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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 8 septembre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1937-09-08, Collections de BAnQ.

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Moatrfal, mercredi 8 wptiwbr» t93^ MDACTION U ADMINISTRATION 430 EST.NOTRI-DAMB MONTREAL TOUS LES SERVICE! TELEPHONE.3361* SOIRS.DIMANCHES ET PETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.Bg(,ir 2984 Gérant BEIair 2239 LE DEVOIR Oiractanr-Géraat i C««r««.PELLETIER FAIS Ci QUE DOIS Réés«t«vr aa cliaf t Omar HEROUX VOLUME XXVin — Mo 207 s—-^| TROIS SOUS LE NUMERO ASONNEMENTS PAR LA POSTE EOITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.061 (Saut Montréal at banlieua) E.-Unlt at Empli» britannique ., 8.06 UNION POSTALE.10.06 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE .5.00 Pour 1942 Un projet nécessaire et qui ne suscitera aucune divergence d'opinion — • C'est déjà le temps de se mettre à la besogne Que ferons-nous pour commémorer le trois centième anniversaire de Montréal?^ Pendant que l’on discute sur telle ou telle forme de l’hommage qui a’impose, nous permettfa-t-on de souligner deux ou troi* points sur lesquels il ne saurait y avoir désaccord?Tout le monde en effet reconnaît qu’il faut rendre au passé de notre ville, et particulièrement à ceux qui l’ont fondée, qui l'ont illustrée, un solennel hommage.Il n'est pas trop tôt pour y songer, ni même pour sc mettre à l’oeuvre.* * * Montréal, puisaante ville commerciale d’aujourd’hui, a joué dans l’histoire de l’Amérique ancienne un rôle dont noua n’apercevons peut-être plus assez la grandeur et l’importance.On imagine nécessairement, pour les fêtes du centenaire, une sorte de rétrospective historique qui permettra à tou* les visiteurs de se rendre compte de* glorieux souvenirs que possède Montréal et de comprendre ainsi la grandeur du passé dont ceux-ci sont les témoins.Il est bien peu de Montréalais, nous le craignons, qui soupçonnent même les richesses que possèdent, en ce domaine, les institutions qui sont liées à l’histoire de notre ville.D’ici 1942, l’occasion serait excellente de mettre particulièrement à l’honneur l’histoire montréalaise, à l'école, dans les conférences, dans les journaux et les revues.On y gagnerait de voir se développer une sorte de fierté civique qui ne serait pas sans retentissement sur la vie de notre ville.* * * Il faudra honorer tous les anciens et toutes les formes légitimes de l’activité montréalaise; et nous aurons l’occasion d’y revenir.Pour le moment, nous demandons la permission de jeter dans le public un projet particulier et qui vise l’une des formes — la plus haute — de cette activité.Nous avons d’autant moins de gêne à louer ce projet qu’il n’est pas de nous, qu’il émane de l’un de nos camarades.— Pourquoi donc, nous disait l’autre jour notre ami Lafortune, ne pas profiter du Troisième centenaire pour organiser une grand* exposition qui résumerait et illustrerait le passé religieux de Montréal?Ce n’est pas la matière qui manquerait! On n’aurait qu’à montrer ce qu’ont fait les anciens: les Sulpiciens, les Soeurs de l’Hô- tel-Dieu, les Dames de la Congrégation, «te., et ceux qu’on pourrait appeler leurs cadets, les congrégations qui ont suivi, sans oublier, cela va de soi, l’oeuvre des séculiers.On ne tarderait pas à s’apercevoir qu’il faudrait, pour bien marquer la portée* et l’étendue des initiatives dont Montréal fut le centre, fouiller presque toute la carte du monde.A l’heure actuelle encore, on part d’ici pour les extrémités de l’univers.Voici longtemps déjà on en partait pour celles de l’Amérique, qui paraissaient alors aussi éloignées (et peut-être davantage) qu’aujourd’hui l’Asie et l’Afrique.Faites mentalement le tour des seules institutions que vous connaissez, des établissements qu’elles ont fondés un peu partout, et vous serez peut-être étonnés des perspectives qui s’ouvriront devant vous, de la richesse de l’exposition qui pourrait facilement s’organiser, * * * Puis, les problèmes que suscitent tant d'autres projets as se posent meme point ici.Les ouvriers de l’apostolat missionnaire sont groupés, ils ont des archives, des moyens de se renseigner.Il suffirait que dans chaque groupe quelqu’un fût chargé de préparer cette exposition et que ces organisateurs s’entendissent sur un plan commun pour que le succès fût assuré.Il y faudra du temps et du travail, certes, mais nulle part la mise en train de cette grande manifestation ne serait — relativement, cela va de soi — aussi facile, * * Ÿ Il faudra que Montréal fasse voir les progrès qu’elle a réalisés dans l’ordre matériel, et l’on peut être certain qu’elle n’y manquera point, encore que le caractère composite de la population ajoute beaucoup aux difficultés de cette partie de l’entreprise.Mais il importe surtout, on en conviendra et l'on nous pardonnera de le répéter, que Montréal ne laisse pas oublier ce qu’elle a fondé et diffusé dans l’ordre spirituel.C’est un hommage qu’elle doit à tant d’hommes et de femmes dont l’oeuvre est sa plus belle parure.Sur ce point il ne saurait y avoir la moindre divergence d'opinion, chez nous surtout, qui sommes les héritiers et les bénéficiaires de ce grand passé.Mettons-nous donc à la besogne.D’ici 1942, il ne nous reste après tout que quatre années d’utile travail.Omar HEROUX jd’odre local et M.Unwin n’inais-I te pas.A chacun de voir à ses problèmes, c’est le principe qu’il préconise et tout particulièrement dans 3e domaine de l’urbanisme.Il est bon de connalire ce qui se fait ailleurs, non nas pour l’adopter tel quel mais pour se l’adapter, le cas échéant.H est même bon de connaître les fautes et les erreurs qui sont commises ailleurs, pour les é'viler toutefois.La faute de l’un devient ainsi l’avantage de l’autre.Felix culpa, c’est le cas de le dire.Pour que ses auditeurs sachent un peu cc oui sc fait en Grande-Bretagne pour l’amélioration du logement populaire, sir Raymond expose brièvement ce qui s’est accompli sous sa direction.On a compris lè-bas ou’une ville moderne, économiquement organisée, ne peut se payer Je luxe d’entretenir des slums, des taudis.Non seulément le taudis manque-t-il de confort pour son occupant, coûte-t-il trop cher de loyer à celui-ci, il nuit aussi au confort du reste de la communauté et c’est en définitive toute la communauté qui se trouve à payer un trop fort loyer pour le taudis.^ M.Unwin n’en est pas à sa première visite au Canada et dans les autres pays d’Amérique.Il a noté qu’un peu partout sur notre continent, la maison de mauvaise apparence, le logement insalubre enlève considérablement à la valeur des autres immeubles.Cela ne devrait pas être.LES TORPILLAGES La conférence de Nyon s’annonce orageuse L'Italie et l'Allemagne n'ont pas encore répondu — Le "Populaire" accuse carrément les sous-marins italiens "Les bolchevistes veulent torpiller lo conférence des douze puissances", écrit le "Daily Mail" Les ministres britanniques interrompent leurs vacances pour discuter de la situation en Méditerranée et en Extrême-Orient Londres, 8 (C P.).— Les membres du cabinet de la Grande-Bretagne, qui ont dû interrompre leurs vacances, se sont réunis ce matin pout discuter de la situation dans la Méditerranée et en Extrême-Orient.Us doivent prendre connaissance du projet que le ministre des Affaires étrangères Eden doit soumettre à la conférence de Nyon, vendredi.La Russie, la Grèce, la Roumanie et la Bulgarie ont déjà accepté de prendre part à cette conférence.On s'attend Chronique Quand le vif saisissait le mort Là littérature économique moderne s’est enrichie depuis plusieurs années de belles et savantes études sur la vertu des hypothèques, une des plus anciennes institutions depuis que les hommes cherchent à s’enrichir.Î)ui dira les variations, les mo-ités de l’hypothèque?Elle a inspiré Justinien, Ulpien et tout ce que la Rome antique a en en exégètes sur les chicanes domestiques.Mais c'est en Egypte, sous les Pharaons, qu’elle atteignit la plus grande Qloie, vers trois ou quatre mille ahs avant le christianisme.D’ailleurs l’Egypte pharaonique a toujours été considérée comme le dernier mot en fait de civilisation, ce qui doit nous faire considérer avec sympathie l’avènement récent du roi Farouk, successeur d’Ak-en-A/on de Tut-Ank-Am-mon et des Ramsès.Il a été résenré aux Egyptiens d'avant les pyramides de pousser à l’ultime degré de gloire la science hypothécaire.Ménard et Sauvageau racontent ce qu'en dit Diodore de Sicile : "Le respect que les Egyptiens avaient pour la momie de leurs parents a donné lieu à un usage très singulier.Lorsqu'on contractait une dette, on donnait habituellement un gage au prêteur, et le gage le plus sacré, le plus solennel, était la momie de ses parents.Celui qui, après l’avoir prêtée, ne la retirait pas, était noté d'infamie et condamné à être lui-même privé de sépulture, ce qui constituait aux yeux d’un Egyptien la plus redoutable des pénalités.Quelquefois les petits-fils, devenus plus riches, acquittaient les dettes de leurs aïeux et après avoir obtenu la levée de la Condamnation leur faisaient de magnifiques funérailles.“Ainsi,, le corps embaumé, pré-clsêmènt parce qu’il était l’objet le plus cher à la famille, acquérait une sorte de valeur de négoce et pouvûit en quelque sorte servir d’un effet de commerce.’’ On voit les possibilités impressionnantes d’une pareille technique CàmmeHtale et économique.Et l’on peut se demander comment les notaires du temps, qui furent les fidèles gardiens des hypothèques, organisaient leur “greffe” et, comme il y eut de tout temps de gros financiers et des trusts, l’Egypte connut sans doute le trust des momies ou, plus crûment, des radùvrès.Puisque les arrtère-pe-lits-fils rachetaient les corps des aïeux, cêla implique qu'on devait èn faire l’entreposage sous la direction des maisons de courtage du temps, de concert avec le trust alité des embaumeurs.Les “Loan syndicales" d’alors devaient sans doute afficher: “St vous avez des difficultés pour payer vos taxes municipales, apport et-noun les momies, soit dé votre femme, soit de votre belle-mère, grafid-père ou gnand’mère et nous vous libérerons de vos soucts." Et comme la valeur des momies était fàndée sur le respect de la population envers les morts et la religion, on peut être certain que les riche» détenteurs hypothécaires devaient donner des entrevues pour déplorer la déchéance des mœurs et des coutumes ancestrales.S’il doit y avoir quelque jour un congrès mondial des conservateurs des hypothèques, que dans un pieux souvenir on aille s’assembler en Egypte sur la terre ancestrale des hypothèques.MARCELLUS Bloc-notes La bonne comptabilité On discute des problèmes de voirie intéressants au congrès de St.-Andrews-sur-Mer dont notre propre ministre de ta voirie sera forcément absent.M.F.J.Mahoney, secrétaire-trésorier de l’Association des bonnes routes d’Ontario, a établi que les routes coûtent en somme moins cher qu’elles ne le paraissent, quelles que soient les sommes colossales qui y sont enfouies.Il estime qu’elles représentent, de 1912 à 1935, une somme capitale de quelque $492,000,000.Mais elles ont rapporté à la trésorerie des provinces $275,000,000.Seulement, les provinces ont affecté ces sommes à d’autrès fins que la construction routière.Le gouvernement fédéral a touché quant à lui au moins $300,000,000 en droits dè douane et d’accise sur les automobiles et leurs pièces.Enfin le tourisme a rapporté environ $2,500,000,000 depuis la création de notre réseau routier; le tourisme nous vient par l’auto plutôt que par le rail.Somme toute, la construction routière est un placement.L’automobiliste local ou étranger paie pour ce qu'il reçoit — et au delà.Et il n’y a pas d’objections.Il aurait plus de satisfaction encore s’il savait que tout ce qu’il verse au fisc est employé à améliorer les routes ou les ponts-routes.Ne serait-il pas à propos de modifier les budgets en ce sens?On nous dit qu’aux Etats-Unis les sommes qui sont perçues pour les ponts de péage, — car il y a des ponts de péage là comme ici— sont fidèlement appliquées à payer l’intérêt et l’amortissement du coût de construction.L’usager paie, mais il sait pourquoi et il a la consolation d'entrevoir le terme de ses sacrifices.Psychologiquement l’effet doit être excellent.Pourquoi ne ferait-on pas de même ici?Il n’y a pas, en effet, de bonnes finances sans ordre et lès plus grands troubles politiques ont eu leur source dans une comptabilité trouble s’exprimant par de lourds impôts.L D.M.André Laurendeau M.André Lauréndeàu, dont nos lecteurs connaissent depuis plusieurs années le beau talent, vient d’être nommé par la Ligue d’Action Nationale à 1s direction de sa revue, IMcffon nationmle.Il y succède h son père, l’artiste et écrivain bien connu, M.Arthur Laurendeau.M.André Laurendeau, qui vient de faire en Europe un assez long séjour d'études, se donnera de tout coeur, on l'imagine bien, à l’oeuvre dont il prend aussi la direction.Nous lui soubaitoBa h» plus vif succès.Let conférences Un urbaniste, sir Raymond Unwin à ce que la Turquie, la Yougoslavie et l’Albanie commu-En Grande-Bretagne le problème n»5uent acceptation officielle d'ici la fin de la jour-d’urbanisme, c’est de loger une po-1 née.L’Italie et l’Allemagne n’ont pas encore répondu, pulation très dense en peu d’espa- | La conférytce sera vraisemblablement orageuse, car la ce.En mettant de l'ordre partout, Russie soutient vigoureusement que ce sont des sous-ma-1 espace ne fait pourtant pas dé- rins italiens qui ont f0ul* ses deux nivirfJ djms h MWi.terranée.L’ITALIE ACCUSEE Le Populaire de Paris, le journal dont M.Léon Blum était le directeur avant de faire partie du gouvernement, accuse carrément l’Italie de ces torpillages.“La Russie ne fait que dire à l’Italie ce que tout le monde sait, dit le journal socialiste, à savoir que ce sont des sous-marins italiens qui ont torpillé des navires marchands dans la Méditerranée et les Dardanelles.“Nous sommes même en mesure d’affirmer que les sous-marins en question sont deux unités italiennes du type Archimède.Que le gouvernement iulien essaie donc de justifier les mouvements de ces deux sous-marins pendant le cours du mois d’août.“Ceci dit, nous devons faire observer que l'envoi de cette note par la Russie soviétique était pour le moins Est-ce un sûïne des temps, un bon signe?A peu de jours d’inter-vaüe deux des urbanistes les plus réputés d’Europe visitent notre ville.Tout récemment.M.Jacques Greber, de France, non seulement passait-il par ici mais il rencontrait les administrateurs municipaux.Quelques bons principes d’urbanisme ne sauraient faire de tort à l’hûtel de ville.Puisse M, Greber les y avoir laiasés.Hier, celui que l’on reconnaît comme le premier urbaniste de Grande-Bretagne, sir Raymond Unwin, à peine descendu du paquebot qui l’avait amené de son pays, acceptait de faire une causerie à la bonne franquette devant les membres du Rotary Club.Sir Raymond a comme de raison parlé d’urbanisme, plus particulièrement du remplacement des taudis par des logements salubres dans les grandes villes.Depuis ia guerre, il est architecte du ministère britannique de l’Hygiène et c’est lui qui a présidé à l’organisation de la politique du logement dans un certain nombre de centres urbains, notamment Londres où il s’est construit, depuis une vingtaine d’années, 85,193 logements nouveaux, Birmingham, où il s’en est construit 39,939, Liverpool, 27,138 et .Manchester, 24,352.Dans toute la Grande-Bretagne, pendant cette même période de temps, il s’est construit plus d'un million de logements salubres avec l’aide de l’Etat et des administrations municipales.M.Unwin croit à la nécessité de l’intervention de l’Etat dans ce domaine et, pour son pays, il croit que l’intervention immédiate doit s’exercer par l’administration municipale.celle qui est la plus près des individus.Mais ce qui s’est fait en Grande-Bretagne, sir Raymond ne l’offre pas en exemple de ce qu'il convient de faire ailleurs.Les circonstances.les conditions varient avec chaque pays, dit-il en substance.II ne m’appartient pas, il n’aippartient à aucun étranger de VOUS dire ce qu’il convient de faire chez vous, à moins qu’il n’ûit soigneusement afsaminé, qu’il ne connaisse bien les conditions qui sont propres à votre pays.De priiûe abord cependant, un urbaniste ne peut manquer de constater chez ! vous l’existence de conditions et de circonstances éminemment favorables pour le maintien d’une communauté, d’üne société fort intéressante.Tl y a par exemple la dualité de races, de langues et de cultures que l’On rencontre chez vous.Voflè quelque chose qui vous caractérisé, dônt il faut tirer parti.Gette dualité peut offrir des in-convénients.susciter des embarras.Certains s’én plaindront.Qu’Ils ne le fassent pas antèrement, qu’ils se rappellent plutôt que toute avantage doit se paver.C'est la loi universelle.Mais rns’antagè, en l'occurrence.ne parait même pas souffrir la comparaison avec les quelques Inconvénients qui en peuvent résulter.C’eut LA cependant une question - pas __ faut.M.Unwin considère très faisable pour John Bull de bien loger dans sa petite lie ses 40,000,000 d’habitants.1^ Canada ne devrait donc pas éprouver de difficulté à bien établir ses quelque douze millions d’habitants dans les vastes espaces dont il dispose.En observant bien les principes de l’urbanisme, qui ne sont pas autres que les principes d'ordre, dont le principal est de mettre chaque chose à sa place, sir Raymond considère qu’il serait possible d’accommoder convenablement une population semblable, une douzaine de millions de personnes, dans un territoire qui ne dépasserait pas trente-deux milles carrés.Toute ces populations seraient alors logées dans des cités jardins dont la densité ne serait pas de plus de dix familles par âcre.Des espaces suffisamment grands seraient accordés aux quartiers des affaires, de l’indos-trie, du commerce, aux établisse-; ments scolaires, etc.L’aménagement rationel des vil-I les est toutefois une science relatî-1 vement récente.En Angleterre, on i I ne s’en préoccupe que depuis la guerre et il y avait alors pas mal ! de^ choses à corriger, à remplacer! même.C’est ainsi que plus d’un million de logements salubres ont i remplacé en vingt ans autant de taudis qui existaient dans les cen-1 très urbains.Et la tache est à peine i entamée.Cette politique du logement re- ' çoit l’appui de FEtat mais sa mise en oeuvre est laissée aux administrations municipales.L’intervention de l’Etat, sous cette forme ou sous une autre, est indispensable toutefois en l’occurrence.Ceux qui habitent des taudis paient trop cher pour leur logement et ils ne sont pas en mesure de payer da- i vantage, même si c’est pour se pro- j curer une amélioration nécessaire.Le bâtiment coûte en effet beau- inopportune.” L’Italie possède quatre sous-marins du type Archimède, Ce sont des vaisseaux d'un déplacement de 1,231 tonnes, armés de huit lance-torpille, de deux canon* de 3.9 et de deux canons antiavion.Le* journaux anglais de tous les partis sont unanimes à formuler l’espoir que la Grande-Bretagne et la France réussiront à accomplir la tâche qu’elles se sont assignée à Nyon.LOURDE RESPONSABILITE ‘Ta géographie, dit le Herald, organe travaillistes, indique que Rome et Moscou peuvent s’injurier sans risquer des conséquences graves.Mais il n’en est pas de même pout la Grande-Bretagne et la France.Elles sont chargées de lourdes responsabilités qui leur interdisent d’envisager ia politique de la même façon que les spectateurs qui assistent à un combat de boxe.Elles ont convoqué la conférence pour mettre fin à la piraterie dans la Méditerranée et non pour provoquer une crise européenne dangereuse à Nyon.’’ LE BUT DE MOSCOU Le Daily Mail déclare de son côté: "La note de Moscou à l’Italie s'inspire d’une intention transparente.Les bolchevistes veulent torpiller la conférence des douze puissances.Le fait que le but avoué des rouges de Moscou est de susciter du désordre partout dans le monde amène les gens à se demander de plus en plus si l’attaque contn le navire britannique Havock ne serait pas une manoeuvre hardie destinée à servir ce dessein — si le sous-marin qui a lancé cette torpille ne viendrait pas de Moscou.” M.Hepburn tient bien son avance Les cartes sont brouillées dans l'élection ontarienne; des journaux conservateurs soutiennent le premier ministre surtout et le 'Toronto Star" appuie M.Rowe — L'apathie est assez générale •— Cependant la faiblesse des adversaires du premier ministre, qui est, lui, une rude personnalité, fait pencher la balance en sa faveur — L'attitude des catholiques — Le sort réservé à MM.King et Bennett (par Léopold RICHER) lieu le fi octobre.On « du temps devant soi.On fait plutôt porter ses efforts sur les conventions locales.Dans certaines régions, l’intérêt de la campagne se concentre uniquement sur Te choix des candidats.La campagne suit un cours tranquille, avons-nous dit, mais non point normal.A vrai dire, on ne se reconnaît plus.Les-gens changent de parti ou abandonnent leur parti avec une aisance jusqu'ici inconnue.Dans le domaine de la presse, par exemple, le grand journal libéral de Toronto, le Star, appuie M.Rowe contre M.Mitchell Hepburn sur la ____ ., ,, j Ottawa, 8, — Le conseil des mi- ü* us s> nistres a tenu hier après-midi une cottage qui coûtait $750, il y a 50, séance qHj a dliré plus de trois heu-anS e«4gcn I>ouvait alors se louer res, Après la séance, le premier mi-M8r en .c?^,a!î nistre n’a pas fait de déclaration, déjà 81,000, il y a 25 ans et devait i j,a plupart des ministres étaient se louer $6.25; aujourd hui le jnê-1 présents, notamment M.J.-G.Gardi-me cottage coûte $1,800 et doit se j ner> ministre de l’Agriculture.M.loyer $11.25.Gela tient au releve-j (yardjner Pst de retour d'une tourment du standard of living de la j née dans l'Ouest.Il a étudié sur pla-masse en général.Le bâtiment re- j ce jes principaux problèmes des présente des matériaux et aussi de i prairies.M.Gardiner n’a pas encore la main-d oeuvre qui reçoit amour- ! terminé ses pérégrinations.Il fera d hui beaucoup plus de salaire ! tout probablement un vovage aux quaiürefois.Il né conviendrait | Etats-Unis dans le but d’obtenir de, pas d abaisser le standard of living nouvelles facilités sur le marché j Question ouvrière.Par contre, des pour améliorer le logement.Ce américain pour le bétail de l’Ouest.I organes reconnus du parti conser-qu il faut, c est que 1 Etat intervien-: Comme on le sait, on est à vendre valeur soutiennent M.Mitchell Hep-ne pour hausser le standard of ie bétail des régions affectées par la housing au niveau du standard of ; sécheresse.11 s agit cependant d’évi-living, en comblant la différence ier l’encombrement du marché do-entre ce que 1 individu peut payer mestique afin de maintenir les prix pour le logement convenable qu’il j, Un niveau raisonnable.M.Gardi-occupe et le loyer véritable de ce ner a sans doute profité de l’occa-logement., .! sion pour mettre ses collègues au Cette intervention de l’Etat n’a ; courant de la façon dont la popula-pas été dommageable, en Grahde- i tion albertaine a accueilli le désa-Bretagne du moins, selon M.Un-lveu fédéral des lois provinciales, w-in, au bâtiment d’entreprise pri- Le ministre de l'Agriculture n’a ce-vée.Depuis 1 inauguration de la (pendant pas voulu se prononcer of politique du logement, avec l’aide * - de l’Etat, le bâtiment n’a langui nulle part.Sir Raymond Unwin doit passer quelque temps au Canada et visiter ensuite les Etats-Unis.Emila BENOIST Le carnet du grincheux îiciellemcnt sur ce sujet.En Ontario Ironie de* nOmi: le père est tuè dent un accident' d'eutomoblle A Des Moine*, le mère blessée, en grand danger de mort et Inseônsciente donne le jour i un garçon.Celui-ci comme se* parent* porter* le nom d* Wetbern, c’e»t-è-dire bien né.?* * Le* Dtonrtelle», *1 elle* *ont de bonne* élève*, y ont du mérite.Il *uffit A l’écolier moyen d'un* *eul* vi»lt* A la maison pour qu'il omette de faire ms devoir*.Elle* 6nt une visita à la minute, au moin*.JT 4r + Le* ipéculeteur* à la BOurte ont peur d* la guerre.En quoi II* re*semblent eu commun de* mortel» qui n’ont pat te Pour le moment l’attention des observateurs politiques se reporte sur la situation en Ontario.La campagne électorale y bat son plein depuis quelques semaines déjà.Elle suit un cours tranquille, mais non point normal.Tranauille, parce qu'aucun incident majeur n’est venu troubler l'agencement des forces en présence.Ni M.Mitchell Hen-burn ni M.Earl Rowe n'ont fait ac déclarations sensationnelles.Ils s'attaquent l’un l'a ut ce avec modération.11* répètent presque toujours les mêmes arguments, lis se promènent de ville en ville avec les mêmes discours.On dirait nue le moment n’est pas arrivé de déclencher la grande offensive.L'élection aura moyeei d’exprimer leur crainte per la cote.?* ?Si le lapon continue sa coûteuse guerre de conquête.I** Nippon* devront se serrer le ceinture.Il est vrai qu'ils ont pris l'habitude d* se soumettre aux exigences d* la éiAta.L* Grincheux burn contre M.Earl Rowe sur la même question.On dirait que M.Hepburn est devenu le chef du parti conservateur, d’un gouvernement conservateur, alors que M.Rowe pose au libéral de longue lignée.Les étiquettes ne veulent plus rien dire: ont-elles jamais signifié quelque chose de réel et de sérieux?Cette fois cependant les appellations sont plus vides de sens que jamais.Bisbilla dans les deux camps Chaque parti compte des dissidents notoires.Du côté du gouvernement, i! y a M.Roebuck, qui persiste dans son indépendance farou-rhe; de celui du parti conservateur, il y a M.Drew, qui pose sa candidature comme indépendant.La bisbille existe dans les deux camps.Dans l'ouest et le sud d’Ottawa, pour ne parler que de cette région, les conservateurs ne s’entendent pas du tout.Les injonctions succèdent aux injonctions et les candidats se montrent les dents.Dans certains comtés de l’est de la province, les candidatures libérales sont légion.On sent, de-ci de-JA, des malaises profonds, legs des élections précédentes.Cela prendra quelques jours avant que la situation ne s'éclaircisse.11 se peut même que plusieurs candidats battus aux conventions se présentent quand même le fi octobre prochain, ce qui rendra les résultats de l’élection fort problématiques.Char let Franco-Ontariens Les deux partis sont bien pourvus de fonds, à ce qu'on dit.M.Hepburn a bonne presse, tandis que son adversaire ne compte que sür l’appui d’une couple de journaux.M.Earl Rowe, à cause de son attitude hostile au sujet des écoles séparées, se voit privé de l’encouragement de la très grande majorité de la population catholique et de langue française.Rares seront les candidats conservateurs de langue française.Ceux-là même qui persisteront à se présenter, le feront à leurs risques.Plusieurs de leurs amis ont définitivement annoncé qu'ils ne f(rendront pas part à la campagne.Is se sont retirés des organisations du parti.Ils n’entendent pas y rentrer à la dernière minute.Cela fait que les conservateurs concentrent leurs efforts dans les régions anglaises.Là aussi ils rencontreront une vive opposition.Les ministres fédéraux s'abstiennent L’assistance fédérale dans les deux camps est aléatoire.On avait annoncé la participation de M.Bennett à la campagne.M.Bennett est dans l’ouest.Il peut revenir à temps pour prononcer quelques discours avant le jour du scrutin.Cette aide sera-t-elle vraiment fructueuse?On en doute, puisque M.Bennett est une cible facile.Des députés conservateurs fédéraux, collègues de M.Rowe, foni la lutte.Leur intervention ne parait pas exercer une influence dominante.Quant aux députés libéraux fédéraux, ils prennent presque tous part à la campagne.Mais les ministres fédéraux s’abstiennent, suivant en cela l’exemple de M.King.M.Hepburn, il l’a dit lui-même, est un libéral mais il n’est pas de l’école de M.Mackenzie King.Les ministres d’Ottawa font expier à M.Hepburn cette parole prononcée dans un moment d’irréflexion.Défaut de programme précis Les deux partis manquent de programmes précis et dignes d’attention.M.Rowe prétend que la province est menacée d’une disette de courant électrique: M.Hepburn le nie.Le premier ministre se dit opposé au CIO; M.Rowe affirme que l’agitation que M.Hepburn fait sur cette question n’est qu’un trompe-l’oeil.M.Rowe critique l’administration de la lot des boissons, et tout particulièrement lès règlements en vigueur dans les tavernes: M.Hepburn promet de mettre bon ordre dans les buvettes et dans lès magasins de la commission (les boissons.M.Hepburn in siste sur les revenus que les droits sur les héritages ont rapportés à la province.M.Rowe demande au premier ministre d’expliquer clairement son attitude sur la question des écoles séparées.Dans leur ensemble les programmes dès partis sont d’une lamentable pauvreté.L'électorat s'en désintéresse On a l’Impression que la proxin-ce ne tenait pas beaucoup à avoir (suite à la pàge 2) Lire en page 6: La ciel et la synthèse d?l'histoire d'Espagne. II DEVOIR, MONTREAL MERCREDI 8 SEPTEMBRE 1937 VOLUME XXVIII — No 207 Au Parlement japonais Déclaration unanime d'union nationale A Saint CKorln Le dimanche^ : la, carte de James Turpln, où sont indiqués maisons, église, rivières, viilfl TOKYO, •- (S-f-C-HovotL — U foriament a terminé par une dé clé ration uaonimé d'union notional* *t d'adhésron ou prof*t jouvorn* montai dt "ekétmr la CAme" la session avtraordmoir* convoquée pour m Mita riser la via économique du pays, à cause du conflit sino laponots De plus, las dm»* chambra* déclarant demander à la Chine de modifier ta poütrque de manière qu une “pan durable'' s'efablisse en Evfréme Au cours de le téstion, qui a duré cinq jours, le Parlement a adopté Détails de lo manifestation sous les à un protêt de budget supplémentaire affectant à ramée at à la manne ('equivalent de 6D6 million* de dollars; U a aussi adopta U protêts de bà pear assuror ou qouvemement les pouvoirs indispensables è la mili- W vit tCOnoniiqü#.i fossés, etc., de ce village —Volet l’endroit précis où a eu lieu le 23 octobre 1837 la fameuse dQ i #,*e,T,hlée des “Six Comtés Confé- Ir SC piemore Itérés", à savoir Richelieu, St-Hya i cinthe.Rouvilte, Chambly, Verché-Irectlon d’un monument pour corn- rr» et l’Acadie (aujourd’hui Huijt-memorer rassemblée des "Six ! i^édon), au cours de laquelle Pa- comtés", lo bataille du 25 novem- i „,Jous «'onnaissent la tmle .t0m* k :l m .lu Alexander enflamma les coeurs bré w- et I exil eux Bermudes (,) |es esprits.On y comptait treize des chefs "potriotes | députés et cinq ou six mille per- sonnes venues de dix à douze lieues la ronde pour voir et entendre Les Etats - Unis et le conflit sino - japonais auspices de ['"Action patriotique" Papineau.Au cours de cette assem —- j blée, on a ratifié les 92 Résolutions adoptées plus tAt à la Chambre.A Montréal, on prit peur.Gosford décida de lancer des mandats d’arrestation contre les chefs du soulèvement dans la région de Richelieu.Le 16 novembre, arrestation du l.’tcfio/r PntrlaUqur Inc., de Montréal, érigera le dimanche 19 septembre i Naint-Lharles-sur-Ri-chelieu, un monument de granit pour commémorer la fameuse assemblée des “Six comtés confédé- és’\ la bataille mémoarblbc des docteur François Davignon et du l’atrioles et dès bureaucrates le 25 notaire Pierre-Paul Desmarais, mal-| novembre 1837 et l’exil aux Ber- frp de poste de St-Jean.Le 17 no-j modes des chefs "patriotes”.j vembre, retour à Montréal des pri- _________________________ j A eette occasion, une manifesta- sonniers, mais Bonaventure Viger v , b c., _ , .____.Jtion se déroulera à Saint-Charles.’ et d’autres allèrent à leur rencontre Washington.A (S.P.A.i Des,que toute declaration permettant do ; Adjutor Perron, principal de sur la roule de Chamblv, effrayè-porsonnali ès offtcteiles disent que penser que Washington renonce k i St-Louis de Contague, A Mont- rent les chevhux, délivrèrent les le secretariat d htat n a pas modifie protéger les droits de ses nationaux rf a, p, djm.,eur (le y Action /xi- prisonniers et les ramenèrent à sa ligne de conduite quant au con-; en Chine porte atteinte au prestige triotique, a bien voulu nous en Montréal où on leur fit un triom- flit sino-japonais.Le gouvernement, de la république américaine.Les communiquer les détaüs en même phe.Le docteur et le notaire sont affirment ces personnages, désire personnalités officielles disent que ; temps que nous résumer les événe- Immédiatement conduits aux F.tats- ments survenus il v a un ' ’ dans le village richelois.A 1 heiire de 1 après-midi, le {g novembre, le colonel Wetherall que les citoyens des Etats-Unis s’é- cette Chambre de commerce sem-loignent autant que possible des en- ble s’être méprise sur te sens .le droits dangereux, mais il n’a pas du cette déclaration.Le gouvernement, tout l’intention d’abandonner ses expliquent-elles, a simplement près-droits.sé scs nationaux de s’éloigner des , ._ .endroits dangereux.Le president Roosevelt a déjà dé- < ^ ^ ^ claré que c’est k leurs risques et Peiping.8.(S.P.A.) L’amhassa-penls que les citoyens des Etats-j de des Etats-Unis a adressé à ses Unis demeurent aux endroits où j nationaux une circulaire dans la-1 on se bat.Or, la Chambre de corn* j quelle elle leur demande de quitter merce des Etats-Unis à Changhaï Ia région sans tarder, s’ils n’ont pas a télégraphié au secrétariat d’Etat d’impérieuses raisons d’y demeurer.M.Hepburn S (suite de la 1ère page) des élections cette année, ('et appel au peuple ne répond pas à la volonté populaire.Il ne correspond à aucun Tbesoin réel.Aussi s'en désin-tt esse-t-on.11 est vrai qu’il reste encore queloues semaines avant le vole.D’ici la les passions peuvent être soulevées nar des campagnes de'presse, les discours à la radio, les organisations locales, les appels aux préjugés.I.es programmes se iréciseront davantage et l’interven-ion des fédéraux se fera plus ardente.Il n’en reste pas moins que la lutte s’est engagée pour des motifs qui ne justifiaient aucunement l’appel au peuple.On a grossi l’importance du conflit King-Hepburn.C’est de la mésentente entre Ottawa et Toronto qu’est né le désir, •liez M.Hepburn, de vider la querelle à fond.M.Hepburn accentuerait la scission A l’heure actuelle, le gouvernement libéral de Toronto semble garder son avance.M.Rowe est un orateur médiocre incapable de soulever les foules.M.Hepburn, par contre, est un rude batailleur.Tl parcourt la province en vantant son administration et le surplus budgétaire.11 s'attribue une part du mérite de.la reprise économique.Lit récolte est excellente dans la province.Le Ira-vail reprend dans toutes les indus- La presse technique et périodique Le congrès de Paris Paris, 8 (P.C.-Havas) — La séance solennelle d'ouverture du neuvième congrès international de la presse technique et périodique a eu lieu hier malin à la Sorbonne, en présence du président de la Ré-publique.Le chef de l’Etat fut reçu par Max Hymans, sous-secrétaire d'Etat du commerce, et par les membres du comité exécutif de la Fédération internationale de la presse périodique, ayant h leur tète Auguste Bosc.Le président Bosc prit le premier la parole pour remercier M.Lebrun, et souhaiter la bienvenue à ses collègues étrangers.VVilly Rishoff (Allemagne), délégué général des sections étrangères de la Fédération internationale, prononça ensuite une allocution, puis Hymans prit In parole.Au cours de la seconde partie de la séance, Urbain Thuau, secrétaire général fondateur.Gasquet, trésorier général d’honneur, puis les délégués Hoffmann pour l’Allemagne, Fischer pour l’Autriche.Stievenart pour la Belgique, George Efremov pour la Bulgarie, C.olina pour l’Ita-’ lie.Pawlowsky pour la Pologne, Scholing pour le Danemark, et César Ancey pour la France, donnèrent lecture de leurs rapports.Des commissions furent ensuite organisées.Quatre sections distinctes siècle Unis.Ce fut la première résistance armée sur la route de Chambly.Le cure ne i apres-rmaï, i«!‘* dimanche 19 septembre, un vé.ri- al,1,omobiIe Pai" mes.Il pleut constamment.Le 22, remtri T Liml'h»rîintnrmrnie ^e se dirige vers Sorel avec 4Ô0 rendre à Sâint-Lnarles-sur-niche* a j , .c.r heu, en prenant la route suivie U •U ^ /' y a cent ans par les troupes en- Î,L;L^ SCim^a,?U09 voyées vers le Hicheüeu pour étouf- 'ers ^< Charles.Dans la nuit du __ fer le soulèvement des patriotes.I 811 ^ novembre, Wetherall, ne re-l.e défilé se formera dans le parc t’evanl «un™ ordre, décide de tra-La Fontaine, rue Calixa Lavallée.v«’rser le Richelieu.Il s’en va bill suivra ensuite les rues !vher- v°uaquer à St-Hilaire.Entretemps, brooke, Papineau, Craig, de Lori- lcs 8ens de St-Charles ont édifié des mier, Lafontaine, s’engagera sur |P barricades peu loin de l’église, du pont Jacques-Cartier, passera par côté de St-Hilaire.Le 25.les enne-la rue Saint-Charles à Loagueuü, mis approchent.Ils sont mieux ar-prendra le chemin de Chambly, niés et les Fils de la 1,1 ber té sont passera à Richelieu, à Saint-Ma- battus.Le 26 novembre les corps de ihias.à Saint-Hilaire, puis arrivera 25 catholiques sonl inhumés dans à Saint-Charles.C/e sera une course le cimetière de St-Charles.Ils sont d'environ 40 milles.morts en combattant les troupes du Il y a cent ans, remarque M.colonel Wetherall.L'année suivan-I erron, les maisons étaient déser- te huit patriotes doivent prendre les sur cette route.Cette année, le chemin des Bermudes.Ce sont: elles seront pavoisiées.Tous les ha- iP major Toussaint-Hubert Goddu.jitants des ullages de la rive sud Siméon Marchessault, Instituteur à invitée's™1)* ba.lnt'< bar*es sont St-Charles; le docteur Henri-Al-invites à décorer leurs demeures, phonse Gauvin, de Montréal; le La rérémnnia docteur W’olfred Nelson, médecin ceremonie St-Denis; RobertShore-Milnes “La cérémonie h Saint-Charles, S°l]rbet,p- avocat à Québec; Bonn-poursuit M.Perron, commencera venture Viger, de Boucherville; Rodolphe Desrivières, de Montréal, et le docteur LucHyacinthe Masson, de Beauharnois.Géogrophie Arrivée de M.Raoul Blanchard L'éminent géographe poursuivra ses études sur la province de Québec — Cette année, il étudiera la région du St-Maurice — Son prochain volume: "Le Centre de la province de Québec" Appel à la collaboration des Mauriciens à trois heures de l’après-midi.EUç se déroulera sur le terrain acheté par l'Action patriotique dans Je village même à peu de distance de l’endroit où s’est tenue rassemblée des “Six comtés confédérés”.Le terain mesure 200 pieds de front par 200 pieds de profondeur.Plusieurs rues débouchent autour de ce terrain.Le monument s’y dressera à peu près au centre.La maison Phuot & Denicourt, d’Iberville M.Pêrron, qui connaît les événements de St-Charles sur le bout de ses doigts — il les a étudiés et médités avant d’en truffer son programme du Festival des écoliers, le 14 Juin dernier, — conclut: —Deux faits principaux se dégagent donc pour St-Charles: la ré tries.Le premier ministre profite j s’occuperont, la première des rap-de circonstance exceptionnellement ports dans le monde avec les au-favorables.A moins d’événements | très organismes de presse et grou-imprévus, on prévoit de nouveau pements économiques, la seconde une victoire libérale.Une telle vie-1 de la libre circulation dans le mon-toire donnera le coup de mort a la de des périodiques et des tarifs carrière politique de M.Bennett et postaux, la troisième de la docu placera M.King dans une délicate | mentation de la presse technique posture.M.Hepburn, s’il est réélu, la quatrième des rapports de la deviendra l’une des personnalités ! presse technique avec le droit et politiques les plus formidables de l’heure.Et comme il n’entretient guère d’amitié à l’égard d’Ottawa, on se demande s’il n’accentuera pas davantage la scission qui existe entre la province et le fédéral.Quant à M.Bennett, il jugera plus sage de se retirer, advenant la défaite de son disciple, M.Rowe.C'est du moins l'impression générale ici.Léopold RICHER Lanthier acquitté par le juge Monet Ce matin, le juge Mone» a acquitté Philias Lanthier, 40 ans, sans domicile connu, accusé d’avoir commis un vol avec effraction au no 2097.rue Bleurv, et d'avoir commis un assaut sur la personne de Mme Kennedy et de son fils Edgar, Hier, le juge avait qualifié la defense de Lanthier d'ètrr la plus étonnante qu'il ait entendue depuis els quelque quinze ans qu’il siège sur le banc Messe anniversaire ADAM Le jeudi 9 courant à 8 heures, en l'église St-Louis-de-Fran-re, sera chantée une grand’niesse anniversaire pour le repos de Pâme de Joseph Adam, r.r., décédé le 8 septembre 1936.Parents et amis sont priés d’y assister.l'a taillé dans du granit de Stan- l^bre assemblée des Six* Comtés en stead.M.Henri Bisson, instituteur, octobre et la bataille du 25 novem-en a sculpté les deux bas-reliefs en bre 1837.Voilà ce que V.Action pn bronze.Un motif représente L'im- iriotique veut célébrer, tout en sou-mortalité gravant dans la pierre les lignant le rôle de l'instituteur Mnr-noms des héros; l’autre évoque chessault.L’Arffon invite tous les 1 assemblée des “Six comtés ’, qui patriotes à venir à St-Charles le 19 est une conception de Jacques Bary, professeur de dessin au Plateau.Détail intéressant: les arbres M.Raoul Blanchard, professeur de géographie à l’Université de Grenoble, et auteur d’études géographiques québécoises d’une valeur incomparable, débarquera à Québec demain du paquebot Duchess of Richmond, pour entreprendre une nouvelle enquête géographique.Cette année, il se dirigera immédiatement du côté des Laurentides, région qui ne le cède à aucune autre à tous points de vue.Les régions étudiées Voilà sept ans que M.Blanchard vient passer quelques semaines chaque été dans notre province.Il a étudié à date les régions de la Gaspésie, du lac Saint-Jean, la région de Québec, la région dite du Fleuve entre Québec et Sorel (les deux rives), la région des Cantons de l’Est l’an dernier.Cette année, il se transporte de l’autre côté du fleuve.Comme les Cantons de l’Est, la vallée du Saint-Maurice a pris un essor considérable.C’est de là que sortent la houille blanche et les lourdes bobines de papier.Il y a aussi l’agriculture, l’artisanat.Sont-ils en progrès ou en recul?Et lo côté géologique, etc.Le centre de l'Ouest L’étude sur les Laurentides fera partie, avec celle de la région du fleuve et celle des Cantons de l’Est, du prochain volume de M.Blanchard dont te titre général sera: le Centre de la province de Québec.Il lui restera à étudier l’ouest de la province, comprenant les territoires suivants: la région de Montréal, la ville de Montréal, puis l’Abitibi, le Témiscamingue.Ces dernières études formeront un autre volume, qui sera intitulé: l’Ouest de la province de Québec.L’ouvrage général de M.Blanchard sur la géographie humaine de la province de Québec se composera donc de quatre volumes: deux sont parus, sous le titre l’Est du Canada français, deux restent à paraître, sur le centre et sur l’ouest.VITTEL ^ 1 +' GRANDE SOURCE EAU MINERALE NATURELLE Une bonne diurète comtitue un véritable lavage du «ang.VITTEL GRANDE SOURCE à 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d’enthousiasme avec les Sherbrookoi.s.Que [ ceux qui sont en possession de notes, d’ouvrages sur une ville, un village, sur le commerce du bois, etc., veuillent bien les mettre à la disposition du savant goégraphe, afin de lui épargner temps et fatigue.Faciliter la tâche de M.Blanchard est un grand honneur.A.A.Langue française HOTEL QUEEN MARX (Dollard 1HEORKT, prop.) 3774, Ch.Reine-Mari* - Montréal Tarifs d'hiver A compter du 15 SEPTEMBRE.Endroit Idéal pour pensionnaires.Tarifs raisonnables.EL.5144 MONTRES REPAREES rapidement par horlogers suisses diplômés — Satisfaction garantie — Prix populaires.DR!!?727 Edifie® University Tower, ¦'nut (Ste-Catherine et Université).Commandes postales promptement exécutées.LA.3557 Je suis un conservateur et Je continuerai h défendre les principes conservateurs, a-t-il déclaré.qui ornent le terrain sont centenaires.Ce sont des témoins des Froubles de 1837”.- H y aura des discours, naturellement?Alfred AYOTTE Les discours En effet, M.Félix Desrochers, bibliothécaire du parlement à O) Le pèlerinage de Pellevoisin Hommages à la "Vierge aux Roses".Paris, 8.fP.C.-Havas).- Le petit ! ’ village de Pellevoisin, dans l'Indre.^ NECROLOGlt tawa, célébrera l’héroïsme des he- va connaître demain une grosse af-ros de ’37.M.Desrochers est un fluence.C’est en effet la date du enfant de Saint-Charles.M.A.-U.pèlerinage de “La Miséricorde”, Miller, beau-frère de M.Desrochérs.qui.chaque année, attire par mil-qui passe Tété à Saint-Charles de- üers, les habitants des aleptours, puis plus de trente ans.portera anxieux de s’incliner devant l’ima-aussi la parole.M.W'olfred Nelson, ge miraculeuse de la “Vierge aux arrière-petit-fils du président de roses”.Dès le matin, les pèlerins I assemblée des “Six comtés con- se pressent vers la délicieuse cha-fédérés” le docteur W’olfred Nelson, pelle que gardent des moniales sera sur 1 estrade le dimanche 19.contemplatives et où la prière es! i.Gustave I.ongtin chantera, M.ininterrompue; mais en raison de niT"6 m 'a.P1.errex.fe?s
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