, et qui sache orienter la masse sur la route du succès.L’Ecole des Sciences sociales, économiques et politiques ne prétend pas former à elle seule de tels chefs.Mais, fondée par l’Université de Montréal, pour l’aider par une collaboration intime à préparer une élite, elle s’efforce de fournir à celle-ci les éléments des connaissances qui lui sont nécessaires.Elle a acquis des résultats appréciables et les promesses de l’avenir sont excellentes.Il s’agit qu’elle poursuive sa tâche.Elle n’a pas d’autre préoccupation.Pour y arriver il lui faut tout d’abord des élèves intelligents et travailleurs.Elle en a groupé un bon nombre chaque année, qui pour la plupart occupent maintenant des situations enviables au Canada et aux Etats-Unis.Elle va reprendre ses cours, com me d’habitude en septembre pro chain.Aux directeurs des maisons d’enseignement, aux chefs d’industries, aux membres de l’élite déjà existante, de l’aider par leur concours au recrutement des élèves parmi ceux que certaines connais sances déjà acquises, le goût du tra vail, le désir de voir briller leur race, désignent pour compléter leur culture de telle sorte qu’ils brillent plus tard au premier rang, non seulement dans notre province, mais dans le Canada tout entier.Aux jeunes gens, soucieux de parfaire leurs connaissances et de s’outiller convenablement pour les luttes de demain, qui ne manqueront pas d’être dures, de se diriger vers cette école, à leurs parents de leur donner les moyens de s’y inscrire.On s’inscrit à 1265, rue St-Denis, j nu bureau du directeur de l’Université de Montréal.Honneur bien mérité On o remarqué qu'à l'occasion du deuxième Congrès de la Langue fronçawl l'Université Laval aval* jugé bon de conférer des doctorats honoraires à plus d'une vingtaine de personnages de premier plan.Beaucoup de ces "honneurs" ont été protocolaires; il n'en pouvait être autrement, d'ailleurs, et personne ne voudra faire de réserves sur les doctorats conférés, par exemple, aux autorités louisianaises, dont la resplendissante bonne volonté et l'agissante sympathie méritaient une éclatante récompense.Le geste des autorités universitaires était donc tout indiqué, et on ne peut que s'incliner devant ce palmarès de choix.Nous voudrions cependant souligner plus particulièrement les honneurs décernés à deux bons ouvriers du journalisme d'expression française, deux hommes de mérite exceptionnel: le Dr Jules Dorion, directeur de ("Action Catholique" depuis 1907, et M.Orner Héroux, rédacteur en chef au "Devoir" depuis 1910.Il serait indécent de vouloir esquisser un "parallèle" à l'ancienne mode classique, où seraient évoquées les qualités particulières à chacun des nouveaux "docteurs ès lettres".Qu'il suffise de rappeler l'admirable constance de leur effet, la pondération de leur jugement, qui n'exclut pas l'énergie occasionnelle des appréciations, et, surtout, l'influence heureuse de l'action de ces travailleurs magnifiques, honneur et modèles de la profession.Journalistes dont l'indépendance est incontestée, MM.Dorion et Héroux ont donné leur longue carrière à la défense des plus nobles causes, à la défense des droits de la religion et du patriotisme au Canada français, sans osten-hïTr-* ciais plutôt avec une modestie qui n'avait pas permis de discerner la haute valeur de leur exemple.L'Université Laval a "remis les choses au point".Nous lui en présentons nos respectueuses félicitations, comme nous joignons nos compliments aux éloges déjà reçus par les deux "docteurs".(Le "Saint-Laurent",) 15 juillet 1937.Le cabinet Hodza démissionne Prague, 17 (S.P.C.).— Le cabinet Hodza a démissionné il y a quelques heures, par suite de difficultés entre le groupe agraire et le ministre des Finances Kalfus, au su- | jet de la réglementation des prix des grains.Ce cabinet avait été formé le 3 juin 1935.Portraits Politiquff (suite de la premièe page) Enfin, pendant U session dt 1937.le député de Beauhamoia se fit remarquer par son attitude contre la politique du réarmement.M.Raymond est libéral.Sa famille a de puissantes attaches au parti.Le député de Beaubarnois a de la fortune.Il ne quête pas de faveurc personnelle».Il dit donc ce qu’il veut sans qu’on puisse lui attribuer des motifs bas et intéressés.Son discours contre la politique militaire du ministère King eut dès échos prolongés et créa une profonde impression.Comme on était incapable de miner la réputation de ce révolté dans l’opinion des autres députés en faisant circuler sur son compte des rumeurs malicieuses, il fallut bien répondre tant bien que mal à ses argumenu.M.Raymond interrogea longuenynt le ministère de la Défense nationale et il eut le cran de déclarer par la suite que les réponses du ministre ne l’avaient pas convaincu.Il soutint une belle lutte, nuancée, prudente, polie.Il vota contre le ministère plusieurs fois.Un soir de février il dut même quitter sa chambre d’hôtel, où le médecin l’avait confiné depuis plusieurs jours, s’envelopper dans une pelisse de fourrure et se rendre en toute hâte aux Communes, où l’on avait repris l’étude des crédits militaires.Ce soir-là aussi il vota contre le gouvernement.V « ¥ Tel est l'homme de caractère et de conviction qu’est le député de Beaubarnois.Il a toutes les qualités d’un ministre qui eût fait honneur à ses compatriotes et à son parti.Aujourd’hui sa santé laisse quelque peu à désirer.Mais on le verrait très bien à la Chambre Haute, où.dans un avenir peut-être rapproché, il pourrait tenir un rôle de premier plan.Avocat, curieux des problèmes sociaux et économiques, il y rendrait des services appréciables.Assez attaché à son parti pour respecter la hiérarchie et la discipline, assez libre de pensée pour s’élever au-dessus du parti quand des principes d’ordre supérieur sont en jeu, ayant conservé de sa jeunesse nationaliste un patriotisme sain et éclairé, M.Maxime Raymond reste un homme politique de bel avenir.Un patti, s’il ignore les compétences qu’il a dans ses rangs, se condamne lui-même à l’inévitable médiocrité.comité qui étudiera spécialement ce projet.vhuile de marsouin que l’on importe présentement pour les travaux d’horlogerie coûte entre cinq et huit dollars le gallon, nous dit-on.Un expert traiterait chimiquement l’huile de marsouin de la province de Québec, qui serait ensuite utilisée."L'art d'aimer ses enfants* Fête patronale de la paroisse Notre-Dame du Mont-Carmel fa La fête patronale de la paroisse sera célébrée avec éclat dimanche le 18 juillet prochain.La grand’-messe aura lieu à 10 heures et le sermon de circonstance sera donné par M.le curé B.Maltempi.La chorale de la paroisse Saint-Pierre-Apôtre prête gracieusement son concours et l’orgue sera tenue par Mlle Pauline Phaneuf.Dans l’après-midi à 4 heures une irocession défilera par les rues de a paroisse et la célébration terminée, les paroissiens ainsi que les amis de la colonie italienne seront invités à l’ouverture d’une kerm'es-se au bénéfice des oeuvres paroissiales.Cette organisation est sons les auspices des membres du cercle catholique San-Pélégrino-Lazio-sx, qui se sont dépensés pour faire de cette kermesse un succès sans précédent.Des kiosques d’une grande originalité charmeront les spectateurs.Cette kermesse se continuera jusqu’au 31 juillet et l’entrée est située au no 1205 rue Saint-André.PAR VERINE Volume de 320 pagea.Au comptoir ou par la poste .90s.Table des matières: Les aimer sans contrainte et pour soi.Les aimer avec raison et pour eux.S’éduquer pouf savoir aimer.Les dix commandements des parents: Nous serons des éveilleurs d’âmes, Nous serons des entraîneurs d’efforts, Nous serons polis, Nous serons calmes.Nous serons intelligents, Nous serons compréhensifs et bons, Nous serons justes, Nous dirons toujours la vérité.Nous serons indissolublement yiüa.Nous prêêcherons d’exemple.L’éducation de la bonté.L’éducation du sens sociaL Collaboration familiale.Collaboration entre parents «t maîtres.Collaboration du médecin et du prêtre.Mauvais Jours.L’amour est un don.SERVICE DE LIBRAIRIE DÜ DEVOIR, 430 Notre-Dame est, Montréal, HOTEL QUEEN MART (DAUsrd THEO RET, prep.) 3774, Ch.Reine-Marie - Montréal Etant voisin d>i l’Or* ère St-JoaepK les pèlerins ont tout aven tags S y dee-«endre.Tsrlls raisonnables.L'huile de marsouin et les horloges Québec, 17 (D.N.C.).— L’huile de marsouin de la province de Québec sera peut-être utilisée avant longtemps dans l’horlogerie.L’Association des Horlogers a formé un TENTES LOUER pour tombolas, kermesses, fêtes en plein air, excursions, etc.Toutes les sortes, toutes les dimensions, jusqu’aux grande» tentes marquises 65* x 195’.Bas prix, service rapide, livraison immédiate.Donnez votre commande d’avance.Venez à notre magasin, écrivez ou appelez HArbour 9201 Cie JAUVENTSdesIi A iyi j a iinc 24 Rue St-ftwl Est.MOHTRlAL IVIAKU lANUjifc* A Mac Gregor demandez-si c'est fait de papier Mac Gregor Paper 8agCo.Inc.451, rue St-Sulpice LAncaster 2274-5 MONTREAL .i.VIENT DF PARAITRB: fél.WEUington 1145 gltge SocUI: 2630 NOTRE-DAME OUEST La Compatnls d’Assurance Funéraire HEGEL GGGEGIE, LIMITEE Incorporée par Lettres Patentes de la Province de Québec au capital de S150.000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi des aasurances, sanctionnée par le Parlement de ^lébea le 22 décembre 1910.Dépôt de 125,000.00 au Gouvernement — Salons mortuaires A la disposition du publia SERVICE JOUR ET NUIT.GEO.VANDELAC* «aswftwswsîes! Fondée en ISM Directeurs de funérailles Limitée SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE 120 rue Rachel 1st.Montréal Tél.BEIair 1717 "L'action religieuse de Ferdinand Brunetière" par J VAN DER LUQT Docteur é» lettre* Profeaseur au Petit Séminaire 'Hageveld*’, Heemstede (Pays-Boe) , (1895-1900) Un vol.ln-8 de 242 pages.L’auteur de ce livre a pu utiliser toute la correspondance adressée à Brunetière par les évêque* de France, se* amie et see principaux collaborateure de la Revue de* Deux Monde*.MM Paul Thureau-Dangln.Oeorgea Ooyau.Francis Charmes.Charles Benoist.Camille Bellnlgue et.d’autres les détails que ces lettres révélent ont été mis dans le cadre des coûtants d'idées et des 1 événements politico-religieux de cette épo- i que mouvementée de l'Egltae de France.L’ouvrage fait connaître l’Influence, jus-qu'tol Ignorée, que Brunetière a eue *ur les années oti a commencé le renouveau catholique.Il Inspire mainte réflexion utile *u sujet de la situation actuelle du catholicisme en Franco.Un volume de 242 pages, en vente au Service de Librairie du "Devoir au prix: 4e SIJ» franco.CHOIX DE 4 VOYAGES EN AVEC TRAVERSEE OCEANIQUE A.BORD DU Tour A - 23 Jours - $244.EUROPE AU DEPART DE QUEBEC LE 1er SEPTEMBRE TOURNEES EUROPEENNES SOUS LA DIRECTION PERSONNELLE ___________________DE M.FRANÇOIS HONE Excursion rapide à prix populaires — Hôtels de famille — Londres, Bruxelles, Paris (6 jours) — Retour par T'Empress of Britain" Tour B - 29 jours - $330, Court circuit avec programme de choix — Londres, Ostende, Bourges, Bruxelles, Paris (9 jours) — Retour par le "Montrose".(Voir itinéraire ci-dessous) STtNDEr BRUGES BRUXELLES °*'1 —TT-***’- PARIS ^uANT,qu& LUGANO tacs ITALIENS MILAN v-it ».fl LOURDES LORENCfr w' corise V, MM rom O _ j T “« 7.00 Ma***«* of tareot N*m n*»s «ffeigen* 1* (entrer Ici «nr * acéniri*.la réalisation et rint*rpréta> tien é*s films d*s Indications gui pormot-t«nt d* •• reconnaître i tr*v*r* l ibon-éant* greéoctren des »t«él*s é« Franc*, é*s Itats-Unls *t d'Angleterre, *t d* faciliter I* ch*ln d'on pragramm* qui répétés ikk goéts d* chacun.N**» r.J tonen* *««wn compte dont «•?te •*l*nn* d«* réclom*» d*» «apioi-tent» du «Indnrei tou» ire» rcn«*lgn«-mant» sent emprunté» ou* '**t«o* la» •lu» futerlido».It «*tto avroRtguo no P»-ratt pu* peur (’Information d* no* I**-teor».Ill* n* contient aucun* annonce payante, eu dégultéo tous ouelou* form* gu* a* eoit.N**t n-¦**»!* po *r* OUvofr adopte) la* ««tâtions morale» do la 'X*ntr»l« C»theltqu* du Clndma” *t d» I* ‘‘Légion of D*«*n«y” p reo gu'eTTet n* tiennent nituralUmenf p*» compta des condittent particulière» au Québec notamment i'*bi*nc* d«» enfant*, at lé travail d* lé rensure provlnalilt.Noui nou» *n ln«-plreron» ««pendant, «onformément aux directive» de raneyelioue “Vlgllantl cure”, peur (Ignater, d’una part, la» film» h»ut»m«nf r«comm»ndabl»i al, d’autre part, c»ux oui anî»llant das tJsary*» aé-rlauiet ou gui «ont nettemtnt cond»m-nibla»’.Il oit entendu qu» le» autrer film» sont yccaptabla» pour das a»prlt» ivarth.Premières "Capltor A DAY AT TH* R.WES — Comêdl» bouffonne qui v» JusquA 1» vulgarité Une sérié dé méorlse* et 6» "gags qui transporte le «peeteteur d’un sanatorium à une piste de course et de la plate d» course au sanatorium A la suite d’un vétérinaire qui pose au médecin Production Metro-Goldwyn-Mayer.réalisation de Sam Wood.Interprètes: le* frère» Marx, Groueho, Chlco et Harpo, Allan Jone» Maureen O’Sullivan Pour adultes THE THIRTEENTH CHAIR — Roman policier où le flair s'avère plu» efficace ; que le spiritisme.Interprète» Dame May ( Whltty.Madge Evan», Lewis Stone.Pour adulte»."Cinéma da Parla" CBIAR.— Film de Marcel Pagnol.Interprétée; Ralmu.Orane Demaal».Charpin, Pierre Freenay.A! Ida Rouf le."La trilogie marseillais» de Marcel Pagnol s’acnevu sur une bande d'un développement extrême (ft h.4ô d» orojec-tlon) dans lequel.» noua assistons A 1a mort d» PAnltse et au retour de Marius A Fanny.Cette final» eet l'Illustration fl* oette parole évangélique "La vérité délivra ".Dan» la» complication* famllU- "Granodo" CALL IT A DAT — Comédie fantaisiste: tou* le* membre» d’une tsmllle, le pér», la mère.le fils et 1e* deux filles deviennent soudainement amoureux A l'approche du printemps Dialogue brillant.Production Warner, réalisation d'Arr.hle Mayo.Interprètes Fried» Inescourt.Roland Young, Alice Brady, Ian Hunter.Olivia de Havll-land.Bonita Granville, Peter Wlllea.Anita Louise.Pour adulte»."Imparkil" A STAR 18 BORN — Dreme qui raconte l'eacenilon d'une vedette du cinéma A Hollywood Remarquable film en couleurs dû au réalUAteur Davld-O aelznlck.Interprètes Janet Gavnor.Frederic March.Adolphe Menjou.Il faut déplorer qu'un ¦ulcld» vienne gAter J’Intrigue.Pour adultes."Lavol" GREEN MORT — Drame: un médecin sa charge de le reeponsablUtê da la mort d'un panent qui est dù A la négligence de eon protecteur, et encourt la haine de la fille do la victime.Adaptation du roman de Llcyd Douglae- Interprête: Errol Flynn.Anita Louue.Margaret Lindsay, •lr Cedric Hardwick*.Production Warner.Pour adulte» SINNER TAKE ALL — Drame.Interprètes; Bruce Cabot.Memret Lindsay."Lord-Niljon" MEN ARE NOT GOD8 — Le vieux thème d» l’éternel triangle, mai» tout finit par s'arranger et le dénouement est correct Interprète»: Miriam Hopkln», Gertrude Lawrence E.-A, Matthewa IT’S LOVE AGAIN — Comédie fantaisiste.Production Oaumont-BrUlRh, réallaa-t on de Victor fiavlll».Vedette! Jeaale Matthews.Mahonneuva" Même programme que le "Chateau'*, "Soyillgr THE BLACK LEGION y- Drame réaliste qui expose tes méfait» des sociétés secrètes terroriste».Réalisation d'Arehla Mayo, production Warner Interprète#: Humphrey Bogart, Erin O’Brien Moore, Dick Foran.Ann Sherldin.Henry Brandon.MELODY FOR TWO — Comédie musicale, production.Warner.Interprète»: Ja-mea Melton.Patricia Ellla.Pour tous."Snowdon" WINTERSET.— Adaptation cinématographique de la pièce de Maxwell Anderson.qui a valu A aon auteur le prix Pulitzer.Une oeuvre d'un sombre réalisme qui se déroule dans les quartiers pvuvres de New-York.A l’approche de l'hiver, et qui constitue une sorte de réquisitoire contre les erreur» Judiciaire» Interprètes: Burgess Meredith.Margo.Eduardo Ôlanel-11, Paul Gullfoyle, Maurice MoecovHch.Pour adulte».HEAD OVER HEELS IN LOVE — Comédie musicale de facture originale, mettant en vedette 1 actrice anglaise Jessie M-tthews.Production Qaumont-Britlsh.réalisation de Sonnle Haie, mari de Jeesl» Matthews.Interprétée: Rommey Brent, Whitney Bourne, Paul Levasse."Stella" NIGHT WAITRESS — Roman qui étudie la vie dans les bas-fonds d’une ville maritime.Interprète»: Margot Grahame, Gordon Jones Pour adultes.RACING LADY — Comme le titre Tln-dlque.c’est la vje des nabltués de p.stes de course qui a fourni la matière du acé-narlo.Interprètes: Ana Dvorak, Smith Bellew, Harry Carey."Strond" NIGHT OF MYSTERY — Film policier, adaptation cinématographique du roman de 8.-8.Van Dine, "The Green Murder Cae«" Interprètes.Grant Richards, Helen Burgesa, Roscoe Karns.Pour tous.THE PRINCE AND THE PAUPER — Voir ' Fr&nala".• "Syitera" HISTORY IS MADE AT NIGHT — Comédie et drame A la fols: C'est une fol» de plus l'éternel triangle que l'on reprend avec le mart Jaloux, la grande dame et le maître d’hôtel evmpathlque.Interprètes: Charles Boyer.Jean Arthur.Léo Carlllo.Colin Clive Pour Isa adultes qui devront cependant ae défendre de l'Impression qui se dégmg» du film et qui tend A Justifier un amour coupable "Yardun-Polac*" WAIKIKI WEDDING — Voir "Rose- mount".* "Wo* (mount" Même programmé que le ''Plaza”."Mount-Royol" OUTCAST — l’histoire d’un médecin en butte aux persécutions d» la famille d’un patient décédé Interprètes: Warren William.Karen Morley.Lewl» Stone.Production Paramount.TIME OUT FOR ROMANCE — Comédie: lea aventure* d une héritière qui trouve un mari en fuyant celui que ae mère voulait lui Imposer Interprète»: Claire Trevor.Mlchae! Whalen Pour tou»."Talitha" ___ • Par Philippe CUSSON 'Tne fiction délicieuse”, dit le Chanoine Chartier, “une fantaisie vraisemblable et magistralement ¦gencfe”.Dans cette nouvelle évangélique, l’auteur suppose que la fille de Jal-re.ressuscitée par Notre-Seigneur, au commandement de "Talitha, tjoumi Jeune fille, lève-toi" garde par la suite, comme nom, ce mot magique du Maître; Talitha.hile rencontre le fils de la veuve de Nairn; ils se racontent leur his-; toire.s’aiment et., L’auteur a obtenu de l’Archevê-! che de Montréal le “Nihil obstnt” 'et ‘'l’Imprimatur’’.Le Chanoine ii.hartier, vice-recteur de l’Univer-| sité de Montréal, a écrit la préface i du livre, qui est vraiment une oeu-! vre d’apologétique où sont ench&s-I sées les plus belles pages de l’Evangile.Inutile donc dYajouter que ce sera un excellent livre de récompense pour toute la Jeunesse étudiante.Elégante plaquette de 95 pages, 25 sous au comptoir, 30c par la poste Service de librairie du Devoir, 430, Notre-Dame est Montréal I à la RADIO JEAN MARTINEAU Ecouta» dimanche *oh< 18 JulHeL de T h.I 7 h, aux botte» CRCM et CRCK.IS n 22” CJrr4f — chacun* .29 Spécial des Ventes de Juillet lundi 3-29 Linge de meuon.eu deuxième.EATON • C MOMTHVA4 Faits et glanes LE COLLIER DE MARIE-ANTOINETTE Le célèbre collier de Marie-Antoinette composé de vingt-neuf gros diamants mis aux enchères il y a quelques jours à Londres par von propriétaire actuel, l’archiduchesse Blanche d’Autriche, a été acheté pour 15,000 livres sterling par le maharajah de Darbhanga.(Vest un collier de 43 diamants, dont la rivière est composée de 30 chatons et agrémentée de 13 gouttes.Il repose dans un étui de maroquin rouge marrjué aux armes de France et aux initiales de Marie-Antoinette.Le collier est accompagné d'un certifical donnant les noms des différentes personnes qui l’ont eu en leur possession depuis la malheureuse reine de France.Et la merveille retourne aux pays de Golconde.Maux d.Têie Toujours soulagés .par ANTALGINE* Bureau de placement gratuit L’Association professionnelle des Employées de bureau prie Messieurs les professionnels, courtiers, marchands, gérants de maisons d'affaires, etc., de vouloir bien s’adresser à son Bureau de Placement, 853 -est, rue Sherbrooke, tél.Fr.2665, de !0h.à midi, le matin, et de 2h.à 5h.l’après-midi, pour les services de sténo-dactylographes bilingues, caissières, téléphonistes, comptables compétents et très recommandables.i* Mire ofvoit foiunim it uinacis MYSTOMYSTOMYSTOMYSTOWVSTOWYSTOMVSTO YSTOMrST Omyct> _ , -«MYSTOMYSTOM STOMYSTOM' TOMYSTO' OMYSTC MYST1- roMYSTOMY ’VSTOMYS X5MYST «YSTO TOM 'MY OIT*" OMYSTOV.mystomysk ysîomystomys pO toi ¦OM COM Y orowYS .STOMYST «tie adaptation a été le tendu se solidariser avec des cri- ,i uit ^ rcfie\ion.prenant appui minets sur lesquels doit s’nbattr®- y,,,.ep!,.u,fs de polvgone et les eu même temps que la sévérité dr i .nju,lKneyellU (|es manoeuvres.i>< civile la rigueur plus 8™"’! Mais T-ela Ilt.sUffd pas.Nous avons te de la loi morale, et dont ' PHs a nos dépens, que les réali- rrment est d autant plus grave 'ni 11 ! ysr(lll OOIllbnt mettent en défaut les margnent des pertes, 'es concept ton» de l'esprit.peut, pour des consciences trom i nées, ieter le discrédit sur i’Egli- ; , iu •-e?Non seulement dans le Its j ! h "L'f' irihmme ^neut-elîe déjà ¦ ours du cardinal Mundelein nas , S’f.f.Jor er d'utiles observations?une allusion n est faite a une soli- ¦,K” ‘"P ‘ V " “ .interes- dftrilc impossible avec le f ?de dis i ngucr entre les mais U, ^ ,hi**n , (ri c’pês Kenéraux visant l’action fonde des inéulPahon* n est \ au * £ ^ différentes armes et cun moment effleurée.11 faut avoir .:,„,.tnrieU mm ’n ces pagés avec des yeux d’aveu- ;règles »1 à servir «le volontaire pour n’s avoir : chHmme ^ ai, nremiers ^ ^ vu ce qui s’y trouve vraiment et En t* .*• des premie .•miquemc tuée non il faut pla- qu se m.' 1 indignât i or orovô < "er ’« puissance du feu moderne qui i nas par les Inculpations domine la technique du combat.1V - Tels sont les principes essentiels que posent nos règlements sur le combat.Or.tout ce que Ton sait actuellement des opérations d'Espagne confirme pleinement la justesse de ces principes.L'échec devant Madrid parait imputable à l'insuffisance des moyens ne l’attaque en face d’une défense cramponnée au terrain.Les succès de Malaga e* de Bilbao sont dus.au contraire, à la supériorité* des movens mis en oeuvre et à l'action jucüeieusement combinée des différentes armes.Pour ce qui est du mode d’emploi du materiel, la question est particulièrement importante pour les chars et l'aviation.Le char a deux adversaires immédiats: l’obstacle, naturel ou artificiel, qui le ralentit ou l’arrête, et l’engin anti-char, qui le saisit ainsi immobilisé.11 a été reconnu que jes chars légers, plus rapides mais insuffisamment armés et protégés, étaient nettement inférieurs aux chars moyens et lourds.Tl y a là un enseignement intéressant à retenir.Quant à l’aviation, en Espagne comme en Ethiopie, elle tend à De l'Eclair de Montpellier, France, numéro du 21 juin: L’éditorial anonyme de L'Eclair disait avant-hier, ici-même: “Saurons-nous jamais ce qui lui fut le plus amer des lâchetés des uns, ou des ressentiments des autres?” Répondons hardiment: “Ce qui fut le plus amer à Gaston Doumergue, ce fut d’avoir à trembler, sinon pour l’existence elle-même, du ^ moins pour la grandeur de notre France".Et tout le reste était pour lui, littérature commerciale ou électorale.Un de ses amis nimois lui écrivait il yr a un peu plus d’un an: "Faut-il que je vous expédie une sculpture sur bois où vous êtes représenté horriblement triste?Quoi, pas la moindre ébauche de sourire sur les lèvres de notre président?— Il y a beau temps qu’il est parti mon pauvre sourire”.Rien ne peut rendre la sereine indifférence avec laquelle il s’exprimait sur ce morceau de bois sculpté, symbole de sa gloire, à ce moment pâlissante.Mais dès que les intérêts supérieurs de.la France étaient en cause, il se redressait dans un fier élan de patriotisme.“-—Je ne cesse de dire à tous et partout quels dangers menacent la France; ils ne m’écoutent pas.Dites-ie-leur.Vous, peut-être, vous en croira-t-on.” A-t-on le droit de parler Ici de ses préoccupations personnelles, même aux jours sombres de sa défaite?vNon.Trop tard, il fut appelé; trop tôt, il fut trahi; trop tard encore, il fut secouru.L’échec dont ont voudrait lui faire porter la responsabilité, il n’eut pas le temps de s’en émouvoir, mais quelques années plus tard, c’est-à-dire hier, son coeur fut brisé de douleur, j Dans les bulletins médicaux, cela s’appelle une crise cardiaque.Il est une autre question de psychologie prodigieusement intéressante que Français et Etrangers vont discuter, à loisir, sans trop se soucier des harangues officielles ou des articles nécrologiques.Je veux parler de ce qu’on a appelé, un peu vite, la conversion de M.Doumergue.Il faudrait ne pas aborder un sujet aussi délicat.Mais le moyen d’imposer silence à la pieuse curiosité de ces Dames?Ce qu’on se contente d’affirmer pour le moment, c’est que l'ancien collaborateur d’Emile Combes en était venu à professer pour le ca- lie fasciste d’avoir une aviation de premier ordre et une marine de guerre capable de tenir plus qu’honorablement son rang dans une guerre navale; le point discuté est la valeur de son armée de terre.Si le Gouvernement italien a voulu donner une haute idée de celle-ci au maréchal von Blomberg, il a certainement eu tort de lui offrir comme première vision celle d’une centuri?de la milice, équipée de la façon la plus disparate qui soit et dont l’allure a dû faire assez étrange impression sur un militaire prussien.On aurait toutefois tort d* trop insister sur cette première fausse note.Plue p*eut-être que dans aucune autre armée, la différenciation est extrême en Italie, L’effort militaire du fascisme a porté sur la sélection de corps d’élite chargés de la guerre offensive, extrêmement rapide et manoeuvrière, qui devrait entraîner une prompte décision par la suprise et la désorganisation du dispositif ennemi.La question n’est pas de savoir ce que vaut la masse de huit millions d’hommes q^i l'Ita-lie peut théoriquement appeler sous les armes, mais ce que valent les troupes de “choc” et de manoeuvre, le matériel et les engins mis à leur disposition.Or, sans prendre pour argent comptant les apologies officielles ou officieuses, il n’est pas contestable que l’Italie a fait des progrès fort appréciables.Le temps n’est plus où sa carence en artillerie lourde pouvait être tournée en dérision; les services techniques travaillent, un peu trop fébrilement peut-être, mais sans relâche, et les usines de fabrications de guerre marchent à plein rendement, rendement accéléré même depuis quelques mois.Le “moral” a également été haussé de plusieurs crans; TEtat-Major et la Direction politique ont fait leurs preuves durant la campagne d’Afrique Orientale.if, y.x La question (font le maréchal de Blomberg est venu chercher la réponse à Rome esl, après tout, une question de plus ou de moins.L’armée italienne peut être inférieure à certaines autres elle peut néanmoins être capable d’assurer la mission qui lui serait éventuellement confiée dans une guerre aux côtés de l’Allemagne: fixer une partie de l'armée française sur les Alpes et opérer des coups de main meuririers sur notre littoral méditerranéen de Province ou d’Afri-_ que et sur nos voies de communications.On ne saurait oublier, par ailleurs, que la position statégique de l’Italie s’est grandement améliorée depuis le Pacte de Belgrade.La menace yougoslave est neutralisée; en tout cas, une Intervention immédiate, automatique des Serbes sur la frontière du Carso ne parait pas à redouter, et cette sécurité momentanée permettrait de porter sur les Alpes tout l’effort terrestre, alors que l’escadre de l’Adriatique serait, de son côté, libre de se concentrer dans la mer Tyrrhénienne ou Egée.L'impression du maréchal von Blomberg ne semble, en fait, pas avoir été aussi défavorable que d’aucuns se plaisaient à le croire.Elle aurait même été assez bonne.D’autres facteurs peuvent, sans doute, s’opposer à l’entrée en guerre de Tltalie._ Le premier — et celui sur lequel se repose l’optimisme de nos officiels est la gêne financière et le manque de matières premières.Il ne nous parait pas absolument décisif.Personne ne sait, d’abord, quelles sont les réserves d’or réelles dont dispose le Gouvernement italien et nous pourrions promettre, sans grand risque, plusieurs billets de mille à l’informateur qui nous apporterait.sur ce point, un renseignement sûr.Les ressources en matières premières — métaux, combustibles, textiles — sont également mal connues.Nous constatons que les auto- MAISONS D’ENSEIGNEMENT Pensionnat deSaint*Lambert dirigé par (et Soeurs des SS.Noms de Jésus et de Maria Construction moderns et spacieuse, à l’épreuve du feu, agréablement située sur le bord du fleuve.INSIICNIMENT BILINGUE Cours Lettres-Sciences affilié à l'Université de Montréal.Cours primaire: Préparation au diplôme d’enseignement de la proMnee de Québec.Sections: commerciele, ménagère, artistique.Culture physique — Diction.ECOLE MENAGERE REGIONALE: préparation au diplôme d’enseignement.JARDIN DE L’ENFANCE: préparation au cours classique.Bistrée le 7 septembre.Conditions faciles.Prospectes sur demande.COUVENT DE L’EPIPHANIE Dirigé par les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie.COMMUNICATIONg FACILES: CAN.PACIFIQUE — CAN.NATIONAL — AUTOBUS RENTREE: LE MARDI T SEPTEMBRE.Cours complet de langue française Cours commercial bilingue.Conversation anglaise, piano.Préparation aux diplômes de musique accordée par l’Institut.Chant.Diction.Culture physique.Sheelgne-ment ménager.Tissage.Jardin de l'Enfance pour garçons pensionnaires de 5 à Prér—’ - - - - .12 ans.éparstlon su cours classique.Terrain de Jeu.mouvemtnt serait, sans doute, plus difficile à susciter aujourd’hui, mais il reste fort possible dans des circonstances exceptionnelles.* * ¥ Faut-Il donner une conclusion à ces quelques réflexions?Pour autant que la chose est ma- ; laisée à déterminer, il semble que j l'Italie est en état de mener une guerre de courte durée, extrême- ! ment énergique, une sorte de coup de main à objectif limité.Il semble i également que la nation suivrait, | sinon sur le premier moment, du moins rapidement, si elle se rendait compte qu'elle est menacée d’un danger réel contre sa liberté ou sa puissance, ou bafouée dans son amour-propre, ou bien si un succès rapide lui faisait apparaître la possibilité d’un profit immédiat et tangible.Il reste à savoir si le Gouverne-1 ment entrevoit l’éventualité d’une telle opération et s’il est disposé à la tepter.Pensi nnat, et École Ménagère Régionale MONTEBELLO SS.Grises de la Croix Affiliation i l’Université de Montréal — Cours Lettres — Sciences, Piano, Peinture, Diction française, Art culinaire, Coutuns, Tissage •— Dactylographie et Sténographie.Entrée: Mercredi, 1er septembre.PROSPECTUS SUR DEMANDE Collège Commercial EXCELSIOR Pour Jeunes filles cours bilingues complets aux élèves des deux langue» Attention Individuelle constante.Références strictement exigées.HA.4838 - 1074, St-Hubert Faites faire votre généalogie par JOSEPH DROUIN Continuateur du dictionnaire Tanguay Avocat et Généalogiste 540, RUE KELLY EST, MONTREAL Membre de la Société historique de Montréal Téléphone: DUpont 5123 r VINGT ANS DE RECHERCHES PATIENTES.IMMENSE DOCUMENTATION METHODIQUEMENT ACCUMULEE.— GENEALOGIE COMPLETE DE TOUTE FAMILLE CANADIENNE-FRANÇAISE.FRANCO-AMERICAINE.DE 1608 A NOS jOURS.ECRIVEZ-NOUS POUR RENSEIGNEMENTS tholicisme des sentiments de vé-., m , .- nération aussi nets et absolus que i T1 , soiV pn IP!111 f*e ramasser tout profonds.Pour le catholicisme, qu’il , f,,r disponible vieille ferrail-regardait désormais comme la gran-j e’ grilles de 'er des parcs publics, de et presque l'unique force de la I ?.: bien malin qui pourrait France, il était prêt à tous les sa- ‘airp 'p compte de ce que cela re-rrifires, même les plus héroïques.Présente.Par ailleurs, des négocia-Le nom de Dieu se présentait sou-1 '1ons s.ont en cours autour de cer-vent sous sa plume; en parlant de; pins 8,sements de pétrole de la mer deux prêtres catholiques, il aimait | KoJ!.18f- jà dire ce sont deux saints! Il ache- ,, ^UI Pc* a^V.r.er’ en^'n> die ITta vait ses lettres par cette formule: “Je crois fermement comme vous, mon cher ami, que Dieu sauvera la France.” Pourquoi ne nommerais-je pas deux de ces prêtres?Ils portaient tous deux le même nom: ils s’appelaient Verdier.L’un est devenu ar-chequèque de Paris et cardinal.L’autre, originaire de Lunel, était lie, comme l’Allemagne, ne bénéficierait pas de certaines complicités proches ou lointaines?M.Mussolini y a fait allusion dans son discours au Conseil des Corporations et il n a pas l’habitude de parler à la légère.* * * Un facteur plus sérieux nous parait être l'état de l’opinion publique.Non que le mécontentement !lo*m»éP*ntint\f.nrmillme^ «rd-éba! i f!' Suzette Roy: grand prix d’hon- H.^vL^n Permettre ' co- ncur d’art dramatique offert par M.Cut!0n du ?a?te Programme de re- tinrtion: Thérèse Blais; certificats avec distinction: Rita Saint-Laurent et Gilberte Niederer.Certificat avec satisfaction: Thérèse Gau-dreault.Cours supérieur de dictée musicale: armement britannique.Si vous voyagez.solfège et etc.Choses de Chine La vallée des tombeaux Pékin est vraiment remarquable par ses tombeaux.J’ai visité ces jours-ci ceux de la dynastie des Ming, placés au fond d’une vallée solitaire, el célèbres par la grandeur et la magnificence vraiment surprenantes qu’on y a déployées.Rien de beau et de grandiose comme ces superbes mausolées, qui couvrent les cendres de tant de mo nnrques.A 12 ou 15 lieues au nord de Pé- I grandioses et si variées, que chacun .d’eux, en particulier, pourrait être j considéré comme un vaste et splendide palais.Ce sont partout des cours, des galeries, des clochetons j multipliés à l’infini et dont Tas-semblable disposé avec goût, pré-ce lieu son caractère lugubre et sente Ta.spect le plus curieux et le sauvage, le génie chinois a su y déposer un cachet de grandeur qui témoigne de son profond respect pour les morts, et en partirulier pour les souverains qui ont été les chefs de la nation.Longtemps avant plus pittoresque.De nombreux ruisseaux avec leurs ponts et leurs gracieux contours, se jouent au milieu de ces vastes terrains, sans doute pour la beauté d’abord, et pour recevoir les eaux qui coulent d’entrer dans la vallée, vous voyez!en abondance des montagnes; mais de beaux ponts en marbre'blanc, dans ces cours d’eau multipliés à de magnifiques portails qui sont dessein, dans ces arcades et ces comme autant d’arcs de triomphe, ; ponts suspendus, n’aurrait-on pas cl qui semblent conduire à quelque voulu aussi représenter une» image kin se trouve donc la belle et inté- j lieu sacré et devenu l’objet de la vé- ; du temps à l’éternité?Quoi qu’il en ressante vallée, choisie par la dynastie des Ming pour servir de sépulture à la dépouille sacrée de ses rois.Elle a environ 2 lieues de long sur un quart de lieue de large.On trouverait difficilement ailleurs un endroit plus triste.Les montagnes à pic qui l’environnent, l’enferment comme d’un mur infranchissable, et y conservent un silence et un air de solitude qui n’est troublée ni par la voix c travail humain.A peine si, par-ci nération des mortels.soit, sous quelque rapport qu’on Plus loin commence une longue envisa*e ces beaux et gigantesques avenue de statues colossales d’un ! ouvrages, on ne peut s empêcher seul bloc de pierre, rangées de rha- dy.reconnaître quelque chose de que côté de la route et placées à la vr|,imenl grandit imposant; Je di- distance d’environ cent pas les unes j ,p Que'jllie chose de triste, des autres.Ce sont d’abord des ani- : ^ '«««bre et de pleinement confor-maux sauvages, tels que lions, ti- ;mp a 'a nestmation de ces mngnifi-gres, dragons fantastiques; puis des dues monuments.Ajoutons que, par animaux domestiques, comme le "V.60 d1" fai* honneur aux ne qui n CM iruumcc .,».(.hjcn )(> , \ boPtlfi |P c))H.Chinois Us ont su éliminer de rcs les animaux, ni par aucun meau.l'éléphant; et enfin 12 grands i sa"ctl,1alrp» dc ,a mort, toutes les iiimain.A peine s.par-ci, miindari,pKmpire avec les in- ridicules statues qui pullulent dans par-la.sur la crête des rochers ou , sj ,de dignPlté e, «tans Tnt- Ipur* a»*res temples, et qui offus- sur.le flanc des montagnes, appa df d .' profond respect: al-1 duent autant le bon goût que la ral- raissent quelques sapins, dont 1 as- • ,,1’ JPS dp sens et de ^ son.pect sévère sp mêle aux blocs de j,1 inc.t u________________, dé- ., .iv .1 lieates.se nui au moment suprême granit qui les environnent.D autres, .su p0r(P à sa der- renversés par le temps couvrent le deme.^nous montrent tout sol de leurs énormes débris, et son , rP ^vé de son empire, accou- là comme un témoignage permanent i „ * • .de l’empire de la mort sur tout ce anl sur ^ Pass?*f, Tiui dori-' , , 7 hier une dernière fois, et lui dort- 4 .Il' .i ner ce dernier gage de leur véne- ( est la au m.lieu de cette pro- r.^ e parfaite obéissan- fonde solitude et parmi ces images _ r H du trépas que reposent les restes de ce' 14 monarques qui se sont succédé Enfin, lorsqu’on arrive à la vallée sur le trône de l’Empire, comme si proprement dite, apparaissent les tout ici se réunissait pour montrer mausolées des empereurs placés de que leur grandeur est passée, et que j chaque côté du vallon à la distance de cette puissance, qui commandait d'un quart d’heure environ l’un de .^ _ ___ ____t „ à tant de millions d’hommes, il ne l’autre, et s'échelonnant ainsi jus- convenait bien que sa sépulture sc reste plus maintenant que des cen- qu’au dernier qui forme comme te 1 distinguât rie toutes les autres par dres et des ruines.fond de ce magnifique tableau.! quelque chose de plus grandiose Mais, toutefois, en conservant à Tous ont des formes tellement *t de quasi exceptionnel.Dans Mais r’est le dernier de ces mausolées surtout, celui qui est situé au fond de la vallée, qui est Incontestablement le plus beau et qui mérite surtout de fixer l’attention du voyageur.Placé sur une éminence, adossé à un petit bois qui lui sert comme de tapis de vernu-re, il domine tous tes autres par son élévation, comme 11 les surpasse également par Tétonnante grandeur de ses constructions et Télégante variété de ses formes.C’est lâ que repose le fondateur de la dynastie des Ming.A ce titre, il l’impossibilité d’en faire une description complète, je me contenterai de donner ici une idée de la pièce qui m’a le plus frappé.Qu'on se figure un petit monticule d’environ 60 pieds de haut, formant un plan incliné et conduisant à un bâtiment supérieur qui peut avoir 200 pieds de long sur 80 de large.Or, tout l’espace formé par ce plan incliné, est occupé par trois galeries en marbre qui s’élèvent en amphithéâtre, et qui forment comme trois terrasses conduisant au plain-pied du bâtiment, le tout avec des gradins, des figures et des colonrtettes en marbre d’un travail parfait.L’intérieur est soutenu par 32 colonnes en bois, d’une seule pièce chacune, ayant environ 30 pieds de haut et 5 pieds de diamètre.Enfin, la couverture est formée d'un triple rang de toits superposés les uns aux autres â la manière chinoise et se terminant en corniches relevées et saillantes.Ei le tout est si grand, si bien proportionné, qu’on est également surpris et de la grandeur de l'ouvrage et de la beauté des matériaux employés â sa construction.Et cependant, quelque somptu-1 eux et splendide que soit ce palais, ce n’est pas là qu'ont élé déposés tes derniers restes de Tem-pereur, miis bien dans le petit bois | voisin et sous un simple tertre de terre, sans qu’on sache au juste le lieu de sa sépulture, comme si de ! tous temps et dans tous les pays, j l’homme eût compris cette parole adressée à nos premiers parents: “Souviens-loi, ô nomme, que tu n’es que poussière et que tu retourneras en poussière”.On peut bien élever des monuments pour couvrir sa dernière dépouille, et l’environner d'une certaine apparence de dignité; mais, au fond, il faut toujours en revenir à cette dernière expression de notre être et notre existence ici-bas: "Tu es poussière et tu retourneras en pous-stère".' Telle est la Vallée des Tombeaux, 296, aos, 284.357.338.359 363.364.du ot 4687 subd.309.4880 481, 483 4680 289 288, 387, 354.355.356, 360, 36L 363, 4691 182 4687 121 4687 201 4687 358, 334 4687 480 4687 10 4687 sa 37, 36 «3, 454, 439 «!I 617, 619 57 414, 474.«T, im*.tSSe.S15.*231., 350, 235, 629.«A 301.302, 903.304.892.991, renvoi d» 1» Analyse grammaticale et* logique Trotté oublions pas que nous avons une mission a remplir en Amérique.Dépositaires de la spiritualité, héritiers de la foi et de la civilisation française, nous devons être pour nyua ar-iiiii luuiiia isuies, moins peuples américains ce que la éloignés, et de collaborer avec plus ^a V.j?°,ur * ^uroPe: les garde stimulant I commune.à la grande tâche •diens de 1 idéal et des idées civilisatrices.Soixante mille au début, j "°'» sommes maintenant cinq mil-Henri LESSARD i lion.Demain, ce .sera une nation.STE-ANNE DE BEAUPRE A LL,SR CT A CT OU A pou U FETE de Seule-Aunt 4* MONTREAL • SAMEDI et DIMANCHE, 24-25 JUILLET gre Windoor, #.10 «jn.540 pja., 10.55 pan.; (are Vifer.11.20 pj».: (an Bona venture, 12.25 p.m., 8.00 p.m.L’heun aotsure est indiquée».Servi» fréquent entre Québec et Ste-Anne vie chemin de fer électrique.RETOUR de^uébec^ar touoU»trmna régulier.(Mm 349 et Ml •xoeptér' jMRu'au LUNDI SOtR, U Juillet.Voiture, ordinaire, mnilement.Aucun boje*, enr.gi.trA Enf.nt» de S «ne et Mu-deeeou.de 13 «ne, moitié prix.PACIFIQOE CANADIEN • CANADIEN NATIONAL une nation puixsante.qui peirplera l’Est canadien, si nous savons transmettre aux futures générations l’héritage que nous avons reçu des ancêtres.Trahissent la race ceux qui s’américanisent et adoptent des modes et des coutumes païennes incompatibles avec notre esprit français.Pour être dignes de notre mission, nous devons rester nous-mêmes.c’est-A-dire catholiques et français.Si le deuxième Congrès du Parler français réussit à répandre partout la fierté de nos origines et la conviction des devoirs qui s’imposent.Ü aura été vraiment un "geste de vie".Louis-Joseph AUBIN, ptre.Les Acadiens sont aussi venus De l’Acffon catholique, de Québec, numéro du 8 juillet: Ce ne sont pas seulement les nôtres du Vermont qui ont causé avec nous durant le congrès qui vient de se terminer; ceux de partout sont passés par nos bureaux, tous reflétant sur leurs figures cette impression qui dominait dans leur esprit: Nous sommes contents d’être venus.Les Acadiens aussi sont venus.J’ai toujours devant les yeux celui qui me tendit la main le jour du passage de M.Louis Bertrand dans nos bureaux, un homme de taille moyenne, mais râblé et taillé en force, avec, dans son maintien, quelque chose d’énergique et de tenace.Sa femme l’accompagnait, timide Evangéline se bornant à regarder de tous ses yeux et à écouter de toutes ses oreilles.L’homme m’a dit: Voulez-vous nous aider?Je suis de Tlle du Prince-Edouard; on ne parle jamais de nous, mais nous sommes bien vivants, vous savez; nous croissons et nous nous multiplions sans bruit; si seulement nous sentions que nos frères d’ailleurs savent que nous existons, ce serait déjà quelque chose.Voulez-vous nous aider comme vous aidiez les autres?J’ai saisi sa main entre les miennes: Si nous le voulons! Cher frère d’Acadie, nous sommes à vous comme à tous les autres, et plus encore parce que vous fûtes plus malheureux et que vous êtes plus faibles.* ¥ # Monsieur Blanchard vient de m’envoyer son Histoire des Acadiens de Vile du Prince-Edouard', il l’a publiée au lendemain du pas-sage des voyageurs du Devoir en 1927.C’est une brochure de quelque cent vingt pages dont la lecture fait une suite très heureuse au congrès qui vient de se terminer, car elle est de nature à accentuer encore la foi en cette puissance de rebondissement que possède notre race.Les Acadiens de l’IIe du Prince-Edouard eux aussi furent déportés, et plus brutalement encore que leurs, frères du bassin des Mines, puisque Ja plupart périrent en mer sur les mauvais vaisseaux où on les avait entassés.Mais eux aussi sont revenus, ceux de la dispersion comme ceux que Jes grands bois avaient abrités.Ils ont continué de vivre, de se multiplier, $ attachant de plus en plus à la terre suivant la constante, la principale ligne de force de notre race.Lorsque je suis passé à Charlottetown il y a quelques années, j’ai bien constate quelque chose qui leur ressemble, je n’ai pas soupçonné qu ils étaient là quinze cents.Il y en a aussi ailleurs: Quatre mille cinq cents dans la réaion de la baie d Egmont, deux mille cinq cents autour de Tignish, seize cents au- saUrhde/ort .Ho*?c: et i,s ont baptise hardiment Nouvelle-Acadie un coin où neuf cents d’entre eux se sont concentrés autour de la baie de Rollo.Ils ont remplacé leurs anciennes chapelles de bois rond par des églises de belle apparence; ils ont Amérique, qu’ils ont droit autant, sinon plus que tout autre a la sympathie de leurs frères.* * * Depuis le congrès nous pensons souvent à ces frères de partout avec qui nous avons renoué des relations.Continuons de nous les rappeler.Des frères gagnent toujours à rester unis._____ Jules DQRIOM Les jeunes Franco- Américains au Congrès D'un article de M.Arthur Mtlot à VIndépendant, de Woonsocket.(Rhode-Island) : Après les observations faites sur les diverses scènes du Congrès de 1937, vous vous demanderez peut-être quelle impression fut créce là-bas par les écoliers de Woonsocket, des autres villes et municipalités du Rhode Island et de toute la Nouvelle-Angleterre.Voici ce qu’en dit M- Orner Héroux.du Devoir, de Montréal, qui suivit les enfants à leurs trois réceptions extraordinaires: “La belle aventure des petits enfants franco-américains restera sûrement l’un des faits les plus extraordinaires du Congrès.Ils représentent cent quatorze écoles de tous les points de la Nouvelle-Angleterre.“Après une randonnée à travers les deux pays, tous ces petits ambassadeurs de la Langue française, tous ces témoins de notre volonté de vivre ont été reçus par S.E.le cardinal Villeneuve, par le maire de Québec, par M.Duplessis et par le gouvernement de la province.“Au palais cardinalice, l’accueil fut particulièrement émouvant.Non seulement le cardinal voulut-il parler aux enfants en groupe et leur témoigner ainsi la plus paternelle bonté, mais encore il exigea qu’on lui amenât un à un les enfants; il se fit dire leurs noms, prodiguant les paroles de souveraine bonté, passant dans les rangs, donnant à tous sa main à baiser.Et l’on peut espérer de certains mots tombés en passant que le prince de l’Eglise tiendra à rendre, sans trop de retard, la visite des petits.“A l’hôtel de ville, M.le maire Grégoire était tellement ému qu’il eut quelque peine à dire aux enfants sa joie et la gratitude de notre peuple.“Au Château Frontenac, où le gouvernement recevait les délégués de la Jeunesse franco-américaine, M.Duplessis prodigua aux jeunes 1 hôtes de Québec les conseils de fidélité à la foi ainsi qu’à la langue et aux traditions des aïeux." Un mot sur les enfants eux-mè-mes.Et le mot qui résume tout est celui-ci: "Ils nous faisaient honneur!” Ils faisaient honneur à leurs parents en donnant la preuve du savoir vivre, de la politesse, de la tenue impeccable.Il n’y avait pas de débraillé dans le groupe.A table, c’était plaisir de voir ces jeunes appétits à l’oeuvre et les bonnes manières qui se révèlent là comme nulle part ailleurs.Dans leur conversation entre eux.les remarques abondaient et on aurait voulu les entendre toutes pour voir ce qu’était leur véritable impression.Mais ne pouvant pas entendre, il a fallu s’en tenir à l’expression des figures.Il y .avait de l'étonnement tlsfaction aux délégués de la Nouvelle-Angleterre que la bonne figure de nos écoliers dans la cour intérieure du palais cardinalice, dans la salle d’assemblée de l’hôtel de ville et dans la grande salle de bal du Château Frontenac.Vous pouvez être assurés que les jeunes Franco-Américains de nos écoles paroissiales se feront valoir Comme des citoyens américains de coeur dont ce pays peut déjà être fier.Arthur MI LOT Sur 1er remparts De la Feuille d'Erable, de Tecum-seh, Ontario, numéro du 8 juillet: La ville de Québec, grâce à son exceptionnelle position et grâce à son rocher inexpugnable et superbe, est une forteresse naturelle.On lui a même décerné le titre de Gibraltar canadien.Et ce qui est vrai sur le terrain physique l'est encore plus dans le domaine des choses intellectuelles et morales.Les dangers qui entourèrent sa fondation, les laborieuses étapes de son accroissement.les sanglantes batailles qui rougirent son sol, les actes d’héroïsme qui auréolèrent ses clochers et ses bastions, l’atmosphère belliqueuse qui satura ses luttes politiques, tout dans l’histoire du vieux Québec i en fait aussi la forteresse et le rem- j part invincible de l’esprit français en Amérique.Ce sont précisément ! ces idées qui inspirèrent au sénateur Laçasse les quatre vers héroï- 3ues qu’il improvisa à la fin de son iscours de jeudi soir au Colisée de Québec et qu’il lança comme un cri de fierté suprême aux milliers de compatriotes qui formaient son double auditoire (dans le vaste auditorium et à la radio) : O Québec, vieux Québec, 6 berceau [de la race.Que ton roc soit l'emblème austère [et solennel Du courage indomptable et de la foi [tenace Qui font battre le coeur de ton [peuple immortel! Tel est bien l’esprit qui enveloppa de son souffle toutes les délibérations et toutes les séances de ce mémorable congrès de 1937.Oh! il y eut bien, au cours de ces cinq cran des journées, certains chocs d’opinions.mais cela donna un cachet d’autant plus grande spontanéité aux discussions qui s’y succédèrent, et sans pour cela détruire l'unanimité de pensée qui apposa son sceau indélébile sur l'acte de volonté que sanctionnèrent solennellement tous 1rs Français d’Amérique et sur leur indéfectible détermination de vivre et de survivre en s’alimentant perpétuellement de la sève immortelle oes honorables et saintes traditions de leur glorieux passé.Voilà tout ce que l'espace et le temps nous permettent de dire aujourd’hui, mais nous reviendrons, au cours de ces prochaines semaines, sur d’autres impressions que nous laissa le grandiose spectacle de cet historique ralliement.Jean de FIERBOIS Si vous voyagez,.adre««i-vou» au SERVICE DES VOYAGES.LE “DEVOIR ”.Billets émit pour tous les pays eu ttri.des compagnies de paquebots, chemins de fer, autobus aussi hôtels, aasurances bagages et acci- Economie de 20 tonnes EN UNE SEULE SAISON Voyez de que dit une Importante Firme de Montréal Montréal, le 6 mai 1936 MM.Chalifoux & Fils, Ltôf> 1106, Côte Beaver Hall, Montréal.Messieurs, “VOLCANO” l'automne de dans tous ces yeux qui voient tant dents, chèques de voyagea, paaaeports de choses pour la première fois.Il semblait y avoir aussi de l’admiration pour les grands personnages qui leur parlaient paternellement, comme Son Eminence le cardinal Villeneuve, le maire Grégoire et le premier ministre Duplessis.Et l’expression des figures laissait soupçonner les réflexions faites par les écoliers chacun pour soi.Ces premiers de classe faisaient honneur à leurs écoles.Nous savons avec quelle application ils ont préparé le concours d'histoire, et les autres concours du programme régulier.Ils n'étaient pas seuls à s’appliquer ainsi, mais plutôt ils étaient les représentants de l’esprit commun à tous les élèves de chaque école.Ces intelligences rones et vives jition"mTiisd« CiÏLm onl ™ vil' ‘l' rNO"B""r' à petit une classe dirigeante, ils ont neja fourni aux parlements, à la magistrature, aux professions libérales des sujets distingués.De tou-es manières, ils font honneur â leur nationalité.Nous sommes heureux de faire savoir quils existent, qu’ils ont conscience de leur vigueur et restent soucieux de l’utiliser, qu’ils figurent parmi les rameaux les plus prometteurs du tronc français en motifs de fierté dont notre histoi re franco-américaine est remplie.Ils étaient visiblement heureux de leurs titres d’Américains de race française et Ton voyait qu’ils prenaient au sérieux la responsabilité de représenter dignement leurs camarades.Ils l’ont fait tellement bien qu’ils méritent les félicitations les plus chaleureuses.De tous les spectacles du Congrès, il n’y en eut assurément pas ________,____.r_._ .r._ qui procurèrent de plus grande sâ- dévouement.mai< elle est seule à le etc.Téléphone*: BEIair 3361* Graphologie au “Devoir” Excelsior.— Je n’en sais absolument rien, n’avant aucune indication nour vous nrocurer ce renseignement.Ne me dites nas que vous ne savez nas vous retrouver vous-même! Ce ne serait ni en votre faveur ni en la mienne.Blasé et Coeur qui soupire ont paru le 19 juin.Si votre lettre a été envoyée vers le même temps, alors c’est l’étude du 12 juin qui est la vôtre.Harpie.¦ Quel nom peu mérité! Intelligente, sensée, industrieuse et capable, elle a un grand sens pratique, du goût et du savoir-faire.Elle est vraiment bonne et généreuse.mais, comme toutes celles qui ont beaucoup de personnalité, elle s'occupe et se préoccupe d’elle-mème, cela gène parfois un peu le Relativement eu Chauffeur Automatique que vou*' evaz installé dans notre édifice i 1934, il nous fait plaisir de vous dire qu'eprès deux saisons de cheuffsge les résultats ont dépassé nos espérances et ont justifié toutes tes garanties que vous nous aviez données lôrs de la vente.Nous avons eu toute la chaleur désirée en tout temps contrairement au manque de chaleur précédemment.Nous brûlons le charbon Sydney Sleek qui nous coûte $2.00 par tonne de moins qu'Ub charbon supposé brûler sans fumée, ‘‘smokeiess-coeP’, que nous utilisions auparavant.Avant l'installation du “'^OLCANO'' nous brûlions 125 à 1 30 tonnes de charpon et nous constatons que nous avons réduit notre tonnage i 113 tonnes pour la saison 1934-1935 et i 108 tonne* pour la saison 1935-1936 que nous venons de terminer.Nous serons très heureux à t'oeeesion de recommander votre Foyer Automatique aux personnes que vous voudrez bien nou* référer.Vos tout dévoués, C.W.LINDSAY 6 CO.LIMITED, BenJ.J.Edward, Secrétaire • Avant de placer votre commande de charbon, cette année, consultez-nous.Nos ingénieurs se feront un plaisir de faire l'examen de votre système de chauffage et de vous soumettre nos prix.Il y a un modèle "VOLCANO" convenant à toutes les grandeurs de fournaises.• "UN PRODUIT DE CHEZ NOUS" CHALIF0UX 6 FILS.^IMITÉE 1106 Cote Beaver Hall - Montréal Tri.PL.S53I Usines a St Hyacinthi savoir, car elle a le sens du devoir.une conscience droite et de la volonté.Cette volonté est précise.active et ferme.Elle est autoritaire.persévérante, vive, avec des imp rage, c’est un tendre, très délicat.Il iouit de tout l’ordre autour de lui et i) en manque dans les détails.Plus timide qu’il ne le parait.Il serait vite rebuté par la froideur, les reproches et l’indiffé- dep impatiences fréquentes et ré- r^uce.D’une franchise naïve et peu primées.Très réservée et discrète défiante.C’est un coéür excellent L’est une oersonnne oui a beau-COUD d’influence dans son milieu.Elle aime l’ordre et la méthode et elle manque personnellement un peu de soin dans les détails: il faut mie les autres soient irréprochables | et constant, loyal avec ses amis et fidèle en tout.Humeur un peu variable mais jamais de violence ni d’intustice.Brunette L.P.Elle est délicate sous ce rapport cependant Mal-T senslü,y at DEMAIN - PC.785 564 ! MAI I 494 494 422 ! 41$ 317 Une équipe formée des deux Ki-8-isliish de la Manouan Les deux Indiens du Haut St-Maurice tenteront de nouveau leur chance lors de la course en canot du club Radisson au début du mois prochain.) DEUX ADVERSAIRES REDOUTABLES lyra Jersey aty k Rochester.Baltimore $ Montréal.3 h.3 p.Newark à Buffalo.2 p Toronto â Syracuse.Jersey City à Rochester.3 p.AMERICAINE HIER.— Détroit 14.New-Tork T.Boston 6, St-Louis 4 Chicago 9.Philadelphie 4 Cleveland 11, Washington B.LE CLASSEMENT — New-York .Boston ., .Chicago .Détroit .Cleveland .Washington .,.St-Louis .Philadelphie .AUJOURD'HUI — New-York à Cleveland.Boston à Chicago.Washington à Détroit Philadelphie k 8t-LouU.DEMAIN — New-York i Cleveland, Boston k Chicago Washington k Détroit Philadelphie à 8t-Louis.O F.P C 40 33 681 43 29 593 45 32 382 43 31 581 37 34 521 30 41 423 33 49 319 21 51 392 Au club Outremont J.-H.Laframboise, le favori du 'tournoi du club de tennis Outremont est tombé malade hier, et a dù abandonner le tournoi.Laframboi-se ne pourra jouer avant un mois.Voici les résultats des matches joués hier: Classe A — J.Richer bat M.Rivard, 6-1, 6-2; Dr Amyot bat G.Lambert, 1-6, 6-4, 6-0; A.Dusseault bat Tstadhjm.AUJOURD'HUI, A 3 H.P.M.' BALTIMORE v« ROYALS DIMANCHE; $ PARTIES Charles et Thomas Ki-8-ishish deux Indiens de la réserve de la Manouan, formeront une équipe lorg de la course en canot sur 1s Saint-Maurice, lea 8, 6 et 7 août prochain.Les deux Indiens feront la course La Tuque aux Trois-Rivières pour une deuxième année oonaécutive.Neuvièmes l’an dernier lors de la classique annuelle du Club Radisson, ils avaient pris une heure dix minutes et dix secondes de plus que les vainqueurs à parcourir les 125 milles qui séparent les deux villes mauriciennes.Ce résultat ne leur rendit aucunement justice parce qu’ils firent la course dans des conditions désavantageuses, étant forcés, à la dernière minute, par suite d’un malentendu, de se servir d’un canot beaucoup trop pesant et beaucoup trop lent.Ils ne seront pas exposés à celt cette année, car les sportifs, qui défraient les dépenses de cette équipe, l’ont dotée d’un a a n o t qui sera tout probablement le mieux balancé et le plus rapide.Ce canot présente de plut l’avantage d’avoir été manufacturé dans la région.Il sort des ateliers de MM.Moïse et Paul Cadorette, de Saint-Jean des Piles, deux experts dans U fabrication des canots.Plusieurs compagnies importantes de la Mauricie l’ont reconnu et leur font confcance depuis plusieurs années pour la construction des embarcations dont elles ont besoin pour leurs opérations forestières, Le canot manufacturé par les MM.Cadorette mesure 18 pieds de long et a 30 pouces de large.Sa profondeur est de 13 pouces.Les Indiens en sont entrés en possession depuis au delà d’un mois.Actuellement Ils ont fait deux bons voyages et s’entraînent régulièrement à la réserve de la Manouan sous la surveillance de l’institutrice de la réserve, Mlle Ursule Bordeleau, à qui des instructions très détaillées ont été remises.Charlie est un athlète mesurant six pieds et deux pouces réputé pour sa force phénoménale.Il ¦passe pour un des portageurs les plus robustes et il faut le voir aller dans un chemin de portage, les épaules chargées d’un lourd j fardeau, pour s’en rendre oomp-! te.Son fils Thomas n’a pas une taille aussi révélatrice ni une réputation aussi enviable.Ceux qui l’ont vu à l’oeuvre sont unanimes ¦ à proclamer qu'il est un excel-j lent avironneur.Avec son père ! comme partenaire et un bon ca-,not, il formera une des équipes les plus redoutables de toute la ; périlleuse randonnée-sur le Saint-i Maurice.i Lorsqu’il retourna, comblé de | cadeaux de tout genre, dans la ; forêt du Haut Saint-Maurice a-; près la course de l’an dernier, i Charlie promit qu’il gagnerait en 11937 «t c’est cette promesse qu’il tentera de remplir en dépit de tout le scepticisme qu’il est permis de conserver quand on connaît l’insouciance et le peu de ténacité des fils de la forêt.Les deux Ki-8-ishish font exception à cette règle et leur exploit de l’an dernier a établi qu’ils savent être tenaces à l’occasion.Bien d’autres auraient abandonné la partie lorsque leur canot se brisa sur les roches du rapide Des Forges au cours de la dernière étape.Charlie boucha tant bien que mal avec des “sandwiches” et une serviette l’ouverture pratiquée dans le canot et Ü continua avec son fils à aviron-ner courageusement vers Trots-Rivières.Cet accident leur fit perdre un rang dans le classement final, mais ils étaient heureux quand même, contents d’avoir fait leur devoir et de n’avoir pas démérité dans l’estime de ceux qui s’imposent une dépense assez considérable pour *-jouter cet élément de pittoresque à la grande classique annuelle du club Radisson.If Montréal, aanteiti! L E D EV OIR 17 »“•"«»,9Î7 ^ÉRfl^ üt>JtUNE§ La semaine sociale de St-", Elle s'ouvre demain ef> durera jusqu'au 23 Affiliés k la Soc.Cm.d’Hiitoira Naturella at reconnu* «TutlIiM pubitque par le Oovvarnasiant da la Province
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