Le devoir, 15 septembre 1937, mercredi 15 septembre 1937
Montréal, mercredi 15 septembre 1937 RIDACTION rr administration 4S0 1ST, NOTRK-DAMI l .MONTREAL 10US LES SERVICES 4 .B Blair SS6f« SOIRS, DIMANCHES BT BETES Administration :.BEIair 336® Rédaction :.2984 Wr4n* 5.BEIair 2239 LE Dlractaar-Gériiit : Caorgai PELLETIER )EV0IR FAIS CE QUE DOIS Rééactaar ta chaff i Omar HBROUX fuujmi rxm — iio m jpi., .- TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal «t banlieue) E.-Unls at Empira britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE .3.00 Les inestimables richesses qu’on laisse se perdre Le public montréalais fait preuve d#une indifférence regrettable à l'égard de certains cours et de certaines conférences — Exemples — Le compte rendu n'est pas tout Avte I automne tecommencent les cours de toutes nos écoles et les séries de causeries et de conférences de toutes sottes.Sous peu nous aviveront aussi des conférenciers de 1 Institut scientifique franco-canadien.Le public et en particulier ceux qui ont un peu le loisir et le goût de penser ne tirent pas le parti qu’ils devraient de toutes ces sources de savoir mises à leur portée.Certains conférenciers font, il est vrai, salles combles.On se souvient de l’affluence aux cours de MM.Gilson.Romier, Blanchard.Mais, de façon générale, le succès de ces leçons est plus modeste.Si les gens savaient tout ce qu il; perdent, nous n’aurions p*as de salle assez grande à Montréal, ou plutôt nous aurions depuis longtemps ce foyer municipal qui est encore à l’état de projet.Ainsi, l’an dernier M.Gabriel Le Bras a donné une série de neuf causeries sur les origines canoniques des droits occidentaux.La plupart se sont sans doute dit que cela «tait ennuyeux, et l’auditoire ne remplissait pas la moitié de la salle Saint-Sulpice.M.Le Bras a été, au contraire, l’un des plus agréables de tous les conférenciers de l’L S.F.C.Son enseignement ramassé en tableaux clairs ~— où tout se divisait si heureusement en trois parties — était agrémenté d’anecdotes savoureuses; il rendait son érudition avenante, sa science joyeuse et l’auditoire riait à gorge déployée tout le long du cours.Les sujets traités étaient d'ailleurs d’un intérêt toujours actuel.Le droit, nous en vivons, c’est la tradition et ta coutume, le régime des personnes, des familles et des biens.Retrouver l’origine des règles juridiques modernes dans l’ancien droit canonique, toucher du doigt l’action de l’Eglise dans la civilisation du monde, cela ne peut manquer d’intéresser tous ceux qui accordent quelque importance aux chosse de l’esprit; surtout lorsque, comme c'était le cas, l’exposition n’est pas trop technique, mais à la portée des profanes.On aurait toit de vouloir suppléer à l’assistance à ces conférences par les comptes rendus des journaux.Sans doute, certains journaux font leur possible, le Devoir, notamment: on se rappelle sûrement les excellents comptes rendus des cours d’Etienne Gilson par notre camarade Alexis Gagnon.Mais le nouvelliste doit condenser, dans la plupart des cas.Sans parler de la voix et de l’expression du conférencier, qui ont bien leur importance, vous ne trouverez dans le journal ni tous les développements ni tous les exemples.Pour rapporter ce qui est tout de même le plus important, les lignes générales du sujet traité, il faudra le plus souvent élaguer de fort jolies choses.* * * Voici, à titre d’exemple, l’un des traits dont M.Le Bras yarsemait ses cours et qu’il n’était guère possible de taon ter dans les comptes rendus.C’était pendant la Grande ùuerre.M.Le Bras, en permission à Paris, avait rendu risite à son maître, Paul Fournier.Pendant qu’il était là îurvint M.Salomon Reinach, qui venait de la part de VI.Vandervelde, alors ministre dans le gouvernement de la Belgique.M.Vandervelde devant prononcer un discours sur les engins mécaniques et chimiques destinés à l’assassinat collectif, Reinach lui avait rapporté une conversation dans laquelle M.Fournier avait parlé de la condamnation de l’arc et de l’arbalète par le deuxième concile de Latran (1139).Tous deux avaient décidé de demander à Paul Fournier de présenter au plus tôt devant l’Académie des inscriptions et belles-lettres une communication sur ce décret pontifical, d'en donner un résumé à la presse, pour que Vandervelde pût s'en servir ensuite auprès de Rome et, espérait-il, obtenir du Pape une condamnation des armes empoisonnées.Il s’agissait d’un texte d’innocent II, sur “les armes qui, dans la juste guerre, ne sont pas permises”; la partie que l’on voulait invoquer traitait des armes empoisonnées et s'intitulait; “Des arbalétriers et sagittaires”.Fournier présenta la communication.Vandervelde fit sa démarche, mais sans résultat.Après la guerre, M- Le Bras présenta au cardinal Gas-parti le texte imprimé de la communication de M.Fournier et le cardinal lui dit: “Ce sont ces principes qui guident encore notre politique; lorsque nous paraissons nous en écarter, c’est que les circonstances, les difficultés, les contingences ne permettent pas de faire plus.Comme nous travaillons dans la réalité, dans le concret, nous devons tenir compte des contingences et nous ne pouvons pas passer not.: temps à claironner les principes; mais ces principes n’en inspirent pas moins toute notre action.* * * Ce trait n’est-il pas magnifique, tant par le sujet que par les circonstances et les personnes?Un archéologue Israélite et un homme d'Etat socialiste, qui, en pleine tourmente, consultent un spécialiste du droit canonique, en vue d’invoquer un texte pontifical du Xlle siècle, cela fait rêver.C’est beau d’une beauté analogue à celle d’une oeuvre d’art, on dirait que tous les détails en ont été choisis; le titre même du document invoqué est pittoresque à souhait: des arbalétriers et sagittaires 1 Ceux qui négligent les cours et conférences se privent de plaisirs de choix.Cela, c’est évident, ne vaut pas seule; ment pour les conférenciers étrangers, mais pour ceux de chez nous.Il nous souvient de certaines conférences sur la biologie, d’où les assistants sortaient émus et enthousiastes, après avoir pris, en considérant lés merveilles de la création, un bain d’énergie, de confiance et de courage.Que de fois on a vu des auditoires vibrer au rappel des hauts faits de notre histoire.Il en est ainsi d’ailleurs pour à peu près n'importe quel sujet, car il y a matière à réflexion partout.Et lorsqu’on prend l’habitude de faire passer dans sa tête et dans son coeur de ces courants d’air salutaires, on augmente son bagage de connaissances, mais, en outre, cela rectifie et élève les idées, donne du goût pour l’action et pour l’étude, enrichit la personnalité.Comme, d’autre part, l’abus des distractions inutiles ou nocives fait des esprits mous ou faussés.* * * Les cours commencent partout, il y en a pour tous les goûts dans les diverses facultés et écoles universitaires.Dans certains cas, le public est admis, dans d'autres, on accepte des élèves libres.Et ces cours ne devraient pas intéresser seulement les jeunes.Des sociétés, qui offrent aussi au public des conférences de belle qualité, commencent leurs activités annuelles.La causerie, le cours, la conférence sont pour le public un des meilleurs moyens de cul cure, car il prend là des aperçus sur des sujets souvent fort éloignés de ses préoccupations ordinaires.On parle beaucoup de revendications nationales, d’émancipation économique, et il est urgent d’y travailler.Mais que chacun fasse un petit effort pour augmenter sa valeur personnelle et sa compétence, pour élargir son horizon; nous serons alors mieux outillés pour gagner du terrain et, ce qui est plus difficile, le garder.Paul SAURIOL Notes ontariennes A l'exposition de Toronto Deux amis se trouvaient, l’autre jour, au travail quotidien, l’un s’occupant de.recherches historiques, l'autre de lectures professionnelles, lorsque le dernier tint au premier à peu près ce tangage: — Je n'aurai pas le plaisir de vous voir demain, cher ami, car je prends une couple de jours de vacances pour aller à l'exposition de Toronto.— Comment?Toronto! Si ce n’est Ipas stupéfiant! Quel plaisir aurez-vous dans cette ville puritaine, où l’on peut passer "un mois chaque dimanche"?comme disait aulrcfois un député, devenu le juge Archambault.Attendez donc plutôt quelques jours encore, et nous irons ensemble au vieux Québec et dans la Mauricie.— Eh! Je voudrais bien, en effet, vous g accompagner.Stais on ne choisit pas ses déplacements, on les accejite comme ils vous sont servis.Ce n’est pas par fil direct avec le ciel, je l’admets, que j’ai te-çu avis d’aller cette semaine à To- Ironto; mais Toronto ce .sera, mon petit doigt me l'a dit, qui ne m’a jamais trompé en pareille matière.—."De la Chaudière au lac Onfa-¦r/o”, je vois d'ici voire article, avec une demi-colonne sur Tommg Church et l’éloquence parlementaire.— Vous serez bien désappointé, lor je n’écrirai probablement rien.14 moins toutefois que le petit démon des anciens chroniqueurs.En tout cas.je sens cette année un impérieux besoin de me retrouver Toronto.Je n’g suis pas allé depuis une don’aine d’années, et tes portes de la grande Foire annuelle m’attirent avec une force qui a quelque chose de nostalgique, •eut-étre laisse t-on quelque chose soi-même en chaque voyage, en phoque séjour lointain; il doit y wofr à Toronto un "double" de ma oersonne Intérieure que j'y ai ou-)Ué vers 19Î5 et qui restera exil* it je ne vais pas te chercher.Je n’at dos le courage de ''lui" imposer cet tbandon.L’appel puissant des lieux déjà ms.C'est peut-être cela qui se disait cette année sentir et auquel ê n’at pu résister.D'amicales as- \ (stances s'étant produites dont U récit ne manquerait pas d’être amusant.car, enfin, si je suis allé à Toronto, c’est parce que la semaine précédente, à dix heures du soir, l'auto d’un ami qui m'avait amené d’Ottawa vers Cornwall et Montréal, s’était arrêté doucement en face de la prison de Bordeaux, et refusait avec une douce obstination d’avancer une longueur de plus.Il fallut marcher deux petits milles pour trouver du secours au "village voisin", qui porte un nom de sauvage.Et l'affaire s’étant arrangée au gré du moteur, et du garagiste, qui ne travaillait pas pour rien ce sotr-là, votre ambulant serviteur se réveilla dûment montréalais le lendemain, ce qui explique un peu la fugue à Toronto de la semaine suivante.Jadis il allait parfois jusqu'à Rome par les mêmes moyens, mais ces temps ne sont plus."Tlrcl».U faut songer à taire la retraite”.Bref, vendredi matin à Toronto, au sortir du pullman et des soins du nègre à petit balai et à large sourire.Plaisir secret de se retrouver ici et d’g redevenir plus jeune de douze ou quinze ans, parmi les autres fantômes qui remplissent les rues.Ne sont-ils pas plus nombreux, en effet, que les passants de chair, simples ombres du moment?J’ai défilé tel, la dernière fois, en compagnie de personnages illustres, arrivés de France par un récent bateau: le maréchal Fayolle, le cardinal Andrieu.r, de Dijon, l’aviateur Louis Blériot, le peintre Albert Besnard, le marquis de Créqui et le maire de Compïègne, M.Fournier-Snrlovèze, dont l’ancêtre fut un st curieux adversaire de Napoléon, si j'avais te temps d'en parler.Et mon ami Tom A hearn, alors secrétaire de l’hon.M.Doherty; et cherche: aujourd’hui presque tous ces messieurs, au ciel ou bien à Toronto.Je me sens tout seul A tes évoquer, et mieux vaut nous précipiter au Royal York Hotel, pour chercher dans une bonne tasse de café un peu de cette énergique optimisme Ïui animait les constructeurs du anodian Pacific il y a une centaine d'années.Ce ne sera pas trop pour ta journée de tourisme pedl* «us cum jnmbis qui nous semble (>rom/s aujourd'hui.Mais où sont es "Quatre fils Aymon” qui m'entouraient te mois dernier comme la Garde "La Oarde.espoir supreme H supreme iptasM".Hélas! Tous pensionnaires, l’année scolaire les a rattrapés et embrigadés à nouveau au régiment des humanistes qui vous éclaireront "quand les aînés n’y seront plus".Et je dois voyager comme Barrés, "le nez au vent, la mèche au front", et la main bien posée sur mes derniers dollars.Les aiands magasins peuvent ouvrir leurs portes de bronze et de marbre: "Le Québec tout entier les verra par Imes yeuxl” Et ce ne sera pas le moment, au ray: n des bonbons, de me parler de séparatisme.Une autre fois que je suis venu à Toronto, c’est un peu avant la fin de la guerre, vers 1918, lorsque l’hon.docteur H.-S.Béland y fut invité comme attraction majeure, peu de temps après sa libération des prisons d’Allemagne.On le fit paraître et prendre la parole en plein air, l’après-midi, devant une foule très grande et venue surtout pour le voir.Le sympathique orateur n’avait pas toute sa force physique à ce moment-là, et de plus on l’avait placé dans une sorte de guérite porte-voix, qui réussissait mal ù combattre la forte brise du lac Ontario qui soufflait contre lut.Mais, enfin, l'homme du jour donna toute satisfaction à l’avidité de son au ditolre, et ce fut sans réserve aucune que je pus le féliciter ensuite, pour mon humble part.Mais où sont aujourd'hui les grands hommes d’antan?Je penserai souvent à celui-là cet après-midi en parcourant tous ces grands pavillons.Ernest BILODEAl’ Bloc-notes MM.Montpetit et Lerue Le gouvernement Duplessis vient de faire deux nominations accueillies avec satisfaction par le public; MM.Edouard Montpetit et J.-Ar-thur LaRue à la commission “de révision du système des taxes de la province de Québec”, Ce sont deux universitaires.(En passant, c’es».un témoignage de confiance A nos universités, dont l’une fort éprouvée et paralysée d’une certaine façon dans son enseignement par la temps qui court).Nous n'a- vons pas l'honneur de connaître Ipersonnelleraent M.LaRue, mais on nous en dit beaucoup de bien et sa réputation s’étend à toute la province.C’est le technicien des chiffres, qui jouera avec eux k volonté sous les yeux de ses collègues.C’est le grand expert en comptabilité.Quant à M.Montpetit, il apporte comme première contribution à la besogne qu’on met sur ses épaules la meilleure prépara1-tion éloignée uu’on puisse souhaiter.Toute sa ttconde et brillante carrière, touteaüses études le mettent en état d’es^brasser le grave et épineux problèrhe du régime des taxes de la province en le dominant, en en possédant même à l'avance ia solution.Combien de Canadiens ont cherché comme lui le sens des chiffres dans les livres à couveAure bleue de A trésorerie fédérale?Combien de Québécois ont cherché comme lui à pénétrer les arcanes de la trésorerie provinciale?Que d’enseignements il en a tirés.On en a une idée par les études qu’il a publiées, notamment les suivantes: Sous signe de l’or, et les Cordons de là bourse.Mais que d’informations, que de faits inédits il a recueillis, qu’il va pouvoir utiliser pour le guider et guider ses collègues dans l’enquête proposée par le gouvernement Duplessis.L'Union Nationale vérifiée La nomination de M.Montpetit a peut-être causé une certaine surprise chez ceux qui tiennent encore mordicus aux lignes de part’ bien tranchées.Mais M.Duplessis veut bien nous rappeler qu’il est à la tête d’un gouvernement d’union nationale.11 a d’ailleurs promis d’utiliser nos compétences.De son côté, M.Montpetit, invité à siéger dans la commission des taxes, ne pouvait pas se récuser pour une raison politique.Pour ce que cela vaut aujourd’hui.M.Duplessis n’est-il pas d’ailleurs son ancien élève à la Faculté de droit de TUni-versité de Montréal?Mais la véritable raison de l’acceptation de M.Montpetit à faire partie de la Commission des taxes, c’est, croyons-nous, la suivante: servir la province.Il y a diverses façons de la servir.On peut la servir en occupant les postes supérieurs, ceux du gouvernement par exemple, et en maniant de ses mains les leviers de commande; on peut la servir aussi au second plan, sans bruit, par l’étude et la réflexion, par la préparation éloignée à tvne tôche imprévue, par l’acceptétton de fonctions passagères où il faut donner le meilleur de soi-même, où l’on construit l’édifice dans lequel vivra un EN CHINE Grande offensive japonaise sur un front de 100 milles 500,000 Chinois reculent lentement — Les Japonais organisent un gouvernement pour le sud de la province de Tchagar Nouvel avertissement du commandant Little aux Japonais et aux Chinois LA DECISION DE WASHINGTON PEIPING, 15 (S.P.A.) — Quelque 125,000 soldats japonais ont commencé une grande offensive dans la Chine du nord, sur un front de 100 milles s'étendant du chemin de fer Tientsin-Nankin à des collines qui sont à 40 milles à l'ouest de Peiping.Il paraît que les combattants chinois, au nombre d'environ 500,000, reculent lentement vers une ligne de défense qui se trouve à une soixantaine de milles au sud de Tientsin et de Peiping.Cette ligne s'appuie sur Tsangtchao au sud de Tientsin, sur Paotingfou au sud de l'ancienne capitale.TCHAGAR Les Japonais sont en train d'organiser à Kalgan un gouvernement pour le sud de la province de Tchagar.On croit qu'ils mettront à la tête de ce gouvernement le commissaire des finances de l'ancien gouvernement provincial.Le nord de la province est depuis plusieurs mois sous l'autorité d'un prince mongol, le prince Teh, qui est entouré de conseillers japonais.AVERTISSEMENT CHANGHAI, 15 (S.P.A.) — L'amiral sir Charles Little, commandant en chef des forces navales de la Grande-Bretagne en Extrême-Orient, a de nouveau averti les Japonais et les Chinois de cesser de faire feu par-dessus les navires de guerre étrangers, parce que le procédé met en danger les équipages, et non seulement les équipages, mois aussi la population des concessions.Les commandants des forces de quatre autres pays ont souscrit à l'avertissement: la France, les Etats-Unis, l'Italie et les Pays-Bas.Le document rappelle que des projectiles ont fait de nombreuses victimes chez les non-combattants de la concession internationale.AU NORD DE CHANGHAI CHANGHAI, 15 (S.P.A.) — Les troupes chinoise» qui se sont repliée^ sur une ligne de 30 milles au nord-ouest de Changhaï enraient à la mitrailleuse des attaques qui menacent surtout leur flanc droit.En se repliant, ces troupes ont cédé aux Japonais une grande partie du delta du fleuve Bleu.Mais on dit que, leur nouvelle ligne étant tris forte, elles veulent empêcher l'ennemi de pénétrer davantage.En gagnant du terrain, les troupes japonaises ont cessé de bénéficier de l'appui de leurs navires de guerre ancrés dans le Houangpou.Pour suppléer à cet appui, iis doivent avancer sur un terrain difficile des batteries d'artillerie lourde.De nombreux canaux, des rigoles et la boue des rizières retardent les chars de combat, LE CHOLERA A l'intérieur de Chânghoî, le choléra a fait son apparition.Dans las concessions, il a atteint 5 étrangers et 650 Chinois.Il a causé la mort d'un Britannique — un soldat.On ne connaît pas la nombre des cholériques de la ville indigène.Vu la misère qui sévit dans cette partie-lè de Changhaï, il doit être très élevé.LA DECISION DE WASHINGTON Il est question, dans les cercles officiels chinois de Changhaï, de la décision que Washington a prise d'enrayer en partie la fourniture de matériel de guerre à la Chine et au Japon.On dit que la mesure donne au Japon un certain avantage, parce que ce pays a beaucoup moins besoin que la Chine de se procurer du matériel de guerre à l'étranger.autre administration.U a fait partie de plusieurs commissions, notamment celle des assurances sociales.Avec ses collègues, il a recommandé la pension de vieillesse: elle est adoptee;, la pension aux meres nécessiteuses: elle est adop- tée et sera prochainement en vi*| gueur.D’autres mesures sociales ; préconisées par le secrétaire généra] de TUnlversité passeront dans la réalité.Il est heureux que le changement d’administration h Québec n’interrompe pas l’appel à servir à un homme comme M.Montpetit.Peu d’hommes possèdent comme lui l’idéal de servir, Eeu d’hommes ont comme lui Tam-ition de servir et en lition de précier l’honneur savent ap- A, A.Les ouvriers syndiqués ne veulent pas de participation sans referendum - .i ¦ i l Le Congrès des Métiers et du Travail, réuni à Ottawa, a adopté une résolution en ce sens qui sera signifiée au gouvernement fédéral.— On a même proposé la grève générale si l'entrée dans le conflit se faisait sans £ètte formalité, mais cette proposition a été rejetée.- La C.C.F.veut une déclaration de neutralité et l’embargo sur le matériel de guerre à destination de l'Orient.M.King réunit de nouveau les courriéristes parlementaires pour les mettre au courant de la politique de son gouvernement.En poys neufs Comment se fait la prospection d’une concession minière Une journée d'expérience sur le terrain avec deux jeunes ingénieurs, MM.Gustave Maher et Paul-Emile Gagnier, dans la propriété de la "Beaucourt Gold Mine", au canton abitibien de Louvicourt — Comment se repèrent et s'explorent les affleurements minéralisés 1 (Par Emile BENOIST) XIV C’est en $nie, sous la direc- (par Léopold RICHER) Ottawa 15.— M.Mackenzie King a reçu les membres de la tribune des journalistes hier soir après la séance dn conseil des ministres.Il y avait déjà deux semaines qu’il ne l’avait fait.Depuis son retour d’Iîu-rope, le premier ministre avait pris l’habitude de causer régulièrement avec les représentants des journaux, leur annonçant les dernières décisions ministérielles ou leur exposant le point de vue officiel sur telle ou telle question d'actualité.Ces inter-vious .sont agréables et très utiles.Agréables, ear le premier ministre est un charmant causeur, quand le coeur lui en dit.Sans doufe, il ne s’agit pas de conversations dans le vrai sens du mot, mais plutôt de causeries ou de monologues.Il serait inconvenant d’imposer au premier ministre un barrage de questions.Il vaut beaucoup mieux lui laisser prendre la parole.M King pèse se» mot» Il sait, à un rare degré, dire juste ce qu’il faut.Naturellement prudent, pour ne point écrire: réticent, il pèse ses mots.D’une inflexion de voix ou d’un silence bref, il accentue l’importance d’une déclaration.Cela ne l'empêche point — qu’on se garde bien de le croire — d'exprimer toute sa pensée.Seulement, 11 a la manière.Alors que certains in-terviouéî deviennent subitement brusques ou nerveux au cours d’une conversation de ce genre, M.King conserve un ton de voix uniforme.(I évite les affirmations sèches.Il y ¦ imif* inridentcé* (les #xnlicu*»i lions, des atténuations qui permettent de saisir des gammes de nuances.On n’a qu’à le laisser poursuivre le fil de sa pensée.L’interrompre dans ses exposés serait souvent risquer de perdre l’essentiel de ce qu’il veut communiquer à la presse.On y est très bien Son bureau est vaste.Il y a de bons fauteuils.La haute fenêtre donne sur l’esplanade en face de l’édifice parlementaire central.Pendant que le premier ministre parle, on est parfois porté à regarder du côté de la verdure.L’ambiance porte aux idées calmes, presque néta-chées.Vraiment, on est très bien chez le premier ministre.Et c’est dommage qu’il ne reçoive pas plus souvent les membres du quatrième Etat, ces plumitifs curieux, indiscrets et inquiétants, qui vont Jusqu'à se permettre d’avoir des idées Eicrsonnelles sur les problèmes du our.Les journalistes savent fort den qu’ils y perdent les tout premiers, sans compter qu’ils ne sont pas les seuls à y perdre.# Le point de vue ministériel Cela nous ramène à ce que nous disions tantôt, à savoir que les in-tervious avec le premier ministre ont leur utilité.Iis aident à comprendre le point de vue ministériel.Ce point de vue n’est pas toujours safslssable à l’oeil nu quoi Ju’on en pense.Les motlfc réels ’une décision n’apparaissent point nécessairement d’une manière évi- (suite à la page 2)' F, compag tion plutôt, de deux jeunes ingénieurs, des moins de trente ans — de pas mal moins — M.Paul-Emile Gagnier et M.Gustave Maher, l’un et l’autre diplômés de TEcole Polu-technique de Montréal et de récoïc minière de Queen’s, que j’ai fait tout récemment mes premières expériences minières sur le terrain, c’est-à-dire au plus creux des galeries et des chantiers d’abattage de la mine Sullivan, par toute l’usine de cette même mine, à la surface de la concession que la Beaucourt Gold Mine fait actuellement prospecter au canton abitibien de Louvicourt.Il m’était arrivé maintes et maintes fois de descendre dans des mines jusqu’à des profondeurs impressionnantes, de mille pieds et plus, mais pour des visites rapides ou en groupes, sortes de Cook s Tours jamais pour y faire des séjours prolongés, ainsi que l’avantage rn’en a été fourni à la Sullivan, jamais non plu» en compagnie d’un ingénieur comme M.Gagnier, soucieux de me renseigner bien exactement, de ré-ondre à toutes mes questions, au ur et à mesure que notre visite souterraine — visite qui fut d’ailleurs multiple — progressait.Quant à passer une journée entière sur le terrain rabnleux et marécageux d’une concession minière, en compagnie d’ingénieurs capables de porter des diagnostics géologiques, de se prononcer sur une furonculose rocheuse de la terre, d’y distinguer des affleurements quartzeux et schisteux, de faire la distinction entre des intrusions de tourmaline, de keewatine, de diorite, de gran-diorite, capables de faire tout cela, et assez avenants pour me faire part de leurs constatations, pour me donner l’impression que c’était moi-même qui les faisais, l’aventure ne m’était jamais arrivée.Maintenant que je l’ai fait savoir, l’on ne pourra plus dire qu’il n’v e pas de Canadiens français qui s’intéressent à U géologie, à la minéralogie, à l’industrie minière.il * * MM.Gagnier et Maher ont été parmi les premiers boursiers que le gouvernement de Québec, if trois ans, envoyait à l’école ra de Queen’s.Depuis quoique* mois, le premier fait partie du personnel des ingénieurs de la S tllivan; l’autre dirige les travaux de prospection à Beaucourt.A la tête des deux entreprises de Sullivan et de Beau-court, on retrouve à peu près le même groupe de financiers cana-diens-françals.A la Sullivan, MM.A.-H.Paradis, président, Pierre Beauchevin, vice-président, Joseph Beauchemin, Hector et Alphonse Racine, J.-Roméo Gauvreau, L.-E.Morin, Aldéric Archambault, secrétaire-trésorier; à la Beaucourt, MM.Pierre Beauchemin, président, Hector Authier.vice-président, A.-H.Paradis, Alphonse Racine, J.-Roméo Gauvreau, Adélard Beauchemin, L.-E.Morin, Paul Ranger, trésorier, et Aldéric.Archambault, secrétaire.A la Sullivan, le personnel de direction comprend un bon nombre de Jeunes Canadiens français; à la Beaucourt, M.Maher n’a que des Canadiens français à son service.Il convient de dire que c’est à l’obligeance du conseil d’administration des deux entreprises que j’ai eu facilement accès à l’un et Vautre endroit.if * * Il y aurait bien des classifications (suite à la page 2) -m i —- y.« Le carnet du grincheux Un journal anglais annonce que ''L'Opinion” de Te Water plaît à l'Allemagne, autrement dit: Te Water pours oil on tha water.* ?* Trotsky affirme que Staline n'entrera pas an conflit avec l’Italie pour le bonne raison qu'il a déjà une guerre sur les bras: la guerre intestine.•g A ?Plus le Caledonia accomplit de faits extraordinaires en multipliant sas traversées de l’Atlantique, et moins les journaux en parlent.Un acte.héroïque qui se répéterait tous les Jours finirait par ne plut fair# retourner la tête à un badaud.?* ?Un bon mot américain cité par un journal montréalais: L’acteur de cinéma qui vient d’être invité —- Puis-le emmener me femme?— Sûrement, mon vieux : n'importe laquelle de tes femmes «at bienvenue en n'importe quel tempe, et ér Or Pour rester dans la tradition des présidents de l'Assemblée de la Société des Nations, l'aga Khan devant m faire ap- lier le gaga Khan.V U DEVOIR.MONTREAL, MEKCStEDI 15 SCFTgMWE m7 La composition du comité permanent du Congrès de la Langue française Le comité provisoire a procédé Hier à Québec o l'élection des membres du comité permanent — Dix-huit représentants des diverses provinces canadiennes, cinq représentants des Etats-Unis — La Colombie canadienne sera éventuellement représentée Exécutif provisoire composé de M.le Dr Arthur Vallée, de M.le chanoine Cyrille Gagnon et de M.Antonio Langlois tiAn «Vmpfltoftrrt * !• ftrslon dn Pa- lev*» non pas feulement en *ur- a A „ \/ t riftenr s»n*di«n et di-< ^emin* fw'e en profondeur.P*£.x* ^ACtOlt V fllC es oimiers ont son —Le comité provisoire chargé de 1 élection des membres du comité permanent du congrès de la langue française a terminé son travail hier soir-après avoir tenu deux longues reunions à la salle du Parler Français à l'Université Laval, sous la présidence de Mgr Camille Roy, recteur de l’Université.Composition du comité Le comité permanent se composera tout d’abord de cinq membres juî ont été nommés par la Société du Parler Français au Canada, çc sont: M.le Dr Arthur Vallee, M.le chanoine Cyrille Gagnon, 1 hono-norable C.-F.Delage M.Antonio Langlais, et M.1 abbé Paul-Emile Gosselin.Au cours de la seance d’hier après-midi, le comité provisoire a pris acte de «s nominations qui ont ete acceptées.Voici maintenant la liste des autres membres qui ont été choisis pour représenter les difféi entes provinces du Canada, la Louisiane, la Nouvelle-Angleterre, et l’ouest des Etats-Lnis: Pour la province de Quebec, en plus des cinq membres 8.00 Devinez.6.15 Variétés, 6.30 Chansons françaises.7.30 Heure — Samovar.8.00 Lever de rideau.8 30 U S.Marine Band.9.00 Orchestre.9.30 Cordes et clavier.10.00 Orchestre.10.30 Concert Master.11.00 Heure.JEUDI, Il SEPTEMBRE Ciné-Guide Quelqu» indications sur les filmi à l'affiche aujourd'hui tint’ Réalisation de Robert Flaherty.In-tsrp.".*«: Sabu.un Jeune hindou.Walter Ujdd, W.-A.Hallows” Pour tour Tj.èRE COES MY GIRL — Une Idylle entre deux Journaliste» tels que les conçoit Hollywood; des gens qui peuvent sacrifier n’importe quoi pour une nouvelle nie.n Joan CRCM — 329.7 mètres 1,056 kilocycles 5.30 Heure — Concert, dltquea.6.00 Heure — La bourse, 6 15 Le disque pour tous.6.30 Tony Russell, ténor.NBC.6.45 A communlquér du studio.7.00 Kathleen Stokes, organiste.7.15 Play Credit.7.30 Heure — Nouvelle*.7.43 The Kldoodlera.NBC.8.00 MUSIC By.MBS.8.30 Helen Traubel, sopreno 9.00 Heure — A communiquer du etudio.9.30 Midnight In Mayfair.10.00 The Ohoat Room.10 30 Mademoiselle au piano — Mile Pau-le-Aimée Ballly 10.45 Radio-Journal bilingue.11.00 Heure — Mualr for Mûrie * Bake.11.30 Lloyd Huntley *t son orch.CKAt 411 mitre* 730 kilocycles i.m.— The Greater MSF.OSD.6.30 p.m.— Science orchestre mexlceln még IGNORES — 6.30 Rlai.t — G8P, 080.Si ’HBNECTADY — 6.30 p.I - W2XAF, 31.4 m., 8.53 még.PRAGUE Tchecoelovaqule — 8.15 p m — Choeurs — OLR-4A, 25 34 m , 11.84 még BERLIN — 8.30 p m.— Jim Johannee- *er violoniste norvégien — DJD.25.4 m.11.’ ’ még.I iiNDRES - 10.15 p.m.— Récital d* rolalore Irlandais — 080.GBI.OSD.08B Radio France (Station coloniale — sur 25.80 mètre*) «.IS p.m., Concert de musique enregistrée.i.5 pm., Information* en fr»nçai» et cour»; Informations en espagnol, en portugais.8.00 p.m.Causerie par Mme de Gra-mont.10.00 p i», Concert de musique enregistrée.11.00 p.m., Informations en français et coure; information» en anglais; musique enregistrée.Radio-Italie (Station 2RO, Rome — sur 23.4 métrés) ê.00 p.m., L'Heure de l'Amérique du Nord — Nouvelle» en anglale.Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètre* — 880 kilocycle* 4.00 p.m., Howells et Wright, planlites.4.30 p.m., Fanfare de l'Armée américaine 5.45 p.m., Ls Coin des entants — Direction Dorothy Gordon.5.00 p.m., Championnat de polo.6.00 p.m., Del Casino, ténor.7.00 p.m., Mélodies poétiques.fi 00 p.m., L'Orchestre de concert Columbia — Direction Victor Bay.9.00 p.m., Le* amateurs du major Bowes à Tscoma, Wash.WEAF — «84.3 mètres — 880 kilocycles 5.15 p.m., Archer Olbaon.organiste.5.45 p.m , Johnnie John»ton.baryton.7.15 p.m., Variété» vocales.B 06 p.m., Show Boat.10.00 p.m.Music-Hall Kraft.WJZ — 394.5 mètre* — 746 kilocycles 5.15 p.m.5.45 p m 9.35 p.m.Stuart Oracey.baryton.Quatuor masculin Tony Russell, ténor.7.15 Mélodies rythmée*.7.25 Sommaire.7 30 Pot-poutrl matinal.6.00 Aubade.8.15 Les nouvelle*.8.30 Chansons françaises.9 00 Heure — Music In the air.9.25 Nouvelles 9.30 Programme Chlpso.9.45 Bonjour madame.10.00 Heure — Raymar.10.15 La parade des mélodie».10.30 Programme Poulin.11.00 Poème» symphoniques.11.30 Programme Rlnso.11.45 Variétés Instrumentales.12.00 Hèure — Service rapide.12.45 Programme Talbot 1.00 Heure — La bourse.1.15 Mercuriale des produits laitiers.1.17 Température.1.18 Extraits d’opérette*.1.30 Chansons française».2 00 Extraits d'opérettes 2.15 La rue principale.2.30 Dalton Bros.2.45 Between the bookend» 3.00 Theatre Matinee.3.30 Do you remember?4 00 Howells at Wright, plan lets» 4.15 The Noveltoere.4.30 Fanfare de l'ermée américain».5.00 Heure — Evénement» sociaux.5.15 Sommaire, température.5.20 Planologue.5.30 Heure — Marchande d* 8t-Hyacln-the.5.45 Programme du foyer.6.15 Heure récréative.6.30 Heure — A bétons rompus.6.46 Parmi me* nouvenlr».7.00 Heure — Variété* musicale*.7.15 Heure dé la chanson.7.30 Consultations du Dr Tranquille.6.00 Orch.d* concert Columbia.9.00 Heur* — Mejor Bowes.10.00 Programme 8t-Oeorg*s 10.15 Radio-Journal.10.30 Orch.Lajoie.11.0Û Heure — Température.11.00 Reporter sportif Moleon li.io Dansons un peu.t 12.00 Oreh.Ftortto.13.30 Orch.NOrvo.1 00 Heure.CI CF — 50» mètiNS — «M kilocycle* CFCX — 49.96 mèLe» — 1005 VUocy-leJ 1.00 La bourse.1.30 Trio de concert Mont-Royal.1.45 Paroles et musique 2 00 NBC Music Guild.3.00 Nouvelle* commentées.3.15 Matinée musicale.4.00 Matinee Club 5.00 Duo# de piano et vocal!**.5.15 Archer Otbson.organiste 6.00 La bourse commentée 9.30 Nouveliee-écialr».7 45 Revue du «port 8.00 Orch.Rudy Valise.10 00 Music Hall.; 11.00 Dernières nouvelle» du aport.CHLP — 266 mètres — U2» kilocycle* 7.55 Sommaire.8.00 Heure — Réveille-matin musical.9 00 Heure — Chansons françaises.9 30 Musique d'orgue.10.15 Buanderie fédéral*.10.30 Emission Living Room.11.00 Musique classique.11.30 Programme Corectal.11.45 Emission Talt-Favreau.12 00 Heure — Heure féminin».12.30 Heure féminine.2.00 Heure.4.55 Sommaire.5 00 Heure — Cocktail caper*.5.30 Heure — Méli-mélo.6 00 Devinez.6.15 Variétés 6.30 Chansons françaises.730 Heure — Allan Wilson 7 45 Oypsy Fortune*.8 00 Meunier da Sylva, planiste.8.15 Arthur Laplerre, ténor.(Hire et text* enregistrée — Too droit» réservés.Ottawa 19371 Nom* nous eiforçtwii d* donnai ici »mf le scénario, la réalisation et l’interprétation dos films dos indication* qui permettent ds so roconnaîtr# 6 trsvsr» l'abondanto production de* studio* do Fr«nco, des Et*t*-Uni» at d'Angleterre, et do faciliter le choix d’un programme qui réponds aux goût* oe chacun.Nous ne tenons aucun compte dans estts colonne des réclame* ds* sxpioi-t»nt* du cinéma; tou* no* renseignements sont empruntés aux sources les plus autorités*.Kt cetta chronique no parait que pour l’information ds nos lecteur*.Elle ns contient aucuns annonce payante, ou déguisé# «ou» qu^'ouo forma que ce toit.Noua n avons pas oie devoir adopter le» cotation» morales de la ‘'Centrais Catholique du Cinéma” #t do la "Légion sf Dsconcy” pare» qu’alla* n* tiennent nsturellement pas compte de* condition* particulière* au Québec, notamment Tab-tenco des enfants et la travail d* la eensuro provincial*.Nous nous an inspirerons cependant, conformément aux directive* da l’eneycliqu# “Vigilant! cura”, pour signaler, d'une part, la* films hautomanf recommandable* et, d'autro part, eaux qui appellent dos réserve* »é-rieutos ou qui sont nettement condamnables: Il est ontondu quo les autres films sent accaptablas pour dos esprit* avertit.Premières "Capitol" THIN ICE — Une Idylle dans le» Alpe» qui permet é la patineuse Scandinave Sonja Henle de déployer aea talenU.Production Twentieth Century Fox.Interprète» : Sonja Henle, Tyrone Power.Arthur Treacher.Pour tous.THE LADY ESCAPES.— Comédie qui porte sur les problème» conjugaux et sur le divorce: le mari consent 6 chercher un nouvel époux à son ex-femme.Production 20th Century Fox, réalisation d Eugène Ford.Interprètes: Gloria Stuart, Michael Whalen, Cora Witherspoon.June Brewster, Don Alvorado, Pour adultes."Cinéma de Paris" NITCIIEVO — Drame de la mer.Lorsque le aoua-marln "Neptune’’ coule par 50 mètres de fond, les deux officiers qui 1» commandent restent seul» emprisonnés dans les flanc» du navire.Avant que 1* sauvetage soit effectué, le second aura réussi A convaincre son capitaine qu il a touiour» été correct dan» «es relation» avec la femme de ce dernier qu’il a connue autrefois et que les soupçons que ion a fait peser sur lui sont injustes.Un bon film qui plaira a tou» lea public*; un bel 1 épisode: 1* sauvetaxa ., ^ Production Mon»-Film, réalisation de J.de Baroncelll.Interprètes: Harry Baux, Marcelle Chantal, Georges RSgaud, Lisette Lanvln, Jean Max.Pour tous."Polaca" ARTISTS AND MODELS — Revue a grrnd spectacle.L'intrigue est ténue, nsi» les situations et le dialogue eratd-vurtlsaants.Les producteurs ont dépense me fortune pour tourner ce film dont Ils ont soigné tous les détails.Production Paramount.Interprètes Luplno.Richard Arien.Gall Patrick.Ben Blue Judv Canova, Cecil «unnlngham, Donal Meek.Hedda Hoppar.Martha Raye, 1* chef d’orchestre André Kostelanetz.Connie Boswe; .nouls Armstrong.Bandra Storme.Katherine Kay.Pour adultes."Princssk" TOPPER — comédie fantaisiste tirée du roman de Thorne Smith: le» aventure* de deux époux écervelés qui sont tués dans un accident d'automobile, qui ne peuvent passer à l'au-delà avant Ravoir accompli unè bonne action.Production Hal Roach, réalisation de Norman McLeod.Intorprè-tes: Constance Bennet.Roland Young, Carie Grant.Billie Burke.Allan Mowbray, Eugène Pallette, Arthur Lake, Hedda Hob-ber.Pour adultes UNDER COVER OF THE NIGHT.— Roman policier.Vedette: Edmund Lowe."Saint-Denis" sensationnelle.Interprètes: Gene moud.Ann Sothern.Gordon Jonc Woodbury."Chateou" JOSETTE.- Comédie agréable de Paul Fekelc: bon aujat utilisé avec assez de brio.Réalisation de Christian Jaque.Interprètes: Fernandcl, sa fille Josette.Mona Goya, Robert Amour- Rosenberg, Jacqueline Prévost.'Maisonneuve" LA POCHARDt — Mélodrame tiré Cu romain de Jules Mary.Interprètes: Germaine Rouer.Bernard Lancret, Jacqueline Dalx.Henri Bosc.Robert Plzanl.La Pocharde est.au total, un film aam Ray.qui exalte l'amour maternel et la senti- v____ m- -vm *• a» « t #4 * rI *• T M t-i r n in i-A+m «-1 i-sv-i m*# VsWIT ¦ "Corona" THIS IS LT» AFFAIR — Roman d'eveu-turea.Il s’agit d'un Jeune lieutenant d* i rlne oui le président McKinley aurait confié en 1601 le aoln de découvrir le» auteurs de toute une série de vols d* ment du devoir.L'Interprétation est heureuse.Seules quelques scène» sont b regretter, encore qu'U y ait lieu d* bien marquer que leur objet n’est pa» approuvé et sert d’antithèse à l'histoire central* du film".(Choisir).MOL'TONNET A PARIS — Vaudeville de René Stl, (Méga Filmai.Ce film abonde en détails amusants, mais son montage Incertain et l'Invraisemblance dent la durée de son qulpropro lui enlève de sa force comique.Interprètes: Noël Noél.Jeannine Crispin.Çuxy Prlm et Rosenberg."Monklond" A STAR IB BORN — Drame qui raconta l'ascension d’une vedette du cinéma b Hollywood Remarquable film en cou- 'Snowdon" K and chemin.Un tableau de la vie aux 1(luri dû au réalUjaMur Davld-O.Helanleh ata-Uula au début du siècle, mterpre- rn,«rrlri,M Janat Oavnor.Frederic March.au début du - „ tes: Barbara Stanwyck Robert Taylor, Victor Mchagler,.Brien Donlevy.Jouglas Fowley, John Carradine Alan Dlnehart.Résina* m Je V’Uilam Setter.THUNDER IN TUE CITY — Les aventures d'un Yankee entreprenant qui vient bouleverser toute la ville de Londres.Interprète»: Edward-o.Robinson, Nlgel Bruce, Constance Collier.Ralph Richardson.Pour tou*."Dominion" SHALL WE DANCE — Comédie musicale de George Gershwin, couplets de son frère.Ira Gerahwln.Interprètes: Fred Astaire, Ginger Rogers, Eric Blore, Edward Everett Horton, la ballerine Harriet Hoc-tor.Pour tous.YOU’RE IN THE ARMY NOW — Mélodrame: 11 a’aglt d'uu escroc que les circonstances forcent b s'enrôler dans l'armée britannique et qui meurt en héros.Production Gaumont-Brltlsh.réalisation de Raoul Walsh.Interprètes: Wallace Ford.Anna Lee, Grace Bradley, John Mills, Frank Cellier.Pour pdultei, "Electro" LE VAGABOND BIEN-AIME — Comédie mettant en vedette Maurice Chevalier dans une de ses première» productions tournée» outre-Atlantlque.Interprète» : Maurice Chevalier, Betty Stockfeld.Hélène Robert.Serge Grave.LA LOUPIOTE — Drame populaire d* Jean Kemm Dialogue français (Sefert).Genre: Drame -opuialre.— Réalisateur: Jean Kemm — Origine: Française — Acteur»: Larquey, Plzanl, Galas.Prieur, J.Pusler-Glr.Ginette Leclerc, Rlssler — Distribution: Sefert — Durée: 1 h.30.Appréciation — Gros mélo pcpuiacler qui ne plaira qu'aux spectateurs avides de romans-feuilletons de dernière catégorie.Morale.— Triste histoire de forains, de souteneurs, de fille séduite, d'adultères, de vol.de meurtres, de crapules.On peut Juger d* la trivialité du dialogue.Choisir.Interprètes: Janet Gaynor.Frederic March.Adolphe Menjou.Il faut déplorer qu'un suicide vienne gâter ’’Intrigue.Pout nduKet.LET’l GET MARRIED — C'est la Tl* des gens attaché» au service météorologique des Etats-Unis qui a fourni la matière de ce film.Interprétée: Ralph Bella-Ida Luplno, Walter Connolly.Regl- my, nald Denny, tous.Production Columbia.«Pour 'Mount-Royal'' ROMEO AND JULIET — Adaptation cinématographique du chef-d’œuvre de Shakespeare.Le réalisateur George CukOr a scrupuleusement respecté 1* texte du grand dramaturge anglais et réussi à évoquer le quinziéme siècle pai les décora.Interprète»; Norma Bhearer, Leslie Howard.John Barrymore, Edna May Oliver, Basil Rathmore.Production Metro-Gold-wyn-Mayer.HOTEL HAYWIRE—Comédie, production Paramount.Lee personnages sont un astrologue qui dispense une sort* de direction spirituelle et deux époux qui se brouillent pour avoir suivi se» coaaella Interprètes: Léo Carillo, Lyn Overman.Spring Byington.Pour tou*."Orleans" PICK A STAR — Comédie: le* tribulations d’une Jeun# fUle qui veut devenu vedeite du cinéma «t de aon fiancé qui s’emploie à préparer son triomphe.Interprètes: Patsy Kelly.Laurel, Hardy.Jack Haley, Mlscha Auer, Lyda Robertl, Résina Lawrence Pour tou».THE GOOD OLD *UAK — L’hiatOUO d’un Ivrogne qui retrouve 1# sens d* la responsabilité lorsque le malheur s’abat ».ir sa famille.Interprètes.Wallace Beery, Janet Beecher.Una Merkel, Eric Linden, Judith Barrett.Betty Furness.Pour teas.' 'Empress" NOBODY’S BABY — Comédie: lee tribulations de deux Jeunes filles qui ae chargent d* la garde du bébé de l une de leur» amie*.Interprète*: Patsy Kelly.Lyda Robert!.Lynne Overman.Robert Armstrong.Pour tous.THE OUTCASTS OF POKER FLAT — Adaptation cinématographique du roman de Bret Hatte.Porte sur la vie au pays des mines d’or.Interprètes: Preston FoFs-ter, Jean Muir.Virginia Weldler.'Français" SLIM — Une histoire simple et vraisemblable qui se passe dans le monde «es électriciens qui risquent leur vie tous les jours pour réparer les lignes de transmission.Production Warner, réalisation de Ray Bnrtght.Interprètes: Pat O’Brien, Henry Fonda, Margaret Lindsay, Stuart Erwin, J.-Farrell Macdonald.Pour tous.BIG BUSINESS — Une tranche de la vie de la famille Jones, un film sans prétention.Interprètes: Jed Prouty.Spring Byington, Shirley Deane.Kenneth Howell, George Ernest, June Carlson.Florence Roberts, Billy Mahan, Russell Gleason, Allan Lane.Marjorie Weaver.Pour ?oua."Gronodo" PARNELL — Drame historique qui raconte la liaison de Parnell avec la femme du capitaine O’Shea, l’abondon du grand chef politique par la majorité de ses partisan» catholique» et l’échec du mouvement autonomiste Irlandais.LTm-presslon qui es dégage du film qui exploite le conflit de l’amour et du devoir dans la vie de Parnell n’a rien de cornélien.Production Metro-Goldwyn-Mayer, MAYTIMB - Operate filmée, adaptation de l’oeuvre d* Blgmund Romberg et Rida Johnson Young.Interprète»: Jeannette Macdonald.Nelson Eddy.John Barrymore.Herman Bing, Tom Brown."Stella" LE CALVAIRE DU CUOEZ — Adaptation cinématographique du roman d’Henry Bordeaux La* Interprètes d* la “Petit* Scène’’ de Parle: Marie-Ange Rt-vain, François Chatenar.Marie-Louis* 8a-ray.Nln* LeDantu."Strand" KID GALAHAD — Drame du milieu: U e’aglt d’un Jeune boxeur qui est exploité psr son gérant, un "rseketeer”.Le Jeu des acteur» est excellent et réussit à donner de le vraisemblance b un scénario assez faible.Production Warner.Interprètes: Edward O.Robinson, Bette Davis.Humphrey Bogart.Pour adultei.BIG BUSINESS — Voir ’’Français’’.documentaire sur la ohasae aux requin* «t autrea n taire t— _ ___—____ _____montres d» s m«i ; Lowall Thomas nous raconte les aventures du capitaine Wallace Os»well.Le réalisateur est Raymond Frledgen.THE SMALL TOWN BOY — Oomédt#: un pauvre agent d’assurance qui est asees heureux pour trouver un billet de mille et ne paa retrouver lo légitime propriétaire devient un grand personnage dans •* petit* ville.Interprète: Stuart Erwln "Westmount" Même programme que 1» Coron*."SyitEw" WHEN LOVE IS YOUNG — Comédie musicale.InterprEtes: Virginia Bruce, Kent Taylor, Greta Mayer, Christian Rub, Walter Brennan.William Tannen.Pour tous.THE MAN WHO POUND HIMSELF — L’histoire d’un médecin qui a bandonné sa profession et qui y est ramené nar une Infirmière que la vie place sur son chemin.Interprète»: John Beal, Joan Fontaine.Philip Huston."Verdun-Palace" KILLERS OF THE SEA — Un excellent "Le Canada" Puissance internationale par ANDRE SIEGFRIED avec 11 carte* «t grephique* Tabla do» matière*; L’aspoct géographique L’aspect démographique L'aspect économique L’atpect politique.Volume da 230 pages, format 5Vx x 9.Au comptoir ou par la posta $1.35.Service da librairie du “Devoir'’, 430 Notire-Dame est, Montréal.Tél.I-.3361.Cartes Professionnelles et Cartes ((’Affaires "Orpheum'' ORAEGERMAN COURAGE — Un# œuvre à la gïolr* de» équipas d* sauveteur# dan» le» mine*.Interpréta»: Jean Mulr, Barton McLan*.THE GO-GETTER — Voir ’’Laval’’."Outremont" Même programme que r“Empre»»”."Papineau" FL Y AWAY BABY — Ballad* autour du monde d'une femme-reporter, à la recherche d'un meurtrier.Film Inégal, ou le comique côtoie avec plus ou moins de bonheur le tragique.Production Warner.Interprètes: Glenda Farrell, Martin McLane,.Tom Kennedy, Gordon Oliver, Hugues ’O’C'.nner.Pour adulte».THE LAST TRAIN FROM MADRID — Voir ’’Amherst”."Plaza" J’AIME TOUTES LES FEMMES — Opérette filmée.Interprètes: Danielle JOa-rleux, le ténor Jean Klepura.LE SECRET DE L’EMERAUDE — Roman policier.Interprètes: Paule Dagrèv», Colette Broido.Maurice Lagrenée."Regent" Même programme que le ’’Granada’’."Rex" LA ROSE EFFEUILLEE — Mélodram#.scénario et réalisation de Georges Fallu.Interprète»; Jacqueline Francell, Mady Berry, Alice Tissot, Raymond Galle, la petite Gabrlelle Farguette.Marte Aldpna."Malgré son titre, ce film n’eet religieux réalisation de John-M.Stahl.Interpré- oue par le pacage artificiel d’une cour- May te ‘ ‘ ‘ * - - - tee Clark Gable, Myrna Loy, Edna May ] te hagiographie sainte Thérèse de Lisieux) Oliver.Edmund Gwenn, Alan Marshall, i sur un mélodrame banal ou l’on a eu Ejn&ld Crisp.Billie Burke.Pour adulte», i mettre tou» les Ingrédient» capables d» - - porter sur un public peu exigeant".(Chol- L'HOMME DU JOUR.— Comédie de Vlldran.réalisé» par Julien Duvlvler.Interprètes: Maurice Chevalier, Elvlre Po-pesco, Alerne.Josette Day, Marcel Vallée.^L# manière dont la trame eet corsée de situation» équivoque» ou risquée», dl-mages inconvenante» empruntée» au stock de mualc-ahll ou de boite» de nuit, oblige aux plus stricte* réserves pour cette histoire d'un» platitude Insigne .(Lholslr).C'ETAIT LE BON TEMPS.— Comédie de Noël Barcy, réalisée par Gaston Bchou-kena.Interprètes: Georgette Méry, Betty Sove.Walter Ruffax.Production belge.’"Un excellent comique basé sur une Idée qui a évidemment été eouvent exploitée, male qui a toujour» du succès.Dialogue savoureux.Trame Inolfensiva.Impression «aine, optimiste.’’ (Lholslr).sopra- y.Ut,, AwveaDvii, erwhxw* .30 p.m.Helen Traubel.«oprano.0.45 p.m., Vivien della Chiesa.DO.Mademoiselle au piano MU* Paule-Almée Ballly, planiste.Jouera te Jeudi.18.b 10 h.30, lés oeuvre* suivante#: Hyrnn# apré» 1# travail.Medtner; Pa-van# d’un» Infant* défunte.Ravel; Oa-pric# espagnol.Moakoweki.SOMMAIRE MERCREDI, IS SEPTEMBRE CRCM — 1*6.7 mètre» — 1,669 Ulotycl#* Heure — Concert, d laqué*.Sur* — La boure* ri» par le col.Henri Dearoali : Pour les tombe# canadienne Reprises "Amherst" LAST TRAIN FROM MADRID — Un film selon la formule de "Grand Hotel : on a relié un certain nombre d épisodes dramatiques de la guerre civil» •fOagnol* eu départ du ternler train qui quitte Madrid avant le commencement du __ eiege.Production Paramount, réalisation d# James Hog*n.Interprète»; Lew Ayre».Lionel Atwlll.Karen Morley.Dorothy La-mour Pour adultes MOUNTAIN MUSIC — Comedle Bouffonne qui se déroule chez le* hillbilly , le» montagnard» Inculte* du eud de» Etats-Unis.Production Paramount, réalisation d» Benjamin Gla#er et d* Robert K^oMwSi.^wfter^ouî "Balmont" MAKE WAT FOR TOMORROW — LhU- totr« pathétique de deux Tleu* qui dc4-vent •* séparer après cinquante an» de mariage parc* que leur» enfanta trouvent toute» sorte» d’excuee» pour ne D** “surer leur vie.Réalisation d* Léo McCarey.interotétM: Victor Moore, Beulah Bonde, Th o ma» Mltchall.Elizabeth Rlsdon.Minna Oombel, Ray M*y#r.Loul.» Beavere.Pom 1 WOMAN CHASRS MAN - Comédie qui #e distingue surtout par !•' “B* ™ °° » trouvé».Interprète»; Mlrtarn Hopklns.Joel Monrea.Charte» Wlnnlnger.Erik ithn- ! de», Leona Manacr».Ella Logan.Pour tou».„ _ , ,, "Cartier" ELEPHANT BOT — Documentaire anecdotique tiré du ’’Livre d# la Jungle .de Rudyard Kipling.Un film vraiment ort- jp,_____ THE LEAGUE OF FRIGHTENED MEN.— Roman policier: un nouvel exploit du détective Nero Wolfe .In ter prêt»-*' Walter Connolly, Eduardo ClanelU.Irene Hervey, Lionel Stander, Victor Killian.Production Columbia, réalisation d’Alfred Green.Pour toue."Imperial" i CAPTAIN COURAGEOUS — Adaptation cinématographique du roman d'aventura de Rudyard Kipling.C’est la mer qui fournit le décor de cette simple hletolr* qui se déroule à bord d’une goélette de pêche sur le» banea de Terreneuve.Les pêcheurs de Olouceater sauvent un ado-leecent gâté qui tombe b la mer du pont du paquebot et lié en font un homme en lui faisant partager leur rude vie pendant trois mol».Remarquable réalisation de Victor Flemming.Interprète»; Freddie Bartholomew, Spencer Tracy, Lionel Barrymore, Melvyn Douglas, Charley Grape-win, Mickey Rooney.Jack LaRue.Pour tou».ACCUSED — Une histoire de meurtre ?ul se déroule dan» le monde du théâtre, nterprètes Dolore» Del Rio, Douglas Fairbanks, fil* Pour adulte»."Laval" THE GO-GETTER — comédie qui tait revivre *ur l'écran Cappy Rlok».1* célébré tyoe d'arm*teu- de San-Françleco créé par Petor-B.Kyne Interprète»; Châtie* Wln-nlnger.Georgs Brent, Anita Lou.ee.Réalisation de Bueby Berkley.WAY OUT WEST — Comédie bouffonne: le* aventure» désopilante» de Laurel et Hardy dans ica réglons minières Poux tous.'Lord-Nelson' THE SOLDIER AND THE LADY — Version américaine du “Michel Btrogoff de Jule* Verne Interprète»: Elizabeth Allen, Anton Walbrook.DON’T TELL THE WIFE — Comédie.Interprètes: Guv Klbbee.Una Merkel.sir).LA PEAU D’UN AUTRE — Comédle-bouf-fe.création et réalisation de René Pujoi.Interprètes: André Le'aur, Armand Bernard, Janine Merrey, Ginette Gaubert.Pour adulte#."Rialto" SLAVE SHIP — Ce drame sombre 00 les scènes de carnage succèdent aux ace-nés de brutalité évoque le» «Inlatre* #x-plolta des négriers de Jadla.Production rwentleth-Century-Fox.réalisation d» Tay Gamett.Interprète»: Warner Baxter, Wallace Beery, Elizabeth Allen.Mickey Rooney, George Sanders, Jane Dar-weil, Joseph Scblldkraut, Minna Oom-bell, Billy Bevrn.Pour adulte».FLY AWAY BABY — Voir "Amherst "Rivoli" SEVENTH HEAVEN —* h’ldylle d’un balayeur de rue et d’une enfant abandonnée â Parla au temps de la grande guerre.C'est la deuxième adaptation au cinéma de In pièce sentimentale d'Auatln Strong: la première édition, 11 y a dix ans, valut la renommée à Janet Gaynor et à Charles Farrell.Production Twentleth-Century-Fox.réalisation d’Henry King.Interprètes: Simone Simon, Jame» Stewart.Gregory Ratoff, Victor KUlan.Jean Hersholdt, Gale Sondergaard, John Qua-len.J.-Edward Bromberg.Pour adulte*.THAT MAN S HERE AGAIN — Comédie sentimentale.Interprètes: Hugh Herbert, Tom Brown.Mary Maguire, Joseph King.Production Warner, realisation d* Louis King.Pour tous."Rosemount" Même programme que 1"'Orléans”."Seville" ANGEL’S HOLIDAY — Un roman poU-elar assez fantaisiste oü le premier rôle est Joué par une fillette débrouillarde.Interprètes: la petite Jr.ne Wither», Robert Kent.Joan Davie.Bally Blane.Frank Jenks.Pour tou» SEVENTH HEAVEN — Voir “Rivoli”.WOY WTTP WLWL 379 5 282.8 272.6 780 1.0*0 1.100 Postes de Radio-Canada 8.30 Le père Jadis.8.00 Orchestre.9 30 For Mother and Dad.10.00 Orchestre.10 30 Nature haa a «tory 10 45 Th* fayetie#.11.00 Heure.«F * * Longueurs d'onde# sa postes on metres et en kilocycle»: Poste* M6tr#( Vlli CRCM 3267 OKAC «1.crcr SM.joe crm 4t je a.305 C1UJ M#.MM OCK CV CRC!» WABC W1AF Station OROM CRCK CRCO OROB CHNO CRCT OKOW CFNB CHSJ O J CB C1VN8 CFCY CRÇW CKSO CKPR RESEAU DE L’EST Ville Montréal.P.G Québec, P.Q.Ottawa.Ont.Chicoutimi.P.Q.New-Carllale, P.Q.Toronto, Ont.Moncton.N.-B .Fredericton, N.-B.Bt-Jean, N.-B.Sydney.N.-B.Kilocycle* .1050 .950 .180 .mo .960 .640 .1370 .550 1120 1240 VOUS POUVEZ ACHETER CE SUPERBE PIANO LINDSAY neuf, modèle pour appartement, aux conditions facile* de 1 .50 Halifax.N.-B.MO Charlottetown, l.-P.-H Windsor, Ont.Sudbunr.Ont.Fort-Wllll Fort.William, Ont.RRSZAU DE L’OUEST Winnipeg.Man .Réglna.Saak.Saskatoon.SMk.Calgary.Alt* .Edmonton, Alt*.Lethbridge.Alta.Vaneouvet Col,-Can.810 1010 248.6 45*1 CKY CKCK CFQO CTFAO CJCA CJOC OHOV N.1.— Lee station» énumérée* el-dae- ne sont paa toute* de* station» de 730 650 : 1100 l'Etat mal* tranemettent.toutes, régu- t Uèrtenant #1 k_de» htniroe déterminée* le# 1 par semaine Vnv.z cet excellent Instrument.Eprouvex-en la qualité Jnor# et la souplesse d’action.Remarque* le très beau fie' de I «caisse.Prenez la décision d'en acheter un.r/t/tMMtMJIMM 11 II (M Ull t ixicnoE J.-A.HEBERT, prée.e* gér.géa.MU me Sainte-Catherin* opeet Immédiatement b l’oueat de Peel «e Salnt-Hde# pré* Bélanger t-Hubert • Sainte-Catherine angle S#!nt-Hub*r« MOI nie WelUartes VERDUN ARPENTEURS & INGENIEURS H.UBfttCQUL.N CAl LLOUX-G d PAPIHtAU ™- .HtAU——____J.C.*a|>»muia-#ZoMKT»x.iMGÉMiEUft/ COM/ElU LE/ (MénULOt/ AATOClis ÜP IMOGJJT.BUL -?T-JACOyt/-MOHTfl PLATEAU 5451-3452 - iDiflCL THc F.-|.Leduc, I.C.Dr Se.A., M.P.P.F.-J.Leduc & Associés INGENIEURS-CONSEILS Ch.98, Edifice St-Denis - HA.5341 354 EST, RUE STE-CATHERINII COMPTABLES Anderson & Valiquette Comptable*-Vérificateur* J.-Charles Anderson, L.I.O.Jean Valiquette, L.8.O., C.A., L.I.O.Roméo Carie, L.8.C., C A.A.Dagenalr, L.8.C., C.A.84, Notre-Dame ouett - LA.2412 Edmond Coron, B.A.L.S.C.-C.A.Licencié en sciences comptables Comptable agréé — Chartered Accountant Spécialiste en Impôt «ur le Revenu 89 rue St-Jacquea HArbour 3635 MONTREAL 159, rue Alexandre TROI8-RIVIE1F.ES Roméo Morrissette INGENIEUR CIVIL Aqueduc, égouts et travaux municipaux.Evaluation des moulins et usines pour les rôle* d'évaluation ou fins financières.Cap-da-ta-Madelsine, P.Q.ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous invitons lea Communautés R*U-gleuae* b ee prévaloir de nos service» xjartluuller».441 St-Françoii-Xavier - Montréal Tél.MArquett* 2383-2354 P.-A.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble da* Tramway* 159 OUEST.RUE CRAIC Tél.HArbour 5990 Téléphona: HArbour 1553 e Léon-A.Hurfubise C.P.A.Comptable public licencié 60 St-Jacques O.- Montréal AVOCATS Maurice Dupré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Home 80, rue St-Pierre Téléphone: 2-4778* - Québec LaRUE & TRUDEL Comptable» Agréée—Chartered Accountants J-ArtW LaRue, C.A.Maurice Chartré, C.A.A.-EmUe Be»uvau, C.A.Jean-Paul Gauthier, C 4 Maurice Boulanger, C.A.Jacquea LaRue, C.À.Lionel Rnuwm C.À.Liinrn-P.Bélair, C.A.?>*¥i C À.Roland Chagnon, C.A Dollard Huet.CA.Fai:)-IL Brunet.C.A R.-A.Rondeau.C.A.Montréal — Québoe CLAVIGRAPHES T4L HArbour 1196-1197-1168 , Chartonnean, Charbonneau & Charlebois AVOCATS J.-P.Charbonneau, BX3.L., N.Charbon-neau, B.C.L., J.-L.Charlebois.LL.L.Edifice Yorkshire 210 St-Jacqnea ouett • Montréal Anatole Vanler, C.R.Guy Vanler.CJR.Yanier & Vanier AVOCATS 57 ouest, nie Salnt-Jacqun Tél.HArbour 2841 — CLAVIGRAPHES Underwood, Remington Royal MQjEjF Standard et portatif» Calculateur» et Duplicateurs — Service et acceseolre».N.MARTINEAU & FILS 1619 ru* Bleury MA.2545 BREVETS D'INVENTIONS i 5Î5CAIHERINE DKMANDK FOURNIER ¦erpny^t.INVENTIONS Demandez Protégées en tou* paya manuel traitant des pet*, marques de commerce, MARION & MARION Fondée en 1892 1258 rue Université, Montréal ¦iMMUHiliUifi Protégées en tou» pays Demandez le manuel traitant des Veye* TWITE pour wau./H, n Toute» marque» : neuf» ou reconditionné».Location et réparation TYPEWRITER & APPLIANCE CO, LTD 750, ru# St-Pierre - Tél.LA.9237 (Entre les rues Craig et Bt-Jaoques) E.D.TWITE, gérant général ENCADREURS Wisintainer Gr Fils 908 BOULEVARD ST-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulures — Cadres — Miroir» Réparation de cadres et miroir» LAnc.226412 MEUBLES LE V1V0IR MODERNE (0.Baillargeon, prés.) Inc.se »péclall»e dan» le» meuble» du vlvolr et du dortoir.Qualité, style, prix raisonnable» pour toute» le» bourses.Choix considérable.1308 ait, ru# MONT-ROYAL MONTREAL.REMBOURREURS-MATELASSIERS Brt ivete.marquee de commerce, MARION & MARION Fondée en 1892 1188 ru# Univeralté.M mtréal etc.REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée Spécialité*: meuble» et matela* eur commande alnel que réparation*.Estimée gratuite eur demande.3886 H#nri-|uli#n - Tél.II.1700 , tfnie iAsstfrancc svrUVlc MONTREAL tuimn» iftiiaiAnm finmMUfs VOLUME XXVIII Ne 213 4.E DEVOIR, MONTRE»t., MERCREDI 15 SEPTEMBRE IS37 PAGE rinlNiN lA mant Directrice: Germaine BERNIER Joli nom et bonne chose Si fêtait une tante tricoteuu comme il t'en rencontre beaucoup, je confectionnerait tout de tuite un chauffe-coeur pour un adorable petit Pierre de ma conmùttance.Je choitirait la laine la plus toupie pour qu’elle toit aussi douce que ton petit cou blanc et je ta choitirait bleue, de la couleur de tet yeux.Un chauffe-coeur.J’ai trouvé le mot si joli dam la revue qui l’illustrait: un tricot minutcule pour bébé.Les petites manchet descendent jusqu'au potgnrt, 1$ petit gilet est très court, mais bietn ferme jusqu*au cou* Devant ce vêtement mignon au nom si charmant, j’ai envié let tantes airr nombreux loisirs et dont les doigts habiles peuvent en un rien de temps créer de cet gentillet fantaities.Pierrot portera bien d’autres tricots évidemment, mais ce ne sera pas le chauffe-coeur que j’aurais fait tout ex prit pour lui.Chauffe-coeur, quel nom joli et qui fait image.Comme il faut, en effet, le mettre au chaud, le coeur det petits enfants! , Dan* M fr*le enveloppe de chair, il ett si menu, si fragile, ce coeur qui s essaye au grand rythme de la vie.cots rotes bientôt! physique ne suffira plus à son bien-être moral, à son contentement.Il faudra encore, il faudra toujours utr chauffe-coeur, mais celui-là, tout fait de sympathie, de tendresse, de compréhension, d’indulgence.Le petit coeur, qui, aux pas réguliers de ses battements, est parti pour le troublant et parfois si dur voyage de la vie, a besoin d’étfe guidé par une affection douce et ferme.Bientôt il ne battra plus uniquement comme une petite mécanique, mais il battra de joie ou de peine, il battra pour quelqu'un et pour quelque chose.Il faudra que ce soit pour le bien, le beau, le Vrai.Il faut qu’en ce coeur soit allumée la flamme de la foi, de la charité, de la justice, pour qu il soit toujours chaud, de bonté et de générosité.Un tricot rose, un tricot bleu, ça ne dure qu’une saison.Un coeur bien formé et bien guidé, c’est pour la vie.Si ses premiers mouvements ont été imprégnés de tepdre affection, de douceur, le petit coeur en gardera un rythme heureux et i son tout'd sera un élément de paix, d harmonie et de bonté au cours de sa vie, parce qu’il aura appris à aimer, à aimer en se dépensant, comme on s'est dépensé pour lui.Ce qui est bien triste, c’est que tous les enfants ne sont pas traités ainsi; U y en a tant de malheureux et ce n'est pas toujours le manque d’argerrt qui est cause de leurs malheurs.Mais en ces jours plus que frais, qui nous surprennent après de si grandes chaleurs, je pense a tous ces enfants déguenillés que l’on Voit dans les rues (je ne me rappelle pas en avoir jamais vu autant que cet été et de si misérables) et qui manquent de tout, excepté de rebuffades et parfois de mauvais traitements.Quelle pauvreté pour toute la vie qu’une enfance malheureuse, quelles qu'en soient les causes.Au début de la mauvaise saison, qui semble vouloir s'installer si hâtivement, en choyant les petits enfants qui nous sont chers et qui nous donnent tant de joie, pensons à la détresse des enfants malheureux et pour eux que notre charité soit le chauffe-coeur qui les préserve du froid, mais qui tes préserve surtout des sentiments d’envie, d'animosité contre les riches, sentiments qui empoisonneraient leurs vies et les rendraient encore plus malheureux.PRISCA Aux amies de l'Institut de N.-Dame du Bon-Conseil Le samedi, 25 septembre prochain, aura lieu le “tag-day", en faveur des oeuvres sociales de l’Institut de Notre-Dame du Bon-Conseil, coin Delarôehe et boulevard Saint-Joseph, la “Journée des Boutons d’Or”./ Vous savez combien ces oeuvres d’apostolat social sont opportunes et recommandées par l’Eglise: elles sont appelées à prévenir la misère, à préparer la jeune fille à ses obligations dans la famille, à former des apôtres laïques.Ce sont: le service social à domicile, les secrétariats paroissiaux, le patronage et ses cours du soir, l’Ecole d’éducation familiale et sociale, les cercles d’études, les oeuvres récréatives, les foyers, etc.Ces oeuvres exigent des dépenses considérables de locaux, d’étude et d’entretien.Les religieuses donnent leurs services gratuitement; elles pouvoient par leur travail à leur propre subsistance.Mais à mesure que les oeuvres se développent, leurs obligations matérielles croissent au delà de leurs propres ressources.Nous devons donc compter sur la charité du public; sur l’aide de celles qui comprennent l’importance de l’apostolat social.Toute collaboration, si minime toit-elle, sera accueillie, avec la plus vive reconnaissance.Il y a mille | manières d’aider: en contribuant aux préparatifs de la quête (réparation de boîtes, etc.) , , en faisant du travail de bureau: écritures et téléphones, en organisant une ou plusieurs équipes, en quêtant soi-même sur la rue, en faisant de la propagande et du recrutement pour l’oeuvre, en prêtant une auto avant, pendant ou après la quête, en sollicitant des souscriptions, en organisant des réunions intimes en faveur de l’oeuvre (parties de cartes, thés, etc.), en prêtant un local pour le repos des quêteuses le jour de la quête, en envoyant des timbres ou de la papeterie, en offrant quelques prix pour récompense ou des rafraîchissements pour la fête qui suivra la quête.Qu’on se le dise! Retraite annuelle et réunion générale l'Asile de la Providence La retraite annuelle de l’Association des dames de charité de l’Asile de la Providence, commencera le dimanche 26 septembre, à 3 heures p.m.Elle sera prêchée par M.l’abbé Henri Saey.Heures des exercices: 8 h.le matin et 3 h.l’après-midi.A l’issue de la cérémonie de clôture, le jeudi 30 septembre, à 3 heures, il y aura convocation générale à la lecture des activités de l’année, selon l’usage.M.l’abbé Lionel Groulx y donnera une causerie.Des artistes distingués seront au programme.Les dames patronnesses, les abonnés du pain de saint Antoine et toutes les amies qu’intéresse l’oeuvre de l’Asile de la Providence sont incessamment invitées à suivre les exercices de la retraite et à assister à l’importante réunion de clôture du jeudi, 30 septembre.(Communiqué) LA MAISON O toiture, tu te dessines?Asile vert, je te revois! Quatre colonnes de glycines Supportent deux balcons de bois.Le store met une paupière Au regard d'un miroir sans tain; Et le bon jardinier Jean-Pierre Flûte un petit rire enfantin.L'étroit pont de schiste se marbre Des ombres de la frondaison.Le piano chante dans l'arbre.Tant l'arbre est près de la maison.Décoré d'une antique huche Et de trois chaises, l'escalier Sent la cire, comme une ruche Et la pomme, comme un cellier.Au salon tendu de cretonne.Un doux lustre vénitien, Quand nos rires montent, s'étonne De se sentir moins ancien; Les portes que le vernis dore Semblent, pour rendre ce salon Plus délicatement sonore.Faites en bois de violon.A voix haute on lit en famille Tout ce qu'apporte le facteur.Et la sonnette de la grille Est la sonnette du bonheur! Je revois tout cela! L'abeille Bourdonnait, et j'avais dix ans.Ah! je crois que je me réveille Dans ma chambre aux parquets luisants! Les hauts volets de cette chambre Etaient de ce bois odorant.De ce beau sapin couleur d'ambre Que le soleil rend transparent, Je pouvais, Jes fenêtres closes, Dire que le soleil était bleu Lorsque les volets étaient roses Comme des doigts devant le feu! Et cette maison de campagne Sentait, lorsque tombait le jour, La mousse,.comme la montagne, Le mystère, comme l'amour! Un grand chapeau garni de tulle Pendait aux cornes d'un isard.Mon père traduisait Catulle Et ma soeur déchiffrait Mozart.Edmond ROSTAND Les rouets qui chantent €e sera bientôt une Invitante maison où grouillera sous cette enseigne prometteuse un vie intense.Bouets, ourdissoirs, dévidoirs, métiers, aiguilles à couture et à tricot vont s’activer sous les mains laborieuses des chômeuses d’hier.Du travail, quand on pense I du travail enfin, plutôt que l’aumône avillssan-ii: Chapelle de Marie-Réparatrice Nous invitons instamment les Membres de l’Association de l’Heu-re-Saintc et tous leurs amis à prendre nar! à l’exercice du Chemin de la Croix qui se fera mercredi, à 8 heures, dans la Chapelle des .Religieuses de Marie-Réparatrice, 1025 ouest, Mont-Royal, Outremont.te.Du travail: joie, espoir et bon heur, tout ce qu’il faut au coeur humain pour devenir créateur d’oeuvres fécondes."Les rouets qui chantent’, oeuvre admirable conçue par des femmes sensibles pour des femmes vaillantes, sera un centre d’étude et d’apprentissage des métiers féminins.Pour commencer en joie, débuter en beauté, le mouvement s’ouvre dans un décor de fête.Un immense carnaval offre au public montréalais une série d’amusements variés et attrayants.Pourquoi adopter un enfant La belle aventure, ô gué! Frottons nos bottes! Bourrons nos pipes! Ce soir, au parc Jeanne-Mance, on ira danser, boire, s’instruire.et manger! Et vivent les rouets, les rouets qui chantent! L'Oeuvre des tabernacles L’Oeuvre des Tabernacles reprendra ses séances hebdomadaires vendredi le 17 septembre prochain.Tous les dames qui en font partie sont instamment priées d’assister & cette première réunion.Il se trouve nombre de foyers qui sont manifestement incomplets parce qu’il y manque un élément essentiel à leur bonheur: l’enfant.Dans nos Crèches il se trouve un grand nombre d’enfants qui sont parfaitement qualifiés pour mettre du soleil dans les foyers déserts.Ces petits chérubins n’attendent que l’accasion pour donner leurs caresses et leurs sourires en retour de la sollicitude affectueuse et des soins attentifs qu’ils recevront des papas et des mamans auxquels la Providence les aura confiés.Epoux sans enfant, entendez l’appel de Dieu qui vous offre aujourd’hui par la voie de la charité ce que la nature vous a refusé.Rappelez-vous ce qu’il a dit: “Ce que vous ferez aux plus petits d’entre les miens, c’est à Moi que vous le ferez”.En choisissant un de ces petits êtres abandonnés, n’hésitez pas à le croire, c’est Dieu Lui-même que vous accueillerez dans votre foyer, Lui qui ne se laisse pas vaincre en générosité, Il récompensera au centuple ce que vous aurez fait pour Lui.Laissez-vous toucher par la grâce qui passe; sans tarder, adressez-vous à La Société d’Adoption et de Protection de l’Enfance, 34 est, boulevard Saint-Joseph, tél.: LA.6418, avec une lettre de recommandation de votre paroisse et votre certificat de mariage, et vous serez dirigés vers une de nos Crèches, où j parmi les centaines de petit» vou» Savoii st reposer Je ne connais pas, madame, votre lieu actuel de résidence, mais que vous vous apprêtiez à partir en vacances, que vous soyez a ta mer ou à la montagnp, ou que vous ayez déjà regagné votre demeure, la question du repos est toujours pour vous d’actualité.Au fur et à mesure que notre vie se complique.devient plus fiévreuse, plus active, même lorsqu’il s’agit de nos plaisirs, plus l’art de se reposer devient une nécessité vitale et une condition “sine qua non” à la conservation de la beauté.Ne croyez pas, madame, que pour octroyer à votre corps et à votre esprit le repos dont ils ont besoin, il vous suffise de vous asseoir, de prendre un livre ou un tricot et de rester immobile pendant une heure.Ceci n’est que l’apparence, la surface du repos, mais rien ne prouve que pendant ce temps vous sachiez réellement mettre vos muscles, vos nerfs et votre cerveau en état de détente.Or, c’est là le point important du problème.Pour goûter un repos efficace et complet, vous devez obtenir trois choses: l'inactivité totale des muscles, la relaxation des nerfs et le vide du cerveau.Je ne veux pas vous leurrer d’une illusion trompeuse, vous ne parviendrez pas à ce résultat dès le premier jour el si vous arrivez à un demi-repos après deux ou trois semaines d’efforts quotidiens, vous pourrez être satisfaite de vous-même et vous dire que vous avez fait de rapides progrès dans cet art difficile.Choisissez d’abord une position confortable, dans laquelle vous vous sentiez à l’aise.Assise par terre, dans un fauteuil ou étendue, peu importe, pourvu que tous les membres soient soutenus et le corps d’aplomb.Faites-vous ensuite aussi molle, aussi lourde que possible, observez une à une toutes les parties de votre corps et si vous sentez la moindre gêne, la moindre contraction, changez légèrement de place, soulevez le membre qui vous incommode et laissez-le retomber en poids mort.Vous devez peu à peu vous sentir comme du plomb et comme du coton tout à la fois.Lorsque vous aurez obtenu, à peu près cette sensation, cherchez à vous rendre compte des battements de votre coeur et si vous en arrivez à en percevoir le rythme, laissez-vous bercer à leur cadence.Ne forcez pas voire respiration, ne la retenez pas non plus, qu’elle se fasse lente et régulière comme celle d’un enfant qui dorl.Le sommeil des petits enfants et des animaux est un excellent exemple de relaxation et de détente.Remarquez combien un chien ou un chat qui dort a les membres mous et comme aplatis au sol.On sent, rien qu’à les regarder, que leurs muscles sont parfaitement détendus et comme allongés.Tâchez de les imiter.Pour vous y préparer vous pourrez utilement, tout comme eux, faire avant le repo* quelques mouvements d’élongation en étirant vos bras et vos jambes au maximum.Si vous vous exercez tous les jours vous arriverez ainsi progressivement à un état de demi-sommeil qui vous rendra plus facile le troisième point si important et si difficile à obtenir: le calme de la pensée.Il vous est certainement arrivé plusieurs fois, lorsque quelqu’un vous demandait: “A quoi pensez-vous?” de répondre: “A rien”.Eh bien, madame, laissez-moi mettre en doute la parfaite exactitude de cette réponse, car 11 est extrêmement Tare et extrêmement malaisé de ne penser à rien.Si vous ne me croyez pas sur parole, faites-en l’expérience et tentez de rester 5 minutes, montre en main, sans qu’aucune pensée, quelle qu’elle soit, traverse votre cerveau.Vous serez surprise alors de la quantité d’images, de souvenirs qui se présenteront malgré vous et que vous ne pourrez chasser.Aussi quand je vous recommande le calme de la pensée, je ne parle pas de l'absence totale de toute image mentale.Je veux dire seulement qu’il faut éliminer tout travail réel du cerveau, toute préoccupation, toute idée pénible.Laissez flotter vos idées, comme vous laissez tomber vos membres, aussi lentement, aussi mollement que possible.Somnolez, sans vous endormir tout à fait, car le sommeil au milieu de la journée alourdit souvent plus qu’il ne repose.Efforcez-vous de rester progressivement 10 minutes, un quart d’heure, une demi-heure dans cet état et vous serez absolument émerveillée du résultat obtenu.Comme par enchantement votre fatigue de la journée disparaîtra.Vous vous sentirez, au sortir de ce repos, plus alerte, plus souple, plus légère que le matin ou réveil et vous serez de chasse est ouverte ! Du 15 septembre au 14 novembre, cenerd.Du 25 septembre eu 24 novembre, eu nord du fleuve St-Laurent, l’orignat et chevreuil.Du 1er octobre au 24 novembre, au sud du fleuve St-Laurent, l'orignal et chevreuil.La saison de chasse est ouverte.et tout bon chasseur trouvera chez EATON l'équipement qui lui est nécessaire.Des vendeurs qui s'y connaissent vous montreront notre grande variété de fusils, munitions et vêtements.Veye* notre collection de sec*, chemises de camp, culottes bouffantes, vestens de cuir, coupe-vent de laine, casques, paletot* et bottine».Haches, couteaux, boussoles, poêles de camp, sacs de couchage, pièges, etc.Artlolea de sport, *rT.EATON Cî^,.eu quatrième.oc monthcau Téléphone» PL*tenu 9311.meilleure humeur.Mais c’est votre visage qui bénéficiera le plu» rapidement et le plus visiblement de cette trêve passagère à vos occupations.Vos traits seront détendus, vos joues plus lisses et votre regard prendra un éclat inaccoutumé.Si vous avez la persévérance et la sagesse de prendre chaque jour ce repos avant le repas au le repas du soir, vous aurez bientôt la confirmation de son efficacité en entendant les complications que l’on vous fera, madame, sur votre bonne mine.Recettes éprouvées Conserve, de cantaloup et de pichcs 3 "tasses de pèche» coupée» en dé» 3 tasses de sucre 1-2 tasse d’amandes blanchies émincées 2 tasses de canialoup coupé en des 2 oranges, jus el zeste râpé Mélangez tous les ingrédient» et faites cuire jusqu’à ce que le mélange soit épais et clair.Versez dans des verres stérilisés.Laissez refroidir et recouvre* de cire chaude paraffinée.Nouveautés canadiennes UN MOTEUR ET DES AILES par Emile Benoist chroni-r».
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.