Le devoir, 23 mai 1925, samedi 23 mai 1925
MONTREAL.SAMEDI, 23 MAI 1925 TROIS SOUS LE NUMERO VOLUME XVI — No 119 ._ ._ .Abonnements par la poste: Édition quotidien™ CANADA.,.*••• Ruta-Unl* et Empire Britmenlfue t8.0# UNION POSTALE.Édition hebdomadaire CANADA.lAW «TAT8-UN1S ET UNION POSTALE.SS.M LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS Rédaction et administration : 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONE} Main 7460 8EBYICE DE NUIT : Rédaction.Main 5111 _____ Administration, Main M> CE QUE DOIS ! La propriété contemporaine Troisième extrait de la brochure : La Propriété, ses bornes, tes abus.Entre l’extrait précédent et celui-ci, l’auteur analyse Copieusement FadmiraNe Sermon de Bourdaloue sur les Riches-jies et démontre à quel point il est applicable, moralement, aux procédés modernes d’acquisition et a usage de la fortune.C’est, on peut dire, le corps même de sa thèse.L’auteur fait ensuite l’application de cette thèse au régime moderne de la propriété.Les maux et les abus de la propriété, si fortement dénoncés par Bourdaloue, accrus au siècle suivant par la baisse rapide du sens chrétien, de l’esprit de justice et de.charité, se sont centuplés de nos jours, et par les mêmes causes morales, et par la transformation économique et légale du régime de la propriété.A la propriété foncière, tangible, réelle, forcément bornée dans son étendue et sa production, s’est substituée graduellement la propriété mobilière et industrielle, monstrueusement gonflée par la surcapitalisation et la surproduction, par les facilités de crédit, d’échange et de transport, par les operations des banque et de bourse.Cette forme de propriété et ses agissements, on les trouve au plus complet dans les grandes sociétés anonymes, communé-ment appelées chez nous compagnies à fonds social.Ces organismes participent a la fois du principe collectiviste et du principe individualiste.Us dominent et tendent à accaparer toutes les activités financières, industrielles et commerciales.Afin de diminuer leurs frais d’exploitation et d’augmenter leurs bénéfices, ils visent au monopole et y arrivent, soit par la fusion directe, soit par les ententes ouvertes ou secrètes.Ce régime menace directement la famille et l’ordre social.11 supprime le petit commerce et la petite industrie, le métier et le travail familial.Il attire à la grande usine, au grand commerce, des masses d’hommes, de femmes et d’enfants qu il rend esclaves de la machine et du rond de cuir.Combien, en Europe ou en Amérique, parmi les millions d’ouvriers en chaussures, par exemple, pourraient aujourd’hui faire en entier une paire de souliers?parmi les ouvrières des grandes filatures, tisser une pièce d’étoffe ou de toile?parmi les ouvriers en métallurgie, fondre ou forger un outil complet, une oeuvre d’art?Combien, parmi les employés des grandes administrations, pourraient gérer une affaire de leur compétence normale, administrer un jjatrimoine de famille?Destructrice en soi de l’ordre social et économique, cette forme abusive de la propriété, mi-collective, mi-individuclle, a formidablement accru sa nocivité par l’abus qu’-elle fait, grâce à la complicité des pouvoirs publics, de son pouvoir de capitalisation.* * * Prenons une entreprise quelconque: financière; industrielle, commerciale.Elle exige un capital d'installation, disons d’un million, et un fonds de roulement de deux ou trois cent mille piastres.Ajoutons, si vous voulez, une marge additionnelle assez large pour couvrir les risques imprévus; — à cet égard, il faut tenir compte des circonstances de lieu et de temps, de la nature de l’entreprise, etc.Soyons larges: mettons, en tout, deux millions.Là-dessus, parfois au début niais le plus souvent au cours de l’entreprise, et graduellement, afin de mieux déguiser l’opération, les promoteurs ou les profiteurs émettent un capital de cinq ou dix millions, gardent ce qui leur convient et font souscrire le reste par le public sous maintes formes et couleurs: actions privilégiées, actions ordinaires, actions-débentures, obli-1 gâtions participantes ou non participantes, etc., etc.Tout cela boulangé, il faut que les profits de l’entreprise rémunèrent, outre les deux millions de capital réel et légitime, les trois ou huit millions de capital fictif.Ces profits additionnels ne peuvent provenir que de trois sources: pressuration de l’ouvrier, afin que son travail rende plus que le bénéfice normal de l’entreprise; hausse exorbitante du prix de vente du produit; surproduction.afin de réaliser par le gros chiffre d’affaires les bénéfices convoités.Les trois modes ont été et sont encore pratiqués.Mais à mesure que les ouvriers ont organisé et perfectionné leurs moyens de défense, fait accroître leur rémunération et diminuer les heures de travail, le capital s’est attaché aux deux autres moyens: hausse des prix et surproduction.Qui en paie la façon?La ’masse, y compris les ouvriers eux-mêmes.La surproduction est peut-être la principale cause du malaise économique général dont tout le monde se plaint.Elle entraîne forcement, pour l’ouvrier, des alternatives de chômage et de travail intense; pour le capital engagé dans l’industrie et le commerce, des aléas contre lesquels il cherche à se prémunir en stimulant par tous les moyens possibles les appétences artificielles et morbides du public.Grâce à la complicité intéressée de la presse, il pratique sur toutes lf.s passions humaines — vanité, sensualité, curiosité, etc., — un intense et constant travail d’excitation.Il exerce sur l’acheteur de ses produits, souvent frelatés, le même effort d’hypnotisation que sur le souscripteur de ses titres fictifs.Appliqué aux services d'utilité publique, — transporta, télégraphes, telépliones, éclairage, force motrice, etc.— ce régime est encore plus abusif.La rémunération du capital surfait de ces entreprises devient une véritable imposition.Prenez, par exemple, le service du gaz et de l'électricité, à Montréal.Il est fait par une seufle compagnie, qui est en train d’absorber le service des tramways, autre monopole.Un journal d’affaires, le Financial Post, affirmait récemment — à la louange des chefs de.l’entreprise — que les souscripteurs du capital originaire avaient vu, sans bourse délier, leur mise de .fonds se doubler onze fois en moins de trente ans.1.1 ajoutait, sans rire, que tout en obtenant ce magnifique résultat pour ses actionnaires, la compagnie avait su se concilier “la bonne volonté des politiciens et du public” (the good will of politicians and the man on the street as well).Grâce à cette “bonne volonté”, stupide ou vénale, les actionnaires de la compagnie touchent au-jourd hui, à moine la distribution de deux articles de ouasi-né-cessité que le public ne peut prendre, ailleurs, un dividende annuel équivalent à soixante-dix-sept pour cent du capital originaire! Si l’on faisait Tapuration complète du bilan de toutes les grandes entreprises, dans le monde, entier, l’on constaterait sans peine que la majeure partie du capital apparemment engagé dans le commerce et 1 industrie a été extorquée du public; des épargnistes alléchés par l’amorce de prospectus fallacieux ou exagérés; el des acheteurs, parfois clients forcés, qui ont versé, outre la valeur réelle de la marchandise ou du service reçu, la majoration employée à rémunérer un capital fictif ou surfait.Est-ce là l'cxcrcicc légitime du droit de propriété ?N'est-ce pas à ce genre d’opérations et au régime qui les autorise, et les sollicite que s’appliquent ces paroles de Léon XIII: “Si une société, en vertu même de ses statuts organiques, poursuit une fin en opposition flagrante avec la probité, avec la justice, avec la sécurité de l’Etat, les pouvoirs publics auraient le droit d’on empêcher la formation et, si die était formée, de la dissoudre”?A plus forte raison, j’imagine., si cette société poursuit ses fins à rencontre des lois et de ses propres règlements, comme c’est le cas pour un bon nombre.Loin de songer à dissoudre ce» sociétés, les pouvoirs publics les favorisent; et nombre d'hommes constitues en autorité participent à leurs ooéra-ritau.Que dire maintenant des titres de crédit public?Des milliards qui figurent au budget des Etats, des municipalités et des autres corps publics, et dont les titres sont répartis entre la multitude des rentiers, quelle proportion représente une dépense réelle d’intérêt public?Quelles sommes ont été détournées de leurs fins légitimes et utiles pour s’engloutir dans le gouffre des concussions, des gabegies, des pots de vin ?Et cependant, la ribuabîe masse des contribuables est forcée de prendre sur son gain, sur ses épargnes et parfois sur sa subsistance pour solder l’intérêt et le capital de ces '¦ois légalisés.* % * Ce* abus gigantesques du droit de propriété sont singulièrement favorisés par les operations decrédit, par le commerce de banque et le commerce de bourse.Les institutions financières sont le point d'appui du commerce et de l'industrie, voire du crédit public.Elles ont remplacé, avec une puissance démesurément accrue, les usuriers juifs ou lombards du moyen âge.Sans doute, avec la transformation économique du monde, les banques jouent un rôle utile et même nécessaire.Mais à côté des services réels qu’elles rendent au commerce et à l’industrie, des opérations légitimes qu’elles font ou favorisent, que d’actes usuraires! que d’affaires 'louches ou véreuses! Chaque liquidation de banque révèle de véritables brigandages.Combien ne voient jamais le jour ?Même sans sortir de la stricte légalité, les banques sont généralement complices du mal engendré par la soif du gain.Cette surcapitalisation des entreprises, cette surproduction industrielle, cette stimulation artificielle du commerce, dont j’ai marqué, bien imparfaitement, le caractère nocif, les banques y contribuent largement.Une foule, de gens reprochent aux banques de trop serrer les cordons de leur bourse; c’est le contraire qu’il faudrait blâmer, c’est la trop grande facilité de crédit qu’elles offrent a une foule d’entreprises hasardeuses, voire frauduleuses.Et ne l’oublions pas, c'est avec le bien d’autrui qu’elles font ce commerce.Quant aux opérations de bourse, la quasi-totalité est marquée au coin de la fraude et du mensonge.L’objet de cette institution, le mot anglais Exchange le dit clairement, c’est de faciliter l’échange des valeurs, des titres, des marchandises.Or, sur cent opérations transitées à la bourse, il n’y en a pas une où les parties songent le moins du monde à échanger des titres, à vendre ou à acheter une valeur.Le commerce de bourse n’est, pour la plupart de ceux qui y participent, qu’un jeu de hasard sur la hausse ou la baisse, et un jeu dont les dés sont pipés, où les fausses nouvelles, les intrigues de coulisse et les ententes secrètes déterminent les aléas du change, c’est-à-dire le gain des uns et la perle des autres.Tant pis pour ceux qui vont s’y brûler les doigts, direz-vous.Oui, sans doute, mais pourquoi n’en pus dire autant des tripots qu’on fait vider par la police (quand la police n’est pas de mèche) ?Dans ces tripots, y va qui veut et ne perdent que ceux qui s’y risquent.Mais les opérations de la bourse affectent la fortune d un grand nombre d ¦honnêtes gens qui n’y mettent jamais les pieds.En maintes circonstances, elles atteignent le crédit public, et précisément aux heures où il serait plus important de le maintenir.L’impunité accordée au commerce de bourse tel qu’il se pratique aujourd’hui est une marque patente de l’affaiblissement du sens moral public, du désarroi économique et social de notre temps.C’est la légalisation du vol et de la fraude.Henri BOURASSA Vactualitp Voyaget L’automne favorise les habitudes casanières.Pas la splendeur fèèri-que d’octobre, mais la mélancolie, la nudité frissonnante, les vents glacés de novembre commençant.Alors, on recherche le coin du feu et le confort du cheT-soi.(“On” désigne le vulgaire.Je sais que les millionnaires agissent autrement; comme les oiseaux ils émigrent vers des climats plus chauds.) Mais le printemps — toujours pour “on”, le banal “on”, — est une émouvante invitation au imga-ge.Les rêves montent dans les crânes comme la sève dans les arbres.Une douceur flotte dans l’air, c’est un épanouissement de foules choses, un suave sourire du ciel et de l’eau, et au sortir du vigoureux hiver laurentien, comme une échappée vers de lointains paradis.Lame a des aspirations inconnues.Par la route du Saint-Laurent, merveilleusement vivante après son sommeil de plusieurs mois, sillonnée de ces vapeurs qui viennent des jardins de la civilisation, des rog-aumes de la légende, qui g retournent fleurant le varech, et sillonnée parfois de moueiles, blanches messagères de Vesprit d'aventure, arrivent des appels vers de prestigieux rivages.L’exposition tenue, à la bibliothèque McGill sur les voyages en Europe vus par les livres et les affiches arrive donc à son heure.L’image est le grand moyen de locomotion de l’humanité plus ou moins rivée aux mêmes lieux, malgré l’auto, le chemin de fer et l'aéroplane.C’est elle qui donne lessor A l’imagination, foudroyante coureuse gui franchit les distances dans un éclair, c’est la frontière ouverte vers le monde de la fantaisie.L’image enchâssée dans un livre,.Excellente leçon de choses, bien préparée et bien exécutée.Elle flatte l’oeil, ravit la folle du logis et inspire aussi des reflexions qui font ricochet et long feu.D’abord, une comparaison entre les voyages d’autrefois et ceux d'aujourd'hui.Les voiliers avaient une grAce féminine, la gracilité de la libellule, la ligne sinueuse d'un oiseau; mais les grands paquebots soni de merveilleuses machines.Son seulement des maisons flottantes, mais des palais flottants, une ville flottante.Ils renferment des cabines élégantes et spacieuses, de luxueux salons, des salles à manger dignes du Windsor, des bibliothèques, des salles de danse, des jeux de tennis, des bains, des gymnases, des ponts d’une longueur à décourager un bébé; et ces mastodontes bondissent comme des lévriers sur l’océan.Quel confort! Quelle transformation depuis Xapotêon ter! Le tourisme aujourd'hui est une grande industrie, l’une des choses gui font pardonner à notre eivilisalion set laideurs.Pensez donc mt jour où grAce A l'aéroplane perfectionné, le petit employé pourra faire son tour d’Europe durant ses va- cances d’une quinzaine! En attendant, il est plus pratique pour le prolétaire a’aller faire un tour A la bibliothèque du McGill.Mais le prolétaire préfère un récit de meurtre, le jeu de bâtie, la boxe, le cinéma ou le simple plaisir de flâner en mâchant des pistaches.* * * Sauf à la Eussie, A la Pologne, aux régions de la Baltique, l'exposition fait leur part aux divers pays eitra-péens, tous pays de tourisme; el deux villes seulement ont l’honneur d’une vitrine-.Londres et Paris.Sans nier l’attrait de la capitale anglaise, géante noire dans la fumée de ses usines, l'orgueil de sa richesse et de sa puissance, il est des villes espagnoles et italiennes pins fascinatrices, je pense.Des Parigots enragés trouveront aussi exagérée la grande importance cordée à la Grande-Bretagne; niais la campagne anglaise est jolie.J’aime à voir un cottage iKiysun juché dans la verdure, et quoi de plus enchanteur que les châteaux et les lacs d’Ecosse?Peu impartent les détails, c est l’ordonnance générale qui compte, l’Impression d’ensemble, la vision qui reste dans le cerveau, de ce continent privilègié, héritier de la Grèce, de Borne ci de l'Eglise, d’où viennent nos ancêtres et te meilleur de ce que nous sommes.J’emporle de là dans ma prunelle un monument de Paris, un coin de Venise, un âpre paysage d'Espagne, et je passerai indemne au travers des horreurs architecturales de la métropole, comme un vacciné au milieu de pestiférés.Les affiches des compagnies de transport, des agences de tourisme méritent A elles seules une insite.Elles prouvent gne la publicité, instrument vulgaire aux mains des ignorants et des philistins, peut se hausser jusqu’à l’art.Par l’éclat des couleurs, leur savante synthèse de paysages, leur symbolisme, leur fantaisie, leur truculence, elles son' comme des hauts-parleurs qui amplifient la imix multiple des récits de voyages., FLIC.calisme prétendument international et neutre, en réalité, américain, a faussé l’esprit d’une foule de nos bons ouvriers.Ils préfèrent servir les intérêts économiques des Etats-Unis et les poussées impérialistes de l’Angleterre que défendre l’intégrité du patrimoine national.Au reste, c’est logique: sous le pontificat de Samuel oompers, le syndicalisme américain a fait litière (les Intérêts des travailleurs et des principes de l’internationalisme pour faire le jeu de la ploutocratie américaine et anglaise.Tant que nos ouvriers n’auront pas rompu le joug, ils ne seront ni nationalistes, ni internationalistes, mais tout simplement dénationalisés, au profit du travail et du capital américain.S’ils veulent s’en rendre compte, qu’ils suggèrent à leurs confrères des Etats-Unis de faire adopter à leur prochain congrès un voeu favorable a 1 importation des marchandises européennes portant l'étiquette syndicale, de préférence aux produits américains non étiquetés.Et au Canada même, pourquoi ne pas adopter la même attitude?Pourquoi abattre la “protection” au seul profit des marchandises américaines syndiquées?Experts et "techniciens M.le juge Wilson a tancé vertement les “experts” médicaux et au-tres qui se chargent d’éclairer la justice.Il a raison.Sur le nombre, il en est d’honnêtes et de compétents.Plusieurs, même parmi ceux-ont le tort de «e croire infaillibles et de rendre des oracles au lieu de se borner à exprimer des opinions: c’est tout ce qu’ils peuvent donner; c’est tout ce que la justice a le droit d'exiger d’eux.Mais le pire, c’est qu’une foule de ces “experts" trafiquent de leur science réelle ou prétendue et rendent le témoignage arrêté d’avance avec l’avocat de la partie qui les a engages (et gagés).Ce trafic est vieux comme le monde; il n’en est pas moins détestable.Les associations professionnelles feraient bien d’y voir; sinon, le public finira par croire qu’elles existent moins pour veiller à “l’honneur” de la profession que pour sauvegarder son monopole et ses profits licites, ou nu-tres.Les foudres de Léonide Le dieu qui préside aux grandes routes de la province, vulgairement dénommé Léonide Perron, menace de ses foudres les propriétaire* d’autobus.Dans son extrême condescendance, le tout-puissant ministre daigne donner une raison, même deux, pour justifier son auguste menace.Quelle grâce! Ne pourrait-il faire la pluie et le beau temps sans rendre de comptes à personne, sauf à sa conscience intime, comme feu Charles 111, roi d’Espagne?Serait-ce que le divin Léonide mirait quelque peine A localiser ce |tréfonds de son âme?Toujours est-il! qu’il juge opportun de restreindre le trafic des autobus, pour les deux motifs que voici: 1o.leur trop grand nombre gêne la circulation; 2o, leur pesanteur détériore les routes.En quoi les autobus gênent la circulation plus quç la masse des autres voitures, c’est difficile à comprendre, Comment ils détériorent les routes plus que les gros camions de transport, beaucoup plus lourds que les autobus (surtout quand ils sont chargés de ciment), c’est encore moins facile à admettre.La vraie raison ne serait-elle pas que les autobus font concurrence aux che- Bloc-notes Internationalisme et militarisme Les travailleurs en chaussures, affiliés aux syndicats américains, se sont prononcés pour l’encouragement aux produits américains portant l'étiquette syndicale, de préférence aux produits de l’atelier canadien libre.Dans quelle catégorie classe-t-on les chaussures fabriquées par les syndicalistes catholiques et nationaux?11 serait intéressant de le savoir.Un groupe de ''radicaux” a proposé contre la guerre et le militarisme un voeu qui, paralt-il, n'a aucune chnnce d’être adopté.Cette double attitude est symptomatique: elle démontre â quel point le svndi- mins de fer et aux tramways?qu’ils permettent de faire un peu d auto pas trop cher à une fouir de gens qui n’ont pas les moyens d’acheter une limousine, ou de louer un taxi à quatre piastres l’heure?En ,sa qua-jlitc de directeur du Tramway de Montréal, M.Perron a dès longtemps pratiqué l’industrie de l’empaquetage humain dans des voitures malsaines; pour son compte, il use ad libitum (le la voiture de maître, ouverte ou fermée, fl méprisé fort les gens qui n’ont pas eu l'intelligence de se faire assez de galette pour rouler carrosse ft leur guise (ou aux dépens d'autrui); et il tient pour insubordonnés les Ca-nayens qui veulent prendre à bon marché un peu d’air frais.C’est bien la mentalité d'un vrai démocrate arrivé ,.ou parvenu.Chiquenaude à nos décorés Une artiste française, mariée et mero de quatre enfants, madame Suzanne Desprès, refuse la médaille de la Légion d’honneur.Elle veut, dit^eile, ‘‘garder la pudeur de son travail et de sa vie".Bravo! Cette comédienne donne un exemple de bon goût et de bon sens propre à rafraîchir (ou ft défraîchir) nos sommités, notabilités, médiocrités et nullités mâles, femelles et neutres, à qui le gouvernement français prodigue depuis quelque temps les bouts de ruban et les boutons de culotte.Pour ceux de ces messieurs et de ces dames qui s’affichent comme catholiques, cet empressement à mordre, comme les truites sauteuses du printemps, à l'appât d’un ruban rouge que leur tend un gouvernement ennemi de l'Eglise et de toutes nos traditions, est particulièrement affligeante.Chez tous, elle démontre que nous avons hérité de nos prédéresscurs, Iroquois.Murons et Micmacs, et que nous partageons avec nos contemporains, les nègres d’Afrique, le goût des babioles décoratives.A vrai dire, beaucoup d’Européens sont à cet égard, aussi sauvages que nous.Et les démocrates yankees, donc! H.R.LUNDI Lundi, jour de fête légale^ le DEVOIR paraîtra au eoiirs de l'avant-midi.L*Exposition internationale des Arts décoratifs modernes (par M.Fernand Préfontaine) L'exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes qui vient de s’ouvrir à Paris marque, dans l’histoire de l’art, une date très importante dont je veux tenter ici de préciser la signification.C’est Je triomphe indiscutable d’un groupe d'artistes qui, depuis vingt-cinq ans, lutte courageusement contre l’esprit de routine d’un public imbu d’une naïve archéologie qui lui tenait lieu de sensibilité et de goût.Quand, il y a sept ans.je prenais la défense de ce mouvement d’art décoratif moderne, j’étais bien loin de prévoir une victoire si rapide et si complète pour des idées qui m’étaient chères.(1) Comme ce mouvement s’est principalement affirmé dans l'art du mobilier.11 me semble utile de rappeler d’abord quelques notions de l’histoire du meuble en France.En ce qui regarde l’ameublement, toutes les époques, excepté celle qui nous précède immédiatement, ont été modernes.Toujours le mobilier s’est logiquement adapté aux moeurs et aux habitudes du siècle où il a été conçu.On n’aurait pas eu l’idée au XVIe siècle de refaire les meubles du moyen-âge, ni sous Louis XIII de copier fidèlement les formes ft la mode sous François 1er ou Henri II.Il y avait évidemment une continuité, une tradition de métier qui se transmettait parmi les artisans de ces époques, mais aucun d’eux n’aurait songé à recommencer bêtement et servilement l’oeuvre de ses prédécesseur».Il en a été ainsi jusqu'à la Révolution.Ce fut une catastrophe pour certains arts qui reposent nécessairement sur l’ordre et la discipline et qui ne peuvent subsister dans une société désorganisée.Cependant les artisans de l’ancien régime n’étaient pas tous disparus et, quand lé calme fut revenu, le Directoire, le Consulat et surtout l’Empire purent avoir un décor au goût du jour.Sous Louis-Philippe on put voir encore, pour la dernière fois, des meubles conçus sans une ridicule préoccupation archéologique.Mais depuis environ 1850 il semble que tout esprit créateur cesse d’inspirer la production des meubles français.Sous l’influence indubitable du romantisme Je public, français s’enthousiasma pour Je* vieilles choses.C'est un sentiment fort respectable d’aimer les oeuvres de nos ancêtres, mais encore fnut-il y mettre du discernement.Il y a eu autrefois de niédiocre.s artistes comme il en existe aujourd'hui; mais cria est si facile, si tentant de se créer une réputation de connnîs- (1) “Le Nlgog” août 1918.seur, d’homme de goût en étalant quelques vagues notions archéolo-ucs.lonsieur H.-M.Magne souligne très bien ce travers dans sa conférence faite le 18 janvier 1925 au Conservatoire National des Arts et Métiers: ''L’initiative créatrice "avait fait place à la copie, et le “public s’était laissé, prendre à eet-“te.erreur, confondant l’admira “lion des objets anciens, qui est “louable, avec l’envie de les copier, “qui est regrettable, imrce que les “oeuvres anciennes correspondent “à des idées, d des besoins, A des “techniques gui ne sont plus les “nôtres." Tout bourgeois français, sous la troisième république, était devenu un fin connaisseur.Ce n’est pas à lui qu'on aurait fait aecopter un ornement Louis XV dans un ensemble Louis XVI.On en était arrivé ft faire des classements pour les différentes pièces d’une maison; I» xalle à manger, arbitrairement, devait être du style Henri H, le salon : Louis XV.la chambre ft coucher : Louis XVI et la bibliothèque: Empire.Certains esprits se révoltèrent contre cette manie ri essayèrent de réagir.Cependant les tentatives de Plumet et Guimard, vers 1900.que l’on baptisa d’“Art Nouveau”, n’eurent pas beaucoup de succès; ces deux artistes voulurent absolument créer un style nouveau en faisant table rase de toutes les acquisitions du passé.Cette réaction, vraiment trop violente, eut un médiocre résultat.Plusieurs artistes s’entètè-rcnl à créer un style, ou plutôt, ft établir des meubles qui seraient en rapport avec la vie actuelle tout en demeurant dans la tradition.Quelques-uns y réussirent.Il ne s’agissait plus que d’amener un public encroûté dans les “Trois-Louis" à une compréhension plus saine do l’art décoratif.Cela fut laborieux et, par moments, presque désespéré; il y avait contre ecs novateur» toute la confrérie des antiquaires et les fabricants de “Vieux-Neuf” du faubourg Saint-Antoine.Puis, il y rut la guerre.Les idées évoluèrent.Certaines manières de penser du “Stupide XIXo siècle” comme dit Daudet, disparurent; on trouva logique de vivre entouré de meubles adaptés aux besoins actuels.Les grands magasins de Paris ne furent pas longs à comprendre leur intérêt; chacun d’eux s’assura les services d'un artiste de renom et, ft côté dh rayon des meubles dits “de style" ou vit paraître les meubles modernes (pp prirent bien vite une importance primordiale.Le monde officiel s’émut.Et cela est bien étonnant, car tout le monde sait, qu’en France.Part of field est ordinairement en retard {Suite A la page 2) L’action pratique EN ALBERTA Nous avons l’iiutrc jour signalé la campagne que poursuit en Alberta le Cercle Jeanne d’.\rc.Il s’agit, en deux mots, de tirer de la situation actuelle la inellle^e part possible, d’entretenir et stimuler chez nos petits enfants de là-bas le goût de leur langue, à Jaquello, chacun le sait, les programmes officiels font une place insuffisante.Pour y arriver, le Cercle Jeanne d'Arc a institué entre les élèves de chaque école un concours de français, à la suite duquel il attribue aux concurrents heureux un diplôme spécial.Nous avons sous les yeux, grâce à l’amabilité d’un arid qui visite présentement l’Alberta, le programme des deux concours.Ils sont l’un et l’autre fort intéressants, donnant pour chaque cours un sujet d’exercice ou de dictée, mais une chose distingue particulièrement le programme de 1925 et marque, à notre sens, un progrès heureux.En 1924, on donnait comme thèmes aux écoliers des leçons de morale et des leçons de choses.Les textes de 1925 ajoutent à ces premières qualités une note spécifiquement canadienne, et même al-bertaine.La leçon de français devient ainsi, non seulement une leçon de morale religieuse et un rappel de notions scientifiques élémentaires, mais une leçon d’histoire et de patriotisme appliqué.C'est ainsi qu'aux écoliers du Vie grade, on propose cette dictée: “Savez-vous, mes petits amis, gui a planté la première croix en Alberta?Ce sont les soldais français qui construisirent le fort de la Jonquiè-re, en 1751, sur l’emplacement de la ville de Calgary, non loin des montagnes Rocheuses.Depuis ce temps les voyageurs et tes engagés des Compagnies du Nord-Ouest ont continué la prière française, et ils ont aidé les missionnaires dans la conversion des sauvages.Voilà des choses gne nous ne devons jamais oublier et qu’il est bon de raconter à ceux qui veulent traiter les Canadiens-français comme des étrangers dans le pays découvert par leurs pères il y a trois cents ans.” A ceux du grade VIII, on propose relle-ci: “St vous ne faites de.vos fils des prêtres, faites-en des agriculteurs,” recommande S, E.le Cardinal Bégin aux campagnards du Québec.Ce conseil s’applique aussi aux catholiques dr l Ouest.Les écoliers qui préparent leur avenir doivent souhaiter ce qu'il y a (be mieux.Si Dieu leur a donné des talents et une vocation, qu’ils supplient leurs parents de les faire instruire au collège ou an couvent, pour devenir en état de travailler un bien de l’Eglise et de leur prochain.S’ils sont destinés à cultiver le sol, qu’ils s'estiment favorisés de vivre dans la nature créée de Dieu, et d’aider au Créateur à produire les moissons nouvelles qui nourrissent l'humanité.” Ces deux fortes leçons joignent au grade X celles-ci: "Les luttes que nos pères ont soutenues et subisse.nl encore pour la défense, de notre langue et de leur religion doivent dire notre règle de conduite de demain.Etablis dans l'Ouest les premiers, ils furent donc les premiers maîtres des plaines qu'ils ont labourées et arrosées de ieurs sueurs généreuses.Jeunes gens stir qui l’avenir compte, ne craignons pas de faire valoir nos drolls, sachons les défendre digne ment: noire langue n'est pas étrangère ici, elle ne mendie pas.elle est chez elle.Honneur à celui qui aura eu assez de fierté pour crier bien haut : "Je veux être ce que.fu-rent mes um êtres.” Au grade XI, le petit écolier csl prié de ‘'raconter A un petil An glais le dévouement de Dollard et ta leçon que doit en tirer la jeunesse d'Alberta." Ainsi de suite.Voici de l’action pratique.Ce n’est qu'un détail, mais un détail dont l’on ferait bien de se rappeler dans k\s discours patriotiques qui seront prononcés â l’occasion des fêtes de Dollard et de la Saint-Jean-Baptiste.Il peut servir d’exemple et de leçon.0.H VERS LES 10.000 "LES JOURNAUX ET LE CB IMF’ Près de.7,000 exemplaires de la brochurette Les journaux et le cri^'o ont déjà été enlevés.D'aut % commandes s'annoncent.C’esl que l'actnalilê de cette lettre de.Mgr Bruchési, vieille pourtant de vingt ans, s'impose à Ions; r’rst aussi que cette pièce, si forte et si précise, apparat! comme un excelient moyen de faire pénétrer dans ta fouir des leçons salutaires.Le format de la brochurette (qui peut se glisser dans une petite enveloppe longue) ci son bas prix en facilitent aussi la diffusion.Prix: 15 sous la douzaine.$1.25 le cent.$10 ie mille, franco.Adresser les commandes au Service de Librairie du Devoir.930.rue, Notre-Dame est.Montréal (Téléphone: Main 7400)./ 3 \ 2 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI, 23 MAI 1925 VOLUME XVI — No 119 LETTRES AU “DEVOIR" Nous ne putUons que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, svec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique.Colonisation et émigration Amqiu, 22 avril 1925, Monsieur le Directeur du Devoir, Dans une communication au Devoir du 6 avril, M.Vcdin me reproche de vouloir amener la question d'émigration sur un terrain d’ordre plutôt administratif.Je me demande à quoi sert de discuter une chose quand on ne veut pas son amelioration?Or, qui doit traorntler a ^ ^ - garder notre population che.no., • ieniinc (jes limites, comme cela se de terre défrichée; le colon n en aurait pas besoin et serait plus libre de voter pour qui il voudrait, sans craindre l’influence que font inxloir les agents du gouvernement, en temps (détection.Je n’analyserai pas en entier les arguments de M.Valin, ce sérail trop long; je prends ses chiffres quoiqu’ils soient exagérés ; un lot vaut pour le colon $3,650.00 et il le paye $60.00.Cette grosse valeur appartient au gouvernement, non au colon auquel elle ne rapporte rien.On sait que le colon n’a pas d’argent; alors ce capital ne lui rapportant pas d’intérêts, il doit se contenter de ce qu’il coupe dans ses défrichés.Le beau chemin qui Jui est fait est un avantage, sans doute, mais n’augmente pas ses revenus.M.Valin dit que je me scandalise du fait que le gouvernement prend des mesures pour faire défricher la terre et protéger la forêt.Je réplique que ces moyens n’en sont pus de véritables, et qu’ils ne pourront lama is protéger la forêt contre le feu, tant qu’ils la laisseront hacher par les comiyagnies, dans toute l’é- cüs pour y arriver, si ce ils ne nos administrateurs?., , Seulement, la difficulté de celle étude, pour moi, c'est que nous, colons, cultivateurs, ouvriers, commerçants en détail, n’avons pas, ou vas assez, de nos représentants qui connaissent nos misères, pour prendre nos intérêts.Si l’on pense a nous.on nous voit sans influence et on se fiche de nous.Je n’ai pas dit ni pe\sé que les fonctionnaires 7ù départ t\i ènt s ont 'des imbéciles: scs défrichés?non.c’est trop dur •i ï.j- »c .'i~ n** “fins", et loin de là, Us sont des ixyj craie ni l’être moins.>/.Valin dit que les terres qui res-‘ent à coloniser, dans la Malapédia, sont des terres impropres à la cul-ture.mais très riches en forets.Il ne sait donc pas qu’une terre qui produit une belle et riche forêt est inconlestablement une terre fertile et il nous fait ainsi constater qn il •ne cannait rien dans la culture, au encore qu'il ne dit pas ce qu’il pense.Il analyse ensuite la richesse d’un lot, après que le licencié y a pris tout ce qu’il a pu, ci t’évalue à & ou 10 cordes de bois commercial à l’acre, en considérant qu’il laisse au, colon une veil te fortune.Eh! bien, j’invite M.Valin à laisser là sa posi-tion.qu'il ne trouve assurément pas trop rémunératrice; s'il a de l ar-¦gent en caisse, qu'il le donne aux missionnaires et qu'il vienne s ern-imrer de la fortune de ces colons! De ce jour-là, je suis persuadé qu’il voudra, pour le colon, un lot mieux boisé.Analysons davantage la richesse qu’il prétend laisser du colon: 10 cordes de bois à l’acre, dit-il.C’est entendu donc qu’il ne reste que du bois de corde, pulpe et autres.Le sapin et l’épinettc a billots ont été enlevés; il reste le bois franc, dans son entier, et un peu de petits sapins et de petites rpinettes.Un colon a droit de défricher cinq acres de terre par année; coupons imr moitié la quantité de bois franc et de bois mou qui lut reste, soit 5 cordes, de chaque sorte.Le bois franc n’a pas marché; il reste le bois mou: 2o cordes dans 5 acres.Supposons une famille de cinq enfants, sept en tout : 25 cordes de bois de pulpe, à $S la carde, rendu aux gares du chemin de fer, font $200.Voilà le seul revenu du colon, finur la vie et l'entretien de su famille pendant un an.Je crédite le bois à $8 la carde, comptant sur les Etats-Unis pour l’acheter, car nos manufacturiers canadiens ne rachèteront pas a ce prix.Maintenant, voyons un peu quel avantage il y a pour le marchand de bois à déboiser ainsi les terres qui doivent être vendues aux colons.Les compagnies payent à leurs entrepreneurs, pour faire couper le< bois sur leurs limites, $10 et $11 le mille pieds: si l’on y ajoute la coupe et le loyer de leurs terrains cela donne environ $15 le mille pieds.Que Von donne au coton ces lots boisés; il revendra son lads aux compagnies pour le même prix, et ne refusera pas de payer au département $1.00 le 1,000 pieds de, bois, comme compensation pour la couve, que payent les compagnies.De là, plus besoin pour le colon de couper en dehors de ses défrichés: vins besoin de le poursuivre quand U fait brider ses abatis, te danger Je feu étant disparu.Et le colon serait heureux, tout comme le marchand de bois; les seuls mécontents seraient les spéculateurs, ceux mi vivent avec l'argent des amendes nagées fair les colons et les cul-livmeurs.S'il en était ainsi, le gouvernement pourrait se dispenser de payer la prime de $6.00 par acre qui peut mettre en vigueur les tn y- pratique.Le.colon est le seul vrai “ ¦ gardien de la forêt, non les lois.M.Valin nous cite les personnes exemptées d’obéir aux lois pour la protection des forêts.Les ingénieurs forestiers, les arpenteurs, les agronomes et tous les autres employés du gouvernement sont pas exemptés, n'est-ce pas?Alors, pourquoi ne se groupent-ils pas pour aller éteindre les feux et laisser le colon faire ses semences et - - - ‘ h .et trop sale pour ces messieurs; pendant ce temps, ils’- prennent leurs vacances.Je ne vols pas de nécessité pour nos gouvernants, de copier les autres pays ou provinces, pour faire les lois dont nous aifons besoin.Voyons donc par nous-mêmes ce qu’il nous faut, et agissons en conséquence, dans l’in-têrét du pays et de la province de Québec.Le feu de forêt est l’ennemi, principalement dans le Malapédia.Oui, c’est bien là que Von semble mettre tonte l’énergie possible pour favoriser les propriétaires de limites et pourchasser les colons.M.Valin dit qu'il n'entend jamais parler de la valour du sol, mais beaucoup de la valeur du bois, ce qui est très naturel puisqu'il n’ccon-te que tes marchands de Dois, et ne fait aucun cas du colon et de ceux qui parlent pour lui, Même, je comprends que le côlon puisse parler autant du bois que du sol, puisque le bois est lu première production de la terre et qu elle ne produira pas autre chose tant que le colon n’aura pas enlevé le bois et cultivé le sol.Pour cela il parle de conserver le bois.M.Vafin écrit encore que “Dire à un colon qu’il est un inartyr ou un héros ne le dérange pas.Il sen va débiter son bois, en pensant qu'à midi il faudra donner à manger à ses porcs, etc.” C'est là, tout ce qu'il connaît des soucis du colon.Il ne sait pas que sa première préoccupation .c'est d’avoir quelque chose, à manger, pour lui et sa famille, non pour le cochon ni la vache.Avant un au il ne pourra garder dans le bois ni cochon ni iKtchc, car il lui faudra avoir économisé de l’argent pour acheter ces animaux et pourvoir à leur nourriture.Le colon n'arrive pas dans,le bois avec ses poches pleines d'argent; la plupart n'en ont pas du tout, et si l'on réclame du bois pour lui; c'est que la terre ne produit pas de carottes et de navets tant que la terre n'est pas défrichée ei cela prend du lient à l’Etat appartient au gouvernement: c’est a nous, les contribuables), nous réclamons, pour le colon, des terres mieux boisées, afin d'avoir des colons et des cultivateurs plus prospères, avec des ad-ministrateqrs plus soucieux de l'Intérêt de la classe agricole, une province plus riche.Quant à la question de cultiver la forêt, ie crois que c'est encore là un excellent moyen de créer an département de plus, avec une suite d employés payés au détriment du coffre provincial, pour faire du capital politique.J'en comprends ainsi l’idée.Suivant l’opinion de M.Valin, l’Etat doit savoir ce qu’il va recevoir en retour de ce qu’il donne, et pour arriver à ce résultat il faut des lois sévères, lorsque de grosses valeurs sont en jeu.Il y en a pour-l tant de ces lois, et qu en a fait le\ gouvernement quand il a vendu les^ forêts de la jirovince aux compa-\ gaies?Oh! Is.v.p., ne parlez pas de cela! Son, ce sont des compagnies.Mais, quand on vend un loi pour la colonisation il faut des lois sévères et, celles-là, on les fait ob-1 server! Il ajoute: “Un malaise existe depuis longtemps, malaise provenant du droit donné aux licenciés de couper du bois sur les lots de colonisation.“El il tombe immédiatement sur ce qu’il appelle un autre mal.Arrêtez-vous un peu, M.Valin.Voyons à ce premier mal.avant que d'en venir à celui que vous cause le colon commerçant de bois.Pour le guérir, d’après vous, il faut donner aux colons des terres pillées de lout bois, et beaucoup d’argent.Cela prouve encore une fuis que vous ne connaissez rien du tout de l'agriculture, et que vous n’écrivez que pour faire de la propagande politique.4 coup sùr, les licenciés auraient une grosse influence, en temps d’élection, et l’argent donné aux colons serait encore un lien certain pour les forcer à voter pour le candidat du gouvernement, Mais, qu'est-ce qui vous, fail chercher tous les moyens pps-> sibles de satisfaire le colon, en évitant toujours les plus simples, ceux qu’il réclame, si ce n’est pour le tenir sous la griffe des politiciens?Mais le bois que le colon a sur son lot, le licencié n'a qu’à l’acheter, et il l'aura au même i>rix de revient.Alors, pourquoi tous ces moyens détournés?C’est que vous voulez éviter le vrai moyen de faire de la bonne colonisation, éviter de [tarder les sujets dans la province.Vous dites nue c’est le role de l'industriel, du commerçant de faire le commerce, et non celui du colofi.Eh! bien, moi, je suis commerçant, et je dis que le colon a un droit acquis de faire le commerce de tous ses produits: grains, bois, viandes et tous les produits de la ferme.M.Valin veut lui contester ce droit, lorsque notre, gouvernement se permet de vendre de la boisson et même de faire le commerce en général {la Coopérative).Non, non, liberté pour le colon comme pour moi-meme ci pour tous! Personne ne peut prétendre que le cultivateur s’occupe exclusivement de faire produire sa terre, sans .s'occuper de retirer le plus possible de celte production; c'est là tout son revenu.Je ne puis dire la meme chose, des employés civils, des deputes et des ministres, qui sold payés par la province, c’est-à-dire ]end 15 sous l'exemplaire et $1.50 la douzaine, franco; par quantités de 50‘ et plus, 10 sons l’exemplaire, port en plus.Femmes-hommes se vend 25 sous l'unité, plus 3 sous pour te port; $2.50 la douzaine, plus 25 sons pour le port; par quantités de 50 ef plus, $17 le cent, port en plus.Les deux brochures se vendront ensemble 40 sous franco.L’Exposition internationale des Atrs décoratifs modernes (Suite de ta première page.) de cinquante ans, au moins, sur la vie artistique du pays.Il arriva cependant cette chose merveilleuse: on organisa officiellement à Paris une exposition internationale des arts décoratifs modernes sur l’esprit de laquelle le règlement d’admission ne laisse planer aucun doute.Voici comme exemple, l’article IV de ce règlement: ART.IV — Sont admises à l’exposition les oeuvres d’une inspiration nouvelle et d’une originalité réelle exécutées et présentées par les artisans, artistes, industriels créateurs de modèles et éditeurs et rentrant dans les arts décoratifs modernes.^ En sont rigoureusement exclues les copies, imitations et contrefa-çoizs des styles anciens.J’avoue cependant que le mot “moderne” me gène un peu.Je comprend qu’on l’a employé surtout en réaction contre l’art imité de l’ancien; mais il y aura en 1940 un art moderne qui ne ressemblera probablement pas à l’art de 1925.Il aurait mieux valu dire_ simplement l’arl actuel, l’art 1925.Presque tous les peuples exposeront ect été à Paris et, chose amu: santé pour nous Canadiens qui avons un si profond respect pour le modernisme américain, les Etats-Unis ont clé obligés de s’abstenir de ¦prendre part à cette manifestation d’art.’0’\ Régulier $11.25.En vente à .«)'»)” x O’O”.Régulier $15.50.En vente à .» rt'O” x io’6“.Régulier $15.75.En vente â .f)’0” x 12’ft”.Régulier $18.00.En vente à ., GRATIS Pourquoi voua fatiguer fl prendre le* meaure» de vos planchers quand ne* expert* peuvent le faire fl titre abaolumrnt gratuit et avec plu» de précision que vous.Appelez EST 41S2 fl ce sujet.Pas d’obligation pour vous lorsque nous allons chez vous dans ce but.EST 4182 Tapis Anglais pour Escalier Uhemin de tapis tapisserie, 27 pouces de large En vente, la verge.89c $1.85 $3.50 Tapis anglais Wilton velours pour escalier, large de 27 près.Rég.$2.50.Chemin de tapis Axminster anglais, 27 pouces de large.En vente.Chemin de tapis Wilton (Royal), 27 pou- OC ces de large.En vente, la verge.Chemin de tapis Axminster (Saxony), 27 pouces de large.En vente, la verge .$5.00 Kirlraux un Voilu $2.95 1a pair* He»u\ l idcsuv dr couleur crème avec jolie bordure phase* d* couleur rr.ntriistiinlr.Une dr* meilleure» qualités de voile fl rideaux, (,om-plrt «sec Hltuchrs, '.’'a serges de long.Régulier $1.09 llitluaux en Vlarquiselte $2.88 ’l* ' !.f$ pht\ rideaux on belle marcjulsftte.Finit fiilre- « em.* Âm, 1 jrk 4 jrk fs » Un n luveau livre sur saint François d’Assise UN MECONNU: MARIUS SEPET par E.-G, Le Dos Nous avons pubjié déjà qaeinae notes ss?r Marius üepei.On nous sau ra gré d’y ajouter cclles-ni, que nous empruntons (en faisant des coupures) à un article de la Croix, car cet écrivain de mérite n’est pas suffisamment connu.Marius Sepet avait de précieuses qualités pour l’érudition: il avait le goût du travail et une puissance de travail peu commune; le labeur intense auquel il se livrait sans relâche, sans presque de distraction, a menacé, à diverses reprises, d’avoir des conséquences fâcheuses pour sa santé; il avait la ténacité dans î me M.de Clave (ainsi qu’il me le 81 ; racontait un jour1 se seraient cru déshonorés si la feuille qu’ils dirigeaient n’avait pas eu au moins un article littéraire par jour.Il y a traite les sujets les plus divers; histoire, littérature, philosophie, variétés.Mais il y a fait oeuvre toujours catholique et éducative.La presse, pour lui, n’a jamais cessé d’être un moyen d’apostolat.Le souci qu’il manifeste en tête de plusieurs de ses livres d’obéir à l’inspiration chrétienne, il l’a eu dans tous ses articles.La Revue des questiosn historiques à laquelle il a donné, pendant les recherches; il avait un sens cri-l de Lien longues années, des chroni-tique très avisé, il ne reculait pas I duc* si personnelles, si originales, d’ailleurs devant les hypothèses, qui sont souvent fécondes, mais il avait trop de mesure dans l’esprit pour s’y attacher comme à des vérités sûres.Il lisait énormément, et il lisait bien; il saisissait rapidement ia pensée d’un auteur et il avait la précieuse faculté de savoir l’exposer lumineusement.Plus d’une fois, dans les correspondances que j’ai eues entre les mains, j’ai trouvé l’aveu par les auteurs que, -seul des critiques ayant parlé de leur livre, il avait su bien eompren.dre ce qu’ils avaient voulu dire ou que, seul du moitjs, il avait su l’expliquer au public.J’ai toujours été frappé de cette lumineuse clarté, de cette rare pondération qu’il mettait dans ses livres coming dans ses articles.Il n’aimait pas Napoléon, et le jugement qu’il a porté sur lui, balançant ses défauts et ses qualités, est si modéré, si équitable, qu’il parait bien près d’être le jugement même de l’impartiale histoire.Et, d’autre part, l’attachement qu’il avait aux Bourbons ne l’a pas empêché, dans son Louis XVI, de tracer de ce malheureux prince un jugement sévère dans sa sérénité.C’est cette mesure dans la pensée qui fait, je crois, en même temps que l’un des charmes, l’une des .supériorités de cette Jeanne d’Arç qu’il a pu mettre au point dans les multiples editions qui s’en sont succédé, mais qui est restée essentiellement telle qu’il l’avait écrite à 24 ans et qui est bien, malgré tout ce qui a été écrit sur notre sainte nationale, “la meilleure et la plus substantielle et la plus vivante histoire que nous ayons de la sainto héroïne”, connue te lui écrivait S.Em.le cardinal Touchet, Un autre trait du caractère d’écrivain de M.Sepet que je voudrais souligner, parce qu’il contient une leçon, c’est la générosité, la candeur presque, avec laquelle il rend toujours hommage â ses devanciers, n’hésitant pas a leur emprunter les pages qui lui semblent bonnes et judicieuses au lieu de les démarquer, sans les nommer, comme on ne le fait, hélas! que tron souvent.Ce procédé, je le crains, a trompe plus d’un lecteur et plus d’un critique snr l’origine réelle de M.Sepet.L’on a semblé croire parfois que tel d qu’une mosaïque si pleines d’idéês et de faits, chro niques qu’on relirait aujourd’hui avec beaucoup de profit et que l’on trouverait souvent bien actuelles, a été Lun des organes où s’est le plus et le mieux exercé ce ministère.Voyez, par exemple, ce conseil qu’il donne nus publicistes catholiques, quand il les invite à prendre part au mouvement d’études sur 1789: “lis sont tenus pour l’honneur de leur cause et de leur foi de sc montrer supérieurs à leirt’s concurrents et à leurs adversaires, par l’étendue de leur savoir, la Correction et la force de leur méthode historique, comme ils le sont sans aucun doute par les doctrines religieuses, philosophiques et sociales qu’ils profes-sen.t et sur iesmiclles il importe tx-t quids ne se qu’its ne se contentent adhésion de coeur, mais t renie ment pas, d’une qu’ils éclairent leur esprit de.no fions exactes et puisées aux jnetl-leures sources.” •C’est une exigence un lieu sévère, mais à laquelle, pour sa part, ij se conformait aveÇ L'OH’titude.I! avait étudié notamment la Somme de saint Thomas xd se tenait, par d'amples lectures, âtt courant du mouvement théologique et philosophique, ce qui assurait l'orthodoxie de sa pensée et lui permettait d'aborder avec sécurité certains sujets sur lesquels beaucoup pourraient glisser ou trébucher.t'n des objets qu’il avait le plus à coeur était de retirer les classes dirigeantes et notamment la noblesse des occupations frivoles ou sportives auxquelles il se plaignait de les voir trop souvent s'abandonner.C’est là Tua des buts que visait M.le marquis de Beaucourt, cet homme éminent qui a si fortement marqué dans l’histoire intellectuelle de notre pass quand il fondait la Société et le Salon bibliographiques.Il avait voulu mettre en un contact fraternel les intellectuels et la haute société et par ce contact développer en celle-ci le goût du travail de l’esprit.M, Sepet, partageant ses vues, ne se faisait pas faute, dans les organes auxquels il collaborait, de les répandre dans le public.Par exemple, s’il trouvait “excellent que In noblesse française d’origine essentiellement militaire et rurale entretienne avec la vigueur physique qui ne messied pas aux racés anciennes tout ce qui peut fortifier ou renouveler en elle ce double >4< ‘ ' iiVrs .v,’:, I caractère’’, il ajoutait aussitôt absor- pruntes cl cousus bout « imut nu g >,'¥> ™P!tï»8Ç- îirt,,,,,!,, ,i,.j„i,l!|,la cl.Ls,- ans Lus des érudits, au sens critique fauves un j)t,u ,je chasse aux idées plus avisé ont bien su apercevoir > (.| nux faps (p,m ordre”, du contraire.Le journalisme auquel il donnait M.Sepet a écrit un nombre d’ou-! ainsi du meilleur de son esprit et venges assez, considérables; sauf In ; de son coeur eut sur lui une influen-Jeanne (VArc et»peut-être le Suint [ ce considérable.Lin l’obligeant à l.ouis, ils n'ont pas obtenu le sue- lire pour en rendre compte, de In eés qu’ils méritaient, et je ne sais | manière consciencieuse que nous pas pourquoi.Préparés' avec cou-1 avons dite, une foule de livres sur science, solidement construits, for-J «ne foule de sujets (il était d’ali- tement pensés, écrits dans une langue ferme et vigoureuse, à laquelle le trait ne fait pas défaut, ils ont.semble-t-il, tous les éléments qui auraient dû leur assurer le succès, ("est le cas de ces Maitres de la poésie française., trop négligés, à mon sens, et dont un critique a pu dire cependant: “Je ne crois pas qy’nu-eun de ces livres lui fasse plus d’honneur que celui-ci.” M.Sepet, qui était poète à ses heures, a mis dans ce livre beaucoup iylus d’idées nuis un lecteur passionné et infatigable), elle enrichit son esprit de connaissances multiples; elle l'obligea de réfléchir sur des matières étrangères au cours ordinaire de ses travaux, auxquels d'ailleurs cette gymnastique intellectuelle ne pouvait être que profitable.Je crois bien que c'est le journalisme qui, en mçttnnt entre ses mains beaucoup d'ouvrages sur l’histoire contemporaine, le conduisit i s'occuper de cette période et à de iimcmcnt, personnels „1, » ocnactiors, et drame Maisonneuve c.s.v„ il fut stipule que Sa Gran- el I)on ]ÇS Grenadiers.__________________ grande assemblé trat.Monseigneur ne se contenta pas d’approuver et de désapprouver; jusqu'à sa mort il demeura très attaché à son “cher collège’’, ainsi qu’il se plaisait à l’appeler, et, sans cesse, il sut le couvrir de son egi-de puissante.PREMIER COLLEGE ET AGRAN-D l S SEMEN T S SUGCESSIFS Les Clercs de Saint-Viateur, le 12 novembre 1850, avaient élu domicile dans un édifiée servant d'école publique.Us jugèrent à propos, en 1857.de le transporter ailleurs.Le directeur, à cette époque, était le R, P.Michaud.Celui-ci se rendit au pied de la montagne, fit , choix d’un site magnifique, et bientôt, grâce n ses talents damn- | iecte.ne tarda pas à surgir le corps de bâtiment qui forme (le nos jours lu partie centrale du college Bourget.C’est à ce même endroit, que pour répondre à des besoins pressants s’élevèrent l’une après 1 autre.les constructions suivantes: en 1872, l’aile Chouinard; en 1881, un nouvel étage avec toit français; eu 1891.lu tour Joly; en 1904.l'aile Richard; enfin, en 1924, l'aile Latour.dont la pierre angulaire a été bénite le 17 juin par sa Grandeur Mer Rouleau, évêque de Valley-field.En emmenant au Canada (1847) les enfants du P.Querbes, Mgr Bourget avait promis de remplacer auprès d’eux leur père absent.Le i P.Querbes, en les lui confiant, lui! avait délègue tousses pouvoirs sur eux.L’un et l’autre firent honneur à jour parole.Le saint évêque, nuançait même son affection pour i !es Clercs de Saint-Viateur de traits, qui rappelaient (-elle de leur fon i dateur.Comme lui, il était indulgent aux faiblesses.lOnganime, compatissant; comme lui, il les, poussait à l’action hardiment, aimant mieux pécher par excès quej par manque de zèle, les voir trop entreprendre que pas assez.C’était sur ses désirs réitérés, presque sur scs ordres, qu'ils, avaient pris, en 1849.le collège de Chambly; c’est avec son approbation et ses encouragements qu’i'Ls nccevtcrent.en 1850, celui de Bi-gand._ t ; Cette naroisse.située presque^ à l'extrémité du diocèse de Montréal vers l’ouest, assise gracieusement' sur le* collines boisées qui dominent la rive droite de l’Ottawa, en amont de son confluent avec le Saint-Laurent, avait alors à sa tète un homme entreprenant.M.Dèsau-tels.Président de la commission scolairr en même temps que curé, il l’avait dotée d’une bonne école, pour laquelle il rêvait un brillant, avenir: mais pour assurer cet avenir il lui fallait une communauté.Sur les indications et les conseils d" son évêque, il s’adressa aux Clercs de Saint-Viateur oui étaient.' à cetie époque, officiellement re-; présentés par le P.Lahave.Après une visite à ta paroisse Ste-Madeieine de Rigaud, le P.Lahave.séduit par la situation de cette localité, crut à l’avenir d’un établissement d’instruction à cet endroit, et bien nu’il mesurât phi* que personne la faiblesse des .moyens dont on disnosait pour une fondation nouvelle il ncrueillit favorablement les propositions de M.Désautels.lo.Ce dernier cédait aux Clerc*; de Saint-Viateur.nour quatre-vingt-dix-neuf ans.la ioumanee de la maison d’école bâtie nar lui.rons-t'-uctîon — de 72 nieds de front sur ? toc .itTOHir p- rvoMAtv rorirrif nrv *** V •+• —«***'• f mat*.« HAM M4.gHtmin.vm.Les tableaux à déchiffrer nos t et 2 ont parti les 9 et 16 mai.Ils seront de nouveau publiés mais on peut en attendant en obtenir des copies au DEVOIR, 336 rue Notre-Dame Est.Montréal.Un autre prix de S 100.00 Nous avons reçu cette semaine un nouveau prix de $100.00 — c’est le troisième.— il nous est adressé par le CREDIT CANADIEN Inc.Cette maison donne une obligation de la ville de Lyon de $100.00 (valeur en argent canadien) et portant intérêt à 6%- Pc magnifique prix sera ajouté à la classe spéciale dont nous ferons connaître les détails prochainement.La liste des prix à date s'élève à une valeur totale de $1,116.75, plus deux prix spéciaux de $100, ce qui fait $1,316.75 C'est une aubaine dnnl nos lecteurs voudront profiter.Xous les prions, pour faciliter le travail, de s'inscrire sans retard.Ecrire pour tous renseignements à CONCOURS LE DEVOIR Botte postale 4020 Montréal 1MPOR TANT l.es inscriptions arrivent nombreuses.Pour qu'il n'y ait pas d'erreur, nous répétons, en les précisant, les conditions du concours : Chaque abonnement de $1.50 donne droit à une réponse.l.es abonnés en règle ont droit miiinimnimiHÏï5Fn'>imKm- PAGE D’INFORMATIONS DIVERSES /PRELARTSX TéL Est 3409 praprUU* «ucftasiom Chatnlirej lo.’.-ioa-igj —ADMINISTRATION —ASSURANCE -IMMEUBLE —PERCEPTION AIME TOlif»AS, e,c4i.LMr,>férênt« 502, rue Sainte-Catherine Est - - Montréal —4c ton* Score* can* exception —dan* tout* l’acception du term* —do loyer*, do compte» de toute» aorte* Tant qu’il T en aura, Tous pou ver acheter ee fer électrique de 5.00, pour 582.00 «ans corde, en nous retournant votre vieux fer Electric Supply Ci; LIMITEE : ) CRAIG O.MONTREAL L.Ç.Barbeau, itérant C19CHES D’EGLISES EN MAGASIN - ! ich#t et d’occmalon d* différente* fonderie* et d« dlffére»-te» pcuannu”*.à onrtir de 25 livrée jusqu'à 5000 livret.Ce* cloche» pretia a etre «xpédiée* * 15 jours d'ftvie.L 0.TOü iANGEA.315, Ave Mont-Royal Est, Montréal.TKLEPHONE : BELAIS 1*71 C.-EMILE MORISETTE, ÎÎ36, rue Latourclle - Québec Pâtisserie Parisienne — TEA ROOM — Spécialité» françaisro, Ronbon*.Cho-colatr.Petit* Eout», filace* Fant»l-ties, Hutte» froid.Cuitino *ur ordre.P«i* apéciaux pont Bal», Baeiqoct*.Soirée*.Table (fttWMc fixe et 4 la carte J OS.RONDEAU 528, rue Sainte-Catherine Est, TELEPHONE! EST 7«7* J/’utilisation des pépins de raisins M.Jean Osche écrit dans la Croix de Paris : Nous examinerons aujourd’hui le cas fype d’un déchet que nos viticulteurs rejetaient, il y a dix ans, comme sans valeur, et qui a depuis trouvé, un emploi industriel.Je veux parler du pépin de raisin.Si quelqu’un, avant la guerre,!-eût soutenu devant un vigneron \ que le pépin de raisin pouvait ! fournir un profit intéressant, il j se serait heurté à l’incrédulité, il ! a fallu la guerre «t ses besoins ex eeptionnels pour vaincre cette in-S crédulité.Voici comment: On manquait de corps gras.Même en faisant appel aux ressources coloniales et aux apports des pays allés, un ne pouvait pleinement fournir aux besoins de la défense nationale.Les ehi mistes se mirent à la recherche d’une nouvelle source de matiè-' res grasses.Us pensèrent au pépin de raisin dans lequel l’anah se a déeelé la présence de 5 à 20 pour 100 d’une huile que l’industrie peut utiliser.On établit aussitôt des statistiques et l’on 'rouva que 100 kilor de raisin contiennent 3 kilos et demi tie pépins.Vu l’importanc \ de la récolte viticole française, j on pouvait compter sur une mas ' se formidable à traiter.On se i mit à l’oeuvre et des usines fu 1 rent installées pour la distillation 1 des stocks de pépins rassemblés i dans les grands centres viticoles j Peu à peu, l’entreprise se développa et nrit une extension précieuse puisqu’elle pourvoyait aux besoins de l’armée et évitait des achats à l’étranger (pie le change rendait ruineux.L’huile obtenue est utilisée pour la sav nnertC; la peinture! et les graissages.Née de la guerre, cotte indus-j ! trie a continué dans le temps de 1 paix et fournit chaque année un ! contingent important a la pro 1 duction des corps gras.Pourquoi payer cher! 500 Rouleaux, OQ Spécial à.Carpettes de choix dans toutes les grandeurs.l’rélart de passage et d’escalier Service et bas prix.L.P.Fontaine 2 magasins: 1023 ONTARIO EST, 34 MT-ROYAL EST.La Pharmacie Populaire PHARMACIE J.H.ROBERT 1185, RUE ST-DENIS (angle Mont-Reval) Exige* la itiarqrc* VLLIGATOB poor vos MADC IN CANAM HARNAIS* VALISES* SACS DE VOYAGE, ETC.Lamontagne Limitée 338, Notre-Dame O., Montréal Votre chapeau de Tan dernier sera aussi bon qu'un oeuf si vous laissez nos spécialistes le NETTOYER REMODELER et cela vous économisera le prix d'un neuf.Service rapide ED.MICHAUD IMPORTATElfk ET FABRICANT 911 Bleury Plateau 3048 Est 5624 183 St-Laurent Pour cicatriser les bronches et les pou nions rien n’égale le SIROP PULMONAIRE du Docteur MONTET Recommandé contre les rhumes obstinés, toux, bronchites, etc., etc.Prix: 1.25 rn’positalr** t Pharmacies Modèles GOYER 184 et 700, rue Sainte-Catherine Est.Deux Pharmacies MAISONS A ENCOURAGER A AU ROYAUME DU TAPIS —C’est l’endroit tout indiqué pour embellir votre foyer avec goût.MAISON FILIATRAULT -{"IS PUELARTS.RIDEAUX 429 Blvd St-Laurent, Montréal SERVICE D’OPTIQUE PRO- FESSIONNEL GRATIS —Grés L.FAVREAU VUE Qonpm» 107 Ru* SAINTE-CATHERINE E* VERRES ET LUNF.TTE8 DE TOUS GENRES A PRIX MODERES BICYCLES N'sna Tendon» 1** famtul bl-rycl*« C.C.M, Bed Bird 47.50 COMPTANT Balance $1.50 par ««naine McBRIDE Î081, Ave du Parc, près me Ontart'i JOS.LAMARRE, gérant FOURRURES BISCUITERIE Exigez les biscuits VILLAGE, VIN et MA DELON Ils sont délicieux DAVID & FRERE, Fabricants 530, RUE CHAMPLAIN Tél.Est 0601 Une expérience sur la stabilité des avions de qualité CONFECTION ET REPARATIONS Bleaii & Rousseau 3852 rue St-Denis Entre Roy et Dulath Tél.Est 6334 - Montréal La concurrence allemande sur le marché anglais Du Morning Post: Le plan Daxves, écrit-il, permet à (’Allemagne de porter des coups durs aux industries mécaniques du Hoyaume-Uni.Il stipule, en effet, qu’au bout d’une jlériode détermi-i née, on dressera le bilan de la si-! luation industrielle allemande; aux résultats de l’enquête sont subordonnés les paiements exigibles de l’Allemagne.Les manufactures du Reich ont tout intérêt à réduire leurs bénéfices, fùt-ce à zéro, pour montrer que leur industrie, en dépit des commandes reçues, n’est nullement prospère.Ils pratiquent la semaine de soixante heures dans leurs ateliers de construction, tandis que la nôtre est de quarante-sept heures, et les salaires versés pour soixante heures de travail aux ouvriers allemands équivalent, tout compte ifait du prix de la vie dans Votre gar** tie — L» marane ALLIGATOR M* MHMoaa Malle garde-robe pignon, accessoire* d'auto, selles pour dame» et messieurs Lamontagne Limitée 338, Notre-Dame O., Montréal ARTICLES DE SPORTS Motoryclettea Bicycle* à pidalel SPORTS d'HWtr Patins, Skis, etc.Nous vendons à terme» McBRIDE 2031, Art du Pare, près rue Ontario JOS.LAMARRE, gérant npt de ASSURANCE-VIE MÏIs &tUîWflarîte" MONTREAL BANQUE D’EPARGNE LA BANQUE D’EPARGNE DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL \ La grande banque de* traTallleura.' Bureau principal et aeiae «uccoraale* ’ 17*.SAINT-JACQUES.TEL.MAIN 57*4 Dans un journal de Paris' L’aviateur hollandais Kolkrr a • donné à l’aérodrome de Croydon, j une intéressante démonstration j d’un appareil d’un type nouveau | construit de telle sorte que, qucl-: que erreur que commette Je pi'ole, ! il ne peut piquer du nez en raison ; d’une perte uo vitesse.Liiéroplane, où avaient pris place une dizaine de passagers, journalistes et exports du ministère de l’Air, plana pendent plusieurs minutes, presque immobile au-dessus de l'aérodrome.L’appareil tombait verticalement.tanguait» roulait, mais, très rapidement, se redressait, vins que le pilote ait eu à faire aucune manoeuvre.C.ette expérience avait été précédée d’une demonstration par un biplan muni d’ailerons de sécurité, qui se montra aussi remarquablement stable.SERRURIER f* REPARATIONS ^GENERALES ASSURANCE-FEU Système mutuel CIE d'ASS.MUTUELLE DE MONTREAL CONTRE l£ FEU (J.-V.Cubans, «•'rant) RUE NOTRE DAME EST, — Ch.tt La aeurre aérienne LES ARMEMENTS QL’ES BRITANM- I Crédit Canadien Incorporée ; »*, RUE SAINT-JACQUES.MONTREAL Achtt et »ent* d’obligttlon» — Frit* *ar hypothequ** «t **r tttr*».min.„ |268 Dorchester Est jrj TEL.EST 9356 LE BUREAU COMPTABLE Lortie, Gauthier & Dufresne 2*4.RUE SAINTE-CATHERINE EST Téléphone: E»t 4071 4— GRAINES DE SEMENCES Catalogue gratis sur demanda HECTOR L.DERY 17.NOTRE-DAME EST, MONTREAL Téléphone; Main $13$ LIBRAIRIE D E O M Quartier* généraux da Li»re Françaia 251.RUE STE-CATHERINE EST MONTREAL !.e Morning Post consacrait récemment une colonne è l'aéronautique.Elle était Intitulée: "La guer re duns les airs" avec les sous-titres suivants: ‘"Nouvelles bombes| i ., incendiaires”, ‘‘Grands progrès atherme L.Eat 5061 , } dans l’amiement”.i L’auteur dp ^article, qui est le j -—; rédacteur de l’aéronautique attaché I ; spécialement au Morning Post don- ; ! ; ne de» détails sur les canons spè-J DéewaHon frantaDr d’Intérlaar*.) ¦ ‘-'iaUX dont sont pourvus les aero-j Antc'jbUfrfnts «seiuAift «a?J j pianos de tfuerre |KHir bombarder \BRODERIE — PATRONS Caton à Brader M.F.A.RAOUL VENNAï (cota Not r-Dame-de-I*3uMai) es tleux pays, a 73% des salaires touchés pour quarante-sept heures pat les ouvriers britanniques: nos industries s’en trouvent lourdement handicapées.Pour la première fois dans t’Wstoire, les Allemands exportent aux Indes des machines pour l’industrie textile.M.Brownlie, président de IT-nion centrale des industries mécaniques, fut Je seul à prévoir cet état de choses en février 1919 lorsque, prenant la parole, au nom des 1 ra-de’s Unions i» la grande conférence industrielle réunie par M.Lloyd George, il suggéra que “puisque l’ennemi battu s’efforcerait indabi-tablement de rétablir sa fortune en travaillant de longues heures peur de faibles salaires, le traité de Versailles accordât quelque protection aux ouvriers britanniques”.Il pressa le premier ministre de faire inscrire dans le traité de paix une clause stipulant l’uniformité de la semaine de travail dans tous les pays signataires du traité.Mais en vain.Aujourd'hui, ce sont les propositions mêmes de M.Brownlie que reprennent les patrons de l’industrie mécanique dans leur réponse aux revendications des ouvriers; ceux-ci ayant'réclamé 20 shillings d’augmentation par semaine, la Fédération patronale offre bien d’cle-ver de 57 shillings à 62 shililngs le salaire hebdomadaire des ouvriers de jour, de 70 'shillings à 77 shillings '< pence 1-2 celui des ouvriers de nuit, mais à condition que la semaine de travail soit désormais dei cinquante heures pour les premiers, j de cinquante-deux heures et demie pour les seconds, — au lieu de quarante-sept.La ruine graduelle de "industrie manufacturière anglaise parait assurée, si les Trade’s Unions ne réussissent pas à se mettre d'accord avec les patrons.IMMEUBLE Nous achetons propriétés de tous genres et payons COMPTANT PETIT & PETIT LIMITEE 743, rue Mont-Royal Est, TELEPHONE: BELAIR J»$* Fondée en IUIÜmmmmmmm* MAISON MONTESANO Doreur et Argenteur Réparations d’ornements d’églises Notre personnel comprend : MM.B.C’avalieri, B.Limoges et B.Montesano 117, RUE AMHERST Tél.Est 0471 Un chemin de fer métropolitain à Tokio De l’un de nos confrères français: * Dès 1913, la circulation par tramways et autobus avait pris une extension telle, à Tokio, que Ton envisageait la possibilité de construire , un chemin de fer métropolitain.La j guerre retarda la réalisation de ce j projet, qui répond maintenant à une ! cécessite urgente, les moyens' de transports en usage dans la capitale i du Japon n’étant plus en mesure de satisfaire aux besoins de la population et souffrant d’une congestion i ; chronique.j Aussi la municipalité de Tokio1 I vient-elle de mettre au point un i projet de chemin de fer souterrain, ! dont elle va entreprendre la réalisation sans tarder, avec l’assentiment des départements ministériels intéressés.Ce projet prévoit la construction de quatre lignes, en grande partie souterraines, qui relieront les principaux quartiers de la ville avec le centre.Elles présenteront un développement total de 50 à 55 milles Une première section de 1.5 mille doit etre mise en construction ces jours-ci; on compte qu’elle sera a-I ehevée à la fin de 1926.D’autres ! chantiers seront ouverts ultérieurement.La progression moyenne des travaux sera selon la structure du sol, de 2.5 à 5 milles par an, de sorte que l’ensemble pourra être terminé dans douze ou quinze années.La dépense totale est estimée à L’Oft ou 220 millions de yens, soit 1 millions de yens par mille de voie.Pour y faire face, la ville de Tokio 1 émettra un emprunt par tranches annuelles de 12 à 22 millions de yens, portant intérêt de 7.90 pour | cent, chacune d’elles étant rembour-! sable en onze ans.Ainsi, l'amortis-, sement complet pourrait être effec-tué au bout de vingt-cinq ans, peut-être même vingt-trois, Si les recettes du trafic suivent la progression escomptée.Le succès de l’entreprise paraît assuré.Le trafic urbain de Tokio ne cesse de sc développer et l’engorgement des ninvens de transports aux heures d’affluence est devenu classique.L’an dernier, les tramways' de la ville ont transporté 482 millions de voyageurs; pour cette année, on estime que le nombre des billets délivrés ne sera pas inférieur à 520 millions.Si, comme on le prévoit, la moitié du trafic emprunte les lignes souterraines, la recette, à raison de 10 yens par voyageur, paraît devoir couvrir aisément les charges de capital et les frais de l’exploitation.Pourquoi La Sauvegarde?Rmsrtgnemmrt» fourni* grstalte* ment à votre domicile, par L’Agence Spéciale J.O.DUCHARME Représentant»: J.H.LANGE VIN, *(5, rue Marie-Ann*, Tél.Belair 3784-7521W J.OSCAR DUCHARME, 1075, me Berri, Tél.Main 7676.Belair 4301 3 RIEN N’EST SUPERIEUR AO BACON à déjeuner JAMBON “Triomphe” BEURRE “Triomphe” Marque Contant S.L.CONTANT 565, rue Marquette, Montréal MUSIQUE SP MUSIQUE —- française RAOUL VENNAT 642, Saint-Denis - - - - Est 3065 340 Ste-Catherine Est - EgtSOSl (coin Notre-Dame-Ao-Ldùrdcs) Hurtubise, Pelletier et Gravel Licencié* en comptabilité 90.RUE SAINT-JACQUES.MONTREAL Téléphone: Main 7618 PLANTES, ETC., ETC.Catalogne ff»**tl* •t|r «f^iflanda •HECTOR L DER.Y 17.NOTRE-DAME EST, MONTREAL Téléphone: Main Ï036 LIVRES CANADIENS L’ACTION FRANÇAISE Detnende* noj catalorue* ^ J69.RUE ST-DENIS.TEL.EST *1*61 La fabrication des allumettes au Portugal D’après la nouvelle loi votée par le Parlement portugais, la fabrication et la vente des allumettes soht libres depuis le 26 avril dernier sur le continent et dans les îles adjacentes, à charge 7>our les fabrique.', de céder 25 pour 100 de leur capital social à l’Etat Le gouvernement fixera annuellement la taxe sur les boites sorties des fabriques qui ne devra pas dépasser 50 pour 100 de la moyenne des prix de vente de l’année antérieure.JONCS DE MARIAGE —Economisez en l’achetant chez Rnn.mi Iflk.: SI à 87 lik.: S'i à *12 18k.: f» à $13 ., - Aussi or blanc ou vert ciselé: $6 et #8.J.A.EMOND 245, Ste-Catherine E., Montréal PARFUMERIE rd* parfo ’’PARFAIT BONHEUR” d« J.Jutras Adresacz i: L» Parfumerie J.Jutraa, MONTREAL Les services aériens anglo-allemands REVUE MUSICALE MENSUELLE 25c.le No.*2.56 par an 207, rue Saint-Denis - Montréal G.BRENTA coin manda j 694.ST-DENIS — TEL.EST 1IM r MAURICE PELLETIER Entrepreneur EWtrieUn 1U, BUE CHRISTOPHE-COLOMB.Téléphonai Relaie 5652» les objectifs immobiles sur :t terre.‘ Des obus incendiaires spéciaux ont i été inventés et pet mettant au pilo-j te de ne courir aucun danger.A la ! fois explosifs et incendiaires, Ils1 projettent du phosphore enflammé: de la même façon que l’eau sort d’une pomme d’arrosoir.Les canons des avions ont —-A des rayures spéciales.LANGEVIN ET FOREST BOIS DE CONSTRUCTION Manlurea, Papier à rourerture, B*arar Board Llnabeato* (iMbeit**) 411, SX-DOMINIQUE - TEL.EST 07M Succursalt! Il, RUE CLARKE TEL.PLAT.7666 reçu ! LAVAGES DE FENETRES (N.T.Window Cleaning C*.Ltd.) 214.RUF.SAINT-JACQUES.MAIN 1166 L» ••In Ralalr 131 Iw Nos dents sont très belles, blan-j ches, incassables et d’un naturel] parfait.Nos prix défient toute concurrence.SATISFACTION GARANTIE INSTITUT DENTAIRE FRflNCO AMERICAINlncr Ancien no 164 i RUE SAINT-DENIS„n fiCB q* ronwrrum Nouveau no 1242 J fondb en i*»7 N.BLAIN, LIMITEE Carrnaarrla.Ptlntai*, Capot** d'auto.*|*.66, RUE CASORAtN.MONTREAL Téléphona : Belair 1464 J.ONESIME GUIMONT EXPERT EN CHAUFFAGE Plan.d*»l* »t «uracillanca Propriétaire du “Réchauffeur Idéal” *2, SAINTE-CATHERINE EST.Chambre 1««.Tél.E*t 9316 BEI QUE LIMITEE La**u*e* et Belayeune* Electriques 616, MONT-ROYAL EST.MONTREAL Tél.Belair 7083-7(94 Laboratoire NADEAU Idée Malaon da Produits Pharmaceutique* 1», RUE SAINT-PAUL ES t.MONTREAL Télephenu: Main 6166* De la i< IMsaeeiatlon eat maintenant ma- iaflVt.* * BBe a donc vécu vingt et un ans.» * * rnliqne n
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.