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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 4 mars 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1925-03-04, Collections de BAnQ.

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VOLUME XVI — No 52 , MONTREAL, MERCREDI, 4 MARS 1925.TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements la ^ÊF IL1 liL1 i/fl IU union postale.,,o nn [9 m |B i bI M ISI BR B| HU Bb ^J.Tn htM:madain - a I B I j| F m J Bl BJV JL llj ETATS-UNIS ET UNION POSTALE , $3.09 BHRBB BHBB^ bHHBB RRR ^BÉ^ BBB SHBl Directeur: HENRI BOURASSA Rédaction et administration : 336-340 NOTRE-DAME EST MONTNCAt.TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT: RMictfon.Mai» 5131 Adninlftration, Mala SIM FAIS CE QUE DOIS! L’abolition de la commission du service municipal Si jamais on irouve étouffés l’un ou plusieurs, ou lous les membres du comité des bills privés, jamais la Logique ne sera soupçonnée de ce méfait.Ces messieurs ont exprimé leur intention de ne pas toucher à la sacro-sainte cêdute B, approuvée par les électeurs.Ils ont un respect pour les contribuâmes, ardent et entier, à les enten-dre., C’est è cause de ce respect pour les contribuables qu ils refu-ent de toucher aux pouvoirs au maire.C’est à cause de ce respect qu’ils refusent de rendre aux échevins le droit d’exiger un rapport de l’exécutif dans un temps raisonnable.C’est encore à cause de ce respect qu’ils refusent au conseil le droit d’amender les contrats à lui soumis par l’exécutif (bien que ce droit existât dans la cédule B initiale).C’est d’un beau zèle.Mais voyons un peu si ce zèle n’a pas parfois des distractions.On a aboli aussi la clause de la charte qui constituait la .pmmission du service municipal.Cet article introduisait dans l’administration d’une, grande ville une expérimentation très intéressante.Elle avait été réclamée par les syndicats des employés mu-ucipaux.Elle tendait à supprimer cette plaie hideuse du patronage qui est cause que, dans tous les services, il faut mettre deux employés où un seul compétent suffirait de façon générale.Elle tendait à assurer pour tous les postes le recrutement elon le mérite et les qualifications.Elle tendait à favoriser la promotion du plus apte.Elle aurait, par exemple, mis fin aux abus actuels dans le recrutement delà police et elle pourvoirait, de façon logique, au emplacement de M.Pierre Bélanger comme chef de police, quand il s’en ira.C’était trop beau pour durer.D’après le compte rendu des journaux, M.Brodeur en a proposé l’abolition parce qu’elle serait impraticable.Et le comité, de gaieté de coeur, lui a accordé sa demande.Or qu’a-Ml fait en se rendant à cette demande?Il a passé l’éponge sur une scandaleuse violation de la charte depuis plus de trois ans qu’elle est en vigueur.Il a sanctionné une illégalité effrontée.Sans se donner comme aujourd’hui la peine de se rendre à Québec pour demander l’abolition de cet article, M.Brodeur et ses collègues de l’exécutif se sont contentés de l’ignorer, d’ignorer un article de la charte qui leur commandait tie former cette commission, qui était impératif.Et qu’on veuille bien nous dire si cet article n’avait pas été approuvé par les électeurs.On peut juger à cela du sérieux et de la logique du comité ^et de ceux qui rinspirent.La vérité c’est que, dans un moment de distraction, le comité des bills privés de Québec avait dressé cette barrière imprévue contre le patronage que tous les députes ne.cessent point de favoriser, quand ils sont conscients, car il est l’un des plus forts auxiliaires du politicien, l’une des ancres qui le retiennent au pouvoir, ou l’un des moteurs qui l’y poussent.La vérité, c’est que le parlement de Québec, entre autres, soumis à un gouvernement qui pousse plus haut que toute autre l administration le souci du népotisme et du patronage, craignait les effets de cette commission du service municipal.Si elle avait donné de bons résultats à Montréal, les électeurs se seraient demandé: Pourquoi pas exiger à Québec ce qui donne de bons résultats à Montréal?Et voyez-vous le déménagement piteux à la cloche de bois de toute la smala, de tous les cousins, oncles, neveux, cousines, tantes et nièces?.De grâce, après cela, que Ton mette fin à la vieille farce et que Ton cesse de prétendre que l’on professe un grand respect pour la cédule B.Pauvre cédule, on la viole sans plus de vergogne que la charte, sa mère! Un journal prétend que, de l'avis unanime, on se félicite à Québec de l’administration de M.Brodeur.C’est fort possible.M.Médéric Martin, à la suite de la sienne, à la suite des deux déficits successifs, des fantaisies de la rue Drolet, du contrat du tramway et autres, a été nommé conseiller législatif par le gouvernement de Québec.Dès lors que l’on semble content à Québec de l’administration de M.Brodeur, défions-nous et commençons à prier pour cette enquête royale dont il ést question dans la coulisse municipale et qui jettera une opportune lumière.Il ne s’agira plus cette fois de la police.Il ne s'agira plus de faire couler sur la ville un flot de boue.Mais on pourra chercher, par exemple, comment ont été mis en vigueur les règlements de construction, comment on les a respectés, ce qu'on a fait pour l’hygiène, pour l’assainissement du lait et, surtout, ce qu’on n’a pas fait, quel est le chiffre de notre mortalité infantile, et celui de notre mortalité par la tuberculose.Pour juger d’une administration municipale, la feuille d’impôt n’est pas une pièce qui doive seule compter.La population n’a et ne doit aucune reconnaissance ù l’administration de ce qu’elle a épargné quelques milliers de dollars de taxes â quelques propriétaires cossus; ce qui compte, c’est le soin qu’elle a pris ne la protection de la population au point de vue moral et sanitaire.C’est là-dessus qu’il faudra juger Tadministratiou Brodeur.Et sous ce rapport, même en Chine, partout, sauf à Québec, elle serait déconsidérée.Louis DUPIRE.d'argoulets chargés de protéger les habitants a campé, à cet endroit; 6o.la Deuxième avenue portera le nom de Subercase en souvenir du commandant des troujyes envoyées au secours des habitants lors du massacre de Lachine; 7o.la Troisième avenue deviendra l’avenue Jean Milot d’après le premier concessionnaire habitant Ville Las al le (vers 1670); 8o.on n appellera plus la Quatrième avenue que l’avenue Robert Cavelier, du nom du fondateur de IxtSalle; 9o.le nom du donateur de la première chapelle du vieux Lachine (aujourd’hui Ville TjoSalle) passera à ta postérité, si on l’applique é ce qui est présentement la Cinquième avenue; lOo.le nouireau nom de la Sixième avenue sera celui de Jeanne Malleau épouse de Jean LeRoy, premier concessionnaire de cette partie de territoire (vers 1673); llo.on donnera à ta Septième avenue le nom dudit Jean LeRoy.On a sam doute remarqué que M.le maire de Ville LaSalle veut changer les noms vides, américains, abominables de Deuxième avenue, Troisième avenue, etc.en noms expressifs, en noms bien vivants.Lu cela et (c’est possible) en bien d’autres choses, la jolie municipalité do LaSalle l'emportera sur sa puissante voisine, ia “cité” de Lachine ("cité", ainsi te veulent les arroseuses automobiles de Lachine).Tristan PANSIF.La session d’Oltaua La session de Québec Une attaque contre j^* Coron présente ses le contrat Petersen crédits à la Chambre M.Low défend 1“attitude du gouvernement — M.Stevens à l’attaque - La Chambre approuve plusieurs traités.M Billet du soir Baptême de rues De.même qu’une visite chez le dentiste iaprès-mtdi, n’empêche pas une demoiselle de revêtir une robe neuve, le soir venu, ainsi la récente extraction que l’aimable gouvernement Taschereau a pratiquée *ur Ville LaSalie n'empêchera pas cette jolie municipalité d’êtren-ner bientôt.La petite ville que mille quatre cents Iroquois ont ensanglantée dans la nuit du 5 août 1689 va changer les noms de quelques-unes de ses rue».Les nouvelles plaques indicatrice» ne porteront le nom d’aucun membre du gouvernement ci-haut mentionné.4 la demande du conseil municipal de Ville LaSalle le maire actuel.M.Anatole Cartgnan.qu’un geste rapide, peut-être même autoritaire du paternel gouvernement ci-dessus nommé descendra bientôt m rang de simple LaSaltois, M.le maire « cherché les noms fe» plut propre» à rappeler les grands évé-nements de Vhistatre ae Ville Lu-Salle.Voici les changements que M.le maire suggère èl son conseil après avoir fouillé dans sa bibliothèque-.lo.Attendu que les limites actuelles de Ville LaSalle étaient autrefois celles de la première paroisse des Saints-Anges de Lachine (mlcitx connue sous le nom de village Lachine ou vieux Ixrehlne), le nom de l'avenue Edward sera changé en celui de John Fraser, en souvenir de l’auteur d’une histoire du vieux Lachine; 2o.en mémoire d’un ancien maire de la vieille paroisse, le nom de Centrai Avenue sera changé en celui de John Parker; Un.la nouvelle rue A l'ouest du vieil aqueduc de Montréal s'appellera avenue Jetin fleuries, du nom d’un ancien maire, donateur du territoire; 4o.la nouvelle nie.qui conduit à ia chapelle portera le nom du premier curé de iMrhine, Pierre flémy: 5o.la Première atténué sera désarmait l’avenue des Argoulets et rappellera qu’au début de la colonie un corps Nouvelle mise au point relativement au rapport du vérificateur-général.Bloc-notes M.Pugsley Ceit ancien ministre üu cabinet Laurier, qui accepta un poste des gouvernants unionistes, à l'époque e la fusion dans un cabinet de guerre de presque tous les éléments anglais du Canada, fut jadis un des hommes les plus âj>renient discutés, parmi les politiciens du pays.11 avait, comme un grand nombre des hommes publics venus du Nouveau-Brunswick à Ottawa, une souplesse de caractère et un esprit d’opportunisme remarquables.Violemment attaqué par certains de ses collègues du Nouveau-Brunswick, il se retrouva aux côtés d’eux, quand vint le régime unioniste; et il accepta, en quittant sans scrupule sir Wilfrid Laurier, un pOsSte important d’anciens adversaires politiques, pour en recevoir ensuite un autre du parti libéral qu’il avait a-bandonné en 1918, dans l’opposition, mais qui avait repris le pouvoir em 1Ô21.Prompt à évoluer, vif à oublier d’anciennes querelles, non moins vif à revenir à ses anciens amis politiques qu’à les quitter, souriant et suave, M.Pugsley fut en même temps que politicien subtil et insinuant, homme preste à savoir se retourner en temps opportun.Pour Chicago A la suite du tremblement de terre de samedi dernier, un savant des Etats-Unis vient d’affirmer que dans dix mille ans los Chutes Niagara seront à sec, que les grands lacs se déverseront, comme il y a quelques centaines de mille ans, dans le Mississippi et que le fleuve Saint-Laurent perdra alors une é-norme partie ne son volume.Dans ces circonstances les Américains qui veulent un plus grand déversement des ara nas lacs dans les é-goûts de Chicago et parlent de construire d’immenses barrages en travers du fleuve Saint-Laurent pour en retirer de la force motrice par milliers de chevaux-vapeur, feraient bien de prendre un peu patience.Qu’est-ce, en effet, qu’une attente de dix mille année?Peu de chose.(Par Léo-Paul Desrosiers) Ottawa, !e 3.— l.Vmc des deux grandes batailles de la session s’est engagée aujourd’hui.Le ministre du commerce a introduit la résolution qui sert de base au contrat Petersen, et les partis ont tout de suite pris position, l^s conservateur*, comme de bons et excellents oppo-sitionnistes, n’en veulent pas entendre parler, et les progressistes restent dans l'expectative.C’est un secret de policninetlle que ces derniers auraient préféré de beaucoup voir le gouvernement utiliser la marine marchande canadienne pour tuer le monopole, au lieu d’aller déterrer à Londres une compagnie anglaise à laquelle il faudrait donner un subside de $1,375,000 par année.Quant à dépenser notre argent, pourquoi ne pas le dépenser pour les navires que nous avons et qui sont à l’ancre en nos ports à se aé-tériorer?Les partisans de M.For-ke craignent aussi que cette affaire Petersen fournisse au gouvernement le moyen de remplir sa caisse électorale.Mais dés le début de son discours, M.Low avait enlevé au déliât actuel beaucoup de son importance en déclarant que le gouvernement avait décidé de former un comité spécial de la Chambre pour étudier le bill, lorsqu’il en serai} rendu à sa seconde lecture, entendre les représentants de toutes les_ parties en cause, faire une enquête approfondie des taux de transport océaniques et rédiger son rapport au gouvernement.L’engagement préliminaire perdait tout de suite de sa gravité.Car l’intérêt va se transporter tout de suite dans la saHe de ce comité où tous les intéressés viendront soumettre leurs doléances.Et, plus tard, le vrai combat reprendra en Chambre sur la troisième lecture.En prenant cette décisioa, le gouvernè-ment a certainement fait preuve de sagesse, car les progressistes, comme nous l’avons vu.ne sont pas très bien disposés et le rapport Près-ton ne lui fournissait pas une base suffisante pour étayer sa législation et ses diatribes contre .ia North Atlantic Conference.I/cs compagnies, d’ailleurs, quo M, Preston a attaquées ont rédigé une réponse que beaucoup de journaux ont publiée, et qui renverse sur certains points, les accusations qu’on a portées contre elles.M.Low a voulu prouver, dans son discours, que le monopole existait, que ce monopole favorisait les ports américains aux dépens des Un exemple Les journaux à sensation citeront sans doute comme patronne, à leurs nouvellistes, cette ancienne commère du nom d’Anne Royall qui, chargée d’aller prendre une entrevue a John Quincy Adams, a-lors président des Etats-Unis, finit par le trouver nageant dans le Potomac, où il se rafraîchissait.Elle s’assit sur les vêtements que le président avait enlevés avant de se Jeter à l'eau.Comme les présidents de la république américaine étaient en ce temps-là d’esprit très démocratique, ils n’avaient pas de gardes du corps.Aussi Anne Royall, assise sur les berges du Potomac, dans lequel se baignait le président, ne consentit à lui laisser reprendre ses vêlements et à s’en allci qu’après lui avoir/ arraché les déclarations qu’elle en voulait obtenir.C’est pour des exploit» de ce genre qu’on appelle aujourd’hui Anne Royall la mère du journalisme jaune, The Mother of Yellow Journalism.Pour M.Hocken Pris à partie par la Sentinel du député orangiste Hocken, M.Choquette, magistrat à Québec et ancien sénateur, vient de riposter vertement au grand-maître orungis-tc.Il lui rappelle entre autres choses que tous ceux qui reçurent officiellement, lors du dernier voyage de la Donne Entente, les délégués ontariens à Montréal et à Québec, leur parlèrent en anglais; 11 n’y eut, du lieutenant-gouverneur, du premier ministre, des six ministres et des quarante-trois députés de l’Ontario, “personne capable de leur dire publiquement merci en français.Il y eut bien deux bons discours français, ceux de Mgr McNeil et de M.Bruce Taylor; mais ces deux personnes ne sont pas nées en Ontario, l’une et l’autre sont originaires des Provinces Maritimes", dit M.Choquette.Le contraste entre tes visiteurs et leurs hôtes reste frappant.G: P.tannique, et empêchait les immi grants de venir s’établir chez nous.Pour prouver que Je monopole existe, il a agi comme les Iroquois, qui faisaient précéder leurs troupes d’attaque dt* groupes de prisonniers.Il a mis M.Henry Drayton et M.George Foster devant lui pour se couvrir et recevoir les coups de fusils que les conservateurs pourraient lui tirer.A cet effet, il a raconté l’histoire de la North Atlantic Conference que l’on pourra retrouver dans le rapport Preslon.A la conférence impériale de 1911, M.Wilfrid Laurier avait demandé une enquête qu’on lui aceoryla.Une commissioil royale impériale se mit aussitôt à l’oeuvre et M.Larkin y représenta le Canada.Un peu plus tard, M.George Foster le rem-plaçia.Gomme cette commission ne put réussir à effectuer aucun changement appreciable, AI.Henry Drayton se rendit à Londres, eh 1D13.Il réussit à déclancher une autre enquête qui donne lieu à un second rapport.Et dans le premier rapport comme dans le second, on y blâmait vivement le monopole pour imposer des taux trop élevé*.Alors, dit M.Low, le rapport Preslon ne contient rien de nouveau, On pçut tout trouver dans les deux rapport» précédents, et dans un rapport du comité de l’agric.ul-turc du parlement canadien qui a étudié la même question en 1922, et en est venu aux mêmes conclusions.M.Low, au lieu de répéter ensuite le rapport Preslon, se contente de butiner ici et là.On a attaqsié l’auteur du rapport, dit-il, mais ce sont les choses contenues dans le rapport oui ont de l’importance.Le» taux élevés de passage empêchent l'immigration au Canada.Nos agents a l’étranger nous le disent.Manufacturiers et exportateurs »e plaignent également.Les taux actuels sont exorbitants et l’augmentation du coût de l'administration ne les justifient pas.ll.es directeurs des compagnies ont soutenu que M.Preston n’avait pas été les voir.Cela peut être vrai, dit M.Low.mais moi-même, continue-t-il, je les ai approchés à Montréal, à plusieurs reprises, je lesir ai demandé de diminuer leurs taux, je leur ai même fait entendre que Je gouvernement leur accorderait des compensations.Et ils ont «ouri.et c’est tout l’encouri#-gemen» que j’ai reçu.Inutile de vouloir faire l'enquête devant le comité impérial, car à l’heure actuelle la question est devant le parlement canadien et v restera.Quant nu contrat, dit M.IT.ow.c’o*t M.Eugène Laflew de Montréal qui l’a rédigé, et 11 eat absolument juste sou» tous les rap- ports.On n’y trouvera pas grand; chose à reprendre.M.Low faltj aussi un éloge de M.Petersen, oui a déjà transporté du charbon entre Sydney et Montréal, conclu un contrat qui n’eut pas de suites avec le gouvernement Laurier, occupé des postes Importants en temps de guerre.La flotte de navires qu’il mettra à notre service sera aussi importante que celle, de n’importe quelle autre compagnie canadienne, à l’cxcoption de c-ewe du (LPJL Il était difficile d’utiliser 1a marine marchande canadienne, ajoute-t-il, parce que le* navires ne sont pas adaptés à aucun eommerce particulier, qu’ils on\ coûté trop cher et ne sont pas tous d’un tonnage assez élevé.Ceux que At.Petersen fait construire seront modernes et économiques.Enfin, ajoute M.Low, le gouvernement a pris le seul moyen à sa disposition pour briser le monopole et il était temps que le gouvernement agisse.M.STEVENS A L’ATTAQUE AL Stevens lance l’attaque de son parti contre le projet gouvernemental.Comme d habitude, Il fait un bon discours.Le discours du trône, dit-il,-promettait une plus libre circulation des marchandises et le contrôle des taux océaniques.Or, la loi que le gouvernement présente ne peut avoir ces deux effets, c'est évident.Il base son action future sue le rapport Preston.Et ce rap1 tport est partial, fait par un homme préjugé qui est parti avec ridé* que le monopole existait, qu’il était mauvais, qu'il avait condamné d’a-vanec.Or, la conférence, qui existe, a ses bon* côtés.Elle stabilise les taux, elle donne la régularité du service, c91e fournit, chaque printemps, aux exportateurs, une liste de voyage» de chaque navire avec les date* et précision* nécessaires.Voilà bien des avantages.H faut aussi prendre en considération le fait que les taux d’assurance sont élevé* sur k route du St/Laurent, que les compagnies transatlantiques n en sont pas responsables, et qu ainsi elles doivent charger des taux plus élevés pour venir à nos ports.C’est dans cette dernière direction que le gouvernement devrait plutôt faire porter ses effort*.La farine, le blé, le bétail, le sucre, ajoute M.Stevens sont l’objet d’une forte compétition dan* le transport, et le monopole n’en fixe pas Jes taux.Les navires irréguliers exportent presque tout le blé qui passe par Montréal et à des prix plus élevés que les compagnies régulières.De plus, c’est du blé américain qui nous arrive au début de la saison qui passe surtout par le port de Montréal.Est-ce que le gouvernement va fournir un subside pour le transport du blé américain?Non, répond M.Mackenzie King, parce que le gouvernement baissera les taux sur les produits canadiens seulement.Le contrat ne le jjit pas répond impitoyablement M.Stevens, et il est trop avantageux pour le grand armateur anglais.Celui-ci peut nous abandonner lorsqu’il le voudra, quand la chose fera le moins notre affaire, et il le fera sans avoir à paver une forte amende.Le gouvernement pourra aider à des compagnies particulières, dépenser des millions en subsides, et épuiser le trésor.Il pourra aussi faire accorder des réduction* tie taux à des manufacturiers qu’il voudra protéger afin de favoriser leur commerce d’exportation, à certaine* classes aux dépens de* autres, à certaine* parties du pays aux dépens de* autres.Ainsi les ports du Pacifique ne comptent pas dans le projet gouverne mental.En un mot, le gouverm-ment s’est gardé et réservé trop de pouvoirs.Le contrat est trop élastique.Parlant de* immigrants, M.Stevens dit que le* navire» leur fournissent plu* d'accommodation qu’-autrefois.On ne le* transporte plus comme du vulgaire bétail, ainsi que la rhose se faisait il y a 25 à .lû ans.Alors ne soyons pas trou surpris si les prix montent énormément.M.Bristol, un autre conservateur, devait établir quelque» instants plus tard un des meilleurs arguments qui aient été mis à jour jusqu’à date contre le contrat Petersen.Les dix navires que l’armateur anglais fera construire, et qui jaugeront chacun 9,000 tonneaux, dit-il, ne peuvent coûter plus de 10 à 11 millions.C'est un maximum.Et le gouvernement donnera, en dix ans.à la compagnie Petersen, une somme d« treise million*.C’est donc dire qu’avec le subside seulement, la compagnie paiera *es navire* en moins de dix ans.D’un nufre côté, elle aura aussi des revenus.car elle ne transportera pas pour rien, à l’alJer et au retour, les marchandises qu’on lui confiera.Avec les revenus qui lui arriveront de ce chef et le subside que le pays lui accorde, elle est capable de payer le coût complet île ses navires, plu* une somme importante et qui représentera des profit* fabuleux.Cet «reangement trop favorable peut la décider è laisser en plan le Canada lorsqu'elle aura fuit assez d'argent à nos dépens pour {Suite à la page 2) L’opposition les épluche consciencieusement — M.J-Dufresne demande que des fermes de démonstration soient données aux agronomes pour qu’ils prouvent leurs connais sauces pratiques — Le ministre de l’agriculture revient sur la question des agriculteurs — Il est décidément condamné au “’Ponton” à perpétuité.ON ADOPTE PLUSIEURS LOIS Québec.4.(D.N.C.) — Le travail sessionnel a progressé qUeüque peu, hier après midi, à l'Assesaoiéü lé-gis-lative, alors que la députation a adopté plusieurs projets oc loi présentés par le gouvernement sails de trop longues discussions.Cependant, il semble que la votation îles i crédit* du ministère de l’agricul- ! fure va donner lieu à une longue j critique de la part de l’opposition.J-e premier item de ce départe- j ment, une somme de $550,000, pour l’encouragement en général de l'agriculture, les fermes de démons- j Dation comprises, a été proposé ù lo Chambre, hier après-midi.Aus-, sitôt que la Chambre se fut formée en comité des subsides, les membres ; de l’opposition sortirent de leurw pupitres le rapport du ministre de ; «’agriculture, les compte* publics, ! des extraits de journaux et les ques-1 lions surgirent, nombreuses, de tous côtés.M.Garou répond avec tellement d'empressement et de patience aux questions des opposltion-niste.s — H semble qu'il n y ai} que ces députés qui s’intéressent aux cultivateurs, car les ministériels font très peu souvent de demandes de renseignements — qu’il donne l’impression d’aimer ces débats et ces joutes oratoires.Ces questions, ces réponses, ce* débats, montrent parfois une intéressante siluatlon et précisent des faits connus.St l’on en juge par la série de questions posées hier, par l'opposition, la discussion sur les subsides de Bagri-culture sera très longue et apportera d’intéressants renseignements à la députation et aux cultivateurs.M, GALEP FAULT EST PRIS M.Gatipeault, ministre du travail, s’est fait jouer un tour.hier.M, Bereovitch.député de SGLouis, a réussi à faire adopter par la Chambre un projet de loi qu’il avait basé sur des suggestions faites par Iq ministre au cours des remarques que éelui-ci faisait récemment, en s'opposant à un autre bill du même député, bill relatif à l’exemption des bien* saisis sables.M.Berco-vitch voulait tout d'abord exemplar de la saisie tous les effets mobiliers dans les jugements de moins de $50.00.Ce bnl fut battu, mais M.Bereovitch est revenu avec un autre projet de loi qsii a pour effet de porter à $400 la valeur des effet* mobiliers exempts de la saisie.Ce projet de loi fut voté en troisième lecture hier.U y eut vote, au comité général de k Chambre, et presque tous les députés se prononcèrent en faveur de cette mesure.iM.Bereovitch expliqua que son projet de loi a pour objet d’élever à $400 le montant du mobilier qui ne peut cire saisi à la suite des jugements.Il présente ce bill parce que lors du débat précédent sur un sujet à peu près semblable, M.Ga-lipeault s'étalt prononcé favorablement à une augmentation de In valeur dsi mobilier exempte de la saisie.M.Côté, député de Bonaventure, qui s'était opposé au premier bill de M.Bereovitch, se prononce contre le bill netueb H croit que la Législation présente donne à l’ouvrier une protection suffisante et rappelle qu’il faut protéger le créancier comme le débiteur.Une exemption du mobilier à $400 aura pour effet rt?nuire au crédit des ouvriers et des cultivateurs.iM.Duran lean est en faveur de porter l’exemption à $300 au lieu de $400, vu qsie le prix des meuble» est diminué.M.Mercier, des Trois-Rivières, appuie k projet de loi de M.Ber-eovitch et croit que le prix des meuble* est suffisamment élevé encore pour porter l’exemption à $400.II demande aux députés ruraux d’appuyer le* députés des villes.M.Dsjranlenu fait remarquer que ¦la loi actuelle couvre beaucoup de mobilier alors que le biW de M.Bereovitch couvre seulement quelques articles.M.Tétreau appuie le bill Bereovitch et croit que cette augmentation de l'exemption protégera non seulement l’ouvrier mais la population en général.Le blH est voté presque à l’unanimité.La Chambre vote ensuite quelques bills du gouvernement dont nous avons déjà dit quelques mots et expliqué la portée.Ainsi, M.Perreault explique que les chasseur», suivant les amendements qu’il propose à la loi de la chasse, ne pourront chasser le chevreuil depuis deux heures après le coucher du soleil et une heure avant son lever.L’objet de cet amendement est d'empêcher la chasse du chevreuil au moyen de lumières durant la nuit.Il est très difficile de faire cesser celte chasse défendue.tîn autre amendement permel au lieutenant-gouverneur en conseil de déterminer les endroits ou ia chasse aux rats musqués avec chiens se ra défendue.En certains endroit* les chiens détruisent les trous des rats musqués et causent beaucoup de torts à la famille.L'amendement principal prolonge à 1930 la prohi billon du commerce de la perdrix qui devait se terminer én octobre prochain.M.Perreault affirme qu’il *e fait un massacre de chevreuils dans certains comtés et la chasse avec des lumières se fait sur une grande échelle.Il faut rendre la loi plus sévère.Les amendements sont adoptés unanimement.A son tour M.David explique que le but d’un projet de loi qu'il présente est.de soumettre les corporations scolaires à la loi concernant l’examen des livres des municipalités.Les corporation* scolaires, à leur demande ou sur des pki nies, pourront faire vérifier le* livres de leurs secrétaires-trésorier.Cette vérification sera faite «ous la direction du ministère des affaires mu nleipules, à la demande du secrétaire de fa province.Ainsi, l'inspection des livres de* municipalités et des corporations scolaires sera faite par le même bureau des inspecteurs-vérificateurs.M.La.nglais volt dan* ce projet de loi une nouvelle «tteintc à l’autonomie des corporations scolaires mais M.David qualifie celte inspection de “bienveillante”, dit quVlle est faite sans déboursés pour la municipalité.Le ministre ajoute que l’an dernier le département des affaires municipales n’a pu suffire a répondre aux demandes faites par les municipalités.Le bill es» adopté sur division.M.Nicol soumet â la Chambre un projet de loi qui a pour but d exempter de la lirence de colporteurs les colporteurs qui vende la gazoline.Le gouvernement prend cette attitude parce que des municipalités ont exprimé le désir de faire payer des taxes à ces colporteurs et le gouvernement veut éviter la double taxe.• mm La Chambre, en comité des subsides, est appelée à voter un crédit Suite à la deuxième page Le can de Wembley LA PART DU GOUVERNEMENT Le Canada de ce matin a l’air de croire que le principal grief que l’on fasse au gouvernement fédéral, à propos de l’exposition de Wembley, se rapporte au petit nombre d’exposants canadicns-français qui figurèrent là-bas l'an passe.Nous ignorons sur quoi se fonde le Canada pour en arriver à de pareilles conclusions; mais, pour ce qui nous concerne, nous entendons bien qu’il h’y ait sur ce point aucune confusion.Nous ne pouvons demander au gouvernement que de faire dans k province de Québec et dans les milieux français une publicité égale à celle qu’il fait dans le» autres provinces et dans les milieux anglais.Qu après cela le nombre des exposants cnnadlens-français soit ou non proportionnel a celui de leur* confrères de langue anglaise, nous n’aurions sûrement pas à le lui reprocher.Ou les exposants cana-diens-françai* n’miront pas voulu profiter d’une aubaine, ou ils auront jugé qu’en l’espèce il ne valait pas la peine de faire cette démarche; mais, dans un ras comme dans l’autre, le gouvernement sera hors de cause.Ce qu’on n, l’an dernier, reproché aux autorités fédérales, c’est de n’avoir pas, dans les choses qui relevaient directement d’elles, dans les inscriptions officielles, par exemple, accordé au français une part égale à celle que F Afrique-Sud faisait au hollandais, à relie que faisait à l’arabe File de Chypre.Et c’est cette erreur dont nous voulons, cette année, empêcher la répétition.Le Canada est l’organe officiel français du parti libéral dans la plus importante ville du Canada; le directeur du Canada est député aux Communes.Le journal et son directeur sont ainsi en excellente posture pour inciter le gouvernement à poser un acte de simple bon sens, pour empêcher qu’on dise demain, dans les journaux d’Europe, que le français fient à Wembley une place inférieure à celle du hollandais, du turc ou du grec.Nous voulons espérer que ni l’un ni l’autre ne laisseront passer cette occasion de rendre service aux leurs — cl au pays tout entier.0.H.DEMAIN: I/*» Devoir publiera un article de M.Henri Boti-raoBH à propos du récent débal «tir le divorce, «un Commune» d’Ottawa.I 3 LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI, 4 MARS 1625.VOLUME XVI —• N» 52 LA SESSION D’OTTAWA (Suite de ia première page) lancer sa Hotte sur des routes com-merciales plus fructueuses et plus lucratives.On attache une grande importance à cet argument de M Bristol qui est uu courant des af faires maritimes.C’est pourquoi on commence à dire librement, ici et ià, que ce contrat va fournir au gouvernement l’occasion de garnir sa caisse électorale trous couleur d’aider à l’ouest du pays.M.Macmaster a parlé poor les libéraux.Il a rappelé les conclusions du rapport du comité de l’a griculture, en 1922.On avait recon nu, après enquête, qu’il y avait monopole des taux de transport du bétail, de la farine et des grains et que les conférences des compagnies de navigation nuisaient au trafic.Les compagnies avaient même tenté de bloquer l’enquête.M.Macmaster est heureux que le gouvernement ait décidé de former un comité parlementaire qui étudiera toute cette question.M.Leader, un progressiste, parle de l’élevage pour lequel l’Ouest est si bien adapté et qui dépérit, faute de débouchés.Il faut baisser les taux océaniques, cultiver surtout le marché oriental et agir sans délais.Mais M.Leader préférerait que le gouvernement se serve de la marine marchande.Et le général Clark ajourne à demain le débat.Pendant que M.Stevens attaquait avec violence M.Preston, l’auteur du fameux rapport, le premier ministre s’çst levé pour lui dire qu il profitait de son immunité parlementaire pour couvrir d’injures un homme respectable.Et M.Stevens a déclaré tout de suite qu’il était prêt à abandonner le privilège de son immunité parlementaire pour aller rencontrer M.Preston devant les tribunaux si celui-ci voulait bien lui faire l’honneur de le poursuivre., , M, Gonthier a mis le pied sur un nid d’abeilles.Les abeilles se fâchent maintenant et menacent de le piquer.Hier c’était M.Robb.Son •attaque mordante du rapport du vérificateur-général n'a pas trop surpris le monde politique de la capitale.On dit depuis quelque temps dans la coulisse que le ministre intérimaire des finances et M.Gonthier ne sont pas dans les meilleurs termes, que le premier a pour le second une antipathie inexplicable, et que tout ne va pas bien dans ce coin de notre administration.Mais M.Robb, ayant entrepris de défendre son ministère contre le vérilicateur-général, les autres se croient obligés d'en faire autant.Aujourd’hui, c’est M.Graham Pell, sous-ministre des chemins de fer et canaux, qui a lancé sa lettre dans le grand public.Il s’attaque, .pour sa part,-à cette partie du rapport de M.Gonthier qui traite des méthodes défectueuses employées par les ministères pour manipuler -et conserver -le matériel qu’ils ont dans des dépôts.M.Graham Bell trouve que M.Gonthier aurait dû s’abstenir de tons commentaires défavorables sur ces dépôts lorsqu il ignorait la valeur exacte du matériel qu’on y conservait.Persohnellement, le sous-ministre des chemins de fer croit que la valeur de ce matériel, en amant qu’il s’agit du C.N.R., est de $29,U0O,()(>0 et que ce n’est pas trop pour le chemin de fer le plus étendu du Canada.Le matériel du ministère des canaux avait une valeur de $447,720, au premier janvier, dit-il, dont 75 pour cent était formé de bois, de ferronneries, valves et parties de portes d’écluse.Le reste du matériel vaut environ §125,000.M.Grahanr Bell ajoute que les méthodes de vérification et de contrôle sont efficaces et pratiques.Il admet que la critique de M.Gonthier est fondée sur un point : le personnel est mal logé et dans des conditions désavantageuses.Mais c’est parce que les ministres ont insisté pour diminuer les dépenses afin d’effectuer des économies partout.Et c’est tout pour aujourd’hui, car MM.les fonctionnaires sont montés.Et M.Robb s’ôtant placé au premier rang pour leur servir de chef et de paravent, ils ne craignent plus «lors de suivre et d’intervenir à leur tour.D’autres surgiront, croit-on, ces jours-ci.Et M.Gonthier leur répondra à tous ensemble.Retnar quons en passant que le ministre qui mène l’attaque contre le premier vérificateur général canadien-français est un ministre anglais élu dans un comté à grande majorité vanadienne-française.Nous sommes punis par où nous péchons.Un examen attentif de la lettre de M.Robb et de M.Graham Bell révèle bien des points faibles et des imprécisions dont M.Gonthier, comme on le croit, saura profiter.Au début de la séance, le premier ministre avait fait ratifier deux des quatre traités que nous avons conclus avec les Etats-Unis sur diverses matières, et que M.Ernest Là-pointe a tous signés.Le premier a pour objet de supprimer la contrebande sur la frontière internationale et de faciliter l’arrestation et la poursuite des personnes qui enfreignent les lois sur les drogues.Le second allonge la liste des crimes punissables d’extradition en y ajoutant la contrebande des drogues.Le premier ministre a expliqué assez longuement le premier traité.C’est un “arrangement coopératif International” nui a été signé et négocié en 1923, a la suite d’une visite que nous ont faite de hauts fomc-tinnnnires américains.Le sénat des Etats-Unis l’a ratifié, et il deviendra en force aussitôt que le gouvernement canadien sc sera prononcé lui-même.Le gouvernement canadien a suivi la procédure établie en 1923 à la conférence impériale.M.Mackenzie King ajoute qu’en vertu du traité les agents de douanes des deux pays s’enverront des informations sur la contrebande qui se prépare dans leur pays respectif.Ils refuseront aussi de laisser partir les navires pour des destinations que ceux-ci ne peuvent apparemment atteindre lorsqu’ils seront chargés de cargaison spéciale.Les fonctionnaires d’un pays pourront aussi témoigner devant les tribunaux de l’autre pays si celui-ci le demande.Enfin, ce traité donne au Canada le droit d’envoyer des liqueurs fortes au Yukon en passant .iur }« territoire américain.Dans un discours qu’il a fait un | peu plus tard.Je ministre de la justice a annoncé l’intention du gouvernement de présenter, durant cette session, une loi contre la contrebande qui se fait actuellement entre les deux çays et qui prend des proportions inquiétantes.Les boissons fortes, le tabac, le coton et les lainages passant en abondance la frontière sans payer de droits.M.Graham devait aussi annoncer, un peu plus tard, que le gouvernement nommerait des agents spéciaux, sous peu, et que la Gommis-sion du service civil ne les choisirait pas.Elle n’est pas apte à les choisir, elle n’est pas compétente, car les examens qu’elle fait passer ne pprtent et ne peuvent porter sur la moralité des gens.Le débat qui a précédé lâ ratification des deux traités fut très court.Les orateurs ont surtout parlé de la contrebande qui sévit actuellement sur les frontières.des difficultés de l’empêcher, et de ses effets désastreux pour notre pays.M.McQuarrie a déclaré que les agents douaniers qui veillent aux postes frontières sur les grandes routes qui conduisent de la Colombie-Anglaise aux Etats-Unis se couchaient â une heure du matin, et laissaient la nuit aux contrebandiers pour poursuivre leurs opérations.M.Meighen a souhaité une excellente carrière aux traités, bien qu’il trouve que le gouvernement en signe beaucoup.Et M.Béland s’est déclaré heureux de la ratification de deux conventions qui aideront deux grands pays à tuer le commerce des narcotique».La plus «randc mesure de coopération existera entre Ylniand Revenue des Etats-Unis et notre département de la santé pour l’extradition .des criminels et le combat contre le commerce clandestin.Léo-HtuI DESROSIERS.gronomes aient des fermes de demonstration afin de montrer à la province s’ils sont compétents ou non.AI.Bray, en passant, fait remarquer que les missionnaires agricoles ne sont pas payés trè* cher, puis il dit qu’il y a plusieurs Caron au département de l’Agriculture.Le ministre réplique que ces Coron ne sont pas tous de ses parents.M.Bray voit aussi que l’ancien député, M.W.Cédiüot a retiré $2,000.du département et le ministre répond què M.CèdUlot est chargé d’un travail d’éducation auprès de la classe agricole.Il s’occupe surtout d’enrayer l’exode rural.M.Langlais voit dans les comptes "publics que la Coopérative Fédérée a reçu de forts montants du a fait vis-à-vis M.Ponton et autres.Le ministre déclare que le gouvernement donne $6,000.d’octrois au '“Bulletin de la Ferme” par année.Le comité s’ajourne sans a voir voté le crédit.LAURENT.graines LA SESSION DE QUEBEC (Suite de la première page) de $550,000.pour encouragement à l’agriculture en général, y compris les fermes de démonstration.M.Sauvé demapde quel montant de ces $550,000.va aux cultivateurs et M.Caron réplique qu’il y en a une bonne somme distribuée directement aux cultivateurs, en subventions, pour des juges aux expositions agricoles, pour des cours d’eau, expositions de graines de semence, frais de voyages de cultivateurs-juges à des expositions, fermes de démonstration.Au sujet des fermes de démonstration, M.Caron dit qu'il y a 34 fermes dans la province, sept ou huit fermes sont organisées annuellement.MM.Dufresne et Renaud interrogent le ministre sur la situation des fermes et M.Grenier, sous-ministre de l’agriculture, vient apporter son aide au ministre.M.Renaud veut connaître l'opinion du ministre art sujet dé la valeur des races d’animaux sur nos fermes.Il voudrait que le Gouvernement fasse des expériences à ce sujet sur ses fermes.M.Caron réplique que le but des fermes de démonstration est de faire voir aux cultivateurs que certaines méthodes de culture sur leurs fermes peuvent donner d'excellents rendements.II est donc nécessaire de prendre la ferme d’un cultivateur telle qu’elle est et d’y appliquer des méthodes améliorées pour obtenir le but proposé.M.Dufresne voudrait que les a- grais pour les fermes et champs de démonstration, puis la question de la Cooperative Fédérée vient sur le tapis.M.Caron dit qu’elle fait un travail d’éducation et de coopération.“C’est la société agricole la plus grande de la province; elle compte environ 14,000 membres.Le gouvernement aide au travail de la Coopérative.M.Langlais fait remarquer que nos cultivateurs qui améliorent leurs produits laitiers ne reçoivent pas pour ces produits, de la Coopérative, le même prix que les commer çants offrent pour ces mêmes produits laitiers.Le ministre réplique, répétant une déclaration déjà vieille, que les prix sont plus élevés que ceux de la Coopérative seulement pour de petites quantités qui ne peuvent établir le prix du march M.Sauvé remercie M.Caron de répondre avec persévérence et application aux questions des députes de J’opposition, donnant ainsi l’exemple de l’intérêt qu fl faut porter aux choses agricoles.Le chef de l’opposition affirme ensuite que les argents votés par la législature pour les cultivateurs ne sont pas tous dépensés dans l’intérêt des cultivateurs.Il dit que le Bulletin de la Ferme coûte cher à la province alors que ce journal est imprimé au “Sÿeil’’ et que le gouvernement pubne en meme temps le “Journal de l’Agriculture”._ M.Sauvé fait remarquer que ce dernier journal est publié par “Le Canada” et le Bulletin de la Ferme par “Le Soleil" et voici comment deux organes du gouvernement sont payre pour publier la vérité.Le ministre réplique que le “Journal d’Agriculturc*’ est publié une‘fois par mois et faït de renseignement général.Le “Bulletin de la Ferme” fait suite au “Bulletin des Agriculteurs” fondé par ceux qui attaquent aujourd’hui le premier.M.Sauvé dit que le gouvernement subventionne le “Bulletin de la Ferme” et le ministre l’admet, donnant pour raison que ce journal s’occupe des questions agricoles d’une façon particulière.Et le ministre dénonce de nouveau le “Bul-lyeflo des Agriculteurs” et répète l’histoire déjà maintes fois racontées sur la vente du "Bulletin des Agriculteurs*’.- Le ministre dit que les cultivateurs directeurs de la Coopérative Centrale des Agriculteurs ont été trompés—comme il l’a été lui-même en 1902—par des “schemers”.Le chef de l’opposition se demande quand le ministre cessera de parler de cette affaire mais M.Caron répond qu’il a été amené à traiter ce suiet par M.Sauvé; il ne craint pas d’aiÜeurs de le traiter parce qu’il veut montrer que le ministre a eu raison d’agir comme il Ancien ministre albanais assassiné Rome, 4 (S.P.A.) — Garakuchi, l’ancien ministre des finances d’Albanie dans Je cabinet Fan Noli, a été assassiné à Bar! par un bandit albanais, Scasnefa Garakuchi s'était sauvé d’Albanie avec Fan Noli 4 la suite du succès définitif de la contre-révolution dirigée par Ahmet Zogu, il y a quelques semaines.Scamela est bien connu de la police italienne.Il a été interné, pendant la guerre, poor avoir vendu du pétrole aux sous-marins ennemis.Couvent de Marie-Réparatrice Demain soir, veille du premier vendredi du mois, heure sainte à la chapelle, de $ heures à 9 du soir.Office du Sacré-Coeur, amende honorable, cantiques et bénédiction du Très Saint-Sacrement.BIEN .RENSEIGNE’ Un jeune homme timide se présente dans une maison de commer-cp dirigée par deux frères associés.Il entre dans le bureau de l’un, et, tout interdit: —Pardon, monsieur balbutie-t-il, est-ce à vous ou à monsieur votre frère que j’âi l’honneur de parler?L’autre, froidement: —C’est à mon frère, monsieur! * * * AMOUR NEGATIF L’ex-impératrice, Zita, du temps qu’elle régnait, aimait beaucoup la chasse; mais c’était une Diane sans nymphe; dans des expéditions cynégétiques, avant la guerre elle aimait à s’entourer de cavaliers rien que de cavaliers.Et comme un jour, une dame de la copr lui demandait d’un air moitié figue, moitié raisin : —Mais enfin, pourquoi toujours des hommes autour de Votre Ma- jesté et jamais une femme?L’impératrice répondit: —J’aime à me trouver avec ces messieurs, non pas parce qu’ils sont des hommes, mais parce qu’il ne sont pat des femmes! * *- * LES MALICES DE LORD CURZON C’était pendant la conférence de Lausanne; lord Curzon rencontre en ville un de ses collaborateurs, homme âgé, mais qui n’a pas renoncé à plaire, en compagnie d’une jeune femme à l’allure tapageuse.—Vous ne m’aviez pas dit que vous étiez ici avec votre fille! observe lord Curzon avec bonhomie.Et comme d’autre rougit.à faire pitié.le chef de la délégation britannique ajoute froidement.—Mais, puisque vous êtes veuf, qui donc garde votre maison à Londres?Le lendemain, le malheureux collaborateur de lord Curzon «e présente à son chef.—J’ai renvoyé ma fille.murmure-t-il en baissant les yeux.—Je sais je sais, je liai aperçue ce matin avec la délégation turque.* * * QUELLE INSTANCE • Un mari entre chez lui, tard dans la nuit et ivre.—Quelle heure est-il?«dit sa femme.—Une heure.Au même instant la pendule sonne trois coups.—Oh! fait le pochard, ou sait qu’il est une heure C’est _ la peine de nous le répéter troi fois! Jouir d’une bonne san-té eet désirable : conservez la vôtre en prenant abondamment de lait Borden.BORDENjSl FamPr^uctfCoJLtuj York 5053^ V qV" IVj i m* A Ma» .Argonaut Hal (twin Beaver I Rid good BiN'khMftatn .i*, Casttr Trethrwiii .77to Clifton Goasoüdated .18 Coning»* .1«»9 Crm».West Dome .16% Crown Reset \ I'crnie Stines .Gold Date .Hattie Gold Mines Ltd.MolHnger ConsolMatnd , Indian .Kceley .Kirkland Ukr .l*ke Shore Mine» Ltd.La Rose .lorrain .McIntyre .Mom-lu .Mx'.kin.Par Savage .'lining Corp.of Canada NlpN.dng .New ray Mines Ltd .Peterson tjitip .Porcupine t town .Prestou Hast Dome .Roily;, Gold .Temtikamlng .Trek Hughes Tough Oakes .VI,pond Consolidated .West Tree .Wright Hargraves 451» 46 1576 1600 20 201., 12 14.'>.) 1470 13 12v, 196 200 44 U 45 KB 570 43 M, 4 4 17 G ITgj 177?.1805 15 10 37 38 270 375 610 625 37 28 Tluvenu .Urals d’oper.Recette» nettes .Int.obllg., , Balance .Echange .Profit net .• Dlvld.Surplus .Surplus proc.Surplus total .A jouté De la rds.coni.Totaux » , .Deductions : K.iPantort., Ajustements ,.Au fonds coût.Roi.V.A V.Voici comm lion liquide di Actif ecairant Passif courant 1924 192:! 1922 t * 8 1.489,862 1.417,822 1.349.630 *307,585 *311437 199,367 1.173,277 1,106485 1,149.663 475,380 474,857 471,100 «97.897 631,438 675,263 3,994 8,394 4,457 683,903 «23,(CM 670,800 525,000 625,000 525,000 168,903 98,034 1 45.800 10,474 -00438 12.632 179,377 167472 158,438 60,000 179,377 207,372 158,438 89.840 89,3(0 89,200 * ¦ .• .127,458 1)0.000 * 30.037 10,474 69.238 ent s’établit la posi- ’ la compagnie » « 1924 197,1 1973 » t 3 :a4,8tH) 312,100 363,663 631.074 531,962 426,793 207,084 219.932 68,130 Aux porteurs des obligations Montreal Tramways & Power «% — 1929 qui seront remboursées à 101, le 1er avril.Voici ce Que nous offrons: —’ ~ — ., fl Une valeur d’utilité publique.ffAu taux de 614%.fîEchéance en 1934.^Payable en fonds américains ?A un jjrix pour rapporter 6.90^.CIRCULAIRE COMPLETE SUR DEMAND! 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