Le devoir, 26 mai 1925, mardi 26 mai 1925
VOLUME XVI — No 121 MONTREAL, MARDI, 26 MAI 1925 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: Édition quotidieme CANADA.ÇtiU-Uni» et Empire Briunniqa» I8.«§ UNION POSTALE.tt*.M Édition hebdomadain CANADA.ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$8.09 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS Rédaction et administration : 336-340 NOTRE-DAME EST MONTRKAL.TÉLÉPHONE! Main 7460 SERVICE DE NUTT: RMeetlen.Mela S1S1 AdminUtretioa, Kala ilAi CE QUE DOIS! Un clou qu’il faut enfoncer Deux méthodes — Ce que l’on fait, ce que l’on pourrait faire — Moins de dépenses, plus de résultats et pourquoi — Sur dix mots du ministre de la Colonisation."Le gouvernement vient de décider d’augmenter de .$6.00 à $8.00 la prime de défrichement qu’il accorde aux calons depuis quelques années, a déclaré chonorahle M.J.-E.Perrault, ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, à notre représentant, hier après-midi, alors qu’il était de passage aux bureaux du gouvernement provincial.Le ministre s’est dit très optimiste sur les progrès de la colonisation, au cours de la présente année, et il ajouta que, sous ce rapport, tes prévisions sont des meilleures : “Il est évident, dit-il, que l’aiae efficace et précieuse apportée par le gouvernement aux colons, dans leur défrichement, active celui-ci et rend le colon plus prospère." “La prime que nous accordons et qui, celte année, sera de $8.00 par acre, ajoute-t-il, permettra au colon non seulement de défricher sa terre, mais de la cultiver plus rapidement.” Ainsi parle le Canada de ce matin, et l’on nous pardonnera d’en profiter pour asséner sur la tête d'un clou qu'il convient d’enfoncer un nouveau coup de marteau.* * Cette histoire de prime n‘est pas neuve, ot voici trois semaines exactement (numéro du 5 mai) que le Canada lui-même, louant le gouvernement du relèvement de la prime, disait: “Il est reconnu que ces primes de défrichement ont été d'un précieux secours pour les colons et qu elles les ont aidés dans une large mesure à faire face aux obligations des premières années.” “On demande, aujourd'hui, ajoutait-il, que cette prime soit plus élevée que $8.NUL DOUTE que, si le.gouvernement était en mesure de le faire, il se rendrait volontiers à ce désir BIEN LEGITIME.” S’il n’est question, pour le relèvement de la prime ou sa plus grande diffusion, que de chercher de nouvelles ressources, nous répétons que le gouvernement peut trouver celles-ci d’une façon très facile.11 n’a besoin que d’opérer dans la répartition de son budget de colonisation un très léger changement._ * * * Mettons, encore une fois, les points sur les i : Le gouvernement dépense annuellement, pour frais de publicité dans les journaux, une somme considérable.Tel est du moins l’état de choses qu’indiquait une récente édition des Comptes publics.Or, l6 cette publicité est forcément assez quelconque, étant faite par un ou deux publicistes qui ne peuvent indéfiniment sc renouveler.Aux jours de fatigue, on a même vu passer là-de-dans un extrait de journal français ou de vieux bouts de discours ministériel.2” Cette publicité, pour ce qu’elle vaut, il est fort probable que le gouvernement pourrait gratuitement l’obtenir de tous les journaux.Ce calcul de probabilité s’établit (a) sur le fait déjà connu que certains journaux publient déjà gratuitement la littérature pour laquelle d’autres se font payer, (b) sur cet autre fait que le ministère provincial de la Voirie et le ministère fédéral de 1 Agriculture obtiennent gratuitement de la presse toute la publicité qu’ils veulent.On n’aurait donc qu’à affecter au relèvement ou à la diffusion des primes les sommes qu’absorbe présentement cette publicité.4: * * Si l'on juge Topération trop radicale, nous rappellerons qu'il serait très facile d'obtenir à beaucoup moins de irais une publicité de valeur très supérieure à celle d'aujourd'hui, tout en réalisant, au bénéfice des primes, une notable économie.Que le ministre fasse, au nom des intérêts nationaux, appel à la coopération de la presse: nul journal ne lui refusera son concours.Qu'il facilite aux journalistes l’accès des régions à coloniser, qu’il mette à leur disposition l’abondante documentation (histoire, cartes, statistiques, photogravures) dont dispose son ministère, et il peut être sûr qu'avec ces modestes frais, il obtiendra rapidement des résultats auxquels on ne saurait comparer ceux d’aujourd’hui.La chose est facile à comprendre, et le ministre n’aura qu’à s'y arrêter un moment pour la saisir.'M * 4-.Avec le régime actuel, il est inévitable que la publicité devienne rapidement monocorde.Il n’est pas de publiciste qui possède assez de ressources pour varier indéfiniment ses thèmes.Puis, cette publicité, qui affecte d’un bout de l’année à l’autre la même physionomie, a toute chance de finir par ne plus trancher sur le texte courant, de ne plus piquer la curiosité, de passer dans la catégorie de ces matières auxquelles l'on ne jette en passant qu’un regard distrait, —- si elle figure surtout dans un volume de trente ou quarante pages.Que le ministre demande donc n quelques-uns de ses amis du commerce ou de l'industrie s’ils mèneraient de cette façon leurs campagnes de publicité.- Avec le régime que nous proposons, tout au contraire, le ministre bénéficierait des aptitudes, de la fraîcheur d’impressions, de la curiosité d’esprit, de l'ambition et de la science professionnelles de plusieurs journalistes.Chacun mettrait la son faire particulier, s’efforcerait d’adopter la matière au goût de ses lecteurs, au caractère de son journal.Et les journaux, au lieu de caser tout simplement dans un coin la littérature qu'on leur envoie des bureaux ministériels, stimuleraient leurs collaborateurs, les inciteraient à faire le plus grand et le plus beau possible.Aucun journal ne tient à paraître inférieur à ses voisins- il y a la un sentiment de fierté et de légitime rivalité que le gouvernement pourrait facilement tourner au bénéfice de la province.* * * * r Il n'est pas besoin d’être grand clerc nom' deviner quelle formidable campagne de publicité pourrait sortir de là.Elle serait sûrement beaucoup plus efficace que tout ce qui se fait aujourd’hui et, encore une fois, elle coûterait aussi beaucoup moins cher.Elle laisserait ainsi à nos ministres le moyen de satisfaire, dans une certaine mesure tout au moins, le “bien légitime” désir «auquel le.Canada faisait si aimablement écho.Orner HEROUX.Billet du soir 1/erreur Machin était plus ou moins journaliste.Depuis des années il rédigeait toutes sortes de chroniques parlementaires pour des camarades gui, trop pris par Ionie» sortes de besognes extérieures, lui passaient une partie de la leur, au parlement, *anp lui céder heaueoup de leur traitement.C’était le bon garçon Par exceltenee.toujours prêt à fendre service à scs amis, El tout le l monde était son ami; c’était un q çon si serviable! Sa copie était d’un terne rem luablc.Il te voulait ainsi.C’éi « compte rendu sec et ramassé, I sé jusqu’au dernier degré de la cc pressibililé.Cela tenait un peu fait que Machin, n’étant ér vrai d d'aucune rédaction en partieuh mais de foules en général, puisqi collaborait à plusieurs journe sans que les directeurs de ceux s’aperçussent que leur eorrespi dont régulier passait ainsi la mt à Machin, cela aussi tenait un ji au fait que Machin ne voulait j La session d'Ottaica Le gouvernement doit déposer cette semaine le bill de la Home Bank M.Mcighcn lui reproche scs retards — A propus de ventes et de prêts de pellicules cinématographiques — Un prêt de cinq millions à la Commission du port de Québec — Lee flag Maxing.se compromettre.Faire bref et sans couleur, c’était se protéger.Sa copie pouvait passer partout.L’essentiel, c’è.tait que les journaux auxquels il l'expédiait à tour de rôle ne se doutassent pas qu’il en était l'auteur.Mais le terne de sa copie tenait aussi au fait que Machin fréquentait assidûment la buvette parlementaire, — car il g en avait une en ces temps-là, dans le parlement où i! vivait depuis on ne savait combien d’années.Machin prenait une consommation, de temps à autre; parfois piême, il se grisait presque.Ses stations à la buvette le retenaient d'autant plus longtemps que, musicien assez doue, on l'installait de force au piano pour lui faire accompagner les chansons de messieurs les députés qui pensaient avoir de ta voix, surtout quand iis avaient bu, et qu’ils fussent ou non sobres, avaient toujours peu de goût pour les longues séances.Et Machin, une fois vissé sur son tabouret d'accompagnateur, la soirée ci la nuit, souvent, se passaient sans qu’il trouvât le tour d'écrire une ligne, — sauf au petit matin.Lourd de sommeil, congestionne par l'atmosphère presque irrespirable de la buvette, Machin rédigeait alors une dépêche de soixante ou quatre-vingts lignes, et il allait se coucher.La complaisance inaltérable de • Machin finit par jouer un mauvais tour à deux de ses amis, à la fin d’une semaine peu occupée.Ses deux camarades, dont l’un était ré-docteur à une feuille ministérielle et l’autre, dans une feuille d'opposition, voulaient s’absenter.Chacun d'eux, avant de quitter la capitale sans le consentement de son journal, avait été trouver Machin et lui avail dit: “Je pars.Rends-moi le service d’envoyer une dépêche de cinquante lignes à mon journal.Signe mon nom.Cc sera bien." Machin fit son travail, comme de coutume.Tard, dans ln^ nuit du vendredi, il adressa une dépêche au Clair de Lune, et l’autre au Soir, du même endroit.Seulement, i! se trompa.Il signa du nom du correspondant du Soir, feuille ministérielle.la dépêche au Clair de Lune oppositionniste, et vice-versa.Ce qui compliqua l’affaire, c’est que, pour une fois.Machin s’était risqué dans les commentaires et le persiflage, à l’adresse de l’adversaire.intrigué de recevoir une dépêche signée du nom du correspondant du journal adversaire, chacun des deux directeurs mena sa petite enquête; et tous deux découvrirent l’absence de leurs correspondants de.la capitale, cl la collaboration assez régulière de Machin à leurs feuilles, sous le couvert de la signature de correspondants qui, pendant ce temps-là, s’en allaient à la chasse ou à la pêche, ou surveillaient des travaux à leurs maisons de campagne.Machin prit l’affaire stoïquement.U n'y perdit pas grand chose.— les quelques dollars qu’il gagnait à ce travail mal payé; — mais ses camarades ainsi découverts, et qui faillirent perdre tear emploi, le soupçonnèrent longtemps d’avoir commis son erreur de propos délibéré, pour se débarrasser enfin de leurs exigences capricieuses.Machin.lui, quelques mois plus tard, sortit du journalisme pour faire de la publicité à son compte personnel.C'est peut-être le seul homme qui peut se vanter d’avoir fait faire de la main droite du journalisme ministériel à un correspondant d’opposition, en même temps nue de la main gauche il en faisait faire de Voppositionnisle à un ministériel.Paul GCAY.Bloc-notes “Lire Dollardr .et après ?L'éloquence lyrique et codlègien-ne a coulé à flots, dimanche.Surnagera-t-il quelque chose de tangible, une seule résolution pratique, génératrice d’action?A Montréal notamment, va-t-on s’attaquer sérieusement aux maux physiques et moraux qui rongent la descendance des gens que Dollard et scs compa-gnons ont sauvés au prix de leur vie?Que sc propose-t-on de faire, cette année, pour enrayer la mortalité infantile et la tuberculose?pour combattre la prostitution, le parjure et l’improbitc?Au prefoier rang des causes de ce* tares physiques et morale* sont le logement insalubre, la rue, la ruelle et les cours malpropres; le service d’ordu-res ménagères le plus sale qu’on puisse imaginer: les sirops calmants.Ica drogues malfaisantes, une alimentation détestable; le cinéma, les publications ordurières et le journal “populaire”, véhicule de niaiserie, d’irréflexion et de cri-mina liée; la quasi-absence d’oeuvres de préservation pour les jeunes gens dos deux sexes; enfin, par-dessus tout, la disparition rapide de l’esprit de famille et l’éducation nulle ou faussée.Ce n’est pas avec cela qu’on fait les héros.De ces causes de dégradation, les unes relèvent des pouvoirs publics, les autres des parents, des éducateurs, des autorités sociales.Si chacun attend que tout le monde commence, rien ne se fera: et notre population continuera de déchoir rapidement.Ce n’est pas en multipliant les célébrations, les anniversaires les harangues creuses et les homélies, vides de résolution, qu’on la sauvera.Il est même notoire que le niveau de !« morale publique et privée n’a jamais bai.SvSé vile que depuis l’extension du culte esté-rieur des "grands hommes” et la multiplication des fêtes “patriotiques”.Ceci n’est pas la cause de ce!*.Mais il en est de 1* vie sociale comme de la religion: la foi sans les oeuvres est une foi morte.Ottawa, le 25.— Ce fut une triste séance que celle d’aujourd'hui.Dans un parlement vide, aux corridors déserts, la Chambre était le seul endroit où se manifestait un peu d’activité.Et encore faut-il le dire vite, car une bonne partie de la députation avait pris la clef des champs et avait fui, comme la peste, l’obscurité de la salle verte où se transigent les affaires du pays.Et ceux qui étaient obligés de rester, lorsque le doux soleil du printemps luisait au dehors, auraient autant aimé se voir ailleurs.On a commencé par faire l'éloge de M.Drummond, député progressiste décédé.C’est le troisième membre du parlement à mourir durant la session.Un libéral et un conservateur l’ont précédé.M.Mackenzie King, M.Meighen et M.Wallace Stewart, le nouveau whip progressiste, en l’absence de M.Forkc, ont fait son éloge funèbre.Les ministres ont ensuite donné avis de deux résolutions très importantes.L’une de M.Cardin prépare un prêt de îâ,000,000 à la Commis-ision du port de Québec.C’est un gros montant.La Chambre appuiera le gouvernement, mais il faut s’attendre à de vives critiques, et peut-être aussi à un vote.La Commission du Havre de Québec ne rembourse pas aussi vivement que d'autres commissions l'argent qu’on lui prête, et les prêts sc terminent quelquefois en dons purs et simples.I.Æ gouvernement paraît s’ètrc - agi | - Manie législative Un journal de Calgary, cité par la Gazette, commente en l’approuvant un récent discours du président Coolidge contre la manie grandissante de tout réglementer et corriger par les lois, ii met eii contraste les procédés des Anglais et ceux des Américains à cet egarü.La leçon vaut pour nous.Au Canada comme aux Etats-Unis, nous souffrons à un rare degré de lu prolixité législative.Qu’en résulte-t-il?Un mépris croissant de l’autorité, de l’ordre et de la saine liberté.Les deux vont ensemble.Plus le sens et le respect des lois morales baisse, plus les pouvoirs publics multiplient les lois arbitraires que personne n’observe — sauf les gens qui n’en ont pas besoin.Cela tient à l’oubli des vérités fondamentales.Au Heu de s'attaquer à la source du mal, on ne cherche qu’u réprimer scs conséquences, procédé à rebours du bon sens.Les EtatsdJnis el l'Europe Le gouvernement de Washington serre peu à peu la vis du cercle dans lequel ses débiteurs d’Europe se débattent pour ne pas payer leurs dettes.On crie à l’égoïsme des Yankees.Le langage était autre quand on sc pendait aux basques d’habit du président Wilson afin de l’entrainer à sauver “la civilisation et la démocratie”.Les Américains, ceux du moins qui sont renseignés, savent aujourd’hui à quoi rimaient ces formules menteuses.Ils savent aussi à quoi visent la plupart dns nations qu’ils ont i assistées pendant la guerre.Ils leur mettent les bois; et ils font bien.C’est encore par l’argent qu’il y a le plus de chances de mettre à la raison les Européens qui alimentent les haines et les rancunes de la guerre, afin, les uns, de dominer leurs voisins par les armes, les autres, de faire de grosses opérations d'agio; ceci, surtout.Le temps est passé où les peuples latins pouvaient accuser les Anglais et les Américains de ne penser qu’à l’argent.Français en tête, ils sont aujourd’hui de force à rendre des points aux Anglo-Saxons, pas en puissance financière, mais en Apreté au gain.Pour les Anglo-Saxons, l’or est un instrument, pour les Français qui s’y livrent, c’est un maître, un dieu.Corrupfio op-timi pessima.Vimpôt sur le revenu On a constaté que le plus grand nombre des contribuables qui versent cct impôt sont classés sous la rubrique “emplovés”: 208,360 sur 281,182 (pour 1923).Cela tient évidemment en fait que l’employeur fait rapport à l’Etat des traitements et salaires payés à son personnel.Mais parmi les contribuables laissés à eux-mêmes, à leur conscience et à leur honneur, combien font un rapport véridique de leurs revenus?A ce propos, quand se déridera-t-on, à Ottawa, à établir une difference entre le revenu d'un capital et la rémunération du travail quotidien?Cette uniformité est à In rois révoltante et absurde; autant que l’inégalité entre la taxe exigée des époux mariés sous le régime de la communauté, et la double exemption accordée aux époux .séparé» de bien.Ces anomalies sont rentrai-res à la justice sociale.Mais le remède ne promet aucun avantage électoral: pour contenter les uns, il faudrait déplaire aux autres.Aussi les consciencieux “luandntaires du peuple” s’en moquent comme des vieilles lunes.H.B.embarqué là-dedans un ocu à son * corps défendant, et plutôt pour des fins électorales qu'économiques.Le district réclamait vivement des travaux, les conservateurs attaquaient vivement les libéraux sur ce point, et le temps paraissait être venu de céder ou de sacrifier un comté, peut-être plus à l’opposition.Alors te cabinet a marché.Est-cc dy l'argent bien dépensé, cst-cc de l’argent mal dépensé?Une autre résolution autorise un emprunt de $164,01)0,001) pour racheter des obligations qui deviendront bientôt échues et autres fins générales.M.Robb a besoin de ce montant pour financer le pays.M.Cardin a ensuite présenté pour M.Bureau des amendements à la loi des douanes.Ces amendements, croit-on, diminueront dans une grande mesure la contrebande qui se fait entre les Etats-Unis et le Canada et qui est la mort du petit commerce, de l’industrie et du trésor fédéral.Le moyen adopté par M.Bureau est tout simplement l'augmentation des pénalités.Lorsque ta valeur des marchandises sera de moins de $200, l'amende sera de $50 à $200, ou la prison pour un à douze mois.Lorsque la valeur des marchandises sera de plus de $200, l’emprisonnement sera de I à 7 ans, et pour la seconde offense, d’au moins 3 ans.Le receleur des mêmes marchandises pourra aussi être condamné à aller en prison pour une période allant de 1 à 7 ans lorsqu’elles auront une valeur de plus de $200 et pour une seconde offense, de 3 à 10 ans de prison.Dans tous les cas, les officiers du gouvernement saisiront tout.De nombreuses délégations avaient insisté auprès du gouvernement pour qu’il sc montre plus sévère, vu la gravité du mal.M.Meighen a ensuite légèrement agacé le gouvernement.Nous voilà rendus tout près de la progation, dit-il, et le parlement n’a pas encore eu vent de la loi sur les taux de transport ferroviaires qui devait être la pièce de résistance de la session.Tl n’a pas eu vent du remboursement des déposants de la Home Rank, et du fameux traité australien auquel on a tant fait de propagande.Est-ce cela se presser?Un ministre répond que le cas de la Home Rank viendra cette semaine, les taux de transport la semaine prochaine et qu’il n’v a rien de nouveau pour le traité australien.Et voilà! On compressera dans les deux dernières semaines, toutes les lois importantes.M.Lapointe présente de nouveau sa loi sur le vote cumulatif.Los progressistes s’informent du crédit rural et de l’évaluation des terres des soldats.Ces derniers ont une chance d'obtenir à cette session ce qu’ils veulent.Mais d’une manière ou de l’autre, la guillotine sénatoriale fonctionnera encore plusieurs fois à la fin de la session.11 est à peu près définitivement décidé qu’elle tranchera le cou du bill de la Home Rank qui rembourserait les déposants, du bill permettant le vote cumulatif, du contrat Petersen, si le comité n'y voit pas lui-même; etc.Nous verrons des jours sanglants.M.Ladner, député de Colombie Anglaise a fait du flag waving.Le gouvernement ne fait pas assez claquer scs drapeaux au vent par ro jour de fête légale.Nombre de mats sont restés ntis aujourd'hui.Los préposés à rcs fonctions ont sans doute suivi l’exemple du parlement.Le traité de commerce que le gouvernement hollandais et le gouvernement canadien ont négocié, a subi aujourd’hui sa troisième et dernière lecture au parlement canadien.Le gouvernement n aussi produit aujourd'hui tous les documents se rapportant à la libération du Dr Behind.alors qu’il fut prisonnier de guerre en Allemagne.Le ministère du commerce vend.n de nombreuses compagnies amé-| rienines les pellicules cinématographiques qu’il crée lui-même au Canada.Durant les dix mois de la dernière année fiscale, il a ainsi ix-tiré de ces ventes $21,159, Le ministre demandait ce soir l’adoption d un crédit de $25.000 pour le bureau de son ministère qui crée ces pellicules.M.Woodssvorth prétend que les pellicules ipm le gouverne-ment prête à diverses associations «ont très inflammables, et qu’il n’a-verlit pas les gens du danger.Mais M.Low répond que le bureau ne fait que se conformer à la loi.Et 51.(inrland, députe de Rosv-River, conseille au gouvernement d’envoyer ses hommes au Cap-Breton, dans les districts affectes par la grève, car ils trouwraient là d’intéressant* sujets.* * * Les conservateurs se sont opposés à l’adoption d’un crédit de $90.000 pour l'impression de documents parlementaires ou autres, y compris l’Annuaire du Canadô, sous le prétexte-que le gouvernement ne voulait pas lui dévoiler le nom de l'imprimeur.Tant que M.Low, ministre du commerce, ou M.Murdock, ministre du travail, n’auront nas Irnuvé l'Information, l'opposition officielle continuera à .x'oojrclcr, m * * Un débat sot aussi produit au Abd-el-Krim prépare ses effectifs pour une nouvelle attaque 11 disposera probablement de 30,000 hommes - Les Espagnols organisent une offensive — Pendant la retraite des trou pes françaises vers le sud de rOuergka, 50 soldats dont 7 officiers sont res* tés sur le carreau.La promesse allemande d*adhérer à toute entente internationale pour la prohibition des gaz empoisonnés réjouit les pacifistes.Paris.26 (S.P.A.) — Abd-el-Krim redouble d'activité dan» ses préparatifs de combat.Il espère pouvoir opposer 30,000 honuues contre le* forces défensive;, françaises.Il a mobilité 3.000 à 4,000 hommes des tribus de l’Ouest de la zone espagnole pour les diriger vers la région d'Ouezzan.Son service de propagande est apparemment plus actif.On dit qu’il a fait préparer la généalogie de sa famille afin de démontrer qu’il est réellement descendant du prophète Mahomet.Il a béni le* armes de ses guerriers.D’après les autorités françaises, tout cela est fait dans le but d’activer la ferveur religieuse de» tribus dont l aide est incertain.D’après une dépêche de Fez, la tribu de Yebala a admis avoir perdu plus de 700 hommes au cours des récent» combats.On dit aussi que cette tribu a attaqué les Espagnols dans la région de Tahatof.Les Espagnols sc préparent aussi activement à une offensive dans la région d'Alhucemas.Ils concentrent de l'artillerie, des avion» et des troupes irrégulières indigènes pour un jjiouvoment qui aura lieu vers le milieu du mois prochain.PERTES FRANÇAISES Rabat, Maroc français, 26 (S-P.A.) — Une cinquantaine de soldats français, dont 7 officiers, ont été tués et une centaine de soldats in-djjgènes ont été blessés pendant la retraite des troupes françaises vers le stid de la rivière Oucrgha, hier.On ne connaît pas les pertes des Rif-fains.Les troupes françaises sont à construire «leux forts importants sur la nouvelle ligne de combat.Ils remplaceront la trentaine de petits postes qui viennent d’être évacués.Ces deux forteresses seront à Bibane et à Tounat, «oit aux extrémités est et ouest de la nouvelle ligne de combat.Dan* chacune il y aura un régiment avec tonte l'artillerie et les armements nécessaires.DIVERGENCES DE VUES ANGLO-FRANÇAISES Londres 26, (S.P^A.) — La West-minster Gazette dit que la réponae française à la demande de renseignements de la part de la Grande-Bretagne concernant l’attitude du gouvernement français au suie) d’un pacte de sécurité avec l'Allemagne démontre une grande divergence entre le» opinions française et anglaise.A moins d'un compromis, ajoute ce journal, il semble que la Grande-Bretagne et la France devront suivre des voies séparées.On ne sait rien d’officiel sur cette réponse, ruais on croit qu’elle sera discutée à la réunion du cabinet.domain.L’EMPLOI DES GAZ EMPOISONNES Genève, 26 (SjP.A.) — Il n’est pas de nouvelles affectant plus l’avenir de la paix dans le monde que la déclaration officielle de l’Allemagne se disant prête à souscrire à toute entente internationale pour bannir remploi des gaz empoisonnés.Les milieux allemands font ressortir l'importance de cette déclaration parce que PAUernagne démontre ainsi sa banne volonté en acceptant de condamner ce qui est reconnu comme son armement le plus important.Comme, toutes le* grande* puissance», excepté la Russie, ont maintenant accepté de participer à une conféirence pour prohiber l’emploi des gaz empoisonnés, la declaration de PAUernagne a une valeur incalculable pour le mouvement en faveur de la paix du monde.sujet des balances qui aervent à peser le blé.Les conservateurs ont prétendu, le rapport Turgeon en mains, que Je gouvernement ne poursuivait pas ceux qui faussaient l'es balances, ou ne 3e* poursuivait pas tous.Ee ministre prétendait le contraire.Alors l’opposition officielle a fini par adjurer Je cabinet de ne pas se montrer miséricordieux et de pousser au pied du mur les violateurs de la loi.* * * Notre gouvernement a fait voler ce soir la somme de $7,500 pour fournir des secours aux citoyens des (Iles sous le Vent.Ces gens, parait-il, ont demandé de l’assistance au gouvernement canadien parce qu’lis furent frappés d’un grand désastre au mois d’août dernier, et notre cabinet a répondu avec rapidité.Mais M.W’oodsworth trouve ue ce geste est absurde.Pourquoi, it-il, notre gouvernement accorde* t-il des secours aux gens qui habitent les Antilles, lorsqu'il refusé, refuse et refusera probablement d'en accorder aux citoyens canadiens eux-mêmes, r.’est-ià-dirc aux mineurs du Cap-Breton?Il pousse M.Low de lui donner une réponse, mais M.Gordon, président du comité.trouve que cette question n’est pas pertinente et juge en conséquence, Et voilé la politique.On trouve de l’argent pour des gens qui vivent à de» millier* de lieues do nous, qui nous «ont parfaitement étrangers, et l’on n’en trouve pas pour soulager nas propres miséreux.ik 4e Après avoir voté plus de quatre miUions et adopté quelques petits bills, le parlement s’ajourne vers minuit après un assez long -débat sur ’’élévateur que le gouvernement veut construire à Prlnce-Ru-pert.Léo-HiUl DESROSIERS.Mademoiselle GRANGER Comme «es quatre frères, de probe et chrétienne mémoire, mademoiselle Blanche Granger vient de quitter ce monde et les siens de façon prématurée.C'est Ja tradition du langage ou la révolte drs sentiments qui fait écrire ce mot, puisqu'il n'y a rien de prématuré dan» les vouloirs de Dieu.Ce triste événement en fournit une nouvelle preuve.Les dernier» mois de souffrance révélèrent en effet chez 1» malade une telle hauteur d'âme, un progrès «i accéléré dans la charité divine, jointe à l'humaine délicatesse, qu’on pourrait dire à «on sujet, ainsi que d'une lauréate de concours : elle était Préparée «d unjjurm ; ou encore, avec saint Grégoire : elle marchait au paradis a pas d’amour, greaalhus amoria; ou enfin, dans le style évangélique : sa lampe brillait, garnie d’huile incandescente, pour la venue de l'Epoux.Quae parata erat introirit cum en ad nuntias.Par ailleurs, cette mystique résolue ne savait pas bouder l’existence.Elle entretint jiiMpi’à la dernière période du mal un ferme espoir «te guérison subordonné aux vues providentielles.Elle avait, «lans une situation privilégiée où l'abus deve- nait facile, organisé ses jours selon de» principes de haute raison.Nature optiinistc et volontiers rieuse, ne refusant rien de ce que la vie offre à l’appétit des sages : délassements d’art, amitiés', lectures, voyages.elle se plut à démentir ce préjugé qu’il faut être pauvre pour rester vertueux dans une grande ville.En apprenant la nouvelle de sa maladie grave, qucbju’un écrivait du fond de l’Abitibi ; “Je ne Fai pas revue depuis vingt ans, mais aujour d'hui encore, il ne ferait pas bon de l’attaquer devant moil” Inutile de dire que ces dispositions' chevaleresques n’eurent jamais lieu de s’exer cer.Cette paît raisonnable accordée nu monde, mademoiselle-Granger en faisait deux autres, l’une pour la piété, l’autre pour la charité.Piété intelligente et stable, dont un «ujour en Europe ou sur nos diverses plages ne dérangeait aucunement les rites.Dans uu fort beau livre intitulé “Le tourment de Dieu”, doni Vcrkade, ci!èbre peintre hollandais converti en 1892, écrit à propos d’une jeunesse relativement frivole : “Ah! comme j’étais pauvre alors, comme j’étais pauvre, surtout le dimanche!" Les dimanche.* de mademoiselle Granger à Old Orchard ou dans les Montagnes Bien dies auraient dû faire rougir un tas de pauvres gens qui croient de mise, en temps de chaleurs, de faire re poser In morale et d’accorder des vacances au bon Dieu, Charité attentive, mais trop dis crête pour avoir fait de la défunte une femme d’oeuvres.On ne la rill jamais cri tête de grandes organisa bons.En revanche, nos présidente» de banquets charitables, les vendeuse» de billets de concert, les trou pes volantes de» tag days connaissaient fort bien ses numéros de résidence et de téléphone.On pouvait sonner sans crainte, les maîtresses de céans répondaient toujours : “Merci d’avoir pensé à nous!” C’est pourquoi, parmi la fouir nombreuse accourue ce matin aux funérailles de cette jeune femme, on put apercevoir, à côté de sa famille en deuil et drs amis Inconsolés, un groupe considérable de Protégés dont elle-même ignorait le nombre et le nom.M.-A.LAMARCHE, O.P.Vers !cs 15,000 LES JOCRNAÜX ET LE CRIME Ce matin, deux nouvelles commandes de la broehurette T/es journaux et le crime, Tune de 1,000, l'autre de 2.000 exemplaires.Nous allons rapidement vers les 15.000.Chacun comivrend l'intérêt qu’offre la très large diffusion de celte lettre de Mgr Bruchési, vietlle de vingt ans et restée d’une si vive actualité: Prix: 15 sous la douzaine.$1.25 le cent, $10 le mille, franco.Adresser les commandes au Service de Librairie du Devoir, 388, rue Notre-Dame ml, Montréal, STéféphone Statu, 74$0)., * LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI, 26 MAI 1925 VOLUME XVI — No 121 Au séminaire de Joliette Son Excellence Mgr di Maria bénit la pierre angulaire de la nouvelle construction La cérémonie s’est déroulée cet après-midi au miUeu d’un nombreux clergé et dW Joule considéra.ble - Texte de l'allocution de M.1 abbc Art Lesieur - Discours de M.le docteur L.-P.De Grand pré.^ Réception de Son Excellence à Joliette -}leste ponli-fZ,e cet avant-midi au séminaire - Banquet, duo cours.Joliotte, 26 (Spécial au Devoir) — Le séminaire rriver de Belgique, ancien professeu ’ et ancien supérieur de la maison, il a aussi un bon mot pour S, G.Mgr b orbes, le doux et .zélé pasteur du.diocèse.Le'doMeur dame d’Amour, c’est la Vierge de Lourdes et de Lorette, la Mère du Christ que nous aimons.Excellence, Quand vous reverrez la terre de beauté et que vous rendrez compte au Saint-Père de votre heureuse délégation, il me semble que vous pourriez lui dire que vous avez entendu résonner bien des fois les âmes sacerdotales canadiennes et que vous n’avez jamais surpris dans la fonte de leur caractère ethnique et religieux ni fêlure ni paille dangereuse, et si vous voulez fleurir ce témoignage déjà si laudatif, vous direz que les évêques et les prêtres’ canadiens sont des Romains irréductibles.Excellence, Monseigneur l’évêque du diocèse, Messicigneurs, Mesdames, Messieurs.Je vous' salue et vous remercie., n.„ pondre à ces aspirations nouvelles c.Le rêve des fondateurs na )a j0|ntaine origine de nos été vain.Leurs sacrifices non co;j^os classiques, f .es constructions s ajoutent U Qu'est-ce «pie le collège dassi- C’est une Institution compo- A 9 h.30 S.G.Mgr Forbes a chanté une messe pontificale dans la chapelle du séminaire.> Mgr Pietro di Maria était assisté au trône pontifical par le Rév.P.Roberge et par M.le chanoine Régis Bonin, curé de Saint-Barthélé- > ray.Sa Grandeur Mgr Forbe» était assisté à !a messe par M.le chanoine Roch.Les diacres d’honneur étaient M.le chanoine A.Piette, curé do la cathédrale et Edm.Aubin, assldant-vup trieur du collège de Valley field; les diacre» d’office, M, l’abbé J.-A.Desrosiers, principal de l’Ecole Normale Jacques-Cartier, et 1« Révérend Père Alph.de Grandpré, .e.s.v., secrétaire de la direction provincial à Oufremont.A midi et demi Son Excellence « présidé un dîner donné par le *T séminaire.14 Ce soir Son Excellence visitera , les diverses communautés de la vRle.Elle dira la tnesee de communauté, nu séminaire, demain ; matin, puis quittera Joliette vers 9 , heures pour retourner à Montréal et prendre le déjeuner A l'Institut .des Sourds-Muets, Demain après-~ * midi Son Excellence partira pour i Ri gaud où auront lieu le» noces de •“ diamant du collège Bourget.que?L’est une sée de prêtres instruits, savants et pieux qui orient au monde*.“Laissez venir vers nous les âmes en fleurs” et, ces forgerons psychologiques mettent die la himière dans Tinted agence, rectifient le jugement, et pétrissant ces coeurs généreux, il» leur inoculent le siens divin de la création.Que doivent-ils faire aujourd’hui ce* collèges classiques?Un jour nouveau se lève sur le monde et je réponds à mon interrogation.En 1910 dsna une circonstance solennelle aussi, J'ai formulé des prévisions que je suis loin de renier.Au contraire, je veux les renforcer de toute l’autorité d’un document épiscopal.Voici la teneur de ce document qui confirme mes prévisions “Vous n’ignorez pas Nos très chers Frênes, combien les notions de lu justice sont faussées en beaucoup d’esprits; vous savez que notre société canadienne-française, encore si bonne, si religious» en son ensemble, n'a pas complètement échappé aux maux sans nombre qui affectent aujourd’hui toutes les nations de la terre.Déjà à nos regards attristés apparaissent des symptômes alarmants.Voyez «lors, N.T.C.F., la malice de la prétendue justice qui veut se passer du Ghrisl et de son Eglise, la malice de ces démagogues, de ces émancipateurs qui font tous leurs efforts pour semer le désordre, la rérvolte contre l’autorité, pour armer les danses les unes contre les autres, pour développer l’anarchie, le socialisme sous ses différentes formes, et qui me cherchent en réalité qui) leur» appétits égoïstes.” Collège Joliette, Alma Mater de ma Jeunesse; collège des Trois-Rivières.Alma Mater de mon âtft mûr, foyers de foi et de paix que je ne peux pas séparer dans mou affection, collèges classiques de mon pays, je vous présente une supplique d’urgence.Prêtres catholiques, .j’ai l’orgueil de ma race cl de tua foi.Collèges classiques je vous appelle au front: Je vous demande des hommes puissants par fa doc- Donnez-noos, raïtea-nous don ner des annonces.C’est l’un des bons moyens d'alimenter la caisse du journal LETTRE D’OTTAWA (Suite de ta première vagt.) Affaires courantes Le gouvernement se propose actuellement de considérer les modifications à la loi, de l'impôt créant un privilège hypothécaire sur l’actif du contribuable de manière à donner plus de sécurité à l’acheteur ou au prêteur de bonne foi.Après avoir donne cette réponse à M.P.-A.Séguin, député libéral de l’Assomption-Montcalm, le ministère a réservé à plus tard sa réponse au sujet «le la disparité qui existe entre les époux mariés sous le régime coimnunautaire et sous le régime de la séparation de biens.A M.Andrew Knox, le ministre de» chemins de fer a annoncé que Ia construction du canal Welland a commencé en 19ÛS.alors que l’arpentage a été complété, et l’on espère le terminer en 1929, si les cré.dits demandés chaque année sont votés.A venir jusqu'au 31 mars 1925.la somme dépensé pour ce canal a été de 851,203.488, et lorsqu'il sera fini il coûtera environ 8100,000,000.Le chemin de fer de la Baie d'Hudson a coûté, à venir jusqu’à cette année, lu somme de 814,902, 571.et les travaux accomplis au Port-Nelson sont évalués à $6,244,-560.La superficie totale des terres fédérales disposées en prèsemp.tion en vertu de la loi de 1908 est de 12,763,040 acres, et il en a été vendu pour 838,289,120.La somme de $16,312,959.a été versée pour l’achat do ces terres.Cette réponse a été fournie par le gouvernement à M.Hudson, député de Winnipeg.Aucune reclamation, faite en vertu de la loi des profits de guerre ou de la loi des revenus de guerre, n’a été entendue par le conuté des arbitres, nommés pour cette fin, et le ministre du commerce déclare que la plupart de ces appels sont faits simplement pour laisser leur cause en suspens.Dix-sept causes d’appels, en vertu de la loi des revenus de guerre, ont cependant été soumises a la cour de l’Echiquier, et il en reste huit h juger.Il est entré 257 Américains au pays depuis le 1er mai 1924, a répondu Thon.J.-A.Robb, ministre de l’immigration, à Elliott, de Dun-das.La détention et l’emprisonnement du docteur Bélnnd, ministre du rétablissement des soldats, par les autorités allemandes en Belgique, au commencement de la guerre en 1914, ont fait le sujet d’une question en Chambre, hier.M.H.A.Stewart, conservateur de Leeds, a demandé au gouvernement toute la correspondance à ce sujet et le premier ministre s’est déclaré tout prêt à accéder à ce désir, à moins que les autorités britanniques s’objectent à la publication de quelques-unes des lettres.Le gouvernement a le droit d’édicter des lois fixant la somme des droits à payer sur Tex-portation de Fcnergie électrique.Cette opinion a été donnée par les officiers du département de la justice à la suite d’une requête de M.T.-L.Church, député conservateur de Toronto.Comme sir Henry Drayton demandait à voir le texte de ces opinions, le ministre de la justice, M.Lapointe, a répondu que ces expressions d’opinions sont toujours confidentielles.Il n’a jamais été question que le gouvernement verse un octroi de $15,000 à la ville de Vancouver au lieu des taxes qu'il doit sur les propriétés fédérales.M, G.E.Mc Crossan, de la part de la ville de Vancouver, a cependant demandé à la commission du havre de cette ville de verser une contribution quelconque à la municipalité pour li's services qu’elle lui rend.Le gouvernement a payé $11.179 comme remise -sur les droits payés sur le fromage de Nouvelle-Zélande importé nu Canada dans le but de manufacturer le fromage Kraft qui a été ensuite exporté en Europe.En réponse à M.A.Doucet, de Kent, le secrétaire d’Etat a déclaré que la position d’examinateur des douanes et de l’accise à St-Iéonard, comté de Madawaska, Nouveau-Brunswick, est devenue vacante le 1er décembre 1924.M.Joseph Desjardins a reçu un arts de la commission du service civil le 3 avril dernier de prendre ses fonctione d’examinateur, mais il a été ensuite renvoyé le 5 mai dernier, pour incapacité à remplir ses fonctions.Hommages à un ancien supérieur Joliette, 26 (Spécial au Devoir)-Le T.R.P.Roberge, c^.v., supérieur général des Clercs de Saint-Viateur, et pendant de nombreuses années professeur et supérieur au séminaire de Joliette.a été Tobjet d’une belle manifestation hier par le personnel et les élèMes de son collège.Le R.P.Roberge était ac compagné de Mgr LdPaïlleur, curé d’Hoehelaga ét du II, P.Dumas, provincial des Clercs de Saint-Via leur.Le R.P.Robepge a exprimé sa joie de se retrouver dans cette maison où il a vécu si longtemps comme élève, professeur, nuis supérieur.IJ a exhorté les élèves à développer en eux l’énergie nécessaire pour réussir dans la vie.Après îa messe, ce matin, le R.P.Charlebois, supérieur du séminaire, o présenté une adresse à Son Excellence dans laque!be il a fait l’historique do la maison et rappelé l’oeuvre d’éducation accomplie par nos maisons d’enseignement surtout par nos collèges classiques.Honneur pour le capitaine Bernier Québec, 26, (D.NX.) — La Société royale de géographie de Londres, Angleterre, vient de communiquer au capitaine Bernier, explorateur des régions polaires, la nouvelle qu’il a été élu membre de cttte société.Un prix spécial lui a été offert par cette société qui veut récompenser le travail accompli par l’explorateur.Dollard des Ormeaux au Long Sault Petits et grands y patriotisme.trouveront un Gravure inédite *1 Del fosse Grand format.L’image mesure 19 x 24 et est imprimée sur un papier couché de 23 x 31V2.Valeur de $1.00, mise en tube, franco.50 La douzaine (port en plus) .4.80 Cette gravure, qui rappelle d’une façon saisissante l’héroloue fait d’armes de I60O, a sa place dans toutes les Institutions, écoles, collèges, séminaires, salles de réunions publiques, etc.stimulant à leur Commandez tôt.le nombre est limité Service de Librairie du DEVOIR 336 rue Notre-Dame est, » - *¦ Montréal Le “Devoir*' publie les meil-leurs feuilletons, toujours choisis avec un grand souci de moralité.Mort du notaire Georges Saint-Pierre Chicoutimi, 25, (D.N.C.) M.Georges Saint-Pierre, notaire bien connu dam la région de Chicoutimi, est mort ici hier, à Tàge de 44 ans et quatre mois.Il était né à Sainte-Hélène, Kamouraska, il avait fai: ses études au collège de Sainte-An- Abonnements de vacances Nous recevrons à partir du 1er mai des abonnements de vacances aux prix avantageux suivants: Un mois • •• •• •• • •• («.«•«.ajt • - 50 sous Deux mois .90 sous Trois mois .81.25 Du 1er mai au 1er septembre (4 mois) 91*50 La livraison se fera par la poste.Ces abonnements sont payables d’avance par chèques au pair'acceptés.Ecrire à ABONNEMENT- LE DEVOIR ne-de-la-Pocatière, et il avait étudié le notariat à l’Université Laval, à Québec.En 1903 il était venu se fixer à Chicoutimi, où 11 avait une étude importante.Sa femme lui survit.UN DESSERT EXQUIS DU TERROIR LES FAMEUX BLUETS DU LAC ST-JEAN MU en conserve avec sucre par LES PERES CISTERCIENS (TRAPPISTES) DE MISTASSINI Le dessert favori des Communautés, des Séminaires, des Collèges, des Pensionnats et des familles parce qu’il est d’une propreté irréprochable, plein de saveur, hygiénique et toujours prêt Ouvrez la boîte, versez dans une soucoupe et dégustez.C’est uir vrai régal pour les vieux comme pour les jeunes.Tous en raffolent.AUSSI BLUETS SANS SUCRE POUR LES PATISSERIES En vente dans les bonnes épiceries, en canistres de 1 1b.et de 1 gallon.Dépôt Général: Coopérative Fédérée de Québec 114, nie St-Paul Est, Montréal.DEUX BROCHURES “La propriété, ses bornes, ses abus” — “Femmes-hommes ou Hommes et Femmes?" I* nr La Société Coopérative DK FRÀIB n-VKRAIREH SntrtfrcB«ar« d* P«mp»« Fanibro «t A«»«r»ne*» Fvnérairti Ï4J.EST 1235 ¦rue BAIRTB.CATHBHrVB EST n, *[.» li fX •t* % BOURG IK .La Compagnie d’Aamirance Funéraire ITBGEL BOURGIK LIMITEE Entr*t>r«n»«» d» Pomp»» funtbr#» •» A»«ur*nre funtrair* * YORK till Srieetthtn ' Sornc» 1420, Notre-Dame Ouest trine, puissants, par la parole qui oblige les foules à se jeter à ge nonx, et par l’atticisme de la gram maire et du génie national! Collège* classiques.Je vous demande des hommes qui prêchent la vérité catholique aux gouvernants de la société.Laisses aux prêtres le soin des pauvres et de ceux qui pleurent.Frappez sur les sommets, car si la grâce nous vient de la montagne, c’est aussi des hauteurs sociales que descendent les maux dont nous souffrons.Collèges classiques, je vous demande des journalistes qui soient capables de se moquer «les moqueries de l’impiété, qui soient capables de rire des ricanements des pauvres intellectuel]* de la philosophie méchante.Je veux des Journalistes qui sachent chasser du Temple de la circulation publique, les Coquelet* de Louis VeuUlot.Je veux que les vaillants de la plume, ce “mâle outil de la pensée humaine” trempent cette plume vengeresse dans de [’encre vitriolée et qu’elle marque au front les apostats du Christ et tes rénègnts de la race.Je veux des prêtre* chaste* et pieux, toujours capable* de se lancer dans tea foules, qui.le catéchisme à la main, prêcheront lu vérité du Christ et les obligation* sociales.Collège* classique*.Je vou* de mande de* hommes d’exception, des homme# de tribune, plein* d’autorité, de* hommes d’enceinte parlementaire.plein* de conviction, qui puissent donner au peuple de Deux brochures de M.Bourussa, dont il n existe qu'un nombre assez limité d’exemplaires, sont actuellement en vente au Service de Librairie da Devoir, 336.rue Voire-Dame est, Montréal (Téléphone: Main 7460): -LA PROPRIETE, SES BORNES.SES ABUS”, leçon professée par notre directeur A la Semaine sociale de Sherbrooke et qui a suscité dans le temps le plus vif intérêt; -FEMMES-HOMMES OU HOMMES ET FEMMES?”, études à bâtons rompus sur le féminisme qui restent d’une grande actualité, La propriété, ses bornes, ses abus se vend 15 sous l’exemplaire et $1.50 la douzaine, franco; par quantités de 50 et plus, 10 sous l’exemplaire, port en plus.Femmes-hommes se vend 25 sous l imité, plus 3 sous pour le port; 12.50 la douzaine, plus 25 sous pour le port; par quantité» de 50 ef plus, $17 le cent, port en plus.Les deux brochures sr vendront ensemble 40 sous franco.l\ Û Pourquoi vous priver de ces commodités Téléphoniques?Veuillez nous adresser ce coupon spécial de “Service rapide” ou appeler Main 6000 et demander un préposé des ventes.F.G.WEBBER.Gérant.Uu poste supplémentaire chez soi Evite la fatigue des escaliers et épargne bien des pas inutiles.Est très commode pour les gens occupés ou les invalides.Ne coûte que $1.24 peer mois (plus $1.pour frais d’installation).Un poste mobile chez soi Remplace avantageusement votre ancien poste mural.Ne coûte que 21 cents de plus par mois.Un poste supplémentaire dans le bureau ^ ou dans l’entrepSt évite le déplacement du personnel et augmente le rendement des vendeurs et des commis.•' A .Plus de lignes de raccordement au poste central rendent votre commerce constamment accessible aux clients probables.Un nombre insuffisant de lignes retarde l’expansion de' vos affaires.Un poste central privé Une téléphoniste experte et courtoise à votre poste central privé est une excellente réclame pour votre commerce.Par une distribution rationnelle des communications avec l’extérieur, elle vous assure im serrice rapide et courtbis.Ces commodités sont économiques parce qu'elles permettent de faire plus et plus vite.r COUPON “SERVICE ENfft&SArtS l I SPECIAL DE RAPIDE” The Bell Telephone Company of Canada.Je désire voir un de vos représentants poar équipement téléphonique.Nom .\.7.Adresse . VOLUME XVI — No 121 MONTREAL.MARDI.26 MAI 1925 3 CALENDRIER Demain: MERCREDI.IT mal !•».Salât Phillyp* 4a Ncrl, tanfmaaat.Saint B14a.cmfaaMar at 4aetaat.x Lrrn 4n aoMl.« h.11.OaacliaT da aoleil.7 h.St.Laver de la lane, * h.N.Ce ether da la lane, 11 h.14.j Pleine lane, la ê, à 8 h.43m.da matin.Dernier aoart.la 18, à ah.4tm.da matin.Naavalle lana, la 11.à I8h 4Sm.da matin.[ Premier quart, le St, à th.14m.da aair.j DERNIERE HEURE Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU MAXIMUM CT MINIMUM Aojoord'hol maxlmirm 84.Mime data l'an dernier.Il, Mlntmam aajmird'hal 41.Mime date l’an dornler 41, BAROMETRE It hearee a.m SS (10 11 h.a m.S9.M.MIDI: 30.81.Le 75ème anniversaire de la St-Jean-Baptiste de New-York Compte rendu sommaire des fêtes — La messe à l’église — Réunion intime — La séance de travail — La visite de la ville — Chez le maire — Le grand banquet — Une déclaration applaudie.(De notre envoyé spécial) Autres pays, autres moeurs.Les fêtes du soixante-cpiinzième anniversaire de fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste de New-York se sont terminées par une sauterie, dans la nuit de earned! à dimanche, à l’hôtel Majestic.C’était le paroxysme, à l’heure du banquet, d’une journée de chaleur comme, nous dit-on, New-York en a peu connu à ïa date du 25 mai.Cette tempéra ture semblait, cependant, incliner les New-Yorkais a une gaieté que, dans de pareilles circonstances au Canada, versent les coupes de cristal.Officiellement New-York est sec, mais la gaieté des chansons canadiennes s est jointe à la chaleur du jour pour échauffer les esprits comme les corps l’étaient déjà trop.Ce congrès n'a pas eu les dures et laborieuses séances qui marquent d’ordinaire ces réunions.Il n’y a eu qu’une seule réunion d’étude et encore le travail s’est-il limité à l’adoption sans discussion d'une résolution tendant à joindre et à unifier l’action des diverses sociétés.Cette résolution sera soumise au congrès de l’union Saint-Jean-Baptiste d’Amérique qui doit avoir lieu au mois d’octobre et qui suscite à l’avance un intérêt considérable.LA CEREMONIE RELIGIEUSE Le matin du jeudi 21, les fêtes avaient débuté par une cérémonie religieuse nui a eujieu dans la magnifique égli Sa( -„lise des RR.PP.du Saint-Sacrement dont le père A.Pelletier, autrefois de Montreal, est le curé.Tous les dignitaires et les invités occupaient des places d’honneur clans la nef.L’aumônier de la Saint-Jean-Baptiste officiait et c’est le curé lui-même qui avec un tact et une élégance dans les termes que tous ont loués a souhaité la bienvenue aux représentants des diverses .sociétés et des divers corps et notamment à M.le consul de France, à New-York.Le R.P.Lavigne, de Suffren, autre prêtre du Saint-Sacrement, a prononcé un sermon vibrant sur nos devoirs nevers nos deux patries, le ciel notre patrie éternelle /l celle de la terre qui nous est justement chère.Le P.Lavigne est un orateur sacré vigoureux.LA VISITE La cérémonie terminée, il faut passer par, c’est le cas de le dire, répreuve photographique.Tl paraît téméraire, dans cette ville de fièvre, d’entreprendre de faire poser les gens.Mais les photographes ont évidemment 'les ressources et l’obstination des chiens-bergers.Iis réunissent le troupeau ce qui est déjà bien, puis le tiennent leur manivelle.Nous avons nent leurma nivelle.Nous avons été photographiée autant de fois qu’il y a eu de réunions, voire deux ou trois fois par réunion.LA PREMIERE REUNION Le soir de ce premier jour, causerie intime à l’hôtel Sherman Park.Les délégués font connaissance.Il en est venu de toutes les parties de l’Amérique et du Canada.C’est une occasion unique d’établir des contacts.On se dirige Ion» plus haut, à l'hAtel .Majestic.(*Le détail est à noter car c’est dans ce même hôtel que se déroulèrent les fêtes du cinquantième anniversaire).LA SEANCE DU TRAVAIL “Je crois sincèrement, dit-il, que nous perdons notre temps et notre argent à essayer de ramener âu Canada ceux des nôtres qui ont déjà pris racine aux Etats-Unis, après avoir abandonné le sol natal, faute d’y pouvoir faire leur vie.No» efforts chez nous doivent être d’empêcher la désertion de nos campagnes en réformant la vie économique de l’habitant du sol.Et notre devoir envers les quelques centaines que nous ne pourrions retenir devrait être de leur indiquer les endroits où nos frères des Etats-Unis sont le plus solidement groupés.Là au moins ils trouveront la protection pour leur langue et la sauvegarde de leurs traditions.“Nos efforts de rapatriement, au lieu de se concentrer sur cette seconde province de Québec que sont les Etats de la nouvelle Angleterre devraient s’exercer tout le long de la côte du Pacifique depuis Seattle jusqu’à la frontière mexicaine ou des milliers des nôtres vivent isolés les uns des autres, voués fatalement à l’absorption”.L’espace nous manque pour énumérer seulement les divers orateurs qui ont suivi.Notons M.Elie Vézina, organisateur général de l'Union Saint-Jean-Baptiste et president de la Fédération catholique des sociétés franco-américaines (80,000 membres) qui a pittoresquement abondé dans le sens de M.Trépanier, le docteur Jôhin de Prume, président de la Ligue Saint-Joseph qui groupe actuellement les sociétés catholiques de New-York; M.Delâge, le surintendant de l’instruction publique de Québec et enfin le doyen des journalistes cana-diens-français, M.Bossue dit Lyonnais, orateur remarquable, établi depuis près de cinquante ans à New-York et qui est encore très actif en dépit de ses soixante-quinze ans.Le samedi matin nous fûmes voir le maire.Sur les instructions de celui-ci tout le roulage fut suspendu de la 72e rue jusqu’à l’hôtel de ville, situé dans le bas de la ville.Au milieu des véhicules, subitement figées, les voitures des délégués filaient à quarante milles à l'heure.Il n’y eut point une anicroche et ce fut une belle démonstration de ce que peu faire le service de la circulation l’un des plus importants de la police.Le maire fut aimable et dit qu i! nous enviait notre commission hydro électrique (d’Ontario) qui fait des prodiges et donne l'électricité à un prix fort abordable tandis que le précieùx fluide coûte trois ou quatre fois plus cher à New-York parce que la législature est dominée par les intérêts des chemins de fer.Irlandais classique, le maire raconte nombre d’anecdotes.C’est ainsi qu’il nous promit, quand il serait malade, de faire une cure à Montréal.Ses médecins lors de son attaque de pneumonie, dit-il, lui prescrirent de l'alcool.Il déclara n'en vouloir pas boire.— Appor-tez-là tout de même, dirent les médecins; si le patient ne veut pas perndre sa médecine, les médecins la prendront pour lui.La délégation a été présentée par M.le juge Renaud, qui doit au maire sa nomination et qui n'a pas manqué de le lui dire et de lui redire te lendemain quand le maire a j fait une courte apparition et un court discours au banquet.Ce banquet fut le couronnement i des fêtes.On y entendit des orateurs de deux langues et notamment M.le consul de France et M.Atha-nasc David.L’un et l’autre parlèrent avec un tact ravissant.Il est fort à remarquer que le consul est animé d’une grande largeur d’esprit et manifeste, en dépit ne son court séjour en Amérique une connaissance précise de la situation canadienne.M.David a eu le succès que lui promettant sa voix chaude et qui faisait sonner le verbe français comme on le parie dans le Québec.A New-York, la plupart des Canadiens français instruits parlent plutôt comme des Français.M.Ledoux a prêché la doctrine de l'Union St-Jean-Baptiste avec cette conviction et cette force qui le caractérisent.Les sociétés canadiennes aux Canadiens français et les autres —- aux autres, dit-il.M.Jos.Bourgeois, président de la St-Jean-Baptiste de New-York, présidait le banquet.LISTE DES INVITES M.William Harmon Black, juge de la Cour suprême de J’Ktat de New-York; M.Cyrille Delâge.surintendant du département de Tins Chef royaliste attaqué Paris, 26 (S.P.A.).—St.Berger, le trésorier de la Ligue d’Action française, a reçu une balle dans la tête alors qu’il entrait dans la gare du métro.Il est possible que la blessure soit mortelle.L’assaillant, un inconnu, a pu se sauver.Un groupe d'hommes avait suivi St.Berger du bureau de la ligue royaliste et c'est l’un d'eux qui a accompli l’attentat.Les chefs royalistes croient à un attentat anarchiste ou communiste.______ Suggestion faîtes à Amunsden par le capitaine Bemier Québec, 26 fD.N.C.) — Interrogé par des journalistes, le capitaine Bernicr, explorateur canadien bien connu, a fait connaître qu’il avait tracé à Amundsen, explorateur norvégien, l’itinéraire qu’il pourrait suivre au cas où il serait forcé par un accident à son hydroplane de revenir à pied des teires polaires.Le capitaine Bemier.dans une lettre à Amundsen, lui dit que le Dr Nansen a fait une cache de provisions à Columbia Cape.Ce poste est environ à 413 milles de l’endroit où Amun-dsen voulait se rendre.De là, l’explorateur pourrait gagner Ellsmer Land et Sabùic Cape où le capitaine Bernier a laissé des provisions, puis Amundsen se rendrait à Fort Conger.Dun dns, Harbour, Craig Harbour, Ponds Inlet, Port Burdwell.A tous ces endroits l’explorateur trouvera les provisions dort il a besoin et à Port Burwell, il y a un poste de la gendarmerie à cheval.Ce capitaine Bernier a confiance dans l’entreprise d’Amundsen et croit que si ce dernier a réussi à atteindre ie pôle Nord, i! ne sc pressera pas de revenir avant d'établir des preuves certaines du succès de sa tentative.Départ du Jeanne D'Arc Québec, 26 (DjN.C.)—Le navirc-hopital français Ste-Jeannc d'Arc a quitté le port de Québec, ce matin, a 81i.30, pour se rendre d'abord à Sydney puis à St-Pierrc-et-Miquelon.De nombreux amis sont ailes saluer les officiers du bord et les membres de l’équipage avant leur départ et lorsque le navire s’est éloigné du quai du Foi.les personnes présentes ont salué les marins français.Hier, les visiteurs ont employé leur journée à visiter la ville de guébec et ses environs.Le Comité rance-Amérique leur a offert un déjeuner au Château Frontenac, hier midi.______ Constructiou de 700 pieds de quai On a commencé, à la Commission du port, ce matin, à construire sept cents pieds de quai à haut niveau, à la section 31.Ces travaux étaient au programme des travaux que la Commission exécutera cet été.Affiliation à T Universi té Laval Québec.26 757x70}.— L’Université Laval vient d'affilier l'école des gardes-malades de l’hôpital St-François-d’Asvsise et l’Ecole apostolique de Québec.CESQ1R La Société canadienne d’opérette joue au Monument National “Ordre de l'Empereur’’, de Justin Clérice.* sk îk L’assemblée annuelle de la section montréalaise de l’association dés auteurs canadiens aura lieu à huit heures et quinze dans lé salon Vert de l’hôtel Ritz-Car Ron.4c 4: * Les conférences que S.G.Mgr Gi- nisty et M.l’abbé Lombard donneront dans la salle de la bibliothèque Saint-Suipice, ce soir, auront heu sous la présidence de M.Henri Gauthier, p.s.s., curé de Sainit-Jac* ques de Montréal.Les dignitaire» de 1» Société s>f.faoent et font présider la séance par 1« président de l’Union Siint-Jean-BaptiMe d’Amérique ont en-i tend tour à tour le* repréieiitants des divers sociétés apres les deux maires de Québec et de Montréal.M.Trépanier président de la Sodé-té St-Jean-Baptiste fait en son nom personnel une déclaration fort applaudi par les représentants de* sociétés franco-américaine, qui sont « grande majorité de l’nuditoirc.truction publimio do Québec, delegué de la Société St-Jean-Baptiste de la ville de Québec; M.Maxime Mongendrc, consul général de Frnn-re à New-York; sir Harrv Glostor Armstrong, consul général britannique.New-York; M.Charles Duquette.maire de Montréal, président général de l'Alliance nationale, (35.000 membres).M.Joseph Sam-: son, maire de la ville de Québec, dé- : ¦èffué de la société St-Jean-Bnntiste ! de Québec; Rév.Alphonse Pelletier, R.s.s.curé de la paroisse St* i Jean-Baptiste de New-York: bureau exécutif de ITnlon St-Jean Baptiste d Amérique, (50,000 membres): M.Hcnri-T.Ledoux, président général, Nashua.N.H.; M J.-Arthur Fa-vreau.trésorier général, secrétaire de )a Société histnrioue franco-américaine de Boston.Mass.; Dr F.-A.Ruest, médecin réviseur, de Pawtucket.ILL; M.Georges Lefaivre, contrôleur, de Syracuse, N.Y.; M.Elie Vézina, secrétaire général de Woonsocket, R.I.; président de la Fédération catholique franco-américaine, (80,000 membres); M.Prime Robichaud, directeur, de Gardner, Mass.; M.Léon Trépanier, président général de la Société St-Jean-Raptiste de Montréal.Canada; Mme Charles-M.Côte, présidente, société des Artisans canadiens-français, de New-York; M.Ludger Gravel, ancien président de la société des Artisans canadiens-français, de Montréal: M.Joseph Lussier, directeur rie la "Justice”, de Holyoke, président du comité d’organisation des fêtes du congrès plénier dp l’Union St-Jean-Raptiste d'Amerique.qui aura lieu en octobre prochain, à Holyoke.Mass., M.Augustin Cnugncnr, président du bureau central des sociétés françaises de New-York; M.Octave Duport, président honoraire du club Démocratique de N.Y.; M.Gaston Burict.président de l’Union des Sociétés fnmçaisse de N.-Y.; M.J.-C.Hogue, doven des présidents honoraire* de la Société St-Jcan-Raptiste de New-York: le Rév.Père V Ginsson.s.s.s.aumônier de la société St-Jean-Baptiste.de N.-Y.; Dr J.Jehln de Prume.président de la Ligue St-Joseph.de New-York: M.Firmin Guégo, rédacteur en chef du “Courrier des Etats-Unis”, N.-Y.; M.Percy S.Rullen.dean of the Knelish Press.New-York, ex-président “Association of Foreign Press Correspondants in U.S.A.: M.Léon Bossue dit Lyonnais, journaliste franco-américain.Sainte Made’eine-Sojihie Barat LES RELIGIEUSES” DU SACRE- COEUR ONT FETE HIER LA CANONISATION DH LEUR FONDATRICE-PANEGYRIQUE PAR LE R.P.LOUIS LALANDE, S.J.I-es religieuses du Sacré-Coeur et leurs élèves du demi-pensionnat (102 rue St-Alexandre) ont fêté hier, 25 mai, la canonisation de leur fondatrice : eaintc Madeleine-Sophie Barat.Une grandlne.sse solennelle célébrée par M.le supérieur de St-Sulpice, et chantée en grégorien par les fraîches voix des élèves, avait attiré au couvent, dèÿ le matin, les députées de presque toutes les congregations de Montréal, hospitalières et enseignantes.Dans l’après-midi, leur nombre s'est accru encore pour assister à la bénédiction du Très St-Saeirement, précédée d'un beau panégyrique de la nouvelle sainte, prêché par le R.P.Louis Lalande, S.J.LE R.P.LALANDE C’est le R.P.Louis Lalande, S.J., recteur du Collège Sainte-Marie, qui devait louer sainte Madeleine-Sophie et son oeuvre.En quelques phrases précises, l'éminent orateur a d’abord marqué le caractère de la canonisation, puis il a esquissé, à grands traits la vie et la physionomie morale de l'illustre et sainte éducatrice, ainsi que la naissance de son oeuvre.“Tout y est pauvre et faible, dit-il, comme il convient au début des oeuvres divines.Chose étonnante, — si nous savions que les jugements de Dieu se plaisent souvent à confondre les nôtres, — cette jeune fondatrice qui devait recevoir sous sa conduite tant de compagnes de nobles familles, et donner l’éducation aux enfants les plus aristocratiques, était de modeste origine, sortie des rangs populaires et d'une pauvreté laborieuse.-’ “Quand, ajoute-t-il, en achevant Je portrait moral de la sainte religieuse, on rencontre en une même nrne.comme en Mère Barat, ces deux éléments : la foi rayonnante et l’amour consumant, il ^ failt plus s'étonner que leur union élève cette ame jusqu’au grand idéal qui en fait une sainte canonisée.” Dans la seconde partie de son discours, le R.P.Lalande a loué, en s appuyant sur les plus hauts témoignages et sur celui de S.S.Pie XI, l'oeuvre éducatrice accom-p.ie depuis un siècle, à travers le monde, par les filles de Mère Barat, les Daines du Sacré-Coeur, et il s est efforcé de montrer, en un tableau fort étudié, ce qu'a été dans le passé ce qu’est — du moins ce qn elle doit être quand elle ne déroge pas — l’élève du Sacré-Coeur.” h y a là toute une théorie de l’éducation chrétienne des enfants que nous regrettons de ne pouvoir citer Intégralement.“Elève du Sacré-Coeur, se demande i orateur, est-ce que ecla signifie femme savante?Peut-être; mais plus encore.“Que faut-il pour être une femme savante?Des notions diverses s allongeant depuis la grammaire jusqu aux questions sociales; des mathématiques, de l’astronomie, des faits et des noms fixés dans la mémoire, do la physique, des choses vues, nombreuses, vues au moins à surface, de la philosophie au moins en formules, puis une langue et une plume assez abondantes pour meltre le tout en valeur, “Qui donc ne comprend pas que i on peut posséder cette science et n dre pas une femme vraiment supérieure?Tout ce savoir peut n’è-Ire qu’ornement pour l’intclligen-Ç?.et l’on sait assez que l’on peut jouir d’une intelligence superbe et être misérable par le coeur.Or c’est par le coeur surtout que l’on saut, si Pou vaut quelque chose., “Personne, assurément, ne songe a refuser son admiration à la jeune pensionnaire, qui termine .scs études.avec ses dix-neuf ans, éclairée, miso au point, brillante comme un manuel neuf.Mais ce qu’on admire davantage, c’cst la.science qu’elle a acquise de son devoir et la volonté quelle «'est formée de l’accomplir.En fait, ce qu’il y a de plus grand qui de savoir, c’est de vouloir.Ce qu’il V a de plus petit et de nlus rapetissant que d'ignorer, r’rsl dîne pas faire ce qu’on doit quand on ip sait."Femme savante, soit! Suivre la marche des idées à travers Je monde, être de son temps et dans le mouvement, est un mérite: personne n’y eonteste.Qui donc contes-suivre les directions de I Eglise, aider à sa marche dans le monde et résister parfois au mouvement de son temps, soit un mérité plus grand?‘Connaître les grands hommes et leurs exploits, en parler en biographe bien informé, se prononce:* sur leurs oeuvres en judicieux critique, causer poésie en connaisseur, traiter d esthétique en termes emus et délicats, dresser la liste îles noms et des oeuvres auxquels on accorde l’Immortalité; — tou*, cela indique un esprit eultivé et des goûts supérieurs d’artiste.Mais bien connaître res héros qui sont Les pèlerins canadiens auprès du Saint-Père Rome, 26 (S.P.C„ via Reuter).— Après avoir reçu S.G.Mgr Prud'homme, éveque Prince-Albert, Saskatchewan, en audience privée, hier, Sa Sainteté a reçu les pèlerins canadiens qui sont à Home à l’occasion de l’Année Sainte.Il leur a acordê la bénédiction apostolique.Il a aussi présenté à chacun d eux une médaille commémorant l’Année Sainte.Les examens du bureau médical canadien Les examens du Bureau médical du Canada auront lieu le 9 juin à Montréal; à Toronto, à Kingston, à Winnipeg, à Edmonton, à London, à Halifax et à Vancouver.On peut s'enregistrer jusqu’au 26 mai.__________ ________ A l’Université Le conaeil d’administration de rUnrversité de Montréal se réunira vendredi prochiin pour nommer le représentant de l’Université à la commission dfc* écoles catholiques de Montréal.Le Marbum On signalait le “Marbum”, du Pacifique Canadien, au cap Madeleine, a 7 h.30, ce matin.Don d’un buste de Pasteur Le consulat de France, au nom du gouvernement français, vient de présenter un buste de Pasteur à l’Université de Montréal.les saints de la grande famille catholique, ambitionner comme eux l’immortalité des élus, en parler d’un coeur sincère et qui connait Je chemin étroit et glorieux qui y conduit: n’est-ce pas d’une culture plus haute et d’une âme plus généreuse?“La femme savante a de la lecture.vous y consentez, n’est-ce pas?Elle a toujours lu le dernier livre eu vogue.L’éleve du Sacré-Cœur saura, elle, si clic peut le lire.“La femme savante connait tous ses droits, elle en parle, elle les réclame, en courant après de« charges destructives du fover, et qui la soustraient aux sacrmces et à la beauté de ses fonctions naturelles.Elle les connaît aussi, ses devoirs, l’éiève du Sacré-Coeur, et, discrète comme un ange gardien, clic en use pour inspirer ceux qui gouvernent le monde.“La femme savante offre parfois à ses contemporains un volume.C’est le fruit de scs veilles, de ses réflexions ou de ses lectures.Elle Ta mis au jour après un long tra vail, dont clic se repose complaisamment en se relisant elle-même.L’élève du Sacré-Coeur, formée pour le monde et devenue épouse, a rarement assez de loisirs pour écrire de ces chefs-d’oeuvre.Elle s’en console en offrant à 3a société et à son mari, qui en est ravi, cet incomparable chef-d'œuvre vivant 3ue Dieu, dans le baptême, marque e sa signature, et qui est l’enfant chrétien.Laissez écrire dans Tâmc de cet enfant tout ce que l’esprit de sa mère lui dicte de plus lumineux, | tout ce que son coeur lui inspire de piüs noble et fort; laissez-la cultiver ce fruit de sa vie dans^des veilles et de longues douleurs qu’un peu d'amour filial lui fera vite oublier, et le chef-d’œuvre sera digue du regard éternel de Dieu.-— O mères chrétiennes, écrivez, écri vez dans Tâmc de vos enfants, pour que Dieu, dans l’éternité, puisse y lire des pages glorieuses! “La femme savante dirige au de hors des oeuvres diverses qui la forcent à répandre se* activités en les divisant.Les associations, cercles ou clubs, dont elle fait partie, en devenant mondain» ou politiques, sont devenus compliqués et la coniraigncnt à narnitre et à vivre dans le bruit.L’élève restée digne du Sacré-Coeur sait faire l’accord entre son dévouement et sa modestie.sans rien retrancher à sa charité.qu’elle ordonne, du reste, sans aucune des complication» de la philanthropie.Elle l’exerce d’abord tout autour d'elle-même, à «on foyer qu’elle fait joyeux, qu’elle transforme en nid charmant, où il fait doux aux enfants rester et vivre, où le mari passe avec bonheur toutes scs heures de repos, qu’il quitte toujours trop tôt et avec regret, et ou il revient toujours trop tard et avec amour.Elfe l’exerce envers ses amies dont elle connait les peines que «a main discrète adoucit, envers le» pauvres cachés et qui ne disent à personne «es aumône*; elle l’exerce par l’entremise des .Soeurs de Charité dont les industries multiplient la valeur dî sc« don*, elle »e fait leur humble au* xiliatrlce.afin de donner plus en restant plus sûrement inconnue.” L’orateur a terminé son discours par une émouvante invocation à sainte Madeleine-Sophie.APRES LE RADIO.LE MONOPLAN!!! Nous voulons encore faire des heureux! Iai saison du radio va faire place à celle de la nie en plein air.Quoi de plus approprié qu’un monoplan pour les beaux fours prochains?Sous offrirons donc un monoplan .à forts nos leefeurs, aux Jeunes en particulier.Oui, un monoplan, un monoplan qui vole! User le DEVOIR tous les soirs pour eonna/lre les détails de cette offre peu banale.Dites-le à vos omit.Les funérailles du R.P.Marion Le R.P.Proulx, provincial des Dominicains, a chanté le service funèb re à Saint-Hyacinthe, ce matin.SAINT-HYACINTHE, 26 (D.N.C.).— Les funérailles du R.P.Albert Marion, du couvent diminicain d’Ottawa, décédé ven-dredi dernier dans la capitale à l’hôpital Général ont lieu ce matin à Saint-Hyacinthe nu couvent des Pères Dominicains.I^a dépouille mortelle est arrivée hier soir d’Ottawa par le train de 8 heure*.Le service funèbre a été chanté par le T.R.P.Gonzalve Proulx, provincial des Dominicains, assisté des RR.PP.Mannes Marion, frère du défunt, sous-prieur et curé de Sainte-Anne de Fall-River, Mass., et Archambault, prieur du couvent de Saint-Hyacinthe.Assistaient aux funérailles les frères du défunt, le R.P.Mannes Marion, de Fall-River, MM.Ernest Marion et Jean-Baptiste Marion, tous deux d'Ottawa, ses soeurs, Mme Paul Séguin, de Saint-Paul-TErraite.Mlle Ernestine Marion, la révérende Soeur Marie de la Miséricorde, de» Soeurs de la Miséricorde de Milwaukee, et la révérende Soeur Marie du Rosaire, des Soeurs du Précieux-Sang de Montréal.L’inhumation a eu lieu dans le cimetière du couvent.Le recorder Geoffrion obtient un congé M.Amèdée Geoffrion, recorder de la ville de Montréal, a obtenu un congé de plusieurs semaines.La raison de cette absence prolongée est l’état précaire de sa santé, compromise par les travaux que le recorder a dû accomplir durant l’enquête de la police.Le départ de M.Geoffrion a fait l’objet de conversations animées parmi les échevins, avant la tenue du caucus, ce matin.M.Geoffrion se trouvait au milieu d’eux et discutait son cas avec fermeté.On parle ouvertement de la retraite probable du recorder Geoffrion.M.Geoffrion exerce sa fonction de recorder depuis l’année 1919.Prochaines enchères de vastes concessions forestières QUEBEC, 26 (D.N.C.).— Le cabinet provincial décidera, à sa prochaine réunion, les conditions de la vente à l’enchère des limites à bois dans la région nord du Lac-Saint-Jean.Ces limites «ont situées dans les bassins de la rivière Chamouchouan et de la rivière Péribonka.Elles couvrent environ 1,500 milles carrés et contiennent du bois vert de première qualité.On vendrait à l’enchère, en même temps, à la fin de juin, environ 200 milles carres de limites à bois sur la rivière Mégiscan.Un peu plus tard, on mettrait en vente aussi un pouvoir hydraulique sur cette même rivière.ISos entrevues LE T.R.P.ROBERGE, C.S.V.Le Très Révérend Père François-Michel Roberge, sixième supérieur général de l’Institut des Clercs de Saint-Viatcur, qui vient faire la visite canonique des maisons que l'institut possède au Canada et aux Etats-Unis, est arrivé à Montréal dimanche soir.Né à Saint-Cuth-bert, dans le comté de Berthier, le 10 février 1806.le T.R.P.Roberge est le deuxième religieux canadien de son ordre appelé aux éminentes fonctions de supérieur général de sa communauté.Le T.R.P.Roberge a fait ses études à Jo-lietle.Après avoir été professeur de sciences et de mathématiques, puis préfet des études au petit séminaire de Juliette, il suivit pendant deux ans des cours de littérature à l’Institut catholique de Paris.A son retour au pays, en 1904, 11 fut nommé supérieur du collège de Joliette.Il dirigea le petit séminaire de Joliette plusieurs années.Devenu assistant-provincial à Outremont.puis vicaire de l’Institut à Jctte-Saint-Pierre, en Belgique, il fut élu général à la mort du T.R.P.Robert.Dans une entrevue qu’il a gracieusement accordée à un représentant du Devoir, à la maison provinciale d’Outremont, hier, le T.R.P.Roberge a parlé de la Belgique, du relèvement économique de ce pays qu'il habite en vertu de ses fonctions.Il a aussi commenté les résultats des dernières élections brl-gcv “H est reconnu que de tous les pays belligérants durant la dernière guerre, l’un des plus prospères aujourd'hui c’est la Belgique”, a dit le T.R.P.Roberge.“A l’heure actuelle son relèvement est à peu près complet.Une douzaine de villes ou villages qui en novembre 1918 n'étaient plus que des décombres, sont aujourd’hui partout relevés, Plu* de cent églises de la Flandre et de la Wallonie étaient démolies - - je Rarle d’églises complètement démo-es et non d’église* seulement dé-terriorées — à quelques rares exceptions, elles sont restituées nu culte.Sur les cent mille immeubles détruits par les Allemands, il n’en reste plus que trois mille cinq cents à reconstruire.” “En 1920, sur le* six cent mille ouvriers, deux cent mille étaient affiliés aux caisses de chômage.En ce moment, le chômage a presque partout disparu.La production industrielle des deux dernières an nées est supérieure et de beaucoup à celle d’avant la guerre — si bien, qu’au port d'Anvers, le tonnage total qui était de 14 millions en 1913, a dépassé 20 millions en 1924.” “Les terrains des deux Flandres, c’est-à-dire tout l’ouest de la Bêlai-nue.étalent chargés d’obus et de débris, à tel point qu’on se demandait s’ils deriendralent iamnis cultivables.Auiourd’bui.toute la Flandre est cultivée, vivace et plus fertile qu’avant la guerre.” “Le taux de la vie est élevé, r’es* vrai; mais les salaires des ouvriers et des employés sont quatre ou cinq fois plus considérables qu’en 1914.’’ "Il n’est pas facile sans doute de donner de* chiffre» sur les conditions économiques des foyers; mais il semble évident que la plupart des Belges ont, en fait d’habitation, d’habillement et d’alimentation, plus de confort qu’avant les désas-ties de la guerre.” “Economiquement, on peut dire que la Belgique a retrouvé la voie de la prospérité d’autrefois.Aujourd’hui les budgets sont en équilibre ou à peu de chose près.Aussi, en France, en Angleterre et en Italie voici ce que Ton entend et ce qui -s’écrit couramment: “Mer-veilîeuse, cette petite Belgique! Héroïque dans fa résistance à l'envahisseur, elle est plus belle encore, peut-être, dans l’élan de sa résurrection.Son agriculture, son commerce, son industrie, son activité dans tous les chantiers et dans tous les domaines sont un exemple pour le monde”.“Passons au point de vue politique”, continua le T.R.P.Roperge.— “On peut dire, en un sens, que les élections du 5 avril dernier furent un désastre.Les socialistes qui avaient 68 sièges à la Chambre en ont maintenant 79.Les catholiques en ont perdu un, et restent avec 80; les libéraux n’en ont plus que 22 de 33 qu'ils avalent.“Le parti catholique a vaillamment lutté.Il s’était assigné comme tâche la conquête de la majorité, c'est-à-dire, gagner 13 sièges: ce qui lui eût assuré la fondation d’un gouvernement ferme et stable.Mais personne ne se faisait illusion à ce sujet; cependant tous espéraient quelques gains.” “La situation était trop favorable pour les socialistes A raison du mécontentement causé dans la masse par les difficultés économiques, la vie chère, l’augmentation des impôts." “Il n’y a pas A tenir les catholiques — ou mieux, le parti catholique responsable.Non: cela tient à la situation d’après guerre.” “D'ailleurs, Ton sait bien qu'en pareil cas, le public est toujours prêt à faire retomber son mécontentement sur le ou les partis au pouvoir.Les socialistes ont recueilli l’avantage d’être, dans ce« circonstances, le parti d’opposition : c’est en grande partie ^explication de leurs succès aux dernière» élections.Les grands vaincus de la dernière bataille électorale, ce aont le» liberaux.” “Plus que jamais il est vrai de dire qu’il n’y a plus en Belgique qu’une puissance polltloue devant la puissance incontestable du parti socialiste, qu’une digue solide dressée contre le péril rouge: c'est le parti catholique.Au sénat, les catholiques comptent 73 des leur», les socialistes, 52 et les libéraux, 28.” “Il y a grand espoir; et l'on combat ferme,” a conclu le T.R.P.Roberge.R.B.Vient de paraître Dix fondatrices canadiennes Aujourd'hui même parait aux Editions du Devoir.la nouvelle brochure de Mlle Marie-Claire Da-veluy: Dix fondatrices canadien» nés ~~ Profils mystiques.80 page», beau nnpier, format élégant, avao deux portraits.Prix : 20 sous l’exemplaire, flran» co *2 In douzaine, 863.50 lea cinq cents, S100 le mille, port en plut.Adresser les commande* au Service de Librairie du Devo/r, SM.rue Notre-Dame est.Montréal, (TA' léphone: Main 7460), LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 26 MAI 1925 VOLUME XVI — No 12J Les fêtes du ' coiège Bourget PROGRAMME DES CEREMONIES | f PC SYNDICATS QUI MARQUERONT DEMAIN ET I LM OllWlWtlfcJ JELT., ^svNeiCim | CATHOUOUl ; t NATlOll No 1 îUDI LE Tôème ANNIVERSAI-1 HE DE FONDATION DU COLLEGE DE HIGAUD.— L’HEURE DES TRAINS.— S.E.MGR DI MARIA ET NN.SS.FORBES, ROULEAU ET DESCHAMPS SERONT PRESENTS CATHOLIQUES Rigaud, 26.— Comme nous l’avons déjà annoncé c’est demain et jeudi qu’auront Heu au collège Bourget le soixante-quinsièroe anniversaire de la fondation de cette institution et la bénédiction de l’aile nouvelle.Le» fêtes débuteront demain soir à 8h.30 par une réception aux anciens et aux hôtes d’honneur dans la salle academique du collège.Le R.P.Latour, c.s.v., supérieur du collège, prononcera 1 allocution à laquelle répondront Mgr L.-N.Campeau, vicaire général d’Ottawa au nom des anciens élè-, ves et le R.P.Charlebois, supérieur j SYNDICAT du séminaire de Joliette au^ nom des anciens supérieurs.NN, SS.Rouleau et Forbes porteront ensuite la parole.S.G.Mgr Rouleau, éwfrque de Val-leyfield, bénira l’aile nouvelle.Le T.R.P.Roberge, supérieur général des Clercs de Saint-viateur, sera présent aux fêtes.Il y aura du chant et un programme musical exécuté par l’orchestre du collège.Le même soir à 10 h.30, pèlerinage à la grotte de Lourdes, Chant et prière.Ensuite feu d’artifice organisé par le conseil municipal de Rigaud dans la cour du collège.S.E.Mgr di Maria* délégué apostolique au Canada, partira en auto de l’Institut des Sourds-Muets, boulevard Saint-Laurent, Montréal, de-main après-midi à 3 h.30, heure avancée.Les anciens qui aimeraient à lui faire cortège seront les bien-venur Jeudi le 28, messe de communauté à 7 b.par Son Excellence.Déjeuner sur le pouce.A 9 h.15 pèlerinage national a la grotte de Lourdes.S.G.Mgr Forbes portera le Très Saint-Sacrement dans la procession SYNDICAT DES MENUISIERS Le syndicat catholique et national des charpentiers-menuisiers s’assemble ce soir, à 8 heures lo p.m., à la salle No 2, 055, de Mon-tignv est.Rapport important de M.R.Binette.Rapport des délégués au Conseil Central et au Conseil de construction.Tous les membres sont priés d’assister.Par ordre.SYNDICAT DU TRAMWAY Ce soir, à 8 heures 15 p.m., à la salle No 4, édifice des syndicats catholiques, 655, de Montigny est, assemblée du syndicat catholique des employés de tramway.Rapport des officiers.Tous les membres sont priés d’assister.Par ordre.DES FERBLANTIERS Le syndicat catholique des ferblantiers-couvreurs «e réunit ce soir, à 8 heures 15 p.m., à la salle No 3, édifice des syndicats catholiques.Rapport de M.Dieumegarde, agent d’affaires.Tous les membres sont priée d'assister.Par ordre.AVIS AUX CARROSSIERS Tous les carrossiers de la ville de Montréal sont invités pour demain soir à une grande assemblée de propagande qui aura lieu, à la salle No 3 des syndicat* catholiques, 655, de Montigny est.Cette assemblée est sous les auspices du syndicat catholique des carrossiers.Plusieurs orateurs d’expérience traiteront des questions qui intéressent l’industrie de la carrosserie.Cette campagne de propagande est organisée dans le but de faire triompher la semaine de 49 heures au Heu de 55 heures, telle qu elle prévaut actuellement.Quon vienne en foule.SYNDICAT DES PEINTRES Garde toujoiirs sa fraîcheur SÂLADA' H621F conserve sa saveur délicieuse grâce au paquet d*aluminium hermétiquement clos dans lequel se vend tout produit “SALADA’1.LE RADIO Ce soir, à 8 heures 15 p.m., a la salle No 1, assemblée du syndicat catholique et national des peintres.lègë’ Bourget, "présentera ses hom- ! JÏI, Par ordre, mages à Son Excellence qui repon-j Pne* aaM,slC1’ r tira ensuite.S.G.Mgr Rouleau, chantera une CONSEIL D’IMPRIMERIE messe solennelle au pied du rocher de la Madone.S.G.Mgr Deschamps, auxiliaire de Montréal, donnera le sermon.A midi et demi aura lieu le grand banquet.Sont au programme des discours: M.Redmond Roche, élève, Charles Thivicrge président de l'Amicale, M.le juge Constantmeau, le R.P.Richard, curé de Sainl-Viateur d’Outremont, J.-C.Gadou-ry.le R.P.Latour, le Dr Harwood, sir Lomer Gouin, M.Athanase David, le R.P- Roberge, c.s.v., et S.G.Mgr Rouleau.L’orchestre du college exccntt'ra Ce soir, mardi, réunion très importante des membres du conseil allié de l’imprimerie.Tous les délégués sont instamment invités.Congrès d’institutrices VENDREDI, REUNION DE LA SECTION DES INSTITUTRICES DE L’ALLIANCE CATHOLIQUE DES PROFESSEURS DE MONTREAL La dixième réunion de la section ries institutrices de l’Alliance catholique des professeurs de Montréal aura lieu à l’Ecole Montcalm, uorenesue «u imitai.- -v.v- - - —- -.un programme musical pendant le | angle des rues St-Hubert et Demon-banauet 1 Ggny, le vendredi, 29 mai courant, Les trains: le train No 504 qui 1 à 10'h.du matin.Cette réunion se-quittera Ottawa a 3 h.35 demain j ra présidée par 1 aumônier, M.1 abri le No 519 qui quittera Montréal bé Henri Jasmin.4 h.10 auront des wagons spéciaux.Le rapide No .>03 qui quittera Montréal le 28 à 8 h.30 arrêtera à Rigaud.INVITATION DU SUPERIEUR Les autorités du collège ont fait leur possible pour atteindre tous les anciens; mais il s’en trouve Peut-être qui n’ont pas été spécialement invités; qu’ils veuillent bine agréer celte invitation par voie du journal et se rendre au désir de ceux qui les attendent au foyer de P’Altna Ma-ter”.__ < ___ La fêle tie Dollard à Sherbrooke Voici le programme de la reunion: 1.— A 8 h.30, messe à Notre-Dame de Lourdes, par M.l’abbé Gi-bcault, visiteur des écoles du district Centre.Sermon de circonstance par M.l’abbé H.Jasmin, aumônier de la sertion des institutrices et jirofes-seur de langue, à l’Université de Montréal.A 10 h., réunion à l’école Montcalm.2.— Piano: Mlle Laurence Ri-vest, professeur à l’école Stc-Brigi-de.(filles).3.—- Bienvenue: Mlle N.Boisvert, i présidente.4.—, Lecture des minutes de la ! dernière assemblée: Mlle A.Poitras, I secrétaire.5.— Chant; Mlle R.Gascon, pro-; ; fesscur à l’académie du boulevard.! Au piano, Mlle B.Gascon.6.— Conférence: Saluons l’insti-| tutrice.Mlle Léopoldine Paradis, vue vi »t-»i cuuiiiiuïv luiiui, «iv.° ; professeur à l’école Fautcux et que la plupart des magasins et des ; incinbrc du comité général pour le places d’affaires étaient fermés.district Est.La fête a débuté par la veillée 7.— Récitation: Mlle Jeanne Ca-d’armes à la cathédrale.On voyait ; t|0t, professeur à l’école St-Fran-dans le sanctuaire un tableau vivant rois-Xavier.représentant Dollard et scs braves g, — Appréciation des travaux compagnons.La milice et la fanfa- ' par M.le curé Lamarche, de Saint-re du Séminaire assistaient en Stanislas, et president de la Coin-corps.Les élèves du Séminaire ont mission des écoles catholiques de fait les frais du chant.11 y a eu sa- Montréal.D.est.lut militaire aux drapeaux et bé- i 9.— Discours des invités, nédiction du drapeau de l’union A 2 heures de l’après-midi, à la régionale de l’A.C.J.C., par Mgr salle Saint-Sulpice.rue Saint-Dent*, P.J.A.Lefebvre.P.V.G., supérieur du Séminaire.Le sermon de ; circonstance a été donne par M.l'abbé Bourassa, aumônier du cer- j cle Larocque.Hier matin il y a eu j messe solennelle à St-Jean-Baptistc PROGRAMME ï>E CE SOIR POSTE CK AC, MONTREAL Cet après-midi, à 4 heures, le poste CKAC donnera les probabilités de la te-mpératune.et les rapports sur le marché et nos routes provinciaCe soir, quatre emissions distinctes seront données par le poste CKAC, comme suit; .7h.—Causerie sur l’hygiène, çre- garée par le Dr S.Boucher, chef du ureau de santé municipal.7h.30.Concert exécuté par le trio de l’hôtel Windsor, sous la direction d’Harrv Salter, directement de Ja salle à dîner de l’hôtel.Voici le programme qui sera exécuté: 1—Fantaisie : Spring Beautiful Spring, Linke.2—(a) Cradle Song, Brahms.(b) None but the Weary Heart, Tohaikow'sky.3—(a) Sleeping Beauty's Wedding, Rummer.(b) My Dream Girl, Herbert.4— Extraits de la Tosco, Puccini.5—Solo de violon, au choix, par M.Harry Salter.fi—-Extraits de Maytinie, (Romberg.7—Fantaisie: (a) VUlanelle, Del Agna.(b) Marche militaire, Schubert.A 8h.30——Concert au studio du poste, donné par l’orchestre du paquebot Montcalm, de la compagnie au Pacifique Canadien, comprenant les derniers morceaux anglais.Au cours de ce concert, 'le Dr A.BouthiUier, député de Saint-Jean, parlera des attraits du tourisme dans son comté, en particulier, et dans la province de Québec, en générai.Enfin, à 10b.30, le poste CKAC transmettra, directement de l’hôtel Windsor, le programme de musique exécuté par les “Red Jackets”.POSTE OFCF, MONTREAL 4.50, 5.45 — Joseph C.Smith et son orchestre populaire exécutant le programme de l’heure du the a l’hotel Mont-Royal.ON R A, MONCTON, 313 Ce soir, à 8 heures 30.temçs de l’Atlantique, le poste du Chemin de fer National du Canada, à Moncton, N.-R.donnera un programme de musiquie et chant, exécute par un groupe d’artistes de Moncton.Quelques morceaux choisis seront aussi exécutés par l’orchestre du poste CNRA.______ 4 , Courageux sauvetage M, T.Lawson, détective de l’agence Riel, 258, rue Montana, a sauvé la vie à une fillette de 11 uns, hier après-midi, au parc Belmont, Cartierville.La fillette, Georgina Swaffield, 39, rue Quesnel, est tombée, dans la ivière de! Pharmacie Laurence Coin Saint-Denis et Ontario, Montréal.Telephone : Est 130:-4«47 Drefuet et proAaiti chimique» auperieor» Te«o le» remède» neareooi.Ampealee et oral»» à tou» médicaments sut demande, sérum», rsceln».o*y*»n» pur, article» de pantementa.Stérllleatlen à l’autoelaee.Neo* déltrrono dan» toote» le» partiet do la rilio.$15,000 EN PRIX 1er.prix, Paulo d’un millionnaire, 111,500.00.2èmc prrx, $2,000.00 en argent.Sème prix, $1,000.00 en argent.4ème prix, $500.00 chargent.ôème prix, 8100.00 en argent.Acheté* des billet» 1 Courez xotro chance tout en faisant l’aumône au Refuge Don-Bosco.Prix de» billets: 1 pour $0.2t; 10 pour 11.00; 100 pour $5.00; 600 our $25.00; 3.000 pour $100.06 ei ‘ .000 pour $500.00.Ecrivez à l'abbé Pbillppon, pt/t, directeur, ou téléphonez 6821.Refuge Don-Bo»co, Québec.Vous recevrez vos billets par 1* retour du courrier.% D'INVENTION En ta»» pape.Demande* 1» GVIDE DE L’INVENTEUR qui oora enroyé «rôtie.MARION * MARION Etablie en J892 114, RUE UNIVERSITE.MONTREAL Une conférence de S.G.31 gr Ginisty S.G.Mgr Ginisty, évêque de Verdun, donnera une conférence, vendredi soir, au Ritz-Carlton, sous les auspices de l'Alliance française et du comité France-Amérique.L’entrée est payante.Croyez-vous le "Devoir” utile?Faites-Ie lire, abonnez ou faites abonner vos amis.4 Une Huile c Moteur adultérée .vovonsl Elle le regarda; puis, malicieuse,! pendant que leur mère regagnait sa! chambre, appuyée sur le bras de Michel, elle insinua: —Je parie bien que demain soir., Achève?—Tu nous resteras ! Non.¦•-Il n’y a pourtant pas de travail a la banque, le premier janvier, hn effet.Mais ne sachant pas NODÏEILES te MUMSINS EBON Magasins Ouverts de 9 a.m.à 5.30 p.m.) \ \ \ 'A Ce qu’on portera sur la Plage Costumes de Bain pour Dames Vous avez besoin d’un costume de bain, soit pour le bain intérieur ou pour vos baignades dans ta rivière ou même dans l’océan.Ceux-ci sont très confortables, ce qui ne les empêche 34 à 44.1.25.Costumes çn jersey de laine soigneusement confectionnés, dans toutes les couleurs.2.95.Costumes dè'bain.“Klingtite" en jersey de laine très élastique et ne rapetissant pas après le bain.En noir, rouge et marine, avec bords rayés blanc et noir.Tailles jusqu’à 44.3.95.Costumes de bain en laine filée, avec gilets quadrillés.Couleurs : écarlate, rose, bleu, émeraude, marine et noir.Tailles ; 32 à 44.4.95.Au deuxième, chez Eaton.Mantes en Toile Eponge pour la Plage Lne mante qui.par ses vives couleurs et ses grand* dessins de verdure et d’oiseaux, imite la cretonne.Excessivement élégante.8.95.line autre avec rayures et carreaux blancs et noirs, n’est pas moins attrayante.Egalement 5 95.Mantes en très jolies couleurs avec garnitures contrastantes— modèles quadrillés de blanc et noir, avec dessins très variés.8,95 à 12.95.Au deuxième, chez Eaton.» •*’ Bonnets de Bain Souliers de Bain pour Dames .30 pour Hommes ni ers garnis de fleurs et ornements variés, En caoutchouc noir avec bordures blanches, la paire .i otl Au rez-de-chaussée, chez Eaton.Au rez-de-chaussée, chez Eaton.Costumes de Bain pour Hommes Costumes tout d’une pièce en coton d'une bonne épaisseur, avec jupe à même, bleu marine avec garniture de ton opposé, failles 34 à 44.Costumes de laine, en trois épaisseurs et qualités.Ouverts très bas loti* les bras pour permettre la plus grande liberté de mouvement.En couleurs unies : gris ou marine, et à rayures de fantaisie.2.95.3.30 et 4.00.(.es derniers, à 4.(H), sont à côtes élastiques.Costumes “Lifeguard", d’ajustement parfait, en jersey blanc, avec culotte de jersey bleu royal ou bleu marine.Tailles 34 a 42.4.50.Au rez-de-chaussée, chez Eaton.Costumes de Bain pour Fillettes 2.95 en bon jersey de laine Ces costumes de laine sont ce qu’il y a de plus confortable et de plus élégant.En modèle, avec jupe à même, a l'encolure en pointe, 1 ouverture des bra* et la jupe garnie* de blanc.Nous avons ce modèle en vert, saxe et Copenhague.En autre, aussi élégant également avec jupe à même, est garni de galon de soie blanc au col rond, à l’ouverture des bras et aux côtés.Nous axons ce dernier en vert irlandais, réséda et écarlate.Pour 8 à 12 ans.Au deuxieme, chez Eaton.A oyez nos étalages de la rue t nirersité T.EATON C
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