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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 10 juillet 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1925-07-10, Collections de BAnQ.

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‘ ^ Volume XVI - No.159.Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA .$#.oo Etats-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.40.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .8.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, vendredi 10 juillet 1925 FR OIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration: 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TELEPHONE : - - Main 7460 Service de nuit : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5158 Quelques points d’interrogation M.Francq et la Commission des salaires raisonnables — A propos de la Chute-à-Caron et de La Grande Décharge.UAciion catholique (numéro du 9 juin) nous apporte ce tnatin la note suivante: EST-IL NOMME?La Patrie de mardi nous annonçait que M.Gustave Francq, rédacteur-propriétaire du Monde Ouvrier, organe des syndicats neutres, vient d’être nommé président de la Commission des salaires minima.Et elle présentait au nouveau président ses félicitations d’usage.Nous avons communiqué cette nouvelle aux chefs des syndicats catholiques aussi fort intéressés à l’affaire qui nous ont dit posséder des renseignements très récents leur affirmant que cette nomination n’était pas encore faite.La commission elle-même ne serait pas non plus formée.Apparemment, du moins, cette nomination ne parait pas encore très officielle.Cette note, fort élogieuse, de la Pairie, qui profitait de l’occasion pour rappeler que M.Francq fut pendant plusieurs années attaché a son personnel, avait été précédée, samedi dernier, d’un long article-nouvelle de la Gazette, encore plus élo-gieux pour M.Francq.Tout ceci permet bien de croire que la Patrie et la Gazette verraient d’un fort bon oeil le choix de M.Francq, mais ne règle pas le point que soulève l'Action catholique.# * * Autre point d’interrogation, qui porte sur un sujet assez différent.On a beaucoup parlé depuis quelque temps de la Chute-à-Caron, qui sera prochainement, affirme-t-on, le centre d'une très grosse industrie.On ajoute même que les lanceurs de l’affaire se proposent de développer là plus d’un demi-million de chevaux-vapeur.Avec un certain nombre de gens, nous serions curieux de savoir ce qu’a rapporté directement à la province jusqu’ici la concession de cette Ohute-à-Caron.En ouvrant, à la page 20, le Tableau des Forces hydrauliques concédées par la province de Québec du 1er juillet 1867 au 30 juin 1923 (Deuxième édition revue et augmentée, Québec, 1923, publication no 10 du Senice Hydraulique de la province), nous tombons sur les indications suivantes: Nos — 12.Date des concessions-.22 juin 1900.Description: Rivière Saguenay.— Forces hydrauliques de la rivière Saguenay, à partir de la Chute-à-Caron jusqu’à la ligne de division entre les cantons de Taché et de Delisle (îles et terrains inclus).Noms des concessionnaires : B.-A.Scott.Puissance approximative mentionnée lors de la concession: 200,000.Conditions des concessions: Conditions:—L’acquéreur devra dépenser $1,000,000 d’ici à 3 ans pour l'aménagement des torces hydrauliques.Pénalité de $6.000 si cette condition n’est nas reanplie.Prix de la vente : $6,000.Le tout accompagné de notes qui indiquent que la transaction a etc opérée par un acte notarié en date du 22 juin 1900.fait devant Mtre Joseph Allaire, qu’une pénalité de $6,000 a été pavée le 6 juin 1903 et que des ‘‘lettres patentes” ont été “émises le 4 août 1903, en faveur de la Oyamel Company’’.A la page précédente, 19, de la même brochure, on voit, sous le numéro 8, qu’à la date du 20 décembre 1899, “le lit de la rivière Saguenay avec foires hydrauliques, depuis la rivière Ship-shaw jusqu'en amont de la Chute-îi-Caron *, dont l’on estimait alors a 100.000 chevaux-vapeur la “puissance approximative’’, a été concédé à M.Thomas-L.Wilson au prix de $3,000 et aux conditions suivantes: “L’acquéreur s’engage à dépenser $300.000.00 dans l’espace de 4 ans pour ! aménagement des forces hydrauliques.Pénalité de $7,000 si les conditions ne sont pas remplies.” La pièce ajoute qu’un acte de vente notarié a été fait le 1er février 1900, devant Mtre Joseph Allaire et mie la pénalité de $7,000 a été payée.Si, comme on nous l’affirme, il faut, lorsqu’on parle présentement de la Chute-à-Caron, penser à ces deux concessions, nous nous trouverions donc, pour î’ensemble, en face d’une recette de $22,000 ($3,000 pour le prix de vente et $7,000 pour la pénalité du no 8; $6,000 pour le prix de vente et $6,000 pour la pénalité du no 12).Est-ce là tout ce que la province a retiré des deux concessions?Et, dans la négative, qu’y"faut-il ajouter?* * * Le no 11 (il s’agit cette fois des forces hydrauliques de la Grande Décharge, ou le syndicat Duke-Price fait aujourd’hui de gros travaux) suscite une.question du même genre.Nous y voyons en effet que ces forcés, ainsi décrites: “Rivière Saguenay: Forces hydrauliques de la Grande Décharge, à partir du Lac-Saint-Jean jusqu à la ligne de division des cantons de Taché et de Delisle (îles et terrains non compris”, dont la “puissance approximative” était alors fixée à 200.000 chevaux-•vapeur.ont été vendues à M.L.-T.Haggin.le 22 juin 1900 (par acte notarié du même jour, fait devant Mtre Jos.Allaire), aux conditions suivantes: “L’acquéreur devra dépenser $500.000 d’ici à 4 ans pour aménager les forces hydrauliques.Pénalité de $9,000 si cette condition n’est pas remplie”, et que l’acquéreur a payé le 6 juin 1903 cette pénalité de $9,000.Ce montant de $18,000 (prix de vente et pénalité), le seul qui paraisse figurer au tableau, représente-t-il tout ce que la province a touché pour cette concession.Dans la négative, qu’y faut-il ajouter?* * ÿ Nous posons simplement des questions.Nous nous empresserons de publier les réponses qu’on voudra bien y donner.Orner HEROUX.Billet du soir L’athlétismr politique Lts moralistes grincheux ne cessent de gémir sur t'humanitê, ses erreurs, sa corruption et ses infamies.C'est d'ailleurs leur foie de déquster le prochain dans du ut-italgre, de le chiner, le ratisser, el croyez qu'ils seraient bien marris si famais le monde s'avisait d'aller dans le bons sens.A chaque siècle, les moralistes trouvent de nouveaux motifs pour croire à la bêtise humaine.De notre temps, ils en accusent la pratique des sports.C'est une grave erreur contredite, condamnée par l'htstotre des peuples.Son que j'aime les sports.Dieu merci, rten nr m’est plus doux qu’un bon fauteuil rembourré et moelleux où m'en- fouir et me perdre dans une longue réverte et je préfère mille fois les doux plaisirs de la table et de la promenade à travers champs, aux bonds désordonnés et aux luttes éreintantes.Mais la leçon de l'Histoire est J Jadis dans l'Hellade, la belle e veloppée de la Chlamude de pou pre.d'or et d'azur de la mer égée ne.les chefs des peuples, étaient d héros et les héros étaient de fom dables athlètes avec en plus < coeur au ventre, et de jugemei Quand venaient les grands co cours, on les voyait apparaître, fie et beaux comme des dieux et i vous rossaient d'importance to les concurrents et confondaient I juges par leur sagesse.Et les Grecs avalent érigé < principe avant la lutte le famei "Mens sana in corpore sano”, j peuple des dieux ne imulait pas < Un annonceur répond tout de suite à notre invitation • - Pour accompagner les carnets de Villemaire et frères, la librairie Pépin nous adresse 400 crayons de la marque Dollard - Le directeur de la maison vient avec nous en Ontario — L’utilisation des carnets de voyage — Brèves réminiscences sur la région que nous visitons — Un beau parc — Quelques renseignements utiles sur le train — Tous les conforts et même tous les luxes — L’organisation du C.N.R.Ce n’est nu’avant-hier que nous parlions des cadeaux faits l’an dernier par d’importantes maisons de commerce aux voyageurs du Devoir.Dès hier, M.Eugène Pépin, de la Librairie Pépin, limitée, qui nous accompagne personnellement en Ontario, nous annonçait l’envoi de deux grosses trois quarts de crayons de la marque Dollard pour accompagner les carnet* de Villetmaire & Frère.Voilà donc nos voyageurs bien munis pour faire des notes de leur itinéraire.Les occasions ne manqueront pas d’utiliser le carnet que M.l’abbé Olivier Maurault, p.s.s., exhibait à la première séance cinématographique quia suivi le voyage en Acadie.UNE REGION FRANÇAISE Nous traverserons, en effet, une région française.tout aussi française que l’était l’Acadie et où les traces sont plus visibles encore, car il y a dans le pays d’Ontario, ainsi que J’ont démontré les brèves notes que nous avons publiées jusqu’ici, une profusion de monuments ; pionniers du Canada français.On en découvreur du Mississipi, peu de jours élevés à Ja glorification des inaugurera un à Joliet, ce découvreur du Mississip ayant notre passage à Sarnia.Les autorités de la ville nous écrivent d’y prolonger notre séjour.Nous ne le pourrons peut-être pas, mais il faut quand même marquer l’amabilité que comporte l’invitation.LE CROCHET DU COTE DE SARNIA C’est là l’une des jolies étapes du voyage que le crochet que nous faisons dans la direction de Sarnia.Nos voyageurs auront eu tout le temps voulu pour prendre contact avec l’intéressante population de Windsor où il y a des très vieilles colonies canadiennesHfrançaises, et de visiter aussi les endroits intéressants au point de vue industriel.Us pourront ensuite passer à leur fantaisie, avant la réception offt-cieile, du côté de la frontière américaine où se déploie, près de la rivière, la magnifique ville de Detroit, française elle aussi d’origine.LES CANADIENS DE DETROIT 11 n’y a pas qu’au seul point de vue historique que le pays soit intéressant.On y trouve aujourd’hui un groupement français très considérable.On ne s’entend guère sur le nombre, mais certains parlent de cinquante mille.Perdus d’abord dans leur entourage américain, les Canadiens français s’en dégagent peu à peu et veulent nous recevoir et prendre contact avec nous lors de notre passage dans la grande ville de l’automobile.Les établissements Ford sont en partie du côté de la frontière canadienne et le programme en comporte la visite, si nous avons le temps (nous ferons tous nos efforts pour le trouver!).Mais du côté américain, les établissements sont singulièrement plus importants et ils ne sont pas seuls, tant s’en faut.Les Américains, qui ont le goût du pittoresque, même parfois le mauvais goût du pittoresque, ont surnommé cette ville The Automobile City.Le fait est qu’elle est notable par le nombre d’industries automobileri y sont installées.Ix*s chevaux y sont très rares, ils l’étaient déjà il y a près de quinze ans quand l’auteur de ces lignes visitait ia région, un dimanche matin, où, en compagnie de mûre administrateur actuel, il admirait l’intércssajit parc Belle-Isle; il y compta deux véhicules hippomobiles! I N BEAU PARC ET SON HISTOIRE Ce parc est l’un des plus beaux de toute l’Amérique.Il a cette verdure et cette fraîcheur des terres en bordure des cours d’eau que nous n’avons vues qu’à Halifax.Autrefois, l’endroit était inhabitable Il s y passait en petit ce que l’histoire nous raconte au sujet dé 1 Irlande.la*s vipères l’infestaient.On eut en Amérique la main moins heureuse dans le choix de l’agent destructeur que dans le pays rel-tique.Là, c’est le saint patron des Irlandais qui se chargea de la tache promptement menée à bonne fin.On raconte qu’à Détroit, très prosaïquement, on débarqua des centaines de porcs noirs dans nie.Au bout de peu de mois il ne restait plus une seule vipère, les porcs noirs ayant pour ccs reptiles une diiection toute particulière à laquelle s’oppose naturellement une aversion formidable des reptiles.I.expulsion achevée, on put installer le parc magnifique que nos voyageurs admireront au passage.LA PENINSULE CANADIENNE Vis-à-vis la région, ia péninsule est intéressante aussi au point de vue de la pomiculture.C’est l'une des régions les plus fertiles de tout le Canada.Le climat y est ordinairement délicieux, surtout à J époque ou nous devons y passer puisque c’est juste après la fin de la canicule.On y peut admirer des cultures modernes organisées avec le plus grand soin sur un sol très généreux.Tout cela explique pourquoi nous avons prolongé le séjour en celte region qui sr terminera pur le bain d’air du voyage de quatre heures sur la rivière Sainte-Claire, dans l’un des magnifiques navires du Canadien National.I endant le trajet, le dîner sera servi à bord du bateau.La compagnie nous a garanti que nous trouverions un menu équivalant à celui qui doit nous être servi à bord de scs trains.LES BAGAGES A BORD bon voyageur s'encombre assez peu de bagages et il y a dans maigrichon ou de frotte-lard comme souverains.Les Grecs développaient le corps, mais dans le temps, les boxeurs et les lutteurs pour devenir gens d’importance étaient soumis à un exercice délicat.On tes faisait raisonner.H est fort malheureux que ces estimables coutumes se soient perdues.Et pour ma .part, je voudrais bien qu’on les ressuscitât dans la province de Québec et qu’on choisit les gouvernants dans un grand concours public.Ce serait autrement plus intéressant que tes élections et beaucoup plus sûr.Voyez l'arène immense, pavoisée de fleurs, de femmes et de lauriers.Ia foule, ivre de lumière, crie et chante; au milieu des clameurs on entend les bruits éclatants de l’airain et tes sonneries des clairons des gardes indépendantes.Soudain, un grand silence se fait, puis un immense bravo s’élève comme un grondement de tonnerre.Notre premier ministre Alexandre entre en costume d’exercice, frotté d'huile, suivi de Léonide plus considérable et qui souffle bruyamment, tandis que plus loin Athana-se vêtu d’une longue tunique, tire des sons harmonieux d’une lyre.Les adversaires sont tout près, Arthur et Renaud.La lutte s’engage.Les muscles secs, nerveux de notre premier ministre se tendent et décrivent des hyperboles dans les airs tandis que le sable soulevé en nuage cache les combattants.Renaud, court et ramassé, s'attaque à la masse décuple de Léonide.Bientôt le combat est fini.Ce sont les exercices de la course, des sauts, des cabrioles, tous éminemment propres à former l’homme politique et à dénoter ses qualités naturelles.Athanase module ensuite des sons délicats et doux comme la plainte du vent.C’est tout un poème que cette vtston.io-vation délirante des foules, les parfum» des cassolettes d’encens, les théories de vierges qui vont couronner les ixiinqiieurs de thym el de laurier et les amener au pied de la tribune des juges pour résoudre les problèmes.— Léonide, demande un juge, glorieux Léonide, vainqueur de la lutte entre les éphèbes, dis-nous pourquoi les constructeurs des jhi-lais mettent plus de mortier que souvent il n’en est besoin?— Alexandre, quelles sont les raisons qui dispensent un chef de l'Etat d’assister à une bénédiction de cloches?— Athanase, dis-nous pourquoi l’homme est plus sensible à la musique qu'à la raison?Et les vainqueurs de luttes répondraient, à l’admiration universelle.tout ce qu’ils voudraient.Le peuple jugerait ainsi de leur sagesse, de leur amour de la chose publique, de leurs convictions.Et la patrie entière réunie en ce jour acclamerait de vive voix ses législateurs.Elle nourrirait de l'amour pour eux.les chérirait, les admirerait.Combien seraient douces aux oreilles de M.Perron, par exemples, ces acclamations du peuple tout entier.Hélas! ces nobles coutumes de la Grèce antique ne sont plus.Avec elles sont disparus les héros, ces demi-dieux qui avaient des corps de fer et des Ames d'acier.Et pourtant, si elles existaient, comme le peuple prendrait d’intérêt à la chose publique.Jamais élections n'auraient été aussi passionnées.MARGELLES.Bloc-notes Ce procès Les agences de dépêches et la presse des Etats-Unis font déjà beaucoup de bruit autour d’une affaire qui va se plaider dans une ville du Tennessee, et où il sera question de l’origine de l’homme et des théories évolutionnistes.Dayton, ville où l’affaire s’instruira, s’y prépare comme s’il s’agissait dhin cirque monstre.Par ailleurs, la presse américaine extrémiste publie déjà là-dessus toutes sortes de nouvelles et de commentaires avec tout autant d’abondance que s’il s'agissait d'un crime à sensation.Cela se comprend, quand on la connaît, et ses méthodes aussi.11 n'y a pas d’affaire tapageuse de ce temps-ci, aux Etats-Unis, les lecteurs de journaux populaires sont au reste blasés sur les récits de divorces, d’entreprises de contrebande, etc.Elle leur servira donc toutes sortes de détails et de témoignages sur les origines de l'espèce humaine, leur parlera de ceflules, de "plasma”, de "chaînon perdu”, de “pithécanthrope’’, d”‘anlhropoTde’’; toutes sortes de spécialistes plus ou moins autorisés, de savants, de demi-savants, de quarts de savants et d'ignorants qui se croient savants empliront le tribunal de Dayton et les journaux de leur» théories fantaisistes: cela noiera les colonnes des quotidiens très répandus, e» ira farcir la tête de gens qui ne s’y retrouvent déjà gué re.et s'y perdront tou» à fait.Et puis, il surviendra bien pendant ce procès quelque gros scandale extérieur sur lequel l'attention de ces lecteurs pourra se détourner; ainsi ia grande presse sensationnelle américaine aura pendant quelques semaines occupé son public et travaillé à lui mettre plus en bouillie que jamais la cervelle, si tant est qu’il en reste une à ses lecteurs, après cinq ou dix ans de lecture quotidienne de ce genre de journaux.Abandonnés "Mariez-vous à la courte, vous le regretterez longtemps", dit un proverbe anglais.C'eut ce qui arrive à plusieurs mariées de guerre qui ont épousé, en France ou ailleurs, des jeunes gens prodigues de belles promesses.Un câblogramme de Paris mande en effet que de ce temps-ci il y n en France un grand nombre de jeunes filles qui, après avoir épousé des soldats américains et passé quelques mois aux Etats-Unis, sont retournées dans leur pays à la suggestion de leurs maris qui voulaient.ont-ils dit, leur donner l’occasion de revoir leurs parents, -mais qui les ont abandonnées, ou les ont divorcées devant les tribunaux américains, en leur absence.Une grande proportion des mariages de guerre furent des unions précipitées et désassorties; et cela explique comment il se fait aujourd'hui que les ménages désunis et les divorces sont plus nombreux que jamais, ("est une des mille conséquences de la grande guerre.Il n’est pas mauvais de constater une fois de plus que le proverbe Marry in haste, repent in leisure est une vérité en France, aux Etats-Unis el un peu partout, comme en Angleterre, Après la forêt .Nos champs fourniront-ils, avec ou après nos forêts, de quoi fabriquer le papier à journal?H y a des années qumn parle du papier de paille; et il existe déjà du papier de bambou, aux Indes, où il se fabrique en quantités commerciales.Le Mnrnlny Post de Londres vient de publier une édition ordinaire de son journal imprimé sur du papier de paille.Rien que dans l’ouest ca nadien.Il se brûle chaque année près de 7 millions de tonnes de paWle susceptible d’être employée à la fabrication de papier à journal, si ce qu'en dit le Post de Londres, aver de nombreuses revues techniques, est fondé, et si cette utilisation est pratique.On peut compter cependant qu’il se passer» des années avant que notre industrie du papier emploie la paille de préfé-! renre à la pâte de bois.Pourvu quoii n'attende pas d’avoir épuisé nos forêts! Souvenirs En Angleterre comme au Canada, les hommes publics ont souvent ! eu des débuts difficiles.C’est ce' que rappelait l’autre soir un an-! rien journaliste irlandais très connu, T.P.O’Connor, qui fut des années durant député d’un de» comtés protestants de Liverpool, bien quif soit Irlandais et catholique.L était à la fin d’un dîner offert â M.MacDonald, qui fui premier ministre travailliste du Royaume-Uni.ces années-ci, et dont la carrière compte des heures et des années de travail obscur et de pauvreté véri-table.'-Je me rappelle, dit T.P O’Connor, que M MacDonald, alors qti il était premier ministre, me raconta un jour â Chequers avoir erré pendant plusieurs heures dans f leet StrerT (r’fst la rue des journaux, ^à Londres) avec trois sous dans sa poche et dans l’Incapacité même de trouver â vendre ries journaux”.M.MacDonald, que ces souvenirs avaient mis en verve, raconta à son tour avoir vu dans une réunion publique un monsieur très bien mis et de mine presque seigneuriale, qui vint le trouver et lui dit: "Vous m'avez oublié.— Je le regrette, mais c’est vrai, — Mais ne vous rappelez-vous pas qu’il y a trente ans, vous et moi étudiions ensemble et qu'un soir, comme nous nous séparions pour rentrer chacun chez nous, nous mimes la main dans nos poches et trouvâmes que nous n’avions à nous deux que cjuatre sous, - pas de quoi prendre l’omnibus pour nous on aller à l’autre extrémité de Londres?” G.P.Complot chinois pour s’emparer des concessions étrangères Des conspirateurs s’entendent avec des aviateur?russes, à Canton, pour effectuer la prise des concessions de Canton et de Hong-Kong.Hong-Kong, JO.(S.P.A.) — Le correspondant de l’agence Reuter à Canton annonce la decouverte d’un prétendu complot chinois pour tenter de capturer les concessions étrangères de Canton et de Hong-Kong.Cela serait fait avec l’assistance d’aviateurs russes.On rapporte qu’un général chinois s'est dit capable de capturer la concession étrangère malgré les récentes fortifications qui y ont été élevées.Il a déclaré que son p'an lui permet de prendre un millier de soldais en trois minutes pour envahir ce territoire.Il tient compte, assure-t-il, de l’aide que recevront les défenseurs de la concession de la part des vaisseaux de guerre qui sont dans le port.Tous les jours, des avions survolent la concession dans le but apparent de constater les propres des fortifications.Un service maritime irrégulier a pu être maintenu entre la concession et Hong-Kong malgré la grève des ouvriers chinois, étais les chefs de la grève ont annoncé qu’après le 15 juillet ils empêcheront tous les navires fluviaux d’entrer dans le Dort.A cette date tous les ouvriers chinois auront évacué Hong-Kong.LE MINISTRE FRANÇAIS SE RETIRE Pékin, 10.(S.P.A.) — Le comte de Martel, ministre plénipotentiaire français en Chine, s’est retiré de la délégation diplomatique étrangère chargée de négocier un règlement de la grève de Shanghaï et des difficultés qui en ont résulté.Le ministre a expliqué sa manière d’agir en disant que le corps diplomatique et le conseil municipal de Shanghaï diffèrent quant à la juridiction et aux pouvoirs de ce dernier.11 a déclaré que toute négociation sera inutile tan! que cette question n’aura pas été résolue.M.Martel a dit que le corps diplomatique considère le conseil municipal de Shanghai comme un simple corps administratif tandis que ce dernier prétend avoir des pouvoirs plus étendus.LES TRAITES DE LA CHINE Paris, 10.(S.P.A.) — Le Sénat a ratifié aujourd’hui sans débat, les deux traités avec la Chine, qui furent Sdoptés lors de la conférence' de Washington.les wagons dits Pullman peu de place pour les loger en temps ordinaire.Ce n’est pas notre cas puisque plusieurs voyageurs occupent une section seule et que pas une seule banquette n’est occupée par plus d’un vovageur.De plus on a, â toute heure du jour, entière facilité pour sc rendre dans le fourgon à bagages oiï les voyageurs peuvent déposer leurs malles, mallettes, porte-habits, etc., en toute sécurité.LE TRAIN En fin de chaque train se trouvera un wagon tout acier où tous les voyageurs ont accès.Ce wagon muni de radio est du dernier modèle type Fort Brabant.Tous les wagons, sans en excepter un seul, sont en acier.Cela donne en voyage le maximum de confort comme le baJottement des wagons d’acier beaucoup plus lourds que les wagons de bois est réduit au minimum.A Détroit le train est arreté une nuit complète, ce qui coupe à propos le voyage et permet do jouir d’un repos paisible.Rien n empêchera non plus les voyageurs de se diriger, à leurs frais, vers les grands hôtels, soit de Detroit, soit de Windsor.(Detroit n’est qu’à trois minutes de Windsor).Enfin la table sera cette année comme l’année dernière de toute première Classe, égale à ce que l’on peut trouver dans les meilleurs hôtels.AVIS AUX ANNONCEURS L'an dernier bon nombre de commerçants et d'industriels saisirent cette occasion unique de réclame et nous adressèrent des échantillons en nombre considérable.Nos voyageurs d’Acadie promenèrent le tabac Forest Frères à travers les provinces de l’Est et allumèrent leurs pipes avec ies allumettes Primus de la maison Chaput êc Fils.Nous reçûmes aussi du parfum de la maison Jutras, des confiseries de chez Kerhulu & Odiau, des cigarettes de Vtmpertal Tobacco Company, des cigares de chez Grothé et des boissons gazeuses de chez Christin, etc., et enfin un carnel, joliment présente, de Ville-maire & Frère.Messieurs Villemaire viennent de nous annoncer leur intention de fournir à chacun des voyageurs, cMte année, un carnet identique à celui de l‘an dernier.On a vu plus haut que la Librairia Pepin fournit les crayons cette année.EXEMPLE A SUIVRE On acquitte les billets au taux d'environ mille dollars par jour depuis une semaine.Nous remercions nos voyageurs de leur empressement.Le service de la comptabilité n'aura probablement pas une seule facture a adresser.De plus on a bien voulu tenir compte de notre avis d hier, car dans le courrier qui nous parvient depuis tuer des environs de Montréal tous les chèques sont faits payables au pair.Gela ne coûte rien ou presque aux signataires et nous évite à nous-mêmes des frais et des démarches qui deviendraient tout de suite considerables, s’il fallait les multiplier par rent ou plus.L'ITINERAIRE Grandes lignes de l’itinéraire: Départ: dimanche 16 août, vers 1 h.de 1 après-midi; le 16; Ottawa; le lundi 17; Pembroke, North-Bay, Sudbury; - le mardi 18 Waubaushenc (endroit du martyr des PP.Jésuites).Orillia, les chutes Niagara; le mercredi, 19: Windsor, Détroit et les environs, toute la journée et la veillée; — je jeudi 20: de Windsor à Sarnia (4 heures), en bateau; - le xendre-di 21: Toronto, toute la journée et la veillée; — le samedi 22 • de Kingston â Brockville, en bateau dans les Mille-Iles, CornwalL Retour à Montreal vers les 9 heures du soir.PRIX DES BILLETS Tous frais compris à bord locomotion, coucher, repas_____: Lit du haut: «'80.00; lit du bas: 885.00; section, pour 1 personne: 8105.00; pour deux personnes, $165.Les salons et comparliments sont tous vendus.I>cs voyageurs qui monteront à Ottawa seront pourvus d’un bille» de retour de Montréal à Ottawa, sai.s fra; supplémentaires.- .- front pourvus d’un billet Québec- Montréal et retour sur versement de $8.00 (régulier: 110.30), Les voyageurs de Québec seront tréal et retour sur versement de Au retour, les voyageurs de la Nouvelle ÀngletVrrê*"pourront prendre â Brockville, le samedi après midi, un train qui les amènera a temps â Montréal pour correspondre avec les trains en partance pour les Etats-Unis.LES BIt.LETS SONT RETENUS SUR PAIEMENT DU PRIX AU t.OMP S’adresser au DEVOIR, 336, Notre-Dame est, Montréal.Lp 150.Valeur de $1.00, mise en tube, franco.50 La douzaine (port en plus).4.80 Cette gravure, qui rappelle d’une façon saisissante l’héroïque fait d’armes de 1660, a sa place dans toutes les institutions, écoles, collèges, séminaires, salles de réunions publiques, etc.Petits et grands y trouveront un stimulant à leur patriotisme.Commandez tût, le nombre est limité Service de Librairie du DEVOIR 336 rue Notre-Dame est, - ' a - Montréal Le “Devoir” commencera tout prochainement la publication d’un nouveau feuilleton Feuilleton du “Devoir'1 L’Ancre au Port par Jean Guy 40 (Suite) — Cela vous va bien de parler ainsi.N'est-ee pas vous qui êtes artiste!.Vous aviez, autrefois, un don merveilleux pour le piano.Je l’ai cultivé, aussi.Tout à coup.Marc remorqua: — Mais.rrtle Mlle Lac h amp qui joue dans de grands concerts, qui.Qui donne des leçons de piano?C'est moi, avoua simplement la Jeune fille._____ , Mais, on Vite votre nom partout! s’exclama'Denise.Marie-Louise eu! tin geste absolument sincère: Cela m’est Indifférent.Je travaille la musique parce que c'est ma paasion.Mais, toujours sineère, elle acheva.— Je ne vous caehe pas que l’art, [ parfois, rend service! Se tournant, soudain, vers le jeu- ] ne homme, pendant que Denise se ! rapprochait de Mme Nordet, elle questionna : Puisque nous en sommes A la re vue de nos talents, parlons de vousj .Vous aviez une diction parfaite.Récitez-vous toujours?Marc eut un regard rjrculaire.comme s’il craignait de voir la phrase relevée par quelqu’un d’invisl-hle.Tl n’aperçut quo Raymond Baldenay qui fumait une cigarette! sur la pelouse, devant la fenêtre du salon.Alors, il répliqua : Non, jamais.Marie-Louise se tut, mais son regard continuait à se poser sur le jeune homme.Il en fut gêné, tout à coup, et, après quelques phrases, tandis que Denise revenait auprès de son amie, il sortit rejoindre Raymond.Celui-ci affectueusement, lui posa la main sur l’épaule: Quand pars-tu pour Paris?Ce soir, Je joue demain soir.C’est juste.F.t pas de vacances?— St.Quinze jours, en août.— Bon.Alors, ça marchera.— Quoi donc?— Oh ! rien.,, — Si tu fais des mystères, va-t-en au diable! Je suis déjà assez énervé.Baldenay sourit: — Merci de l’invitation.Réflexion faite, J’aime mieux rester Ici.— Alors, ne me parle pas par énigmes.Si je m'explique, je te connais, tu te fâcheras.Marc haussa les épaules.Alors, l’autre dit: Tant pis, je parle: sais-tu que la belle Marie-Louise a, pour toi, plus que de la sympathie.F.t ce sentiment m'a tout l'air de remonter à plusieurs années.— Tu déraisonnes, mon cher.— Pas du tout.Et quel mal y *u- rait-il?Moralement, elle a une va leur qu’on ne peut pas approfondir, à première vue.Elle u dû souffrir, et cela lui a donné une nnie noble et grande, Marc voulut plaisanter: Quel feu! Tu sais, je ne veux pas être ton rival, Raymond, la voix plus basse, répondit: — Mon rival?Tu me connais mal.Pour moi, il n’v a qu’une créature.Je ne veux plus y songer, soit.Mais jamais, tu entends bien, jamais une autre ne la remplacera.Marc examina son compagnon et vit qu'il disait vrai.Raymond poursuivit: — Toi, mon petit, c’est différent.Nordet eut un geste de révolte.Mais Raymond continua: Mais nui, grand orgueilleux.Laisse-moi parler.C’est mon droit d’ami.Vois-tu, on a beau écrire c* répéter qu'en amour, ce sont les caractères différents les extrêmes qui s'attirent; ce n'est vrai qu’à demi., Vraiment! essava d’interrompre Marc.— Tais toi. qu'il faut, avant tout, en amour, c'est l'harmonie.Or.ne te fâche pas entre toi et Mlle Caumont, l'harmonie n'existait pas.Marc, vaincu, ne se fâcha pas Même il convint, et cet aveu coù tait à sa fierté ombrageuse: ., C’est vrai.11 reprit, un moment après: Tu dois savoir qu’elle se marie?j Oui, je le savais.La voici dans son élément: le monde, l'ar-! gent, l’élégance, le luxel Mare soupira; Elle méritait mieux.Mais Raymond, aussitôt, démen-l tit: Non, Parce qu'elle ne savait: pas vouloir.Une femme doit être1, énergique.Pour la première fois, Marc con-j fessa : C'est vrai, Raymond.J'ai eu tort.Je croyais la connaître.Je) ne la connaissais pas.A côté de Denise, la silhouette | de Mlle Lachamp se détachait.Bal-denny, des yeux, la désigna à son j ami : Celle-ci est énergique: Il voulut se défendre enrore: Qu'en sais-tu?- Regarde ses yeux, son front.) ses moindres gestes, son regard, sur tout.El puis, voU-tu, je suis sûr qu’il y a eu un secret dans sa vie.— J'ai eu cette idée, moi aussi.— L'existence a dû lui être pé'nT* ble.Marc Jeta, la voix âpre: Hile l'est, pour tous.Plus ou moins.Nous ne connaissons jamais le fond des coeurs.Celui-ci doit avoir une valeur inestimable.Marc sourit mélancoliquement: Te voici passé peintre d âmex, mon cher! - Il le faut bien, pour mettre un peu de vraie vie dans mes tableaux.— Un peu! Tu es difficile! Mais Raymond poursuivait $on idée.A travers le feuillage, ses prunelles ne perdaient pas les mouvements souples de Marie-Louise.Il insinua, très doucement: Plus tard.— Eb bien?interrogea Mare, nerveux.Plus tard.; redit Raymond.Non! coupa catégoriquement Nordet.Orgueilleux, va! Avec affection, if ajouta : J’espère quand même.Tu ne m’empêcheras pas de croire que là-haut, dans un lis-re divin, en lettres d’or, les mariages sont écrits .Marc ne répondit pas, CHANTRE XXIV Dette saerée.Marc Nordet était rentre à Paris.j Sa mère, moins languissante, semblait se rétablir.Lorsque Jean venait, chaque semaine, il lui trou va it In figure moins amaigrie.Avec l'espérance, la joie était revenue et les fiancés, maintenant osaient parler de leur bonheur.Le mariage devait avoir lieu en septembre, avant le retour à Paris, dans le petit village pyrénéen.Les journées s’écoulaient, calmes, reposantes.Mme Nordet passait les meilleures heures dans le jardin, entourée de Mme Baldenay, de Mlle Aline, de Marie-Louise et de Denise.— C’est votre cour, Madame, disait Raymond.Lui, oh le voyait à peine; il courait la campagne, les bois, les petits chemins d’ombre.Et le soir, il rentrait, avant terminé une toile, quelque coin de lande, quelque échappée à travers les arbres: tout un petit poème d’art.Quel sauvage, reprochait Marie-Louise, Autour de la chaise-longue, on I causait tranquillement de choses et d'autres.Mile Aline, le regard un ) peu rêveur, tricotait un châle bleu tendre pour le bébé d’une saisine.Aime Baldenay cousait de gros Jupons pour les enfants du fermier.(A suivre) (> Jourmil Aient.Can.Converters .( on.Cotions .( .c.i:, Prf.i Valeur an pair $50) •C.P.B.Donc Bridge .Dont.Class.Dom.Cluss Prf.Dont.Textile .Dom.Textile Prf ,.H.Smith Prf.Ind.Alcohol .¦¦ .),.of the Woods .C.of (he Woods Prf.Ijiuirentide .Mackay.Motil.Cotions.Mont.Coïtons.Mont.Tramways .SI.! H.& Power .Not.Breweries.i Valeur au pair $25) Ont.Steel.Ottawa Power.Penmans.Penmans Prf .i/nrhee Power Prf ., Shnwinlgan.Sher.Williams .Slier.Williams Prf.Sou Canada Power .Span.Hiver .Span.Hiver Prf.Steel of Canada .Steel of Canada Prf .St.Maurice Paper .Tucketts Tob.Tucketls Tob.Prf .Twin City.Wabasao.Winn.Eire.Prf.,, .* Cotation d» New-Vork.Dis.4 C 5 4 PeU Henri.10 4 8 1.28 12 7 n 7 6 10 8 4 4 fi 8 fi 07 ttî’a HMH» 56 U 78'3 103 8(U4 115 141H *9 10*1* 1l2>-3 19% 110 102 » • : 455'475 Obligations du gouvernement canadien (Cetae fearntet «»r L.-G.Beaubien et Cl*.) BONS DE LA VICTOIRE 1044: 96 70 acheteur; 97.20 vendeur.1927: 101 50 acheteur; 101.93 vendeur.1927: 102.30 acheteur; 102.63 vendeur.1928: 100.80 acheteur; too O.'i vendeur.1932: 103.1 .’acheteur; 103.50 vendeur.1933: 106.15 acheteur; 106.35 vendeur.1934: toi acheteur; 104.10 vendeur.1937: 107.0» acheteur; 100.13 vendeur.1943: 102.25 acheteur; 102.30 vendeur; 8,-00 Oà 102 45 ventes.EMPRUNTS DE GUERRE 1925: 100 25 acheteur; 100.40 x’ruleur.1931: 103 15 acheteur; 102.13 vendeur.1937: 104 50 acheleur; 104.*0 vendeur.Bo ir&e de New-York L'industrie de la pulpe et du papier L’office fédéral de la statistique vient de publier un rapport préliminaire sur l’Industrie de la pulpe et du panier au Canada, en J924.Cette industrie s’offre sous trois aspects, la coupe du bois de pulpe, la fabrication de la pulpe et la fabrication du papier.La valeur totale du bois de pulpe coupé indique une augmentation de 1.2 pour cent.La valeur totale de la pulpe produite marque une diminution de 8.8 p.c.tandis que la valeur du papier produit Obligatlone A 4% de* Commissaires du Havre de Québec Autoriaèa* per le loi 6-7.Edouard VII, eh.36) intérêt payable La 1er awrll et octobre pour l'échéane* 1938 et les 1er juin et décembre pour l’éehéaneo 1841.Ces obligations grèvent le port de Québec qui eat propriété d'Etat.Elles ont priorité sur $7,000,000.d’autres obligations qui sont au trésor fédéral.La Gouvarnamant a, jusqu'à date, déboursé plus da $12,000,000.pour ce port et voté un octroi additionnel da $5,000,000, à sa dernière Echéance 1938: 90.97 et l'intérêt couru Echéance 1941: 89.37 et l’intérêt couru pour rapporter 4.95% GEOFFRION & CIE 101, rue Notre-Dame (ouest) T Stéphane I *MAln 3233 Montréal AVIS LEGAUX Coar.feurnt.psTl.«ris.» GEOFFRION ™®rqU furlongs, Sixième course, a réclamer $400, 3 ans et plus, ot-j fur-longs; Septième course, à reclamer, $400, 4 ans et plus, 1 mille /0 ver ges.MERCREDI, 15 JUILLET Première course, à réclamer, $400, 4 ans et plus, 5 furlongs; Deuxième course à réclamer, $40,0, 3 ans i l plus, 6 fulrongs; Troisième cqurse, à récilamer, $400, 3 ans et pms, 6 furlongs; Quatrième course, a reclamer, $400, 3 ans 6 furlongs; (cinquième course.Handicap South Shore, $500, 3 aus et plus 6 fur-longs; Sixième course, à réclame!, $400, 3 ans et plus, 1 mille 70 verges; Septième course à, reclamer.$400, 3 ans et plus, 6 furlongs; JEUDI, 16 JUILLET Première course, à réclamer, $400, 3 ans et plus, 6 furlongs; Deuxième course, à reclamer, $400, 3 ans, 5Mi furlongs; Troisième course, à réclamer, $400, 3 ans et plus.6Mi furlongs; Quatrième course, a réclamer, $400, 4 ans, 6 furlongs.Cinquième course, Handicap St-Lambert, $500, 3 ans et plus, 6 Va furlongs; Sixième course, à réclamer, $400, 4 ans et plus, 6 furlongss; Septième course, à réclamer, $400, 3 ans et plus, 1 mille 70 verges.VENDREDI, 17 JUILLET Première course, à réclamer, $400, 3 ans et plus, 5'à furlongs; Deuxieme course, à réclamer, $400, 3 ans et plus, bMà furlongs; Troisième course, à réclamer, $4(10.3 ans er plus, 6 furlongs; Quatrième course, à réclamer.$400.4 ans et plus, nés au Canada, 5 furlongs; Cinquième course.Handicap St-Laurent, $500.3 ans et plus.6 furlongs; Sixième course, à réclamer, $400, 3 ans et plus, 5% furlongs; Septième course, a réclamer, $400, 4 ans et plus, 1 1-16 mille.SAMEDI, 18 JUILLET Première course, à réclamer, $400, 3 ans et plus, 514 furlongs; Deuxième course, à réclamer, $400, 4 ans et plus, 5 furlongs; Troisième com-se, à réclamer, $400, 4 ans et plus, 6 furlongs; Quatrième course, à réclamer.$400, 3 ans, 6 furlongs; Cinquième course, Handicap CTiambly, $500.3 an* et plus, 6 furlongs; Sixième course, à réclamer.4 ans et pius, 1 1-16 mille; Septième course, à réclamer, $500, 4 ans et plus, 114 mille.____ Ted Cossette contre Watson Les fervents de la boxe se rendront sans doute en grand nombre, samedi aprs-midi, à l’Ile Gros-Bois, pour assister au match de boxe organisé par Eugène Rrosseau, ancien champion poids mi-moyen d’Amérique, entre Ted Cossette et N.\Vat-son, deux vedettes de l’arène qui se livreront sûrement un bien durr combat.Cettp fét.441 WQJ, Chicago, III.448 WRC, Washington, D.C.469 WSAI, Cincinnati, O.309 WSB, Atlanta, Ga.429 WSY, Birmingham, Ala_______360 WTAM, Cleveland, O.390 WTAS, Elgin, III.288 U TA Y, Oak Park, III.263 .,617 7.30-10.30 Il 30-12 30 9.15-11.00 6 30-11.00 9.30-10.15 9 45- 2.00 10.30-12 00 8.30 10.00 11 00-12 00 I 00- 2.30 1 00- 2.001 1.00- 1.001 II 00 2 00 R 00-11,30 6.45- 8.40 8.10- 0.30 R 10- 9.30 8 30- 9 30 6.00- 6.40 8.30-11,00 8.00- 10 U 8.30- 10 00 12 45-2.00 6.30- 7.30 7 1)0-11 (H) 7.30- 12.30 11.00 1 00 9.30-1.00 7.00- 8.30 6.30- 9 00 830 11.30 6 30- 7.30 7.45-10.00 8.30-10.00 9.00- 12.30 8.30- 11.00 5.00- 11.00 8.30- 10 00 6.00- 10.30 6.30- 9.30 6.00-10.30 Vendredi 12.45- 1 40 7.15-11.30 11 30-12.30 9.16-11.00 11.00- 12.30 9 00 10.30 6 30- 9.00 10.00- 11.00 10.00-11.00 9.45- 3.00 8.30-10 00 1.30-12.30 1 00-12.00 1.00-12,00 .00 2 30 .15-12 15 00- 1 001 11.00- 1.00 9.00- 10.00 7.00- 12 30 8.05- 8.40 8.00- 9,00 8.00- 9 00 WWJ, Détroit, Mich.Samedi 12:00- 2.00 12.45- 140 6.30- 10.30 11.30- 12.30 6.30- 7.30 9.30- 10.00 6.30- 9.00 10.00-11.30 9.45-3.00 S 30-10.00 Dimanche 9 00-10 30 5.15- 6.30 7.00- 1.00 6.15- 11.00 10.00- 12.00 9.00-11.00 6 00- 7.30 8,30 1.30 8.45- 9.45 6.03-12.00 6 00-10.00 8.30- 9,30 10.00-11.00 7.40- 8.00 8.30- 10.00 8.00- 2.00 6.30- 12.00 7.00- 9 00 7.30- 1 30 9.00- 1 00 9 30-10 30 6 30- 9.00 8.30- 11.30 6.30- 12.00 7 45-11.30 8.30- 9.30 7,3(M0 00 8.00- 9.00 8.30- 11.00 8.30- 10.00 6.00- 7.30 7.00- 10.00 7.30- 10.00 6.30- 10.30 6.00- 10 30 6.30- 11.00 6.00-10 00 9.31V 1.00 6.00- 10.00 7.00- 12.00 9.00- 10.00 6.30- 10.00 5.15- 6 30 9.00- 10.30 7.00- 2.00 11.00- 4.00 1.00- 2.30 1.00- 3.00 1.00- 1.00 9.00- 10.00 8 00-10.30 8.30- 11.00 7.00- 8.00 7.00- 8.00 6.10- 6.00 8.30- 9.30 12.45- 2.00 6.30- 7.30 7.00-11.00 7.30- 12 30 9 00 - 1 00 9.30- 1.00 6.30- 9.00 8.30- 11.30 6.30- 7.30 9.30- 10.30 8 30-10.00 6.30-11.00 6.00-12.00 6.00- 10.30 8.00- 12.00 6 00-10.00 9.30-10 30 9.00- 11 00 9 00-10.00 7.00- 12.00 6.00- 7.0> 3.30- 4.30 8.00- 9.00 7.30 -8.80 8.45- 10.O0 9.45- 2 00 7.30- 8.30 1.00- 2 30 11.00- 1.00 11.30- 1.00 8.10- 9.30 8.10- 9.30 6.30- 7.30 8.00- 9.30 6 00- 7.00 7.20-10.00 2.30- 6.00 7.15- 8.15 4.00- 6.00 7.30- 9.00 0.00-11.45 7.00- 12.00 6.30- 7.30 7.30- 9.00 9.15-10.00 4 00- 6.00 7.30- 8.30 10.00- 10 30 5.00- 6.00 9.00-11.00 8.30- 11.00 8.30- 10.00 9.30- 12.00 7,15- 7.45 6.00-10.30 6.30- 8.00 7.30- 9.15 9.00- 11.00 6.00- 12.00 8.30 -12 30 6.45- 9.45 7.30- 9 30 10.30-11.30 10.00-12 00 10.00-11.00 8.00-12.00 8.00- 8.45 9.00- 10.30 6.15- 10.00 7.00- 2.00 5.15- 11.00 8.00- 10.00 9.00- 1.00 8.30- 9 03 8.00-10.00 3 00- 4 30 8.30- 3.9.00-10.30 «.00-12.00 8.30- 1.30! 8.30- 1.00 ____ _____ 6,45- 9.45 — 8.30- 9.30 7 00- 8.30! 7.30- 8 00 Heure de l’Est.—Publié avec la permission du "Radio Di{ White, Temps: 2.03 4-5; 2.04 4-5; 2.04 3-o.2.12, classe trot, The Tavern “Steak”, $5,000.1 mille.Crawford, Murphy .1 1 3 Holly Rood Jessie, Cox .2 5 1 Bob Armstrong, Tallman ?Peter Fellofs, Garrison .4 3 5 Tolus Boy, Shively .3 4 7 New Hope, The Great Lulwater, Top O’The Morning, Jim Magowan et Mike Dillon, ont aussi couru.Deux parties au pare Poupart I/P programme de dimanche prochain dans l’Assoeintiqn des rlubs de baseball de la province de Québec sera : Bureau de Poste vs Hocheîaga, AU St-nrs vs Beaurivage.On constatera que le Vnlleyflcld et le Syndicat Saint-Henri ne sont pas nommés pour les parties do dimanche.Le Valleyfield ne peut avoir son terrain pour dimanche à cause d'une fête à Valleyfield.Cette équipe restera donc au repos.D’un autre côté, le Saint Henri ira jouer avec la fameuse équipe des Trois-Rivières de la ligue de la Vallée du St-Maurire.NOS LUTTEURS LOCAUX SONT VICTORIEUX La troisième séance de lutte sous la direction du promoteur Harris a eu lieu hier soir au parc.Poupart en présence d'environ cinq cents personnes alors que trois rencontres étaient inucrites au programme.Dans la rencontre principale Georges Delongchamps est sorti vie.torieux du Russe Zarynoff en prenant deux chutes sur trois, la première «liant au lutteur Etranger a-près sept minutes de combat.Zarynoff «e plaignit à l’arbitre Rivet des tactiques de notre lutteur local car je Hivsc prétendit que Deslongrhamps s'étalt servi du collier de force en plusieurs occasions mais l’arbitre prétendit le contraire et refusa de disqualifier le lutteur montréalais.En semi-finale Jean-Baptiste Pa-radis triompha de Lebrun en prenant la première et la troisième dnutf» tandis
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