Le devoir, 18 octobre 1937, lundi 18 octobre 1937
Montréal, lundi 18 octobre 1937 RIOACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE :.BEIair 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction ;.BEIair 2984 Gérant :.BEIair 2239 LE DEVOIR Directaur-Gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX VOLUME XXVIII — No 240 r-———- ‘ TROIS SOUS LE NUMERO .ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E -UNIS et UNION POSTALE .3.00 L’assainissement de la rivière des Prairies |-es raisons qui commandent de terminer Tégout collecteur du nord et de construire l'usine d'épuration au plus tôt Une lettre des évêques de la province sur le problème rural La délégation de conseillers et de techniciens municipaux qui est allée visiter les systèmes d'épuration des I eaux dégoûts dans quelques grandes villes des Etats-¦Unis doit être de retour à Montréal aujourd’hui.Espérons |que notre ville aura bientôt son usine d épuration à la I sortie de 1 égout collecteur du nord, car il y a urgence.¦ Tant que cette vaste entreprise commencée depuis plusieurs années ne sera pas terminée, Montréal continuera de polluer la rivière des Prairies.Si on compare l’état actuel de cette rivière à celui d’il y a quelques années, il est incontestable que les travaux déjà faits constituent une amélioration sensible; mais il faut continuer.La ville de Montréal a beaucoup d’eau à sa disposition du côté du fleuve et du côté de la rivière; c’est pourquoi f pendant longtemps on n'a pas eu à se préoccuper d’un 'problème qui se posait pour les villes moins bien pour-jvues: comment disposer des eaux d'égout.Sans doute la question a été soulevée par les hygiénistes il y a déjà un (grand nombre d’années, puisque les premiers travaux d’épuration dans le nord de la ville remontent à environ trente-cinq ans.Mais si les hygiénistes voulaient empêcher la pollution des cours d'eau par le traitement des eaux d’égout, ceux qui s'occupaient d’égouts répondaient qu il était moins coûteux de traiter les eaux d'aqueduc.L'opinion générale a heureusement évolué, à mesure d’ailleurs que la situation s’aggravait, et aujourd’hui tout le monde admet qu'il faut traiter les deux.Pour un hygiéniste, la plupart des cours d’eau de la province sont plus ou moins contaminés, mais la rivière des Prairies pourrait être et sera, lorsqu'on aura terminé 1 égout collecteur du nord et que l’usine d'épuration fonctionnera, l’une des meilleures du point de vue de la pureté de l’eau.Sans doute, la rivière Outaouais est polluée, dans une certaine mesure, mais le lac des Deux-Montagnes constitue un excellent bassin de sédimentation.Il y a bien en amont de Montréal quelques villages qui s'égouttent dans la rivière des Prairies, mais c’est en somme peu de chose, et l'eau qui arrive à Cartierville est asesz pure.Evidemment ion ne pourrait pas s’en servir pour l’alimentation sans la traiter, mais elle reste bonne pour la natation.Jusqu'à ces dernières années, Montréal déversait ses égouts à divers endroits tout le long du territoire municipal.Le débit de la rivière est d’environ 40,000 à 110,000 pieds cubes d’eau par seconde, selon la saison, et sur cette grande quantité d'eau les égouts municipaux ne représentent qu’une centaine de pieds cubes: de plus, les eaux ménagères ne forment que 2 à 4 pour cent environ du débit des égouts, le reste étant de l’eau de surface qui n’offre guère de danger: et dans l’eau ménagère même l’eau claire entre pour une très forte proportion.On a donc là une dilution considérable, et c’est ce qui explique la longue ipathie de l’opinion et des autorités; mais la fièvre typhoïde a montré que cette dilution est très insuffisante.Les municipalités qui doivent prendre cette eau pour leur aqueduc ont formulé depuis longtemps des plaintes fort justifiées à ce sujet, et jusqu'à ces dernières années il était dangereux de se baigner dans la rivière des Prairies tout le long de la rive de la ville de Montréal et en aval.L’égout collecteur du nord, tel qu'il fonctionne aujour-ifd’hui, a amélioré cette situation dans une bonne mesure, pour la partie qui est en amont de l'endroit où il se déverse: vis-à-vis l'île Visitation.Plus bas, les choses sont dans le même état qu'auparavant.Dans la partie amélio- Evidemment, lorsque le systîme du collecteur du nord sera terminé, ces causes de contamination disparaîtront.Il faudra aussi relier au collecteur les égouts de toutes les propriétés sises au bord de l’eau; on peut penser que cela n'est pas bien grave par comparaison avec ce qui se faisait autrefois, car ces égouts particuliers ne représentent pas un fort débit.Mais comme la solution adoptée pour tout le problème est elle-même un moyen terme, il faudra l’appliquer rigoureusement et diminuer darts toute la mesure possible le danger de maladie.En effet, la solution que représente le collecteur du nord n’est pas théoriquement la plus parfaite possible.Mais pour disposer complètement de toutes les eaux d’égout en tout temps, il aurait fallu construire des conduites beaucoup plus grandes et le coût aurait été presque prohibitif.On a opté pour une canalisation amplement suffisante aux besoins courants; et lorsque le débit du collecteur est fortement augmenté au moment de la fonte des neiges ou des gros orages, le pion-plein se déverse directement dans la rivière par des émissaires d'orages placés à différents endroits le long du collecteur.Ainsi, par exemple, l’égout de l’hôpital du Sacré-Coeur, qui allait autrefois tout droit à la rivière et constituait un danger appréciable, se jette maintenant dans le collecteur à la rue de Salaberry; mais en temps d’orage le trop-plein se déverse dans la rivière, vis-à-vis la rue Lavigne.Ce système n’est donc pas parfait, mais le danger est en fait presque éliminé.En effet, non seulement on ne contamine ainsi la rivière que de temps en temps au lieu de le faire sans cejse, mais de plus à ces moments-là le volume d'eau est prodigieusement augmenté par l’eau de surface qui n’est pas dangereuse, et la dilution est très grande.Bien qu’on travaille à ce projet depuis de nombreuses années et qu'il soit bien avancé, il reste encore des choses importantes à faire.Il est à souhaiter que la ville profite des travaux de chômage qui s’annoncent pour compléter au plus tôt ce vaste système.Par deux ordonnances rendues en 1930, la Commission des services publics a enjoint à la ville de procéder à la construction du collecteur du nard, la ville a adopté ensuite les règlements d'emprunts nécessaires et les travaux ont été exécutés.Pour terminer le collecteur, il reste à contruire une section, sept émissaires d’orage et l’usine d’épuration.Car cette usine fait partie du collecteur et la ville possède donc les pouvoirs nécessaires pour la construire, par suite d’une des ordonnances de 1930.Le terrain pour l’usine a même été acheté en 1 93 3; il est situé entre le boulevard Gouin et la rivière, vis-à-vis les rues Lille et Bruchési.Le collecteur sans l’usine d'épuration empêcherait la contamination de la rivière sur presque toute l’étendue du territoire de Montréal, mais il faut construire l’usine au plus tôt non seulement pour ne pas empoisonner les autres — ce qui serait une raison bien suffisante, — mais encore pour la protection des contribuables montréalais.Quand on pense que, malgré toutes les prohibitions, les gens continuent chaque été de se baigner au bord de cette rivière, depuis Montréal-Nord jusqu'au Bout de l'île, et que parmi eux se trouvent beaucoup de citoyens de Montréal, il y a lieu de craindre et de prenclr* sans délai des mesures rcméd lattices.Que l’on construise donc sans plus de délai l’usine d épuration — une usine moderne et à point, qui ne soit pas à refaire ou à agrandir avant un bon nombre d’an- Bloc-notes Pour les “habitants” Nous employons délibérément le vieux mot habitanl, qui, npur nous, est chargé de toute une noblesse historique.Donc ce sera, pour ainsi dire, cette semaine la Semaine des habitants.A Québec ce matin s’ouvre un grand congrès d’enseignement agricole.On y cherchera les moyens d’améliorer un enseignement qui, personne ne le conteste, peut encore etre largement perfectionné et diffusé.A Montréal, quelques jours plus tard, s’ouvrira le Congrès de VUnivn catholique des Cultivateurs, l’association professionnelle des cultivateurs, qui s’occupera de la situation actuelle des habitants.Aux deux congrès nous souhaitons le plus vif succès — non seulement par sympathie pour les habitants eux-mêmes, mais dans l’intérêt de toute la province.Car.faut-il le répéter une fois de plus?la prospérité vraie de la province entière suppose d’abord l'existence d’une classe agricole forte et solide.La juste protestation Nons avons noté qu’un M.Samuel-R.Horowitz se propose de demander au parlement de Québec de changer son nom en celui de Harvey, Cette proposition singulière — et qui, à moins de circonstances absolument extraordinaires devrait être sans plus rejetée—commence à susciter de justes protestations.L’un des protestataires, M.Joseph Harvey, de Hoberval, ne se contente point, comme cela se fait trop souvent, de maugréer dans son coin, il fait officiellement part de son mécontentement au Secrétaire provincial dans une lettre dont nous avons sous les yeux la copie.Si M.Horowitz veut changer de nom qu’il ait au moins, dit-il en substance, la décerner de prendre un nom de son grotifft ethnique et qu’il n’essaie pas d’usurper le nom porté depuis tant de générations par des Canadiens français.En mémoire particulièrement de son aïeul, le Docteur Harvey, de la Malbaie, qui fut l’un des premiers ouvriers de la colonisation de la région du Saguenay et du lac.Saint-Jean, M.Joseph Harvey demande qu’on ne permette point à M.Horowitz de s'affubler de ce nom do Harvev.Il prie tous les Harvey de joindre sa protestation à la sienne afin d’interrompre ce jeu des changements de noms.Pour peu que les Harvey le veuillent —- et le disent — M.Horowitz restera Horowitz.Dans une lettre collective dont le cardinal Villeneuve communique les premières pages au congrès de l'enseignement agricole, les évêques de la province de Québec suggèrent comme remède à la situation agricole: a) L'estime de la profession agricole; b) Le développement de l'instruction agricole; c) L'organisation professionnelle des agriculteurs-L'exode vers les villes, source de grand péril pour l'esprit chrétien et les moeurs des ruraux — Les démolisseurs TEXTE DE SON EMINENCE QUEBEC, 18.— Voici le texte du discours prononcé ce matin à l'ouverture du congrès de l'enseignement agricole par S.E.le cardinal Villeneuve: Après tout, cela ne l’empêchera as de prospérer.* Il y a déjà un , ., , , [ r- - - -o- -•— -i Horowitz qui fut maire d’une petite ree d s en faut cependant de beaucoup que la situation | n£es; et qU>on ne néglige nj ne retarde pas non plus de ville ontarienne et qui ne se crut pas obligé pour monter à l’iiôtel de ville d’arborer un masque.O.H.Isoit idéale.Certains égouts se déversent encore directement dans la rivière.L’été dernier, le service municipal de santé j a interdit de se baigner en aval de l’endroit où se jette le ‘ruisseau Raimbault, vis-à-vis la rue Riopel.Ce cours d’eau a fait l’objet d’un long procès.En 1917, la ville a construit une fosse Imhoff pour l’assainfr.mais la fosse ne ’fonctionne plus et le ruisseau pollue la rivière.compléter tout le système.Il serait illogique, en effet, que la ville, après avoir consenti une telle dépense, laissât subsister plus longtemps, vers Cartierville ou plus bas, un état de choses qui a pour effet de diminuer dans une bonne mesure l’efficacité du collecteur.Paul SAURIOL i-—— liüefr du soir Opposition irréelle Depuis la naissance du cinéma.I surtout depuis que ce grand di-ertissement a conquis les foules, les amis des planches" — amitié des lus intéressées, il va sans dire -font rien pu imaginer de plus in-•lligeid, pour préserver leur caisse, ne de tenter de faire gober au pu-lic qu’il y a différence marquée vire le théâtre et le cinéma, quand s ne vont pas jusqu’à affirmer qu'il a opposition complète, alors qu’en /‘alité il n’y a que prolongement, [ms réelle solution de continuité, erfcction technique; enfin, qu’au-'aird ’iui nous avons dans le ciné-ha du théâtre amélioré, tout sim-lenicnl.Au temps du muet, les arguments es partisans du théâtre "en chair ' en os”, pouvaient tirer encore la ouverte de leur côté.Mais le parait les a bel et bien mis difinitlve-lent à découvert.Le grand argument que nous ap-ortcnl ceux qui veulent voir des ifférences essentielles entre le léâtre "de chair et d’os monté sur lunches” — pardonnez la défini-on comprimée — et le théâtre xé sur la souple pellicule et animé ,ar l'horizontale lumineuse, c'est, uns le dernier cas, l'absence de résence réelle des acteurs.Vue fois le film bien interprété, ne fois l'image el te son bien en-egislrés, qui vraiment regrettera la] ]réscncc réelle des acteurs?Qui, eunnt 1rs rapprochements physiques des gros plans où, grâce à agrandissement photographique, la lus subtile expression de l'inter-rèle est sensible jusqu’à la dernière anquette; lequel, jouissant de amplification sonore qui l’empê-hr de perdre le bruit le plus im-rrceptible et le chuchotement le tus discret, songera à se trouver 'ans une salle on sur une scène ilntaine à partir d'un nombre -streint de rangées, elle parait tou- jours telle — des acteurs s'agiteront dans de naïfs décors, l’expression terne et le verbe éteint?Je parle en homme né dans le siècle de l'amplification visuelle et auditive, mais je ne m'en fais pas faute, car le cinéma, qui a soulagé nos deux principaux sens, en ménageant leurs efforts respectifs, n’est pas près de disparaître.Pour ce qui est uniquement du son, les haut-parleurs se répandent bien ailleurs qu'au cinéma.Devant cette amplification générale, les oreilles et les yeux des humains vont-ils pèrdre de leur finesse actuelle?Devant la diminution dans l’effort vont-ils devenir moins souples?Et venir au point de ne pins sc passer de la machine gui tonitrue les sons et l'autre, qui agrandit sans cesse l'image?Cela est une autre question.Que les ennemis du cinéma au profit du théâtre — me voilà qui distingue les deux à mon tour — avouent, que le progrès technique de l'amplification est venu permettre aux oeuvres artistiques d'être produites dans les meilleures conditions possibles.Là où la représentation personnelle d'acteurs a lieu, manque l'uniformité de iin-terprclaiion, si, comme c'esl l'ha-bitirrie en France, une pièce tient l’affiche un peu longtemps.Il me semble que si j'étais acteur,—n’ayez aucune crainte, j’ai pitié de vous—¦ je me sentirais à l'aise le premier soir.AJors je donnerais le meilleur de moi-même, mes accents atteindraient à la plus grande sincérité.Le second s> f homogénéité la oins parfaite G“55Qire sible, avant de cesser de tourner.Ils coupent une scène à loisir el la recommencent si l'interprétation ou le décor n'est pas à leur goût, jusqu'à ce que le sujet qu'ils traitent ait été enregistré de la meilleure façon.Une fois ce résultat acquis, c’est définitif.Le spectateur verra toujours 1rs interprètes au meilleur d’eux-mêmes.Au point de vue décors l’on a assez vanté la souplesse, de la camera pour qiic je n’y revienne pas inutilement.I)i-sons simplement qu'elle peut, grâce à ses merveilleuses lentilles, tour a tour obtenir la plus stricte objectivité ou atteindre aux flous poétiques les mieux réussis, donnant pleine valeur aux sens si divers d’une pièce, d’un scénario ou d'une adaptation.Et ce son amplifié qui ménage les cordes vocales des acteurs et les aide à rendre avec plus de naturel encore leurs dialogues.Non, le cinéma n'est pas à l’oppose du théâtre.C'est, je le répète, du théâtre assoupli et mis à la portée d'un plus grand nombre de personnes.Et get assouplissement s’accentue tous les jours à mesure que sa technique sc développe.L'on parte de la vulgarisation de l'écran géant qui rendra tes scènes en dimensions quasi naturelles.Et les trois dimensions et les couleurs, et te perfectionnement toujours plus précis du son.Vraiment, que manquera-t-il pour créer l'illusion de la réalilé?Simplement de vieux partisans du théâtre d’autrefois, qui rappelleront à leurs enfants ou petits-enfants, que jadis de petits nains à la voix ténue s'agitaient ix île prophète ni d'allure sibylli-¦.on peut lui prédire pour scs juiarante-cinq ou cinquante ans de ¦main une amertume qui lui fera igcr de celle qu'elle aura cherché urfois à faire boire à ses aines.Pour plus d'unité hiérarchique dans l'enseignement Quoi qu’il en soit, si j’ai demandé lus d’unité hiérarchique dans no-c enseignement, une rompréhen-on plus large de son influence, cl j’ai mentionné à ce propos exemple de l’enseignement agrico-cc n’est ni par instinct de rlmni-lation ni par un souci politique ont je n’ai pas le moindre goût, 'est i l'effet qu'il me paraissait que dans l’enseignement agricole une autre compétence que celle de la politique fût nécessaire pour y mettre un ordre organique et en obtenir une normale fécondité.C’est, en outre, que je me rendais compte des liens étroits qui doivent unir notre enseignement primaire et renseignement agricole dans nos milieux ruraux.Et qu’enfin il m’a semblé que le Conseil de l'Instruction publique aurait lui-même tout à gagner d’un contact plus direct avec le monde agricole, et pourrait rendre ainsi au gouvernement de la province des services de haute et définitive portée.Le sous-comité agricole Vous l’avez ainsi compris, Monsieur le ministre, et je veux vous remercier de la loi spéciale que vous avez fait voter à la dernière session parlementaire, autorisant Je Conseil de l'Instruction publique à constituer un sous-comité de personnes compétentes à dessein d’unifier et de coordonner l’enseignement agricole parmi nous.Il va de soi que ce sous-comité devra compter parmi ses membres composants, outre les représentants du Conseil de l'Instruction publique, des officiers eux-mèines du ministère provincial de l’Agriculture, eu même temps que des professionnels de l’enseignement agricole choisis en nos Ecoles supérieures d’agriculture.Ce sont tous ceux-ci qui seront à même de mesurer le dosage de ru-ralité qu’il est opportun d’exiger en notre enseignement commun ou en notre enseignement spécifique à .ws divers degres, depuis l'école élémentaire, en passant par les institutions moyennes, subordonnées à nos deux Ecoles supérieures d’agriculture, couronnées elles-mêmes bientôt par les services de recherches spécialisées et la formation de hauts techniciens agricoles dont nous aurons de plus en plus un si pressant besoin.En tout cela, croycz-le, messieurs, l’Eglise ne demande pas autre chose que de servir, le droit de protéger son peuple, et à cet effet elle est prête à tous les bons offices.Et les Evêques, ainsi que les autres membres du Conseil de l'Instruction publique n'auront, je pense, le goût ni de détruire ni d’absorber, mais en premier lieu d’assurer à tout enseignement, meme celui de l'agriculture, le caractère moral et chrétien qui lui revient de droit divin dans une province comme lanôtre, et de conserver ensuite partout la hiérarchie voulue.N’ob-jectez point une la science agricole n’a cure des considérations théologiques et morales.Au contraire, c'est par elle qu'on peut, si on en abuse, inoculer dans l’âme du paysan une morale toute matérialis-ic et une économie révolutionnaire et bolcheviste.Ni vos Evêques ni le Conseil de l'Instruction publique ne peuvent l’oublier non plus que s’en désintéresser.Mais, qu’on en soit assuré, une fois ces points sauvegardés, ils ne seront que zèle pour provoquer et seconder les ini-tialives des gouvernemenls, et faire en sorte que l’expérience et la science du corps agronomique puissent s'exercer partout le plus librement et le plus profltablenient à loul notre monde agricole.Au demeurant, votre Congrès va nous renseigner grandement à ce propos.Les Evêques et le Conseil de ('Instruction publique, je pense, veulent vous suivre aveê intérêt el sympathie.Et je me crois leur fidèle interprète en vous assurant de leurs voeux et en demandant au Seigneur, en leur nom, de faire descendre sur vos travaux les célestes bénédictions.M.Fournier exonéré En Espogne Le retrait des soldats étrangers Il y a mésentente — Le sous-comité de la non-intervention est à l'oeuvre — Plan français Londres.18.— (S.P.C.) — Une nouvelle mésentente vient de se manifester au sujet du retrait des étrangers combattant en Espagne, L’armée “gouvernementale” compterait dans ses rangs 30,000 étrangers, Dans l’armée blanche, il y aurait 80,000 Italiens et 10,000 Allemands.L’Italie et l’Allemagne exigent qu’on retire un combattant étranger de l’armée rouge pour chaque combattant étranger retiré de l’armée blanche, La France, la Grande-Bretagne et la Russie veulent que les retraits soient proportionnés à la valeur numérique des éléments étrangers, ce qui signifie, si les chiffres qu’on vient de citer sont exacts, que l’armée blanche serait privée de trois combattants étrangers pour chaque combattant étranger qui quitterait l’armée rouge.Londres, 18.— (S.P.A.) — Le sous-comité de la non-intervention est à l’oeuvre.Samedi, il s’est réuni et a pris connaissance du plan que le gouvernement de la France a tracé pour faire cesser l’intervention étrangère en Espagne.Au cours de la séance, le porte-parole des Soviets, l’ambassadeur Maisky, a lancé des accusations contre l’Italie et contre l’Allemagne.Il a notamment affirmé que ces deux pays veulent gagner du temps pour faire parvenir à l’armée blanche des gaz de combat et que M.Mussolini a causé un grand “scandale” en glorifiant l’intervention italienne.I,r sous-comité doit tenir demain sa prochaine séance.Londres, 18.(S.P.C.-Havas) L’ambassadeur de France, M.Charles Corbin, a présenté au sous-comité de la non-intervention un plan, fondé, a-t-il déclaré, sur le projet britannique du 14 juillet.Le porte-parole de la Grande-Bretagne, lord Plymouth, a souligné que le gouvernement britannique estime que l’intervention en Espagne cause une situation de plus en plus dangereuse, puis il a déclaré que ce gouvernement appuie tout à fait le plan français.Voici la substance de ce plan: Le comité décide qu’il faut effectuer aussi rapidement que possible le retrait des étrangers combattant en Espagne.Dès que les commissions internationales de contrôle auront constaté que le retrait est suffisamment en voie, les deux camps qui se combattent en Espagne obtiendront, conformément au projet britannique, la reconnaissance de certains droits de belligérance.Dès maintenant, pour marquer que l’accord a un caractère définitif, les pays qui ont des représentants dans le comité s’engagent à user de toute leur influence sur Valence el sur Salamanque pour obtenir qu’un certain nombre de volontaires soient bientôt retirés de chacune des deux années; il faudra proportionner ces retraits à l'inégalité numérique qu’il y a entre les éléments étrangers des deux camps.Les membres du comité s’engagent à nouveau à s’abstenir tout à fait d’autoriser, de faciliter ou de susciter le départ de volontaires et l’envoi de matériel de guerre.On mettra en vigueur, dès qu'auront lieu d’indispensables rajustements, la méthode que le rapport Van Dulm-Hemming indique pour le renforcement de la surveillance.# * ¥ Borne.18 (A.P.t.— L'agence officielle Stéfani annonce aujourd’hui que le nombre des volontaires italiens en Espagne est do 40.000 on comptant et les combattants et les non-combattants et nue ces chiffres sont vérifiés et vérifiables.Le bulletin s po prend a ceux qui donnent des chiffres fantastiques sur Je nombre de volontaires italiens en Espagne et particulièrement à l'ex-prenner ministre David-Lloyd George- ¥ * * Londres, 18 (G.P.-Havas).— Le représentant diplomatique des rouges d'Espagne affirme que le gou-neinent de Valence est en mrsu- Italiens Franco.Lo musique Le concerto inédit de Schumann Qui le jouera le premier: le violoniste juif Menuhin ou l'aryen von Kuehlenkampff?vi rc de prouver que 110,000 servent dans les années de 1,0 coroner Prince a exonéré de tout blâme M.S.Fournier, qui a franné morlellement avec son automobile.hier matin, rue Iberville, deux piétons qui traversaient la rue.En Chine Décès de M.J.-H.Prévost Nous apprenons In mort de M.IL Prévost, ancien trésorier de la Fédération des clubs libéraux de Montréal, survenue subitement samedi soir.Il était âgé de 07 ans.Lui survivent: sa femme, née Petit (Célina), deux fils, MM.Raoul et AL bert Petit, employés civiques; deux filles, Mme Arthur Jodoin (Germaine), cl Mme Lucien Dcsi-lets (Lucienne); deux gendres.M.Arthur Jodoin et M.Lucien Dcsi lets; une bru, Mme Raoul Prévost, et huit petits-enfants.La dépouille mortelle est exposée à la résidence du défunt, 0053.rue Mazarin.Les funérailles auront lieu mardi matin à neuf heures, à l'église Sl-Jenn-Da-mascènc.PEIPING.18.(SPA) Les Japo nais sont jnaîlrcs de Paoutou, ville terminale du chemin de fer reliant le Souéivouan à Peiping.Ils désiraient dennis longtemps s'emparer de celte ville.On croil que la possession de Paoutou permettra au Japon d’organiser un Elal qui isole la Chine de la Mongolie extérieure, qui est.on le sail, sous la domination de Moscou.* * ¥ CHANGHAI, 18.(SPA) — L’aviation militaire chinoise redevient active.D'nnrès une rumeur, la Chine aurail reçu de nouveaux avioni de la Russie cl de la France.Bulletin météorologique Toronto, 18 Vi a r rl.»es opérations Production Metro-Qold-wyn-Mayer, réallsatlot.de George-B.Seltz.Interprètes Franchot Tone, Maureeu O'Sullivan.Virginia Bruce, Clllf Edwards, Charley Cnpewln La "Legion of Decency" a formulé des réserves contre ce film en raison du divorce qui en dénoue l'intrl-gue.MARRIED BEFORE BREAKFAST — Comédie: les aventure* sentimentales d'un , Bruce.Constance Collier, Ra.pb Richardson.Pour toua.Pour tous.THIS is ::y affair — Roman d'aventure».Il s'agit d'un Jeune lieutenant de i rlne nul le président McKinley aurait confié en 1901 le soin de découvrir les auteur» de toute une série de vole de grand chemin.Un tableau de la vie aux Etats-Unis au début du siècle.Interprètes: Barbara Stanwyck.Robert Taylor.Maurice Dupré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Home 80, rue Si-Pierre Téléphone: 2-4778* - Québec CLAVIGRAPHES Inventeur qui vient de faire fortune^Pro- ^ry MS{£n 7.15 Mélodies rythmées.7.25 Sommaire.7 30 Pot-pourri matinal.8.00 Aubade.8.15 Les nouvelle*.8.30 Chansons françaises 9.00 Heure Dear Columbia 9 25 Nouvelles.9 30 Programme Chtpso.9.45 Bonjour madame.10 00 Heure*— Opérette.10.15 Mélodies d’orgue.10.30 Programme Easy, 10.45 Winton et Sutton, planiste».11.00 A hâtons rompu*.11.15 Poème symphonique.11.30 Programme ftlnso.11.45 Musique tsigane.12 00 Heure — Service religieux.12.45 Heure trlfluvlenne.1.00 Heure — La bourse.1.15 Mercuriale des produits laitier».1.17 Température.1 18 Chansonnettes française*.1.30 Le monde féminin.2.00 Variétés Instrumentale».2.30 A choisir.2.15 La rue Principal*.3 OO Théâtre matinée.3.30 Howard Barlow et orch.d* concert.4 oo Between the bookends, 415 Bob Byron, chanteur.4.30 A choisir.4.45 L'Ecole du doux parler 5 00 Hente Evénements eoclaux.5 15 Sommaire, température.5 20 Planologue.5 30 Heure Programme Sleepex.5.45 Programme du foyer.6.15 Heure récréative.6 30 Heure — Reporter Salada.8 45 Programme valda.7.00 Heure Ecole de hockey de l'air.7.15 Song Time, 7.30 Trio du Queen's 7 45 Le don Juan de la chanson.8.00 Heure provinciale 9 00 Heure .Ractlo-mélomanle.9 45 Corde» d'argent.10.15 Radio-journal.10.30 Del Casino, chanteur.10.45 Four Stars CHLP — 266 mètres — 1120 kilocycles 7.55 Sommaire.8 OO Heure — Réveille-matin musical.9 (X) Heure — Chansons françaises.9.30 Extraits d'opéras.10.15 Buanderie fédérale.10.30 Emission Living Room.10 45 Musique d'orgue.11.00 Le quart d'heure Jasmine.11.15 Frank Pedrale 12 00 Heure —- Heure féminine.2.00 Heure 4.55 Sommaire.5 00 Heure — cocktail Caper».5.30 Heure Méli-mélo.6 30 Chansons française».7.30 Heure - Children’» Album, 7.45 Phll Ladouceur.8 00 la'ver de rideau.8.30 Symphony lu rhythm.9.00 Orchestre.0 30 Petite musicale.10.30 I remember.! « ’ lUUifr ftnjank Bendel.Mlle Cécile Bédard.U OO Le reporter eportll Molson.11 10 Tommy Dorsey et orch.11 30 Orch.Olsen 12.00 Orch Dslley, 12 30 Orch.Florlto.MX) Heure.~ A0® m*trw — *00 kilocycles l Fl X — 48.96 mètres — 6005 kllhcycle* 1.00 I,a bourse.1.15 Paroles et musique.130 Trio de concert Mont-Royal 2 30 NBC Music Guild.2.43 Nouvelles commentée» 4 00 Mattnee Club.3 00 Chanson», par Csrlotta.NBO.3.13 Causerie astronomique.5.30 Musique 8 00 La bourse commentée.8 20 NouvelioA-éclairs.B 30 sport 8.30 Encyclopédie Frontenac.9.30 Le Mardi-gras de Hollywood.11.00 Dernières nouvelle* sportive*.RESEAT DR L’EST Ville Montréal, P.Q.Québec, P.Q.Ottawa, Ont.Chicoutimi.P Q.New Carlisle.P.Q.Toronto, Ont.Moncton, N.-B Fredericton.N -B.Kilocycles .1050 .950 .«80 .1120 .960 .840 .1370 530 Station CBM CRC K CRCO CRC3 CHNO CRCT CKCW CFNH CHSJ CJCB CHNH CFCY CTU’W CKSO CK PR CKOV CKY CKCK CFQO CF AO CJCA CJOC CRCV N.B ¦us ne sont pas toute» de» station» de l'Etat mats transmettent, toutes, régulièrement et à de* heure» déterminée» le» émission» d* Radio-canada.* son.Eddie Nugent."Laval" A STAR IS BORN — Dram* qui raconte 1 ascension d une vedette lu cinéma à Hollywood Remarquabl* fUm en couleur» dû au réalisateur Davld-O.Bélanlc*.interprêt»* Janst Uavuor.Frederic March.Adolphe Menjou.Il faut déplorer qu'un ivilctri» vienne gâter l’intrlgu*.Pour Adult*»."Lord-Nélsoo" CLOITREES un documentaire sur I* rte au monastère.HELENE — Adaptation cinématographique du roman da Vick! Baum.«nterpré» te» Madeleine Haftaud.Constant K*my Séduction d'un» Jeun» DU*, «nfan» avant mariage tentation d'avortenrent.eulcld».Infldé lté conjugal*.*t, pour finir.on lalue croire à un divorce et à un remariage Toute» ce* mltère* morale» •ont enveloppée» dans de» épUode» tra- 8t-Jr»n.N -B .1120 Sydney.If-F,.1240 Halifax.N -F.930 Charlottetown, I -F.-K., .630 Windsor.Ont 800 Sudbury.Ont .780 Fort-William, Ont .'frt, RESEAU DE L'OUEST 2X2 1.310 Winnipeg, Man Regina, Sask .10.0 Saskatoon, sask .840 Calgary, Alta ., 930 Edmonton, Alta 730 Lethbridge.Alta.9.50 Vancouver.Col-Can.1100 - Le» station* énumérée* Cl-dee- Nos cl- béms* n'eu présenteraient cependant qu'une édition expurgée, car nous croyant «avoir que la censure provinciale a amputé la bande de plusieurs centaines de pieds de pellicule.C» qui reste du film constituerait une sorte de compromis entre la morale et l'esthétique: ni l'une ni l'autre n'y trouveraient pleinement leur compte.LES MARIAGES DE Mlle LEVY — Comédie qui met en »oèno des Juif*.Scénario d'André Fuie», réalisation d'André Hugon Interprètes: Léon Héllères.Charles Lamy.André Burgére.Yvette Lebon.Délia Col, Jean Wall.“Un* histoire honnêt.et bon enlant, •an» trivialités, comme ainsi sans portée .Pour toue” (Choisir)."Strand" Même programme que le "Françal*”."Syitwf" MAYT1MR - Opérette filmée, adaptation 6* l'oeuvre de Sigmund Romberg et Rida - -— - .h Johnson Young Interprète»: Jeaunétt* versées pat un souffle de bonté, a amour MaPvec un ordre social nouveau établi à la lumière des Encycliques pontificales, enfin livre la gloire “inflétsissable” que lui vaut tant d’héroïsme, reprendra plus belle et plus confiante que ja-I ouos.le chemin de sa glorieuse destmee.(.’est, Eminence, le voeu et l'ar-denîe prière de tous les catholiques de France.En baisant votre Pourpre sacrée, le me dis de Votre Eminence, le 1res humble serviteur en Notre Seigneur.JEAN, cardinal VERDIER, archevêque de Paris."Le Canada" Puissance internationale par ANDRE SIEGFRIED av*c 11 carte* et graphique* fable des matières: L'aspect géographique L'aspect démographique L’aspect économique L’aspect politique.Volume de 230 pages, format 5% x 9.Au comptoir ou par la poste $1.35.Service de librairie du ''Devoir”, ; 430 Notre-Dame est, Montréal.Tél.3361.Lettre de l'archevêque de Westminster • “Le Bulletin d’Information Espagnole’’ publie la lettre suivante.écrite en castillan, adressée par S.Exc.Mgr llinsley, archevêque de Westminster, à S.Em.le cardinal Gomas g Toma, archevêque de Todèle : Eminence, Les limites autorités ecclésiastiques de l’Angleterre et du pays de Galles se joignent à moi pour accueillir la lettre de Votre Eminence et des archevêques et évêques d’Espagne aux évêques du monde entier, au sujet de la guerre en Espagne.Nous vous remercoins de ce noble document qui expose clairement et impartialement l’origine historique et les causes du conflit qui, depuis plus d’un an, dévastent votre belle et chère patrie.Nous, archevêque et évêques de l’Angleterre et du pays de Galles, notre clergé et notre peuple, avons entendu, avec une douleur profonde.le récit des souffrances horribles de l’épiscopat espagnol dans ses membres, dans son clergé et dans ses fidèles séculiers.Nous vous avons ouvert nos coeurs et nous avons prié pour vous et pour vos fidèles, pour que Dieu vous protège de sa main miséricordieuse et rende la paix à l’Eglise poursuivie en sEpagne.Nous nous sommes bientôt rendu compte qu’il ne s’agit pas là d’une guerre civile quelconque, en faveur de quelque dynastie ou de quelque régime spécial, pas plus, comme on l’a dit faussement, qu’en faveur de la démocratie du peuple espagnol.Nous avons yu dans celte déplorable lutte fratricide une épouvantable commotion qui secoue Jes bases mêmes de la vie sociale, comme vous l’expliquez si bien, et qui a mis en péril jusqu'à votre existence comme nation.Oui.nous reconnaissons que la conflagration de la péninsule espagnole était destinée, par ceux qui la déchaînèrent, à se convertir en un incendie universel, dans lequel La civilisation chrétienne était condamnée à se consumer.Nous n’avons pas hésité à prévenir nos compatriotes que la paix sociale et les institutions civiques de noire propre patrie étaient en péril par le feu allumé en Espagne, car le dicton dit bien: “Lorsque le mur qui nous sépare de notre voisin brûle, notre propre maison peut bien être incendiée.” Nous refusons d’être des partisans politiques; mais nous voyons et nous avons vu, dès le début, que non seulement le catholicisme, L'U.C.C.Congrès à Montréal Montréal sera, les 20 et 21 octobre, Je rendez-vous des agriculteurs.C’est à ces dates qu’a été fixé le congrès général de rünion Catholique des Cultivateurs.Les ruraux accourront donc de tous les points de la province pour tenir leurs assises annuelles a la Paleste Nationale, 840, rue Cherrier.Fondée depuis plusieurs années déjà, J’U.C.C.apportait un élément nouveau dans la vie agricole.Elle fournissait à la classe rurale l’association professionnelle qui lui manquait.Ses progrès, parfois lents, ont été constants.Elle s’est développée dans toute l’étendue de la province el compte aujourd’hui des cercles dans l’Abilbi.le Luc-St-.ïean, comme dans les régions les iilus anciennes.Ses membres se chiffrent par milliers el viendront en grand nombre à l'important congres qui sera tenu sous peu.On devine bien que les questions mises à l’étude sont précisément celles qui sc posent avec instance à l'attention des agriculteurs.On étudiera, par exemple, renseignement agricole postscolaire, l'unification des associations agricoles, l'opportunité d’une politique familiale, le développement de la Mu-tuejle-Vie de l'U.C.C., la formation de coopératives centrales spécialisées, etc.Autant de sujets qui peuvent paraître un peu ardus, mais qui grâce à ITJ.G.C., deviennent assez familiers à nos paysans.Le congrès sc tiendra sous la présidence générale de M.Abel Marion, qui dirige l’U.C.C.depuis le départ de M.Albert Rioux.Le 20 octobre, une messe sera dite pour les congressistes à St-Louis-de-France, par le R.1*.Léon Lebel, S.J., aumônier général.Le prédicateur sera le R, P.Gauthier, aumônier général de la J.V.G.Le même jour, deux séances d’études seront tenues.La soirée sociale du 20 octobre sera comme la manifestation extérieure de l’U.C.C.S.E.Mgr Georges Gauthier, archevêque coadjuteur de Montréal, n bien voulu accepter la présidence d’honneur de cette soirée.On annonce que M.Bonn Dus-i sault, ministre de l’Agriculture; M.I Adhémar Raynault, maire de Montreal; M.Albert Rioux, sous-minis-! tre de l’Agriculture, y assisteront et ¦ porteront la parole.Une conférence sera aussi donnée ce sofr-là par l'an* ! mAnier général de l'U.G.(',.le R.P.i Léon Lebel, S.J.“Pour une politi-1 que familiale”.Ici est le sujet qu’il traitera.M.Abel Marion présidera I cette soiréa.mais la religion, sous quelque forme qu’elle se présente, ont été les buts principaux des attaques des forces ennemies de Dieu, qui sont résolues à faire de l’Espagne le centre stratégique d’une révolution mondiale contre la propre base de la société civilisée en Europe.En même temps que nous ne pouvons faire moins que d’être horrifiés des assassinats, des cruels tourments et des outrages sacrilèges commis par les persécuteurs, nous sommes enorgueillis de la constance victorieuse de ces milliers d’Espagnols, prêtres, religieux et séculiers, qui versèrent leur sang pour le Christ-Roi et pour l’Espagne.L’Eglise n’est pas vouée à une forme politique de tel ou tel pouvoir séeuliej'; elle n’est dominée par aucune forme de gouvernement.Mais, menacée du péril de périr totalement aux mains des communistes, comme il est arrivé dans les régions où ceux-ci triomphent, l’Eglise accepte la protection d’un pouvoir qui, jusqu’ici, a garanti la liberté et les principes fondamentaux de la société ordonnée.Avec une douleur qui ne peut être dépassée que par la vôtre, nous avons remarqué les tergiversations, les mensonges, les subterfuges et les fausses interprétations des faits.!i y a longtemps que nous nous sommes rendus compte que la violence et la mauvaise foi étaient les deux bras du communiste militant, ennemi de Dieu; nous avons appris cela dans le programme de ses partisans.Malheureusement, notre presse a accepté avec trop d’empressement la propagande bien payée des rouges.Le noble document que vous avez adressé aux évêques du monde entier nous est très agréable, parce qu’il émane de votre autorité et parce qu’il est une défense convaincante de l’Eglise catholique el de l’Espagne catholique.Nous nous proposons de le faire connaître à notre peuple et à tous ceux qui veulent entendre un exposé impartial de faits véridiques et de principes moraux dignes de confiance.Vos paroles ont « éclairé l’ignorance qui obscurcit tout ce qui se passe en Espagne.Elles démontreront que l’esprit antichréticn a entamé une lette à mort contre la religion du Christ et la civilisation chrétienne.Elles feront ressortir l’oeuvre tendancieuse des forces internationales occultes.Nous espérons que cette lettre collective de Votre Eminence et des autres archevêques et évêques d'Espagne, désillera les yeux de quelques écrivains qui.dans certaines publications catholiques, se sont montrés aveugles envers les intérêts sacrés qui sont en jeu dans le triste conflit qui divise votre patrie.Aux autres séances, les princi paux conférenciers seront; M.Georges-Henri Saint-Cyr, deuxième vice-président de l’U.C.G.de Nicoiet, M.l’abbé Armand Malouin, aumônier de l’Union diocésaine de Sherbrooke; M.l’abbé Alphonse Belzile, aumônier de Rimouski; M.Gérard Filion, secrétaire général de l’U.C.C.; M.Thuribe Belzile, directeur de la Mutuelle-Vie.De nombreux dirigeants des unions diocésaines de l’U.C.C.seront aussi présents et seront appelés à prendre la parole.Il est à peine besoin de dire que tous les agriculteurs sont invités aux séances d’études et que cette invitation s’adresse plus particulièrement à ceux qui habitent à proximité de Montréal.Il y aura de la place pour tout le monde.Chex les libéraux Le discours de M.Godbout à Québec "Unissons-nous, non pour le triomphe d'un parti ou d'un groupe, j mais pour la victoire des principes du libéralisme qui ramènera la prospérité et le bonheur dans la province" Québec, 18 — Voici quelques- unes des déclarations faites au souper aux huîtres du club libéral Mercier, jeudi soir, par M.Adélard Godbout, chef du parti libéral provincial: “La province de Québec est à un tournant de son histoire.Jamais elle n’a connu une situation aussi critique.Nous avons raison de nous demander ce que l’avenir nous réserve, ce qu'il adviendra de la classe laborieuse et surtout quel sera le sort de notre jeunesse.C’est le résultat de la politique d’ordre nouveau de l’Union nationale.La province, heureusement, aura assez de ressources pour subsister jusqu’aux prochaines élections et le peuple rendra alors son verdict”.“Et veuillez croire, poursuivit M.Godbout, que les libéraux seront prêts à affronter leurs adversaires.Nous avons un devoir à remplir à l’égard de notre province et nous prendrons toutes les précautions et les mesures nécessaires pour l’accomplir.Si M.Duplessis veut avoir une consultation populaire générale, il est le bienvenu.Les libéraux ne craignent pas celte consultation; ils savent que le peuple est prêt à faire son choix.La province s’est fait prendre une fois, mais elle ne se fera pas prendre une seconde fois.“Je ne vous demande qu’une chose, MM.les membres du club Mercier, restez dans les rangs du parti libéral.Ce qui a fait la force du parti libéral, c’est l’union et la bonne entente entre ses membres.C’est le parti où existent la liberté de parole, la liberté d’action, la liberté de penser.Ne nous entendons pas pour le triomphe d’un parti ou d’un groupe, mais pour la victoire des principes du libéralisme, qui ramènera la prospérité et le bonheur dans notre province.” Parlant de la politique libérale, M.Godbout dit qu’elle est la même au provincial qu’au fédéral.“C’est une vraie politique d’ordre nouveau, dit-il; elle trouve toujours quelque amélioration.C’est la politique de la bonne entente et de la coopération.Le gouvernement d’Ottawa nous en donne d’ailleurs un bel exemple.Enfin, c’est une politique de justice et de charité.” “Sepl le parti libéral donnera â la province le rôle qui lui revient.Je ne voudrais pas que la province s’isole des autres provinces.Au contraire, il faut qu’il y ait de la coopération et de l’entente entre les provinces et les diverses municipalités.Ainsi, seulement, nous ferons du Canada un grand pays, un pays heureux.Les conservateurs, au contraire, tentent de semer la mésentente; au lieu de coopérer avec les autres provinces ou avec les autres pays, ils s’arrêtent aux frontières *t ferment les marchés”.“La situation de la province est plus pénible que jamais.Autrefois, les gouvernements, aussi bien conservateurs que libéraux, respectaient le peuple et savaient se faire respecter.Ils travaillaient, quoique d'une façon différente, pour le développement de la province.Pouvons-nous dire que le prestige de la province est meilleur depuis que le nouveau gouvernement est au pouvoir?La législation est-elle meilleure?Y a t-il eu.progrès au Point rie vue administratif?Enfin, est-ce que la province semble s’acheminer vers le progrès?“Les réponses à ces questions, s erne M.Godbout, chacun de vous peut les donner.C’est ce qui assure la victoire du parti libéral.On a escamoté le vote populaire.On l a escamoté non seulement dans 1 Islet, mais dans toute la province.On a lancé des accusations à tort et à travers.Mais les libéraux ne craignent pas les jugements des tribunaux.Nous saurons bien démasquer et montrer à face nue ceux qui nous ont accusés et vilipendés.Nous saurons leur don ner les leçons nécessaires et salutaires.Lettre au "Devoir*7 Brochure française sur ia faune Ottawa, 16.(D.N.C.) — Ceux- causeries à plus de o.tlOO élèves des comtés de Champlain et Laviolette.Ces causeries sur l’embellissement de la propriété et sur la projection de nos ressources naturelles sont sous les auspices de l’Acfas et du ministère des mines et des pêcheries.Le directeur général est contraint de remettre à plus tard la visite des comtés de Shefford.de Richmond et de Ragot.Les 22 institutions de ces trois comtés qui l’ont invité sont priées de noter que l’organisateur des tournées, M.Léo Varin les avisera en temps opportun.Il gagne une bourse à l'Ecole des Hautes Etudes commerciales La bourse offerte chaque année par le Pacifique Canadien à ses employés mineurs et fils mineurs d’employés, pour un cours de cinq ans à l’Ecole des Hautes Eludes Commerciales, vient d’être attri 1 buée à M.Jules Rufiangc, de Mort- l réal, fils de M.J.-G.-H Rufia .gr,, soudeur aux usines Angus.>dc ! bourse fait l’objet d’un concours t est décernée à celui des concur-rents qui réussit à conserver r plus grand nombre de points.M Rufiange.l’heureur gagnant, esv dans sa 19c année.Il a fait ses études primaires a l’Ecole du Plateau, de Montréal, où il a obtenu un certificat de lie année.Nou* ne publions que les lettres Signées ou des communications accompagnées d'une lettre signée avec adresse authentique.Nous ne prenons pat la responsaoilité de ce qui parait sous cede rubrique: Réponse à M.Contai t Monsieur le Rédacteur en chef.Je vous serais bien obligé de reproduire dans votre intéressant journal la lettre mie voici, en réponse aux attaques injustes de M.Cantave.Haïtien, lauréat de l’Académie française, dans votre numéro du 8 Octobre.* * * En parlant de nia causerie à la radio, ce aue ce monsieur uualifie de mise au point n’est aue faux-fuvants et contraire aux faits et ne laisse aueun doute sur la flexibilité de son imagination.Sa lettre expliquera peut-être l’origine d’une campagne de médisance commencée contre moi demi is mon retour au Canada, l’an dernier.Rien, dans l’article de M.Cantave.ne réfuie ce que i’ai dit dans ma causerie à l'Heure provinciale.Au lieu de me critiquer, il aurait mieux fait de m’être reconnaissant de mes restrictions.Il est indigné de ne plus pouvoir à son aise nous faire prendre des vessies pour des lanternes.“PEU DE GENS ONT ASSEZ DE FOND POUR SOUFFRIR LA VERITE” Vauvenargues.J’ai communiqué le texte de ma causerie aux autorités et il n’v a là rien qui ne soit rigoureusement véridique.J’ai dit que l’hvgiène laisse à désirer et c’est vrai, il v a des égouts à ciel ouvert dans les rues de Port-au-J’rince.J’ai dit que les bonnes routes font défaut, et c’est vrai — que les gens du peuple vont pied nus, et c’est vrai.— qu’en général la nourriture est bonne.el c’est vrai.— i’ai fait toutefois exception pour la viande qui est recouverte de mouches, et c’est vrai.11 n’v a qu’une petite glacière à Port-au-Prince pour une population de 225.000 âmes.M.Cantave tait le fail que i’ai rendu justice à Son Excellence le président M.Sténio Vincent, que i’admire.Durant mon dernier séjour de deux mois l’an dernier, i’ai constaté avec plaisir, qu’il a fait construire la “Cité ouvrière Vincent” à la place de bouges infects où l’on voyait les rats par centaines en plein jour.J’ai dans ma causerie, rendu hommage au président qui a réussi à passer à travers la crise sans négocier d’emprunts à l’étranger.1^ président est un grand homme, et il est plus tolérant que M.Cantave envers une critique iuste pour le bien du peuple dont il est le orolecteur.J’ai dit.non pas que les Haïtiens ne sont pas des anges, mais que M.Cantave veut les faire passer comme tels.Us peuvent lui en vouloir.En ce qui concerne les agences de voyage, c’est un fait universelle ment reconnu, qu’elles ne permettent pas de connaître véritablement un oavs.L’on ne vous conduit qu’où l’on veut et cela coûte plus cher.Pour ce qui est de la comparaison des paysans haïtiens à Madame Récamier.elle est vraiment trop ridicule pour que nous nous v arrêtions.Ce que le lauréal peut me reprocher est peut-être de trop connaître Haïti.IJ n’est plus seul à en parler et il craint peut-être que ie lui dérobe un peu de son soleil.Il est évident que si nos rues regorgeaient de lauréats, nous n’en ferions pas plus de cas que ces braves gens de la rue Saint-Antoine.M.Cantave se réclame du témoignage de personnes bienveillantes mais qui ne connaissent pas l’ancienne colonie de Saint-Domingue.Une cure de quelques semaines au rhum ou au champagne ne suffit nas pour connaître Hispaniola.Le témoignage des touristes.îles conférenciers-invités ou des visiteurs-gavés.n’a aucune valeur documentaire.1! me semble que M.Cantave a perdu une merveilleuse occasion de se taire.Ses récriminations inspireront peut-être un jour une cau- serie intitulée: “Haïti avec des lunettes à Rayon X”.Les belles phrases -— et des plus mielleuses, les compliments — et les plus flatteurs à l’endroit des personnes qu’il désire cajoler, ton' île notre lauréat, un monsieur dont l’ultra-diploinatle peut éventuellement devenir indigeste.Oulen sabe?Quant à moi.i’ai rempli mes veux d’images et des plus vraies, et ma plume d’encre - et de la plus limpide, el ie décris avec franchise et sincérité, un pavs que i’aime mais que je voudrais voir se moderniser.Eh! oui.i’ai le courage d’avouer, malgré tout cela, que i’ai passé en Haïti, les trois plus belles années de ma vie.Que voulez-vous, i’aüne Tile, la lune d’argent, les moustiques, les chiens sauvages.Je rhum, la Croix du Sud.les fièvres, les palmiers, les tarentules et tout le bazar.Je l’aime, ce pays, quoique vous en pensiez, mais ie veux le faire bien connaître pour son propre bien.Je défie quiconque de montrer que ie n’ai pas dit la vérité.Je retournerais en Haiti avec le plus grand plaisir, si mon nom n’est pas encore une fois insrn: sur la liste noire pour avoir osé être franc.J’ai fait, depuis l’an dernier, plusieurs causeries, et i’ai écrit plusieurs articles dans les journaux, TOUS en faveur d’Haiti et du président, comme ic continuerai à le faire.Les Haïtiens de l’élite ne m’en voudront nas d’avoir été sincère pour le bien de leur pavs.M.Cantave.en voulan' me discréditer, a parlé d’un homme uni a habité trois ans le pavs et qui connaît trop bien Haïti pour se faire rouler “à la tropicale”.Je ne permets ceci que rarement et qu’à des personnes de l’élite.Le lauréat a été.en fin de compte, un bien pauvre ambassadeur de son lie enchanteresse.On ne sera uas content de lui là-bas quand on se rendra compte qu’il peut faire plus de mal que de bien.Pour finir, ie réponds à M.Cantave en disant qu’Haïti ne .n’a ia-mais fait gagner un sou.même pas comme lui.un cachet à la radio ma compagnie était américaine et elle apportait le bénéfice de ses deux millions de dollars aux noirs dont sent cents environ travaillaient sous mes ordres.Il devrait vraiment se donner la peine de se renseigner, surtout en ce qui concerne son propre pavs.En terminant, ie tiens à dire que ic suis encore un ami d’Haïti, mais non de ces gens dont la colonne vertébrale est trop flexible.Salut, el à la “revovure”! * 4c ie Avec mes remerciements, veuillez excuser la longueur de ma lettre et agréer Monsieur le directeur, l’assurance de mes sentiments les plus cordiaux.Serge BROUSSEAU A JolieUe La Société historique Jolietfe (de Y Action populaire du 14 octobre).1^ vendredi 8 octobre courant, avait lieu, à l’évêché, la soixante-quinzième assemblée de la Société historique de Joliet te.Etaient présents: sir ,L‘M.Tel-lior, président; M.le chanoine O.Bonin.M.le Dr J.-A.Pelletier, le H.P.V.Cardin.C.S.V.M.le notaire J.-H.-N.Ferland.M.J.-O.-E.Forest.MM.les abbés Alblni Lafor-tunc.Az.F’afard et W.Caillé.M.l’abbé Azdllus Fafard, nommé chapelain à la Providence ne peut plus remplir sa charge d’archiviste; il donne sa démission.M.Je juge J.éVL Tellier exprime donc au démissionnaire les regrets de tous les membres et la reconnaissance que celui-ci s’est acquise par son zèle et son labeur.M.le Dr Pelletier propose comme archiviste un icune prêtre actif, amant de l'histoire et naturellement dévoué: MM, le président et le secrétaire de la So-ciété historique sont délégués pour le demander à S.F!x.Mgr J.-A.Papineau.M.l’abbé W.Caillé noie que M.le Dr Houssin, de Saint-Ambroise, ferait un excellent membre de ia Société historique: c’est un Joliet-tain.un esprit studieux et chercheur; il pourrait créer une oeuvre utile dans sa petite patrie d'adop- tion.Fin conséquence, il est pro; posé nar sir J.-M.Tellier.secondé par M.le Dr Pelletier que M.le Dr C.-A.Roussin soit invité à faire partie de la Société historique de Joliette.Cette proposition reçoit l’assentiment unanime de rassemblée.M.l’abbé Albini Lafortune communique le passage d’une lettre reçue de M.Hernias Charland qui accepte de faire partie de la Société historique de Joliette.Le même lit ensuite plusieurs extraits des archives de Québec 11921-1922(.Il s’agit de rapports intéressant les seigneuries de Ber-their.üorvilliers, La Norav, Dautré et Sorel.Il est proposé par sir J.-M.Tei-tier.secondé par le H.P.Y.Cardin, qu’un vote de sympathie soil émis à l’égard du H.P.E.Aubin.C.S.V., à l’occasion du déccès de son vénérable père.M.Oléoncc Aubin, de Saint-Félix de Valois.Feu M.Pierre Laforest Joliette, 18.M.Pierre Laforest, ancien surintendant de l’aqueduc de la \ille de Joliette, est décédé jeudi soir, après une courte maladie.Le défunt était âgé de 91 ans et était le plus vieux citoyen de Joliet-té.Il était le frère de M.Alfred Laforest, ancien ingénieur en chef de la cité de Montréal, et de Mgr Fabien Laforest, ancien administrateur de l’archidiocèse de la Nouvelle-Orléans.Il laisse dans le deuil trois fils, Albert, ingénieur en chef de la ville de Val-d'Or, Viateur, de New-York, Eugène, surintendant de l’aqueduc de Joliette; une fille.Mme Victor Geoffrion, de l’Assomption, et un gendre, le Dr Victor Geoffrion, de l’Assomption.Avex-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du "Devoir", 430 Notre-Dame, est, Montréal.Sans pour PAVER BRULEURS AUTOMATIQUES À L’HUILE I MPERIAL OIL LIMITED TOUS LES TYPES 0APPAREILS DE CHAUFFAGE À IHUILE \ n-/ / / En plus d’avoir contribué à relever le niveni du commerce de l'alimentation, au bénéfice de la ménagère, noua avons amélioré les conditions de travail de nos employés.Notre service du personnel veille sur les intérêts et le bien-être de tous les employés.Nos assurances collectives, organisées depuis plusieurs années, couvrent à un coût des plus modiques maladie, accident et vie.la» Magasins Dominion ont en outre réduit le nombre d'heures de travail de leurs employés et tons leurs établissements de l’îlc de MontréaJ fermeront cette année à 1 h.p.m., le mercredi, en juin, juillet et août Tout gérant de magasin au service de la Compagnie depuis un an a droit à une semaine de vacances avec plein salaire.On est à étudier le cas d’autres localités pour y appliquer également ce programma Les Magasins Dominion tiennent à ce que leurs employés soient contents de leur sort.«urs, *PéS0i!^Sn!P*Je% MJL& , a , » t i , i .ION DOMINION STORES LIMITED tg DEVOIR, MONTREAL LUNDI 1» OCTOBKE 1937 VOLUME XXVIII — No 240 .(*) LES L^iUb!yR^uTEuRs Up document pour l'histoire dt I'humonisme Les Artes praedicandi au moyen âge Une étude scientifique — L'importance d'une conclusion: suicide de l'éloquence sacrée — Une leçon: la vie, unique source de l'éloquence — Le "péché originel" de l'humanisme renaissantiel: duel de la "forme" et du "fond" — L'"humanisme intégral" de saint Thomas d'Aquin et l'éloquence-vie — "Quid hoc ad aeternitatem": la science chez nous, patriotisme de l'intelligence, la jeunesse et les problèmes nouveaux?Une étude scientifique Lb librairie philosophique J.Vrin, Paris, présente au momie scientifique Artes praedicandi, contribution à l'histoire de la rhétorique au moyen âge.L’ouvrage, dû au travail intelligent et probe du H.P.Thomas-Marie Charland, O,P., professeur à l'Institut d’Etudes Médiévales d’Ottawa, s’insère dans la collection, déjà considérable, des Publications de l’Institut, dont il porte le numéro VII.Le sujet Annoncés et attendus depuis déjà cinq ans, les .4rtes Praedicandi traitent à fond un sujet à peine entamé jusqu’ici, celui des manuels de rhétorique sacrée, mis à l’usage des prédicateurs médiévaux, surtout pour le sermon dit universitaire.Ouvrage capital en cette matière, les Artes praedicandi du R.P.Charland figurent très bien, comme complément obligé, à côté des Arts Poétiques d’Edmond Faral (1), dont ils empruntent d’ailleurs les divisions, (/est ainsi que, dans une première partie, sont étudiés les auteurs et leurs manuscrits et.dans une deuxième partie, la théorie et son évolution.Enfin, la troisième partie donne l’édition critique des traités de Robert de Rasevorn et de Thomas Waleys.Première partie Les Artes Praedicandi, parus en grand nombre aux XlIIème, AlVème et XVèmc siècles, sont presque tous manuscrits.Il fallait donc commencer par inventorier les productions du genre.Et d’abord, dépouiller quelque deux mille catalogues imprimés des différentes bibliothèques européennes, y relever les indications de traites, crit par ordre alphabétique, s ac compagne d’une courte notice et de la liste des manuscrits contenant son traité.Les traités non identifiés sont classés par ordre alphabétique (Vincipit.Deuxième partie plus, jusqu’à vingt-deux types d’ornements., ., Thème, prière initiale et prothe-me, introduction du thème, division, déclaration et confirmation des parties, développement (fixation du mode, moyens), autres or-nements, autant de ramifications dont se compose l’arbre dialectique du sermon universitaire médiéval.Chacun fait l’objet d’un chapitre spécial dans cette deuxième partie des A r/es praedicandi, dont le neu- que vième, porteur de la conciusion, | aîné traite du débit.A l'usage des profanes • Ce dernier chapitre est, à vrai dire, le seul accessible aux profa-| nés; niais il mérite franchement I qu’on s’y arrête.Et ce n’est pas une présomption d’augurer qu’il pourrait faire grand bien à nombre d’étudiants de nos séminaires et de nos scolasticats, soucieux du succès de leur apostolat.La leçon n’est i peut-être plus nouvelle, en ces années mouvementées et ardentes, qui voient éclore tant de si beaux efforts dans le sens d’une prédication vivante et adaptée; mais elle vient de loin, et c’est ce qui fait sa force.L'importonce d'une conclusion: suicide de l'éloquence sacrée Ces traités ont principalement en vue le sermon universitaire, lequel j a conclusion qui se dégage de — on le sait — avait temps et heu j ,ou, cecj( l’auteur l’a magnifique-à l’Université même, chaque matin ment |)0Uriée à la fin de enregis- ipt que manuscrit, le nombre de folios, Vincipit, Vexplicit, elc.Ce dépouillement révéla l’existence de près de cinq cents manuscrits contenant tic tels traités.11 fallait de plus aller examiner les manuscrits sur place, et très minutieusement.Car on ne pouvait se fier sans restriction aux renseignements des catalogues.lii, en effet, où ils n'indiquent qu’un traité, 1< de congé.“Ce sermon universitaire relevait, comme la leçon scripturaire et la dispute, de l’office propre au maître en théologie.S’adressant au même auditoire de clercs, il est tout naturel que ce dernier ait déployé, dans ses sermons, la même virtuosité que dans ses commentaires, la même habileté dans le maniement et le sectionnement des textes, dans le jeu des autorités concordantes.Le sermon du maître en théologie semble avoir évolué du même pas que la leçon et la dispute, dans le sens du raffinement” (p.lift).La deuxième partie des Artes praedicandi nous fait assister à [’élaboration et à l’évolution de la technique de ce sermon, dont le texte que voici nous donne un neu 1 ‘ Le prédicateur va chercher l’idee.“Ce i dans la Bible un thème, qui contient en germe tout son discours, et dont l’inspiration divine lui garantit la vérité, une sentence complète qu’il se garde de détourner de son sens véritable par des omissions ou des modifications.Il en tire d’abord, par un développement approprié, avec ou sans division, une invitation à prier en vue d’obtenir le secours de la grâce divine pour l’oeuvre qu’il entreprend.Ou bien il en prend un autre qui lui est apparenté par un mot, et qui se prête mieux au développement aboutissant à cette invitation.Puis, reprenant le thème, il l’introduit, soit au moyen d’une déduction qui en prouve la vérité ou simplement l'opportunité, soit au moven de considerations générales, qu’il lui faut confirmer, soit de considérations particulières qui servent à en dégager le sens.Après cette presentation globale de son thème, il s’apprête à en extraire toute la richesse d'instruction qui v est renfermée en opérant une division, généralement tripartite, et don» il prend soin de faire rimer qu'un traite, te les parties pour les mieux fixer P.Charland en a découvert deux, dans sa mémoire.Il se hâte de instruis.parfois plus.Les copistes neltifier la division faite en la raccro-se gênaient nullement de passer., chant à un principe unificateur, sans alinéa, d*un traité à l’autre.Et d’en confirmer les membres par de l’examen a révélé de nombreuses i nouveaux textes scripturaires ex-amputations (prologues, spécimens primant les mêmes idées et rappelant par d’application, etc.).A ces difficultés s’ajoutaient celles, non moins considérables, de l’identification des auteurs.La grande majorité de ces écrits sont anonymes, par suite de leur but essentiellement pratique.De plus, le témoignage des manuscrits eux-mêmes portait sérieusement à caution.Tel traité, par exemple, qui, dans un manuscrit, est attribué à tel auteur, l’est à un autre dans un manuscrit différent.Aussi fallait-il un sens critique des plus avertis pour ne pas se laisser dépister, dans ce buissnmieinent touffu d’indications plus ou moins fausses et de références très souvent inexactes.Et ce n’est pas un des moindres mérites de l’auteur d’avoir su, malgré tout, se maintenir au-dessus de sa lâche.Utilisant, en effet, critères internes et externes, avec une patience scientifique vraiment admirable el un flair impeccable pour le rapprochement des moindres indices, il a réussi à démêler la plupart des questions d'attribution.('.’est sous une forme abrégée le plus souvent le résultat de sa vaste enquête et de sa rigoureuse critique, que le R.1 offre dans la première partit volume.Chaque nom d’auteur Charland nous j pourrait du ins- (x) R.P.Thomas-Marie CHAR-LAND, O.P.: Artes praedicandi, t vol, in-8°, 420 pages, Paris, Vrin, 1930.En vente a l'Institut d’Etu-des Médiévales.!)à.avenue Empress.Ottawa, au prix de $2.75 (1) E.Faral.I.rs Iris Portii/ucs du Stic et du Mlle siècles.Paris, 1!)23.par un mot les parties correspondantes du thème” (p.144).Ceci n’est qu’un prélude.Suit le développement, pas moins compliqué.“La classification la plus commune, celle de Robert de Rasevorn, est celle des huit modes.Elle a pour patron Richard de Thet-ford et elle s’inspire, au moins pour le nombre, de celle ties Arts Poétiques" (p.211).Le Père Charland s'attache davantage, dans son ouvrage, à la description des procédés tels que classifiés par Thomas VVa-leys, qui conviennent mieux, sem-hle-t-il, au sermon du type universitaire, en dépendance continuelles du texte scripturaire, et d’une ri-1 gueur dialectique dos plus absolues.Ces moyens, Thomas Waleys les ramène à trois grandes catégories: | Les autorités, les raisonnements, les | exemples.“Enchaînement des auto-j rites, basé sur leurs rapports intrin-j scunes, traitement rationnel des au-j torités ou commentaire des mots ou j des idées dont elles se composent, j illustration par des exemples dont l’application est finalement confirmee par une autorité, cela fait trois j grandes catégories nien distinctes j de moyens de développement.On | aussi combiner les trois de manière à employer la pour une partie du dtvêla seconde ou la troisiè-j pour cette deuxième partie de son ouvrage.“Nous avons dû, écrit-il, nous armer de patience pour aller jusqu’au bout de cet exposé des règles de la prédication universitaire médiévale.Et encore nous soin mes-nous limité aux grandes lignes.Le lecteur n’aura pas attendu la fin pour conclure: il fallait savoir prodigieusement pour prêcher si mal.Quant à nous, nous avons le devoir, en tant qu’histo-rien, de tenir compte du goût tie l’époque et de l’auditoire spécial auquel s'adressait cette prédication; mais nous avons aussi te droit de constater une décadence et d'en indiquer la cause.” (p.224) II faut cependant remarquer que cette décadence n’existait pas encore au temps de saint Louis, de saint Thomas d’Aquin et de saint Bernard, où une belle originalité, familière et vivante, en dépit d’une légère affectation fort pardonnable, s’épanchait tout spontanément, avec cet air de jeunesse, dont les siècles n’ont pas terni la fraîcheur.“C’est pour cela que, à des degrés divers, elle sait plaire encore.Pourtant ni au Xlle siècle, ni au commencement du XlIIe, la prédication n’avait eu de règles fixes, de recettes imposées.” Tant il est vrai — au dire de Pascal — que la “véritable éloquence se moque de l’éloquence”.Les théoriciens subséquents, en fixant la loi du genre parénétique, substitueront au contraire “à l’invention individuelle une série d’opérations automatiques; et les praticiens ne manqueront pas pour construire les pièces et les rapports du mécanisme indiqué parla théorie.Ainsi le métier, comme dit j M.Victor Le Clerc, succédera à ! l’inspiration, à Père de la composi ! lion artistique succédera celle de ; la fabrication industrielle”.“Sans j doute, ajoute le P.Charland, à cet-i te citation de Ch.-V.Langlois, nos théoriciens ont eu soin d’avertir que les règles qu’ils traçaient n’obligeaient pas.Mais en en répandant la connaissance, ils en inculquaient la pratique.Et on ne les a que trop observées, même dans les sermons au peuple.Ce fut la mort de l’éioquence sacrée.Qui dit éloquence dit vie, qui dit éloquence sacrée dit fruit pour les âmes.Or quel souffle de vie était-il possible de faire circuler à travers les deductions serrées qu’on enseignait ù pratiquer dans les sermons?Ou trouver un aliment pour le coeur, un stimulant pour l'action morale, dans ces froids assaisonnements de divisions et de subdivisions, de concordances el de couleurs?“Autrefois, dit Jacques île Lausanne (t 1321) dans son Commentaire sur l’Ecclésiastique, les chants d'église étaient simples et tout le monde en comprenait les paroles, maintenant le chant est tellement saccadé qu'on n'en entend plus nue la mélodie.U en est de même des serinons; quand jadis on prêchait simplement, on faisait de nombreuses conversions, mais on est venu plus tard à prêcher d’une manière si pédante que l’auditeur n’étant plus attentif qu’à Part des distinctions, des divisions, n’a plus retiré de ce qu’on lui disait le moindre profit moral” (p.225).c est ce que nous révèle l’étude, si savamment conduite, du R.P-Charland.Si la première sécession entre ce qu’on appelle la “forme” et le “fond” — ou mieux entre l’inspiration et la technique, entre Part et la vie — s’est opérée dans le sein même de lu scolastique décadente (et les Arles praedicandi en sont une preuve manifeste) il est on ne peut plus juste d’affinnu l’humanisme cartésien, fils de l’humanisme renaissantiel, est né de cette vieille infidélité du Moyen-Age déclinant, aux racines profondes de l’homme et de la vie.Le jour où l’art s’est cru dispense d’exprimer la vie, il a fait comme la danseuse de Paul Valéry, il s’est perdu dans le tourbillon de ses propres virtuosités, pour enfin s'affaisser, pris de vertige, sur la dalle affreusement nue et froide, qui garde les tombeaux de Taine, de Renan, et de cet ange déchu que fut le fantastique Rimbaud.11 est presque étonnant de constater que la négation de la personne humaine et de son indiscutable primat sur toutes les valeurs “charnelles” —• qu’elles s’appellent économie, race, état ou autre — négation sur laquelle se joue présentement le drame de l’homme moderne (2), remonte à une lointaine question de littérature.La Renaissance, mère du monde moderne, a-t-elle été autre chose, au principe, qu’une misérable question de “littérature”?Mais, eu fait, il faut aller plus loin que la Renaissante pour saisir, dans l’embryon de son premier germe, ce péché originel de l’homme moderne.11 faut pousser jusqu’à l’époque reculée où des maîtres, comme Robert de Base-vorn et Thomas Waleys, élaboraient ces traités d’éloquence sacrée, que la science aujourd’hui arrache aux ombres, longtemps équivoques, du passé.Sans doute, ces célèbres théoriciens n’avaient-ils en vue que la gloire de la chaire chrétienne universitaire (3).En réalité, ils consommaient une hérésie métaphysique qui devait conduire, dans les siècles à venir, à ces fatales théories, dont nous avons tant souffert, de l’art pour Part, de la science pour la science, du progrès pour le progrès; autant de façons — répétons-le — d’exprimer un même sophisme: la forme n'a rien à voir essentiellement avec le fond, les énergies créatrices avec les techniques expressives.ensemble première loppemont, une autre partie.La liste n’en au- me des moyens de développement sera pas encore épuisée pour tant” (p.211) On tient jauger phis facilement la profonde (!) vérité de celle dernière remarque, quand nn constate, d'après le manuscrit de Robert de Rasevorn, que le sermon universitaire anglais comportait, en AU H IS MAJESTY'S LE 29 OCTOBRE (•Se JW X u_.de* billets européen* de Joon.que le» imp.«*ario* Goulet et Piger “rjn.™.I.Z» « 30 WW- ’ i '¦ t Une leçon: la vie, unique source de l'éloquence Et voilà où aboutissent fatalement, en éloquence sacrée comme en poésie, comme en art, comme en pedagogic et comme en tout, l’abus des cadres, des disciplines extérieures et des recettes “formelles”, aux dépens quand ce n’est pas au mépris des droits les plus élémentaires de la vie.“La voix a ses lois, l’âme a scs exigences, qui ne sont pas celles de la logique et de récriture" (Claudel).La vie seule est capable d’engendrer la vie.Et c’est pourquoi, malgré les grandioses tentatives de tous les “Arts poétiques” et de tous les “traités” d’éloquence ou de littéra turc, on n’a pas encore découvert la recette pour faire les chefs-d’oeuvre.Jamais la technique ne pourra remplacer l’inspiration, ni les procédés, le génie.Cela, tout le monde l’admet.Seulement, dans la pratique, ce n’est pas une mince besogne que de se mêler d’avoir du génie, ou du moins d’avoir le courage de se chercher soi-même.Mais, après tout, le vrai génie cette longue patience serait-il mitre chose que la découverte en soi des puissances de jaillissement, capables de s’épanouir en fleurs, au contact des hautes réalités et au contact de Dieu?On aime mieux d’ordinaire copier des règles; el se faire pardonner de n’être pas soi en plagiant fidèlement les “recettes” des chai bilans de la forme, cette chose avec laquelle on masque le squelette exsangue de son prétendu fond.Le "péché originel" de l'humanisme; duel de la "forme" et du "fond" Fond et Forme, tout est là.Depuis Descartes, e’est le mythe fondamental de l'humanisme clnssirts-te (ou humanisme-placage) dont nous sommes inconsciemment pétris.Mais Descartes n’avait même pas le mérite de l'avoir inventé.Lt voulue — engloutie sous nos commentaires — pourrait si facilement nous donner le change sur le travail énorme qu’elle présuppose, aurait-elle été praticable sans un inventaire soigneux et une étude attentive des cinq cents manuscrits concernant la matière?(6) Nous pouvons constater, à titre d’édification personnelle autant que de curiosité scientifique, le résultat de ce travail persévérant et tenace, dans la dernière partie des Artes Praedicandi, où l’auteur, après avoir dégagé de cette niasse amorphe de traités, dont la plupart manquent d’originalité, ceux qui lui ont semblé les plus personnels et les plus significatifs, édité les deux principaux d’entre eux; ceux de Robert de Baseborn et de Thomas Waleys.Les manuscrits qui les contiennent étant très défectueux, on n’imagine pas la somme de travail qu’il a fallu dépenser pour reconstituer le texte et le rendre intelligible.Les familiers de la -paléographie médiévale savent ce que réclament de labeur ardu et souvent angoissant, des accidents tels que les omissions, l’enjambement des lignes, l’orthographe défigurée, la fionctuation absente ou défectueuse, e repérage des textes cités, et les références aux éditions (auteurs classiques et Pères de l’Eglise, etc.).Aucun de ces détails n’a été négligé.Et, enfin, pour donner à son ouvrage sa pleine utilité scientifique, le P.Charland y a joint une table des incipit, laquelle permettra d’identifier les auteurs qui auraient échappé à ses recherches.Appareil rebutant pour les profanes, cette table témoigne de la probité scientifique de son auteur, et servira magnifiquement savants et bibliothécaires intéressés au sujet.Quid hoc ad aeternitatem?D’aucuns, à l’apparition de ce volume, se seront sans doute posé la question: mais enfin — quelle utilité pourrait-on bien tirer de pareilles publications?Il y a tout d’abord l’intérêt scien tifique, qui vaut par lui-même en son domaine; car c’est avec de semblables travaux que Ton arrive à reconstituer, pièce par pièce, toute une tranche de l’histoire.Et ne serait-il pas opportun de regretter, ici, la trop faible collaboration de nos intellectuels canadiens à ces sortes de travaux?Oh! certes, il ne nous appartient pas de juger, ni de jeter la pierre à qui que ce soit.Mais le tait, pour excusable qu’on le dit.demeure ce qu’il est.Et s’il signifie quelque chose, ce ne doit être rien de très flatteur pour nous.Peut-être le sérieux des problèmes qui se posent aujourd’hui, amènera-t-il nos jeunes — car c’est sur eux qu’il faut compter — au goût du travail sérieux, du travail méthodique, tenace, solide, loin des faciles dilettantismes et des improvisations superficielles, dont s’avère lamentablement imbibée notre culture.C’est un souhait — une espérance — que nous osons formuler Et s’il faut un exemple, il nous suffira de proposer celui de tous ces jeunes travailleurs de l’Institut d’études médiévales d’Ottawa, qui nous font tant honneur à l’étranger.(Car c’est à l’étranger que leurs travaux sont surtout appréciés, et notamment dans les universités étatsuniennes et allemandes — sans compter les milieux français, où ils pénètrent fort honorablement).Il y a, croyons-nous, plusieurs façons d’exercer son patriotisme.Celle-là n’est sans doute pas la moins efficace et la plus négligeable qui consiste, selon Platon, à s’imposer aux étrangers par sa supériorité.Et, sans blesser personne, cela vaut peut-être mieux parfois que certaines complaisances verbales dont nous aimons tant — Français que nous sommes! — à orner la façade de nos congrès.En plus de l’intérêt scientifique et de l’intérêt -— disons — national, il y a encore l’intérêt moral qui entre en ligne de compte, quand il s’agit de ces publications d’études supérieures.Nous y avons suffisamment appuyé pour ne pas y revenir.Mais on devine que ce point reste le plus important.C’est, en effet, dans la mesure où ils servent les valeurs proprement humaines que les travaux de haute culture scientifique prennent leur véritable sens.Et l’on jugera mieux, ù cette lumière, toute la portée des Artes Praedicandi que nous présente le R.P.Thomas-M.Charland.Contribution à l’Histoire de la «issi vivace qu’au temps des j rhétorique du moyen âge, cette étu-4rtes praedicanti, à savoir que l’on 1 de figurera parmi les plus précieux cultiver séparément la “for-1 documents que possède la science sur l’histoire des Sources lointaines de cette crise humaniste du XVe siècle, dont l’importance a été si grande dans l'Histoire moderne, et à laquelle on conserve encore, par habitude, le nom presque ironique de Renaissance.La duchesse de Norfolk à Montréal La duchesse douairière de Norfolk, mère du premier duc d’Angleterre, est débarquée, avec sa fille, lady Winefride Fitzsalen-Howard, à Montréal, samedi dernier.Ces distinguées voyageuses remontèrent le Saint-Laurent à bord du paquebot Duchess of Atholl, du Pacifique Canadien, et trouvèrent les rives du fleuve d’ime grande beauté.*La duchesse fut très heureuse d’apprendre, par les journalistes, que le mariage du duc de Norfolk en Angleterre avait beaucoup intéressé les Canadiens.La duchesse douairière et sa fille sont parties de Montréal hier, à destination de Toronto, pour ensuite traverser le Canada et s’embarquer à Vancouver sur le paquebot Aorangt, en route pour la Nouvelle-Zélande, où elles visiteront des parents.Si vous voyagez.adretsei-vout au SERVICE DES VOYAGES.LE “DEVOIR”.Bill.ti émi* peur tous le* pays au tarif de* compagnie* de paquebot*, chemin» de fer, autobus, aussi hôtels, assurances bagages et accidenta, chèques de voyages, pesseports, etc.Téléphones: BEIair 3361* Ligue des retraitants REUNION DES CHEFS DE PAROISSE Le comité général de la Ligue de* retraitants de Montréal et les%chef« de paroisse ont une réunion c< soir, à 8 h.30, dans la salle paroissiale de ITmmaculée-Conceptioi* (entrée: 4210, rue de Bordeaux).Tous les membres du comité ef chaque chef de paroisse voudront bien se faire un devoir d’assister à cette réunion.L’HISTOIRE DU CANADA POUR TOUS par Jean BRUCHESI, profaisaur i l’Université do Montréal Tome I — Régime français $1.2J Toma II — Régime anglais $1.25 Prix Montyon de l’Académie Française Un livra d”histoire vivant, simple, clair «t précis.En vont* au Service de Librairie du “Devoir”, BE.3361* — 430 Notre-Dama est, Montréal.“Les arts poétiques, écrit le P.Chenu dans l’introduction des Artes praedicandi, ou les rhétoriques, ou toutes autres stylistiques, sont toujours, il est vrai, d’aspect rébarbatif, et ils ont l’incurable défaut d’arriver après les chefs-d’oeuvre, loin de les engendrer, afin de fixer dans un code une création dont la première loi est de ne pas relever d’un code.On en aura ici sans doute la plus cruelle application, car s’il est un art où l’inspiration doit l’emporter* sur le métier, c’est précisément, de l’aveu même de nos maîtres en actes praedicandi, l’éloquence religieuse, où l'Esprit-Saint lui-même doit être l’inspirateur.Hélas, jamais on ne vit métier aussi imperturbablement raffiné tenter en vain de suppléer à l’absence de l’esprit.Mais enfin, hommes et institutions, il faut vivre, et aussi parler: la logique et la rhétorique sont l'humaine ressource de ceux qui n’étant nés ni philosophes ni orateurs, doivent cependant penser et parler’’ (p.7).L,"humanisme intégral" de saint Thomas d'Aquin et l'éloquence-vie Cette condamnation pèse lourd sous une telle plume.Elle corrobore les conclusions du Père Charland, ainsi que celles d’autres grands médiévistes (tels Gilson, Maritain), (4), et semble bien rejoindre, par ailleurs, les anathè mes de tous les ennemis du Moyen Age, - “siècle d’obscurantisme”.Mais avant de condamner, il fallait d’abord voir l’exacte réalité.Et encore doit-on faire remarquer que ce n’est pas au nom de Boileau, de Taine.ou de M.Louis Bertrand, que de tels jugements s’imposent, niais au nom d’anciennes fidélités perdues, dont ‘Thu-manisme intégral” d’un Thomas d’Atmin nous aidera à retrouver le chemin pour l’avenir.Encore un coup, cette leçon vaut peine d’être entendue.Et espérons qu’elle nous délivrera à tout île ce préjugé — car il est, la jamais t hélas! a puisse cultiver séparément la “for me” et le “fond”, suppléant aux in-suffisances de i’un par les virtuosités de l’autre.Pour des hommes sincères, comme les prédicateurs du Verbe ont le devoir d’en être — et il n’y a pas d’art ni d’eloquence véritables en dehors de la sincérité — une seule attitude reste possible.Et c’est celle de l'authentique tradition thomiste, admirabltMiient exprimée par le R.P.Serlillange.s, dans une page que personne ne devrait ignorer: "Je voudrais apprendre à penser en face des choses, et non seulement en face g es pensées.Je voudrais ensuite parler en face des hommes, en homme, non en fantôme.en face de mannequins.Je voudrais laisser unis les éléments que Dieu unit: 1rs idées et leur forme; les êtres et leur beauté.Et quand c'est Dieu lui-i ième que je propose, oh que je vomirais le faire voir, connue une hive vivante, dans le moule de ma parole, répercuter l'éclat de si substance, et faire s’ouvrir les coeurs pour qu'il les enva-! hisse à leur tour.Car enfin, de i quoi s'agit il?de convertir la vie jen vérité: ne faul-R pas d'abord * * * (5) I convertir la vérité en vie?” Un pareil idéal, on le sent bien, ne va pas sans efforts (et les règles sont tellement moins j tantes'! Mais, sans effort, a-t-on ja I mais réalisé quoi que ce soit qui valût la peine d'être réalisé?La con-; elusion elle-même «les Artes Praedicandi, dont la concision sobre el (2) Voir.Rops, Ce Plon.Paris, 1937.CD Et cette concession charitn-hle n'en demeure pas moins fort gratuite, s’il faut en crqire la remarque du H.p.Chenu, dans ITn-troductioiy p.g.(4) Relire à ce sujet Berdlaeff, !.r nouveau Moyen-Age, Paris, éd.Roseau d’or, 1927.5) A.-f).Scrtillanges, l,e* idées et Toute oeuvre qui mérite ce beau nom est un témoignage.Si l'oeuvre du R.P.Charland ne devait témoigner que de son “érudition probe et tenace”, et de son invincible fidélité au vrai, nous n’aurions pas besoin d’ajouter autre chose, en guise de conclusion, (pie cette pensée du R.P.Scrtillanges: “Le vrai consacre ceux qui lui sont consacrés".Mais cet ouvrage témoigne encore et surtout de la mentalité de toute une génération: de celle dont les aînés touchent à peine le seuil des grandes réalisations.et don! les cadets font bravement leurs premières dents sous le “petit béret bleu”.Et cette génération, que demande-t-elle?Elle demande du réel, de l’objectif, du précis, du .sé-rfenx.Elle en a assez du vague de* à-peu-près, de la brume des formules et du brouillard des mots.Elle veut enfin avoir conscience des ; bases sur lesquelles elle construit, compromet-1 parre q11Ci d'aimnl, elle veut cons- trnfre auelque chose.Et c est pourquoi, devant relie éloquente affirmation qu’est Pneu vre du R.P.Thomas-M.Charland, nous ne trouvons qu’une réponse et qu’un voeu: voeu et réponse aux ir.a ce Pr^POS.I anit I , qllc), no„s souhaitons les plus cha-e 1 e Q 1 ’ leureux échos: Faites passer! R.M.F.Ottawa, juillet 1937.(6) Sur les qualités morales du travailleur, exigées par la vocation des études supérieures (et des études sérieuses, en général) cf.conclusion de l’article du R.P.Benoit Mailloux, O.P., Etudes et recherches.dans le premier cahier de cette collection: Philosophie I, Collège ii^L Pari,’li>oÏÏnicldï; OtU^Twe.' LE GUIDE DE MONTREAL LOVELL 312 PAGES FORMAT DE POCHE —- Contenant - - ILLUSTRE la description et les numéros au croisement de toutes les rus* de Montréal, Longueuil, Outremont, St-Lambert, Verdun, Westmount, Hampstead, Montréal-Est, Montréal-Sud, Montréal-Ouest, Mont-Royal, Ville LaSalle, Ville St-Laurent, et Ville St-Pierre Aussi les règlements de la circulation et la liste complète de tous les Appartements Banques Bureaux de Poste Cinémas Clubs Collèges Conciergeries Cours de justice Eglises Endroits d’intérêt Hôtels Hôpitaux Immeubles à i bureaux Postes de police et pompiers Routes de tramways -Prix, 50c- CHEZ VOTRE LIBRAIRE ou franco de John Lovell & Son, Limited Fondée en 1835 MONTREAL, CANADA CROISIERES AUX PAYS DU SOLEIL BERMUDES Par paquebots aller et retour ou 3 départs hebdomadalrM d* New-York et Boston.4 jours en mer 860.Avion, aller et retour.—-— 8180.— en S’/z heures dans chaque sens — Paquebot et avion.8130.• Séjour entre les raccordements — chambra et repas, par jour.87.00 ANTILLES (N.-Y„ — PANAMA de New-Yorls — B., de Boston — + l'oTant-vellle AMERIQUE DU SUD de HalUax) l„ de Montréal).Départe Durée , Jours Prix minimum Bt 23 oct.30-A $205.00 B-t 23 oct.16 142,00 N,-Y.23 oct.9 85.00 N.-Y.23 oct.9 97.50 M.27 oct.25-B 166.00 M.27 oct.11 95.00 N.-Y.28 oct.18 190.00 N.-Y.30 oct.9 85.00 N.-Y.30 oct.12 120.00 N.-Y.30 oct.9 140.00 N.-Y.3 nov.1414 95.00 N.-Y .3 nov.9 85.00 N.-Y.4 nov.18 190.00 Bt 6 nov.30-A 205.00 Bt 6 nov.16 142.00 N.-Y.10 nov.9 85.00 M.10 nov.22-B 166.00 M.10 nov.11 95.00 M.11 nov.30 166.00 N.-Y.11 nov.18 190.00 N.-Y.13 nov.9 85.00 N.-Y.13 nov.9 140.00 N.-Y.13 nov.12 120.00 N.-Y.18 nov.18 190.00 Bt 20 nov.30-A 205.00 Bt 20 nov.16 142.00 N.-Y.20 nov.9 80.00 N.-Y.24 nov.9 85.00 N.-Y.24 nov.14'4 95.00 M.24 nov.22 166.00 M.24 nov.12 77.50 M.25 nov.30 166.00 N.-Y.25 nov.18 190.00 mprls — B-Hébergement Jamaïque compris.Nsvtres Lady Hawkins 111 Lady Hawkins (2! Carinthia (5) Columbus (61 Lady Rodney (3) Lady Rodney (41 Pastores (7) Rotterdam (5) Munargo (8) Virginia (9) Dixie (10) Carinthia (5) Columbia (7) Lady Drake tl) Lady Drake (2) Rotterdam (5) Lady Somers (3) Lady Somers (4) Colborne ( 1 ! ) Haïti (7) Carinthia (5* California (9) Munargo (8) Pastores (7) Lady Nelson ( ( 1 ) Lady Nelson 1(2) Veendam (51 Carinthia (5) Dixie MO) Lady Rodney (3) Lady Rodney (4) Chomedy (11) Colombia (7) A-Hébergement Guyane NOMBREUSES AUTRES CROISIERES AUTOMNE ET HIVER LISTE SUR DEMANDE — DIRE DATE PREFEREE DESTINATION ET ENDROITS VISITES: ( 1 )— Bermudes.St-Chrletophe.Nevts, AntlRua.Montserrat.Dominique, Ste Lucie, Barbades.St-Vlncent, Grenade, Trinidad^ Guyane.( 2 l—Comme cl-dessus jusqu'k Dominique Inclusivement.( S )—Bermudes, Bahamas, Jamaïque.( 4 )—Bermudes.( 5 )—-Bahamas, Outra VOIR AUTRES ANNONCES DES GRANDS VOYAGES — AMERIQUE DU SUD - TOUR DU MONDE — BILLETS POUR TOUS LES T»AYS AU TARIF DES COMPAGNIES Le Devoir'Voyages 430, Notre-Dome est - Montréal Tél.BEIair 3361 ASSURANCES — CHEQUES — PASSEPORTS EN PREPARATION — Voyages au Congrès Eueharistiquo de Budapest — Mal I93S.( 6 )—Haiti, Jamaïque, Cuba ( 7 )—Haïti, Jamaïque, Porto-Rlco, Colombie, Panama.( 8 )—Bahamas, Miami.Cuba ( 9 )-Cuba (10) —Nouvelle-Orléans — Héberge- ment et visites compris.(11) —Porto Rico, Barbades, Trinidad.Guyane et parfois Martinique.Guadeloupe, etc.i VOLUME XXVII! — No 2W Dons Dorion L’assemblée du député, M.Grégoire Bélanger Ni rouge, ni bieu — Ce qu'a fait l'Union nationale — Les salaires raisonnables — Le patronage — La nouvelle voirie — Prochains caucus de députés des vines — Il y a aussi des députés fédéraux — Les salaires des professeurs | M.Grégoire Rélanger, député de Montréal-Dorion, a tenu une grande assemblée hier soir, dans la salle de l’école La Mennais, coin des rues Saint-Denis et Beaubien.Les présidents étaient 11 -4 | Méloche, Isaïe Renaud, Henri Lé-garé, Napoléon Gervais, Michel Gi-! onova, J.-H.Laurencene, a.-,».: Ryan, J.-A.Gagné, J.-A.Robillard.M.J.-H.Larivée a présenté M.Bélanger, après une allocution pro-j noncèe par M.Ulric Laurencelle.Télégramme de M.Duplessis M.Bélanger lit d’abord un télé-i gramme envoyé par M.Duplessis ! au sujet de l'explosion récente qui i a fait vingt victimes.Le message s adressé à M.Bélanger est rédigé ; comme suit: % 109% 110% 109'% 109 110 .109% 110(4 109*% 110% .109*% 110% .111% 112% .100*% 101 .100 101 .97% 98% .97% 98% 102 .96 97 96 .95 96 .112 113 .112% 113% .112 113 .115% 116% 116 117 117% 117% 117% 118% 118% 118% .52 S3 .56 59 .100% 102 y; .96% 93(4 99% .85 87 92(4 .1,03 103 .94% 90*4 .106 110 .105*4 107% .109*4 111 96(4 100 112 99 .75 78 66(4 .70 75 .10 75 .100% 102% .103 105 .101 103 .103 105 .109 111 .101 103 .93 87 90(4 93*4 1948 100*4 102(4 .101% 103% ioo% 102(4 C.P.R.C.P.R.C.P.R.C.PJR.CPR.C.P.R.CJ?R.C.P.R.CPR 1945 3(4% 1951 .4% 1949 .5% 1954 .6% 1942 4%'r 1944 dêb.4% perp.4(4% 1946 .4(4% 1960 .1957 .94(4 90% 96% 92% Can.SS.5% Utilités: Assoc.Tel.and Tel.5%% Avon.Tel.5(4% 1948 Beauharnols 5% 1973 Bell Tel 5% 1955 .Bell Tel.5% 1957 .Bell Tel.5% 1960 B.C.Tel 4(4% 1961 B.C.Power 4%% 1960 Calearv Power 5% 1960 Calgarv Power 5% 1904 Can.Nor.Pow.5% 1953 Cedar Rapids 5% 1953 Drisee.,f CGoc voo* h r /Je recommence/ A - ' r Heureux, mon Dessinateur: •Jean-Jacques Cuvefier, Les Trois-Rivières.Comme, a ma première communion. Montréal, lundi TÆ DKVOIR 18 octobre 1937 A Montebello Un monument et un musée national pour Papineau Aboutissement des commémorations de 1837 — Le "Père de nos libertés" — A l'hôtel de ville de Montebello — Pèlerinage à la chapelle funéraire dê Papineau — Discours de MM.Auguste Hébert, Roméo Lorrain, Hector Dupuis, Adhémar Raynault, Félix Desrochers, Jules Massé, le juge Fortier, A.-C.Miller, et autres — L'Action patriotique MONTEBELLO, envoyé spécial).18.— (De — Faisant notre suite aux manifestations organisées en vue de commémorer les «rnmls événements historicities de 1837, VAction Patriotique, de Montréal, avait hier convoqué les patriotes à Montebello, pour V évoquer la grande figure de Louis-Joseph Papineau.Un défilé d’autos parti de Montréal s’v est rendu de même qu’un train d’excursionnistes.La manifestation a débuté dans l’anrès-nn-di par une réception à l’Hôtel de Ville, bientôt suivie de discours, à la fin desquels ta foule oui se pressait tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’édifice municipal se rendit en procession à la chapelle funéraire où reposent les restes de de l’ancien tribun.Des haut-parleurs ont ieté aux quatre coins du joli village de Montebello les accents de Tardent patriotisme manifesté par les orateurs.Sur l’estrade de la salle du conseil avaient pris place; M.Auguste Hébert, maire de Montebello.M.Adhémar Havnault, maire de Montréal.M.Hector Dupuis, échevin du ouartier Papineau de Montréal.M.Roméo Lorrain, député du comté de Papineau.M.Alphonse de La Rochelle, chef du secrétariat de la Société St-Jean Baptiste de Montréal.M, A.-C.Miller, président de l’Action Patriotique.M.Jules Massé.président de la Société du lion Parler français.M.Adjutor Perron, principal de l’école St-Louis-de-(ionzague.M.le juge Fortier, de la Cour supérieure.Mme Circé-Côté.auteur d’une biographie de Papineau.Mllé Augustine Bourassa.petite-fille de Papineau, et nombre d’autres.M.Auguste Hébert M.Auguste Hébert, maire de Montebello, ouvre la fête patriotique organisée en sa ville, en souhaitant la plus cordiale bienvenue à tous.Il fait allusion aux autres fêtes organisées en l’honneur des patriotes de 1837 “t dit que de toutes ces manifestations il faut recueillir des résultats pratiques.11 faut viser à Tentr’aide, par l’achat chez nous, encourager tes nôtres de préférence aux étrangers.Il suggère que Ton prenne des mesures pour l’érection d’un monument à la gloire de Papineau à Montebello et que Ton obtienne l’érection d’un musée national afin de faire revivre avec plus d’intensité les faits et gestes du grand animateur de la révolution de ’37.M.Roméo Lorrain Le député de Papineau prend ensuite la parole.Il félicite les organisateurs montréalais de leur esprit de désintéressement dans l’organisation d’aussi splendides manifestations.Papineau n'appartient pas seulement aux résidents de Montebello mais à tous les patriotes du Canada, aussi VAction Patriotique de Montréal n’a pas hésité à entreprendre de rendre hommage à Papineau dans son domaine de la Petite-Nation.Des directives de salut doivent émaner de ces manifestations patriotiques.Les instituteurs plus que tous les autres sont en mesure d’éduquer le sens patriotique de la jeunesse.L’orateur verrait d'un bon oeil de proposer au gouvernement l’acquisition du manoir de Papineau et de la chapelle funéraire, afin do transformer le tout en musée national facile d’accès à huis.M.Hector Dupuis parle ensuite et salue les personnages placés sur l'estrade.H souligne la venue de M.Havnault à Montebello comme le geste d’un véritable patriote et évoque à son tour la figure du chef politique disparu.M.Adhémar Raynault Le maire de Montréal souligne avec emphase le beau geste de ceux “qui se sont dérangés” pour donner suite à un projet nourri par leur idéal, celui de rendre hommage à Louis-Joseph Papineau, en excluant I la vaine politicaillerie et les questions d'administration.Il souhaite que devant les difficultés présentes fa jeunesse fasse preuve ae courage au lien de simplement gémir sur la besogne à abattre et so décourager.11 faut regarder le passé pour y chercher l'inspiration de l’avenir.Il n’y aura de véritable changement dans le monde que par le sacrifice des gens do principe.Quand il y a révolution et soulèvement quelque part, l’Histoire l’a prouvé souvent, c’est que Ton a oublié d'entendre la grande voix du peuple.Certains administrateurs ont voulu voir, dans les plaintes du peuple, une vieille coutume.Il faut que Arux qui dirigent sachent écouler avec sollicitude les plaintes souvent justifiées du peuple.Mais que ce dernier, s’il voit des réformes à apporter, ne les exige pa stoutes à la fois.C’est cette exigence soudaine des masses qui cause les révolutions.Qu’au contraire 1 e peuple, sans cesser d’exiger ce à quoi il a droit, le fasse d’une façon pondérée, qu’il tienne compte des difficultés.M.Havnault s’excuse du ton pratique «lue prennent ses remarques, niais rest sa façon à lui de concevoir la leçon de 37.M.Félix Desrochers L’orateur principal de la journée était M.Félix Desrochers, conservateur de la bibliothèque du Parlement.Voici quelques extraits «le son discours: La manifestation de cet après-midi ne se déroule-t-elle pas comme l'aboutissant de toutes les fêtes du souvenir, qui, depuis plusieurs semaines, se sont succédé avec un rythme vraiment solennel en l'honneur de ceux qui sont morts pour la patrie aux jours sombres de 1837?Après St-Denis, St-Charles, St-Eustache, Montebello s'imposait comme lieu de pèlerinage historique; de l’effet on devait tout naturellement remonter à la cause.Après avoir célébré avec éclat les héros qui nous ont conquis nos libertés, comment ne pas se diriger vers le tombeau de celui qui inspira tous ces «lévouements, tous ces sacrifices, tous ces nobles martyres?Sans Papineau, les patriotes de ‘'37” eussent-ils existé?Et sans ces derniers, que serait-il advenu de nos libertés constitutionnelles?C’est Papineau a été l'homme de son heure.La Providence tuille les hommes à la mesure de la lâche qu'ils ont à accomplir.Chez nous, au cours de trois quarts de siècle, elle nous aura donné trois grands chefs qu’elle avait façonnés aux besoins de Tépotiuc.Ne falhüt-il pas d’abord abattre à grands t^nips de hache pour creuser le sillon susceptible de recevoir le germe de nos libertés, et puis, le sillon creusé, y déposer la semence, et ensuite la faire fructifier?La Providence nous donna le défricheur: Papineau, le semeur: LaFontaine, le moissonneur; Cartier.Trois patriotes de “37", trois hommes bien dissemblables, mais aimant tous trois leur pays et lui prouvant leur amour «le façon différente.N’amoindrissons pas l’un pour grandir les deux autres.Chacun a ses litres de gloire.Il n’a pas besoin du plumage de l'un ou de l’autre pour s’imposer à l’admiration de la postérité.Tous trois pour nous ne font qu’un.C’est une trinité qui mérite notre respect, notre admiration et notre reconnaissance.Je ne m’étonne pas que cet après-midi vous soyez venus de partout pour rendre hommage à celui qui brille au premier rang de cette tri-nité à titre de “Père”.M.Jules Massé M.Jules Massé parle du grand coeur de Papineau, il dit que ce grand Canadien qui était un érudit de première valeur ne songeait pas à jouir égoïstement de son instruction, il chercha a la faire profiter aux siens, M.Massé fait aussi un appel en faveur de bon parler français.C’est la meilleure façon d’ho-norer la mémoire du grand tribun que de bien parler le beau verbe de France.Papineau savait que les idées étaient les racines des actes, c’est pourquoi il cherchait toujours à approndir-ses connaissances.Fais-sons de même.Papineau a servi son peuple et la langue.ACHETE BIEN QUI ACHETE CHEZ DU Hl $ Pour votre propre usage ou pour faire un cadeau M.le juge Fortier doue vraiment au “Père de nos li-uertés” que vous rendez hommage en eo moment."Père de nos libertés”, quel titre de noblesse! Ne grandit-il pas son homme autant, sinon plus, que cet autre décerné aux auteurs de la constitution de 1867: "Pères de la Confédéra-ilon”?.Honneur doue aux organisateurs de celle fête.Ils ont fourni à la race canadlennc-l'rançaise une occasion exceptionnelle de s'acquitter d’une immense dette de reconnaissance envers le plus grand de ses fils.Comment expliquer l’oubli ou le silence sous lequel on a essayé d’ensevelir le nom de Papineau?Que dis-je?comment expliquer le-, politieomanes de tout acabit qui ont insulté sa mémoire?Etrange aberration de nos moeurs électorales ou encore de notre tempérament latin si prompt à grossir les défauts pour mieux amoindrir les qualités.L’orateur ebe le fait d’armes du Long-Sault, puis il ajoute; Un siècle plus tard, cette même colonie devait eonnailre la défaite après avoir été longtemps aux prises avec des envahisseurs autrement I redoutables.Ses habitants ne sont pas exterminés mais ils se trouvent 1 à la merci de vainqueurs bien décidés à les dénationaliser.Une ; nouvelle lutte commence, tantôt violente, tantôt sourde, du côté de> i vainqueurs, puis adoucie par des concessions prometteuses d'espérance pour les nôtres, tel que l’Acte de 1774 et la Constitution de 1791, inspirés plutôt par une crainte salutaire de leurs voisins que par la légitimité de leurs griefs.L’instinct de conservation tient les nôtres en éveil.Peu h peu ils comprennent le fonctionnement de la constitution qu’on vient de leur donner.Provoqués sans cesse par les bureaucrates et les membres du Conseil exécutif, ils font la distinction entre le roi et ses représentants.Ils se connaissent des droits.Ils veulent les exercer.Mais qui les dirigera vers la victoire finale?"Üe nos jours comme au temps de j/o Grèce et de Home Souvent un peuple entier s’incarne [ dans nn homme" Après avoir évoqué les luttes cons-titutionnelles du grand tribun, Tondeur rappelle l’impulsion «jue Papineau donna à la colonisation, après la rébellion.Papineau fit des concessions nombreuses à même sa seigneurie de la Petite Nation dans le but de coloniser.M.Fortier souligne à son tour la vie intellectuelle de Papineau qui voulut un jour doter sa seigneurie (Tune bibliothèque publique pour l'instruction de ses chers compatriotes.M.Fortier dit avoir lutté pour conserver au public la seigneurie de la Petite Nation et les vénérables constructions qui s’y trouvent.Il I déclare avoir au moins réussi à | faire baptiser du beau nom de Pa-( pineau une division du territoire électoral de Labelle.ÏBbb Service de 50 Comprenant 12 verres Au cokaplét.Service glaise Dessin ge sur Remarquez 6 ass.* 6 ass.i *°“Pe 6 ass.P»'1" 6 6 soucoupes DUPUIS de qu0,',:rt « c°is ou rouge e, bei-modernevert 9 festonné.(0„d ,votre lustr-.^ des ,osses.ivoire la forme beurre jolies tasses troisième (De Montlgny) 6 ass.à *r«iM 1 pUt à viande 1 saladîSf g verres à «*u 6 verres lu.de tomates.Commandez par téléphone PLateau 5151 — local 202 ALBERT mUPUIS.prUidmt, k~J.DUCAL ».-p.U dtr.-air.ARMAND DUPUIS, ««.-M».M.A.-C.Miller T.e président de VAction Patrio- ! tique définit le but de cette association, comme étant celle d’un groupe de professeurs désireux de répandre l’esprit national par des actes.Il cite connue preuve Tor-ganisation de ces belles fêtes en l’honneur des Patriotes et l’érection de monuments pour rappeler ces événements.Il ne veut pas d’un nationalisme étroit, mais il désire que les Canadiens de langue française soient considérés comme chez eux de l’Atlantique au Pacifique.Il proclame la néct'ssilé de l’union nationale.I! dit que T.4e/ion Patrio- tique ne prétend pas avoir trouvé le remède à tous nos maux.Mais cette société fera dans la mesure de ses moyens le nécessaire pour le bien des nôtres, le culte du souvenir est un de ces moyens.Il termine en offrant au maire de Montebello de contribuer à élever un monument à Papineau sur les lieux mêmes où il a vécu et où reposent ses restes.Pèlerinage aux restes de Papineau Après les discours la foule se rend à la chapelle funéraire où dort le grand tribun.Au fronton de Thôtel de ville de Montebllo on avait placé une grande et belle peinture à Thuile représentant l’illustre patriote.Cette peinture est de M.J.Bisson, professeur à l’école St-Louis de Gonzague.Ainsi se termina la grande fête du souvenir ! en l’honneur de Tailleur «les 92 ré-I solutions.Les Concerts Symphoniques sont revenus Papineau fut dant un quart de eet homme.Peu-siècle il lutta pour Grattez un Russe, dit un vieux proverbe, vous trouverez un Tarla-re.Et c’est bien l’impression laissée par la musique de Shostako-vitch des hordes d’Usbek Khan déferlées sur les plaines de la Russie.C’est barbare, mais splendide et prenant.Dans cette Symphonie, oeuvre de la jeunesse de celui auo les Soviets nous offrent aujourd’hui comme le représentant de la musique moscovite stalinienne, on sent l’es-orit d’un jeune poulain qui se livre à une chevauchée folle qu’il ne sait encore diriger.Le métier sùr que décèlent ses trente ans y tâtonne de Wagner à Bizet en passant par Massenet.Des formules qui fi penser à l’accompagnement d’un air de Werther ou à l’entrée des les siens, sans trêve et sans répit, I banderilleros de Carmen, s’ornent jusqu’au jour des sanglantes épo ! pourtant de motifs très shostako-pées de “37”, qui devaient secouer vitchéens.Bref, e'est déroutant et dp leur torpeur les dirigeants de (tout de même bien beau.Downing Street Adoptes Les CAFÉS, THES et CONFITURES de J.A DÉSY, (Limitée} Qualité supérieure Montréal et leur arracher nos libertés constitutionnelles, ga ge de notre survivance.Papineau a donc été le héros de l’heure.Sans lui, d’après Pim de nos historiens les plus réputés, il y a lieu de se poser la question: Y aurait-il encore sur la carte un Québec français?Papineau partage donc avec Dollard l’honneur d’avoir sauvé les siens.Et l’orateur de faire l'éloge des ancêtres de Papineau et de poursuivre; Celte bravoure et cette inlet!i genee, Joseph Papineau devait les mettre plus tard au service de ses compatriotes dans l’enceinte de l'Assemblée législative où il ne tarda pas à devenir le plus ferme défenseur de leurs droits.Au dire de l'historien Grumeau, "il fut bientôt le principal orateur des deux chambres", Une stature haute et imposante, une voix bien sonore, une éloquence véhémente et argumentaire, lui donnaient une grande influence dans les assemblées publiques.Il conserva jusqu'à la fin de sa vie un patriotisme pur et la confiance de ses concitoyens, qui .dînaient a entourer de leur respect ce vieillard dont la tète, droite et couverte d’une longue chevelure blanche, gardait encore j le caractère de l’énergie el de la force.” i Après avoir relaté les faits his-1 toriques qui ont préparé l’oeuvre de Papineau, l’orateur conclut: Tels auront clé les événements, et tel aura été Papineau.Toute une vie de probité, d’honneur, de sa-.orifices, de dévouement et de bravoure le défend contre toutes les Injures el toutes les calomnies.L’auditoire qui remplissait le Plateau au premier concert de la nouvelle saison a oassé d’une cu-ii«>sité amusée à Tétat d'emnoigne ment quand, après la sérénité de Beethoven et le romantisme de bon aloi de Schumann, M.Wilfrid Pelletier lui a présenté la Svmohonie russe.Il avait, le orintemns dernier.fort adimré le travail ardu qu’exigeait Petrouschka et bien peu l'oeuvre elle-même.Ou’alluit-il donc dire devant celle-ci?11 a ooolau di à tout rompre et.cette fois-ci.ie n'affirmerais pas que cela s’adressât seulement au jeu de l'orchestre et à l'extraordinaire empri"' de son chef.J’ai nresque commencé par la fin.mais ie voulais nailer tout d suite d'une oeuvre et d’un auteur nouveaux uour nous.C’était la première fois que K" Concerts Symphoniques nous nie sentaient la Pastorale, quand TUt mineur.Tlleroïque et la Neuvième avaient été l'obiet de reprises et nue même la pâle Première avait eu les honneurs d'une audition.Il ne nous reste plus maintenant qu'à en tendre la Deuxième et la Septième nour avoir pareouru tout le eve heelhovénien.mais il \ a dans le répertoire tant de symphonies plus aimées que oeut-êlre ces deux ne nous parviendront que dans quel nues années.I.a Pastorale, nonobstant Téni-graphe de Beethoven lui-même : “Plus expression de sensation que peinture", est devenue pour nos oreilles un véritable tableau, un triptyque plutôt.Beethoven entrevoit.sans s'en rendre compte.Tml-ventlon du romantisme parce ou’il “ni lu nature avec son coeur.Vous rappelez-vous la fameuse description de Tîle de Calvpso qu’au collège on nous offrait comme un modelé, quand Fénelon ne voyait ni ne sentait la Nature?Comme les Symphonies de Mozart et de Havdn.la Première et la Seconde de Beethoven.toute la Cinquième, moins le début du premier mouvement, son du Fénelon, mais dans l’Héroïque, Beethoven se laisse prendre par 1 Homme; dans la Pastorale, il succombe au charme des champs, des ruisseaux, des oiseaux, à l’énouvan-te de la tempête.N’est-ce pas du Romantisme naissant?Avec Schumann, nulle peinture, nulle allusion, aucune imnressior >nt j même, si ce n’est d’une passion purement intérieure; car le Romantisme est né de Goethe et va s’épanouir chez Victor Hugo et Lamartine.Son Concerto est une expression vague quant à son objet mais certaine nar son existence.El Richard Strauss avec son Don Juan?Ici c’est la musique qui raconte: une histoire, une légende?peu importe.On n’a nas besoin de connaître par le livre le héros qui inspira tant de poètes et de musiciens depuis le Festin de pierre en passant par Mozart.Ea musique de j Strauss ne se contente pas de le raconter, elle le fuit vivre et mourir.à lui toute louange, comme aussi à M.Jean-Marie Beaudet qui a admirablement joué le Concerto de Schumann.A pareil début de saison, il ne peut maintenant advenir que d’heureuses suites et quand elle sera terminée, on n’aura qu’un regret: c’est qu’elle ne pouvait être plus longue.* * Ÿ Pour U jeunesse C’est ainsi que M.Wilfrid Pelletier qui a créé ici les matinées symphoniques d initiation à la musique veut que Ton appelle ces concerts, et c’est bien ]a fête de la jeunesse que ces samedis après-midi.Pour comprendre l’auditoire, U ne faut pas être parmi lui, mais sur la scène; c’est M.Pelletier seul et l’orchestre qui peut voir cette petite mer de visages tendus, d’yeux brillants el deviner la joie qui entre dans ces jeunes cerveaux.J’ai eu, une fois Tan dernier, M.Pelletier étant absent, le privilège de le remplacer, — oh! combien peu, puisque je n’ai fait que lire ses notes et ses questions — et je n’oublierai jamais ce spectacle.I.a salle était pleine à craquer ses murs, samedi — on dit qu’un seul billet est resté dans sa solitude de la caisse.Inutile de dire qu’on attendait le chef bien plus peut-être que le concert.Une charmante et utile innovation est venue mettre tout le monde en joie.M.Pelletier a fait distribuer dans le programme une courte monographie, rédigée par lui-même, du musicien du jour: Jean-Sébastien Bach, et il en fera autant pour tous les compositeurs qu’il étudiera au cours de la saison.Une autre surprise, elle aussi la très bienvenue: Au lieu du questionnaire habituel qui commencera à la prochaine matinée, et M.Nicholas Massue étant dans la salle, M.Pelletier Ta invité à chanter, et pour que l’excellent ténor ne trouvât pas d’échappatoire, ü avait vendredi soir téléphoné à New-York pour qu’on lui En Espagne Grande bataille dans le nord de l’Aragon Hendaye, (France), 18.(S.P.A.) — A Test et à l’ouest de Gijon, des troupes blanches, qui ont pour objectif ce port du nord-ouest de ii’Es-pagne, gagnent rapidement du terrain.A Test, une colonne a dépassé, aujourd’hui, la pelile ville côtière de Colunga.De l’autre côté de Gijon, des troupes blanches ont con-«juis d’excellentes positions.C’est surtout dans le nord-est de J’Espagne et au sud de Madrid, près d’Aranjuez, que blancs et rouges se battent en ce moment.Une grande bataille se déroule dans le nord de TAragon.On estime à 400,000 le total des combattants aux prises dans cette région-là.Il paraît que les rouges ont déclenché la bataille en entreprenant une offensive contre Saragosse.On n’a guère de précisions sur les résultats des opérations auxquelles la bataille a donné lieu jusqu’à présenl.Du côté d’Aran- ; juez, des troupes blanches — très inombreuses, affirment les rouges, ~ ont gagné beaucoup de terrain.11B paraît qu’une hauteur dominant la" vallée d’Aranjuez est Tenjeu des opérations.L’aviation blanche a réussi à in-, terrompre durant plusieurs heures1, la circulation ferroviaire entre Catalogne et la France.Cinq de ses avions ont bombardé la gare de, Port-Bou.Un communiqué blanc annonce! que l’aviation blanche a bombardé plusieurs villes rouges importantes: Barcelone, Carthagène, Tarra-i gone et Lérida.A plusieurs endroits de l’Espagne “gouvernementale”, les rouges ont célébré l’anniversaire de l’organisation de ce qu’on appelle la première brigade internationale.On sait) qu’un bataillon canadien, le balai Ion Mackenzie-Papineau, fait partie de cette brigade.Le Parti national L'assemblée de Donnacona L'élection de M.Raynault à la mairie de Montréal a été faite avec l'argent du "Montreal Power", soutient le Dr Hamel M.Fisher devrait démissionner, affirme M.Drouin Comment tout ce programme a-t-il été execute?demanderez-vous, ô lecteur! J'allais répondre: Ou’im-norte! Mais l’aurais commis une in-iustiee impardonnable.re.importe beaucoup au eoutrai- Québec, 18 fD.N.C.) — En presence d’une foule qui remplissait envoyât par le train?la salle paroissiale et débordait à Les U.o n e e r t s Symphoniques commençaient leur quatrième saison vendredi soir et deux constatations s’imposent.La première, c’est que loin d’approcher de la fin, si souvent inévitable, des belles choses en notre cher pays, ils montent au contraire vers une sympathie toujours de plus en plus chaleureuse.Rares sont les défections, mais nombreuses se font les adhésions précieuses.La seconde, c’est que l’entraînement dù aux trois premières saisons se manifeste d’une manière indubitable par une cohésion plus intime.e’«,.st que le perfectionnement s'avère de plus en plus visible et «pTavee moins de travail plus de beauté sonore s’obtient.M.Wilfrid Pelletier a maintenant entre les mains un fort bel instrument dont, vendredi, il a joué en virtuose accompli.Quand il le passera à MacMillan, à Stasse-vileh, à Konoye, à Golschmann, il sera fier de le leur présenter.Donc de nuit le matériel d’orchestre de Tair du troisième acte de la Tosco, K lucci'an le stelle, lequel matériel arriva le matin.M.Massue dut donc s’exécuter, ce qu’il fit d’ailleurs non seulement de bonne grâce.mais avec grand plaisir.On Ten récompensa d’ailleurs par de tels applaudissements qu’il dut répéter l'oeuvre, puis faire signe qu’il n’avait pas autre chose.En présentant son camarade du Metropolitan, M.Pelletier n’eut pas peur de dire toute sa pensée sur l’un de nos petits vices nationaux: celui de ne pas s’intéresser à ceux de nos compatriotes qui sont forcés de chercher ailleurs la renommée que nous nous refusons à leur donner, el de ne pas se déranger deux fois quand nous n’y sommes pas invités par une réclame outran-cière.Paroles qu’il fallait dire et que M.Pelletier élail le plus qualifié pour prononcer.On me permettra do ne pas m’étendre plus sur ce sujet pourtant, car je désire y revenir très amplement dans ma prochaine Vie Musicale.Le concert, fort bien joué, pré-| sentait des oeuvres de Bach, encadrées entre l’ouverture du Mariage de Figaro et les danses du Prince Igor, et certains chorals de Bach, | le tVor/ic/ auf par exemple (Ré-1 veillez-vous) n’ont pas élé moins applaudis que les danses de Boro dîne.Un Concerta Rrandehourgeois I a fait applaudir comme soliste MM.Raillargeon (flûte), Ghamber-land (violont, Gorshkoff (trompette).Réal Gagnier (hautbois) et Leduc (violoncelle).Frédéric PELLETIER Avez-vous besoin de bons livre*,?Adressez-vous au Service de h bioirie du "Devoir", 430 Navre-Do-pie, esf, Montréal extérieur, le Dr Philippe Hamel et M.Oscar Drouin se sont portés à l'attaque de M.Duplessis et de son gouvernement, à Donnacona, hier après-midi.Le chef et l'organisateur du Parti National ont émis plusieurs déclarations de principe et ils ont de plus porté de nouvelles accusations contre l’administration provinciale actuelle.A cette assemblée, que présidait M.Onésime Royer, maire de Donnacona, assistaient une foule de gens de Donnacona et des représentants d’à peu près toutes les paroisses de Portncuf.Les orateurs ont élé, en plus des députés de Québec-Centre et de Québec-Est, M.René Chaloult, député de Kamouraska; M.Kmilicn Rochette, voyageur de commerce; M.Victor Trépanier, avocat; M.L.-M.-J.Thibault et le Dr Albert Girard.Le Dr Hamel Le Dr Hamel a traité différents sujets, dont ceux de l'électricité et du problème ouvrier.Le député de Québec-Centre a assuré la population que la province pouvait être certaine «pie son groupe se tiendrait debout devant les puissances d’argent, ifne fois au pouvoir.“Je crois, dit-il, que nous avons fait nos preuves.” I.e rhef du Parti National a parlé.incidemment, de la dernière campagne, municipale à Montréal e! il e défié M.Duplessis rie nier que l’éleetion du maire Raymuiit ail été faite avec l’argent du Montreal Power.M.Fishei devrait démissionner De son côté, M.Drouin a parlé abondamment de la question ou- vrière, Donnacona étant un lieu exclusivement ouvrier.Mais le députe de Québec-Est est aussi revenu sur la question du comité protestant de l’Instruction publique.L’or-, ganisateur du Parti National a dit.à ce propos que M.Fisher devait* démissionner comme trésorier, “après le soufflet qu’il a reçu du premier ministre”.M.Drouin venait de rappeler que, dans une déclaration, M.Fisher avait dit qu’il avait lui-même demandé la démi.s-| sion des membres du comité pro-S testant et que, par la suite, M.Duplessis a dit que M.Fisher n’avait pas pu demander cette démission.'’ L’ex-ministre des Terres et Foiêt:-soutient que la solidarité minis'é-l riclle oblige le trésorier à démis- i sionner comme membre du cabinet.M.Chaloult M.Chaloult a fait un discours essentiellement nationaliste.Il a établi un beau parallèle entre la situation qui prévalait en 1837 et la situation dans laquelle les Canadiens français se débattent aujour-d'hui, cent ans plus tard.Dans tous les discours il a été question de la dictature économique.Tous tes orateurs ont accueil sympathique.En plus du président et des orateurs.on remarquait sur la scène Téchcvin Jules C.ingras, M.Joseph! Paquet, M.Phydime Marois, M.J.Villeneuve, M.Eugène Dussault cL autres.reçu un «UX;, per-ancicn»' Le "Handicrafts Guild" Samedi après-midi a eu Heu1 I ibauguration de l’Exposition annuelle des arts domestiques aux» Galeries des Arts, rue Sherbrooke! ouest.Le docteur C.-P\ Martin, président de l'4r/ Association de Montréal, a aprésidé à l’inaugura-?tion.Il a fait observer que le culte! des arts domestiques permet nouveaux venus nu Canada de pétuer les arts de leurs i pays., L'exposition comporte une gran-; i de variété de produits.L’un des plus fidèles exposants, M.Louis j Forest, aligne plusieurs excellents, échantillons de reliure d’art.Si vous vovaqez.jdr.uH-vtHis au SERVICE DES VOYAGES.LE “DEVOIR ”.Billcti émit pour tour let pov* au tarif des compjgniei de paquebots, chemins de far, autobus, ; ,-ussi hôtels, assurances bagages «t accidenta, chèques de voyages, passeport* «te.Téléphones: BEIair 3361*
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