Le devoir, 11 avril 1925, samedi 11 avril 1925
VOLUME XVI — No 84 MONTREAL.SAMEDI, II AVRIL 1925 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: Édition qaotidim.no CANADA.DUte-Uaia «t Empira Britenai«a« S8.M UNION POSTALE.Édition hebdomadaire CANADA.« t&M ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$S.M LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS Rédaction et administration ; 336-340 NOTRE-DAME EST MONTfttAU TÉLÉPHONE» Main T4t0 SERVICE DENUIT: Reaction.Mais S1S1 Admlnlatration, Kala SUS CE QUE DOIS! Problèmes de fond Deux textes de la Gazette et de VE venin ç Journal Le débat Bélangér-Ferguson n’a pas eu dans la presse le retentissement que nous eussions souhaité.Il a tout de même suscité d’intéressantes déclarations.On nous permettra d’en recueillir ici deux, qui paraissent particulièrement topiques.Dès jeudi, la Gazette de Montreal disait: Personne ne peut douter que si cette vieille et embarrassante question peut être réglée, un très grand pas aura été fait dans la poursuite dune meilleure entente entre les deux provinces soeurs de Québec et d’Ontario, et M.Ferguson ne pourrait rendre de meilleur service qu'en contribuant à la réalisation de cet idéal.(No one can doubt that if this old and troublesome question can be solved, a very long step will have been taken in the promotion of a better understanding between the sister provinces of Quebec and Ontario, and Mr Ferguson can render no better service than in contributing to the realization of that ideal).La veille ou l’avant-veiille, dans un article où il y aurait à contester, dit-on, quelques lignes relatives au Règlement XVII proprement dit, YÈvemng Journal formulait cette déclaration, dons nous empruntons la traduction au Droit: Si le premier ministre Ferguson, en faisant quelque chose, peut augmenter Funité, la concorde, diminuer la méfiance et la lutte de races en ce pays, il rendra un très grand service au Canada et rangera son nom parmi ceux des grands bienfaiteurs de la Confédération.C’est l’aveu de l’importance que prend, aux yeux de nos confrères de langue anglaise, ce problème scolaire.C’est l’implicite reconnaissance de la gravité du fait que M.Bourassa signalait ici même, lors de leur passage à Montreal, aux pèlerins de la Bonne Entente.On peut penser, leur disait-il, que nous insistons trop sur cet aspect de la situation nationale.Dans notre humble opinion, on ne peut l’examiner avec trop de soin, ni trop y réfléchir.C’est la question sur laquelle Canadiens de langue fran-as en yain que le Saint-Père itdjure les fidèles du monde rere au jure tes iiaeies au mouae Arrive?a dire: "Mais%i est-ce qui \ ^ paye, Portelance, qui est-ce qui paye, est-ce toi ei Zoi ou bien le ^rrEn.i( s-.fnd 1 gouvernement?Qui est-ce qui paye?lcc re*nent aux 1CUX Maints.Qui est-ce qui paye?Le propriétaire c’est celai qui paye n’est-ce pas?— Non, qu’il me dit, d’abord c’est souvent le locataire.Puis paye tant que tu voudras, LaPlume, y a une chose que tu ne pourras pas me prouver, à sa-voir que c’est toi qui nommes la Commission, que c’est toi qui la Les affaires .sans lunettes bleues De la page financière de la Gazette, hier: — Improvement in wholesale trade — Considerable activity in the retail trade — Collections changes, que cVst toi qui as le min- slowly improving —.Dans une au- dre contrôle sur ce qu’elle fait.Qu'est-ce que tu connais toi dans les affaires de la Commission scolaire et gu’est-ce que tu peux bien avoir à aire là-dedans?— Et vous lui avez répondu, La-Plume?— Non, mais dis moi donc ce qu’on peut bien répondre à dès m.têtes carrées de même?— Mon cher LaPlume, je crois que Portelance, tout lecteur du Soleil qu’il est, vous a eu.Le gouvernement n’est peut-être pas propriétaire mais c’est tout comme.Le gouvernement n'est pas propriétaire du tramway, il n’est pas non plus propriétaire des utilités publiques, il prétend lui-même n’être.pas propriétaire de l’entreprise de la boisson nationale, mais il nomme des commissions responsables à lui seul pour administrer tout cela.Et rien ten ns” et de ses organes.Mais il y ne réussit comme la Commission à a chances pour que cèla soit engendrer la parfaite indifférence ' vfa'- En tout cas.c’est à rete- tre colonne: Trade conditions show betterment — Halifax: Wholesale trade continues satisfactory.Retailers generally report slight improvement.— St.John : Both wholesale and retail trade up to expectation.Collections satisfactory.— Montréal: (Tous les* genres de commerce vont assez bien).Collections generally fair —Winnipeg: Splendid weather has stimulated retail sales in all lines of seasonable goods.Wholesale business steady.Collections fair.— Calgary: Business generally is showing a slight improvement.Collections fair.— Vancouver: No material change in wholesale and retail trade generally, but prospects brighter for the future.Ce n’est pas dans le ton des icré-liades de M.Meighen, de ses Jora- nir pour le jour où le parti des “affaires” criera famine et réclamera plus de “protection”.Voleurs “patriotes” îLe trésor américain accepte l’impôt des •contrebandiers, des bri-, seurs de coffres-forts et autres ban-] dits assez patriotes pour faire à dans le public, c’est l’écran qui intercepte la vue qui dissimule les intéressés.Et le public, qui n’a déjà que trop de tendance à s’endormir, ne manque pas de saisir cette occasion.— En tous les cas, ça n’a pas sa raison d’être, et moi je crois qu'il est grand temps de réagir.J’avais justement commencé à «ttsenter avec ^ ,Messidor de question de l’utilisation ï;Ët'at“unc part ‘deleurfl^TcVenus”” Meme, il leur promet le secret de leurs renseignements.Après tout, .___— c’est logique.ILes Etats-Unis (et le „ .' e suis davis que ce Canada) ne se sont-ils pas battus ^,f*LtZtté étendu par le pape, i lia France et à ses colonies, sur la demande expresse du roi Louis XV.Géléibré au Canada dans l’hiver de 1746-47, il fut-comme le prélude du grand jubilé de l’Année Sainte, qui devait être proclamé en 1750., En 1750, en effet, sous le pontificat de iBenoit XIV, eut lieu ce ju-billé.Le 25 décembre de la même année, une bulle du pape annonçait l’extension de ces grandes célébrations ô tout l’univers.Au cours de 1751, elles fuirent célébrées dans ies pays d’Europe.Mais au Canada la bulle n’arriva qu’en automne, et l’on dut remettre le jubilé à l’année suivante.Mgr de Pontbriand publia on mandement, à la date du 27 décembre 1751, auquel il joignit la Bulle et dos Avis pratiques, en tout trente pages manuscrites, que l’on dut transcrire dans chaque paroisse, faute d’imprhnerie à cette époque, et le 16 janvier 1752, le jubilé commençait dans toute rétendue de son diocèse.Agé aflors de quarante-qmatre ans.le prélat paya de sa personne, et pendant cinq mois fit faire lui-même le JubHé é ses diocésains, d’abord à Québec, puis è Montréal, enfin è la Présentation (Ogdensbufg).Il devait au retour séjourner aux Trois-Rivières, mais cette ville passa alors par deux incendies qui détruisirent quarante-cinq maisons et le couvent des Ur-sulines; et l'évêque jugea plus sage de ne s’y arrêter que peu de temps, pour consoler les affligés.Avant de quitter Québec pour cette course apostolique, Mgr de Pontbriand avait eu la consolation de réconcilier avec Dieu le gouverneur de la Jonquière, qui mourut le 17 mars suivant.L’évêque, avant de promulguer publiquement la grande indulgence avait commencé par la faire gagner à ses prêtres, à ses séminaristes et è ses communautés, organisant des retraite;, et y prêchant jusqulà trois fois par jour.Le jubilé, procTiamé à ?a ca thèdrale, il présida les huit jours d’exercices qu’on y faisait, prêchant encore lui-meme quotidien 1 nement “de la manière lia plus for te, la plus touchante et la plus pathétique”.Puis il partit pour Montréal.On sait qu’il y a cent quatre vingt aniBles de Québec à Montréal.On ne les franchissait pas alors en train rapide et nos hivers n'étaient pas moins rigoureux qu’aujour-d’hui.Mgr de Pontbriand, accompagné de M.Olivier Briand, qui sera a «on tour évêque de Quebec, fut reçu à Montréal, dans le vieux séminaire de la rue Notre-Dame, par le supérieur M.Nonmant de Para-aon, et occupa sûrement la chambre où il viendra mourir, huit ans plus tard.L’ancienne église corn meneée en 1872.se dressait encore en pleine rue Notre-Dame, avec sa gracieuse façade tournée vers le sud-ouest et son haut clocher de pierre.L’intérieur n’avait pas Ja somptuosité qu’il atteindra au début du siècle suivant, mais il était vaste et pieux, très cher aux Mont-réaliste*.Mgr de Pontbriand y prêcha entoure des trente Suiuiciens qui desservaient alors la ville tt la campagne environnante.T,es con-sodations spirituelles furent abondantes pour l’évéque, mais assombries par un double meurtre commis à la croix rouge, -c’est-à-dire à l’endroit où s’élève maintenant le Ïrand couvent des Soeurs Grises.eiles-ci étaient à peine fondées à cette époque, mais l’Hôtel-Dleu et la Congrégation Notre-Dame pu rent recevoir le pasteur et profr ter de son zéJe.Pendant son séjour au Séminal' re, et déjà à Québec, Mgr de Pont briand avait entendu parler de la mission, établie par M.François Pioquet.en 1749, à quarante lieues plus haut que Montréal.Ce poste nommé la Présentation, avait pour but d’attirer le* Iroquois, -de les •christianiser et d’en faire des amis de la France.L'énergie du fondateur surmonta toutes les difficultés.Les Iroquois vinrent nombreux.Bref, en 1751, Mgr ,de Ponibriand projetait -déjà d’y aller baptiser 300 infidèles.Après avoir terminé les exercices 'du jubilé dans Hle de Montréal, il s'embarque 'donc pour la Présentation, avec MM.Sonnant, Montgolfier et Briand.Ce voyage était beaucoup plqs périlleux que ceflui de Québec De nos jours encore, on compte d* nombreux rapides de Montréal à Ogdenslburg, on les évite «u moyen de canaux; mais en 1752, il n'y avait de possible que le portage et Dieu sait par quels chemins.Qu’importe! ces hommes étaient ayuerrls à toutl Les voyageurs arrivèrent à la Présentation le 25 mal.Ils y passè-lent une petite semal-ne, occupés à administrer les sacrements aux Indiens et aux soldats de la garnison.L’êvéque pour sa part baptisa cent vingt cathécumènes, qu’il confirma ensuite, et fit plusieurs mariages.Une bannière de soie, conservée à Oka et brodée par les Soeurs de la Congrégation Notre-Dame, rappelle ces heureux événements.M)gr de Pontbriand rentra à Québec après cinq mois d’absence ayant semé A pleines mains parmi «on peuple les grâces divines, l/t mère du Muy de Sainte-Hélène, religieuse Ursuline, avait raison d’é- Encore de bonnes nouvelles! 20 %' d'augmentation sur mars 1924 — Trois mois encourageants - Le chapitre des annonces — Notre prochain voyage — Propagande.__________________ Nous avons le plaisir d’apporter à nos amis un autre paquet de bonnes nouvelles.Les trois premiers mois de 1925 confirment les espoirs qu’avaient fait naître les résultats d’ensemble de 1924.Les chiffres de mars accusent une augmentation totale de recettes de 20% de plus, comparés à ceux de mars 1924.En fait, mars 1925 est le meilleur mois de mars que nous ayons eu depuis la fondation du journal.Il n’est même dépassé, comme résultat mensuel, que par janvier 1925; et encore la différence, au bénéfice de janvier (qui a profité du numéro spécial du quinzième anniversaire) n’est-elte que de $50.On voit que l’élan se maintient.Autre fait consolant: l'amélioration se fait sentir dans tons les services.MAIS.Mais, pour satisfaisants que paraissent ces résultats, nous n'en voulons pas rester là.Nous ferons de notre côté les plus grands efforts pour donner un journal varié, et de plus en plus intéressant.Nous prfons nos lecteurs de nous aider A le répandre.Car la diffusion du journal, c’est la condition de son influence; t'est la condition aussi du progrès des divers services.Nous prions pareillement nos amis d'augmenter encore leur encouragement à l’atelier d’imprimerie et au service de librairie, qui accusent déjà des progrès st considérables, mais peuvent toujours grandir.Un petit effort de la part de chacun, et fort sera surpris de l'importance du résultat d’ensemble.LE CHAPITRE DES ANNONCES ’ T'V Nos lecteurs peuvent constater que nos annonces — encore que, par souci de ta morale et de notre dignité, nous en écartions beaucoup — augmentent sensiblement.Pour les trpis premiers mois de 1925, cette augmentation est, exactement, de 18% sur les trots mois correspondants de 1924.Cela commence à compter! Les hommes d’affaires se rendent compte que, si notre clientèle n’est pas la plus nombreuse, sa capacité d'achat exige qu’on ne la dédaigne point.Le succès de la campagne de publicité qui a préparé notre voyage de l'an dernier a ouvert les yeux à beaucoup de gens; le succès actuel de notre campagne du radio en éclairera d'autres.Nous prions nos amis d’aider à accélérer ce mouvement.Qu’ils nous apportent leurs annonces, qu’ils incitent leurs amis à nous donner les leurs! Et qu’ils se rappellent que nous tenons loufours — gratuitement — à leur disposition des cartes destinées à rappeler aux annonceurs, actuels ou possibles, qu’eux sont de nos amis.On n’a qu’à réclamer ces cartes aux bureaux du Devoir.NOTRE PROCHAIN VOYAGE Nous pouvons annoncer que les grandes lignes de notre prochain voyage sont réglées.C'est dans l'Ontario que nous irons cette année, et Titinéraire sera établi de façon à permettre la visite de quelques-uns des principaux centres français de la province.Il va de soi aussi que nous irons visiter le pays des martyrs Brébeuf et Lallemant.Comme nous en avions pris l’engagement, c’est aux voyageurs de Fan dernier — les pionniers—que nous ferons d’abord part des conditions du voyage.Mais nous ne tarderons pas à mettre au courant tout notre public.LA CAISSE DE PROPAGANDE Certains de nos amis veulent bien se rappeT que notre Caisse de propagande reste ouverte.Outre les souscriptions provoquées par la campagne des trois sous, nous recevions en effet, tout récemment, un cadeau de $100.D’autres, moins importants, il est vrai, ont accompagné celui-ci.Cette caisse, dont les fonds ne se confondent point avec les recettes courantes du journal, nous permettra de tenter des expériences et de prendre, des initiatives nouvelles.On peut y verser, sans crainte.Il y aura toujours moyen d'utiliser heureusement de pareilles ressources.crire à son sujet: “'Croyez-vous | Olivier MAURAULT, p s.s.crire à son sujet: “'Croyez-vous | qu’il n'ait pas iDien gagne son ju- j büé?” Olivier MAURAULT, p s.s.I L'Année Sainte L’Année sainte veut dire l’Année Jubilaire.C’est l’expression consacrée par les Romains depuis un temps immémorial.Comme Ils disent: Anno santo.Le pape Pie XI.dans la Bulle d’indiction, Inflnita misericordia, donne deux raisons de celte manière d’appeler l’Année jubilaire: lo A cause de la proclamation du Jubilé “qui s’ouvre, se poursuit et se termine par d’augustes cérémonies’’.En effet, la Bulle a été tue en rande solennité sous le portique ! e la basilique vatirane, le 29 mai 1924, puis, successivement à Saint-; Paul-hors-le*-Murs, à Saint-Jean-dc-, Latran et Salnte-tMarie-Majeure.Le i Jubilé commença le 25 décembre j par une cérémonie imposante que présida Je pape en personne.2o La seconde raison, c’est que des pouvoirs extraordinaires sont conférés aux prêtres, approuvés pour entendre les confessions.Au • cours de la présente année, il n’existera plus aucune réserve, de sorte que tout péché peut être pardonné, toute peine temporelle remise, et toute censure levée, afin que tous les fidèles puissent ga- fner, avec une facilité extrême, indulgence plénière accordée A ceux qui «’étant confessés, ayant communié, ayant visité les saintes basiliques, prieront aux intentions du Souverain Pontife.Le papo estime qu'il en résultera un bien spirituel immense pour rÊgliae de Jésus-Christ.Ce sera donc bien une Année sainte.Thoma» OOUET, O P, Paraîtra mardi “FEMMES-HOMMES OU HOMMES ET FEMMES?LA PROCHAINE BROCHURE DE M.BOURASSA C’est mardi que paraîtra ta prochaine brochure de M.Bourassa: Femmes-hommes ou Hommes et Femmes?E':udes à bâtons rompus sur le féminisme.Cette brochure de plus de aualre-vingts pages, format élégant, beau papier, se vendra à des prix très bas: 25 sous l’exemplaire, plus 3 sous pour le port; $2.50 la douzaine, plus 25 sous pour le port; Par quantités de 50 et plus, $17 le cent, port en plus.Conditions spéciales pour les grandes Quantités.Cette brochure contiendra, avec une importante préface de M.Bourassa.la série des études sur le féminisme quül a publiées depuis une dizaine d’années.On y trouvera, en particulier, ses derniers articles sur le Mariage et le Divorce, qui, on Fa vu, se rattachent à la Question.Adresser les commandes au Service de librairie du Devoir, 396, rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: Main 7460).Une lettre du Japon L'encombrement de* matière* nous contriint d’ajourner la publication d’une lettre «Ai Japon du R, P.Urbain-Marie Cloutier, O.FAI* toute prête pour ce numère-cL t LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI, 11 AVRIL 1925 Le clergé canadien et V Acadie par M.le chanoine Desranleau VOLUME XVI — No 84 .r .V.le chanoine Desranleau, de St-Hyacinthe, avait bien voulu, au moment où nous publiions notre série d’articles sur les Missionnaires d'Acadie, rédiger pour le Devoir une étude sur l’action en Acadie du clergé séculier.Cette étude, d’une importance considérable, comme on le verra ci-dessous, nous est malheureusement arrivée trop _ tara pour que nous puissions la joindre aux autres, dans la brochure qui raconte tes oeuvres des Jésuites, des Capucins, des Récollets, des Prelres des Missions Etrangères et des bul-piciens (15 sous, franco, auSermce de Librairie du Devoir).On sera heureux de la trouver dans ce numéro spécial, qui atteindra un vaste public.Elle garde toute son actualité.S’il n’est pas trop tard, votidrie** vous ajouter cette étude a la série déjà longue, parue dans votre journal depuis le Pèlerinage, sur les Îuestions religieuses du Canada et e l’Acadie.A l’exemple des Jésuites, des Franciscains, des Capucins, des Sulpiciens et des prêtres du Séminaire des Missions étrangères de Québec, il nous sefmble quil appartient à un prêtre séculier d exposer ce que le clergé canadien a fait pour l’Eglise acadienne.Sa part est assez belle et son dévouement a per-SAMEDI — REVISE HEROUX — sévèré assez longtemps pour que nous soyons justifié d'en dire quelques mots.Nous n’avons qu’un regret, c’est qu’un si riche sujet soit traite par un homme qui n’a ni les loisirs ni l'entrainement pour le faire dignement.-Dès l’abord, il est bon de rappeler que le clergé séculier ne fair qu’un avec son evêque; sans lui, il ne peut rien entreprendre : cest ime armée sans chef, inapte a la paix comme à la guerre.En conséquence, pour décrire l’oeuvre du clergé séculier canadien en Acadie, il suffit d’exposer le travail d’apostolat que les évêques de Québec y accomplirent pendant plus de deux siècles., Les prétnice» de l’apostolat en Acadie appartiennent au clergé séculier.On peut discuter sur la nature de leur mission, sur le désintéressement de leur zélé, sur 1 efficacité de leur travail, c’est vrnij mais Nicolas Aubry (1604) et Jessa Fléché (1610) resteront les deux précurseurs des missions acadiennes.Nicolas Aubry ne parait pas s’être beaucoup préoccupé de la conversion des sauvages.C’était plutôt un aumônier de vaisseau et son ministère se bornait aux marins.Il avait, du reste, une manière à lui de convaincre ses auditeurs, et ce n’était pas la manière douce.Jesxé Fléché fit sûrement plus pour la prédication de l’Evangile; il baptisa même vingt et un sauvages, le 24 iuin 1640.Cet acte parut téméraire à la Sorbonne; elle le censura.Le jugement de la docte faculté pourrait être discuté; mais où Fléché est certainement blâmable, c’est d'avoir abandonné ses néophytes trop tôt: il repartit pour la France le 8 (?) juillet de la même année.Il faut aussi noter l’entreprise apostolique d’un prêtre de Paris, M.l’abbé de la Madeleine qui, en 1643, fonda la mission de Nipigiguit (Bathurst), y fit bâtir à ses (rais une chapelle, une résidence pour les Jésuites, ainsi que “plusieurs petites maisons à la française” pour loger les familles de sauvages chrétiens.Et nous voici en 1658; notre Eglise commence à s’organiser.Mgr de Laval (1658-1688), évêque de Pétrée.es! chargé du soin religieux de la Nouvelle-France.11 arrive à Québec, en 1659, et y trouve deux prêtres séculiers; il en était venu sept depuis 1634, date de l’arrivée de M.Lesueur de Saint-Sauveur, le premier prêtre séculier du clergé canadien.Ces pré lires, .(Afrique), 11, ¦ ; G, ¦¦ Akra, Côte-d’Or (S.P.A.) — Le prince de Galles est arrivé en cette ville, à bord d’un train spécial, après avoir hissé le croiseur Repulse, hier.Il a reçu une réception enthousiaste des chefs indigènes et de* notables de la population qui ont fait cercle autour de Son Altesse sur le terrain de Jeu de cricket.La foule était massée, è l’arrière, en hémicycle.Le prince s’est avancé au devant des chefs et a conversé avec chacun d’eux.Les Européens ont ensuite offert une réception au Prince, qui a passé en revue un contingent de 250 vétérans de la guerre.Les indigènes l’ont longuement acclamé; apres «voir chanté l'hymne natio- nal anglais il* l’ont i’nym! salué •Vive le prince de TaBes’’’ de cris:état.A la suite d’un long débat provoqué par une motion de M.Auré-Hen Bélanger à propos du Règlement XVII, le premier ministre d’Ontario a promis qu’une enquête sera faite sur l’enseignement du français dans les école* ontariennes.A la suite des promesses de M.Ferguson, le proposeur a retiré sa motion.A la Législature de la Nouvelle-Ecosse, le premier ministre Armstrong a proposé oue les conseillers législatifs se retirent à l'âge de 75 ans.Les nouveaux conseillers législatifs ne seraient nommés que pour une période de dix ans au lieu de l’être à vie, mais ils pourraient être nommés de nouveau.Le comité parlementalro chargé de conduire une enquête sur les taux océaniques a tenu sa première séance lundi.Le président du comité, M.McMaster a décidé de faire entendre le* compagnies d’abord.On s’est ajourné au 17 courant.Lundi, à la Chambre, M.McMaster, après avoir critiqué T a politique tarifaire du gouvernement libé rat, a annoncé qu’il votera en faveur du budget.Il s’objeeto à l’augmentation du tarif sur le charbon américain en assurant qu’un tel tarif ne pourra qu’augmenter les frais nu consommateur canadien.Le débat stir le budget s’est continué mardi.M.MacKinnon, de Pile du Princq-Edotrard, a attaqué la Grande-Bretagne qui a imposé l’cm-bargo sur nos pommes de terre.M.Chaplin, d'Ontario, s’est de nouveau prononcé contre le traité franco-canadien.Le ministre de l'agriculture a défendu la politique du gouvernement.Mercredi, M.Irvine, do Calgary, a dit qu’il votera avec l’opposition parce qu'il est opposé è la politique ni protectionniste, ni ]ibre-é-changiste du gouvernement actuel.M.Hudson, de Winnipeg, s’est opposé à une protection élevée.M.Brown, progressiste, veut que les comptes publics soient séparés pour les charges qui résultent de la guerre, pour l’administration des chemins de fer et pour celle du pays.C'est, assure-t-il, le seul moyen de savoir où nohs en sommes.FRANGE M.Millerand a été 6Ju sénateur pour le département de la Seine, dimanche, par une majorité absolue sur tous ses adversaires réunis.Ji fera-partie du groupe de l’Union républicaine.Au cours d’un discours à Fontainebleau, M.Herriot b accusé les gouvernements qui ont précédé le «len d’être responsables de la situation financier* .actuelle.M.le sénateur de Morrzle, le nouveau ministre des finances, a soumis des projets de mesures financières, «u cabinet, lundi, afin de résoudre la crise actuelle.II veut forcer les capitalistes à verser 10 p.c.de leur fortune acquise à l’Etat en retour d’une rente perpétuelle de 3 pc nationalistc-rtionarchistn à la présidence.Une rumeur vent qu’l! n’ait cédé qu’à la demande de l’ancien kaiser Guillaume, TURQUIE • i L'insurrection kourde s’est étendue en Persfc et le gouvernement de cet Etat a envoyé ne* troupe* sers la frontière turque.SYRIE Un groupe de plusieurs centaines d’Arabes ont attaqué l’hôtel où est descendu lord Balfour, à Damas.Une personne a été hlcèséc.RUSSIE Aux récentes élections pour le soviet de Moscou, 2554 commiinlsteî ont été élus et 1308 membres d’autres partis.‘Ce* derniers sont maintenant dama une proportion de 34 p.c.de la nouvelle Chambre lorsqu’il* ne constituaient, que 12 p.c.de Paneicnne,; - ' ¦ ‘ k GRECE Une cnlenlo commerciale provisoire a.élé signée avec la Tcfcéco- Rio» a flirte.C.H.Québec, 11 CDNjC.) - Dans les cercles religieux de Québec on attend avec impatience la décision de S.E.le cardinal Béfpn, archevêque de Quéfoee et primat de l’Eglise canadienne, qui doit partir pour Rome avec le pèlerinage canadien lé 5 mai prochain.Il se peut que ce voyage de Son Eminence soit contreniandè et si le vénéré cardinal demeure au pays, on célébrera son soixantième anniversaire de prêtrise.C'est en effet le 10 juin 1865, dans la basilique de Saint-Jean de Catran k Rome, que le cardinal Bé-in fut ordonné prêtre.U était élu “que de Chicoutimi le premier octobre 1888 et sacré le 28 octobffc 1888, (il y a donc 37 ans), .Le 22 décembre 1891, Mgr Bégin était élu archevêque de Cytène et coadjuteur de S.E.le cardinal Taschereau le 22 mars 1892.Mgr Bégin devint coadjuteur, Cum futirto succession*, puis Je 3 septembre 1894, il devint administrateur du diocèse de Québec.Le 12 avril 1898 (Mgr Bègîn devenait archevêque de Québec, et était décoré du pallium le 22 janvier 1899.Enfin le 25 mai 1014, Mgr Bégin était créé cardinal du titre de SS.Vital, Gênais et Frôlais.Si S.E.le cardinal Bégin qe va pas è Rome de* fêtes intfmes auront «Heu le 10 juin prochain.f Funérailles de M.C.-J.Grenier MGR COUHENEAlTT’ CHANTE UN LIBERA HIER, A SAINT-PASCAL BAYLQiX — SERVICE LUNDI — NaMBiRlEUSE ASSISTANCE Les fun'èraiiUea de M.C.-J.Grenier, manufacturier et négociant de la rue Ste-Catherine est, ont eu Heu hier matin aü milieu d’un grand "concours de parent* et d’à* mis.Conduisaient le deuîL MM.Alphonse, Arthur et Edouard Grenier, ses fils; MM.Arthur et Alphonse Grenier, ses frère»; M.Joseph Laeombe, Son beau-frère; M.Jacques Dupuy, son gendre; MIM.Georges, Paul, Jean, Charles, Aimé, Armand et Henri Grenier, Simon Laicombe, Eustacbe Fortier, Ernest Mac-Kay et Eugène Cousin eau, se* neveux, et (M, Léon Fortier, son petit neveu.Dan* le cortège funèbre on remarquait: MM.Joseph JG.Ostigury, Alphonse Bayarid, J.-E.Olivier.J.-D.Olivier.C.-E.Olivier, Dr F.-P.Dussault, Joseph Lortie.Jules Mo-quin, Adolphe Gagnon, Gédéon Faille, Hector Moquin.Wencesias Tremblay, J.-A.-W.Bastion, Edmond.Go-y® .U 1 «rêtintaafion de 1 autorité centrale .Préparation du ran- Slwîl^àT"*"^1 P0*'r ® ''0mlU ,v8''">él «h St-Vlctôr _ - Réunk-m d'étude» k 8 h.de •otr.Preparation du raimort M-annuel C’nrJe c«»nJté rrèlonal de Montréal Barthélémy yimont.— Réuniou d étude* e » ht'U£r» 1S du »olr.l-iopara-tlon «lu «vmlté régional poarU MARDIS Comité lonal.— Réunion k 8 h.48 ^î,V('rw W*up(*« Olefini- Landry.— Réunion d’éhsde» k 8 h, du* ‘A Tapis, Carpettes, Prélarts Draperies, Etc., Etc.Toujours au même vieux poste Pour commémorer comme il convient un anniversaire aussi rare, nous ne croyons mieux faire que d’offrir à notre fidèle clientèle des AUBAINES VERITABLES dans tout ce qui fait l'objet de notre commerce.— Aubaine qui viennent à point pour les personnes qui songent à renouveler leurs garnitures d’intérieur ou élire domicile, etc.Nous ne pouvons donner id notre liste de prix.Qu’il suffise de dire que nos Rabais vont jusqu’à Le tout Montréal voudra bénéficier dé ce» rabais, d'autant plus que les manufacturiers annoncent une hausse dans les prix du tapis pour le 18 courant.mot d’ordre est donc donné : Les vraies aubaines sont chez FILIATRAULT 429 Boulevard ST-LAURENT MAGASIN OUVERT LE SAMEDI SOIR Dans dos course» à travers la viUt,> entrez examiner nos superbes étalages.Voyez aussi notre vitrine dans laquelle ee trouve exposé le magnifique tapis de sanctuaire dont on se servira à la cérémonie du sacre de Sa Grandeur Mgr Deschamps, éréque .auxillaire-èlti de Montréal.Au Royaume du Tapis V VOLUME XVI T- No 84 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 11 AVRIL 1925 â A L’ORPHELINAT D'HUBERDEAU A i’occision de la mi-carëme, les Frères d4 l'nt oragnlsé en leur salie de fête une guindé soirée récréative, à la-queHe-de public du village et des alentours était gracieusement invité.Eiârit de passage à Huberdeau, je n’ai pas manqué d’assister à cette soirée qui était présidée par Mgr Limoges, évêque du diocèse du Mont-Laurier, et ayant à ses côtés M.l’abbé Pilon, curé d’Huberdeau, M.l’abbé Proulx, curé de Saint-Jovite, M.l’abbé Tremblay, curé de Saint-Kemi, et quelques autres prêtres des paroisses environnantes.Le programme de la fête était bieu agencé: un chorus d’ouverture à quatre voix mixtes Pour la Pairie’, une fine comédie qui fit rire aux éclats; un drame émouvant en deux actes d'une haute portée morale, où entre en scène une famille pauvre mais honnête, qui, dans son indigence supportée chrétiennement, s’élève Jusqu’à l’héroïsme et mérite le prix décerné pour le plus bel acte de sublime dévouement; une scène de la vie de nos sauvages indiens, délicieusement représentée; des exercices de gymnastique composés de mouvements d’ensemble, de maniements de massues, d’évolutions avec la canne royale en guise de salut au Drapeau: enfin bon nombre d’intermèdes choisis, de monologues variés, le tout couronné par notre chant national O Canada que les acteurs entonnèrent en groupe et que toute l’assistance debout répéta en choeur: voilà ce qui me remplit d’admiration pour l’oeuvre d’éducation qu’accomplissent là-bas les frères de l’Orphelinat d’Huber-deau.Car vraiment, il n’est pas facile de comprendre qu’avec des enfants do huit à quatorze ans on puisse produire en scène des choses si intéressantes.Je félicite hautement les parents qui ont l’avantage d’envoyer leurs fils à l'Orphelinat d’Huberdcau, où tout respire la vraie vie de famille et où l’on vous reçoit avec une franche cordialité.Qu’il me soit surtout permis de féliciter les Frères de leur zèle inlassable, de ce travail de tous les jours* de ce grand bien qu'ils produisent auprès de cette turbulente jeunesse.Il leur faut vraiment une/vertu peu commune et une abnégation à toute épreuve pour continuer ce dévouement de chaque jour, en ccs temps surtout où bien des personnes ignorent sans doute la force surhumaine qu’il faut déployer dans l’oeuvre si ardue et souvent si ingrate de l’éducation de la jeunesse, ne se gênent pas de déverser sur cette institution toute leur indignation, et cela à la suite d’un malheur arrivé accidentellement à un jeune orphelin qui par son imprudence, je dirai par son manque d obéissance.a causé tant d’ennuis à ces edu-cateucs zélés.Que l’on fasse une visite à cet Or-phHinat et l'on pourra constater tout ce qu’on y fait pour continuer l'éduçation de la famille et, bien des fois, ramener ces enfants au devoir f t à la vertu; de quels soins délicats on 1rs entoure: quelle instruction on leur donne: comment on y améliore les différents loeaux pour les loger eneore plus confortablement et selon les règles de l’hygiène.Inévitablement on v rencontrera comme un peu partout d’ailleurs, certains enfants au caractère revêche.insensibles au dévouement de leurs maîtres, qui, s’ennuyant à l’école, rêvent à la vie beaucoup plus molle et souvent plus libre qu’ils ont menée avant leur séjour à l’Orphelinat.Et ce sont fréquemment des enfants de cette espèce qui jetteqt le discrédit sur l’asile, où ils auraient pu couler des jours heureux et sur les bienfaiteurs de leur enfance.^ Et cependant, ces bons Frères ne se plaignent pas; comme ci-devant ils continuent leur oeuvre, sans doute parce qu’ils savent par expérien- “Cascarets”, 10c contre constipation, vertige, bile Porte z-vous bienl Confiez aux “Cascarets” 'le soin de vous "æ ;* nettoyer les in- -I ÆOtes"ns et de T.! £§ Pt vous stimuler le Sa" m fi foie.Pas de colique ni d’effet e-xagéré.Des _ millions d’hom- ~ — mes, de femmes et d’enfants prennent ce laxatif et cathartique inoffensif.Il ne vous rendra pas malade comme les pilules.huiles, calomel et sels.A bon gout et agit merveilleusement.Boites de 10c, de 25c et de 50c à toutes les pharmacies.TENNIS LA MAISON BANCROFT Spécialiste dans les accessoires de TENNIS et raquettes de qualité SOLLICITE des MAISONS D’ENSEIGNEMENT LEUR BIENVEILLANT PATRONAGE par une inspection de ses marchandises et une.comparaison de ses prix.TOUTE REPARATION DE RAQUETTES faite diligemment par les meilleurs experts.LA MAISON BANCROFT FIRME EXCLUSIVEMENT CANADIENNE-FRANÇAISE 1247 Bleury, près Sainte-Catherine - „ .Montreal H ce que là reconnaissance n’est pas de ce monde et que leur travail accompli recevra sa véritable récompense dans Pautrc viè.' " " Au sortir de la séance, je n’ai pu, à mon regret, offrir mes' félicitations aux révérends Frères de l’Or-jhclinai d’Huberdeau.Je le fais par a voix de votre journal qui s’est toujours montré dévoué aux oeuvres d’éducation; qu’ils en acceptent l’expression sincère par la liberté que ie prends de la communiquer au grand public.VN AUDITEUR Le cours de M.l'abbé Groulx CINQUIEME ET DERNIERE CONFERENCE M.l’abbé Groulx donnera mercredi soir prochain, dans la grande salle des cours publics l’Université de Montréal, 185, rue Saint-Denis, sa cinquième et dernière conférence d’histoire du Canada.Il y traitera de la période 1828-1934.Entrée libre.Les dames, comme les hommes, sont invitées.Le cours commencera à huit heures et quart précises.Noces d’or à Joliette Afin de préparer la réunion projetée pour le 16 juin prochain et de l’auréoler de tout l’éclat < ui convient à des “Noces d’Or”, nous prions toutes les anciennes élèves qui passèrent par le Couvent de la Congrégation de Notre-Dame à Joliette, de bien vouloir communiquer leur adresse actuelle et leur nom de jeune fille, soit à îa Révérende Soeur Supérieure, soit à Mme J.-P.-O.Guilbault, secrétaire du comité, Joliette.ALFRED RACINE ETABLI ES 1904 -¦ Manuftcinntr de i-arroiscs d'outo* et roitorci.RéoatoUono cénéralta.Peinturage rt vernissage.Dessin ctu lettrage en or.Rembourrage, top rt rideaux.Méca nique rt électrlcltt*.Batteries r('parles ou chargées.Carrosseries, garde-boue, roues et ressorts laits sur commande ou réparés.Soudures acétylène ou oxygène.199» rue Saint-Dominique, prèa Laurier - - Bélair 17BS Les anciens de Saint-Jacques Les préparatifs pour le diner de Pâques des Anciens de Sdint-Jac-ques, qui aura lieu le lundi, 20 courant, à l’hôtel Mont-Royal, vont grand train et tout laisse prévoir que cette réunion sera l’une des plus amusantes de la saison.Les Fait faire aux autos 49 milles au gallu n d’essence Sioux Fais, Dak.S.— James A.May.4057 E.Street, a construit un appareil remarquable qui réduit la consommation d’essence, élimine le carbone, prévient les ennuis g revenant de la ougie d’allumage et du surchauffa- ^ « f ge.Maintes autos ont ainsi fait filus de 49 miles au gallon.N’importe qui 1 peut installer l’appareil e n cinq minutes.M.May a besoin d’agents et offre d’envoyer son appareil gratuitement à un propriétaire d’auto dans chaque localité.Ecri-vez-lui aujourd’hui.anciens seront avisés comme d’habitude, mais ceux qui ne reçoivent pas les avis réguliers pourront se faire inscrire sur les listes en s’adressant au président, M.Charlcs-H.d’Amour, Main 3490 ou au secrétaire, M.Armand Sc«écal, Est 1285-F.__ Les créanciers .de la L.R.Steel La maison R.G.Clarkson & Sons, fiduciaire de la liquidation L.R.Steel Service Corporation, Ltd, vient d’adresser des chèques aux créanciers de la crapagnie, représentant 11 1-5 pour cent de leurs créances.C’est le premier et le dernier dividende qui sera payé à même la realisation de î’actif.Une exposition L’exposition des oeuvres de M.J.Jutras, artiste peintre, s’ouvrira le lundi soir, à 8 heures, 13 cou'-rant, à son salon privé, 2204, avenue Papineau, près Laurier.Professionnels, amateurs, tous les intéressés sont invités à cette exposition.Entrée gratuite.Adoration nocturne Les adorateurs sont convoqués pour lundi soir 1?13, à la chapelle des SS.Marie-Réparatrice, avenue Mont-R o val.pour 8 heures, à l’officie des Quarantcdleures.LUNDI CHEZ Limited LES SOIES PREFEREES POUR CETTE SAISON ' CREPE DE CHINE FRANÇAIS 2.39 la verge Epais crêpe de Chine à texture serrée, chair, rose, maïs, orange, fauve, or, brun, gris, marine, vert, noir et blanc.38 pouces de largeur.NOUVEAUX CREPES IMPRIMES 2.95 lavergc Dessins et couleurs d'une originalité de.bon goût.En brique, vert, gris, fauve et marine.37 pouces de largeur.CREPE GEORGETTE 1-45 la verge Mince mais durable.Fauve, saxe, rose, rocail, or, prune et pourpre.37 pouces de largeur.CREPE SATIN NOIR 3.95 lavergc ?t Superbe qualité.37 pouces de largeur, t.FAILLE FRANÇAISE 4.50 ,a verse Une riche'soie noire pour robes, costumes ou manteaux.Au deuxième, chez Goodwin.C0L0REZ-LE AVEC LES “TEINTURES DIAMOND” Vous avez avec les “Teintures D i a-niond’’, la garantie de pouvoir teindre et nuancer à la perfection à domicile.Pour obtenir des teintes douces, des nuances délicates, plongez simplement Je tissu dans l’eau froide; 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—Les enfants!.dit un peu vivement Mmo tMaurèHe, leur travail n’a pas, ce me semble, toute l’importance que vous scmblez y attacher.Ils sont encore si jeunes! Et ils n’ont pas, je pense, la prétention de vous accaparer toute et toujours.Il faut vivre un peu pour vous, Monique.Du jour de votre retour, vous vous être mise à la tâche, comme il vous n’aviez eu qu’un but en rentrant: vous faire l’institutrice de ces petits.Certes j’avoue que vous avez merveilleusement réussi à les transformer cri à gagner leur confiance.Ils ne jurent plus que par vous.Elle disait cela avec un peu d’impatience mais sans acrimonie.Elle regrettait de ne pouvoir mêler sa belle-fWe à sa vie agitée mais n’était nullement froissée de voir que Monique reraplisaait auprès de ses enfants un rôle qui eût dû èlre le sien.Comme la jeune fille ne répondait pas, Mme Matlfaüe poursuivit : —Je ne reconnais plus mon èiourdi de Jacques et Huguctte me stupéfie par son ardeur au travail.Tout cela est très beau, mais encore!.Vous ne pouvez continuer à leur consacrer ainsi toutes vos heures.Monique sourit, et, h demi-voix, plutôt comme une réflexion intime que pour répondre à sa belle-mère, elle murmura: —Chers petits!.Je les aime tant!.Fit ils répondent si bien au peu que je fais pour eux!.La tâche que j’ai entreprise m’est vraiment bien légère et bien douce! —Mais nous, reprit Mme Mau-rcllc — et l’on sentait dans sa voix une légère irritation—nous ne saurions acceptor que cet esclavage volontaire sc prolonge, Charles! aidez-moi donc 4 faire entendre raison à Monique, dit-eWe enfin, en se tournant vers M.Maurdle.Celui-ci, tout en ayant l’air d’être tr^s absorbe dans la lecture de son journal, prêtait une oreille attentive à la conversation.Fl leva les yeux.De quoi s’agtt-H, Marie?dit-il d'un ton très posé.—Aidez-moi donc 4 persuader Monique qu’elle n’est pas ici uniquement pour ses soeurs et son frère.Nous avons accepté cela à son arrivée parce que Je pensais alors qu'il s’agissait d’un bel enthousiasme de la première heure et que votre fille en aurait bientôt assez de ce rifle.Sans quoi, je n’aurais jamais prêté les mains à cette fantaisie.M.Maurelle ne voulait point contredire sa femme.U dit simplement à sa fille»: —Ta mère a peut-être raison, Monique.Bien d’autres à ta place ne voudraient point s’astreindre â cet asservissement.Tu mènes une vie bien sérieuse, ma fille.— Mais cette vie me pilait.Je trouve si bon de m’être assigne une tâche, un but que je veux croire utile., —Mon Dieu, Monique, que de raison dans une tète de dix-huit ans, s’exclama Mme Maurelle avec une pointe d’impatience.Que pourrez-vous penser de plus quand vous aurez quarante ans?—Ce que je pense aujourd’hui probablement.Je ne suis point ennemie de ia distraction, je goûte volontiers d’un plaisir permis.Mais j* n’en suis pas moins persuadée qu’il faut faire deux parts dans la vie, et que la meilleure doit, sans conteste être pour le travail.Mme Maurelle eut un léger baus-cment d’épaules mais ne répondit pas — peut-être ne savait-elle que répondre—son mari reprit, en s’adressant à la jeune fille: —Sans t’engager 4 modifier en rien ta conception de l’emploi de ton temps, ni à faire trop large lu part de ta vie extérieure, je suis, comme ta mère, d’avis qu’une modification est nécessaire dans le programme que tu t’es tracé.Tu doî!i te garder un peu plus d’indépendance et par conséquent la liberté de disposer parfois de ton temps sans être sous la domination de cotte pensée que le travail des enfants en souffrira.—Cependant à l’âge où arrivent les deux grands, il faut beaucoup de suite et do régularité dans ce travail.Et ils sont si bien disposés, tous les deux! —G’es4 pour cela qu’il nous faut voir â nous organiser sans compro-metlrc î’ocuvrc que tu as si intelligemment commencée et que, du reste, je compte bien te voir continuer, d’une façon moins effective peut-être, mai* non moins réelle.-Certainement, certaincmcuL ap- puya Mme Maurefle avec une certaine vivacité.Gardez votre rôle de Mentor.Monique , il vous va si bien!.mais en même temps gardez votre liberté, et jouissez un peu de votre jeunese.—Et les études?interrogea Monique.—(Pour le moment et pour longtemps encore, Christiane a sa nurse et elle lui suffit.Il ne saurait donc être question d’elle.Il ne reste alors que les deux grands.Eh bien! Jacques ne pourrait-il entrer comme externe au lycée?.Hu-guette, elle suivrait les cours de Mademoiselle Hanse.Je me suis informée.ils sont très bien fréquentés.Monique et son père échangèrent un rapide coup d’oeil.Eux aussi avaient entendu parler des cours de Mlle Hanse.Ils étaient très en vogue pour le moment dans la so ciétc grenoblaise et par conséquent très mondains.Leur programme excessivement varié, comprenait outre les études classiques, des cours de cuisine, d’économie domes-tique, de coupe, de couture.Et des vignettes appropriées voisinaient, sur le velin des prospectus, avec d’autres vignettes non moins alléchantes, où des groupes de jeunes filles se livraint aux sports les plus divers.(A Suture) Ce Journ«T «« tmprrm# hui No* 396 s«
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