Le devoir, 28 août 1937, samedi 28 août 1937
Montréal, samedi 28 août 1937 VOLUME XXVIII — No 199 KIOACTION *T ADMINISTRATION 410 1ST, NOTRI-DAMI MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE t.BEIalr 3361* SOIRS, DIMANCHES ET PETES Admlnl*tratlon :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIalr 298-* Gérant k .BEIair 2239 IE DEVOIR Diractaur-Cérant > Gaorga* PELLETIER SÉ TROIS SOUS LE NUMERO AIONNIMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal at banlieue) E.-Unis at Empira britannique .8.00 UNION POSTALE.10.08 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.OC E.-UNIS at UNION POSTALE .3.00 C est à croire qu’ils s’en iraient.A propos d unç menace de la "Gazette/" truchement d"un groupe d'industriels L autre matin, la Gazatta, organe d'un groupe qui a tant et tant profité du travail canadien-fran^ais depuis cinquante ou soixante ans, notamment depuis l’industria* lisition grandissante de notre province, disait, d’un ton pincé: Ca qui aaf inquiétant, .e’asf que l’excellente réputation de l’artitan québécois, jusqu’ici renommé à cause ,0?f>on t,PT^ • va diminuant au point que cela devient un sérieux sujet d’alarmes chez des capitalistes désireux de placer Uut agent chez nous.Déjà ils hésitent.Et cela peut s’accentuer, puisque, tandis que l’Ontario a recouvré ta paix industrielle, le conflit se prolonge, ici.” (la Gazette, 24 août).Après quoi, la Gazette exprimait ses craintes 1 l'endroit du sort réservé à l’Industrie textile dans le Québec.Le mouton — lisez le travail — ne se prépare-t-il pas 1 croquer vif le loup capitaliste?Cette manoeuvre de la part d'un organe financier, truchement d’un petit groupe qui prend la province pour un fief réservé à perpétviité 3 leur enrichissement, n’a pas manqué de faire sourire.Ce n’est, pas la première fois que des industriels de langue anglaise, — Dieu merci, la Gazette n’est l’interprète que d’une coterie suffisante autant que restreinte, et il y a d’excellents patrons parmi les industriels anglo-québécois, — nous préviennent, dès qu’ils se sentent un tant soit peu contrariés dans leur arrogance, de leur répugnance à rester plus longtemps parmi nous.Ces gens, habitués 3 traiter leur main-d’oeuvre, en grande majorité de langue française, comme si c’était des coolies chinois auxquels doivent suffire une poignée de mauvais riz.une distribution semi-mensuelle et chiche de gros sous, en échange de quoi ils auraient le devoir de se vider net de toute énergie physique en cinq ou dix ans de labeur dur, — ces gens prennent, sitôt que leur main-d’oeuvre se risque à réclamer uii juste sort, une mine qu’ils croient intimidante.“Vous ne nous aimez pas?Nous sommes pourtant si bons pour vous.Mais vos exigences sont ruineuses.Si nous vous accordions ce que vous reclamez, vous porteriez un coup droit à notre crédit, au crédit de la pro-ince.Nous préférons nous en aller.Vous verrez, une fois nous partis, si vous serez mieux seuls qu’avec nous, qui vous avons fait vivre si longtemps, vous et vos familles nombreuses.Nous irons trouver ailleurs une main-d’oeuvre plus souple, moins rétive, moins ouverte à des théories et à des idées dangereuses.” Voilà ce qu’ils disent, en somme, ce que fait entendre de leur part leur organe, la Gazette.Dangereuses en effet, des idées selon lesquelles un homme a droit de recevoir en échange de son travail quotidien une juste rémunération, un Salaire qui lui assure plus qu’un plat de lentilles à l’eau trois fois la semaine.* * * Les propos de cette catégorie d'industriels sont propos «n l’air.Ils n’effraieront personne.Où iraient ces messieurs que font trembler les légitimes réclamations d’une main-d’œuvre dont ils ont dit, tant qu’ils ont pu l’exploiter 3 leur gré, qu’elle était la meilleure d’Amérique, et dont ils disent, maintenant qu’elle ne veut pas subit plus longtemps les dures conditions de travail qu’ils prétendent continuer de lui imposer: “Après tout, elle ne vaut pas tant.Nous trouverons mieux ailleurs.” Oui, où iraient-ils, ces hauts et puissants barons de l’industrie?Dans l’extrême Est du pays?En Nouvelle-Ecosse, au Nouveau-Brunswick?Outre que cette région ne sera jamais ouverte et favorable à la très grande industrie, parce qu’elle n’y serait pas tout près de vastes marchés populeux et accessibles, eette région manque de toutes sortes de matières premières, elle n’a pas toutes les voies ferrées nécessaires à de lourds transports, toute sa population ne tient pas à s’industrialiser outre mesure; et si celle-ci s'industrialisait, elle aurait tôt fait de passer par milliers,—comme elle l’a jadis fait, — ou aux Etats-Unis, tout proches et où tant des siens sont déjà établis, ou dans le centre du Canada.Il y a l’Ouest.C’est la région la moins prospère, la plus entamée par la crise,celle qui, à vrai dire, n’a aucun débou- ché maritime ou océanique, sauf la toute de la baie d’Hudson.impraticable huit ou neuf mois l’an.La population de l’Ouest, en outre, entretient, avec celle de la Colombie canadienne, les idées les plus avancées, les plus radicales en matière de commerce, d’industrie, de tarifs douaniers, de libre-échange, de finance publique.Imaginez nos barons de la grande industrie s’installant en Alberta, sous la garde d’un Aberhart ou d’un néo-Aberbart, ami, comme lui, de la haute finance.Car l’Ouest va d’ici vingt ou trente ans continuer de produire de ce type singulier de gouvernants inspirés par un violent désir de tout remanier, de tout réformer à coups de lois, sur cette machine ronde et qui ne réussiront qu’à accentuer le désarroi.Le bel accueil qu’ils réserveraient à nos hauts et puissants seigneurs de la grande industrie, naïfs au point d’aller se jeter dans leurs bras, par crainte des exigences du Québec.Ce serait à rire.Alors, où iraient ces gens de la haute industrie pris, à ce qu’ils font entendre, de manie migratoire, où iraient-ils si, quittant un jour le Québec, ils cherchaient ailleurs le meilleur endroit où s’installer, eux et leurs usines?Ni dans l’extrême Est, ni dans l’extrême Ouest, ni même dans l’Ouest central.Alors?— Mais il y a l’Ontario.— L’Ontario?Hepburn, qui va d’ici cinq ou dix ans pour le moins tenir encore cette province au creux de sa main, il les attendrait à la frontière, ces profiteurs et ces exploiteurs, tout comme il attendait les successions riches dont les administrateurs firent des déclarations frauduleuses au fisc ontarien.On sait comment il leur a fait rendre gorge.Et avec Hepburn, l’ouvrier ontarien les attendrait, lui qui vient de faire des grèves sur le tas et qui, s’il n’a pas la patience, non plus que la complaisance et la longanimité de son collègue québécois, a d’autres et de plus fortes exigences.Qu’ils passent la frontière ontarienne, fuyant le Québec, nos industriels exploiteurs; ils trouveront là-bas qui les surveillera, les taxera, les tondra de près.Le tondeur d’ici deviendrait tôt là-bas le tondu, l’écorcbé.Est-ce cela qu'ils cherchent?Ils le trouveront.* * * Ces messieurs peuvent tenter l’expérience.Cela ne leur dit rien, au fond.Ils expriment le désir de partir, mais ils ne partiront pas.Ils ne veulent qu’intimider Baptiste.Ils sont moins terribles qu’ils en prennent l’air.Ils se savent ici parmi une brave population, accueillante, tolérante, serviable, calme, même à l’heure où partout le travail s’agite dangereusement, prompte à obéir à la voix de ses chefs laïques et religieux, — on l’a vu hier encore.Tout au fond, ces grands industriels reconnaissent qu’ils ne pourraient quitter notre province.Sa main-d’oeuvre a fait et continue de faire en partie leur prospérité, leur richesse, leur fortune.Que veut-elle?Un traitement équitable, un juste salaire, des conditions de travail humaines, sa petite part du fruit de sa grande industrie, à elle.Ils les lui donneront.De plus ou moins bon gré, certes, mais parce qu’ils savent, en hommes d’affaires avisés qu'ils sont, ce qui les attendrait ailleurs et qui serait plus coûteux que ce qu'ils auront à céder ici.Les grognements de leur vieux chien d’écurie, la Gazette, ne font pas peur.Elle-même ne serait-elle pas la première à souffrir de pareille migration?Qui donc resterait ici pour la lire, l’entretenir, la gaver de publicité, la faire travailler?Vous ne partirez pas, Messieurs.Ce serait nous rendre trop service.Vous feriez, au fond, trop d’heureux.Car, du jour de votre départ, il surgirait chez nous ce dont le Québec a tant besoin, ce qui lui manque, ce qu’il lui faut, ce qu'il veut, ce qu’il se donnera un jour; et si vous partiez, il l’aurait plus tôt que plus tard; une industrie bien à soi, une industrie adaptée à ses fins et à ses intérêts, une industrie employant du bas en haut, — en haut où vous ne voulez mettre aucun des nôtres, — des Canadiens français, une industrie qui ait un caractère national et n’ayant rien de parasitaire.Georges PELLETIER Chronique Méditation en Beauce i Je ne trouve pas de meilleur titre, bien aue jè l’aie déjà employé il y û quelques aimées, à ces notes sur l’une des régions les plus ‘‘personnelles”, les plus typiques, en un sens, du Canada français.Mais il faudrait suggérer au lecteur d'établir en esprit, pour la bien localiser, une sorte de muraille isolante autour de cette vallée, féconde et riante comme les bords d’une autre Loire.Tracer une ligne noire autour de ce territoire, dont la limite nord vient rejoindre le comté de Lévis; ou disons à trente milles de Québec en direction du Maine.Les anciens explorateurs s’y rendaient «n remontant la rivière Chaudière, dont la large embouchure avoisine le pont de Québec.Et c’est aussi par là que l’armée des "Bostonnais” s’eh vint nous faire une visite, qui ne réussit pas beaucoup.Depuis environ soixante ans, le chemin de fer dit ‘‘Québec Central” y conduit en deux heures environ, mais que ces deux heures pouvaient contenir de magie, d’enivrement, vers les 1900, voué un ou deux enfants venus du Saguenay et se rendant A Sainte-Marie pour passer les vacances.Ou simplement quelques jours chez la vieille mère-grand et l’oncle vieux garçon, qui chantait chaque matin a la messe dans l’une des plus belles églises du Canada.Un chef-d’oeuvre de gothique, cette église, délicat, aérien, enluminé comme un missel et pieux comme un chant de religieuses, placé auprès de l’eau paisible comme un riche joyau auprès d’un beau miroir.Mais nous y reviendrons.Au lieu de remonter comme autrefois le cours de la rivière, nous sommes venus cette fois-ci à angle droit, en percée hardie, qui, par une rente A travers les rangs, nous a amenés à six heures du soir Juste en face de St-Jo»eph, la riche bourgade étendue an long de la rivière.Le pont traversé, nous nous trouvions an beau miltea de la région, pouvant tourner A gauche vers Vallée et Sainte-Marie, ou à droite, pour atteindre Beaucevtlle et Saint-Georges, et e’ett ce dernier parti que noue avons adopté.Mon pas sans adresser en passant un déférent souvenir à l’ancien sénateur et député du lieu, le bon docteur Henri-Sévérin Béiand, dont le souvenir ne s’éteindra pas de sitôt, et dont la maison, véritable manoir entouré de verdure épaisse, garde encore, peut-on dire, l’empreinte de son affable cordialité.Nous filons lentement au long de la rivière, dont les méandres paresseux.parfois un peu ensables, et les bords peuplés de maisons coquettes et de fermes cossues, arrachent des cris d'admiration à mes trois compagnons, chacun selon son âge.Moi, j écoute surtout le petit garçon de huit ans qui passa ici Vannée de sa première Communion, il y a bien quarante-cinq ans, avec sa grand’mère et une tante de Québec.et qui était si content de tenir les guides de la vieille jument trottinant vers Saint-Georges.On avait bien mis trois jours à franchir cette, cinquantaine ae milles, car on avait de la parenté à visiter en passant.Aujourd'hui, on peut joindre ces paroisses en deux heures, mais je ne sais si les trois jouvenceaux qui m’Accompagnent, et dont l’un me conduit savamment à son volant, s'attacheront à ce pays comme je l’ai fait, si différent et tellement plus riche, plus développé, que la région de colonisation d’où )e venais, encore fruste et forestière, au bord de son grànd lac aux invisibles limites.Je revois en pensée Sainte-Marte d’il y a un demi-siècle environ.Un long village formé de belles maisons étendues au long de la rivière, depuis les abords de l’église jusqu'au ‘Domaine", à un mille plus loin en direction de Québec, le Domaine de la famille Taschereau et la vieille église de Sainte-Anne, en pierre ancienne et bosselée.A mi-distance de ces deux repères se trouvait la ‘‘rue de la station'', avec le collège des Frères, où avait étudié mon pire jusqu'à quatorze ans."Une petite tile rouge.et qui chantait bien?” Cette question m’a été posée par son ancien professeur, le Frère Jérôme, lorsque le Devoir m’envoya l’interviewer pour ses 80 ans.au Mont La Salle à Montréal.Il se souvenait du petit chanteur, d cinquante ans d’intervalle, du pèttt chanteur décidé, volontaire, parfois Impérieux et toujours franc et droit, qui devint fias tard, A Québec, président de la ociêté Sainte-Cécile et l’une des personnalités marquantes de la musique.religieuse et du commerce, avant d’aller s’établir au Lac-Saint-Jean.Ernest BILODEAU —.i— i —i Bloc-notes La lettre des évêques espagnols La lettre des évêques espagnols à leurs collègues de l'univers catholique est l’une des pièces les plus émouvantes, les plus terriblement instructives aussi qu’on ait lues depuis longtemps.Sur l’une des questions les plus graves de notre temps, elle apporte des précisions dont personne ne saurait contester l’autorité.Elle révèle, elle atteste des faits dont l’atrocité paraissait incroyable.Au fur et à mesure qu’elle se répand dans le monde, elle y produit reffet le plus considérable.On n’ose pas récuser la parole de pareils témoins, renseignés mieux que personne et ayant eu tout le temps de recueillir et de peser leurs preuves.A la barre de I Histoire comme à celle de l’opinion contemporaine, cette lettre des évêques pèsera d’un poids incomparable.Nous avons été les premiers, croyons-nous, d’après les très larges extraits cités par la Liberté, de Fribourg, à analyser la lettre des évêques, à en marquer le solennel et tragique caractère.Mais, comme la Croix de Paris, à laquelle nous empruntons le texte dont nous commençons aujourd’hui la publication, nous avons préféré attendre, pour donner une version française intégrale de ce document unique, la traduction officielle qm’on promettait.La voici prête cette traduction.On en lira tout à côté la première artie.Le reste suivra dès lundi, uis, comme il importe de donner à ce texte la plus large diffusion possible, de le publier sous une forme qui permettrs de le conserver facilement, nous l’éditerons dans la collection du Document, où tant de pièces fameuses ont déjà paru La grève des textiles est réglée Nous prions tous ceux qui veulent contribuer à la diffusion de ce numéro du Document de vouloir bien !e plus tôt possible nous adresser leurs commandes.La nouvelle brochure, sous couverture en papier fort, se vendra 10 sous l’exemplaire, 81-00 la douzaine franco.Au cent, 87.50: au mille $50, port en plus.Toutes les commandes à i’uniié et à la douzaine sont rigoureusement payables d’avance.Adresser toutes les commandes, au Service de librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame est, à Montréal.Elles seront exécutées dans Tordre de leur réception.Les plus éloquentes! Nous avons raconté l’autre jour, d’après le Progress, le journal loui-sianais auquel collabore M.le gouverneur Lèche, l’installation au coin de certaines rues de la Nouvelle-Orléans des premières affiches bilingues.Nous avons donné jeudi la photographie de Tune de ces plaques indicatrices.Il est peut-être à propos de souligner d’un nouveau trait la façon dont cette innovation a été présentée au peuple de la Louisiane.Orleans’ Street Signs Most Articulate in U.S., Speak Two Languages, disait sur deux colonnes le titré du Progress.En d’autres termes, les affiches des rues de la Nouvelle-Orléans sont les plus éloquentes des Etats-Unis, elles parlent deux langues.On volt qu’il n'a pas fallu grand temps pour que passe dans le domaine des réalités Tintention qu’avait privément exprimée à Québec, puis reprise sous sa signature dans le Progress, M.le gouverneur Lèche.Il est à présumer que.nous ne tarderons pas à apprendre qu’une autre ville ou un autre village de la Louisiane a suivi l'exemple de la Nouvelle-Orléans.Nous avons Heu de prévoir aussi (^’autres initiatives intéressantes.Nous prions nos amis de là-bas de nous tenir eu courant de ce qu’ils font et de ce qu’ils se proposent.C’est grâce à l’initiative de Tune des Jeunes Evangélines que nous avons pu si tôt annoncer l’installation des plaques bilingues de la Nouvelle-Orléans.Piété filiale, instinct commercial Dans cette remise en honneur du français, la piété filiale et Tinstinct commercial peuvent parfaitement s’accorder.La Louisiane, comme la province de Québec, possède un passé et un caractère à part.Le temps ne tardera peut-être pas beaucoup où, selon la prédiction de l’un de nos amis, on criera: Visitez la Louisiane, le seul Etat français, ou Pourquoi passer l’Atlantique pour visiter la France quand vous l'avez à deux pas de chez vous?Bienvenue! A tous les scouts qui camperont ces jours-cl à Tlle Sainte-Hélène nous souhaitons la plus cordiale bienvenue.Le mouvement scoutlste, que nos lecteurs connaissent bien, est Tun des plus intéressants, des plus prometteurs qui soient.O.H.Le carnet du grincheux On a rarament vu nomînatien plus •Isonnable que celle du président de la Commission des salaires raisonnables de iuébec.# ¥ ¥ On e tort de s’étonner que les Israé-tes changent si facilement de nom.l’y a-t-il pas des précédents?L’inven-on de Telles par les bandits se perd ans la nuit des temps.¥ ¥ ¥ Le japon n’a pas encore déclaré la uerre à la Chine.Il parait déterminé ne pas le faire tant qu’il y aura encora es Chinois.¥ ¥ ¥ Comme disait l’autre, s’il y e un pays j les chinoiseries les plus chinoises sont > mise, c’est bien l’Empire du milieu.* ?Mme Sun prédit le victoire pour son ays.En temps de guerre, quand quel-j’un prédit publiquement le contraire, n’a pas l’occasion de répéter ses pré-ictlons.¥ ¥ ¥ MM.lean Penvema at Honoré Parent imitent ni la Chine ni le japon; il se Iclarent franchement la guerre.* ?Un eeerlmeur français vient d’être tué ms un assaut.Il s’appelait Monel, vec un nom aussi métallique il était dl-ie d’un meilleur sort.Son adversaire été exonéré de tout blâme.Il s’ep-ileit Haro Olive.Personne n'a donc ¦ié: haro sur Olive I * ?La vague de chaleur n'eat pas encore irmlnée, mais 11 y a longtampi qua l’ast vogue de la chaleur.AA* Dan» la succession Mellon le fisc smé-rlesin s de quoi trencher un joli.melton.U Grincheux La Fédération nationale du textile la contremande — La compagnie s'engage à reprendre les ouvriers qui étaient à son emploi le 31 juillet Un comité de huit membres déterminera les conditions de travail afin de négocier des conventions collectives L'OFFICE DES SALAIRES RAISONNABLES — TEXTE DE L'ENTENTE Québec, 28 (D.N.C.).— La grève des textiles est msintcnsnt réglée.Le premier ministre a annoncé lui-même la nouvelle aux journalistes hier soir.“Grâce à la collaboration de notre distingué cardinal et à la coopération et au bon esprit, de part et d’autre, la grève est réglée aux conditions mentionnées dans un écrit signé”, a déclaré M.Duplessis.L’entente a été signée à 7 heures et vingt minutes, hier soir, au bureau du premier ministre.Les pourparlers duraient depui# onze heures moins vingt-cinq du matin.Les représentants des deux parties intéressées se sont déclarés heureux de l’entente qu’ils venaient de signet.TEXTE DE L’ENTENTE Québec, Z8 (D.N.C.).— Le premier ministre a remis hier soir aux journalistes le texte de l’entente conclue entre la Dominion Textile et les Syndicats catholiques.Voici le texte de cette entente: “La Dominion Textile Company, Limited, corps politique et représenté aux fins des présentes par son directeur-gérant, M.G.Blair Gordon, ci-après appelé la Compagnie, “Et la Fédératon nationale catholique do textile, Fédération de syndicats constitués en corporation en vertu de la Loi des syndicats professionnels, représentée par son président, M.Albert Côté, se déclare dûment autorisée aux fins des présentes, ci-après appelée la Fédération.“Les parties, roulant régler immédiatement les difficultés qui se sont élevées entre elles, mettre fin à la grève et en venir à un accord raisonnable dont les termea ont été suggérés par Thon, premier ministre, ont convenu comme suit: GREVE CONTREMANDEE “1—La Fédération donnera immédiatement ordre à tous les syndicats qui lui sont affiliés de contremander la grève actuelle et fera en sorte qu’instruction soit donnée à tous Us membres de reprendre le travail sans delai: “2—La Compagnie reprendra le plus tôt possible tons les ouvriers qui étaient à son emploi U 31 juillet dernier aussitôt qne la mise en marche des usines le permettra et ces ouvriers exerceront les mêmes fonctions que celles antérieurement remplies; CONVENTIONS COLLECTIVES "3—Un comité composé de huit membres, dont qua- tre à être désignés par la Compagnie, deux par la Fédération et deux à être eboisis pour représenter Us ouvrier* ne faisant pas partie de la Fédération ou de syndicats membres de la Fédération, sera constitué sans délai pour étudier et déterminer les conditions de travail particulières à chaque établissement industriel de la Compagnie dans U but de négocier des conventions collectives de travail: “4—Ces conventions devront être signées avant le les mars 1938 entre la Compagnie, la Fédération et les syndicats locaux: les groupemenu ouvriers non constitués en corporation et les syndicats nOn affiliés à la Fédération seront libres de se joindre à ces conventions.“5—Ces conventions ne comporteront, en faveur des membres de la Fédération ou des syndicats affiliés à la Fédération aucune clause d’ateliers fermés ou clauses de préférence."6—Ces conventions s'appliqueront à un ou plusieurs des établissements industriels de la Compagnie suivant entente des parties à ces conventions.L’OFFICE DES SALAIRES RAISONNABLES "7—En attendant la signature de ces conventions, les conditions de travail seront déterminées aussitôt que possible par l’Office des salaires raisonnables; la Compagnie consent à ce que la différence entre le salaire qui sera établi par ledit office et celui actuellement payé soit veriée aux employés à compter de la reprise du travail.“8—-Si, dans le délai ci-haut, c'est-à-dire, avant le 1er mars, 1938, les parties ne peuvent s’entendre sur les conditions de travail à être consignées dans ces conventions, les parties conviennent d'accepter celles alors établies et mises en vigueur par l’Office des salaires raisonnables, de les incorporer dan» une convention collective qui devra être stipulée pour une période de six mois.Québec, ce 27 août, 1937.The Dominion Textile Company, Limited, par G.B.GORDON (aigné).La Fédération Nationale Catholique du Textile.par Albert COTE, président.Alfred CHARPENTIER Fully accepted also by and in connection with the “Montreal Cottons, Limited"^ par W.G.E.AIRD (signed).La Fédération Nationale Catholique du T extile, Albert COTE, président, Alfred CHARPENTIER, trésorier.Les retraitants du Rhode Island Une réunion enthousiaste — Les retraites fermées au Mont-Saint-Charles — Beaux fruits d'apostolat — Oeuvre solide et permanente J’eus la grande joie d’assister dimanche dernier, à Woonsocket, à la fondation de la ligue des Retraitants du Rhode Island.Habitué à des auditoires de laïcs apôtres, j’en ai cependant peu rencontré d’aussi sympathiques, d’aussi enthousiastes que celui qui se pressait ce iour-lâ dans le vaste gymnase du Mont Saint-Charles, Us étaient lià environ quatre cents, hommes et jeunes gens, des diverses classes de la société ; plusieurs professionnels, — Juges, avocats, médecins, — des industriels, des hommes d’affaires, des marchands, des ouvriers, venus la plupart de Woonsocket, mais un bon nombre aussi des villes environnantes : Providence, Manville, Artie, Pawtucket, Central Falls, Warren, voire du Massachusetts.Tous, et c’est là le lien qui les groupait, avalent fait durant trois tours les exercices spirituels dans le grand collège des Frères du Sacré-Cœur et ils se réunissaient pour aviser aux moyens d’affermir et d’étendre cette pratique bienfaisante.* ¥ * C’est Tan dernier, en juillet, que se réalisa enfin le protêt caressé depuis longtemps par quelques prêtres et laïcs du Rhode Island.Pourquoi, se demandaient-Us, ne bénéficierions-nous pas.nous aussi, de l’oeuvre des retraites fermées ?Si elle a du s’implanter en plusieurs pays d’Europe et au Canada, qu’est-oe qui s’opposerait à son établissement ici ?Elle existe d’ailleurs déjà aux Etats-Unis dans d’autres régions.Et combien elle nous aiderait dans notre situation difficile, dans les luttes qu’il nous faut soutenir pour garder notre foi et notre langue.pour résister au matérialisme ambiant de plus en plus puissant, pour unir nos forces que divisent trop souvent, hélas, des questions secondaires, pour nous donner enfin de vrais chefs, défenseurs irréductibles de nos droits religieux et nationaux.A un jésuite canadien français, prédicateur de nombreuses missions dans les paroisses franco-américainm.le R.P.Laurendeau, revient le mérite d’avoir su coordonner et faire aboutir ces désirs.Il réunit plusieurs curés, en mars 1938, au presbytère hospitalier de Notre-Dame des Victoires, à Woonsocket, et Toeuvre, chaleureusement approuvée par Tévéque.S.Exc.Mgr Keough, frit fondée.Dès le 2 juillet une première re- traite avait lieu au Mont Saint-Charles, gracieusement prêté par la communauté des Frères du Sacré-Cœur.Quatre autres suivirent.Le nombre des retraitants s’éleva à cent quarante-neuf.La plupart, on le comprend, ne vinrent pas d’eux-mêmes, au simple reçu d’une invitation ou à la lecture d’un appel dans les journaux.L’oeuvre était nouvelle, peu connue du grand public.U fallut, là comme ailleurs, une propagande intense conduite par quelques apôtres laïcs sous la direction d’un Père accouru de Montréal.Le Ciel bénit leurs efforts.Il leur accorda non seulement de bons groupes, non seulement des hommes de choix, mais encore il fit produire à Ja retraite les plus beaux fruits d’apostolat.Chaque retraitant s’en retourna chez lui décidé à être un apôtre dans son milieu, à se faire tout particulièrement le propagandiste | du Rhole Islan des retraites, à leur gagner de nou- dernier: parlé à des auditeurs aussi attentifs, aussi vibrants.Et que de confidences émouvantes recueillies au départ, en échangeant une poignée de main : “Quel bonheur i’ai goûté ici 1 — Comme on se sent fort maintenant ! — Toute la famille y passera ! — C’est vraiment Toeuvre qui nous sauvera, il faut lui donner un caractère solide et permanent !” Assurer Toeuvre.“lui donner un caractère solide et permanent” : c’est bien le désir qui montait de tous les coeurs, ce sont les mots qui résument le mieux cette belle Journée.Nous en causâmes longuement dans la voiture qui me ramenait rapidement, avec l’excellent P.Giroux et ses aimables compagnons, vers Boston pour le train du soir.Et nous nous quittâmes pleins d’espoir.La Providence, j’en suis convaincu, ne peut rejeter ce désir si légitime.Elle a l’habitude d’aider ceux qui savent s’aider eux-mêmes.Et les retraitants du Rhode Island — je Tai appris dimanche après-midi sont de ces hommes-là.lossph-R.pl* ARCHAMBAULT, s.|.P.S.Voici les membres du comité de la Ligue des Retraitants fondée dimanche velles recrues.Aussi le nombre, cette année, doubla presque celui de Tannée précédente.Et ce fut la même ferveur.la même ioie spirituelle, et un enthousiasme accru, vraiment débordant.U faut avoir vu, dimanche dernier.cette assemblée composée d’hommes de tempérament plutôt calme, habitués à discuter froidement d’affaires matérielles, manifester leur attachement pour Toeuvre nouvelle qui les élevait au-dessus des choses de la terre.Les orateurs laïcs — qui n’étaient pas les premiers venus — dirent hautement les bienfaits que la retraite fermée leur avait appor tés.quelle pour eux.quelle source incomparable de grâce* elle serait pour tout le groupe s’ils savaient en faire une oeuvre permanente.Et aussitôt un comité fut formé pour réaliser ce projet.J’exposai pour ma part aussi simplement que possible, mais avec une conviction qui mûrit d’année en année — elle commence à avoir de Tâge ! — et à laquelle Tat-mosphère ajouta peut-être quelque peu de sa chaleur, la nécessité d'appuyer la vi« chrétienne et surtout Tapostolat laïque sur les exercices spirituel*.Rarement al^je Aumônier, M, le curé J.M.L.Giroux, de Notre-Dame des Victoires; directeur, le Père Jésuite qui sera charge des retraites fermées dans le Rhode Island; président, M, Antonio Prince, maître des postes de Woonsocket; vice-présidents, pour la classe des industriels, M, Eugène Dursin; pour la région de Pawtucket-Central Falls, le juge Guillaume Myette; pour la région de la Pawtucket M.Albert Goutu; pour la classe des rofessionnels, Me Eugène L.Jal-ert; pour la classe ouvrière, M.Wilfrid Laferrière; secrétaire, M.Elle Boucher; assistant-secrétaire, M.Rodrigue Hémond; trésorier, M.Mathias Thibault; organisateurs fiaroissiaux, Préeieux-Sang, M.Al-re-d Cayer; Salnte-Anne, Dr Armand Picard; Sainte-Famille, M.Wilfrid J.Mathieu; Notre-Dame des Victoires, M.Charles Dauray; Saint-Louis, M.Télesphore Bouvier: Saint-Joseph, M.Adélard Durand; Sainte-Thérèse, M.Moïse Gadoury; Manville, M.Lauré R.Lussier et M- (Philippe Si cotte; Centra] Fails.Dr Arthur J.-B.Falcon et M.Elzôar Poulin; Wood-lawn, M.Joseph Dumont; Pleasant View et Sainte-Cécile, M.A'délard Gouzy; ]a vallée de la Pawtucket M.Albert Coutu et un assistant d< son choix; Warren, M.William Côté; Providence, MM.Arpin et Léon Morissette.En page 7 : La lettre des évêaues espagnols aux évêques de l'univers.1 r 1 LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 28 AOUT 1937 VOLUME XXVIII — No 199 La vie française en Amérique Après le Congrès de Québec Qu'en restera-t-il pour les postiers français de Montréal?De la Trtbnne postale, de Montréal, numéro d’aoûtû (sous la si-(nature de M.René Caillaud: On sait quel magnifique succès a remporté le deuxieme Congrès de la Langue française, tenu à Québec du 29 juin au 1er juillet.Op sait dans quelle atmosphère enthousiaste et hautement patriotique il s’est déroulé.On sait quel extraordinaire intérêt il a suscite partout et dans tous les milieux d’expression française, non seulement de la province de Québec mais de toutes les provinces du Canada et même aux Etats-Unis.On a lu dans les journaux, avec émotion, émotion parfois intense, les comptes rendus des discours prononcés et des discours présentés.Au cours de ces solennelles et impressionnantes assises, des voix autorisées ont eu le courage de crier de dures vérités et de reconnaître publiquement des fautes, des erreurs, des manquements, des lâchetés, ne cherchant pas à cacher, bien au contraire, que, dans l’ensemble, on avait beaucoup trop aveuglément péché, depuis le premier Congrès d’il y a vingt-cinq ans, contre la langue française et contre l’esprit français.Bref! au lieu de se borner à des feongratula-tions mutuelles et à des éloges dithyrambiques pour certains résultats obtenus par ceux qui sont morts, il a été exposé, avec une franchise non toujours exempte de rudesse, mais bien française, quelle tâche formidable était à accomplir pour regagner le terrain perdu et pour gagner du terrain nouveau.C’est de bon augure, selon nous, pour l’avenir des résolutions votées à la fin du Congrès, car nous sommes de ceux qui pensent que les coups de fouet qui tiennent éveillées les énergies sont plus salutaires aux races et aux peuples vraiment virils que les coups d’encensoir qui les grisent et les endorment.Ce deuxième Congrès de la Langue française est une occasion unique, pour nous postiers de Montréal d’expression française, de faire un examen de conscience sévère et approfondi et de nous demander si nous n’avons pas à nous frapper la poitrine et si nous ne sommes pas coupables, comme postiers, de péchés trop fréquents contre la langue française et con-!re l’esprit français.Contre la langue française d’abord.Dans nos rapports entre nous st avec le public, surveillons-nous notre langue comme nous le devrions et donnons-nous au français la place qui lui revient de droit dans la province française de Québec?Sans doute ne sommes-nous pas sans excuses ou sans circonstances atténuantes lorsque, en nous acquittant de nos tâches quotidiennes, nous employons verbalement ou par écrit, des appellations anglaises pour désigner des objets dont nous nous servons.Il est des termes de métier qu’on ne trouve Service anniversaire • I THERIEN — Lundi à 9 heures à ! Lachine, sera chanté un service an- ! niversaire pour le repos de l’âme | du chanoine J.-V.Thérien.Parents et amis sont priés d’y assister.NECROLOGIE ARNOLD — A Montréal, le 35, A 78 ans Mary McKinnon, épouse de WaJter-Samuel Arnold.BEAUCHEMTN — A Montréal, le 26, à 84 ans.Mme veuve Joseph-Octave Beauche-mtn.née Elodle Bertrand BEAUDOIN — A Montréal, le 25, h 82 ans.Taschereau Beaudoin, époux de feu Elizabeth Blackstone.BISSONNETTE - Aux Cèdres, le 26, a 38 ans.Charles-Henri Blssonnette BROSSARD — A Ottawa.le 25, A 40 ans, Antonin Brossard.époux d’Anita Roche-leau.BRUNET — A Montréal, le 26.A 47 ans.Alice Meunier, épouse de Maximilien Brunet.CATAEARD — A Montréal, le 26, a 49 ans.Mme Oeorges Catafard.née Corinne Deschamps DAOUST — A Montréal, le 26.A 75 ans.Onéslme Daoust.DRAPEAU — A Montréal, le 27, A 80 ans Mme veuve Adolphe Drapeau, née Alphon-aine Pesant FORTIER — A Outremont, le 26, A 76 ans.Mme Joaéphlne Fortier, veuve d’Alfred Fortier.LEMIEUX — A Curran.Ont.le 25, A 82 ans.Théodore Lemieux, époux d’Exérlne Richard.OUI 1,1 .ERY — A Montréal, le 26.A 83 ans Mme veuve Charles Oulllery LABEROE — A Montréal, le 26.A 59 ans.Mme Orner Laberge.née Blanche Thibault.LALANDE — A Montréal, le 26.A 23 ans.Jacques, fils d’Albert Lalande et de Méla-nle Duquette LAPIERRE — A Cartlervllle.le 25.A 95 ans.Stanislas Lapterre.époux de feu Mélina Jasmin LA PLANTE — A Lachine, le 25, A 53 ans Arthur Laplante.époux d’Alma Boulay LEDUC — A St-Clet.le 26.A 82 ans Mme Ferdinand Leduc, née Caroline Schmidt, mère du député de Boulanges LEVESQUE — A Montréal, le 26.à 62 ans.Marie-Céline Pépin, épouse de J.-N Lévesque LORD — A Verdun, le 26, A 86 ans, Auguste Lord, époux de feu Virginie Robert MALRIC — A Montréal, le 26.à 39 ans.Noél Mairie, époux d’Henriette Bourassa PARE — A Montréal, le 26, A 57 ans.Mme Jos -Avila Paré, née Eugénie Orat-ion.RACICOT — A Montréal, le 25.A 64 ans, Léopold Raclcot SAINT-JEAN — A l’Assomption, le 26 A 79 ans, Bélonle Saint-Jean, époux de Lezlnka-Catherlne Desmarals pas dans les dictionnaires et que notre éloignement de la France et notre proximité des Etats-Unis, de même que nos liens nombreux avec la Grande-Bretagne, nous contraignent presque malgré nous à ignorer en français et à n’employer qu’en anglais.Mais nombreux sont les cas où nous manquons à notre devoir en nous obstinant à employer des appellations anglaises alors que nous connaissons parfaitement les mots français correspondants.En veut-on des exemples?Combien disent constamment staff, au lieu d’équipet slip, au lieu de fiche ou étiquette^ bobber, au lieu d'oblitérateur! C’est très joli d’affirmer qu’on aime la langue français, mais la meilleure preuve d’amour qu’on en | puisse donner, n’est-ce pas de s’appliquer à la bien parler et n’est-ce pas aussi de l’employer, soit ora-! lement soit par écrit, de préférence à toute autre, chaque fois que les circonstances le permettent?Il n’est pas question ici de doctrine politique ni de considération raciale.Il ne s’agit pas d’ostraciser l’anglais, il s’agit de parler le français correctement et de ne pas l’an-glifier au point qu’il soit méconnaissable et qu’il devienne un parler innommable, un charabia affreux et ridicule.Quand nous parlons le français, parlons-le le mieux possible; et, pareillement, quand nous J arlons l’anglais, parlons-le le mieux possible.Chacune de ces deux langue est belle et possède son génie propre, mais, de grâce! n’en faisons pas un détestable mélange.Nos concitoyens anglo-saxons savent quels sont les droits imprescriptibles du français au Canada, plus spécialement dans la province de Québec; ils n’ont donc pas, d’une part, à s’offusquer de notre obstination â le vouloir maintenir et faire respecter davantage par tous.D’autre part, ils doivent considérer avec d’autant plus de sympathie nos efforts pour le maintenir pur de toute souillure qu’ils ont eux-mêmes à défendre leur langue maternelle.A plusieurs reprises, ces dernières années, des cris d’alarme ne se sont-ils pas fait entendre dans l’Ontario contre le laisser-aller de la population dans son parler et contre l’abâtardissement de l’anglais en usage dans cette province.Et même en Grande-Bretagne, ne se plaint-on pas que la connaissance et la pratique de la langue nationale laissent trop souvent à désirer?Le hsard a mis récemment entre nos mains un prospectus inséré dans un magazine de Londres.On y voit, en tête d’un article, le titre suivant : “Votre anglais vous embarrasse-t-il?’’, puis ce sous-titre: “On vous juge d’après votre manière de parler et d’écrire”.Parce que cela est susceptible de provoquer chez certains des réflexions et des rapprochements salutaires, nous donnoni ci-après la traduction de plusieurs passages de ce prospectus."Ettes-vous sûr de ne pas commettre des erreurs qui vous fassent estimer par les autres au-dessous de votre valeur?Si vous êtes sujet à faire des fautes de grammaire ou à prononcer mal les mots, et si votre orthographe est défectueuse., vous êtes grandement désavantagé.Les insuffisances en anglais ne sont plus prises à la légère de nos jours.Votre réussite dans les affaires et dans la vie sociale dépend de la manière dont vous vous exprimez”.— “La confiance en soi aide, dans une large mesure, à atteindre le succès, et bien posséder son anglais, c’est comme ctre bien habillé.Celà donne une autre apparence dans la vie.Si vos habits ont l’air misérables, vous ne vous sentez pas armés de tous vos moyens, parce que vous vous inquiétez de la sorte d’impression que vous produisez”.Le français est une langue admirablement belle.Bien parlé, il est doux à l’oreille, harmonieux, musical, et cependant viril.On peut lui faire, avec aisance, exprimer les moindres nuances de la pensée humaine.C’est la langue de la mesure, de la netteté, de la précision, de la droiture, de la franchise san.s équivoque.Sa souplesse et sa merveilleuse clarté lui ont assure une préséance indiscutée dans la diplomatie universelle.Et à cause de l’ensemble de ses qualités incomparables et des avantages variés que procure sa connaissance, la langue française est, plus que toute autre, apprise et parlée par les élites de tous les pays du monde.Quand donc on a l’honneur et le bonheur d’avoir le français comme langue maternelle, on doit l’aimer et en être fier, on doit s’appliquer à le bien connaître et à le bien parler.Nous autres postiers, pour qui, au surplus, le français est langue officielle, nous* n’avons pas à hésiter à l’employer, toutes les fois que les circonstances le permettent, dans les rapports auxquels nos fonctions nous obligent avec le public et avec l’Administration des Postes du Canada.Trop souvent nous péchons contre la langue française.Ayons-en la contrition sincère et profonde et prenons le ferme propos de pécher moins dans l’avenir.Mais la langue, n’oublions pas que c’est le véhicule de la pensée et que, par conséquent, on ne saurait réellement posséder bien le français que si l’on est capable de penser en français.On a, avec juste raison, insisté sur ce point au Congrès de Suébec.On y a affirmé la nécessi-primordiale d’être imprégné de l’esprit français, de cet esprit français qu’ont implanté sur ce continent d’Amérique les ancêtres venus de France et qu’ils ont transmis, comme un heritage sacré, à leurs descendants.Or nous, postiers de Montréal et du Québec, n’a-vons-nous pas également trop souvent pèche, comme postiers, contre l’esprit français?Par, exemple, n’est-ce pas pécher contre l’esprit français, n’est-ce pas s’écarter des traditions qui ont permis l’épanouissement sur le sol canadien d’un groupement compact d’expression française et de civilisation française que de faire passer le matériel avant le spirituel?que de se désintéresser et que de ne faire aucun cas de ce qui ne rap- it?“ porte pas de l’argent « les Français — et c’est ce qui De tout temps les Français a fait la grandeur et le rayonnement de la France dans le monde, au cours de l’histoire et lui a assuré une puissance d’un ordre par-ticulierj — ont lutté, se sont dévoués, se sont donnés corps et âme, çont morts pour une idée, sans se soucier du gain en monnaie son-nante._ En Acodie La Caisse écolière: oeuvre unique et magnifique De la Voix d’Evangéline, de Moncton, N.B., numéro du 19 août; Quelques chiffres que vient de nous communiquer la Société l’Assomption : protégés de la Caisse écolière pendant l’année 1936-1937: soixante et un; nouveaux protégés choisis à la dernière réunion annuelle du conseil général tenue la semaine dernière: vingt-trois; protégés pour l’année scolaire qui va débuter en septembre prochain; quatre-vingt-quatre; protégés de la Caisse écolière depuis le début de la Société; plus de trois cents dont trente et un prêtres; total payé par la Société pour l'éducation de petits Acadiens et de petites Acadiennes: 8170.000! Cent soixante-dix mille dollars! Cest un chiffre imposant et il suffit, pour mesurer 1 effort formidable que cela représente de la part des organisateurs et des dirigeants dt l’oeuvre, de se rappeler que la Caisse écolière est alimentée par des contributions de dix cents que chacun des membres, sociétaires ou assurés, verse mensuellement.La Caisse écolière de la Société l'Assomption est une entreprise coopérative merveilleuse et les Acadiens ont justement droit d’en être fiers.C’est ce qu’ils ont réussi de mieux, de plus solide, de plus durable et de pliïs pratique.Grâce à cette trouvaille jaillie du coeur d'un vieux patriote de la Nouvelle-Angleterre, le peuple de moyens très modestes que nous sommes a réussi à donner une instruction soignée à plusjf urs centaines de ses fils et de ses filles qui autre ment auraient à peine dépassé le quatrième ou le cinquième grade de l’école primaire.Tout pauvres que nous sommes nous avons réussi à trouver près de deux cent mille dollars pour faire instruire nos enfants les moins fortunés.Et 1 effort se continue.Dans quelques années, cspérons-le, le total d aujourd’hui, déjà fort respectable pourtant, aura fait boule de neige On ne parlera plus de SI >0,000, mais d’un quart de million et, bientôt, d’un demi-million, Et chacun des membres de la Société peut se dire avec fierté qu’il participe à cette oeuvre magnifique.Un Fronco-Américain Arthur-E.Moreau souligné au passage; c’est véritablement toute une étape dans l’histoire des Franco-Américains en Amérique.C’est la reconnaissance par un collège américain de renom •que les Franco-Américains, aux Etats-Unis, non seulement s’adaptent à .leur milieu avec facilité et bonheur, sans perdre, toutefois, la richesse du capital moral intellectuel, religieux qu’en mille ans a accumulé la France, mais, de plus, contribuent un apport de services utiles au paya.C’est aussi la confirmation du jugement porté par le président Coolidge.un peu avant sa mort; qu’il n’y avait pas aux Etats-Unis de citoyens plus loyaux, aux qualités plus utiles que les citoyens de descendance française.M.Arthur-E.Moreau est de la première génération née aux Etats-Unis.Que prévoir pour la seconde, si ce n’est une place de plus en plus utile dans cette fédération de racés que l’on nomme les Etats-Unis?Nos pères n’avaient ni le temps, ni les moyens de s’instruire: il leur fallait travailler pour rester en vie.Ils sont arrivés ici durant la grande période de construction dans l’histoire du pays.Ils ont donné tout ce qu’ils avaient : énergie, naissances, épargnes, et leur vie par-dessus le marché, quand le pays l’a demandée.Leurs enfants peuvent donner davantage et, comme l’atteste l’apport de M.Arthur-E.Moreau, ils le font.E.-R.D.(Manchester, N.H.) Mlle A.Renaud gagne la bourse d'étude Prix du Club La Salle — Au Pensionnat N.-D.de Lourdes roissiaux ont été formés dans différentes régions du Manitoba et le travail se continue sans relâche.A l’occasion du 131e anniversaire de l’arrivée de Lagimodière et de Marie-Anne Gaboury au Manitoba, le comité a décide de tenir un grand pique-nique à Saint-Vital, le 29 août 1937.Ceci donnera l’occasion au grand nombre d’intéressés de se rencontrer et terminera dignement la première année d’activité» de la Lignée Lagimodière-Gaboury.David JOYAL, Conseiller de la Lignée Lagimodière-Gaboury.catholique et de fierté de race, déposée dans ces foyers et entretenue dans l’âme de nos gens, par les artisans religieux et laïques de notre survie.Ph.-A.LAJOIE La gratuité des livres français dans les collèges et école secondaires du Texas Le bonheur est simple Notre certificat de longévité De T'Indépendant", de Fall-River, Massachusetts Tél WElLLufton 1145 Le Compagnie d'Assurance Funéraire Siège Social: 2630 NOTRE-DAMS OUEST DEGEL CCDPGIE, LlHITEE Incorporée par Lettrea Patentes de la Province de Québec au capital de S150.000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi dea aaeurancea.aancUonnéa par le Parlement de Québee le 32 décembre 1916.Dépôt de 125.000 00 au Gouvernement — Salons mortuaires à la dispoaltlon du publia SERVICE JOUR ET NUIT.EOi VANDELAG* Fondée en 1890 Dirsctsurs de funérailles Limité* SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE 120 ms Radial Cal.Montréal Tél.Illair 1717 Du Travailleur, de Worcester, Massachusetts, numéro du 12 août: Il y a quelques semaines à peine, un Franco-Américain distingué de Manchester.N.-H., M.Arthur-E.Moreau, recevait d’un des collègues les plus en vue aux Etats-Unis, “Dartmouth College”, l’honneur insigne d’être fait maître ès arts, honoris causa.Il mérite les félicitations les plus cordiales et les éloges les plus sincères de tous les Franco-Américains aux Etats-Unis.Certes, il avait plusieurs titres à l’honneur que lui fit “Dartmouth”.Homme d’affaires entendu dont le commerce a marché du détail au gros et du gros au plus gros, maire de la ville de Manchester pour trois termes consécutifs couronnés de succès, directeur chez nos plus grandes banques, il n'est pas étonnant qu’il fût choisi à l’unanimité par les I chefs de la Cité pour diriger, comme président, les activités de la j compagnie Amoskeag Industries, j qui s'est chargée de “sauver la situation” occasionnée par la ferme-i ture des usines Amoskeag.Le mo-; ment était grave.11 fallait du cou-| rage pour accepter la responsabi-! lite de sa solution.La réhabilitation I n'était pas assurée, loin de là.Tout semblait faire prévoir le eontrai-| re.M.Arthur-E.Moreau a accepté ; cette tâche avec foi dans l'avenir.I Ce doit être une grande joie pour lui que de constater que sa foi est confirmée par les événements.Honneur à lui! C’est tout cela sans doute, que le collège “Dartmouth” avait en vue en lui offrant le grade de maître ês arts, honoris causa.Honneur, mais honneur bien mérité, n’est-ce pas?On dit que c'est la première fois qu’un citoyen américain de descendance française ait obtenu ce grade honorifique d'un grand collège américain.C’est donc un événement qui mérite plus què d’être De la Feuille d'Erable, de Te-cumseh, Ontario, numéro du 29 juillet: Le résultat du concours bilingue du club La Salle a été annoncé ce matin par M.Robert Gauthier, directeur de l’enseignement du français en Ontario et président du club.Mlle Alphonsine Renaud, 13 ans, est l’heureuse gagnante de la bourse d’études de quatre ans, offerte par l’entremise du Club La Salle par les RR.SS.de la Sagesse du Pensionnat Notre-Dame de Lourdes, Eastview, Ontario.Alphonsine est la fille de M.et de Mme Achille Renaud, domicilies à 1524, rue François jusqu’en juin dernier et demeurant actuellement au no 5, rue Saint-Paul, Ri-yerside.La deuxième de la famille, Alphonsine a deux frères, Eugène et Victor, et deux soeurs, Laurette et Claire.Elle était élève de la Rvde Soeur M.-François-Xavier à 1 ecole Saint-Jules de Windsor et est arrivée la première de 82 concurrents des comtés d’Essex et de Kent.On se rappelle qu’une autre élève de la même institutrice remportait, en 1936, le trophée d’orthographe française.La Rvde Sr M.-François-Xavier est la soeur de MM.les frères Séguin, imprimeurs à Windsor.Cette bourse d’études, offerte à D jeune fille la plus méritante d’Essex et de Kent à l’examen bilingue de fin de cours primaire, donnera droit à Mlle Renaud à quatre ans oe pension, d’entretien et d’enseignement au Pensionnat N.-D.de Lourdes d’Eastview, l’une de nos meilleures institutions catholiques et bilingues de l’Ontario, sous la direction des RR.SS.de la Sagesse.La Feuille d’Erable offre ses félicitations à Mlle Renaud, à ses parents et à son institutrice.L'esprit de famille Du Travailleur, de Worcester, Massachusetts, numéro du 12 août: Sans avoir des liens aussi resserrés que les “clans” des Ecossais et d autres, nos grandes familles fran-co:américaines et canadiennes-françaises ont aussi une certaine importance, et à plusieurs points de vue.D abord, il y a le nombre.Et aussi, la bonne tradition de se tenir bien en rapport, de ne pas s’isoler, de rester en quelque sorte solidaires les uns des autres.Partage et des joies et des peines, des fêtes et des deuils.Après la grande réunion de la famille Tougas, on aura prochainement les réunions de la famille Richer, à Worcester, celle de la famille Cormier.à Linwood.et celle des Granger, aussi à Worcester.C’est un peau spectacle que de voir ces réunions de centaines de gens, qui sont unis par le sang, le mariage.et surtout par le coeur, de les voir ensemble, se rapprocher, s’aidant mutuellement à conserver le plus bel esprit qui honore l’humanité: l’esprit de famille.* Ÿ Ÿ De la Liberté, de Winnipeg, Manitoba.numéro du 18 août, sous le titre La lignée Lagimodière-Gaboury.Il v a déjà un an, un groupe d’intéressés dans l’histoire manitobaine se réunissaient pour essayer de retracer l’arbre généalogique de la famille Lagiinodière-Gaboury.Un plan d’abord ayant été décidé, un comité provisoire se charge de commencer un registre des différentes familles Plusieurs réunions ont eu lieu à Saint-Roniface.Lorette, Saint-Vital.Saint-Pierre et Saint-Malo.Déjà au delà de 1,500 noms ont été enregistrés.Des communications ont été envoyées à travers le Canada et les Etats-Unis, des comités pa- A raison de ses cinquante années de publication ininterrompue, l'indépendant vient d’être admis à faire partie du Half-Century Club de la presse américaine.Le diplôme que vient de recevoir à cet effet notre journal est libellé de New-York, en date du 1er juillet 1937.Le document spécifie que “nous pouvons faire mention de notre affiliation (au club des journaux vénérables par l’âge) en toute occasion jugée opportune1.Certes, l’indépendant est fier d’avoir pu doubler le cap de la cinquantaine, non sans avoir eu à affronter de rudes tempêtes.Et la tendance chez les journaux, à l’inverse de celle qui prévaut largement chez les personnes du sexe aimable, étant de signaler au lieu de voiler “des ans l’irréparable outrage”, nous rappellerons encore à l’occasion le cinquantenaire de notre oeuvre de presse franco-américaine, cinquantenaire que déjà deux années ont laissé en arrière.Nous le ferons, comme bien l’on pense, non pour tirer gloire des services que ce journal a pu rendre à la cause de la survivance religieuse et ethnique au cours de sa carrière militante, mais pour réaffirmer notre attachement à toutes les bonnes causes dont le triomphe intéresse le bien-être et le prestige de notre élément.Plus il avance en âge, plus l’/n-dépendant sent grandir son désir de pénétrer dans tous nos foyers franco-américains, où il Ira porter quotidiennement la bonne parole française qui elle, saura toujours garder vivace, la semence de foi De France-Amérique dn.Nord, de Paris, numéro du 11 juillet: Le Comité France-Amérique a été particulièrement heureux d’apprendre, aussitôt après le retour en France de la Mission Nationale Française, que le gouvernement du Texas venait d’adopter un projet de loi présenté en vue de l’obtention de la gratuité des livres destinés à l’enseignement du français dans les collèges et écoles secondaires du Texas.Ce projet avait été présenté déjà il y a quelque temps; mais il avait échoué devant ia Commission du Sénat.Repris il y a quelques semaines, à la suite du passage de la Mission Nationale française, il a été l’objet d’un vote définitif; il sera mis en application dès la rentrée de septembre 1937.L’enseignement du français s’est développé de façon très encourageante au Texas | des départements de français existent maintenant dans la plupart des instituts, collèges et écoles secondaires du Texas.Le plus important de ces' départements est celui du Rice Institute d’Houston, que dirige M.Marcel Moraud.La décision qui vient d’être prise par le Parlement du He-xas contribuera au développement de l’enseignement du français au Texas.Voilà un titre :4j  la demande générale, nous avons réimprimé notre calendrier* souvenir de l'ouverture de notre succursale de Drum-mondviiie.Nous le remettrons à tous nos amis et clients qui en feront la demande à nos comptoirs.Profitex de l'occasion pour visiter nos comptoirs de nécessités pour la rentrée des classes.Prenex la bonne habitude de vous rendre à nos comptoirs, une fois la semaine.Aubaines hebdomadaires véritables et attrayantes.Un commerce national au service d'un programme pratique de renaissance économique.I.-H.MARCOTTE, C.-l.SIMARD.propriétaires.ûa^at Jlauientien Angle BELANGER et SAINT-HUBERT Inc.Montrée! Dram mondviiie Tél.DO.2154 42 VOLUME XXVHl - No W — CALENDRIKR — Demain: DIMANCHE.2» AOUT 1M7 XV* Pentecôte DECOLLATION DE 8.JEAN-BAPTISTS Lever du aolell 5 h.1T.Coucher du soleil s h.44.Lever de la lune 11 h.17, Doucher de la lune 2 h.07.Premier quart, le i3, a 9h.28m.du toll.Pleine lune, le 21, A 8h.47m.du eolr .Dernier quart.le 28, A Sh.Mm.du eolr.Nouvelle lune, le 6, A 7h.37m.du m»M« DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r'A.B.C." et de la "C.D.N.À." r WMEDI 28 ÂOUT Î93T BEAU — MOINS CHAUD La protestation de Londres à Tokio, presque un ultimatum L'ambassadeur japonais en Grande-Bretagne manifeste ses regrets au sujet de l'incident Hugessen Les opérations militaires en Chine Londres, 27.(S.P.C.) — Il parait que Londres a fait tenir une vigoureuse protestation à Tokio, au sujet des blessures infligées à l’ambassadeur de la Grande-Bretagne à Nankin, sir Hughe Knatchbull-Hu-gessen.Et on tient de source sûre qu’elle ne se bornera pas à une protestation.(L’agence d’information Havas apprend que la protestation constituera, presque un ultimatum.UAssociated Press annonce que dans les cercles financiers de Londres on est prêt à parier ’ que la Grande-Bretagne cessera, pour un certain temps, de se faire représenter à la cour du mikado).* * * Londres, 27.(S.P.C.) -— L’ambassadeur du Japon est allé au Foreign Office, il y a quelques heures, et y a manifesté des regrets au sujet de l’attaque dont sir Hughe Knatchbull-Hugessen a été victime.Le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, M.Anthony Eden, a reçu l’ambassadeur.Il paraît qqe M.Eden a refusé de souscrire à une assertion voulant que l’ambassadeur britannique ait commis une imprudence en cherqfcant à se rendre en automobile de Nankin à Changhaï.Il paraît aussi qu’il a refusé d’accepter comme explication l’assertion d’après quoi les aviateurs japonais n’auraient pas vu le drapeau britannique que portait l’automobile.On tient cela de personnes qu’il y a lieu de croire bien informées.D aucuns disent que l’ambassadeur a beaucoup tardé à formuler des regrets, puisque l’attaque a eu lieu jeudi.Avant 1 entrevue, M.Eden a communiqué par téléphone avec le premier ministre, qui est en Ecosse, chez le Roi.# Ÿ * Peiping, 28 (S.P.A.).— On annonce officiellement que des trou-pes japonaises ont franchi ta Grande Muraille et prennent à revers les fortes positions chinoises du défilé de Nankeou, lequel met en ‘communication le Hope et la Mongolie.Incapables d’effectuer une attaque frontale decisive, les Japonais ont envoyé une partie de leurs troupes se poster dans la vallée à l’arrière des positions chinoises.Ces troupes ont dû franchir des chaînes de rocher à faible distance des Chinois.On tient de bonnes sources que les Japonais ont perdu 1,500 hommes dans la région de Nankéou au cours de leur offensive, commencée il y a 11 jours.Des observateurs étrangers pensent que les Japonais entreprendront une offensive générale dans le nord de la Chine dès qu’ils auront forcé le défilé de Nankéou.Les fronts du nord de la Chine ont une longueur totale de 150 milles.££ Changhaï, 28 (S.P.C.-Havas).— Le docteur E.-M.Gauntlett, médecin londonien qui soigne sir Hugh Knatchbull-Hugessen, a annonce au North China Daily News aujourd’hui qu’il est fort possible que dans six ou sept semaines l’ambassadeur soit tout à fait guéri des blessures Su’un avion japonais lui a infligées.n apprend que sir Hugh a pu non ^seulement lire des messages de sympathie qu’on lui a adressés, mais même repondre à un certain nombre.Ÿ * * Nankin, 27.(S.P.A.) — Un bombardement que des aviateurs japonais ont fait subir à Nankin a causé, parait-il, plus de 150 morts dans les plus pauvres quartiers de la capitale.Le nombre des blessés serait beaucoup plus considérable que cela.Les aviateurs se sont servis de bombes incendiaires.Des représentants de puissances étrangères demandent aux autorités ja-nonaises de prendre des mesures pour épargner le plus possible les non-combattants.* Ÿ Changhaï, 28.(S.P.A.) — Des observateurs militaires étrangers pensent que le Japon aura bientôt 100,000 soldats dans la région de Changhaï.Tokyo, disent-ils, estime que la bataille de Changhaï constitue une épreuve décisive pour l’armée japonaise et qu’il faut, par conséquent, la gagner.* * Tokyo, 28.(S.P.A.) — Jamais, depuis que les hostilités sino-iapo-naises ont commencé — il v a de cela sept semaine — les mouvements de troupes au Japon n’ont été aussi intensifs que maintenant.Toutefois on n’a pas proclamé la mobilisation générale.En Espogne Les Blancs continuent leur avance dans le nord-ouest Ils sont rendus près de San-Vicente de la Barquera — Les rouges auraient "enfoncé des coins" dons les troupes blanches autour de Saragosse — Contre- attaques blanches sur le front aragonais _ Il y aurait un mouvement anticommuniste à Valence et à Barcelone Hendaye (France), 28 (SPA) — Lue avant-garde blanche était rendue, il y a quelques heures, près de ban-Vicente de la Barquera.Il s agissait de l’avant-garde d une armée qui se dirige vert la partie de la province d’Oviédo qu’il reste a arracher, aux rouges pour mettre tout e nord-ouest de l’Espagne sous 1 autorité du gouvernement Franco, San-Vicente de la Barquera est près de la limite de la province de Santander et des Asturies.Pour mettre fin à une offensive rouge sur le front d’Aragon, les blancs ont contre-attaque dans le secteur de Quinto.qui est à 25 miles au sud-est de Saragosse, et dans 'elui de Suera, qui est au nord de a grande ville en question.Des dépêches de Valence affirment que l’offensive continue.Elles annoncent qu’un avion “gouvernemental’’ i bombardé Saragosse et y a fain I mort et 6 blessés.' ^ Hendaye (France), 28 (SPA) — ., f^P18nan> des voyageurs ve-HD ni cl hspagne disent qu’un meuve-ment anticommuniste auquel pra-Udpent les anarchistes se manifes-e ,a , ^ Barcelone.Un colonel Odon, qui est au service du gouvernement’’ depuis le début do la guerre, dirigerait ce mouvement.Il y aurait eu des combats dans les rues.Il n’est pas possible en ce moment d’obtenir une confirmation directe de cette nouvelle, niais on note que la censure a taillade les journaux de Barcelone envoyés en France.* T> Ÿ Madrid, 28 (SPA) —- Le “gouvernement annonce ce matin que ses troupes du front aragonais ont enfonce des coins’’ dans les lignes blanches au nord-est et au sud-est de Saragosse.L'état du R.P.Kermel Saint-Boniface, (Manitoba), 28.(S.P.G.) On a transporté dans un hôpital de cette ville le R.P.Alain Kermel, o.m.i., directeur de la mission Ste-Thérèse-de-l’Enfant-tésus d’Eskimo-Point (vicariat a-postotique de la baie d’Hudson).En janvier dernier, le R.P.Lionel Du charme, directeur de la mission N.-Dame-de-la-Délivranee de Ches-terfieid-Inlet, constatait, au cours d’une visite, que le R.P.Kermel était malade.Il prit des mesures pour le faire soigner.I.e malade souffrait d’un empoisonnement causé par la carie dentaire.On a dû lui enlever l’appendice, toutes les dents, un orteil et un fragment d’os de l’épaule droite.Mais le missionnaire nullement découragé, iit qu’il consent à toutes les opé-“ations qu’on voudra, pourvu qu’on ni laisse la langue.^ Lo visife de Mussolini à Hifler Berlin, 28 (S.P.A.), — Il y a lieu Je penser qu’il esl décidé que la risite de M.Mussolini à M.Hitler — visité longtemps attendue —aura lieu dans la seconde partie de sep-tembre.Maintes choses indiquent que la date est exactement fixée.Mais aucun informateur autorisé ne veut la révéler.’ M.Mussolini rend k M.Hitler la visite que celui-ci lui a faite à Venise en juin 1934.Le "Cambria" sera Q Boucherville demain Le "Cambria” des Imperial Airways, est arrivé à Bofwood.Terre-Neuve, hier après-midi à 3 h.30 Il sera à Montréal dimanche.Bulletin météorologique Il fera proof Toronto, 28 (SPC)- bablement le temps que voici dans certaines régions du Québec, aujourd’hui: bassins de l’Outaouais et du haut St-I.aurent: beau, moins chaud, vent du nord-ouest et du nord; bassin du bas St-Laurent: beau, modérément chaud, vien du nord-ouent puis Variable; nord-ouest et lac St-Jean; beau, moins chaud.* ¥ ¥ Toronto, 28 (Service météorologi-que-PC) — Voici des température» minimums et des températures maximum» enregistrées au pays, hier: Dawson, 32, 58; Victoria, 50 68; Edmonton, 42, 62; Régina, 56, 92; Winnipeg, 56, 94: London, 62, 84; Ottawa, 02, 88; Montréal, 68.80: Québec, 08, 80; Toronto, 84, 88; St-Jean (N.-B.), 58, 72: Halifax.58, 68; Chariottetowne, 62, 80.Uoviotion Ce que nous dit M.Dewoitine Montréal constitue nécessairement une étape essentielle dans tout service aérien nord-américain et il est même susceptible d'en être le terminus — L'escale définitive sera celle qui offre les meilleures possibilités durant la mauvaise saison Conversation avec le grand constructeur d'pvions français M.Dewoitine, constructeur d’avions français, est convaincu que Montréal constitue nécessairement une étape essentielle dans tout service aérien nord-américain et qu’il est même susceptible d’en être le terminus, dès que les essais en cours auront choisi Tescale définitive.L’escale définitive, selon lui, Aéra celle qui offre les meilleures possibilités de sécurité pendant la mauvaise saison.Le grand fabricant d’avions de Toulouse reprend : — De ce côté-ci de l’Atlantique, le terminus doit être ou New-York ou Montréal.Or, les services aériens entre Montréal et New-York sont déjà très bien organisés.Conséquemment, Montréal pourrait fort bien être le terminus.M.Dewoitine, dont les avions sillonnent les airs en nombre de pays, qui dirige une très grande entreprise dans le Midi de la France, est l’homme le plus simple du monde.Dans la rue, rien qui fasse croire au rôle éminemment important qu’il joue en France et dans les destinées de l’aviation.De taille moyenne, on le prendrai! pour un modeste chef de bureau.Rien qui affiqhe non plus sa nationalité, comme c’est le cas de nombre de visiteurs français.De taille moyenne, il peut entrer à l’hôtel Ritz-Carlton et en sortir, confondu dans la foule, passant aussi bien pour Anglais aux yeux des uns, pour un Canadien français aux yeux des.autres.Mais quand vous lui parlez, sa personnalité se dégage et se révèle.On constate que c’est un homme d’action, les yeux fixés sur la réalité, l’esprit retenu par ses grandes affaires.Faible tonnage et vitesse II définit l'aviation : — C’est le faible tonnage et la grande vitesse.Ce qui coûte cher, ajoute-il, c’est la vitesse.Le paquebot le plus rapide exige un prix de traversée plus élevé que le paquebot d’allure moyenne.A vitesse égale, l’aviation donne le meilleur résultat.Mais soyez sans crainte, les mêmes moyens de transport durent à peu près toujours, et le grand avion ne supplantera pas le paquebot.Mais de même que “autobus longe sur terre le chemin de fer, de même Tavion sillonnera les airs au-dessus des paquebots.M.Dewoitine parle apparemment ensuite au nom de l’ensemble des constructeurs d’avions : Montréal — Nous croyons fermement à l’aviation commerciale transatlantique-nord.Et dans ce domaine le Canada aura son rôle à jouer, car Montréal constitue nécessairement une escale essentielle.Il se peut même qu’elle soit le terminus des sendees aériens entre l’Europe et TÀrnérique.L’avenir le démontrera.Cela dépendra des conditions de sécurité pendant la mauvaise saison.“Quant au Canada, envisage comme pays organisant sa pronre aviation, il est sûr que la navigation aérienne devra donner de bons résultats à cause de l’absence de routes et à cause des grandes distances à franchir.L’aviation peut faire des choses splendides ici.Le consortium franco-allemand Interrogé sur le consortium franco-allemand, M.Dewoitine déclare péremptoirement qu’il n’en connaît rien et qu’il ne peut en parier.C’est une jehose toute nouvelle encore et j’ignore les détails' de l’accord.dit-U.— Votre maison s’intéresse-t-elle de préférence à Taviation commerciale ou à l’aviation militaire ?— Présentement, elle fabrique des avions de défense nationale pour le compte de l’Etat, mais elle s’intéresse particulièrement à l’aviation commerciale.—* Vous ave* combien d’ouvriers dans vos usines de Toulouse ?— Ça, pour le moment, du moins, c’est une chose confidentielle.D’ailleurs le nombre varie selon les commandes.— M.Marcel Doret est au service de votre maison.Quel rôle v joue-t-il exactement ?Doret et Détroyat — M.Marcel Doret.comme M.Michel Détroyat pour le compte d'une autre maison, est chef-pilote.Il est venu à Montréal à la demande d’Air-Propagande.SI Je suis à Montréal en même temps que lui c’est que Je suis venu Ici en simple touriste.Je passe cette année mes vacances en Amérique.Pour revenir k M.Doret, il fait l’essai des prototypes sortis de nos usines.Il fait les envolées d’essai de nos diverses catégories d’avions.Les rhefs-pl-lotes sont très exposés.C’est un métier périlleux, Il faut bien le reconnaître.Cela exige de leur part une science professionnelle poux-séej une bonne constitution physique, une constante maîtrise de sot.De leurs Impressions et de leur» cbaervatioiu dépend l’amélioration Le règlement de la grève Déclarations de MM.Charpentier «t Gordon Les grévistes ont célébré hier soir le règlement de la grève à Montréal et dans les autres centres de la province.Les grévistes de Saint-Henri se sont réunis à la salle Monaco où leurs compagnons de la Côte Saint-Paul sont venus les rejoindre.Des groupes de grévistes ont célébré Thcureux événement en parcourant les rues en criant et en chantant.¥ ¥ * Les syndicats catholiques ont tenu hier soir une assemblée publique à Saint-Grégoire de Montmorency.Les chefs ont expliqué les détails du règlement à une foule d’environ 2,000 personnes.Les orateurs furent M.l’abbé Georges Côté, aumônier général des syndicats catholiques, M.Gérard Picard, secrétaire général de la C.T.C.C., le maire F.-X.Bouchard, de Saint-Grégoire, M.Wilfrid Lacroix, député aux Communes, M.O.Drolet, président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec.¥ ¥ ¥ La Fédération Xnitonale Catho-'ique du Textile tiendra ce * une réunion à la salle des syndicats catholiques, au numéro 1231 rue De Montlgny, sous la présidence de M.Albert Côté pour discuter du règlement intervenu à Québec.¥ ¥ ¥ MM.Alfred Charpentier, président de la C.T.C.C., et Albert Côté, président de la Fédération du textile, doivent visiter cet après-midi les divers groupes de grévistes montréa-lois pour leur expliquer les modalités de l’entente.¥ ¥ ¥ -r**» Voici la déclaration faite aux journalistes par le gérant général de la Dominion Textile, M.G.-BIair Gordon, au sujet de l’entente qui a mis fin à la grève: “L’un des points saillants de l’entente en ce qui regarde la compagnie, c’est que l’atelier ouvert est maintenu.Les salaires d’ici au premier mars seront déterminés par le bureau des salaires raisonnables.Entre temps, un comité composé de quatre représentants des trois compagnies intéressées (Dominion Textile, Montreal Cotions et Drum-mondville Cotions), de deux représentants des unions et de deux représentants des employés de la compagnie seront chargés d’étudier la possibilité de préparer un contrat collectif.Le premier mars, si le co-hiité ne s’est pas entendu autrement, l’ordonnance du bureau des salaires raisonnables servira de base à une entente de six mois.” ¥ * ¥ v Le président de la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada, M.Alfred Charpentier, a déclaré de son côté: “L’entente conclue esl des plus satisfaisantes.Elle a été signée dans un esprit de bonne volonté qui, je crois, augure bien pour une collaboration mutuelle à l’avenir.” de l’appareil.La collaboration de l’ingénieur et du chef-pilote est une chose essentielle pour la mise au point des appareils.—On dit que les chefs-ptlotes doivent suivre un régime de vie “ascétique”?— Il ne faut pas exagérer.R est entendu qu’ils doivent éviter tout excès afin d'être toujours en forme, comme on dit.La jeunesse française parait aimer beaucoup Taviation et les aviateurs semblent jouir d’un grand prestige en France?— I,’aviation repose sur des traditions d’honneur en France.Nous avons eu et nous avons encore de véritables as, qui brillent autant par leurs succès aériens que par leur excellente éducation.La jeunesse se passionne d’aviation.L’Etat a ’d’ailleurs beaucoup fait pour donner à la jeunesse le sens de l’air.Oui, il faut donner à la jeunesse le sens fie l’air.L'aviation tiendra une grande place dans le monde futur du transport.L'aviation populaire "En France, on vient d’établir une section de Taviation populaire pour permcltre à toute la jeunesse de voler.Cela a eu un très gros succès.Les jeunes Français peu vent devenir pilotes, sans gros débours.Tous les clubs privés sont réunis par cette organisation nouvelle.Un pilote de renom en a la direction.“Le gouvernement, reprend M.Dewoitine, a eu pour souci de développer parmi les jeunes le sens de l’air et de permettre à tous d’accéder au brevet de pilote.” — Depuis que vous êtes arrivé à Montréal, avez-vous eu l’occasion de voyager un peu aux alentours?Dans les Lourentides — En compagnie de M.le docteur Georges Préfontaine, de TU-niversité de Montréal et du chef-pilote Doret je suis allé faire une tournée dans les Laurentides.(M Valmore Gratton, de l’Office municipal d’initiative économique de Montréal et M.Armand Dupuis de La Maison Dupuis Frères ont organisé cette excursion).C’est une ré- fion pittoresque et agréable, ajoute I.Dewoitine.Nous avons survolé plusieurs lacs au nord de Saint-Jovite.Nous avons fait un arrêt au club Chapleau, où Mme Dupuis nous a cordialement reçua.M, Dewoitine et M.Doret aiment tous deux la pêche et ils ont eu le loisir de tendre la ligne.De Montréal, le fabricant de Toulouae s’en va à Cleveland où 11 y a un congrès d’aviation au début de septembre.Il rentrera ensuite en Europe.Il se pourrait fort bien que le passage de M.Dewoitine à Montréal ait un Jour prochain de» répare us» ion*.Alfred AYOTTE.M.Armand Circé directeur de l'Ecole technique QUEBEC, 28.' (D.N.C.) - M.Armand Circé, de Montréal, a été nommé directeur de l'Ecole technique de la Métropole, en remplacement de M.Alphonse Bélanger, démissionnaire.M.Bélanger, si l'on en croit la rumeur, dirigerait une enquête sur les besoins et l'orientation de l'enseignement technique dans la province.Demain soir Sur le parvis de Notre-Dame Le grand jeu Demain soir, Place d’Armes, à 7 heures, la circulation sera interrompue, on placera cavalièrement sur la chaussée bancs et chaises, les ingénieurs du son mettront une dernière main à l’amplification électrique; bientôt, à la nuit tombante, le héraut, amenuisé, écrasé par la haute stature des tours de Notre-Dame, descendra, seul, sur le parvis baigné de lumière, porteur d’un message de la part du Roy, son maître: “ Je fais donner, ce soir, dit Dieu, un grand jeu devant la porte de ma maison et j’y convie tout mon peuple, petits et grands, riches et vilains, car tous ils ont besoin d’entendre la leçon de ce jeu-là”.¥ ¥ ¥ Ont promis d’asister au “jeu”, en l’honneur de S.E.Mgr l’arthevêque-coadjuteur: S.H.le maire de Montréal, le chanoine J.-N.Dupuis, M.le juge et Mme Philémon Cousineau, Mgr L.-A.Dubuc, M.et Mme Orner Héroux, M.et Mme Athanase David, M.et Mme J.-Elie Blanchard, directeur des travaux publics; M.Alfred Charpentier, président général de la C.T.C.C.; le R.P.provincial de la Compagnie de Jésus, M.et Mme Jos.Langevin, président général de TA.C.V.; M.et Mme Victor Morin, M.et Mme Fred.Pelletier; M.le bâtonnier de Montréal, M.T.Lacom-be, membre du comité exécutif de Montréal; M.le docteur et Mme J.-M.Radeaux!?M.J.-A.Julien, président général de la Saint-Vincent-de-Paul; le R.P.provincial des Capucins; le R.P.E.Roby, S.J.; le R.P.Emile Deguire, C.S.C., aumônier, de la J.E.C.; le R.P.S.Chène-vert, O.M.I.; M.R.Bissonnette, P.S.S.; M.et Mme Arthur Saint-Piere, etc., etc.¥ ¥ ¥ Le service d’ordre sera sous la direction du sergent Brunet, de la circulation de Montréal.Des dirigeants jocistes et les scouts de St-Laurent organiseront la réception; l’illumination électrique du parvis sera établie par les soins de la maison Philippe Beaubien St Cie et de M.Magloire Marcil, électricien; l’amplification est confiée à M.C.Noël.M.Guillaume Dupuis, maître de chapelle à Notre-Dame, dirigera le groupe des petits chanteurs au cours du spectacle.¥ ¥ ¥ .Rappelons que le spectacle est gratuit et que toute la population sera accueillie, Place d’Armes, dès 7 h.30 demain soir.En cas de pluie, le spectacle sera repris lundi soir, au même endroit, à la même heure.j£a Politique Fillette écrasée Réouverture des moulins du Cap M.Edouard Gayer ouvrira le moulin de Joliette Québec, 28.— (D.N.C.) — Le premier ministre Duplessis a déclaré aux journalistes hier soir, qu’il est informé officiellement que la Consolidated Paper est en voie de rouvrir «es moulins du Cap-de-la-Madelein« tout probablement au (printemps, au plus tard l’été prochain.Le chef du gouvernement a ajouté que cela était dû aux efforts du député du comté, M.U.-W.Rousseau.Le moulin du Gap-de-la-Made-lein est fermé depuis quatre ou cinq ans.Il employait de six à sept cents hommes.Interrogé par les journalistes, le premier ministre a dit qu’il était à étudier cinq propositions très intéressantes concernant les usines de Chicoutimi.H y en a une là-dessus d’un pays étranger, a déclaré le chef du gouvernement qui a ajouté: “Nous prendrons la proposition la plus intéressante.” Le chef du gouvernement a annoncé également .que le moulin de Joliette sera ouvert incessamment par M.Edouard (loyer, de Saint-Laurent.M.Goyer est un marchand de bois.Le Dr Philippe Hamel Québec.28.— (D.N.C.) — Une rumeur a cimiié à l'effet que le Dr Philippe Hamel avait l’intention de quitter la vie publique.Interrogé à ce sujet, le député de Québec-Centre s’est contenté de déclarer : “La nouvelle est prématurée”.Le "Devoir" et les nominations Le Devoir annonçait dès hier les membres de l’Office des salaires raisonnables ainsi que la plupart des nominations provinciales données plus haut.L'assemblée de Drummondville contremandée Québec, 28.— L'Action catholi-aue, de Québec, a publié hier une declaration du Dr Philippe Hamel, annonçant que par suite de l’accord intervenu dans la grève de l’industrie textile, 1 assemblée du parti national qui devait avoir lieu à BmrnmontiviHe (tatlMun est con-Iremandée.par une auto Un automobiliste qui reculait sa voiture en face du no 1976 est.avenue Mont-Royal.a écrasé à mort une bambine de 5 ans, Diane Brault, 13/.), rue Bordeaux, qui s’aventurait en ce moment A l’arrière du véhicule en mouvement.L’automobiliste, Eddie Descoteaux, 5218-a, rue Des Erables, a été arrêté pour n avoir pas eu de permis de conduire et il devra comparaître au-jourd xuii devant le recorder.Mort de M.J.-A.Dugré à Joliette Joliette, 28.—M.J.-A.Dugré, chef de gare du Canadien National ici depuis sept ans, est mort hier après trois mois de maladie; il avait 58 ans.Il avait été chef de gare à Saint-Jacqnes de Montcalm pendant cinq ans et pendant vingt ans à Saint-Bon ifnce.II laisse sa femme, née Carie (Marie), et treize enfants, huit fils et cinq filles.Les funérailles auront lieu lundi matin à 10 heures 30.Le pétrole en Gaspésie Québec, 28.(C.P.) — Le ministre des Mines, M.Gagnon, confirme qu’un groupe de géologues parcourt la péninsule de la Gaspésie dans le dessein d’y repérer des gisements pétroliers.Il y a longtemps, dit-U, qu on est convaincu de la présence de gisements pétroliers dans le sol de la Gaspésie, mais jusqu’à maintenant on n'a jamais entrepris de relevés sérieux.Aberhart proteste auprès de King Edmonton, 27.— (S.P.C.) — Le premier ministre de l’Alberta, M.Aberhart, a télégraphié au premier ministre Mackenzie King, pour protester à la fois contre Ja composition de Ja commission royale que le gouvernement fédéral charge d’enquêter sur les relations entre Ottawa et les provinces et con tre les instructions que le Par Y ment a données à cette commission.M Aberhart annonce A M.King qu’il lui écrit pour lui exposer de façon précise scs griefs.On sait que les membres de In commission sont: M.N.-W.Rowell juge en chef de l’Ontario; M.Thi-baudeau Hinfret, juge de la Cour supreme du Canada; M.John W.Dafoe, président de la Free Press de Winnipeg- M.B.-A.MacKay professeur à l’université Dalhousic et H.-F.Angus, professeur A l’Université de la Colombie canadienne.M.Loiselfe président des chroniqueurs municipaux M.Alphonse Lolselle.chroniqueur municipal de Vlllustratlon Nouvelle a été choisi hier après-midi comme président de la Galerie de la presse de l’hôtel de villa.Il y avait deux candidat», M.Lol»el-le et M.P’aclde Labella, de 1» Près-L élection a été tirée au aorL avec une pièce de monnaie, M.Loi-selle succéda à M.Alexis Gagnon, du Devoir* L'heure précise et les chemins de fer Le Pacifique Canadien et le Canadien National prient le public de prendre note qu’à partir de mercredi, le ter septembre, tls discontinueront de donner l’heure juste par téléphone.Cet avis concerne non seulement les demandes faites aux téléphonistes et aux services de renseignements, mais aussi A tous les bureaux des deux réseaux sur l’ilc de Montréal.Par courtoisie pour le public voyageur, les deux chemins de fer ont pris les mesures nécessaires pour fournir, à l’avenir, l’heure juste, en appelant PLateau 3252.La decision des chemins de fer de cesser de répondre aux demandes d’heures s’impose par la multitude de ces demandes, qui s’élèvent durant l’été entre 1,000 et 1,200 et plus encore après l’ouverture des classes._ "La Petite Soeur Thérèse" Par J.-N.Faurc-Bigutt Les cierges innombrables qui brûlent devant tous les autels de sainte Thérèse de Lisieux attestent la foi des fidèles.Mais, parmi tous ceux qui la prient et lui demandent des faveurs, combien connaissent la vie de la petite Thérèse Martin, devenue soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus, puis sainte Thérèse ?Voilà pourquoi J.-N.Faure-Giguet oublie aujourd’hui la Petite soeur Thérèse.Ce petit livre, accessible à tou», contient l’esaentiel, permet A chacun de savoir qui Elle était et d’être plus directement touché du mrtacle qu’elle représente.Brochure de 92 pages.Au comptoir ou par la poste 10.25.Service de librairie du Devoir, ISO Nolrtdkum esl, Montréal, M.Piuze, chef de la Sûreté provinciale Son assistant sera M.Léon Lambert — M.Eugène Chartier devient secrétaire de la Sûreté à Montréal M.Charles Girouard, directeur général du service de la circulation — Me Marcel Faribault succède à Me Emile Massicotte à la Commission des incendies Québec, 28.— (DN.C.) — Le cabinet provincial a fait différentes naminations dans la sûreté provinciale.Le colonel P.-A.Piuze, ci-devant préfet de l’institution pénitenclaire de St-Vincent-de-Paul, devient directeur général de la Sûreté provin-caie.On lui a donné comme assistant le lieutenant-colonel Léon Lambert, de Québec, qui est en même temps sous-chef de la Sûreté provinciale à Québec.¥ ¥ ¥ M.Philippe Aubé.qui agit actuellement comme chef de la Sûreté provinciale à Montréal, sera nommé sous peu A son poste important.nous Annonce-!-on au bureau du Procureur générai.M.Aubé remplira les fonctions de chef de la Sûreté A Montréal, jusqu’au premier octobre.¥ ¥ ¥ Le major Charles Girouard devient directeur général du service de la circulation au département du procureur général.¥ ¥ ¥ M.Joseph Bastien, avocat, de Montréal, est nommé conseiller juridique de la Sûreté provinciale A Montréal.¥ ¥ ¥ M.Eugène Chartier est nommé secrétaire de la Sûreté à Montréal.¥ ¥ ¥ I>e notaire Marcel Faribault est nommé commissaire des incendies à Montréal A la place du notaire Emile Massicotte.Le notaire Faribault entrera en fonction le 15 septembre.M.Piuze M.Philippe-Auguste Piuze, qui vient d’être nommé chef de la Sûreté provinciale, est né à la Rivîè-re-du-Loup en 1889; il a fait ses études mi collège de Sainte-Anne de la Pocatière, et au collège Saint-Michel, de Toronto.Il est entré ensuite dans le commerce du bois dans la région de Témiseouta.Cinq ans plus tard il était nommé as.is-tant-gérant de la Protection Fire Insurance Co., A la Rivière-du-Loup, poste qu’il occupa jusqu'à la Grande Guerre.Sa carrière militaire remonte A 1906 lorsqu’il entra dans le 89e régiment — unité non permanente qu’il quitta en 1910 pour passer dans l’artillerie, devenant officier-commandant de la 20e batterie.Il entra en 1915 dans le contingent canadien, forma son unité, le 189e bataillon, et passa la nier en 1916 comme officier-commandahî de ce bataillon; lorsque ce dernier fut dissous, M.Piuze passa dans la 2e division du 22e bataillon.Après un an de service dans les tranchées, il fut rappelé au Canada pour assumer le commandement d’un bataillon du 2e régiment de Québec.A l’armistice, 11 entra dans l'armée canadienne permanente.En avril 1927, il fut nommé préfet du pénitencier de Saint-Vincent-dé-Paul, poste qu’il occupe encore et occupera jusqu’à ce que sa démission prenne effet, le 1er octobre, alors qu’il prendra charge de ses nouvelles fonctions.Me Philippe Monetfe à Napierville Me Philippe Monette, C.R.député du comté de Laprairie-Napier-ville à l’Assemblée législative, rendra compte de son manda demain après-midi, au cours d’une assemblée tenue au parc public à Napierville.La loi des tribunaux Québec, 28.— (D.N.C.) — Interrogé au sujet de l’application de la nouvelle loi des tribunaux, le premier ministre a déclaré hier soir qu’il n'y avait encore rien oc déridé, ajoutant que le cabinet devrait d'abord constituer de nouvelles divisions judiciaires au moyen d’arrêtés ministériels.Les cours d'architecture Québec, 28.— Le secrétaire provincial, M.le Dr J.-H.-A.Paquette, vient de décider la suppression des cours d’architecture à l’Ecole des Beaux-Arts de Québec.Les étudiants en architecture devront désormais s inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts de Montréal, mais les élèves qui ont déjà commencé leurs études d’architecture à Québec recevront des bourses qui leur permettront de terminer leurs éttifies à Montréal.I,e secrétariat provincial a décidé de supprimer ces cours parce que le nombre des inscrits n’a jamais été assez élevé pour justifier les dépen- “ ‘laif rehuit ses qu’il» entraînaient; il fal.tenir les services de sept ou professeurs pour enseigner l’archi fccture à sept, h Il est même arrh uit ou dix élèves.!vè une année où*U n’y avait qu’un seul élève à sui JM'une des cUeso» -du «dur»* _ et UcVUIK, MONlktAL, aAMtDl u> #»ÜU I IVi/ VULÜMt AAŸIII — NO I» RADIO-GAZETTE fü.B.— Too* !«• profr»nun« » enfles tt «Mufe, Ud.à l’DeUM *• Samedi, 28 août Ondes courtes TOKYO - 4 « p m - Mimique j&fW-n»ls*.JZJ, 25.4 m, U JO mes.; JZK, 10.7 m 1516 meg- LONDRES — 7.30 P®.— SlK>rU.DSP.19.8 m.1S.Ï1 meg.; 080.19.7 m, 15^8 meg.: o8F.1»8 m, 1J.14 meg.; OSD, 2S.5 m., 11.75 meg., BERLIN — 7J0 pm.— Musique de ehembre.DJD, 35.4 m.11.77 meg.CARACAS — 7.es pm.— Heure de 1» valse YVÎRO, 51.7 m.5.8 meg.PARIS - 8 p.m — Causerie per M Ar- 3.6 11.74 chlnerd, en anglais.TPA4, 25.1 ^BERIJN — 8.45 o.m.— Le folklore eJle-mend.DJD, 35.4 m , 11.77 meg.LONDON - 9 p.m — Comédie musicale.060, 18.8 m., 17.79 meg.; 081, 19 8 m , 15.26 meg ; OSD, 25.5 m , 11.75 meg : OSB.31J m., 9.51 m«» VANCOUVER — 11 p.m.— "La Hacienda’' musique latlne-amérlcalne.CJRO.48.7 m.8.15 me» ; CJRX.25.5 m., 11.72 mTOKYO — 12.45 a.m.— Musique.JZK.19.7 m.15.18 meg.Radio-Etats-Unis WABC — MM mètres — 860 kflocrcles 10.00 pm.— Paul Althouse, ténor du Metropolitan Opera.WEAP — 484.1 mètre* — 888 kilocycles 8.35 pm.— Alma Kltehell, contralto.7 00 p.m.— Revue E’Chloo.7 45 p.m.— Duo de planoa.WJZ — 394.5 mètres — 780 kilocycles 8.35 — pm.'— N.B.O.Orchestra, dirigé par Joeef Hontl._ 10.00 pm.- Grand Park Concert.Orchestre symphonloue de Chicago.Dimonche, 29 août Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mèties — 880 kilocycles 3.00 pm.— Orchestre symphonique Co-imbls, dirigé par Howard Barlow La itte de Plngal, et symphonie écossaise Mendelsohn.5.00 p.m.— Claudio Frtgarlo.baryton du Metropolitan.7.30 p.m.— Donald Dickson, du Metropolitan.et Adèle Gérard, harpiste.10.00 pm — Orchestre symphonique de Chicago, dirigé par Hans Lange.WEAF — 454.3 mètres — 880 kilocycle* 8.00 pm.— Heure catholique.7 30 pm.— Au coin du feu.9.30 pm.—• Album de musique.WJZ — 394.5 urètres — 180 kilocycles 12.30 pm.— Radio-Cité, quatuor à cordes 2 00 pm — La clef magique.Jean 8a-blon.chant.8 30 pm.— Hélène Traubel.eoprano.DIMANCHE, 29 AOUT Radio-ondes courtes RTTIZEN.Hollande - 7 a.m.— Emission pour l’Asie, la Chine et le Japon.PHI.16.8 m .17.77 meg.BUDAPEST, Hongrie — 9 a.m.— Nouvelles HAS3.19.52 m.1587 meg SYDNEY, Australie — 10.31 a m.— Heure exacte.VK2MK.31.2 m., 9.59 meg.ROME — 1.20 pm.— Divers.2R0, 25.4 m.11.81 meg PARIS — 150 pm.— Music-Halls, Cirque et cabaret, causerie par Legrand-Cha-brler.TPA3.25 2 m., 1188 meg.HUI2EN, Hollande — 2 pm.— Emission pour l'Afrique.PCJ, 31.2 m .9.59 meg.MOSCOU — 4 pm.— RNE.25 m.TOKYO — 4 45 p.m — Témoins oculaires.JZJ 25.4 m.11.80 meg.JZK.19 7 m .15.18 meg.BERLIN — 5 15 p.m.— Chansons autrichiennes.DJD.25.4 m., 11.77 meg.LONDRES — 7 p.m.— Service religieux GSP.19.8 m.15.31 meg ; 080, 19.7 m., 15.18 mg.; OSF.19.8 m., 15.14 meg ; OSD, 25.5 m , 11.75 meg.BERLIN — 9 30 p.m.— La marine allemande.DJD, 25.4 m.11.77 meg LONDRES — 9.50 p.m.— Fanfare des His Majesty's Welsh Guards.G8G.16.8 m .17.79 meg.GSI.19.6 m., 15.26 meg.: GSD.25 5 m„ 11.75 meg ; GSB, 31.5 m.9.51 meg PARIS — 11.30 p.m.— Nouvelles.TPA4.25.6 m.11.72 meg TOKYO - 12 30 am, — Nouvelles.JZK.19.7 m., 15.18 meg.L«s Variétés Internationales radio CKAC, alors que Rév.F.Jean, C.B.O., Supérieur du Collège de Salnt-Céaalre.fera une causerie qui ne manquera pas d'intéreaaer tous les anciens et leurs ami*.LUNDI, 30 AOUT Radio-ondes courtes MOSCOU — 4.00 p.m.— Le travail.RNE, 25 m.TOKYO — 4.45 p.m.— Chansons et danse.JZJ.25 4 m.11.80 meg.; JZK, 19.7 m., 15.16 meg.ROME — 8 p.m.— Chanson*.Giovanni Barberlnl; 2RO, 25.4 m., 11.81 meg.PARIS — 8 p.m.— Concert.TPA4, 25.6 m., 11.72 meg.BERLIN — 6.15 p.m.— Inauguration de la cinquième conference de la Auslanda Organisation.DJD, 25.4 m.11.77 meg.SCHENECTADY — 6.15 _p.m.— Travelogue en Espagne.W2XAF, 31.4 m., 9.53 meg.HUIZEN, Hollande — 7 pm.— Emission pour l’Amérique du Sud.PCJ, 31.2 m.9.59 meg.PRAGUE, Tchécoslovaquie — 7.05 — Fanfare Kmoch.OLR4A, 35.34 m., 11.84 meg.LONDRES — 7.10 p.m.— La vie coloniale GSP, 19 6 ni;, 15.31 meg.; OSO, 19 7 m.15.18 meg.: OSF.19.8 m., 15.14 meg.; GSD, 25.5 m.11.75 meg BERLIN — 7.30 pm.— Les cygnes sauvages, conte féerique.DJD.25.4 m.11.77 meg.BERLIN — 9.15 p.m.— Musique légère.DJD.25.4 m.11.77 meg.LONDRES — 9.30 p.m.— Musique.OSG, 18J m., 17.79 meg; 081, 19.6 m.15.26 meg.; Q8D.25.5 m.11.75 meg.; GSB.31.5 m .9.51 meg.TOKYO — 12.30 a.m.— Nouvelles en anglais.JZK, 19.7 m., 1516 meg.Radio-Etats-Unis WABC — MM mètre* — 810 kilocycle* 11.00 am.— Le prince Wladimtr Krls-toff-Tchitcheflne.Il parlera des particularités de la cuisine russe de Jadis.3.30 pm.— Orchestre de concert Columbia.direction Howard Barlow exécutera le ballet musical de l'opéra Aida, de Verdi; Sakuntala, de Goldmark: rondo de bohémien, de Haydn; air de ballet, de Chamlnade.4.30 p.m.— Le sénateur Robert LaFol-lette, du Wisconsin 5.00 pm.— Clyde Barrie, baryton 81 mes vers avalent de» ailes, de Hanh; Lied maritime, de Vincent d’Indy; Rallkong.et Djouala aong, de Strlcland.9.00 p m.— Fin du programme théâtral shakeaepearlen.WEAF — 454.3 mètres — 660 kilocycle* 6.15 p.m.— J.Oumey, basse.8.30 p.m.— Concert Firestone.10.20 p.m.— Contented program.Mme della Chlesa, soprano.lO* P m„— Musique moderne.WJZ — 3*4.5 mètres — 760 kilocycle* 6.05 p.m.— U8.Army Bund.9.30 pm.— En retournant à Mathuaa-lem.pièce de SJaw.' Radio-Canada "Fémina" La oonférencléére de Fémina.k Radio-Canada.le lundi.30, à 6 h.45.sera Madame Le tailler de Salnt-Juat, dont le travail a pour titre: "Lettres d'une femme" Le lundi suivant, le Frère Dominique, du Mont-Saint-Loula, parlera du choix des carrière*.Madame Florence Martel fera la chronique de l’actualité féminine.SOMMAIRE SAMEDI, 28 AOUT 1*37 CRCM — 329.7 mètre* — 910 kilocycles 5 30 Annonce de l'heure 5.30 Concert (disques phonographIques) 6.00 Annonce de l'heure.6.00 Cotes des Bourses de Montréal et de Toronto.6.15 Le disque pour tous v 6.30 Alma Kltehell, contralto.NBC.8.45 George Henry Lindsay, planiste.7.00 El Chleo.NBC.7.30 La Revue des Revues, 7 45 Luigi Romaneli! et son orchestre de l’hdtel King Edward.8 00 Meredith Wilson et son orchestre NBC 8 30 Don Messer et son orchestre.9 00 Annonce de l'heure 9 00 Louisiana Hayrlde MBS.9.30 La Légende d'un Peuple.10.00 The Original DumbelU.10.30 Conférence 10 45 Annonce de l'heur».» î! ïye Mayh*w *t *or> orchestre 9 MBS 11 30 Roraoe Lapp et son orchestre CKAC — 411 mètres — 730 kilocycles 1 00 L'heure.1 00 Bourse 1 15 Mercuriale des produits lamers.1.17 Température.1 18 Causerie agricole.1.30 Buffalo.CBS 2.15 Le monde féminin.3.30 Danse Ciné'Guide Quelques indications sur les films à l'affiche aujourd'hui (Titre et texte enregistrés — Tous droits réservés, Ottawa 1937» Nous noua efforçons de donner ici sur ie scénario, la réalisation et (’interprétation dei tîlmi des indications qui permettent de se reconnaître à travers l’abondante production des studios de France, det Etats-Unis et d’Angleterre, et de taciiiter le choix d'un programme qui répond# eux goûts de chacun.Noua no tenons aucun compta dana cotte colonne des réclames des exploitants du cinéma; tous nos renseignements sont emprunté* aux aourcea les plus autorisées.Et cette chronique ne paraît que pour l'information de nos lecteurs.Elle ne contient aucune annonce payante, ou déguisée sous quelque forme que ce soit.Nous n svons pas cru devoir adopter les cotations morales de la "Centrale Catholique du Cinéma” et de la "Legion of Decency" parce qu'elles ne tiennent naturellement pas comcte des conditions particulières au Québec, notamment l'absence des enfants et le travail de la censure provinciale.Nous nous en inspirerons cepondenl, conformément aux directives de l'encyclique "Vigilsnti cura", pour signaler, d'une part, les films hautement recommandables et, d’autre part, ceux qui appellent des réserves sérieuses ou qui sont nettement condamnables: il est entendu que les autres films sont acceptables pour dot esprits avertis.Premières "Copnor YOU CAN’T HAVE EVERYTHING — Comédie musicale; production Twentleth-Oentury-Fox.réalisation de Norman Tau-rog.Interprètes: Alice Faye.Don Ameche, Tony Martin, Louise Hovick.Charles Wln-nlnger, Arthur Treacher, Rublnoff, les frères Ritz Pour adultes.THINK FAST, Mr.MOTO — Roman policier: les exploits d'un limier japonais.M.Moto, émule de Charlie Chan, qui n'en est vraisemblablement qu'A «es débuts.Production Twentieth-Century-Fox, réalisation de Norman Foster Interprètes: Peter Lorre (M.Moto), Virginia Field, Thomas Beck, SIg Rumann.Pour tous.^‘Cinéma de Farte'' NITCHEVO — Drame de la mer.Lorsque le sous-marln "Neptune'' coule par 50 mètres de fond, les deux officiers qui le commandent restent seul» emprisonnés dans les flancs du navire.Avant que le sauvetage soit effectué, le second aura réussi A convaincre son capitaine qu'il a toujours été correct dans ses relations avec la femme de ce dernier qu'il a connue autrefois et que les soupçons que Ton a fan peser sur lui sont injustes.Un bon film qui plaira à tous les publics; un bel épisode: le sauvetage.Production Méga-Film, réalisation de J.de BaxoncelH.Interprètes: Harry Baur, Marcelle Chantal, Georges Rlgaud.Lisette Lanvta, Jean Max.Pour tous."Palace" THE GOOD EARTH — Adaptation cinématographique du roman de Pearl Buck sur la vie laborieuse et résignée du paysan chinois.L'une des oeuvres les plus remarquables de Tannée par son Intensité dramatique, le souci du détail et le Jeu des acteurs.Production Metro-Ooldwyn-Mayer, réalisation de Sydney Franklin.Interprètes: Paul MunH Luise Rainer, Walter Connolly, Charles Grapewin."Pr!nca*»“ THE TOAST OF NEW YORK — Ce film réalisé avec grand soin et un vif souci de la couleur locale est a la fols un portrait de James Fisk, Tun des plus pittoresques des aventuriers qui s'enrichirent A l’époque de la guerre civile aux Etats-Unis, les premiers multimillionnaires américains, et une reconstitution du New-York d autrefois.Production RKO, réalisation de Row-land-V Lee.Interprètes: Edward Arnold, Cary Grant, Frances Farmer, Jack Oakte.Donald Meek, Thelma Leeds, Pour adultes.ON AGAIN, OFF AGAIN — Comédie-bouffe Interprètes: Bert Wheeler, Robert Woolaey.Pour tous.-Corona" ROMEO AND JULIET — Adaptation cinématographique du chef-d'oeuvro de Shakespeare.Le réalisateur George Cukor a scrupuleusement respecté le texte du I grand dramaturge anglais et réussi à évoquer le quinziéme siècle par les décore.Interprètes: Norma Shearer.Leslie Howard.John Barrymore.Edna May Oliver, Basil Rathmore.Production Metro-Gold-wyn-Mayer.HOTEL HAYWIRB—Comédie, producUon Paramount.Les personnages sont un astrologue qui dispense une sorte de direction spirituelle et deux époux qui si brouillent pour *volr suivi ses conseils Interprètes: Léo Carllio.Lyn Overman, Spring Bylngton.Pour tous."Domini»»*" LA POCHA RUB.— Mélodrame tiré du romain de Jules Mary Interprètes: Germaine Rouer.Bernard Lancret.Jacqueline Dalx.Henri Bosc.Robert Ptzanl."La Pocharde est, au total, un film sain qui exalte Tamour maternel et le sentiment du devoir.L'Interprétation est heureuse.Seules quelques scènes sont A regretter, encore qu'il y ait Ueu de bien marquer que leur objet n'est pas approuvé et sert d'antithèse A Dilatoire centrale du film".(Choisir).MOUTONNET A PARIS — Vaudeville de NIGHT OF MYSTERT — Film policier, adaptation cinématographique du roman de 8.-8.Van Dîne, ’"nie Green Murder Case".Interprètes: Grant Richards, Helen Burgesn, Roscoe Kama, .'our tous."Oatromonf* Même programme que D'Empreae”."Popinoau" THEY GAVE HIM A GUN — Drame, qui a la prétention créciiafauder une thèse sur les effets psychologiques de la fiuerre sur ceux qui y ont pris part.Réa-Isatlon de W.-S.Van Dyke.Interprètes: Spencer Tracy, Franchot Tons, Olady George TURN OFF THE MOON — Comédie dont l'action est situés dans un magasin A rayon; quelques numéroa de chant et de dance.Interprètes: Charles Ruggle».Eleanors Whitney, Johny Downs, Kenny Baker, Ben Blue."Plaza" FIFTY ROAD» TO TOWN — Comédie qui reprend une fols de plus le thème de Thérltlère qui trouve un mari en voyageant d'un bout A Tautre du pays pour protester contre Tautorlté paternelle.In- — .h,/”"?.lS o terprétes: Ann Sothern.Don Ameche, Ja- René Stl, (Méga Films) Ce film abonde ne i>arwen gnn Summerville.Paul Hurst, John Qualen.Alan Dlnehart.Stepln Fet- en détails amusants, mais son montage Incertain et Tlnvralaemblance dans la durée de son qulpropro lui enlève de sa force comique.Interprètes: Noël Noël.Jeannine Crispin, Suzy Prtm et Rosenberg.FIRE OVER ENGLAND — Roman historique qui évoque le régne d'Elizabeth et l’expédition de Tlnvtnrlble Armada contre l’Angleterre.Production London Film.Réalisation d'Erich Pommer.Interprètes; Flora Robson Laurence Olivier, Vivien Lelgb.Leslie Bank*.Raymond Massey, Tamara Desri Quelques réserves à faire du point de vue historique."Battra" THE MAN WHO FrlUND HIMSELF — L’histoire d’un médecin qui a bando-iné sa profession et qui y est ramené oar une Infirmière que la vie place sur son chemin.Interprètes: John Beal.Joan Fontaine.Philip Huston.WB HAVE OU» MOMENTS — Roman policier qui ne vaut que par les scène# comiques.Interprètes: Sally Ellers.James Dunn, Mlscha Auer.David Nlv*n.Pour tous."ImarM»" ELEPHANT BOY — Documentaire anecdotique tiré du "Livre de la Jungle”, de Rudyard Kipling.Un film vraiment original.Réalisation de Robert Flaherty.Interprètes: Sabu, un Jeune hindou.Walter Hudd.W.-A.Hailüway.Pour tous.THERE GOES MY GIRL — Une idylle entre deux Journalistes tels que les conçoit Hollywood: des gens qui peuvent sacrifier n'importe quoi pour une nouvelle sensationnelle.Interprètes: Gene mond, Ann Sothern, Gordon Jones, Woodbury.chit.THE PRINCE AND THE PAPER — Voir "Orleans", "Ragan t* Même programme que 1» "Papineau”."Rax" 23’4 HOURS LEAVE.— Comédie-bouffe; une histoire de caserne.Interprètes: James Ellison.Terr» Walker.15 MAIDEN LANE — Roman policier.Interprètes: Claire Trevor.Cesar Romero.Production Fox."Rltitto" Même programme que ¦ "RiroU" T" Amherst" I MET HIM IN PARIS — Comédie.Une Intrigue triangulaire entre Américains qui se rencontrent A Paris.Le film ne vaut que par le dialogue et la photographie.Production Paramount, réalisation de Wesley Rugglea.Interprètes; Claudette Colbert.Melvyn Douglas.Robert Young, Lee Bowman.Mona Barrie.George Davis.Pour adultes.THAT I MAY LIVE Voir "Belmont"."Rosamount" lalion, 11 ne doit y avoir aucun encombrement et tout le monde doit pouvoir se rendre très rapidement à Saint-Hubei I.Que tout le monde suive bien les indications qui leur seront données par la police et paç le personnel des contrôles d’entrée.La circulation et l’accès au terrain seront parfaits.Les autobus pourront amener le public jusqu’à l’entrée de l’aérodrome.Le Canadien National met à la gare Boraventure plusieurs trains dui partiront à 12 h.30 (heure solaire), Un billet combiné est établi à un prix modique et comprend l’admission générale à la fête et le voyage aller et retour.Chaque jour, la manifestation commencera à 2 h.30 pour se terminer à 6 heures.Le programme sera identique le samedi et le dimanche.Les as français, américains, canadiens,* Détroyat, uoret, Drouillet, Davis, Dumont, I Conrad, Nessbitt, etc., évolueront i les deux journées.Les parachutis-| te» Zmuda et Davis feront leurs fantastiques chutes dans le vide le i samedi comme le dimanche.Ayez-vous besoin de boni ihrm?Adressez-vous au Sarvica de librairie du "Devoir", 430 Notre-Dame, est, Montréal.antikor-laurence PHARMACIE MourméAi LAURENCE nor ccHVffiHa a Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS INGENIEURS COMPTABLES Roman 'Fronçais" THUNDER IN THE CITY — Le» aventures d'un Yankee entreprenant qui vient bouleverser toute la ville de Londres.Interprètes: Edward-G Roblnaon.Nlgel Bruce, Ccnaiance Collier, Ralph Richard-ion.Pour tous.THIS IS MY AFFAIR — Roman d’aventures.Il e'aglt d'un Jeune lieutenant de r -.rine ' qui le président McKinley aurait confié en 1801 le soin de découvrir le» auteur» de toute une série de vols de giand chemin.Un tableau de 1a vie aux Etats-Unis au début du siècle Interprète» ; Barbara Stanwyck, Robert Taylor, TROUBLE IN MOROCCO.d’aventures tiré de la nouvelle "Sowing ! Glorv" de J.-D.Newson: 11 e'aglt une fola : I de c'u» de la Lég'on étrangère.Interprè- i VTA, tea: Jack Holt, Mae Clarke. j i S.0.S.désespéré, à mes compalrio; ] tes dont la générosité est connue depuis longtemps.hn somme, j’ai fait une promesse; Juli compte sur mot, ou plutôt sur nous, pour réaliser ses légitimes espérances.Bien d’autres ont autant besoin que lui.Qui adoptera Juh?Qui fournira un livre, un cahier, des crayons pour nos 21,400 élèves, espoir de l’avenir?Si mon appel est entendu, ce sera un redoublement d’activité dans nos oeuvres catéchétiques et scolaires; ce sera le nombre de baptêmes accru, doublé.Tandis que J’Ange Gardien de chacun des bienfaiteurs inscrira au Livre de Vie une action méritoire entre toutes.Laurent TETRAULT, des Pères Blancs.K.B.— La maison des Pères Blancs à Montréal est d 1636 Saint-Hubert.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de librairie du "Devoir", 430 Notre-s flirte, est Montré»! LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 28 AOUT 1937 VOLUME XXVIII — No 199 La musique à Paris Les manifestations étrangères MAISON D’ENSEIGNEMENT
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