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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 28 février 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1925-02-28, Collections de BAnQ.

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VOLUME XVI — No 49 MONTREAL, SAMEDI, 28 FEVRIER 1325, TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: "W" jlj ¦ Ej I I |j ¦/¦Il U Euu-UnU et Empire Brltaimlqne »s oft HH jMM HH HH Mfl H 1HI M WES SSH union postale.11009 9| w H| Hf hh ™ hh h hh BB HH Hj - 1 J I J mW 1 i II m h B 1 il états-unis et union postale.hHHI^h hHHHH WÊtÊr WÊÊÊÊÊÊÊm HH ' HHHH I^HH hIH Directeur: HENRI BOURASSA Rédaction et administration : 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONEt Main 7480 SERVICE DE NUIT: Rédaction.Main 5121 Administration, Main 515?FAIS CE QUE DOIS ! Le bill de F Eglise-unie h - Le Question d’équité — “La majorité gouverne nombre prime-t-il le droit?Entre les promoteurs et les adversaires de la loi votée à tttawa, et de l’un ou l’autre des projets présentés à Quebec, il ’y a pas seulement divergence d’opinions religieuses : un gra' e onflit de droits moraux et d’intérêts matériels se pose égalé lent.C’est ici que la question devient particulièrement délicate our nous.Canadiens français catholiques.Tous, je pense, nous oulons rendre une égale justice aux partisans et aux adversai-es de l’union.Cette juste mesure d’équité se trouve-t-elle dans i législation proposée?„ , „ .Franchement, il n’y parait pas.lout, dans ce texte, semble voir été pensé, rédigé et ordonné de manière à consommer “Union, de gré ou de force; puis, l’union faite, à rendre la vie ussi dure que possible aux récusants.f Au lieu de se borner à permettre aux partisans de 1 union de e fusionner volontairement, de s’organiser et d’apporter a la iouvelle communauté une part équitable des biens dévolus jus-Tl’ici aux congrégations dont la nouvelle Eglise est issue, s ela, apparemment, personne ne se fût opposé — on décrété rbitrairement l’union forcée de toutes ces congrégations et ’attribution également forcée de tous leurs biens à la nouvelle jglise.Cependant, on permet à toute congrégation de s exclure le l’union, d’ici au 10 juin prochain, par un vote majoritaire des nembres présents (qu’on retienne ce point) ; en quel cas, cette ongrégation recouvre son existence individuelle et reprend ses dens particuliers (mais non son entité ecclésiastique), iprès le 10 juin, toutes les congrégations qui ont voté leur adhe-ion et celles qui n’ont rien vote sont absorbées irrévocablement, ans aucun espoir ni possibilité de recouvrer leur autonomie ou le rentrer en possession de leurs biens.Par contre, toute congrégation dissidente peut, en tout temps et par une simple majo-ité d’occasion, renverser sa décision et rentrer dans VEglise-inie pour, cette fois, n’en plus sortir.En résumé, pour donner la vie à la nouvelle Eglise, on don-ic la mort aux anciennes; et l’on ne laisse aux congrégations lissidentes qu’une vie partielle, précaire et fragmentée.Cela essemble au sort qu’on voulait nous faire au lendemain de la onquête mais n’a d’analogue dans l’histoire d’aucune secte religieuse reconnue dans la province, depuis que la majorité catho-ique et française y éxerce la prépondérance politique.Ce n’est pas tout, ni le pire.Quel que soit le nombre des congrégations dissidentes, on attribue à î’Eglise-unie la totalité les collèges ou écoles établis dans la province par les diverses ïglises-mères et l’on soumet de force ces institutions à 1 enseignement théologique et à la discipline de la nouvelle Eglise, no-iobstant les dispositions établies par les fondateurs ou les bien-aiteurs de ces maisons, et sans égard aux convictions contraires les dissidents dont les enfants fréquentent ces écoles.C’est ’équivalent de certaines lois françaises.M.Taschereau protes-ait naguères contre la politique de M.Herriot.Va-t-il laisser ioser un principe analogue par la législature québécoise?Si ce dispositif spoliateur est vote, que dévîennem nos protestations l’inaltérable respect du droit des parents et des consciences en natière d’éducation?, Qu’on n’oublie pas raxiome: une injustice à l’un est une menace à tous.* * * Depuis plus d’un siècle, notre législature, dominée par une Situation née de la conquête, reconnaît en fait l’égalité civile de outes les sectes.De quel droit la majorité catholique de nos diambres provinciales romprait-elle, aujourd’hui avec cette tra-lition afin de spolier un groupe de protestants au profit d’un mire groupe de protestants?A cela, l’un des avocats des unionistes, M.Geoffrion, répond roidement: “La majorité gouverne.’’ A quoi il ajoute, il est vrai, qufil ne plaide pas cette cause avec son coeur, mais avec sa êtc.L’éminent avocat ne se rend pas justice: ce n’est pas de sa ête, fort bien faite, qu’il tire cette pitoyable justification.Très iiscutable en politique, son axiome ne vaut rien en religion; ;t il le sait à merveille.Pour la gouverne des consciences, il n’y i que deux principes qui tiennent: celui d’une autorité unique, ndéjfectible et absolue: c’est le concept catholique; et le libre-ixamen, fondement du protestantisme et de toutes les croyances jui en dérivent.Ni l’un ni l’autre n’a rien de commun avec e principe des majorités.Et d’ailleurs, ce fameux principe “démocratique’’, comment e respecte-t-on, en l’occurrence?En permettant a une majorité le membres présents à une seule assemblée de décider du sort permanent de toute une congrégation, sans tenir compte ^ de ’avis des membres absents, qui forment peut-être, avec la mino-ité des votants, la véritable majorité.Ce n’est pas tout.Si Tunique décision est favorable à ’union, elle est irrévocable.Si elle est contraire à Tunion, elle î»t toujours révocable, elle reste en tout temps à la merci de g toute autre majorité d’occasion, celle-ci fût-elle l’infime mino-i rité de la congrégation.Est-ce ainsi que M.Geoffrion et ses clients entendent la démocratie et la loi des majorités?Ce n’est pas encore tout.La loi ne pourvoit qu’au droit d’exclusion volontaire des congrégations.Elle ne tient aucun ;ompte de l’ensemble des votants.' Il peut donc arriver qu’une.| -najorité de petites congrégations décrète Tunion contrairement k la volonté formelle d’une majorité d’opposants.M.Campbell ¦ _ A'i'i f v"»*t»ca ?1 O aï 111 ra f îsvn /•J’fvTO r» /lr*a notre ordre social, accepter les dispositifs principaux de cette loi.( .Au reste, rien ni personne ne réclame un rejet irrevocable.Lorsque les tribunaux se seront prononcés sur la vaüdité constitutionnelle de la loi votée à Ottawa, il sera toujours temps, si besoin est, d’adopter une loi provinciale conforme aux principes reconnus de notre législation et rédigée dans un véritable esprit d’équité, une loi également juste pour les partisans et les adversaires de l’union, quelle que soit la majorité d’aujourd’hui ou celle de demain.Le nombre, pas plus que la force, -ne prime le droit.S’il est un peuple qui a le devoir de s’en souvenir, c’est nous.Henri BOURASSA Uactualité Autrefois et aujourd'hui * que leur villes, sans crit dans les éffl consacrent les gens des quoi le mouvement Je migration rebrousserait chemin et se ferait non plus des campagnes vers les J’ai eu comme tout le monde la villes, nuiis des villes vers les cam-visite de l’influenza, mais pas assez pagnes.Mais ce qui est certain c’est ’ que le sort du cultivateur est autre- sérieuse pour qu’elle s'aggrave de celle du médecin.Cette ennuyeuse personne n’a pas fait rentrer chez moi une série de fioles de lignes variées et toutes aussi fébrifuges les unes que les autres.Le traitement domestique est simpliste et ne tient ._ nul compte delà pharmacopée: bain pauvre bougre de la ville dont le chaud, bouteille d'eau chaude aux j champ d’observation n’est qu’un pieds, bonne bolée de lait bien \ bout de chaussée et un bout de ment heureux que celui de l’ouvrier, s’il sait apprécier surtout ces choses si rares en ville: le grand air.l’espace, le soleil; s’il goûte la poésie des transformations de la nature à peine sensibles pour le chaud, au coucher.Le bain turc par étapes en somme.Et je songeais, en me douillettant, à des grippes lointaines qui surgissaient de ma toute première enfance dans les plaines glaciales du r nord-ouest.Là l’air était sain, le Les livres froid stimulant, et la maladie rare.——————— Et c’était fort heureux, car il n’y j avait, dans toutes les familles, qu’un i seul médecin omnipotent, thanma-\ turge.Il imitait toutes les mala- \ dies absolument.C’était, sans vou- ; loir lui faire de réclame, le pain killer, nom fruste et brutal qui ; donnait confiance.Ce poivre de ; Cayenne qui, relevé de je ne sais quelles autres épices foudroyantes, allumait tout au long du tract alimentaire, un incendie inextinguible, était la véritable panacée.Qu’on eut mal au dents, aux oreilles ou au ventre, vite la maman faisait chauffer une tasse d’eau bien bouillante, y ajoutait une pincée de sucre pour rendre le goût tolérable, et par lampées, le malade ingurgitait ce feu liquide.Au médecin, on ne songeait même pas.Il était à trente milles le moins, peut-être à soixante si la visite des sauvages l’appelait dans quelque homestead en direction opposée.Et, ma foi, le hieor de douleurs tenait sa promesse; il finissait par noyer la douleur initiale dans une nouvelle plus tolérable parce que mieux repartie qui mettait t Vestomac en flammes.C’était la cure par la cautérisation.* * * Aujourd’hui dans la plupart des foyers, même si le médecin n’est pas appelé, on a l’un de ses auxiliaires les plus précis et les plus précieux: son pied de roi comme qui dirait, — le thermomètre.On plonge ce tube de verre dans la bouche et on mesure l’ètiage de.la fièvre.Comme en toute maladie, l’imagination joue un rôle important, cette mensuration fréquente ne peut avoir qu’un mauvais effet.La fièvre répand par tout le corps une douce choloK chaleur.On croirait à l'effet d’un nté (T trottoir, parfois un arbre rabougri couvert de poussière et où perche, la nuit, un chat miauleur.PAUL ANGERS Horizons, et Pensées par le R.P.Hugolin, O.F.M.n’est que bibelot d’art, ou "carillon de rimps sonores’’, mais celle qui est fleur exquise de la sagesse, qui est cri harmonieux de Tame, qui est amour du Bien, du Beau, du Vrai, qui est le chant de l’ange que tout homme porte en lui.Je n’étonnerai donc personne en disant que Ton trouve dans l'auteur à’Horizons et Pensées un véritable artiste, artiste épris de simplicité vive, de brièveté alerte.Son style preste, sobre, élégant, coloré parfois, un peu trotte-menu même, d’une souplesse délicieusement nonchalante, convient parfaitement aux outlets traités et épouse tous les contours de l’idée.De page en page on accompagne le H.Père, on le voit profiter des acquets de la vie et, à mesure que le mûrit Tex-pèrience, renouveler les visées de son talent.On lui reprochera peut-être de promener sa pensée sur des sujets trop divers.Mais c’est précisément ce qu’il a voulu, ce qu’il veut: nous montrer la trajectoire de cette fiensée jamais lasse, toujours en ha-eine vers l’inconnu, toujours en quête d’aspects nouveaux.Tous trouveront donc, un vif plaisir à lire Horizons et Pensées, et si j’étais parvenu à dire Tesprit qui anime ces horizons et ces pensées, à en esquisser le dessin d’ensemble, ou du moins le jalonnement, je me considérerais comme hautement récompensé.Fr.BRUNO-MAlBIE, O.F;M.En vente au Service de Librairie du “Devoir", 336, rue Notre-Dame est, Montréal, 75 sous (80 sous par la poste).Questions d’actualité La jeune fille et les oeuvres de charité Depuis quelque temps le (Mil Bloc-notes Hugolin gardait le silence et semblait avoir dit adieu à l’histoire et à la littérature.Il n’en est rien évidemment.Il se recueillait, je suppose, pour affermir, pour mûrir sa pensée, pour lui donner plus de souplesse, plus de consistance, plus d’envergure.Horizons et Pensées ne ressemble pas aux nombreuses brochures de propagande ou aux livres d’une érudition un peu austère qu’il nous avait donnés autrefois.Non.C’est un livre plus intime, plus délicat, plus personnel, d’ime ordonnance belle et simple.C’est une série de tableautins, de croquis pris sur le vif, d’élévations religieuses, de considérations morales, de souvenirs personnels, de souvenirs d’histoire.Les sujets sont tour à tour sérieux, divertissants, attendrissants.Ici c’est un Fausf aanadien, le* Pécheurs de Percé, lés Vieilles rues du vieux Québec, le Réveil des Cloches.Là, ce sera l’Adieu du Missionnaire, Man cimetière, E Iximpe du sanctuaire, etc.Ailleurs ont trouvera quelques pages vécues qui seront comme sine condensation d’expérience.A côté de scènes pétillantes où Tesprit jaillit tout vif, ce sera quelque page où Témotion contenue d’un coeur se révèle discrètement, quelques notations d’àme émises comme par hasard, quelques observations psychologiques d’une piquante origina- zarr1’ verre-1 ¦ î>ucs p,a*es du i, vous plairont par verre: 99, 100, 101, 102 Diable! ]èur charme' de mélancolie et*de se.dit le pauvre bougre qui suit la hausse de la colonne de mercure d’un oeil incertain, je suis malade, passablement malade, pas mal malade, très malade! il ramène sur lui les couvertures chaudes et en dépit de la molle caresse de la laine, les dents lui claquent dans un frisson violent.Autrefois on ne songeait point à cela et comme M.Jourdain faisait de la prose, on faisait de la fièvre sans même le savoir.Et cette pensée me venait auc la science, dans l’acception la plus large du mot, est ainsi cause parfois de bien des malheurs.’ Naguère on ne tenait pas sur les terres de comptabilité.Les gouvernements se mirent en frais de l'apprendre aux agriculteurs, l^s conférenciers se répandirent sur les campagnes qui disaient: —- Vous devez saiwir quel est le capital que vous avez placé dans votre entreprise.Vous devez vous payer un salaire, du moins dans vos livres: vous devez en payer un à voire fem-‘its me.un à vos fils et à vos.filles.Vous saurez ensuite, après avoir calculé un intérêt raisonnable sur te capital plact dans votre entreprise agricole et déduction faite du salaire que vous avez paye à votre main-d oeuvre, ce qui vous reste, votre profit net.mystère, par leur accent persuasif et fraternel.Ecoutez plutôt ce que le R.P.Hugolin dit de la mort: “Me reporter au moment de ma mort.Cela est bon.Alors je serai seul.Mais de ma mort le monde ne mourra point.U sera, et vivra et agir,a tout comme moi vivant.La Gloire, le Plaisir, la Puissance, la Vanité, TArt et les siècles marcheront sur ma tombe.Et moi-même ne mourrai pas tout entier de ma mort.Il pourra subsister de moi, avec des oeuvres, le souvenir et les discours qu’M .alimentera; chacun peut se créer cette confiance, et dès lors la mort ne tue pas assez ni tout entier, Il faut donc mieux que la mort pour faire entrer dans 1* néant de toutes choses et détacher radicalement du monde.Mais la fin des temps! Ah! voilà qui fera entrer dans la mort non plus un homme mais l’hunutnité, c’est-à-dire la terre, les villes, les hommes, leurs doctrines, leurs jugements, la Gloire, le Plaisir, TArt, l’Art, l’Art, les chefs-d’œuvre de tous et les miens! Fini le temps, fin! le règne du monde dans le temps.Fini de tout.Moi seul devant Dieu ce humaine que la jeunesse ne peut approcher sans danger.Mais combien d’honnêtes intérieurs rece-, vraient avec joie les services d« ces ¦ fidèles messagères de la Providence du bon Dieu! Le milieu paroissial où Ton se connaît, où des prêtres zélés pourraient fournir toutes les indications voulues, serait le milieu par exceliience pour commencer l’oeuvre.Nous savons telle paroisse où Ton visite les familles nécessiteuses rue par rue, régulièrement, sans qu’aucune échappe à la vigilance charitable ou se dérobe à l’enquête intelligente.Dans certaines écoles, n’a-t-on pas inauguré la St-Vincent de Paul entre écolières?Ce qu’une fillette de quinze ans peut faire, pourquoi devant Dieu comme si l’univers n’avait jamais existé.M’enfoncer dans cette réalité suprême.Ma mort ne fait pas Enfin, quoi que Ton pense du mode adopté pour opérer l’union ou permettre la separation, quel sort réserve-t-on aux minorités d’opposants, dans les congrégations unionistes, et aux minorités d’unionistes dans les congrégations dissidentes?Nous avons posé la question, lors du débat a Ottawa; nous la posons de nouveau.Elle vaut d’être examii * * * Il y aurait d’autres considéra lions importantes à présenter; LIClI IM ilV» U v V.AH.— j ' » * ’ v, »- v cz * a v-«.de M.le juge Bellcau?1 Il serait intéressant, aussi, de comparer certaines immunités garanties à la nouvelle Eglise avec celles , accotvlées aux autres corporations religieuses de la province.Mais cela nous entraînerait trop loin et ne servirait, pour l’instant, qu’à embrouiller la question.Les objections de principe et d’équité devraient suffire à I Faire rejeter ce projet ne loi, dans Tune ou Tautre de ses forme actuelles.On suggère, paraît-il, de le voter, à condition qu’il n’entre f en vigueur que s’il est adopté par les législatures des autres pro-j vinces.Ce serait un miserable expédient.Notre législature se ) doit à elle-même de dédaigner cette échappatoire et d’apprécier 1 à son mérite la législation qui lui est soumise.Son traditionnel I KAonn#,» «Lna lut r-nm m n n r! f» H A nmtAooi* afeSf-nr.etnr.nl profit net.Or, ii arriva ceci, que le vide assez grand.Mais ka mort dans la plupart des cas, i! ne restait de l’Uni ver* et moi seul vivant parmi ses débris! Sur ma tombe trop rien comme profits nets.Et cela, dtsrrtt un homme de grande expérience, fait aujourd’hui pour beaucoup le malheur des campagnes.Autrefois chacun puisait dans le fonds commun.On achetait les habits strictement nécessaires, on faisait les réparations urgentes, on basse, je ne vois pas assez loin, et j’aperçois la vie alentour.Mais debout sur la tombe de l’univers, que! spec {.ne le! Néant partout, néant de tout hors Dieu.Le néant qui m’entoure est ce oui fut Tunivers.Il devait arriver là.La forme seule est m payait pour l’instruction (',hangée et ce rhangement l’anénn-d’un des fils qui vantail se faire U*.Il est ce qu’il était esscntielle- • respect des minorités lui commande de protéger efficacement j oelfe qui sollicite aujourd’hui son appui.Four d’autres motifs, elle ne saurait non plus, «ans porter atteinte aux fondements de i * Commenté dans le Devoir du II février.prêtre et si, à la fin de Vannée, il restait quelques ditllars qu’on glissait dans l’armoire à linge, en réserve, on se sentait heureux.Aujourd'hui ce n'est plus de même et la comptabilité démontre aux cul-tiiHiteurs leur malheur.S'ils basent les salaires payés sur ce qui pourrait être triché en ville Je manque A gagner est considérable — à moins qu’ils ne tiennent compte des jours de chômage et de maladie plus fréauenfs en ville, des occasions de dépenses inévi'able* et même indispensables, en ville.En faisant bien le calcul, en eomptanl les fours de chômage qui sont A la campagne des /our* de liesse tandis qu’ils sont en ville des jours de tristesse, on arriérait sans doute A des résultats meilleurs.C’est IA l’un des méfaits du peu de science.Ceîa n’est pas dit pour blâmer les cultivateurs.Il est évident que leur sort n’est pas tel qu’on le dé- ment, et il n’est rien.Donc il n’é-tait rien.La Gloire?Poussière.I-e Plaisir?Poussière.La Beauté?Poussière.Poussière et néant de tout.I,e souvenir de rien.Et cela Viendra.Fn devançant l'heure par la pensée je méprise tout, je me dégage de tout, je décuple mes forces.Seul avec Dieu pour me voir agir.Je vais à lui en marchant sur la poussière solitaire de ce qui fut le monde, dans le silence eterneï des siècles éteints”.N’v a-t-il pas là quelque chose de profondément pniMsallen.de* accents et même quelques vigoureuses pensée* qui rappellent un peu les raccourcla grandioses de la pensée de Pascal?J’ai cité cette page à dessein, mata J’en aurai* pu trouver d’autres, animées du même élan, du même souffle, de la même flamme.Il ne s’agit plus ici de littérature, an sens étroit du mot, mais de la poésie, je veux dire de la haute et grande poésie, non pas cella qui Cette enquête ' Les journaux attendaient hier le rapport de M.le juge Coderre sur l’administration de la police montréalaise; ils ne Tauront que la semaine prochaine.Obligé de relire huit mille pages de notes et de dépositions sténographiques, le président du tribunal attend sans doute aussi que les adversaires aient épuisé leurs munitions.M.Gcof frion a d’abord longuement exposé sa théorie renversante sur la tolé rance du vice, il est revenu à la charge, il a menacé d’y revenir, il y reviendra sans doute, — M.Brodeur a fait toute une charge contre le* contribuables qui ont demandé Tenquête, ceux-ci lui ont répondu, il a attaqué les avocats des contribuables, ceux-ci lui ont riposté, bref Ton ne sait quand cet échange de notes et de communiqués aigres-doux aux journaux finira.Dans tout cela, Tenquête pro prement dite sur la police, ses faits et geste*, sa conduite et ses actes, risque presque d’être submergée.Souhaitons que du prochain rapport de M.Coderre il sorte enfin des résultats d’ordre pratique.Le temps Le dôme de la fameuse église de Saint-Paul, à Londres, menace de s'effondrer, si Ton n’y voit au plus tôt, prétendent des ingénieurs anglais; la tour penchée de Pise penche tellement qu’un de ces quatre matins, si Ton ne s’en occupe, elle tombera sur le sol; de grandes constructions de Mexico s’enfoncent lentement dans la terre; les voûtes de vieilles églises de France viennent de s’abattre.Il y a des siècles que ces monuments sont debout, on les croyait durables jusqu'à la fin des temps, — mais le temps fait son oeuvre et sa main est si pesante que les techniciens ne savent pas trop encore s’ils pourront sauver du désastre toutes ces constructions historiques.L’homme croit bâtir bien, mais combien de cités orgueilleuses, merveilleusement construites, ne sont plus qu'un amas obscur de ruines, enfouies sous les sables de la Mésopotamie ou les lianes du Yucatan, cités dont l’histoire ignore l'emplacement et même le nom.jadis fameux?Une opinion En marge de la conduite du régime Herriot à l’endroit du Vatican et de l’Eglise cathplique, un prêtre américain, professeur dans un des grands séminaires les plus importants des Etats-Unis, vient d’écrire à l'abbé Félix Klein, de Paris, une lettre que la Fédération nationale catholique communique à la Croix, de Paris; elle en cite ce passage “le plus douloureusement suggestif”, dit-elle; “Parmi les catholiques américains, un sentiment de dégoût et de.défiance s'élève et grandit rapidement contre ta Fran ce.S’il survient une autre guerre, ni !’argent ni les vies des catholiques de notre pays ne se dépense ront pour une nation qui ne sem Ne jamais se lasser de persécuter VEgfise." Ce texte pourrait aussi bien avoir été écrit au Canada qu’aux Etats-Unis.iSyous ce titre, le R.P.Dugré vient de publier une brochure qui est presque un manifeste, manifeste très pacifique, qui fait appel au dévouement de notre jeunesse féminine pour résoudre Tun des plus angoissants problèmes de l’heure actuelle, l’ébranlement de la famille canadienne sous le double choc de l’irruption soudaine de la richesse dans une partie de notre population et de la précarité des conditions économiques de la classe ouvrière.Ce double fait soc liai est, chez nous, la source de maux tds qu'ils donnent à craindre pour la survivance de notre race et le maintien de la vie chrétienne dans les âmes.D’une part, les femmes de -la classe dirigeante, celles qui devraient tracer aux autres le sillon, méconnaissent trop souvent (par ignorance et par légèreté, nous voulons le croire) la gravité des obligations qui leur incombent.Des richesses, des loisirs, des qualités de l’esprit t du coeur, elles font un gaspillage inouï en vapités égoïstes et elles ne se doutent même pas d’avoir mal faitl D’autre part, des centaines et des milliers de mères de famille tout auprès d’êlles, sont aux prises avec la faim, la maladie et le désespoir qui s’ensuit.Les unes ont trop de richesses: la corruption les guette; les autres manquent du nécessaire.Les unes s’étiolent et voient faiblir leurs plus nobles facultés, faute d’occupation saine et vitale; les autres succombent également, mais sous un surcroît d’ouvrage.Les unes possèdent la culture de Tesprit, richesse précieuse entre toutes: elles l’appliquent à satisfaire leur vanité; les autres ignorent les plus élémentaires notions nécessaires à ia vie normale.Et cela dans une société chrétienne.Les esprits simplement observateurs ontjbien droit de s’alarmer.Les sociologues peuvent donner une évidente explication de cette re mieux adaptée à nos besoins ac anomalie: le développement écono-i fuels.la jeune fille de vingt ans ne le ferait-elle pas avec Infiniment de profit.pour elle-même surtout?Elle se verrait fort heureusement forcée en quelque sorte de faire, avant son entrée en ménage, Tap-prentis-sage d’une tenue de maison, de la couture, de la cuisine.Elle comprendrait l’économie sociale qu’il y a à porter des vêtements qui peuvent encore servir lorsqu'ils sont démodés et constituer autre chose qu’un chiffon inutilisable.Elle saisirait l’intime relation qui existe entre le bonheur ici-bas et la pratique des vertus chrétiennes.Elle découvrirait la beauté de Tordre providentiel en tout: dan-s le travail que Dieu impose, dans la hiérarchie et l’autorité qu’il établit au sein de la famille et de la société.Du reste, l'oeuvre que Ton propose ne créera pas dans nos habitudes une révolution.Plusieurs sociétés d’enfants de Marie, des cercles d’études féminins ont, ou ont déjà eu, à leur programme lia visite des pauvres.Il s’agit de remettre en honneur, de rajeunir uno institution qui a toujours existe dans l’Eglise.Il s’agit de lui donner une organisation, une armatu- rnique a été trop brusque dans notre pays: nous étions insuffisamment préparés au point de vue intellectuel et psychologique à faire face aux conditions de l’existence moderne.Nos éducateurs, nos législateurs, les autorités publiques de toute catégorie s’entendent pour multiplier les moyens de parer à ces maux nouveaux.Mais le coeur n’aunait-il .p«s ses ressources que la raison ne connaît pas?Ne pourrait-on trouver dans un renouveau de charité pure et simple le secret de hâter la vérita-ble^ rédemption de notre société?C’est ce que le R.P.Dugré propose dans la brochure que vient de publier VEcole Sociale Populaire.Mettre en contact la rlcnesse et la pauvreté, opérer le rapprochement individuel des classes, faire toucher du doigt la misère aux heureuses de ce monde, mettre à l’école de h dure réalité celles que la vie tient forcément dans Tilhi-sipn, ce serait fournir aux unes le soulagement et la sagesse aux autres.L’on s'adresse pour y arriver, aux Institutions déjà existantes, dont l'expérience et le vaste champ d’action s’offriront tout naturellement à Tinexpérienee de la jeunesse.II ne s’agit pas, évidemment, de lancer imprudemment des jeunes fiilles non averties dans les taudis infects.Il y a des cas de déchéan- pour des causes douteuses, mais tellement pris par ces vétilles que s'il se présente une occasion sérieuse d’intervention, ils font mine de ne pas s’en apercevoir.Il* préfèrent la guerre aux moucherons inoffensifs à la chasse aux tigres.Et le tigre le» mange.G.P.Si Ton parcourt les annales des grandes associations dlaction sociale féminines à l'étranger, Ton constate que le concours de la jeunesse est fort apprécié dans toutes les oeuvres d’approche.C’est la Ligue patriotique des Françaises, avec ses jeunes dizainières, les Settlements, de Londres, allant à la recherche des pauvres victimes du sweating system, c’est, aux Etats-Unis, le pays des vastes organisations professionnelles, la Junior League, fournissant ses contingents de jeunes volontaires qui vont au-devnnt des immigrés et les forment aux moeurs américaines, c’est, plus près de nous encore, le Rlg Sister movement chez nos soeurs de langue anglaise.L’esprit souffle où 11 veut.Mais il ne faut pas étouffer Tesprit.Notre devoir de catholiques est de faire plus et mieux que tous dans le domaine de la dhmrlté.Nous avons donc toutes les raisons de croire qu’une levée de dévouement peut se faire chez les jeunes de chez nous.Les grandes oeuvres sont souvent le fait de plusieurs essais successifs.L’heure ne serait-elle pas venue où Too verra s'incarner les traditions chrétiennes de nos aïeules, leur foi simple, leur charité dVipôtre en cette oeuvre qui.sous Tégide des oeuvres aînées, ferait la garde de nos fovers canadiens! XXX.mand, Jacques Debout est originaire de In presqu’île dsi Cotontip, H a grandi dans ce village de Saint-Sauveur-le-VIcomte où se dressent les ruines d'un vieux château démantelé et d’une abbaye fondée en 1080.Prêtre, puis professeur dliistoi-re a Meaux, l'abbé Debout se sent attiré vers le peuple.Quand H a des loisirs, H écrit les Lettres d’un militant.Un apôtre démocrate, les Victoires de VÀv \me soir, dans cette Un française, iversitê nt Et le .’erslté populai- re qu’il a fondée à Parts, quartier Mar ' '* * Ligue* Un député libéral québécois, M.Fournier, a souligne avec ironie Jeudi, nu cours d’un débat sur le divorce engagé au parlement fédéral, Tillogisme flagrant de tout un groupe de puritains empressés à s'élever chez nous contre Pusage du tabac, contre la cigarette, contre le vin et les alcools, contre les amusements Innocents de toute sorte, le dimanche, contre les paris sur les courses de chevaux, et qui laissent la plaie du divorce non seulement exister, mais grandir dans notre pays, et ne s’élèvent pas contre les parlements qui rendent de plus en plus facile la rupture du lien matrimonial.Il y « ainsi, de par le monde, des gens empressés à dépenser leur énergie et leur argent APRES AVOIR VU JACQUES DEBOUT^H^HHI La nuit, dans uno salle i Sur^de^^.'Le^sœialhte^t o»: ,iPi8: tendre sa voix chaude; les anarchistes aussi.Le sont des gens très polis”, remarque l’abbé.Il parle, soutient l’assaut, répond aux interrupteurs, détruit les objections.Une oeuvre n’attend pas Tautre, Il faut des bibliothèques paroissiales: l'abbé s’en occupe.L’art chrétien semble en baisse: il faut le relever, et ce sont ces admirables journées d’Art religieux qui viennent d’obtenir encore à Paris un si magnifique succès.Une revue se, fonde: les Cahiers catholiques, qui groupe de nombreux et intelligents collaborateurs sous la direction de Jacques Debout.Et le théâtre chrétien.héritier de» gracieux mystères d’autrefois?L'artiste renoue lui-même la tradition avec le Mystère de Noël, le Mystère de la Misè- ___j_____ _ ____| __ rfeorde et ]es Vofx de Jeanne d'Arc.one séance spéciale, l’Académie Le théâtre chrétien gagne chaque française décernait à l’unanimité 1 jour du terrain en France, et c’est son grand prix de poésie à Jacques lune belle phalange d’artistes que Debout, pour le poème Les morts ( Ton peut saluer avec Jacques De-fècondes.C’était un beau témoi-j bout, nuthéâtrej dans In peinture gnage au poète et aux héros qu’il avait si bien magnifiés Tandis que les blessés oublient dans leur sommeil la souffrance du jour et les horreurs de la bataille, un prêtre-iinfirmier médite tout en veillant.Et voici que peu à peu les images se font plus précises, les mots s’assemblent, des vers chantent dans le silence.1^ poète laisse parler son coeur.A côté de ces nommes qui reposent sur un lit blanc, il y a ceux qui dorment pour toujours, là-bas, sous les obus, l*«uvTe» corps cntn**t» fl«ii» In fosse (commune.Le poète veut leur offrir son hommage et veiller une heure avec eux.lyui fermiers endormi» su bord de la (mol «son.let pofte» tomlte1» en ctierdhsnt une rime.Le» amoureux partis «ans finir leur chsii- Ison.Quelques mois plus tard, dans la Qu’ètiait Jacques Debout?L’on fut fort étonné, dans certains milieux, d'apprendre une ce pseudonyme menait un prêtre, Tabbé René Roblot.Et ees jotirs-d, dans la chaire de Notre-Dame, les Montréalais verront monter un poète, deux foi* artiste, et par son âme et par ses oeuvres.De taille moyenne, trapu même, une tête forte, avec des yeux qui roulent derrière d’épaisses binettes, et tau coin de* lèvres, parfois, le passage rapide d’un sourire nor- ' t iisimie et les lettre»: Henri i, Maurice Denis.George* Dos- tmisk Ghéon, vallières, Vincent Hind y, Robert Valery-Radot, etc.Jacques Debout est un apôtre •de Tart et de la vérité estholique.C’est un poète qui chantait la nuit, au chevet des blessés, songeant aux Morts fécondes: Et -ou» le» frère» hlnnri» des aube» opaline».Dont le» jeune» maman» n'auront plu» * [franir, Domex, petit» enfant», panai le» tnouate- [ttiiMi Oit parce mills «ont mort* que tou» pou-[te* dormlri.{Suite û la deuxième ime). 2 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI, 28 FEVRIER 1925.VOLUME XVI —No 49 LETTRES AU "DEVOIR" Nona ne publions qne des lettres •ignées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, arec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui paraît sous cette rubrique.La succession de M, ISantel To the Editor Le "Devoir" Montréal.With an accumulating number of larger problems that beset the Canadian transportation system, it would seem the part of wisdom if the cabinet were — assuming that the Railway Board is working in the public interest, — to appoint the vice chairman.Four months have passed since Hon.Bruno Nan-tel, the vice-chairman, stepped out upon the expiry of his term of office.The transportation problem in Canada is undoubtedly one of the most serious questions that confront the country.It enters into the price fabric of every commodity that the individual needs, as far as the freight rates are concerned.The passenger service, which the railroads offer, enters largely also into the welfare of the communities.Transportation is the most in-voloed science of modern times.This being so, it would seem that the government should select the best qualified person available.Surely, there has been enough time elapsed since the mcancy arose to bring to the surface the names of available candidates.The public interest demands a certain understanding of more than mere fundamentals of transportation.There never was a time when a certain deep insight into the transportation problems, and a wide experience, more particularly in the science of railroad operation and management, were more desirable on this board.It necessarily follows, therefore, that the vice-chairmanship should not be filled by a mere place-holder.The cabinet should weight the respective qualifications of the various names submitted carefully, and, appoint the one who is able to bring the best training to the service.TAXPAYER.Montreal, February 2ôth, 1925.A propos de colonisation Monsieur le rédacteur, Je suis heureux de voir que mon article sur la colonisation, publié dans les "Lettres au Devoir”, le 50 janvier, a provoqué une réponse d’un officier du département des terres et forêts.Cela me permet de revenir sur cette question vitale.J'hésite à croire d'abord, écrit M.Yalin, que si deux millions de Canadiens français sont aujourd'hui aux Etats-Unis, c’est dû au "stupide système de colonisation adopté par nos gouvernants".J'avais dit: "C'est dû en grande partie’’ et non ‘c’est dû" tout court.J'admets donc d'autres causes."J'estime plutôt, continue M.Valin.qne cette émigration des nôtres aux Etats-Unis a toujours eu pour aiuse des conditions économiques plus favorables là-bas qu’ici.’’ Voilà bien l’explication immédiate de l'exode de nos Canadiens français: mais, en bons philosophes, il faut en rechercher la cause ultime.Les ¦ conditions économiques défavorables qui ont forcé les nôtres à s'exi- qut s’ouvre”, dans sa lettre au congrès de Chicoutimi, en 1920, et dans maints articles; M.Amédèe Denault, secrétaire de la Ligue nationale de colonisation, dans sa chronique hebdomadaire: "Le Barrage"; M.Louis Durand, dans l’Action française, mars et avril 1924; l’honorable sénateur L.-O.David, dans "Au soir de la vie".On se rappelle d’ailleurs qu’aux congrès de colonisation tenus à Chicoutimi en 1920 et à Québec en 1923, ainsi qu’au congrès des cultivateurs de la province tenu à Québec, en octobre dernier, nombre de voix autorisées, représentant tous les coins de la province, ont proclamé que l’exode des nôtres vers les vlll ou les Etats-Unis est dû, en grande partie, à un régime de colonisation trop mesquin.Depuis plus de soixante ans, notre race déborde au delà des frontières.Nos gouvernants auraient dû s’alarmer, tenter ce qui est humainement possible pour canaliser nos surphfs vers de nouveaux espaces.Quels remèdes s’imposaient et s’imposent encore d’urgence?D’abord, la séparation des domaines forestier et colonisuble.Parce que le classement ne fut pas fait il y a un demi-siècle, la colonisation s’est faite sans méthode, elle a toujours tâtonné.Seule l’inittative privée guida le colon.Aussi, nombre d'erreurs furent commises; des régions furent ouvertes à la colonisation qui ont dû être abandonnées par la suite ou qui devront l’être tôt ou tard, comme certaines jmrties des Laurentides; d’autres réglons, propres à la culture, furent livrées à la rapacité des marchands de bols qui pillèrent ou pillent encore l’héritage dû an colon.Nulle directive pour conduire ceux qui auraient voulu ouvrir des terres neuves.tandis que le chemin des Etats-Unis était st facile à suivre.M.Valin me demande qui eût fait la séparation des domaines il y a un demi-siècle et "où est l’assurance que le verdict de la séparation eût été accepté par les parties intéressées?” C’est le gouvernement, parbleu! qui eût fait cette séparation: s’il eût été si difficile alors de faire accepter son verdict, que dire, maintenant qu’il faut compter avec les marchands de bois, entrés en lice avec, une Influence financière et politique autrement formidable que celle du pauvre colon sans organisation?Aussi voit-on, dans certaines réglons, des rangs entiers classés "non dotonlsables" avant le passage des marchands de bois et "colonisablrs” après que tout le bois est pillé.Dans les régions colonisables, le gouvernement aurait dû multiplier les chemins, construire des écoles et des chapelles, offrir des lots â bon marché, fonder un crédit pour aider le colon à s'installer, et une prime pour lui permettre de faire ses premiers défrichements." Il y a aux Etats-Unis, comme dans notre province, dit le sénateur David, qu'on accusera pas d'inexpérience, des centaines de Canadiens français qui seraient heureux de retourner à la terre s’ils en avaient Us moyens, si on les aidait à s'instal Le moyen par excellence de détourner vers les terres neuves te1 courant qui draine notre peuple vers l’étranger, c’est de rendre la colonisation avantageuse.M.Valin nous, montre l’influence décisive qu’exerce sur une famille "les sol-lichètions empressée* de parents qui font miroiter à ses yeux les salaires fabuleux que l’on peut gagne?dans les manufactures” des Etats-Unis.Puissance formidable de la réclame! C’est elle qui a peuplé l’Ouest.Mais le gouvernement fait des offres alléchantes au ramassis d’immigrants qu’il importe à grands frais, tandis que les nôtres s'en vont.Pourquoi notre ministre es | de la colonisation n’a-t-tl pas orga- La Minuta Gaie nisé une vaste campaçne de réclame par l’école primaire, la conférence, le tract, la presse, les projections, les excursions, etc, mais surtout — condition sine qua non du succès — par sa libéralité envers le colon?Le colon heureux est le meilleur propagandiste de la colonisation comme le Franco-Américain est le meilleur agent d'émigration.Si nous ne pouvons rapatrier tous ceux que notre tyrannique système de colonisation a fait émigrer, gardons du moins ceux qui nous restent.Le moyen primordial c’est d'avoir un régime de colonisation efficace, comportant: lo.La classification de toutes nos forêts colonisables.Des équipes j) travaillent depuis quelques années.Il faut que des centres de colonisation avec chemins, écoles, chapelles, soient préparés aux colons dans tous les coins de la province.Les marchands de bols et les colons auront leurs domaines distincts: plus de conflits d’intérêts.2o.Simplification des procédures pour l'obtention des lots; baisse des prix et adoucissement des conditions faites au colon.3o.Création d’un crédit, basé sur les caisses populaires par exemple, pour aider te colon à acheter son lot et à s’installer.4o.Octroi d’une prime de §20 au moins, pour chaque acre défriché.Ce n’est pas trop: d’après nombre d’expériences, l’abatage et le ‘‘seepage" coûte au moins S25 l’acre, l'essouchement $20, les frais du labour et la préparation d’uh acre de terre neuve, $20.5o.Etablissement d’une commission indépendante de la politique et du patronage.La politique est inapte a promouvoir avec succès la c >-Ionisation; le passé Ta prouvé.Ce ne sont pas tant les ministres actuels ou antérieurs qui sont à blâmer; c’est le système qui est défectueux.Je reviendrai, à l'occasion sur ce polht.Supposons que le budget de la colonisation doive être porté à $3,000,-000 par année; est-ce trop pour un gouvernement qui se glorifie d’avoir dépensé $o9,000,000 pour la voirie depuis 190f ?L’honorable Honoré Mercier disait au congrès de Chicoutimi en 1920: "Nous allons consacrer dorénavant à la colonisation, non pas des milliers, mais des millions de dollars.Si nous n’avons pas fait plus auparavant, c’est faute d’argent.Maintenant nous en avons.” “FLEUR DE CHOU” L’inventeur Edison avait tant d’amis qui fumaient ses meilleurs cigares de Havane que son secrétaire résolut de réduire cette dépense.Il fit fabriquer en quantité des cigares dont l'intérieur était fait de feuilles de chou et l’enveloppe, de gros papier brun.Il les mit partout, dans les laboratoires de l’inventeur.Edison trouva le projet merveilleux.Pendant un tèmps, il put fumer lui-même ses Havane.Un jour qu'il revenait d’un long voyage, il chercha, pour son laboratoire, des cigares Fleur de Chou.U n'y en avait plus.“C’est curieux, dit son cigarier, je vous en ai envoyé une boite de cent avant votre départ.” Edison appela son secrétaire.“J’ai bien mis une botte dans votre malle, avant le départ.Je ne savais pas au juste ce que c’était”, dit le secrétaire.— "Je comprends, alors”, dit Edison.“Je les ai tous fumés moi-même en Californie, ces m.cigares.” * * * IGNORANCE Grosbinet est le plus ignorant des hommes.Il entre chez un libraire : —Je désirerais un ouvrage convenable, quelque chose d’un peu historique.—Voulez-vous les “Derniers jours de Pompéi”?—De quoi est-il mort?—D’une éruption, je crois.* * * LE DINDE AUX ENFERS Le chef du rayon des classiques dans une grande librairie de Montréal a reçu l’autre jour la commande suivante: “Monsieur, je voudrais voir un exemplaire du Dinde aux enfers.* * * NO SMOKING Un français de passage à New-York se rend à un concert avec sa femme.H aperçoit dans le vestibule de la salle une pancarte: “No smoking.” —Tu vois, soupire-t-il avec soulagement, comme j’avais raison de ne pas mettre mon smoking.1er, à faire les premiers défriche^ n C(>!°nisat{on (Suite de la première page.) menls.H faut venir en aide au colon.Que ce soit au moyen d’un vrêt ou autrement, le gouvernement doit venir à leur secours." (",4ti soir de la vie”, cité dans J’Action catlholique, 31 janvier 1925).La situation faite au colon par la loi de notre province, est-eile viable?Le colon doit: a) Payer 60 sous l’acre un lot (préalablement pillé par les marchands de bois); b) Défricher, chaque année, trois acres et pas plus de cinq acres pour cent, à moins d’être autorisé par le ministre à défricher davantage; c) Cultiver, chaque année, le terrain qu'il aura défriché: d) Bâtir, dans les dix-huit mots au Canada français”, p.44).La colonisation n’a pas encore bénéficié de tous ces millions sauveurs .Evaluons à $2.000 seulement le capital représenté par chacun des nôtres qui passe la frontière.Si chaque million dépensé pour In colonisation nous garde 5,000 Canadiens français, c’est un placement qui rapportera $10,000,000 au simple point de vue financier.Et au point de vue national donc?Veuillez me croire, monsieur le rédacteur, votre tout dévoué.J.-Albert RIOUX.23 février 1925.1er ne peuvent être qu une resultan- de lu date de la vente, une maison te.I n système de colonisation habitable d’au moins seize pieds par méthodique et avantageux, pour le \ vingt, l'occuper et y résider per-coion, organisé il y a un demi-siècle sonnellement et sam interruption créé des conditions économiques de ce moment jusqu’à l’émission permettant aux nôtres de vivre sur des lettres patentes; le sol natal.c) .4 l’expiration des six ans, il Tout le monde admet que l’agri- devra posséder sur le lot une gran-cultare est la profession foi.daiiieii-1 ge d’au mains vingt pieds par vingt-laie: c’est elle gui soutient la vie cinq et une étable, d’au moins quinze physique, intellectuelle, nationale, par vingt; religieuse, commerciale et indus-) f) Les lettres patentes ne seront trielle des peuples.Or, dam un ! émises que lorsqu’une étendue de pays neuf comme le notre, c’est la | terrain, représentant 30 pour cent colonisation qui conditionne les de la superficie du lot, aura été progrès agricoles.Sans un régime) défrichée en un seul bloc et mise en de colonisation intelligent et pro- 'bonne culture en vue de récolte gressif.les ienhes gens des vieilles profitable.Cinq acres an moins de paroisses rurales ne se dirigeront pas la jiartie en culture doivent être la-vers les terres neuves; tes citadins bancables; et les ouvriers, aux époques de cri- g) Il ne sera coupé de bois avant se surtout, n’iront pus batailler en l’émission des lettres patentes que meme temps contre la forêt, les Ira- ! pour le défrichement, le chauffage, rosseries des marchands de bois et ; les bâtisses et les clôtures, et tout ¦c, rrigeunces du gouvernement; : bots coupé contrairement d cette Pf'tre agriculture restera station- j condition sera considéré comme na re, nos ruraux gonfleront de ayant été coupé sans permis sur les p'us en plus la population urbaine terres publiques.07 traverseront la frontière: c’est J’omets les autres conditions énu-! histoire des derniers soixante mérées dans /’Annuaire statistique de la province de Québec, ainsi aue , Depuis la conquête jusqu'à 1861.les nombreuses tracasseries que doit notre population a doublé tous les subir te coton de la part du gou-ringt-cinq ans.En 1861, nous vernement et des marchands de étions 850,000 dans la province de bois, Quebec; nous devrions être aujour- j II faudrait que le colon possédât d hui 4.500.000.Bien comptes au : §5,000 pour défricher un lof dans recensement de J921, nous ne som-i ces conditions: ceux qui disposent mes que 1,892.3/4.En 1881, notre, de ce capital achètent des terres population urbaine est de 311.114 prêtes à produire, habitant», notre population rurale, : Le colon n'a pas le sou de 1.04/,923.En 1921, notre popu- rant cinq ans, il lotion urbaine a fait un joli saut: 1,- ; priver san ' J 323,071: notre population rurale, ) labeur.qui aurait dû monter à près de 3.- ! vailler ailleurs que sur son lot 090 00(1 est descendue à 1.038.128.| d’emprunter, d’hypothéquer son lot hn 1871, 80 p.e.de notre peuple vit on d'aliéner le fruit de son travail Avez-vous besoin d’imprimés: livres, brochures, revues, journaux, circulaires de tout format, affiches, placards, têtes de compte et autres imprimés de bureau, cahiers, billets, cartes de visites, etc.?UNE NOMINATION M.JOSEPH S.BLAIS DEVIENT REPRESENTANT DE LA MAISON V.-V.-B.A QUEBEC Or, du- M.Joseph-S.Blais, le nouveau représentant de la maison Versaillcs-Viaricaire-Boulais (limitée) à Québec, a fait toute sa carrière dans la banque.Entré à la Banque Nationale en 1895 comme secrétaire du directeur général, en 1902 il était nommé sous-inspecteur, en 1909 inspecteur, en 1915 inspecteur en chef, en 1919 surintendant général ou directeur général du personnel avec affectation spéciale à l’étude des affaires commerciales et industrielles.L’avancement avait été rapide, mais, de l’aveu général, largement mérité.Depuis la fusion de la Banque Nationale avec la Banque d’Hocnc-laga, M.Riais a été au service de cette dernière institution, qui se voit avec un vif regret privée de ses services.Depuis bientôt un an il habitait Montréal.Ses nouvelles fonctions le ramèneront dans ce ASPIRINE Méfiez-vous des contrefaçons! m^Innir â,?lfrnOinJ'r’ Sr québécois qui lui est à la D ^ die z0” fois si Ct si cher.',rT M.Blais s’est spécialisé dans les à la campagne, en 1921, les 3-10 seulement.De plus en plus, les pro et de vendre du bois: il doit snbiv-nir aux besoins de sa famille, bâtir campagnes d’économie nationale, le développement des groupes ruraux par les sous-agences de banques, et le développement de la pê- porttons se renversent : piteux' ré-' une maison, une grange et' une 'étn kp6, nîar‘*',n£ en Gnspésie.11 a pu-suttats d’un demi-siècle d’intensi-\ble.acheter les Instruments e bl,é c,e «ombreux articles de jour-ve colonisation! ïwÙnrÀ if.«aux sur la question financière.’aSTpaf"!, fai!, et tear ^ •& ration personnelle, beaucoup d’au-j lot.i exploitation ae *°n, quemment fait entendre sur les très, avant moi, ont signalé Tétroi- On ut fnreé 0n TtZ À 11 itn 9 ** æ m ^ Il .__ «• ' * ^5^ APRES AVOIR VU JACQUES DEBOUT On l’a choisi pour prêcher le carême à Notre-Dame.;‘J’aimerai sûrement votre pays, dit-il.L’on m’en a raconté tant de bien.Je l’aime déjà.” Sans doute, l’hiver sera plus rude au pied du Mont-Royal.€ettc année, Paris ne connaît pas encore le froid.Mais quand l’abbé arrivera, les premiers jours du printemps ne seront pas très éloignés, et Je poète dira avec chaleur ce qu’est la France croyante.“Jamais, déclare-t-il, les catholiques n’oné fait preuve d’un si bel esprit d’union.Avant la guerre, on ne parlait pas d’assembler en une seule fois, 5, 10, 15, 30 ou 40,000 hommes catholiques! C’est un signe des temps que Ja chose soit aujourd’hui possible.Ayons confianceI” Un poète ne peut qu’avoir confiance.Cependant, a Marseille, hier, il y a eu des morts.Les morts fécondes du poète dont les vers, espérons-Ie, seront entièrement vrais, demain: C’est depuis cet immense et Joyeux offer- [tolre Que la terre est plus blonde et les soleils (plus beaux.Que les fleuves de France ont des noms Ide victoire Et du miracle sur leurs eaux.En attendant, saluez bien le pays pour moi, Monsieur l’abbé! JEAN BRUCHESI Paris, 12 février.Alexandre Dùgrè, dans S son lot malgré de telles entraves -Vers les terres neuves" et "Le Nord l c’est un héros! entraves.L’OEIL - ORGANE DELICAT Dès les premiers symptômes de faiblesse de loeil, consultez l’opticien; c’est le seul moyen de le conserver parfait au point de vue de la vision.SALON D’OPTIQUE SAINT-GERMAIN TEL.eut stss 453, RUE SAINT-DENIS »r»* Bh«bmkt.Rhumes Maux de dents Nephrite Névralgie Maux de tête Lumbago Rhumatisme Douleurs VENEZ nous CONSULTER lais (limitée) d’avoir réussi à mettre la main sur un homme d’une pareille valeur; Ce Hoir au , Cercle Universitaire Ce soir, au Cercle Universitaire, rue Saint-Hubert, M.A.V.Sefero-vitch fera, à l’issue du dîner, une causerie sur l’avenir de la Serbie, pays dont 11 est le consul général au Canada.Un membre en vue du Cercle remerciera le conférencier.Les membres peuvent encore retenir des couverts avant 6 heures, ce soir, en téléphonant au mattre d’hôtel, Est 902.j N'occeptez que les ‘‘Pastilles d’As-! plrine de Bayer”.Chaque paquet non décacheté contient un mode d’emploi éprouvé.Les boites facl-; lement maniables de douze pastil-I les ne coûtent que quelques cents.Les pharmaciens en vendent aussi des bouteilles de 24 et de 100.Aspirine est la marque de fabrique (enregistrée au Canada) de la manufacture de mono-acetlcacldes-ter de sallcilicacide de Bayer.Quoiqu’il soit bien reconnu que le mot Aspirine signifie produit de Bayer afin da protéger le public contre les contrefaçons, nous étam-perons sur les tablettes de la compagnie Bayer la marque générale de fabrique, le nom de Bayer en croix.i A moins que vous ne voyie* le | nom de Bayer en croix sur le pa- | quel ou les pastilles, vous n’obte- ! nez pas les véritables aspirines ' Bayer reconnues sûres par des mil-, Bons et prescrites par les méde- i cins depuis plus de vingt-trois ans i contre v .Hue- Saint-Denis MS* _ oÏÏSSiws/ Xsctin.’ir art» Jfedrsène VN PLUS GRAND MAGASIN Nous venons, en effet, de louer le dernier étage de l’immeuble que nous occupons, au numéro 828 Saint-Denis.Nous avons une superficie de 40,000 pieds carrés de plancher — c’est-à-dire toute la bâtisse et ses annexes.?Si le succès nous sourit et si nous marchons aussi rapidement dans la voie du progrès, c’est que, combattant toujours depuis sept ans pour obtenir des manufacturiers les plus bas prix du marché, puis en faisant bénéficier nos clients sur une même base d’épargne d’argent, nous avons établi la confiance de la clientèle qui se fait de plus en plus considérable.C’est pour célébrer cette nouvelle étape dans notre existence que nous avons organisé cette Vente d’Un Plus Grand Magasin Nos pouvoirs d’achats sont plus étendus et nous permettent d’établir les plus grandes réductions de prix à Montréal.Cette vente en est une autre preuve.VOYEZ NOS PRIX.VOYEZ NOS VALEURS.' 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à 11 h.13 m.do matin.DERNIERE HEURE Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU ET FROID MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum.1.Même data Pan dernier, 31.Minimum sujaurd’hal, Z.Même date l'an dernier, 11.BAROMETRE 10 hrurea a m .20.IS.Il heurea a.ni.:*.*«• | Midi: 20.11.1 /ASSEMBLEE ANNUELLE DE L’HOPITAL SAINTE-JUSTINE |LJne année encourageante — Un surplus de $3,670,-60 — Dix-huit cents enfants hospitalisés en 1924 — Rapports du bureau médical et de l’administration.Le bureau de direction de l’hôpi-|1 Sainte-Justine a tenu son assem-léc annuelle, à quatre heures, ven-|*edi, sous la présidence d’honneur M.le chanoine Emile Chartier, Ice-recteur de l’Université de jontréal.Directrices, bienfaitrices amies de l’institution s’étaient Imné rendez-vous à cette réunion, jii a fait connaître les progrès de I lôpital.Le doctijur A.Dutilly a lu le rap-hrt du bureau médical; Mme Alice Artois, secrétaire, a donné con-tissance des activités du bureau 1 administration et Mile E.Rolland, lésorière,, a soumis son rapport de ixercice financier de 1924.M.le beteur E.-P.Benoît, président du lireau médical, a exprimé sa vive I tisfaction du travail accompli : bervir, dit-il, est le mot de passe la cet hôpital; c’est ici que la cha-| té s’exerce le plus sous toutes ses rmes, et cet hôpital est l’exemple | appant des merveilles que peu-mt accomplir le dévouement, l’en-nte mutuelle et l’esprit- de sacri-ice.” H M.le chanoine Chartier, invité à lire quelques mots, s’en acquitte Uec bienveillance; il se sent à l’aise |jns cette maison où la souffrance ?s petits s’allie à la plus belle des et le été maison 132 petits malades, to toi des décès pour l’»an^e 177, ce qui porte le taux de la mortalité à 10.1 px.Ce taux de 10.1 p.c.peut paraître élevé à première vue, mais il faut bien penser que nous recevons ici des petits malades dont l’état, la plupart du temps, est désespéré, et gui nous arrivent quand chacun a épuisé ses ressources.Notre statistique soutiendra avantageusement ia comparaison avec celle des autres hôpitaux d’enfants indigents.Fous nos 1,800 malades, la pharmacie a rempli 6,640 prescriptions, la chirurgie enregistre 1,170 grandes opérations, (majeures), l’oto-rhino-laryngologie, 1,048 opérations; l’ophtalmologie, 16 opérations; l’odontologie, 697 extractions et obturations, et il s’est donné, en 1924, 3,212 cas d’anesthésie, avec, remarque importante, pas un seul cas de mortalité.31 n’est que juste de féliciter ici M.le docteur Deslauriers, le chef anésthésiste.LE SERVICE EXTERNE Le dispensaire accuse une augmentation considérable: il s’y est donné, en 1924, 15,938 consultations ainsi réparties: en médecine, 5,709; ,., , i en chirurgie, 3,612; en oto-rhino-la- rtus, celle de la charité chn;tien-j 2,704; en odontologie.Tous, médecins, infirmiers, reh-| 1 467.en dermatologie, 1,350; en euses ont des coeuis de mere pour ¦ g44; en radiologie, i pencher sur des petits lits et cal- 252 lier les douleurs de pauvres petits ! >rps.Aussi les dames directrices jurrissent-elles une grande ambi-lon, celle d’édifier un vaste hôpi-I 1 pour recueillir tous les enfants alades de la ville; c’est un rêve pdacieux qui ne se réalisera pas, ais qui entretient la flamme d’es-férance au coeur.M.le vice-recteur déclare que l’U-iSversité de Montréal est intime-|ent liée à l’oeuvre de l’hôpital I unte-Justine, dont elle a assisté premiers pas, qu’elle suit dans ,*s progrès et dont elle attend le lus complet succès.Une fillette a donné lecture des pli vîtes de l’association rècem-[ent formée parmi les jeunes en-}ats de l’hôpital pour venir en ai-T aux petits malades, sous forme |e douceurs.Son rapport a été très tpplaudi.BILAN DE 1924 Mlle E.Rolland soumet que les J'ecettes de l’année se sont élevées la somme de 886,838.91 et que les épenses ont été seulement de $83,-168.31; laissant une balance en ¦ aissc de $3,670.80.Au sujet de la construction (aile Nouvelle), la trésorerie rapporte les recettes au montant de $22,513,-l6 et des dépenses au montant de ’21,715.78, laissant une balance en ?aisse de $797.38.Le bilan de l’hôpital, au 31 dé-embre 1924, était ainîs constitué: ACTIF I ôpital, (ancienne construction.$ 87,911.00 'ôpital (aile nouvelle).290,568.00 floDllier et lingerie.26,000.00 illets à recevoir : (souscriptions 1920) ., .6,500.00 n caisse au 31 décembre 1924.4,467.98 ’errain .42,387.00 é 12,451 prescriptions^ ce té aux 6,640 prescriptions Ces différents services externes ont donné qui, ajouté du service interne, a permis à la pharmacienne de remplir 19,091 ordonnances.Le laboratoire a fourni 2,744 analyses (sang, urine, crachats, lait, etc.), en ne mentionnant pas celles du lait, faites deux fois par semaine.Le département d’électro-radiolo-gic, enrichi d’appareils nouveaux eft dispendieux, maniés par le docteur Comtois, a fourni 598 radiographies, 35 radioscopies et on y a donné 102 traitements radio-théra- PASSIF $457,834.48 ypothèque.$150,000.00 ulets à payer .8,000.00 alance uue sur terrain 2,986,50 réanciers (comptes de l’hôpital) .4,568.00 Capital.292,279.69 $457,834.48 LE SERVICE INTERNE Le docteur A.Dutilly déclare que e travail en général dans tous les I; épartements a considérablement •ugmentc et que le résultat ¦ d’en-emble est excellent.Depuis l’agrandissement, nous vons 164 lits qui sont toujours à ¦; eu près toujours occupés, et, à s| crtaines périodes de l’année, nous || e pouvons répondre à la (Icman-I e d’hospilalisation.Du côté du i »rvke externe, les différents dé-artements soot très achalandés, et • uelques-uns même sont encombrés, ’est dire que durant 1924, l’hôpi-il Ste-Justine n’a pas eu de pé-iode de répit et qu’il s’y est fait n tnnvaiil soutenu.Au 1er janvier 1924, nous avions ans le service hospitalier, 109 > lalades; il y avait donc à ce mo-i lentJlà 55 lits disponibles.Ceci ’explique parce que le dùpnrte-icnt privé, qui renferme 32 lits, est nijours à peu près déserté dans « tenups des fêtes, et que nos 8 _ ts de la sale d’isolement, à ce P .mips de l’année étaient vides.Du T er janvier 1924 au 1er janvier 925, il a été admis 1,691 patients, e qui porte le nombre de nos ma-ides à 1.800 exactement, représen-mt 47,281 jours d’hospitalisation, I lit une moyenne de 26 1-2 jours $ our Chaque enfant.La majorité, :oil 1,662 est canadienne-françat-, e, 28 sont de nationalité anglaise et 10 de nation alité étrangère; les ca-, itdiques sont au nombre de 1,783, 1 M protestants au nombre de 11 et sont de religion différente.Les 1 arçons sont au nombre de 1,070 et i >s filles 730.1 Sur ce nombre de 1,800 malades, I 52 sont partis guéris; 221 sont sor-) « améliorés: 46 sont retournés sans 1 tre améliorés; 164 ont été congé-—i iés sous traitement ; 49 sont morts 1 n moins de 24 heures; 23 sont I lorts «n moins de 48 heures; au "SI I écembre 1934, fl restait dans la piques.Le laboratoire d’anatomie pathologique, dirigé par le docteur Dubé, s’est enrichi de pièces remarquablement instructives et d’un précieux secours pour la science.En somme, si nous prenons les chiffres pour base, si nous comparons avec le rapport de l’année dernière, nous constatons partout une augmentation notable, et si nous reculons dix ans en arrière, en 1914, nous trouvons 520 malades internes, au lieu de 1,800 actuellement, 5,330 consultations externes, au lieu de 15,938 cette année; 11,-373 jours d’hospitalisation en 1914, et 47,881 en 1925.C’est dire que Sainte-Justine a progressé, que sa bonne renommée s’est conservée et s’est étendue au dehors, que la clientèle a manifesté sa confiance.C’est aussi dire que le zèle, le dévouement et la charité du personnel de l’hôpital ont été mis à contribution.Les institutions financières et commerciales, dont Je rapport, comme le nôtre, accuse une augmentation, un surplus d’affaires, annoncent également un boni: le nôtre est versé au fond d’amortissement des misères humaines, pour être crédité au grand livre de la Charité.Notre hôpital ayant pris de l’extension, les services étant augmentés et multipliés, la question d’un surintendant devenait urgente, et tous les yeux se sont naturellement tournés vers le docteur Bernard, dont la largeur d’esprit et le tact sont connus de tous, et dont les commettants sont absolument satisfaits.Le docteur Desrochers, préposé aux dossiers, dont le travail de chercheur et d’homme de science était mis à contribution, nous a quitté, il y a quelque temps.Ses services nous ont été inappréciables, et Je Bureau Tnédical conservera de lui un amical souvenir.Le docteur Lussier, après un stage comme chef interne, nous a laissé pour la clientèle, et a été remplacé par le docteur Groulx, qui a sous ses ordres sept internes.Ce sont: le docteur Cristin, MM.A.Mondor, C.Blais.G.Barry, G.Cô té, G.Deshaies, G.Lussier.Du côté du service externe, les gardes-malades volontaires bénévoles méritent à juste titre nos remer elements, pour leurs services dévoués, et le Service social, organisé d’une manière intelligente et efficace, nous est d’un secours hors do toute louange.Nous ne voulons pas passer sous silence le dévouement et le zèle in lassable de nos trente-deux religieuses et de nos cinquante-trois gardes-malades.Ceux qui comme nous, les volent à l’œuvre, et Je jour, et la nuit, penchées sur les berceaux ou courbées sur leurs livres d’études, sont saisis d’admiration, et si nous nous flattons de quelques résultats heureux, c’est à elles que nous le devons, pour une large part.Notre oeuvre est bien connue: c’est ici Je foyer de Ja charité, du dévouement et de la science.Nous sommes orgueilleux de notre insti tution, nous sommes fiers de nos résultats.Sainte-Justine, avec son installation et son outillage modernes, avec son personnel compétent peut rivaliser avec tout autre établissement du genre en Amérique.BUREAU D’ADMINISTRATIGN Mlle Alice d’Artois, secrétaire, a parlé du fonctionnement de l’hô-pital."L’administration, dit-elle, a ral, se composant de personnes qui ont déjà fait partie de l’exécutif, ou été présidente, vice-présidente ou secrétaire d’un de nos comités.Ces dames se sont trouvées dans l’obligation d’abandonner un travail actif en faveur de lHôpitai, mais l'administration désire qu’un lien les retienne à l’oeuvre pour laquelle elles se sont dépensées.Comme membre du Conseil général, elles sont convoquées aux assemblées mensuelles, alors que se fait une revue de l’ouvrage accompli durant le mois, dans les sous-comités.Ij's (lames qui composent ce Conseil général sont: Aime Alfred Tarut, Arthur Berlin a urne, Gérin-Normand, Beaudry Leman, S.-J.-B.Rolland, Jules Hamel, Raoul Masson, Arthur Mjjgnault, Jean Perrault, Guy Papineau Couture, C.A.Wilson, Guy Boyer, J.A.MacDonald, F.X.Choquet, J.A.Leblanc, Charles Frémont, Raoul de Lori-mier; Ailles Eva Beauchamp, Hélène Mignault, Berthe O’Leary et Ga-brielle Roy.De par nos règlements: toute personne qui a travaillé activement pendant dix ans à un de nos comités, devient “Gouverneur à vie” de l’hôpital.L’administration a été heureuse d’offrir cette marque d’appréciation à sept de ses collaboratrices, dont l’intérêt pour l’hôpital a grandi avec cette institution; ees personnes sont: Mmes Rodolphe Bédard, Marius Xeeker, Napoléon Lahaie, Théodulc Saint-Cyr, Siméon Bélisle, J.E.Hudon, Mlle Gertrude Karch, et M.le Dr A.Z.Crépault.Au comité de couture, il n’y a pas de chômage, et ces dames continuent, comme par le passé à confectionner le linge requis pour l’hôpital.Avec leur dévouée présidente, Mme Ch s Benoit, admirablement secondée par Aime Napoléon Lahaie et Mme Arsène AlacDuff, elles se réunissent tous les mercredis, travaillant d’action, et souvent, emportant à domicile, pour y faire les derniers points, un ouvrage que le temps, en se sauvant, n’a pas permis de terminer.Les livres de ce comité indiquent qu’il s’y est fait, durant les derniers douze mois: 4,561 morceaux; de tels chiffres disent assez le travail assidu de ces dames, et combien l’administration est heureuse de compter sur un aide si efficace et si constant.Le comité de lingerie, ayant à sa tête Mme Rodolphe Bédard, répond aux promesses des premiers jours, alors que ses membres ont assumé la charge de solliciter, au mois qui leur est indiqué, un certain nombre d’articles de lingerie.Grâce à leur travail, les armoires de l’hôpital ont bénéficié de plus de 1,200 mor- L’odyssée de Roger Maillet L’INTIME RACONTE COMAiENT IL A ENLEVE DES DETECTIVES ET BRAQUE SUR EUX UN REVOLVER VIDE, LE JOUR DE L’ELECTION PROVINCIALE DE SAINTE-ANNE—JUGEMENT LE 10 -MARS ceaux, ce qui est une aubaine, surtout pour un hôpital d’enfants.Au dispensaire, vous rencontrez chaque jour les gardes bénévoles.Par leur travail assidu, elles aident à décongestionner le service du dispensaire, qui enregistre parfois 60 et même 80 consultations dans une même avant-midi.Ces jeunes filles sont là, aidant le médecin à un pansement, encourageant un tout petit à qui l’hôpital fait peur, étant partout où leurs services délicats et intelligents sont requis.Le comité de souscriptions pour la construction vient de se réorganiser et le travail qui se prépare est de bon augure.Le tag-day du six mai a remporté un beau succès et a mis en caisse $11,650.La pasteurisation des lectures Le mouvement en faveur de la pasteurisation du lait est de plus en plus accentué.On prend soin, avec raison, de sauver les petits enfants; mais il est encore plus important de conserver intactes les dmes et les cerveaux.Et il n'y a pas pour cela de pasteurisation o-blipatotre.Prenez, pendant le carême, la résolution de faire comprendre aux gens qui vivent autour de vous ce qu'est de la bonne lecture, ce qu’est le bon journal.C’est un apostolat nécessaire.Dites bien qu’on ne reconnaît pas le catholicisme d’un journal au fait qu'il se prétend le défenseur des intérêts catholiques, ni, non plus, au fait qu’il publie des portraits d'évêque, de père et de mère d’évêque, de frères et de soeurs d’évèque, mais au fait qu’il ne laisse rien paraître dans ses colonnes qui puisse souiller les year, le coeur, l'imagination et l’âme de l’un quelconque de ses lecteurs.Les récits détaillés de crime font-ils autre chose, de même que l’appréciation de tant de pièces dç théâtre et de cinéma?Soyez partisans de la bonne lecture.Ne Usez que de bons journaux et, s’il vous reste du temps pour la lecture, puisez dans la liste des ouvrages mis en vente par le Service de Librairie du Devoir.Vous trouverez aujourd’hui en pa ges Intérieures plusieurs annonces.On adresse toutes les commandes au Service de Librairie du Devoir en les accompagnant d’un mandat-poste ou d’un chèque payable au pair à Montréal.Case postale 4020.On livre en ville contre remboursement sans frais supplémentaires.Til, Main 7460.SI vous voulez un bon livre téléphonez-nous, si nous ne l'avons pas en main nous pourrons vous le procurer où qu'il soif à Montréal.N.R.—Lire en première page une appréciation du livre du V.Hugo-lin en vente chez nous.Banquet des auteurs Lia Société des auteur» canadiens donnera, sous la présidence de M.Atbanase David, secrétaire provincial, un banquet en l’honneur de ses membres lauréats du prix David.Ce banquet aura lieu ce soir à fi heures précises, chez Kerhuhi et cru devoir former ui> conseil géré.Odiau, rue Si-Denis.BULLETIN POLITIQUE Grands faits de la semaine M.Ernest Lapointe signe un traité avec Washington—Ouverture de la session provinciale en Nouvelle-Ecosse —-Ontario imposera une taxe de trois cents sur chaque gallon de gazoline — La Législature de Québec décrète que le 24 juin sera désormais fête légale — A l’étranger Plusieurs délégations se sont rendues à Ottawa pour demander au gouvernement d’encourager le commerce extérieur à se faire par les ports canadiens.Le gouvernement ontarien proposera une taxe de trois sous le gallon sut' la gazoline.Il v aura exemption d’impôt lorsque l’essence servira aux travaux agricoles.Mardi, M.Ernest Lapointe et le secrétaire d’Etat américain ont signé un traité pour délimiter ia frontière au lac des Bois.Pour éviter le renvoi à Tan prochain du bill des églises protestantes, M.Taschereau le fait passer tel quel du comité à la chambre.La loi permettant au fédéral de prêter aux provinces pour la construction de bonnes routes restera en vigueur jusqu’à 1928.A Québec, l’opposition précise ce qu’elle veut savoir sur la commission des liqueurs.AI.Perrault a demandé un crédit de $240,000 pour le développement de nos régions minières.Il demande aussi $140,000 pour les pêcheries., La session de la Nouvelle-Ecosse s’ést ouverte jeudi.Le général Lcssàf'd est très chatouilleux.Il a honte parce que le Canada laisse la Grande-Bretagne protéger nos rôtîtes mâTitîmes.Dans le discours du trône, le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse, prétend que la confédération n’a pas donné aux provinces maritimes ce qu’elle leur avait jirotnis.La Cour suprême a publié son jugement relatif a l’entente du Nid-du-Corbeau.La commission des chemins de fer ne peut augmneter les taux qui avaient été fixés par cette entente, mais l’ententè ne s’applique que sur les lignes qui existaient en 1897.La législature a .adopté unç loi proclamant la Sai^t-Jcan Baptiste fête légale.r' Les Communes ont adopté une loi pour faciliter lé divorce aux femmes.*4 ¦ -i SOCIETE DES'NOTIONS L’Allemagné a protesté de nouveau contre’ la presence des troupes françaises dans là Sarrè.' GRANDE-BRETAGNE Lundi, aux communes, M.Snowden a protesté avec vigueur contre un projet d’allocation de 1,256,000 livres sterling à 1’Ulster pour la police de ce territoire.U.dit que c’est un moyen détourné pour obtenir une subvention qui sera distribuée en primes aux chômeurs.Le gouvernement a commence la réorganisation du Colonial Office.On changera peut-être son nom en celui de dépa «»’ment d’Etat pour les affaires impériales.Il sera probablement divisé en deux sefctions dont Tune pour les Dominions et l’autre pour les colonies et les territoires sous mandat.FRANCE .Pour éviter une répétition du combat qui eut lieu récemment entre catholiques et communistes, la police de Marseille a fait une descente dans tous les quartiers louches et a arrêté tous ceux qui paraissent être des indésirables.iLa Chambre a adopté une loi pour augmenter le prix des cartes d’identité pour les étrangers.A la Chambre, AIM.Herriot et Pain levé laissent entendre qu'oh amendera la constitution de 1875.TURQUIE A la Chambre, le ministre des affaires étrangères déclâre que le gouvernement s’en tient à son point de vue, relativement à l'expulsion du grand patriarche orthodoxe, de Constantinople et qu’il refuse de soumettre le cas à la Société des Nations.Un groupe religieux, dirigé par le cheik Said, s’est soulevé dans le Kourdisfan.Il veut établir un Etat indépendant et restaurer le califat.Tl proclame roi le troisième fils de l’ancien sultan Abdul Hamid.Les insurgés s’emparent de Kharpont.On rapporte que les troupes tur« ques ont repris cette ville jeudi.TRANSJORDANIE On rapporte qu'une forte armée ouahabite est entrée en Transjor-danie et qu’elle a massacré un grand nombre d’habitants.La nouvelle n’a pas été confirmée à Londres.•» w EGYPTE Le gouvernement s’est entendu avec l’Italie pour remettre a plus tard les négociations concernant la frontière avec la Tripolitaine.On nie que le général Allenby ait démissionné comme haïr* commissaire britannique.RUSSIE' 7 Dans un discours, le successeur |iC ministre nés amures cirange-de Trotzky, le général Frunze, de- rcs nie y ait menace de ré-mande au peuplé de se teplr prêt volution à Sofia, à la guerre.JAPON I SUEDE Le conseil privé a ratifié le Té-, L’ancien premier ministre Bran' cent traité avec la RliSslè soviet!-1 ling de Suède est mort mardi, que.L: * I C.H.La session fédérale La Société St-Jean-Baptiste LA PROPORTION DE CEUX QUI NE PARLENT QUE L'ANGLAIS OU LE FRANÇAIS DANS LE DOMINION — UN CREDIT DE $560 POUR L’INDUSTRIE DU CHANVRE Le procès de M.Roger Maillet, directeur du journal le Matin, s’est terminé hier après-midi, sous la présidence du juge Perrault.Quelque temps avant la séance, les amis de M.Maillet se sont réunis dans la salle et ont émis avec gravité de sentencieuses considérations sur leur camatrade.“Voilà, disaient-ils, où l’ont conduit la fréquentation des vues animées.C’est * conséquence de lectures frivoles, de Nick Carter et de Buffalo Bill.” M.Roger .Maillet regardait, l’air très digne, sa victime, le bon D,an Sullivan, qui, penché sur la boite aux témoins, jasait avec un confrère.Me Walsh a produit les mandats que devaient exécuter les détectives qui furent enlevés en ce jour mémo-ràble.Les récipiendaires devaient être Jos.Valade, Doc Lamothe, Parker et McAnulty, tous, paratt-il, bons conservateurs.Au surplus les mandats ne furent pas exécutés et les plaintes furent renvoyées.Me Gustave Afonette a présenté une motion pour faire renvoyer la plainte.La teneur de cette dernière était d’avoir tenté de décharger une arme à feu.Me Monette a soumis de grandes autorités qui remontaient de, fort loin.Le problème des armes à feu était en ces temps plus compliqué qu’aujourd’hui.On y lit, par exemple, que les savants juges du temps exigeaient pour être convaincus que le délinquant allumât une allumette pour enflammer son mousquet, que sinon l’accusation de décharger une arme à feu ne valait rien.Puis dans, des temps plus modernes, on exigeait pour une condamnation que le prévenu frappât la charge avec un marteau.Toujours est-il que les principes de ces neureux temps se sont conservés et s’appliquent encore aujourd’hui.Or de l’aveu même des détectives, M.Maillet n’a fait aucun mouvement qui les ait portés à croire qu’il voulait décharger son arme.Le juge a déclaré qu’en effet, la preuve sur ce point était claire et que M.Maillet n’avait pas voulu tirer ni tenter de tirer sur les agents.Il reste à décider le point de sa voir si le juge, en laissant de côté cette offense majeure, ne peut pas condamner le prévenu pour offense minéùre.Le juge Perrault a soumis ce point à Me Afonette.Ce dernier prétend que le juge Perrault est actuellement saisi de lu seule accusation portée contre Afaillct de tentative de tirer sur une personne et que la question d’assaiit ou d’intimidation est prévue spécialement par des plaintes spéciales.M.Maillet a donné sa version de l’affaire.Il a raconté que le matin des élections il avait été chargé par le candidat conservateur de Sainte-Anne de veiller sur les “télégraphes”, et en conséquence était allé se poster au côté même du comité libéral.Sur le trottoir, il a remarqué deux individus qui se trouvaient être W.Smith et Dan Sullivan et qui lui ont paru fort louches.Ils sentaient littéralement le télégraphe.Smith s’est alors avancé et s^est mis à causer de la température.M.Maillet a concouru entièrement dans ses observations atmosphériques et finalement Smith lui a confié qu’ils avaient du telegraph work à accomplir.Cette confession confirma les soupçons de M.Maillet et sans en entendre plus long il déclara avec un air entendu: “Je suis votre homme, vite, embarquez.” Les hommes, tout fiers, sont montés dans la machine.M.Maillet a donné à voix basse des instructions à son chauffeur de les mener au large.Effectivement, le chauffeur se mit à conduire les quatre voyageurs par un dédale de rues inconnues.Les quatre agents s’étonnèrent tout d’abord puis se mirent à grogner.Dan Sullivan lui intima l’ordre d’arrêter.A tous ces propos, AL Maillet répondait: “C’est bien, c’est bien, ne vous dérangez pas inutilement, on V va.” Soudain, M.Maillet a vu Dan Sullivan faire un geste et porter la main vers sa poche d'arrière.En un clin d'oeil, M.Alalllet a sorti son revolver, et une minute plus tard, les quatre agents filaient dans les rues de Sainte-Anne, les mains levées en imploration vers le ciel, tandis que Af.Afaillct leur promenait le révolvcr sous le menton.L’arme n’était nas chargée, M.Maillet ayant pris la précaution, le matin, d’en enlever toutes les balles.Lorsque le chauffeur est parvenu à un endroit désert, les agents sont descendus et.lorsque la voiture s’est éloignée à une bonne distance, ils ont tiré dessus.Le prévenu a déclaré qu’H s’était cru en présence de bonshommes qui voulaient passer des télégraphes et qu’il avait voulu simplement les en empêcher.Le juge a fixé le jugement au 10 mars prochain.BULGARIE Le ministre des affaires étrangè- Ottawa, 28 (D.N.C.) — D’après un bulletin publié hier par la commission du recensement do 1921, 84.79 pour cent de Ja population du Dominion âgée de tu ans et plus parle l’anglais, 58.61 ne parle que l'anglais, cl 16.03 pour cent parle l’anglais et le français.Treize pour cent de la population totale, soit 877,514 personnes, parlent le français seulement.La province de Québec comprend 92.2 des personnes de cette dernière catégorie, le Nouveau-Brunswick 3.56 pour cent, et l’Ontario 2.6.C’est donc dire que dans Québec 12 pour cent de la population parle l’anglais seulement.Enfin, 62.16 pour cent de la population totale du Dominion parle habituellement l’anglais, 26.04 pour cent, le français et 2.98 l’allemand, etc.(L’INDUSTRIE DU CHANVRE Ee parlement a passé trois heures, hier après-midi, à étudier un crédit de $500 pour l’administration de Ja loi des subsides à l’industrie du chanvre.M.Low a dit que le gouvernement était à négocier avec certains financiers et industriels l’établissement d’une manufacture immense de ficelle d'en-gerbage que l’on établirait à Winnipeg et qui serait capable d'absorber la production du chanvre de 26,000 acres de terre.D’autres né gociations antérieures n’ont 'pa:^ abouti parce que l’un des promoteurs est mort et qu’il était la cheville ouvrière du pian.C’est alors que le débat s’ouvre sur ce point.Certains progressistes n’ont pas une confiance illimitée dans l’industrie canadienne du chanvre.Les récolHes ne sont pas uniformes en tant qu’il s’agit de la qualité.Le coût des machines nécessaires pour le traiter est prohibitif dians la plupart des cas et les méthodes de traitement ne sont Pas encore assez perfectionnées.M.Motherwell n’entretient pas les mêmes doutes.Comme ministre de l’agriculture, il est au courant des essais que l’on a faits ici et là, de toutes les expériences qu'on a tentées et déclare que le soil du Manitoba, surtout des autres provinces des prairies ensuite, est un sol idéal pour la culture du chanvre.Quelques progressistes demiandent au gouvernement d’accorder le subside aux fermiers eux-mêmes.D’autres n’ont pas de confiance dans ce système de subsides, car ils ont entendu dire que la British Empire Steel Corporation nvaif reçu en subsides de plus forts montants qu’elle n’en a payé en salaires.Les conservateurs s’amusent aux dépens des progressistes qui ne veulent pas la protection des industries dans l’Est du pays!mais sont prêts à protéger les industries de l’Ouest.Ils voudraient aussi que le subside s'élève à plus d’un sou et demi par livre.LES GRAINS Dans la soirée, M.Low.ministre du commerce, a annoncé son intention de présenter bientôt une loi qui mettra en vigueijr les principales recommandations de ia commission royale Tufgcon qui a récemment terminé son enquête.Il a aussi annoncé son intention de réorganiser le conseil des experts trui étudie dans un laboratoire de Winnipeg, les diverses variétés et les qualités de chaque variété de grain.Le pays ne devrait nas économiser, dit-il, sur ce point spécial et la nécessité de reconstituer le personnel s'impose vivement.Deux ou trois députés progressistes se plaignent aussi de la classification du blé, télle qu’elle se fait actuellement.Le système n’est pas uniforme, car le même blé n’entre pas toujours dans la même catégorie si on lui fiait subir dc-s inspections à des points différents.D’ailleurs, il semble que l’on protège les minoteries aux dépens des fermiers eux-mêmes.Enfin, M.I/Ow fait adopter un crédit de $1,106,000 et la Chambre s’ajourne à lundi prochain.LA REUNION DK JEUDI SOIR A LA SECTION IMMACULEE CONCEPTION - DISCOURS DE MM.GUY VANTER.LEON TREPA-N1ER, J.-F.GINGRAS.HENRY ALTIER ET BAR1TEAU.Renflouement du Monüaurier Queenstown, 28.— Le Montlau-rier, qui par suite d’un accident avait perdu l’usage de son gouvernail à environ mille milles de la côte, jeudi, est retourné à Queens town et à son entrée dans ce port, vendredi, s’est échoué.Sa proue touchant le fond, le paquebot a pivoté.Comme un fort vent nord-ouest soufflait et comme la marée tombait, le Montlaurier se trouvait dans une situation dangereuse.Un remorqueur est allé à son secours.Deux transbordeurs se sont aussi rendus auprès du navire pour recueillir les passagers.Cependant, après plus tentatives infructueuses, on est parvenu à renflouer le Mont-laurier qui et plus tard a pu jeter l’ancre et se mettn* à l’abri dans le port de Queenstown.On a fait un examen minutieux de la coque du paquebot et l’on n’a constaté aucune avarie., Par suite de l’accident survenu au Montlaurier il y aura quelque retard dans le courrier de Terre-Neuve, du Canada, du Japon et de la Chine.Le Montlaurier était chargé de quatre mille sacs de poste.Les passagers du Montlaurier et les sacs de malle qu’il devait transporter ont été transbordés sur le Monfclare.Le mouvoment d’activité qui se manifeste depuis quelque temps au sein de la Société Saint-Jean-Baptiste a ou son écho jeudi soir alors que la majorité des membre® du conseil général de la société assistaient à une réunion de la section Immaeulée-Conception.Cette réunion marquait en même temps la date d’installation des officiers récemment élus qui sont: MAL J.-F'.Gingras.président; J.-A.Larose, vice-président; L.-F.Gad-boi, trésorier; S.-L.Contant, secrétaire, C.-L.Fitzpatrick et Eugène Bertrand, directeurs; L.-C.Paradis, commissaire-ordonnateur.Le président de la réunion, Af.J.-F.Gingras a ouvert la réunion en annonçant qu’une dépêche venait d’arriver de Québec apportant la nouvelle que l’Assemblée législative avait dans le cours de l’après-midi, voté à l’unanianité le projet de doi Tétreau, décrétant que le 24 juin sera désormais fètp légale.Pendant quelques minutes ce fut de l’enthousiasme mais comme la partie, dans l’esprit de plusieurs des membres n’était qu’à moitié gagnée on a décidé de prier le Conseil général de poursuivre sa cam-oagne afin d’obtenir que le conseil législatif se rende au voeu exprimé par la majorité des municipalités de cette province et par l’unanimité des représentants du peuple à l’Assemblée législative.M.le notaire Bariteau, secrétaire-général de la société qui représentait le président général à la séance d’instaÜlaGon, a procède ensuite à une cérémonie d’investiture qu’il a terminée par des remarques appropriées.II était assisté dans son travail par AI.J.-W.C adieux, directeur générnil.I.’écbevin Léon Trépanier, 1er vice-président général, ayant été invite à porter la parole, énuméra epielquos-unes des activités de notre grande société nationale et dit quel rôle elle pouvait jouer parmi les nôtres, tant au point de vue éeo.nomique que national.Af.Trépanier insista également sur l’importance de solidifier partout notre organisation paroissiale.” C’est cette organisation parois-sialt qui nous n sauvés aux périodes sombres”, dit l’orateur, “c’est elle qui continuera à rendre de plus en plus fiyrts".Af.J.W.Cadieux.directeur gr néral qui parla ensuite, fournit quelques données intéressantes sur les progrès de la Caisse nationale d’économie et de la Société Nationale de Fiducie.Il annonça ensuite que les revenus du Monument National, cette année étaient plus satisfaisants que pour tout autre exercice précédent.M.Henri Auger, 2ème vice-président général et qui fut président du Comité de la Croix du Afont-Royal fournit des détails fort intéressants sur la construction de ce monument qui fait l’admiration des Etrangers qui visitent Afôntraél.M.Auger, à son tour, démontra les bienfaits de l’organisation paroissiale.Le président-général, M.Guy Vu nier qui en était à sa première visite comme président, reçut une ré ception enthousiaste.M.Vanier fit une revue éloquente des activités de la Société Saint-Jean-Baptiste et démontra comment la Caisse nationale d’économie profitait aux nôtres.L’orateur développa l’idée du mot: paroisse.Il dit comment dans chaque groupement paroissial, l’on pouvait découvrir des agents d’initiative capables de déterminer de beaux mouvements dan* l’intérêt de notre nationalité.L’ensemble des bonnes volontés, l’unité d’action, voilà deux choses «pii aura valu la virtoire remportée en faveur de la légalisation de notre fête nationale.M.Vanier exprime l’espoir gue les sections de la Société multiplieront leurs activités durant l’an née et qu’avec l’extension du secrétariat, elles pourront accomplir avec plus de facilité leur travail de propagande.M.Aimé Parent, trésorier-géne-nal.dit à son tour quelques mots et la réunion se termina au chant de: O Canada.¦ 1 ^Bl $ Ils marchaient depuis six jours El Golea, Algérie, 28.(S JP .A.) — Los doux aviateurs Lemaître et Ar-rachard, qui ont tenté de se rendre de France à l’ouest africain sans arrêt, sont arrivés ici souffrant de la faim et de la soif et presque exténués.Ils étaient partis de Tombouctou vendredi dernier pour Oran ou Alger, mais ils ont dû descendre en plein désert, faute d’essence.Us ont dû marcher un« centaine de milles pour atteindre cette oasis.Us marchaient depuis six jour».Décè* GODIN.— En cette ville, le 27 du courant, à l’agc de 55 ans, est décédé Ixmis-f’bilippc Godin, Avis des funérailles plus tard.Directeur de funérailles Geo VANDELAC Service d’ambulance Orlair 12(13 79 Hachai F.tt le devoii Lâ TRAGEDIE DE MARSEILLE Mrtvf).%.- s __ _ ' ;> w-y*.«K-» t-vt- .- • ¦ L'affiche du maire Flaissières — L’hommage de Mgr Champavier aux victimes — Une affiche de la Fédération Nationale catholique.L«s dépêches nous-ont-déjà signa-•é la tragique maourfestation de Marseille, ou deux catholiques ont été tués par les anticléricaux.Nous enregistrons ici, à t|itrc documentaire.le texte de l’afiUche placardée par ordre du maire Hlaissières, à la veille de la réunion tenue par le général de Gastelnau.Nous y joignons l’émouvant hommage aux victimes de 'l’évêque de Marseille, l Mgr Champavier, et une affiche ; placardée, a®rè& la manifestation, * par la Fédéoation Nationale crattoo-fique.L'AFFKUE FLAISSIERES Mes chers compatriotes, Depuis kmatciTiP* déjà le bruit court que la ville de Marseille avait été désignée cdonme l’un des points du pavs de France où devrait être entreprise la lutte ardente contre la République et ses institutions progressivement libératrices.De nombreuses affiches ont été apposées sur nos murs par des comités réactionnaires étrangers à notre ville, chargés de cette malsaine propagande générale.Ces placards répandus, en effet, un1 peu partout, en France, ont certainement pour but de pousser notre cher pays vers un audacieux et révoltant fascisme.Us constituent dès maintenant, un défi à l’ordre public; ils cherchent à provoquer dans lâ rue des contre-manifestations, des rixes entre citoyens.Ces messieurs de la réaction voudraient bien pouvoir pêcher en eau trouble.En vérité, les ennemis héréditaires de la République ont fait preuve de courte vue à vouloir employer de tels moyens à Marseille.Notre population d’intelligence si vive a percé àjour, d’un seul regard ironique, toutes les finasseries lourdes; elle a éventé le piège grossier que l’on essayait de dresser devant elle.Les conjurés fomentateurs de guerre civile ont perdu leur temps chez nous.Une besogne nous reste néanmoins à accomplir, chers compatriotes, pour demain et pour d’autres datés encore s’il y avait lieu; Fidèles à la République du progrès Incessant, nous hausserons les épaules devant les tentatives faites pour L’ECOLE DES BEAUX-ARTS LA CONSTRUCTION DE CELLE DE MONTREAL A COUTE $328,-087.41, LE TERRAIN $30,376.50 ET L’AMENAGEMENT $20,067.80 ressusciter un passé de d’erreurs sociales bien P rèiuge.nitive s: ra niable bon sens, nous opposerons le calme le plus absolu, le plus méprisant aux provocations de rette propagande grotesque; nous resterons dignes de notre grande cité laborieuse et clairvoyante dont l’âme sereine ., et souriante nous guide, depuis des siècles, sur la route du vrai progrès humain, vers tics destinées toujours plus hautes.Signé: FLA1SSIERES.L’HOMMAGE AUX VICTIMES Mgr Champavier a fait lire dans les églises, le 15 janvier, la lettre suivante; La première parole du père de la famille diocésaine après l’imposante assemblée religieuse du 9 février, c’est hélas! une parole de douleur et de deuil, c’est en même temps un hommage profondément ému et le plus respectueux de tous les hommages.Votre évêque le doit et vous le devez tous avec votre évêque à ceux qui.ont trouvé la mort en servant leur Dieu, en affirmant leur foi.Depuis ses origines, la religion catholique, la nôtre, celle de Pim-mense majorité des Français, a trouvé de ces fidèles serviteurs; c’est i’élite des enfants de Dieu à qui nul ne peut donner un plus grand témoignage d’amour que de mourir pour lui.Maintenant encore, l’Eglise a de ces héros; elle en eut quelques-uns pendant la persécution du siècle dernier, en voici deux au début de cette persécution nouvelle.Ce sont des croyants marseillais.cette fois, qui donnent â leurs frères de ce diocèse et à ceux de tout le pays l’admirable exemple de servir jusqu’à l’effusion de leur sang la plus noble des causes Pour nous, en déplorant l’épouvantable résultat d’une haine aveugle que rien — c’est un fait public — n’avait provoquée de notre cô- té, nous ne pouvons que nous incliner bien bas devant les deux nobles victimes.Mais Dieu lui-même sera leur récompense et la couronne qu’il leur décernera est seule digne et du Maître et de ses serviteurs.Et qu’en même temps Dieu regarde À leurs foyers pour y consoler et y réconforter ceux qui les pleureraient comme lui seul, infiniment bon, peut et sait le faire! Ce premier dervoir douloureux nous est sacré.Nous en avons un autre, celui de sahier ceux de nos prêtres et les catholiques marseillais, hélas! si nombo-ux, qui ont été insulté*, maltraités, frappés sauvagement et blessés.Leur évêque se doit de les féliciter et de les remercier publiquement puisqu’ils ont souffert publiquement pour leur Dieu et pour la Sainte Eglise, dont ils sont les ministres dévoués ou les enfants fidèles.11 le fait ici de grand coeur en priant Notre-Sel-gneur Jésus-Christ de les en dédommager par des bienfaits de choix après les avoir “jugés dignes d’être méprisés et de souffrir pour son nom”.Et maintenant un mot bien court, on le comprendra sans peine pour ce qui devrait être et aurait dû pouvoir rester le seul objet de cette lettre: Nous disons merci du plus profond de notre âme aux huit milliers de catholiques qui ont répondu à notre appel, qui sont venus se grouper autour de leur évêque et de celui qui, après avoir été un grand chef dans notre armée victorieuse, se montre un grand catholique au service de l’Eglise, notre Mère.Tous ont prouvé et non sans succès et sans éclat, qu'ils ont repris conscience d’eux-mêmes, de leurs droits et de leurs devoirs.Ils ont bien agi devant Dieu et devant les hommes.Qu’ils en soient félicités et remerciés et bénis! t DANIEL.èvèqxit de Marseille.L’AFFICHE DE LA FEDERATION La Fédération nationale catholique a, de son côté, fait placarder sur les murs l’affiche suivante: Français! A Marseille, le 9 février, deux Français pacifiques ont été assassinés parce que catholiques! Pourquoi ce crime?Où sont les responsables?Antichrétiens des Loges et de la Libre Pensée, Révolutionnaires de tout acabit.Radicaux sectaires, Socialistes et Communistes, unis, pour le même mauvais coop, à la basse pègre étrangère et aux “nervi" de Marseille, ont fait couler le sang, du sang français! Au sortir d’une paisible réunion strictement privée, ils ont attaqué des laïques, des prêtres, des isolés pacifiques et désarmés.Deux ont été tués.Plusieurs agonisent.Cent ont été blessés.Que le sang de ces victimes, de ces martyrs, retombe sur les excitateurs des passions fratricides, sur les sectaires qui donnent au peuple du "curé à manger”, sur les faux pacifistes qui déclarent la paix au monde et font la guerre & de bons Français, sur tous ceux qui ont mis, mettent et mettront leurs mains nans des mains rouges de sang.Voilà comment la haine religieuse engendre le crime, Souvenéz-vous : en quelques mois la tyrannie maçonnique a tué la Liberté, la Suprématie des Loges a écrasé l’Eglise, la Discorde fratricide remplace la Fraternité.Au coeur des masses excitées et trompées, politiciens et maçons sectaires ont fomenté, contre des Français sans reproche, la haine qui tue! Français patriotes, vrais amis de la paix extérieure, l’antichristianls-me mine la France! Il fait le jeu de ses ennemis.L’Allemagne, comme jadis Bismark, s’en rejouit! Catholiques et Penseurs vraiment libres, vrais amis de la paix intérieure.l’antichristianisme c’est la Haine! La Haine tue: A bas la Haine! Vive la liberté! Québec, 27.(Ü.N.C.) — M.Allan Bray a appris d’intéressants détails sur l’École des Beaux Arts de Montréal, au cours de la séance d’hier midi à l’Assemblée législative.Ainsi il a su que le terrain $30,476.50 et fut vendu par Stanley Bagg Corporation.La construction de l’Ecole a coûté $328,087.41 et Collet et Frère ont été les entrepreneurs.Le coût de l’aménagement a atteint le chiffre de $20,-067.80.*c * * A M.Sauvé le gouvernement a déclaré que 318 municipalités ont fait des emprunts au taux de 2 pour cent pour travaux de voirie.La somme globale de ces emprunts ,513, est de $9 890.00 3$ * * M.Houde n’est pas satisfait, des vagues réponses données ces jours derniers par M.David à M.Bray au sujet de MM.Laureys et Bougerai.Il revient à la charge espérant obtenir des renseignements plus précis et demande: lo—A quelle date, M.Emmanuel Fougerat a-t-il été nommé directeur de l’Ecole des Beaux-Arts à Montréal, en vertu de la loi 12, George V, Chapitre 55, section 3?2o—Quand le contrat passé avec M.Fougerat, en vertu de la même loi, expire-t-il?3o—Quel traitement annuel reçoit M.Fougerat?4o—A quelle date, M.Henry Laureys a-t-il été nommé directeur de l’Ecoles des Hautes Etudes commerciales de Montréal, en vertu de la loi 7, Edouard VII.Chapitre 23, sections 8 et 15?5o—Qui a signé le contrat d engagement de ce fonctionnaire de la Province?6o—Pour conbien d’années est-il engagé, en vertu de la loi 7, Edouard VII, Chapitre 23, sections 8 et 15?7o—Quel traitement annuel reçoit-il?Les non-annexionnistes ont la victoire Les adversaires de l’annexion de Lachine à Montréal ont gagné hier par une majorité de 131 voix sur un total de plus de 700 électeurs qui ont voté.Le nombre des votants sur la liste , était d’environ 1,600.Le vote en valeur ’ immobilière donne environ deux millions de dollars à ceux qui ne voulaient pas de l’annexion.________> he parlement-école La réouverture du parlement-école de l’Université de Montréal a eu lieu hier soir à la salle des Chevaliers de Colomb, rue Sherbrooke est.Mgr Piette a inauguré cette manifestation dite parlementaire en félicitant les étudiants en droit de ces séances qui leur permettent de développer leur talent oratoire.Il a ensuite félicité M.Edouard Mont-petit, qui était gouverneur général pendant les dernières sessions, et M.le juge Amédèe Monet qui remplit la charge d’orateur de la Chambre.Mgr Piette a ensuite offert ses sincères souhaits au représentant de l’Université McGill qui assistait k la représentation.M.Rodolphe Monty remplissait le rôle de lieutenant-gouverneur.Après avoir rappelé la mission de M.Edouard Montpetit qui e^t allé donner un cours à la Sorbonne sur le Canada, il a procédé à la lecture du discours du trône.L’adresse en réponse au discours du trône a été proposée par M.François Caron et secondée par M.Fernand Guertin.Il y a ensuite eu des discours du premier ministre et du chef de Pop-position.La voix du Pape LETTRE DE S.EM.LE CARDINAL G ASP ABRI AU T.R.GENERAL DES CISTERCIENS.Réyérendissime Père, Si c’est une oeuvre sainte de procurer les secours humains aux hommes apostoliques qui se dépensent pour la diffusion du nom chrétien, on ne saurait pourtant rien entreprendre de plus salutaire que d’attirer sur leurs travaux les bénédictions de la grâce divine, car, selon le mot de l’apôtre saint Paul, “ni celui qui plante n’est que-que chose ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance, Dieu”.Le Très Saint-Père approuve donc avec empressement cette association récemment fondée au monastère de Notre-Dame de la Consolation, en Chine, dont Sa Sainteté, l’année dornière, fit transférer le siège à Citeaux, maison-mère de votre Ordre illustre, pour la place; sous votre direction.Jointe dernièrement à une oeuvre semblable des RR.PP.Jésuites, elle aura désormais pour titre officiel: Pieuse Association de messes et de prières, en l’honneur de l’immaculée Vierge Marie, pour la conversion de la Chine, du Japon et des pays adjacents.Il me serait difficile d’exprimer la vive satisfaction causée à l’auguste Pontife par l’heureuse extension prise, en moins d’un an, par cette association.En vous transmettant ses félicitations.Sa Sainteté caresse l’espoir de voir se répandre de plus en plus cette oeuvre, permettant ainsi à de nombreuses phalanges de catholiques de s’armer pour obtenir du Sacré-Coeur de Jésus par d’instantes supplications.le salut de tant d’âmes assises à l’ombre de la mort.Puisque le Chapitre général de votre Ordre doit s’ouvrir sans tarder, appliquez-vous à assurer, de concert avec les autres supérieurs réguliers, la rapide diffusion de cette nouvelle association.C’est là le voeu le plus ardent du Souverain Pontife.Puissent tous les fidèles, à la suite de leurs évêques, répondre à son appel en s’y faisant inscrire et hâter ainsi la venue du jour tant désiré où tous les peuples ne formeront qu’un seul troupeau sous un seul Pasteur En attendant, comme gage des faveurs célestes, le Très Saint-Père, d’un coeur très aimant, accorde à vous, à tous les membres de l’Ordre cistercien ainsi qu’à tous les associés de l’oeuvre la bénédiction a-postolique.Heureux de vous faire part de cette nouvelle, je profite de l’occasion pour renouveler à l’égard de votre personne, les sentiments de la plus haute estime, en lesquels Je suis et désire vous demeurer très affectueusement attaché.P., card.Gasparri.Le choeur du Gesii Le choeur du Gesù, sous la direction de M.Z.Monté, a donné hier soir un concert d’oeuvres, à voix mixtes et à voix égales, de Diérick, Jacobus de Kerle, Gallus, Larue, Vittoria, Casimiri, Perosi Arthur Letondal, Pietro Yon, Ver-donck, Ryelandt et Leisrig.Les sopranos et altos sont des élèves du collège Sainte-Marie et, comme U est toujours facile, dans un pensionnat, de donner des répétitions nombreuses et disciplinées, le maitre de chapelle a obtenu de ces jeunes voix une bonne émission, une homogénéité constante dans tout le registre et de la solidité dans les contrepoints.Les voix d’hommes sont brillantes, ce qui, dans le vaisseau trop sonore du Gesù, pourrait facilement conduire à l’excès.L’ensemble est parfait, assez bien fondu et se mène facilement aux nuances les plus douces.Les voix d’enfants ont cependant une tendance à être un peu sourdes et ressemblent en cela aux choeurs d’enfants des églises anglicanes d’Angleterre, où l’on a dénommé cette émission Cathedral tone.Ils ont moins_ d’éclat que les choeurs d’enfants italiens, qu’ils rappellent d’ailleurs par plus d’un coté.Il faut remarquer entre autres les oeuvres de Vittoria, l’O Saluta-ris de Perosi, chanté par les enfants et que nous avons entendu chanter par les voix d’hommes du choeur de Mgr Relia, le Victimac Paschah laudes d’une joie religieuse presque éthérée de Pietro You, Les enfants seuls avaient plusieurs morceaux à quatre voix à capella qu’ils ont fort bien réussis De ceux-ci le Domine non sum dlqnas de Vittoria a semblé créer une profonde impression.M.Hervé Cloutier a joué d’excellente façon quatre pièces d’orgue, dont deux de M.Amedée Tremblay, le Prélude-Carillon et le Menuet de la Suite Française dont j’ai signalé la publication le printemps dernier.C’est à l’honneur de M.Cloutier d’avoir pensé à mettre les oeuvres d’un Canadien à son programme.Il y en a assez peu d écrites et surtout de publiées, mais on aimerait à les eniendre souvent, car plusieurs ne le cèdent en rien à celle des auteurs européens et valent bien une masse de celles qui s’écrivent aux Etats-Unis.Il y avait foule à ce concert et les applaudissements, s’ils eussent été permis, auraient été chaleureux.Fréd.PELLETIER.A bord du Rochambeau et de la France PÈLERINAGE Canadien à Rome A l’occasion de l’Année Sainte et des Fêtes de la béatification des 8 martyrs Jésuites du du Canada Organisé avec l’approbation de Son Éminence le Cardinal Bégin Archevêque de Québec, et avec celle* des Provinciaux de la Compagnie de Jésus au Canada.Sous la direction spirituelle des RR.PP.Jésuites PRIX DU VOYAGE : DEPUIS S43S tous frais compris.Pour tous renseignements, s’adreser à Thos Cook & Fils 526 Ouest.Sainte-Catherine MONTREAL Agence de voyage officiellement reconnue par des brefs de LL.SS.Benoît XV et Pie XI.TARIF DES PETITES AFFICHES demands D'emploi — juiqu’k » •no=".lot suoplimc I 30 sous, et tslre.sou par moi supputait DEMANDE D'ELEVES — Jusqu'à 3S mo 20 tous, et 1 sou par mot supplémt _ tslre.TOUTES LES AUTRES DEMANDEE — Jl lu1c‘‘' a, ,C i contre toute exploitation.français, e A l'encontre des autres cercles i une mamifacture ie , du genre, le radio-club Branly est | charge de la construction des po cortvplètcment indépendant de toute organisation financière et coin* lui oonfienl notre dire! mcrciale et de toute influence nn-glicisatricc.Son ambition est de pouvoir posséder bientôt un poste transmetteur puissant entièrement j teienees canndien-frnnçaix.Tl pourra ainsi, donner une idée exacte du génie | tie notre race, en faisant ««tendre' des concerts de premier ordre et j (les conferences par des Canadiens fi ançais de anorque.Pour aider et protéger ses mem-, bres.le Club a organisé la “Mutuel- : le de Radio Enrcg.” (voir Pannon-ce qui parait aujourd'hui), qui centralise les demandes des membres I et leur procure les appareils et accessoires dont ils ont besoin.Gré- j ce à ce grouneunent des commandes, la Mutudle peut vendre à des prix parfois excessivement bas.j Elle peu» répondre aux besoins de I «c* membres, dans quelque partie tes que tes membres sous la direction de leur scientifique., , „ Le directeur scientifique du dull M.J.-H.Van Koolbergen.docteur el sciences, est n la disposition del membres pour tous conseils doi| ils peuvent avoir besoin.Les officiers actuels du Club sor les suivants: L’honorable Athannse Davit président honoraire.MM.Fornnn Dufresne, président; A.Frappie d,.Raignan, vice-président; Lucie Germain, secrétaire: L.Pellette trésorier; J.-H.Van Koolbergoi directeur scientifique; I.-D.Par: dis.Joseph Drolet, et J.-L.Richart ryrchand, directeurs.“Devoir” n'appartient aucun parti.Il n’a d’intérêt vou« «miter ni Pun ni l'autre.04 VOLUME XVI — No 49 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 2$ FEVRIER 1925.SOEUR OLIVINE LES FUNERAILLES DE CETTE RELIGIEUSE BIEN CONNUE ONT -EU LIEU LUNDI A MONTREAL.— QUELQUES NOTES BIOGRAPHIQUES Lundi, le 23 février, ont eu lieu à la chapelle de la Maison-Mère des Soeurs de la Providence, à Montréal, les funérailles de la R.S.divine, née Lavallée, (Gcneviève-El-mire) décédée dans la soixante-sixième année- de son âge et la qua-cante-septièxne de vie religieuse.La levée du corps a été présidée pàr Tabbé Z.Dufort, aumônier de la communauté, qui a dit aussi une messe,à l’autel latéral pendant le service divin, lequel fut célébré par l’abbé Donat Lavallée, assistant-oumônier des Soeurs de l’Assomption de Nicolet.neveu de la défunte, qui a préside aussi à l’absoute.Etaient présents au choeur: S.G.Mgr A.E.Dcschanips, évêque titulaire de Thennesus et auxiliaire de Montréal; Mgr G.M.Lepailleur, P.D., curé à la Nativité d’Hochelaga, le chanoine Lucien Hébert, curé de la cathédrale de Nicolet, représentant S, G.Mgr de Nicolet; les RR.PP.L.Bourque, Hyacinthe Couture et B.Bourbonnière, de l’Ordre des Dominicains; les abbés O.Béliveau, aumônier de l’hospice Ga- melin, Tranchemontagne, chapelain des Frères de la Charité; Caron, vicaire à St-Vinccnt-de-Paui; les RR.FF.Guimard, C.S.V., supérieur du collège de Boucherville, Adolphe, des Ecoles Chrétiennes, Brouillette des FF.de la Charité, et plusieurs autres.Dans la nef: Aux coins du poêle: R.S.Marie-Olive, de la Maison-Mère et R.S.Rogatien, du Préventorium de Beloeil, soeurs de la défunte; S.Louis de France, sa nièce, de l’hospice Gamelin et S.Catherine-Aurélie, son arrière-nièce, de l’hôpital St-Jean-de-Dieu, toutes Soeurs de la Providence.Aux premiers rangs: Mère Assistante Générale des Soeurs de la Providence, S.St-Ansclme, supérieure locale et S.Ste-Mecthildé, représentant la Mère Générale des Soeurs de l’Assomption de Nicolet.et S.Clémence, supérieure à Beloeil.Parmi les parents présents: M.et Mme I.ouis Lavallée, de St-H>acin-the; M.et Mme J.Arsène Lavallée, d’Hochelaga, ses deux frères; M.Noé Marcoux, son beau-frère; ses cousins germains: MM.Arsène Lavallée, C.R., ex-maire de Mantréal; M.Chs-Hector Lavallée, C.R., de Montréal, M.le ncV.aire Romulus Lavallée et Mme Lavallée de Montréal; neveux et nièces: M.et Mme Pierre Olivier et Mlle Berthe, de Viauville: M, et Mme Chs.Denis, de Berthier, Mmes F.Périgord et Arm.Denis, de St-Cuthhert, Mme U.Lin-court, de St-Barthélemi, M.et Mme P.Martel, M.et Mme Paul Lavallée, et Lucien Lavallée, pharmacien, de Montréal; Olivaint et Annette Dou-cet et Albina Lebrun, de Maskinon-gé.Nous avons remarqué parmi les autres parents et amis: Mme Camille Lavallée, Mme et Mlle Thibault.M.et Mme Masse, Mme C.Dlgnard et son fils, Mme Windel et son fils, j Mile Bertha Benoit et J.E.Lavallée, tous de Montréal.Les garçons du Jardin de l’Enfance de St-Jacques, ; anciens élèves étaient venus en dé-| légation rendre leurs derniers hommages à leur regrettée directrice, et toute la communauté de la Maison-Mère et plusieurs religieuses déléguées des différentes maisons de la ville se pressaient également ] dans la chapelle.Grand nombre d’offrandes de ! messes, de bouquets spirituels et de j télégrammes de sympathie furent ! adressés, entre autres, par la R.M.Générale des Soeurs de la Providence en voyage à Evertt, par la R.M.Générale des Soeurs de l’Assomption de Nicolet, par l'abbé J.Gélinas, préfet des études au Séminaire des Trois-Rivières, etc.Chose digne de mention, en 1922 S.Olivine reprenait la direction du Jardin de l’Enfance de St-Jacques qu’elle avait occupée exactement quarante années auparavant, et avait la consolation de compter parmi scs nouveaux élèves, les fils de scs premiers élèves d'autrefois.Sans crainte de blesser désormais l’humilité de “la petite servante des pauvres”, il nous est permis de nommer tout haut, et ce sera un hommage à sa regrettée mémoire, ces petits brillants élèves d’alors devenus: le juge Fabre-Surveyer, le Père Papin-Archgmbault.S.j., les honorables Athanase David et Honoré Mercier.MM.Beaudry-Lcman, Jos.Archambault, le ténor Rodolphe PJamondon, Raphael Ouimet, Aimé Dorion et combien d'autres.Feu S.Olivine a occupé, durant sa longue carrière religieuse, plusieurs charges importantes dans les missions diverses de sa communauté.Soit à l’hospice Bourget, dont elle fut Supérieure, soit à l’hôpital St-Jean-de-Dieu.ou à l’hôpital des Incurables, ou à l’hospice Auclair ou à l'hôpital des Trois-Rivières ou de Valleyfield ou de Rivière-du-Loup où elle était secrétaire et chargée du chant et des réceptions; soit aux jardins de l’Enfance de St-Jacques et de l’école Vianney, S.Olivine a su rendre à Dieu l’hommage des dons qu’il lui avait départis.Douce d'un talent remarquable pour la littérature, elle fut ordinairement chargée de la chronique dans ces missions et parfois des Annales à la Maison-Mère.Elle collabora activement au livre si haute- ment apprécié^ "Le Père LacOrtl- ' be’’, publié par une Soeur de la Pro- ! vidcnce; elle collabora aussi à la “Méthode Phonétique”, de PAlpha-bet inventée ou perfectionnée par .les Frères des Ecoles Chrétiennes; j qu’elle, expérimenta avec des succès merveilleux.S.Olivine était nee à St-Norbert ! de Berthier le 27 octobre 1859.du mariage de feu Louis Lavallée et de | feu Olive Brisset-Beaupré, et a fait profession le 7 août 1880.Lui survivent: deux frères.' Louis et J.Arsène, nommés plus.haut; deux soeurs religieuses, les BR.SS.Marie-Olive et Rogatien:! une autre soeur religieuse aussi de | la même communauté, S.Donatien est décédée vers 1900; une autre! soeur, madame Edouard Longpré, i de St-Damien, lui survit aussi; deux j autres soeurs: Mmes Noé Marcoux.de St-Cuthbert, décédée en 1923, et madame Alex.Doucet.de Maski-nongé, décédée en 1913, l’ont précédée dans l’autre vie.FILIAL.Les écoles ménagères Heures de bureau: 10 à 12 a.m.et 2 à 4 p.m.excepté le samedi.Cuisine pratique, mercredi 10 à 12 a.m.et 7.30 à 9.30 p.m.Cuisine de démonstration : mardi 2.30 p.m.50 cents In leçon.Menu pour mardi le 3 mars, l Il n’y a pas de Thé plus pur que le Délicieux SALUA' Sa fraîcheur merveilleuse se dégage de chaaue tasse qu’on en sert.Noir, Vert ou Mélangé.1925 (Quelques mets au fromage Heanmert): La miche de "viande” du vendredi; Le régal de Jacques; Fromage en surprise; Salade de prunes farcies et d’ananas; Biscuits au fromage.Coupe et couture mercredi 10 à 12 a.m.et 7.30 à 9.30 p.m.Modes, chapeaux: lundi 10 a 12 a.m.et mercredi 7.30 à 9.30 p.m.Croyez-vous le "Devoir” utile?Faites-le lire, abonnez ou faites abonner vos amis.nets fr | Line conférence de sir George Foster • Lundi, le 2 mars, à huit heures.: sir George Foster donnera au col 1 lège Hoyal Victoria une conférence sur la ,Société des Nations, Cette conférence aura lieu sous le patronage conjoint du Women's Canadian Club, de la Federation Xalionale Sainl-Jean-Raptisle et dn Catholic Women’s ('lub.Entré?libre.Commençant Aujourd’hui—Samedi le 28 Fév.1 h.à 11 p.m.Tous les Jours FILM LUXE 12, rue Mayor — Montréal — Plateau 5260 PRESENTE La plus imposante et la plus poignante des productions Oeuvre grandiose et qui à travers le monde vient de s’imposer avec un triomphe sans précédent.— L’est le plus gros chef-d’oeuvre de la cinématographie mondiale qui fera sensiitton en Canada.Aucun film — si grand soit*il —< si pariait soit-il — ne peut égaler cette oeuvre magistrale, absolument unique dans les annales de la cinématographie internationale.La Passion r D'APRES LE PLUS BEAU LIVRE DU MONDE ‘‘LE SAINT EVANGILE’ pi La Vie du Christ Bureau de.1100 Rue Franklyn San Francisco, Cal.Cher monsieur.Je tiens à vous exprimer le plaisir et la satisfaction que j’ai éprouvés en regardant votre film I.iV.R.1.U tiy a pas de doute que c’est un chef-d’oeuvre artistique mais j’aime à espérer que la leçon qu’il enseigne à notre époque et à notre génération sera encore plus grande que son mérite artistique, bien que ce mérite soit incontestable.Ce film montré devant les hommes, les femmes et les enfants de notre époque, ne peut manquer d’attirer leur attention et d'influencer leur existence et leur avenir.Recevez donc la bénédiction de f otre très sincère, Edouard J .JESUS DE NAZARETH Prieuré de Saint-Dominique 2390 RUE BUSH San Francisco, Cal.Cher Monsieur C’est avec grand plaisir que je vous exprime mon appréciation et mon approbation au sujet du superbe film dépeignant la vie de Jésus-Christ, — Une vue de ce genre est tout spécialement bienvenue depuis que le marché est inondé de productions inférieures et, en certains cas, tout à fait nuisibles.Je bénis donc votre oeuvre et vous adresse mes voeux les plus sincères pour son succès.Votre tout dévoué, W.-F.Lewis, O.P.PROLOGUE et CHANT Mlle Micheline Girard, Mezzo-Soprano Musique Spéciale par MM.Daragonet Des jardins PRIX POPULAIRES Semaine Matim ^est BIENTOT: LA VIE DF SAINT FRANÇOIS D'ASSISE Bénis SOIRS Sam.Dim.et Fêtes ; m 52990 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI, 23 FEVRIER 1925.VOLUME XVI — No 49 Chronique de PA.C.J.C.Organe du comité régional de Montréal im- MOT D’ORDRE POUR LA SEMAINE: H porte que la région commence dès aujour d'hui une période nouvelle de progrès.L’A.C.J.C.et les collèges commerciaux De ioutes nos maisons U’eiiseigneuient, les collèges commerciaux sont demeurés les plus éloignés de notre oeuvre.Ils sont nombreux, mais la proportion de ceux qui nous ont donné des cercles reste inférieure à l’attente.Il était permis d’espérer plus.Les causes de cette situation?Il serait intéressant de les etudier toutes, mais nous nous bornerons, li paraîtrait injuste, en effet, d étaler trop ouvertement, non pas l’opposition dont nous avons souffert, mais surtout l’apathie qui n’a pas cessé de retenir ceux-là en qui nous placions nos espoirs.En restreignant ainsi l’exposé de nos constatations, nous éviterons de blesser des susceptibilités.Nous pourrons aussi faire mieux écouter nos raisons.Réunion intereercles Demain, dimanche, au Cercle Saint-Henri, à deux heures de l’après-midi, réunion de tous les cercles de la région de Montréal, à laquelle chaque cercle doit être représenté.Le sujet à l’étude sera “Ixi presse en général’', traité par M.Adrien Danis, et “Les derniers congrès de VA.CJ.C.”, par M.Rodolphe La-olantc.Tous les membres de la région se feront un devoir d’etre présents, afin de montrer au Cercle Saint-Henri qu’on se préoccupe de son et ae travail son initiative.Le cercle Plessis Le dimanche 29 mars, le Cercle Plessis fêlera le vingtième anniversaire de sa fondation.U prie ses anciens membres qui ne l'ont iras encore fait de bien vouloir communiquer immédiatement avec M.S.Villeneuve, 3028, rue Henri-Julien, Cal.lf)35J, ou avec M.J.-P.Beaudin, 43011 rue Champlain, Est fi834.I et de leur laisser leurs noms et adresses.pris un instant‘par les spéculations! intellectuelles, à l’idéal, à l’action ! que poursuit parmi la jeunesse de .C.J.F.France l’Aj De très intéres-i En exemple Voici la motion que le Cercle Stc-Aignès de FA.6.J.C.de Megantuc, a adoptée au sujet de la fête nale des Canadiens français.1 adoptée au sujet de la fete natio- s Canadie.„ -v- j lo Attendu que la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a entrepris une campagne pour que le ., , , i, j .-I gouvernement de Québec déclare le Et pour repondre aux remarques qu on nous a taites déjà, qu U nous ; ^ .uin fôte patrona!e des Cana- xoit permis de déclarer que nous n’avons aucun parti pris, à l’égard de âien1) français comme fête légale qui que ce soit.Dans nos études sur notre oeuvre, nous n’avons voulu ; chômée ou fériée.traiter nos questions que du seul point de vue général.Nous avons envi- , qf®ft aapp°ei à*5 toutes iagé le principe des choses et nous nous sommes contentés d enregistrer ; asSoCjati0ns canadiennes-fran-dex observations.C’était entièrement permis.çaises pour appuyer ce prqjet de Or, de même qu’il nous était entièrement légitime de nous tr satisfait des progrès que nous avons réalisés à l’Université de Montréal,, .de même que nous avons soumis que tous les collèges classiques ne nous | ^ projet et prient humblement accordaient pas un appui assez puissant, ainsi reconnaissons-nous que j phonombie I.-A.Tasohereau, premier ministre et tous les membres Il n’est donne a personne d’avoir jlc privilège d’ubiquité.Un seul ne ipeait être partout, mais un grand nombre peuvent être au même endroit, à la fois.Songeons-y.3R 3$( Si tous le voulaient, nous posséderions la plus prospère union régionale du pays.Les résultats sont des fruits.Ils demandent une culture et un soin constants.Us ne sont pas spontanés.Jfc îfc La génération spontanée n’existe pas.Encore moins en matière momie, comme celle d’une oeuvre comme lia nôtre.* * * Ne soyons jamais naïfs.La naïveté sied parfois à de jeunes enfants ou à de jeunes filles, jamais à des jeunes gens.Donc, il importe que nous sachions tous nous unir, afin de réaliser les actes que nous pouvons seuls accomplir.LE CHRONIQUEUR çaises pour appuyer ce projet m ouver loi, les membres du Cercle de Ste-itréaL Agnes de l’A.C.J.C., paroisse de Lac ______’ ! Megantic à l’unanimité approuvent U n’en appert pas ainsi.de l’assemblée législative de Québec de bien vouloir donner un mot favorable à cette juste demande de tous les Canadiens français de la province de Québec.Le Cercle de Saitne-Agnès de Mégantic.Président.Emile GIRARD.Secrétaire, Armand HAMEL.NOTES BREVES C’est demain, dimanche, que nous devons tous être présents à la réunion inter-cercles organisée par la section des anciens du cercle Saint-Henri.>|< sje * La chronique hebdomadaire est ouverte a tous les membres de la hiffres ne sont pas une source de • f&rfrtn.* * £ * souci très grand d éducation.Ce, (jne variété de chroniqueurs pro-tr^s pci1 lln,vc^se,• C*est duit nécessairement une variété de les maisons d’enseignement commercial ou primaire rt’ont pas fait pour j nous ce que nous demandions.Leur aurions-nous demandé l’impossible?Et voici pourquoi.L’A.C.J.C.fut fondée pour l’avantage des collèges d'enseignement primaire autant que pour celui des autres maisons d’éducation de jeunes gens.On sait, sans doute, que le collège, ou l’école primaire, acquiert à ses sujets des connaissances utiles à la vie.Mais, quelle que soit l'expansion des cours que l’on y institue, que l’on atteigne même les neuvième et dixième années, il n’en demeure pas moins vrai que lu formation qu’on y prodigue demeure insuffisante cl incomplète.Insuffisante et incomplète, elle l’est, cette formation primaire, non pas à cause de ceux qui la donnent—car nos professeurs laïques et religieux se dévouent sans calcul — mais bien à cause du caractère qu’elle comporte et précisément aussi à cause de ceux qui la reçoivent.On n’ignore pas.en effet, le nombre de nos garçons qui débutent à l'école, et aussi ceux qui poursuivent jusqu’aux quatrième et cinquième iNWiées, et ceux enfin qui persévèrent aussi longtemps qu’aux sixième, septième et huitième classes.Ces chiffres ne sont pas une consolation.Ils n’indiquent pas un souci n’est pas, du moins, ou tond pourquoi notre oeuvre peut avoir son utilité Au moment, en effet, où nos frères et nos amis menacent de quitter l’école troji tôt, à cette période inquiétante où ils n’auront pas d’autre soin que do se diriger vers l’usine ou le métier, n'est-il pas raisonnable qu'on leur ait inspiré un certain besoin de culture plus complète, en les initiant aux oeuvres qui sont de leur âge, et à l’étude en commun, une fois la semaine ou deux fois le mois?Quel moyen ne s’offre-t-il pas en cette occasion à nos maîtres laïques et religieux d’aider les jeunes qui leur sont confiés à s’intéresser à l’oeuvre du bien, en les mettant plus immédiatement en contact avec elle! 11 est si peu fourni, d’autre part, d occasions à des écoliers de pouvoir entreprendre, dans la mesure de leurs capacités, quelque belle action.11 leur manque aussi tant de facilités de sr développer {’intelligence, la volonté et toutes les facultés et tous les beaux sentiments, autrement que par des leçons et des devoirs routiniers.Ces devoirs et ces leçons sont très bien à la hauteur d’une toute première jeunesse, mais on peut certainement leur ajouter.Ils manquent, en effet, de relief, sont impropres à donner à nos futurs jeunes hommes une initiative remarquable.Nous avons trop de jeunes écoliers qmn ont d’autre sort que dp devenir gratte-papier, ronds-de-cuir, inoffensifs, inactifs, abrutis dont la besogne est unique et toute petite.Nous possédons trop de jeunes gens qui n’oseraient jamais entreprendre mi mouvement de leur propre chef et ne voudraient pas non plus se présenter devant leurs semblables et démontrer qu’ils appartiennent à une race latine.^ m + ^ , Après lout, certes, notre caractère de latins demande, et avec raison,; ''Pierre, m’aimes-tu?que nous possédions autre chose que des dernières positions.Nous avons j gneur, vous savez que droit et nous devons ambitionner les sommets.Le mérite nous en vicn-1 me”.styles, et d’idées, et aussi un grand intérêt.* * * “Ce sont toujours les mêmes qui se dépensent”.Il y a une grande vérité dans cette parole.Un généreux aumônier d’un cercle de cette ville illustre cette idée-là.en disant que “Ce sont toujours les mêmes qui sc tuent”.L'expression semble un paradoxe; elle est vraie.* * * La discipline! C’est ce qui manque le plus, en notre siècle de libertés pllus ou moins viles: Sachons obéir, sinon à des chefs, du moins à des principes, à un idéal.?A ^ De deux choses l'une: ou on y est, ou on n’y est pas! Nous sommes membres d’une association catholique; sachons comprendre ce que nous faisons.•Oui, Sei-je vous ai- LA CONQUETE DES ELITES LE DERNIER CONSEIL FEDERAL DE L’A.C.J.F.Comme chaque année, le Conseil général de l’A.C.J.F., appelle auprès de lui dans cette fin de janvier tous les aumôniers et présidents de ses divers cercles épars à travers la France.Ce sont surtout les présidents de ses LTnions régionales ou de ses Unions diocésaines qui répondent à sa convocation.Mais il s’y joint toujours un très grand nombre d'autres présidents car un comité fédéral groupe facilement de 300 à 350 membres.C’est ce dernier nombre qui fut atteint ces jours-ci.Il ast vrai que le sujet même attirait: car il s’agissait des meilleures méthodes de pénétration dans l’élite intellectuelle et dans l’élite ouvrière.Depuis toujours l’A.C.J.F.a pénétré 1 élite intellectuelle; elle fut à l’origine un mouvement d’étudiants et si elle a depuis lors élargi sa concejition de l’élite, si elle s’est proposé de découvrir et de former l’élite des différents milieux sociaux, il n’en demeure pas moins que beaucoup de ses chefs ont été des étudiants, ou sont sortis de ces milieux bourgeois où la culture générale demeure une tradition de famille.un legs d'honneur sants rapports du groupe Jean Eu-, des des lycéens de Caen, de l’avant-1 garde des lycéens de Besançon, du groupe de limmaculée-Conception ; de Laval, de la Conférence Belzun-l ce des étudiants de Marseille, di-j rent l’effort réalisé pour conquérir : et former lycéens, collégiens, étudiants, tandis que tes aumôniers tenaient à souligner les difficultés de la tâche, échangeaient entre enx les idées; car l’action ne se présente pas de même pour les milieux différents d’un collège de Metz ou d’un collège de Toulouse, d’un lycée de Paris ou d’une institution 1 religieuse de Marseille.La partie la plus importante du , Conseil fédéral fut cependant don-! née à l’effort de conquête dos milieux ouvriers.Louis Lagrange, pré-: sident de l’Union de Saône et Loire, en démontra l’urgente nécessité.| Si le grand nombre des ouvriers | échappe aujourd’hui presque corn-; plètement à l’influence du catholicisme, c’est parce que très vite les jeunes travailleurs subissent les effets désastreux d’une immoralité grandissante, dex conditions trou ! souvent abrutissantes du travail moderne, des préjugés répandus contre l’Eglise par la propagande anticléricale ou révolutionnaire, mais aussi l’action déprimante des tnauvais exemples que donnent certains patrons et de l’insuffisance du logement ouvrier.Que peut faire l’A.C.J.F.?C’est alors qu’avec le président général Flory intervinrent dans la discus- ! sion de jeunes patrons du Nord.; des directeurs d’oeuvres diocésai- j nés, les représentants de la Confédération française des travailleurs chrétiens, et Flory pouvait résumer à la fin du Conseil fédéral l’u-nanime pensée, le devoir qui s’of- : fre aux membres de l’A.C.J.F.La | formation des futurs patrons, l’a- : melioration du logement des tra- i vailleurs, l’utilisation meilleure des; loisirs ouvriers, plus encore la pro-i pagande pour le syndicalisme chré-i tien, la lutte contre les survivances des erreurs du libéralisme, un ef-j fort d’éducation pour mieux faire comprendre dans les milieux bourgeois les aspirations légitimes des travailleurs, dans les milieux des travailleurs la vanité d’une foule de préjugés et de parti pris, avant tout le développement chez les jeunes, quelle que soit leur condition, de la vie intérieure et de l’esprit surnaturel, voilà un beau programme que l’A.C.J.F.se fixe.Car depuis trente ans que l’A.C.J.F.existe, elle a compris, pour avoir tenté des expériences multiples, les difficultés d’aller au peuple, elle sait les préjugés, les préventions que le peuple nourrit et que les ouvriers authentiques obtiennent seuls créance de leurs camarades.C’est donc par eux qu’il faut passer.Et le problème sc ramène à former dans le sein de l’Association.parmi les jeunes ouvriers qui s’y trouvent, des catholiques convaincus, ardents, snecialement préparés aux tâches d’apostolat qui les attendent dans leur propre milieu.Et ainsi l’action de l’A.C.J.F.s’ajoute à celles des syndicats chré- votre flume possèdetefkkr quotités requises?Oui, c'est une Waterman.Vous n'»Tt* pas i vous habituer i une Waterman.Vous choisiss» tout simplement le modèle qui s'adapte à votre main, et il tone lionne i votre entière satisfaction dès l'ins tant qu'il touche 1e papier.F-n plus d'scheter la plume, vous achetez un service comme seule en fournit la Cie Waterman.Ce service est universel.11 est complet et assure la satisfaction.«7.50 *4.00 *3.50 Modèles exquis î des prix plus élevés.L’utilité de tout porte-plume réservoir dépend de trois choses-la pointe, l'approvisionnement d’encre et l’écoulement.La pointe doit se confprmer à votre écriture—la quantité d’encre doit être abondante—et l’écoulement doit être régulier et continu.Jd existe une pointe Waterman 'appropriée pour tous les styles possibles de calligraphie.L’approvisionnement d’encre dans chaque Waterman, est plus considérable que dans tout autre plume de même grandeur.L’écoulement “en cuiller”—exclusif à la Waterman—est l’unique méthode pouvant assurer le passage régulier de l’encre.C’est à cause de ces caractéristiques et c’est parce qu’elle peut écrire comme il faut en toutes circonstances, qu’il y a aujourd’hui plus de Watermans en usage, que toutes les autres plumes réservoirs mises ensemble.Choix et service dans Us meilleurs magasins W&termarfs Le dernier mot, en fait de plume Pc w w WI m « « WI» IH a « W « m «W m BI ai m ¦« «i as a; * m «i'îb M'ai'irgigiwiff Convocations divers courants qu, agiswnT sur 1 tienS’ secrétariats 'soclaux- des °™ chaque génération d’étudiants sont mobiles, mouvants, opposés parfois.Aussi une perpétuelle mise au point doit-elle avoir lieu des moyens efficaces d'intéresser ces jeunes, vres sociales multiples et fécondes qui partout aujourd’hui étendent chaque jour davantage le bienfait de leurs initiatives.VICTOR B UC AILLE DIMANCHE: — Félix Martin.— Réunion d'études à 9 n.30 du matin.Travail d’apologétique par Henri Leroux.“La formation professionnelle du banquier”, par Paul Mayer.Saint-Denis.— Réunion d’études a 8 h.15 du matin.Saint-Henri (nnr.i — Réunion intercercles du mois, à laquelte sont invités, en grand nombre, tous les cercles de la région de Montréal.Pie X.— Réunion générale d’études à 1 h.30 de l'après-midi.LUNDI: — Des Ormeaux.-du soir.j De la M en n ai s.— Réunion d’études à 8 ! h.30 du soir.; Jeanne d’Arc.— Réunion d'études h 8 h, ; du soir.I-angevin.— Réunion d’études à 8 h, du soir.Travail principal sur “La révolution de 1837”, par Henri GodWau, Le Moyne.— Réunion d’études à 8 It.15 du soir.Pie X.— Réunion spéciaJe d’études à 8 b.du soir., Sainte-Catherine.— Réunion d'études à 8 h.du soir.St-Viateur.— Réunion d'études à 8 h dû Reunion d'études à 8 h.du — Réunion d’études à 8 h I soir.St-Victor, — ; soir.1 St-Stanislas.du soir.Barthélemy-Vimont.— Réunion d'études a S h.du soir.Sujet principal: “La prohibition”, par F.Roy et Antonio Allard, sous lo forme d’une controverse; rapport la représentation de la semaine der de Réunion d’études à 8 h.nière, par le trésorier.Visite du représentant du comité régional.MARDI: — Savaria.— Réunion d'études à 8 h.du soir.MERCREDI: — Comité régional.— Assemblé* régulière, a VI li du soir.Préparation du prochain congrès regional, retraite fermée, rapport de la visite des cercies, de la reunion in tcpcles, etc.landry: Réunion d’étude à 9 h.du soir.Pless'is.Réunion d’études à 8 h.du soir.Préparation du vingtième annfver Silire de la fondation du cercle, et de la formation de la section d’anciens JEUDI : — Colin.— Réunion d’études à 7 heures du soir, a la salle verte de la maison’ des Etudiants, rue Sherbrooke est, VTMimm- — fàwpité régional.— Réunion régulière à 4 heures du soir.: PETIT BOTTIN DU MONDE PROFESSIONNEL On a “souvent besoin d'un plus “ferré" que soi"— dirait Lafontaine Jjc * Ami, travailles-tu?(L’ami baisse les yeux et ne rérrond pas).(ira par le travail et par l’étude, ce n’est aucunement douteux, dès que j nous nous serons accordés et préoccupés du droit que nous avons d’at-1 teindre les hauteurs.L’A.(’,.J.C.désire inspirer à tous les jeunes Canadiens français une * jjc sfr recherche de la supériorité.Elle peut aider à cet effet nos professeurs U y a un grand contraste entre laïques et religieux.Ils en feront une catégorie d’esprits distingués.Ou ! l’apôtre d’autrefois et Je jeune hom-admettru universellement que ee but est légitime.nie d’aujourd'hui.Pourtant, nous N'allons pas croire cependant que c’est notre désir de nous gourmer manquons d’apôtres.l< * L'union régionale de Quebec est ; un monde comme le nôtre.?Nous comprenons bien que la besogne quo- î’^s active.On ne chôme pas dans, tidienne des maîtres dévoués de nos écoles soit considérable.Ne ,serait-il 3| uité de Champlain, pas injuste cependant de croire que dans chacun de nos collèges coin- * * * tnerciaux ou primaires il ne se trouve pas au moins un religieux ou un Combien de cercles se sont nrrn-bique capable doser buter de grouner des élites.In partie la plus inté-Ipés d’envoyer leurs axis de convo-’ r^sï”,c:_du!}- IMMEUBLE •‘SAUVEGARDE*' 92, Notre-Dairic K»t Montréal Dentiste Tél.BéUir 1037 n« 9 «.m.ô S pm Dr G.-G.Chagnon CHIRURGIEN-DENTISTE MéUtodr* modern»*—StérillMtlon très *ui*i« 467A MONT-ROTAL EST - MONTREAL (Coin St-André) Optométriste Heure* de bureau: 9 a.m.ft 6 p.m.Salon d’Optique St-Germain Ajustement de lunettes et plnce-nex 45,3, R fl F.SAINT-DENIS Tél.Est 3798 Pré* rue Sherbrooke A vocals eet homme mériterait beaucoup de reconnaissance de toute la jeunesse le comité régional de Montréal'le T'>T'^^r>k’'T>"r’«rrvrv;T'V'T’>"r>T'VTV/TVT DEUX SAINTS SAINT JEAN DE MATH A Jean de Matha, le jour de sa première messe.Vit un ange croisé d'écarlate et d’azur.Près de lui deux captifs, les pieds rivés au mur, De leurs yeux blancs a horreur quêtaient une promesse.Alors, le saint rêva, hanté par leur détresse.De rendre aux prisonniers la lumière et Fair pur: Et libéré de tout comme d’une faiblesse, Deivint le Rédempteur de Fergastule, obscur.Le peuple, en ses fureurs, plus cruel que les lames.Du navire sauveur arrachant mâts et rames.Voulut changer la mer en une autre prison.Mais le mantequ de Jean a remplacé les voiles Et le navire part, guidé par un frisson, Dans le rire éternel des flots sous les étoiles!.SAINT LOUIS % O saint Louis, vêtu d’azur fleurdelisé.Roi dont la justice est la gloire Et qui feras toujours s’aqenouiller l’histoire Sous ton chêne immortalisé; Toi qui pensas qu’au près de la faute mortelle La mort et la lèpre sont peu.Douce figure de vitrail, puissante et frêle.Transparence qui semble une gaze sur Dieu'.Foi qui monte comme une f lamme.Ciselures, dentelles, ogives, coloris, • Une sainte chapelle avait fleuri ton âme Avant d’éclore dans Paris; Foi claire comme les aurores Qui refusais de voir afin de croire plus, Ame enfantine et plus sonore Qu’un clocher plein de Te Deum efcf Angélus; O Roi des croisades dernières, Toi qui vers l’Orient si troublant et si beau Sus lever des soldats, des croix et des barmières.O dernier pèlerin royal du Saint-Tombeau! O doux Roi qui meurs sur la cendre Et se lègue à son fils dans un splendide adieu.O saint Roi saluant la mort qui va descendre En répétant : “J’irai dans ta maison, mon Dieu!" O Roi pur qui meurs de la peste Pour que le monde soit moins pestilentiel: Roi de souffrance, Roi de gloire, ô Roi céleste Qui fais monter la France au Ciel! Jacques DEBOUT (Almanach catholique français) Les livres La Révolution et la libre pensée par Augustin Cochin.Tout semblait avoir été dit sur ies causes de la Révolution.Allant droit à la cause première, dans ses Considérations sur la France, Joseph de Maistre, toujours attentif à la chaîne souple par quoi l'homme est attaché au trône de Dieu, avait vu dans d’aussi foudroyants événements la main de la Providence, voulant châtier, maïs non anéantir une nation d’une langue et d’un génie souverains.Successivement et suivant la pente des historiens et des penseurs, de multiples causes secondes avaient été aperçues, mises en lumière, analysées, celle-ci par l’un, celle-ià par un autre.L’ihistoire de la Révolution avait été ethnologique avec Augustin Thierry, économique avec Karl Marx, psychologique avec Taine.Cependant la Révolution ne s’est pas faite seulement par des hommes, ni seulement par des contrecoups économiques, ni seulement par l’explosion de colères subites et spontanément généralisées; elle a été aussi, et surtout, rendue possible, préparée, déclanchée, réalisée, gardee, par des idées, un ensemble de manières de voir et de penser, une disposition particulière d’esprit, répandue partout, qui tantôt fit agir des bras, tantôt en arrêta d’antres, en un mot par “l’esprit révolutionnaire".Mais cet esprit révolutionnaire, d’où venait-il lui-même?Assurément, on le savait depuis long-temns: il venait de la philosophie du XVIITe siècle, on la reconnaissait en lui, comme une mère dans les traits de son fils.Mais cc que l’on n’avait point encore aperçu avant Augustin Cochin, c’était comment s’était fait le cheminement du poison philosophi-nue dans'les veines de l’ancienne société, et c’est la gloire d’Augustin cochin de l’avoir trouvé.Dans un premier ouvrage, qui marque une date dans l’histoire de la Révolution, les Sociétés de pensée et la démocratie, il a montré que ce sont “les Sociétés de pensée" qui ont été le véhicule des nouvelles idées, l’instrument de la transformation intellectuelle et morale.Avec ce fait directeur, Augustin Cochin avait entrepris, sous cet angle, une Histoire oc la Révolution, et, travailleur infatigable, il en avait déjà, des Archives nationales aux diverses archives de province, rassemblé les matériaux, quand la guerre l’anpela : il eut.le 8 juillet 1916.nu Calvaire de Hardecourt-aux-Bols, une mort digne de sa vie, digne de son nom, de son caractère et de sa foi.Iai Révolution et la libre pensée 11) est la puissante introduction de ce grand ouvrage, qu’elle fait vivement regretter.Augustin Cochin ne prétend point aller à l’encontre des phéno-mènes purement historiques ou é-conomiques notés par d’autres, ni contredire la psychologie de Taine, par exemple.Mais il regarde un nouvel aspect de èn Révolution; il apporte à l’histoire un facteur nou- (1) Prix : 16 firmes.veau, qui ne supprime pas les autres, mais s’y ajoute et souvent Jes fait mieux comprendre; il l’éclaire d’un nouvel élément philosophique.("est aux forces spirituelles de l’homme qu’il demande, en ces événements, leur secret: il se préoccupe, avant tout, de la pensée qui, chez les uns, a déterminé l’action, chez les autres a rendu possible l’acceptation ou l’inertie.Il étudie, pour ainsi dire, un double mécanisme: le mécanisme de la propagation des idées nouvelles dans la nation par les Sociétés de pensée, et le mécanisme intérieur de la transformation dans l’individu, de sa manière de voir, de penser, de sentir.Dans les cahiers de 1789, ce qui frappe le plus, c'est J’uniformité.Au Nord et au Midi, à l’Est comme à l’Ouest, dans toutes les provinces, mêmes textes, mêmes formules; on y trouve reproduites jusqu’à des erreurs de copie! Que les mêmes abus aient donné lieu partout à des revendications identiques dans la pensée, passe! mais les mêmes mots et les mêmes fautes dans ces mots?Il y avait donc derrière ces assemblées de corps une force cachée, une pensée directrice, un moteur unique qui (Tonnait partout, et dans le même rythme, le même mouvement.“On a, en effet, bien souvent remorqué, dit Augustin Cochin, que l’attaque en 1789 fut menée partout de même.La force qui accomplit enfin le nivellement des ordres et des provinces, comme un immense équarrissage de la France, en effaçant dans la loi d’abord, puis par la loi dans le fait, les types, les usages et la physionomie des hommes et des villes, avait déjà, dans son action même quelque chose de la monotonie de son oeuvre.Elle travaillait partout de même: telle qu’elle est à Quimper, on la retrouve à Marseille.La Révolution n’a pas de partie.” Quel est le moteur unique?Qui a formé ces forces d’attaque et leur a donné ,1e mot d’ordre, leur discipline, leur coordination?C’est la libre pensée; ce sont les "Sociétés de pensée”.Les “Sociétés de pensée" avaieni commencé dès 1750; leur nombre n’a fait, depuis, que grandir.“On voit, de 1769 à 1780, sortir de terre des centaines de petites Sociétés à demi découvertes, autonomes en principe, comme des Loges, mats agissant de concert, comme des Loges aussi, constituées comme elles, animées du même esprit '‘patriote" et “philosophe”, et cachant mal des visée* politiques semblables sous des prétextes officiels de •cience, de bienfaisance ou de plaisir: Sociétés académiques, littéraires.patriotiques, musées, lycées, Sociétés d'agriculture même." Ces Sociétés font l’opinion publique; “elles créent une répuhli- 3uc idéale, en marge et à l'image e la vraie".Elles ont "toutes le mémo caractère: ce sont des Sociétés éifaittatres de forme et philosophiques d’objet, ce que nous ap- pelons aujourd’hui des Sociétés de libre pensée.EHes sont toutes plus ou moins reliées les unes aux autres et rattachées à celles de Paris”.Augustin Cochin distingue trois étapes dans l’action de ces Sociétés de pensée, et il étudie J’une après l'autre chacune de ces étapes.Au moyen de ces Sociétés, la libre pensée a tour à tour socialisé la pensée, socialisé la personne, socialisé les biens.Tout d’abord, sous prétexte d’ap.porter à l’homme la vérité, de l’affranchir de l’ignorance, la libre pensée l’a asservi à ses idées à elle.Elle a substitué à l’homme réel et personnel quelque chose de fabriqué, un être social et impersonnel.Elle a vidé la pensée humaine pour la remplir de nuées.L’homime n’est plus lui-même, il no s’appartient plus, il ne pense plus que par la Société, il n’a que des idées collectives.Il a pour dogme la bonté de la nature, pour catéchisme le Contrat social, pour idée maîtresse, la clé de voûte de la “philosophie”, la loi de liberté.La machine a créé “ l’homme impersonnel”, " l’homme en soi" dont rêvaient les idéologues, l’homme “bon « tout parce que partout on peut obéir à un mot d’ordre, toucher un traitement et ne rien faire” Les esprits sont asservis.Une fois maîtresses des esprits, grâce aux sociétés de pensée, les idees des philosophes, le principe de la liberté absolue et de l’absolue égalité vont être réalisés en action et en système de gouvernement.C'pst la phase de 1789 à 179».Après l’in*elligenct, la volonté est socialisée, La nation n'est qu’une masse passive inerte que meuvent, par leur force organisée quelques unités actives, les Sociétés, les Clubs.La libre pensée a ses machinistes: des orateurs pour l'intérieur des Sociétés; des politiciens, comme Robespierre, pour l’action au dehors; des vénérables, comme Roland ou Baàlly, pour la facade.Les machinistes, d’ailleurs, sont mus eux-mêmes par la machine; ils ne sont pas libres, ils ne «ont que des demi-hommes.“De ces faits, dit Augustin Cochin, se déclare, claire et limpide, la doctrine sociale de la Révolution française."De face, les principes: tous les hommes égaux, tous les hommes libres, tous les hommes affranchis de toute autorité.“A l’envers de cette médaille, les faits: le peuple souverain est le pe.tit peuple des Sociétés fermées, triées, épurées, réduites, seul repré.sentant authentique du “peuple en soi” et de la volonté nationale.“Et ce petit peuple n’a rien de commun avec le grand peuple de France, puisqu’il l’opprime et à la fin le tyrannise.En nombre, le petit peuple est une infime minorité.La pratique est à l’opposé de la théorie.Tyrannie de fait, au service d’une liberté de principe, tel est le bilan de la Révolution.” Si l’homme ne s’appartient plus, comment ses biens continueraient-ils à lui appartenir?La courbe continue.La socialisation de la propriété suit la socialisation de la volonté et celle de la pensée.Et c'est le troisième stade, la Terreur.L’ouvrage d’Augustin Cochin n’est point, sans doute, pour les liseurs de romans; il demande, pour être suivi, l’attention d’un esprit sérieusement formé, mais il mérite cette attention; c’est une étude phi-iisophique faite pour demeurer sur la tablp de ceux qui cherchent et qui goûtent ce bonheur, déjà vanté par le poète, de connaître les causes des choses; c’est une analyse très profonde de l’esprit révolutionnaire, fils de l’esprit philosophique, de la propagation et de l’évolution de la libre pensée dans les intelligences, dans les sentiments, dans les volon- Mère! Surveillez les intestins de l’enfant.Le “Sirop de figues de Californie” est un laxatif inoffensif pour enfants A ” Quand votre enfant est consrtipé, bilieux, a la colique, l’halelnc fiévreuse, la langue chargée ou la diarrhée, une cuillerée à thé du véritable ‘‘Sirop de figues de Californie” adoucit l'estomac et libère promptement les intestins des poisons, dés gat, de la bile, des alimente en fermentation et des déchets.Jamais de crampes ni d’effet exagéré.Ne contient aucun narcotique ni drogue calmante.I>e« enfants en aiment le goût délicieux.Demandez à votre pharmacien le véritable "Sirop de figues de Californie'’ qui porte, imprimé lisiblement sur la bouteille, le mode d’emploi pour bébés et enfants de tout âge.Mère, il faut que vous disiez le mot : Californie, sans quoi, vous murricz bien n'obtenir qu’une oon-refaçon du sirop de figues.?, tés et de là, par une pente logique, dans les faits.Le travail de cette force destructrice est-il achevé?L’évolution a-t-elle pris fin?Augustin Cochin ne le pensait pas, et dès 1909 il s’en inquiétait, comme s’il eût entrevu les cellules et les rayons d’aujourd’hui: “Notre régime parlementaire, disait-il, apparaît comme ces chenilles qui nourrissent de leur substance une larve étrangère qui respecte les centres nerveux, le minimum nécessaire pour que sa victime vive et se nourrisse, ou plutôt la nourrisse, puis, sa croissance achevée, la larve en cocon, sort un frelon."Ce parasite-là, qu’on ne voit ni Se nomme, c’est le régime officiel e demain, le régime réel d’aujourd’hui, enfin parvenu à sa parfaite croissance et prêt à éclore, alors que bien des gens en sont encore à savoir s’il existe.C’est la démocratie pure — dont la parlementaire n’est qu’une forme intermédiaire et bâtarde, — l’étatisme universel et non limité comme le nôtre, le socialisme, collectivisme, syndicalisme, peu importe le nom; il n’y a là que des voies diverses convergeant plus ou moins droit vers le même terme.” Devant ce danger que le passé lui monlrait dans l’avenir, Augustin Cochin avait déjà fait cette constatation qui ne doit point décourager les défenseurs de la cité, mais qui, plutôt, leur apprend où sont leurs vraies armes: “Quels que soient les efforts et les espérances de la nation, le moraliste sans foi, le citoyen sans tradition, l’homme «ans expérience, sont de pauvres gens exposés à toutes les défaites.” Charles BAUSSAN.(La Croix) Jeanne d’Arc et M.François Porche M.François Porché.poète couronné, homme de théatro-appîaudi, est rempli de bonnes intentions.L’enfer en est pavé, par malheur, et en art surtout.Donc, M.Porché choisit avec noblesse la plus belle aventure, celle de Jeanne d’Arc.Il écarte de son thème les grands déploiements, les “machines”, tout ce qu’un habile.n'eût point man- qué d’utiliser en un drame historique.Il garde le cadre traditionnel et, tout de même, en use fort librement.Au surplus, il ne conserve que fort peu de pittoresque.Jeanne, à l’origine, qui est encore Jeannette, et de douze années seulement, devine tout le poids de la guerre.Dans le chêne lorrain, déjà, Mcssire saint Michel lui apparaît et lui dicte sa mission.Cinq ans plus tard, la Vierge au grand coeur, poussée par ses Voix, abandonne la chaumière paternelle et s’en va vers son merveilleux destin.A Chinon, la voici près du dauphin.A Orléans, devant les Tourelles, avant l’assaut, nous connaissons sa foi triomphante, son magnifique entrain.Puis, c’est le sacre à Reims et l’auteur, sobrement, nous en montre seule l'heure dernière, au soir, derrière les murs de la cathédrale.Pour terminer, enfin, Jeanne, avec fermeté, se remet aux plains du bourreau, dans sa prison même, à Rouen.Et le rideau tombe avant que ne s’allument les flammes du Vieux-Marché.Tout cela, sans doute, est fort bien.Mais si, en art, l’intention ne compte guère, le plan non plus ne suffit.Or, l’exécution, sans etre détestable, se montre languissante ou banale, telle en tout cas que nous ne sommes pas empoignés.Les vers de.M.Porché sont aisés, corrects: en trois actes et huit tableaux, il n'y a rien qui relève ces académiques qualités.Autour de In simplicité si touchante de l’héroïne, il met constamment un jeu de rhéteur.On sc sent, le plus souvent, dans la versification et ce n’est point la poésie.L’on se prend aussi à regretter la verve facile, mais brillante, d’un Rostand, voire l’accent “cornélien” d un Bornier.Les décors de M.Sanlaville ont une sobre et juste qualité.Il faut admirer les costumes, et celui de Charles VII, copie de Fouquet, est fort beau.Mme Simone se donne corps et âme à son rôle.Hélas! rien de tout cela non plus ne suffit.Au total, il faut noter, une fois encore, cette banale remarque que certains sujets sont impossibles, singulièrement au théâtre, où la réalisation accentue immensément l’écart entre l’idéal que nous avons, la représentation que nous trouvons, Lit.scène est un amplificateur terrible./r André GEORGE (La \ ie catholique) LES LIVRES R.P.FONTANEL, s.j., .••.Minéraux et roches du Canada".Aux éditions de l’imprimerie du Messager.Montréal.Trop rares en notre pays sont les livres catholiques de cette valeur pour passer inaperçus.Celui-ci a déjà obtenu une bonne presse.La haute compétence de l’auteur est bien connue.Laissant aux spécia-cialistes l’étude approfondie de toutes les espèces canadiennes, il s’est borné à un choix judicieux mais très complet de celles qui fournissent la matière première du commerce et de l’industrie.De chacune, il décrit la nature, les propriétés utiles, les usages, modernes, le rôle géologique, les conditions de gisement, les localités canadien.nc«, et parfois aussi les autres pays fournisseurs.Présenté en une langue claire et précise, légère et très agréable, ce livre nous offre donc un exposé complet de uotre grande Industrie Tninièrc.Avec une énor-me bibliographie, une science très sûre, et une méthode «ussi Intéressante, l’auteur pouvait difficilement manquer son but qui était de “faire connaître le Canada, ses richesses, sa place dans les entreprises”.D.LAlFBRR 1ERE, O.P.(Revue Dominicaine) N.S.— Minéraux et roches du Canada sont en vente au Service de Harrowsmith, Ont.—“J'ai pris votre remède avant la naissance de bébé, et il m’s fait un grand bien, car j'étais très malade avant de commencer à lt prendre.Je me sentais toujours épuisée et j'avais des faiblesses et évanouissements.Mes nerfs me don naient peu de re pos, jour ou nuit.Une amie me dit de prendre le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.Je n’en ai pri; que 3 bouteilles, qui m’ont soulagée merveilleusement.Je le recommande à toutes les femmes et m’efforce de faire connaître ce bon remède.Je prête le livre que vous m’avez envoyé à celles qui ont besoin d’aide.Vous pouvez mentionner mon nom, au sujet du Composé Végétal de Lydia E.Pinkham, si cela peut aider aux autres.”—Mme Harvey Milligan, R.R.No.2, Harrowsmith, Ontario.Dans une enquête récente chez les acheteuses du Composé Végétal de Lydia E.Pinkham, nous avons reçu plus de 100,000 réponses, et 98 sur 100 disent qu’elles ont bénéficié de son emploi.Tour les pharmaciens vendent ce remède- librairie du Deitoir.336, rue Notre-Dame, Est, Montréal.Prix; 82.00 (plus 25 sous pour le port).Le Correspondant Sommaire de la livraison du 10 février 1925.1.L'amitié franeo-Américaine en 1925, — IL — L’Art de se connaître et de s’estimer entre nations.— fin.Bernard Fay.IL La littérature catholique et le tradition — Henri Bremond de l’Académie française.III.Sur le front Hispano-Marocain.>— avec une carte, Paul Bluysen, sénateur de l'Inde française.IV.Tante la Capucine.— ro.man.— I.Marie (iasquet.V, La diplomatie française doit-elle regretter Je cabinet travailliste anglais?.Jacques Bardoux, de l'Académie des Sciences morales et politiques.D’après une récente publication, De Lanzac de Laborie.VIL A travers la presse étrangère, — Revues de Hongrie.— Traduction de Emilie Horn.VIII.Notes et aperçus.— 1 — La trappe de Huysmans.Maurice Brillant.IL —> Las noms français au Canada, Louis Thomas.IX.Regards sur la vie, Louis Joubert.X.Revue des sciences, Francis Marre.XL Chronique politique, Bernard De Lacombe, XII.Bulletin bibliographique.VIENT DE PARAITRE SERMONS Par K t.P.Moreau, Fondateur de la Conjugation de Sainte -Creii En fort volume de XV-608 pages, avec portrait.[RELIE: 84.50 franco] Ces Sermon* se recommandent tout spécialement au clergé par leur grande valeur intrinsèque.On y trouve un emploi judicieux de nombreux textes d’Ecriture et des Pères, un raisonnement clair, simple, à la portée de tous les fidèles, une piété communicative, etc.Cet ouvrage peut rendre service comme livre de lecture spirituelle.On lira avec profit, pendant la retraite annuelle, l’exposé magistral des grandes vérités.La plupart de ces sermons ayant été faits à des prêtres, on y trouve plusieurs sujets, comme l’esprit de foi, lé détachement des parents, la rechute dans le péché, etc., qui font d’admirables méditations pour une retraite du mois.Les sujets divers fournissent une abonnante matière pour les circonstances les plus diverses.Le plan, qui précède chaque discours, permet de se rendre compte, d’un simple coup d’oeil, de la partie que l’on peut utiliser.Quelques références mises à propos dispensent de recherches souvent fastidieuses.Cet ouvrage rendra de grands services au clergé.C'est un cadeau tout trouvé pour ordination, fête, etc.Imprimé sur beau papier, en caractères qui reposent la vue, le volume a superbe apparence.C’est un des premiers du genre à paraître au pays.Ce sermonnaire se divise en quatre parties: A des séminaristes (onze sermons); A des religieuses (quatre sermons); Les grandes vérités (neuf sermons); Sujets divers (vingt-deux serinons).Ce volume relié toile dos et coins cuir, est en vente au Service de librairie du Devoir.BULLETIN DE SOUSCRIPTION Vous trouverez ci-inclus f.En retour veuillez donc envoyer à l’adresse ci-jointe.exemplaires reliés des Sermons du T.R.P.Moreau.Votre tout dévoué, (Signature).(Adresse) Cours cFinstniction civique pour les dames Demain, dimanche le 28 à 3 h.aura lieu à la chambre 10 du monument National le cours d’instrucv tion civique pour 1rs dames sous ies auspices du Comité des oeuvres économiques de la Fédération Nationale Snint-Jenn-Baptistc.Le professeur en sera Mme Quérln Lajoie.Sujet: La condition légale de la femme.Ce cours est gratuit et le public y est invité.(Communiqué.) COMMENT UNE PRESCRIPTION DE MEDECIN REÇUT SON NOM Histoire dont Porigine remonte aux jours d’autrefois et qui reste quand même neuve et intéressante.Father John’s Medicine soulage des rhumes et fortifie l’organisme sans recours à l'alcool ni aux drogues dangereuses.Il y a plus d’un demi-siècle, ic Rév.Père John O’Brien, de Lowell, Mass,, par suite de surmenage et pour s’etre exposé aux intempéries, devint sérieusement épuisé.Un rhume et une toux opiniâtres, aggravés d’affection pulmonaire, mirent sa vie en danger.Un spécialiste éminent donna au Père John une prescription pour enrayer son rhume et mettre fin à son affection pulmonaire en même temps que pour reconstituer et fortifier son organisme.Le Père commença immédiatement à prendre du mieux, lu toux disparut et les poumons furent soulagés.Le composé rectifia la digestion, produisit de nouveaux tissus et le Père John recouvra bientôt sa santé et sa vigueur anciennes.Iæ Père John recommanda le remède à ses paroissiens et amis, et, vu sa valeur, cette préparation devint le remède de famille dans des mil- m "rap1 Taphie dn îalnt-Lanrent Ibnïy» __ L’OUTILLAGE LE PLUS MODERNE ainsi que la main-d’oeuvre experte de notre maison nous permet de produire des travaux lithographiques de la plus belle apparence à des prix abordables.C’est ce qui nous vaut la clientèle de nombreuses maisons d'éducation et d’affaires soucieuses de la belle apparence des travaux qu’ils utilisent.3556, Blvd Saint-Laurent MONTREAL Téléphone: Calumet 5526 ARMAND BARBEAU, Dir.Uér.tiers de foyers.Elle fut connue sous , le nom de “Father John’s Medicine”, parce qu'elle avait été ainsi désignée par le public et ce fut aussi sous ce nom qu’elle fut annoncée, toujours ! avec l’approbation du Père John, j Father John’ Medicine est un com-‘ posé de l’huile de foie de morue la plus pure mélangée scientifiquement avec d’autres ingrédients précieux au moyen d’un appareil dessiné spécialement h cette fin.Ce procédé exclusif de fabrication rend Father John’s Medicine facilement digestible même pour les organismes affai-| blis et en fait un tonique reconsti-j tuant d’une valeur toute particulière.$15,000 EN PRIX 1er nm, fauto d’un miliionn re 811,500.00.2ème prix, *2,000.00 en argent 3ème prix, 81,000.00 en argent 4ème prix, $500.00 en argent Sème prix, 8100.00 en argent Achetez des billets 1 Courez xo chance tout en faisant Paumôue Refuge Don-Bosco.“Trlx des billets: 1 pour $0.2!*; pour $1.00: 100 pour $5.00; £ pour 825.00; 3.000 pour $100.0f 25,000 pour $500.00.Ecrivez à 1 abbé Philiypon, pt directeur, ou téléDhonez 6821.I fuge Don-Bosco, Québec.Vous recevrez vos billets par retour du courrier.to : h\v '/ k /; ¦ÀU y Les Rhumes d’Automne et d’Hiver ètaire de la boulangerie Ylc4o~\ l effet de la levure, te gonfle et r,°- L'entreprise n’est pas organi-pourquoi le pain a des yeux.! w en compagnie.M.Brosseau s'oc-; * *; Sc ! cupe lui-mènip de la direction tech- ! La panification Tnecanique a fail! niçpie de 1 etablissement.Sa femme! disparaître la boulangerie de quar-!*1-.'! sa collaboratrice à l'adminis-j Mer et elle ne laisse subsister que fration.Elle dirige le personnel du; oien peu de bozJanflerirs dans jesi bureau et le personnel de la livrai-campagnes.Dans les villes, de! son.grands établissements cuisent des! M.Brosseau appartient * une fa fournées phénoménales eL grâce au j'mille de boulangers: deux de scs chemin de fer, Ms peuvent alimen- ^ot fondé et dirigent encore ter des populations établies â des ! la boulangerie V.&¦ /.Brosseau, i centaines de milles.C’est ainsi que, établie rue Drolet.Comme impôt-j les grandes boulangeries de Mon-1 Lance, celle-ci prend place bniné-j tréal expédient du pain jusque après la boulangerie VCr-! dans le comté de Rimousfci.| form.Les trois frères Brosseau Il y a dix ans, on pouvait voir î011* dndres 16 murs, Curonln, à Quer.istown, Liverpool 30 mars, Antonia, 4 Ply., fiber., Londres 30 mars.Saturnin, A Glasgow.13 avril, Caronla, A Queenstown, Liverpool 20 avril, Andnnlu, 4 Ply., Cher., Hambourg DE NEW-YORK 7 mars, Auranla, 4 Queenstown, Liverpool 7 mars, Ausonla, 4 Ply, Cher., laxidrcs 7 mars, Alhenla, 4 Movllle, Glasgow 14 mars, Caronla, 4 Queenstown, Liverpool 14 mais, Andanln, à Ply., Cher., Hambourg 14 mars, Aqultanta, 4 Cher., Southampton 21 mars.Columbia 4 I/»idonderry, Glasgow 21 inarst, Jauirastrla, 4 Queensl'n, Liverpool i 25 mars, Ilerengarla, A Cher, Southampton j I 28 murs, Antonia, Ply., Cher, et Ixmdrrs.28 mars, Carmanlu, à Queenstown, Llverp.28 mars.Cameronla, 4 Londonderry, Glasg I avril, Mauretania, A Ply., Cher., South’on I 4 avril, Auranla.A Queenstown, Liverpool i R avril, Aquitanla, A Cher., Southampton I 11 avril, Alhenla, A I/MHlonderry, Glasgow II avril, Curmila, 4 Queenstown, Liverpool tire Boston, 22 mars.VOYAGES EN CABINES DE TROISIEME I330.ee •19 juin *3 juillet t27 juin Athenla Letltta Ausenla •Guy Tombs, Ltd.tW.H.Henry, Ud Montréal.Brochure* llluatrée*, l(*tea de» dépirt», etc., •ur demand* 4 THE ROBERT REFOH11 CO., LTD., Montréal (telephone Main Stt2) ou des agents lacaux.Province de Québec , COUR SUPERIEURE District de Montréal.No 2731.ITouls Baron, des cité et district de Montréal, demandeur, vs Dieudonné Masson, de Montréal-Nord, dans le dlslrlct de Montréal, tant personnellemcnt nue pour autoriser son épouse Evangéllne Saint-Oye et ladite Evangéllne St-Cyr épouse de Dieu-donné Masson, du même lien, défendeur.I** Oénie Jour de mars 1925, 4 10 heures de l’avant-mldl, au domicile dcsdlts défendeurs.au no 1990, boulevard Goulu rsl.en In ville de Mnntrérd-Nnrd.district de Mont réal, seronl vendus par autorité de justice le* biens et effets desdits défendeurs saisis en cette cause, consistant en meubles de maison, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.A.LAVEROUPP, H.C.S.Montréal, 28 février 1925.Province «le Québer CPUR SUPERIEURE District de Montréal.No .in«»2 Rerardo CcruiH.demandeur, vs Joseph N.Campeau, défendeur.Le lOéme Jour de mars 1925, 4 10 heures de l'avant-midi, cher Clermont Moteur Ltée., au no lt60 rue St-Dcnls, en la c'té de Montréal, seronl vendus par autorité de justice les biens et effets dudit défendeur saisis en relie cause, consistant en un camion autocnObBe Ford et accessoires.Conditions: ARGENT COMPTANT, Laiita-P- MAILHOT.H.C.3.Montréal, 27 février 1925.Province de Québec POUR DE CIRCUIT Distrlrt de Montreal.No 30Î6.Jack Flanders, des cité et district de Montréal, manufacturier, demandeur, vs Dr Seymour F.Stetn.des cité et district de Montréal, défendeur.la1 9émc jour de mars 1925, A 10 heures de l'avant-mldl, au domicile dudit défendeur, au no 245, rue Jeanne-Mance, en la cité de Montréal, seront vendus nnr o ¦-torlté de justice les biens et effets dudit défendeur saisi* en cette emise, consistant en meuble* de ménage, etc Conditions: ARGENT COMPTANT.J.-P.HEAUP&R H.C.b.! Montréal, 27 février 1825._______ Province de Québec COUR SUPERIEURS District de Montréal.No 4712.T.-F-.CAté.demandeur, vs Bryson and Trlhcy.Limited, défenderesse.Le 9ètne jour de mars 1925, A 10 hrurrs de l’avant-mldl, A la place d'affaires de ladite défenderesse, au no 1t6, rue Mansfield, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité «le justice les biens et effets de Indite défenderesse saisis en eett cause, consistant en stock de marchandises, caisse enregistreuse, caisses «le montres, etc.Conditions: AIKrENT COMPTANT.t.-R.I A VER Y.H.C.5- Montréal, 27 février 1925.Province de Ouébsc COUR DE MAGISTRAT Distrlrt de Québec.No 447.A Caron, marchai»! de Montmagny, dit district, demandeur, vs Auréle Gumache, de Montréal, défendeur.I, e 9ème Jour de mars 1925, 4 10 heure» de l'aVBlit-mhli, au domicile dudit défendeur, au no UH, rue Mont-Royal est, en la cité de Montréal, seront vendus par au- I torlté de justice le* biens et effets dudit I défendeur saisis en cette cause, consistant en un gramophone, meubles de ménage, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.J.-X.FAUTE.H.u.5 - Montréal, 27 février 1925.Province «le Québec COUR DE CIRCUIT District de Montréal.No 15820.P.n Johnson, demandeur, vs A.Fridman, défendeur.Le lOéme jour de mars 1925, 4 10 heure» de I’bvante-mkii.A In place d'affaire» dudit defendeur, au no 52, rue Prince, eu la cité (je Montréal, seront vendu* par autorité de Justice les biens et effels dudit d«lfcn-deur saisis en celle cause, consistant eu meubles sic bureau, rtc.Conditions: ARGENT COMPTANT.J.-A.LAUZON.H.C.8.v.Montréal, 27 février 1925.Province de Quetie.COUR DE CIUCTT1T District de Montréal, No 15001.C.Martel, ' lai C1c Martel ft fils’’, demandeur, v* A.Ijifortunc, défendeur.Le Havne Jour de mars 1925, à 10 heure» de l’avnnl-rnidl, au domicile dudit défendeur.au no 3173, rue St-Jaeques, en In cité de Montréal, seront vendu» par nutorlté de Justice le» bien* et effets dudit d«Sfen-deur suis!* en cette cause, consistant en ua piano, meubles de ménage, etc.Conditions: ARGENT ( OMIT INT.J.-A.LAUZON.H.C.S.Montréal, 27 février 1925.Province de Qnébar COUR SUPERIEURS District de Montréal, No 1002.J.Vanter, demandeur, v» M.Gtbaull, défendeur, Le lOéme Jour de mars 1925, 4 11 heure» «le l’iivant-nihli, au domicile dtrdl! défendeur, au Ro 200.rue LeCamn, eu la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice le» bien» et effet» dudit défendeur saisis en celte cause, consistant en un gramophone, elc.Conditions : ARGENT COMPTANT.J.-A.LAUZON.H.CJL Montréal.27 février 1925.« MONTREAL SAMEDI I E DEVOIR 28 Février 1925.La Page PIECE A DIRE n E QUE DISENT LES ROSES Dçtns la splendeur des clairs matins.Tout remplis de sons argentins, Chantant réveil de mille choses.Nous voici, fraîchement écloses.Nous, les roses! Et nous portons en nos senteurs Quelques messages enchanteurs De Celui gui fit toutes choses, Et par gui nous sommes écloses.Nous, les roses! Nous voulons dire aux coeurs souffrants.Même à ceux des pauvres mourants, Que (f ici-bas les tristes choses Seront là-haut des fleurs écloses.D’autres roses.A ceux qui vont, riches, heureux.Cherchant le plaisir autour d’eux.Nous murmurons : “O itaines choses! Nous nous fanons à peine écloses.Nous, let roses! Si parfois le constant effort Met peine au coeur vaillant et fort.C’est la loi des métamorphoses.L'épine est pour les grandes choses Et les roses! Nous sommes les fleurs de beauté.A vec les lys de pureté, Nous couronnons le front des vierges; Nous recevons les pleurs des cierges Sur le rebord des froids cercueils; Nous célébrons les gais accueils Et les adieux pleins de tendresse: Nous symbolisons la jeunesse, Son éclat et son bel amour.Et ses rêves de chaque jour; "de Dans nos corolles àemi-closes.Nous renfermons pour toutes choses Un doux sourire, nous les roses!” (Vers le Beau) Marie SYLVIA CAUSERIE DEjLA TANTE "VERS LE BEAU” (1) Ver,* le Bien, vers le Beau, vers l’Idéal, le seul le vrai, tous nous y aspirons, chers enfants, et notre âme souffre parfois de ne pouvoir satisfaire cette soif ardente d’infini que Dieu y a mise, sans doute, pour faciliter notre ascension a travers les sentiers parfois un peu arides du sacrifice et de la irertu.Tous et chacun d'entre vous auront donc infiniment de plaisir à parcourir les cent et quelques pages du gracieux petit livre, intitulé “l’ers le.Beau” écrit pour les jeunes, par une grande amie de l'éducation, qui dérobe sous le pseudonyme de Marie Sylvia la personnalité d’une religieuse émule de la petite Thérèse de Jésus et qui ne se contentant pas de “faire du bien” aux âmes par son dévouement a voulu, par la fécondité et la verve d'une plume charmante et laborieuse, étendre à l'infini le champ de son travail d'apôtre.Marie Sylvia, directrice de l’Institut Jeanne (TArc d'Ottaum et rédactrice de la revue “Jeanne d'Arc” n'est pas une inconnue dans le monde littéraire.Elle a déjà publié un autre charmant petit volume, ayant pour titre; “Vers le Bien", une beaucoup de maisons d'éducation et grand nombre de familles se sont procuré.Nous souhaitons que "Vers le Beau” aille dans nos bibliothèques familiales, s'associer à son devancier, que nos collègues à son devancier que nos collèges et couvents en fassent l'acquisition pour le donner en prix à leurs élèves.Iju gracieuse poésie que vous avez lue en tête de notre page chers enfants, est extraite du volume que l'auteur a eu la bienveillante attention d'adresser A Tante.N’est-ce pas qu’en la lisant vous sentez vos âmes tout imprégnées de cette douce et bienfaisante ambiance qui se dégage du bien, de l’Idéal, dans tout sa mystique beauté?Et c'est ainsi à toutes les pages du joli volume.Après avoir chanté les merveilles de la grande nature, la poétesse s'adresse aux jeunes filles, dont elle souhaite l’âme tout embaumée du parfum des verities de leur âge; puis, faisant suite à de délicieux mêmes, qui $e présentent sous le titre générique de "Voix intérieures et méditations" l'auteur exalte les grandeurs, les magnificences, la douce poésie de notre sainte religion et les gloires du patriotisme bien compris.Les chants poétiques de Marie Sylvia portent bien leur nom; “Vers le Beau"; non seulement, on se sent meilleure après les avoir parcourus mais on mut, en les relisant goûter de nouveau les charmes que procurent ces vers d’une inspiration si haute et qui nous font songer au souffle poétique d’une Marie Jenna ou d'une soeur Thérèse de Jésus.(1) "Vers le Beau” est en vente à la librairie du "Devoir” ($1.00 franco).COURRIER PAUL DE LA RIVE.— Félicitations cordiales pour vos succès lors des derniers examens.Je vous souhaite les mêmes résultats au prochain trimestre.Merci pour la Jolie pensée que vous lirez cl-contre.Il faudra envoyer votre essai bientôt, cher neveu, et soyez assuré que Tante aéra heureuse de vous compter au nombre des concurrents ae la prochaine joute littéraire.Revenez souvent; vous ferez toujours plaisir à Tante qui vous dit un affectueux au revoir.ROSE-ALMA DES Laurentides.— Bon souvenir de Tante à ses neveux et nièces de la petite école de Jfà-oas.MARIE ROLLET.— Tante a eu plaisir A vous relire, petite nièce, et il faudra revenir souvent.Il faut que les essais littéraires soient bien de vous et peu importe le sujet que vous traitiez: histoire, anecdote, récit de voyage ou de pure invention, etc, M'écrivez que sur l’un des côtés du feuillet, s'il vous plait.Au revoir, chère nièce; revenez bientôt causer avec Tante, qui vous bonjoure affectueusement.YOLALNE.— Tante sympathise de tout coeur avec vous et vos chers parents dans la douloureuse épreu-veV Yolaine.N'est-ce pas qu’il est consolant, en ces heures de tristesse, d’avoir la foi et l’assurance que nos larmes sont un sujet de mérites pour le ciel?Courage, chère petite amie.Tante prie avec vous, dans vos intentions et vous dit un cordial au revoir.PAR VA VIOIA.— Tante eût vou-iU vous répondre plus directement et longuement, avant ce jour, mais imtpossible; vous dwinez la rai-son^ - • • Comme votre douce sympathie est bonne et consolante,'petite “Violette".Merci pour vos bonnes prières, et pour celles que vous avez bien voulu solliciter aux intentions de Tante.Je suis heureuse (le vous apprendre que déjà leur efficacité s’est fait sentir.Veuillez les continuer, n’est-ce pas?Au re-voir cordial et a-ffections sincères de Tante qui vous aime bien.PATtRIOTE.— En attendant que je vous dise mieux ce que je pense de votre “thèse”, je vous envoie mes meilleurs bonjours, chère nièce, et attends une.prochaine lettre de ma gentille “incrédule”.Au revoir.JLAfNINITNE.— Merci chère Jeannine.pour toutes vos délicates attentions.Tante sera donc toujours endettée envers vous?Heureuse-!TuyH 'a débitrice.Je nie rf l i?vous savoir une nouvelle et belle mission; il y aura tant de bien à faire IA, et c’est si beau d'exercer 1 apostolat auprès des petits.Je vous envie presque votre tâche et vous souhaite de faire beaucoup ne bien à ces chères âmes autant que votre coeur généreux le désire.A bientôt, chère Jeannine.Bons souvenirs à partager.FRIMOUSSE, — Plus souvent que ma plume, ma pensée et mon souvenir vont saluer les amies si bonnes, si charmantes de lé-bas.Ce bonjour, en passant, vous le dira, chère petite amie.rtHANTEOLAtRE._ Au gentil trio que vous connaissez et que Tante aime bien, elle envoie ses (lOITTE D EAU.— Bonjours et affections a partager avec bos bons parents, d un Tante qui ne vous oublie pas, JOSETTE DE R._ On dirait que vous ayez le don de deviner ce qui peut faire plaisir et être utile & v©-tre,grande amie.Merci bien cordial, cflière Josette, et les plus af-fectueux bonjours de Tante, qui V0J3* jtitne bien toujours.Mes souhait* un peu jru **’ ,r,'ais pon moins sincères n^«raUXianni«c,T*ire * Ia flentiMe nièce de laquelle Je garde h meilleur souvenir.T.A.L’UTILE ET L'AGREABLE REPONSES AUX QUESTIONS 1.— “La Légende d’un peuple — Louis Fréchette.* * * 2.— Bond (de tuyau).* * * 3.— Les Machabées du Canada.* * * Ont répondu aux dernières devinettes: Rose-Alice Deschènes, St-Gérard des Laurentides; Jeanne De-Blois, Québec; Louise Mayer, Sherbrooke; Reine Côté, SaintJean.* * * PENSEE (Envoi de Paul de la Rive) Quand une mère a imprimé profondément sur le front de son enfant, le sceau divinj il est a peu près sûr que la main du vice ne .’effacera pas.(Joseph de Maistre).* * * CONSEIL Pour découper le bois.— Le bois à découper ne doit pas être trop tendre, il se casse facilement.Pour éviter cet inconvénient, avant de le travailler, on peut l’enduire de térébenthine à l’aide d’un pinceau.Ce sera beaucoup plus facile.„ * * * DEVINETTES 1.— Mon premier est conjonction, Mon second indique l’affection, Mon tout, sainte institution?* * * 2, — Prouvez que les notaires sont des gens expéditifs?* * * 3.— Qu’est-ce qui va de Québec à Montréal sans faire un pas?Ht * * SOMMAIRE DU ’PRECURSEUR” DE MARS-AVRIL Esposition missionnaire — L’Exposition missionnaire promet d’être l’une des merveilles du monde: Mgr Enrico Pucci — Sa Sainteté Pie XI inaugure l’Exposition missionnaire vaticane — Discours du Saint-Père — La visite des Pavillons de l’Exposition — Le Concours des Missions — Lettre de Rome — Illustrations apostoliques — Ouvroirs pour les missions — La fête de saint Joseph dans une chrétienté du Tonkin: R.P.Moreno, O.P.— La propagande protestante en Chine: R.P.Bourgeoys, S.j.— Echos de nos Missions — Extrait des Chroniques du Noviciat — Pauline-Marie Jaricot, fondatrice de l’Oeuvre de la Propagande de la Foi — Superstitions chinoises: R.P.H.Doré, S.j.— Reconnaissance et recommandations — Nécrologie.Gravures: Enfants chinois priant pour leurs bienfaiteurs — Le Vatican — S.G.Monseigneur Marchetti — Pavillons de l’Exposition, partie réservée à la Chine — Le Souverain Pontife inaugure l’Exposition missionnaire — S.Em.le cardinal Van Rossum — Pavillons de l’Exposition, partie réservée à l’Afrique — Saint Joseph — Tableau des statistiques des Soeurs Missionnaires de ITmmaculée-Con-ception -— Notre-Dame des Missions — Superstitions chinoises, siège de l’âme — Au tombeau du grand-père d’une élève païenne de Canton.* # 4 MOTS ENFANTINS Elisabeth, sept ans, regardait d’un air profondément dégoûté son petit verre d’huile de foie de morue.Sa maman lui dit: — Vite, ma chérie, fais un hon sacrifice, c’est Carême.D'un air radieux, Elisabeth réplique : — Bien oui, c’est Carême, alors c’est sûrement défendu d’en boire, car c’est bien grasl * * * Edmond, cinq ans, taquine un canard; le volatile s’enfuit en entendant les cris de l'enfant.— Edmond, dit In maman, il ne faut pas faire de mal aux animaux.— Alors, pourquoi les mange-t-on?POUR LES FILLETTES RECETTE LETTRES DE FADETTE 3ètne et 4ème séries, 56c franco Sème série.80c franco Remise spéciale pour les commandes à la douzaine.En vente à la librairie du “Devoir”.Salade de poisson.— 1 chop, de poisson cuit.1 cuiller à thé d’oignon râpé, 1 cuiller A thé de raifort râpé, 1 gros concombre en conserve (découpé en petits morceaux), 1 pinte de pommes de terre découpées en cubes.Mélangez le tout avec suffisamment de garniture de crème bouillie pour rendre humide.Laissez reposer pendant plusieurs heures avant de l’employer.Servez sur de la laitue.____ A TRAVERS LE CONCOURS ¦ .i—!!¦¦¦¦.i.» ^ 2ème CLASSE — 1ers PRIX “MA RECREATION FAVORITE” J’aime beaucoup le jeu.C’est de mon Age puisque je viens d’avoir treize ans.Toutefois le dessin est ma récréation favorite.Je trace, i’cfface, Je recommence.Certes je ne suis pas artiste encore, loin
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