Le devoir, 2 août 1937, lundi 2 août 1937
Montréal, fund) 2 août 193?REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE.3J«t* SOIRS.DIMANCHES ET PETES - Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 Cérant :.BEIair 2239 DEVOIR Diractaur-Cérant s G—rg*i PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédactaur «n chat t Omar HEROUX VOLUME XXVIII — Na ITS ?»¦¦¦¦ i» TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST* EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) 6.-Unis et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 De “fascisme” et de quelques autres vocables sonores Les étranges fantaisies que Ton prétend couvrir d'un mot fameux-Le besoin des justes definitions — Ce qui était vrai il y a deux et trois mille ans le reste toujours -“Tachons de commencer par nous comprendre — Autrement, nous n aboutirons qu'au désordre et à une inextricable confusion août, vingt-trois ans après 1914, garde son caractère tragique mais l’humanité ne parait pas le tenir j pour un rappel du danger imminent qui la menace.Ce qu'il en coûte aux Etats-Unis A Sherbrooke hier, avec un dédain amusé, S.H.le car- dans les choses et de mettre.à la mode des formules qui ne „„ „ , nn« a r#>ii*Atlantique on commence à exercer sur la population canadienne des pressions d’une force extraor-dinaire.L’attitude du gouvernement canadien n’a nas satisfait les gens de Londres.Et par les gens & ^frf>ntVe0rnceCm,7,?eU' ! un ’**?d?°U‘* 38 ! M.Ondron.39 ans.938 me Bl£ivH3T a ihApita) aacré-Coeur._> Sainte-Catherine, Grand’Mère, a 29 à 11 ans.Mît* ÇteRnsine ftu* été grièvement blessé et H.Bou- *l A^ontféaL te 30.à 22 an», ai- dreau, 1609 rue de l’Hôtel-de-Ville ner-t Rov.nie d* Philippe Roy et (eu AJ- et L.Paquette.1025 Saint-Laurent bejai^rB*r*T1Srh«.v«r ont.’• 2®.» 07 ont été arrêtés à la suite d'une ' Querelle survenu*, vers midi et L’enquête du coroner tenue samedi sur les causes de l’incendie de la rue Clarke au cours duquel trois personnes ont été brûlées vives, a révélé qu’un mégot de cigarette mal éteinte a mis le feu.Le coroner a aussi rendu un verdict de mort accidentelle pour les trois victimes.Grièvement blessé frant d’une fracture du crâne, a peine après avoir repris connaissance à "hôpital, la victime a voulu s’en retourner chez elle.Le moultn de Grenville, rosé por le feu Grenville, 2, — (P.G.) — Les flammes ont détruit aujoud’hui le moulin de (reorges Dansereau et I tourisme ou militaires.L’ancien re fils, limitée, causant des domina-i cord était du 26 juin dernier nvec ges d’environ 175.000.On croit que 86 avions, 751 passagers et 19 tori-c'est la foudre qui a allumé l in- nés de marchandises.Paris.2.f P.C.-Havas).— Le port aerien du Bourget battit jeudi tous les records de trafic.Tous les services pour Londres furent doublés ou triplés en raison du “Bank Holiday”.Le i m fie enregistré est nu départ et à l’arrivé de cent trois avions avec 8il(i passagers, deux tonnes de journaux, huit tonnes de bagages, huit tonnes de divers, soit un total de plus df vingt tonnes de marchandises.Ce, chiffre concerne seulement les avions commerciaux à l’exclusion de ions les avions de Tout en sarclant Une autre fois, après avoir entrepris la route difficile, défoncée, noueuse qui va de Barrante au lac Castagnier.ce sont des canards barbotant dans la rivière Lafiamme qui déterminent l’arrêt.Nos photographes sont insatiables, la moindre #tène pittoresque les retient.Les autres n’ont d’ailleurs pas à s’en plaindre.Les canards en question, qui n’étaient peut-être que des oies, appartenaient à des colons du voisinage.des gens venus des Cantons de l’Est, de Magog et de Granbv surtout, il y a deux ans.pour s’établir sur la terre dans ce lointain canton rie Lamorandière.J’abandonne les oies ou les canards à leur sort photographique et cinématographique dale de labour et d ensemencement: 815 de l’acre pour 5 acres; les primes ordinaires de défrichement et de premier labour.11 leur a été donné de travailler à la fabrication des chemins et ils comptent bien avoir de nouveau la chance, et bientôt, de faire la me- j me chose.Les canards sont à peine photo- j graphiés, nous n’avons pas eu la chance de terminer le dernier sar- ; clage entrepris, que la pluie recommence.Elle nous accompagne jusqu'au lac Castagnier et nous y retiendra, véritable panne, deux jours durant.Ce qui heureusement nous vaut deux agréables soirées au monastère des Pères Franciscains, qui ont pris charge de cette paroisse depuis quelques mois; une partie de- pêche sous la pluie, à la rivière Benoit, après une promenade de quatre milles dans la boue argileuse plus haut que la cheville; d’autres aventures aussi, dont nous aurons probablement l’occasion de dire un mot la prochaine fois, en parlant du lac Castagnier et de sa colonie, l’une des plus anciennes du nouvel Abilihi.l,a tournée, comme l’on volt, s’inaugurait sous d’heureux auspices, quant à mes compagnons de vovage et quant aux incidents de In route, mais sous des auspices en même temps pluvieux.Emile BENOIST 3 3 ième VENTE Anniversaire Si vous voyagez.«rfrefMX-vous av SERVICE DES VOYAGES, LE "DEVOIR”.Billet» émi» pouf tout ta* payt ai tarif de» compagnie* de paquebots, chemin» de ter, autobut, tutti hôttlt, apurant»* bagages et accidents, ehèqu.t da vovatet, passeport*, etc.Téléphones: BEIair 3361 * EXCURSION $4.80 | TROIS-RIVIÈRES | de Montréal 7 et 8 AOÛT B A M E B I : Dépert Omve Wmdaor 9.10 a.m., 1Î.4S p.m., 1*.5S p.m.; Gere Vieer 11.20 p.m.DIMANCHE: Gare Windsor 9.10 a.m.K E T O U X — Par train* réguliers (Noe 341-391 «ncceprléa) f«Mn»'a» LUNDI aoi», 9 M«t.Voiture* ordhuuroe mulemeat.Aucun bagage enrofistri.Pacifique Canadien) Avez-vous besoin de bons UvreJ Adressez-vous au Service de il broirie du "Devoir*’, 430 Nutre-Dj| me, est, Montréal.Lvv ï'Asfï' U.In- cendie.Les pompiers de l-achute et de Hawkesbury ont prêté mnln forte à ceux de Grenville.Si l’on faisait entrer en ligne de compte les avions militaires ou de tourisme, ces chiffres pourraient ! être doublés.Il est possible de dire que chaque jour le Bourget __ (P,C.) ! ProU'e être la plaque tournant •* S.Vnchon, 42 ans, et A.Dodier,' 56 J?1»»5 Importante du trafic européen, ans cantonniers sur la route de '¦ in)I10r*aace de 1 aérodrome de ta East Broughton è Tring Junction rapi!ale française devan augmenter souffrent de graves brûlures pour de façon considérable aver le de-avoir été frappés par U foudre i veloppemenl du trofit interocéani-au cour* d’un orage.que.I Frappée par la foudre Thetford-les-Mines.2.Mi** pri» mererndi è Ch.ndlpr.au mum.n» «i.M.t-A.Mclunla, président de la ‘’Ca.pe.ia Sulphite ”, remettait] JH*"! ^ *P.ûl b,ot.**pie/ «orti de l'uiine.On remarque, entre le premier minj ¦ u.ù r* Montréal, directeur de ta nouvelle compagnie! I* R.Bouvier, curé de Chandler, i gauche.M.te Dr Ca^,,, p0UH*t, député da Caapé-Sud. VOLUME XXVHI — No T7« !¦ .¦ .——- ’ a* —- CAUNtMtlim — Daaula: MARDI, S AOUT 13» tnventtan de salat Btfamne, lar surtf% Uerer du so/ell, 4 A 4ê Coucher du soleil, 7 h.25.Lever de la lime, 1 h.24.Coucher de la lune, S h.U.Premier quart.Le U, à 9h.StaL.du sadk Pleine lune, le 21, à S h.47 m.du sotr .Dernier quart, le 2A à Sh.Sim.du soir.Kou ve/le lune, le S, à 7h.37m.du m«.r.iw.DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de P"A.B.C." et de la "C.D.N.A" LUNDI 2 AOUT T937 TEÎifPS PROBABLE BEAD ET CHAUD MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maslmum M.Même date l'an demelr TA Minimum aujourd'hui 60.Même date l’an dernier 70.Baromitre: midi: 29.M.1,1 Les Japonais sont maîtres de Peiping Les troupes ont le contrôle de la ville — Avcnce vers le sud — Régime de guerre au Japon \ Peiping, 2.(SJ5A.) — Les Japo-‘ais sont tout à fait maîtres de Pei-' ing.Ils ont fermé toutes les por-i ;s de l’ancienne capitale de la hine.Les étrangers mêmes sont :l n ouelaue sorte prisonniers.Un i fficier et un missionnaire des i tats-Unis ont en vain cherché à I irtir.Les Japonais leur ont refusé ! s i permission de se rendre à , oungtoho, pour v enquêter sur , :s dommages aucune école de mis-ion a subis au cours d’un bombar-; ement infligé à la ville en ques-, on.I Les Japonais disent que leur avia-on effectue des reconnaissances , isqu’à Tsinan, ville du Chantoung.ui est à environ 175 milles au sud !e Tientsin.Ils annoncent qu’elle lombarde des troupes chinoises oncentrees près de la capitale du , , ’opé, Paotingfou, qdi est à 85 mil-; j’is au sud-ouest de Peiping.| ï L’armée japonaise, qui a reçu de ombreux renforts, s’avance rapide-i tent vers le sud, le long de la ligne j irroviaire reliant Peiping à Han-éou.Il paraît que les Chinois se ;rvent de cette ligne pour envoyer i nord 50,000 soldats du centre e la Chine, | De nouveaux renforts japonais I mt en route pour les provinces du ! ord.Les mouvements des troupes J nt complètement désorganisés les i ,:rvices ferroviaires du Hopé.On apprend que des Russes iancs ont saccagé le consulat géné-! il de l’Union soviétique à Tientsin.; lhez les Soviets, d’aucuns affir-• (tent que des policiers japonais ont ; popéré à l’affaire, que marque la : isparition de nombreux docu-, ‘tents.Les Japonais repoussent itte accusation., Tokio, 2.(S.P.A.) — Le Japon lient de se mettre à un régime éco-I omique de temps de guerre.C’est M première fois qu’il s’astreint à i lia depuis la guerre russo-japonai-i.Ce fait montre sans doute qu’il fermement résolu d’obtenir de la bine par les armes ce qu’il n’a pas | ; 'ussi à en obtenir par la diploma-ïj fie.êê êê Tokio, 2.(S.P.A.) — Après avoir '! inféré d’urgence avec le premier ; nnistre Konoye, l’empereur Hiro-i ito vient d’autoriser de nombreu-’s'nominations modifiant les cares de l’armée japonaise.On croit irève à la Dominion Textile i I que catte transformation des cadres a lieu en prévision d’nne longue campagne en Chine.Quoi qu’il en soit, l’empereur autorise 2,500 promotions et 3,400 permutations.Il y a lieu de signaler la nomination de quatre généraux de division et d’un nouveau commandant pour l’ile Formose.Quatre de ces officiers généraux ont déjà acquis beaucoup d’expérience en Chine.Il parait que le Japon compte déjà cinq divisions dans la provin- M.Duplessis annonce la réouverture du moulin Copping Le premier ministre dit que la scierie Copping, de Joliette, va ouvrir de nouveau ses portes et employer plusieurs centaines d hommes — Limite de 127 milles carrés concédée à la compagnie-Directeurs conadiens-français — Ce sont les vivants qui agissent Son Eminence le cardinal Villeneuve aux Fêtes de Sherbrooke Le premier ministre de la province.M.Duplessis, annonce la réouverture d’une industrie à Joliette.la scierie Copping, qui emploiera plusieurs centaines d’hom- ce de Hopé.Il 1er» aurait postées là mes.Après Chandler, Joliette.pour faire face à la mobilisation de quelque 250,000 soldats chinois.Il aurait pris trois de ces divisions dans ses forces métropolitaines et il aurait détaché les deux autres de sa nombreuse armée du Mandchou-kouo et de la Corée.On tient de personnages officiels qu’il est question d’affecter aux opérations militaires de Chine une somme équivalant à 115 millions de dollars.Cela parait élevé si Ton pense que quatre années d’opérations effectuées pour l’établissement du Mandchoukouo ont coûté en tout 200 millions de dollars.Des navires venant de Chine débarquent de nombreux non-combattants japonais.Tokyo, 2 (S.P.A.) — Des dépê Après Joliette.peut-être Chicoutimi.Selon oe que le chef du gouvernement a laissé entendre, des pourparlers sont en cours pour la réouverture de la fabrique de papier de Chicoutimi.' Les journalistes allaient quitter le premier ministre ce matin, ayant épuisé leurs questions, quand celui-ci a repris la parole.— J’ai à vous annoncer, dit-il, la réouverture d’un moulin fermé sous l’ancien régime.A Joliette.autrefois, le moulin Copping employait plusieurs centaines de personnes.Grâce aux démarches, au dévouement et à la vision du débuté de Joliette.M.Barrette, et grâce aussi à la collaboration du gouvernement provincial, ce moulin va rouvrir ses solidated Paper.Ge^ limites étant essentielles au fonctionnement durable et régulier du moulin Copping, ie gouvernement a entrepris des démarches auprès de la Consolidated Paper pour en obtenir la cession çn faveur du moulin de Joliette.ce à quoi le compagnie s’est rendue.” Canadiens français —Les administrateurs seront-ils Anglais ou Canadiens français?-Canadiens français, A VA ES J VA, M \U*A «XX./ A-e t C3 JtXSJUiUI v a iUUVJ ches envoyées au ministère des aM portes et procurer du travail a Fédération Nationale Catholique déclare la grève aux usines de cette compagnie .Montréal, 2 (C.P.) — Les em- loyés de la Dominion Textile et |e l’une de ses filiales, la Montrai Cottons, ont répondu en grand ombre ce matin à Tordre de grè-e donné par la Fédération Natio-ale Catholique des Ouvriers de ndustrie textile.Les syndicats ‘clament un contrat collectif, une lus haute échelle de salaires et es heures de travail plus courtes.! es neuf filatures de la Dominion iextile et de la Dominion Cottons nploient près de 10,000 ouvriers.M.G.Blair Gordon, directeur-gé-s 'ot de la Dominion Textile, a dé-¦ aré qu’il ne croyait pas qu’il y ail üi.i poiir la compagnie de négo-; .ici- avec scs ouvriers en grève.Il , ajouté que la compagnie est dis-‘ osée à soumettre le cas à la Com-; fission des Salaires raisonnables ï ai doit entrer en fonction au mois , septembre.Certains chefs des .ndicats ont déclaré qu’ils étaient cts à chômer pendant un mois i moins s’il le faut pour gagner I ur point.Ils ont ajouté que les r pployés des autres filatures en-.eront en grève à leur tour pour ! appuyer si la chose est néces-lire.Daprès les syndicats, le nombre j ?s ouvriers qui font la grève s’éta-iirait comme suit : i 3,000 aux quafre filatures de ontréal; J, 2,500 à Sherbrooke, à Magog et à i rummondville, dans les Cantons - ?l’Est; 1 1,700 à Saint-Grégoire de Mont-‘ orency, près de Québec; t 2,800 aux filatures de la Dominion j pitons, à Valleyfield.! Les grévistes font le piquetage urtout en portant des pancartes bi-ngues sur lesquelles on a inscrit As mots: "Grave-Grève”.On ne si-lale aucun désordre.Le travail se pursuivrait cependant à Tune des euf filatures, celle de Drummond- EN VACANCES faites-vous suivre par LE DEVOIR Canada 1 semaine .20 2 semaines.35 '! 3 semâmes .50 * 1 mois .60 s 2 mois .1.00 Etats-Unis ! 1 semaine .25 \ 1 mois .75 ! 3 mois .2.00 k ' Faire remise par chèque au pair ou mandat, au "Devoir", ' C.P 4020, Montréal (abonnements).I 5 faires étrangères annoncent que vendredi dernier, à Toungcho — ville dont les Japonais ont fait la capitale de Test du Hopé — les gendarmes chinois en révolte ont massacré 290 nationaux du Japon, dont nombre de femmes et d’enfants.Le nombre des Japonais et des Coréens qui ont échappé au massacre ne dépasserait pas 50.Le gouvernement' abroge l’interdiction faite aux caboteurs étrangers de naviguer entre des ports japonais.On croit que cette mesure à un triple but; amener les navires étrangers à s’éloigner de la côte chinoise, parce qu’il se peut ‘que la marine japonaise entreprenne de bloquer la Chine: faire transporter par des navires étrangers les produits indispensables au Japon te se servir des navires marchands japonais pour envoyer des troupes et du matériel en Chine.Il a décidé d’emprunter l’équivalent de 120 millions de dollars, pour des fins militaires, et d’augmenter des impôts pour une année.ville, où un tiers environ des quel que 550 employés se sont rendus à l’ouvrage ce mâtin.Le président de la Fédération nationale catholique des ouvriers de l’industrie textile, M.Albert Côté, a déclaré que les rapports reçus ce matin n’étaient pas sufissamment précis et complets pour lui permettre de peindre exactement quelle est la situation dans les divers centres de l’industrie textile.Les syndiqués, dit-il, ont décidé de rejeter la proposition de la compagnie de soumettre le cas à la Commission des salaires raisonnables parce qu’ils veulent négocier sans tarder un contrat collectif.Ils réclament une semaine de 48 heures au lieu de 55 heures de travail et une échelle de salaires uniforme.¥ « « « Trois-Rivières, 2 (DNG) — Les autorités dirigeantes du Syndicat de la Wabasso nient catégoriquement que les employés de la wabasso Cotton aient l’intention de participer à la grève qui vient d’éclater dans les moulins de la Dominion Textile.Le Syndicat des ouvriers de la Wabasso est un syndicat indépendant et qui ne fait pas partie de la Fédération des ouvriers du textile.¥ * * Trois-Rivières, 2 (DNC) — Une grève partielle a éclaté ce matin à Tusine de la Laurenlian Silk Co., anciennement la Canadian T.S.R., au Cap de la Madeleine, quand les fileurs ne se sont pas rapportés pour le travail.La grande majorité des employés sont demeurés au travail, déclarent les autorités de la compagnie.Les grévistes ne font pas de piquetage.Ils ne font partie d’aucune union et n’ont pas encore fait parvenir officiellement à la compagnie les raisons de leur grève.Le plus grand calme règne à la manufacture.A propos d’assemblées M.Duplessis dit que le temps est à Taction — L'opposition o eu 5 mois pour vider son coeur Le premier ministre de la province, M.Duplessis, est arrivé à Montréal frais et dispos.Il est évident que le climat gaspésien est sain et réconfortant, surtout quand le voyage s’accompagne d’événements comme ceux de Chandler.Le premier ministre n’en était pas moins ironique de ton ce matin, devant les journalistes.A l'adresse de ses adversaires et d’un ou de deux journaux: Quand nous tiendrons des assemblées, dit-11, nous l’annoncerons.Mais le temps n’est pas aux assemblées, il est à Taction.La politlcall-lerie, nous la renvoyons à Tarriè-re-plan.Nous avons été élus pour faire de l’action, nous ferons de l’action.Nous avons tenu deux sessions en moins d'un an.Si l’opposition n’a pas eu assez de cinq mois pour se décharger le coeur en Chambre, ce qu’elle peut dire aujourd’hui n’est pas intéressant.Qu’elle n’énerve donc pas le peuple de la province.avec tes ajsembléej, avec la conséquence que le chômage disparaîtra pratiquement de la ville et de la région de Joliette.’Pour assurer le maintien de ce moulin et son fonctionnement régulier, poursuit le premier ministre, à titre de ministre des Terres et Forêts.j’ai pris les mesures voulues pour garantir à ce moulin les limites à bois nécessaires.I] v avait dans ie bassin de la rivière de TAs-somption.127 milles carrés de limites à bois appartenant à la Con- Le problème universitaire M.Duplessis laisse entendre que le rapport de la Commission d'étude qui enquête sur la situation de l'Université de Montréal, donnera lieu à des lois lors de la prochaine session "Ces gens-là, reprend 11, ne comprennent pas que le gouvernement puisse faire tant de bien en si peu de temps, car la force de la mauvaise habitude leur a aveuglé l’esprit.D’ici la fin de son mandat — de son premier mandat, corrige-t-il — le gouvernement aura accompli des réformes fondamentales et essen tielles et acheminé la province vers un progrès durable."Les félicitations que nous recevons, dit-il encore, de tons les coins Le premier ministre, heureux du ! de la province, Taccueil chaleureux succès de ces négociations et de la reçu, entre autres régions, en Gas-réouverture du moulin de Copping i pésie, établissent clairement que après celui de Chandler, fait quel- : l’immense majorité du peuple est ques commentaires assaisonnés, vi-1 en faveur du gouvernement”, sant ses adversaires: —C’est là une autre des nombreuses oeuvres accomplies par le gou-v erne ment d’Union nationale, qui, en peu de temps, a fait disparaître les nombreux obstacles suscités par la négligence de l’ancien régime et qui rétablit la prospérité en plusieurs endroits.Ce que le gouvernement I a fait en moins d’un an autorise les plus belles espérances et justifie les plus grandes réalisations pendant les années qui restent au gouvernement à remplir le mandat que le peuple lui a donné.Sans vantardise, ajoute M.Duplessis, le gouvernement a tellement fait de bonne et durable besogne en moins d’un an Ce sont les vivants qui agissent De nouveau le premier ministre pique au flanc ses adversaires: — Il y en a, dit-il, qui aiment à parler, d’autres à critiquer encore et toujours, enfin d’autres à injurier.Que ces trois groupes s’unissent.Nous, nous allons faire Tu-nion de tous ceux qui, sans distinction de parti, veulent l’action.Notre mandat nous commande Tac-lion et nous ne nous y déroberons pas.— A l’Assomption hier, on a dit que le temps est aux vivants, non aux morts, fait observer un journaliste.R n’y a que les vivants qui que les adversaires ont peur que ses agissent.Si le temps est aux vi-oeuvres n’atteignent un sommet tel vants, je comprends qu’on a fait qu ils paraîtront tout petits à côté allusion à notre administration, ri-u’elles.i poste M.Duplessis.Interrogé sur la nouvelle commission d’étude du problème uni-x’ersitaire, ce matin, le premier ministre de la province, M.Duplessis, a déclaré qu’il prévoit que la commission, composée de personnages compétents et représentatifs, procédera avec, toute la diligence possible et qu’il est fort probable que son rapport sera suivi d’une ou de plusieurs lois à la prochaine session provinciale.—Le gouvernement est bien disposé, dit-il.Il considère Toeuvre universitaire comme une oeuvre vitale.Il a confié Tétude de ce grave problème montréalais à des hommes qui inspirent confiance.Il attendra d’eux désormais des propositions et recommandations.M.Duplessis a prononcé ces dernières paroles en faisant allusion à une nouvelle parue dans un journal du matin, rapportant la proposition projetée de la Chambre de Commerce, à savoir que le gouvernement garantirait la somme de 83,500,000 à l’Université., —Selon le Canada, dit-il, la question parait facile à régler.Je me demande pourquoi l’ancien gouvernement ne Ta pas fait.C’est peut-être que la garantie de Tan-cien gouvernement n’était pas aussi bonne que celle de !a nouvelle administration?C’est peut-être aussi que l’emprunt proposé ne se serait pas souscrit aussi vite que sous notre administration?Abandonnant le toit mordant, M.Duplessis ajoute que le gouverne-memt ne prendra pas de positions définies avant d’avoir en mains le rapport de la commission universitaire, (Celle-ci se réunit pour la première fois cet après-midi, au Cercle Universitaire, à 4 heures).Départ de coions Québec, 2.(D.N.C.) — Plusieurs départs de cotons auront lieu cette semaine.Le 3 août, demain par conséquent, douze colons partent de Québec pour le canton Roquemaure en Abitibi.Le même jour quinze colons partent de Montréal pour le canton du Lac Casta-gnier.Le 5, un départ de dlx-sept colons a lieu de Saint-Hyacinthe vers Rochebeau-cour.Le même jour vingt colons partent de Mont-Laurier et quinze des Trois-Rivières.Le premier groupe se rend k Clermont et le dernier i Languedoc.Tous cm départs sont pour l'Abitibi.Bulletin météorologique Toronto, 2 (C.P.) — Voici le temps qu’il fera probablement demain: golfe et baie des Chaleurs: vents frais, nuageux, averses; côte nord: comme ci-dessus; bas St-Laurent: nuageux avec averses; région l’Ottawa et de Montréal: nuageux avec averses: assez chaud; noro du Québec: beau et chaud; lac St*Jean: nuageux avec aver- «6» ou oraie*.Succès des blancs Les troupes de Franco remportent des succès importants — Elles enfoncent les lignes rouges Hendaye (France), 2 (S.P.A.) — Les troupes blanches gagnent encore du terrain à l’ouest de Madrid et à une centaine de milles à Test de l’ancienne capitale.Dans le sud du pays, elles poursuivent une vigoureuse offensive.Dans le nord ouest, elles ont repoussé une attaque des rouges contre les lignes qu’elles ont à Test d’Oviédo.L’artillerie blanche de la région madrilène vient de commencer à bombarder les ouvrages de défense extérieurs de la capitale.Voici quelques précisions sur les gains des troupes blanches: à Touest de Madrid, elles ont enfoncé un coin dans les lignes rouges s’étendant au nord de Villanueva de la Canada, à Test, dans les provinces de Téruel et de Cuença, elles ont pris cinq villages.On sait que l’offensive blanche des provinces de Téruel et de Cu-ença a pour but la rupture des communications routières entre Madrid et Valence.Les troupes blanches ont gagné 56 milles depuis le commencement de leur offensive dans cette région-là.Il parait que près de Villanueva de la Canada, les rouges qui récemment tentaient une offensive à Touest de Madrid, n’ont guère résisté.Leur artillerie a peu agi.L’aviation blanche annonce qu'elle a coulé un navire marchand de 3,000 tonnes et un torpilleur rouge qui raccompagnait, au large de la côte catalane.A Salamanque, samedi, un nouveau titulaire de la charge d’ambassadeur de l’Italie près le gouvernement Franco, le comte viola di Cam-palto.a remis sa lettre de créance.Cela a donné lieu à une très brillante cérémonie.Le nouvel ambassadeur a dil dans une allocution qu eles sacrifices des Espagnols blancs susciteront une Espagne nouvelle avec laquelle l’Italie impériale pourra coopérer étroitement pour la défense des intérêts des deux pays et pour le bien de la civilisation.Le généralissime Franco a répondu.paraît-il, que le gouvernement qu’il dirige est disposé à coopérer avec l’Italie et que lui-même se tient à la disposition de TItalie, pour le bien commun des deux pays.Il parait que les blancs ont fait fusiller à Pampelune deux Français qu’un tribunal militaire a déclaré coupables d’avoir projeté de causer des épidémies en Espagne blanche.Ces Français se nommaient Louis Chabrat et Jean Boujennec.On mande de Valence que le ___________________ ___ _ _ "gouvernement” rouge a chargé son j son premier vo\age an Canada.La délégué à Genève de redemander au température et h visibilité ont été Conseil de ' ~ -•“I — ¦ - l’application et à l’Allemagne La grève serait désastreuse M.Duplessis dit qu'à la veille d'une reprise économique les grèves seraient très nuisibles La multiplication de grèves nuirait en ce moment à la province, a déclaré le premier ministre ce matin aux journalistes, en parlant de façon générale des grèves qui existent.Un confrère venait de lui signaler l’existence d’une grève dans l’industrie textile.— J’arrive de Gaspésle, dit M, Duplessis, et je ne suis pas au courant de cette grève.Je ne sais si elle est fondée ou* non.Mais, parlant de grève en général, je crois devoir dire que la province étant à la veille de grands progrès économiques, la multiplication des grèves nuirait à ces progrès.Elle nuirait à l’expansion de certaines industries et à l’établissement de nouvelles industries.Nous avons en effet des propositions industrielles intéressantes.— En avez-vous au sujet de la fabrique de papier de Chicoutimi?— Nous avons reçu des offres que nous avons toute raison de croire très sérieuses.Je crois que le moulin de Chicoutimi sera bientôt rouvert.Pendant -que les journalistes étaient dans son bureau, le premier minisire a reçu ce matin uni appel téléphonique du ministre des travaux publics, M.Bourque, de Sherbrooke.M.Bourque a invité M.Duplessis assister le 14 août prochain aux fêtes du centenaire de Sherbrooke.Ce sera la journée dite du premier ministre.M, Duplessis a accepté l’invitation.(suite de la 1ère page) part à la largeur de vues avec lesquelles vous avez su coopérer avec vos concitoyens de langue anglaise: Je pense aussi à leur respect pour votre religion et vas caractères ra-ciques.Je pense en particulier, au témoignage irréfutable que plusieurs d’entre eux fournissaient naguère au temps des querelles du rè-1 glement XVII en Ontario sur la j matière dont est traitée la mino-1 rité anglo-protestante au point de ] vue scolaire par les autorités de no-1 tre province.Je pense à lord Sher-brooke lui-même, donnant à Mon-1 seigneur Plessis, il y a un siècle, un siège au Conseil législatif, et pratiquant à Tégard du vieil élément français du Canada, une politique si sage et si équitable, et dont l’abandon devait pendant ans sou- lever le peuple et aboutir aux troubles sanguinaires de 1837.Croyez quand même que je ne souhaite point de siège au conseil législatif."Messieurs, vous habitez un heureux petit royaume, et votre ville en est une charmante capitale.Vos pères et vous-mêmes l’avez faite ainsi par votre labeur, vos bonnes moeurs, votre esprit social.Ce centenaire est l’occasion de vous en exprimer mes congratulations.Il Test aussi de vous réjxéter la parole de Saint Paul à son disciple,) Dr Wilfrid Bovev, de TÜniversité et qui fut la devise de Tun de nos ; McGill.ancêtres et plus ils conserveront profondément en leur coeur Ta-mour du Canada.C’est là la seule forme de séparatisme que nous encourageons.Pour ce qui est de la sécession politique de l’Empire ou du Canada, ce ’nest pas une affaire de notre ressort et nous ne sommes pas portés de ce côté.Bien plus .nous rappelons a tous qu’une évolution politique est illicite si elle porte atteinte aux droits reconnus et à Tordre constitutionnel.L’Eglise n’admet pas que le patriotisme puisse être l’amour de Ti-solement- qu’il doive se confiner .à un village, à une ville ou à une province.Elle considère que le patriotisme doit s’étendre à tout le pays et comporter un sentiment de loyauté à l’endroit de notre souverain.George VI.D’un autre côté, les relations politiques qui existent entre le Canada et 1 Empire britannique ne doivent pas nous empêcher en aucune façon d’exprimer nos sentiments d’affection particulière pour notre pays, notre province ou notre village.Elles ne sauraient empêcher de quelque façon que ce soit le développement de notre culture propre ou la conservation efficace de notre langue.Je crois que je suis ici parfaitement d’accord avec Tun des plus remarquables penseurs chez les Canadiens de langue anglaise.M.le grands prélats canadiens, Mgr Adélard Langevin.archevêque de St-Boniface: “Depositum custodi”, “Garde le dépôt”.Gardez le dépôt de la religion de vos consciences, de dépôt de vos traditions de famille.le dépôt de voire culture française.Gardez le dépôt de votre Les Canadiens de langue française peuvent donc rester fidèles à leurs vieilles coutumes françaises, aux traditions qui sont conservées avec vénération en France et dans la famille et dans la société, et ainsi conserver l’impérissable civilisation française tout en collaborant avec fierté rl de vos justes exigences l’admirable civilisation anglaise.union avec vos concitoyens d’une boration.foi et d’une langue autres que les La Providence semble avoir desvôtres.Gardez le dépôt des beautés tiné nos deux grandes races à co-ef des prospérités de Tincompa-, opérer à l’édification d’une nation rable region des Cantons de TEst.fondée sur els civilisations anglai-Dans un siècle, il se trouvera des se et française, sur le sol où leurs voix plus éloquentes pour vous en j ancêtres ont combattu pour la su- La traversée du “Cambria” L'hydravion de T"lmperial Airways" arrivé o Boucherville hier après-midi est reparti ce matin Le Cambria, le deuxième hydravion de Imperial Airways à traverser l’Atlantique nord en suivant l’itinéraire Foy n e s - R o t wood-Mon t -réal-Port-Washington, est arrivé à sa base de Boucherville hier après-midi à 1 h.47 et il est reparti à destination de Port-Washington à 9 h.15 ce matin.Le Cambria a parcouru l’étape de Botwood h Boucherville en un peu plus de six heures, c’est-à-dire un peuplus vite que le Caledonia, grâce a un vent assez fort.Le commandant de Thydravion, le capitaine Powell, a exprimé son re-rel de n’avoir pu survoler la villede ‘uéber à basse altitude, car c’était eneve ne reoemanacr au 1 temperature et la visibilité ont été la Société des nations mauvaises pendant tout le voyage le 7 de souriions à TItalie long du Saint-Laurent, nagne.Le Conseil doit I, arrivée du Cambria roïnridait se réunir le mois prochain.La radio en Angleterre Londres, 2.(C.P.1 — La Grande-Bretagne compte un radiorécepteur par 5.4 habitants, soit un total de 8,234,-000 appareils.C'est le pays qui compterait le plus de radiorécepteurs par rap port k sa population.Noufroge Athènes, 2.(A.P.l dix des cadavres des victimes du naufrage du navire Aiusteili, coupé en deux par le vapeur Hydra.L'Aanaatésit portait 64 personnes, dont bon nombre de pi-que-niqueurs Plusieurs passagers et ^membres de l'équipage manquent i Cap- ! avec le septième anniversaire de i l’arrivée du dirigeable britannique | R-100.Les aviateurs anglais ont été reçus à Boucherville par le ministre i des Transports, M.C.-D.Howe, et par plusieurs fonctionnaires du service de Taviation civile canadienne et des postes ainsi que par plusieurs représentants de la Trans-Canada- * Airways.On remarquait la présence * ; de MM.Wilfrid Gagnon, directeur' : des Chemins de fer Nationaux, John ! I A.Sullivan, sous-ministre des nos* | tes.Une foule nombreuse s'etail | massée sur le rivage pour assister à | j l’arrivée de Thydravion et Ton rc-l plusieurs louer et vous en bénir * Sherbrooke, 2 — Au cours du dîner offert par la ville de Sherbrooke à Son Eminence le cardinal Villeneuve hier soir, Tarchevê-que de Québec n fait les remarques suivantes: Le Christ fait du patriotisme une loi positive.11 n’y a pas de parfait chrétien qui ne soit aussi un parfait patriote.Un prêtre, conséquemment un évêque, un cardinal, ne peut pas ne pas aimer son pays et ne pas travailler pour son bien social.Cela veut-il dire que chaque citoyen doit prendre les mêmes moyens pour servir son pays?Et que les hommes d'Eglise devraient être des chefs politiques?Pas le moins du monde, L’Eglise recherche la paix sociale, l'union des familles et des classes, mais à part cela est indifférente aux régimes politiques, qu’ils soient monarchiques ou républicains.EJ cela dans notre province de Québec, qui passe pour être sous 1 empire du clergé.Imaginez avec quel éclat de rire j’ai lu l’autre jour dans un journal de Bombay que, d après un correspondant de Québec du Times de la ville des Indes, je suis aujourd’hui'le chef de facto du Québec, et que dans notre province, il existe une campagne firmidable et savamment organisée pour transformer la province en un Etat clérical-fasciste-corpo-ratisle d’après un programme politique préparé à la lumière de Ten-cyclique Quadragesima Anno.L'Eglise, poursuit Son Eminence, négocie aussi bien avec un pays démocratique qu’avec un pays fasciste.Jamais je n’ai souhaité que notre province devienne une province fasciste.Mais je veux qu’elle soit une province cfirétienne.Les uns la veulent fasciste, les autres démocratiques.Laissons-les faire.Quand j’ai parlé de corporatisme, je n'ai pas parlé d’Etat corporatif, mais de corporatisme des professions et métiers.Je veux dire que la loi doit reconnaître la liberté des membres d’une même profession ou d’un même métier de s’unir plus étroitement et plus elfi< acement pour la défense de ¦‘urs propres intérêts, non seulement des ouvriers mais aussi des employeurs.De cette façon, le cor prématie Pour édifier cette nation canadienne, nos duex grandes races ne doivent ,pas s’ignorer Tune l’autre; elles ne doivent pas se frapper Tune l'autre; elles ne doivent pas se déprécier ou s’affaiblir Tune l’autre; elles doivent, par leur conduite, inspirée des éternels principes de la justice, de la vérité, de la droiture, faire preuve de bonne volonté réciproque et de tolérance dans leurs rapports.C’est précisément ce que nous faisons ici ce soir.C'est ce que nous devrons faire, demain partout._ _____ Longueuil supprime les secours directs Cette ville suit l'exemple de Verdun, Lochine et autres villes, et toit travailler les chômeurs .Le conseil municipal de Longueuil a décidé de suivre l’exemple de Verdun, de Lachine et de plusieurs villes de la province en abolissant le secours direct.La distribution des allocations de chômage doit prendre fin le jeudi 5 août prochain.La reprise industrielle croissante a valu du travail à plusieurs des chômeurs de Longueuil et les travaux entrepris par les gouvernements régleront le cas des autres.Le conseil de ville de Longueuil a décidé d’occuper à des travaux de voirie et d’entretien général les quelques assistés qui n’auraient pu se placer ailleurs afin de mettre fin pour de bon au régime des secours directs.Sus aux ours! Québec, 2.— La Gazette officielle de Québec publie 'dans sa dernière livraison un arrêté ministériel qui étend aux districts ruraux suivants l’application d’un arrêté précédent qui accorde la permission de tuer Tours en tout temps de Tannée en établissant une prime de $10 pour la destruction de chaque animal: Abitibi, Arthabaska, Bellechasse, Berthier, Bonaventure, Champlain, Chicoutimi, Dorchester, Drummond, Gaspé, Joliette, Kamouraska, poratisme pourrait contribuer à ré- ! Label le.Lac Saint-Jean, LavioJet-soudre d’épineux problèmes.Voilà le, I.Tslet, Lotbinière.Maskinongé, oc qu’enseigne Quadragesima An j Missisquoi, Matapédia, Matane.no- Montcalm.Montmorency, Montma- l t-ep là du "cléricalisme”?Est- 3nv' Nicole!.Papineau, Québec, ce là du fascisme?N'est-ce pas plu-, Bichraond, Bimouski, Saint-Mauri-tôt un moyen très légitime de con- ce, RouvilJe.Roberval.Shefford, cevoir un ordre démocratique?! Sherbrooke, Rivière-du-Loup.Stan-Me serat-il permis de demander | stead.Témiscamingue, Terrebonne, à nies compatriotes de langue an- wolle et Vamaska._____________ glaise d ene pas proclamer trop vi-i ' te que j’ai l'intention ou que TEgli-j J-, „ se catholique a l’intention de sup- ' rOgGCllfi (J6 I OVIOrtOn primer la liberté?Me sera-t-il per-! ,, „ - „ mis également de leur demander si Wadi-Hftlfa.Soudan.2.(A.P.) — nous, le sclercs, nous avons jamais Neuf personnes, cinq membres de cherché à dominer les hommes pu- l’équipage et quatre passagers, ont blics ou si nous nous sommes ja | perdu la vie aujourd’hui lorsqu'un mais mêlés de politique si ce n’est i avion italien s’est écrasé sur le en enseignant Ja doctrine chrétien-j sol près de l’aérodrome de Wadi-ne de religion et de Justice?! Haifa.Séisme en Chine .marquait Dn a repêché sur le fleuve.embarcations D’ailleurs, Il ne faut pas oublier j que la majorité dp la population en , cette province est française et ca-! - tholique et que par conséquent U , Shanghaï, 2 (C.P.Havas).— Une n’est pas étonnant que ses institu-1 vingtaine de personnes ont été tuées tion et ,on esprit social soient sou- j ou blessées aujourd'hui au cours veut, sans aucune hostilité à Ten- ; d’un tremblement de terre qui a dédroit des gens de langue anglaise ' iruit une cinquantaine de maisons et des non*ca1holiqucs, d'un carac- à Soutcho.dans le nord de la pro-tère catholique et français.! vince de Kiangsi.L’illustre orateur Edmund Burke a dit un jour qu’aimer l’endroit que Le Cambria a déjà accompli une ! envolée sans escale d'Alexandrie en | Angleterre, ainsi qu’une envolée de l’Angleterre en Afrique-Sud pour jalonner la route du service aérien qui réunira le Dominion africain à la Grande-Bretagne, nous habitons et conserver les tra ditions du milieu où nous vivons constituent le premier principe de l'esprit public.Et c’est très vrai.Pour ma part, je crois que plus les Canadiens de langue française resteront eux-mèmes en conservant leur esprit propre et les caractéris-quet qua’ils ont héritées de leur* Arrivée à Washington Port-Washington (New-York).2 (S.P.C.) L’hydravion Cambria, des Imperial Airways, est arrivé à Port-Washington à il heures 58 ce matin.II avait commencé à Boucherville, à 9h.15, la dernière étape de sa traversée Angleterre-Etats (Lais, -./ LE DEVOIR.MONTREAL.LUNDI 2 AOUT 1937 VOLUME XXVIII — No 176 RADIO-GAZETTE Lundi, 2 août ! * Radio-France (¦teUaB coloniale — rur JJ.69 mètre») «15 p m-.Concert de murique enr««U- 7.14 Information* en frençeU «t coure: 'Liormetlon* en eepecrol.en por- t lfaW pjn., Concert de muelque enregle- 11.00 pm.Information* en français et coure: information» en anglais; musique enregistrée.Radio-Italie (Button 2RO, Rome — «ur 2i.4 mètre») g «3 p.m.Programme varié de» stations ttallennes._ ,, , _____ 8.20 p.m., Nouvelle» en Italien; le» camp* de vacances, piano.9.00 p.m.Nouvelle» en anglais; concert symphonique; concert vocal et inatrumen-Ul; tourelles en italien.11.20 p.m.Nouvelles en Italien; orchestre et chant; sport; dernières nouvelle*.13.00, minuit, Nouvelles en anglais, en italien.Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètre* — MO kilocycles 8.15 p.m-, Quatuor Eton.8.35 p.m., Résultat* de sport.6.45 p.œ.Howard Phillip*, baryton.7.00 p.m .Mélodies poétiques.900 pns, Ij* cycle de Shakespeare a Columbia; 1* Mégère apprivoisée, avec Prleds ïneaoourt et Edward O.Robinson.WEAF — 454.3 mètre* — 660 kilocycle» 8.30 p.m., La vole de Plrestone — Margaret Speak*, soprano 10.00 p.m., Concert Contented.W3E — J54.5 mètres — 740 kilocycle* 6.05 p.m., Fanfare de l’armée américains.8 9 O’Neill.10.30 p.m., Forum radiophonique national, 8.30 p.m., Fanfare Goldman 9 30 p.m., Beyond the Horizon, d Eugène Ciné-Guide QmI^ms indicatimi s«> la» filme è l'affiche aujourd'hui Radio-Canada La courte de yachts pour le trophée America sera diffusée Radio-Canada diffusera le lundi.2, et le mardi.3, de 4 h.è 8 h.30.de l'heur* avancée, la course que se disputeront au large de Newport, R.-I.le Ranger et l'En-deavour II pour le trophée Amérlca.Ce radio-reportage a# fera par relais de la N B.C.H est Intéressant de signaler que les bonlmenteurs.pour suivre cette eour«e et en felre le récit, les uns monteront dans un aéroplane, les autree se tiendront tantôt dans un phare d* Breton Point, tantOt à bord d une vedette Il est possible que Radio-Canada donne, le mercredi, 4, un autre reportage de cette course qui éveille tant d’intérêt non seulement ehes les yaehtmen mais aussi dan* le public en général.M.Jacques Gérard va chanter dans "Manon" Le nom de M.Jacques Gérard, ténor de l'Opéra-Comique de Paris, actuellement en vacances dans sa famille, est a l'affiche des Feux de le Rempe, pour l’émission que diffusera Radio-Canada, le lundi.2 août, i 10 b p.m.M Gérard chantera en duo avec Mme Caro Lamoureux dee fragment» dé l’opéra de Massenet, Manon.M Gérard a interprété en France le rftle de Dee Grteux, de même que plusieurs autre* rrt-les du répertoire de l’Opéra-Comlque avec un art qui lui a valu le# éloges de la presse parisiens.Programme du concert lyrique consacré 4 Manon: Ouverture, l’orchestre; Duo final du 1er acte.Mme Lamoureux et M Gérard; Adieu, notre peut* table, Mme Lamoureux; En fermant le» yeux, M Gérard; Menuet ^ batalU0ns d’Afrlaue par autorisée*.It catta cViianigua na pa lM jeunes soldats qu’une t*ute jae.^Jeu- ratt qua pour l’Information d» nos Isc-tanrs.Ill* n* confiant aucun* annonça payant*, ou déguisé* son» au»lou* forma qu* a* *olt, terprétes: tes deux frères Mauch.Billy et Bobby, Claude Rslns.Henry Stephenson.Brrol Flynn, Barton McLane.Pour tou*."Ploxa" THE HOLT TERROR — Comédie; 11 s’agit d’un* fillette qui s’amuse avec lea matelots.Interprètes: Jane Withers.Tony Martin, Ltah Ray, El Brendsi.Pour tous.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS "Ragant* MELODY FOR TWO i cale, production Warner Melton, Patricia EHU Comédie raust- interprétea: Ja-Pour tou*.uesse a envoyés faire leur eervlce dans le Sud.L’exemple et la bonté d un de leurs officiers fait, de ces mauvais sujets d’un Jour, des héros accessibles aux plus nobles sentiments Film tiré au ro- ?jr>- svwwt* un «r» éavofr adoptai inan d André Armandy; réalisation Jacques ^ .r* ”¦ , w •¦Centrsl» Béverac.Interprètes: Pierre Mingaud, Pler* las cofsHon» marala* d# "• .re Magnler.Jean Servals.Janine Crispin, Catholique du Clnems #t de la t-®*10" Glna Manés.Pour adulte*.LES JUMEAUX DE BRIGHTON — Vau-a„ co,lul,,u„., devllle.Adaptation cinématographique ._en» dune pièce de Tristan Bernard.Il s agit particulière, au Québae.notajnmenr de deux jumeftux dont u ressemblance *f Daeency” p ree qu'elte* na ?i®""*"* naturallemsnt pa.compte d*.«T riCUÜVI « — — — _ , | UC VACUA J UlAAwfXUA • biancs da» anfanti, ot l« travail d* 16 donne lieu à des '«n.‘ûre"proVlneï.r.r Nou.nou.en Im-plraren.eapandanf, lu directive, da raneycllqu» vl*,,l*Btli.f:" ra’\ peur slgnalar.d’y# Mt*’ hautement reeominsndahlas et, o autr» p„t, ceux qui a»îallant dat ro.arva-t aé-rleu.ai ou qui «ont notroment condsm-nabloat n ost entendu que le* autra» film, «ont vccaptible* pour do.o.priw yvcrtla.Premières "CapltoF NEW FACES GF 1937.— Pot-pourri de ce que des producteurs de film croient être de bons acteurs de la scène, de la radio et de l’écran, trop long et souvent Improvisé.Production R K.O.dirigée par leigh Jason Interprètes: Joe Pennar.Milton Berle.Parkyakarkus, Harriet Hilliard, William Brady et nombre d’autres débutants au cinéma.Pour tous.YOU CANT BEAT LOVE — Comédie dont le piquant vient de c« que le héros doit abandonner son rôle de censeur des moeurs électorales afin de conserver son amour Production R.K O.dirigée par Chrlaty Cabanne.Interprètes : Prestçn Foster Joan Fontaine.Herbert Mundin.Alan Bruce.Paul Page, Barbara Pepper.Pour tou»."Clnlmo de Pari*" CESAR.- Film de Marcel Pagnol.Interprètes: Ra.mu, Orane Demazls.Charpin, Pierre Freanay.AHda Rouf le."La trilogie marseillaise de Marcel Pagnol s’acneve sur une oande d'un développement extrême (S h.4û d« projection) dans laquel.J noua assistons a Ja quiproquo» sana nom Réalisation dè Cls aude Heyman; In-Mlchel Simon.Busy bre.terpréte.: Ralmu, Prlm."Ce vaudeville aux situation* équivoque* et aux propos gaillards s’alourdit encore de costume» suggestif», de maillot*, de oropo» leste*.Bien que le ton comique atténue l'Impression.11 n’a aucuune raison d'être accueilli chez noue." (Choisir)."Chotgou*' GIRL LOVES BOY.- Comédie **ntl-mental*.Interprètes: Eric Linden.Cecilia Parker, Roger Imhof, Dôrothy Peterson, Pedro de Cordoba."Corwia': THE GO-GETTER — Comédie qui fait revivre sur l’écran Cappy Rick*, le célèbre type d’armateur de 6an-Franctseo créé par Peter-B Kyne.Interprètes: Charles Wla-nlnger.George Brent, Anita Louis*.Réalisation de Buaby Berkley.MELODY FOR TWO — Voir "Belmont ."Dominion" AU SERVICE DU TZAR.— Drame de Pierre Billon.Interprètes; Pierre Richard Wültn, Vera Corène, Roger Karl.Buzy Prlm.Junte Astor Nous ne saurions retenir cett* production en raison des libertés très poussées que *# permettent tous les personnage»”.(Choisir).Hictri" CLARENCE — Adaptation cinématographique d’une comédie de Booth Tarking-ton Interprètes.Roscoe Karne.Eugene Pallette, Spring Bylngton.Charlotte Wyn-ters Pour tous „ _ THE SOLDIER AND THE LADY — Ver-Michel Strogoff d* FIFTY ROADS TO TOWN — Comédie qui reprend une lois de plus le thème de l'héritière qui trouve un mari en voyageant d'un bout fc l'autra du pays pour protester contre l'autorité paternelle.Interprète»: Ann Bothern.Don AmechH.Ja-ne JOarwell.Slln Summerville, Paul Hurst, John Qualen, Alan Dlnehart.Stepln Fet- i ehit.> CHARLIE CHAN AT THE OLYMPICS — Roman policier qui permet A l'illustre policier chinois de se distinguer en Allemagne.interprètes: Warner Oland, Keje Lu-kt, Katherine DeMUle, Layue Torn, fils."Rex" CLUB DE FEMMES — Etude psychologique eur la vie dans un foyer pour Jeunes fille*.Scénario et réalisation de Jacques Deval.Distribution, entièrement féminine A une seule exception près, qui comprend Danielle Darleux.Betty Stock-feld, Valentine Tessier, Eve Francis.Jo-s.Ue Day, Else Argal.Junle Astor, Marion Delbo.Klssa Krouplne, Raymond Galle.Oeuvre Immorale tant par le sujet que par la manière dont U est traité.Nos cinémas n’en présenteraient cependant qu’une édition expurgée, car nous croyons .avoir que la censure provinciale a amputé la bande de plualeun centaines de pied* de pellicule.Ce qui reste du film constituerait une sorte de compromis entre la morale et l’e.thétlque: ni l’une ni l’autre n’y trouveraient pleinement leur comp- t*bEIL DE LYNX, DETECTIVE — Comédie-vaudeville de Pierre Ducle Interprète»: Armand Bernard, Glnet Leclerc, Charles Dechamp, Pauley.Alice Tissot."Tout it monde fait preuve de la plus parfaite amoralité, et le film, qui contient pourtant quelques aeêne» bienvenues, sombre dan* sens, images quelque peu gaulol.es”.(Choisir).H.LABRffcCQUt- M CAl LLOUX_, O U.PAPI PAPIpiLAU—-IC.A.yihTUS • 0 XOKkTXA iMGÉMiEU&> COM/tit/ Its iHGthitUR/.A^Odt/ ÜMlTLt »OUL/T .eut ^T-JACOUt/-MON7B£A'.PLATtAU 5451 ¦ 3452 tljiriCL THÊMI./ » LES MINES Service général de renseignements J.SAMUEL LEPAGEyl ng.Civ.3493 RUE BERRI (Juste au sud de Cherrier) HArbour 1177 — MONTREAL COMPTABLE Anderson & Yalfqaett» Comptables-Vérifiestaur» J.-Charles Anderson.L.LC.Jean Vallquette, L.8.C., ChL.LXC.Roméo Carie, L.fl.C^ C.A.A.Dagenals, L.S.C., C.A.84, Nolre-Dema ou#*t - LA.2412 Edmond Caron, B.À., LS.C.-C.À.Licencié en science* comptable* Comptable agréé — Chartered Aoeountanf Spécialiste en ImpAt sur U R*v»nn 59 rue St-JacquM 159.me Alixandr* HArbour 3835 TROIS-RIVIXREa MONTREAL F.-J.Leduc, I.C.Dr Sc.A„ M.P.P, F.-J.Leduc & Associés INGENIEURS-CONSEILS Ch.98, Edifice St-Denu - HA.5341 354 EST, RUE STE-CATHERINE P.-A.Gagnon Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble de* Tramways 159 OUEST, RUE CRAIG Tél.HArbour 5990 mort d* Fan Use et au retour de Marlu* ,jQn américaine du "Michel Btrogc A Fanny.Cette finale est 1 î'“str“t*,0,S 1 Jules Verne.Interprète*: Elizabeth Allen, de oett» parole évangélique: La vérité Aatcm walbrook.délivre Dan» les complication* famllla- nalaa les amenées par la lâcheté de?*îm et lé- goïsme de» autres, l’aveu loyal a une lau- tlTiprflf te, *1 rigoureux nirll appajalsse dUbord.est en définitive - - le seul moyen d* dé- CFCF crcx 5(Fl mètre* — 870 kilocycles 49.98 mètre* — 6005 kilocycles tugals 10.1 trée u oo p m., information* en français et cours; information» en anglal»; musique enregistrée.6.00 Bourse commentée.6.20 Nouvelle* éclair* 8.30 Fantaisie musicale.715 Studio.7.30 Sollst».8 00 La Société du bon temps.6 30 La vmx d# Firestone.» 00 Fanfàre Goldman.9 30 L’heure du charme.10 00 Programme Contented.10 30 Musique moderne.11.00 Dernière* nouvelles sportive».MAN OF AFFFA1RS — Mélodrem» bâti nouer la «!*u»t'Oii- I »ur un Intrigue de politique orientale.Il est regrettable que de* crudités ds : Production Oaumont-Brltlsh réalisation langage déparent Ça et lâ.ce beau dru- de Herbert Mason, interprètes: OeOrge me humain « pathétique II faut signa- | Arllsa.Rene Ray.Romllly Lunge.Je«l» 1er également que certain,* milieux Juge- | winter, John Ford ront sévèrement l'Intervention du prêtre, qui.Justifiable en sol, apparaît ûv# et 'RiuHo" THE GO-GETTER.Voir "Corona” maladroit*.” (Choisir).*?a!aca" WE HAVE OUR MOMENTS — Roman policier qui ne vaut que par le* scénea comiques.Interprètes: Sally Ellers, James Dunn, Much* Auer.David Niven, Pour tous.'Françal*" I MET HIM IN PARIS Comédie.Une KNIGHT WITHOUT ARMOR.— Evasion d’une comtesse et d’un espion anglal», a travers la Russie ensanglantée par la Re- _ ._ ____________ volution Rouge Certains des passages les intriglie triangulaire entre Américains qui plu» dramatique* de ce film dépendent de Je renC0ntrent â Paris Le film n# vaut la puissance de conception et de réalisa- 4 _4r tlon de son directeur Alexander Korda 1 - - Production United Artist (London Film») le CHLP 286 mètres 1120 kilocycles 4.00 Baseball Montréal à Baltimore.5.30 Heure, méli-mélo 6.00 Chanaon» française* 7.30 Heur» — Commentateur aportlf.7.45 Siesta.8 00 Jazz nocturne.8.30 Au fil du «ouvenlr, 9.03 Orchestre 9 30 Au gré ds» flot* 10 00 Meunier da Sylva, planiste.10.30 Orcheetr*.11.00 Heure.dialogue et la photographie.Production Paramount, réalisation de Wealey Ruggle* Interprètes: Claudette Colbert.Melvyn Douglas.Robert Young, Lee Bowman, Mona Barrle.George Davis, Pour adultes.THAT I MAT LIVE.— Drame qui raconte lea effort* d’un ex-forçat pour revenir dans le Unfit chemin.Production: 20th Céntury Fox.Interprètes: Rochelle J.Edward Brom- înterprètes Robert Donat.Marlene Dietrich.Pour adultes."Prlncttu'* EASY LIVING — Comédie de facture j 2oth Céntury Fox.inégale et souvent forcée.Cependant le Hudson.Robert Kent, talent de ses Interprète» rachète en maints berg.Pour adultes, endroits ses défaillances.Direction Mitchell Lelsen Produit par Arthur Horn-blow, fils, pour Pafamount.Interprètes: Jean Arthur.Edward Arnold, Ray Mllland.LUI» Albernl, Franklin Pangborn.Mary Nash, Barlows Borland Pour adultes.THE GREAT GAMBINT.— Un magicien prédit un meurtre, puis en découvre les auteurs.Mais les soupons se détournent bientôt sur lut.et 11 ne se tire ou’avec peine de cette impasse.Trame bien con- jou oregory Ratoff.Chai dune et mystérieuse à souhMt.Prôdue-j ^ We.tley.Pour tous, tlon Paramount sous la direction de Charles Vldor Interprètes: Aklm Tamlroff, Marian, Marsh, John Trent, Geneviève Tobin, Reginald Denny.Pour adulte*."Rivoli" WAY OUT WEST — Comédie bouffonne: le* avsntures désopilantes de Laurel êt Hardy dans les réglons minières.Pour tous MEN IN EXILE.— Mélodrame ou 11 eet question d’évaelona, de contrebande et de révolution Interprètes: Richard Purcell, June Travis, pour adulte»."Rosemount" HEAD OVER HEELS rv LOVE — Comédie musicale de facture original», mettant en vedette l’actrice anglaise Jessl# Atntthew*.Production Gaumont-Brltlah, réalisation d* Bonnie Hals, mari d* Jessl* Matthews Interprètes: Rommey Br*nt, Whitney Bourne.Paul Leyssac."Sevilla'* WAY OUT WEST — Voir ’’Rtvoll’’.1 PROMISE TO PAY — Film tiré du roman de Lionel Houser, qui pone sur l’usure.Production Columbia, réalisation de Ross Lederman.Interprètes: Chester Morris.Helen Mack.Leo Carlllo, et Thomas Mitchell."Snowdon" NOBODY’S BABY — Comédie: les tribulations de deux Jeunes filles qui se char- i gent de la garde du bébé de l une de leura ; amies.Interprètes: Patsy Kelly, Lyda Ro- ‘ bertl, Lynne Overman, Robert Armstrong.Pour tous."Stella" HELENE — Adaptation cinématographique du roman da Vlckl Baum.Interprè- i Its : Madeleine Renaud.Constant Rémy ’ Béductton d’une Jeune fille, enfant avant mariage, tentation d’avortement, suicide, Infidélité conjugale, et, pour fl- ; nlr.on laisse croire â un divorce et a un remariage.Toutes csa mlaère» morale» sont enveloppées dans des épisodes traversées par un aouffl» de bonté, d’amour du travail, de dévouement.¦ Il n en •»! que plus dangereux d» laisser croire qu* certains problèmes tragiques n’ont d’autr# solution que le désespoir ou le divorce.Somme toute, un film d'inspiration païenne".(Choisir).Cela portaft sur ce film tel qu* montré a Paris.On nous dit que film aurait été remanié da tond en Roméo Morrlssefte INGENIEUR CIVIL Aqueduc, égout» et travaux municipaux.Evaluation des moulins et usines pour les -ôles d évaluation ou lins financière*.Cap-de-la-Madeleine, P.Q.Téléphona: HArbour 1553 Léon-A.Hurtubise C.9.A.Comptable public licencié 60 St-)acques O.- Montréal ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous Invitons les Communautés Religieuses à.se prévaloir de nos services particuliers.441 St-François-Xavier - Montréal Tél.MArquette 2383-2384 AVOCATS "Granada" CAFE METROPOLE.— Comédie dont l’action se déroule dans le» milieux de la haute société Le scénario a pour auteur le dramaturge français Jacque* Duval, dont la pièce "Tovarlch”, fut déjà les scènes new-yorkaises.présenté sur Interprètes: Lo- retta Young.Ttrone Power, Adolphe Men-Ratoff.Charles Wlnnlnger, "Saint-Derm" Radio-Italie (Stattoo 2RO, Rome — lur 25.4 mètres) 6.43 p.m , Programme varié de* station* Italiennes 8 20 p m., Nouvelles en italien, concert sur requête 9.00 p m NouTellea »n anglal».en chinois,- piano, chant: nouvelles en Italien.il 20 pm , Nouvelle» en italien, concert veril, sport; dernière» nouvelles.12.00 minuit.Nouvelles en anglais, en italien, un acte d’opéra, folklore espagnol; nouvelles en espagnol, en portugais Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètre* — 880 kilocycles Course» pour la coup# de cocert Columbia: Rmi*- 3.15 p m., l’Atnértqu*.3T0 p.m , Salle de L’hiatofre du chant.5.45 p.m., Drame» du firmament slop de Mercure et de Vénus.8.35 pm.Sport 7 00 p.m.Mélodie» poétique» 7 30 p m.Théétre 8 30 p m.Symphonie féminine, WtAT — 454.1 métras — 860 kilocycle» 8.15 p.m., Choeur «ymphonette 6 00 p.m.La science dan» le» nouvelle» 7 15 p.m., Variété» vocales.9.00 p.m., Vox Pop 9,30 p,m., Concert Packard.WJZ 394.5 mètre* — 760 kilocycle* 5.15 p.m., Aventura* muelcale*.6 35 p.m , Tony Rii***ll.ténor 7 15 p.m .Bonno Rablnoff.violoniste 7 45 p m , Florence George, soprano, 10.30 p.m, Les Maîtres du passé — Quatre clavecin», orgue, flûte et corde».Radio-Canada "En roulant ma boule" Lse Interprètes du feuilleton radiophonique de MM.Pierre Benoit et Emile Va lancoun."En Roulant Ma Boule", aux postes du secteur français de Radio-Canada noua conduiront le mardi.3 août, à Deæhambault.Cet épisode a pour titre: Le voyage du pilote André Gauthier, et pour sous-titre: La ferme d'application pratiqué.Le Journaliste.M d# Larzac, pourra r*mpUr «on carnet d'une foule d’anecdotés touchant t«s pilotes, car son guida en connaît De père en fils, dan* le pay* de D*schambault, on a embrassé la carrière maritime; nombre de pilote» du Saint-Laurent viennent ds ce coin de pay» "Ici Paris" MARDI, 3 AOUT CRCM — 329.7 mètres — 916 kilecyclM 4.00 Cours* de l’Endeavour et du Ranger.8 30 Glen Darwin, baryton.NBC.6.45 Le Bonhomme Sept Heures — Conte# Sour le* enfant» rch.Rex Battle 7 30 Heure — Nouvelle* 7 45 The Three Cheers.NBC 8.00 En roulant m» boule Radio-feuilleton.8.30 Concert Sert»» 9.00 Heur* — Picture» in black and white 9 30 Ici Pari* 1(100 Streamline 10 30 Germaine Lebel.soprano 1Û.45 Heure — Radto-jôLrnal büingua.U 00 NBC Night Club CKAC — 411 mètres — 730 klloeyelei 7.13 Mélodie» rythmée» 7 25 Sommaire 7 30 Pot-pourri matinal 8 00 Sérénade m»tlnale 8 15 Les nouvelle» 8.30 Chanson» française».S 00 Dear Columbia .30 Bonjour madame 10 00 Heure — Opérette.10 15 Mélodies d'orgue.10 30 Programme Easv.10 45 Madi»on Ensemble 11.00 Musique d» concert.11.15 Capttvator» 11.30 Programme Rtnso 11 45 Service r*ptcU 12.00 Heure service rapide.12.15 Marchand* de Jolie rte.12 30 Chan*onnette* 12.45 Programmé trlfluvlen, 1 00 Heure — La bour** 1.15 Mercuriale de* produite laitier».1.17 Température, 1,18 Chansonnette» française».1.30 Concert String» 1 45 Mualque d’orgue 2.00 Romany Tr*H, 2 15 Le monde féminin, 2 45 Winston et Button, planiste» 3.00 Theatre Matinee 3.30 Salle de concert Columbia — HUto- .rique d une chanson, 4.00 Bob Byron, chanteur.4.15 Novelteer* 4 30 Carlton Kelsey et oreh.5 00 Heure — Evénement* sociaux.j 5,15 Sommaire, température 5.20 Ptanologu* 5.30 Heure — Programme du foyer.6.15 Heure de la valse 6 30 Heure — Heure récréative.7.00 Heure — Le» sport» de l’air.7.15 I* tourisme chez noua.7.13 A bâton» rompu* 8 00 Heur» provinciale 9.00 Heure — Radio-théâtre.9.30 Omv aymphonlque d« femmea.10.00 Programme St-Oeorge*.10.15 Radio-Journal.10.30 Oreh.Warnow.n.00 Heure, température.1! 00 Le reporter «portlt Mol*on.11.10 Oreh.Berlgan.U 30 Orel! Field* 12.00 Radio-minuiï.12 15 Oreh.Block P 10 Oreh.Dore*y.1.00 Heure.LEGION OF TERROR — Film qui s ins pire de la récent* affaire de 1* "Black Legion" *t traite de la lutte ries autorité» contre les organisation# terroristes aux Etats-Uni* Interprètes: BruceCabot, Marguerite Churchill, Crawford Weaver.Production Columbia.Maurice Dupré, CR.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Home 80 rue St-Pierre Télcphcno: 2-4778* - Québec LaRUE & TRUDEL Comptable* Agréé»—Chartered Accountant* J.-ArthurURu», c3ü Maurice C A.-Lrmlo Beauvais, C.A.Jean-Pau' launce -DouJanger, ( ^loncl Rousain, C.A.Paul Huot, C.A.Dollard Huot, C.A.R.-A.Rondeau, C.A, Montréal -r- Québec Char tri.C.A, Lucien-P.Bél*u>, e vend par baguettes d’un poids lettement inférieur à la quantité lu’on paye.Les gens tenus a l’éco-t lomie, les familles nombreuses, de-s ,vront donc, se priver de celte peti* ; , e recherche de gourmandise., Le pain de ménage a diverses formes: le boulot, le pain fendu, le saucisson, la couronne.Le pain endu et la couronne perrpettent de ( ailler des tranches plus réguliè-res.! Pain frais ou pain rassis.— Voulons-nous dépenser le moins possi-!ole?Mangeons notre pain rassis; et même, au lieu de l’acheter chaud •bour le laisser rassis, achetons-le déjà rassis.Comme il diminue de ' joids en séchant, nous en aurons i aims pour le même prix.Le pain rassis est aussi plus digestif.C’est pourquoi bien des per-; ormes le préfèrent.Mais d’autres / rouvent bien austère de manger ;et aliment à demi desséché, i Voyons ce que notre bourse et no-j tre estomac nous permettent.K Le pain rassis, en tout cas, est meilleur quand on le coupe en tar-iïines minces et bien régulières.! La biscotte.— Elle convient aux en hurlant: “Je te tuerai!” a écrit ce qui suit à ses parents, de la grande ecole où il prépare sa carrière : Mes chers parents.C’est aujourd’hui que j’ai 20 ans, et, bien que cette étape en elle-même n’ait pas grande importance, la coutume veut qu’on remarque certaines dates, et j’ai pensé à vous écrire à cette occasion.Quoique nous ne soyons guère expansifs pour tout ce qui est de la vie sentimentale, je ne peux pas ne pas vous dire comme je vous remercie de m’avoir conduit au point où j en suis.En dehors du point de vue matériel, qui a bien son importance, toute ma vie réelle et profonde aura été dirigée par l’éducation et les exemples que vous m’ave?donnés généreusement.Je sens cela de plus en plus fortement depuis que je suis mêlé à un grand nombre de camarades de mon âge.et bien peu d’entre eux me semblent avoir été favorisés dans le sens où je l’ai été.La plupart ont reçu de l’instruction et ont été soigneusement élevés, mais ils ne paraissent pas avoir conservé de leur enfance autre chose qu’un ensemble d’habitudes plus ou moins enracinées.Il est difficile de vous parler de moi.Je craindrais que ça soit un peu ridicule; cependant, je sens en moi des possibilités et une aspiration vers Je beau et le bien que vous avez créées et développées.Et vous avez fait de telle façon, chacun de votre côté, que ce joug indispensable m’a paru bien léger et que jamais, certainement, je ne me suis senti plus heureux qu’auprès de vous, à la maison.Votre fils reconnaissant, BERNARD Parents qui êtes tentés de gâter votre enfant unique, résistez à la tentation, et, après des années d’efforts courageux.vous aurez aussi ta joie profonde de sentir monter vers von s ta reconnaissance de votre fils.(La Maison) MARVEL Mère&v vous aimes trop.Mères, vous aimez trop ces pauvres petits hommes Qu'en souriant vous apaisez: A ces fils, qui seront faibles comme nous sommes, Ne prodiguez pas vos baisers.Car sur votre âme ainsi vous moulez trop leur âme; Ils pourront un jour en souffrir.Ils vous devront un coeur semblable aux coeurs de femme, Prompt à saigner, lent à guérir.Vous leur faites un nid si chaud de vos caresses.Toujours vous oubliant pour eux.Que le cher souvenir des anciennes tendresses Les rendra plus tard malheureux.S'ils sentent, chaque soir, sur leur bouche ingénue, Votre souffle calme frémir, Sans le parfum aimé d'une haleine connue Ils ne pourront plus s'endormir.Mères, vous les pressez avec inquiétude En les berçant sur vos genoux; Ils se rappelleront cette douce habitude Quand ils ne seront plus à vous.Toute la vie, après*l'étreinte maternelle, A ces enfants qui vont partir, fl faudra le duvet et la chaleur d'une aile, Comme aux oiseaux, pour s'y blottir.Auguste DORCHAIN Les bonnes recettes Le pâté turc.— Une livre de boeuf, une livre de porc, persil, oignons, sel, poivre, un verre de bon vin blanc, beurre.Coupez en tranches minces le boeuf et le porc; puis hachez menu du persil, des oignons, salez et poivrez.Dans une terrine, vous mettez alternativement des couches de viande et de la farce produite par lez ingrédients ci-dessus, que vous arrosez finalement d’un verre de bon vin blanc et que vous couvrez de petits déz de beurre.Mettez la terrine au four et, laissez mijoter pendant deux heures.Ce pâté se conserve pendant plusieurs jours et peut se servir comme hors-d’oeuvre très apprécié.Le chou-fleur au fromage.— Un chou-fleur, beurre, une cuillerée de farine un quart de fromage de Gruyère el un peu de parmesan.Faites cuire un.chou-fleur à l’eau bouillante salée.Egouttez bien.Pour un beau chou-fleur, mettez dans une casserole gros comme un oeuf de beurre et une cuillère de farine; remuez sur le feu, mouillez avec de l’eau de cuisson, salez, faites bouillir dix minutes.Ajoutez une soucoupe de fromage de Gruyère et un peu de parmesan râpés, ôtez du feu.Beurrez le fond d'un plat, raettez-y le quart du chou-fleur écrasé, couvrez d’une couche de la sauce préparée, enduisez de tous côtés le reste du chou-fleur avec la sauce, posez-le sur le chou-fleur écrasé.Saupoudrez le dessus de fromage râpé et de chapelure, arrosez d’un peu de beurre fondu.Mettez à four chaud.Servez de belle couleur.gens délicats, aux petits enfants.Llle est agréable à manger beurrée avec le thé.Mais elle n’a pas la même valeur nutritive que le pain.On en fait avec du pain ordinaire, du pain brioché, du pain aux raisins; aussi y a-t-il des espèces très varices.Certaines sont même sucrees.Les diabétiques, auxquels le pain est interdit, peuvent se procurer des biscottes préparées spécialement pour eux.Aux grands dîners.—On sert des petits pains individuels.Pour les dîners moins élégants, des morceaux de baguette fantaisie.Au premier déjeuner.— On y consomme souvent des tartines grillées taillées dans le pain dp la veille.Elles ne doivent pas être grillées à l’avance, car elles durciraient.Le grille-pain électrique est très commode.Les petits pains ou croissants sont préféré* quand on n’a pas le temps de griller les tartines.A goûter.— Les tartines de différentes sortes, décorées du nom de sandwichs, les rôties ou toasts, constituent la partie solide de la plupart des thés.Sachons bien que le pain présenté sous cette forme est plus à la mode que les sucreries et les gâteaux.Pas de thé chic sans de nombreux sandwichs.On les taille dans le pain de mie, le pain dit à toast, le pain brioché.On les garnit de beurre, confiture, miel, salade, mayonnaise, jambon, poisson, tomates, noix.Leur variété est infinie.Le gros pain de seigle rond, creusé à l’intérieur et rempli à nouveau de tartines beurrées triangulaires, est fort élégant.Il faut acheter deux pains semblables; la mie de celui qui sert de coupe se trouve sacrifiée.La planche à pain.— Ayons, pour tailler le pain, une planche et un couteau spécial.On fait de fort jolies planches sculptées, peintes.Certaines portent l’inscription “Donnez-nous, aujourd’hui, notre pain quotidien".La corbeille à pain.— On en met une ou deux sur la table pour le* repas dans l’intimité.A un dîner privé- la personne de service passe du pain aux convives, dès qu il va leur en manquer.Ceux-ci peuvent le demander discrètement.Les restes de pain.— Habituons nos enfants à respecter le pain.Ils doivent finir le morceau commencé, sans l’émietter ni le gâcher.Les morceaux restés dans la corbeille, la fin d’une miche devenue trop sèche peuvent toujours etre utilisés.Dans la soupe, où l’on coupe le pain en tranches fines; dans la panade, où on le fait bouil-lir; en gâteau, même.Car le gâteau de mie de pain, dit pudding de cabinet, le pain au four, les croque-monsieur, permettent d’utiliser de manière délicieuse tout le pain rassis.Regardez-les Regardez-les, mes bien-aimés, du haut de votre immortelle demeure, Ces larmes que votre fille verse sur vous ce soir, d’admiration, d’enthousiasme et de regret.Ah! bien-aimés, que ne ’Dous at-je dit, en ces temps où ma jeunesse était en fleur, Tout ce que Je sens maintenant, quand je vous compare aux êtres que je vois bon gré mal gré.Mes chéris, mes merveilleux amis, mon père d’or franc et ma mère de perle, Vous si purs, vous si droits, vous si nets, ô généreuses exceptions! Je ne savais pas que vous étiez si rares au sein de ce monde où le pus et le mal déferlent Et je croyais les autres pareils â vous, sains, propres, clairs, au-dessus des basses passions! Mes chéris, mes bien-aimés.papa, maman, étoiles d’or clair dans un ciel souvent voilé de nuages.Je tends maintenant vers vous mes bras qui voudraient vous étreindre et vous le sentez, N’est-ce pas, vous le sentez, de votre paradis, qu’après plus de seize ans de votre silencieux voyage, Votre fille vous aime avec un redoublement d’ardeur et de piété?Bien.-aimés, non, vous n’êtes pas morts, vous vivez, je l’atteste.Je le sens avec mon coeur chaud et mes yeux pleins de larmes d’amour toujours plus fort.O mon père, ô ma mère, rien ne nous sépare vraiment les uns des autres, vous hôtes célestes, Et moi qui tâtonne et chemine sur cette terre sombre en attendant la fusion de la mort! Henriette CHARASSON Des lignes sobres et nettes Voici un cadre charmant, clair et sobre, d’une simplicité de grande classe qui répond bien aux caractéristiques d’une installation moderne.Cette baie en rotonde, avec ses larges croisillons donne à la pièce une luminosité qui, d’emblée la rend attrayante, sympathique, avenante.D’ailleurs, ces baies ouvertes, dirail-on, sur le ciel, en faisant entrer toute la clarté du jour, transforment une pièce d’une façon magique, miraculeuse.La forme en demi-cercle ajoute aussi beaucoup de charme.Autour de la baie vitrée un étroit rebord permet de disposer quelques ifoleries, des plantes grasses aux formes amusantes, des bibelots.Le soir une large tenture recouvre la baie ef rend à la pièce toute son intimité.Un lit de repos, dont les côtés et le fond sont capitonnés, est en bois clair des îles.Ses lignes sont simples, nettes, en étroite harmonie avec l’ensemble de la pièce.Il est encadré par un meuble de même matière, qui laisse apparaître sur toute sa longueur un rayon d’étagère où s’abritent quelques livres.Au-dessus, une lampe électrique, quelques bibelots.Une table qui donne une agréable impression d’équilibre, possède une disposition pratique.Le tiroir n’en occupe pas entièrement la surface inférieure et de chaque côté est aménagé un espace libre qui permet d’y déposer des papiers, des journaux.v Des sièces confortables invitent au repos.Deux carpettes de fourrures claires contrastent avec la tapisserie de ton sombre qui recouvre entièrement la pièce et mettent une note un peu moelleuse et chaude dans cet ensemble légèrement linéaire.Le mur que nous apercevons ne supporte que deux aquarelles, que le genre de la pièce exige dépourvu de cadres, mais délicatement choisies.En somme, il n’y a là que strictement ce qu’H faut pour travailler, sans fièvre, lire, écrire, se reposer ou converser avec quelques amis.Sans atteindre jusqu’à ce dé pouillement de grand style — il est vrai —recherchons dans nos ameublements, tout d’abord la clarté, source de joies, la sobriété sans froideur et surtout supprimons ce qui est inutile quand il n’est pas d’une valeur esthétique certaine.Si vous voyagez.adresseï-voui ju SEI.VICE DES VOYA-tout le» ptyt tu tself dot compagnies CES, LE “DEVOIR”.Billoti émit pour de paquebott.chemin» do for, autobus, aussi hôtels, assurances bagages et accidents, chèques de voyages, passeports, Hc.Téléphones : Bïlair 31(1* ï|l Les déclarations du cardinal Pacelli sur sa légation en France L’Osseryatore Romano du 17 juillet a publié les impressions du cardinal Pacelli sur son voyage à Paris et à Lisieux.Elles ont trop d'intérêt pour que nous n'en donnions pas te texte officiel et complet: Dès le lendemain de mon retour, je suis allé aux pieds du Saint-Père pour rendre conijpte à Sa Sainteté de la façon dont s’était accomplie au sanctuaire de Lisieux la mission qu’il avait confiée à ma pauvre personne et lui faire connaître la forme dans laquelle avait eu Heu la rencontre entre le légat pontifical et les autorités civiles et religieuses et la population catholique de Ea France, qui a fourni de si nombreuses et si vives manifestations de son amour filial pour l’auguste personne du Pape.Si rien ne pouvait m’être plus précieux que sa paternelle bénédiction, pour accompagner les dé-buis de mon pieux pèlerinage, son bienveillant accueil et sa joie m’ont causé une profonde satisiaction au ternie de ma mission.C’est avec une véritable émotion que i’évoque les jours qui viennent des écouler, et au cours desquels j’ai pu sentir, si près du mien, battre le coeur de la France catholique.La conscience de l’union fraternelle dans la foi, qui a pénétré et rendu heureux un grand nombre de Français, divisés par ailleurs, sous maints aspects, au sujet de questions humaines et matérielles, est une conquête morale qui réconforte et fortifie tous ceux qui, en dépit de toutes les tensions et de toutes les divisions, se refusent à croire à la victoire de l’instinct et des sens sur la raison, au triomphe du “moi” égoïste sur le sentiment de l'amour fraternel.Aucun pays, aucun peuple ne peut, dans sa vie sociale, remplacer l’égoïsme par le sentiment de la charité fraternelle sans embrasser la doctrine oue l’Evangile et le Sermon sur la montagne ont léguée au monde.Devant la basilique de Lisieux, sous la voûte imposante de Notre-Dame, dans la fraction du pain, le Christ était parmi nous, et nos coeurs étaient brûlants comme ceux des disciples d’Emmails.Puisse-t-il, ce feu, briller toujours plus haut et atteindre même ceux qui ne sont pas encore compris au nombre des fidèles! C’est mon souhait le plus grand pour la France bien-ai-niée, et dans ce voeu et dans cette prière je comprends aussi tous les autres peuples.Tous ont leurs peines, leurs soucis, leurs besoins, leur droit à la vie.Tous doivent avoir leur part dans la solution des graves problèmes qui caractérisent et obscurcissent le chemin de l’humanité dans cette heure tumultueuse.Que tous reconnaissent rapidement et complètement qu’entre la mission salutaire de l’Eglise du Christ et te progrès et la grandeur même matérielle des nations existe un rapport sacré et immuable, qui ne peut être impunément oublié: alors, d’autant plus libre sera ta voie vers cette narmonie voulue de Dieu à l’intérieur des peuples et des S les entre eux, à laquelle tra-?sans trêve mais en vain le inonde d’aujourd’hui, et qui consti- Lampes de table moins 1/3 de rabais Six très jolies formes à votre choix, donc six aubaines! Regardez-les bien et venez chercher celle qui vous plaît le plus.Vert, brun, rouge foncé, bleu, blanc.Poterie vernissée, abat-jour en papier à relief en tons -assortis, quelques-uns recouverts de tulle.Environ 16'', 17" et 18” de haut.Spécial de la Vente Semestrielle mardi lampe et abat-jour 1.87 Beetrlclté.su cinquième.-rT.EATON CÇ DI MONTRCAL .IMIT** SILHOUETTES ESTIVALES & 4a m tue d’autant plus le voeu intime et l'ardente aspiration des hommes de bonne volonté qu’elle semble plus difficile à atteindre.•Ouvrages sur le communisme ESSAI D’UNE SOMME CATHOLIQUE CONTRE LES SANS-DIEU-Volume de 565 pages: 1.25.LE COMMUNISME ET LES CHRETIENS.par François Mauriac., R.P.Ducatillon, Nicolas Ber-diaeff.Alexandre Marc, De- nis de Rougement et Daniel Rop; Une critique implacable mai Impartiale.Brochure de 265 pi ges: .90.P(iH^f0NNAITnE LE COMMl MS ME, par le R.P.Délayé, Brt chure de 255 pages: .55.L est-elle pour 01 CONTRE LA GUERRE?par I Sauvage.Brochure de 80 pi ges: .25.LE MYTHE DU COMMUNISME, pa le R.P.Villain.Brochure de 6 pages: .15.SERVICE DE LIBRAIRIE DI Devoir.430 Notre-Dame est, Mon! real.Feuilleton du '’Devoir Tante Bathilde par Mme Charles PERONNET 9.(Suite) CHAPITRE V ! Bathilde et Jean cheminèrent quelques instants sans parler; ils suivaient un chemin creux, bordé ie haies vives et de noyers sécu-aires.Le soleil pénétrait à peine >ous cette fraîche voûte; l’air était ioux et léger, on n’enbendait au oin que les appels des moisson-icurs, et le sourd grondement des machines de la fabrique.Tous deux étaient absorbés par eurs pensées et jouissaient cependant de cette radieuse matinée de iuin.Batb n« rampait la silence l que pour répondre au bonjour empressé des enfants qu’on rencontrait.‘'Comme vous êtes aimée dans ce pays, et comme vous l’aimez aussi, dit enfin le jeune homme.— Ouj, je l'avoue, 11 me semble un des plus beaux du monde, et il y a quelque chose de très encourageant dans la pensée que j’y puis faire un peu de bien, — Vous ne le quitterez jamais, sans doute?-Qu’en sais-je?.La santé de grand-père peut lui Interdire un si grand labeur, il peut souhaiter de prendre du repos; et alors.Dieu sait ce oue noua ferons de notre vie.Mais laissons ce sujet troublant, je n’aime poi-nt à y songer d’avance, et le trouve plu-^ simple et plus chrétien à la fols de m’en remettre complètement à la con-| duite de notre Père céleste: “Jetez tous vos soins dans le sein de Dieu, et il vous nourrira, et il vous délivrera de vos peines’’.C’est une j parabole des Psaumes et J’aime à ! !a relire.Parlons plutôt de vous, Jean, de votre vie d'officier.A-t-eliç tenu tout ce que vous en espériez?— Oui et non.Oui, parce que le genre d’études qu'on nous tm-1 pose me passionne, et que.pour mon service, ie suis en rapport constant avec mes hommes qui m’intéressent.De plus, les conférences.les expériences militaires, les manoeuvres, les simulacres de guerre me plaisent au plus haut point.D’autre part, ie souffre souvent de l’isolement intime, de la monotonie inévitable de la vie de garnison.Si je n’avais ma peinture e» mon violon, le deviendrais enragé à certains jours.J’ai de bons camarade-s: mais la plupart on 1 leur famille à Paris, et s’v échappent à la moindre occasion.D’autres enfin, sont déjà mariés, et ceux-là ne comptent plus.— Pourquoi?N’en existe-t-il pas d’assez charitables pour faire une place à leur foyer à un célibataire endurci tel que vous?—- Pensez-vous que je sois endurci à ce point?— C’est du moins la réputation que vous fait Madeleine, répondit gaiement Bath; die prétend que toutes ses tentatives ont échoué jusqu’à ce jour.— Je le crois bien, elle voulait me marier au sortir même de Polytechnique! Et je n’npprotive pas qu’un jeune officier se mette en ménage au cours des deux années de l’Ecole d’application.Il est évident que ses études doivent en souffrir.Mais après, le comprends fout à fait ceux qui songent à leur bonheur intime en fondant une famille.et je les envie, ajouta-t-il plus bas.Bath rougit légèrement; si peu coquette qu’elle fût.elle ne pouvait se méprendre à l’accent emu du jeune homme.Me comprenez-vous?reprit-il au bout d’un Instant; ne savez-vous pas depuis longtemps à quel point vous m'êtes chère et précieuse?.Vous as-ez été.à votre insu peut-être.le but de tous mes rêves de jeunesse; ne viendra-t-il pas un !at:r où il me sera donné de les réaliser?J’étais loin de me douter que vous pensiez à moi, répondit Bath sincèrement; ie vous croyais voué à votre passion militaire, à l’exclusion de toute autre, et quelle que soit l'affection que vous m’avez sans cesse témoignée, t’ai toujours Interdit à ma pensée de vous considérer autrement que comme un ami.un agréable compagnon de jeux et d'études.— Mais maintenant, nous ne som-mes plus des enfants, et le compagnon de vos jeux, de vos travaux, ne neut-il aspirer à devenir celui de votre vie?Le clair regard de Bath se leva plein de franchise vers le Jeune homme: — U faut que vous me laissiez m’accoutumer à cette pensée si nouvelle pour moi.dit-elle doucement; l’ai du mariage une idée si haute et si «rave, qu’il me serait impossible de m’engager à la légère.— Je suis loin de l’exiger, chère enfant; ie vous supplie seulement d’étudier votre coeur, et de vous demander si vous ne pourriez pas me confier un jour le soin de votre bonheur.Ne vous pressez point, l’aurai de la patience pour conquérir un aemblable trésor, et l’es pérance me fera supporter l'attente.Qh! Bith, nous sommes seuls ici sous le regard de Dieu, et cette solitude même netien» les paroles sur mes lèvres, c’est en présence de voire grand-père que je vous dirai un Jour ce que vous êtes pour moi.Mais ne pouvez-vous déjà me donner seulement un mot d’espoir; n'êtes-vous pas mon amie?— Une amie fidèle.Jean, tou jours fidèle.— Me permettrez-vous, plus tard, de vous demander plus encore?.Je vous tourmente.Pardon, je me tais et ne veux retenir qu'un mot de notre entretien.Je le garderai au fond de mon coeur comme un souvenir de cette heure.Fidèle, toujours fidèle! Que ce soit notre devise à ions deux, Ils continuaient à marcher en silence; mais la jeune fille sentait poindre au fond de son âme un sentiment tou» nouveau de sécurité el de joie, à la pensée d’ètre aimée de ce noble coeur, CHAPITRE VI Les jeunes gens furent interrompus dans leur rêverie par un bruit soudain de rires, de cris, de claquements de fouet, et au détour du | chemin déboucha brusquement une i petite charrette anglaise traînée par un poney, et montée par les , Révil au grand complet.CA suivre) Ce Journal wt imprima ra ne «m rus Hotte-Dam* *»t.k NtoetrM.par l ünpn.merle Populaire (à rwponaaMUM limitéei.j éditrlce-proprlèletr* — Oeorgee PeUeU» i airsflleur-terent.n 4 LI DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 1 AOUT IV3/ VOLUME XXVIH — No 176 Manifestation M.Paul politique Gouin ' exactement, leur fournir les moyens nécessaires pour reconquérir les marchés locaux qui sont encombrés de produits agricoles étrangers.Or, rien, absolument rien n’a été fait dans ce sens.parlement, les hommes et les choses ont évolué, se sont perfectionnés, modernisés, à tel point qu'ils se meuvent maintenant de façon vertigineuse,à la vapeur ou à l’électricité.Et cependant, en dépit de toutes ces Mm Réformes suggérées transformations extérieures, nos différents rouages administratifs, législatifs et exécutifs, exception Je pourrais, pour démontrer da-1 faite de quelques très légers change-1 vantage l’insuffisance du crédit i ments, n ont subi aucune modifica- U chef de l'Action Libérale Notionole expose ses vues sur diverses '«mHom;;**;.-î!ÎS;ÆS„"gSgS^ auc“n' mise ser, une à une, les onze réformes Comme en 1792, notre législature agraires que nous avons préconisés j comprend toujours un Conseil lé-dans notre programme, entre au- gjslatif, une Chambre d’Assemblée très, la prime sur la fabrication du | et un gouverneur ou lieutenant-beurre et du fromage, l’électrifica- i gouverneur assisté d’un Conseil exé-tion des campagnes, la ruralisation | cutif.Et si les pouvoirs de cette de l’école du rang, réformes que nos | législature ont*été modifiés à d,iffé-législateurs n’ont pas trouvé moyen ! rentes reprises (remarquons, en d’adopter au cours de leurs triples | passant, que les dernières modifica-délibérations de l’année qui vient | [ions dans ce sens remontent à 1907, de s’écouler.Je ne crois^ pas que j Ce qui n’est tout de même pas une la chose soit nécessaire.J’envisage-1 date particulièrement récente!), sa régie interne, elle n’a guère changé.Besoin de rénovation politiques - La nécessité d'un conseil économique formé des meilleures compétences - Notre régime politique est vieilli - Nos législateurs sont débordés-Réforme bancaire - Il fout décentraliser au point de vue économique - Loterie d'Etat — Conversion des dettes — Le séparatisme-Contre les armements — La participation à la guerre M.DROUIN PRECONISE L'ALLIANCE ENTRE LES GROUPES HAMEL ET GOUIN Milfré la température maussade qu’il faisait hier, la manifestation ." organiser à î’Assomp- tiôE en l’honneur de M.Paul Gouin, chef d* l’Action Libérale Nationale, a remporté un très vif succès.La salle académique du Collège de l’Assomption débordait H l’on Les questions que l'on pose Evidemment, Mesdames et Messieurs, je ne saurais répondre a toutes les questions, parfois très délicates, qui me sont posées actuellement, de partout.A chaque jour, on nie demande si je suis pour ou contre le pouvait voir, a l’extérieur, plu-j séparatisme, pour ou contre le ror-«eurs centaines d'automobiles poratisme.rejnpiies d’auditeurs qui ont sla-! On veut savoir si je suis fasciste, tienne dan1- le village, en dépit quelle est mon attitude sur la ques-de là pluie, pendant près de quatre Uion de l'électricité, sur la question heures, pour entendre les orateurs, des armements.On aimerait con-A plusieurs reprises, MM.Paul naitre les causes de la rupture de Gouin et Oscar Drouin ont ete ac-'juin dernier, les raisons de nia reclames par la foule, traite.On nie demande si j’ai 1 in- Au cours de la soirée.Me Jean tention de revenir dans la poli-Martineau.orésideni de la reunion, tique, si je ferai une alliance avec a offert à M.Paul Gouin une bourse tel ou tel groupe.Dans divers nu de 14,752.offerte par des citoyens de la province pour permettre au chef de l’A.L.N.de continuer l’oeuvre nationale qu’il a entreprise.M.Martineau a aussi annoncé que c'était a cause d’un malentendu que les journaux ont fait figurer M.Candide Rochefort, député provincial de Sainte-Marie, sur la liste des orateurs de la manifestation d’hier soir.Dons l'assistance Dans l’assistance, on remarquait, outre le héros de la fêle, le président et les orateurs de la réunion, Mmes Paul Gouin, Horace Philip-pon et Pierre-F.Casgrain, Mlles No-lin et Ouimet, MM.Léon-Mercier Gouin, Eudore Dubeau, organisateur de la fête.Arthur Sarrazin, Luc Choquette, envirqn deux cents personnes de Québec dont MM.Horace Philippon, Michel Dussault, J.-A, Nadeau, Paul Bouchard, directeur de la Sation, etc.M.JEAN MARTINEAU Le président de la réunion était Me Jean Martineau, qui présidait aussi le comité d’organisation de la fête.Après avoir énuméré les motifs qui ont incité les amis-de M.Gouin à organiser la fête de l’Assomption, M, Martineau a dit que les Canadiens français devraient avoir honte de ce que M.Victor Barbeau ait été justifié d’ecrire son livre; “Mesure de notre taille’’.“Au iteu, dit-il, de jeter toujours la pierre à nos compatriotes de langue anglaise, nous devrions nous frapper la poitrine.Les Canadiens anglais ne nous ont enlevé que ce que nous leur avons laissé nous enlever.Si nous voulons reconquérir ce que nous avons perdu, nous devons d’abord cesser d’avoir des mentalités serviles.Au lieu de critiquer les Canadiens anglais, nous devons imiter leur esprit de cohésion, leur ténacité.Au lieu de perdre notre temps à nous lamenter, nous fe rions oeuvre plus efficace en travaillant à reprendre le temps perdu.“Tous et chacun, décidons, ce soir, ce que nous voulons être demain.Pour ma part, je veux voir ma province retrouver sa physionomie et son caractère français, qu’elle est ef train de perdre* Je veux que l’on donne à notre jeunesse les armes nécessaires pour qu'elle puisse lutter, à chances égales, avec les jeunesses de toutes les autres races.Je veux que nous cessions d’etre les serviteurs des trusts cl que nous développions, n l'avantage de notre nationalité, nos ressources naturelles.Mais je veux, par-dessus tout, que notre province ait à sa tète un gouvernement sain et honnèle qui Ira-vaiite sans répit à la restauration vre de nos gouvernants en ces derniers temps.Et pour ne nas être taxé de parti pris à l’endroit de ceux qui dirigent actuellement nos destinés dans la province, nous allons examiner! le travail accompli non seulement au cours des deux dernières sessions mais également au cours de la dernière session du régime précédent.Mesdames et messieurs, en une année ou à peu près, il est très important de le souligner, nos législateurs provinciaux se sont réunis trois fois.Nous avons eu la session du printemps de 1936 sous l’ancien régime et nous avons eu, sous le nouveau, la session d’urgence de ! rai plutôt la question sous un autre ! angle.En ne s’attaquant qu’au problè-i me du crédit agricole, notre léais-! iature n’a fait qu’effleurer une aues-j tion extrêmement importante.^ Il ne i faut pas oublier, en effet, qu’il n’v ! a pas aue le cultivateur qui a besoin ! de crédit ; il v a aussi le petit prn priéiaire.le commerçanl.le petit Le résultat de cette augmentation considérable de l’ouvrage gouvernemental, et,, par contre, de ce (Tamponnement à des méthodes de travail surannées, archaïques, c’est que notre machine parlementaire industriel, l’ouvrier, le pêcheur, et, ne peut absorber, au jour le jour, si l’on en juge par les derniers dé j sa besogne quotidienne.Le résultat, ficits.le gouvernement provincial ; en d’autres termes, c’est que nos lui-même.i législateurs, bousculés par une infi- ! nité de petites tâches de dixième et quinzième ordre, talonnés par les exigences qui dépassent, la plupart du temps, la portée de leurs connaissances, ne peuvent s’acquitter convenablement de la partie la plus importante de leur mandat; la législation; le résultat c’est que la très Kl .lieux, on chuchote que je suis anti anglais, aniijuif.Certains groupes particulièrement fanatiques me soupçonnent même de vouloir les déporter en masse un (peii comme on l’a fait pour les Acadiens lors du Grand Dérangement! Et je ne serais nullement surpris d’entendre dire -que l'on me prête l’intention d’organiser à l’occasion de la prochaine Saint-Jean-Baptiste, une nouvelle Saint-Barthélémy où je ferais massacrer tous les protestants! Quelques mises ou point Encore une fois, mesdames et messieurs, malgré la meilleure volonté au momie je ne saurais, ce soir, répondre à toutes ces questions dont plusieurs ne sont pas nouvelles, dont plusieurs, remar-quez-le bien, ont déjà attiré mon attention et ont déjà reçu une réponse de ma part au cours des causeries, des discours et des articles que j’ai prononcés ou écrits depuis iplusieurs années; je ne saurais, dis-je, répondre à toutes ces questions d’abord parce que quelques-unes d’entre elles ont un caractère purement politique et ensuite parce qu’elles sont trop nombreuses pour le teftips que j’ai à ma disposition.Je devrai donc me contenter, pour aujourd’hui, de faire les mises au point les nlus importantes, me réservant le plaisir de fournir les autres éclaircissements demandés, à l’automne, au cours de causeries que je donnerai à la radio.Problèmes nombreux et difficiles Mais, mesdames ef messieurs, on ne se contente pas, actuellement de me poser de multiples questions.Un grand nombre de personnes s’attendent a ce que je fasse, ce soir, des déclarations importantes, à ce que j’indique les remèdes à tous les maux dont nous souffrons actuellement.à ce que je règle en un tour de main notre situation économi-oue, sociale, politique et nationale.C’est là une confiance qui m’honore grandement mais qui place sur mes épaules une responsabilité vraiment écrasante.En effet, mesdames et messieurs, pour fournir la clé à tous les problèmes qui nous confrontent présentement, il faudrait être magicien ou.comme disent nos gens, il faudrait parler au diable.Or.ie n’ai pas la prétention d'être magicien et ie me garderais bien de vous avouer que ie suis en relations avec le diable.D’ailleurs, la magie blanche, noire, rouge, bleue ou même tricolore ne saurait conjurer les perils qui nous menacent.J’irai même plus loin.Je vous dirai qu’acluellemenl, dans la province de Québec, i! n'v a nas un seul homme, un seul groupe.’automne de 1936 et la session or- : le dis sans badiner, le gouverne dinaire qui s’est ouverte au mois de i ment.Notre système bancaire ac-mars de cette année.! tuel, et j’ai déjà, à maintes repri- En ces cernps si féconds en Ju- ; ses, exprimé cet idée, ea particu-meaux et jumelles, il convient sans ; lier durant mon bref séjour à la l/é-doute de se réjouir, pour l’honneur gislature provinciale, favorise sur-de la race, que la seule législatu-; tout et presque exclusivement la re canadienne-française d’Amérique ; grande industrie, les multiples suçait donné naissance à des “triplets”, j cursales de nos nombreuses ban-Mais, au .point de vue social, au ques drainant l’épargne de nos ram-point de vue economique, avons- pagnes vers les bureaux-chefs dans nous les mêmes raisons de nous fé-, 8randes villes pour v sustenter liciter des laborieux efforts de nos lçs 8ran(ies industries dans lesouel- Un système de crédit approprié Notre système de banque actuel, excellent par certains côtés, ne comporte pas des facilités rie crédit suffisantes et des taux d’intérêt raisonnables pour ces différentes classes de la société, v compris, je grande majorité de nos lois sont fricotées à la bonne franquette et votées à la diable; le résultat c’est reprêsenlants?Le bilan de trois sessions Quel est le bilan de ces trois sessions presque consécutives?Quelles lois vraiment salutaires, quelles lois vraiment pro-canadiennes-françai-ses devons-nous à nos quatre-vingt-dix députés, à nos vingt-quatre conseillers législatifs et à nos nombreux ministres avec ou sans portefeuille, dont les triples délibérations nous ont coûté, au cours de l’année qui vient de s'écouler, en salaires et en frais de, voyages (et ceci ne eom-pend pas les salaires des fonctionnaires ni les autres frais sessionnels les sont très souvent intéressés les directeurs de ces banques.Il fout modifier notre système bancaire Il importe donc de modifier notre système bancaire, notre système de crédit en général, pour l’adapter aux besoins d’aujourd’hui, pour mieux répartir l'utilisation de l’épargne à travers toute la province et à travers toutes les classes de notre population.Or, cette question que nos économistes ont signalées à l’attention de nos,législateurs il v a déjà quelques mais seulement les salaires et frais ! années, ce problème dont la solution est nécessaire pour assurer le relèvement économique des Canadiens français, nos représentants n'ont pas trouvé moven de l’étudier et de la trancher au cours des trois dernières scissions.Au lieu d’attaquer la question de front, dans son ensemble, au lieu de transformer nos caisses populaires en banques provinciales semblables, par exemple, à celles d’Ontario, on s’est contenté, comrrte je le disais tantôt, de voyages payés à nos députés, à nos conseillers législatifs et à nos ministres), au delà d’un million de dollars?En d’autres termes, pour reprendre l'idée qu’émettait, en mai dernier, Philippe Ferland.nos législateurs, au cours des trois sessions qui viennent de se dérouler à Québec, ont-ils assuré “au chômeur, du travail permanent ; au salarié, un salaire raisonnable; au cultivateur, des moyens d’inscrire quelque çho- (fPff]eurPr le sujet.En somme, se a l actif de ses bJans; a la nation, ; ajors au>jj aurajt fa]]u remettre à la liberation de la dictature économique”?La réponse est; Non! que nous n’avons pas encore de doctrine pro-canadienne-française et que nous n’en aurons pas de sitôt si nous l’attendons de cette tour de Babel qu’est devenu notre parlement.La loi des tribunaux Prenons un exemple; cette loi des tribunaux qui a provoqué tant de débats et fait verser des flots d’encre à la fin de la dernière session.Les sages de la nation québécoise, c'est-à-dire ies membres de notre conseil législatif, ont fait beaucoup parler d’eux au sujet de cette loi.Leur refus de l’approuver à toute vapeur, a causé une véritable sensation.Nombre de gens bien pensants ont été horrifiés d’apprendre que notre parlement avait failli voter, à la dernière minute, sans même l’avoir étudiée, une'loi excessivement corpplexe.La plupart de nos journaux, même ceux à tendance ministérielle, ont fait écho à cette surprise quasi générale et ont chaleureusement félicité nos conseillers de leur geste énergique et patriotique.Un cas typique La réponse est NON.Les “triplets" de notre législature provinciale sont d’une maigreur à faire ipeur et incapables d’assurer la survivance de la race.Nos re ou p, tél/phone et le télégraphe Prenons pour acquis également, ce n’existaient pas; d'une époque où qui est très généreux, puisque, d’à- l'on voyageait rarement, les moyens près 1rs experts en a nmtjérc.nOG-, dp locomotion se réduisant à la voi-soit ;0.000 de nos 140.000 fermiers tur(, ^ cj1Pvai Pp surtout, au trans-sont menacés de la faillite, prenons port par (,ail c’est-à-dire que notre pour acquis également, dis-je.que parlement date d’une époque où les les $15,000,000.00 qui ont été mis reprPsPn,an(s du ppup|p, générale-à la disposition de 1 Office du (.re-1 |lu,nt recrutés parmi la classe la dit agricole seront suffisants pour plUs fortunée et la plus cultivée, répondre aux demandes de tous n'avaicnt.en définitive, que peu de ceux de nos cultivateurs qui ont be- besogne à accomplir ci pouvaient soin d’aide financière.i vaquer a cette besogne en toute Cela ne règle pas le problème agraire Ceci dit, demandons-nous maintenant si la loi du crédit agricole suffira à régler le problème agraire I quiétude el en toute connaissance j Evidemment, l’incident méritait qu’on s’y arrêtât.C’était la première fois, à ma connaissance du moins, que les sages de la nation québécoise prenaient une attitude aussi.sage et dramatique, en refusant de sanctionner un bill adopté par l'Assemblée législative.Mais, et e’esi là.à mon humble avis, le point le plus important, sur lequel l’opinion publique ne s’est pas suffisamment arrêtée, ce n’était pas la première fois, bien au contraire, que l’Assemblée législative votait 4ine loi sans l’avoir convenablement approfondie.Il suffit d’avoir été député pendant quelque temps, d’avoir pris part aux délibérations des comités et aux séances de la Chambre pour savoir que les neuf dixièmes de nos lois sont étudiées et votées au petit bonheur.D’ailleurs, comme vous 1e savez, l’attitude des sages de la nation n’a pas été en définitive aussi sage qu’on l'espérait.A la dernière minute, leur intervention dramatique a tourné en queue de poisson.Celui qui avait proposé un amendement à la loi des tribunaux a finalement voté contre son propre amendement et deux autres de nos braves conseillers, après avoir voté pour, le matin, ont finalement volé contre, Eaprés-midi.En somme, eet incident de la loi des tribunaux, l’attitude pour le moins étrange de nos conseillers législatifs, ne sont rien autre chose mie l’éclatante confirmation de l’opinion que icmeltais il v a un instant, à savoir: que nos législateurs.même avec la meilleure volonté du monde.Par suite de l’usure de notre machine parlementaire, ne peuvent faire oeuvre utile et constructive.Elle a besoin d'être "radouée" Que l'on ne se méprenne nas sur le sens de mes paroles.Elles ne signifient pas que ie suis fasciste; que ie suis d’opinion que l’on doit organiser vers la colline parlementaire une marche de chemises noires, ou brunes, ou vertes, pour s’emparer du pouvoir; que l’on doit installer au parlement un dictateur.Non.Tout ceci veut dire, plus simplement, que notre machine parlementaire a besoin d’être “radoube", pour employer une expression de chez nous.Nous indiquerons une autre fois de quelle façon.Pour le moment, ie reviens à mon exemnle; In loi des tribunaux.Loi préparée par un avocat de Montréal été confiée à son rédacteur il v « six mois et soumise à la législature au début de la session afin que nos députés et les parties intéressées puissent en prendre connasisance et la discuter à son mérite?Pourquoi, enfin, la plupart des membres de l’Assemblée législative ont-ils voté cette réforme excessivement complexe, grosse de conséquences, sans même l’avoir lue attentivement?La bousculade legislative Pourquoi?Parce que.ainsi que je l’ai dit tantôt, nos législateurs sont bousculés par une infinité de petites tâches de dixième et quinzième ordres, talonnés par les exigences quotidiennes et impérieuses du patronage débordés par des problèmes qui dépassent, dans bien des cas, la portée de leurs connaissances; parce que, nos législateurs, par suite de l’usure de notre machine parlementaire, ne peuvent s'acquitter convenablement de la partie la plus importante de leur mandat: la législation.Ici encore, mesdames et messieurs, je ne voudrais pas que l’on se méprenne sur le sens de mes paroles.Je ne veux nullement insinuer que nos législateurs sont des incompétents, des imbéciles, des êtres inutiles; il y a parmi eux des citoyens éclairés, travailleurs, compétents.qui trouvent moyen de faire oeuvre utile en dépit de l’organisme suranné qu’ils ont à leur disposition.Je soutiens simplement, en connaissance de cause, que nos législateurs, de façon générale, par suite de l’usure de notre machine parlementaire, ne peuvent s’acquitter convenablement, ne peuvent s’acquitter aussi bien qu’ils le désireraient dans bien des cas de leur mandat.Voilà, exposé de façon suffisamment claire et convaincante, ie l'espère.les lacunes de notre organisme législatif et cela à la lumière d’une loi dont la rédaction, pourtant.'a été confiée à un expert, d’une loi qui n’est pas parfaite parce que, i’imagine, son rédacteur n’a pas eu toute la latitude nécessaire et a dû travailler suivant les instructions qu’on lui avait données mais qui.enfin.est mieux rédigée que la plupart de nos lois.Le parlement et le relèvement économique Je pourrais examiner cette même question sous un autre angle, à la lumière d’une loi rédigée par nos législateurs eux-mêmes.Comme je ne veux pas allonger indûment mon discours, je réserve cet argument pour une de mes causeries radiophoniques de l’automne.D’ailleurs, i’imagine que l’analvse que je viens de faire vous a démontré amplement que ce n’est pas de cette tour de Babel qu’est devenu notre parlement que nous devons attendre le relèvement économique, social et politique de cette province, que nous devons attendre l’élaboration d’une politique pro cana-dienne-francaise.Où se diriger Mais dames législateurs sont impuissants pour l’instant à remédier à l’état de cho-ses actuel, puisque les individus, les associations, les groupes, laissés à leurs propres resource, ne peuvent, non plus, solutionner les problèmes angoissants qui nous assaillent de toutes parts, est-ce à dire que nous devons perdre tout espoir, que la situation est à ce point désespérée.une signification réelle, une sutni-fication profonde, à un tournant de notre histoire.Mais ainsi que je l’ai dit souvent, nous avons en mains les ouvriers, les matériaux nécessaires à notre relèvement économique.social et national.N’en déplaise à certains esprits qui sont portés à juger trop sévèrement l’oeuvre de ceux qui nous ont précédés, sur le chemin du passé, nos ancêtres et nos pères, malgré les erreurs qu’ils ont pu commettre, nous ont légué un capital humain considérable, des droits politiques et des chefs de file.Grâce à leurs efforts, nous possédons aussi, non pas individuellement mais collectivement, un capital argent convenable.Les éléments de survivanc* Nous avons donc en mains, comme'je le disais, il y a un instant, tous les éléments nécessaires pour assurer notre survivance.U s’agi! maintenant, et c’est là, mesda- | mes et messieurs, ne l’oublions pas, ' je vous en supplie, la tâche urgente, la tâche impérieuse qui réclame la collaboration de tous les esprits bien pensants de cette province, il s’agit maintenant de coordonner nos forces dans un même sens, de dirger nos énergies vers un même but.Une formule existe, mesdames et messieurs, qui nous permettra d’arriver à cette fin.Ce n’est pas un de ces fameux remèdes qui guérit tout en quarante jours, un de ces fameux remèdes qui guérit tout sur le papier et rien dans la réalité.Je ne suis pas, je tiens à le répéter, un marchand de boniments.un marchand de bonheur.| La solution dont il s’agit, la seule pratique à l’heure actuelle, à mon humble avis, est une solution qui donnera des résultats immédiats sans doute mais qui ne saurait rétablir la situation en un seul jour; une solution qui exigera la coopération constante et généreuse de toutes les parties intéressées, c’est-à-dire de tous et chacun des ci-, toyens de cette province, du plus humble au plus puissant; une solution oui demandera du travail, des sacrifices, de la patience, de la persévérance, une solution qui exigera de tous une forte dose de véritable patriotisme non pas seulement verbal mais surtout et avant tout agissant.Etude des causes Je vous indiquerai cette formule tout à l'heure, mesdames et messieurs.Pour l’instant, afin de bien poser le problème et avant d’en arriver à une solution générale, je me permettrai de vous exposer briève ment les causes de l’état de cho ses actuel et quelques-unes des principales réformes particulières qui s’imposent.J’en profiterai pour dé finir mon attitude sur quelques-une de ces fameuses questions, parfoi.fort embarrassantes, que j’ai énu mérées au début de mon discours Les forces de centralisation Mesdames et messieurs, dans certains milieux on soutient avec raison, et l’abbé Lionel Groulx, entre autres, a exprimé cette idée ave/ beaucoup d’éloquence au récen alors, me direz-vous, mes- et messieurs, puisque nos Congrès de la Langue française, o soutient, dis-je, que l’une des prin cipales causes de la crise chez nou a été le déséquilibre entre la popti' lation urbaine et la population r raie.De ce raisonnement, il ne fau dra pas conclure toutefois que la co Ionisation, que le retour à la terr seul suffira à rétablir l’équilibre et partant, à mettre fin à la crise Avant d’en arriver à une conclusio sur ce point, il importe de reche dames et messieurs; il ne faut nas : cher les causes de la centralisatio verser dans un pessimisme.d»ns un (je la population dans les grand défaitisme oui seraient aussi perni- i centres.Je suis toujours d’opinio deux que l’optimisme de parade que sj nos ruraux ont quitté 1 nue l’on affiche dans certains mi- campagne, c’est parce que toute lieux.La situation est grave, c’est leurs épargnes ayant été drainé entendu: nous sommes, pour em- j ployer un vieux cliché qui revêt, ici.I (suite à la page 7) qu’elle est sans insue?Non.mes- cjuiet de cause, Nos législoteurs sont débordés Cette loi n’a nas été préparée par i législateurs ou par les officiers j du département du procureur séné- Ce temps n’est plus.Aujourd’hui.un nos législateurs doivent cuisiner, à • df ,M?.ntré*L Pourquoi?dans la province de Québec.Tel chaque session, quelques centaines .1^ l/Mt- .rt l invivn.IJI T U A omment se fait-il («ne les nom avocats qui font partie du t nas vu à "préparer ctle loi des tribunaux, le nui était de leur res-Comment se fait-il que nos 1 encore, la réponse est évidemment 1sujourd hui, grâce à t inven- ; .J1'?™ non.Pourquoi?Parce que, pour , »o»
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