Le devoir, 16 mai 1925, samedi 16 mai 1925
VOLUME XVI — No LU MONTREAL, SAMEDI, 16 MAI 1925 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: Édition qaotidiennt CANADA.* .« »•••• tUto-Uaii et Empire Brltanni«ee M UNION POSTALE., j, .M Édition hebdomadaire CANADA.« SAM ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.UM Directeur: HENRI BOURASSA DEVOIR Rédaction et administration : 336-340 NOTRE-DAME EST MOMTRCAU TÉLÉPHONE t Main 7460 SERVICE DE NUIT : RMectlea, Main «121 _______________ Adminlatratlon, Main «1«« FAIS CE QUE DOIS! La propriété, ses bornes, ses abus 9} yious mettrons en vente lundi, en un tiré à part, — trente pages grand format — le texte de la conférence prononcée a la Semaine sociale de Sherbrooke par M.Henri Bouiassa.Nos lecteurs nous sauront gré de donner ici le début de cette étude, qui n’a pas encore été publiée dans les journaux et qui se vendra au Devoir (15 sous Vexemplaire, $1.50 la douzaine, franco; par quantités de 50 et plus, 10 sous, port en plus).Les attentats contre la propriété se multiplient: en bas, vols et brigandages; en haut, surcharge d'impôts, depossession arbitraire, socialisme, communisme, bolchévisane, < _ Les autorités sociales s’inquiètent, les propriétaires sont pris de peur.Que n’ouvrent-ils les yeux sur les causes profondes du mal?Les attaques contre la propriété sont la conséquence rigoureuse des abus de la propriété, des fausses notions dominantes sur Ip droit de propriété, de l'oblitération du sens chrétien et du simple bon sens, chez les volés autant que chez les voleurs.Au reste, nombre de volés, et des plus huppés, et parmi ceux qui crient le plus fort, ne sont eux-mêmes que des ex-voleurs dont le principal souci est de garder le fruit de leurs rapines.Si l’on veut que la propriété reprenne ses droits et sa sécurité, il importe avant tout d’en rétablir la juste notion, de marquer ses bornes et de signaler ses abus.* * * En principe, le droit absolu de propriété n’existe pas pour l’homme.Dieu seul, créateur et maître de toutes choses, en est l’unique propriétaire.Mais il a donné à l’homme, à toute l’espèce humaine, le droit de jouir des biens de la terre pour l’accomplissement de scs fins temporelles, en vue de ses fins dernières et surnaturelles.Entendons là-dessus le maître sans rival de la théologie catholique et de la philosophie scolastique, interprété par l’une, des plus hautes autorités sociales de notre époque,’ l'illustre évêque de Mayence, dont Léon XIII disait: “Il a été mon précurseur’.“Saint Thomas, dit Ketteler, pose d’abord ce principe que toutes les créatures, et par conséquent aussi tous les biens terrestres, ne peuvent par nature appartenir qu’à Dieu seul.et aucun partage, aucune possession, aucune habitude, aucune loi, ne peut restreindre ce droit essentiel de Dieu.Par suite.Dieu a ici tqus les droits, Fhomme n’en a aucun.Outre ce droit essentiel et complet de propriété qui ne peut appartenir qu’à Dieu, saint Thomas reconnaît encore un droit d’usufruit, et c’est uni-queiinent par rapport à cet usufruit qu’il concède aux hommes un droit sur les biens terrestres.Si donc il est jamais question d’un droit naturel de propriété pour les hommes, il ne peut en aucun cas s’agir d'un véritable et complet droit de propriété, qui ne saurait appartenir qu’à Dieu, mais toujours et simplement d'un droit d'usufruit.Mais de là suit aussi cette conséquence nécessaire que le droit d’usufruit lui-même ne saurait jamais être considéré comme un droit illimité, le droit de faire des biens de 1* terre ce qu’il plaît à l'homme, mais toujours et uniquement comme le droit d'user de ces biens comme Dieu le veut et l’a établi.” 1 Ce droit d’usufruit comporte-t-il, essentiellement, le partage des biens, l’établissement et la perpétuation de la propriété individuelle?Jîossuet, qu’on ne saurait soupçonner de tendances subversives, ne le pensait pas.*‘La nature, disait-il, ou plutôt, pour parler plus chrétiennement.Dieu, le Père commun des hommes, a donné dès le commencement un droit égal à tous ses enfants sur toutes les choses dont ils ont besoin pour la conservation de leur vie.Aucun de nous ne se peut vanter d’être plus avantagé que les autres par la nature; mais l’insatiable désir d’amasser n’a pas permis que cette belle fraternité pût durer longtemps dans le monde.Il a fallu venir au partage et à la propriété, qui a produit toutes les querelles et tous les procès: de la est né ce mot de mien et de tien, cette parole si froide, dit l’admirable saint Jean Chyrsos-fôme,2 de là cette grande diversité de conditions, les uns vivant tans l’affluence de toutes choses, les autres languissant dans une ?xtrême indigence.C’est pourquoi plusieurs des saints Pères, ayant eu égard et à l'origine des choses et à cette libéralité géne-rale de la nature envers tous les hommes, n’ont pas fait de diffi-euité d’assurer que c'était en quelque sorte frustrer les pauvres de leur propre bien que de* leur dénier celui qui nous est super- De ceci l’on pourrait, à la rigueur, conclure que Bossuet et les saints Pères dont il invoque l’autorité n’ont vu dans le partage des biens qu’une suite de la chute originelle, et que si la propriété privée est de droit naturel, c’est à cause de la nature déchue et viciée de l’homme.A quoi l’on oppose l’enseignement du grand pape théologien, qui fut aussi le grand pape social.Dans son encyclique Re.rum Novarum, Léon XIII affirme en effet que “la propriété privée et personnelle est de droit naturel”., Mais de cette thèse magistrale il ne suffit pas d’extraire une phrase isolée et d’en rétrécir le sens et la portée.II faut la lire tout entière, en agencer toutes les parties, suivre le fil conducteur et aboutir à ses conclusions logiques.L'origine du droit de propriété, Léon Xlll la trouve, abstraitement, dans la nature même de l’homme, dans scs aspirations et ses besoins, et concrètement, dans la nécessité où l’homme s'est trouvé de cultiver la terre afin d’en tirer sa subsistance (donc, dans la loi d’expiation du péché); sa légitimité, dans la fructueuse possession au domaine fécondé par le travail; sa nécessité “plus rigoureuse”, dans l’établissement de la famille, fondement de la société; sa valeur économique et sociale, dans la participation du peuple “à la propriété du sol” et dans une "plus équitable répartition des biens”.Tout en condamnant le principe du communisme obligatoire, applique à toute la société, il déclare catégoriquement que-“tous tes biens de la nature.appartiennent en commun et indistinctement à tout le genre humain”, que “tous les citoyens sans exception doivent apporter leur part à la masse des biens communs”; que dans l’exercice du droit de propriété "l'homme ne doit pas tenir les choses extérieures pour privées, mais bien pour communes": que, “dès qu'on a suffisamment donné à la nécessité et au décorum, c'est un devoir de verser le superflu dans le sein des pauvres” * C'est l’exacte conclusion de Bossuet; tout comme les limites posées à l’exercice individuel du droit de propriété sont rigoureusement conformes à la doctrine de saint Thomas sur le “droit d’usu-Fruit”.L’ènscigncment de Léon XII et je ne m’arrête pas ici à distinguer entre les définitions doctrinales du pape infaillible et les opinions du docteur privé — l’enseignement de Léon XIII s’éloigne donc autant du concept païen et de la pratique moderne du droit illimité de propriété que du socialisme marxiste ou communiste.I>a loi antique faisait de l’esclave et de son travail la chose du maître; l’industrialisme moderne (selon le concept libéral et individualiste) aboutit au même résultat.I^a doctrine catholique, telle qu’interprétée par Léon XIII, voit au contraire J Ketteler (par Georges Goyau) — Théorie thomiste de la propriété.— Parti, I.fbrairie Bloud, 1 vol.in 12, pp.103-4.® Homélie de saint Philogone.s Pinégvrkrae de saint François d’Assise.Oeuvres (éd.Lâchât), vol.XII, page 364.* Tentes cea citations sont extraites de la "traduction française officielle” de l’Encyclique Ferum Novarum, rééditée à Montréal, en 1920, par JLT^Arch&ffibautt, 5~L dans la propriété privée la récompense du travail honnête, la sauvegarde de la liberté humaine et le soutien de la famille.A l'égoïsme individuel elle oppose, à la fois, les exigences de l’ordre social et les lois éternelles de la justice et de la charité.En résumé, au regard du Droit naturel interprété par la théologie catholique, aucun homme ne peut exercer son droit restreint et partiel de propriété au détriment des droits absolus de Dieu et ae sa justice distributive, des droits primordiaux de la société humaine, ni des droits équivalents (ou supérieurs) d’aucun autre homme.5 Et dans ces bornes rigoureusement restreintes, l'exercice légitime du droit de propriété reste subordonné à la loi suprême de la charité.Henri BOURASSA s Ainsi l’on peut s’emparer du bien d’autrui pour sauver sa vie.abattre une maison pour arrêter les progrès d’un incendie; les pouvoirs publics peuvent saisir les vivres détenus par les individus, ou en ordonner la vente à prix réduit, afin d’épargner une famine.Tuf! Tuf! Le premier train part Bien qu’il reste encore treize semaines dïci la date du départ le premier train est complet ~ 11 n’y reste des places que parce que le second est entamé — Avis aux anciens,- Les directeurs à Ottawa — Pas possible d’imaginer confort plus parfait — Ce qui fait le succès du voyage quand il y en a tant d’autres.Tuf! Tuf! Les voyageurs du premier train en voiture! Parfaitement! T ., ta Il reste encore treize semaines pourtant.Le depart s effectue le Ifi août.L’an dernier il s’effectuait tout juste un jour plus tard que cette année.Et le nombre des voyageurs était à même date: néant! Nous n’avions même pas encore publié une seule annonce.Et quand nous disons /es voyageurs du premier train, on doit noter que c’est le premier train accru d’un wagon.Mais il fbut s’entendre.La réalité n’est pas si désolante que cela pour” ceux qui veulent venir.La demande des compartiments et des salons a été telle qu’il nous a fallu dès les premiers jours ouvrir les wagons du deuxième train et tous se sont vendus en quelques jours.Voici le bilan exact à date: Train no 1 : Salons Compartiments Néant Néant Sections 10 i z a Comme nous le disons plus haut, le train numéro 2 est fortement entamé.Ce que nous publions ci-dessus, ce sont les chiffres de çe qui reste dans le train numéro 1 pour prouver aux anciens voyageurs de ce train qui songent à s’inscrire que le temps presse.En assemblant dans le premier train les voyageurs ries deux trains, nous arrivons à plus de cent cinquante.Le premier train comptait l’an dernier 120 voyageurs.On voit donc que nous avons bien raison de -dire que le premier train est archi-complet.PAS DE RECLAME « Il est à noter que nous avons intentionnellement ralenti la réclame parce que dans cette période embryonnaire du voyage nous n’avions pas encore gramd’chose de précis à annoncer.A quoi donc attribuer ce succès foudroyant?A l’intensive propagande que nous ont faite, et pour laquelle nous les remercions, les voyageurs de l’an dernier.Le client satisfait est toujours le meilleur agent de publicité.A l’excellente réputation que s’est acquise le Chemin de fer national du Canada, qui nous a prouvé l’an dernier qu’il est possible de faire d’un train une hôtellerie roulante de toute premèire classe.Au choix de notre itinéraire qui enthousiasmait un homme d’affaires important de Montréal et qui nous déclarait en s’inscrivant: “Je n’ai jamais vu tasser tant d’intérêt en si peu de temps.’’., Au fait que nous allons visiter la terre des /nartvrs Jésuites et le sol témoin des vaillantes luttes de nos frères ontariens.Et quel charme le voyage n’offre-t-il pas au point de vue touristique: Niagara et les Mille-Iles! Quelques sceptiques nous disent: “Est-ce possible que vous obteniez réellement un tel succès?Songez au nombre de voyages qui s’organisent dans le moment.” Après leur avoir malgré nous refusé une place de salon ou de compartiment, nous leur disons: —C’est vrai.Mais aucun de ces voyages n’a le caractère familial.de celui du Devoir; aucun groupe n'est assure d’une réception plus enthousiaste et plus flatteuse dans tous les endroits que nous visiterons, dans trs centres canadiens-tfrançais où nous trouverons des frères et même dans les centres anglo-protestants où on estime hautement l’influence de notre journal.Ensuite, du point de vue materiel, nous le disions l’année dernière sans la moindre crainte de démenti, jamais deux trains semblables, aussi luxueusement confortables n’avaient circulé sur les chemins de fer du Canada (sauf quelques convois privés).C’était le témoignage des autorités des chemins de fer elles-mêmes.Le voyage en bateau (nous l’employons c omme délassement cette année) offre sans doute des charmes, niais le bateau ne permet pas de visiter la dime des villes touchées par le chemin de fer.Et comme les villes ne viennent pas vers nous, il faut bien aller vers elles.On n’a pas trouvé d’autre formule jusqu’ici pour résoudre la difficulté que celle de Mahomet.DEUXIEME DELEGATION OFFICIELLE Nous venons d’être avisés officiellement que le Comité regional de l’A.G.J.C.nous déléguera cette année l’un de ses membres.Le premier délégué officiel, comme nos lecteurs s’en souviennent, est M.Aimé Parent, qui représentera la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.A OTTAWA SAMEDI Nous aurons bientôt des nouvelles intéressantes à communiquer.Les deux directeurs du voyage sont en effet aujourd’hui à Ottawa où les représentants attitrés de l’Association d’Education d’Ontario veulent bien discuter avec eux les détails du programme dans les centres français.Ils se rendront également au parlement pour mettre officiellement au courant de ce voyage l’honorable Rodolphe Lemieux, président de la Chambre des communes.LES DEUX TRAINS Rappelons une fois de plus que toute la différence entre les deux trains, c’est.un quart d’heure, soit l’intervalle qu’ils doivent mettre entre eux en vertu de la loi des chemins de fer.Sans cela, identité absolue: wagons tout acier, ssagon-observatoire et bibliothèque, môme nombre de compartiments et de salons, service de réfectoire semblable et même menu.Le fait est que la plupart des voya- Seurs du deuxième train de l’an dernier teulent être inscrits cette année ans le deuxième train aussi, pour se retrouver en famille.LES SECTIONS.Une section, nous y revenons parce que nous n'avons pas rte parfaitement compris, c’est un lit du bas et un fit du haut.Ce qui fait que les occupants de ces deux lits se trouvent en vis-à-vis le jour quand les couchettes sont transformées en banquettes.S’entendre à deux pour prendre une section, cela donne l’avantage de choisir son compagnon de jour, son vis-à-vis.Mais il va de soi que les occupants de sections comme de salons ou comme de simples places ne sont pas tenus à rester dans leur wagon le jour, qu’ils ont accès clans tous les autres, ce qui permet de retrouver des compagnons ou des amis inscrits avant ou après soi.Lits du haut.*8(» Lits du bas.$85 Tous frai* compris à bord.On adresse les communications: le Deno/r (voyage), rase postale 4020.On fait les chèques à Tordre du üewir payables nu pair à Montréal.Plusieurs voyageurs acquittent leur placp en entier dès maintenant, (’.’est un exemple à suivre.Jetez votre argent devant vous et vous verrez tous les obstacles «/aplanir: il vous traînera après soi.On n’exige cependant qu’un versement de 15% pour inscrire les voyageurs e* pour leur réserver leur place jusqu’à date du dernier avis.Ne sont considérés que comme inscrits en règle, Inamovibles, que ceux qui ont Versé lo 15%, L'actualité Le radio nain 4*» 1 L 1 1 Foin des mastodontes et des colosses! Leur masse écrase et rebute.Us manquent d'élégance.Et pareils au bonhomme d’une certaine pièce, ils ne sont pas transportables.Comme animal domestique, je préfère le chat au tigre, le chien au lion et la chèvre à l'éléphant, et pour compagnon de lit, s'il me fallait imiter les bizarres caprices d'artistes biscornus, j’opterais plutôt pour ie lézard que pour le boa.Au diner du vendredi, un morceau de baleine ne vaut pas une truite entière.Au diable la longue, la large, l'épaisse, la haute métropole, et ses gratte-ciel, ses rues interminables, l'immensité de son asphalte, ses usines, sa cohue, son tintamarre, et à défaut d’une petite capitale séduisante et recueillie ainsi que te temple du sommeil on le portique de la mort, je rêve de mon village natal, Saint-Hippolytc-de-la-Pervenche-Fanée.U logerait ù l’aise au Champ-de-Mars.On y entend chanter le coq et meugler les Miches, l'église est le seul édifice en pierre de la localité et les commères y sont des virtuoses à qui rien n’a manqué, ni la tradition, ni le tempérament, ni le milieu favorable, ni les plantureux loisirs.Les salons montréalais, pauvres débris échappés au cinéma, au radio, à Vautomobile et à l'abrutissement d'une civilisation supérieure, n’en possèdent pas de pareilles.Mêmes préférences dans le monde moral et intellectuel.Partout ta qualité domine la quantité.Une fable de 1m Fontaine vaut les interminables oeuvres de Mlle de Scu-dèry, une potiche artistique, lé monument Cartier et toutes les boche-ries qui l’entourent, guerrières ou non, et avant d'absorber les quatre tomes de Jean-Christophe .— il y en a quatre, sauf erreur, non 91 — ou tes élucubrations maladivement juives de ce barbare, barbant et myope écrivain, Marcel Proust, avorton grimpé sur 1rs èchastet des petites chapelles, je ravalerai tout Mauriac et retournerai aux contes de fée et à ceux de Mme de Segur.Quand la fantaisie me prend de parcourir un journal, je n’aime pas gne son épaisseur exige une mlise pour le porter dans la rue.El le jour où j'ai cédé aux engouements du siècle, c'est le petit radio du Devoir que j’ai acheté.Son exiguité désarmerait le plus farouche contempteur des modes passagères, ou pis encore, des mn- ( des durables.Les nains sont tou-1 jours comiques.H est si petit qu’il] fait rire.[Faire rire n'est pas un crime pour un radio; on reproche! d’ordinaire à ces appareils de faire enrager le propriétaire.) Son fonctionnement est si facile et régulier, que c'en est une bénédiction.Vous pouvez le porter dans votre poche de ftaletot, et en voyage il sc trimbale avec une aisance enviée des pères de douze mioches.Distraction bénie dans une ville ontarienne où te rayonnement des visages de bois se reflète sur d’innombrables visages de bois, et où le ciel même a l’air puritain et sévère.L’instrument installé sur la table, sur un bureau, sur le lit, sur le canapé, ou sur une tablette ou sur une surface quelconque de deux pouces carrés, on dans la main grande ouverte, à la façon des què-teux.ressemble à une araignée de féerie.Avec de Vimagination, anse figure que tons ces fils viennent de son sein, qu'on aperçoit une toile nouveau genre, et meme /'amateur, les écouteurs collés aux oreilles, les yeux fous, la bouche ouverte comme celle des gogos aux assemblées politiques, semble issu de cette petite bâte carrée, éphémère créature ù forme humaine destinée ù .s’évanouir dans les airs qui parlent.C'est vraiment une araignée, nue araignée embusquée au fond de sa toile, à Vaffùt des sons et qui les happe au passage, une araignée domestiquée comme les abeilles et du travail de laquelle bénéficie le maître.Pur cristal, il a la résonance parfaite des âmes candides sans égoïsme, sans orgueil et sans malice.Naturellement, il ne transmet rien de Chicago ou de San-Francis-co.N’exigeons pas de cette boite magique plus qu'elle ne saurait donner.Mais dans Je voisinage d'un puissant appareil, dit-on.les effluves la rendent puissante et elle acquiert par Induction les propriétés de Vautre.Intrigants et arrivistes prospèrent souvent ainsi.Que de grandeurs terrestres sont le résultat d'un reflet ou d'une émimalfon: pur phénomène d'induction! La faible portée de ce radio est plutôt une qualité qu'un défaut.Elle limite le temps consacré à un passe-temps qui pour un trop grand nombre ne nos contemporains est une passion et un mange-tenipx.Minuscule, toujours ù point, facile à porter comme un cinquante sous, plus facile à conserver et ne coûtant que quatre fols cette somme, f AU CARMEL Le cinquantenaire de sa fondation dans la ville de Mont réal Le Carmel de notre ville célébrait le 6 mai dernier ce pieux anniversaire.L’occasion était excellente pour remercier le ciel de toutes les grâces et les bénédictions qu’il en a reçues en très grand nombre, au cours de ce demi-siècle.Os bonnes religieuses n’oublieront pas île si tôt le souvenir «le ces fêtes et de ceux qui leur ont apporté le témoignage sympathique de leur fraternité religieuse.Un demi-siècle de prière et de sacrifices dans un pays jeune comme le nôtre, et dans un monastère aux observations si rigides et aux austérités si grandes, c’est déjà un beau passé.Quand Dieu le veut, il n’est rien que les hommes ne puissent entreprendre avec succès.La fondation du Carme! de Montréal en est une preuve certaine.* * * Dés le début de son épiscopat, Monseigneur Bourget rut connue une vision de l’avenir.Il lui fut donné de pouvoir mesurer l’étendue des travaux qu’il aurait à entreprendre.d’entrevoir la gravité des luttes qu’il aurait à soutenir; de deviner l'importance que prendrait sa ville épiscopale.Vers le milieu du siècle, il pressentit Tavènement de la grande ville moderne, .si souvent l’ennemie déclarée de la cité de Dieu, Il se rendit compte que ni la parole ni les oeuvres ne suffiraient pour défendre efficacement la foi, les moeurs et la conscience des fidèles confiés à sa sollicitude contre tant et de si graves périls qui les menaceraient.C’est alors qu’il tourna ses regards vers le ciel et dans sa prière il demanda à Dieu de lui donner des Ames dont Tunique occupation serait de prier et de faire pénitence pour Taider et le soutenir.Il lui sembla que les carmélites pourraient être ces Ames de prédilection.Il s’en ouvrit au Carmel de Paris en 1856.mais celui-ci ne jugea pas à propos de répondre au désir du pieux évêque.Monseigneur Bourget n’aura pas prié en vain cependant, mais il attendra vingt ans pour voir réalisé ce voeu qui lui était pourtant si cher.* * * Mais, dans l'intervalle, naissait à Québec une enfant destinée à jouer un rôle considérable dans cette affaire (1851).Elle avait reçu au baptême le nom d’Hermine.Son père était le docteur Frémont, bien connu et très estimé dans la vieille capitale.Près de ce berceau se, trou- vait une femme, remarquable par sa piété et son esprit de foi, qui avait résolu d'élever cette enfant plutôt pour ‘‘l’héritage du ciel que pour celui «le la terre”.Elle y réussit à merveille, car elle eut fa consolation de voir se développer dans sa fille une piété, une obéissance, un amour des pauvres, rares chez des enfants de cet âge, avec un sens surnaturel vraiment extraordinaire.On ne sera pas surpris alors d’apprendre qu’à dix-huit ans elle faisait déjà des prières comme celle-ci: “Mon Dieu, faites que tout me soit amer, afin que je n’aime que vous seul.” La voc ation à la vie religieuse se développa spontanément dans une âme douée «le pareilles dispositions.mais sans toutefois déterminer de quel côté iraient ses préférences.Cependant elle n'allait pas tarder à sc fixer (1872).Au retour d’un voyage en Floride quelle fit à cette époque ave«‘ sa mère, elle s’était arrêtée à Baltimore, et plus d’une fois «'lie était allés s’édifier au Carmel de cette ville.C’est là, dans cette pieuse chapelle de carmélites, que sa pensée se fixa définitivement: elle sera carmélite.Son directeur, le Père Bruünn, s.J., qui la connaissait bien, approuva ce choix qui ne le surprit pas.Désormais, il s’emploiera de son mieux à Taider dans la réalisation de son projet.O n était pas chose facile que de se faire carmélite à cette époque,, car cet ordre religieux n’existait pas encore en Canada.En outre, les religieuses de France, invitées à venir en «-e pays, ne se souciaient pas d’entreprendre un si long voyage.11 fut alors convenu que la jeune fille irait au Carmel puisque le Carmel ne voulait pas venir ici.Les négociations furent assez longues pour traiter de toutes ces questions, mais Hermine n’était ni impatiente ni empressée; on attendant, elle ferait comme une sorte de noviciat chez sa mère.Elle essaya donc des austérités du monastère; elle se fit un règlement de vie religieuse dans lequel elle fixa des heures pour la prière, la méditation et fes exercices de la journée; surtout elle se fit obéissante à sa mère à la manière d’une petite novice.lui demandant ses moindres permissions.On ne pouvait mieux se préparer aux épreuves de la vie religieuse.(Suite â ta page 2) Bloc-notes I - - n L'expropriation du Canada Une statistique officieUe établit à neuf billions de dollars les placements américains à l’étranger (non Compris les créances de guerre du gouvernement américain : il y en a pour quelques milliards).De ces neuf billions, le Canada et Terre-Neuve-doivent, il eux seuls.$2,460,-000,000.La part du Canada n’est pas indiquée séparément: elle dépasse sûrement les deux milliards.C’est plus que l’ensemble des capitaux anglais placés ici avant la guerre.Une analyse approfondie révélerait une pénétration beaucoup plus intense du capital américain que du capital anglais, une emprise quasi complète sur les activités économiques suscitées ou soutenues par ces capitaux.Les placements anglais se représentaient principalement par des avances aux corps publics et aux chemins de fer.De ces placements, les Américains possèdent aujourd’hui une large part; mais leur objectif dominant, c’est d’acquérir les richesses foncières du Canada : forêts, mines, forces hydrauliques, etc,, cl de les mettre cii valeur à leur profil, selon leurs méthodes et presque toujours avec leur personnel dirigeant.-L’est une véritable expropriation.Plus que n’importe quel traité de commerce, cette pénétration économique tend ù faire du Canada ‘M'annexe des Etats-Unis”, selon la parole fameuse de M.Taft, qui a fait couler tant et de si belle encre “loyaliste” et inspiré à nos dévôts d'empire des * harangues si ronflantes.C’est aussi le prix de nos folies de guerre.Pour avoir voulu “sauver” l’Europe, nous sommes maintenant en bonne voie de nous noyer, corps et biens.C'est toujours dangereux de perdre l’équilibre.La "Petite Entente" Non contents de voir la révolu-j lion et l’anarchie les menacer «le toutes parts, les chefs «le la Peti-1 te Entente, forts «les appuis «lécla rés et occultes qu’ils trouvent en | France, s’amusent à donner des coups d’épingle à l'Autriche.Ils somment fe gouvernement de VIen dispensant avec sagesse ta part /f- h-rieur et un rempart contre Textension du bolchevisme.Mais voilé: il pourrait en résulter un accroissement d’influence catholique.C'est assez pour que la France officielle (et officieuse) n’en veuille pas; et là-dessus, elle n'a aucune pidnc à attiser les haines recuites du monde slave contre tout ce qui sent Rome et le catholicisme.Danse nelle constitution- du siècle, d’une taille lilliputienne gui dilate la rate, c'est un trésor.Et je ne l'échangerais pas pour le poste CK AC et tout le luxe des alen-fours.MA RC ON IGF AMM hT" N.de lu TL — Ce billet est le jail-basement spontané de l’enthousiasme d'un des premiers acheteurs et non pas une note-réclame.L'administration non* prévient en effet qu'elle ne publiera plus de coupon*; qu’il reste à peine quelques appareil* qui seront peut-être enlevés au moment où paraîtront cea lignes et que le succès a été tel que plus d’une foi* il a fallu attendre nprè* le fabricant qui.»* auffisail À ia «lemand», ce qui se passe en ¦ .p tous les pays balkaniques, infestés «le bolchévismc, cette atltlude apparaît comme le romblc de l'inconscience ou de Teffronterie.A cette première impertinence s’en ajoute une autre, colossale, Cc.s messieurs de Belgrade, de Bukarcst et d«: Prague interdisent à l’Autriche toute tentative de se rattacher à l'Allemagne.C’est la réitération (évidemment inspirée de Paris) de Tune des plus idiotes prescriptions (el proscriptions) du Irailé «Je Saint-Germain.L’union «le TAutrirhe à TAUema-gnr offrirait à la fois un contrepoids à In prépondérance prussienne, un frein au junkerisme, un tempérament aux souffrances et aux Un propriétaire de salle de'danse veut se mettre à l’abri de la Constitution, afin de violer impunément le règlement municipal qui ordonne la fermeture à minuit de fes sentines de débauches.1] prétend, ou plutôt, ses avocats prétendent pour lui que ce règlement constitue une “restriction du commerce”, matière relevant de la juridiction exclusive du parlement fédéral.Souhaitons que les autorités municipales soutiennent vigoureusement! leur droit, (pii est celui de l'hygiène et de la morale publique.Le gouvernement provincial devrait! également entrer dans la cause.Il s'agit de faire reconnaître le droit des municipalités et.donc, de la province, de faire «les règlements et des lois propres à assurer Toi dre public.Le même principe s'applique au repos du dimanche, au commerce des liqueurs, etc.Il n'v a aucun avantage et beaucoup d'inconvénients à laisser amoindrir en ees matières l’autorité juridictionnelle «tes provinces et des municipalités.Au train où vont gens et choses, quelqu’un demandera un jour la suppression des règlements qui gênent la prostitution, {’embauchage des filles, les représentations obcèncs.etc., sous prétexte que ees reglements restreignent le commerce.Et ce quelqu’un ne manquera pas d'apmiis dans les gazettes, les parlements et jusque sur les bancs judiciaires, H.B.Parait atijottnl'hut LA LETTRE DE S.G.MGR BRUCHESI SCR f.ES JOCR-N AUX ET LES CRIMES Cette brochurelte.qui permettra la facile diffusion de In lettre de S.G.Mgr Bruchési sur les journaux et les crimes (1904) et qui garde après vingt ans toute son actualité, parait aujourd'hui même.Elle est d'un format qui permet de la glisser dans une petite enveloppe longue.Elle se vend à des prix très bat: 15 sons la domaine, $1.26 le cenf, $10 /e mille, franco.Adresser Ionics les commandes nu Service de Librairie du Devoir, 336.rue Notre-Dame est, Montréal (Téléphone: Main 7460). LE DEVOIR, MONTREAL.SÀMEDL 16 MAI 1925 VOLUME XVI — No 114 AU CARMEL Aussi sa demande au Carmel de 1 pHirmi^unt-'r* au"point d’exiger grand poids dans ses destinées üeims fut-elle agréée tout de suite, qU*eue ies continuât, même quand On ignorait peut-etre quelle est et quand elle so présenta, on la re- < |cs forces physiques pouvaient a duc a )a prière du saint esequi eut les bras ouverts..Pou- ! pdnelatenîrdetîout.Elle s’y ha- Botirget tout comme l’on n avait vait-il en être autrement avec ceUe ; Litua si bien, qu’elle gaéda cette probablement pas remarque les qui dira un peu plus tard: “Je ncj pratique toute sa vie, et qu’elle eut en incidences s singulières qui accom-fondation.L’évêque d’a- veque _________|_____ _____________pHI quetq C’était évidemment d’une matu-1 rjnU.nt à ses*mortincatlons, et en-rité un peu précoce, mais dans les j corej COup d’indulgences, au voies de Dieu, la maturité n’attend | gran(j amusement de la vieille me-_i>as le nombre des ans.Il est des : re qUj cn gagnait quarante jours, s ait pas porter longtemps, car au j q^tre toute sa vie “une règle vi- bout de quelques mois de noviciat, elle tomba malade, et bientôt il devint évident qu’elle allait mourir.Mais ce fut si soudain et si mystérieux que l’on n'eut pas le temps de songer à la renvoyer dans son pays.Elle fit ses voeux de religion sur son lit de mort, heureuse de mourir avec l’habit des carmélites.Il ne restait donc plus quun vante”.Elle tint parole comme ra renient on eut sans doute le courage de le faire, dans aucun couvent.Mère Séraphine possédait une expérience peu commune ou gouvernement, des relations extérieures et des âmes.Dès l’âge de vingt-sept ans, on estimait qu’elle était mure pour les charges.Alors on l’institua maîtresse des novices.A trente-trois, elle fut élue prieure tombeau de celle qui paraissait des- .nijs dépositaire, et après chaque tinée à donner de nombreuses fil- t(,rme d'office on lui imposait de les à sainte Thérèse, mais, hâtons- I10Uveau les charges déjà occupées, nous de le dire: c’était uu tombeau (’c fUf sa vie jusqu’à l'âge de eiu- vivant, à l’instar de celui du Christ: foutes les fois que les soeurs le regardaient, il en sortait une voix pressante qui les invitait à partir bientôt pour le Canada.Elle vécut peu de temps, cette première carmélite canadienne, mais assez pour remplir sa mission, car elle indiqua du doigt le chemin qui mène en son pays, et elle donna la preuve que l’ànie canadienne était capable des austérités et de l’esprit du Carmel.jJ» jj» Le bon Père Braünn qui avait déjà dirigé sa pénitente vers la ville de Reims, s’etait mis en tête d’un mouvement pour faire venir dans ce pa>s des religieuses de cet ordre.Il avait même désigné Mère Séraphine, la prieure d’alors, pour être la fondatrice d’un Carmel ca- (|es (.xtascs, mais une mystique sou nadien.mise aux purifications “passives, si C’était d’une belle audace, car i dures aux âmes fine Dieu éprouve Mère Séraphine était véritablement (|(t ja sortt.; (,j qu'elle connut les té-l’àme de ce monastère, (.était le nèbres de la nuit des sens et de quante-neuf ans, époque de son départ pour le Canada.Elle avait pourtant répété souvent à ses compagnes, qu’a soixante ans, elle entendait prendre sa retraite, comme “un bon vieux soldat”, afin de pouvoir vivre cn simple religieuse.Hélas! autre chose l’attendait, nous dirions volontiers avec elle, un autre Calvaire, ou mieux, elle gravira ici les dernières pentes d’un Calvaire qui fut sien toute sa vie.Elle aurait pu penser qu’elle avait connu toute la souffrance, sous les formes les plus cruelles, mais il lui en était réservé d’autres encore plus dures.Nous n’hésitons pas à croire que Mère Séraphine fut une grande mystique, non pas à la manière de ments et ses directions, puis la prière qui monte en même temps vers Dieu redescend, comme une rosée bienfaisante, sur les âmes qui ont reçu la semence divine, et la fécondent pour les moissons étcrnel-les.Et le voeu du pasteur a donc été exaucé.Dans ce monastère, les prières et les pénitences sont autant de satisfactions et de réparations; mais nour l’avantage de ceux qui gouvernent, il y a là une sentinelle qui veille, qui garde et qui défend le bien de Dieu.Thomas COVET, O.P, LETTRES AU \ “DEVOIR" Nous ne publions que des lettres •ignées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui paraît sous cette rubrique.décapiter que de lui enlever sa prieure.Le Jésuite, fin et observateur, avait remarqué l’excellent esprit de ce couvent, et bien davan l’intelligence, dont parle saint Jean de la Croix.Les angoisses* les inquiétudes de consience, une désolante aridité pain quotidien de cette C’est probablement ,ii explication de cçt état de souf-(*e france intérieure dans lequel elle vécut depuis l’âge de quinze ans, et qui ne la quitta plus qu’à de ra-„ —- ,, - -, ,,, , res intervalles.Ce qui nous inch- ed incapable d une pareille entre- j nc ^ je eroire.c'est cette sérénité, prise.11 fallut 1 intervention de | a(l ,nojns apparente, cette posses-l’arçheveque, Mgr Landnot, au-1 s|on d’elle-meme dont elle ne se compa-veê ses gouvernement si mge son incomparable supérieure, j ^tajent p.'pai, lors de Ifl retraite qu'il y avait pre- pauvre choc eiv 1850.Mais lu-bas, on ri en- [’explication d tendait pas du tout se séparer de cette femme qui paraissait si nécessaire, et celle-ci,_ dans sa très grande humilité, sc jugeait indigne quel on en refera pour obtenir une dépar,it jamais, et qui l’ac décision favorable au projet de la anajent dans ses rapports a lointaine fondation.Mere aem- j joeurs, dans son gouverneiu*.phine ira en Canada, dit-il, ou bien j fernie> ,.t pOUrtant si sage et si dis-je Carmel de Reims ne s occupera m,t Evidemment, Dieu est pré-pas de la fondation .(.était pe- sen| ^ C(>s ames Pn quj ia grâce , .„ - .qui ta gr remptoirc.Et, comme pour ajou- abon(le pt LuJ seui sajt 0ù elles 1er une sanction a cet ordre irre- von{ vocable, Mgr Landrlot mourait su-j r,‘ ._____.bitement deux jours plus tard.1.|£e*| Hénotent I .fnnd-iiinn vi (bine se faire 'l, que plusieurs personnes sincères et bien intentionnées se seraient laissé prendre une fois de pins aux beaux mirages d’une utopie.Au chapitre de la classification des terres, les commissaires nommés, pour être fidèles à leurs mandats, auraient été obligés d appliquer les conclusions, découlant des travaux de leurs techniciens et de refuser de livrer à l’agriculture les terrains trouvés par eux inaptes u cette fin, en dépit des protestations vigoureuses, venues des qiiütrc coins de la Province et formulées par les calons et leurs porte-paroles.Mécontents de ces refus, les anus du projet aujonrd hui serment devenus demain scs plus grands ennemis.Dans d'autres circonstances la contestation dc la classification des encore une foi» double» dépenses, pour obtenir à peu prè» les mêmes résultats que Ton obtient avec le i système actuel.L’examen rapide que nous ve- ; non» de faire ae tout cet organisme en actimté nous a révélé un tas de difficultés auxquelles la Commission aurait eu à faire face et certaines lacunes dont est entache le projet lui-même, dans la forme où tl fut présenté.Il est un autre point cependant qu’il est bon de faire \ ressortir davantage: c’est la pusillanimité de ce projet qui marque bien la conception curieuse que Ton se fait de la colonisation.On lui fait dire queAa politique et le patronage ont été la cause que la colonisaiion a langui, puis dépéri depuis cinquante ans ci que pour la soustraire à l’emprise de ces deux facteurs désastreux il importe de confier à une Commission l’exécution de travaux tels que la classification des terres, le brûlage des abatis, la construction des chemins et l’octroi des primes de défrichement.Si Ton admet que la politiaue et le patronage ont une si grande emprise et une influence aussi néfaste sur la colonisation, il faudrait, à mon sens, un organisme d'une puissance autrement formidable que celle d’une Commission, même libre et indépendante, jmur lu soustraire à ces deux facteurs de désastre.4 ce que je vols, il n’y aurait que la monarchie ou la dictature, pour purifier les moeurs de cette gangrène politique que Ton a cru découvrir, le régime du suffrage populaire ayant prouvé sa faillite dans le domaine de la colonisation.La politique en matière de colonisation est, suivant moi, ni plus ni moins que l’expression des besoins et des revendications des citoyens: cotons ou cultivateurs.Réduisez à quia, ce qui est excessivement difficile sous un régime représentatif, l’influence des représentants du peuple et vous allez voir tout de suite une foule .d’électeurs protester hautement d’abord et une multitude de colons déplorer l’absence de protection, qui leur permettrait d’obtenir, qui une réduction de droit de coupe ou un délai pour parachever les défrichements exigés par la loi, qûi un bout de chemin ou un pont, qui un lot plus vu moins apte à Vagriculturc.pour compléter une ferme, qui un peu de bois do chauffage ou dc cons- \ traction, voire même une vache ou un cheval, en cadeau personnel.D’autre part, je ne sache pas que la politique et le patronage, ainsi que le laisse entendre le projet, j aient sur la classification des terres, la construction des chemins, le brûlage des abatis et l'octroi des primes de défrichements, l’influence significative qu’on leur prête.] Les deux premières sont des questions techniques purement et sim-1 plement; tandis que les deux der- \ niers sont respectivement subordonnés à des conditions climatéri- ; ques et à l’ensemencement de Ta- \ bâtis; à moins que le brûlage des ; abatis ne soit plus réglementé comme le voudrait ce brave M.Langis, qui est bien le seul, cependant, à penser ainsi, et que chacun [ aille mettre le feu à sa guise, au j risque d’y incendier toutes les fo-rets de la Matapédia.Pour revenir à la Commission, tout en laissant dire ceux qui ont vu et ont su, qui parlent et accii 1 sent aussi, mais qu’on ne voit pas, I j'ai exposé, comme M.Denault m’en j avait exprimé le désir, les ixinci- j pales raisons qui me portent ô ne pas croire à l’efficacite d’une Commission de colonisation sous tes circonstances.On peut différer d’opinion, mais Ton ne peut changer la nature des choses.Merci, Monsieur le Directeur, R.-A.VAUX, Ingénieur-forestier.Québec, IG avril 1925.ANTIKORIAURENCE I Enlève -pqqhptcment ts (fins Sprues w Durillons .I SÛR,EfflCKT,SAMS POU LEU ft - EHVEhTE PARTOUT 25n Ir«ANCOPA»LAPOSTC D'INVENTION En tons pays.Demande* le GUIDE DE L’INVENTEUR q»! •«» eneoyi gratia.MARION R MARION Etablie en 1892 M4, RUE UNIVERSITE.MONTREAL L CAL/ NATURELLE! DU BASSIN de: VICHY SOURCE CAMILLE En Ve-ntc cntxTouSLC* Pharmaciens Général pour la Canada J ALFRED OUIMET âÂRue Sc-Raul Est MonteMi feme ae.ta yrminc «mint , .« .nffi.assistance aux colons sous ses di- /erres aurait pu ‘ conversion, quel changement s’opè-1 trèrrnt dignes de leur aînée, que la re dans sa vie! Mère avait connue à Reims.(Jnel- C’est alors qu’elle tomba entre les ‘lues Ames charitables s’approché-mains de celui qu’elle appelle son | ,T,d du Carmel et prouvèrent par Père-Curé, cet homme pourtant iu-deur dévouement que l’on pouvait telligent, mais qui la traita cÔDItnc! compter sur quelqu’un: Madame .jamais directeur n'aurait pu songer I Frémont qui accourut un jour de à traiter une enfant de cet âge.Le Québec sur une fausse rumour de marteau et l'enclume ne sont qu'une détresse au monastère: Madame pâle image pour exprimer te mar- Lussier qui donna des terrains et tellement qu’elle eut à subir afin des sommes considérables pour hà-d’extirper de son âme l'ombre mè- 1 >r, son frère, l’abbé Valois, qui en me de l’humain, pourrait-on dire.Il fil autant, tout d'abord, mais qui hd imposa des humiliations très pé- ; ajouta ensuite son ministère gratuit .-.: pour la desserte de la chapelle, du- „ i rant un bon nombre d'années.Décès j Nous avons hâte d’arriver enfin à L OISEAU.\ MouW., f*t AKMé*.au a»^rl,P, CnPOrBk un 119, nif st-Huiiert, [•*«,.,1 in «m, < .1 *’>>' Savarin, grande et belle Marie-Joseph 1 ¦itscau, raie bten-Himée ,ie | Ame a qui la supérieure mourante M one e Lo'*e*u et de PemmieMe p»rmiin> laissait son oeuvre en toute confiance, déclarant qu’entre ses Défendons nos droits par le bon journal et établissons U supériorité de nos industries par des oeurres d’art telles que le nouveau PIANO PRATTE Victoria Cartier PETIT CARNET J Ht cm l c Apparence l'.-li.LaIHENCEU-F.flasiçr Postal 4U MOT D'ORDRE POUR LA SEMAINE: Ne pas se reposer sur les lauriers de dimanche dernier, mais bien s'occuper de faire un succès de la fête de Dollard, durant trois jours, les 23, 24 et 23 mai prochains.4 près le conseil régional Ce qu il faudra en conserver L* réunion de Saint-Viateur.dimanche dernier, a été marquée d’un iea u succès., .Nos membres de îa region setaient rendus en nombre e{ se trouvaient animés d’un enthousiasme de bon augure.De la sorte, ils ont pu s'intéresser toute la journée à un congrès de jeunesse fort chargé, dans •on programme.Le matin, il y eut messe comme de coutume, en pareille occasion.La communion > fut nombreuse.Les grâces ont dû venir du ciel en abondance.La séance du matin fut consacrée à la lecture du rapport de notre trésorier, qui accusa un beau surplus dans le bilan financier de l’année, preuve que les argents de nos cercles et de la région sont en de très bonnes mains.Après adoption à l’unanimité de ce compte rendu, l’assemblée en vint au travail, préparé par notre ami Rodolphe Laplante, sur L'apostolat leiqne.Le travail de notre conférencier n’a pas manqué d’intérêt.La question était importante au plus haut degré.Le rapporteur sut bien le comprendre.1! eût pu toutefois donner à son exposé plus de vie et l’adapter a des eirconstances, le rendre plus pratique, en laissant de côté quelques principes très bien inspirés, mais qui ne se rapportaient pas assez au ca-’ ractère de son travail.Pour cela, une plus grande simplicité d’expression et moins de recherche dans le développement auraient aidé énormément à toute la causerie.Ce ne sont là cependant que des détails qui pourront certainement s’améliorer avèc le temps et l’expérience.Le travail de notre ami Laplante avait un mérite réel.Le seul reproche véritable que nous ayons à lui communiquer, c bst que le plan manquait à tout Je développement de son sujet.Etant donné l'importance de ce dernier, une belle division, claire, précise et bien observée aurait contribué au plus haut point à maintenir l'attention, et les auditeurs auraient pu suivre davantage, tout en permettant au conférencier de se défaire plus souvent de ses feuilles et d’expliquer, au besoin, quelques points plus obsrurs et moins bien détaillés.* Somme toute, le travail de l’avant-midi fut bien apprécié.On lui apporta une solution pratique, quand, lors de la discussion, on se plut à énumérer divers moyens d’apostolat, lesquels furent fort simples et très faciles d’exécution.Dans l’après-midi, on fit rapport des activités des cercles de la région et du comité pendant les derniers douze mois.On a fait beaucoup »ie besogne dans toutes les paroisses et dans tous les milieux.Des félicitations doivent être adressées a tous nos cercles et nous avons confiance qu'ils poursuivront leur bon mouvement, sans désespérer jamais, car il Suffit de vouloir pour être an point et à la hauteur de son idéal.Le travail de notre ami Evariste Forest, ensuite, porta sur .Vos sodé-Us de secours mutuel.Connaissant bien son sujet, le conférencier nous développa d’une manière brève et précise l'idée de la mutualité et son fonctionnement.Il v alla paisiblement, simplement, avec des pauses et des détails très justes, et ne contribua pas peu à instruire l’assemblée d’une question qui est généralement fort peu connue.Notre ami Forest s'est bien acquitté de sa tâche.Nous aurions aimé sans doute qu’il se prononçât plus ouvertement, en jugeant, selon qu’il le pouvait, les différentes institutions qu'il a étudiées avec son auditoire.Il n'a pas osé s’aventurer trop loin, peut-être à cause de notre maire de Montréal, ardent mutualiste, à qui devait revenir le soin de donner une opinion sur les différentes entreprises d’assurance sur la vie que nous possédons chez nous el qui sont bien nôtres par leur caractère tout particulier.nous Le soir, un intéresant voyage, conduit par M.le juge C.-A.Wilson.mena à travers les contrées de l’océan Pacifi-que, ou nous avons eu ___________________ .1 impression de vivre nous aussi, comme notre conférencier a vécu, dans 1 enivrement des beautés merveilleuses d’une nature étrangère à ta nôtre, mais qui ne manque certainement pas de charmes et de douceurs.Cette conférence avait suivi les voeux de notre association et scs hommages à notre nouvel évêque, S.G.Mgr Deschamps.Notre congrès de dimanche dernier n’a donc pas été banal.Il a marque une fois de plus ce que peuvent le travail et la constance.Préparé en grande partie par le Cercle Saint-Viateur.dont nous louons ici 1 initiative, il a été mené rondement.On a tenu compte des remarques faites ici meme samedi dernier, et l’ordre, dans les discus-sions, a été très bien observé.On se serait rru dans une assemblée de vieillards ou tout au moins d’hommes mûrs tant chacun v apportait île bonne volonté, pour ne pas s’écarter du décorum.Un religieux silence accompagna toujours les différents rapports, même lorsque, parfois, les ' orateurs se perdaient dans des considérations un peu trop développées.(¦ est un mente île notre réunion de s’ètre ainsi passée.Elle prouve qu’il v a du sérieux chez nous et que nous n’avons pas l’habitude des assemblées soi-disant constituantes qui, jadis, aux époques de troubles politi-ques.{rouillaient, en France, les réunions de gouvernements.Dimanche dernier, nous étions aussi réunis en comices, afin de nous choisir un conseil pour l’année qui suivra.La direction de notre conme a etc confiée aux membres que voici: Paul Mailloux, président.I.Jric-G.Lauren celle el Evariste Forest, vice-présidents.Paul-Emile Cour-hm, secretaire, Jean-Marie Denéchaud.assistant-secrétaire.Philippe Rit-chot, trésorier.Emile Pellerin.Lucien Lavallée, C.-P.Sauriol, Mbert Saint-Jean, conseillers.La besogne qui retombera sur ces membres ne sera pas des plus fautes et souvent ils seront appelés à donner toute la mesure du sacrifice et du dévouement, mais nous avons confiance qu’ils le feront toujours volontiers, prêts a tout entreprendre, pour le bien de notre intéressante legion et pour 1 interet de toute l'association, qui compte sur eux énormément.i Quelle sera leur récompense de la part des membres de la région el kC.putillc en général?lis n’en désirent aucune sinon que l'on veuille bien comprendre au ils ne travaillent no« t.n.ir i.Et ce sera enfin tes résolutions.J Ce sera la résolution de ne pas ces., scr de réclamer nos droits.Ce sera aussi un élan de reconnaissance envers Celui qui a protégé le Canada-français d’une manière aussi j marquée, ce sera la prière que Dollard adressait à Dieu avant d’aller mourir pour «on pays, afin d’obtenir, nous aussi, le courage de lutter “jusqu’au bout” pour la Religion et la Patrie.C.-P.SAURIOL.membre du comité régional.; NOTESjÏREVES Combien serons-nous a la veillée d’Armes, le soir du 23 mai, à l'église Îsaint-Edouard?Hf ik t Apportons tout notre concours à faire des trois jours employés àj fêter Dollard un succès de jeunesse.* * * Montrons à tous que nous pouvons réussir.* * ?On s’est occupe, dimanche, à Outremont de savoir combien nous comptions de membres, dans la; région?S’est-on jamais demandé combien nous devrions en posséder et combien de cercles nous pourrions fonder?* * * Nous avons tous l’habitude de ne penser qu’à ce que nous avons fait, j sans nous préoccuper de ce que nous pourrions faire?Est-ce logi-i que?* * * Améliorons notre manière dei voir.à r * * Le congrès fédéral est encore! cette année confié à notre region.Saurons-nous faire honneur à nos traditions et recevoir convenablement la jeunesse qui viendra de tous les points du pays, pour nous rendre visite et s’inspirer de ce que nous possédons de bon?* * * 1! va falloir se donner le mot, afin sic prendre part active à l’organisation du congrès fédéral, let quel ne pourra pas ,se faire sans le concours de l’unanimité.* * * Merci à tous ceux qui ont contribué au succès du conseil régional de dimanche dernier.* * * Félicitations très sincères à nos amis de Québec qui on» réuni deux 1,500 jeunes gens à leur manifestation de Sainte-Anne-de-Beau-pré.* * * C’était une foule considérable que cette assemblée là.Et dire que l'on crie partout que notre oeuvre est désuète et qu’elle manque d’intérêt.* Hî On sc trompe.La preuve.elle était à Québec et à Outremont, coawne elle le sera prochainement à Sherbrooke, à Chicoutimi, à St-Hvacinthe, à Ottawa, etc.LE CHRONIQUEUR Le congrès annuel du groupe Fie X Dimanche, 17 mai.les membres actuels du tlroupe Pie X auront leur congrès avec tes anciens membres du groupe, à la salle ordinaire, rue Hachel est.La réunion débutera à 2h.30 par la séance bimensuelle du groupe.M, Joseph Boileau donnera une conférence sur Donoso Cortès.A 4h.30, il g aura salut du T.S.Sacrement rt consécration du groupe au Sacré Coeur.Puis à 5 heures, les anciens auront leur réunion spéciale avec élections des dignitaires.A f>h.30, souper intime, suivi d’une soirée récréative.__ Convocations Mi »»!• d» «••nTormtion» dol»«nl nlr «u dir*ct#or ét !• rhroniqui, rnifr avint U Jaadi midi.Réunion d'éludn » Préparnllon du ron-' étude de t'As- d'dtudes « S h.Le seul moyen de juger le thé est d’y goûter.Nombre de gens croient que le thé en feuilles finement roulées et pointues est d’une saveur supérieure au thé en feuilles larges et robustes.A vrai dire, ce n’est pas nécessairement le cas.L’altitude à laquelle pousse le thé détermine la qualité d’huile essentielle et de théine alcaloïde qu’il y a dans la feuille.L’huile essentielle donne au thé sa saveur ; la théine en fait un tonique.Le seul moyen de se procurer du thé de qualité uniforme est d’exiger un thé mélangé avec soin et hermétiquement empaqueté comme le “Salada” dont la réputation est universelle, à cause de sa saveur et de «on délicieux aromé.Il SALAS A" ^DUBOIS & GOSSELIN, Limitée^ Munit facturiers et marchands de BOIS BRUT ET PREPARE SPECIALITE : Ouvrage en bois franc et placage > 4925, rue Rouen MONTREAL (And* Viau, Maiionneut* > Téléphone : Clairvfil 5858 Défendons nog droits par le bon journal et établissons la supériorité do nea industries par des oeuvres d’art telles que le nouveau PIANO PRATTE Victoria Cirtier Saint-Stanislas —- Réunion d’études a 8 h.du soir.Etudier A asocial ion pour préparer le congrès fédéral de juin.Saint-Viateur.— Réunion d’études à 8 h.13 du soir.Préparer le congrès fédéral de juin par une étude approfondie de î’As-iodation Nalnt-Viclor.Rrunioo «i'ctudci à N h.IJ ((‘/'^\)) J UNourrituve ^¦ySSWdeil'^BJbés — Elle fortifie et facilite 1 a croissan- crois PEPTONINE .èoBS# J*1 *4ll*uin»*é'** Digne de votre appétit Le Bon Pain de “Chez nous’' —C’est le pain qui reste canadien.—On l’aime pour sa saveur.La Boulangerie I.Caron Pas dans le "merger'', 2386 rue St-Hubcrt - - .Tél.Calumet 0186 monte la tête facilement cl elle n’est pas toujours commode.MIRIAM —- Imagination, idéalls-i te, sentimentale.Elle a beaucoup j de délicatesse, une tendresse vive et retenue, de la bonté, et le dévouement, peu exercé, sera grand quand il sera poussé par les grandes affections de ta vie.Un peu de vanité, de la grâce, un souci de l’opinion qui nuit un peu à la parfaite simplicité.Active et adroite, elle a assez d’esprit pratique et la bonne volonté de faire les choses aver.soin.Elle est exclusive et elle ne partage pas volontiers sc.s amis.L’amourqjropre est susceptible et elle déteste les critiquesj.Elle avoue rarement ses torts parce que rarement-elle croit avoir tort.Intelligente, droite, sensée, sérieuse, elle a bonne opinion d’elk-même, et elle déteste,, les critiques.Elle scs.Elle en à plus que de.défauts réels, et elle a une jolie nature élevée et aimable.L’AMOUR — Sensée, positive et pratique.Elle est délicate et très nerveuse, irritable et capricieuse.Toute simple et 'naturelle, elle n’a pas de vanité, et elle déteste la pose et les gestes.Souvent triste, quelquefois de mauvaise humeur.La volonté est opiniâtre et forte.Elle a des raideurs et des brusqueries qui déconcertent.Quoiqu’elle soit bonne et pas égoïste, qu’elle ait besoin d’affection, ce manque de douceur et de souplesse tient les gens à distance et la font passer pour froide et insensible ce qu'elle n’est pas.Jean DESHAVES.Défrndon* no» droits par le bon journal et établissons la supériorité de no» Industries par des oruere* d'art telles que le nouveau PIANO PRATTE Victoria Cartier LES "TEINTURES DIAMOND’" COLORENT LES OBJETS A NEUF V’ous avez avec les “Teintures D i a-mond”, ia garantie de pouvoir teindre et nuancer à la perfection a domicile.Pour obtenir des teintes douces, des nuances délicates, 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sous le nom de Dimanche du Praticien.Des travaux seront présentés par les Drs.Jarry, Verscbelden, Noi-seux, Louis Roux et Ernest Garié-py.Défendons non droits par le bon Journal et ètabllsaona I» eupèrlorité de no» industrie» par des oeuvre» d’art telles que Ir nouveau PIANO PRATTE ._____________Victoria Cartier Feuilleton du “DEVOIR'’ POUR LE FOYER 1 par Claude Bellecombe 43 (Suite) —
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