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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 23 avril 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1925-04-23, Collections de BAnQ.

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VOLUME XVI — No 94 MONTREAL, JEUDI, 23 AVRIL 1923 TROLS SOUS LE NUMERO Abonnements par ia poste: Édition quotidienne ¦ CANADA.« M9ft H ^t&U Unla rt Empire Brltanniqo* «8-0» UNION POSTALE ., .*1ft(ve ¦ Édition hebdomadaire HH ¦ H| Ê CANADA.¦ ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.0* ¦££gggg| j/BÊÊÊSÊÊP Directeur: HENRI BOURASSA DEVOIR Rédaction et administration : 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONE* Main 7460 tEBYICE DE NUIT: Exaction.Mala 81X1 Administration, Mala $153 FAIS CE QUE DOIS! S.G.Mgr Deschamps sacre évêque auxiliaire île Montreal Sur ce qu’a dit M.Semple Un recorder qui ne trouve pas que tout va pour le mieux dans le meillem des mondes.Nous avons deux recorders à Montreal — et c’est heureux.Ils peuvent de la sorte se partager la besogne.Tandis que Pan ouvre des traités d’exégèse pour y chercher l’autorisation de fermer le code criminel .et de ne pas fermer le® bouges, l’autre ouvre les yeux sur la situation de Montréal et la dénonce, comme c’est son devoir.C’est beaucoup à cause des endormeurs qui nous racontent dans nos complaisants journaux que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, qu'il ne faut pas toucher à la réputation de Montréal, que nous avons la population la plus saine, la plus morale, la meilleure et la ville la plus policée, que notre grande ville se porte si mal et qu’on y meurt si bien.Dans l’éducation du civisme comme dans la formation des enfants, la flatterie est le sûr moyen de développer une vanité sotte et aveugle qui prépare aux chute® les plus lourdes et les plus humiliantes.M.le recorder Semple connait le® règlements municipaux.Il sait comment on les applique.Il a voyagé et il sait ce qui se fait ailleurs et que ce qui se fait ailleurs peut se faire ici.Or voici ce qu’il disait hier au sujet de notre système d’enlèvement des ordures ménagères — dénoncé si justement par notre directeur et que les autorités municipales ne veulent pas changer: Aucune autre ville du monde ne reste dans l'état infect et malpropre de Montréal, qui résulte de rindifférence et de l’apathie ae la part des citoyens.Seul un déconcertant man- jusqu juste avant la visite des employés de l’incinération.Il y avait des réceptacles de toutes les descriptions, à partir de boites de carton jusqu’à des bottes de biscuits en fer-blanc et les ordures ménagères se trouvaient partout — sauf dans les réceptacles.Pour ajouter à cet état de choses déqoûtant et antihygiénique, les enfants et les chiens jouaient indifféremment parmi ces déchets nauséabonds.U est assez peu étonnant que la mortalité infantile à Montréal soit si effroyablement haute.Je le répète, c'est une abomination, une honte, une tache sur le bon renom de cette ville.Comme, conséquence de notre semaine du grand nettoyage, il n’y a que quinze cas.Il aurait dû y avoir au moins 500 cas devant moi à l’heure présente.Lors de la visite que je viens de raconter dans l’avenue de l'Hôtel-de-Ville, tous les occupants du bas jusqu’au haut de Pavemie étaient en contravention.(Montreal Daily Star, 22 avril.) Qui est responsable de cet état de choses?MM.Brodeur, Desroches et les trois autres membres anonymes du comité exécutif.Mais qui élit MM.Brodeur et Desroches?Qui élit au conseil 24 échevins sur 35?(Et rien n’empêcherait d’en élire davantage.) La population canacüenne-drançaise.C’est elle qui est responsable de la mauvaise administration.Et c’est tellement vrai que dans tous les quartiers où on élit des écheviqs de langue anglaise (non pas juive), les services municipaux, sont mieux soignés.Il y a d’autres laideurs, avenue Hôtel-de-Ville et dans les environs, que les ordures ménagères opandues et que les cassolettes des réceptacles de vidange.Ces ordures-là sont décrites et dénoncées par le rapport Coderre.Que faisons-nous pour les faire disparaître?La session (VOttawa Pourquoi ne pas nommer une commission chargée de rechercher le surplus ?M.Marier trouve l’exposé financier de M.Robb bien fait, mais il révèle un déficit de $13,000,000 et qui est même réellement de $17,000,000 ce dont ne nous avait pas entretenus la presse libérale — L’expérience ferroviaire - Depuis la déclaration de M.Thornton il est de plus en plus question d’amalgamation — Une résolution de M.Lynch — Staunton au sénat pour réduire le chiffre de la députation.S.G.Mgr GAUTHIER CONFERE LA PLENITUDE DU SACERDOCE A SON DISTINGUE COLLEGUE - NN.SS.FORBES, DE JOLIETTE, ET GA-GNON, DE SHERBROOKE, SONT LES EVEQUES ASSISTANTS.S.G, Mgr LANGLOIS* AUXILIAIRE DE QUEBEC* PRONONCE LE SERMON DE CIRCONSTANCE - SEPT ARCHEVEQUES ET PRES DE TRENTE EVEQUES PRESEN TS - CEREMONIAL DELA CONSECRATION.L’Afrique du sud vient d’abolir la préférence douanière qu'elle ac-.cordait aux importations d’origine La meme mdiiterence nous suit en toutes choses comme une anglaise.La Grande-Bretagne ne bé Ottawa, le 22 — '51.Marier, député de Saint-Laurent-Saint-Geoc-ges, a fait encore aujourd'hui, sur le budget, un de ses magnifiques discours, bien préparés et bien étudiés, bien divisés et bien pensés, qui le classent dans la plus belle catégorie des parlementaires.1! n’a analysé qu’une chose dans la déclaration annuelle de M.Robb, ministre intérimaire des finances, et c’est la partie financière.Il a consacré de longues pages à la dette du pays proprement dite, et ensuite a notre dette ferroviaire, et en additionnant les deux il est arrivé à un total qui ne réjouira pas le coeur des 'Canadiens.Mais son exposé un peu technique ne connaîtra probablement pas les grands succès.L’extérieur en est rébarbatif.(M.Marier avait étudié non seulement les chiffres fournis pai M.Robb, mais encore les calculs fournis par les principaux orateurs de l’opposition, M.Stevens et M.Ma-nion entre autres.Il avait pris la peine de vérifier en détail chacun de leurs chiffres afin de les trouver en faute quelque part.Et il y a réussi assez souvent.Ce que M.Marier a entrepris de prouver tout d’abord, c’est qfuc l’exposé de la situation financière du pays fait par M.Robb, ne différait nas du tout des exposés faits par M.Thomas White, Drayton et Fielding, et fournissait peut-être quelques détails de plus; et que la critique très violente de l’opposition n’avait pas sa raison d’étre.M.Marier a certainement raison sur ce point, quoiqu’on puisse ajouter que M.Robb a bien disséminé scs chiffres de côté et d’autre, et que les journaux libéraux n’ont pris que ce qui faisait leur affaire, ce qu’ils n’auraient pu faire dans d’autres Préférence britannique ombre.Le tombeau des archives attend le rapport Coderre — et la réélection, M.J.-A.-A.Brodeur — à moins d’un sursaut problématique de l’indignation populaire.Louis DUPIRE.L’actualité Rondeau sur un ministre rondelet H.Perron s’en vat-en-guerre avec strand éclat.Armé comme le meil-feur béton où l'on a mis le meilleur ciment.Invulnérable comme un sii-ne de conseiller législatif, avec le jeune M.Galipault pour faire des galipettes.Car on sait que M.Galipault est jeune et toupie et qu’il possède des qualités de grimpeur emérlte.On prétend qu’il pourrait arriver au sommet de l’arbre ministériel.Mais pourquoi ce bruit de ferraille et de vieux tramways qui fait songer que M.Perron eit directeur de fa nouvelle comme U était directeur de la vieille compagnie de tramways?Pourquoi cette trompette?M.Perron manque essentiellement de psychologie.Savez-vous ce qu'il est capable de provoquer?La chose au monde la plus Inattendue: le réveil de l’opposition.M.Patenaude, Patenaude lui-mi-me, te distant et suprahumain M.Patenaude, est capable de sr mettre en tite de battre M.Taschereau — ou son successeur —.ailleurs que sur le champ de bataille de Laval-sur-le-Lac.L’opposition est capable de se ré-veiiler.Out! Et la population est capable de faire comme elle, La victoire s'offrait à M.Perron dans le sommeil de l’opposition et il est tellement impatient que vous verrez qu’il réussira à faire battre le» deux derniers rouges de l'tle de Montréal dont l’un est vert et l’autre.(quelle est la couleur Juive?) La population vient de sauoir qu'on éabreuife de vin chinois en mélange avec d’autres de noms différents mats de même qualité.Que ne lui laisse-t-il donc te temps de digérer?Ia population vient de savoir Îu'on ta pille en lui vendant de eaux prix des vins laids.Que ne lui faiste-il donc le temps H oublier?M.Perron s’en vat-en-guerre avec grand éclat.Armé comme le meilleur béton où l’an a mis le meilleur ciment, invulnérable comme un siège de conseiller législatif, avec le jeune M.Galipault pour faire des galipettes.RUBICON Bloc-notes joatrn*- 1 Un plaisir Un des amusements des lürto» indépendants, c’est la lecture du Soleil.S’il manque dans leur courrier, ils en sont parfois tout marris.D y a de quoi.Car le Soleil est, sans le savoir, un des grands journaux comiques du monde.Ses accès d’indignation, ses col ires contre ceux qui ne sont pas attachés comme il rest au gouvernement du jour, ses sursauts de vertu quand il est pris en flagrant délit de fausser les textes ou de les tronquer, la façon dont il parait se scandaliser, si on lui parie du million et demi qu’il a reçu du gouvernement depuis dix ans, pour des travaux exécutés sans demande an préalable de soumissions, tout cela en fait une feuille à part, et qu’il faut lire, si l’on est journaliste et qu’on sent le besoin de se distraire.Scs injures memes sont souvent du dernier cocasse, ellee font sourire, la plupart du temps, au lieu de les blesser, ceux à qui il les adresse.Une seule chose inquiète les lecteurs intelligents dsi Soleil, — l’obstination qu’il met à laisser voir qu’il considère la presque totalité de son public comme dépourvu de toiq esprit de discernement et de tout sens commun.H parle presque toujours comme *’il était convaincu que la messe de ses lecteurs sont des imbéciles ou des gens d’une densité d’esprit incurable.Gela n’e«t pas flotteur pour ses milliers d’abonnés.Mai# il faut croire qu’ils n’attachent à peu près aucune Importance à ce que dit leur journal.C’est sans doute mi’H» v trouvent, comme le® journttliate» indépendants, une lecture distrayante et qu’il faut ae garder de prendre au sérieux.néficiera même plus des avantages douaniers accordés par la confédération sud-africaine aux produits des nations signataires de traités commerciaux particuliers avec ce dominion.Sauf quant à certains articles d’importation britannique spécialement exceptés dans le tarif douanier sud-africain, la plupart des exportations anglaises en Afrique-Sud seront traitées comme si elles provenaient de pays étrangers.L’Afrique du sud veut aider au développement de scs industries et entend ne rien donner en échange de rien.Chez nous, la préférence accordée aux industriels du Royaume-Uni depuis une couple de décades menace sérieusement plusieurs de nos propres industries; mais nos deux grands partis politiques, bien qu’il y ait chez eux des gens qui dénoncent cette meme préférence, s’abstiennent d’y toucher le moins du monde.L'exemple de l’Afrique-sud devrait les inciter à se comporter plus courageusement qu’ils l'ont fait jusqu’ici et h modifier enfin un régime de préférence avantageux aux seules industries anglaises, et tout-è-fait nuisible aux intérêts canadiens.Contraste Deux journaux new-yorkais, le World et rAmcr/cnn, ont découvert que le meurtrier Chapman, au sujet duquel on a publié tant de stupidité jusque dans nos gazettes d’information, ces semaines-ci, a à New-York un frère et une soeur, gens parfaitement honorables.Ces deux feuilles, dont l’une en particulier, YAmertcan.est pourtant un journal à sensation, ont tenu dans cette circonstance une conduite louable.Elles ont l'une et l’autre supprimé la nouvelle de leur découverte.qui aurait fait quelque bruit, et sc aont refusées à exploiter cette information, parce que cela aurait abouti è salir deux personne* d’une honnêteté reconnue ot qi>l ne sont nour rien dans l'Ignominie de leur frère.Ici on a pu voir récemment un de nos grands quotidiens publier la photographie du frère de quelque* jeunes faussaires, et un autre, donner celle de la jeune fille d’un criminel condamné à la potence, mais qui, elle-même, n’a rien eu à faire au crime de son père.Dans les deux cas, on « humilié de braves gens, pour le simple plaisir de paraître bien Informé.G.P.circonstances.¦Car.en se servant des chiffres de IM.Robb, M.Marier prouve qu’il y a eu un déficit de $13,000,000 et qui pourrait s'élever à $17,000,000 si Ton ne tenait pas compte des sommes que doit nous rembourser la Roumanie, et que l’on traite comme argent comptant reçu et encaissé.Ce déficit de $13.-000,000, rares sont les journaux qui Tont annoncé, et bien un peu par la faute de M.Robb, qui a insisté d’abord sur un surplus temporaire d’un million et oemi ou de cinq millions, pour glisser ensuite sur le $13,000,000 qui venait après.II n’y a pas eu de manipulation de eni’Pfiros, mais tout simplement habileté d’orateur qui souligne certains faits au lieu de certains autres.M.Marier a étudié en second lieu la question des obligations ferroviaires endossées par TEtat.Personne, dit-il, ne conteste qu’elles font partie de la dette du pays.Mais M.Robb doit-il les inclure dans notre dette consolidée comme les conservateurs le lui demandent?Non, répond-il, parce que les conservateurs eux-mêmes tout d’abord ne ’e faisaient pas.M.Meighen, ajoute M.Marier, a prétendu que les conservateurs ne le faisaient pas parce que les obligations qu’ils ont endossées ne servaient qu’là refondre d’autres obligations, et ne constituaient pas une nouvelle dette ni ne représentaient d’autres engagements.M.Marier a été voir lui-même, et il rapporte que cette affirmation n’est vraie qu’en partie.Une partie des nouvelles obligations procurait l’argent nécessaire pour rembourser de vieilles obli gâtions.Quant au reste, il servait à autre chose.Après avoir pris le chef de Top position en défaut, M.Marier ajoute encore que l’on ne doit pas inclure la dette ferroviaire dans la dette consolidée, parce que le gouvernement suit l’année fiscale et les chemins de fer l’année du calendrier, que nous faisons une expérience de nationalisation et qu’ainsi noms devons tenir un compte séparé pour les chemins de fer, afin de savoir où nous allons et les résultats que nous obtenons.Autrement H y aurait confusion.¦ Ainsi on dit aujourd’hui que le C.N.R.a augmenté sa dette de $118,04)0,000 dans l’année.(Test l'année .scolaire qu’il faut comprendre car le total est différent pour l’année fiscale.Mais M.Marier affirme aussi que cette dette de chemins de fer#est une obligation directe sui le pays, qu’elle n’est pas recouvrable, et mi'ainsi, en réalité, elle augmente d’autant notre dette consolidée.Conservateurs et progressistes applaudissent, et les libéraux murmurent.M.Marier persiste cependant et affirme que notre dette totale se compose aujourd’hui «les deux chiffres suivants: $2.431,407,113 pour la dette consolidée du pays, $913,913,082 pour la «lctt«‘ ferroviaire, qui, avec un dix-huit millions pris ailleurs, font un grand total de $3,363,400,193 que le pays doit bel et bien.Voilà le chiffre le plus juste auquel on puisse arriver en nadi donnant toutes nos obligations.Voilà le mot de la fin.M.Marier a aussi fait d’autres calculs intéressants.En 1920, c'est 106 millions d’argent nouveau que le pays a donné au C.N.R.; en 1921, c’est 105 millions; en 1923, 59 millions; en 1924.85 millions et en 1925, 84 millions, soit un total de 1585,848,974.M.Marier dit aussi qu’en 1920-21-22, lu dette combinée du pays et des chemins de fer a augmenté de $898,489,254, et < n 1923-24-25, elle a augnn'nté de $1,009,962,762, que pendant la première période, notre dette ferroviaire a augmenté de 50 millions, et pendant la seconde de 102 miMIons.Ces chiffres sont très intéressants car Us semblent contenir la clef d’un mystère.Est-ce que pour ne pas trop augmenter la dette .consolidée, le gouvernement libéral n'aurait pas choisi de laisser augmenter la dette ferroviaire qui est plus mal connue, dont on ne tient nas compte la plupart du temps en faisant le bilan du pays, et qui est loin d’avoir l’importance de Tau tre?Est-re que.de plus, cette tactique ne permettrait pas au gouvernement de réclamer des surplus, à la fin de l’année fiscale;, le chiffre de la dette consolidée étant moins élevé?M.Marier n’a pas jugé à propos d’étudier ce point.Voilà les principales parties du discours de M.Marier qui n’a pas toujours plu su parti libéral, ni au parti conservateur ou progressiste, mais qui semble refléter avec une grande fidélité, la plus grande fidélité possible, la situation du pays.Et le député qui a suivi le députe de St-Laurent-St-Georgcs, le général Ross, de Kingston, n’a pas eu tout à fait tort de dire à son prédécesseur qu'après avoir commencé à attaquer les critiques «lu budget par l’opposition, il avait fini par en faire une critique encore plus destructive qu’elle.LA NECESSITE DE L’ECONOMIE Dans la dernière partie de son discours qu’on a qualifié de second discours du budget, M.Marier a insisté sur la nécessité d’économiser et sur les pro,portions alarmantes de notre dette ferroviaire.Tout le pays devrait la connaître mieux, car il se presserait moins alors de demander et réclamer une infinite d’embranchements et de travaux coûteux.Le general Ross a parié ensuite jusqu’à six heure® et reprendra demain.Car on ne pourra prendre le vote demain.On Va remis à la semaine prochaine.Le flot indu des paroles coule avec une ampleur et une abondance effarantes.UN INCIDENT M s’est produit un intéreswant incident au début de la séance.M.Fraser, assistant du greffier, a lu en français un rapport du comité des banques et commerce, dont M.Vien est président, I-a Chambre Ta ttpaÂawM.M.Hocken a aussi de.mandé à M.Fraser de traduire, ce rapport en anglais, et ceiltii-ci s est exécuté.Si nos député* se montraient aussi vigilants que M.Hocken, notre belle langue résonnerait plus souvent dans Tenceinte parlementaire.Au comité des chemins de fer.M.Rinfret a souügné le fait que le G.NJL a publié, pour la première fois, cette année, son rapport en français.Il en a félicité Vadministration' de notre réseau d’Etat.Au même comité, M.Thornton a déclaré aujourd’hui que la fusion du C.PJL et du C.X.M.permettrait aux deux réseaux de payer leur* obligations et «rue T administration des deux enscmlbOe ne laisserait aucun déficit.Cette déclaration a fait sensation dans le monde politique.et Ton croit qu’elle donnera de la force aux idées d'amalgamation, qui circulent en Chambre depuis quelque t coup s.UNE RESOLUTION DU SENATEUR LYNCH-STAUNTON Le sénateur Lynch-Staunion doit présenter une résolution intéressante au Sénat, il demandera au parlement de soumettre une pétition à Sa Majesté pour midifier T Acte de l’Amérique britannique du Nord, afin de réduire à cinquante le nombre des députés de Québec pour réduire ainsi la représentation de tout le pay* à la Chambre des communes.La population de Québec divisée par 50 au lieu «le l’être pwr 65, donnerait une unité beaucoup plus forte pour diviser lu population des autres provinces, et ainsi leur ferai* perdre bon nombre de députés chacune.Léo-Paul DESROSIERfl.N.B.—t Dan* ïe titre d’Ottawa d’hier, on nous a fait dire: M.Meighen a-tdl voulu faire une interpellation?H aurait MSu lire interpolation au Heu d’interpellation qui, en cet endroit, n’avait aucun sen*.I/es lecteurs auront sans doute rètaWL A la basilique de Montréal, ce matin, avec toute la splendeur des grandes fêtes religieuses, en présence de Son Flxcellcnce le Délégué apostolique, Mgr Pictro di Maria, de cinq archevêques, de vingt-deux évêques, au milieu d’un grand concours de prêtres, de religieux et de fidèles, S.G.Mgr Georges Gauthier, archevêque de Tarona et coadjuteur de Montréal, a consacré Mgr Emmanuel-Alphonse Deschamps, évêque de Thencs-sis.S.G.Mgr Guillaume Eorbcs, évêque de Jolictte, et S, G.Mgr Osias Gagnon, évêque auxiliaire de Sherbrooke, out assisté Mgr Gauthier en qualité de co-consécratcurs.S.G.Mgr Alfred Langlois, évêque auxiliaire de Québecv a prononcé le sermon de circonstance.H a pris pour thème la devise du nouvel évêque: Te Pastorem sequor.Nous donnons les autres détails en page 3.S.G.Mgr Deschampa .4 l’occasion du sacre de S.G.Mgr Deschamps, nous réitérons filialement et très respectueusement à Mgr rEvéque auxiliaire de Montréal nos voeux de bonheur et l'assurance de notre entier dévouement.Puisse le vénéré prêtai dont ta vie sacerdotale presque tout entière fut consacrée à une oeuvre de profond et Inlassable dévouement prodiguer pendant de longues années à l’Eglise de Montréal les trésors de son intelligence ei de son coeur! Paiste-t-H avoir la joie de voir mûrir le fruit de son dévouement et de son pieux trairalll Avec tous les cniholiques de Montréal, nous jetons du fond du coeur au nouveau Prince de l’Eglise le vieux cri de nos pères: Ad multos et fiustissimos an nos! glise appelle l’épiscopat le couron-ndtiide du saeerdo Sermon de Mgr Langlois La consécration d’un évêque est une cérémonie des plus imposantes, Tune des plus impressionnantes qui se puissent trouver; c’est un hommage au prêtre qu'on élève à la plus liaute dignité humaine.L’E i’ép nement et la pler ce, le plus haut grade, le sommet de la hiérarchie.L’évêque a reçu des apôtres cette puissance qui le remi participant à l'infaillibilité du pontife quand il reste en union avec.le chef de l’Eglise et le dépositaire de la doctrine.Personne autre ne peut y suppléer et le sacerdoce se transmet d’Age en âge par la seule imposition dés mains, Cetto cérémonie du sacre d’un évêque explique la réunion dans cette église de cette nombreuse cour de prélats, de représentants nombreux de toutes les hiérarchies du sacerdoce, de sommités du pouvoir civil et de l’aiflfluence des fidèles pour rendre un hommage d’admi ration au distingué élu «t lui offrir leurs ardentes prières.Je veux choisir, pour mettre sous vos yeux un sujet propre à «les réflexions salutaires, cette belle devise du nouvel évêque: Te pastorem sequor, “Je vous obéis comme à mon Dieu!" Cette devise nous démontre notre société religieuse sous les traits de son divin fondateur tjui en est le pasteur suprême.C’est un bercail qui groupe tous les peuples du monde.La hiérarchie ecclésiastique est maintenue dans cette forme pastorale comme en témoigne la parole de Jésus-Christ nn chef «les apôtres: ‘Tais mes brebis, pais mes agneaux.’’ Le concile de Trente a consigné la même forme lorsqu’il dit que les évêques sont les pasteurs commis à la garde du troupeau du Seigneur.Armé de la houlette pastorale, le nouvel évêque, fortifié par la prière, se relèvera, la tête encore humide de l’onction sainte, pour passer dans nos rangs et donner sa première bénédiction.ï-c pasteur aura reçu son autorité, pour être le gardien vigilant de la doctrine, le chef qui dirige et le père affectueux qui se donne à ses enfants.L’EVEQUE EST UN GARDIEN L’évêque est un gardien.11 élève un unir de protection et de sécurité contre les loups ravisseurs qui viennent rôder autour du dépôt sucré d«‘s vérités dogmatiques et morales.11 est le protecteur du trésor de la fol et du salut.L’histoire de l’Eglise est remplie des luttes soutenues par les eve-ques pour sauvegarder le dépôt sacré contre les incrédules, les renégats et les schismatiques.l>e grands évèipies se sont distingués dans ces luttes et se sont exposés à .tous les sacrifices, à In mort meme, pour ne rien sacrifier, pas même une parcelle de la doctrine de l’Eglise, les veux tournés ver» Rome: 'Te pastorem sequor’’.En notre pays, a cette époque où nous vivons, le pasteur veille sur le trésor sacré.De nos jours ce devoir imcombe plus à sa charge qu’autre-fois, car les luttes entre la cité de Dieu et la cité du mal sc poursuivent sana répit et le pastimr doit veiller avec plus de vigilance.Sa vigilance s’exercera sur les écoles, sur les centres intellectuels, sur les journaux et les publications «pie la vague de la publicité moderne déverse dans nos rue®.Fort heureusement, en notre pays, le passé est le garant de l’avenir; nos évêques n’ont Jamais failli à la tâche et notre vieille province de Québec recueille les fruits du zèle empressé et continu de ses pasteur*.LB CHEF QUI DIRIGE Mai# ce zèle ne s’arrête pas à la doctrine seulement: l'évêar leurs élèves, l’analyse littéraire de quelques pages de ce livre, qui met en ébullition toutes tes tètes d'écoliers: l'un d'eux-cul la surprise, an peu mêlée, de découvrir que son premier lui avait écrit un devoir de 77 pages sur ce sujet, et les autres à l'avenant! Les appréciations 1rs plus élo-gieuses sont faites de ce livre.Un excellent juge fait une remaripie qui mérite d'etre notée : "J'avais décidé, écrit-il, lie blâmer te titre de l'ouvrage; mais pins j'y pense, plus je trouve qu'il se justifie La campagne n'est pas seulement, ici, le cadre où se meuvent les personnages, elle est elle-même un personnage, je dirais le principal personnage.C'est elle qui exerce son emprise sur François, qui inspire l’abbé Louis dans son plaidoyer, qui anime le vieux Baptiste.Où ’que François aille et se transporte, il fui des lieux I histoire de la famille Barré que la defense et l éloge de ta terre canadienne, et pour cette raison te titre me parait justifié.’’ Lu Campagne Canadienne est eu vente aux bureaux du Devoir, 75 sous au comptoir, 85 sous par la poste.— Case postule 4020.La canalisation tlti Saint-Laurent Ottawa, 23.(D.N.C.t — D’après les instructions des gouvernements eanadien et américain, le Inircau conjoint des ingénieurs chargé de discuter le projet de canalisation du ‘JT .rent, n l'on r mandat d’étudier les points suivants: lc tnoi'l-Uur moyen d'améliorer la canalisation du Samt-Laurent; 'les effets internationaux et locaux du projet; la révision des estimés; la détermination des estimés pour la seule eanalisaiion comme pour l’utilisa-tion rie l'énergie électrique; la par-ne des travaux qui peuvent être tails sous la .surveillance d’un bu-icau international; la profondeur de chenal; 1 inclusion du canal Weû-«ni dons la zone de canalisation; la duree de ! entreprise U,''iMüS la communauté ff-,.x?}.^« n»a8^1 ^,e_ffr^: ; retrouvera le même concours de SÎ?TenmUrf rln5 Iff f fel Quoi .‘près btendd?* dans diverses Communautés rel?- ^11‘‘.^c voit parvenue; et.elle a cer- orc,_____________________________ —, .______________- ïtte institution: “Monsieur le tu-1 gieuses au pays.L’année 1914 marque la participation aux privilèges conférés aux différentes missions re Boucher et ses paroissiens”.Le 2 septembre 1877, réservait une granoc consolation aux missionnaires de la Rivière-du-Loup: oésonuai» il leur serait permis de garder lo Saint Sacrement sous leur toit.La chapelle.' dédiée à saint Joachim, était bénite solennellement le 17 du mémo mois par Sa * »rnndeur Mgr Laflèche, des Trois-Rivières.La première réception d’Enfants de Marie eut lieu en décembre de ia même année, à la suite de la rc-1 faite prêchèe par M, l’abbé Gèrin-Lajoie, alors curé de Saint-Di dace, .u diocèse des Trois-Rivières (nom- par “affiliation de tout ITnatitut tes le droit de regarder l’avenir avec confiance, forte de l’appui que lui assurent la paternelle bien-] veillante du premier pasteur «lu ; à l'Université Lavafde Québ'ec7i'.fs I lc dévouement inlassa-j élèves TH'UVPnt mJiintcminl viiî-i curé ï)u»sahlon a ] élèves peuvent maintenant, en sui-; «e ouvert.10.10a.in.off.dem.off.deut, .7.3% A • i.33% 34 .4% 4% .31% 31% .10 it 3% 4 .SO 81 .10 It .140 150 .a
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