Le devoir, 4 octobre 1937, lundi 4 octobre 1937
Montréal, lundi 4 octobra RIDACTION IT ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE :.BEIair 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : .BEIair 3366 Rédaction :.SE!air 298* Gérant DEVOIR VOLUME XXVIII — No 22t TROIS SOUS U NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTB EDITION QUOTtOIENNI CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal «t banlleua) E.-Lînl» et Empira britanniqua .UNION POSTALE.BEIair 2239 Diractanr-Céran» : Caargaa PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur aa chaf i Omar HBROUX EDITION HEBDOMADAIRE CANADA .E.-UNIS at UNION POSTALE .8.00 10.00 2.00 3.00 Ilotes de voyoge >e que l’on voit, ce que l’on entend à Genève M.Paul Bouchard fait des excuses et est acquitté ( Voir page 3) De I Ago Khan, de l'Espagnol Juan Negrin et de Litvinov ii Toute une cohue internationale s’agite et se démène, .par le temps qui court, à Genève.Depuis quelques jours parlement des nations, ainsi qu’on l’appelle, siège tantôt dans son grandiose Palais des Nations, inachevé, tantôt au Palais Electoral suisse, en bordure de la rue Du -onsei! Général, tout près de la Promenade des Bastions, sous tes frondaisons de laquelle s’élève l’université de Genève, tout près de I ancien mur d’enceinte de la vieille ville, presque vis-à-vis le Monument de la Réformation; itar Genève est et reste la ville de Calvin, ville protestante.et cela y paraît, le dimanche.Un peu comme le dimanche, à Toronto.# ¥ ?• Cohue internationale, c’est bientôt vu.On vient de pat-out.à Genève, en septembre, lorsque s’ouvre l’assemblée générale annuelle.De partout.Et de l’Inde, dont Aga Hhan est l’un des représentants, fidèle à la cause britannique.et d Haïti, dont l’un des délégués assistait à la nesse de onze heures et demie, aujourd’hui, à l’église Notre-Dame, fréquentée par les membres catholiques des hfférentes délégations; et de la Turquie: et de l’Espagne ouge, — l'Espagne blanche n’existant pas à Genève, bien ]ue le duc d’Albe loge à proximité du Palais Electoral .et nène une intense propagande franquiste au siège même de a Société des Nations; et du Mexique; et du Chili: et de a Nouvelle-Zélande, dont le délégué Jordan s'exprime , vec une franchise quasi brutale qui met en joie, ou en moi, ceux qui se piquent de fine diplomatie: et de ’Egypte, dont tel représentant parle français tout aussi >ien que tous les délégués de la République française; et le la Hongrie: et du Japon: et de la Chine: et de l’Afri-[ue-Sud; du Canada même, dont M.le sénateur Dandu-and est l’un des représentants les mieux connus à Genève.»our y avoir jadis été président du Conseil de la Société t pour avoir déjà plusieurs fois siégé à l’Assemblée à itre de chef de la délégation canadienne.Cette année, il i’y pourra parler en public.— ordre de la Faculté.Il ne este pas, pour cela, inactif; c’est même l’un des membres es plus répandus et les plus travailleurs de maintes com-pnissions, où 1 appuient d’autres délégués de chez nous: el le docteur Riddell, chef de la délégation permanente u Canada à Genève, tel M.Vincent Massey, notre haut-ommissaire à Londres, tel aussi notre camarade Jean )ésy, qui compte tant d’amis à Montréal, et, chaque nnée, vient de Paris accompagner la délégation cana-icnne.Grâce à quoi, vu l’entregent et les multiples conaissances de Jean Désy dans le monde diplomatique, les .anadiens sont parmi les gens les plus connus des étran-ers, à Genève: il y a aussi quelques ministres canadiens, lus ou moins en vedette, qui viennent ici faire leur petit oyage annuel, à tour de rôle.Ils n’y brillent pas tous, si es hommes tels que MM.R.-B.Bennett, Mackenzie mg, Thomas Chapais, Ernest Lapointe ont laissé à Ge-tève de durables souvenirs, y gardent de sincères amitiés.* * t II y a des vedettes internationales.Celles de cette année ant jusqu’ici: le président de l’Assemblée Aga Khan: le président du Conseil, Juan Negrin, ancien premier minis-e de l’Espagne rouge: Yvon Dclbos, ministre des Affai-*s étrangères de la République française: Anthony Eden, linistre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, et mparse tel que l’Angleterw en manie tant et tant dans s Dominions et les colonies.Nulle distinction, dans ce pnhomme aux paupières tombantes sur des yeux voilés, j ventre bedonnant, au torse gras bien engoncé dans o complet de grand faiseur anglais, aux doigts boudinés, qui parle anglais de l’accent d’un Anglais de Toronto ni se pique de prononcer comme on le fait à OxfordJou Cambridge, — et n’y réussit guère.Au grand déjeuner annuel de la presse internationale unie à Genève à chaque session, — déjeuner qui eut lieu ¦s jours derniers et où le représentant du Devoir à Ge-ève, M.Alcide Ebray, dont nos lecteurs connaissent les ïlles choniques périodiques de politique étrangère, pour s avoir lues chez nous depuis des années, nous avait fait plaisir d’une invitation, — Aga Khan a débité en an-ais quelques lieux communs sur le rôle que la presse aurrait jouer afin d’aider la mission pacifique de la So-été des Nations: allocution prononcée d’une voix sans lat, sans chaleur, et qu’un traducteur français a rendue, i.en une langue vive, preste, d’un ton de voix bien mbrée, détachant toutes les syllabes, comme un joaillier ;pert sait monter le moindre strass de manière à lui don-:r l’apparence d’un diamant.Des malins prétendent que Aga Khan est si lourd, physiquement, c’est que chaque inée.quand il va voir ses fidèles, ils le font monter sur ne balance sacrée et lui versent, en tribut d’hommage, •quivalent de son poids en lingots d'or.Ce dont, du ste, Aga Khan sait jouir, puisqu'il a palais, châteaux, lias en maints pays, femmes là-bas, femme en Europe.une blanche, celle-là, — écuries de courses, et le rAte.e dit-on pas qu’à l'heure présente il considère que le eilleur pays où placer à l’abri sa fortune, pour un bom-3« très riche,, c’est le Canada?«t que, par l’entremise de •itlque banquier de la Cité de Genève, — en Suisse de grandes maisons de banque existent entre autres fins pour aider aux gens riches de l'Europe redoutant la révolution, ou les exigences du fisc français, anglais, allemand, voire italien, à faire émigrer leurs capitaux vers des pays considérés sûrs, — Agan Khan aurait fait passer plusieurs dizaines de millions au Canada, où des experts lui auraient formé un portefeuille garni de valeurs de tout repos.Mai# reste-t-il des valeurs de tout repos, en ces temps-ci, même au Canada?# ¥ * L’ancien premier ministre espagnol.M.Juan Negrin, est un gros homme noir, râblé, au col de taureau, aux cheveux de jais découpés en croissant sur le front.A-t-il du Maure?Peut-être.En tout cas, Juan Negrin n’est pas le premier venu.C’est un propagandiste habile, retors, sans cesse aux aguets, ne perdant nulle occasion de pousser la cause de l’Espagne rouge, dort il ne parle que comme si c’était l’Espagne, toute l’Espagne, la seule, la véritable Espagne- On a reproché à l’ancien chef de la représentation de Madrid à Genève, en 1936.M.del Vayo, de n’avoir pas eu la manière habile, de présenter et de faire valoir alors la cause de son gouvernement auprès de la Société des Nations.Il usait de la manière violente.M.Negrin, lui, est maître dans la manière doucereuse, insinuante, cauteleuse sous des apparences de souplesse enveloppante.Il ne crie pas; il ne s’excite pas: il n'élève guère la voix, qu’il a naturellement forte et même un peu rauque.A peine si de temps à autre il détache un mot pour lui faire une fortune; et il y réussir.Car il a le don de la formule, de l’expression, il parle français avec correction, voire quelque recherche, sans cet accent singulier qui rend presque inintelligibles les discours de tant et tant d’Espagnols qui savent pourtant le français jusque dans les nuances.Ce qu’a commis l’Espagne rouge?A entendre M.Negrin, c’est à croire, si l’on n’est pas bien informé, que l’Espagne rouge est la persécutée, la honnie, l’opprimée, l injustement traitée.Tandis qu’il parle peu de Franco et des armées blanches, M.Negrin fait porter tout son effort, à la Société des Nations, contre deux puissances totalitaires, dont il sent que leur absence à Genève les place tout de suite dans une situation difficile, du point de vue diplomatique: l'Italie et l'Allemagne.Elles ne sont pas là en effet pour lui donner le démenti, pour débattre telles et telles de ses allégations, tenter de réfuter sa documentation, opposer aux pièces qu’il ne cesse de produire des pièces visant à le confondre.Il déploie à ce jeu, depuis le début des séances de l'Assemblée et du Conseil, une finesse, un effort de propagande, un art de profiter de tout et de tous, qui se sont manifestés jusqu’au grand déjeuner de l’Association internationale des journalistes accrédités auprès de la Société des Nations.Chez nous, un homme qui aurait tenté de profiter de pareilles circonstances pour’ avancer les affaires de son groupe, lancer des accusations, on l’aurait écouté poliment, à la rigueur, mais sans plus.Peut être pas, même.C’est qu’il n’aurait sans doute pas procédé avec cet art oratoire, ce mélange de flatterie et de franchise affectée, ce souci apparent de ne rien vouloir dire, — tout en faisant çout entendre, — qui pût s’interpréter comme un réquisitoire contre ses compatriotes “devant des juges étrangers’’.M.Negrin a parlé de la fourberie et de la duplicité de gens qui, en proie aux pires ambitions, se servent de “certaine presse’’ pour tenter de déformer la vérité à l’endroit de son pays.En disant “certaine presse’’, il avait l’air de se confier amicalement aux quelque deux cents journalistes de tous pays qui étaient là,—“Nous sommes ici entre nous, dans un cercle très discret.où le secret de ce que l'on raconte est norme et loi.Je pourrai donc m'adresser à vous en toute franchise.” a-t-il commencé par dire, — (le Journal de» Nation» a dès le lendemain publié son texte) ; et les journalistes, bons garçons, qui en ont tant entendu dans leur vie professionnelle, ont goûté cet art des approches, ils ont écouté, voire applaudi, les uns à cause de leur libéralisme d'es- principuux citoyens vert les deux\ villes de Montréal et de Ouébrr.A Montréal, la délégation fut reçue à Vhôtel de ville ainsi qu’à /a! Chambre de Commerce.Aux deux, endroits, les visiteurs distribuèrent des cartes géographiques spécialement préparées pour la circonstance.Les Témiscamlnguois avaient tenu à bien situer ainsi leur région avant d’en faire connaître les besoins.Des échevins montréalais, apres une , entré vue prolongée, avaient paru comprendre.L’entrevue allait a rendre fin quand iun d’eux, par une remarque fort opportune, fit voir comme H avait bien saisi: "Mais le chemin de Mont-Laurier passe déjà chez vous, au Nominingue." La géographie n’était pas le fort de cet élu du peuple.Elle n'est pas plus le fort de beaucoup d’autres qui continueront à prendre le Té-miscamingue pour le Nominingue parce que les deux noms d'origine algonquine offrent une similitude de terminaison.A cette ignorance manifeste et\ malheureusement un peu trop générale de la géographie de ta pro- ctrtâ‘n* autres vince de Québec par les citoyens même de cette province l’on imur-rnit attribuer avec raison telle et telle anomalie.Deux lettres signées par un correspondant du Témitcamingue, que le Devoir a publiées récemment signalait le fait invraisemblable mais vrai d’une ville québécoise.Tendskaming, sise en territoire québécois, construite et contrôlée par rinternational Paper, qui se trouve à toutes fins comme annexée à la province d’Ontario.Les écoles de Temtskaming suivent tes programmes scolaires de l’Ontario, se servent des manuels Scolaires ontariens et les élèves vont subir leurs examens en Ontario, de l’au-tre côté de la rivière des Outaouais.toutes les rues de Temiskaming conduisent aux routes de l’Ontario, dans la direction de North-Bay et de Toronto.Aucune voie, de communication avec te reste de la province de Québec.De passage à Montréal, ces fours derniers, un citoyen en vue de Ville-Marie, la petite capitale, du Térnisca-mingne québécois, nous faisait remarquer qu’il suffirait de terminer un bout de quatre milles de chemin entre le village de Fabre et la ville de Temiskaming, pour mettre cette dernière en eomidunication, sinon (mec tout le reste de ta province de Quebec, du moins avec le reste du Témiscamingue québécois.La distance qui sépare les deux villes est de #4 milles, en longeant la rivière des Outaouais.Depuis 1922.le chemin est construit et assez passable sur quarante milles, vingt milles A chaque bout.Il reste à faire, dans le centre, une soudure de quatre milles.On l’attend en vain depuis quinze ans.Pourtant la completion de cette route raccourcirait d’au moins cinquante milies le trajet en automobile de Rougn à Montréal.Ça serait autant de pris sur Tt>-ronto.C’est à se demander si la Voirie provinciale n’a pas fait comme un échevin de Montréal, n’a pas pris le Témiscamingue pour le Nominin-gue.Notre visiteur de Ville-Marie nous signale encore une autre étrangeté de voirie.Vers 1933 ou 1934, le gouvernement de Québec décidait d’ouvrir une roule du village de l.atu-Uppe.dans le nord du Témiscamingue, jusque dans le canton Gnillet, région de Mud Lake (maintenant Belleterre), où la compagnie McIntyre exploite une mine (usine avec CHINE ET JAPON L’indépendance économique du Japon La Commission japonaise du commerce décrète qu'il faut restreindre l'importation de certains produits, et prohiber celle de certains autres, pendant le confl it sino-japonais LES ETATS-UNIS ONT 16 NAVIRES DE GUERRE A TCHEFOU Tokyo, 4 (S.P.A.).— Afin d’assurer au Japon l'indépendance économique pendant le conflit sino-japonais, la Commission du commerce a décrété qu’il faut restreindre l’importation de certains produits, prohiber celle de Le total des produits en question dépasse 300.Cette année, le Japon a contre lui une balance de commerce de 217 millions de dollars.Les importateurs de coton, de bois et de laine — sauf la laine australienne — devront se procurer un permis d’importer pour chaque cargaison.L’importation de la laine australienne s’effectue en vertu d’un accord spécial entre l’Australie et le Japon.A TCHEFOU Changhaï, 4 (S, P.A.).— Des autorités militaires chinoises ont ordonné à une division de contre-torpilleurs des Etats-Unis d’évacuer un port du Chantoung, celui de Tchefou, qui est à 400 milles au nord de Changhaï.On donne à entendre que les Chinois jugeront peut-être nécessaire de dynamiter le môle de ce port.Les autorités militaires de la Chine croient sans doute que le Japon veut débarquer des troupes à Tchefou, pour appuyer l'armée japonaise qui envahit le nord de la riche province en question.Cette armée a déjà pris une ville murée: Tetcheou.qui est à 60 milles au nord du fleuve Jaune.Les Etats-Unis ont 16 navires de guerre à Tchefou.Il y a plusieurs autres navires étrangers dans ce port.REGION DE CHANGHAÏ Changhaï, 4 (S.P.C.-Havas).— Dan* la région die Changhaï, les Japonais ont réussi à rompre de fortes lignes chinoises entre Liouhang et Lotien.Il leur a fallu combattre intensément durant trois jours pour opérer la rupture.Les Chinois reconnaissent que les troupes japonaises ont remporté ce succès, mais ils affirment qu’ils gardent des positions de premier ordre dans le secteur de Kiangbouan tt sur une ligne de 8 milles entre Loden et Liouho.Ces positions, les Japonais les bombardent en ce moment.Des autorités navales du Japon signalent une forte augmentation du nombre des navires étrangers qui se rendent aux ports de la Chine du sud et donnent à entendre qu’il faudra peut-être modifier le blocu*.qui paralyse seulement la navigation chinoise.DANS LE NORD DU CHANTOUNG Tientsin, 4 (S.P.C.-Havas).— On croit que les Japonais ne rencontreront guère de résistance dans le nord du Chantoung.Le haut commar.dement de l’armée expéditionnaire affirme que des troupes chinoises postées à 50 milles au nord de la capitale de cette province ont précipitamment évacué Tetcheou à l'arrivée de deux colonnes japonaises.Il ajoute que ces troupes chinoise* ont échappe à un encerclement grâce à leur arrière-garde, qui a tenu bon.prit, qui les porte invinciblement vers les causes perdues j ^VoTpTcfir Valsez proprié- tés.La route s’est rendue jusqu'à d’avance.— et ils sentent que celle de l’Espagne rouge l’est de plus en plus, que, d’ici peu de mois, elle le sera de façon manifeste; les autres, parce qu’ils voulaient témoigner de leur appréciation à l’endroit d’un artiste, qui, si le sens des paroles chantées est pauvre, connaît l’art du chant et en témoigne.“Nous, les hommes qui régissons les destinées de l’Espagne, nous ne nous sommes jamais souillé les mains”, a dit M.Negrin.un instant après avoir parlé de celui qui a reproduit en l’agrandissant une nouvelle Saint-Barthélemy.” Serait-ce à croire que le meurtre de Calvo Sotelo, chef espagnol de droite.Franco l’aurait commis et non des hommes de main d'un gouvernement où il y avait des amis de Juan Negrin.?Sotelo, ce nom est venu sur bien des lèvres qui se sont retenues pour ne pas le crier.* * * Un peu plus loin, au bas bout de la table, un homme écoutait les paroles mielleuses et insinuantes de Juan Negrin, sourire aux lèvres, ironie aux yeux, un homme qui a quelque peu le masque de M.R.-B.Bennett, en moins fin, en moins civilisé, en plus rusé, en plus oriental, sans la distinction marquée du front, des yeux, de la bouche de l’ancien premier ministre canadien.Ce pseudo-Bennett.il s’appelle Litvinov: c’est une des vedettes de la présente Assemblée.Il y appuie les discours de M.Negrin d'un mot ou d'une formule parfois brutale.Il faudrait, après avoir campé la physionomie de parlementaires tels que MM.Eden et Delbos, en revenir à celle de cet affidé de Staline, -— de ce dictateur qui appuie le gouvernement de Valence, dont M.Negrin a dit que “TEspaan* est et veut itre un pays démocratique, qui abomine icut» espèce de dictature”: mais son Espagne et lui ne couchent-ils pas au même lit que le grand démocrate Staline.?Georger PELLETIER Genève, 20 septembre 1937.ictualité Témiscamingue n'est pas Nominingue ics gens du Témiscamingue qué-ois ont toujours ressenti une pression assez désagréable à voir •fondre leur région par exemple c U Nominingue.Non pas qu’ils entreliennenî le moindre sentiment d’inimitié ou même d'antipathie A l’endroit de celte pittoresque paroisse sise sur les bords dr Tun des plus vastes lacs des Lanrentl- mais la confusion des deux les indigne.Cette confusion est /Hiurlant chose assez fréquente dans (oui le reste de la province, jusque parmi les douze milles de Latullppe et s’est arrêtée d quatre milles du but.Au bout îles douze milles, le transport par voiture n'est possible, qu’en hiver, sur des pisles de neige durcie.L’été, il faut partager à l’ancienne manière ou se servir de l’avion.Quatre milles complémentaires de roule seraient bien utiles à ce! endroit.Mais le Témiscaminqne est une région tellement éloignée el si peu connue.Ville-Marie, depuis 1931, possède un magnifique Palais de Justice, probablement le plus beau de la province.Sa construction, qui avail été confiée à M.Ludger Venue, architecte, qui peut en être fier, n’a nas coûté moins de f250,000.Ce Palais ne sert pourtant que de prison.Ville-Marie n’est pas encore le rentre d’un district judiciaire.L'instruction des causes du Témiscamingue se fall toujours à Campbell’s Bay, village situé en face de Pembroke.Ça n’est que pour des causes déjà instruites et ajournées que la Cour de magistrat ira siéger à Ville-Marie.Le voyage de Ville-Marie A Campbell’s Bay prend une.grande partie de la journée.Vraiment, la découverte du Tê-miscamingne par le reste de la province de Québec est à faire.Espérons que ça ne taniera pas trop.E.B.sions de cloches, d’harmoniums, ' d’offrandes de toute sorte, on ne le saura probablement jamais.Elle devinait la proie, elle n’avait de cesse ou’elle ne l’eût obtenue pour ses chers clients., Malade pendant des mois, très souffrante, elle a travaillé jusqu'à la fin.De son lit elle dictait des lettres, elle négociait de nouvelles offrandes.Ses dernières semaines de vie ont peut-être été, de ce point de vue, les plus fructueuses de son existence.Voici une quinzaine, elle disait à des amis, en désignant de la main l'image du Christ: Je lui avais demandé de venir me chercher plus tôt.Il ne m’a pas exaucée, Il connaît mieux que moi ce qu’il fault Depuis huit jours, j’ai fait de très bonnes affaires! Ce qu’elle appelait faire de très bonnes affaires, c’était l’obtention d’articles du culte ou même de cuisine pour ses missionnaires.Elle avait, du temps où elle pouvait sortir, organisé tout un système pour répérer les dons possibles, en organiser la cueillette et l'expédition.Nos anciens lecteurs, sans connaître son nom, ont pu maintes fois sentir son action.Elle nous écrivait: Il faudrait une cloche, un harmonium, pour telle mission.Dites-le donc aux lecteurs du Devoir.Nous le disions et, généralement, la réponse ne tardait pas.L’admirable quêteuse gagnait toujours son point.Elle a été frappée en pleine activité.Elle s’est filialement inclinée devant ce coup qui devait lui être si dur.C'est Lui qui est le Maître, disait-elle en montrant son crucifix.De son vivant.Jamais nous n’aurions voulu prononcer son nom.Elle en aurait été si peinée! Mais la Mort nous libère tie cette consigne du silence.Nous pouvons aujourd’hui dire qu’une âme admirable vient de nous quitter.11 y a grande joie à proclamer ce juste hommage, à noter aussi qu’un temps qui recèle tant de tristesses porte de si nobles coeurs.Estelle Beaudoin était la soeur II.d’un piètre dont le nom est cher à ¦L* des milliers des nôtres, l’abbé Beaudoin, l’ancien curé de Ford City.La lutte ontarienne se fait, elle aussi, sur les plaques d’autos Un loustic prétend que c'est tout ce qui divise au fond les deux partis — Les conservateurs prétendent qu'ils mettront au rancart les belles plaques bleues et jaunes s'ils prennent le pouvoir — Le fédéral à fond dans la lutte — Attitude digne des conservateurs canadiens-français — M.Hepburn revient-il au bercail libéral?(par Léopold RICHER) Ottawa, 4, — Après demain les Ontariens iront aux urnes.La province attend le grand jour avec une parfaite dignité, comme il sied à une province foncièrement anglaise.Les chefs ont visité tous les comtés.Lés partis se sont parfois assez violemment heurtés.Les orateurs ont usé leur éloquence.La radio u pénétré dans l'intimité des foyers.La presse a fait écho à toutes les attaques, à toutes les accusations, les répétant et les amplifiant.Et pourtant la province a tout accueilli avec flegme et une bonne dose de philosophie.Après-demain les désordres seront extrêmement rares.Tl y aura de la boisson, môme dans les régions prohi-bitionnistes ou qui prétendent l’être.Mais on n’en parlera pas.On recouvrira d’un voile pudique les achats de conscience: en Ontario, ! prévoit sa ces vilaines choses ne sont pas' censées se passer comme dans le Québec.Beauté du caractère anglais! On a de la vertu ou on n'en a pas! déclarent que ce n’est pas là une question sur laquelle on doive faire une élection.Ainsi les deux partis s'évitent et ne se rencontrent nulle part, excepté sur les plaques d’autos.En l’absence de toute question vraiment importante, on comprend que la province reste calme.Son sort immédiat n’est pas menacé.Les partis politiques volant les choses autrement.266 candidats Deux cent-soixante-six candidats ont été officiellement mis ên nomination mercredi dernier.De ce nombre 89 sont conservateurs, 86 libéraux et 91 appartiennent à d autres groupements politiques Les libéraux n’ont donc pas de candidat» officiels dans 4 comtés.La Ç.C.F.fait un effort évident en alignant 37 candidats; mais On défaite totale.I] est à remarquer que la C.C.F.n’a pas (suite à la page 2) des, au nord de Montréal, mais leur citoyens de la métropole qu’est ‘ .MnnirfQi /a capitale qu'ett Qué- bec.Il n'y a pas encore une décade d'années, te Témiscamingue1 faisait les frais, assez considérables, s'élevant à plusieurs milliers, dt dollar», d’unt délégation ds te- région, considèrent-ils, mérite d'être connue pour ce qu'elle est, ci être prise pour elle-même.La comparaison entre la région du Té-mlscaimingne et le village du No-mtningue ne le» offusquerait pas Bloc-note.v La “Quêteuse dv bon Dieu” Elle s’appelait Estelle Beaudoin, elle est morte samedi chez les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, à Hochelaga.Son nom ne diM pas grand’chose à la foule: ü est, if sera béni pendant longtemps par les missionnaires du Nord Elle s’était faite la quêteuse du bon Dieu.Elle mettait dans sa besogne un entrain, un élan et, en même temps, un sens pratique qui forçaient l'admiration.G« qu’elle a obtenu pour aas ralr Au Massachusetts Central On sait que le comité oui avait organisé la participation mi Bhode-Island au Congrès de la Langue française a donné naissance à IMs-soctation d’Education du Rhode-Island.Le comité du Massachusetts central.dont le siège est à Worcester, a, de son côté, dès le lendemain de la fondation de l'Association du Hhode-fsland.décidé de se donner un earactère permanent.Après avoir entendu les délégués du Bhodc-Island, il a décrété l’institution d'une commission spéciale qui étudiera le projet de fondation, dans xa région, d'une société analogue à ceuc du Hhodc-Island.0.H, bleu et l'oronge des nouvelles plaques d'auto CENTENAIRE DES FRERES ECOLES CHRETIENNES: DES In Jardin botanique de Laval-des-Rapidc: (page 7); La messe à Notre-Dame fp.10); Le banquet aM Mont-Saint-Louis (page 10); La soirée du Forum (page 2k Après une très longue campagne - les partis ont commencé à se préparer à l’élection en août, sinon en juillet — on a fini par découvrir une question d’importance qui justifie à elle seule la tenue de l’élection: le bleu et l’orange des nouvelles plaques d’auto! Les libéraux soutiennent que ees deux couleurs sont très belles, voyantes et distinguées.Les conservateurs.tout en ayant un faible pour l’orange, affirment que s’ils prennent le pouvoir, ils vendront des plaques d’autos décorées d’autres couleurs.Un loustic prétend que c’est la seule question sur laquelle libéraux et conservateurs ne s’entendent pas et il prédit le résultat de l’élection en s’appuyant sur les mérites ou les démérites du bleu et de l’orange pour les plaques d’auto.Si l’on ne partage pas ce point de vue, on se voit obligé d’admettre que la seule raison de cette élection est le désir des libéraux de conserver le pouvoir et l’envie des conservateurs de renverser le gouvernement.De part et d’autre c’est le jeu des appétits.Les libéraux i a ** Article princi-pa! de leur programme, alors que es conservateurs écartent la question ouvrière de la dispute électorale; par contre les conservateurs Insistent sur le problème des impôts scolaires, mais les libéraux Le carnet du grincheux nous revient l'hexaé- Avec l'automne mero- bécanomani# ¥ * * Qu’est-c# que c’est que ça?* * * Les Six-|ours qui vont bientôt recommencer au Forum.^ * ¥ ¥ Des cyclistes pédaleront à essouffler les spectateurs.¥ ¥ ¥ Après six fours et six nuits, Ils ne seront pas plus avancés qu'au départ, ¥ ¥ ¥ Le point de départ, ils l'auront d’ailleurs si peu quitté.* ?* Des juges ad hoc n’en procéderont pas moins i un savant comptage de points, selon un technique aussi compréhensible que celle du Crédit social, ¥ ¥ ¥ Los Six-lours, comma las ensos.sont cycliques.¥ ¥ ¥ Tourisme on champ» clos mais tourisme tout de même.* ?* Si encore le* Six-fours du Ferum pouvaient débarrasser l'écran des tours de France moyennageux dont l’afflige "le plus grand quote-i-dlen français cf Amérique” avec “ses actualités filmées — d’EcloIr-ro-loumeP’.A U Grtii site— ) LI DEVOIR, MONTRIAL.LUNDI 4 OCTOBRE 1937 VOLUME XXVIII — No 229 les Frères des Ecole» chrétiennei La manifestation dt clôture des fêtes au Forum Environ 10,000 personnés y assistent — Discours — Choeur parlé — Cortège historique — Gymnastique L& lutu.ontarienne tsuite un aussi grand Environ 10,000 personnes remplissaient le Forum, hier soir, pour participer à la grande manifestation de clôture des fêtes du centenaire fie l’arrivée des Frères des Ecoles Chrétiennes au Canada.Cette soirée, qui a eu un éclat inusité, était présidée par le lieutenant-gouverneur de la province, M.E.Fa-tenaüde, qui avait à ses côtés Mme Patenaude, le lieutenant-colonel D.-R.Papineau, le secrétaire de la province, M.Albini Paquette, h' maire de Montréal, M.Adhémar Ravnault, le R.F.Philip, assistant «lu supérieur généra] des FF.des Ecoles Chrétiennes aux Etats-Unis et en Nouvelle-Angleterre et délégué offi lieutenant-gouverneur «le la province et aux représentant' «tu g«>u vernement provincial et de la Ville de Montréal.Me Lulondr a dit que les fêh’s qui viennent de se terminer s'imposaient.FJlex s’impo saient, «lit-il, pour rendre un juste hommage au dévouement inlassable des fils de saint Jean-Baptiste nombre «le candidats indépendants qui s'affublent d'appellalmns bigarrées, t.es uns se disent des sooia-iistes-travaiUistes.1rs autres des lravaillist< s agraires, etc.Notons enfin qu’il y a un candidal communiste.Si Puis ces indépendants liguaient leurs forces, ils seraient un facteur sérieux dans l’élection.Pels quels, ils ne sont -que des nuisances.tin peu dr prestige personnel, voibi tout, Et les élections fédérales sont encore loin .Croisé* de chemins A tout événement l'attention générale se concentrera sur la politique ontarienne jusqu'è mercredi soir, alors que les résultats de l’élection seront connus.La province, est un enjeu de trop d'importance, pour que les observateurs politiques la regardent, «l'un oeil indiffèrent, passer d’un parti h l'autre.Le succès de M.Karl Rowe servira de LaSalle.He tous temps, dit-il.candidats de langue française u,n P Drr«' sur papier de luxe à cent la foi extraordinaire qu’avait le fondateur du "S'nt louai is te, de Vür-dre et rie la Renaissance dans noire survivance française et, plus encore, dans le triomphe «le la cul- Mathématiques appliquées ture française en Amérique du1"'-*—-Nord.Pensée française est le résumé de trente-ein7 septembre courant (1937).de nommer monsieur Anselme Drapeau commissaire d’écoles pour la muni-cipahté scolaire de S unt-Nnzairé, dans le comté de Dorchester.Souhaits de Mussolini à Franco sonm-U,r0S’( 4 A ) - M.Mus-soh n adresse au généralissime ce * f'ii?"7 S,‘uh'"K flc viclmre cl i f r ,,; /'t»0n' ,10r,e * douter que : .V a,u.ic:I1,T,a8|>e et la France ré- '-y mvitvjv uipiumau d observer n’ seL poivre, epices, thym, 4 1 —ï V.11 îé L .1 ~ .hlliri 0 T* a* f» Tl nu si m Irtrrl nmt/t nins»Ao tre les possibilités de nos ressour- laurier en poudre, tard, une pincée ces naturelles, enseigne son art.I df farine, un anchois, une gousse Il opère ordinairement avec de 1 d'ail, deux échalotes, persil, quel 1*11 /-l Kt 1 4/V 1 ) sa 1-t i 1 .SX » X , , r-.liste s» /'» S-T r»-> » l » .» t» S'A n SX ./ SX sxsxxxsxfxsx .J s, • .x la glaise du comté de Beauce, par fois de celui de Bellechasse.Si la lumière électrique ne les trahit pas, la première est, pendant la manipulation, d’un brun assez clair, presque café au lait; l’autre, d’un gris verdâtre.Il faut le voir faire! A gauche, en contre-bas, une table où il pétrit la terre comme pâle à tartes.Il en prend juste ce cju’il lui faut (mesure-t-il à l’oeil, à la main ou d’instinct?.) et lance cette motte au centre du plateau qui surmonte le tour et tourne du même mouvement.Ce geste du lancer est essentiel.semble-t-il.ues champignons de couche, deux jaunes d’oeuf, un jus de citron.Assaisonnez les tranches de foie de sel, de poivre, d’épices ainsi que de thym et de laurier en poudre.Dans une casserole, faites fondre du lard.Mettez-y les tranches de foie, et faites-les cuire.La cuisson terminée, retirez-les, placez-lcs en couronne sur un plat, où vous les tenez au chaud.Jetez dans la cuisson une pincée de farine, tournez; ajoutez alors un anchois, une gousse d’ail et deux échalottes, du persil et quelques champignons, le tout finement haché.Faites réduire le Les conserves.— Les mets qui se gâtent — les fruits, les légumes — se gâtent toujours par fermentation.Pour arriver à conserver des légumes ou des fruits, il faut, d’une part, détruire tous les germes et, microbes qui peuvent se trouver à j leur surface ou dans leur intérieur, et, d’autre part, empêcher les germes et les microbes de l’air de venir tomber dessus et c’est pourquoi on fait cette destruction soit par la chaleur, soit en ajoutant quelque chose qui gêne les microbes dans leur déveloopement.Quant à la conservation, on l’assure par une fermeture plus ou moins hermétique ef vous pouvez quelquefois utiliser l’un de ces procédés à l’exclusion des autres.Les confitures se conservent d’autant mieux qu’elles sont plus cuites; en cuisant longtemps, les confitures ne perdent rien de leur pouvoir nutritif, mais elles perdent de leur volume, elles de l’eau tout simplement.Plus elles sont cuites, moins elles font de volume, mais le pouvoir calorifique reste le même et, par conséquent, il suffit d’en consommer moins pour avoir le même* résultat.Il peut cependant être intéressant d’avoir des confitures assez liquides; le gros inconvénient des confitures, cVst que plus elles sont cuites longtemps, plus elles perdent le parfum du fruit frais; c’est pourquoi les confitures sont moins agréables que les compotes.Or, on fait à présent des confitures de groseilles cuites cinq minutes; je dis cinq minutes à partir du moment où il y a la pleine ébullition.On a, dans ces conditions, une caifiture qui à un goût exquis et qui coûte moins de combustible; seulement cela suppose un soin beaucoup plus minutieux dans l’ébouillantage ef dans le remplissage des pots; il faut que les pots soient soigneusement ébouillantés et que la cuiller avec laquelle on verse ait été ébouillantée et ne soit plus posée sur une table même très propre; dans ces conditions, on a une confiture qui coûte moins cher, qui est plus agréable et qui est plus liquide, qui fait plus de volume et est plus commode pour le service.Ce procédé n’a été essayé que sur des confitures de groseilles; d’antres personnes l’ont essayé sans grand succès sur d’autres confitures.On peut toujours tenter l’expérience.Le pire qui puisse arriver, c’est qu’on soit obligé, au bout de quelques jours, de faire recuire ces confitures en ayant soin d’y ajouter un petit peu d’eau.Mmes A.G.Beauvais, J.R.Limoges et L.A.Morisette ont accepté la présidence et préparent avec soin le succès de cette première réunion que viendra bénir Mgr Conrad Chaumont.Le Sage, l’auteur de Gil Bias et du ! Diable boiteux, aurait pu se nom-I mer Le Fier.Homme d’esprit, que les salons de son époque s’arrachaient, il avait parfois des réparties terribles, sans considération pour la qualité de ceux ou celles à qui elles s’adressaient.Prix de présence et aux tables seront offerts à cette occasion.Pour renseignements appeler: HA 5076 ou HA 6369.C’est ainsi qu’il était attendu un jour chez la duchesse de Bouillon, à l’hôtel du quai Malaquais, pour y donner lecture de quelques pages du GU Bios de Santillane, qu’il écrivait à ce moment.Le Sage arriva légèrement en re- tard.La duchesse de Bouillon, peu patiente, le reçut froidement, et avec aigreur, lui fit reproche en public, d’avoir fait perdre une heure à ses invités.Alors Le Sage fit une profonde révérence et prit la porte après avoir répondu: -Madame, je vais vous en faire gagner deux.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de librairie du "Devoir", 430 Notre-Dame, est, Montréal.Mors, assis sur son tabouret.JlJs* Puis liez-le avec deux jaunes couvert d’un tablier de grosse toi- d’oeuf; ajoutez un Jus de citron, et le moucheté de.terre détrempée, il versez la sauce brûlante sur le foie, se mouille les mains dans une \ Le foie peut se servir avec des écudle, asperge la masse informe | pommes de terre â l’anglaise, et commence ce qui dans quelques I Les pains perdus.Des tronches instants sera oeuvre d’art.Du pied, j de pain rassis, lait sucré, deux il donne l’élan au tour qui aider - oeufs, beurre chaud.Ecole ménagère provinciale Démonstration culinaire mardi, le 5 octobre, â 2 h.p.m., à l’Ecole Ménagère Provinciale, 461 Sherbrooke est.Menu de saison: Piments rouges farcis à la créole.•tfmm U*1 tfn, POUR TOUT J A CAPITONNAGE MEUBLES et AUTOMOBILES * VETEMENTS DE DAMES Tous droits réservés, 1937 Vos Vêtements d’Été .confiez-les-nous dès maintenant, pour être nettoyés et emmagasinés durant l’hiver — entièrement assurés.Vous serez certains de les avoir l’été prochain, au moment précis où vous en aurez besoin — propres ei rafraîchis.Ce service vous est offert afin de prévenir l’encombrement des commandes du printemps.Evitez-vous les désappointements dont vous avez peut-être déjà souffert, malgré notre bonne volonté appelez FRantenac ) l ) l, aujourd’hui.29 F ROBES UNIES (1-pièce) COSTUMES DE DAMES (2-plècea; manteau court) COMPLETS D'HOMMES (ï-plèces) v,_: ARTICLES DOMESTIQUES, «IDEAUX, TAPIS, ETC.* VETEMENTS D'HOMMES tftoHTElW FRERES LIMITEE 2142 rue Beaudry—MONTREAL—SuceuraaU: 223 Est, rue Sfe-Catherine NETTOYEURS • TEINTURIERS • FOURREURS * REMBOURREURS Feuilleton du "Devoir” Le Secret du “Camélia” par JEAN MAUCLÈRE 16.(Suite) Surgit *J’abord un mât de perro-uet dont la pomme se balançait loucement à cinquante mètres des lots calmes; le rectangle blanc du acatois dominait les quatre autres tages du phare de misaine.Puis ’énorme voilure peu A peu se dé-oupa tout entière, blanche comme Ime aile géante glissant dons l’es-»ace clair; et bientôt le navire lui-nême se montra.C’était un beau clipper,à trois Îiftts; son gréement d’artimon, ver-ues en croix et voiles carrées, rap-elait la construction américaine; la corne de sa brigantine, le pa- villon britannique flottait.Le bâtiment avançait d’une lente allure, se laissant porter grand largue nu nord-est; et comme la mer était d’huile, et le vent régulier, une partie de l’équipage avait des loisirs, que les hommes coulaient paisiblement, allongés à plat pont près de leur rouf.Sur le gaillard d’avant, deux matelots étaient accoudés A la lisse; ils regardaient sans mot dire l’eau transparente qui se déchirait à leurs pieds sous le soc a guibre de l’étrave, pour onduler en flammèches d’écume le long de la muraille d’acier doux.Ils ne se parlaient pas, car c’étaient deux Bretons taciturnes; les hasards de la vie les avaient réunis, une quinzaine d’années en ça, comme iis crochaienl leurs hamacs côte à côte à bord de la canonnière Zélée.Depuis, jamais ils ne s’étaient quittés; ils avaient mis leurs sacs ensemble sur la Rosemary, parce qu’ils se trouvaient sans engagement à Bristol quand Ssvift-son y complétait son rôle d’équipage.Et généralement il leur suffisait de rêver côte à côte, pour jouir de la vie qu’ils trouvaient bonne, pourvu qu’ils eussent un plancher de navire sous leurs bottes, et que le temps fût à peu près maniable.Cependant Gralloch prit sa chique, la serra précieusement dans son bonnet; et, d’un ton où tremblait une émotion, il prononça: —Tout de même, vieux, on va retrouver la France; ça fait plaisir, dis, Moyaër, après si longtemps?Oui, ça fait plaisir, répondit l’homme qui pensait à la maison basse où la femme et les trois petits l’attendaient, près de l’embouchure de la Frémur.En France, on y sera demain, pour sûr .où qu’on va atterrir?Je ne sais pas.Ces Anglais, avec leur jargon, on n’y comprend rien.Ca, c’est bien vrai; hors de la manoeuvre.fit Gralloch qui se laissait bercer, esprit et corps, au mouvement léger du clipper.Peu après il reprit: A cette heure, où sommes-nous?Moyaër ne répondit pas.Penché sur la lisse et se retenant à un cordage, il scrutait la mer d’un oeil attentif.Soudain il fit: Tiens, regarde, Peau, comme elle est .plus foncée, plus dansante aussi.Le plateau de Roche-bonne que c’est.Peut-être bien qu’on mouille à La Pallice., Un coup de sifflet coupa la parole au Breton.Son compagnon et lui se retournèrent vers l’arrière, et virent, avec une inexprimable surprise, l’appel du maître d’équipage envoyer dans la mâture la première bordée.Les commandements sc surcédèrent, brefs et durs; et l’une après l’autre les voiles se ferlèrent, carguées sur les vergues: le grand clipper, stop- pé, se balançait mollement A la lame, tandis que des écubiers glissaient, dans un grincement, les lourdes chaînes des ancres.— En pleine mer! murmurait Gralloch ahuri.Ça serait-il qu’ils sont fous?Moyaër, hébété, ne sut (pie répondre, car jamais il n’avait vu chose pareille, depuis plus de vingt années qu’il naviguait, comme inscrit du quartier maritime d’Auray.D’autres étonnements attendaient les deux Bretons.Bientôt une fumée âcre fusa par la cheminée de la petite chaudière qui, installée sur le pont, fournissait la vapeur actionnant les treuils des raies.En ordre de leur quartier-maitre posta les deux hommes au grand panneau, et pendant trois heures il fallut travailler ferme pour extraire des soutes de la Rosemary, et les ranger près des rambardes, un lot des caisses embarquées A Port-Louis; elles devaient renfermer un bien précieux contenu, car les officiers leur témoignaient une vive sollicitude.Du souper de cinq heures, ii ne fut pas question; les matelots peinaient sans chercher à comprendre, et quand enfin les trois coups de sifflet roulés appelèrent les deux bordées A Ja gamelle, le clipper offrait cet extraordinaire spectacle d’un bateau mouillé au grand large, et prêt, comme à quai, au déchargement de sa cargaison.La nuit vint, vêtue de voiles mauves entre lesquels sombra un soleil de pourpre, brusquement englouti par la mer.L’horizon peu à peu fonça, l’océan prit une teinte noire, frangée d’argent au sommet de rares vagues nonchalantes; le ciei se tendit en coupe de velours noir clouté d’or, sur le grand silence du large.A bord du clipper les hommes dormaient, recrus de fatigue.Sur la dunette, tout à l'arrière, le capitaine fouillait la nuit de son regard aigu comme celui d’une effraie.Et voici que soudain, A l’ouest, des lueurs parurent: feu vert, feu rouge, séparés par un feu blanc, c’était un vapeur.Rapidement ces lumières grossirent; et inattendu, un pinceau lumineux, s’allumant devant la cheminée du vapeur, se mit à palper les ténèbres.Le rayon éblouissant courut en cercle sur les vagues, où il éveillait des reflets de porcelaine pâle; il s’attacha, inquisiteur, sur la I mary, qu'il baigna d’une lueur tomatique, vêtant de lumière h que, y plaquant des clartés crm demeura fixé sur le clipper, une obstination dont chaque n te accroissait l’acharnement; du voilier trois coups de sifflet tirent, allongés et vrillant l’esi — En haut toul le monde! Ce fut le signal d’un branl général, qui jeta sur le pont hommes stupéfaits, frottant yeux lourds de sommeil.Et coups de sifflet se succédaient, nies ou roulés, tandis (pie les t lots se précipitaient vers les barcations, hissées à leurs p manteaux, où elles demeuraien sensible» au balancement l'océan : Arme le canol-majort — Arme le canot no I ! Arme le canot no 2! —• Arme le grand canot! — Arme la chaloupe 1 (A suivre) Cm Journal «t imprima au no «o rua Notre-Dame est, (k Montrée!, par l'Impri-merte Populaire (à nwponaablUté limitée», èdltrioe-proprlételr* — Oeorgee FeUeUar, 6 LE DEVOIR, MONTREAL LUNDI 4 OCTOBRE 1937 VOLUME XXVIII - No 2» LES LIVRES ET LEURS AUTEURS L’oeuvri; d’un siècle 1837-1937 A l'occasion de leur Centenaire d'arrivée à Montréal, les Frères des Ecoles Chrétiennes offrent à la jeunesse canadienne un splendide volume souvenir.Leurs élèves, anciens et actuels, éprouveront un vif olaisir à feuilleter ces paacs artistiaues et historiques.Ils v admireront l’enluminure ar-aentée de la préface, les illustrations choisies et l'impeccable typographie; ils se plairont à reaar-der le frontispice aux lianes symboliques.De larges rayons, émanant d’une étoile d’or, traversent la devise de l’Institut “signurn fidei” pour, ensuite, illuminer une vaste partie du globe: le Canada.Cette lumière intellectuelle, il fallait dire comment elle se posa sur notre sol et à quel point elle éclaira plusieurs générations de petits Canadiens français.Avec amour, les auteurs ont relaté leurs origines: elles font partie de la grande épopée surnaturelle qui se déroule, chez nous, depuis les premières heures de la colonie.Si la valeur d'une oeuvre se mesure à son rayonnement social et religieux, L’Oeuvre a un Siècle, accompli par les Frères des Ecoles Chrétienne®, apparaît prodigieuse.L’arbre lasaliien.planté en 1837 au coeur de Montréal, s’est ramifié tout le long du Saint-Laurent jusqu’aux Montagnes Rocheuses.jusqu’à la Nouvelle-Orléans.Cette croissance extrêmement rapide lui vient de son dynamisme surnature].“Telle est l’énergie initiale déposée au nucléus de certaines créations par des génies on des saints — ou par des hommes qui, comme Jean-Baptiste de La Salle, furent l’un et l’autre — que c’est folie que de vouloir endiguer leur exte-nsion: ce sont des flammes et comme telles, elles doivent conquérir ou mourir”.(Frère Marie-Victorin).Otte vive flamme, allumée il v a cent ans par quatre Frères, s’est communiquée à des milliers d’hommes.Aujourd’hui.l’Institut compte mille cent dix-huit Frères dans la seule Province de Québec et vingt mille dans le monde.Voilà qui révèle le génie de leur fondation.Jean-Baptiste de La Salle: pure et noble figure d’innovateur au service de Dieu.A une époque où il n’v avait aucune organisation, aucune doctrine pédagogique traditionnelle de renseignement primaire.de La Salle s’employa, quarante-ans durant, à former des maitres spécialistes de l'enseignement populaire.Résultat: Une étonnante réussite malgré l’opno-sition des maitres du temps qui voyaient leur monopole menacé, des jansénistes qu’importunait le zèle de ce prêtre romain, des conformistes routiniers et des opportunistes à l’affût d’une bonne af- j faire et prêts à mettre la main dessus.Un exemple illustrera le réalisme du saint.Il voulut enseigner aux enfants à lire d'abord en français avant de leur apprendre le latin, contrairement à l’usage établi.Mais la tradition, avec tous ses défenseurs férus de latin, se dressa contre cette nouveauté.La lutte dura peu devant les éclatants succès des élèves.Initiateur en pédagogie, réalisateur génial d’une grande oeuvre, protecteur de la jeunesse étudiante et patron des éducateurs chrétiens: voilà les traits caractéristiques de la physionomie de Jean-Baptiste de La Salle.Après avoir lu le magnifique chapitre consacré au fondateur des Frères des Ecoles Chrétiennes, le lecteur suivra avec intérêt la trajectoire que traça le zèle conquérant des Frères.Il fera la connaissance des Ouvriers qui ont édifié l’Institut au Canada: précurseurs, pionniers, continuateurs; il apprendra le grand nombre de leurs oeuvres: écoles académies, collèges d’enseignement primaire, scientifique.commercial et industriel.Rayonnement intelleajuel.oui.mais surtout spirituel.C/onvme leur saint modèle, les Frères s’appliquent.corps et Ame, à dégager dans l’enfant le divin et l’humain, mieux encore à subordonner 1 humain au divin.“Voilà cent ans.écrit Son Eminence iC cardinal Villeneuve, qu’ils travaillent chez nous, par la prière et le rayonnement de leur vie austère commune, par leur dévouement à 1 instruction et à l’éducation chrétienne du peuple, par leur influence sur nos méthodes pédagogiques et sur le développement de tout notre enseignement.L’Eglise félicite et encourage l’adnfirable Institut de ces inlassables ouvriers de l’éducation.La cité elle-même ne saurait ignorer la dette qu’elle leur doit, et elle a lieu de les placer au rang des grands bienfaiteurs de la patrie”.gai>IkUXi ancien élève de l'Ecole .Saint-Jacques de Montréal.De France.Dp Prance.Henri Pool lion, profeaaeur k | la florbonne.ftcrlt: "Léo-Paul Dearoslera a bien du talent, de la aorte la plus grave, la plus humaine, la plus pénétrante.Et par talent.J'entends la qualité aenalble, celle qui noua met.sans vain faste de mots, au coeur du secret.Le livre des mystère.,, _ quel beau titre.— accorde selon le voeu de Barrés, le mystère et la lumière J'admire cette qualité limpide, cette force concise ces paysages presque aériens à force de sobriété.— et cette science des choses de l'homme, de la femme, du destin.Proust sûrement eût aimé des pages comme "A vingt ans".Combien nous accroissent de tels livres.Usez, achetez ce "Livre des mystères"; en vente au DEVOIR Un dollar franco.Vient de paraître Un leu de cartes sur la littérature canadienne vient de paraître.Nombre, choix, variété des questions, rien n'a été omis de ce qui pouvait le rendre des plus captivants.Ce nouveau Jeu est mis en vente au Service de librairie du DEVOIR, au prix de 35s.Revue de l'Université d'Ottawa LIVRAISON D'OCTOBRE-DEC EM BBS 1937 — SOMMAIRE La survivance du parler français par celle de l'esprit français, par Joseph Hébert, OMI .recteur; A la naissance du diocèse d'Ottawa, par Edgar Thlvlerge, O.M.I., professeur A la Faculté des Arts.Philosophie et théologie de l'histoire d'après la "Cité de Dieu", par Georges Simard O MI., de l’Académie canadienne Saint-Thomas d’Aquin; Traditions of Pre-Confede-ratlon Engllsh-Canadian Literature, by M.S McCracken; Une lettre de Mgr de Pont-brland selon Thomas Plchon, par Albert David.C.S 8p .de la Société historique d'Ottawa; La race métisse—Etude-critique en marge d'un livre récent (suite), par Adrien-O Morice.O.M I., de la Société historique d'Ottawa; Education et école primaire, par Georges Simard, O.M I., de l'Académie canadienne Saint-Thomas d'Aquin; De "re et sacramento” In sacra-mentls non characteristic!», par Emanuel Doronzo, O M I : Le canon fondamental du traité “De Scholls”, par André Quay, O M I .professeur h la Faculté de Droit canonique; Nature de la prescription ou des prescriptions théologiques dans le "De Praescrlptlone", par Jean-Léon Aille, O.M.I, professeur à la Faculté de Théologie; Les origines de l’exemption des religieux (suite), par René Latrémoullle.OMI., professeur k la Faculté de Droit canonique; Chronique; Bibliographie; Recension de» revues Revue de l’Université d'Ottawa, revus trimestrielle, édition partielle, 512 pages, $2; édition complète (Incluant la section spéciale), 788 pages.$2.60 Adresse: Le Secrétariat, Université d'Ottawa, Ottawa.Ont._____________ _________ Morale sociale PAR JOSEPH FOLLIET L’objet de ces deux volumes, qui appartiennent à la Bibliothèque catholique des Sciences religieuses, n'est pas la recherche scientifique, ni le développement d'une pensée originale, mats la vulgarisation de io doctrine sociale de l'Eglise.O'cst.pourquoi l'auteur a d'abord recherché les qualité qu'exige la vulgarisation: la sûreté, la clarté et une certaine vivacité d'expression.Il s'agit de saisir le lecteur et de ne pas lui lalser de répit Jusqu'à ce qu’il se passionne pour les Idées 3u'on lui expose.I! s'agit aussi de lui onner une pensée qui ne soit point eon-Jecturale, soumise à la .discussion, mais d'une certitude ausl rigoureuse que possible.Aussi M Folliet a-t-11 eu toujours soin de s'appuyer sur les texte» pontlfl-ceux et sur renseignements de théologiens autorisés.Cependant, sous l'apparente facilité de la vulgarisation, on sent la compétence de l'auteur, préparée par de longues années de travail et de réflexion, affirmée dans des ouvrages comme le Droit de colonisation ou le Travail forcé au colonies.Il arrive même que l'auteur disparaisse et qu'on se trouve en présence d'un homme.celui qui s'est exprimé, avec une Joyeuse bonhomie, dans la Spiritualité de ia Route.L’ouvrage divisé selon la méthode chère à M.Folliet.comprend trois parties.D'abord un exposé de faits concernant .e travail, la propriété et l'échange Ensuite, une critique des doctrines qui prétendent expliquer res faits: libéralisme, capitalisme.socialisme.Enfin, une construction de la doctrine chrétienne: histoire et principes- problèmes de travail, problème» de la propriété, problèmes de l'échange, rôle de la Corporation et de l'Etat.Le tout s'achève par une conclusion Immédiatement pratique, adaptée aux circonstances d'aujourd'hui.Ce livre à la fols documenté et alerte pourra dissiper bien des préjugés, vendre bien des services soit aux cercles d'études, soit aux élèves de l'enseignement secondaire.des Ecoles normales ou des Facultés.voire è maint Journaliste et à maint conférencier qui ont besoin d'une Information disponible et précise.Deux volumes de plus de 150 pages chacun En vente au Service de librairie du DEVOIR, au prix _de $1,25 franco.L'honneur de servir AUX JEUNES GENS D'AUJOURD'HUI (Textes réunis pour contribuer A ['histoire d'une génération — 1912-1937) PAR HENRI MASSIS L'Honneur de servir.Plus qu’un titre, une épigraphe pour une oeuvre De l'enquête d'Agathon A Défense de l’Occident, du Sacrifice A Débats, de Jugements A Evocations, tous les livres d'Henri Massl» cherchent A servir dans le sens le plue profond et le plue noble du mot: de IA leur unité Cette unité apparaît de façon aaleleeante dans les pages qu'U rassemble Ici, et dont la suite compose un témoignage Incomparable sur notre époque en même tempe que la plus vivante des autobiographies intellectuelles.Rien de plu» émouvant que le tableau qu'Henrl Mas»l» se trouve ainsi dresser de sa génération — génération qui, selon Montherlant, tira son équilibre de cette balance: une patrie pour la tenir en haleine, une religion pour la pacifier.¦— C'eet par IA qu’elle peut encore servir d’exemple A la Jeunesse d'aujourd’hui qui.si différente qu'elle soit de celle d'avant-guerre, a le même besoin de grandeur.L’Honneur de servir réunit des page# qui appartiennent A divers écrits conçus entre 1912 et 1937.Beaucoup sont inédite»; d'autre» n'ont Jamais encore été recueillies Certaines font partie d'ouvrages Introuvables ou d'oeuvres, comme Défense de l'Occident, qui ne «auraient être rééditées dans leur premier état.Ce volume — véritable somme de ses Idées et de see travaux—a l’avantage de présenter le» oeuvres d'Henri Massls A la fols et d’ensemble, de les situer dans un ordre historique, où elles apparaîtront sous un Jour nouveau.Ce sera une révélation pour beaucoup de lecture.Volume de 350 pages format bibliothèque.Au comptoir ou par la poste $1.00.Service de librairie du DEVOIR, $30 rue Notre-Dame__eat, Montréal _ Le chevalier Pierre Le Moyne, sieur d'Iberville PAR LOUIS LE JEUNE.OMI.“Jamais défait, la mort seule l’a valnoul” Préface de M.séraphin Marion Ouvrage In-octavo de 256 pages.Prix: $1 25 l’exemplaire.“Ces page» «ont au diapason de noe Inquiétudes et de no» espérance».Elle» ressuscitent un glorieux passé et situent dans son cadre historique le Jean Bart du Canada français.Sur l’auteur de mille et un exploits accomplis aux quatre coin» de la France du nouveau monde, elles réunissent des renseignements Inédits, des anecdotes savoureuses, des précisions Importantes qui.loin d’être entassés en vrac, agrémentent la trame d'un récit plus captivant que maints roman» — Séraphin Marion.Service de librairie du DEVOIR, 430 est.Notre-Dame.Montréal.Répertoire poétique COMPILATION DE CAMELIENNE SEGUIN Voilà le livre pour vous, diseurs et diseuses Un recueil de 187 poésies et monologues compilés avec soin par Caméllenne Séguin.Vous y trouverez tout un choix •— même vous, les plus difficiles, car ta variété et la nouveauté sont A signaler: auteurs canadiens et français, des morceaux pour tous les Ages, pour tous les goûts et pour toutes les occasions.A côté d'un morceau de huit lignes pour enfant», vous y trouverez un poème très dramatique pour jeunes gens, puis un autre très gai pour Jeunes fuies Nous ne saurions trop le recommander.C'est un volume qui devrait faire partie de toutes les bibliothèques En vente au Service de librairie du DEVOIR, au prix de $1.00 Un traité du bridge en français LE BRIDGE POUR TOUS écrit par M.Arsène DesRocners, diplômé supérieur des Studios Culbertson de New-York, professeur ae briage associé d’EIv Culbertson, sc recommande de lui-même à tous les amateurs de bridge-contrat, débutants, moyens ou experts, désireux d'améliorer leurs connaissances de cet intéressant passe-temps.LE BRIDGE POUR TOUS est contorme aux plus récentes données du Système Culbertson et les méthodes exposées dans cet ouvrage moderne ne seront pas modifiées d'ici quelques années.LE BRIDGE POUR TOUS, volume de 208 pages, format bibliothèque, est en vente au prix de $1 Les conférences Trcis exemples de technique moderne M.Rebut présente trois films à l'Ecole polytechnique — Construction d'habitations à Drancy — Draguage dans le port de Bordeaux — Fondations d'un pont au Danemark M.Jacques Rabut a donné vendredi soir la dernière d’une série de trois causeries, à l’Ecole polytechnique, sous les auspices de l’Institut scientifique franco-canadien.Il a commenté trois films, sur la construction d’un groupe d’habi tâtions à Drancy,,sur le draguage dans le port de Bordeaux, et sur les dispositifs adoptés pour les fondations d’un pont sur le Petit-Belt.L’Olfice public du département de la Seine a construit des groupes d’habitations imposants, vastes immeubles de plusieurs étages et qui contiennent de nombreux logements.Dans ce travail, on a poussé la rationalisation à un point assez avancé.L’ossature est métallique et le remplissage est fait d’éléments de béton vibré, moulés et fabriqués d’avance sur le chantier.Le.s planchers, cloisons, escaliers sont exécutés suivant le même principe.Cela donne une diminution du temps de travail qui était exécuté jusqu’ici sur le chantier.Le montage des éléments devient une suite d’opérations très simples pour lesquelles il n’est pas nécessaire d’employer un personnel spécialisé.On a installé une usine pour le moulage des éléments de béton armé; la vibration cju béton permet de démouler les éléments quelques minutes après le bétonnage.Le second film montrait comment on a résolu le problème du draguage du sable, en marche et par mer fortement houleuse.Pour l’approfondissement de la grande passe de l’ouest du port autonome de Bordeaux, les ingénieurs français ont çonçu une drague originale, à laquelle ils ont donné le nom de Pierre-Lefort.Cette drague est munie d’une élinde mobile qui permet de travailler normalement en marche par des houles qui dépassent dix pieds.Elle a été fabriquée en Allemagne parce que les conditions de travail y étaient meilleures, mais sur des plans d’ingénieurs français.de sorte que c’est une réalisation française.Elle a 305 pieds de longueur et 54 de largeur, son tirant d’eau en charge est de 20 pieds et elle est mue par deux éii-ces.Toute la machinerie est électrique.et l’électricité est produite par des moteurs Diesel.Le bec de Félin de peirt descen dre à 65 pieds; il traîne sur le fond et le sable est enlevé par succion.La drague fonctionne régulièrement en marche, même par gros temps, et effectue par jour quinze opérations complètes de chargement et de déchargement.Le déchargement se fait au large par des fonds re 80 pieds.Elle enlève ainsi 30,000 mètres eu bes par 24 heures.Le troisième film montrait comment on a installé les fondations d’un pont sur le Petit-Belt, au Danemark.Jusqu’ici on employait l’air comprimé pour les fondations sous l’eau, et ce procédé, employé depuis près de 70 ans, a rendu de grands services, étant donné la variété des cas' dans lesquels on pou- , vait l’employer.On a cependant i été amené à rechercher d’autres solutions.Dans le cas actuel on avait un sol imperméable formé par de l’argile compacte, et on a réussi à installer les fondation^ à 130 pieds sous le plan d’eau sans se servir de l’air comprimé.On a construit sur terre de grands caissons en béton armé qu’on a _ ensuite mis à l’eau par le procédé adopté pour le lançage des navires.Ces caissons étaient formés d’une ceinture de grands tubes, et la partie destinée a reposer sur le fond épousait les formes du terrain de sorte qu’on évitait ainsi tout nivelage préalable du sol, ^ Les caissons étaient construits la tête en bas, et après leur mise à l’eau, ils étaient remorqués à l’endroit où on devait les installer, puis retournés sur place afin de se trouver dans la position normale au moment de l’échouage.Pour ce retournement on remplissait les tubes d’un côté du caisson ce qui le faisait retourner.On vidait ensuite les tubes de béton, on remplissait le caisson pour le taire échouer, puis par les tubes de bé*, ton on introdiysait de grands tu-bes d’acier que l’on faisait pénétrer, dans l’argile.Pour cela on creusait à l’intérieur du tube d’acier.Une Jpis bien ancré au fond, le tout était rempli de uéton et le pilier s’élevait ensuite sur le caisson.( M.Oliver Lefebvre a remercié M.Rabut.11 a dit que nos ingénieurs font souvent de grands efforts pour employer les expressions techniques françaises dans leur art, mala que cette tâche est bien difficile, parce que toutes les nomenclatures américains sont en anglais; de*» cours comme ceux de M.Rabut ou-, tre leur haute valeur technique, ont une grande utilité pour nos ingé-' nieurs sous ce rapport.¦ P.S.l— Le Christ, Notre Roi par M.l'abbé Georges THUOT, principal de l'Ecole Normale de St-)érôma.Volume de plus de 300 pages, format bibliothèque.En vente au Service de Librairie du “Devoir”, au prix de $1.00 franco.1 AU FORUM, LE 5 OCTOBRE ^ w - -, ^ ,.^v*».* .Ü Üfj " •' m ’Xr“'V'A*.^ r :l4 "r 'f J ' * ¦ : V-.* -VnJf* tinpipp iüi iV .! 4 *4 î R*, M.Louis-H.Bourdon présentera, de nouveau, les Cosaques du Don, au Forum, mardi soir 5 octobre.;\n La lutte antituberculeuse IL FAUT ABSOLUMENT REAGIR CONTRE UNE SITUATION PARTICULIEREMENT RAM ENTA BLE Du Progrès du Saguenay, de Chicoutimi; L’article du Dr Edmond Potvin, lirecteur de l’Unité Sanitaire de tmicoutimi, sur les terribles ravages que la tuberculose exerce parmi nos gens a “soulevé uni vivi émotion.Personne ne croyait (pic la situation fût si grave! Si grave dan-charnu de nos comtés, si giave pu«-ticulièremcnl dans la vilie de Chicoutimi.Le taux de la mortalité due à la tuberculose était, en 1935, pour le (ointe de Chicoutimi, de 128.9; pour le comte de Hoberval, de 121.6; pour le comté du Lac Saint-Jean, de 113.6; pour le comté de Charlevoix-Sagpenay, de 166.1.(Eu statistique établit le taux de la mortalité par 100,000 âmes.) En 1935, le taux de la mortalité due à la tuberculose était pour ta province de Québec, de 92 et pour la province d’Ontario, de 37.Faudrait avoir la réflexion bien courte pour ne pas être alarmé et pour ne sentir pas une pénible confusion en établissant les comparai sons qui naturellement s’imposent.Québec est à la queue, à la grand’queue! Et dans Québec, ce sont nos comtés de la région du Saguenay qui ont lu plus triste moyenne! Et dans les comtés de la région du Saguenay c’est à Chicoutimi, dans la cité de Chicoutimi, que 'a situation est la pire.Pensez bien, un taux de 291.1.Franchement c’est un record! un épouvantable et honteux record! Ai lieu de 291.1 ça pourrait et devrait être 30 ou 40.Jonquièrc est pas mal mieux que nous autres; tout de même, le taux de la mortalité par tuberculose y (st encore de 100 par 190.000 ftmes.Allons-nous laisser les choses continuer ainsi, ne point tenter de réagir?Ce serait stupide, ce serait criminel! Las! Voilà bien l’un des plus tristes effets de la crise où nous vivons depuis huit ans.Le chômage n'est pas bon pour la santé publique; les enfants sous-alimentés, les familles entassées dans des logements sans air ni lumière préparent les plus authentiques victimes pour la tuberculose.Quand on crie et que l’on conjure que Ton règle au plus tôt le problème des moulins de Chicoutimi, ce n’est pas une simple question économique, mais une question sociale, mais une question j d'humanité.En est-on suffisamment averti, I là où se débat notre sort! Et chez nous, ne croit-on pas | qu'il serait plus urgent pour notre I bonne ville, plus avantageux aussi' de s’y occuper de sauver les vies humaines que de se chicaner à propos des globes des lampadaires?Une campagne d’éducation s’impose qui attirera l’attention sur les ravages de la tuberculose, qui montrera comme elle est contagieuse, qui enseignera comment s’eu garantir, qui dira aussi qu’elle est guérissable dans bien des cas, pourvu qu'on s’y mette.11 y a quelques années, il nous semble, l’édueation antituberculeuse était plus à la mode, et les effets avaient été heureux.Le taux de la mortalité par tuberculose avait baissé partout dans Québec.Mais l'effort s’est ralenti; chez nous particulièrement on a perdu tout te terrain gagné; il faut au plus tôt recommencer vigoureusement la lutte.Mais ta plus belle campagne d’e-ducation scia insuffisante, si les moyens matériels de combattre la tuberculose ne sont lins rnis en oeuvre.Si les enfants continuent de ne recevoir point l'alimentation suffisante et le développement corporel qui est naturel à leur âge, si l’on ne s’occupe pas de les écarter des sources de contamination, a quoi serviront les calendriers, les tableaux éducatifs, les conférences et les vues animées?U y a là un champ immense pour la charité publique et privée, pour tes oeuvres et les services d’hygiène.Si l’on ne trouve pas moyen de soigner ceux qui sont atteints de tuberculose, de les hospitaliser, de les guérir, tout le reste n’aura pas grand effet.Ils demeureront comme des foyers constants de contagion et répandront la mort autour d’eux, sans espérance pour eux-mêmes.Coïncidence, le jour que le Progrès publiait l’article du Dr Potvin auquel nous faisions allusion tantôt, la presse quotidienne nous apportait les déclarations de M.le Secrétaire provincial, le Dr Albini Paquet, où des soucis semblables se manifestaient.Le Dr Paquet reconnaissait que la campagne anti-tubereuleuse avait flécni à peu près partout et que les moyens de combattre la maladie étalent largement insuffisants.“11 faudrait, disait-il, disposerai! moins d’autant de lits qu’il y a de dec es.” A ce compte, nous serions, dans la région, très très loin de ^e nécessaire! Rien que pour les villes de Chi- e poi continu, de Jonquièrc et de Kéno-g.mi, les décès dus à la tuberculose se montaient, l'année demie re.à 70.Nous disposons d’une vingtaine de lits à l'Hôtel-Dieu Suint-Vailier.Il semble que la construction d’un hôpital antituberculeux s’impose manifestement.Le samtorhim du Lac-Edouard, tout admirable qu’il est, n’est pas fait pour la classe pauvre; ce qu'il faut y payer dépasse les moyens du commun, surtout si l'on songe que le stage des malades est forcement long.L'hôpital Laval, où l’assistance publique fournit sa large part, ne suffit point aux malades de la région de Québec.Non! il nous faudrait un hôpital, pour ta région, pourvu d'un nombre raisonnable de lits, qui serait accessible pour le commun des gens.Voilà qui serait pratique.Première richesse est richesse d’hommes! Plus tôt que les mines et la voirie.les vies humaines! Où l'on s'habille bien - ERNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR SERVICE DE VALET 994, RUE RACHEL (EST) Téléphona: FR.9343-985C FOURRURES Pour loi plut belles valeurs «n fou'rures pour U tummum do l’élégance et «t confort, portos un manteau de Finn v oattablo qualité R»id.1473, rue Arnhaut IIBI èê êê êf‘ Certes, 11 y aurait d’autres avis à prendre que le nôtre; le corps médical de la région pourrait faire des suggestions très pratiques et on ne saurait rien décider sans le consulter au préalable; mais nous avouons que depuis longtemps nous rêvons de l’établissement, quelque part dans la région, d’un hôpital spécialement affecté à la tuberculose; nous le voyons construit, par exemple, à Laterrière, qui est un coin très calme où le paysage est doux et reposant; ou le plateau est élevé, plat et sec; qui est suffisamment proche des centres les j)lus populeux pour être accessible, qui est assez écarté, surtout en hiver où la cure est le plus profitable, pour n’être point incommodé par les visiteurs.Dans le voisinage s'établiraient des médecins de chez nous qui auraient poussé des études spéciales et qui feraient de leur profession un apostolat national et social.Les malades y seraient dirigés, on leur enseignerait à vivre, on leur montrerait à espérer, et iis ri viendraient tous à la santé.Et, une lois guéris, ils se feraient, par toute la région, les meilleurs et les plus actifs agents de lutte antituberculeuse qu’on puisse trouver.Et, ça ne prendrait pas de temps avant que la région du Saguenay ait un taux de mortalité tellement bas qu’on viendrait de partout s'informer comment on s’y est pris pour changer si favorablement une situation qui avait été si lamentable.Amen ! André LALIBERTE, pire L'exposition universelle et les Canadiens français De la Frontière, de Rouyn, numéro du 24 septembre: On a fait beaucoup d’éloges du pavillon canadien à l’Exposition universelle de Paris.Il serait moins luxueux que ceux de plusieurs autres pays, mais en général tout à fait propre à donner une iuste idée du Canada, de ses.richesses naturelles et de ses Industries.Tout relu est fort bien.il v a cependant une ombre au tableau.Ln province de Québec, sans qu’on le dise clairement, et les Canadiens français v reçoivent, parnlt-il, une publicité qui laisse à désirer.On met surtout de l’avant le viçux ber.le métier à tisjier et le rouet, de sorte que les visiteurs gardent l’impression que nous sommes des paysans sabots qui ne connaissent guère le confort de la vie moderne.Cette publicité pouvait sans doute — elle le devait — toucher à notre passé dont nous avons de multiples raisons d’être fiers, mais elle devait aussi mettre en évidence les développements qui se sont produits ici comme ailleurs dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie et du commerce.Ce n’est pas tout.Le docteur Georges - Antoine Rioux, arrivé d’Europe la semaine dernière, raconte au sujet de l’Exposition un fait qui semble fantastique mais qu’il nous assure rigoureusement vrai.t II v a au pavillon une vieille demoiselle — nous taisons son nom pour le moment — qui fait aux visiteurs un petit boniment sur la province et les Canadiens français.Elle sait sa leçon par coeur et c’est avec un sang-froid imperturbable qu’elle débite maintes âneries.On peut v apprendre entre autres choses que les Canadiens français sont dans une proportion de cinquante pour cent des descendants de sauvages.“Vous comprenez, nous dit le docteur Rioux, qu’en l’entendant parler ainsi, le sang me fit trois tours dans les veines.On a beau être dans Paris, la ville de la courtoisie par excellence, il n’y a pas de courtoisie oui tienne en face de pareille insulte.Je protestai énergiquement."Si vous êtes une squaw, dis-je.à la vieille demoiselle, moi.je ne suis pas un sauvage et vous 1 savez fort bien qu’il en est de i même de tous les Canadiens français".Ce fut un beau rhahut.Mademoiselle s’indigna de mes paroles et me menaça d’appeler un agent.Je ne m’en tins pas moins à mes protestations que je ne regrette nas.J’eus d’ailleurs l’occasion de causer avec deux Canadiens de I passage à Paris, un juge de la ville ; de Quéliec et un professeur de j l’Université de Montréal, qui m’avouèrent tous deux avoir été litté-; râlement dégoûtés de ce qu’ils avaient entendu à l’Exposition à I notre sujet".» - EN VENTE dons toutes les pharmacies *LITHINÉS Ju Dr.GUSTIN ÜrïiMif ^CAlllg jnrf Procurent économiquement la meilleur* Eau de Table et d» Régime.Alcaline • Lithinée Pétillante - Digestive Les personnes atteintes de Rhumatismes, d’Aelde urique, d’affection du Foie, des Reins, de l’Estomac et de l’intestin ont grand avantage à prendre le» Lithinés du Dr Gustin.Il faut essayer aussi les Pastilles 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la source de toutes les autres musiques, et qui reste toujours lu première et la seule musique officielle de l'Eglise.Nous avons besoin de compétences dans ce domaine, pour faire aimer le chant grégorien et préparer le peuple à le chanter, comme le demandent les Papes.C’est pour répondre à ces exigences pontificales que le chant grégorien est devenu obligatoire dans toutes Jes écoles primaires de la province.Les cours Deux cours à la fois théoriques et pratiques seront donnés les lundis soirs, à 7 h.30 et 8 h.30, à 1 Université de Montréal.Le solfège et le rythme grégoriens, ces formes si anciennes et pourtant toujours actuelles de la musique, seront exposés par des maîtres re- sidence* de M.G.Maheux Le programme Jardin Botanique de Laval'deS'Rapides Allocution du R* F.Morie-Victorim 8h.: Inscription des congressistes au bureau de renseignements à l’Université de Montréal (chambre 208).Les personnes déjà inscrites sont invitées à passer au bureau pour réclamer leur insigne.Pour renseignements sur l’inscription voir plus loin (lundi matin, 8h.30).8b.30: A l’Université de Montréal, 1265 rue Saint-Denis, Montréal, (salle 214): 1.Ouverture du congrès par le i ce Jardin Botanique aux grandes président de I AC1-AS.fêtes qui marquent le centenaire Samedi, à l’occasion des fêtes du centenaire de l’arrivée des Frères des Ecoles Chrétiennes au Canada, a eu lieu au Mont-de-LaSalle, à iMval-des Rapides, l’inauguration d'un Jardin Botanique.Ce R.F, Marie-Victortn a prononcé à cette occasion l'allocution suivante: Mes chers confrères, Mesdames et messieuis, Ce fut sans doute une heureuse Idée que de lier l’inauguration de 2.Bienvenue du recteur de l’Université de Montréal.Mgr Olivier Maurault, P.S.S.3.Bienvenue du maire de Montréal, S.H.M.Adhémar Baynanlt.4.Discours présidentiel par M.Georges Maheux, président de l’ACFAS.Sujet: de l’Institut ds Frères des Ecoles Chrétiennes au Canada.Tout d’abord parce qu’un Jardin Botanique bien conçu est essentiellement une oeuvre d’éducation dont les aboutissants vont beaucoup plus loin qu’il ne parait à carrefour des Srienres’’1CUlt"re 80 ! ,?,rcmii‘re mais aussi par suite carretour aes .'sciences .d une enchaînement particulier de 5.Allocution du près dent d bon- circonstances que tout le momie neur, M.Bona Dussault, ministre i connaît de l’Agriculture.1 Lundi matin, 11 octobre 8h.30: Inscription des congressistes au bureau de renseignements connus, ayant déjà à leur crédit i a l’Université de Montréal (cham- plusieurs années de pratique intense et spécialisée.Il y aura aussi des cours d’accompagnement pour les organistes.Tous ces cours se feront d’après les principes d’interprétation que supposent les éditions avec signes rythmiques des moines de Soles-mes.Les professeurs Les cours de solfège sont confiés a M.André Laberge.prêtre de Saint-Sulpice, maître de chapelle au College de Montréal.Ayant passe plusieurs années à Paris, il a frequente les meilleurs maitres, taisant aussi des séjours à Soles-ines.Depuis son retour, il a su organiser l’enseignement du solfè-au.Collège de Montréal, et s’est oeja fait remarquer comme professeur des cours d’été de la Schola -antorum ici même à l’Université de Montreal.M Ethelbert Thibault, prêtre de Mtnt-bulpice.directeur musical de Heure Latholique dévoilera les juysteres du rythme grégorien.M.I ni ha ult a déjà beaucoup travaillé a propager le chant grégorien dans te pays, par les émissions radio-ptioniques très écoutées de l’Heure Gatholique de Montréal.Ses nom-nreuses _ initiatives, comme les I i cours d’été, les Concours de Chant .grégorien, la direction du Choeur lie a, font de lui l’un des maitres .les plus autorisés de notre provin- \ Eugène Lapierre se chargera = d enseigner 1 accompagnement gré-igonen lout le monde sait qu’il a déjà formé de “ ' - Sa réputatior nombreux élèves, comme organiste le net au premier rang, et sa compétence c ».nmc grégorianistc est Jar-I «ement reconnue.M.Lapierre est un maître de la modalité grégo-nienne dç |a rythmiciue solesmien-ne: Son j'tfe de directeur-réorgani sateur du Conservatoire National i i F us iq ue, et ses succès comme accompagnateur et organiste de Heure Catholique, ont porté son fnom partout.ion!'!» T,hlhauJ! Lapierre sont ¦Jous les deux diplômés de l’Institut J.régorien de Paris, l’école de Soles mies meme.Leur autorité les a fait •appeler jusqu’à l’étranger pour fonder une Ecole de Musique Religieuse dans le diocèse de Burlington, germon!.i E’inscriptinn se fera le 16 oclo-n ,nn Université de Montréal, psalle 40.), a / h.30.Le prix de chaque rom- est de $5.00 pour l’année, t our tous renseignements, on peut s adresser à M.Camille Duquette gerant de la Maison Archambault, ’’.I f's,; rue Sainte-Catherine, téléphone MArquette 6201.Sans pour PAVER m bre 208).Les personnes déjà inscrites sont priées de réclamer leur insigne.Ce bureau est ouvert jusqu’à mardi midi.Toute personne membre ou non d’une société affiliée, peut s’inscrire.Le droit d’inscription, qui est de $1, donne droit de recevoir gratuitement, dès leur publication, les annales de l’ACFAS et de prendre part aux excursions et réceptions organisées au cours du congrès.Lorsqu’un congressiste s’inscrit avec sa femme, il ne paie qu’une fois le droit d’inscription.Les congressistes sont invités à retenir leur place le plus tôt possible (au plus tard mardi midi) pour le banquet de clôture, qui aura lieu mardi soir.Les dames congressistes qui prendront part au thé (lundi à 5 h.) sont priées d’en prévenir le préposé aux renseignements avant lundi midi.Les congressistes qui feront la visite du jardin botanique devront s’inscrire avant lundi soir.9 h.à midi: Réunions des sections 1, 3, 4.Section 1 : Mathématiques, Physique, Chimie et Pharmacie.Section 3: Zoologie et Biologie médicale.Section 4; Botanique.Lundi après-midi, 11 octobre 2 h.à 6 li.: Réunions des sections 1, 2.3, 4, 5.6, 7.8.Section I: Mathématiques, Physique, Chimie et Pharmacie (2 h.à 4 h.) Section 2: Géologie (4 h.) Section 3: Zoologie et Biologie médicale (2 h.30).Section 4: Botanique (2 h.30 à 4 h.) Section 5; Agronomie (4 h.) Section 6: Psychologie expérimentale et Pédagogie (2 h.30).Section 7; Philosophie (2 h.à 4 h.) Section 8: Sciences sociales, Histoire et Géographie (4 h.à 6 h.) 5 h.: Thé offert aux dames congressistes au Cercle Universitaire, 515 est, rue Sherbrooke.Les dames qui désirent y prendre part sont priées d’en prévenir le préposé aux renseignements (chambre 208, téléphone Ha.6181) avant midi lundi.Lundi soir, ' 11 octobre 8 h.30; A l’Université de Montréal, 1265 rue St-Denis (salle 214): 1.—Allocution du rpésident de l’ACFAS, M.Georges Maheux.2.—Conférence publique par M.Alfred Ernout, membre de l’Institut, professeur à la Sorbonne, di recteur d’étude à l’Ecole pratique des Hautes études de Paris.Sujet: “Les idées et les mots’’.Mardi matin, 12 octobre 9 h.30: Visite du jardin botani- que de Montréal sous Ih conduite du directeur, le F.Marie-Victorin, et du personnel technique du jardin botanique., Ralliement sur le terrain de stationnement en arrière de l’Université (1265 rue Saint-Denis), à 9 h.15.l>es personnes qui désirent prendre part à cette excursion devront en prévenir le préposé aux renseignements, à l'Université (chambre 208, téléphone HA 6181) avant lundi soir.I-es personnes qui peuvent mettre quelques pla-J ces dans leur voiture à la disposition des congressisles sont priées ! d’en avertir également le préposé aux renseignements.12 h.I>e maire de Montréal.M.Adhémar Raynault.reçoit les congressistes dans les serres du inrdin botanique.Mardi après-midi, 12 octobre 5 h.Assemblée générale de l’ACFAS sous la présidence du président sortant, à l’Université de Montréal (salle 112).Sont invités les membres du conseil de l’ACFAS et les délégués du conseil de l’ACFAS e1! les délégués accrédités par les sociétés affiliées en vertu des règlements de l’ACFAS.Notre ancienne maison-mère de ] Maisonneuve, ce cher vieux Mont-de-la-Salle qui fut le berceau reli-1 fiieux d’un si grand nombre d’entre nous, est en train de devenir un immense Jardin Botanique qui, avec Je temps deviendra l’un des plus beaux du monde.C’est-à-dire' que ce lieu qui fut enlevé à l’éducation par une danse de millions, revient à l’éducation par une autre danse de millions.Un mémorial, placé à l’entrée de l’allée d’Ormes par où •passaient nos morts allant à leur dernier repos, rappellera que ce •jeufiit longtemps sous le signe de l etoiie lasallienne, le Signnm fidei.Le Jardin Botanique de Laval-des Rapides est une initiative très remarquable et très courageuse qui montre une fois de plus que tout ce qui touche à l’éducation n’est pas étranger à ceux qui onl la responsabilité des Ecoles Normales des Congrégations enseignantes.Avec le Jardin du Juvénat des Çreres de l’Instruction Chrétienne a Laprairie, et celui du Collège Notre-Dame de la Côte-des-Neiges il sera un instrument pédagogique de très haute valeur.L’éducation vraie, celle qui embrasse tout l’homme, veut que l’on ne sépare pas ce que Dieu a uni, ou plutôt ce qui s’unit en Lui: l’art et la science la Beauté et la Vérité.Dans nos villes de fer et d’acier, il importe de ne pas laisser les écoliers rompre toute attache avec la Nature, la bonne odeur du sol, et le sourire des fleurs.Et c’est là l’un des rôles du professeur, de l’éducateurj, qui devra avoir béné-Jicié lui-meme de ce vivifiant voisinage.Il est d’ailleurs certain qu’un Jardin Botanique est l’un des moyens les plus simples et les plus efficaces pour donner une figure aimable et tangible à la science, et pour réconcilier, s’il en est encore besoin, l’esprit scientifique avec le sentiment littéraire et artistique.Mes chers confrères, nous sommes les éducateurs du peuple — de notre peuple.Or noire peuple, rameau détache du vieux tronc gallu-ro Projets du duc de Windsor L'ex-roi Edouard VIII projette de visiter l'Allemagne et les Etats-Unis afin d'étudier les conditions du logement et de travail Paris, 4.(A.P.) — Le duc de Windsor a annoncé hier que lui et la duchesse projetaient de se rendre bientôt ntiv Etats-Unis et en Allemagne.L’ancien roi Edouard VIII qui accompagne sa femme, désireuse de renouveler sa garde-robe à Paris, dit qu’il a l’intention d’étudier comment on vit et comment on travaille dans le Reich et aux Etats-Unis, Voici la déclaration écrite qu’il a faite à ce sujet et que son secrétaire, Thomas-H.Carter, a remise aux journalistes.“Selon une note qu’il faisait adresser récemment aux journaux du monde entier et dans laquelle il précisait que toute information, touchant ses projets devrait venir de lui, son altesse royale fait con-mqin et flotté outrer Allant ique, est i na,lre (IU* .,ui ,a duchesse de biologiquement jeune, en vnin I Windsor visitero A Sorel , La grève est réglée Sorel, 4.— La grève de la mélal-lurgie a enfin été réglée samedi après-midi.L’entente signée entre le Syndicat catholique national de la Métallurgie, représentée par Mgr P.-S.Desranleau, curé de Saint-Pierre de Sorel, et M.Joseph Simard, représentant les cinq compagnies intéressées, a été ratifiée par une assemblée des grévistes.Neuf cents grévistes doivent reprendre le travail ce matin même et les compagnies s’engagent à reprendre les quelque KM) autres grévistes avant d'embaucher de nouveaux venus.Ou ne connaît pas les clauses de l'accord, mais on vroit qu’il ne comporte pas de contrat collectif.La grève des ouvriers do la métallurgie à Sorel avait été déclarée le 4 août dernier et elle avait été précédée de deux autres grèves.Pommade Ml epilaie t RAMEAU Traitement efficace des maladies de la peau.ologiquement jeune, en1 voie ! Windsor visiteront l’Allemagne et d’adaptation à un milieu partieu- ^es Etats-Unis prochainement, afin lier: ta Nature laurentienne.Cette d’étudier quelles sont les conditions Lord Tweedsmuir à Louisbourg adaptation, après trois siècles, qu’on le sache bien, n’est encore qu’ebau-chée, et c’est là le secret insoupçonné d’un certain nombre de nos déficiences.Dans cette oeuvre difficile nous ne devons pas chercher l’avenir national dans d’improbables miracles d’ensemble, mais dans le perfectionnement intérieur des Individus.Ce perfectionnement, nous l’atteindrons de diverses manières, par toutes les avenues de l’âme, les avenues chrétiennes marquées de la Croix, et les avenues naturelles, marquées au signe du Beau et du Vrai.Je vois là-bas, dans la feuillée, des statues du Chemin de la Croix qui nous prêchent la grande et nécessaire leçon du Calvaire.Ici, autour de nous, ce sera le Jardin Enchanté où, nous rendant à l’invite du Christ, nous apprendrons aux éducateurs de demain a considérer les lis des champs, à s’élever à l’altitude qu’il faut pour saisir une fleur, un bouton gonflé de suc, un fruit généreux, pour élever ces images à l’ordre spirituel et les hausser jusqu’à Dieu.d’habitation et de travail dans ces deux pays.“Le dur de Windsor s’est toujours intéressé au bien-être du travailleur.Il espère que ses prochains voyages lui permettront de se renseigner davantage sur ce sujet qui l’d toujours passionné”.On ignore quand le duc et la duchesse commenceront ainsi à voyager.Louisbourg, 4 (C.P.).— Lord Tweedsmuir a inaugure le musée fédéral de Louisbourg, la place forte sur laquelle les Français ont le plus compté dans la défense du Canada contre l’envahisseur anglais au dix-huitième siècle.On sail que Louisbourg est tombé aux mains de l'armée anglaise en 1758.Le musée inaugure samedi contient les reliques du siège que le fort eut à subir cette année-là.Après avoir félicité les Néo-Ecossais de si bien conserver les traditions (Son Excellence a été faite, cos jours derniers, grand maître de l'Ordre du bon temps fondé par Champlain), lord Tweedsmuir a dit à son auditoire que le culte du passé est le plus sûr garant de succès dans l’avenir.Avez-vous besoin de boni livre*?Adressez-vous ou Service de librairie du “Devoir", 430 Notre-Dame, est, Montréal.BRULEURS AUTOMATIQUES À L'HUILE I M PtR|AL LIMITED TOUS LES TYPES 0APPAREIIS 01 CHAUFFAGE A IHUHE • Mardi soir, 12 octobre, clôture du congrès 7 h.: Dîner au Cercle Vnivtrsi-taire, 515.me Sherbrooke est, sous la présidence active du nouveau président de l'AiGFAS et la présidence d’honneur de M.Albini Paquette.secrétaire de la province.N.B.— Ives personnes oui désirent prendre nart à ce dîner devront se procurer des cartes d’entrée avant mardi midi nu bureau de renseignements fchambre 208).Feu M.Napoléon Verdon M.Nnp.Verdon.commissionnai re du collège de Montréal, es! décédé hier h l’âge de 80 ans.11 était né à Saint-Lambert, te 11 août 1857.Ses funérailles auront heu demain matin, à 8 heures 30, au collège dt Montréal.L’Inhumation aura Heu dans le cimetière du colle Société St-Jean-Baptiste PROPAGANDE ET RECRUTEMENT — — REUNIONS DE LA SEMAINE La Société Saint-.Tean-Baptlste de Montréal a la mission d’alimenter llamour de notre nationalité et de la traduire en actes pratiques.Il n'est pas d’initiative nationale à laquelle elle ne veuille se désintéresser.Les sociétaires ont l'avantage de développer en eux las sentiments nécessaires au progrès de notre pays et de s'intéresser A tout ce qui constitue le fondement de notre personnalité nationale: 1 esprit français, la lancne, les coutumes et les traditions françaises, etc.Pourquoi faut-il qu'un très grand nombre de Canadiens français s’abstiennent d appartenir à la plus Importante des sociétés nationale, à celle qui accomplit le P1 u* dmoeuvres profitables & ses mem-bres?Tous reconnaissent pourtant qu’ils ont Intérêt à se grouper en un organls-me puissant, s Us veulent faire échec aux multiples moyens employés pour annihiler leur Influence.Le Conseil général de la Société Inaugure un grand concours de recrutement qui se terminera le 30 novembre prochain Le mois d octobre sera spécialement employé à la propagande Des conférences seront données dans toutes les sections „.an” Ie but fournir aux propagandistes et aux membres les arguments qui leur permettront d'activer le recrutement en exposant clairement les raisons d'appartenir & la Société nationale.f?ut^cIu?l'appel de la Société soit entendu de tous les chefs de famille et de tous les Jeunes gens canadlens-fran-çals Notre nationalité a besoin de s'organiser dans tous les domaines.Plus ion membres de la Saint-Jeaji-Bapùste seront nombreux, plus l'Influence de la Société sera «trande et efficace.16 Compatriotes, affirmons la vigueur de JînHnr, t!“trl0tlsme ct de D0B Institutions sâlnt-J^-Stpt^1, danS U 3oclété de t,™?.1’ ««naine.les principales ré-tes °nS deS sec*d0M Paroissiales sulvan- LE LUNDI 4 OCTOBRE Notre-Dame-des-Neiges: Assemblée exceptionnelle à 8 h.30, à la salle paroissiale^ au sous-sol de l'église, A l'angle du Larornhflde m* ^ôte-des-Nelges et de8la rue AoS?x M A1In,é parent.ancien présl-dent général, présidera l'élection du con-a * , d°nnera les directives du Conseil général concernant le programme d'action de 1 année 1937-1938.Tous les membres sont cordialement Invités.Saint-Clément: Réunion à 8 h.30 au sous-sol de l'église.Il y aura élection hnnninMltar!,r0* ?résldéf Par M.Emile Char-bonneau, directeur général II tracera io programme de la Société pour cettTan-slater ^ ère à tous les sociétaires d y as- A ,^a,5îmtaJne,: ?a,nco réBulld» A 8 h.30, non»?In paroissiale.1021, rue Robin.M.Donat Allaire directeur général, occupe- dîi conseîf®11}1! £.rè®ldeiltlÇ1 P°ur l’élection travinn,rti ' la1 élaborera le programme du travail de la section pour l'année.Tous jes^membres devront être & leur poste dès Notre-Dame-du-Sacré-Coeur: Assemblée mensuelle ft 8 h.15.à l'école des garcore ft 1 angle de la rue Edouard et de la He avenue à la ville LaSalle m Rodolphe pagenals, secrétaire général, présidera ré lotion du Conseil.Il tranimeUra les at Conseil général aux membres pnrŒr ‘ - IS^aû^ou^ô?= d!^la2U FftnL * h »Uo8Œ°ndu^“n! r0s“nlt\Sb JnTîtM.1®> Pa' LE MARDI, 4 OCTOBRE semblée ft 8 h 15, ft la salle du noste di* police, boulevard Monk, Vllle-F.rr.ard M Emile Pigeon, directeur, représentera le Conseil général ft l'élection des dlgnltal-Elaboration du programme de la Société pour 1 année.Invitation ft tous les membres d’y assister.* Mercier: Réunion ft 8 h.15.au arm».«ni PnlIlU?IlSîlS»IÎ,nF'^^ilÇ0,s'd,A*sl*
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