Le devoir, 26 juillet 1937, lundi 26 juillet 1937
Montréal, lundi 26 juillet 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE s.BEIair 3361 ?SOIRS, DIMANCHES ET FETES Admlm'strit-ion :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 G*™* :.BEIair 2239 DEVOIR Diract«Hr-Cérant i Gaorgea PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur «a chat t Omar HEROUX VOLUME XXVIII — No 170 *»¦¦¦- -—^ TROIS SOUS LE NUMERO .ABONNEMENTS PAR LA POSTt EDITION QUOT.DIENNE CANADA .$ 6.00 (Sauf Montréal at banlieue), E.-Ums et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE .3.00 l.t- Charles-Edward Saunders Un bienfaiteur de la nation > ü 'i ;i K «' (I Un homme vient de mourir qui fut l’un des bienfaiteurs de la nation, l’un de ceux qui ont le plus ajouté à son potentiel de richesse matérielle.Ce n’était ni un grand homme d’affaires ni un politique de renom.Tout simplement, tout modestement, un chercheur, un savant, qui se doublait d’un artiste, amoureux de la musique et, à cause de cela peut-être, de la langue française.Il s’appelait Charles-Edward Saunders.Il appartenait à une famille où la recherche était de tradition; mais il semblait absorbé par la musique quand son père, l’ancien directeur des Fermes d’expérimentation, l’appela à Ottawa pour y poursuivie certaines recherches sur les blés.Il semble que son propre frère avait réussi des innées auparavant un croisement heureux entre certain blé de l’Inde et un autre de l'Europe; mais la trouvaille n’avait pas eu dr suite.On n’avait pas songé à l’exploiter, on ne semblait pas en avoir deviné les conséquences possibles.Charles-Edward Saunders reprit la recherche, multiplia les expériences.Celles-ci paraissent avoir été presque innombrables.Les profanes ont dû souvent sourire, et peut-être se moquer, de ce grand jeune homme qui mâchouillait tant de grains dè blé et qui, à leurs yeux, faisait, selon toute vraisemblance, figure de maniaque, alors qu’il éprouvait par le goûter la valeur de ses échantillons.Finalement, Charles-Edward Saunders crut avoir trouvé.11 confia à la terre son grain de blé.Il lui fallut deux ans et deux récoltes successives pour en obtenir les deux tiers d’un minor de grain.L’année d’après, en 1907, vingt-trois livres de blé furent expédiées pour une expérience sur le terrain à Indian Head, en Saskatchewan.En 1908, on fit des semis à Brandon, au Manitoba.En 1909, on se crut en droit de distribuer au public le blé nouveau, le blé Marquis.* ¥ * Le succès fut énorme.Dès 1911, ce blé enlevait le premier prix dans un concours international.Il devenait en quelque sorte le type de blé par excellence.Il permettait, par son caractère hâtif, d’utiliser avec possibilité de plein rendement des terres dont la production avait été jusque-là hasardeuse.Il ajoutait pratiquement aux terres à blé du Canada et des Etats-Unis de vastes étendues.On a calculé que chaque année il a jeté une vingtaine de millions de dollars, et même plus, de revenus additionnels dans la bourse des fermiers de l’Ouest.On prétend en plus que ce blé facilite certains croisements, et qu’il a permis la création de types nouveaux par lesquels l’on espèce enrayer l’une des grandes maladies de cette plante, la rouille.Pendant que, grâce à sa patience, grâce à son ingéniosité, l’or ruisselait ainsi dans l’Ouest canadien et américain, Charles-Edward Saunders poursuivait tranquillement d’autres recherches, faisait de la musique et des vers français.Très doux, sympathique à toutes les souffrances, il prodiguait à des enfants malades les témoignages d’efficace amitié.Un jour vint où la santé lui manqua.L’homme qui avait fourni aux cultivateurs le moyen de faire tant de millions dût prendre sa retraite, quitter même la ville d’Ottawa, dont le climat devenait maintenant pour lui trop rude.Il n’avait touché qu’un assez médiocre traitement; sa retraite s’en ressentait.Heureusement, il se trouva quelqu’un pour se souvenir.A l’heure où le Roi faisait de Saunders un chevalier, le gouvernement et le parlement du Canada prenaient les moyens d’assurer la sécurité matérielle de ses vieux jours.Peu de récompenses auront été aussi complètement méritées.* * * Il fallait apporter à ce grand homme un hommage particulier.Il fallait dire les services qu’il a tendus au Canada.Ce sera prolonger cet hommage et faire un acte qui eût plu à Charles-Edward Saunders que de rappeler qu’il fut simplement l’un des exemplaires supérieurs de ces fonctionnaires trop peu connus, de ces chercheurs à peu près ignores, à qui la nation doit pourtant beaucoup.Ce sera lui faire hommage encore que de marquer une fois de plus, à l’occasion de sa mort, l’extrême importance de la recherche scientifique.On le rappelait ces jours derniers, au lendemain de la brusque disparition de Marconi: la vie de l’univers est bouleversée, transformée, acheminée vers le mieux-être, par les travaux de savants que le monde ignore trop souvent.Souhaitons que de plus nombreux jeunes gens chez nous se laissent emporter par le goût de la recherche; souhaitons que les corps publics leur permettent de satisfaire cette noble passion.Qui sait, parmi les jeunes étudiants de nos universités, parmi les gamins que les Cercles de Jeunes naturalistes éveillent à l’intelligence des choses de la nature, combien portent en eux un coeur, un cerveau pareils à ceux de Charles-Edward Saunders et capables comme les siens de rendre au pays d’immenses services! Orner HEROUX Billet du soir A la plage.11 t ; ,1 L’auto file à bonne allure-, les journalistes se laissent bercer mollement par les souples ressorts de la voiture.Pauvres \journalistes: la tâche qu’ils ont choisie délibérément les arrache, même le dimanche, à leur foyer.Ils se consolent en s’abandonnant au plaisir rafraîchissant de la promenade au grand air.Un peu plus, à regarder du haut de la voiture les piétons poussiéreux qui fondent sous le soleil, ils s’imagineraient devenus subitement des bourgeois cossus roulant vers l’une de ces villas ombragées et fleuries qui bordent la route du nord.La réalité est, hélas, tout autre.La voiture porte bien, maft c'est un taxi payé par une organisation politique.Les journalistes s’en vont i la plqge, mais c’est pour y entendre et y enregistrer des discours et encore des discours.A la plage, spectacle bigarré.Baigneurs et baigneuses promènent sous le nez même des orateurs politiques des ‘dos cuits couleur de vieux parchemin.Un journaliste de langue anglaise qui regarde d’un oeil désabusé cette exhibition de chair presque brûlée dit à son voisin: “Ah, ces femmes, pourquoi ne s’habillent-elles pas?On pourrait au moins conserver l’illusion qu’elles peuvent être désirables!” A tous ces baigneurs et baigneuses qui se soucient de la politique comme de leur chtmise mais qui s’incrustent quand même devant l’estrade pour provoquer les orateurs guindés dans leurs faux cols et suant comme des chandelles de suif, je préfère ces autres baigneurs, les vrais — qui, là-bqs, font de savants plongeons dans le lac et dessinent d’élégantes arabesques dans les vagues miroitantes.La chaleur monte, monte toujours et le soleil éclabousse les journalistes qui pestent contre la politique et les politiciens indifférents aux rigueurs du thermomètre.Un homme se démène, fait de la belle rhétorique qui retombe en eau sur son corps.“Assistance sans précédent.Enthousiasme sans précèdent.Acclamations sans précèdent .” (C'est pour la radio, car ceux qui sont là savent fort bien qu’il y u plus de baigneuses désoeuvrées que d’auditeurs fervents).Parle donc plutôt, mon bonhomme, de la chaleur sans précédent et de la torture que tu infliges aux journalistes en les clouant sur ies-trade avec tes belles envolées, alors que Veau verte les fascine, qu’ils voudraient nager entre deux eaux ponr ne plus entendre les.acclamations sans précédent.Mais, on te pardonne, car ce n’est pas de ta faute.Tu fais ton métier de politicien comme le journaliste fait le sien.L’un et l’autre nous sommes peut-être dans ce cas, mais à votre habileté je préfère encore le gros bon sens de tous ces jeunes (fens qui profitent de l’été pour se baigner au grand air et flâner dans le sable fin, au lieu die faire ou d’écouler des discours qui pourraient, avec avantage, être placés dans le réfrigérateur jusqu’à Vanlomne.Enfin, l’automobile prend le route du retour.Les journalistes ont déjà oublié la petite crise d’envie qu’ils ont eue à l'endroit des baigneurs et baigneuses.Sans rire, ils font même l’éloge des orateurs: “Un tel a fait le meilleur discours de sa carrière." Preuve que le journaliste est incorrigible.Il peste, jure qu’on ne l’y reprendra plus, alors qu’il sait pertinemment que, même avec tons ses petits ennuis, son métier reste encore, pour lui, le plus beau.Lucien DESBIENS Bloc-notes Elections Il n’est pas du tout probable que le Québec ait de nouvelles élections avant des mois et des mois; mais il semble bien que l’Ontario en aura d’ici le commencement de l’hiver prochain, peut-être même avant cela.Il est vrai que des ministres du cabinet Hepburn ont déclaré n’en rien savoir, mais les ministres ne disent pas tout ce qu’ils savent, surtout tant que le premier ministre ne dit rien.Il y a à peine trois ans, M.Hepburn renversait le parti conservateur, représenté par le gouvernement Henry, qui ne valait pas mieux que, chez nous, l’administration congédiée l’an dernier.M.Hepburn fit élire en juin 1934, après une campagne violente, 71 libéraux contre 17 conservateurs.Depuis, il a gouverné de telle sorte qu’il s’est mis à dos tout un groupe de gens influents dans la fihance, le commerce et l’industrie.D’autre part, il a eu de son côté tout l’élément rural et l’électeur urbain moyen.Ces mois-ci, l’élément financier et industriel lui fait meilleure mine, à cause de son attitude sur la question ouvrière.L’élément syndicaliste, nombreux en Ontario, lui fait maintenant grise mine, à cause de celte même attitude.Politicien avisé, retors et fantasque, M.Hepburn a peut-être pris un peu vite la mouche, au sujet de la politique fédérale; et sa rupture avec M.King peut bien le servir moins qu’il l’aura pensé.Il est possible qu’il y ait de ce côté des tentatives d’arrangement; mais les paroles de M.Hepnurn resteront et l’on ne manquera pas de les exploiter con-U’e lui dans les milieux ultra-libéraux.On ne prévoit pas que M.Hepburn, s’il fait une élection ces mois-cl, soit battu; mais s’il gagne, il ne devra pas avoir sa maiorité de 1934.Il est encore trop tôt néanmoins pour risquer un pronostic bien défini sur le résultat d’une élection dont on ne .sait pas au juste quand elle aura lieu, ni meme si elle doit avoir lieu.Assemblées publiques S’il n’y a pas eu de bruit à l’assemblée libérale de la région montréalaise, hier, par contre, dans la région de Québec, les orateurs du groupe national opposé au ministère n’ont pu parler, à cause d’une manifestation de turbulents.D’où que ceux-ci soient venus, ils n’ont pas servi la cause pour laquelle ils ont fait tant de zèle.Us ont fourni aux orateurs une excellente sortie, plus retentissante que tous les discours qu’ils eussent pu faire.Les nationaux ont vite saisi le point et ils ont fait leur profit de la circonstance; en quoi ils ont bien manoeuvré.Quelque opinion que l’on entretienne, il est évident que le fait d’empêcher des orateurs de dire ce qu’ils veulent dire en assemblée politique les sert plutôt qu’il les dessert.Brimer des gens qui essaient d’exposer leur pcpnt de vue aux électeurs est de mauvaise tactique; au surplus cela peut s’interpréter comme si l’on craignait qu’ils aillent faire de dangereuses révélations.Dans le comté de Kamouraska, jadis, les moeurs politiques ont été plutôt violentes.Mais cela s’est calmé, depuis des années et des années.On aura remarqué par les comptes rendus que les électeurs groupés à Saint-Pascal n’ont pas eu l’air de prendre part au chahut; il a été le fait d’une toute petite bande, où il y avait assurément des gens du comté.Plus de calme, moins de cabale, et qu’on laisse parler les gens.Si ce qu’ils disent ne plaît pas, 11 reste la ressource de vider soi-même la place et de la leur laisser toute.Licence ou liberté?Des messieurs qui n’ont peut-etre même pas pris la peine de lire le texte en marge duquel ils profèrent leurs commentaires s’en prennent à ce qu’a dit quelqu’un d’au-tonsé, qui a dénoncé la liberté absolue de la presse, “ce qui veut dire le droit pour le journaliste d empoisonner aussi bien que de fausser l’opinion”, en même temps qu’il dénonçait “la liberté sans frein de la parole, ce qui veut dire la licence d enseigner toutes les erreurs, de colporter toutes les calomnies, le congé donné aux révolutionnaires de chanter les bienfaits de la révolution, aux apôtres du communisme de venir nous apprendre leur héroïsme en Espagne.Il faut être joliment piqué pour voir dans ces paroles la con-damnation de la juste liberté de presse et de parole.Ceux qui s’offusquent de ces propos confondent liberté avec licence; où que ce soit, la liberté a et doit avoir des limites, un frein, une borne; elle ne peut être absolue.Ainsi il y a des bornes mises ft la liberté de la presse par le droit civil et par le droit pénal.Il y en a aussi que mettent les convenances et le sens social.L’erreur ne saurait avoir droit aux mêmes égards que la vérité et les doctrines subversives le même droit que les doctrines saines.Voudrait-on mettre sur le même plan le bandit et l’honnête homme, la justice et l’injustice, le bien et le mal.le bon sens et l’absurdité, le vrai et le faux?la propriété et le vol, l’erreur et le vrai?Or c’est ft cela que tendent la liberté sans frein de la parole et de la presse, la liberté absolue d’écrire n’importe quoi, de raconter tout au long ce que dit par exemple un anarchiste ou un communiste.La liberté bien entendue de la presse est Juste et raisonnable.Que cette liberté verse dans l’apologie à peine déguisée d’un état de choses antisocial et antichrétien et elle devient un fléau.700e anniversaire La ville de Berlin célébrera, du 14 au 22 août, le septième centenaire de sa fondation par une exposition et des spectacles historiques: c’est la nouvelle que vient de communiquer M.James J.Bulger, gérant du service des voyages de (’American Express au Canada.Le carnet du grincheux "je m’engage ftl^ous promettre la prime sur le beurre et (« fromage”, aurait dit un député québécois.Le finaud! S'engager à promattru est moins compromettant que^de ^'engager à donner."J’ai été, je suis, je resterai libéral intégral”, dit un orateur politique.Le libéral intégral est comme le conservateur intégral; ce sont des gens qui ne voient pas de vérité hors du parti rouge ou du parti bleu.Il parait que c’est là le bon sens.?Des tapageurs ont empêché des orateurs de parler, i Saint-Pascal.Ces gens bruyants ont oublié que “la bruit na fait pat de bien”, pas plus à leur parti qu’à un homme.* ¥ a Les journaux qui se portent à la défense de la prétendu* liberté de presse ne sont-ils pour la plupart des feuilles qui tiennent au fond le moins à la liberté, parce qu'cités portent un fil d’argent à la patte?'* ¥ ¥ * Avec la chaleur qu’il fait, quoi d’éton-nant si, rien qu’à lés lire, les discours politiques font suer?* ¥ 4 Des élections nouvelles?Les journalistes accueilleraient Cela avec plaisir, eux qui ont dû perdre leurs vacances en 1935 cause de l’élection de M.Bennett, n’ont pu se rattraper en 1936 à cause de l’élection provinciale et qui consentiraient volontiers à remettre leurs vacances de 1937 pou* faire plaisir, à M.Bouchard, auquel il* ne sauraient rien refuser.Les journalistes n’aiment rien tant que ces campagnes politiques d’été.* * ?Ce temps frais qu’on nous promet depuis une quinzaine et qui s’attarde, quelqu’un de distrait a dû l’oublier quelque part.Si on nous le servait enfin?Le Grincheux Les troupes blanches gagnent du terrain Capture de Brunete, position stratégique importante — Suprématie de Taviation de Franco — Prise de 24 chars d'assaut MADRID, 26 (S.P.À.) — Des troupes rouges, considérées comme tout à fait aguerries, s'efforcent de briser à Villanueva de la Canada l'offensive blanche ayant Madrid pour objectif.Du bourg en question, qui est à 18 milles à l'ouest de l'ancienne capitale, rayonnent des lignes de communication rouges.Les forces qui se heurtent à cet endroit, en ce moment, sont très considérables.Des observateurs pensent que le sort de Villanueva de la Canada influera décisivement sur la bataille dont Madrid est l'enjeu.Le "gouvernement" o reconnu, dons un communiqué, que les blancs lui ont enlevé Brunete, qui constituait la pointe du saillant que les rouges avaient conquis il y a quelque temps."L'ennemi", annonce le communiqué", a déployé une formidable résistance et, à l'aide de son aviation et de son artillerie, o arrêté notre progression et pris Brunete".Mais les troupes blanches ne se sont pas bornées à prendre Brunete; elles ont beaucoup dépassé ce bourg.* * * BARCELONE, 26 (S.P.A.) — Huit avions blancs ont bombardé la capitale de la Catalogne dimanche, à l'aube.On affirme qu'ils ont aussi tiré de la mitrailleuse dans les rues.Le nombre des tués s'élèverait à 65, celui des blessés, à 150.Certains Barcelonais pensent qu'un navire de guerre a coopéré avec les aviateurs.¥ * * Camp blanc de la région de TERUEL, 26 (S.P.C.-Havas) — Les troupes blanches de la montagneuse contrée de Téruel ont pris, il y a quelques heures, le mont Entram-Basaguas, qui domine un réseau de chemins.# * # MADRID, 26 (S.P.A.) — Le "gouvernement" affirme que les rouges ont abattu pris de Brunete, samedi, un avion allemand d'un type très récent et qu'ils ont fait prisonniers trois aviateurs allemands qui étaient à bord.Il affirme oussi que l'Espagne blanche a reçu de l'Allemagne récemment 10 avions Oornier perfectionnés et que l'appareil abattu samedi était du nombre.* * * SALAMANQUE, 26 (S.P.C.-Havas) - Le grand étot-mojor de l'Espagne blanche estime que les rouges ont perdu 30,000 hommes au cours d'offensives qu'ils ont tenté d'effectuer dans la région de Madrid récemment.fl a annoncé cela dans un communiqué radiophonique.Le grand état-major a aussi annoncé, dans ce communiqué, que la prise de 24 chors de combat soviétiques a marqué samedi la bataille qui se déroule près de Madrid en ce moment et que, depuis le commencement de cette bataille ,!es blancs ont abattu plus de 100 avions rouges, ce qui leur assure la supériorité aérienne.Le gouvernement King nommera bientôt cinq nouveaux ministres à l’étranger il y en aura avant longtemps un en Belgique — Puis a rftat libre d'Irlande — Et dans trois Dominions — Des perspectives du côté de l'Allemagne Le couronnement d'une oeuvre sensée de MM.King et Lapointe Ottawa, 26 — Le premier ministre se propose de transformer notre service diplomatique et de l’étendre d’une façon considérable.Dans la vie internationale le Canada est encore un pays très Jeune.H n’a abandonné la tutelle de la Grande-Bretagne que depuis la guerre.Ç’a été l’oeuvre principale de M- Mackenzie King et de M.Ernest Lapointe de créer des légations canadiennes à l’étranger et d’obtenir, pour notre pays, un siège à la Société des Nations.On sait à quelle résistance passionnée et violente ces deux hommes se sont heurtés chaque fois qu’il s’est agi de donner au Canada un status de nation souveraine.La fondation des légations canadiennes, les tenants d’un impérialisme arriéré l’ont interprétée comme l’expression d’une volonté et d’une émancipation nationale.Il eût été impertinent de soutenir le contraire, mais il était facile par contre de montrer que le temps était venu, pour le Canada, d’avoir son propre service diplomatique.Service "en devenir" A l’heure présente ce service est encore, pouvons-nous dire sans donner ft ce jugement un sens de blftme, à l’état embryonnaire.Nous avons un commissaire canadien à Londres de même que l’Angleterre a un commissaire britannique résident à Ottawa.U y a un ministre plénipotentiaire canadien à Pans et la France a sa légation dans notre capitale.Nos relations diplomatiques avec les Etats-Unis et le Japon sont établies sur les mêmes principes.De telle sorte que nous avons quatre ministres plénipotentiaires ft l’extérieur alors que cinq pavs étrangers — si nous incluons l’Anglelerre dans cette catégorie— ont des représentants à Ottawa jouissant de tous les pouvoirs et privilèges diplomatiques.Depuis quelques mois, la Belgique a nommé un ministre à Ottawa.Il s’agira donc tout d’abord de nommer un ministre canadien a Bruxelles, afin de compléter le cycle actuel.Avancements à faira 11 est probable que M.Mackenzie King assignera de nouveaux postes à quelques-uns de nos ambassadeurs.U n’est pas bon que nos ministres plénipotentiaires demeurent trop longtemps dans le même pays.C’est la pratique universellement suivie.Nos ambassades peuvent se ranger d,n* !,ort*rl s*?1' vant: Londres, Washington, Paris, Tokvo.Ces jours ci on ajoutera Bruxelles.Il se produira au moins une vacance assez prochainement.M.King en profitera pour opérer un remaniement général du personnel des diverses légations, afin de permettre non seulement à nos ministres mais ft nos fonctionnai-*res de ces légations de connaître hd’autres pays et d acquérir de 1 ex- périence.Cela est nécessaire.Si nous voulons avoir un service diplomatique composé d’hommes compétents, il faut suivre la méthode en honneur dans tous les pays du monde, faire de temps è autre des changements motivés dans le personnel des légations.Nouvelles légations En plus d’opérer ces modifications, le premier ministre songe aussi ft créer des légations dans les autres dominions: Etat libre d’Irlande, Sud-Afrique, Australie et Nouvelle-Zélande.Ces derniers nous rendraient la politesse, de telle sorte qu’on établirait des relations diplomatiques officeiles entre les différentes nations du Commonwealth.Présentement ces relations s’établissent par l’intermédiaire des premiers ministres des Dominions, par correspondance ou câblogramme.On profite aussi du passage des représentants des gouvernements du Commonwealth pour discuter les problèmes d’actualité.Parfois on est obligé d’envoyer un ministre en voyage extraordinaire dans les Dominions pour entamer des conversations en vue de nouveaux traités commerciaux.Ce serait beaucoup plus commode si ces transactions pouvaient être conduites entre ministres résidents, dûment accrédités.Du même coup on établirait aussi des relations entre Dominions sur des bases fixes, en suivant le mode des échanges internationaux réguliers.En somme le gouvernement aura à nommer bientôt cinq nouveaux ministres plénipotentiaires.Peut-être songe-t-il ft en désigner un sixième: en Allemagne.De même qu’au cours de la conversation que M.Mackenzie King a eue avec le roi des Belges, il a certainement été question de rétablissement de notre légation à Bruxelles; ainsi il n’est pas du tout impossible que M.King et Herr Hitler aient vu dans l’échange d’envoyés diplomatiques un excellent moyen d’entretenir l’amitié et d’accentuer les relations commerciales.L’Allemagne reste l’une des plus grandes nations commerciales du monde.La politique économique du nazisme ne pose pas de difficultés si grandes qu’il soit impossible de les surmonter.En réalité l’Allemagne devient de mois en mois un excellent client.Elle occupe une position prépondérante dans la politique internationale.M.King verrait à bon droit un nouveau gage de paix dans l’établissement de relations diplomatiques entre les deux pays.Du côté de la Belgique Pour le moment il Importe surtout de nous faire représenter dans les Dominions et en Belgique.Plus tard, U faudra songer a l’Allema- gne, ft l’Haiie, aux grandes réjmbli- de langue ques sud-américaines: le Brésil,1' l’Argentine.Avec la multiplication de ses légations à l’étranger, le Canada devra adapter sa politique extérieure conformément à ses intérêts propres et se donner un Secrétariat des Affaires étrangères dont le titulaire oficiel ne soit pas le premier ministre.Cela implique évidemment quelques centaines de milliers de dollars de .plus par année, en salaires et en allocations.Mais si nous voulons tenir dans le monde le rôle que notre commerce commande, 11 nous faut nous résigner à ces déboursés supplémentaires, prix d’une indépendance de plus en plus reconnue par les grandes puissances.Le complément d'une belle oeuvre Quel complément à J’oeuvre canadienne accomplie par MM.King et Lapointe si au cours des prochaines années, ils établissaient six ou sept légations à l’étranger! Les Canadiens auraient alors l’impression d’appartenir à une nation libre.Il ne resterait plus ensuite Îu’ft adopter un drapeau national istinctif.MM.King et Lapointe ont lô, devant eux, une tâche splendide à accomplir.Il faut les encourager de toutes nos forces, seconder leurs efforts, appuyer leurs demandes en vue de la transformation et de l'agrandissement de notre service diplomatique.Il est à souhaiter que dans le choix des nouveaux ministres et dans celui du personnel des légations, l’on pense ft attribuer aux Canadiens _ française 1« part qui leur revient.Il est entendu par exemple que le ministre canadien à Bruxelles deva être l’un des nôtres.La langue française étant la langue de la diplomatie, nos gens sont mieux préparés que d’autres à accomplir dans notre service diplomatique un rôle de premier plan.La presse de langue anglaise commence à s'intéresser à la question.EJie y voit surtout une affaire commerciale, une affaire de sous et de dollars, de pain et de beurre.Oui, évidemment, ce sont là questions très Importantes.Mais qu’on n’oublie pas que la diplomatie diffère du commerce! S’il n’en était pas ainsi, le meilleur ambassadeur serait un président de banque ou un chef de grande industrie.Ne commettons pas l’erreur des Américains qui nomment partout à l’étranger des ambassadeurs amis politiques.Ayons pour nous représenter à l’étranger des hommes de bon sens mais «qui soient cultivés, bien versés dans l’his-toire et la politique internationale.Ne confondons pas les rôles de l’ambassadeur et de l’attaché commercial.L’ambassadeur doit pouvoir s'intéresser au commerce, mais il doit aussi voir autre chose que le commerce.Ia;s Américains commencent ft l’entendre, aujourd’hui.Admettons cette vérité tout de suite, au moment où le problème de notre représentation à l’étranger est l’objet d’une étude spéciale de la part des ministres les plus influents, les mieux doués et les plus intelligents du cabinet.Léopold RICHER L'Industrie sidérurgique en Allemangne .L'Etat en prend ia direction pour les fins d'armements BERLIN, 26.(S.P.C.-Havai), — L'Etat prtnd lo direction de l'industrie sidérurgique de l'Allemagne, afin, paraît-il, d'aider cette industrie à accroître sa production de manièîre à répondre aux exigences de l'armement et du plan quadriennal de construction.Il exercera cette direction par l'intermédiaire du général Hermann Goering, qui ajoute à ses nombreux titres celui de grand maître de forge du Reich.Il y aura formation d'une compagnie portant le nom du général.On annonce que l'Etat procédera de manière à sauvegarder tous les droits de la propriété privée.Le gouvernement anglais continue les négociations Il tente de faire accepter au moins l'essentiel de son plan de non-intervention LONDRES, 26.(S.P.A.) — La Grande-Bretagne poursuit sa tentative de faire accepter l'essentiel du plan transactionnel qu'elle a tracé pour circonscrire la guerre d'Espagne par le maintien du régime de non-intervention.Il se peut, dit-on, que ce soit son dernier effort en la matière.Quoi qu'il en soit, des experts britanniques sont en train de rédiger les questions à poser aux 26 outres pays membres du comité de la nonintervention.Ces questions doivent permettre de connaître de façon précise les opinions des 26 autres pays membres du comité de la nonintervention.Ces pays ont déjà déclaré accepter en principe le plan britannique.Mais on sait que l'un d'eux, l'Italie, veut inverser l'ordre d'application de deux mesures qu'il comporte: elle exige que lo reconnaissance de droits de belligérance précède l'exclusion des combattants étrange A r Voyege populoire dw "Daveir17 En Europe à la saison la plus propice Paris et son Exposition, ia Suisse, Pltalie, le sud de France—-Voyages facultatifs: Allemagne, Hollande, \ Belgique, Angleterre — Choix*de variantes — • *.v Prix attrayants '* _________________ Départ à bord du "Lafayette" le 1er septembre — S'inscrire sans retard ut DEVOIR, MONTMAL LU*P?26 JUiLLIT 1937 Pour ceux qui préfèrent, avec raison, pérégriner en Europe en fin d’etë, le Devoir-Voyage profite du départ du Lafauette, de la Ligne française, de Québec, le 1er septembre, pour offrir un Voyage populaire dont le but principal est Paris et, il va sans dire, la visite de son Exposition mondiale qui sera alors en plein épanouissement.On ne saurait entreprendre un voyage en Europe à une époque plus propice, alors «que la nature, se pare de se-s plus neaux atours, alors que le climat se fait plus clément, alors surtout que le flot touristique s’étant retire l’on peut circuler plus à l’aise.Cette tournée unique constitue une véritable aubaine, tant au point de vue du prix et de l’intérêt de ritinéraire, avec ses variantes, le tout préparé comme sait le faire le Devoir-Voyages, qu’au point de vue de l’avantage de pouvoir faire la traversée au milieu d’une atmosphère d’un charme tout particulier: celui de l’entourage, de la conversation, des amusements en société, sans oublier celui de la table.Pour satisfaire le plus grand nombre, en raison des loisirs que chacun désire consacrer à cette belle aventure, le Devoir-Voyage a préparé plusieurs combinaisons.D’abord un voyage rapide, de 26 jours dont 8 à Paris, y compris tous transports, rencontre et transferts, hébergement chambre à 2 lits, petits déjeuners visite et excursions en autocar, taxes et pourboires (sauf à bord des océani- 3ues>; aller et retour en 3e mo-erne, par personne: 8217.(Léger supplement pour chambre seul à l’hôtel).En classe cabine 8150 en plus; en touriste 860 en plus.Ensuite, par ceux qui ont plus de temps à disposer, le Voyage principal de 47 jours, dont 30 en Europe y compris huit jours à Paris à des prix exceptionnellement attrayants: Aller et retour par personne : — En classe cabine.8540 En classe touriste.$446 En troisième.8383 Ce voyage principal, sous la direction d’un guide compétent chargé de voir à tous les détails de la tournée de Paris jusqu’au retour, et comprend une tournee par la Suisse: de Genève en autocar sur les hauteurs des Alpes jusqu'au grand St-Bernard, en dehors des sentiers battus, pour de là se rendre en Italie et y visiter les principales villes, dont Rome (4 jours), puis, au retour, par voie de la Côte d’Azur, encore en autocar, pour atteindre Marseille et rentrer a Paris par voie d’Avignon en traversant les provinces si pittoresques du centre de la France.De nombreuses variantes permettent l’écourtement du voyage à 40 jours; le retour par la Méditerranée; la prolongation à Paris à volonté; la visite de l’exposition de Dusseldorf, le retour par voie de la Belgique, de la Hollande et de l’Angleterre se font à des conditions avantageuses.Dans tous les cas sont compris les passages océaniques aller et retour, classe au choix; le transport en Europe: chemin de fer 2ème classe en France, Sème en Angleterre (équivalentes à notre première — coach) autocars de 1ère classe; hébergement dans d’excellents hôtels bien situés, chambre à deux lits sans baignoire (chambre seule et avec baignoire moyennant un léger supplément); tous les repas en route et aux hôtels (sauf à Paris où seul le petit déjeuner est inclus); le transfert avec bagage à main des gares aux hôtels et inversement; les visites et excursions en autocar avec guides; les taxes, entrées aux musées, pourboires aux hôtels; une carte de légitimation donnant droit à dix entrées à demi-tarif et autres privilèges à l’Exposition de Paris et à une réduction de 50 p.c.sur tout voyage en France en marge de nos itinéraires; enfin les services empressés partout de nos représentants.D’autre part, quelle que soit la classe choisie à bord des océaniques, les voyageurs sur le continent formeront un groupe unique, logeant aux mêmes excellents hôtels et bénéficiant de tous les services énumérés sans distinction.Tous les prix du Voyage principal comme des Variantes s’étendent pour deux personnes, logeant ensemble, chambre à 2 lits, aux hôtels.Une chambre à un seul lit peut être obtenue moyennant un léger supplément; de même pour chambre avec baignoire privée.Le succès de nos autres tournées, des années passées comme celles de cet été, nous permet de prévoir que les adhésions au présent voyage seront encore très nombreuses.En fait, nous comptons déjà plusieurs inscriptions, ce qui veut dite que pour obtenir le premier choix dans l’attribution des cabines, il est de grande importance de s’inscrire sans tarder (dépôt de 850 par billet).Un itinéraire détaillé avec tous renseignements est assuré sur simple demande.S’adresser aux organisateurs: Le Devoir-Voyages; 430 Notre-Dame Est, Montréal — Tél.BElair 3361.Faits divers Riche propriétaire assassiné M.A.-G.James, 7422 avenue Champagneur, a découvert, vers 12.50 h., samedi après-midi, alors qu’il cueillait des framboises le long d’un fossé au nord du boulevard Crémazie, à 300 pieds à l’ouest du bouleveard Persillier, le cadavre d’un riche propriétaire du nord Côté, 67 ans, 51 rue de Castelnau, Côté, 67 ans, 51 rue de Castelneau, enseveli au fond d’un fossé, sous un tas de pierres.La victime avait un mouchoir noué autour du cou et les mains liées dans le dos.La police présume que les assassins ont tué le vieillard pour le voler.D’après son enquête la police provinciale fixe dans la nuit de jeudi à vendredi dernier l’heure du crime.D’après la police, des Individus auxquels' Côté aurait confié qu’il avait beaucoup d’argent, ont enlevé M.Côté dans une voiture ou un camion, étranglé au moyen d’un linge après lui avoir lié les mains dans le dos.Puis ils lui ont enlevé son argent et sont allés déposer à l’endroit où il fut trouvé.On a découvert des pistes de pneus d’automobile tout près de l’endroit où était le cadavre Sur la terre entre le fossé et le boulevard Persillier.M.Côté demeurait, seul, au 51, rue de Castelneau.On dit qu’il était propriétaire d’une centaine de logements.Jeune homme tué par son beau-frère Valleyfield, Qué.26.— Henri Lécuyer a frappé à deux reprises son beau-frère, Valérien Langevin, 23 ans, à la mâchoire et à l’abdomen, hier soir.Langevin revenait depuis quelques jours à peine de 1 hôpital où il avait subi une grave opératibn pour des maux d’estomac, opération dont il n’était pas encore complètement rétabli.Langevin, après avoir été frappé, est mort en tombant sur le trottoir, devant sa demeure, 274, rue Saint-Laurent.Son assaillant, H.Lécuyer, s’est aussitôt enfui, pendant que les voisins se portaient au secours de la victime mais la police de Valleyfield l’a appréhendé une heure plus tard, à la gare du Canadien National, à Valleyfield.On croit qu’il attendait sa chance pour s’agripper à un train de marchandises et gagner une autre ville, fl est gardé comme témoin pour l’enquête du coroner.L’assemblée de St-Pascal n’a pin avoir lieu « mmm mmrnmmmmmmmmmÊmmÊimmm—mmmmmmÊmÊimm-tmm Un groupe turbulent envahit Testrade et les orateurs s'en vont — Quelques essais de discours ne réussissent pas à calmer l'élément tapageur — Clameurs, menaces, coups de voix, * mais pas de blessés La foule assiste à la bagarre sans paraître prendre parti VOLUME XXV!Il Ne T7Ç Québec, 26 (D.N.C.).— Les orateurs du Parti national n’ont pu tenir leur assemblée, hier après-midi, à St-Pascal de Kamouraska.Leur estrade, qu’ils avaient trouvée détruite le matin et qu’ils avaient dû reconstruire en hâte, a été prise d’assaut par un groupe d’adversaires.Trois mille personnes rassemblées sur le terrain de l’exposition ont été témoins du coup de main.Après s’être rendus maîtres de la place, les assiégeants ont demandé un discours à un M.Alfred Desjardins, de St-Pacôme.M.Desjardins dit quelques mots et l’assemolée fi nit la.Il n’y eut personne de blessé parmi les visiteurs ni parmi la foule.Quelques cailloux volèrent sur la scène, S.H.le maire J.-E.Grégoire, entre autres, reçut, dit-on, un assez fort coup de poing, mais tout le monde s'en tira indemne.Le chahut commença dès les premiers mots.M.Georges Bossé, cultivateur 4e St-Pascal, qui présidait l’assemblée conjointement avec M.Edouard Lavoie, industriel de Mont-Carrael, était à demander à la foule d’écouter paisiblement les discours lorsqu’à une cinquantaine de pieds de restrade un groupe, assez compact, se mit à crier: '“Hourrah pour Duplessis!” M.Bossé voulut les calmer, mais rien n’y fit; le groupe criait plus fort.M.Emilien Rochette, voyageur de commerce, s’empara du microphone pour faire applaudir les noms de MM.le Dr Hamel, Oscar Drouin, René Chaloult, J.-E.Grégoire et Dr Adolphe Marcoux.Les mêmes adversaires criaient toujours et jouaient des coudes pour s’approcher de l’estrade."O Canada" M.Rochette entonna alors O Canada.Les assiégeants continuèrent de crier et d’avancer oendant crue les autres chantaient.M.Rochette dit: C’est avec beau-coun de neine que ie vois quelques bons Canadiens français faire la besogne que vous faites et emoê-cher de carier des gens qui se sont tant dévoués pour la province de Québec.Des voix.— Taisez-vous, vous narlerez nas.M.Rochette.— C’est avec fierté que ie me tiens aujourd’hui à côté d’hommes comme Hamel, Chaloult et Drouin.Les mêmes.— Hourrah pour Du- plessis ! M.Rochette.— Savez-vous combien il en coûte à Oscar Drouin pour s’être séparé de Duplessis?8175 par semaine.J’aime ça, moi, des hommes quj ne se vendent pas.Les mêmes.— Vous parlerez pas, c’est tout.• M.Rochette.— Je ne suis pas surpris de trouver ici des gens oui aiment le désordre et le chahut: à la Chambre, il y avait des députés oui ne cherchaient qu’à semer le désordre.Une voix.— C'est une “gang” à Duplessis, ça, je les connais, moi.Une autre.— C’est des gars qui travaillent sur le chemin.M.Rochette.— Attendez un peu.le vais vous conter une bonne histoire.L’orateur n’eut pas le temps de raconter sa “bonne histoire”.Les adversaires, qui avaient crié denuis le début, s’étaient avancés en rangs serrés jusqu’au nied de l’estrade.Pendant que des grappes de curieux se formaient sur les toits des kiosques avoisinants, les plus hardis de la troupe se pendaient aux poteaux de l’estrade et venaient crier au nez de M.Rochette et des autres orateurs: “Pas de speech/ Ote-toi de la/ Ferme-la! Deux lurons sautèrent sur l'estrade et appelèrent leurs amis.En même temps, d’autres arrachaient les planches qui étançonnaient les poteaux de l’estrade et s’en servaient comme de leviers pour démolir le pavé.Ce fut un sauve- i-ciale recherchaient encore aux petites heures, ce matin, le chauffard qui a causé cette tragédie.Triple noyade dans la Rivière du Nord Deux soeurs et leur frère se son» noyés cet après-midi dans la rivière du Nord, à Piedmont.L'une das victimes s’étant trop avancée vers le large, les deux autres se sont portées à son secours et se sont noyées avec elle.On a repêché les trois cadavres quelques heures plus tard.Les victimes sont Mlle Shirley Scheffer, sa soeur, Mme H.Herrier.et leur frère.M.D.Scheffer, 1140, avenue Lajoie, à Outremont.Un garçonnet se noie Albert Charretier, âgé de 14 ans, fus adoptif de Mme veuve Albert Morin, mère du gardien de la plage municipale de Longuenil, s’est noyé vers 4h.10, samedi après-midi, en plongeant dans le fleuve Saint-Laurent, à quelque 400 pieds du rivage, en face de Longueuil.On a repêché son corps peu de temps après, mais on a vainement tenté de le ranimer.Bon-Air, s’est noyé hier après-midi, en plongeant du haut d’une chaloupe, dans la baie Saint-Christophe, à Pont-Viau.On a repêché son corps trois heures plus tard.Il a été impossible de le ranimer.Mort mystérieuse d'une comtesse (P.G) — La Cardignan, âgée Plongeon fatal Jean-Pau] Saint-Denis, âgé de 21 / Londres, 25.-jolie comtesse de de trente-trois ans et femme du fils et héritier du marquis d’Ailes-bury, s’est tuée samedi soir en tombant sur la chaussée d’une fenêtre du septième étage de l’hôUl Savoy.Mort accidentella Samedi matin, la Cour du Cono-ner a rendu un verdict de mort accidentelle à l’enquête tenue sur les circonstances qui ont entouré la mort d’A.F.Cameron, 33 ans, et de W.P.Dickson, 43 ans, tués tous deux instantanément vendredi matin au cours d’un accident survenu sur le boulevard Taschereau.Tuée oucours d'un accident Mme Cyrias Gauthier, de Montréal, a trouvé la mort, samedi après-midi, vers 2h.30, dans un accident d’automobile survenu à Mattawa, à quelque 15 milles de North-Bay.M.et Mme Gauthier, leur fille et leur gendre, M.et Mine Adolphe Dufresne, leur fille Carmen, et leur petit-fils Jean Dufresne, se dirigeaient vers Mattawa quand l’automobile dans laquelle ils se trouvaient, au moment d’une rencontre, glissa sur un accotement mou, dérapa et capota.Mme Gauthier mourut presque instantanément.M.et Mme Adolphe Dufresne, grièvement blessés, furent transportés ô rhôpital général de Mattawa.L’état de Mme Oufresne est grave.Les autres personnes qui étaient dans l'automobile s’en sont tirées avec de légères blessures.Femme d'un magistrat tué* North-Bay, Ont., 25 — Mme J.S.McKessock, 60 ans, de Sudbury, est morte aujourd’hui à l’hôpital, 10 minutes après y avoir été admise, pour y être soignée de blessures graves qu'elle venait de s’infliger au cours d’un accident d’automobile survenu peu auparavant sur la grande route à un mille au sud de Trout Creek.La voiture dans laquelle elle avait pris place avait capoté dans un fossé.Une auto capote dans un fossé A onze heures, hier matin, sur la route de Beloeil, en tentant de doubler une autre voiture, Adrien Blanchette, 25 ans, 1866 rue Champlain, s’est écrasé dans un fossé.Il souffre de légères blessures, tandis que Mme J.Deslaurjers, 59 ans, même adresse, s’est infligé une fracture de l’épaule droite.Un troisième occupant, 20 ans, 1666 rue Montcalm, s’en est tiré presque indemne.Brûlé* vlv* COMMENÇANT AUJOURD'HUI Chez CcMtxJ i Lévis, Qué., 25 —Frise au milieu des flammes qui venaient de se communiquer à son petit logis, hier, Mme Arthur Fontaine, 47 ans, s est fait brûler à mort.On croit ans, domicilé au 2340, avenue une lampe Surchauffée.* caus* par ÂNNU Le voici, cet événement que des d'hommes de Montréal prévoyaient et attendaient! Ils connaissent bien la qualité Max Beauvais et ils savent, avec certitude, que c'est cette haute qualité régulière qui leur est maintenant offerte à des réductions véritables.^Max^eUi Vous 4t«s Invités à Y*nir profiter de ces splendides VALEURS ! 385 rue St.Jacques."Le Magasin de Qualité pour Messieurs" ARTHUR POULIN, •rfcid»t if VETEMENTS CHAPEAUX SOULIERS ET ARTICLES POUR HOMMES J V l! ' VOLUME XXVII! — No I3L » OLfMDftIIB — Demain: MARDI, 27 iuiUst 19S7.Saint latdlslas, roi de Hongrie, coat, server du soleil, 4 h.37.Coucher du soleil, 7 h.34.Lever de la lune, 9 h.19.Coucher de la /une, 9 h.13.Dernier quart, le U< a 8 h.3 m.du matin.Nouvelle lune, le 7, à 11 h.12m.du soir.Premier quart, le lo, à 4h.36m.du matin.Pleine lune, le 23, à 7 h.4S m.du matin.Dernier quart, le 30, à 1 h.47 m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de le "Canadian Press", de ('"A B.C." et de la"C.D.N.A." LUNDI 26 JUILLET 1537 BBAU ET MODEREMENT CHAUD MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 90.Même date l’an dernier 70.Minimum aujourd’hui 76-Même date l’an dernier 60.BAROMETRE: 10 h.a.m.29.80.11 h.1 29 55.Midi: 29.50.Chlîlre* tournis psv la maison M.-R.de Meald ML h ! I' Des ."pour la culture que'bécoise M.Paquette, secrétaire provincial, expose un projet d'importance — Une suite aux bibliothèques paroissiales A Sainte-Anne de Beaupré 25,000 pèlerins se rendent au sanctuaire — Présence de S.Em.le cardinal Villeneuve .Le gouvernement provincial va |«, jarsemer la province de biblio-: lèques afin de combler les loisirs I:1 lies gens de tout âge et de contri-üer le "plus possible à la culture générale' du peuple canadien-fran-ais.i Le secrétaire provincial, M.le ij- jOcteur Albini Paquette, a bien r ouiu indiquer les grandes lignes I U projet du gouvernement au re-résenlant.du Devoir, ce matin, à ! : i * i)H bureau du palais de justice.Interrogé sur l’aide que le gou-«¦ Ker ne ment était censé apporter aux bibliothèques pour enfants, le mi-aistre a déclaré : ff —f,e projet du gouvernement ji Provincial est beaucoup plus vaste |, i|ue- vous l’imaginez.Avec mon ft jDus-ministre, M.Bruchési, je suis l|n train de le mettre au point et « le -présenterai bientôt à la con-i'idération de mes collègues du ca-[: llnet.Si je n’avais dû aller en jîurope, le projet serait peut-être ||éjà en marche.|!i A “Le gouvernement se propose, ! it-il, de parsemer la province de “ llibliothèques.Dans chaque village, iians chaque ville, il y aura des mbliothèques.11 y aura dans les I' iplles des bibliothèques séparées ¦' llour enfants, il y aura dans les ’fampagnes une section de la bi-piothèque publique réservée aux jinfants.” ' Le goût de la lecture • il i Le ministre se défend d’avoir Leu de temps pour exposer son f'vtrojet, mais il ajoute: ?.—Il importe de donner aux jeunes le goût de la lecture si l’on .eut quïls l’aient plus tard.Que oyons-nous «ujourd’hui?Dans nos i liages, de grands jeunes gens 1 .aspillent des heures et des heures ; bavarder dans un petit restau-liant, à griller des cigarettes.Ils L Ier dent un temps précieux.J’au-I :ais conscience d’avoir rendu un , frand service à ma province si je |i fouyais faire de la bibliothèque •ifublkque paroissiale le point d’at-I; ' ||-action des jeunes gens, si je pou-1 ai s voir la petite bibliothèque i Supplanter le petit restaurant.Les , pisirs softt de plus en plus grands |, fujourd’hui, soit en raison du chô-iîiage, soit en raison de la durée tjlus courte du travail quotidien ou Iebdomadaire.Il faut combler ces ides de façon profitable.-j.Le secrétaire provincial a des 1;lettres.11 connaît le plaisir de la Trfecture.Depuis qu’il est ministre, l!,, doit regretter, entre toutes, les ' , cures qu’il consacrait naguère à ire.Il reprend: i On ne s’habitue au livre, à j enrichissement continu qu’il ap-' borte à toute une vie que dans sa | mnesse.Il convient donc d’habi-i: 'uer la jeunesse à fréquenter le li-11 re et à ne plus le quitter.Par le î Ivre, ou par la lecture en général, b n acquiert la culture.Or, la cul-Lire est notre salut, à nous Caria-|j| iens français, en ce pays.C’est 1 par la culture que nous nous impo-‘ %rons dans l’Amérique anglo-sa-onne.Elle favorisera un accrois-; ornent, une élévation en qualité di i a personne de chaque habitant du lilanada français.n —Avec vous, monsieur le minis-pre, le mouvement intellectuel au |Ianada n’est pas en péril.Ce qui se fait en Ontario .jif: —Cette question des bibliothè-I Mues me tient à coeur, poursüit M.I l’aqueUe.La province d’Ontario a (; pas sur nous en ce domaine.Là-as, le gouvernement provincial ouble l’octroi municipal en fall aeur des bibliothèques publiques.|],|)ans la province de Québec, nous r irocéderons probablement autre-ment.Nous défrayerons la plus irflnde partie, environ les deux i ;iers, de la dépense d’établissement tiles bibliothèques.Si une munici-i pâli té veut souscrire cent dollars, Lie gouvernement ira d’une somme ||le deux cents.j —Les livres seront-ils variés?présentement, les bibliothèques pa-ioissiales existantes contiennent ¦'presque uniquement des romans à /eau de rose.I fi Québec, 26 (D.N.C.).— 25,000 personnes ont envahi, hier, le sanctuaire de Ste-Anne de Beaupré où de brillantes manifestations religieuses ont marqué la veille de la fête patronale de la grande thaumaturge.Son Eminence le cardinal J.-M.-R.Villeneuve, archevêque de Québec, Son Ex.Mgr L.-J.-A.Melanson, archevêque de Moncton, Son Ex.Mgr J.-H.Schlarman, évêque de Reoria, Illinois.Son Ex.Mgr F.-X.Decelles, évêque de St-Hyacinthe, et une centaine de prêtres réguliers et séculiers se trouvaient parmi les fidèles qui sont allés sggenouiller aux pieds de la statue miraculeuse de la grande sainte.Les hôtels et maisons de pension de' Ste-Anne de Beaupré regorgent de pèlerins qui attenefent la grande journée de la fête de leur protectrice, aujourd’hui.Hier, les principales manifestations religieuses furent la g:and’-messe chantée à 10 heures, les Vê-res solennelles de la vigile de la ête ainsi qu’une grande procession aux flambeaux dans la montagne, au cours de la soirée.Environ 2,300 automobiles étaient parquées sur les terrains avoisinant le sanctuaire.Les Pères Rédemptoristes, administrateurs du sanctuaire, ont distribué plus de 15,000 communions au cours de la journée, entre 5 heures 30 et 11 heures.Deux pèlerinages spéciaux avaient été organisés pour cette journée.Celui de Grahby était composé de 500 personnes, dirigées par M.l’abbé Breton et acéompagnees de Son Ex.Mgr F.-X.Decelles, évêque de St-Hyacinthe.Ils eurent leur messe à six heures et un exercice à 11 heures, au cours duquel M.l’abbé Edg.Roy donna le sermon.Un millier de èferins venaient dé St-Michel de ellechasse et de Berthier, dirigés ar M.l’abbé H.Barabé, curé de erthier.C’est M.J.Cloutier qui avait organisé ce pèlerinage, qui se fit par bateau.Les pèlerins eurent leur messe à 10 heures et un exercice à 2 heures, alors que le R.P.U.Héon, des Pères Rédemptoristes, donna le sermon.La grand’messe solennelle fut chantée à 10 heures par Mgr J.-H.Schlarmann, évêque de Peoria, 111., 1.P.J.-î ' Reprise des hostilités Sommation à l'armée chinoise — Les hostilités reprennent à Langfang Tientsin, 26.(S.P.A.) — On annonce que le général Katsouki, commandant en chef des troupes japonaises postées dans le nord de la Chine, a sommé la 29e armée chinoise d’évacuer complètement la région de Peiping (on a déjà plusieurs fois annoncé que le commandement de la 29e armée chinoise avait entrepris de retirer ses troupes de la région en question, pour se conformer à un accord conclu avec des autorités mililaires japonaises, mais qu’un élément très antijaponais de cette armée, la 37e division, ne tenait pas compte de l’ordre d’évacuér).Les hostilités ont recommencé: des troupes japonaises effectuent des opérations “punitives” contre des troupes chinoises postées à Lanfang, à mi-chemin entre Tient-si et Peiping.Les Japonais accusent ces troupes d’avoir attaqué des si-gnaleurs de l’armée japonaise.Il paraît que les pertes des Chinois sont très considérables mais que celles des Japonais ne le sont pas.* Tokio, 26.(S.P.A.) — Le prince Konoye a réuni son cabinet aujourd’hui.On dit que ’e gouvernement considère comme un fait très grave la reprise des hostilités dans le nord de la Chine.Des observateurs disent qu’il se peut que l’armée japonaise attaque Peiping même, pour faire reconnaître les privilèges d’ordre économique que le Japon revendique quant à la Chine septentrionale.Le Parlement doit se réunir demain, pour entendre une déclaration du premier ministre.Protestation de M.Oscar Drouin Les livres qu'il faudra •—La fondation des bibliothèques jaroissiales a été un bel effort, v’ous en tiendrons compte.Nous ,-onions varier le contenu des ray-ms.Il y aura des livres pour les -niants, comme je l’ai dit; il y ati-•« des livres pour les jeuens filles; il y aura des livres pour les jeunes ïçcns; il y aura des livres pour les ?ens de tout âge.Il y aura en bon nombre des libres sur les métiers, sur les arts do-uestiques, sur les professions; des ivres sur l’économie politique; des ivres sur la géographie physique, lolitique et humaine de la province t du Canada; des livres d’études so-iales.Enfin, chaque bibliothèque levra former un tout aussi com-let que possible pour que l’enfant, étudiant en vnvances, le curé du illage, l’avocat, le notaire ou le mé-ecin puissent en être des abonnés éguliers et satisfaits.Le livre ca-adien aura préséance dans nos bi-iiothèques.- —Comment se fera le choix des 'vres?—Cette délicate besogne sera pro-ablement l’oeuvre de personnes verties.Nous désirons que ces rhliothèques soient des foyers de ulture saine et vivifiante.L’avenir e nos enfants et de notre peuple n dépend.Elles seront le complé- issisté des R.P.J.-M.Bégin et L Dubé; les Vêpres furent chantées à 3 heures par le H.P.F.Gagnon, recteur, cure de la basilique, assisté des RR.PP.Donat Vézina, Patrice Leblanc, L.-X.Aubin, E.Roy, C.-E.Voyer et L.-P.Mathieu.Dans la soirée, la grande procession dans la montagne était sous la direction de S.Ex.Mgr L.-J.-Art.Melanson, archevêque de Moncton.Son Eminence le cardinal rehaussa par sa présence l’éclat de la cérémonie.A la fin de la procession, le cardinal adressa quelques mots aux pèlerins, en français et en anglais.Il se déclara édifié de cette grande manifestation de foi.Il pria ses auditeurs de mettre cette foi en pratique et d’en tirer des oeuvres méritoires.“Demandez des miracles corporels à sainte Anne, dit le cardinal, mais implorez surtout cette grande thaumaturge pour qu’elle nous accorde des miracles spirituels.” Campagne d'hygiène Chicago, 26 (A.P.).— Le département de l’hyigène de Chicago vient de lancer une grande campagne contre la syphilis.Le chef du service, M.Te Dr Louis Schmidt, a fait appel aux quelque 7,000 médecins de la ville afin d’obtenir leur concours: ces médecins seraient appelés à fournir des détails sur tous ¦es cas de svphilis qu’ils ont traités, mais sans cependant donner les noms de leurs patients.Il est question d’un plébiscite qui permettrait aux habitants de Chicago de dire s’ils sont prêts à se soumettre à une analyse du sang et gratuit et secret qui serait faite par le médecin de famille._____ Le crédit social Calgarv, 26 (C.P.).— Le premier ministre Aberhart a déclaré hier au Prophetic Bible Institute que si les experts des banques ne sont pas en mesure de'contribuer à rétablissement d'un système de crédit social en Alberta, le gouvernement est tout disposé à leur fournir les services de ses propres experts.On sait que le gouvernement albertain vient d’envoyer une circulaire à toutes les succursales de banque qui se trouvent dans la province pour leur demander de contribuer à rétablissement du crédit social en les assurant qu’elles seront rémunérées de leurs services et que le gouvernement assume tous les risques de l’entreprise.Une "belle découverte" Ames, Iowa, 26 (A.P.).—Un étudiant en chimie du nom de Léon Prenn prétend avoir découvert un gaz asphyxiant assez fort pour détruire les masques dont on se sert pour se défendre contre les gaz.Ce gaz peu coûteux se fabriquerait avec les déchets des raffineries de cuivre, de zinc et de pétrole et du sel ordinaire.Rrenn, qui est lieutenant dans l’armée 'des Etats-Unis, n’est âgé que de 23 ans; il étudie à Ylowa Stale College.ment et le prolongement de l’école.A ce moment, le secrétaire vient mettre sous les yeux du ministre les noms de plusieurs visiteurs impatients.M.Paquette constate qu’il a déjà accordé plus de temps qu’il ne pensait au représentant du Devoir.Celui-ci prend congé non sans féliciter le secrétaire provincial de son beau projet.Alfred AYOTTE La fiducie à la semaine de Droit de Paris Rapport de Me René Demogue — Présidence de Me Emery Beaulieu Paris, 24 (Havas) — Hier matin la Semaine de droit tint sa cinquième séance consacrée à l’examen des applications de fiducie en droit moderne sous la présidence d’Eme-ry Beaulieu, vice-président de l’Association des juristes de langue française et délégué du Canada, assisté de M.Peritch, professeur à la faculté de droit de Belgrade.M.Demogue, professeur à la faculté de droit de Paris, précisa que la question est de savoir dans quelle mesure il convient d’introduire la fiducie dans les droits nationaux très nombreux qui ignorent encore cette institution.Les délégués de Pologne, d’Autriche, de Yougoslavie, de Suisse, d’Italie, d’Egypte, de Belgique ainsi que François Prevet pour la France et Thibeaudeau-Rinfret pour le Canada prirent part à l’importante discussion.M.Demogue résumant le débat a remarqué que la résurrection de l’ancienne “fidücia cum creditore” avait rencontré des objections plus sérieuses et plus nombreuses, mais qu’en revanche la fiducie ayant pour but les intérêts particuliers tels que la matière de fondations en l’administration de certains patrimoines appartenant aux incapables, avait reçu un accueil moins défavorable de la part des congressistes.En France, le problème est d’ordre législatif comme l’indique dans son intervention le professeur à la faculté de Poitiers, Savatier.De midi à 1 heure, trente congressistes furent reçiA au palais de justice par le bâtonnier Etienne Carpentier qui les remercia de leur visite et de l’aide apportée à préciser certains points délicats de la jurisprudence moderne.Ils furent ensuite reçus au nom de la cour de cassation par M.Paul Matter, premier président de la cour de cassation et M.Louis Frémicourt.Pour défendre l'Angleterre Londres, 26 (CP) — L’“Army Committee”, qui vient de lancer une campagne de recrutement, préconise la création d’une réserve centrale de deux divisions de troupes mobiles que l’on pourra envoyer à la première alerte en n’importe quel coin du monde où l’Empire britannique sera menacé.L’“Army League Commitee”, dont le président est M.Leopold-S.Amery, ancien ministre, n’est pas un organisme officiel, mais une association volontaire d’hommes publics et de militaires qui viennent d’enquêter sur la situation déplorable de l’armée anglaise.Leur rapport insiste surtout sur les insuffisances du recrutement et le fait que le nombre des réservistes a diminué de 210,000 à 135,748 de 1913 à 1937.Décès d'un député Londres, 26.(C.P.) — M.George Hardie, député travailliste, frère de feu Keir Hardie, fondateur du parti travailliste indépendant, est décédé aujourd’hui à l’hôpital à l’âge de 63 ans.Il était l’un des militants du mouvement socialiste anglais depuis près de cinquante ans.Tito Schipa défie le maire de Sydney Wellington, Nouvelle-Zélande, 26 (A.P.) — Tito Schipa, cx-ténor du Metropolitan Opera, a déclaré nu-jourd’nui qu’il a reçu des messages de félicitations de M.Achille Sla-race, secrétaire du parti fasciste italien et du comte Dino Grandi, ambassadeur d’Italie à Londres, pour avoir défié ouvertement le maire de Sydney, Australie, en continuant à terminer ses concerts à l'hôtel de ville de Sydney, par un salut à la fasciste.Le maire ne Sydney avait menacé Srhipa de lui re- ___.fuser l'usage de la salle municipa- ont approuvé un r le s’il continuait à saluer A la fas-; forme sociale â le ciste ses auditeurs australleoa.1 grès.Il donne sa version de l'assemblée de Saint-Pascal — On prendra les mesures voulues pour se protéger Québec, 26 (D.N.C.).— M.Oscar Drouin, député de Québec-Est, nous a remis à midi la déclaration suivante, sur les incidents de St-Pascal de Kamouraska, où les membres du nouveau parti ont été empêchés de parler.La déclaration est signée: “Le Parti National”.“La liberté de parole et la liberté d’assemblée existent-elles encore dans notre province?On a le droit d’en douter, après les événements de cet après-midi à St-Pascal.“Nous sommes arrivés, M.Hamel, M.Grégoire, M.Marcoux, M.Cha-loult et M.Emilien Rochette, vers deux heures de l’après-midi.Six mille personnes environ nous y avaient devancés et attendaient paisiblement.“Sur proposition de M.René Cha-loult.M.Bossé, cultivateur de St-Pascal, et M.Savoie, industriel de Mont-Carmel, acceptèrent la présidence de l’assemblée.“A peine le président avait-il ouvert la bouche pour annoncer l’ordre des orateurs que le tumulte commença.Et il s’amplifia de plus en plus au point que personne autre ne put adresser la parole.“Dès le début, il était évident qu’une grosse organisation montée d’avance était là pour troubler l’assemblée.A n’en pas douter, d’après les manoeuvres de certains groupes, un chef et des sous-chefs commandaient la manoeuvre.“Nous étions heureusement en plein air.Autrement, les scènes de l’Ange-Gardien se seraient renouvelées, plus violentes et plus sanglantes.Au centre de la foule, il y avait un carré, une centaine d’hommes qui se tenaient coude à coude et qui paraissaient encadrés de gars en chemise.A gauche de l’estrade, un camion d’hommes debout hurlaient comme des bêtes fauves en choeur avec ceux du centre.A droite, un autre groupe, dans un auto entouré de complices, faisait tapage.“A un moment donné, le carré du centre s’avança en triangle vers l’estrade^.I^es orateurs et leurs amis y reçurent des cailloux qui venaient de droite et de gauche.Les autres, pendant ce temps-là, tentaient de démolir la tribune pièce par pièce.Un certain nombre, lancé à l’assaut, escaladait l’estrade.Tous les orateurs se virent menacés.M.Grégoire, maire de Québec, fut bousculé et frappé L’un des assaillants asséna un violent coup de poing en pleine figure à un paisible vieillard.Plusieurs des occupants reçurent aussi des bourrade^, des bousculades, contre lesquelle's ils n’étaient pas en mesure de se défendre.Bientôt, tous les émeutiers.environ une centaine, dont quelques-uns bavaient le whiskey, s’étaient emparés de la place.L’un d’eux en avait arraché une planche avec laquelle il menaçait tout le monde.“Leur meneur, un nommé Albert Desjardins, chef des cantonniers du comté de Kamouraska, salarié du gouvernement, employé de M.Maurice Duplessis, premier ministre de la province de Québec, avait conduit ce brillant assault.“En face d’une violence si savamment organisée, composée d’hommes capables de tous les excès, notre meilleur parti, pour le moment, afin d’éviter peut-être des effusions de sang, était de nous retirer.“Dans un tumulte et un pêle-mêle indescriptibles, le nommé Albert Desjardins prit la( parole pour injurier les orateurs et chanter les louanges de son maître, M.Maurice Duplessis.“A noter: rumeurs ou faits, les cantonniers avaient appris que si l’assemblée réussissait, leur situation serait en jeu, et que, pendant quatre ans, le comté de Kamouras-ka jeûnerait.Pour fui, ni chemins, ni autres octrois.“A preuve que cette .conviction s’était accréditée dans l’opinion, c’est que durant la nuit, des hommes avaient travaillé â démolir notre estrade.“Ces faits se passent de commentaires.Lçs mêmes conclusions d’ordre pratique qui s’imposaient après la bagarre de l’Ange-Gardien deviennent plus urgentes que jamais.“Pour notre part, puisque le gouvernement parait vouloir protéger le désordre, l'encourager et l'organiser, M.Duplessis ne devra pas être surpris, si le public intelligent qui veut se renseigner et, pour cela, prend la peine de se rendre aux assemblées se charge, à l’avenir, du maintien de l’ordre et de se faire respecter.C’est son droit.“Cet après-midi, le mécontentement a été manifesté dans la foule contre les émeutiers.Nos gens de Kamouraska et d’ailleurs n’endure^ ront pas de se laisser malmener par une clique organisée.Us ne permettront pas que l’on accrédite ailleurs que le peuple canadien-français ne peut pas écouter la discussion d’une politique ou d’une doctrine sans se livrer à des actes d’apaches.“Dignes de gouvernements moribonds, de telles manoeuvres ne les sauvent jamais.Le passé est là pour le prouver”, (signé) Le Parti National Au Cap de la Madeleine Départ de trente missionnaires pour l'Afrique et le Nord-Ouest — Présence de quinze mille personnes Les Trois-Rivières, 26.— Quinze mille personnes sont passées au petit sanctuaire marial du Cap de la Madeleine, au cours de la journée dTiier.pour saluer les trente missionnaires qui doivent partir, ces jours-ci.pour les missions de l’Afrique et du Nord-Ouest.Ces pèlerins, de tous les coins de la province de Québec sont venus voir une dernière fois ceux qui vont s’embarquer pour les lointains pays d’évangélisation.et ont participé à la grande fête missionnaire annuelle du Cap de la Madeleine.Mgr Alfred-Odilon Comtois, évêque des Trois-Rivières, à la tête des fidèles de son diocèse a présidé aux fêles de l’après-midi.On remarquait parmi les partants, quatorze Pères Oiblats.quatre Frères de la même congrégation, cinq Frères du Sacré-Coeur, deux Frères Maristes et trois soeurs du Bon-Pasteur, de Québec.Des quinze mille pèlerins qui sont passés au petit sanctuaire, cinq mille sont venus dans ravant-midi et les dix mille ont participé aux manifestations solennelles de l’après-midi.Hier matin, de nombreuses messes dites aux autels du petit sanctuaire.A neuf heures le Rév.Père Gilles Marchand, O.M.I., provincial des Oblats du Canada, a célébré une messe pour les parents et pour les amis des missionnaires.Le Rév.Germain Dandenault, O.M.I., directeur des pèlerinages, prononça le sermon de circonstances.A dix heures, le Rév.Père Eugène Nadeau, O.M.I., prêcha le chemin de la croix en plein air.Un millier de personnes prirent part à la cérémonie.A dix heures 30, les missionnaires partants défilèrent dans tes jardins du sanctuaire pour prendre part aux cérémonies de 1 après-midi.Les cadets du Sacré-Coeur ouvraient la marche.Le clergé, les missionnaires et Mgr Comtois étaient entourés de détachements des zouaves pontificaux.La démonstration eut lieu au calvaire.La bienvenue à Son Excellence Mgr Comtois et aux missionnaires fut souhaitée par le Rév.Père Athanase Fran coeur, supérieur et gardien du monastère.Le R.P.Azarie Ménard, O.M.I., prononça le sermon de circonstance.Il magnifia le missionnaire, planteur de croix.Après quoi, le provincial des Oblats, le R.P.Gilles Marchand, remit leurs obédiences aux missionnaires.Mgr Comtois tira les conclusions 3e cette cérémonie.Il montra dans le missionnaire un modèle de fidélité à sa vocation et invita les fidèles présents à imiter cette générosité, chacun dans la sphère où Dieu l’a placé.Dieu le veut, telle doit être notre devise, fut-il suggéré par Mgr Comtois.Suivit l’émouvante cérémonie du baisement des pieds.Le salut du Très St-Sacrement fut célébré, au pied du calvaire, par S.E.Mgr Qomtois.Ce dernier avait, comme diacre, le R.P.Gilles Marchand, provincial des Oblats, et comme sons-diacre, le R.P.Pierre Pepin, supérieur du noviciat de Ville La Salle.Mgr Dionis Gélinas agissait comme cérémoniaire.On remarquait, autour de l’autel le R.P.Arsène Roy, O.P., le R.P.Ernest Castonguay, Ô.M.I., curé de Ste-Ma-dcleine, les RR.PP.Desautels et Guy, de St-Boniface, et le R.P.Jo-doin, de Richelieu.Au cours du salut, les missionnaires, hommes et femmes, se sont agenouillés au pied de l’autel pour se consacrer à la Vierge du Rosaire, patronne du petit sanctuaire.Cette grande journée missionnaire annuelle s’est terminée hier soir, au milieu d’un concours nombreux de pèlerins, quand le R.P.Prime Girard, O.M.I., missionnaire depuis près de trente ans, chez les Esquimaux de la baie d’Hudson, a donné une conférence sur les missions, dans les jardins du sanctuaire.Le Père Girard est missionnaire à Ponds Inlet, depuis 1912, date de la fondation de la mission de Mgr Tur-quetil, ce vaillant apôtre arrivé d’une tournée de conférences en France et à Rome.H a donné plus de 300 conférences sur ses missions du pôle nord, dont une, mémorable, à l’Angélique de Rome, devant plusieurs cardinaux, archevêques et évêques.La liste des missionnaires partants a été oubliée dans le Devoir du 21 juillet, mercredi dernier.Les chantiers navals de Sorel seront vendus Le gouvernement' fédéral en disposera de cette façon ainsi que de sa flotte de dragage de Sorel Ottawa, 26 (D.N.C.) — Les autorités fédérales ont décidé de disposer par contrat des travaux à accomplir dans le chenal du Saint-Laurent, en même temps que de vendre la flotte de dragues et les chantiers navals à Sorel parce que l’on peut faire Lire les travaux à meilleur marché par contrat.Les arrangements ont été pris pour la vente de la flotte de dragues et de vaisseaux auxiliaires ainsi que de l’outillage à Sorel, à la General Dredging Contractors, Limited, de Montréal, pour une somme de $1,700,000.La valeur des dragues, etc., a été établie par une compagnie indépendante.Il est prévu, dans le contrat de vente que les employés actuels à Sorel et sur les dragues continue ront de travailler pendant le reste de la saison.On a également accordé le contrat pour le reste des travaux de creusage à la General Dredging Contractors, à une unité de coût recommandée par la commission qui a fait enquête sur la question.Cette unité de coût, d’après les ingénieurs du ministère, est considérée comme raisonnable et équitable.Les travaux seront faits dans l’ordre prévu dans le rapport de la commission et seront accomplis chaque année dans la mesure où les crédits votés à cette fin le permettront.* # * En janvier 1934 le ministre de la marine d'alors, M.Alfred Du-ranleau, a nommé une commission pour étudier la question du niveau de l’eau dans le port de Montréal et le chenal du Saint-Laurent.Cette commission devait étudier les causes de la baisse du niveau de l’eau dans le port et le chenal et faire des recommandations en conséquence.La commission a soumis son rapport le 18 janvier 1937.Elle a fait une étude approfondie du problème.Elle recommande, en plus des travaux en cours, des travaux de creusage pour une somme de $11,500,000.Ces travaux sont nécessaires, prétend la commission, pour assurer une profondeur de 35 pieds au-dessous du plus bas niveau de 1934.Tous les détails des travaux sont indiqués dans le rapport de la commission.Quand ces travaux seront terminés, l’état du chenal sera conforme aux nécessités de l’heure.A l’heure actuelle, le creusage se fait partie avec l’outillage appartenant au gouvernement, partie par contrats.L’unité de coût dans les contrats est inférieure à l’unité de coût des travaux conduits avec l’outillage du gouvernement.Le gouvernement maintient en opération une flotte de dragues et de navires, auxiliaires, avec port d’attache à Sorel.Politique d'économie Vendôme, France, 26 (A.P.) — Le premier ministre Camille Chau-temps a déclaré hier à Naveil qu’il ne saurait y avoir de progrès so» ciol durable si l’on ne rétablit l’ordre dans les finances, Il a annoncé qu’il a, l’intention d’équilibrer le budget en comprimant les dépen-ses.On Interprète cette déclaration comme un avertissement aux socialistes qui constituent le plus fort groupe du Front populaire et qui programme de ré-leur récent con- Décès du R.F.Camille Gervais Le R, Frère Camille Gervais.Clerc de Saint-Viateur, est décédé au Juvénat des Saints-Anges, à Ber-thierville.le 24 hyllct, après quelques jours de maladie, Le F.Gervais était né à la Pointeaux-Trembles.le 24 octobre 1870, et était entré au noviciat de Joliette le 3 septembre 1890.Il avait fait ses premiers voeux de religion le 31 juillet 1892 et ses voeux perpétuels le 31 juillet 1898.IJ fut professeur au collège Saint-Joseph de Lévis de 1891 à 1895, à Cohoes, N.-Y., de 1895 à 1897, et à S.-Eustache Jusqu’en 1904.Il fut de plus directeur à S.-lLouls-de-Gonza-gue de 1904 à 1906 et de nouveau professeur à S.-Eustache.Il enseigna aussi’’au juvénat de Berthler-ville et au collège de Beaubarnols.Depuis 1923 il remplissait les fonctions d’infirmier au collège Bourget de Rlgaud, et au juvénat des Saints-Anges de Rerthietville, où il est décédé samedi, Un premier service a eu lieu à Berthiervltlile, ce matin et la dépouille mortelle a été transportée a Jo-Hette, Le» funéralllei auront Heu a nodal de St-Viateur, à Joliette, demain, à 10 h., heure d’été, et l’inhumation au cimetière de U communauté.Nominations Québec, 26 — Le gouvernement provincial annonce officiellement les nominations suivantes dans le dernier numéro de la Gazette officielle: M.Delphis Labonté, commissaire d’écoles pour la municipalité de Saint-Julien de Wolfestown, dans le comté de Wolfe; M.Aimé Malo, de Québec: pourvoyeur dans le service intérieur de la voirie; M.Thomas Tremblay, avocat, de Montmagny: assistant-gérant de la Commission des liqueurs de Qué-bec ; M.le docteur J.-Alexandre Nadeau, de Saint-Charles de Belle-chasse : coroner pour le comté de Bellechasse; MM.L.-C.Allatre, marchand de bois, S.-Vianney, et Emile Bernier, cultivateur.Rédemption: juges de paix avec juridiction dans le district judiciaire de Rhnouskl, J.-A.Brassard, commerçant de fourrures, Antoine Marcotte, commerçant, Paul Ouellet, gérant du bureau de In compagnie Saguenay Electric, et Jean-Charles Paradis, secrétaire de la paroisse de Roberval, tous quatre de Roberval: juges de paix avec juridiction dans le district judiciaire de Roberval, Ubald Deschenaux, cultivateur, Notre-Dame de Pierre-ville: juge de paix avec juridiction dans le district judiciaire de Richelieu, Jack McDermott, agent d’assurances, et Martin Perrier, imprimeur, tous deux d’Aylmer: juges de paix avec juridiction dans le district judiciaire de Hull, Alfred Théoret, épicier, Valleyfield: juge de paix avec juridiction dans le district judiciaire de Beauhar-nois.À propos de grève Québec.26.(D.N.C.) — Lfe Syndicat national catholique de Saint-Grégoire de Montmorency, a tenu une grande réunion hier soir à 8 heures, en la salle paroissiale de l’endroit, sous la présidence de M.Joseph Leclerc, président des délégués à la fédération.Au cours de cette réunion, a laquelle assistaient une foule considérable d’employés à la filature de la “Dominion Textile Company”, les officiers et les membres du Syndicat ont discuté de cette importante question de la grève.Aucune décision officielle n’a été prise, déclarait hier soir, M.l’abbé Georges Côté, aumônier général de la C.T.C.C.On sait cependant que M.Leclerc a fait connaître à l’assemblée le résultat du scrutin, pris durant toute la semaine dernière, et qui démontre que les ouvriers de cette Industrie sont favorables à la grève puisqu’ils ont voté par une forte majorité.La décision relative à la grève sera prise d’ici quelques jours, croit-on, alors que M.Joseph Côté Ira rencontrer, à Montréal, les officiers de la fédération et leur faire connaître la décision prise par les employés de la filature de St-Grégoire de Montmorency._________ Le fascisme Londres, 26.(CjP.Havas).— Le brimât de l’Eglise catholique en iAngle4erre, S.Ex.Mgr Arthur Hins-lev.archevêque de Westminster, a défendu aujourd’hui dons une lettre au Times, l’attitude de l’Eglise cathoîicrue vis-à-vis de l'Espagne.L’archevêque de Westminster a rappelé que l’Eglise a été persécutée en Espagne, et que ses biens ont été ronfisuués.Il a alouté qu’il était faux de dire que le Vatican est l’allié du fascisme, qui dénote une ignorance absolue des déclarations des Papes depuis 50 ans.Le Pape était représenté au couronnement du roi George VI; Il parle souvent avec estime et affection de la Grande-Bretagne; si les relations du Vatican avec ITtalle fasciste sont cordiales.elles le sont beaucoup moins avec l’AUcmffgne, un autre Etat totalitaire.Le Vatican n'a pas rompu les relations diplomatiques avec le gouvernement de Valence, En Belgique.la hiérarchie catholique a exercé son influence contre les fa«-cistes belges; les rexlstes.Décès du chanoine Lacerte Les Trois-Rivières, 26.— Le chanoine Odilon-Honoré Lacerte, curé de Saint-Prospère, est décédé aujourd’hui â l’âge de 77 ans, après une longue maladie.Le chanoine Lacerte est décédé à six heures et 30, ce matin.Ses funérailles auront lieu jeudi avant-midi.Son Excellence Mgr A.-O.Comtois chantera le service.M.le chanoine Odilon-Honoré Lacerte naquit à S.-Sévère, comté de Saint-Maurice, le 8 mars 1860, de Joseph Lacerte, cultivateur, et d’Elisabeth Gérin Lajoie.U fit ses études classiques et théologiques au séminaire des Trois-Rivières où il fut ordonné par Mgr Laflèofae, le 20 septembre 1885.U fut vicaire à Rkhmomkdiocèse de Sherbrooke, en 1885, puis a Ixmiseville, eu 188G, à Saint-Stanislas, en 1890 «‘Sainte-Anne de La Pérade en 1891.Il devint curé de Saint-Prospère en 1893.U avait été nommé chanoine honoraire de la cathédrale en 1926.Noyade à Joliette Eugène Lacoursière, 17 ans, de Joliette, se noyait hier midi dans un cours d’eau situé non loin du cimetière de Joliette.Son frère Alcide s'est porté à son secours, mais il n’a pu le repêcher à temps.Aviateurs disparus Wiltiams-Lake, Colombie-Canadienne, 26 (CP) — Policiers et volontaires n’ont pu retrouver la trace des deux aviateurs qui seraient descendus en parachute près de la rivière Fraser non loin d’ici hier.C’est un propriétaire de ranch qui a provoqué cette battue en racontant à la police qu’il avait vu descendre deux aviateurs.D’antres personnes de la région prétendrent avoir vu un avion en flammes volant très bas non loin de là.Les accidents de fin de semaine (Service de la Canadian Press) Les accidents de fin de semaine ont fait 29 morts à travers le Canada aux dernières nouvelles.C’est la province d’Ontario qui est la plus cruellement éprouvée puisqu’elle compte 19 morts, dont 13 victimes d’accidents d’automobile.Bulletin météorologique Toronto, 26 (C.P.) — Voici le temps qu’il fera probablement demain dans la province; région de Montréal et d’Ottawa: beau et modérément chaud; vallée du bas St-Laurent: incertain; nord-ouest du Québec: vent frais du nord-ouest; frais; lac St-Jean; nuageux et frais; averses probables.EN VACANCES faites-vous suivra par LE DEVOIR Canada 1 semaine .J0 2 semaines.35 3 semaines .50 1 mois .60 2 mois .1-00 Etats-Unis 1 semaine t««* •*•*«•**• fc.30 du eotr, en présen-aaa* suivant: Si ma famille.Pearly Juim es Cas ton et Myp!rMt ssigane Mario Basselli, rraeeceée.Jacque-Simonot Leeaawta* Del-a.soatrmlSo, Ce n’eet.pas ta Keoasere.Veçasr Bochmaaa.rorcheesre.Daiae taan pare.Joeé Delaquemtee.ténor.; O as* rmiha Heme Syliaao.rorchestre, j ?¦sia* s.s'es rteaa à détiarer Oheefeid.Ju-9ae «s Gaston Mac saïetae.fean Matra*.sa 5«al avec relata au past* CRAC .4 ISesstrta: Ce que ras verra aux fêtas du Ont* max de Sherbrooke alloeutsoB par M Atttoaia Daelauness.freffler de la dté de Eberbrosàt et secrétaire du comité executif des fêtas Fanfare: G’.ctre à Sherbrooke prol.Chs Dt'.renne Serenade In the Wight.J.Kennedy, D Ouarany (ouverture).A Carlo Gomax rHerœoc e de Sherbrooke, ttret-eeur: prof.Charles Delvenae Causent par M J -S Bourque.Casant O Salutarte, art de H.9t-Pierre In the Chapel In the Moonlight.Billy j Hill-.Imitation d'ua chant coeaque eur , un* mélodie canadienne, arr de H.St- 1 Pierre, les Chantecierc* de Sherbrooke dl-nebs par M.Hector St-Pierre Fanfare: When my dream boat (¦ome* Some.D.Franklin.September In the Ram.H.Warren; Maytime leélections.Sigmund Romberg; A Frengesa! ces circons- trapte d'abord, iurtout dans | tan)reSi ks élections peuvent être minées à Québec et qui est en prison?Qui a restitué de l’argent?Je n’ai pourtant pas manqué, moi qui fus en butte à des accusations de cette nature, comme ancien ministre, de défier M.Duplessis chaque fois que j’ouvre la bouche.Si je suis un voleur, le rôle du procureur général est de me mettre à l’ombre; si je suis celui qu’on disait être sur les hustings de l’an dernier, ma place n’est pas parmi les honnêtes gens, elle est en prison.Une farce lugubre Cette enquête conduite par M.Duplessis, est devenue une farce lugubre dont pour ma part je ne voudrais pas me rendre responsable.Mais remarquez bien ceci: je tâche de tenir ma parole.Nous avons promis une enquête complète, impartiale.Nos adversaires feront ce qu’ils voudront avec leur majorité servile, la clarté sera faite quelque jour, la clarté complète.L’opposition fera comparaître ses témoins.Nous vivons dans une province qui est sous un gouvernement responsable.Le gouvernement responsable comporte le franc-parler des représentants du peuple en Chambre.Nous voulons, nous, le gouvernement responsable pour assurer la bonne conduite de tous les éléments de la société.Les luttes que nos pères ont faites pour obtenir ces libertés que représente un gouvernement responsable, nous ne voulons pas les ignorer.Vos églises portent la trace des canons prêts.Notre programme En cette province, la stabilité et les chances de progrès reposent sur les travailleurs de la ferme et de l’ufcine.Nous avions préparé un programme dont on a .dit dans le temps, chez nos adversaires: “C’est trop beau pour être vrai”.Mais l’administration qui a préparé ce programme avait placé lu province a la tête des autres dans la Confédération.Le premier ministre qui le préconisait avait été ministre de l’agriculture.Nous avons récolté de toutes les parties du Canada des témoignages affirmant que la province de Québec faisait de grands progrès au point de vue agricole.Nos lois agricoles, notre système de coopération, notre organisation d’expositions, nos méthodes d’élevage sont copiées ailleurs dans les autres provinces.Ce travail excellent devait être continué.Nous voulions ouvrir des terres meubles dans la province pour suffire aux grands centres de consommation.Mais depuis que l’administration conservatrice est au pouvoir, c’est par centaines qu’elle envoie des colons dans la forêt.C’est aussi par centaines qu’ils en reviennent, Nos adversaires ont braillé sur le sort du colon dans la province.Il fallait, disaient-ils, placer 60,000 jeunes fils de cultivateurs sur les terres abandonnées et dans la colonisation.Nous voulions être plus raisonnables, mais marcher.Nous voulions mettre à la disposition des fils de cultivateurs des terres capables d’assurer leur prospérité.C’est d’ailleurs ce que nous ferons lorsque nous serons revenus au pouvoir.Cultivateurs, il y a sur vos ter- _.qui ont tonné pour obtenir ce gou- l’assemblée de ses bonnes paroles reniement responsable.Nos ancê-encourageanles à notre égard.M.Ires avalen* coeur; nous en Lacombe, vous êtes venu témoigner ay°hs nous aussi du coeur, \ujour-que la doctrine libérale «est la nié- d mu nous n aurons pas besoin de me- par tout le pays, vous qui êtes | canons pour assigner les témoins ; res des parties que vous n’avez pas au fédérai; que cette doctrine ne que nous voulons entendre aux | encore faites, pour lesquelles nous change pas, qu elle reste telle pour comptes publics; nous n’avons pas une élection après l’autre, pour les- besoin de mitrailleuses podV répon- élections après les autres, pour les I dre à M.Duplessis qui veut nous hommes après les autres.j en empêcher en Chambre; nous “Cela nous encourage, nous du ! n’avons même pas besoin de gar-parti provincial, de vous voir venir j celtes.C’est le peuple qui se char-de l’arène fédérale nous tendre la géra de cela, dans un souffle de dé- main.C’est un hommage.Malgré les résultats qui n’ont pas été heureux aux dernières êlcctioons.malgré les orages qui sont tombes sur nos têtes, nous n’avons pas, je pense, démérite de ceux qui pensent encore à gout.La médaille de St-Joseph Pourquoi M.Duplessis a-t-il choisi le mercredi plutôt que le vendre avenu de leur pays, q; comme le jour d’hypocrisie na-aiijourd hm Im'.ité tionaic?Pourquoi a-t-il remplacé “Je suis ici KSrÆï -r» les associations politiques libéra-'de ’sainl Joscph?Voilà des choses les de la province par le efficace qu’elle a accompli.Mai r.,v.ui Que noys pourrions parfaitement ‘ ' ! demande er; car voilà des sujets dont nous no devons pas rougir d’être j •'’'î'.1’ M,r.Y’s .r,os adversaires aux libéraux, aujourd’hui moins que ! d*‘rnK*t*f!s elections.ci n’intêres- vous avions promis de vous aider, comme avaient fait nos adversaires.Mais est-ce qu’ils vous ont aidés?La prime du beurre jamais.Nos adversaires vous avaient aussi promis une prime sur le beurre et le fromage.Vous l’ont-Hs donnée?Non.Aux dernières élections, ils disaient cependant: M.Godbout vous promet une prime sur le beurre et le fromage pour l’hiver.11 n’y a pas de production l’hiver.Nous vous la promettons douze mois par année.J’avais promis cette prime en hiver, précisément parce que c'est en hiver qu’on en a besoin.Je n’ai pas rencontré de cultivateur qui m’ait dit avoir reçu cette prime.M.Duplessis a renouvelé ses se pas les électeurs.Les hommes pu-1 Promesses lors de l’élection de la 'J'ai été, je suis et je resterai libéral" blics, qu'ils soient de l’opposition ou du gouvernement, ont le devoir d’éclairer l’opinion et non de s’engueuler sur les hustings.se.Si j’ai été un libéral dans le pas- j C’est pourquoi, en quelques mots, , je suis re sté un libéral intégral j je vais vous rappeler le program et le serai toujours.Ou nous re-1 me que nous préconisions alors, et proche souvent d’être partisans.Je ! qui resté h- même en dépit des dis: Continuez d’être (les pari sans élections.Nous voulons toujours le de la cause libérale.C’est la cause 1 mettre en application.Quand cela libérale qui est celle de l’avenir, sera?Peut-être bientôt.Plus tôl Qu’est-ce que c’est que d’être par- j qu'on ne saurait le croire.Je veux tisan?C’est se comprendre les uns • vous dire ceci incidemment : quand les autres.C’est, oublier ses vues il fut décidé de faire cette tournée personnelles pour comprendre d'assemblées, un homme venu du l'ensemble d’une situation, d'une camp adversaire vint me dire: cause noble.C’est travailler à quel- “Pourquoi entreprendre une conique chose avec ce qu'on a défini ! pagne à ce temps-ci, dix mois à la semaine dernière à la Semaine peine apres les élections?Faites Sociale de Saint-Hyacinthe: la coopération.On nous réclame partout Vous parlerai-je de nos’•adversaires?Mais leur parti est tellement près de la défaite que nous pouvons en parler cMmne une attention, il se pourrait que Duplessis déclenche des élections auquel cas vous ne seriez pas prêts.Vous savez de quel tempérament il est.Prêts pour les élections Vous n’ètes pas prêts, disait cet chose du passé.Peut-être avez-vous homme.Oui, nous le sommes prêts.Beauce.1] y eut même un députe qui dans la campagne de Beauce s’engagea de la donner en jurant sur le clocher de l’église.“Je m’engage, disait ce député, à vous promettre cette prime sur le beurre el le fromage par le sanctuaire et le saint Sacrement qui y est exposé’,’.Je n’ai pas d’objection à vous dire qui est ce député, cela lui fait plus de tort que de bien, c’est le député de Gaspé-Sud.J'ai plus peur pour lui que pour-moi.Nous vous avons promis et nom vous donnerons des marchés pour vos produits agricoles.Nous croyons là comme ailleurs à une politique vraiment libérale.Nous voulions abolir ces tarifs exagérés qui empêchent tout échange.Il était par exemple important d’envoyer des agents commerciaux pour faire connaître à l'étranger nos produits.Cette politique a-t-elle été suivie par nos adversaires?11 est vrai que le ministre du commerce est allé trois fois à New-York et une fois en Europe où il sc j mission américaine à remplir.C’est i un devoir Impérieux de prêcher ees ! principes aujourd’hui Mais nous de-i vomis aussi les pratiquer et noua les I pratiquerons en suivant ceux qui sont venus les prêcher.Pour ma part, je veux être clair.Je suis catholique; Je fais ma religion comme les autres sans me permettre d’en porter les signes extérieurs, Je ne veux pas ostracism' tout le monde qui no pense pas comme mol.C’est diamétralement opposé aux principes que je pose* Les questions ouvrières Le devoir du gouvernement, ce n'est pas de font réglementer, mais de faire les conditions telles que les ouvriers et les patrons pourront se rencontrer sur un pied d’égalité.Malgré leurs déclarations à ce sujet, nos adversaires ont-ils accordé ceci aux ouvriers?Ont-ils fait quelque chose pour placer les ouvriers sur un pieu d'égalité.C’est ce à quoi les ouvriers ont droit, Ces principes s’appliquent dans tonies les législations sociales.Mais la politique actuelle du gouvernement est une politique désastreuse.Nous allons vers le socialisme à pas de géant.Ce sont des lois socialistes que celles qui promettent k> secours du gouvernement à tout le monde, M.Duplessis parle de communisme et cependant toute sa législation tend vers le socialisme et le communisme.Nous, ce que nous voulons, c est de.» assurances pour les ouvriers créées à mémo les contributions des ouvriers.Mais pour alimenter sa politique de paternalisme de l’Etat, M.Duplessis hypothéqua les générations de demain.Quelles seront-elles, ces générations futures, si nous ne nous arrêtons pas spr cette pente?Le gouvernement va remplacer l’effort de celui-ci, de celui-là.Ce n’est pas ce que nous voulons.Nous voulons des conditions telles dans cette province que les gens soient en mesure de se débrouiller eux-mêmes.Nous voulons que le cultivateur et l’ouvrier puissent trouver leur pain eux-mêmes.On nous a reproché le paternalisme d’Etat avec les employés civils; mais l’administration qui nous a succédé a jeté nos employés dehors pour les remplacer chacun par quatre hommes.On nous reprochait d’avoir trop d’agronomes et de les faire servir à de§ causes électorales.Aujourd’hui on décide d’en mettre un par paroisse.Je veux vous parler aussi des finances publiques.Elles viennent de la poche du contribuable.Si k gouvernement durait trois autres années, se serait une situation désastreuse.En effet, nous ne pouvons continuer sur un temps d’emprunt de $80,000,000 en quelques mois.Nous devions $150,000,000 lorsque nous avons quitté le pouvoir.Dans quelques années, avec le concours de l’administration Duplessis, la dette sera augmenté jusqu'à $300,000,000.Nous n’avons pas le droit d’endetter les générations futures comme fait le gouvernement avec ses emprunts à longues échéances.Nos adversaires promettaient tout à la jeunesse, mais ils n’ont pas un regard, pas une parole d’encouragement pour elle.-”' Les emprunts fails pour les lois de pensions, ce devrait être payé par des taxes actuelles.Autremont, emprunter à 30 ans et plus, c’est lâche dé procéder ainsi.Après lui.M.Duplessis semble penser qu’il n’y aura plus de crime.Après moi le déluge, doit-il dire.Nous, nous voulons encourager la jeunesse.Ce n’est pas nous qui lui aurions mis une dette de 8300,000,-000 sur les épaules comme ce sera la réalité si ce gouvernement dure trois autres années, à condition qu’il dure.Les portraits que MM.Bouchard et Bastion viennent de faire de leurs adversaires en Chambre ne donnent pas toute la réalité; c’est que les coups de pinceau sont dirigés par un coeur charitable.La vérité est plus dure que cela.Ils ne vous disent pas à tout ce à quoi ils sont en butte là-bas à Québec.Mais il y a une chose que j’ambitionne personnellement, c’est de sortir de lu vie publique.Toutefois, nous allons d’abord faire notre devoir.Nous nous sommes fait caricaturer, nous» mais nous avons l’Ame, sereine, fepemlmil, nous tenons à notre réputation; nous tenons à la confiance et an respect dans nos familles.Nous le ferons de même pour ceux qui se sont livrés à cela.Mais à la prochaine consultation populaire, ayez l'oeil ouvert.Rendez-vous compte que ceux qui trompent votre confiance, le font en lesté clairement leur dégoût de ce qui devait être un gouvernement de réforme et qui n’a été qu’une vulgaire administration Saint Jérôme, soit une longueur de 12 milles.Les travaux sont commencés lundi dernier.Le ministre entreprendra d’ici quelque temps la réfection d’une section de 18 mil les comprise entre Sainte-Agathe el Saint-Jo vite.Le ministre étudie la réfection du chemin des Hauteurs, reliant Saint-Jérôme à Saint-Emile.Les travaux préliminaires au pavage sont commencés sur la route de Lachutc à Grenville, sur le parcours de la route Montréal-Ottawa, Cette section a 12 milles de longueur.Le pavage d’asphalte sera terminé à l’automne.Sur la même route, le ministre a accordé récemment un contrat pour le pavage de la section Plaisance-Masson, soit une longueur de 16 milles.La ville de Buckingham sera elle aussi raccordée à la grande route Montréal-Ottawa par un pavage d’asphai-te.Cette dernière section a trois milles de longueur.Le ministre entreprendra dans un avenir rapproché la réfection de la route de Saint-Eustache à Oka.Le nouveau chemin Morin 'Heights-Lac des Seize-Iles, dans le comté d’Argenteuil.sera terminé d’ici peu.de même que la route L'Annonciation-L’Ascension, dans le comté de Labelle.Le département travaille actuellement à la réfection de la route Chelsea-Wakefield, le long de la Gatineau.commencée l’automne dernier.et le ministre donnera bientôt un contrat pour le parachèvement de cette section, I^e projet de roule entre Mont-Laurier et Sennelerre.Abitibi, est en oleine voie de réalisation.Il s’agit d’une artère de 170 miiies sur laquelle cinq entrepreneurs sont actuellement à l’oeuvre.Toute la route est défrichée, moins 12 milles.et les terrassements sont terminés sur environ 90 milles, le gravier est posé sur 45 milles.C’est l’intention du ministre de terminer celle roule pour l’automne de 1938.Dans le comté de Témiscamingue.le ministre termine actuellement les travaux de raccordement entre la ville de Témiscamingue et Ville-Marie.L’on s’attend que l’ouverture officielle de celte route noir être faite au commencement de septembre.Le département travaille également à relier Rouyn à O’Brien.L’inauguration de celle route est fixée à la fin de septembre.M- Leduc a fait récemment une tournée complète dans TAbitibi et dans le Témiscamingue, et il a été à même de constater les grands besoins de cette région au point de vue routier.À son retour de voyage.M.Leduc a soumis un rapport détaillé au premier ministre, oui a fait voter par son cabinet un budget supplémentaire pour l’exécution des travaux les plus urgents dans ces deux comtés.Le programme de voirie de 1937 n’est que la première partie d’un programme très vaste qui s’étendra sur une période de cinq années et dont le résultat sera de doter la province de voies de communication tout a fait modernes.En même temps que grossira ie flot touristique, les cultivateurs trouveront sur place un marché de consommation pour leurs produits, d’où d'une pierre deux coups.Lettre au "Devoir :_*s vole des membres des commissions de placement, une centaine de techniciens' en chômage ont pu être re, rais au travail, des positions leur ayant été ouvertes.Le nouveau président.M.Charles T.Bail, étroitement lié lui-même à l’industrie, proclame la nécessité de l’enseignement technique et industriel et invite tous les jeunes gens à se renseigner sur les avantages que peuvent leur donner les études techniques.“Il ne peut y avoir de chômage pour un diplômé de nos écoles techniques, dit M.Bail, car tous nos industriels sont d’accord à dire que nous manquons de façon alarmante de techniciens compétents.” Une équipe de botanistes en Gaspésie Eradication de l'herbe à poux dons Gaspé-Sud et Gospé-Nord Sous la direction du professeur E.Campagna, de l’Ecole d’Agricul-ture de Sainte-Anne de la Pocatiè-re, un groupe d’étudiants en botanique s’est mis ces jours-ci en route vers la Gaspésie.Cette équipe continuera ie travail d’éradication de 1 herbe à Poux commencé il y à deux ans.On sait que cette plante est la cause principale de la maladie connue sous le nom de fièvre des foins.En la faisant disparaître de la péninsule gaspésienne, ie ministre de l’Agriculture créera une sorte de paradis que des milliers de touristes rechercheront afin d’y trouver soulagement à leurs maux.Nous ne publions que les lettre* signées ou des communications accompagnées d’une lettre signée avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait tou» ceite rubrique: Les cours agricoles aux: inspecteurs des écoles primaires et aux professeurs Un sentiment de reconnaissance bien vif me force à dire toute ma gratitude au ministère de l’Agriculture et nu département de l’Instruction publique: la paternelle hospitalité des RR.PP.Trappistes, la solidité et la diversité des cours, la magnifique préparation des professeurs, la saveur et l’abondance de la cuisine, tout contribue à transporter les élèves d’un nouveau genre d’enchantements en enchantements! L’organisation de l’école, la perfection de l’outillage et le sérieux des cours aussi vivants que pratiques sont une véritable révélation pour plusieurs, le grand nombre, j’ose dire.A la fois bon père et bon compagnon, le R.Père Léopold est un incomparable directeur.Ses cours d’entomologie illustrés par de grandes planches colorées et de magnifiques collections nous transportent sans heurt et avec quelle joie, dans ce inonde immense et peu sympathique des insectes affublés de noms déconcertants.Le R.P- Louis-Marie traite de la botanique et de la biologie avec un entrain, une maîtrise admirables l’application pratique, la saune spirituelle, le mot pour rire, les projections lumineuses, font aimer les sciences naturelles.Nous avons une haute idee de la culture profonde et étendue de ces admirables moines, dignes fus de saint Bernard, par la beauté et la solidité des cours donnes par de tout jeunes religieux comme tes RR.PP.Norbert et Séraphin; le premier traite de la chimie, le second de l’apiculture.MM.Vézina et Leduc, professeurs laïcs, nous parlent de culture agricole générale et de chimie cole; ils sont aussi vivement intéressants et bien cultivés.Quant au R.P.Honoré, pomicul-teur émerite et remarquable, il nous apprend & greffer, à tailler les pommiers, tout en se félicitant de voir les fruits verts, durs, rébarbatifs.Malgré les nombreux cours quotidiens, les longues séances de démonstration, en forêt, en champ, au mener, etc., il règne dans tout l’Institut une vive gaieté, une joyeuse exubérance.Tous les cours sont suivis avec avidité et les collections de plantes se font nombreuses et d’un volume respectable.De toutes les bouches s’échap- pent des exclamations enthousiastes.admiratives, pleines de gratitude.Après quatre longs jours d’une chaleur torride, les éducateurs à l’étude, loin de fléchir, sentent augmenter leur zèle, afin de collaborer ensuite du meilleur de leur coeur et de leur intelligence à l’oeuvre indispensable entreprise depuis longtemps: river à la terre nos populations qui y trouveront et la joie de vivre et la protection susceptibles de garder à notre patrie la race forte et admirable qui a si bien gardé notre héritage français et catholique.A.-H.TREMBLAY, LE.Les Syndicats catholiques Poseurs de lattes en bois Les membres du Syndicat des Poseurs de Lattes en bojs, sont convoqués pour leur assemblée régulière qui aura lieu ce soir, lundi, à 8 heures dans la salle des Syndicats Catholiques, 1231 est, rue De Montigny.Rapport important de l’agent d’affaires.Autres assemblées pour lundi soir: Fédération de l’imprimerie; Auto-voiture; B.Exécutif des cordonniers.Ass.des surintendonts et contre-moitres de Montréal Inc.Mardi soir, le 27 juillet à 8 heures, dans l’édifice des Syndicats Catholiques, 1231 est, rue De Montigny, aura lieu l’assemblée mensuelle des surintendants el contre- maîtres.U y aura, initiation des nouveaux membres et plusieurs suggestions seront à l’étude.Un rapport complet de l’agent d’affaires ainsi que des prochains contrats d' construction qui doivent être octroyés, sera donné.Cette association qui compte déjà tout près de cent membres promet beaucoup pour le sort des contremaîtres; il est cependant malheureux que ^it d’autres restent indifférents* Les surintendants et contremaîtres possèdent l’estime et la confiance des ouvriers; ils connaissent mieux que tout autres les besoins d« s unir des ouvriers; ils se doivent donc de travailler pour l’intérêt général de la masse ouvrière.L’exemple qu’ils fourniraient aux ouvriers non organisés et même l’invitation qu’ils pourraient leur faire en faveur d’une union nationale sérail une preuve tangible de la sympathie qu’ils ont pour les ouvriers ainsi qu’un zèle appréciable de dévouement national.Il sera toujours légitime que nos organisations nationales catholiques soient les maîtres au pays comme il est légitime au charbonnier d’étre maître dans sa maison.Sachons aussi que nos organisations nationales sont aussi nos meilleures garanties de paix sociale et de sécurité civique.Nous vous invitons donc, d’être présents à l’assemblée de mardi soir.C’est de votre devoir d’y être présent.PRIX REduiji par rail ALLER ET RETOUR 4 1444 6044 32 117 soy, 156 46% .15 .17 .1144 .13% — 03 V.; .07% Of .08% .09% .28 .30 02 24 .18 .04 .20 .03 .37 20 .04% 18 .24 .IS A-l Gros A-l médium A-gros .A-médluea B .O .35-36 .33-34 .33 .31 .25 .22 Engrais (Prix la tonne, «acs compris, moins 33 sous pour commande au comptant).Son .29 25 Oru rouge 34.25 Ont blanc .43.25 Les céréales Blé Northern no 1 .1.32% Blé Northern no 2 .1.50% Blé Northern no 3 .1.47% Avoine no 2 6944 Avoine no 3 67% Avoine d'alimentation .68% Orge no 3 .8144 Orge no 5 76% Mais d'Argentine .81 Foin Extra no 2 .816 00 No 2.*9 06 No 3 .87.00 Bourse des mines Cours tournis au -i/evolr" par Burke, Dansereau « Ci».Ouv.Haut Argosy .Aetorla .Aldermac Base Metals .Bankfleld .Braelorae .Castle Treth.Cent.Patricia .Can.Malartlc Chem.Research East Malartlc God’s Lake Granada .Gllllee Lake Home Oil Howey Gold .Hardrock Halcrow Swayze Holllnger .Jackson Manlon Kirkland Lake Label .Lake Sh >re L&va Cap., .Little Long Lac ., Leltch .Man.ft Eastern McKenzie Red Lake MacLeod Cock.Mining Corp.Madsen Red Lake Ntplsstng .Noranda .O'Brien Cod.Omega .Parkhlll .Premier Gold .Pickle Crow Pomour .Paymaster .! Red Lake Gold .Reno Gold .Sullivan G.Stad aeon a .Slocoe .Sherr Gorton Ventures 40 8 #44 .585 .Ill 115 915 920 .45 48 25 28 .81 84 750 99 105 287 293 95 100 .100 103 .284 790 800 82 65 19 25 .30 32 225 .3144 .35 36 .140 2% 11% 344 6444 6544 20 22 128 130 , .2144 50 5044 .444 5 .112 118 550 500 72 3 3% 119 122 199 205 350 365 78 89 235 335 .854i 6544 635 49 55 32 245 565 265 61 A4 35 40 85 90 128 125 .275 • 104 105 750 800 Lea obligations n COIRS EN FEKBOrrtnt» HIER Dominion du Canada: ont» 344%.oct.15, 1939 .10344 10344 244% juin 1er 1943 .101 102 3% juin 1950-56 .9644 97 3% oct.15.1942 103% 104% î& Perp.86% 87% 3%% 1er Juin 1946-49 .100% 101% 3%% Juin 1956-66 .97% 98% 344% oct.13 1944-49 .102 103 4% oct.15 1939 .105% 106% 444% sept.1er 1940 .107% 10844 4% oct.15 1947-53 .106 107 444% oct 15 1944 .109% 11044 444% fév.1946 .109% 110% 4%% 1er nov.1946-56 .109 110 444% 1er nov.1947-57 .109 110 444% 1er nov.1948-58 .109% 110% 444% 1er nov.1949-59 .109% 110* 5% 1er nov.1941 .110% 111 5% 1er oct.1943 111% 112% 544% déc.1er 1937 .10144 10244 Avec gaias tie «e FBtnw CN.R.2% 1938 .10044 I0144 S-S 5' 1943 .“ ## C.N.R.244% 1944 .96 99 C.N.R 3 1944 101% 102% C.N.R.3% 1945-50 .9644 9744 C-N-R.3% 1946-52 .9544 96% C.N.R.3% 1948-58 .95% 98% C.NJR.444% 1956 .113% 11*M CN.R.4%% 1951 .112% 113% CN.B.444% 1957 .112 113 ONR.4%% 1955 .11544 11644 C.N.R.5% 1954 .ns m C.NR.5% 1949-69 .117% 11844 C.N.W.I.SR.3% 1955 .117% 11844 Port de Montréal 5% 1949-90 .1174» 11844 Provint ai: Les rendements .95 97 98 98 .£ 85 94 .10344 ioe 96 .108 110 .105% 107% 97 98% 99% 98 .76 80 67 76 .73 78 ¦ #9% 10144 103% .104 106 .107 110 10044 102% .83 87 .90 93 1948 99% 101% l 101% 10244 99% 101% Alberta 4% 1954 .Alberta 444% 1956 .C.Britannique 5 % % 1945 C.Britannique 444% 1953 Manitoba 6% 1947 .Manitoba 4%% 1956 N.Brunswick 3% 1951 .N.-Brunswick 4%% 1981 .N.-Ecosse 3% 1950 .N.-Ecosse 444% 1960 .Ontario 4% 1962 Ontario 4%% 1949 Québec 3% 1951 .Québec 344% 1949 .Québec 444% 1963 .IP E.3% 1945 .Sask.4%% 1951 .Sask.4% 1954 .Municipalités: Calgary 5% 1945 .Edmonton 544% 1947 .Montréal 4% 1945 Montréal, 444% 1971 .Québec 444% 1950 .Saint-Jean 441% 1071 _____ Toronto 4% % 1945 .Trois,-Rlvlèlrws.444% 1956 Vancouver 444% 1968 .Winnipeg 144% I960 .C.des Ec.de Montré*! 4222 M 40 02.>322 ¦.*iaaü«iilèMI il 1 i> 28 02.>lü> 40 02.>2™ mssamm »M e.scàgrâm'a SONS ÛMirro^Y^DMir * wmnoo, ©wt.__ f'JM 1 nNiMeuowWmsiCT JOHN HOPlUNSt Ct U9 èititltm» ISU«MUU 13 02.*1» 2802.>232 ] 40 02.>3?-.YV'IJI "T'iro F JW'iaOJ'F.HÎIgH DISmiiNS CONFONATION LIMITED Montréal, lutal» LE DEVOIR 26 juillet 1937 L’assemblée libérale de Pointe-Calumet (Suite de la page 6) de Terrebonne, voulait à tout prix exterminer le député de Kamouras-ka.Quoique le “match” était bien inégal, Kid Béique avait été chargé de paralyser les gestes et l’éloquence du maire Grégoire.Le chef du cirque national a cependant manqué le plus beau combat.Celui où M.Larochelle, député de Lévis, a empêché le représentant de Châteauguay d’envoyer ad paires un de nos meilleurs athlètes canadiens, M.Candide Rochefort, le député de Ste-Marie.Lorsque la ronde de boxe s’est déclanchée, j’observais la physionomie toute réjouie du tortionnaire des Trois-Rivières.11 semblait vouloir dire: Enfin, Auguste de Châteauguay va mettre à su place une fois pour toutes le turbulent député de Ste-Marie.Lois de camouflage C’est dans ces conditions pénibles que l’opposition a essayé de sauvegarder les droits et la liberté des citoyens de la province de Québec et de dénoncer des lois de camouflage qui servent ou qui serviront au gaspillage des argents publics.Par exemple: ces lois qui permettent au gouvernement de faire des inventaires de toutes sortes qui n’ont d’autre but qu de placer des favoris politiques qui ont été utiles à la dernière élection.Comme preuve, un journal ministériel nous apprenait lundi dernier que le ministère du Commerce fait faire la classification des sols dans la Gaspésie.Cette classifaction des sols est en soi une excellente chose, mais je me demande pourquoi elle n’est pas faite par le ministère de l’Agriculture.Les experts en classification des sols sont censés être attachés à ce dernier département.Les inventaires Il est facile de comprendre que le ministre du Commerce, M.Bilodeau, avait quelques favoris à calmer avant de partir pour l’Europe et qu’il les ait expédiés dans la Gaspésie.Cette classification des sols par le ministère du Commerce est d’autant plus surprenante que nous avons deux ministres de l'Agriculture, ie pilote qui habite la rive nord, M.Dussault, et le maître-chantre de sa paroisse sur la rive sud, M.Elie.11 y a actuellement de ces équipes de faiseurs d’inventaires aux quatre coins de la province, la plupart sont des créatures politiques que l’on veut récompenser pour services rendus.J’avertis les payeurs de taxes de ne pas se décourager, car M.Duplessis en a fait adopter de tous les genres de ces lois d’inventaire.Mais là où le premier ministre a été le plus cynique, c’est lorsqu’il a fait voter par sa majorité servile une loi pour faire l’inventaire des exemptions de taxes qui ont été accordées aux compagnies dans le passé.Nous avons protesté contre celle-là encore plus que contre les autres.D’abord parce qu’elle était abso lument inutile étant donné que le département des affaires municipales pouvait obtenir ces renseignements des secrétaires-trésoriers des municipalités et ensuite parce que nous savions que le conseil des ministres, par arrêtés ministériels avait sanctionné autant d’exemptions de taxes qu’il avait pu durant les mois précédant la session d’hiver.Mais le comble du cvnisme, ce fut qu’après avoir passe cette loi, M.Duplessis introduisait quelques jour après deux bills pour exempter de taxes deux compagnies de la ville des Trois-Rivières.Exemptions de taxes Dans le premier cas, l'un des bills accordait une diminution de taxes de 75 p.c.et dans l’autre ifne' diminution de 80 p.c.Jugez de la sincérité du premier ministre de la duplicité.Encore une promesse du beau programme national de violée et un reniement des principes que M.Duplessis avait émis pendant 10 ans.Car pendant tout ce laps de temps, vous vous en rappelez, il a tonné contre les exemptions de taxes.Le passé politique de M.Duplessis avait démontré à la population qu’il n’était pas d’une franchise et d’une sincérité à toute épreuve, comme par exemple, le vilain tour qu'il a joué à son ancien chef M.Honde, en enlevant à ce dernier son poste de chef de l’opposition.Ses mariages et ses ruptures en pleine lune de miel avec M.Paul Cumin et plus tard avec le docteur Hamel avaient commencé à semer un peu d£ doute dans l’esprit du peuple de la province de Québec.Mais les lois de bluff de la dernière session l’ont fait connaître parfaitement et c’est ce qui explique qu'a près 11 _ mois de pouvoir U soit déjà aussi impopulaire.Le Chet du gouvernement se rendant compte que le peuple commence à voir son jeu et à le connaître essaye de distraire l’opinion publique.Le communisme Tout l’automne dernier il a parlé Adoptez Lt.CAFÉS, THÉS .t CONFITURES d.J.A.DÉS Y, Qualité supérieure kAmtrAal ?VlCTnTFw*l de communisme et il voyait des communistes partout.Il a donc tait adopter une loi contre la propagande communiste, loi qui est en apparence très rigide puisqu’elle lui donne le droit comme procureur général de cadenasser n’importe quel édifice.Depuis l’adoption de cette loi, M.Duplessis ne s’en est jamais servi et ne parle plus des communistes.Cette loi fut passée pour faire oublier les démissions du Dr Fou-lin ex-député de la Beauce et celle de l’ex-ministre des Terres l'honorable M.Drouin.Afin d’essayer de faire oublier son incompétence comme administrateur de la province et pour faire de l’épate notre financier des Trois-Rivières a fait passer une loi concernant la révision des divers systèmes de taxation dans la Province.Si le Premier Ministre national n’avait pas destitué les fonctionnaires les plus compétents du département de la trésorerie provinciale comme M.A.P.B.Williams et M.Dalbcc qu'il a passés à la guillotine sans raison, ces ex-serviteurs qualifiés et dévoués de la province assistés de compétences canadiennes françaises et anglaises auraient pu faire cette revision.Destitutions Mais dans un but de vengeance et de haine, M.Duplessis les a destitués et les a remplacés par une médiocreté quelconque en fait de finance.De là la nécessité de passer cette loi, et lors de la discussion en chambre le protecteur des compétences canadiennes françaises des élections de 1936 nous a appris qu’il irait chercher des experts en Angleterre qui ne donneront pas satisfaction aux citoyens de la province de Québec parce qu’ils ne connaissent pas nos moeurs et ne sont pas au courant des lois qui régissent notre province et le pays.M.Duplessis en annonçant ce bluff a cru que la population serait émerveillée et que tout le monde le croirait capable de remplacer le lord échiquier d’Angleterre.Depuis le 17 août 1936, notre farceur antinationale se prend pour nn autre homme.H ne devrait pourtant pas oublier que lui et les siens ont pris 40 ans pour mystifier le peuple de la province de Québec qui déjà regrette amèrement son geste et ne surveille qulune occasion de le remplacer par cet homme d’Etat distingué et compétent qu’est l’hon, M.Godbout.A peine après quelques mois de pouvoir le peuple a compris ce qu’est le faux prophète de la Mati-ricie et jamais dans l’histoire de la province un premier ministre n’a baissé a'ussi vite dans l’estime de la population.Ce faux prophète, traître à ses amis qui l’ont fait ce qu’il est, craint maintenant l’opinion populaire.La majeure partie de la législation passée à la dernière session le prouve.S'il a fait adopter plusieurs mauvaises lois il en a aboli d’excellentes passées par ses prédécesseurs.Tout cela dans le but de faire croire au peuple qu’il respecte les milliers de promesses qu’il a faites.Il a d’abord aboli la loi que nous avions passée créant une Lommis-sion Forestière pour s’occuper du bien-être des bûcherons.Dans la forêt Cette commission a été créée d abord dans le but de leur faire payer de meilleurs salaires et nous avons réussi.Cependant, il n'v a pas seulement le salaire qui intéresse le bûcheron dans la forêt.Cn entrepreneur forestier peut donner d’une main de l’argent à ses ouvriers et leur retirer de Pautre, en leur vendant à des prix déraisonnables les marchandises dont ils ont besoin dans la forêt.Il V a aussi la question d’hygiène qui de nos jours intéresse fortement cette catégorie de travailleurs.De plus, lorsqu’il survenait un désaccord entre l’entrepreneur forestier et le bûcheron soit à propos des jours ou des heures de travail faits, la Commission forestière était l’arbitre.Le député de St-Hyacinthe et moi-même avons exposé patiemment tous ces faits à f’étoile de la Mauricic, mais il n’a rien voulu entendre et nous a répondu qu’il appliquait son merveilleux programme, comme dirait Adhtmar Deux de Ihôtel de ville de Montréal.La conséquence de l’abolition de cette loi, c’est qu’au cours de l’hiver dernier des enquêtes ont été faites et des bûcherons se sont plaints d'avoir été exploités par des entrepreneurs qui leur vendaient les marchandises à des prix excessivement élevés.Commission des Services publics Pour feindre d’accomplir son merveilleux programme, M.Duplessis a aboli la Commission des services publics, qui rendait des services inappréciables aux petits propriétaires ainsi qu'à nos municipalités rurales qui allaient faire juger leur cas sans être obligés de faire des déboursés onéreux.De par sa formation, la Commission des services publics était en état de rendre d excellents jugements, car elle était composée de deux avocats et d'un ingénieur civil.Cette commission avait un personnel d’ingénieurs civils qui se rendaient sur place étudier les cas et qui faisaient rapport aux trois commissaires.Ces démarches faites par ces employés n’étaient pas à la charge de ceux qui demandaient justice devant la commission.J’ai soumis humblement ces ex- §llcations à ce prétendu protecteur es faible» et il m’a répondu que les pères de famille de notre province avaient fait de grands sacrifices pour former une élite et qu’il fallait penser aux avocats.J’ai répliqué cn lui demandant s’il croyait que les Ingénieurs civils faisaient partie d« cette éltte, mais II m’a répondu d’i*»a voix muaaoli- nienne: Adopté, carried.Comme conséquence de cet acte irréfléchi de notre bouillant chef national, les citoyens et les municipalités seront maintenant obligés de s’adresser à la Cour supérieure pour étayer leurs causes, ils devront les payer de leurs propres deniers.Le crédit agricole Un mot de la loi du Crédit agricole.Cette loi audacieuse, je dis audacieuse à dessein, car dans les autres provinces du Dominion on en a essayé de semblables et ce fut un fiasco, peut rendre d’immenses services aux cultivateurs, mais je crains fort que l’on soit en train d’en faire un engin de corruption électorale.Je comprends mal qu’un homme aussi averti que le président du prêt agricole québécois ait choisi des ca-baleurs d’élections comme évaluateurs des fermes de ceux qui font des demandes d’emprunt.Dans le comté que je représente, un de ces évaluateurs est un ancien hôtelier qui exploite maintenant une fabrique de beurre.Et je pourrais en citer plusieurs autres dans le comté de Berthier qui ne valent pas mieux que celui que je viens de mentionner.La cause de l’agriculture et le crédit du Québec sont deux choses trop importantes pour être remises entre les mains de faiseurs d’élections.Je demande donc au président de l’office du prêt agricole de faire entendre raison aux deux illuminés que sont ses supérieurs, le premier ministre et le ministre pilote de l’Agriculture.C’est immoral que d’introduire de la petite politique dans une question aussi importante que les prêts faits aux cultivateurs.L’argent prêté qui avec le temps se chiffrera à une centaine de millions n’est pas l’argent de quelques torvs et de faux nationaux, mais c’est le fruit du travail de tous les citoyens de la province de Québec» Aux dernières heures de la session lorsque toute la députation était exténuée de fatigue notre sympathique premier ministre nous a distribué un petit bill dont l’encre oui avait servi à l’imprimer n’était pas encore séchée.« Loi des tribunaux Ce petit projet de loi était inti-lulé: “Loi relative aux tribunaux”.Jl contenait 159 articles et amendait 17 autres lois de notre province.c’est-à-dire au moins une centaine d’articles de ces lois amendées.Le chef de l’opposition parlementaire et le démrté de Saint-Louis ont sonné l’éveil et averti le oremier ministre que l’opinion publique ne tolérerait pas la passation d’une loi de celle importance aux dernières heures de la session.Mais comme toujours, il ne s’est pas occupé des conseils venant de gens plus sages que lui et en quelques heures il a fait adopter cette loi par la Chambre.Le coup de force a été trop grand, des journaux torvs comme la Gazette et le Star ont écrit des articles censurant la conduite du chef du gouvernement et lui ont demandé d'attendre à la prochaine session pour adopter ce bill qui chambardait toute la formation de nos différentes Cours de lustice provinciale.C’est alors qu’il ajourna les Chambres afin de permettre aux conseillers législatifs d’avoir au moins le temps de lire et d’étudier quelque peu ce projet de loi.Nos "amovibles" pères conscrits La maiorilé du Conseil législatif amenda le bill tel que présenté par le gouvernement mais le Hitler de la Maurieie menaça d’abord nos amovibles” pères conscrits de les faire sieger jusqu'aux canicules.Comme la maiorilé de ces jurisconsultes sont délicats de santé, ils ont cédé et donné à notre farouche dictateur le pouvoir de changer la résidence des juges, c'est-à-dire.M.Duplessis a réussi à introduire la politique dans le domaine de la ius-ice et maintenant il peut tracasser tes luges qui ne rendront pas les logements au’il voudra bien obte- idepuis son ascension au pouvt notre Hitler québécois avait int duit le terrorisme dans le dom ne tudiciaire mais il lui manqu un moyen efficace pour restreim ta liberté des juges.La majorité Conseil législatif le lui a donné.Ces amendements à nos lois gissant nos tribunaux sont énorn de conséquences.Lorsque le p pte ne sera plus assuré d’obte lustice d une façon Intégrale il pi sera alors à se révolter.Mes paroles peuvent paraître vères mais elles sont motivées i des actes condamnables de la p de certains substituts du procun de la Couronne.Si le chef du gouvernement.< est en meme temps procureur gé rat desire avoir des nrécisio ni n„n0,USl*adiSe:nOUS ^ ^ semblée0™ ^ n°tre Drochaine L» cos do MuHiolland D'ici là j’espère que sa [,**/«* n retrouver la mine Rubec le sieur Mulhi Le vertueux procureur g sait-il qu’on répète partout: H?land n • au’un ins,r dans cette affaire pour nr ufux financiers véreux?M.le procureur général l'é de ce triste sire sent le senni Ses co-associés et lui-mêm< hhu a VOts ?DR'lifZ à votre nu dej Tn2 s'Rivières Tanné financiers ventril nrl0;U‘ d*7iez.en débarras orovinoe et auiourd’hui votn c* les laisse s’échapper.Li* voyages en Europe f.ui.kj***, Au£é €st incom L!î;!*Jr*vJnir p»trice Tard! outé de Frontenac que vom erhn?,',VtUndier la, Static nt1?U*>#U Danemark.Faites d Europe une oartie de cabinet oui se promène aux fi la Princesse sous des prétext fantia».Votre trésorier censé njous représenter à l’exposition de Paris personne ne le comprendra; il ne sait pas un traître mot de français, vous le savez bien.S’ils sont dégoûtés de votre administration et ne veulent pas revenir.lancez Thon.William avec sa mitrailleuse, ou le notaire Boileau avec son encensoir à la recherche de l’ingénieur de la Rubec.Mais faites quelque chose car ce sera un scandale de plus à ajouter à celui de Gagalas oui.du plus profond de l’éternité, crie vengeance contre votre régime de purs.Non.le chef du gouvernement ne fera rien parce que la tâche de gouverner la province le dépasse.De plus, il s’est entouré de ministres qui, pour la plupart, sont incompétents.Le premier ministre avec son esprit de dictateur veut tout conduire et n’avance à rien.U paralyse même, par son autocratie les rares ministres en état de faire quelque chose d’utile pour la province.La preuve c’est que le ministre de la voirie a plus d’argent à sa disposition que jamais aucur ministre n’en a eu dans l’histoire de la province.Notre voirie Nous sommes à la fin de juillet et nos chemins sont encore en désordre.L’action de M.Leduc a dû être neutralisée par notre chef national.Il n’v a qu’une chose que l’homme aux jeux de mots dernier cri sait faire vite et “beaucoup”: c’est d’emprunter.C’est la perpétuelle histoire qui recommence lorsqu’un chef tory est à la tête de la province ou du pavs il nous endette.Celui qui aura la charge de refaire nos finances, c’est Thon.M.Godbout.Vous voterez avec d’autant plus d’enthousiasme pour lui que vous Tavez rejeté injustement Tannée dernière.La province reprendra alors sa marche normale.I.e jeune chef libéral mettra à exécution le programme qu’il a pensé et mûri depuis longtemps pour relever le niveau des deux grandes classes populaires: celles des ouvriers et des cultivateurs.J’ai l’honneur de connaître tout ce qu’il se proposai! de faire pou l’avancement de la classe agricole.Mais malheureusement nos cultivateurs oui d’habitude voient de loin, se sont laissé aveugler par le venin répandu à profusion Tété dernier.Mes amis les cultivateurs.M.Godbout vous a pardonné immédiatement mais son adversaire.M.Duplessis vous a trouvés par trop naïfs et il vous a punis sur-le-champ en vous donnant un pilote comme ministre.Je m’excuse d’avoir été aussi long et cède ma place à Tun des hommes les plus renseignés de la province.Il v en a peut-être d’aussi connaissants uue lui mais il n’v en a pas de nlus courageux.Ce sont ses connaissances cl son courage qui ont relevé aussi vite le libéralisme dans le domaine provin cial.J’ai décrit mon ami Thon.Damien Bouchard.Me C.-A.Bertrand L* député provincial de Laurier, M.C.-A.Bertrand, a évoqué mélancoliquement le temps où il étail pro-cureur général de la province: Dans tous les journaux du temps, dit-il.on me dictait ma ligne de conduite comme procureur général.On avait formé un paquet ab-tect d’accusations et de calomnies dont on voulait que je m’occupe.On m a demandé de fourrer uniformément tous les voleurs en prison.Un m’a même demandé d’agrandir les prisons nour fourrer dedans tous ces prétendus voleurs.On est même allé jusqu’à m’accuser de manquer a mon serment d’office en ne procédant nas assez vite, en ne fourrant pas en orison, sans aucune forme de nrocès ni d’enquête, tous ceux qu’on accusait."Au Conodo, pas au Mexique" (.est alors que j’ai déclaré que nous ne vivions nas au Mexique mais au Canada, pavs britannique.Un n a nas le droit, en justice bri-tannique.de frapper avant d’avoir determine la culpabilité.On n’a pas le droit de franoer des famil-es dans leur vie privée, de suspecter leur honorabilité, sans preuves, j .Y, un seul des membres de 1 eouine de M.Godbout oui.apres avoir été accusé faussement par M.Dunlessis, a été jeté en prison'.L’électorat de la province ne ses! jamais laissé bourrer imnuné-ment, qu'on s'en souvienne.” Dans la dernière partie de son discours.Me Bertrand dit qu’il veut faire justice d’un canard oui circule oralimiement dans tous les journaux, depuis les dernières élections provinciales."Je ne les lâcherai pas" “Depuis des semaines, même des mois, dit-il, on laisse entendre ou< æ suis à la veille de démissionne-comme député de Laurier.C’est taux.Je sais député pour le rester.Je suis à côté de mes chefs pour combattre avec eux.Je ne les lâcherai pas tant que sur vos épaules et les miennes nous n’aurons remis au pinacle de la province le génie politique.Thomme honnête.ITiomme probe.Thomme de coeur oui sera redevenu demain premier ministre.Nouvelle envolée d'essci New-York, 26 (P.C.) — Une nouvelle envolée expérimentale transatlantique aura lieu mercredi prochain, lorsqu’un autre hydravion géant des Imperial Airways, le Cambria, quittera Southampton, sous la direction du capitaine Griffiths James Power.Trois autres aviateurs seront nous ses ordres.Le Cambria est un jumeau du Caledonia.Il quittera Foynes jeudi après-midi pour se rendre à Bot-wood, le lendemain matin.Il viendra à New-York, où il doit arriver le 1er août en passant par Montréal.La compagnie allemande Lufthansa a aussi annoncé samedi que Tun de ses avions quitterait Hambourg, le 14 août, pour se rendre à New-York, via les Açores.Grève de tisserands La majorité des 7,000 employés des huit filatures de la Dominion Textile ont donné leur assentiment au projet de grève de la Fédération nationale catholique des ouvriers des textiles, a déclaré hier après- Sidi le président de la fédération, .Albert Côté.Les syndicats catholiques de l’industrie textile réclament un contrat collectif qui comporterait la semaine de 48 heures et une augmentation de Péchel-le des salaires d’environ 40 p.c.Le scrutin a été tenu chez lés syndiqués la semaine dernière et M.Côté aurait déclaré hier soir à une réunion des tisserands de la région de Montréal samedi soir à la salle de l’Assistance publique que 95 p.c.des syndiqués s’étaient prononcés en faveur de la grève.Les syndicats catholiques qui réclamaient 4,000 membres il y a quelque temps affirment maintenant qu’ils ont fait entrer dans leurs rangs 6,000 des 7,-000 employés de la Dominion Textile dans la province de Québec.On ne croit pas que la grève soit déclarée immédiatement cependant.Les syndiqués tenteraient auparavant de nouvelles négociations dès l’arrivée du gérant général, M.G.Blair Gordon, qui se trouve actuellement en Europe.Déport et arrivée de cinq paquebots en 48 heures En moins de 48 heures, cinq paquebots sont arrivés dans le port de Montréal ou en sont repartis samedi et dimanche.Les deux partants sont le Montcalm et YAasonla.Les arrivants sont le Duchés of Bedford, l’Antonia et IMscairia.Le mouvement des paquebots se poursuit.Ce matin même, le Duchess of Aiholl est arrivé avec 900 passagers.Il fera rapidement demi-tour et repartira demain pour les ports européens.On signale aussi l’arrivé en moins d’une semaine d’une deuxième cargaison de charbon russe.Le yacht Orion, qui passe pour le plus grand yacht privé arborant le drapeau étoilé, appartenant à M.Julius Forstman, a appareillé à destination de Portland, Maine.Fête belge Son Honneur le maire Raynaull et plusieurs consuls ont pris part hier aux cérémonies organisées à l’occasion de la fête nationale belge.Il y a eu messe solennelle à Té-glise Notre-Dame.Tous les représentants des sociétés belges étaient présents.Le soir, il y a eu concert par les Fusiliers Mont-Royal, au parc Jeanne-Mance.Visite d'étudiants Montréal a présentement la visite de 24 étudiants de la Maison française de l’Université de Syracuse.Les visiteurs pratiqueront leur français et feront une promenade à travers ie Vieux-Montréal du régime français.M.Lucius G.Mof-fatt est à la tête du groupe.La Maison française de l’Université de Syracuse a la direction des cours français d’été.Le nombre des élèves inscrits est trois fois plus élevé cette année que Tannée dernière.Arrivé samedi, le groupe repart ce soir.Le voyage à Montréal deviendra vraisemblablement une excursion annuelle pour les élèves de la Maison française.La Vie Sportive (Suite de la page 9) Ligue Métropolitaine HIER — ai
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