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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 22 juillet 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1937-07-22, Collections de BAnQ.

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*(>i«Mal, laudl 22 luinat 1^7 REDACTION IT ADMINISTRATION 410 1ST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t.BEl.ir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction : .BEIair 2984 c*r«"» :.BEIair 2239 LE DEVOIR Diractaur-Géraat > Caorgai PELLETIER voyuMi xxvm — w TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal at banlieue) E.-Unlp at Empira britannique , .8.00 UNION POSTALE.I0.0Q EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE .3.00 Du français sur les routes de la Louisiane Le gouverneur Lèche lance une fort intéressante idée À son retour du Canada, il se demande publiquement, dans un article signé, si la Louisiane n a pas commis une erreur en n'affichant pas du français sur les routes de la partie française de l'Etat — Il fait valoir l'importance, du point de vue touristique, de la mise en valeur du caractère français de son pays- Les grands avantages que la Louisiane partage avec notre province — Il y a toute chance que ces avantages, la Louisiane les utilise à fond Une invitation renouvelée et que, pour notre part, nous acceptors de tout coeur -Notre prochain voyage en Louisiane Le courrier de ce matin nous apporte une excellente nouvelle.Sous la signature de M.Richard-W.Lèche, le gouverneur de la Louisiane, The Ptogrets du 9 juillet nous donne la note Rivante.— On sait que M.Lèche, qui avait accepté la présidence d’honneur du comité loui-sianais du Congrès de la Langue française, encore que sa langue maternelle ne soit pas le français, était le chef de la délégation louisianaise au congrès de Québec et qu'il y «¦eçut lè titre de docteur en droit de l’Université Laval.N ou» avant trouvé dont la province de Québec, écrit donc M.Lèche, nombre de choses intéressantes et nombre de choses qui nous rappelaient notre chez-nous.A cause de l'importance de la population de langue française, toutes les enseignes y sont en français st en anglais.Je me demande si nous ne laissons pas perdre une belle occasion en ne faisant point dans les deux langues,, disons au Vieux Carré de la Nouvelle-Orléans et dans les parties de la Louisiane méridionale où l’on parle le français, nos enseignes des routes et des rues.Le tourisme devient de plus en plus lucratif d’année en année, et te touriste n’aime rien plus que l’atmosphère [c'est-à-dire, un climat spécial et qui diffère de ce qu’il voit chez lui].Les enseignes dans les deux langues aident à créer cette atmosphère.Tous ceux qui ont fréquenté à Québec, {pendant le Congrès, les milieux louisianais, savent que le gouverneur de la Louisiane est parti de chez nous avec l'idée qu’il vient de formuler là-bas sous sa signature.Publiquement, au Congrès, il avait indiqué les raisons qui militent en faveur de la conservation de la langue française; if avait dit son estime pour les Américains de langue française et qu’il n'est pas de meilleurs citoyens américains que les citoyens d’origine française; mais l’on n'ignore point qu’en plus, il avait été très frappé de l’intérêt qu’offrirait, du point de vue touristique, la mise en valeur du caractère particulier de la Louisiane, de son caractère français.Il s’en était ouvert à plus d’un de ses compagnons de voyage.* * * On a le droit de penser que, lorsque le chef suprême d’un Etat exprime publiquement, sous sa signature, une opinion et, à la vérité, des souhaits comme celui-là, l’acte ne tardera point à suivre la parole.Les avantages du projet sautent aux yeux.Ils ne sauraient manquer de frapper les hommes très pratiques qui gouvernent la Louisiane.Ceux-ci se sont fait en ces dernières années un magnifique réseau routier.En ceci, toutefois, ils ne se sont pas donné sur leurs concurrents un avantage décisif.D’autres, pareillement, possèdent de belles routes.Mais ce qu’aucun Etat américain ne possède à ce degré, c’est un passé français, distinct et différent de celui de ses Voisins, un passé qui évoque certaines des plus grandes, des plus pittoresques figures de l’Amérique, dont le souvenir est attesté par tous les noms français qui couvrent aujourd’hui encore la carte du pays, un passé qui, surtout, survit avec éclat dans une population qui parle toujours le français.Cela forme, du simple point de vue affaires, du point de vue touristique, un capital qu’on se reprocheta seulement de n’avoir pas su plus tôt et davantage utiliser.Il va de soi, du reste, que plus les autorités de l’Etat mettront l’accent sur cet aspect français de la vie louisia-naise, plus les Louisianais de langue française seront eux-mêmes enclins à faire saillir leur caractère propre.Aux affiches bilingues des routes et des rues devront logiquement s’adjoindre des affiches bilingues dans les magasins, dans les hôtels, etc.Tout cela — question de fierté traditionnelle mise à part — représente un actif qu’on ne devrait pas tarder à utiliser au maximum.* « * La Louisiane, du fait de son héritage français et de sa population de langue française, partagé avec la province de Québec deux avantages considérables.Elle offre au tourisme, qui, avec les routes nouvelles, prendra des proportions de plus en plus considérables, un intérêt exceptionnel, en tant que pays qui possède quelque chose que ne possèdent point ses voisins; elle peut être un grand centre de culture française.Les déclarations du gouverneur Lèche démontrent qu’il a très nettement saisi l’importance du premier de ces avantages .Nous avons lieu de croire que la valeur du deuxième ne lui échappe pas lion plus.Du reste, si le français n’est pas sa langue maternelle, le gouverneur Lèche a pris la peine de l’étudier; il le lit couramment, il le parle dans l’intimité, il s’est même risqué à le parler en public à Bâton Rouge, lors de la réception de la mission Cavelier de la Salle.Si, pour des raisons que tout le monde devinera «t respectera, M.Lèche n’a pas osé prendre la parole à Québec dans une langue dont il n’est encore qu’imparfaitement maître, nous pouvons bien répéter le mot de l’un de ses compagnons qui, lui, parlait très facilement le français: Le gouverneur a fait plus de progrès en français parlé depuis quelques jours que dans tous ces derniers mois.S’il passait trois semaines dans votre province, rien ne le gênerait plus.En tout cas, on l’a déjà dit en Louisiane même: si les autorités compétentes le veulent, l’Etat peut devenir le grand centre de culture française des Etats-Unis.Non seulement il possède des professeurs de valeur, mais il offre aux étudiants un milieu où ils peuvent facilement développer leurs connaissances.Du reste, pour ne citer que ce cas, la fondation à l’Université d’Etat, à Bâton Rouge, d’une Maison française indique assez que ce facteur compte dans les soucis des maîtres de l’enseignement.L’un de nos camarades, qui possède à un haut degré l’instinct de la propagande, nous souffle, et il pourrait bien être un excellent prophète: Les Louisiana» ont découvert la bonne voie.Prenez-en ma parole: dans cinq ans, la formule: The only French State in the Union fera partie de la propagande touristique américaine; ce sera l’un des plus puissants appels que Pon jettera à la curiosité des touristes.Et nous serons peut-être obligés d’aller en Louisiane apprendre les bonnes méthodes de propagande, avec le moyen d’utiliser pleinement un bel héritage.Ÿ * * M.Lèche a bien voulu, dans cet article du Progress, renouveler l’invitation qu’il faisait aux Canadiens, les prier de visiter une fois de plus la Louisiane.C’est une invitation que, pour notre part, nous entendons bien ne pas laisser tomber.Nous avons eu la joie de compter parmi les plus fervents, et les plus heureux ouvriers, du rapprochement canado-louisianais; nous comptons bien ne pas nous relâcher de notre effort.A l’invitation du gouverneur Lèche, qui se joint à tant d’autres, nous répondons avec joie: Accepté.Ds tout coeur! Et l’année prochaine ne se passera très probablement point sans que nous ayons la joie de revoir, en groupe, la Louisiane.Nous sn avertissons d’avance nos amis du Canada.Quant aux Louisianais, nous comptons aussi que leurs visites se multiplieront rapidement d’année en année.Et chacun sait qu’en 1942 ils auront, aux fêtes du troisième centenaire, droit à une place exceptionnelle; car les noms les plus chers à la Louisiane, ceux d’Iberville, de Bienville, sont précisément ceux de Montréalais.Par eux, nos amis du Sud tiennent à la plus lointaine histoire de Montréal.Om«r HEROUX L’actualité Quand Murphy devient Levy I On ne compte plus dam notre bonne ville de Montréal le nombre pes Leva et des Bercovitch, des pi/inenoonm et des Cohen qui sont mruenns des Gordon, des Brown et pes Murphy, comme aussi des Lali-bertè.I Quand s’effectue l’une de ces mutations, qui non seulement transfçr-men/ le patronyme, mais font croire uti’im bonhomme q pa$sè de la race tnive à l’écossaise, à l’anglaise, à y irlandaise ou à ta française, c’est un fait banal et, par conséquent, ce w’mî plus une nouvelle méritant manchette.C’en est une quand un Irlandais pu nom de Murphy se fait autoriser par la loi à prendre le nom de Levy.I Si extraordinaire que cela soit, le fait s’est accompli chez nos voisins.Je lè sais, grâce à l’ami d’un de mes amis, qui est dans le chemin de fer.Pour me prouver que ce n’est bas une inventidn, une simple galê-[ade, on m’envoie upe découpure de tournai américain et on mafflrme bue.sous la rubrique Lights and Shadows of Manhattan, la Gazette a signalé le même fait.I A Mineola.L.I., le juge de comté, pourttand Johnson, a accordé une '¦eauits, dit ce journal, aux termes de laquelle un jeune homme de forte taille du nom de Jimmy Murphy demande le droit de changer son nom en celui de James Levu.La requête aura force de loi apres le 16 août prochain.De plus, Jimmy a changé son nom avec l’autorisation explicite de la jeune fille qui deviendra bientôt sa femme.Celle-ci .répond au nom d’Eléonore Myer et est allemande et bonne aryenne de descendance.Le Führer n’y verra pas, espérons-le, un ca$us belli avec l’oncle Sam; mais il est certain que, si Mlle Myer se trouvait dans son pays d’origine, elle se mettrait là, tout comme son fiancé Murphy, une jolie affaire sur les bras.Murphy est discret.Quand les journalistes l’ont vu, il s’est déclaré trop pris au déchargement d’une charrette de mobilier — il est conducteur de camion — pour pouvoir voler le temps (à son patron sans doute) de commenter un fait aussi insignifiant.Comme s’il pouvait être insignifiant qu’un Irlandais entre dms une tribu d’Israël.Fort heureusement, la mire Murphy, devenue Mme Levy, n’ichâppe pas aux faiblesses communes des filles d’Eve.C’est dire qn’ele n’a pas imité son fils et a parlé.“Il l’a fait, dit-elle, en parlant de lui, parce que je le lui ai demandé au nom de son beau-père.D’ailleurs, Jimmy s’est appelé Jimmy Levy depuis vingt ans, depuis le moment où le suis devenue la femme -de ton beau-père, Irving Levy.(A noter que le beau-père ne se mouche pas avec des quartiers de terrine, puisqu’il a pris ou que ses parents lui ont donné comme prénom l’un des grands dans l’histoire littéraire des Etats-Unis, le patronyme de George Washington Irving.) U a fréquenté l’école sous ce nom, a commencé à travailler de cette façon-là et a voté sous le nom de Jimmy Levy.“L’ordre de Cour ne changera donc pas grand’chose, comme vous le voyez’’, continue la mère Levy, ex-Murphy.Enfin, les journaux ont eu soin de confirmer la nouvelle que la fiancée n’avait pas d’objection au changement de nom.La mère a parlé pour la fille, comme tantôt la mère avait parlé pour le fils.* * * Je me suis amusé à suivre le journal américain dans partit des détails qu’il publie.Pendant que je traduisais, me venaient à l’esprit des réflexions, moins paradoxales qu’elles n’en ont Fair au premier abord.On traite chez nos voisins, comme bagatelle, les choses sérieuses et, comme choses sérieuses, ce qui est simplement bagatelle.Les exemples ne vous sautent-ils pas aux veux?Le divorce a d’abord débuté chez nos voisins pour permettre à des époux de courir chacun de son côté vers de nouvelles amours et de “refaire leur vie.C’était le beau temps.Je temps où l N* on le traitait sérieusement.Aujourd’hui le divorce sert ô enrichir quelque poule de luxe, qui a fait tomber dans ses filets un fih à papa en goguette; ou, encore, il sert à corser la réclame de relancement d’une actrice de cinéma.On aura, quelque jour, la preuve que ce sont les im-presarii qui déterminent leurs clients ou leurs clientes à rompre les doux liens de l’hyménée, uniquement pour conquérir la première paye des journaux.La réclame a des raisons que le coeur ne connaît pas.Voilà où en est rendu le mariage, qui, pour les chrétiens, reste un sacrement, une institution divine, une chose sérieuse comme la mort et que la mort seule dissout.La vie aussi est une chose sérieuse, mais voyez le eus qu’en font les gangsters et les stunters/ On risque ses jours pour de la publicité, meme quand on ne s’appelle pas Amelia Èarhart, et qu’on ne cherche pas à éclipser la gloire souveraine de Lindbergh (beaucoup par goût de l’aventure, mais aussi par vanité féminine et par faim publicitaire).Mais s’il est une chose qui soit bien du ressort de la bagatelle, c’est bien le base-bail, ce jeu, qui, pratiqué par des professionnels, devient un jeu d’automates fonctionnant avec la régularité, ou quasiment, d’un mouvement d’horlogerie.Allez voir comme les Américains le prennent sérieusement! On Pen-toure de rites, et ceux qui s’y livrent, de couronnes de laurier et de halos comme les héros et les saints.Un four, quand on soupçonna que l’honorable jeu national n’était peut-être pas au-dessus de toute corruption et que certains professionnels, payes plus cher que les juges de la Cour suprême, avaient bien pu se vendre, on embaucha Vun de «es juges de la Cour suprême pour veiller à la pureté du base-ball.M, Landis accepta de jouer dans la comédie.Mais personne ne s’aperçut que c’en était une.Pas plus que personne ne sembla s’apercevoir qui ce haut magistrat chargé de réfhbfir l’honnêteté "dans le jeu nation# des Américains” était, comme par hasard, un congénère de notre Levy, un Juif authentique.Paul ANGER - iWi I Oil - Bloc-notes —.la, Immigration On en reparle.Cela tombe fort mal, à l’heure où l’on constate quels immenses dommages une sécheresse de sept ans consécutifs a faits aux provinces de la Saskatchewan et de l’Alberta, et où l’on signale qu’il va falloir dépenser plusieurs dizaines de millions, — il est question de quatre-vingts à cent millions, — pour secourir les citoyens des régions dévastées et dénudées par ce fléau tenace.En fait, les journaux de l’Ouest eux-mêmes estiment que le temps serait mal venu de recommencer une politique de peuplement, à l’heure où l’Ouest doit résoudre une difficulté aussi grave que celle dont M.Gardiner recherche la solution pratique.Des milliers d’agriculteurs, dit la Free Press de Winnipeg, vont devoir passer du sud au nord des provinces affectées; ils prendront donc la place que des nouveaux venus auraient pu habiter.“Quel gouvernement pourrait entreprendre dans ces circonstances d’aller donner de l’aide à un mouvement d’immigration et qui ne rencontrerait pas la désapprobation du public?” demande la Free Press, en marge des derniers projets exposés par le général Hornby, qui en tient mordicus à son idée d’amener ici des milliers de gens du Royaume-Uni.A cela la Free Press ajoute: “Si les nouveaux venus devaient aller s’établir dans d’autres régions que celles de l’Ouest, et ne devaient recevoir aucune aide financière du gouvernement canadien, et pourvu que leur venue s’accompagnât de toutes les précautions nécessaires, il n’y aurait à cela guère d’objections possibles.Mais, pour l'heure à tout le moins, les territoires vacants des provinces de la prairie ne doivent s’ouvrir qu’à ceux qui cherchent de nouvelles terres ou s’établir hors de portée de la sécheresse”.En fait, l’immigration peut attendre que M.Gardiner ait trouvé la solution du grave problème de la sécheresse dans rOuest, — ce ne sera pas de sitôt, car il est difficile de composer avec une nature récalcitrante, — et aussi que la question du chômage se règle chez nous de façon satisfaisante.Donc d’ici une dizaine d’années, — à supposer qu’il n’y ait pas de nouvelle guerre européenne, ce qui pourrait bien arriver et retarder davantage tout le profit, — l’immigration devra rester question plutôt théorique.“La liberté du culte” Un quotidien ontarien note que ces semaines-ci, à Montréal, un pasteur venu d'Europe au Canada a dit que ce pour quoi il y a lutte parmi plusieurs nations, c’est à cause de la liberté de la religion, “la liberté des cultes”.Et ce Journal ajoute; “Ce pasteur a raison.Hitler, un ignare, peut lui-même n’en pas savoir assez pour comprendre le paganisme, il peut n’en pas vouloir à cause de lui-même.Mais ce que veut indubitablement Hitler, c’est que sa volonté prévale; et il attaque l’Eglise, catholique ou protestante, parce que l'Eglise en tient pour des principes auxquels se heurte la volonté d Hitler”.Tout cela est très bien; et c èsf juste.Ce Un front commun arabe contre le démembrement de la Palestine Convocation probable d'un grand congrès musulman Un Etat arabe indépendant — Pas avant l'hiver prochain JERUSALEM, 22 (C.P.-Havas) — Le parti national pour défendre les Arabes qui s'est formé sous la direction de Ragheb Nashashibi Bey fait tenir aujourd'hui au haut-commissaire de la Grande-Bretagne en Palestine, sir Arthur Wauchope, au secrétaire des colonies, M.Ormsby-Gore, et au secrétariat de la Société des Nations un mémoire de 17 pages où il expose les motifs d'opposition des Arabes au démembrement de la Palestine.Le mémoire préconise, au lieu du démembrement de la Palestine, l'établissement d'un Etat arabe indépendant où les droits des minorités seront garantis à la condition que la proportion en tie la population juive et la population arabe demeure ce qu'elle est aujourd'hui.On prévoit la constitution d'un front commun de tous les Arabes pour combattre le démembrement de la Palestine.Le haut comité arabe aurait même décidé de convoquer prochainement un grand congrès musulman pour étudier le rapport de la commission royale d'enquête.LE RAPPORT DE L'ENQUETE LONDRES, 22 (C.P.) —-La Chambre des Communes a décidé ce matin de remettre à plut tard l'adoption du rapport de la commission royale d'enquête qui recommande le démembrement de la Palestine.Il semble bien que ce rapport ne pourra être adopté avant l’hiver prochain.Après un débat long et acrimonieux au court duquel les travaillistes ont vigoureusement assailli le gouvernement, la Chambre a adopte à l'unanimité un amendement qui stipule que le rapport de la commission royale devra être soumis à la Société des Notions.Le secrétoire des colonies, M.William Ormsby-Gore, qui a déclaré en Chambre que le démembrement de ki Palestine constitue la seule solution possible, devra donc se présenter la semaine prochaine devant la commission des mandats de la S.D.N.ù Genève pour soumettre le rapport de la commission d'enquête sans pouvoir se prévaloir de l'approbation du Parlement britannique.DEBAT AJOURNE La Chambre des Lords a ajourné la discussion sons prendre de vote.Comme le Parlement est prorogé jusqu'au mois d'octobre, le gouvernement ne pourra faire accepter le projet de démembrement de la Palestine avant l'hiver même s'il obtient le consentement de la Société des Nations.MUSSOLINI ET LES JUIFS Au cours du débat, certains députés travaillistes ont prétendu que cette division de la Palestine en trois Etats différents aurait pour effet de permettre à l'Italie de s'ingérer dans les affaires de la Palestine.A lord Melchett qui lui posait des questions sur la source de son information, lord Strabolgl a répondu qu'il tenait d'un chef influent du sionisme des renseignements à l'effet que Mussolini aurait fait des ouver-tures aux Juifs.Une situation politique compliquée C esf celle de l'Ontario — M.Hepburn fero-t-il un ministère "national"?Ou se ralliera-t-il à M.King?Celui-ci n'entend pas perdre l'Ontario .CPar Léopold RICHER) Ottawa, 21.— La situation politique en Ontario, bien que calmée depuis quelques jours, n’en reste pas moins compliquée à souhait et sujette aux plus vives surprises.* M.Mitchell Hepburn n’est pas encore revenu sur ses déclarations sensationnelles par lesquelles, dans un moment d’évidente mauvaise humeur, il a répudié son chef et son parti.Il n’a pas même daigné s’expliquer davantage.La presse a fait grand état de son discours.Elle a spéculé tant qu’elle a pu sur les conséquences possibles de la scission.Or en aucun moment le premier ministre ontarien n’a jugé à propos de faire des mises au point.Apparemment l’état de désarroi dans lequel se trouvent les politiciens fédéraux et torontois favorise ses projets d’avenir.Il ne veut donc pas les tirer d’embarras.Des personnages habituellement au fait de ce qui se passe à Queen’s Park nous disent des choses assez abracadabrantes sur la politique ontarienne.Dans l’amas de rumeurs, de jugements et d’expectatives, il est très difficile de faire un choix et de présenter un tableau vraisemblable de la véritable situation.D’aucuns soutiennent que M.Mitchell Hepburn prépare une élection.Celle-ci aurait lieu dès cet automne.Ce serait une lutte à trois partis.M.Mitchell Hepburn présenterait ses candidats, M.Earl Rowe dirigerait les forces conservatrices alors que M.A.-W.Roebuck, ancien procureur général de la province, rallierait les vrais libéraux avec l’appui plus ou moins officieux du parti libéral fédéral.quotidien oublie, comme tant d’autres, qu’en Espagne aussi, il y a lutte pour la liberté du culte; et que les partisans de la liberté du culte, ce n’est pas à Valence qu’ils se trouvent, puisque les gens de Madrid, de Valence, de Barcelone ont brûlé des centaines d’églises, détruit des centaines et des centaines de monastères et de couvents, emprisonné, mutilé ou tué des milliers de religieux, de prêtres, de religieuses et même de civils catholiques, rien qu’à cause de leur foi et de leurs convictions religieuses.Et pourtant toute une presse anglo-saxonne, au nom de la liberté de parole et au nom de la démocratie, combat ou dénonce, non pas ceux qui se rendent coupables de ces atrocités, mais ceux qui luttent pour que l’Espagne redevienne chrétienne et pa 4’que, sous un gouvernement d es* .t éclairé.Illogisme., G.F.Un gouvernement netionol M.Mitchell Hepburn se propose-! rait d’effectuer un nouvel alignement de ses forces politiques.Ce serait son intention, à l’instar de M.Maurice Duplessis, de constituer un gouvernement national.Pour remplacer M.Roebuck qui, d’ami qu’il était est devenu un vigoureux adversaire politique du premier ministre, ce dernier inviterait M.G.-A.Drew (le colonel) à faire partie de son cabinet.M.Drew est actuellement en Angleterre, de même que certains financiers qui appuient M.Hepburn.Dès son retour d’Europe, M.Drew accepterait l’offre du premier ministre.M.Hepburn aurait fait des offres semblables à d’autres conservateurs en vue de la province, notamment à M.Charles McCrea, ancien ministre des Mines, et à M.W.-J.Stewart, ancien maire de Toronto.M.Charles McCrea, politicien d expérience, qui a plus d’un tour dans son sac, aurait décliné l’honneur d’unir sa destinée politique à celle du gouvernement actuel.Eût-il accepté, qu’il eût été un fort atout en faveur du mouvement Hepburn.L’ancien ministre des Mines commandait tout le nord de la province au temps du régime conservateur.Il jJourrait encore le réorganiser en faveur de M.Hepburn.Quant à M.Stewart, il aura hésité pendant quelque temps.Mais sous l’influence d’amis politiques, il aurait finalement imité M.McCrea.De telle sorte que vraisemblablement | M.Drew serait le seul conserva-I teur authentique à se joindre à M.Hepburn.A lui seul il serait obligé de donner une couleur nationale au gouvernement.La tâche serait dure.Le libéral doctrinaire Roebuck Quant à M.Roebuck, il partirait en guerre à la tête de tous les libéraux restés fidèles à l’ancienne allégeance.Ils sont encor* nombreux dans la province.Peut-être même 'que, si on en faisait un recensement sérieux, ils constitueraient la majorité des appuis actuels de M.Hepburn.M.Roebuck est demeuré un libéral doctrinaire du type connu, c’est-à-dire un libéral qui croit en la liberté d’association.Il s’est séparé de M.Mitchell Hepburn sur la question de la C.I.0., soutenant que l’ouvrier a droit de faire partie de n’importe quelle union, pourvu que cette union respecte les lois canadiennes.C’est aussi l’opinion de M.Rogers, ministre fédéral du Travail.M.Roebuck est venu à Ottawa à une couple de reprises demis quelque temps.II s’est entretenu avec M.Rogers.Ainsi, sans qu’il soit nécessaire à M.King d’inter- venir personnellement dans la lutte.M.Roebuck passera pour avoir l’appui et l’encouragement des libéraux d’Ottawa, notamment de M.Rogers.Quelles seraient les chances de M.Roebuck?Même aidé de M.David Croll, son ancien collègue dans le cabinet Hepburn, M.Roebuck ne pourrait guère espérer obtenir une majorité à la Chambre législative.La province est encore conservatrice, malgré les succès libéraux aux dernières élections fédérales et provinciales.En dépit de la personnalité douteuse du chef conservateur, M.Earl Rowe, son parti compte encore assez d’appuis f>our mener une lutte rude et ef-icace.Quant à M.Mitchell Hepburn lui-mème, il ne faut pas oublier 1 Su’il contrôle tout le patronage ans la province et que sa caisse électorale sera bien garnie par ses amis du Globe & Mail.De telle sorte que M.Roebuck, au mieux, ne pour-J (suite à la page 2) J Le carnet du grincheux Certes, aucun groupe ethnique n’est aussi divisé que le nôtre.Aussi tenons-, nous le rôle de fraction.A A À Un lecteur qui fréquente Larousse si-^ gnale au Grincheux que laideronne ne figure pas i Larousse.Le Grincheux au-1 rait créé un mot?Ou il se serait from- j pé?Cela lui arrive.Mais il y a Besche- , relie qui donne laiderenne.A A A A en croire d’honnêtes gens, la moitié) du monde seraient des fripouilles et l’autre moitié, des imbéciles.Eux, oùj sont-ils?A A A Le Canede, qui en a contre la ray-naultvation, comme II dit, reproche au maire d’avoir remplacé au chômage "un irréprochable citoyen, gagné à la confiance de tous, par un agent d’assurances”.Outre que, d’un agent d’assurances à un chef de police privée, la distance n'est pas telle, il y « le fait que "l’agent d'assurances" est diplômé d« ; Polytechnique, ingénieur civil d’expé- ; rience, homme d’oeuvres, lui aussi "ga-, gné à la confiance de tous” et excellent, Canadien.Le Canada, en affichant ce beau dédain, a sans doute voulu faire se j cour aux agents d'assurances qui le lisent et sont de ses clients de publicity | payante?li s'y prend bien.A A A De la Presse au Devoir en passant par la Gasatta et le Star, tous nos journaux ont donné ces jours derniers deux fois ! certaines informations dans la même édi-l tlon.La chaleur dilate même les nou- I velles.A A A Le Grincheux a vu le billet bilingue de mille dollars.Il est bien.Typo, pas de distraction; ne mets pas que le Grincheux l'e eu.Le Grincheux La Semaine sociale de Saint-Hyacinthe Texte de l’allocution de S.E.le cardinal Villeneuve (page 2); La conférence de Me Antonio Perrault (page 7); Court de Me Eugène Poirier, tur loi Caisses populaires Desjardins (page 6).h I > » .N.C.) Six Québec, 22.(D.N.C.) — Six pompiers ont été asphyxiés H quatre autres ont été atteint* gravement par la fumée au cours d’un dramatique incendie qui a éclaté à midi dans le laboratoire de la parfumerie Venise, rue Saint-Val-Her à Québec, Note de Londres à Berlin BERLIN, 22 (S.P.C.-Havas) — La Grande-Bretagne a adressé à l'Allemagne une note qui fait le point quant aux négociations pour le remplacement des accords de Locarno.Des cercles politiques allemands estiment que cela montre que la Grande-Bretagne désire continuer ces négociations, dont le but est la conclusion d'un pacte pour la sécurité de l'Europe occidentale.La police ontarienne abat Szymonski L'outre récidiviste recherché relativement au meurtre du sergent Davidson capturé Intrépide chasse à Thomme Sudbury, Ont., 22 (C.P.) __ La police provinciale ontarienne a abattu, ce matin, à 40 milles à : 0,ue.s1^ Sudbury, après une in-repide chasse, Viclor Szymonski, recherché pour le meurtre du ser-gent bred Davidson, de la police de Sudbury.Le complice de Szymonski, Torn Shoke, recherché lui aussi par la police pour le même meurtre, a été capturé, peu de temps après que Szymonski eût été abattu.Le sergent Davidson a perdu la vie au cours de circonstances dramatiques, il y a neuf jours.Apercevant deux individus à la mine louche qui, apparemment, changeaient les “plaques” de permis d’une automobile, sur le bord de la route, le policier s’approcha des deux hommes pour les interroger, mais avant de réaliser le danger qu’il courait, il fut tiré à bout portant par l’un des bandits.Sur son lit de mort, à l’hôpital, le sergent Davidson a juré qu’il avait été abattu par un homme qu’il a identifié, d'après une photographie des archives de la police, comme étant Szymonski.Les deux complices ont un casier judiciaire chargé.Szymonski avait été libéré du nénitencier, le 8 mars dernier, après avoir purgé sa dernière sentence qui datait de 1930.Quant à Shoke, il était sorti de la prison de Toronto, il y a quelque temps.On soupçonne les deux récidivistes d’être les bandits qui ont attaqué, à main armée, dimanche dernier, à Powasson, un marchand qu’ils ont blessé et cambriolé.Des récompenses se chiffrant à $1,000 avaient été offertes pour la capture des deux criminels.Deux mandats d’arrestation pour meurtre avaient été émis, avant-hier, contre Szymonski et Shoke.^ Robles nie ' Londres, 22.— (S.P.C.) —• On télégraphie de Lisbonne à l’agence Reuter que M.Jose-Mgrla GM Robles nie que le gouvernement d’Es-pagno blanche l’ait chargé d’une mission «ecrète auprès du gouvernement de la Grande-Bretagne.A la Semaine sociale de SMIyacinthe Les principaux assistants St-Hvacinthc, 22 (D.N.C.).— Un septième évêque est arrivé aujour-d nui a St-Hyacinth&r pour assister a la Semaine sociale.C est S.E.Mgr J.-A.Papineau, de Joliette.Parmi les personnalités remarquées, mentionnons enedt-e le sénateur Charles Bourgeois, des Trois-Rivières; M.L.-A.Giroux, conseiller législatif, de Sweetsburg; M, Laurent Ilarré, député de Rouville à l’Assemblée législative; M.J.-B.Lanctôt, chef du Service de la Colonisation, au Canadien National; le R.P.Emile Deguire.C.S.C., supérieur du collège Saini-Laurent; Mgr J.-E.Chaussé, P.D., supérieur du Séminaire de Saint-Jean; M.l’abbé Desilets, supérieur du Séminaire des Trois-Rivières; le R.P.Adolphe, O.F.M., de Sorel; M.Léon-Mercier Gouin, avocat et professeur à l’Université de Montréal; le R.P.Jacques Cousineau, S.J., de l’Ecole Sociale Populaire, Montréal; Mgr Olivier Maurault, P.S.S., recteur de l’Université de Montréal; M.Albert Riaux, sous-ministre provincial de l’Agriculture.Québec; M.Arthur Saint-Pierre, sociologue, Montréal.On attend aussi d’une minute à l’autre MM.P.-J.-A.Cardin, ministre des Travaux publics dans le cabinet fédéral, de Sorel, e» Bona Dussault, ministre provincial de l’Agriculture, Québec.Cet avant-midi, un groupe d’agronomes, sous la driecllon cfe M.J.-B.Cloutier, agronome lui-même et chef du Service de la Coopération, à Québec, ont visité les établissements coopératifs de Saint-Damase et de St-Césaire, Rouville.Les conférenciers hier après-midi ont été M.Gérard Filion, directeur de Montréal; de la Terre de cheï nous, Montréal, qui a traité de la coopérative agri cole, et M.Paul Boucher, secrétaire de la Commission d’Imüistrie laitière, qui avait pour sujet: “Quelques réalisations à l’étranger”.Hier soir, Me Antonio Perrault, c.r., professeur à l’Université de Montréal, a prononcé une conféren-i scur « l’Ecole des Sciences sociales; ce intitulée: “Unité nationale et Dr Georges Préfontaine, pro- Dénégotion de Franco au sujet de Gibraltar HENDAYE (France), 22 (S.P.A.— Le généralissime Franco v;enl de démentir, dans un communiqué loco nique, des informations d'après les quelles des batteries allemandes auraient été établies en face de Gibraltar et près des Pyrénées.Il fait remarquer que ces informations ont paru dans des journaux étrangers.Le problème de runiversité La commission d'étude que vient de désigner le gouvernement provincial se compose de Mgr Maurault, de MM.Alphonse Raymond, S.-A.Baulne, Victor Doré, Edouard Montpetit, Guy Vonier, Georges Pelletier, Emery Beaulieu et le Dr Georges Préfontaine Le gouvernement provincial a nomme la commission d’étude qui enquêtera sur le problème de l’Université de Montreal.Cette commission se compose de spécialistes dans les questions universitaire, financière et sociale.Voici les noms des commissaires: MM.Alphonse Raymond, président du Conseil législatif; S.-A.Baulne, ingénieur et professeur à l’Ecole Polytechnique; Mgr Olivier Maïirault, recteur de l’Université de Montréal; Victor Doré, président de la Commission d’administration de i’Uni-versité et secrétaire-trésorier de la Commission des écoles catholiques Franco et Robles ST-JEAN-DE-LUZ (Franca), 22.(S.P.A.) *— Des Espagnols blancs disent que le généralissime Franco et M.Jose-Maria Gil Râbles ont eu une conférence qui pourra avoir des conséquences considérables.Il paraît que les deux hommes ont si bien mis fin à la mésentente qu'il y avait entre eux par suite de la fusion de tous les partis de l'Espagne blanche (M.Robles était chef du parti de l'action populaire) que le généralissime a confié à M.Robles une "importante mission secrète" auprès du gouvernement de la Grande-Bretagne et qu'il est possible que l'ancien ministre de la guerre prenne part à la formation d'un nouveau gouvernement blanc.Conversation avec M.Bennett 'Je crois qu'Hitler fait aussi bien pour l'Allemagne que M.King pour le Canada — Tou* deux font leur possible" — La guerre d'Espagne: un des plus grands drames de l'histoire — L'Angleterre et Franco Le caucus conservateur “—C’est très difficile à dire.Il y a trop de facteurs qui entrent en( Jeu.Il faudra nécessairement qu un jour ou l’autre une nation intervienne.” “Est-ce que l’Angleterre est pour branco?” ‘—"L’Angleterre ne désire qu’une chose, ie maintien du statu quo et du pacte de non-intervention.Les opinions sont divisées au sujet de l’Espagne.On croit qu’il y a beaucoup plus d’Italiens que d’Alle-niands dans les armées de Franco en Espagne.” —“Croyez-vous au danger d’une guerre mondiale?” —"Pour le moment, je ne crois pas au danger d'une guerre mondiale.Tous les pays augmentent leurs armements, mais il s’agit de mesures de prudence.” C’est ensuite au tour de M.Bennett d’interroger les journalistes.Au Canada —"Qu’y a-t-il de nouveau au Canada?—“M.King a prononcé un discours d’une demi-heure à la radio.L’avez-vous entendu?—"Je sais que M.King a prononcé un discours à la radio, mais je ne l’ai pas entendu.—"las chômage est-il en diminution dans la province de Québec?—“Les affaires semblent reprendre”.L« caucus conservateur Avant de quitter M.Bennett, nous tentons de nouveau une question au sujet du caucus des députés conservateurs.—“Ferez-vous connaître une décision définitive au sujet de vos projets, à la réunion des députés conservateurs?—"Je ne puis répondre ni dans l’affirmative, ni dans la négative.Tout ce que je puis dire, c’est que je serai présent à la réumon.” Et nous quittons M.Bennett.Ce dernier salue ses anciens collaborateurs, MM.Dupré et Dorion, et il trouve un bon mot pour chaque journaliste venu causer avec lui.M.Bennett a continué sa route sur le Montcalm jusqu’à Montréal, d’où il se dirigera vers Ottawa.Les employés de la Commission du chômage Edouard Montpetit, secrétaire général de l’Université de Montréal; Guy Vanier, professeur à l’Ecole des Sciences sociales et directeur de lu Société Nationale de Fiducie; Georges Pelletier, directeur du Devoir, membre de la Commission des études de l’Université et profes- union canadienne".La soirée était présidée par S.E.le cardinal Ville-neuve et Me Viclor Chabot, échevin de cette ville, a présenté le conférencier.Chez M.Duplessis Québec, 22.— (D.N.C.) — Plusieurs députés sont venus à Québec, hier, pour rencontrer le premier ministre.Parmi eux.nous avons remarqué.M.Tancrède Lab-bé (Mégantic), M.Frank Pouüot (Missisquoi), M.Alfred Dubé (Ri-mouski), M.J.D.Bégin (Dorchester), M.J.D.Gagné (Arthabaska), M.Emile Lesage (Abitibi), M.E.Larouche (Chîcoutinii), M.Romulus Ducharme (Laviolette).MM.Dussault et Paul Sauvé ont également rendu visite au premier ministre au cours de k Journée.I fesseur à Ja Faculté des sciences; Me Emery Beaulieu, professeur à la Faculté de droit.Jeune fille fuée sur la route de Ste-Marguerite Les Trois-Rivières.22 (D.N.C.).— Une jeune fille de notre ville, Mlle Cécile Rivard, a été tuée de bonne heure ce matin sur la route de Ste-Marguerite, lorsque l’automobile dans laquelle elle avait prispla-ce et que dirigeait M.Orner Béliveau, a frappé la rampe de ciment d’un petit pont.Mlle Rivard s’est fracassée le crâne sur le tableau de contrôle de l’automobile, tandis que son compagnon, M.Béliveau, s’en tirait absolument indemne.L’accident est arrivé vers une heure et demie.sur la route de Ste-Marguerite, de l’autre côté de la route du calvaire.Québec.22.(D.N.C.) — M.R.-B.Bennett, ancien premier ministre du Canada et chef du parti conservateur est revenu au pays, hier, à -bord du Montcalm, du Padfiaue Canadien, après un séjour de quelques semaines en Europe.Le distingué voyageur a assisté aux fêtes du couronnement à Lourdes et II ensuite visité les principaux pays d’Europe.Il était accompagné de sa soeur.Mme W.-D.Herridge.iM.Bennett avait l’air en très bonne santé.Il fut très aimable pour les journalistes, avec qui il causa plus d’une heure.M.Maurice Dupré, ancien solliciteur général du Canada et M.Chas-N.Dorion.ancien député du comté de Oué-bec, sont montés à bord du paciue-hot pour présenter leurs souhaits à M.Bennett.Evidemment, la première question posée à M, Bennett avait trait à la réunion des députés conservateurs, le 7 août, — Que dites-vous au sujet des rumeurs de votre démission?La figure de M, Bennett se fronce un peu: - Je ne parle pas de moi.Po-sez-moi toutes sortes de questions, mais pas à mon sujet.Il a été difficile d’interroger M.Bennett sur les questions qui seraient discutées au caucus des dé-otites conservateurs.Lorsque les journalistes ont donné un poignée de main à M.Bennett, plusieurs ont exprimé le souhait de le rencontrer encore comme chef du parti mais M.Bennett a évité les réponses embarrassantes.Cependant, lorsque M.Ghurlçs-N.Dorion l’a quitté, ce dernier lui a dit: — J’espère vous rencontrer de nouveau avant longtemps.- Moi aussi, mais, vous savez, à mon age, il v a des besognes qui sont trop lourdes.” Pour 1 entrevue, il ne restait plus uu à demander à M.Bennett ses im-pressions de voyage en Europe.mirorea-,leiiSi aies du couronnement, dit M.Bennett, je me suis rendu en brance pour visiter l’exposition universelle de Paris.L’ex-position est merveilleuse.1^ site des immeubles de l’exposition est très bien choisi.Plusieurs pays ont des pavillons extrêmement intéressants: l’Angleterre.l’Allemagne la Belgique, le Canada, etc.Il semble que le pavillon de la Russie ait été organisé surtout pour la propa-gande des idées bolchéviques.A I intérieur, on n’y trouve que brochures.tracts et pamphlets de propagande.Je*jie crois pas que cette littérature nous montre la Russie sous son vrai jour.nadien?* di,*‘vvous du Mvillon ca- ~ Le pavillon canadien est très Beau.H occupe un espace restreint.II n a é é terminé que dernière- kln ' ?P“vi!!on sera une très belle publicité pour Je Canada.viRon?11^ PaVS 8 k Plus beau D8‘ ¦ C est très difficile à dire, car plusieurs pays ont des pavillons très remarquables.Après avoir quitté Paris, je me me suis dirigé vers les rives du Brun.L industrie allemande est en pleine activité et je ne crois pas qu il y ait plus de 600,000 chômeurs en Allemagne aujourd’hui, a cause du grand nombre de personnes qui travaillent à la fabrication des armements.Hitler et King — "Et Hitler?’’ “Je crois qu'Hitler fait aussi bien pour l’Allemagne que M.King pour le Canada, dit en riant M.Bennett.Tous deux font leur possible.” “—Savez-vous quel a été le sujet des conversations entre Hitler et King?” - M.King a dû parler de sa victoire du mois d’octobre 1935, ajoute M.Bennett en riant.” Est-ce que la situation en Allemagne semble plus critique que dans les autres pays d’Europe?” “—Non, la situation ne semble pas plus critique qu’ailleurs.Les gens vont à leur travail en paix.Les églises sont remplies et les fidèles ne semblent pas se préoccuper outre mesure de l’attitude du gouvernement en matière religieû-se.Je suis entré dans quelques églises et rien ne nous dit que la ! guerre religieuse sévit en Allemagne.Le malaise semble être circonscrit à certaines localités.” * Lo guerre d'Espagne "—Et la guerre d’Espagne?” La figure de M.Bennett semble ! exprimer une très grande tristesse.- "—C’est là un des plus grands! Un chiffre tombé a fait dire an drames de l’histoire.C’est terrible Devoir hier, par rapport aux fide voir des frères lutter contre nances municipales de Québec, une leurs frères.Le drame peut se pro- absurdité.Le texte de la dépêche longer durant bien des années.Cet- portait que ‘‘le déficit de 1936-8 te guerre peut durer trente ans.” - Pensez-vous que Franco va remporter?” M.le maire Raynault ira rencontrer ces jours-ci les employés de la commission municipale du chômage.La situation de ces employés est plutôt précaire.En effet, le chômage disparu, leur raison d’être comme employés de la commission des secours directs disparaît.C’est une condition qui rend le travail particulièrement délicat.Aussi le maire ’annoncera à ces employés que ceux qui se n>mtre-ront compétents et vigilants pour économiser les fonds de la cité, tout en rendant pleine justice aux chômeurs seront intégrés au fur et à mesure dans le service municipal dans des domaines différents suivant les besoins et leurs aptitudes.A ta Commission scolaire de Rivière-du-Loup Rivière-du-Loup, 22.(C.P.) — M.Paul Thibault a été réélu président de la Commission scolaire de la Rivière-du-Loup.Bulletin météorologique Toronto, 22.(C.P.) — Voici le letups qu’il fera, probablement, dans les différentes régions de la province, demain: région de Montréal et d’Ottawa, vallée du bas St-Laurent: vent modéré du sud-ouest, beau et chaud; nord-ouest du Québec et lac St-Jean: vent variable, beau et chaud; golfe, rive nord et baie des Chaleurs: vent frais du sud-ouest vers l’ouest; beau et chaud.Voici des températures enregistrées dans quelques villes cana- diennes (à 8 h.a.m., max.hier soir et min.nuit dernière): Victoria 54 70 54 Calgary 48 74 48 Winnipeg 70 90 66 Toronto 70 82 64 Ottawa 68 86 58 Montréal 74 84 70 Québec 68 84 62 Saint-Jean 78 — Halifax 58 74 56 Charlottetown 70 84 58 Windsor 72 84 66 Erratum le Qué Wm_______ - L ___ de la ________I portait que ‘‘le déficit de 1936-87, qui était primitivement de $633,000 U pu être réduit à moins d« *40» la* praarmauDis • onde» •Muta* «Mt donné», irt » l’heor* da Ban tiiau Jeudi, 22 juillet Radio-Canada LâMOim — 9 p m.— Summer Oeer tBe London, pièce — 061, OSF, Artentine — 9îO p.m.— Mualque de c»ambre — LRX, 3106 m , * eAKrtÀOO, Chili — 9.40 p.m — Muai-qua 6e dense — CB-960.31 2 m 9.60 roèit TOIOO — 12.15 a m — Caused» aur de* problème* d'actualité — JZJ, 25.4 m.11.80 mér Radio-France fStation coloniale — *nr 2S.60 mètre») 8.15 p.m.Concert de musique enregi»-ttéé.T.1S p.m., information» en français et cours : Information* en espagnol, en Portugal*.s.OO p.m.Causerie par Mme de Gra-mont.10.06 p.m.Concert de musique energis-trée.11.00 p.m.Informations en français et coure; informations en anglais.11.45 p.m., Concert de musique enregistré* — Kstraits d'opérettes classique#.Radio-Italie (Station du Vatican — sur 19.83 mètres) 16.30 a.»., Emission en français.(Station IRQ, Rome — sur 25.4 mètres) 8.43 p.m.Programme vadé des stations italiennes 8.20 p.m., Nou veil*» en italien.9.00 p.m., Nouvellft en anglais — Ope- ra.11.20 p.m., Nouvelles en Italien, concert vocal: sport; dernières nouvelles 12.00, minuit, Nouvelles en anglais, en Italien; fanfare, airs du 19e siècle — Nouvelles en espagnol en portugais.Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètres — 960 kilocycles 8.00 p.m.Howell* st Wright, planistes 4.30 p.m., Fanfare de l'Armée américaine.j.00 p.m.Question» d'actualité devant le.Congrès.s.15 p m., Clyde Barde, baryton.a.30 p.m., EUle Thompson, organiste.s.35 p.m.Résultats de sport.7.00 p m.Mélodies poétiques - du 3 8 00 p.m.Concert Stadium Lewi- eohn — Prologue et premier acte (Le crépuscule des dieux), de Wagner — Direction Fritz Reiner.9.00 p m .Les amateurs du major Bowes 8 Jacksonville, Floride.10.30 p.m., La marche du tempe — Programme dramatique.WEAK — 454.3 mètre* — MO kilocycles 6.00 p.m., Archer Olbaon.organiste.6 00 p m., Quatuor Norsemen 7.15 p.m., Variétés vocales 7.45 p m , Helen Traubel .soprano.10.00 p.m., Music-Hall Kraft.11.15 p.m,, Quatuor nègre.WJ» - 394.5 mètres - 780 kilocycles • 3.00 p.m.Opéra-comique NB5.4.00 p.m.Matinee Club 5.15 p.n*, Stuart Oracey.baryton.8.00 p.m.Revue Shield w.5'»-URLL,90,îîert «ymp&anlque de Robin Hood Dell—Direction Vladimir Oolech- P .10 30 p.m., Muslo-Hall Piccadilly Radio-Canada Les Chantecltrs Lm Chantecler*.ce sont des chanteur.» de Sherbrooke.IL* ont formé une a&so-elation chorale dont les concerts dans les Canton» de l'Est sont particulièrement suida.Las auditeurs de Radio-Canada les entendront le Jeudi.22.de 6 h.30 à 6 h.45 p.m Ce concert est donné en hommage à la ville de Sherbrooke dont on fête cette année le centenaire.Cusson, violoncelliste et Pellerin, pianiste Gabriel Cusson.vloloneellUte, et tana Per-— - Armand Pellertn, planiste, joueront en duo lors de leur concert aux studios de CRCM.U 22.de 6 h.45 8 7 h , Roman- ce d» Schumann et Gavotte, de Lee.M Pellèrin Jouera trou étude» symphom-quas de Schumann Une visite ou pays Sunnyside Radio-Canada a voulu créer une diversion à traver* tes programmes en dirigeant son micro-balladeur ver* lé parc ,aî.Sunnyside.a Toronto, lé jéudl 22, à 7 hourts p.m.Un rpportairo permettra de suivre le* visiteur* au pavillon de tir, au carrousel, à la guaaoir* *8lle de danse, chez les batellert et .2?Pr*nclr* Pact en quelque sort* a cette fête populaire.Soliloque L*>n Kofman aux ?*ua!t* a* CRCM Jouera, le Jeudi, 29.de i' h.30 du soir à minuit, les airs suivants-The world U mine, Posford; I love a Ut-vie cottage, O'Hara; DU-mol que tu m'aimes.Durand: Parlez-moi d'amour, Le-no.r; La Source.Delibes; None but the Jschalkowaky; Pragmenu de 1 opérette Madame Sherry, Hoechna; Inspiration, Pauloa, Vendredi, 23 juillet Ondes courtes TCMO.— < ls P *1 — Fnfare japonaise — JZJ.25 4 m .1180 mig.ROME — 6 p.m — Nouvelles — Concert — Rome's Midnight Voice — 2RO 31 1 m., 9.63 meg LONDRES — s 30 p.m — La pêche dans le Northumberland — GSP, G80.Q8D et GSB.MOSCOU — 7 p m — Héroe des frontie-rlÂ2Iletltlue3 — RAN.21.2 ta.9.6 még BtTENOS-AYRES, Argentine — Petite *V«'PhojUe - LRX.31.06 m , 9.66 meg.SANTIAGO Chili — 8 45 pm — Svm-phonie — Opéra — Musique mternatlàna-» r-CB-99°.31.2 m 9 60 még.prn .Variétés — DJD.23.4 m 1177 még LONDRES — 9 30 p.m — They Never GSF* GSD* Gi6CIUng0 P*'rk' Ar*mt ~ OHI' ~ L1.30 p m — 0X Club — WgXK, 41.8 m., 8.14 még Radio-Fronce (Station coloniale — »ur ÎS.8# métro») 8 15 p.m.Concert: relaie de radlo-Parla 7 15 pm., Informations en français et eoura; Information* en espagnol, en portugais.8.00 p.m Musique enregistrée 10 00 p m„ Musique enregistrée 11 00 pjm.Informations en français *t cours; informations en anglais, musique enregistrée.Radio-! fa lie (Station 2RO.Rome — »nr 25.4 métros) 8.43 p.m.Programme varié des stations italiennes 8.20 p.m Nouvelles en Italien; concert •ymphonique, musique de chambre 9.00 p.m.Nouvelles en anglais: folklore.mu*ique brillant*; nouvelles en luiten.11.20 pm.Nouvelle* en lullen; concert vocal et Instrumental; nouvelles sportives; dernières nouvelles.12.00, minuit, NouveUae en anglais, en italien; concert sur requête.Radio-Etats-Uni?WAJK — MM mètre* — IM kUocyciec 3.00 n.m.Concert de la salle Columbia — Le Quatuor a cordes Krelner — Quatuor en *1 bémol majeur.1.30 p.m., La* troU console*.f / 4.00 Howells et Whlght.planistes 4 30 Fanfare de l'Armée américaine.5 00 Heure — Evénements sociaux.5 15 Orgue.5 30- rPogramme du foyer.8 13 Orgue.i 8 30 Heure — Heure récréative.7 00 Heure — Variétés musicales.7.15 Le tourisme chez nous 7 30 eL Dr Tranquille 8 00 Neuvalne à sainte Ann» 9 00 Heure — Major Bowes 10.00 Vin St-Oeorges 1015 Radio-Journal 10 30 Danse.11.00 Heure, température.11 00 Reporter sportif Molson 11.10 Danse CFCF — 500 mètres — *00 kilocycles C» CX — 49.96 mètres — *.005 kilocycles 4.00 Marin»» Club 1 5.00 Soliste 6.00 La bourse commentée.6.30 Nouvel’es tranaradlo.7.30 Soliste 7.45 Revue du sport.8 00 Orch Rudv Vallée 10.00 Music Hall.11.00 Demlérei.nouvelle» du *port, CHLP 261 7 mètre* — 11,20 kllarycle* 4.55 Sommaire.5.00 Cocktail capers 5.30 Heure, raéll-mélo 6 00 Raymar.6.15 Variétés 2 22 fh»hson» françaises 7 30 Heure — Gypsy Fortune* 7.45 Arthur Laplerr».ténor 800 International Salon 8 30 Le Père Jadis 9 00 Orchestre.9 30 For Mother and Dad 10.00 Concert master* 10 30 Nature has a story 1045 The Oayetle».11.00 Heure.VENDREDI, 23 JUILLET CRCM 328.7 mètres — ilo klloeyclar • 22 5,ur® ~ Disque*, concert.6 00 Heure.8.13 Le disque pour tou* 6.30 Causerie de m Jean Pèrrault.archi- hTbltarioM* ° “ d *rnéUor,lTlon »b* «•45 Lé Trio Vénitien ï îî M*ry 8m*11- chant, NBC.7.15 Musique tzigane 7.30 Heure — Nouveiiee.Ilî Bughouse Rhythm.NBC.8.00 Nous sommes en vacances, aketd.5 00 p.m.Marlon Car ley.ptanlstw.5.15 p.m., Quatuor Eton.8.35 p.m., Résultats de sport.7.00 p.m., Mélodies poétiques 8.00 p.m.Variétés du Broadway 9 00 p.m., Programme Hollywood — Fred MacMurray et Charles Ruggles.dans des scènes d"Exclu*lve" — Revue dramatique et musicale.WEAF — 454.3 mètres — *60 kilocycle) 3.00 p m , Arthur Lang, baryton.6 00 p.m.L'éducation dans les nouvelles.6 15 p.m.Barry McKinley, baryton.8.00 p m.Concert Cities Service — Orchestre Rosario Bourdon 9.00 p.m., L'Heure de la valse.WJZ — 394.5 mètres — 760 kilocycle* 4.00 p.m , Matinee Club.5.45 p.m., Jackie Heller, ténor.7.15 p.m , Fray et Bragglottl.planiste».10.35 p.m.Les chanteurs de lleder 1105 pm.Promenade-Concert — Revue de Roy Shield; chorale a cappella de Noble Gain: Vivian della Chies», soprano; Edward Davies, baryton.Radio-Canada Les disciples de Pan Les disciples de Pan, c» sont les flûtistes Hervé BalUargeon, Lucien Oagnler, Lucien Rochon et Fred Hardman.Ils Joueront, le vendredi, 2, à 7 h.15, pour l'auditoire de Radio-Canada, des oeuvres de Mozart, de Frltache, de MacDowell, de Kling et d’Alession.Cest la première fol* qu'on entendra à la radio, chez noua, un pareil ensemble.Cette Initiative de M.Hervé BalUargeon Intéresse les dilettantes tant è cause de la nouveauté du genre que de la compoeltlon d'un programme spécialement adapté au genre.Festival de musique française De 8 h.30 à 9 h.p.m , Radio-Canada; Prélude du déluge.Salnt-8a#ns, l'orchestré; Scherzo de la 2e Symphonie, Saint-Saëns, l’orchestre, Concerto numéro 1.en la mineur, Saint-Sains.Soliste: Jean Bel-land, violoncelliste; Marche militaire française, de la Suite algérienne, Saint-Saëns, l'orchestre.Les échos d'un jardin viennois Jeanne Deajardlna, soprano, et dulilau-me Oagnler, corniste, seront les solistes au concert que diffusera, le vendredi aolr, 23, à 9 h 30, sous cette rubrique.Echos d'un Jardin viennois, la Société Radio-Canada.Jean Deslauriers, chef d'orchestre, a préparé le programme suivant: Enthousiasme (chanson Joyeuse), Walter C.Schad, l'orchestre, directeur: Jean Deslauriers; Un noir sapin se dresse.T.Liszt, Jeanne Desjardins, soprano; Fur Elise, L.van Beethoven, l'orchestre; From Youth's Happy Day, Bob.Radecke, Jeanne Des-‘ardins, soprano; Marguerite, F.Schubert, solo de cor par G.Oagnler; Schon Rosma-rin.F.Krelsler-Roberts.l'orchestre; Impatience, F, Schubert, Jeanne DesJardins, soprano.Récital Onderet M.Maurice Onderet.violoniste, Jouera pour l'auditoire de Radio-Canada, le vendredi.23, à 10 h.30 p.m.avec Mlle A.M.Hawkins au piano, les airs suivants: Danse slave, Dvorak; Murolenne.Joaquin Nln; La plus que lente, Debusey; Scherzo Tarentelle, Wlenlawskl.Causerie de M.Jean Perreault, à CRCM M.Jean Perreault, architecte et vice-président de la Chambre de Commerce de Montréal, donnera une causerie au poste CRCM.le vendredi *otr, 23.è 6 h 30, sur le plan d'amélioration aux habitations.Cette causerie sera relayée par les autres postes du secteur français de Radio-Canada.CRCK.Québec; CHNC.New-Carllalt; CRCS, Chicoutimi; et CKCH.Hull.L'Heure provinciale 8 00 p.m., CKAC — Programme de concert, avec le concours de Mlle Jacqueline Morin, planiste; Mlle Marie-Anne Asselln, mezzo-soprano, et M Gérard Gadoua, basse chantante Piano: Fantaisie, chumann, Mlle Jacqueline Morin: Chant: Pour mon blen-almé, René, Mlle Marie-Anne Asselln; Intermède: Les Millions de Marins.Hsnrl Farémont; Chant: Les derniers Jours du Cid, Mercier, M Gérard Gadoua; Piano; Sonate en ré, Scarlatti.Mlle Jacqueline Morin; Chant: La Rose sauvage, Schubert.Mlle Marte-Ann» Asselln; Causerie: L’Inflation et l’assurance sur la vie.M.Gérard Parizeau, professeur k l’Ecole des Hautes Etudes commerciale»; Chant; Le» deux Grenadiers, Schumann.M.Gérard Gadoua: Intermède; L'apprentl-poète.F.Praz; Chant: Idéale, Tostl, Mlle Marie-Anne Asselln; Piano; Conte, op.28, no 3 Medtner, Mlle Jacqueline Morin SOMMAIRE JEUDI, 22 JUILLET CRCM — 329.7 mètres — 910 kilocycle» 5 30 Heure — Concert, disque*.6.00 Heure — L* bourse.,* 6.15 Le disque pour tous 6 30 Chuchu Martinez, ténor NBC 6.45 Gabriel Cusson, violoncelliste, et Armand Pellerln, planiste.7 00 Description du parc Sunny*lde, 7.30 Heure — Nouvelle*.7 45 Cabin in the Cotton, NBC .5.00 International Salon — Orch.sous la direction de Stanley.Sollatea: Corinne Mura et Raoul Nadeau.8.30 Orchestre symphonique Robin Hood.NBC.930 Heure — Midnight In Mayfair.1000 The Ghost Room.10.30 Mademoiselle au piano: Jacqueline Lapointe.10 45 Radio-Journal bilingue.11 00 Heure — Music for Music’s Sake 11.30 Soliloque CKAC — 411 mètres — 730 kilocycle* CHLP — 286 mètre* — 1120 kilocycle* 8.55 Sommaire.9 00 Heure — Chansons françaises.9 30 Musique militaire.9 45 Buanderie St-Hubart.10.00 Musique de danse.10.15 Buanderie fédérale 10 30 Emission Living Room.10.45 Musique de danse.11.00 Le quart d'heure Jastnme.11.15 Musique de danse.11.30 Maison Benoit 11.45 Salon Bernadette Bol vin 12.00 Heure — Heure féminin».2.00 Heure — Variétés instrumentales.2 30 Fin de l'émission.4.55 Sommaire.5.00 Thé dansant 3.30 Heure — Méli-mélo.6 00 Raymar.6 15 Variétés e 50 Chansons françaises 7.30 Heure — Commentateur sportif.7.45 Phü Ladoueeur 8 00 Recollections of yesteryear*.8.30 Raga.9.00 Orch.de l'auditorium.9.30 Meunier da Sylva, planiste.10 00 Campus Caper*.10.30 Orchestre — Heure * * V Longueu- d’tmgg» de* postes, an métra* KUocyolae 910 730 600 0,005 1.126 645 900 ijio 1.200 MO •00 760 790 1,080 U00 Poer» DE Lu» CCR et en kilocycle*: Poète* Mètre» CRCM 329.7 CKAC 411.CFCF 590.CFCX 49.98 CHLP 268.CHRC 465.CHNC U2.5 CHTCV 322.CRCP 300.WABC J48.6 WEAF WJZ 454.3 394.S WGY 379.5 wmo 382.8 WLWL 2728 Provinces maritime*: CHNS: Halifax .CFBN: Fredericton .CJOB: Sydney .CHGS: Summerslde .Québec ; GROS .CRCS; Chicoutimi .Ontario: CKLW: Windsor .CK ON ; Toronto .CRCT: Toronto .Provinces de 1 Ouest: CJCO; Lethbridge .CFQC: Saskatoon .CKY : Winnipeg .Colombie britannique: CKOV : Kelowna ________ Kilocycles 1050 à 930 1030 A 550 880 k 1240 1120 à 1150 9.30 à 1050 1030 k 950 840 k 1030 1030 k 1420 960 k 840 840 à 1230 1230 k 840 T80 k 980 1210 k 630 Ciné-Guide QmlqMi biéicatiens ter les filmi è l'efficKe «ujour-4'hui ___________ Nee» n**s *ff*r)*ns «k ésnner ici *i» m •cénari*.la réatiiati*n *9 l'interpréta-fi*n *•) film* éts InéicatiM* qui p*rm*t-t*nt é* *• r*«»nnaltr* à travers l'akan-ésnt* *r*da«ti*n d«s studio* d* Pranaa, da* Itatt-Uni* *t d’AngUtarr*.*t do f*«illt*r I* choix d'un programme qui répond* aux tioftte d* slueun.N*u» r.j t*n*M* waeun compta dan* •*tt* colonne d*i rétlam** d** exploitant* du alndma; tout no* r*nt*lgn*-m*nt* «ont «mpruntés aux *•(*'«1 I** plu* *ut*rtié«*.It estt* «tuoniqu* n* paraît qu* pour l’Information de no* l*c-t*ur«, III* no contient aucun* annonce pavant*, *u déguiié* tou* ou»1*»" forme qu* c* «oit.N «ni rxwwM* p» *r» «avoir adopt*, la* sotatlonz moral** d* I* '‘Centrale Catholique du Ciném»" *t d* la “Légion ef Decansv’' P rca qu'elles n* tiennent natur*ll*m*nt pat compta dos condition* partlaulfèroi au Québo* notamment r*bs*n«* do* enfant», or I* travail d* la -eniur» provincial*.Noua noua an ln«-ylrarant aapondint.conformément aux directive» d* l’ancycllqua “Vlgllsntl aura’', peur signaler, d'un» part.Isa film* haultmanf recommandable* *t.d’autro part, eaux qui arttllont da* rJaarvti ié-rlauiat ou qui «ont nettement condamnable»; n est •* tendu qua la* autra* film» tant *n«eptible» ooat da» ««prit» avertit.Premièras "Capltor* A DAY AT THR RACER — Comédie bouffonne qui va jusqu'à la vulgarité.Un» série de ménrlsf» et de ''gags qui transporte la spectateur d’un sanatorium à une piste d* course et d« la pista de course au sanatorium à 1a suite d’un vétérinaire qui pose au médecin Production Metro-Ooldwyn-Mayer, réalisation, de Sam Wood Interprètes les frère» Marx, Oroucho.Chlco et Harpo.Allan Jon*a.Maureen O'Sullivan.Pour adulte*.THE THIRTEENTH CHAIR — Roman policier oft 1# flair a'avère plus efficace que 1# spiritisme Interprète» : Dame Mav Whltty.Madge Evane, Lewi* Stone.Four adultes "Cinéma du Parle' CBSAI., •- Film de Marcel Pagnol, lu-Umrétea: Raimu.Or ans DemaaU.Charpin, Pierre Fresnay.Allda Bouffe La trl.ortc mariaUlaise da Marcel Fa-«ao) e atnèvr 8.30 U fasti val d» musique française 9 00 Heure — Shadow» on th» grar 9.30 Echo* d'un Jardin viennois.10.00 Programme de variétés.10.30 Maurice Ondsrat.violoniste, et Sé- vértn Molsse.planiste 10.45 Radio-Journal bilingue.11.00 Heure — Promenade Concart.NBC.CKAC — 411 mètre» — 730 Mloeyeie.7.15 Mélodie* rythmée».7.25 Sommaire.7.30 Pot-pourri matinal.8.00 Sérénade matinale 8.13 Les nouvelles 8.30 Chansons française*.9.00 Metropolitan Parade.9.30 Programme Rlnso.9.45 Bonjour madame.10.00 Heure — Raymar 10.13 Dalton Brothers.10.30 Between the bookendt.10.45 Ma Perkins.11 00 Magazine of the air.11.30 Big Sister.11.45 Service rapide.12.00 Heure — Service rapide.12.15 Marchanda de Jollette.12.45 Programme trlfluvlen.1.00 Heure — La bourse.1.15 Mercuriale des produits laitiers.U 7 Température 1.18 Chansons françaises.1.30 Mélodies d’orgue.2.00 Le trio Mignon 2.15 Chanteur Zymopho*.2 25 Le monde féminin.’ Nouveautés Instrumentales.3.00 Salle de concert Columbia — Quatuor k cordes Krelner.3.30 The Three Consoles.4.00 Chant par Bob Byron, 4.15 Among our souvenirs.4.45 Bon voyage.5.00 Heure — Evénements sociaux.5.15 Eton Boy».5.30 Heure — Programme du foyer, fi 15 Nouveautés Instrumentales.6 30 Heure — Heure récréative.7.00 Heure — Chansonnettes.7.15 Gogo de Lys et Jack Shannon, chanteurs.7.30 Herbert Foote et ensemble.7.45 A bâtons rompus 8.00 Heure provinciale.9 00 Heure — Hollywood Hotel.10 00 Elmer Ferguson et Tl-Jos.10.15 Radio-journal 10.30 Neuvalne k sainte Anne.11.uo Heure — Température.11 00 Le reporter sportif Molson.11,10 Ted Lewla et orch 11.30 Orch.Croeby.12 00 Radio-minuit.CFCF — 500 mètres — 000 kilocycles 1 00 La bourae.1.30 Trio de concert Mont-Royal.1.45 Parole» et musique.3.00 Radio-théâtre 4 00 Matinee Club.3.00 Soliste 5.15 DJo» de piano.5.30 Musique.5.45 Le» courses d'Aritngton.fl 00 La bourae commentée.6.20 Nouvelles éclair» 6.30 Fantaisie musicale.7.15 Studio.8.45 La Ligue du progrès civique 9.30 Concert de Grand Park.11.00 Dernières nouvelles du «port.CALIFORNIA STRAIGHT AHEAD._ Un film qui porto sur la vie da* camionneur» qui font la transport sur lo* grandes routée.Interprètes: John Wayne.Loulae Latimer.Pour tou»."Granada* FAIR WARNING.— Voir "CorOB»*, "Lord-Ntlson* THBY WANTED TO MARRI die: les tribulations d’un Com4 veionpamsat extrême (8 h.40fUproj#e-tlon) dans laquel.* aou* assistons *_la mon d* Panisse et au k Fanny.Cette finale “* rUlU’tr»Uo“ de cette parole érsngéUdue.La,.mUi.délivra'.Dans la* compHoetlons laa amenées par la lkeb«t» a*' ‘;?f "Si.V golsme de* autres, l’aveu loyal >- uJ,®.1 *“ te.st rigoureux qu'il apparaisse dabord.est en définitive le seul moyen d» dénouer la situation.H «et regrettable que cr£d.l'4*dr»! tangag» déparent, ça et l«' S?éh«r.m?nîlQ^U'cVr.m' mÆ lEl.die: le.tribulation, d'un photograph.In-ront *»é*erem.»ntU*''nt«r»*utlon du prêtre, terprète».Betty Fumes».Gordon Jone».qui.Justifiable on sol »PP*ralt aur» «t Henry Folker É.-E.Clive.Production Ra-maladfroita." (Choisir).dl° Pour tou* Matonnouva* LA ROSE EFFEUIELEE — Mélodrame, scénario et réalisation de Georges Fallu.Interprétez : Jacqueline Francell, Mady Berry Alice Tissot.Raymond Galle, la petite Gabrlelle Farguette, Marie Aldnna "Malgré son titre, ce film n'est religieux ou» par le pacage artificiel d'une courte hagiographie .sainte Thérèse de Lisieux) sur un mélodrame banal où l'on a su mettre tous les Ingrédients capables de porter sur un public peu exigeant”.(Choisir).CLOITREES — Un documentaire sur la vie au monastère, "Monklond- Même programme que le "Belmonf "Mount-Royal" A FAMILY AFFAIR — Mélodrame: c'est l'histoire d’un juge qui veut sauvegarder son honneur à tout prix.Interprètes; Lionel Barrymore, Cecilia Parker, Eric Linden.Julia Hay don, Mickey Rooney.Pour tous MURDER GOES TO COLLEGE.— Roman policier qui veut être amusant.Interprètes: Lynne Overman.Marsha Hunt, Rosco earns.Pour adultes."Orléans” INTERNES CAN'T TAKE MONET — Drame qui »e déroule dans un hôpital.Réalisation d'Alfred San tell, Interprètes: Barbara Stanwyck, Joel MoCrea.Lloyd Nolan, Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS 6 INGENIEURS COMPTABLE H.lAbmCQUL.M G PâpInëaTi \9‘ Aafimzua-alOHèrrai.M CAI L LOUK-, G «J PAPlMt ”folac9‘ | UNDER THE RED ROBE — B^an de cape et d’épée qui se P*»®e au I cardinal de Richelieu, LJ* j ne se sont guère souciés de faire “J^r® ! historique, recherchant »v»nt tout 1 effet : dramatique.LTntérét est soutenu et le leu de* acteurs ficellent.Production Twentleth-Century-Foi Interprètes.Conrad Veldt, Romney Brent, Annabella, Raymond Maasey.Pour tous.SHE HAD TO EAT - Comédie sentimentale.Interprètes.Jack Heley, Rochelle Hudson.Pour adulte».IriGÉMiEUft^ conytit/ IX/ iHKHfe»/ AMOC\l/ _ «?OOUT.RUL -/T-JACOUt/- hontji£ai PLAHAU 3élM-34ô2 — tPlrlCL THtMU/ "Prlnctii" RIDING ON AIR — Comédie-bouffe: le» aventure* extraordinaires d’un Journaliste de province nul se terminent par un combat en avion contre des contrebandiers et une descente en perachute.Interprètes: Joe-E.Brown, Guy Xlbbee, Florence Rlce.Pour tous ACCUSED — Une hUtoIre de meurtre qui «e déroule dans le monde du théâtre.Interprète»: Dolores Del Rio- Douglas Fairbanks, fila.Pour adulte»."Saint-DMis” L’APPEL DU SILENCE — Cette biographie filmée du père de Foucault.1 apôtre du Sahara, a valu à son réalisateur, Léon Poirier, le Grand Prix du Cinéma.Re-marquabie photographie des paysages de l'Afrique, décor digne de la grandeur du sujet.Interprètes: Jean Yonnel, qui tient avec respect et talent le rôle du père de Foucauld, Pierre de Guingand, Alice Tissot.Thorny Bourdelle, Jean-M Laurent, Mlhalesco, Jacqueline Francell.Pour tous.LE FAISEUR — Adaptation cinématographique assez pauvre du roman de Balzac, réalisation d'André Hugon.Interprètes: Pauley, Elmlrc V—Mer.Jane Bore-ley, Mlhalesco.Pour tous.LES MINES Service général da renseignomenh J.SAMUEL LEPAGE.l ng.Cit.3493 RUI BERRI (Juste au sud de Charrier) HArbour 1177 — MONTREAL sur un» o an do d'un d* Reprises "Amherst” TH* PRINCE AND THE PAUPER — Adaptation cinématographique de l'oeuvre de Mark Twain, le grand humoriste américain: 11 s'agit des aventures d'un jeun» héritier au trône et de son sosie, un Jeune mendiant, dans le cadre de l'Angleterre du XVIe alècle, Cstte fantaisie est une réalisation de WiUlim Keighley.Interprètes: les deux frères Mauch, Billy et Bobby, Claude Rains, Henry Stephenson, Errol Flynn, Barton McLane.Pour tous."Arcadt" LA BELLE EQUIPE - Drame qui met en ecéne cinq compagnons, cinq chômeurs, que séparent les vlsclssltudea de 1 existence et les femme».Réalisation de Julien Du-rlvler.Interprètes; Jean Gabln.Charles Vanel, Almos, Charles Dorât, R.Medina.Granval.Micheline Cheirel, Charpin, Viviane Romance.“Il est dommage qu» tant de talent soit dépensé â soutenir une oeuvre brutal», sans aucun arrlére-pian d’idéal.En outre.la verdeur d’un langage trop réaliste, le* provocants déshabillés de la femme Olna, sa situation vls-â-vls des deux hommes, sa situation tout court, enfin 1# meurtre final, nous mettent dans l'obligation de déconseiller strictement c» film." (Choisir)."Balmont” YOU ONLY LIVE ONCE — Mélodrame: Il s'agit d'un Jeune forçat qui veut refaire sa vie, mais qui se volt ramené devant la justice sur une accusation fondée sur une preuve de circonstance.Interprètes: Henry Fonds.Sylvia Sidney.NOBODY'S BABY — Comédie: les tribulations de deux Jeunes filles qui se chargent de la garde du bébé de l'une de leur» amies.Interprètes; Patsy Kelly.Lyda Robert!.Lynne Ovarown.Robert Armstrong.Four tous."Ch a too u" LES REPROUVES — Aperçu à l'écran de la vie menée, aux bataillons d’Afrique, par les Jeunes soldat» qu'une faute de Jeunesse a envoyés faire leur service militaire dans le Sud.L'exemple et la bonté d'un de leur» officier» fait, de ce* mauvais sujets d'un Jour, des héros accessibles aux plus nobles sentiments.Film tiré du roman d'André Armandy; réalisation Jacques Séverac.Interprètes: Pierre Mlngand, Pierre Magnler, Jean Servals.Janine Crispin, Glna Manéa Pour adultes.LES JUMEAUX DE BRIGHTON - Vaudeville.Adaptation cinématographique d'une pièce de Tristan Bernard.Il s’agit de deux Jumeaux dont la ressemblance donne Heu à des quiproquos sans nombre.Réalisation de Claude Heyman; Interprètes: Rsirau, Michel Simon.8uzy Prlm."Oe vaudeville aux situations équivoque* et aux propos gaillards s'alourdit encore de costumes suggestifs, de maillots, de oropos lestes Bien que le ton comique atténue l'Impression.Il n'a aucuune raison d être accueilli chas nous." (Choisir).•'Corona" FAIR WARNING, Roman policier.Interprètes: Helen Burgess, John Howard Payne, J.Edward Bromberg.MEN IN EXILE.— Mélodrame où 11 eat question d'évasions, de contrebande et de révolution.Interprètes: Richard Purcell.June Travu.Pour adultes "Dominion” THE SOLDIER AND THE LADY - Version américaine du "Michel Strogoff" de Jules Verns Interprètes: Elizabeth Allen, Anton Walbrook DON’T TELL TH* WIFE — Comédie.Interprète*: Guy Ktbbee, Una Merkel.flnctro” HELENE — Adaptation cinématographique du roman da Vlckl Baum.Interpré* t«» Madeleine Renaud.Constant Rémy ‘ déduction d’un* Jaune fin*, enfant avant marlags, tentation d'avortement, eulelde, Infidélité conjugale, et, pour finir.on laisse croira k un divorce et â un remartag* Toutes ces misères morale» sont enveloppées dans des épisodes traversées par un souffle de bonté, d'amour du travail, de dévouement.Il n'en *«t que plus dangereux de laisser croire qu* cartam» problèmes tragique» n'ont d'autre solution qua i* désespoir ou le divorce.Somme toute, un film «'Inspiration païenne".(Choisir), cèle portaft aur c» film tel que montré k Paris.On nous dit qu* i» film aurait été remanié de tond en combl» par notre censure.Qu'en resta-t- J'ARROSE MES GALONS — Comédle-vaudevllle.réalisation de René Pujol Du gros comique, interprétée: Bach, Marguerite Plerry, Oudart, Cordy.Germaine Roger, Colette Darfauli."Emprtîï"' OLD BUTCH — LTnstolra «ru pareaaéux qui permet â la police de mettre la main sur des btndiu et qui obtient une lécom- fienae qui asesura l'avenir de ta famille, nterpretes.Wallace beery.Cecilia Parker.Eric Linden.Pour tous.SINNER TAKE ALL — Drera».Interprètes: Bruce Cabot.Margaret Lindsay."Français” FIFTY ROADS TO TOWN — Comédie qui i reprend une loi» de plus le thème de ] rhérltlére qui trouve un rr»»rl en voya-; géant, d'un bout k l’autre du pays pour i protester contre l’autorité paternelle.In-, terprètee Ann Sothern.Don Ameehfl.Ja-| ne Darwell, siln Summerville.Paul Hurst, John Quaien.eian Dlnehart.Stepln Fet-1 cnit.I CHARLIE CHAN AT THE OLYMPICS — Roman policier qui permet k l'Ulust'e policier chinois de s* distinguer en AMema-pi».Interprète* Warner Gland, K*>» Luke Katherine DeMIU».Layne Torn, fila."Imparlor A STAR is BORN — Drame qui raconta l'ascension d'un* vedette du cinéma k Holiywooo Remarquable film en couleurs dû au éxiuataur David-O Kelantok Interprètes : Janet Oavnor.Frederic March.Adolphe Menjou.Il faut «éplwct qu'un suletdn vlenw- gâte» !'Intrigue.Fou» adultes."Orphaum* WAIKIKI WEDDING — Comedle musicale daru le décor d’Hawaii.Interprètes: Bing Croeby, Bob Burns, Shirley Rose, Martha B?na- TIME1 OUT FOR ROMANCE — Comédie: les aventures d'une héritière qui trouva un mari en fuyant celui que sa mér* voulait lui Imposer.Interprétés: Clair» Trevor, Michael Whalen.Pour tous.“Outremont" Même programme qu» r'Emprese"."Poplnoau” THE HOLY TERROR — Comédie; tl s'agit d’une fillette qui s amuse avec les matelots Interprètes: Jane Withers, Tony Martin, Leah Ray, ES Bvendel, Pour tous."Plaza" OUTCAST — L'histoire d'un médecin an butte aux persécution* de la famille d'un patient décédé.Interprète»: Warren William.Karen Morley, Lewi* Stone.Production Paramount.TIME OUT FOR ROMANCE — Voir "Orphaum”."Reganfk prlntemp».Dialogue brillant.Production Warner, réalisation d’Archie 1 WAY OUT WEST — Comédie bouffonne: les aventures désopilantes de Laurel et Hardy dans les réglons minières.Pour tous.I PROMISE TO PAY — Film tiré du roman de Lionel Houaer's.qui porte sur l'usure.Production Columbia, réalisation de Ross Lederman.Interprètes: Chester Morris, Helen Mack, Leo CarlUo.et Thomas Mitchell."Rex" WHEN'S YOUR BIRTHDAY?— Comédie: Joe Brown verse maintenant dans l’astrologie, et les étoile» ellea-mémes se volent forcer de changer leurs cours pour ne pas démentir les découvertes de ce brillant Jeune savant.Interprètes: Marian Marsh, Suzanne Kaaren.Fred Keating, Maude Eburae.CRIMINAL LAWYER — Mélodrame.Interprètes : Lee Tracy, Margot Grahazne, Eduardo ClannelU."Rialto" WAKE UP AND LIVE — Comédie musicale.Interprètes: Ben Bemle, Walter Wlnchell, Jack Haley, Alice Paye.Pour tous."Rosamount" Même programme que 1* "M6unt-Roy*l"„ "Sevilla” CALL IT A DAT — Comédie fantaisiste, tous les membre» d'une famille, le père, la mère, le fils et les deux fille», deviennent soudainement amoureux â l’approche du _.Pro barré, a j Par donne*-moi mort Pkra H Encor* un* AhR , mon enfant,'l V» fouY oublie.' compagnon* «H •tche du lac T B»é,unV i merci.I kltenc l àro*, trtSson U t Avoua surlaiA.men R.fltr*.vent m*« flu» slnctras rvmn-ciemenGi; àtt affairaaJV prèsscex mapprHant ïrtonlrt Vl j* para ai yréciylliminenÇv-, comprtnex pourquoi!,-— X vüLUMt aXVIII — No 167 ,fc DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 22 JUILLET 1937 L’entente entre Canadiens français n’a 'amais existé - Rarement groupement humain fut plus divisé La se trouve une cause importante de leur faiblesse — Et ce jeu meurtrier continue Aucune idée commune sur l'essence même de notre nationalité Canadianisme-Séparatisme—Fédéralisme - L'unité nationale —« Que les Canadiens français mettent, enfin, un terme à leurs dissensions Conférence de Me Antonio Perrault, à la Semaine sociale de Saint-Hyacinthe Saint-Hyacinthe, 22.(D.N.C.) — Hier soir, à la séance de la Semaine sociale, que présidait Son Eminence le cardinal Villeneuve, Me Antonio Perrault, professeur à l'Université de Montréal, a donné la conférence sur le sujet suivant: unité nationale et unité canadienne.En voici un résumé: Coopération nationale Coopération nationale: ce sujet, traité à cette Semaine sociale, s’adresse de préférence aux Canadiens français.Trois caractères les distinguent: ils sont catholiques, descendants de la race française, fils de générations qui, depuis trois cents ans, demeurent en territoire canadien-américain.Coopération nationale; ces termes veulent donc dire: travailler ensemble à produire une oeuvre comme catholiques, comme mainteneurs, au nord de l’Amérique, de l’héritage français, comme citoyens du Canada.Catholiques: à ce titre,«les principes relatifs à la coopération ne sont pas particuliers aux Canadiens français.Cette coopération doit être pour eux ce qu’elle est our tous les fils de l’Eglise catholique.Il y a quelques mois, Sa Sainte-é Pie XI, s’adressant au pèlerinage de l’Art^ catholique, résuma ses onsijt^Ten ces mots: “Avant tout, l’unie^/ après tout, l’union; par-dessu tout, l’union”.Parlant à lontréal le 17 avril dernier (1937), Son Eminence le cardinal Ville-neuve répéta, pour notre milieu, e même mot d’ordre.Au reste, le christianisme, basé sur un unique fondement, la cha-ité, l’amour du prochain, — commandement aussi grand que celui ui lie les hommes à Dieu, — pouvons-nous revendiquer le titre de _hrétiens si l’on n’est pas disposé, ans les détails des jours, à coopé-,.er avec ses frères en religion?Le second aspect de notre sujet ise la coopération entre Canadiens rançais considérés sous l’angle racial et leurs relations avec les mires peuples vivant au Canada.Ce hapitre de notre enquête prête à controverse.Il existe de si nombreu-es et si profondes divergences en-re les opinions.Où passe la ligne roite?Comment combler le fossé creusé, entre les idées et les homes de notre race?Coopération nationale: ces teres éveillent ici deux idées: ac-ions accomplies en commun par es Canadiens français en tant que euple distinct, ou bien oeuvre oursuivie de concert entre Cana-iens français et les autres élé-ents ethniques vivant au Cana-a.Dans le détail des jours, ces ctivités diverses se compénètrent.Toujours divisés L’entente entre Canadien fran-ais n'a jamais existé.Rarement roupement humain fut plus divi-é.Que de guerres intestines, que ’e querelles entre ces frères du même sang, que de rivalités, quelle nvie, quelle jalousie! Si encore les rincipes avaient été en péril.Ces ntipâthies meurtrières portaient la lupart du temps sur des niaiseries, es questions de second plan; au-ourd’hui elle nous feraient sourire i leurs conséquences ne nous foraient de pleurer.L’histoire nous nseigne que ces 177 dernières an-ées furent marquées par des luttes ratricides que se livrèrent les Ca-adiens français.Là se trouve une importante cause de leur faibles-e.Le jeu meurtrier continue Et ce jeu meurtrier continue, ucune idée commune sur l’essence, ême de notre nationalité.Dans es discours d’apparât, ronflement ur le passé, le présent, l’avenir.Pé-étrez dans les dtmsciences, écoutez attre les coeurs, prêtez l’oreille ux conversations intimes, celles qui e poursuivent entre amis, portes loses.Quelles divergences sur des oints essentiels de notre survivan-•e! Comment est aujourd’hui jugé e choix prononcé en 1760 par nos ncêtres?Devaient-ils devenir An-•lo-Saxons et protestants, ou per-islcr à demeurer catholiques et ançais?Si la dernière alternative tait unanimement acceptée, par es Canadiens français, y aurait-il ant de discussions sur des sujets iés étroitement au problème essen-ie) de notre survie comme collec-ivité distincte, ou à notre fusion à la majorité anglo-saxonne?Si l’accord existait sur l’appréciation des faits imposés en 1867 aux Canadiens français par la Confédération canadienne, sur l’avenir qu’elle leur prépare, les moyens à prendre pour qu elle tourne à leur avantage, y aurait-il tant d’attaques contre certains hommes de chez nous, quelques compatriotes qui nous font le plus grand honneur, y aurait-il de si grandes variétés d’opinions concernant notre attitude envers les autres races qui peuplent le Canada?Ecartons ces nuages.Efforçons-nous, du moins, de constituer un noyau central, je veux dire un groupe de Canadiens français qui, fidèles aux meilleures de nos traditions, conscients des périls de l’heure, rechercheront, en pleine liberté et sincérité d’esprit, à pousser les nôtres dans la seule voie où il leur sera possible de continuer leur oeuvre au nord de l’Amérique et ne pas faillir à leur mission.L'entente sur quelques principes Pour maintenir entre eux l’harmonie, et une nécessaire coopération, les Canadiens fiançais doivent pratiquer la règle reconnue par les casuistes: “In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus charitas”.En ce domaine de la survivance des Canadiens français, il y a des choses essentielles et d’autres secondaires.Qui nous le fera découvrir et discerner?Le sens national, la conscience de nos origines et de notre destin, l’aptitude à saisir ce qui favorise ou contrarie la vocation de notre race.Ce que l’on réclame ici, c’est l’unité dans la race, l’entente sur certaines formules essentielles, leur défense, — par la parole et la plume, — contenue entre les bornes d’une critique marquée par la loyauté et la justice.Ce que l’on demande aux Canadiens français, c’est de s’entendre sur quelques principes essentiels, mettre un terme à leurs dispensions, à leurs désunions affichées quotidiennement sous les yeux de gens qui trouvent dans ces discordes, raison nouvelle de faire échec à nos aspirations.Malheur! Pour atteindre h cette dignité, sachons enfin nous élever au-dessus des personnes, jusqu’à la réunion des idées.Quelle force accrue aux Canadiens français le jour où ils seront devenus capables de se préoccuper moins des individus et davantage de leurs idées, de leurs actions, considérées sous l’unique point de vue de l’intérêt public et du bien commun.Malheur! Dans les discussions publiques, dans les articles de revues et de journaux, ce que les Canadiens français recherchent, ce n’est jamais le programme, l’initiative, la pensée neuve et féconde, mais l’adversaire que l’on veut darder, l’ennemi au front duquel l’on veut attacher l’un des sept péchés capitaux.C’est l’individu seul que l’on considère.Estul du camp adverse?C’est un être nuisible, ses idées ne valent rien.Souhaitons que les Canadiens français trouvent enfin l’intelligence et la générosité qui portent à songer moins aux individus qu’aux idées qu’ils émettent.Que dans les discussions publiques,' au prétoire, dans les conseils d’administration, au parlement.Us s’arrêtent non à la personnalité de l’adversaire, mais à scs pensées.Qu’ils se préoccupent moins de s'amoindrir qu’à tirer parli de ses doctrines, moins de porter au pinacle un ami ou de jeter aux enfers un adversaire, que de rechercher la parole, la phrase, l'action, le sentiment, la pensée, la doctrine qui aideront les Canadiens français à vivre, conserver, au nord de l'Amérique, une note originale, infuser à la vie canadienne et américaine, parfois si lourde de préoccupations matérielles, une valeur d’ordre et de spiritualité.Cette attitude simplifierait le problème de nos relations avec les autres peuples vivant au Canada.Ici encore divergences de vues.L’on ne s’entend ni sur la nature de la Confederation, ni sur la situation qui doit être faite à certains éléments constitutifs du pays canadien, encore moins sur l'orientation qu’il convient rie lui donner.Je classe cette variété d'opinions sous trois étiquettes: le canadianisme, le séparatisme et le fédéralisme.impottéi Le fédéralisme Soup la première appejlation se placent les partisans du grand tout canadien; sous la seconde, les séparatistes, désireux de voir la province de Québec se muer en un Etat ouvertement français.M.Perrault ople pour la troisième Ihéo-rie, le fédéralisme.La constitution de 1867 créa ici un Etal fédératif, non un Etat unitaire; elle réunit des provinces, c’est-à-dire des entités juridiques possédant une vie propre; elle accorde égalité de droits à deux croyances religieuses, la catholique et la protestante, à deux langues, la française et Tan-glaise.L’heure est-elle venue de modifier cette situation de droit et de fait?Serions-nous justifiables de pousser vers la fusion ou le mélange tous ces éléments divers.Devons-nous faire machine arrière, revenir brusquement au point où nous en étions en 1867, au fractionnement de l’Etat canadien?Présentemenj.des réponses négatives semblent seules convenir à ces deux questions.Unité nationals Le canadianisme parait être une théorie fausse, contraire à l’esprit de la (Constitution de 1867 et mortelle pour les groupes ethniques constitutifs du Canada.Illusion dangereuse que de parler unité nationale ou canadienne.Unité (uni-tas, unus, un seul, qualité de ce qui est un), s’oppose à pluralité.Appliqué à tout le Canada, ce terme renferme une erreur ou du moins une équivoque.Ce terme unité ne peut convenir qu’à la cohésion necessaire entre les fils d une même race.C’est le terme que nous reservons, par exemple, à la cooperation entre Canadiens français.Unité nationale, union canadienne, telle paraît être Tunique formule conforme à l'esprit de la Confédération.Unité chez les Canadiens français, union entre eux et les autres groupes ethniques, formule suffisante à sauvegarder l’esprit et la lettre de la Constitution de 1867 et capable de favoriser le développement normal du Canada.Le séparatisme Au chapitre du séparatisme, M.Perrault signale mainies objections qui furent faites aux tenants de cette théorie et qui demeurèrent sans réponse suffisante.Une entre autres: par auels moyens les séparatistes veulent-ils atteindre à leurs fins?La province de Québec s’est liée par contrat à ses soeurs canadiennes.Si notre province ne veut pas s’en dégager violemment, ni casser les vitres, qu’elle surveille les événements, prompte à en tirer parti, mais, en attendant, préférant la proie >à Tom-bre.qu’elle redouble ses efforts pour obtenir du présent système politique tous les avantages auxquels lui donne droit la constitution de 1867.Je n’ignore pas les obstacles placés sur notre route et Tincertitu-de qu’ils projettent sur nos lendemains.Charme jour la dualité du peuple canadien dans Tunion noli-tique d’un même Etat apparaît de qlus en plus comme une gageure, un paradoxe.Si Ton penche vers le fédéralisme, la logique de ce mouvement pousse vers la fusion des races, la disparition des éléments ethniques, l’abandon de l’esprit même de la constitution de 1867.1^ dualisme est-il accentué?L’on s’achemine vers le séparatisme, l'émiettement des provinces canadiennes.Création précaire André Siegfried eut raison d’écrire que le Canada “demeure une création précaire”.Est-ce une raison pour nier sa durée?En observateur désintéressé, M.Siegfried répond que notre pays, tel que présentement constitué, “est cependant susceptible, dans les conditions de T équilibre existant, de se maintenir à peu près indéfiniment.” Les vicissiludes de l’histoire amenèrent la France et l’Angleterre à coloniser, à des dates différentes et pour des motifs dissemblables, le nord de l’Amérique.Les descendants de ces deux nations vivent ici côte à côte depuis 177 ans.Ils ont constitué un Etat à caractère particulier, devenu, depuis 1931, *uasi-souverain.associé, sous la Couronne anglaise, à d’autres collectivités.La constitution, sur la-quellle s'appuie cet Etat, est une entente.un traité entre deux croyances religieuses ei deux races.Fran cuis et Anglais, catholiques et protestants.Pourquoi abandonner cette oeuvre?I-e sens nolitique.la iustice.le haut degré de leur civilisation leur commandent de la maintenir et de la développer.Conclusion Canadiens français et Anglo-Canadiens forment, aujourd'hui encore.plus de 80% de la population totaOe du Canada.C’est le devoir de tout Canadien, appartenant à l’une ou à l’autre de ces deux races de conserver la vie à cet Etat, laissait à l'avenir et à Dieu le soin de le modifier, sans heurts ni violence.Ce qui importe présentement c’est un déploiement accru d’activité chez chaque individu, chaque collectivité et que tous deviennent ainsi nour notre pavs cause de force et de grandeur.Ce oui importe c’est la coopération entre leurs idées, leurs efforts, leur* actions.Qu ils possèdent une vue nette exacte de la constitution de 1867; qu’ils consentent les sacrifices aé- Nominations La situation dans provinciales; les Prairies M.Jos.Dufresne nommé surintendant des entrepôts de la Commission des liqueurs à Montréal Québec, 22 — Plusieurs nominations importantes viennent d’être annoncées par le gouvernement provincial: Me Louis-Joseph de la Duran-taye, de Montréal, a été nommé avocat de la commission chargée de faire une enquête sur le tramway à Montréal; Me Auguste Désilets, de Grand’-Mère, a été nommé président de la commission pour la revision des statuts; Me Antoine Lamarre, de Lon-gueuil, a été nommé président de la commission des services publics; ^ ^ , Me Rodolphe DeBlois, de Québec, a été nommé membre de la commission pour la revision des statuts.MM.Joseph Dufresne et Maurice Gervais, nommés respectivement, ces jours derniers, surintendant des entrepôts de la Régie provinciale des liqueurs et assistant-gérant, sont officiellement entrés en fonctions.Né à Sainte-Elisabeth, comte de Joliette, le 3 mars 1872, M.Dufresne fut pendant plusieurs années député de Joliette à l’Assemblée législative.___ _____ Décision de la Commission du tarif Ottawa, 22 (C.P.) —- La commission du tarif a rendu sa décision sur l’interprétation qu'on doit donner, dans la loi des douanes, aux “matériaux consommés au cours de la fabrication”.Ces matériaux ne sont pas soumis à la taxe de vente.La commission a décidé que, pour jouir de l’exemption, les matériaux doivent être consommés dans un contact physique direct avec les produits imposables manufacturés.Le terme “matériaux”, d’après la décision de la commission, s’applique à toute substance, article ou objet qui peut être utilisé dans la fabrication.L’outillage d’une usine ne comprend pas nécessairement de tels malériaux.Au Grèves dimanche le 25 L’Association des anciens tient à fêter le 25e anniversaire de fondation des Grèves de façon mémorable.Aussi, à cette occasion, grand nombre d’anciens et de leurs amis, parmi lesquels il faut compter “La Garde Sainte-Brigide” feront partie de cette excursion.A cet effet, le C.N.TL a réservé une quarantaine de voitures à prix populaire; c'est donc dire qu’il v aura de la place pour tous ceux qui voudront venir, grands comme petits.Pour la commodité de ceux qui ne veulent pas se rendre exclusive ment aux Grèves, le train fera des arrêts à Sainl-Roch pour le camp “tLes Buissonnets” et à Lisieux pour la colonie “Sainte-Thérèse”.Pour le camp de l’Orphelinat Saint-Ar sène et la colonie Sainte-Jeanne-d’Anc, ces endroits étant à proxi mité des Grèves, ceux qui voudront s’v rendre n’auront qu’a suivre le groupe.H est bien entendu que le départ du train se fera exclusivement de la gare Bonaveniu-re à 8 h.a.m.précises (heure so laire) et par le vapeur Beloeil, du quai Victoria, à 7 h.30 a.m.(heure avancée).Le programme de la fête est celui-ci : A l’arrivée sur le terrain, il y aura grand’messe pontificale en plein air.célébrée par S.Ex.Mgr A.Forgel, évêque de Saint-Jean, et immédiatement après le banquet.M.Tabbé A.Desrosiers, fondateur des Grèves, dévoilera un monument, don de TAssociation des anciens.Pour plus amples informations et pour réservation de billets, s’adresser chez les membres du comité; Jean et Bernard Chapuf, 3789 rue Saint-André; Julien Laten-dresse, 9149 rue Lajeunesse; Albert Lagacé, 3755, ave Verdun; Donat Deneault.1024 rue Marie-Anne est; Gérard et Fernand Lambert.4265 rue Delanaudière; Jules Duval, 4686 rue Christophe-Colomb: Roland DeSève, 5065 rue Delaroche; Lionel Pelletier.5185 rue Bcrri, et au presbytère Notre-Dame.116, rue Notre-Dame ouest.Analyse grammaticale et logique Traité d’Analpse grammaticale et logique à l’usage des Professeurs (1), par Adrien Froment.Cet utile ouvrage, si bien ordonné, est appelé à rendre de précieux services dans nos écoles primaires.En vue ae coopérer à In réalisation de cet idéal, je recommanderai l’achat de votre livre aux écoles de mon district.Je vous souhaite tout le succès possible dans la diffusion de.notre manuel.Alphonse-L.AUGER, Inspecteur d'écoles, Charlcsboura.Ce 20 Juin 1937.(1) En vente au Service de Librairie du Devoir au prix de 81 .00.Déclaration du ministre fédérai de l'agriculture Ottawa, 22.(C.P.) —- Le ministre fédéral de l’Agriculture, M.J.-G.Gardiner, a fait une déclaration hier pour exposer quelle est la situation des provinces des prairies.11 a déclaré que depuis 1928, la grande année d’abondance, la production du blé a constamment diminué en raison de la sécheresse.La récolté de blé des trois provinces de Touest, de 1926 à 1928 avait une valeur moyenne de $1,180,000,000, mais cette moyenne est tombée à $350,000,000 par année pour la période de trois ans qui suivit, soit une perte de $800,000,000.La production du blé canadien, qui atteignit un sommet de 544,590,-000 boisseaux, a constamment décru depuis.Elle ne fut que de 301,-181,000 boisseaux en 1931 et.si elle remonta à 426,947,000 boisseaux en 1932, elle redescendu à 263,000,-000 boisseaux en 1933.Elle n’a été que de 212,000,000 boisseaux Tan dernier et elle ne sera pas meilleure cette année.La zone brûlée par la sécheresse s’est rétrécie celte année en Alberta, mais elle s’est agrandie en Saskatchewan où elle a atteint Battle-ford dans le nord.Le Manitoba est assez peu éprouvé, excepté le long de la frontière de T Albert a.LeS régions de TAlberta qui sont éprouvées cette année par la sécheresse couvrent une étendue de 18,000 milles carrés.En Saskatchewan, la zone brûlée par la sécheresse est assez difficile à délimiter: elle s’étend sur une longueur de 400 milles, sur toute la longueur de la frontière américaine, et elle atteint en certains endroits une profondeur de 300 milles.Tl y a cependant des enclaves, quelques régions qui ont été épargnées ou qui n’ont été que partiellement éprouvées.La sécheresse affecte encore cette année une population de plus de 1,000,000 d’àmes el TKtat devra venir en aide à quelque 400,000 âmes.M.Gardiner a déclaré que les familles que Ton avait transportées du sud des provinces ries prairies au nord pour leur procurer de meilleures terres, n’ont pas réussi à améliorer leur situation.Les terres les plus fertiles, dit-il en terminant, se trouvent dans le sud de la Saskatchewan: ce qu’il faut, c’est de la pluie ou de l’irrigation.Winnipeg, 22.(C.P.) — La "Winnipeg Free Press” a publié hier un rapport sur les récoltes dans les provinces des prairies qui indique que Ton devrait obtenir un rendement satisfaisant sur 4,500,000 des quelque 12,000,000 d’acres ensemencés, mais que la récolte ailleurs sera nulle ou faible, c’est-à-dire qu’elle ne pourra servir qu’à la nourriture des animaux.Faits divers cessaires nour que son esprit ne soi» nas enseveli sous les rivalités personnelles, l’égoïsme des ambitions.les préjugés de caste et de clan.Unité nationale chez les' Canadiens français, union entre ceux-ci et les autres neunles vivant au Canada.conclusion si vous le voulez bien, de cette causerie que ie voudrais envelopper de confiance et d’espoir.Mais comme il faut commencer oar pratiquer ce que l’on prêche aux autres, que les Canadiens français mettent, enfin, un terme à leurs dissensions, qu’ils établissent, enfin, dans leurs ran-l’harmonie intérieure, la création la plus urgente dont doivent se préoccuper désormais ceux qui admettent la raison d'être de notre nationalité et veulent Taccompiis-semet de sa mission en terre amé-rleaiaa.Pluie de pierres Alors que Mme Camille Legault, 41 ans, prenait le frais sur le balcon derrière son domicile, 595, rue De Norman ville, une pluie de pierres s’est soudain abattue sur elle et lui a infligé des blessures à la main gauche, au côté droit, à l’abdomen et à un doigt de la main droite.Toute surprise sur le moment et se demandant si des enfants du voisinage n’avaient pas fait le coup, Mme Legault apprit peu après que ces pierres provenaient d'une carrière du voisinage, où les ouvriers avaient Erécisément dynamité vers cette eure-là.Noyade dans la rivière Magog Assis sur l’extrémité d’une poutre qui avançait de vingt pieds dans la rivière Magog, deux garçonnets hier après-midi péchaient.Soudain, l’un des deux, R.Bolduc, 10 ans, tomba à Teau et, quand les sauveteurs repêchèrent son corps un tpiart d’heure plus tard, il avait expiré.Saisie d'un camion chargé d'alcool illicite Après une chasse à l’homme au cours de laquelle ils avaient lire six à sept coups de révoiver, des détectives provinciaux réussissaient à s'emparer hier matin d'un camion de 200 bidons d’alcool illicite.Ils ne purent cependant retracer le conducteur du véhicule, qui avait eu te temps de s’enfuir à pied.Les agents provinciaux se contentèrent donc de conduire aux quartiers généraux de la police de la Commission des liqueurs le produit de leur chasse.Un enfant se noie Sherbrooke, 22.(C.P.) — Roland Bolduc, 10 ans, s’est noyé dans la I rivière Magog à quelques pieds du ! rivage.Un compagnon, Rodolphe I Gladu.11 ans, a immédiatement annelé à Taide et le corps de son petit ami fut vite repêché.Open-dant.la respiration artificielle ne put ranimer Tenfant.Tuée instantanément dans un accident Frédéricton.N.-B., 22.(G.P.) — Mlle Heradah Newsome, institutrice à la high school de Chester, a été tuée irvstanlanémcnt hier quand Tautornobiile dans laquelle elle se trouvait dérapa, frappa un poteau et capota à la suite de la crevaison du pneu d'une roue d’avant.L’accident est survenu à Taymouth.à 19 milles de Frédéricton.Mlle Sarah McCartney, qui était au valant de la voiture, a été blessée et conduite à l’hôpital._Les^
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