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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 10 septembre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1937-09-10, Collections de BAnQ.

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Montréal, vendredi 10 septembre 1937 VOLUME XXVIII — Ne 209 * REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE .BEIair 33610 SOIRS, DIMANCHES ET PETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.SElair 298* Gérant BEIair 2239 Ti?m?irniD JjL 1/JCilfUlli Diractatir-Cérant s Caorgaa PELLETIER ' TROIS SOUS LE NUMERO y ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) l.-Unl* et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Le meilleur remède au chômage - .-——*— - C est le construction de logements salubres, proclame sir Raymond Unwin H nous a éu donné d’assister ces jours-ci à une réunion intime en l’honneur de sir Raymond Unwin.Ce qui s’est passé là ne doit pas être rapporté* Cependant le grand, architecte et sociologue anglais s étant offert à répondre à toutes les questions qui lui seraient posées, l’un des assistants s’est autorisé de cette permission pour lui demander s’il croyait que la construction de maisons salubres est un bon moyen d’enrayer le chômage et si c’est pour cette fin qu’on l’a entreprise en Grande-Bretagne.Et quand sir Raymond eut donné, sa léponse, que nous allons rapporter tout à l’heure, son interrogateur lui demanda pour nous l’autorisation de la rapporter, ce qui fut accordé.Voici en substance ce qu’a répondu le professeur de !*Université Columbia: _ — La construction d’habitations à bon marché et la démolition des taudis n’ont pas été entreprises en Angle-tèrre pour combattre le chômage.C’était après la guerre.Il y avait grande disette de logements, grande disette, aussi, de main-d’oeuvre.A tel point qu’il fallut, entre le gouvernement, les municipalités et les syndicats ouvriers du bâtiment, une entente pour que ceux-ci pressent la formation d’apprentis.Mais je n’ai aucune hésitation à dire que, la crise venue, c’est à raison de ce vaste programme de construction que nous y avons plongé moins profondément que les autres pays et que nous en sommes sortis plus vite, car l’Angleterre fut sûrement parmi les premiers pays à revenir à la normale.Je n’ai, non plus, aucune hésitation à dite que le meilleur remède au chômage, c’est l’exécution d’un vaste programme dé construction.Dans pareille entreprise, tout ou presque tout va I 1s main-d’oeuvre.Pas ailleurs, de tous les travaux publics ou entrepris avec le concours des gouvernements central ou municipaux, ce sont les moins coûteux et les plus utiles.Une route est utile sans doute.Mais elle n’a jamais fini de coûter quelque chose.Il y a l’entretien qui doit être annuel si on veut qu’elle se maintienne en bon état.Personne ne contestera que le relogement de la population ouvrière est plus utile que la construction des routes du point de vue social comme du point de vue hygiénique.Cependant ce genre d’entreprise coûte infiniment moins cher.En metunt les choses au pis, l’Etat ou la municipalité retirera sûrement une fraction des sommes qu’il.ou qu’elle a avancées.Il y a même des cas où les préteurs rentrent entièrement dans leur débours.De plus, il s’agit d’une grande oeuvre de salubrité morale et matérielle qui contribue à la stabilité de l’ordre social, à la suppression des laideurs et à 1a résorption substantielle du chômage; et on sait tous les maux qui marchent à la suite de celui-ci, dont la démoralisation des masses n’est pas le moindre.* * * Nous avons rapporté aussi fidèlement que notre mémoire nous le permet — car nous n’avons pas de notes — la thèse de sir Raymond Unwin.Ainsi se trouve justifiée par l’une des plus hautes autorités mondiales la campagne que nous avons conduite ici en faveur du projet du Comité du logement salubre.Noua ne citons pas ce témoignage, cependant, pour accâbler ceux qui ont fait la sourde oreille et n'ont pas compris ou n'ont pas voulu comprendre toute rucilité de ce projet; ce témoignage, nous l'invoquons uniquement pour que le conseil municipal actuel se rende compte de l’importance qu’il y a pour lui à donner suite aux projeu dont il a été saisi.Le chômage sévit encore chez nous.Les conditions de logement sont aussi très défectueuses dans bon nombre de cas.Nous ne sortirons vraiment de 1s crise, du point de vue économique comme du point de vue social, que lorsque nous aurons entrepris sur une grande échelle l’oeuvre .de l’assainissement des taudis.* * * Les gouvernements ressentent contre de semblables entreprises une opposition sourde et parfois même articulée de la part de certaines classes de propriétaires.Mais l'expérience britannique prouve que les propriétaires de maisons habitables n'ont pas eu à souffrir de la suppression des taudis, au contraire.Les immeubles construits pour le relogement des occupants des s/ums sont destines à loger ceux qui ne seront jamais en état de payer un loyer pour une maison salubre, ou simplement convenable.L’Etat britannique a tenu 3 l’égard des propriétaires de taudis ce langage: "Il est intolérable dans une société bien ordonnée que des êtres humains vivent dans des logements qui constituent une menace pour leur santé.Procurez-leur vous-mêmes ces maisons.Si vous ne le pouvez pas, parce qu’il est impossible de construire à un tel bon marché que le loyer soit proportionné au salaire qu’ils gagnent, souffrez que l'Etat intervienne, comme il est intervenu pour procurer l'hospitalisation aux accidentés et aux malades qui ne peuvent en faire tous les frais.” C'est du socialisme d'Etat.Mais le socialisme d’Etat est entré dans nos moeurs et est même approuvé par les plus hautes autorités morales.Il n’y a donc pa» de raison pour qu’il nous inquiète quand il vite à des réformes oq l'intérêt général trouve si clairement sa large part.Louis Dume En pays neufs Rivalités de clochers, avant que .les clochers n’existent Val d'Or, né d'hier, aspire déjà à supplanter Âmos> comme capitale de i'Âbitibi, Rouyn, comme métropole du Nord-Ouest minier — L'exploitation du sous-sol de ce pays ne fait pourtant^ que commencer — Cinq zones minières dont quatre ont des mines en production — Au nord d'Âmos Chronique Pascal perd la brouette Nous avons tous appris au collège ou au séminaire aue le célèbre Biaise Pasccü a inventé la brouette.Va-t-il falloir reviser nos connais-Mnces?Il semble bien.Un moniteur Lemoine, de Monlcarg, en France, fignole au Jour (à Paris) m charmant vêtit tableau gu'il décrit ainsi: “Im toile représente une scène d’automne, à la campagne, avec une iolie maison devant laaueüe t’étend un rardin aue l’on est en train de créer.Des jardiniers s’u affairent sous les veux de leurs tnaitres: d’autres personnages passent sur le chemin de terre gui borde le tableau en premier plan.Or, cette peinture présente deux brouettes entièrement semblables à celles emplogèes de nos jours! Elles servent aux mêmes usages—les jardiniers u transportent des plantes, des arbustes destinés au jardin."Le pansage est certainement flamand.Son auteur est un de ces petits maîtres anversois, nombreux aux XVIe et XVIIe siècles.Son nom?Albert Grimmer (1570-1618).Et Pascal est ni en 1523".Le témoignage apporté par M.Lemoine n'a pas passé inaperçu.M.Robert de Briouze a fait de son côté les suggestions suivantes: “Reportons - nous seulement au dictionnaire, conseille-t-il.Selon Larousse.Quand on dit aue Pascal perfectionna la brouette, il faut entendre la ‘'vinaigrette’’ et non la brouette proprement dite, oui est fort ancienne.Im vinaigrette était une voiture à deux roues en forme de chaise à porteurs dans laguelle on se faisait traîner par un homme.“Selon Littré, l’inventeur de la vinaigrette serait l’abbé de Saint-Martin, surnommé “La Calotte’’.Mais le mime Littré définit la brouette -“Espèce de chaise à por-“teurs, montée Sur deux roues.Les “brouettes furent inventées par un “sieur Dupin en 1669"."II est donc bien difficile, conclut M.Robert de Briouze, de savoir la vérité.Pour ma part, je m’en tiendrai à l’enseignement du collige oà mes doctes maîtres, les Pères lésuites.successeurs de ceux dont Pascal s'est moaué dans Les Provinciales, affirmaient pue celui-ci avait inventé non pas la brouette à une roue, oui est fort ancienne, mais le braquet, charrette à deux roués, étroite, longue et sans ridelles, oui sert à voilurer tes tohneaux".Le journal parisien le Jour a reçu bien d'autres témoignages sur la préexistence de la brouette nar rapport à Pascal oui en serait l’inventeur.Il en indigne guelaues-uns: "M.Philippe Dumaine nous signale un vêtit tableau du musée d’Anvers et oui fut présenté d Vexposition d’art flamand de l’Orangerie.à Parts: c’est un Petit tableau représentant sainte Barbe uneo.au fond, une cathédrale en construction autour de laguelle s’affairent les Ouvriers.L’an de cenr-ct traîne une pierre sur une brouette.Le tableau est de Jean Van Egck; U ut *tli de 1*37.(Par Emile BENOIST) XII Rivalités de clochers avant même que les clochers ne soient construits.Rivalités qui n’en sont pas moins vives.Dans toutes les régions ou zones minières du nord-ouest de Quebec, au nombre de cinq principales à l’heure qu’il est, il n’y a pour ainsi dire qu’un centre urbain,, celui des deux villes Jumelles de Rouyn et de Noranda, qui soit à peu près aménagé.Et encore, s’il n’y avail pas la ville de Noranda, ville modèle un peu dans le genre de Bourlamaque quoique davantage peuplée, Rouyn ne donnerait pas beaucoup l'impression d'une ville organisée.Ses rues par exemple ne sont pas en meilleur étal, après dix et même douze ans, car la fondation de Rouyn remonte déjà à 1925, que celles de la ville naissante de Val d’Or.Par beau temps, on y circule dans un nuage de poussière; par temps de pluie, on y patauge dans une boue gluante.Rouyn et Noranda ont toutefois non seulement leurs églises mais des églises avec clochers.Val d’Or n’a encore qu’un commencement d’église, une crypte solidement établie par exemple et qui servira bientôt de base à une construction de plus d’importance.A peine né, Val d’Or ambitionne cependant de supplanter Rouyn et Noranda, qui dnt constitué jusqu’à présent comme la métropole minière du pays, et aussi Amos, considéré depuis un quart de siècle comme la pètilè capitale de tout le payfc abitibien.Avec sa somptueuse église au dôme “Dans un manuscrit du XVe siècle de la Bibllothigue nationale, La Vie et Jes Miracles de Notre-Dame, se trouve une miniature représentant un asile où des religieuses soignent des blessés."Au premier pian, on volt un homme poussant une brouille dans laguelle un blessé est placé, recra-guevillé sur lul-mime.Ceci semblerait indtguer gu’à cette épogue on se servait de h brouette pour le transport des Infirmes et des Impotents."Dans une autre miniature illustrant un Quirtte-Cupoe du XVe siècle, on voit une brouette servant au transport d» matériaux de construction.de mosquée, Amos entretient de-puis assez longtemps, à ce qu’on dit du moins, l’espoir de devenir basilique.Val d’Or, à peine né, n’hésite pas à laisser paraître son ambition de remplacer et la capitale, comme capitale, et la métropole, comme métropole.Les Valdoriens, qui ne sont pourtant Valdoriens tyie d’hier, le disent ouvertement.Cnez les gens de Rouyn et d’Amos on n’est pas sans le redouter fort.Il est certain en tout cas que l’inauguration très prochaine de la nouvelle roule carrossable entre Seu-nelerre et Rouyn et de l’embranchement ferroviaire du Canadien-National entre ces deux mêmes endroits, les deux passant par Val d’Or, vont singulièrement favoriser cette dernière ville.De plus, la route carrossable de Senneterre à Mont-Laurier, dont les travaux pto-gressent rapidement, par les deux bouts, passera bien par Val d’Or mais sans toucher à Rouyn.Cette route desservira comme de raison toute la région, la mettra en communication directe et rapide avec Montréal, détournera sans doute une grosse part du commerce abitibien qui va maintenant a Toronto, mais ça sera surtout Val d’Or qui en tirera avantage.Du moins les Valdoriens y comptent.Mais en pareil pays, où la face des choses change du jour au lendemain, est-on jamais sûr de l’avenir?A vingt milles de Val d’Or, la ville de Malartic est en train rie s’organiser.Selon toutes les indications, elle se trouvera au centre d’une région minière de première importance.Il y a hait mois, la (suite à la page 2) "L’extstencc de la brouette est donc manifeste au XVe siècle, et il est probable gu’elle est même antérieure à cette ipogue".Légende donc gue l’attribution à Pascal de l’invention de la brouette, tel gu’on entend ce véhicule?Si grande au'elle soit pour d’autres causes, la gloire du grand homme apparaît diminuée.On lut conteste aulourd’hui la création de la brouelte.Ne lut arrachira-l-on pas demain auelaue.autre mérite plus substantiel?Quand on commence, sait-on où cela finit?-.K A.Bloc-notes La caricatura du “Star” Le Star d’hier publiait une caricature à faire frémir: un loup à la gueule largement ouverte, aux crocs formidables.Les susdits crocs sont étiquetés Fascism et Naziitm et la légende porte: Les crocs du loup gui fait la maraude et la destruction ep Espagne (The Fangs of the Marauding, Bavaging Wolf in Spain).IU ' A GENEVE ET A NYON La conférence des neuf pays et la session de la S.D.N.Plon franco-britannique pour empêcher les attaques sous-marines en Méditerranée Ainsi les lecteurs sans défiance, ou déjà préjugés, du Star pourront croire que les grands facteurs de la désolation en Espagne sont le nazisme et le fasctfme.De la Russie dés Soviets, dont tant d’observateurs, à commencer par les évêques espagnols, dénoncent la malfaisante intervention, on ne dit rien.Et, pourtant, les révolutionnaires espagnols eux-mêmes sont Jes premiers à crier que les Russes sont leurs grands collaborateurs, que, sans èux, leurs efforts seraient à peu près inefficaces.C’est précisément feetta haute et claire affirmation qtie leur reproche, dans un journal radical français, peu suspect de partialité envers les catholiques,: ou envers les fascistes et les nazisfes, la Dépêche de Toulouse, un correspondant qui vit en Espagne, M.Aubin-Rieu Vernet.Pourquoi, par exemple, écrit-il, revenir constamment, dans les meetings et dans les journaux, sur Vtnlerveniton de la Russie dans la résistance des loyalistes?Est-ce bien prudent, surtout en ces moments-ci?Dans une grande envolée; ta Pasionaria le souligne de nouveau: “Je vous assure gu’il n’est “pas possible de payer avec tous "les trésors du monde l’aide gue "l’URSS nous a prêtée et qu’elle "continuera toujours d nous printer." Les journaux républicains eux-mêmes "le répètent souvent" d leurs lecteurs.C’est ainsi que "el Heraldo de Madrid" écrivait dernièrement: "C’est une vérité historique que proclament toutes les consciences du monde.La guerre continue en Espagne “grâce à l’URSS, c'esi évident.Les grandes démocraties ont fait tout ce qu elles ont pu pour qu’elle eût terminé, U y a longtemps, en faveur des fascistes.Si elles ont échoué, si elles n’ont pas atteint leur but, c’est grâce à l’héroïsme des Espagnols et à ‘Taide que la "Russie et le Mexique ont prêtée "à la République depuis le début "de la guerre", et qu’elles continueront à lut prêter jusqu'au triomphe complet de noire indépendance et de la liberté du monde," On se demande avec une certaine curiosité quels motifs commandent l’attitude du Sfar.En tout cas, il y a là une nouvelle raison de diffuser largement la vérité sur l’Espagne et, particulièrement, de répandre à profusion la lettre des évêques espagnols.N’y manquons pas! Avez-vous quelque idée.?Avez-vous quelque idée des misères qu’endurèrent aux premiers temps de la colonie les habitants de Québec?Vous imaginez-vous qu’ils furent maintes fois menacés de la disette et qq’en réalité, c’est la disette qui, avant l’arrivée de la flotte de Kirke, réduisit à la capitulation la petite garnison française?Sur cette partie généralement trop peu connue de notre première histoire, M.Léo-Paul Desrosiers, qui vient d’achever une revue de nos débuts missionnaires, commencera dans le Devoir de demain une étude pleine d'intérêt.Lisez-la et la signalez à vos amis.0.H.Une escadre internationale Les quatre sous-marins de Franco Genève, 10 (S.P.A.).— La Grande-Bretagne et la France ont présenté à sept pays participant avec elle» à la conférence de Nyon un plan pour empêcher lea attaques sous-marines dans les grandes voies de la Méditerranée.D’autre part, le Conseil de la Société des Nation* a commencé une session — sa 98e — en enregistrant une accusation de piraterie que Valence formule contre Tltalic.La première séance de cette session a eu lieu avant la réunion de la conférence de Nyon.ville qui est à 18 mille» de Genève.Elle a été courte.LE PLAN Le» *ept pay» auxquel» la Grande-Bretagne et la France ont prétenté leur plan sont: la Bulgarie.l’Egypte, la Grèce, la Roumanie, la Turquie, TUnion aoviétique et la Yougoslavie.Voici l’essentiel du plan; Les pays méditerranéens gardent, cela va de soi, l’entière maîtrise de leurs eaux territoriales.Mais en haute mer, tout sous-marin en plongée sera considéré comme un pirate et traité en conséquence; il n’en sera pas de mime du sous-marin naviguant à la surface, sous son pavillon.Les neuf pays participant à la conférence orgsniseront une eacadre internationale pour protéger les pavillon» neutres en haute mer.HLes navires de l’escadre feront feu sur tout sous-marin "pirate”.Des avions et de» dirigeables coopéreront avec l'escadre.Le» flotte» de la Grande-Bretagne et de la France fourniront le gros de l’escadre.Il est aussi question dans le plan franco-britannique de Les grandes puissances, y compris l’Italie et l’Allemagne, ont approuvé ces mesures Tannée dernière.On pense que la conférence aura terminé son travail lundi.U y aura communication à TItalie et à l’Allemagne du protocole qu’elle adoptera.LA SECURITE DES NEUTRES Londres, 10 (S.P.C.).— La Grande-Bretagne et 1* France soumettront à 1a conférence de Nyon un projet qui diffère, quant aux moyens, de celui dont il était question avant que TItalie et l’Allemagne eussent décliné l’invitation de participer à la conférence.Le but du nouveau projet est certes celui de l'ancien: la sécurité des neutres en Méditerranée.LES QUATRE SOUS-MARINS DE FRANCO Londres, 10 (S, P.C.).— Dan» un» communication radiophonique, le général Queipo de Llsno, commandant de l’armé* blanche opérant dans le sud de l'Espagne, annonce que le généralissime Franco a acheté quatre sous-marins et que ces sous-marins sont postés dans la Méditerranée.Il paraît que les autorités britanniques se demandent quand le généralissime a acquis ces sous-marins et qui les lui a vendus.S’U les a obtenus d’un signataire de Tac-cord de non-intervention en Espagne, la vente constitue um infraction à cet,accord.On croit que le comité de la non-intervention sera chargé d’enquîter sur le renseigne- Le carnet du grincheux Une coq nette américaine répond aux nom* de Mrs.Virginia Overshiner Patterson Stark Blank Seeger Gilbert Kahn Cogswell.Elle a droit à chacun de ces patronymes, car slle s’est mariée sept fois.Elle n’use cependant pas de ce droit, car alla a été incapable de sa rappeler le nom de son troisième époux quand «II» a formulé sa requête en divorce.Il est désigné par la mot Menk-blane.?* ?Projet d’un nouveau proverbe: partir comme un boulet blanc sur un objectif rouge.?* * On s servi à un Lion's Club américain de la chair de lion.Il parait que dans les cirques les clowns en mangent souvent.* ?Voulez-vous savoir comment un auteur français s’y prend de nos jours pour décrire une élégante française?Lisez: "Au charme blond d'une Lilian Harvey, elle joignait le regard langoureux d’une Janet Caynor et le corps d’une Gerbo”.(Conte humoristique par Aimé julien).Le Grfnchei.* mesures pour rendre moins cruelle la guerre soui -marine.ment que vknt de donner le général Queipo de Llano.L’enquête Rowell se met immédiatement au travail Le président se soumet aux questions des journa> listes — Bonne humeur — Les provinces seules seront entendues, en principe — On entendra aussi quelques corps publics — Recommandations (par Léopold Richer) Ottawa, 10 — La commission Rowell, chargée d'étudier les relations financières entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux, tiendra des seances publiques à Ottawa et dans toutes les capitales provinciales.Il est impossible, à Theure présente, d’annoncer la date de la première séance publique pour l’excellente raison qu’aucune province n’est prête à présenter ses mémoires à la commission.Dés journaux ont annoncé que la commission commencerait à siéger au co,ur* du mois de novembre.Cest possible.Mais aussi longtemps que deux ou trois provinces n’auront pas fait savoir à la commission qu elles sont prêtes à comparaître devant elle, on ne pourra annoncer avec précision ia date à laquelle la commission commencera son travail.Telles sont les principales déclarations que M.N.W.Rowell, juge en chef de la Cour suprême d’Ontario, et président de la commission royale, a faites aux journalistes hier soir au cours d’un inter-viou.M.Rowell a reçu les membres de la tribune de la presse dans ses quartiers au Château Laurier.M.Rowell M.Rowell a tout près de 60 ans.Il a pris une part très active dans la politique ontarienne, ayant éié pendant plusieurs années leader de l’opposition libérale à la Chambre de Toronto.En 1917 il acceptait de devenir le président du conseil des ministres dans le gouvernement de coalition.Jusq' a la fin du régime Borden il a occupé des postes Importants dans la politique fédérale et impériale.11 a remis sa démission comme ministre en même temps que sir Robert Borden et il s’est retiré de la politique le 2 juin 1921.C’est un homme encore très alerte.Il es» grand, très mince, un peu voûté.Il a Tair calme et précis.Derrière le lorgnon, l’oeil est vif.il s’exprime nettement, sans aucune précipitation, d’une voix faible ei légèrement chevrotante.Il a une façon directe de regarder les gens quand 11 leur adresse la parole, mai* il n'appuie pas des yeux.Il promène le regard de l'un à I autre, pour le fixer ensuite quelque part au plafond.Il répond aux questions avec circonspection, mais sins jamais les éviter.M.Rowel! était accompagné de M.Skelton, secrétaire de la commission, jeune homme brun, massif ci silencieux.L’interviou a été facile et.charmant.Aujourd'hui, en page 2; Un* lottre d'Europe de M.Alcide Ebroy, ancien ministre résidert de Fronce: GUERRE D'EUROPE ET GUERRE D'ASIE — DE L'ESPAGNE A U CHINE.Us provinces d'abord La commission, a dit M.Rowell, entendra les témoignages de toutes les provinces.Quant aux municipalités, on admet qu’elles sont les créatures des provinces et que leurs pouvoirs législatifs dérivent des pouvoirs des provinces.Aussi la commission veut-elle entendre les provinces tout d'abord, et lei municipalités ensuite mais par l’intermédiaire des provinces.Si des provinces jugent à propos que certaines de leurs municipalités doivent soumettre leurs cas à la commission, ces provinces pourront en obtenir l’autorisation.D'autre pari, si des municipalités veulent se présenter directement devant la commission, elles devront tout d’abord en obtenir Tautortsation de leurs provinces respectives.Mais, d’une façon générale, la commission estime qu’il appartient aux provinces elles-mêmes de présenter les avis, demandes et représentations des municipalités.Les corps publiée * En nuire, la commission ne se propose pas d’accorder aux individus le droit de se présenter devant elle.Elle permettra cependant aux corps publics reconnus, aux sociétés responsables et de bonne, réputation, de faire connaître leurs opinions.Ce* corps publics ou ces sociétés qui pourront comparaître devant la commission sont très nombreux.Bien que M.Rowell n’en ail spécifié aucun, on croit entendre que les Chambres de commerce, TAssociation canadienne d’agriculture, le Congrès des métiers et du travail, etc., etc., peuvent être considérés comme des associations qui pourront comparaître devant la commission.Si les individus comme tels n’ont pas le droit de se présenter devant la commission, cela ne veut pas dire que celle-ci ne demandera pas à des individus, reconnus comme des aulorités en certaines matières, de faire connaître leurs vues sur des questions particulières.Séoncos publiques La plupart des séances de la commission seront publiques.Il se peut toutefois que la commissiôn juge nécessaire de tenir quelques séances à huis cio».La commission aura scs propres avocats et un personnel d’experts qui feront les recherche» et les enquêtes requises.Car bien que la commission doive entendre les opinions et recevoir tous les mémoires des provinces, des villes, de» sociétés et des individus qui comparaîtront devant elle, elle voudra fair* ses propre» enquêtes.Il se peut même que.pour des fins spéciale», ce» enquêteurs spéciaux soient obligés d’aller à l’étranger.On croit cependant que la commission elle-même ne tiendre ses séance* qu’en Canada.—Il y a-t-ll eu des critiques dirigées contre le personnel de la commission?a-t-on demandé à M.Rowell.-—Aucune.—La commliision aura-t-elle le pouvoir de recommander des changements à la constitution?—Oui, particulièrement en ce qui regarde les relations financières entre les provinces et le fédéral.Si una province refusait —Qu’erriverelt-11 si une province refusait de se.présenter devant la commission?- Nous traverserions les ponts, a répondu M.Roweil en souriant.Mais je ne crois pas qu'aucune province refuse de comparaître et de faire connaître ses vues sur les problèmes à l’étude.—Gomment appelleriez-vous la commission?—Tout simplement la Commission d'enquête royale sur les relations fiderales-provinciales.—C’est beaucoup trop long, a remarqué Tun de nos confrères.Peut-être.Alors, pourquoi pas la commission sur les relations fi-dératés-provinciales?—Encore trop long.—Oh! Je sais que des Journaux ont commencé à dire: la commission Rowell.Mais il va sans dire que je proteste contre cette appellation, de dire M.Rowell en souriant doucement.—La commission étudlera-t-elle le problème du tarif douanier?—Oui, sans doute, si les provinces soulèvent ia question et présentent des mémoires qui s’y rapportent.(suite à la page 2) DEMAIN Un nouveau portrait politique; M.Deochmon — La défense nationale: Un nouvel article de M.Maurice d'Auteuil — La reprise de la chronique musicale de M.Frédéric Pelletier Outre les articles d'actualité et ses rubriques courantes, le "Devoir" publiera demain un nouveau portrait politique de M.Léopold Richer: M.Robert-Joseph Deochmon, et un deuxième article de M.Maurice d'Auteuil, sur la défense nationale.Dans le même numéro, M.Frédéric Pelletier reprendra sa chroniaue musicale hebdomadaire, et M.Léo-Paul Desrosiers commencera une nouvelle série historique.Dans la même numéro aussi, des études sur les missions d'Afrique et d'Asie, une abondante revue de la presse européenne avec, notamment, un article sur la Renaissance des Corporations et le texte du fameux discours de Mussolini, à Palermo, un article de M.Alvarez Vaillan-court, sur le Commerce canadien, la chronique féminine, la chronique des Cercles des Jeunes Naturalistes, etc., etc.Dernières nouvelles du poys et de Tétroagar.PRIX: 3 SOUS - RETENEZ D'AVANCE VOTRE NUMERO.f ' LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1937 VOLUME XXVIII — No JO» Lettre d'Eurooo Guerre d’Europe e! guerre d’Asif De l’Espagne à la Chine teit l’Eglise de France après l'instauration de la Républicrue, s’étaü immédiatement ralliée au nouveau régime, ne demandant qu’è collaborer avec lui.D n’v avait donc aucun motif de la combattre comme adversaire du régime.Sous èr Un«n de guerre civile en Espagne — Lente progression des blancs — L'Eglise et les deux partis — L'aspect international — La guerre non déclarée sino-japonaise La était U 27 août 1937.diplomatie internationale encore aux prises avec les difficultés résultant de la guerre d’Espagne, lorsque sa tâche s est vue compliquée par la guerre entre la Chine et le Japon.Lui voilà donc deux guerres sur les bras, mais deux guerres d’un caractère assez particulier.En Europe, il s’agit toujours d’une guerre rai-civile, mi-internationale.Officiellement, en effet, ce spat les Espagnols qui se battent entre eux, rouges contre blancs.Mais les rouges prétendent, non sans raison, «que leurs adversaires blancs sont considérablement renforcés par des contingents allemands et surtout italiens.Un récent communiqué officiel évaluait à 100,000 le nombre des Italiens et à 10,000 celui des Allemands, enrégimentés du côté des blancs.C’est ce qui donnerait à cette guerre, d’après le gouvernement rouge, le caractère d’une guerre internationale et justifierait l’intervention de la Société des Nations.En Italie, on conteste si peu l’intervention des Italiens que la presse de la péninsule vient de célébrer la prise de Santander par les blancs comme un succès aussi bien italien qu’espagnol.Mais on s’en tient toujours à la thèse, — une fiction, disent les rouges, — qu’H s’agit de “volontaires”.De cetie manière, le gouvernement italien ne se serait en rien engagé, et il n’y aurait pas lieu de parler d’une guerre internationale justifiant l’intervention de la Société des Nations.Voilà pour l’Europe.En Asie, c’est incontestablement d’une guerre internationale qu’il s’agit, entre Japonais et Chinois, mais d’une guerre non déclarée diplomatiquement.C’est en cela que consiste son caractère particulier Il y a eu un an, le 18 Juillet, que la guerre civile a éclaté en Espagne.Dans les deux camps on s est livré à des manifestations sur le bon droit de la cause qu’on estime représenter.Quant aux spectateurs, le ministère de M.Gil Roblès, par lementaire catholique, on put croire que l’entente allait se produire.Mais les élections qui l’éloignèrent du pouvoir v ramenèrent les gauches.eè avec elles l’esprit anticlérical qui avait prévalu dès les débuts du régime.On ne saurait oublier que l’actuel président de la République, M.Azana.a publié, avaat qu’il occupât cette haute charge, un article retentissant où il soutenait que l’Espagne n’était plus catholique.attristés quand il s’agissait d’amis de l’Espagne, ils en ont profité tie ______t , pour établir*un bilan de celle première année de guerre civile, aux points de vue militaire et politique.Au point de vue militaire, les opé-fions ont marché beaucoup plus rations ont marché beaucoup plus lentement qu’on ne s’y était attendu.L’acharnement a été égal de part et d’autre, d’autant plus qu’il tait soutenu par deux “mystiques” opposées qui exaltaient les esprits.Mais aujourd’hui, même les parti- sans des rouges sont obligés de reconnaître que les blancs sont en forte progression.D’après une opinion assez répandue, on doit s’attendre à une victoire définitive du parti du général Franco.La prise de Bilbao, centre du pays basque, et celle, qui date d’hier, de l’important port de Santander, l’ont rendu maître de presque toute la côte nord de l’Espagne.Il ne s’y trouve plus que la région d’Oviédo, dans les Asturies, qui soit encore au pouvoir des rouges.On peut donc dire que Franco est maître de l’Espagne occidentale, de ce qu’on pourrait appeler l’Espagne atlantique.En revanche, l’Espagne orientale, ou méditerranéenne, est encore au pouvoir des rouges, avec Madrid, la capitale, Valence, la capitale provisoire, et l’importante ville de Barcelone, capitale de la Catalogne autonome.L’attitude de la Catalogne n'a pas cessé d’être un peu énigmatique.Elle ne prend pas une part très active à la défense commune.On se demande si, par esprit particularis-te, elle se réserve pour se défendre elle-même, quand à son tour elle qui pourra augmenter lés difficul- sera.attaqilée» °u si, "e tes qui en résulteront pour la di- projetterait pas desedfclarer oom- On ne saurait donc être surpris rEi ‘ que l’Église d’Espagne n’espère humainement le salut que du triomphe du général Franco.* * * pour qui plomatie.D’aucuns considèrent comme un retour à la barbarie l’usage qui s’établit de faire la guerre sans la déclarer.La fin du XIXe siècle en avait déjà donné un exemple.La guerre hispano-américaine, qui devait se terminer, pour l’Espagne, par la perte de ses colonies, avait commencé sans déclaration de guerre.On se battait depuis quelque temps déjà, lorsque, du côté américain, on estima opportun de constater qu’il y avait “état de guerre”.Il est vrai que, dans ce cas, la situation avait été compliquée par le fait qu’il y avait d’abord eu une liuerre civile entre ne 8< v Cuba, et que les Etats-Unis l’Espag: Etats-Ui avaient été entraînés.Au XXe siècle, la coutume de la guerre non déclarée tend à s’im- Îdanter.La grands guerre russo-aponaise du début du siècle a commencé par l’agression de la flotte japonaise contre la flotte russe à Port-Arthur, alors qu’il n’y avait pas encore de déclaration de guerre.Le conflit siho-japonais de 1932, qui a été une vraie guerre, n’a pas connu de déclaration de guerre.Il en a été de même du connu italo-éthiopien.On a fait remarquer que ce retour à l’anarchie internationale était en partie dû à la Société des Nations et au pacte de Paris, dit aussi pacte Briand-Kellogg.Ce pacte déclarant que la guerre est un “crime”, personne ne veut se donner l’apparence de le commettre en la déclarant.D’autre part, le Covenant de la Ligue prévoyant des sanctions contre qui fait là guerre, on espère se donner l’apparence de ne pas la faire en ne la déclarant pas.Le mois de septembre va être celui des grandes assises, — Conseil et Assemblée générale, — de la Société.Elle devra sans doute s’occu- fier, entre autres questions impor-antes.de celle d’Espagne et de celle d’Extrême-Orient.On voudrait pouvoir espérer (ju’elle fera quelque chose pour les résoudre.Mais les tue pour les résoudre.Mais les gens sans illusions craignent plutôt qu’elle n’en sorte encore amoindrie par une nouvelle démonstration de son impuissance.àê ?èê plètement indépendante.Cette dernière éventualité compliquerait beaucoup la situttion.Soit dit incidemment, la guerre civile d’Espagne et celle qui vient d’éclater en Extrême-Orient font ap- paraître un caractère nouveau de guerre moderne.L’emploi, sur une large échelle, de l’aviation comporte des risques considérables pour les populations non combattantes, à térieur des villes.La guerre, jus- l’inf En pays neufs (suite de U 1ère page) Avis de décès MARTINEAU.— A Montréal, le 9 septembre 1937, est décédé à fi9 ans, Emma Charbonneau, veuve du juge P.G.Martineau.Funérailles le lundi 13 courant.Le convoi partira du No 286, carré Saint-Louis, à 8 h.45 du matin, pour se rendre à l’église Saint-Louis-de-France où le, service sera célébré à 9 heures.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.NECROLOGIE BOISBRIAND — A Montrés).)e 9, fc 11 ans Honoré Bnisbrland.BRADLEY — A Verdun, le 8.A S0 an*.Mme veuve Etienne Bradley.BRIEN — A Montréal, le 7.à 62 ans.Jo-aeph Brien, époux de Georglanna Bclalr.COUTURE — A Montréal, 1» 7, à 60 ans.Mme Georges Couture, née Emma Gilbert; en 1res noces, Mme Maxime Maloln.MARIER — A Montréal, le 8.à 65 ans.Aquila Marier, époux de feu Angelina Maiare DANDURAND — A MontrésJ, le 8.Rosa Henuset.épouse de Lorenzo Dandurand TVBVntrXâT' flit.ST.niCR.MATN — A Mr.li I qu’ici faite entre militaires, devient en même temps une guerre contre les civils.Cela doit nécessairement avoir pour effet d’incliner les civils vers la paix.Peut-être est-ce à cette circonstance qu’il faut attribuer ce qui vient de se passer à Santander.Les blancs ne l’ont pas prise par leur seul effort.La population de la ville assiégée s’est soulevée pour en exiger la reddition, apparemment pour ne pas subir plus longtemps les horreurs du siège.Si cet exemple devait être suivi par d’autres villes au pouvoir des rouges, la fin de la guerre pourrait en être hâtée.* * * Au point de vue politique, la situation, depuis le début de la guerre civile, s’est moins modifiée du côté des blancs que du côté des rouges, ce qui est assez naturel.Le général Franco étant chef de l’Etat, et en quelque sorte un dictateur, il n’a à compter ni avec les partis, ni avec un parlement, puisqu’il n’y en a pas en Espagne blanche.D’autre part, comme il a, quoique lentement, continuellement progressé au point de vue militaire, il n'avait pas à tenir compte d’un mécontentement qui n’existaît pas.Le régime instauré par lui s’est donc maintenu dans le statu quo.Ce qu’il fera s’il est vainqueur, on ne le discerne pas encore.Il a pris certaines mesures qui pourraient faire croire qu’il est favorable à la Monarchie.Mais il y a eu aussi des indications en sens contraire.De toute manière, sa politique sera de tendance conservatrice et nationale.Un point est désormais certain.Il est opposé à l’autonomisme et au fédéralisme; il est pour une Espagne mie, différant en cela des rouges.En prenant Bilbao, 11 a mis fin au gouvernement autonome basque, dont le chef s’est enfui à Santander, puis de là en France.S’il prend Barcelone, il mettra fin à l’autonomie de la Catalogne.Du côté des rouges, la situation s'est au contraire modifiée, parce que le gouvernement avait à compter avec les partis, avec le tronçon de parlement qui lui est resté fidèle, et aussi avec le mécontentement que causaient ses insuccès.Au début, le gouvernement, présidé par M.Giral, s’appuyait sur une majorité qui comprenait les socialistes, mais il n’y avait aucun socialiste parmi ses membres.En septembre, ce ministère relativement modéré a été remplacé par un ministère extrémiste que présidait M.Largo Caballero, chef des socialistes avancés.Plus récemment, il a été remplacé lui-même par un ministère plus modéré, dont le chef est M.Negrin, et qui essaye de réagir, mais sans grand succès, contre la politique extrémiste de M.Largo Caballero.* * * Quant au point de vue International de la question d’Espagne, on admet généralement que la politique dite de non-intervention a fait faillite.C’était à prévoir, et les lecteurs du Devoir se souviennent peut-être que te l'avais prévu.Cette politique consistait, pour tous les Etats, à s’abstenir de prêter assistance aux partis belligé-ranits, notamment par des fournitures d’armes et de munitions.En droit strict, cette politique était contraire au droit, car un gouvernement quelconque, —- en l’espèce le gouvernement espagnol, — a le droit de se procurer des armes, à l’étranger, soit dout une guerre contre un autre Etat, soit pour combattre un mouvement révolutionnaire.Mais le gouvernement français a fait prévaloir son point de vue, d'après lequel la non-intervention était le moyen d’empêcher que la guerre civile d’Espagne ne dégénérât en guerre internationale.Il fut donc décidé qu’il n’v aurait pas seulement non-intervention, mais contrôle de la non-intervention au moyen d’une surveillance des frontières terrestres et maritimes de l’Espagne.Telle fut l’origine du comité de non-intervention de Londres, de son sous-comité et de l’appareil de contrôle organisé par lui.En théorie, cette politique pouvait se concevoir.En pratique, elle devait être illusoire pour cette raison bien simple: que les Etats cen sèment non intervenants n’étaient en réalité pas neutres vis-4-vis des partis belligérants.Selon leur “mystique” ou leurs propres intérêts, ils favorisaient l’un ou l’autre.Ep fait, le comité de non-intervention a été le champ dos où se sont affrontés les gouvernements rivaux, pro-blancs ou pro-rouges, s’accusant réciproquement de ne pas respecter la non-intervention.Ces heurts ont même été une menace de complications internationales.Le contrôle a pratiquement cessé nar suite de la sécession de l’Allemagne et de l’Italie.La non-intervention subsiste, mais en théorie seulement.Pour le moment, la principale cause de complications possibles est ce cju’on appelle la “piraterie” en Méditerranée.Des sous-marins et des avions, qui travaillent pour les blancs, ont entrepris de détruire les navires marchands, notamment ceux de Russie, qui ravitaillent les rouges.Le gouvernement de Valence prétend que ces sous-marins et avions sont italiens.Considérant cela comme un acte hostile, il a demandé la convocation anticipée du Conseil de la Société des Nations.Mais, du côté italien, on conteste les affirmations et la thèse de Valence.* * * SI, d’Europe, nous nous transportons en Extrême-Orient, il ne sera pas difficile de déterminer le caractère de la nouvelle guerre sino-japonaise.Il serait puéril de discuter la question des responsabilités en ce qui concerne les incidents qui, du côté de Pékin (aujourd’hui Peiping) et de Changhai, sont censés avoir provoqué l’intervention des Japonais.Il n’y a là que des prétextes.En réalité, nous nous trouvons en présence d’un nouvel acte de la grande politique japonaise qui consiste à démembrer la Chine.Ce qui ville de Malartic n’existaK même pas à l’état de projet, Autour du premier puits de la Canadian Malartic il n’y avait qu’un tout petit groupe d’ouvriers qui campaicul sous la tente ou dans des cabanes en billes.Quelque vingt milles plus loin, une ville s’élabore aussi autour de la mine O'Brien, centre d’une autre région, d’une autre zono dont l’importance ne parait pao douteuse., , Val d’Or est certes bien situé, au centre de la zone minière du lac de Montigny, pour profiter pleinement de l’exploitation du sous-sol abitibien.Il est moins que certain toutefois qu’il supplante et Rouyn et Amos.Ce qui parait plus vrai; semblable, c’est que les centres qui existent déjà progresseront sans se nuire, sans nuire non plus à d’autres centres qui surgiront immanquablement dans tous les coins de ce pays.Trois zones, à part celle du lac de Montigny, où se trouvent principalement les mines Siscoe, Sullivan, Lamaque et Sigma, ont des entreprises minières qui ne sont pas qu’à l’état de prospection mais de production.Ce sont les zones de iRouyn-Noranda, d’O’Brien et de Malartic.Une autre zone est en plein progrès, celle de Pascalis, qui comprend le canton de ce nom et les cantons de Louvicourt, de Ti-blemont et de Vauquelin, en bordure de la route Senneterre-Rouyn et aussi de la route Senneterre-Mont-Laurier, le long de la partie de cette route dont la construction est en voie.Une mine de cette zone, la U creusage de la rivière de& Hurons Ces Ira veux amélioreront lev terres de nombreux cultivateurs riverains de quatre paroisses (D.N.C.) Saint-Hyacinthe, 16.n est officiellement annoncé que ‘ il! le creusage de la fameuse rivière des Hurons, dans les comtés de Saint-Hyacinthe et de Rouville, sera effectué, et les travaux commenceront dès cette année.* Le creusage améliorera les terres de nombreux cultivateurs riverains, dans les paroisses de Saint-Charles-sur - Richelieu, Sainte - Madeleine» Saint-Jean-Baptiste de Rouville et Saint-Mathias.Il y a cinquante ans au moins que les citoyens de ces divers endroits réclament le creusage de la rivière, qui déborde abondamment chaque printemps, et inonde de nombreux terrains chaque fois qu’il pleut abondamment.On estime que certains cultivateurs récupéeront Jusqu'à 60 arpents de terrain, par suite des travaux projetés.Ges travaux coûteront quelque 8400,000, et occuperont de nombreuses personnes tant cette année que Tan prochain.Us doivent commencer incessamment.Le coût en sera défrayé en grande partie par les gouvernements fédéral et provincial.La rivière des Hurons offre ceci de particulier MIGRAINES NEVRALGIES MAUX da DENTS MAUX da TETE LUMBAGO RHUMATISME INSOMNIE Les cachets KALMINE ont soulagé des million de personnel aux prisas avac la douleur.RAPIDITE D’ACTION IFFET PERSISTANT ECONOMIQUE Sana ennui pour lo coeur et l’en toc; sc.KALMINE nr VENTS DANS TOUTES LES PHARMACIES.Concessionnaire exclusif au Canada J.'ALFRED OUIMET 84, cat.rua ST-PAUL - MONTREAL ## Bilan du communis Départ du R.F.Elzéar qu’elle coule du nord au sud au lieu Perron Gold Mine, produit déjà en assez grande abondance.D’après le dernier rapport du service provincial des mines, Perron, pour le premier semestre de 1937, a traité 29,-671 tonnes de minerai, dont on a extrait 7,380 onces d’or, représentant une valeur de $258,000.Tout près de cette mine et d’une mine voisine, la Beaufor, propriété d’un groupe de Canadiens français, les mêmes qui contrôlent la Sullivan, un village et une paroisse se sont établis, avec plus de 200 familles.M.l’abbé J.-E.Morency en est le curé.Beaufor ne produit pas encore mais est à la veille de le faire.Tout autour, dans les quatre cantons de Çette zone, des entreprises minières sont à l’état de prospection.Des découvertes dî haut intérêt auraient été faites, tout récemment, dans le canton Vauquelin.Au nord d’Amos, dans les cantons de Dalquier, de Béarn, de Duverny et de Castagnier, la prospection va aussi grand train.Zone nouvelle qui s’annonce et que l’on ne prévoyait généralement pas il y a bien peu de mois.Que la zone soit un succès minier et Amos n’aurait plus à redouter que son rang de capitale lui soit enlevé.A noter que cette région du nord d’Amos, négligée Jusqu’à présent du point de vue minier, a pourtant été la première â produire du minerai.Il v a déjà longtemps.C’était en 1913, Un vieux citoyen d’Amos, M.Joseph Tremblay, expédia alors, à titre d'essai, tout un wagon de minerai, du sulfite de cuivre, dans une usine du New-Jersey, qui en retira du métal pour une valeur de $3,000.Il est vrai que c’était surtout du cuivre, très peu d’or.Puis survint la guerre et l’entreprise n’eut pas de suite, jusqu’à ces tout derniers temps.Comme l'on voit, l'exploitation du sous-sol abitlbleii n’en est encore qu’à ses débuts.Il est peut-être un peu tôt pour cpie Val d’Or ou un autre centre d’établissement récent se vante de pouvoir prendre le pre-mer rang et de le garder.Emile BENOIST sud au nord, comme les autres rivières de la rive sud du fleuve Saint-Laurent Elle prend sa source dans le voisinage de Saint-Charles et traverse successivement les paroisses de Sainte-Madeleine, Saint-Jean-Baptiste et Saint-Mathias.L’un des hommes qui ont le plus travaillé pour obtenir que les travaux de creusage soient effectués est M.Objet du livre R.F.Elzéar, assistant gêné-"ttBriel, Laurent Barré, député de Rouville à 1 Assemblée législative.H est en- tendu que la rivière sera creusée sur une profondeur d’environ quinze pieds.On a voulu présenter un travail à la fois complet et impartial, accessible à tous, pouvant aussi bien servir d’instrument de travail au spécialiste que donner des indications concrètes et vivantes au simple curieux, lui permettre de comprendre les événements actuels.La documentation va jusqu’à fin mai 1937.Le .ral des Frères de Saint-Gaï s’est embarqué aujourd’hui sur YAlaunia, de la Ligne Cunard, pour retourner à Bruxelles, Belgique.Son séjour de trois mois au Canada lui a fait reprendre contact avec tout le personnel au cours des quatre retraites annuelles.Son retour compprte un arrêt à Londres.Le R.F.assistant général y laissera trois de ses compagnons de voyage, les RR.FF.Ange-Albert, Benoit-Joseph e4 Bernard-Marie, étudiants Les Dateurs Histoire régionale St-Hyacinthe Projet de blason L’enquête Rowell.Saint-Hyacinthe, 10 (D.N.C.) — La seconde réunion du comité de régie, de la Société d’Histoire régionale de Saint-Hyacinthe, a eu lieu cette semaine au Séminaire de Saint-Hvacinthe, sous la ‘présiden-ce de M.le chanoine J.-B.-O.Archambault, supérieur de la maison et président actif de la Société.On y a étudié un projet de blason, soumis par M.Ozias Leduc, artiste-peintre, de Saint-Hilaire-sur-Riche-heu.M.Leduc a suggéré la devise suivante; Le passé en son corps glorieux, cependant que le chanoine a proposé celle-ci: Colligite s pi-cas, Glanez les épis.Aucune décision n’| été prise définitivement, mais M.Leduc a été chargé de continuer son travail sur le blason.Les constitutions de la Société ont aussi été étudiées et approuvées, Le Dr J.-B.Richard, de Saint-De-nis-sur-Richelieu, a remis au département des archives divers documents relatifs aux fêtes du centenaire des patriotes de 1837, à St-Denis-sur-Riehelieu, de même que le programme des fêtes qui se dé' roulèrent dans sa paroisse, en 1913, La prochaine séance du comité de régie a été fixée au 1er lundi d’octobre.Assistaient à la réunion: MM.les chanoines Archambault et P.-A.Saint-Pierre, MM.les abbés Azarle Couillard-Després, curé de Notrè-Dame de Sorel; Arthur Vézi-na, L.-N.Raymond et Alfred Lalî-me, du Séminaire; le Dr’Richard, Saint-Denis; M.Ozias Leduc, St-Hilaire; MM.J.-E.Paquin, professeur à l’Ecole normale de Saint-Hyacinthe; et Ferrier Chartier, bachelier en musique, aussi de cette ville.(Le travail a été réalisé en équipe.Chaque auteur possède une connaissance vécue de son sujet.C’est que les chapitres sur la Russie ont été écrits par des Russes ayant pu observer de très près et suivre les événements.On a.d’autre part, évité l’écueil, la juxtaposition de chapitres sans lien entre eux.-Toutes les tendances libres sont représentées.M.Pierre Dominique est rédacteur en chef de la République; M.Raymond Millet, auteur d’ouvrages sur Léon Jouhaux, Doriot, collabore au Temps; M.Henry Peyret à la Journée Industrielle.M.Vich-niac, auteur du livre récemment paru sur Léon Blum.appartenait en 1917 au parti socialiste-révolutionnaire russe; M.Berline a été fonctionnaire en Russie communiste; M.Jean Aubin se situe à la gauche dw communistes.retraite des Frères d’Oaklands, il continuera sa route avec son quatrième compagnon, le R.F.Gon-zalès lequel se rend aussi à Bruxelles, à la Maison Généralicé.Ce religieux s’est dévoué dans l’ett-seignement au Canada pendant 23 ans, y étant venu de France le 21 août 1904.Le R.F.Elzéar reviendra l'été prochain avec le R.F.supérieur général, participer aux fêtes du cinquantenaire de l’arrivée des Frères de Saint-Gabried au Canada.COURS DE RELIURE ENSEIGNEMENT COMPLET PRIX RAISONNABLE Présentation de l'ouvrage Le livre est composé en monotype, caractères Plantin très lisibles.Il comprend 24 pages, format 18 x 27 cm.imprimées en deux colonnes.Le texte, très aéré par de multiples sous-titres, représente l’importance d’un volume de 800 pages du format romain.Ce fait souligne l’extrême modicité du prix, rendu possible par le chiffre élevé du tirage.Renseignement* sur demanda Gérard PERRAULT, 1750 rue St-Denis LA.4977 - AT.4614 RELIURES TOUS GENRES.Sommaire (Suite de la première page) Au travail au plus tôt À la Métairie St-Joseph Le président de la commission a fait sentir que c’était le désir des commissaires- qui consacreront dorénavant tout leur temps à l’enquê- se passe aujourd’hui est la suite de te __ de procéder avec dilif,e^cc ce qui s est fait en 1932.Alors, la r.1.m,p ri»,,, „„ ____„ A.j, a a» f,„v, a„ a» u ues due deux ou trots provinces auront fait savoir qu’elles sont prê- Mandchourie a été détachée de la Chine et érigée en un Etat nouveau, le Mandchoukouo, plus ou moins sous le protectorat du Japon.Maintenant, il s’agit d’en détacher les provinces du Nord pour en faire un nouvel Etat, avec Pékin comme capitale.Même au point de vue des opérations militaires, c’est la répétition de ce qui s’est passé en 1932.On se bat au Nord, du côté de Pékin, et à Changhaï.métropole commerciale de la Chine et porte de l’intérieur du pays par la voie du Yang-Tsé-Kiang.La question est donc, de nouveau, de savoir qui sera le plus fort.Depuis 1932, la Chine a fait des progrès, soit au point de vue de sa cohésion politique, soit nu point de sue de sa préparation militaire.On s’en aperçoit à la résistance qu’elle oppose aux Japonais.Mais on ne peut encore rien augurer quant à l’Issue finale du con-flit.11 ne semble pas que la Chine puisse rien attendre des puissances.Celles-ci ne pensent qu’à dé tes à comparaître, la commission se mettra tout de suite au travail.Quant aux organisations ou sociétés intéressées dans les questions étudiées par la commission, et désireuses de faire entendre leurs opinions, elles pourront s’adresser au secrétaire de la commission, M.Skelton.L'enquête sera longue S’il est impossible d’annoncer la date à laquelle la commission commencera à siéger, il est encore bien plus impossible de prévoir à quelle date elle terminera son travail et soumettra son rapport et ses recommandations au gouvernement.(Incidemment, il appartiendra au gouvernement de décider si le rapport de l'enquête sera publié).Mais il semble déjà avéré que la commission ne pourra pas terminer son travail d’ici la fin de la prochaine session.L’enquête sera longue.Il est vrai qu’il y a déjà beaucoup de matériaux disponibles: les études Saint-Hyacinthe, 10.— (D.N.C.) La Métairie Saint-Joseph, La Providence.que dirigent les RR.SS.de la Charité de Saint-Hyacinthe, a reçu ces jours derniers quelque 150 apiculteurs de la région, venus pour visite son rucher et s’enquérir des dernières méthodes d’ex- floitation rationnelle des abeilles lusieurs apiculteurs spécialisés, au service du ministère provincial de l’Agriculture, accompagnaient les visiteurs.Ds cours et conférences furent donnés dans la journée, par MM.Louis Bossé, inspecteur de ruchers dans Ghâteauguay et Huntingdon, sur La simplification des travaux au rucher; J.-F.Prud’homme, président de 'la Société des Producteurs de Miel de Québec, sur Ylns-iallation des paquets d’abeilles; l’abbé Gérard Bossé, professeur à l’Ecole Supérieure d’Agriculture de Sainte-Anne, sur Le développement Avant-propos.Première partie : L’Idéologie communiste.— Chapitre unique: Le Marxisme, analyse et critique, par Henry Peyret, 30 pages.Deuxième partie: Le communisme en Russie.— Chapitre 1 : Le Cadre de l’Expérience russe, par Jean Rutard.—Chapitre II.La conquête du Pouvoir par les Communistes, par Marc Vichniac.— Chapitre III: L’Evolution du Communisme depuis la prise du Pouvoir par Marc Vichniac.—- Chapitre IV: L’Evolution économique et sociale en U.R.S.S., nar Paul Berline.— Chapitre V: Le Communisme et les Valeurs spirituelles, par Marc Vichniac.— Chapitre VI : La Psychologie de l’individu en Russie Soviétique, par S.Rousselet.— Chapitre VIT: Bilan et Enseignement du Communisme en Russie, par Marc Vichniac, 75 pages.de l’apiculture dans le bas de Qué-L bec; Léo Traversy, inspecteur de ruchers et apiculteur de Saint-Damase, sur divers sujets intéressant les producteurs de miel; Si- DEBUZAT dit ST-GERMAIN — A Mont réàl.le 8.à 29 ans.LouU-PhlUppe Debuzat dit St-Oermaln.époux d’Yvette Bolvln.MARTINEAU — A Montréal, le », à 39 ans, Mme PaiU-G Martineau, née Emma Charbonneau.MASSE — A Montréal, le 7, k 58 an*.Henri Masse, époux de Blanche Miliaire.MOFFATT-HUOT — A Lachlne.le 8.a 35 an», Mme Raoul Moffatt, née Médérlse Huot.PARENT — A Verdun, le 8.à ?# ans, Joe -Edmond Parent, époux d'Aurore Le-bel._______ PAQUETTE —• A St-Vincent de Paul, le 9.à 6 mois, Marle-Agathe-Suzanne.enfant d’Alpha Plaquette at de Marianne Legault.FOTV: ¦ ¦¦ .—I ___ZIN — A Montréal, le 6, A 59 ans, Alfred PotTln.époux de Flore Lefebvre.REID — A Montreal, le 7.A 46 ans.8r Marie-Jœeph - Albert, née Irma Reld.ROY — A Montréal, le 9, A 25 ans.Jeanne.fille de Wilfrid Roy et de Bernadette Oraetown, Heien-Vic- En ce qui concerne la question religieuse, à laquelle le régime rouge a donné un caractère si alarmant, le cabinet Negrin fait mine de vouloir innover.Il veut permettre de nouveau l’exereice du rultc, mais en privé d’abord, l’ouverture des églises publiques étant remise à plus tard.Peut-on.de relte taetique nouvelle, attendre quelque chose?On peut en douter, après avoir lu la lettre que l'épiscopat espagnol a adressée aux évêques de l’univers.D’après lui, le régime lui-même est par essence anticlérical.J’ai fait remarquer, dans des lettres précédentes, que l’Eglise d’Es- fendre leurs propres Intérêts du ,>ni! *cs l‘*Pr G.Harvey Agnew, de Toronto, secrétaire-trésorier.protestant QUEBEC, 10r
de

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