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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 30 novembre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1937-11-30, Collections de BAnQ.

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Montréal, mardi 30 novembre 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE :.BEUir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET PETES Administration ;.BEIair 3366 Rédaction .BEIair 2984 Cérint : • • «.BEIair 2239 LE DEVOIR VOLUME XXVIII — No 276 Diractaur-Cérant s Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Uni* et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Bonnes nouvelles de la Louisiane Dn est en plein travail-Le congrès des professeurs de français à Shreveport; le rassemblement prochain, à Lafayette, de ceux qui étudient le français -Le vent souffle du bon côté —r— Notre devoir Il nous arrive du fond de la Louisiane tout un paquet de nouvelles intéressâmes.Quelques notes d abord sur le congrès des professeurs de français de 1 Etat, qui s est tenu dans la dernière quinzaine de novembre, à Shreveport, dans le nord, où il y a peu de Français.Le congrès offrait cette année un exceptionnel intérêt.A la réunion de l'année passée, qui s’était tenue à Monroe, on avait ré'lamé l’enseignement du français dans les écoles élémentaires d’Etat.On avait spécialement chargé de la propagande en ce sens une institutrice fort distin-guée.écrivain de mérite, dont nous avons eu le plaisir de taire la connaissance au dernier Congrès de la Langue française, Mlle Germaine Portré-Bobinski.Mlle Portré a fait une grande campagne à travers l’Etat, communiquant de vive voix ou par écrit avec les professeurs, les surintendants d’école, les fonctionnaires du département de l’Instruction publique, les dirigeants du Parents-Teachers Association, Cette énergique propagande, appuyée par un certain nombre de personnes zélées, a mis, pour ainsi dire, la question à la mode.On a appris du moins de quoi il s'agissait.* * * Dans 1 intervalle, un incident singulièrement favorable s’etait produit.La délégation louisianaise au Congrès de Québec contenait tant de personnages distingués que certains n’ont été connus que de ceux qui suivirent de très près les délibérations.Parmi ceux-là, il y avait trois universitaires: M.Major, de l’Université de la Louisiane, à Bâton-Rouge, M.Durel, de l’Université Tulane, de la Nouvelle-Orléans, et M.Brouillette, assistant-surintendant de l’enseignement élémentaire de l’Etat.M.Brouillette, qui est le lointain descendant de Canadiens de notre région, n’a pas dit grand chose ici, mais, retourné en Louisiane, il a tout de suite déclaré qu’il fallait faire quelque chose du point de vue de l’enseignement du français.Les professeurs recevaient de la sorte une aide précieuse.Résultat actuel: le département de l’Instruction publique accorde la permission de tenter dans les classes élémentaires des expériences d’enseignement du français.Dans trois paroisses on est à faire ces expériences: paroisse de Allen ( on sait que la paroisse civile en Louisiane correspond à un comté), ville de Oakdale, sous la direction de Mlle Doris Thibodeaux: paroisse de Saint-James, ville de Lurcher, sous la direction de Mlle Yolande Di-cbarry, l’une des Evangélines de 1936; paroisse de Terre-bonne, ville de Houma, sous la direction de Mlle Una Parr.if, * )(.Ce n’est qu’un début, et forcément une sorte d’improvisation: mais, nous écrit une amie de là-bas, je ne croyais pas voir cela de mon vivant.Au congrès de Shreveport les professeurs de français ont déjeuné ensemble.Mlle Portré.Mlle Thériot, une autre des congressistes de Québec, M.Brouillette lui-même ont donné le branle à la conversation.Celle-ci s’est avérée si intéressante que les congressistes n’ont su l’interrompre que pour assister à la séance officielle, à trois heures.M.Brouillette a prié la présidente du congrès, Mlle Marie-Thérèse LeBlanc, de Shreveport, de désigner une commission de trois personnes qui se tiendra en relations avec lui et l’aidera à établir un programme d’étude qu’il pourra soumettre aux principaux d’école élémentaire qui en feront la demande, au début de l’année scolaire 1938-1 939.Mlle LeBlanc a désigné comme membres de cette commission (et l’indication des titres de ces professeurs soulignera le sérieux de la commission) Mlle Eugénie Smith, professeur au Louisiana Polytechnical Institute, de Rus-ton: Mlle Portté-Bobinski, qui est professeur au Louisiana Normal College, de Natchitoches, et Mlle Marie Thériot, du Southwestern Louisiana Institute, de Lafayette.Ÿ Ÿ Ÿ Du point de vue administratif et pédagogique, on voit que l’affaire est en train.Mais le succès, pour une large part, dépendra forcément de l’état de l’opinion publique.De ce point de vue nous recevons d’autres nouvelles, qui ne sont pas moins intéressantes.La saison des azalées, mars et début d’avril, est en Louisiane une période d’extraordinaire beauté.C’est le temps — la date précise sera un peu plus tard indiquée — qu’on a choisi pour convoquer à Lafayette, au centre de l’Acadie louisianaise, et sur les terrains dn Southwestern Louisiana Institute, une grande réunion de tous ceux qui étudient le français, que ce soit dans les écoles publiques ou dans les écoles privées, dans les couvents ou dans les high schools de la Louisiane.Il y aura, à cette occasion, quatre grands concours.Tous porteront sur la langue ou sur les moyens de la propager.Ils seront adaptés à la qualité, au degré de formation des élèves; il y en aura pour les débutants et pour ceux qui ont déjà quelque expérience.On y traitera notamment les sujets suivants: l’enseignement du français en Louisiane, hier, aujourd'hui, demain, et pourquoi étudier le français.A part cela, examen général: vocabulaire, grammaire, version, composition, etc.Prix: toutes les fois que l’élève est assez avancé pour en profiter, une bourse de quatre ans au Southwestern Louisiana Institute, puis des livres canadiens et des médailles.Nous ne voudrions pas inutilement hausser le ton, et nos amis de la Louisiane ne tiennent pas à ce qu’on leur fasse d’avance trop de compliments: mais cette grande réunion, dont l’on parlera sûrement pendant tous les mois prochains, partout où l’on s’intéresse au français en Louisiane, cette réunion, qui mettra en contact, pour la glorification de leur langue, tant de jeunes gens de race française, n’apparaît-elle pas comme toute pleine d’espérancef N'est-il pas significatif aussi que cette assemblée ait lieu au Southwestern et que le Southwestern attribue d’importantes bourses aux vainqueurs des concours?rf.if.}(.Des détails, que nous relevons dans un bulletin miméo-graphié du Southwestern, marquent aussi de quel côté souffle le vent.Ainsi, le Département des Langues étrangères du Southwestern organise des classes qui seront exclusivement consacrées à la lecture française, pour les étudiants qui n'ont l’intention ni d’enseigner la langue ni de l'étudier pendant plus de deux ans.Certains jeunes gens n'étudiaient point le français parce qu'il leur semblait qu’étant, en ces deux années, obligés de consacrer une bonne partis de leur temps à la grammaire proprement dite, Hs «’auraient pas le temps d’apprendre à lire convenablement.Avec la formule nouvelle, il n'en sera plus ainsi et l'on prévoit que bon nombre de ceux qui n’étudiaient pas jusqu’ici le français voudront apprendre à le lire.Autre détail, qui ne manque pas de sens.Les élèves du Southwestern qui étudient le français ou l’espagnol se groupant à des tables spéciales, afin de pouvoir converser dans la langue qu’ils travaillent en classe.Le bulletin de l’institut nous apprend que c’est Mlle Thériot, la congressiste de Québec, qui surveille la table de conversation française.m, if.Tous les Canadiens français suivront avec un intérêt spécial l'effort qui se poursuit en Louisiane, à la suite des voyages d’Evangélines.du Congrès de la Langue française, du pèlerinage acadien et canadien-français.Cela est passionnant et fait un magnifique pendant aux campagnes françaises de la Nouvelle-Angleterre, des provinces extra-québécoises, etc.Il faut que — par le moyen particulièrement du Comité permanent du Congrès et du secrétariat qui sera bientôt constitué à Québec — tous ces efforts soient solidement appuyés par le groupe québécois.Nous sommes les plus nombreux et, grâce aux circonstances, les plus fortement organisés.Cela nous impose de spéciales obligations.Il ne faut jamais l’oublier.Omar HEROUX fill, ne peuvent entrer en ligne de compte.Leur cas est donc réglé.Le conférencier du Canadian Club ne voit pas que le Jupon puisse s’établir en Chine.Le succès de ses opérations militaires ne lui procurera pas le capital qu'il faudrait pour mettre en valeur le sot et /" sous-sol chinois, pour lui permettre d’exploiter convenablement le.pays.Le conflit engagé va se dérouler lentement, jusqu’à épuisement et la Chine a le temps qui travaille pour elle.Après cela, un re gime s'inaugurera qui, tout en sauvegardant la souveraineté de In Chine, permettra la mise en valeur du pays par les Puissances à capilai.Si M.Nathaniel Peffer était à la fois le gouvernement des Etats-Unis et celui de Grande-Bretagne.Mais n’est-ce pas trop ambitionner, dépasser les bornes d'une respectable hypothèse que de se supposer le gouvernement de deux pays à la fois?Si c’est admissible, pourquoi ne pas vouloir être la Société des Nations?E.B.Bloc-notes La douane maritime de la Chine Les Etats-Unis ont fait des représentations au Japon Les prêts américains en Chine Les intérêts britanniques à Changhaï WASHINGTON, 30 (S.P.A.) — Le secrétaire d'Etat Hull a révélé, il y a plusieurs heures, que les Etats-Unis ont fait au Japon des représentations indi quant qu'ils exigent que Tokyo consulte Washington avant de modifier le fonctionnement de la douane maritime de la Chine.Il compte que le Japon donnera aux Etats-Unis des précisions sur ses intentions quant au régime de lo "porte ouverte" en Chine.Washington se préoccupe de ce qui se passe ô Changhaï.S'il est exact que le Japon veut se rendre tout à fait maître de lo douane maritime de la Chine, on est en présence d'un projet qui peut mettre en jeu des intérêts économiques des Etats-Unis.Et la question des intérêts économiques ne surgirait sans doute pas seule.Elle suffirait pourtant à susciter beaucoup de difficultés.Les recettes de la douane chinoise garantissent les emprunts que la Chine a faits à l'étranger.Les Etats-Unis sont au nombre des prêteurs, Il convient toutefois de noter que leurs prêts à la Chine sont relativement peu considérables.C'est surtout dans leur commerce qu'ils pourraient se trouver atteints.Après l'institution de l'Etat du Mandchoukouo, les exportations des Etats-Unis en Mandchourie ont énormément diminué, parce que le nouvel Etat a accordé un régime préférentiel au Japon.* * * Lo Grande-Bretagne o aussi fait des représentations au Japon au sujet de Changhaï.Elle a là-bas des intérêts très importants.Des personnages officiels d# Washington disent que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne n'ont pas agi ensemble pour ce qui est des représentations à Tokyo, mais qu'ils se tiennent tout à fait en contact au sujet de la situation.L'actualité Pourquoi ne pas se prendre pour la S.D.N.?Si j'étais le gouvernement.Sous lu prudente réserve de cette commode hypothèse, qui donc, a scs heures, ne se sent (tes aptitudes d'homme d'Etat?Si M.Nathaniel Peffer était à ta fois le gouvernement de tiranüe-Bretagne et celui des Etats-Unis, il rejetterait toute idée de boycottage contre le Japon, agresseur de ta Chine, renoncerait définitivement, une fois pour toutes, à tout projet d'intervention armée dans le présent conflit sino-japonais, M.Nathaniel Peffer, d’origine peut-être sémitique, — son profil taclal y fait penser, — se présente comme une autorité dans 1rs questions de politique qui concernent le lointain Orient.De 19117 à 1921, il séjourna en Chine comme boarder du Guggenheim Memorial; de 192!) à 19.?.).il fut conférencier de la Columbia 1 niversily.sur les 'questions d’Orient.En 1936, il prenait part, en tant que représentant des Etats-Unis, an congrès de l'tns-titnt des relations dn Pacifique: subséquemment, il fil un autre voyage en Chine et au Japon: il ne fait que de rentrer en Amérique.Hier midi.M.Peffer était t hole et te conférencier du Canadian Club.Il a parlé, rein va de soi, du conflit entre la Chine et le Japon.,4 son avis, exprimé bien netle-ment, le Japon est dans le tort, mériterait d’être rossé.Il n’esl toutefois pas opportun de le rosser, non plus qtir de le boycotter commercialement.S'il était le gouvernement des Etats-Unis et de Grandi Bretagne.M.Peffer s abslirndratl de l'ane et de l'antre chose.D'abord an boycottage, dtl-il, se- ! rail ineffectif parer que le Japon, | tout tr monde le sait, a des apprntd sionnements en coton, en fer, vieux 1 ci neuf, en pétrole, en tontes sortes d'autres choses, pour un an, dix-huit mois, peut-être davantage; ensuite, un boycottage pourrait provoquer des représailles à longue échéance, comme qui dirait d retardement: enfin, un boycottage conduirait sans doute possible à la guerre, une guerre qui ne tarderait pas à dégénérer en conflit mondial.Ce qu’il faut éviter à tout prix.M.Peffer prévoit et prédit te châtiment dn Japon dans l’agression même dont ce pays se rend coupable à l’endroit de la Chine.Il y a deux choses qu’il faut se rappeler en abordant l'examen de ce problème que pose l’agression du Japon contre ta Chine: que telle agression devait fatalement se produire parce que le Japon, plus que tes autres Puissances, avait envenimé l’antagonisme chinois; que le conflit commencé ne peut manquer d'être long.C’était prévu, dit M.Peffer, que ta Chine ne pourrait tenir pendaid les premiers six mois.La prise de Changhaï, la saisie des douanes n’ont rien qui doive surprendre, encore moins étonner.Autre chose à prévoir, prévue, c'est la prise éventuelle de Nankin.Le Japon a l'air de faire des niches aux Puissances.Il ne doit pas lui être désagréable d'en faire aux Paissances anglo-saxonnes, de tangue, anglaise.la Grande-Bretagne et les Etats-Unis., Mais en mettant les choses au pire.que les armées chinoises soient anéanties, que leurs approvisionnements, leurs équipements, leurs armements soient entièrement détruits.il restera toujours une partie substantielle de ta population chinoise pour reprendre la guerre contre l'envahisseur, entretenir l’hostilité.Or une partie substantielle d'une population de 4(10,000.-000, voilà qui compte pour quelque chose.En d’autres ternies, M.Peffer est d'avis que les Etats-Unis et la Uran-i dc-Rretagne doivent être prêts à se battre* en Chine, jusqu’au dernier Chinois.Le Japon peut envahir et conquérir le territoire chinois mais pourra-t-il s’y maintenir, le garder, l’organiser, le mettre en valeur?Tou! en conquérant, en consolidant ses conquêtes, le Japon se.trouverai! dans l'obligation de maintenir aussi ses forces à domicile.Or, d T heure qu'il est, ce pays est déficitaire, il mange son capital pour faire la guerre.En envahissant la Chine, il comptait faire vite.Il a fait vite, mais ne s’en trouve pas plus avancé, s’en trouvera de moins en moins avance à mesure que le temps passera.Car le, temps joue contre te Japon.Le conflit qui s'ouvre ne fait que s’ouvrir, dégénère en guerre de longue résistance.La C hi nine voudra pas du régime japonais et il n’y a pas de régime qui put**c tenir contre la volonté d'un peuple innombrable.Pour l'heure, quelques paissances seulement pourraient intervenir contre te Japon, en faveur de la Chine; la Russie soviétique, les pays de langue anglaise, Gninde-Rrrtagne cl Elats-Unit.l.a (lotte britannique est déjà bien prise par d’autres besognes.I ne intervention sinon concertée du moins simultanée de la Russie et des Etats Unis?H resterait à savoir jusqu’à quel point elle pourrait être e(fcc-tive et heureuse.Dans le cas d'une victoire chinoise, déterminée par de telles aides, Ton s'imagine ou l’on ne s'imagine pas quelle pour rait être la rencontre de Staline et du président Roosevelt, pour arrêter les conditions du traité de pair.Non, à tout prendre et à tout considérer, l'abstention vaut mieux.Que les Japonais se battent contre la Chine, s'ils peuvent toutefois tenir jusqu'au dernier Chinois, qui ne doit pas être encore ne.U nr intervention de la part d’autres Puissances?M.Peftei n y < / .,¦< pus : 1rs Puissances méditerranéennes ne comptent pas dans ce con- L'oeuvre du R.F.Adrien Nous disions un mot, ces jours-ci, de l’oeuvre de propagande du I R.F.Adrien, fondateur des Cer- j clés de Jeunes Naturalistes.Celui-ci est actuellement à Québec, où la Commission des écoles catholi-j ques de cette ville lui fait le plus encourageant accueil.Témoin celte circulaire aux directeurs et directrices de toutes les écoles sous le contrôle des commissaires d’écoles catholiques de la capitale: CIRCULAIRE NO 24 Aux directeurs et directrices: Sujet: Embellissement et préservation de la propriété Le Rév.Fdfcre Adrien, de la Congrégation de Sainte-Croix, directeur général des Cercles de Jeunes Naturalistes, est autorisé par M.le président, à donner une conférence dans toutes les écoles sous le contrôle de la Commission.A cette fin, vous voudrez bien communiquer avec M.Léo Varin, organisateur desdites conférences, a-s Hôtel Lorraine, 9, rue Desjardins, Québec, Tél.: 2-6225.Vous remerciant de l’accueil cordial qui sera fait au R.F.Adrien, nous avons Thonneur de nous souscrire, Vos bien respectueux et dévoués.Le Bureau des Commissaires d’Ecoles C.R.de la Cité de Québec par Eug.Huot, serr.-trés.Québec, le 24 novembre 1937.Par ailleurs, dans une lettre au propagandiste des C.J.N., le serré-1 t aire-trésorier de la Commission des Ecoles catholiques de Québec écrit, au nom des commissaires: Le Bureau des Commissaires d’Ecoles Catholiques Romains, de la Cité de Québec Québec, le 25 novembre 1937.Rév.Frère Adrien, C.S.C., a-s M.Léo Varin, Hôtel Loraine, 9.rue Desjardins, Québec.Révérend Frère, Nous avons Thonneur de vous inclure copie de la letlre-circu-lairc que nous avons fait parvenir ce jour même ù toutes les maisons d’enseignement sous le contrôle de la Commission des Ecoles catholiques de Québec.Nous vous transmettons en même temps la liste de nos écoles avec leurs adresses et leurs numéros de téléphone afin de faciliter Torganisatiort de vos conférences.Vous souhaitant tout le succès désiré et vous remerciant de voire précieuse collaboration, nous nous souscrivons, Vos bien obligés: Le Bureau des Commissaires d’Ecoles C.R.de la Cité de Québec, par Eug Huot, secr.-trés.; Ainsi présenté et appuyé, on peu! compter que le dynamique religieux poussera vivement son travail au-! prés des écoliers de Québec.Quand l'enfance aura, chez nous, acquis "le goût du beau et le respect de la propriété’’, la face même de la province sera changée.Et ce ne sera pas seulement pour la joie des : yeux et pour la satisfaction de ceux j qui l’habitent, mais aussi pour leur' avantage matériel.Le something different que les touristes viennent tenter de découvrir cher.nous, c’est un visage français.Mais leur déception est grande et dommageable quand ils doivent contempler re visage dans un cadre de désordre et de mausais goût.Ceux qui ont fait cette expérience ne reviennent plus.! Et c’est heureux pour nous que nous puissions tirer sur un réservoir de 130 millions d’Américains.L D.Une biblioHièque dispersée On vient de disperser une bibliothèque de Canadiana et d’Ameri-eana dont l'ensemble formait une sorte de petit panorama historique.C’est la deuxième ou troisième vente des livres de M.Georges- i L.L’Heureux.Mais n'ayez crainte, ses rayons ne sont pas tous vides pour cela.Il lui reste encore quelques milliers de volumes.Comme, de Brands collectionneurs et bi-J t La mystérieuse visite de M.Hepburn à Ottawa On n'en a pu rien savoir — Le volubile premier ministre d'Ontario s'est, pour une fois, code* nassé les lèvres — Cependant, cette visite, qui a duré huit heures et provoqué une séance du cabinet, a été extrêmement importante — Elle précède le départ de M.King pour les Etats-Unis —M.Hepburn a répondu: "Vous devinez très mal", quand on lui a demandé s'il avait discuté de la canalisation du Saint-Laurent — Voire!.(par Léopold FICHER) Ottawa, 30.— Il y a certainement du mystère dans le monde.Dans le monde politique à tout le moins.Ceux qui ne croient pas aux mystères ou qui prétendent ne pas y croire n’auraient eu qu’à être témoins de ce qui s’est passé hier à Ottawa pour perdre leur scepticisme et adopter une attitude plus humble en face des choses qu’ils ne comprennent pas.M.Mackenzie King et M.Mitchell Hepburn deux amis qui n’ont pas toujours été amis, mais qui le sont redevenus — se sont ingéniés à monter un spec tacle aux scènes innombrables, clont l’ensemble constituait un mystère impénétrable.Les journalistes -gens qui n’admettent pas aisément leur défaite — ont assisté au spectacle, qui les a vivement intéressés.Mais h la tombée du rideau, ils ont avoué leur impuissance :1 saisir le sens de la trame.Ils n'ont pas abandonné la partie.Ils comptent bien découvrir la clef de l'énigme.Voici les principales scènes de la pièce que les deux premiers rôles, vétérans du plateau, ont montée avec succès: r M.Mitchell Hepburn, premier ministre d’Ontario, arrive à Ottawa, accompagné de l’assistant-trcsorier de la province, M.Chester Waters.M.Hepburn est trésorier provincial.TT M.Hepburn s'entretient avec M Mackenzie King.III M.King convoque d'urgence une séance du cabinet.IV M.Hepburn assiste à la séance, bien que n’étant pas membre de Conseil privé.La séance a lieu dans la salle dn Conseil.C’est dire qu’il s’agi» moins d’une séance régulière du cabinet que d’une conférence de* ministres fédéraux avec le premier ministre lorontois.M.Hepburn s’entretient tout particulièrement avec les deux ministres ontariens présents: M.W.-D.Euler, ministre du Commerce, et M.Norman Rogers, ministre du Travail.VI M.Hepburn revoit M.King après la conférence.bliophilcs français, il a dû les vendre de son vivant.Il a imité Jean AJalbert, Maurice Escoffier, Francis Carco, Pierre Mac-Orlan et autres.N'y a-t-il pas quelque chose de triste, de mélancolique, à parcourir un catalogue de livres destinés à l’enchère, puis de poignant h assister à la dispersion de ces objets aimés et caressés! Vendredi soir, samedi après-midi et samedi soir, pendant trois longues vacations.le commissaire-priseur a “crié” les livres.De grands noms d'auleurs, de grands titres à travers le lot.Reliés ou brochés, les livres sont là, entassés sur des tailles.comme des victimes sur le liord île la route.Parmi la foule des acheteurs, quelques sauveurs délicats, de simples curieux, des mains impatientes.Qui peut prévoir les relais du sort?A.A.VIT M.Hepburn quitte la capitale ô 3 heures de l'après-midi.H est acrom-uagnê dn M.Waters et de M.Paul Leduc, ministre des Mines, qui s’en retourne à Toronto.VIII M.Mackenzie King annonce qu’il n’a aucune déclaration à faire aux journaux.IX M.Mitchell Hepburn déclare, à la gare, qu’il ne peut absolument rien révéler de ce qui s’est passé.Les ministres fédéraux gardent le silence, 11 faut ajouter un mot des décors.M.Hepburn, arrivé du matin dans la capitale, s’est efforcé d'entourer sa visite du secret le plus absolu.A la descente du train, il est allé au Château Laurier.Il a pris l’ascenseur du sous-sol.Au lieu d’occuper une suilc de pièces dans l’hôtel, comme c’est son habitude, il a préféré louer plusieurs chambres ne communiquant pas entre elles.Il a pris ses repas dans sa chambre.Après )a conférence des ministres M.King est allé le voir au Chû teau.Il était alors deux heures.Au moment où les journalistes allaient frapper à sa porte, ils ont appris que M.Hepburn venait de partir.Ils ont pu lui dire un mot comme il montait dans le train pour s’en retourner â Toronto.M.Hepburn discret D’ordinaire, le premier ministre d’Ontario parle sans sc gêner.Il n’aime rien tant qu’une conversation avec les journalistes.Ceux-ci lui impriment tout crûment scs moindres propos.Cette fois cependant, il était distant, réticent.Tl avait visiblement bâte qu’on le laissât tranquille.- Etes-vous venu à Ottawa pour discuter du projet de la canalisation du Saint-Laurent?lui a-t-on demandé.Vous devinez très mal, a-t-il répondu.Résumons.M.Hepburn a passé huit heures dans la capitale.11 a vu le premier ministre à deux reprises.il a rencontré les ministres fédéraux.Puis il s’esl enfermé dans sa chambre d’hôtel.Un point, c’est tout.Points d'interrogation Les commentaires, on le pense bien, vont bon train.M.Mitchell Hepburn ne se serait point dérangé, en plein travail préparatoire de la session provinciale spéciale qui ouvrira demain à Toronto, pour des motifs secondaires.La question à discuter avec les autorités fédérales était très sérieuse.Il est venu à Ottawa spécialement pour assister à cette conférence de ministres.S’agissail-il du projet de loi que M.Hepburn veut présenter à Toronto au sujet de l’impôt sur les héritages?Désirait-il sonder l’opinion des autorités fédérales là-dessus et s’assurer que la province possède le pouvoir de procéder sans retard à mettre en vigueur une loi plus sévère?A-t-il discuté de l’assuranee-chft» mage?On a bien pu, en effet, chercher à connaîtra jusqu’où le gouvernement d’Ontario est prêt à coopérer avec le gouvernement fédéral pour assurer le succès du projet mis de l’avant par M.Mackenzie King.Les réponses des premiers ministres du Nouveau-Brunswick, du Québec et de l’Alberta jettent un doute sérieux sur le succès final de la tentative.A-t-il été question de la récente décision de M.Hephurn de fermer les portes de rhôfel particulier du lieutenant-gouverneur de la province, à Toronto?Dans l’ensemble, la province a assez mal accueilli la façon cavalière dont M.Hepburn a traité M.Bruce; une agitation loyaliste fermente un peu partout dans (Suite à ta page 3) Le carnet du grincheux Selon les journaux, Mitch Hepburn a fait une visite volante à Ottawa; mais on ne peut savoir ce qu’il y a volé.?t» On prétend avoir découvert un moyen de dessaouler instantanément.La police reste cependant d’avis que le moyen le plus efficace de dessaouler le pochard, c’est le bloc.* * * John Bull s'enorgueillit d'avoir constitué le trust du charbon.Plus modeste.M.le sénateur Webster a réussi le truc depuis longtemps, mais sans jamais vouloir l’admettre.?Au Mexique l’Union des mendiants, qui compte 1,500.000 membres, veut se faire incorporer par l’Etat.Elle mendie son incorporation.* * « Dans son supplément, un journal de Québec publie ceci: "N’oublions pas de mentionner le Belge Colins, qui proposa i l’Empereur (Napoléon leri de s’évader (de Ste-Hélènei dans un dirigeabla.” ?* Pourquoi ce cachottier de Belge n'a-t-ll parlé de son Invention qu’à l'Empereur?Cette discrétion a permis à Santos-Dumont, près de cent ans plus tard, de se parer des plumas de l’Inventeur.* ?* Evidemment il s’agit ici d'une traduction.Et une fols de plus le traduttore est le traditere.Lo Grincheux L’Incident de Gravelbourg Le rôle du Canadien National — Une nouvelle déclaration de 5.E.Mgr Guy S.E.Mgr J.Guy.O.M.I., iviqut de Gravelbourg, nous prie de publier ta note tut vante: "Au cours d'une lettre de date récente adressée aux journaux et relatant ce qu'on a bien voulu appeler une “aVenture malheureuse’’, j’ai mentionné que le wagon envoyé via C.P.R.à Laflèche avait été distribué uns difficulté, alors que celui expédié à Gravelbourg via C.iV.R.n'avait pas été remis au destinataire.Je n’ai jamais eu l'intention d’établir une comparaison entre les deux chemins de fer ni surtout critiquer la manière d'agir du C.N.R.Dans l’occurrence celui-ci a suivi la loi de l’Association de fret du Canada et n’a agi que comme agent de transport, n'ayant rien à voir à l’affectation ni à la diatribu-tion de.» article* expédiés aux termes de la loi de l’Aasociation sus-indiquée.+ J.GUY.O.M.I., £ Evêque de Gravelboarjn, ?i 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1937 VOLUME XXVIII — No 276 M.Leduc chez les anciens de Polytechnique Les jeunes, s'ils veulent travailler, n'ont pas raison de douter de l'avenir —- Ce qui a été fait au ministère de la Voirie Le ministre de la voirie, M François-J.Leduc, est convaincu que les jeunes, s’ils veulent travail 1er, n’ont pas de raison de douter de l’avenir.Us ont le milieu pour exercer leur activité, ils acquièrent dans nos écoles la préparation nécessaire.Que leur reste-t-il à faire?Travailler.Le ministre de la voirie a inauguré hier soir la série de dîners-causeries de l’Association des anciens élèves de l’Ecole polytechnique de Montréal au Cercle Universitaire.M.Gabriel Hurtubise, président de l’Association, présidait la réunion et a présenté le conférencier.On remarquait à ses côtés, ou tre l’hôte d’honneur: M.Ernest Go-hier, ingénieur; M.Olivier Lefebvre, régisseur de l’électricité; A.Duperron, ingénieur en chef de la Compagnie des tramways de Montréal; Jules Beauchemin, ingénieur en chef de la Régie provinciale de l’électricité; Raymond Boucher, professeur d’hydraulique à l’Ecole polytechnique.Ce dernier a remercié M.Leduc et il a fait lui aussi l’éloge du travail, comme condition de succès.11 a souhaité que l'Ecole des mines soit installée à l’Ecole Foiytechnique où déjà elle existe à état embryonnaire.M.Leduc Après avoir montré que les industries sont interdépendantes, que la machine s’impose immanquable ment dans certains travaux, que ce n’est que dans un développement harmonieux et simultané de toutes les activités humaines actuelles qu’on peut espérer une vie normale pour notre peuple; après avoir signalé la naissance de nouvelles industries comme la réfrigération qui révolutionne l’agriculture; après avoir dit un mot de l'çnsei gnement primaire, secondaire et supérieur, qui forment la jeunesse; après avoir insisté sur la nécessité de travailler pour réussir, le ministre expose la politique suivie par son ministère dans le domaine de l’attribution des emplois.A la Voiria On a 'voulu, au département que j’ai l’honneur de diriger, consacrer ce principe qui veut que ceux qui onl charge d’entreprises s’imposent par la force de leur talent, la sagesse de leurs dérisions et l’habileté de l’exécution.Pour atteindre cette fin, nous avons introduit à la Voirie les dernières méthodes de construction de routes, afin de metter bien en lumière les qualités de nos collaborateurs.Gela a en-t rail né !a réorganisation de nos services.Immédiatement, nous avons observé que ms prix diminuaient dans des proportions encourageantes pour le département.Nous avons pu faire mieux et plus avec les mêmes crédits.Nous avons aussi pu donner dn travail à un grand nombre de technicien», qui leur était refusé jusque-là.Nous avons pu, par exemple, donner un travail appréciable à maints bureaux d’ingénieurs conseils.En compensation, nous avons exigé un travail personnel au lieu du travail anonyme qui suffisait anciennement.Cette signature que nous exigions a forcé ces ingénieurs à produire économiquement et suivant les méthodes nouvelles des ouvrages qui sont à la gloire de notre école de formation.La demande d’ingénieurs a été telle qu’elle n’a pas pu être satisfaite.Moin-d'oeuvre spécialisée Il est arrivé également autre .'“.’S’dù'ïÆi*.AProP°sp°stecbf chose.Puisque nous faisions intervenir la mécanique, il nous a fallu une main-d’oeuvre des plus spécialisés qui commande un .salaire supérieur, Là encore nous n’avons pu I berv "âui trouver tous les gens qu’il nous ' - fallait, et nous avons dû procéder à Pentrainernent de toute une main-d’oeuvre experte et qui nous donnera son plein rendement que dans quelque temps.Cette réorganisation mécanique de nos chantiers de construction a eu également un autre résultat des plus encourageants pour la jeunesse qui s’inquiète de l’avenir; ça a été l’engagement, par les différentes compagnies vendant l’outillage, de nombreux jeunes gens qui ont eu l’occasion d’offrir, de vendre et de suivre la machinerie nécessaire.Relèvement des solaires Un des autres effets qu’il est bon de mentionner a été de relever le niveau des salaires.En différentes occasions, nous nous sommes élevés contre cette tendance mauvaise de faire des gens de chez nous une race de terrassiers gagnant au maximum, dans les conditions les plus favorables, $0.35 de l’heure et ne dépassant pas un salaire-plafond de $1(5.80, s’il fait beau durant toute la semaine.Il est bon de rappeler que dans le temps où nous tentions l’éducation de nos gens, nous leur disions que le travail au pic et à la pelle est nécessaire dans certains cas, mais qu’il ne peut pas être développé au point de mettre de côté toute la technique moderne; que les effets de celte politique étaient de priver nos jeunes gens, qui avaient fait des cours d’études poussés jusqu’à la 8e, 9e, 10e et même 1 le, d’obtenir du travail dans des domaines où ils pourraient escompter un salaire supérieur, capables d’élever dignement et confortablement une famille.La mécanique Nous répétions, dans le temps, que, à $16.80 de salaire maximum par semaine, on ne pouvait pas c* compter que les logements nécessaires à abriter ces gens-là contins- i sent les améliorations modernes ; que l’on rencontre dans toute maison confortable, et dont la pose et i le maintien exigent un travail des spécialistes du bâtiment, l’eut-être est-il bon de rappeler aussi qu’au salaire maximum de $16.80, on ne peut pas trouver de maison contenant chambre de bain avec tuile, douche et autres accessoires aussi importants, de même aucune cuisine avec frigidaire et chauffage central, encore bien moins chauffage à l’huile ou au gaz.Gomme ces améliorations n’existent pas dans celte maison de notre journalier, tous les corps de métiers pro A Lochine Les élections municipales M.Gilbery sera l'adversaire de M.Carignan à la mairie Aux prochaines élections municipales de Lachine, lundi prochain, M.Anatole Carignan, député de Jacques-Cartier, maire de Lachine depuis 1933, aura pour adversaire à la mairie, M.William Archer Gil-fut échevin de Lachine sait?Peut-être êtes-vous un de ces agents chargés de surveiller de près l’exécution de la loi inique que nous combattons?Pourquoi alors ne suggéreriez-vous pas à la Commission de l’Industrie laitière de fixer nn prix maximum i du lait?Ceci vous permettrait de conserver votre poste et concilie-lierait du coup votre intérêt et votre conscience patriotique, vis-à-vis de laquelle vous ne pouvez sûrement vous sentir tout à fait à l’aise.Bien cordialement.Andrée B.LAWLESS, Grand’Mere, Qué.Soignai al fortifiaz VOS VOIES RESPIRATOIRES' avec una botta da PASTILLES VALD )DEMANDEZ LEAU MINERALE NATURELLE DU BASSIN DEfil VICHY de la mise en nomination qui a eu lieu hier.Il y a aussi contestation pour tous les postes de conseillers.Voici la liste qu’à la clôture de la mise en nomination, à 2 heures hier après-midli, l’officier-rappor-teur, M.René Laberge, a remise aux journalistes: Les électeurs propriétaires ont droit de voter pour le maire et les échevins pour les sièges Nos 1, 2, 3, 4.5, 6.l^es électeurs locataires ont droit de voter pour le maire et les échevins pour les sièges Nos 4, 5, 6.Election du maire: Anatole Carignan, gérant; William Archer Gü-bery, acheteur.Election des échevins: Siège No 1.—’William Dickson, marchand; Joshua William Warner.commis.Siège No 2.— Ernest Dupont, contracteur; Arthur Ouellette, père( bourgeois.Siège No 3.— Edmond Labelle, contremaître; Odilon L al onde, peintre.Siège No 4.— Léandre Lefebvre, mai ire-charretier; Thomas Massie, greffier.Siège No 5.— Emmanuel Bélanger, contracteur; Louis Gaston, commerçant.Siège No fi.— Arcade Fournier, comptable; Henri Picard, commis.Lettres au "Devoir a , - , rêt.Votre âme ________ __________ légéx aujourd’hui par des contrats np conserve aucun doute non collectifs de travail ne peuvent plu» sur l’intérêt intense que vous exercer leur activité soit dans la pose de ces appareils, soit dans leur entretien.C’est pourquoi, nous n’avons pas craint d’employer la mécanique, même la plus perfectionnée, afin de justifier des salaires plus élevés, et nous avons des cas d’entrepreneur que nous pouvons citer, où les mécanismes sur le moteur Diessel pourront gagner jusqu'à $1 de l’heure.NECROLOGIE BARRI» A Montréal, le 21, k 32 an«.Mme Oeonte J.Barrle.née Rivet.Laurette.BARSALO — Lé 28.Lauretta Bargain, fille d'Arthur Barsalo et de feu Annie Doo- 1UBEAULIEU - A Pointe St-Charles.le 27.; à 83 ans, M.Frédéric Beaulieu, époux de feu Rose-Anna Desjardins | BOUCHER — A Montréal, le 29.a 70 ans.Mme Eusèbe Boucher, née McCut-cheon.Joséphine.„„ ! BRUNELLE — A Montréal, le 27.Pierre- ; Louis Brunelle.époux de Malvina Denis.I CASTELLO A Montréal, le 27.k 89 j ans.Marle-Loutse Blouln.épouse en 1ère de Jean-Baptiste Morin, en secondes noces ; de William Castello., , no ^ CHALIFOUX — A Montréal, le 28, a 33 ans.Jeanne Lauzon.épouse de Léopold Challfoux.CHOQUETTE A Montréal, le 28.k 51 ans.Délia (Llly) Lévesque, épouse d'Edouard Choquette, ._____ „„ CLERMONT — A Montréal, le 28.A 80 ans.Oswald Clermont, époux de Joséphine Legault, décédée., , COUPAL-DAIGNAULT — A Montréal, le 27, A 87 ans.Mme veuve Edouard Dal-gnault.née Louise allas Léopoldlne Coupa! .„ DAOUST — A St-Télesphore, comté Boulanges.le 27.k 82 ans.Ada Pharand.veuve de Joseph Daoust.FHEASOREEN — Le 27.A 3 mois, Joseph William, fils de Lawrence Edward Fheas-green et de Marguerite Poupart.FRADETTE — A Montréal, le 28, à 59 ans John Fradette, époux de Florida Paulette .FYFE — Céilna Chartrand.épouse de Théophile Fvfe.A 70 ans, le 28 nov.OERVAIS — A La Trappe d'Oka, le 23.le Rév.Père Antonin, née Léopold Gervals, A 74 ans.GIROUX — A Calgary, le 28, à 69 ans.LAFRANCE — A Balnte-Justlne de Newton.le 28.A 79 ans.Alexandre LaJranre.Gustave Glroux, de Montréal.LE8IEUR — A Cleveland, le 24, A 87 ans, Edmond Lesleur, époux de Lucienne Bertrand.MARCHAND — A Montréal, le 28.A 65 ans.Mme Malortque Marchand, née Corinne Demers MERCURE — A Montréal, le 27.A 52 ans.Mme Joseph Mercure, née Marie-Antoinette Caron.Justice sociale, voilà ce que nous nous efforçons d’obtenir pour toutes les classes de notre société.Je vous ai prouvé que nos jeunes n’ont aucune raison de craindre l’avenir et pour notre part, nous nous efforçons d’adopter tous les perfectionnements scientifiques modernes, afin de diminuer le coût original des travaux et augmenter d’autant les salaires, base du confort et de bonheur.Contrecoeur, le 28 novembre 1937 Cher Monsieur, F.a Société Radio-Canada a construit un poste de radio à Contrecoeur, mais les journaux annoncent que ce poste émetteur est situé à Verchtres; c’est une grave erreur, car le nouveau poste CBE est bien situé dans la paroisse de Contrecoeur, dont les numéros du cadastre de la propriété de Badio-Cana da sont: Partie de 264, 264a et 265.Les anciens proprietaires du ter rain où est situé le poste ont toujours payé leurs taxes foncières au secrétaire-trésorier de la paroisse de Contrecoeur et leurs dîmes au curé de la paroisse de Contrecoeur.C’est le 29 octobre 1672 que la seigneurie de Contrecoeur fut concédée au Sieur Antoine de Pécau-dy de Contrecoeur; il y a donc 2G5 ans que le terrain où est situé le poste CBF (Contrecoeur Bien Français) appartient à la paroisse de Contrecoeur et je ne sache pas que cette partie de notre localité ait été annexée à la paroisse de Verchè-res.Si la Providence a voulu que Contrecoeur soit un endroit idéal pour l’érection d’un poste de radio, la Société Radio-Canada doit vou loir lui en reconnaître le mérite, el le situer, en justice, dans la vieille paroisse de Contrecoeur, où Chain-plain a livré en 1610 son deuxième combat, où le père Anne de Noue est mort héroïquement en février 1646, où les Iroquois, à l’automne de 1691, exercèrent des ravages pendant huit jours.La Société ferait plaisir aux citoyens de Contrecoeur, en situant son poste au bon endroit et rendrait hommage au fondateur, M.de Contrecoeur qui, comme le dit l’abbé A.-C.Després, “est originaire de la belle province du» Dauphiné.Avant de servir comme officier dans le régiment de Carignan, il a rendu de bons services dans plusieurs autres.On le rencontre en qualité de lieutenant au régiment de Montezon; il y accomplit des actes de bravoure.Au siège de Pigne-rol, sous M.de Montmorency, dans la compagnie de la J’rape, au régiment flu Sault, il se distingue.Au combat de Thezin, sous le sieur de Créquy, il est blessé à l’épaule; au siège de Valence, il recueille une dure blessure à la cuisse.Il prend part au combat de Pro, sous le Prince Thomas, et à celui du bourg d’Estampes.Au combat du faubourg St-Antoine et à l’attaque d’Auxerre il est de nouveau blesse.Pour reconnaître de si grands services, Louis XIV, au mois de janvier 1661, l’anoblit.An Canada, ce vaillaftt officier se montre digne de nue vous la confiance de son roi.Il ne s’é-portez à la question du lait.H est pargne pas.Pour s'attacher d’une impossible que vous ne soyez pas manière plus intime au pays, il au courant de ce que déjà des hom- épouse Pelle Barbe Denis; il de- nies sérieux, d’une autorité ineon- j vient le père de plusieurs enfants” testable, ont élevé la voix en fa- Souhaitons que la Société Radio-veur de cette cause de la généra-1 Canada n’oublie pas le nom de la lion en pousse, et ont établi en place où est situé le poste CBF, chiffres précis les détails que vous c’est-à-dire le nom de Contre-réclamez.Je cite: Mgr Gauthier, Sous ne publions que tes letlm signées ou des communications accompagnées d'une lettre signée avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous ctbe rubrique: La réponse d'"une bonne âme" C’est une adresse de l’amour-propre, quand 11 eat repris de quelque défaut, d'envisager A l'heure même, non la vertu, qui tient le milieu entre les deux excès, mais le vice opposé.qui n'est pas moins grand que celui dont on les blâma, et de ae défendre par IA.NICOLE Monsieur le Cultivateur, Je suis ia bonne âme ô laquelle vous faites allusion dans votre billet à Madame Hélène B.Beaüsé-jour.C’est moi qui ai fait mention de la Providence, mettant Son soleil et Son eau à la portée de tout le monde.Et puisque vous m’avez fait l’honneur d'une de vos pensées, Monsieur, souffrez qu'à mon tour je vous témoigne ouelquc interne sensible me plaît.source: CAMILLE Efficace contre l'Indigestion, la Goutte, le Rhumatisme.Maiadles du Foie et autres malaises.En vente chez votre Pharmacien AGENT GENERAL POUR LE CANADA J.ALFRED OUIMET 84, rue St-Paul est.Montréal.camion.L’un des bandits braqua sur lui son revolver et le força a conduire la voiture dans une niePe au sud de l’avenue du Mont-Royal, entre les rues Christophe-Colomb et Bovcr.Là, les deux bandits dépouillèrent leur victime et s’enfuirent.Accidentée qui succombe Une garde-malade a succombé hier à des blessures subies rue Sherbrooke, près de l’avenue ^alk; ley, à Notre-Dame-de-Grâce, ieud* soir dernier.Elle était âgée de 68 ans et demeurait à 6720 ouest, rue Sherbrooke.L’auto qui frappa Mlle Marie-Louise Robertson était uun • duite par M.Ernest Dupont, 98, 5Je avenue, Lachine.Accusé de vol La Sûreté municipale a annoncé „ _______________ __________ hier soir qu’une jeune homme du limpide figure de sainte nom de Roland Cyr, 20 ans, aurait ine Cousin.Les saints avec été identifié, hier, comme 1 auteur d’une tentative de vol à main armee commise à 5 h.30 dimanche après-midi sur la personne de Roger Malo, employé d’un restaurant de 1 ave: nue Papineau.M Malo a identifia Cvr comme son agresseur de dimanche dernier.M.Pelletier, du Devoir, M.l’abbé coeur.Vous remerciant de l’attention Laverdure, dans une revue Im que vous accorderez à cette lettre, Famille etjm certain Monsieur qui ; je demeure, Votre tout dévoué, — Etienne DUHAMEL Pas de français dans ces wagons 20 nov.1937 L'opéra “Aida *9 signe C.B.dans le Franc-Parleur, de Québec, en date du 22 octobre dernier, lequel, vu l’état d’esiprit que vous entretenez, vous n'auriez pu manquer de lire avec infiniment de plaisir.Mais pourquoi alors vos pas vous ont-ils dirigé de notre coté?Auquel de vos sentiments devons-nous cet honneur d’avoir été remarquées Le Devoir entre tous?Montréal A la galanterie?| Monsieur le Directeur, A la bravoure?Le Devoir-Voyage entreprend dl- Je suis certaine que st.»u lieu vers voyages.J’espère qu’il ne mande deux femmes, il se fût agi de quera pas d'annoncer les nouveaux quelque grave politicien, bien au et modernes t dt veur et eette qualité de l’àtne qui entraîne l’adhésion totale de l’êlre.Ce que j’en dis n’est pas pour mé-estimer la valeur de l’interprétation; nous avons eu hier soir du très beau théâtre.Mais si les Compagnons de Saint-Laurent réusissent cette redoutable gageure de réconcilier la foi et l’art, et de servir l’une par l’autre, cela tient d’abord à l’atmosphère où baignent les coeurs.Et cela encore a son influence sur le jeu des interprètes.De manière que, hier soir, nous avions enfin l’impression nette de palper du neuf.On aurait voulu voir là la foule innombrable qui traîne son âme habituée et écrasée aux spectacles usés jusqu’à la corde.“La Bergère au pays des loups” qui tiendra encore l’affiche samedi et lundi prochains met sur la scène la très Germaine leurs très hautes et très simples vertus sont aussi bons à peindre que les héros antiques.Ghéon en a fait la preuve surabondante.Et j’imagine qu’il ne désavouerait pas la vivante troupe de Saint-Laurent.Jeu intelligent, bien cohérent, avec une aisance en scène qui faisait plaisir à voir.Ne faisons aucune mention particulière; nous serions embarrassé d’établir un palmarès.Et c’est encore là un des mérites des Compagnons d’abdiquer leur personnalité au profit d’un texte où s’exerce un art qui n’est pas toujours du simple amateur.Le collège de Saint-Laurent a bien voulu accepter le patronage du nouveau groupement.Il se trouve ainsi que les Compagnons disposent d’un plateau, particulièrement favorable et d’une salle qui a une atmosphère.Comme ils faisaient hier soir la suppléance au spectacle traditionnel des collégiens, ceux-ci se chargèrent des intermèdes et complétèrent un programme de premier choix.La Chorale des élèves, forte de 115 voix, fit applaudir particulièrement un grand choeur à six voix mixtes, de Gounod.Bref, on ne saurait dire trop de bien des débuts dramatiques des Compagnons.Je l’écris sans crainte d’être contredit.H suffisait d’écouter les commenlaires au sortir de l’Auditorium, hier soir.Souhaitons pour la joie des amateurs, qu’ils se rendent nombreux aux prochaines représentations.Ce faisant, ils ne donneront pas seulement aux Compagnons un encouragement mérité; ils seront encore en reste avec ceux-ci qui offrent au public un régal artistique à quoi on ne nous avait guère habitué.INTERIM Faits divers Grondin et sa femme tenus responsables Saint-Méthode, comté de Fronte-nac, 30.— Achille Grondin et sa femme (née Marie-Louise Cloutier) ont été tenus criminellement responsables, par un jury du coroner, à l’issue de l’enquête sur la mort de Villemond Brochu, âgé de 39 ans, décédé le 17 août dernier.Adolphe Gilbert, qui était également détenu relativement à cette affaire, a été remis en liberté.L’enquête, qui a eu lieu hier sous la présidence du Dr Viateur Bolduc, coroner du district, avait été instituée lundi dernier, mais avait été remise à hier, afin de permettre à la police de terminer son enquête.La mort de Brochu, qui était le premier mari de la femme Cloutier, avait donné lieu à divers commentaires et le département du procureur général, après une brève enquête, avait ordonné l’exhumation du corps de la victime.Le cadavre subit une autopsie et l’on découvrit que Brochu avait été empoissonné avec de l’arsenic.L'accalmie?Elude historique de Léo-Paul Desrosiers “Personne, dit lord Durham, s’il n’était influent ou s’il n’avait le secours de quelque influence, ne pouvait prétendre à la possession d’un pouce de terre dans la province.” Cette citation de monsieur l’abbé Groulx dans sa conférence sur “Ce qu’il faut penser de 37”.vous convaincra de l’opportunité du livre de Léo Paul Desrosier»: L’Accalmie, étude détaillée du gouvernement de lord Durham, de sa mission, de sa personnalité, etc.Dans ce livre, paru ces jours derniers au Devoir, Léo Paul Desrosiers reconstitue cette époque importante de l’histoire des Canadiens français.Epoque émouvante, dramatique, que cette accalmie entre les deux révolutions.L’auteur campe avec beaucoup de couleur lord Durham et sa famille, son entourage, le cadre dans lequel il évolue avec son conseil.C’est un livre à la fois fort instructif et d’une lecture facile et agréable.En vente dans toute bonne librairie, au Devoir, et chez l’auteur, 19 Butternut Terrace, Ottawa.$1.00 l’exemplaire.HOTEL QUEEN MARY (DoUirrt 1HEORET.pwp) 3774, Ch.Rtim-Maria - Montrt») Tarifs d’hiver .-nalntenant en vigueur.Endroit Idéal pour pensionnaires.Tarifs ratbounables.EL.S144 DISTILLÉ EMBOUTEILLE Salle très nombreuse, au Monument National, hier soir, pour assister à la première représentation de ta Dell Orefire New York Grand Opera Company.Salle plutôt enthousiaste, si on excepte les critiques désabusés ‘qui en ont tant vu et tant entendu et de toutes les sortes! Aida n’avait certes pas l’attrait de la nouveauté ni comme oeuvre ni comme distribution.Mais, il n’en reste pas moins vrai que l’oeuvre de Verdi, malgré ses Ion gueurs, renferme de magnifiques pages.Si l’on tient compte que les vedettes d’hier soir.Mmes Snroyn et Angelau, MM.Lindi et Thomas._______________________ _ _________ commencent à prendre de loge et ; niateurs et encaisse ses 11 sous courant de ‘Tinfaillibité” de toutes Coaches", Canadian National Ri/s.l^c Hull.^de 1 accusation de m les Commissions, vous n’auriez ja- Dans ces wagons, il y a les compar- laughter portée contre lui a la mais arboré cet air terrible de timents MEN WOMEN.Dans un te de la mort de deux femmes croquemitaine.compartiment, nous lisons: Passen- C.ependant, nous n’avons pas ners will refrain from flushing, etc.tremblé! Notre cause n’est pas de Plus loin: In rase of emergency celles dont on rougit et qu’il faille ‘ se cacher pour défendre.Nous venons ici le visage franchement découvert.Et comme nous aimerions rencontrer nos adversaires sous le même accoutrement! Quel plaisir ce serait de connaître votre iden Le procès de Buteau Québec, 30 — Le juge Lucien Cannon a ajourné à aujourd’hui l’instruction du procès de Gandio-se Buteau, accusé de tentative de meurtre, pour avoir, au dire de la poliee, braqué l’an dernier un revolver sur un policier.Acquittement de Houle Hull, 30 —• Donat Houle, 24 ans, de Deschênes, dans la province de v-c» it.n uurii v t a u-t i • k * Air Conditioned Quebec, a été acquitte aux Assises .- — ij- IT.H j_ i*-— -1 " “mans- sui-qui se trouvaient dans son auto lors d’une collision de cette voiture avec un train, près d’ici, le 7 octobre.DANfilAjA^PARAIT AU DESSOUS DU POINT DÜC0N0ÉLATI0N i fi 5V; i.: Marchand détroussé only et au dehors, comme partout, Canadian National Railways.J’ni visité deux de ees wagons, il y a quelque deux semaines, et ce sont, pHU] Thibaudeau, marchand mes constatations.7963, rue Lajeunesse, a été jf ‘'hf’uurt de fer est-il encore ca vjcjjniç j,jer S(>ir d’un vol à main tité’ l’effet senit lumineux nous n?(*,Pni, ¦1)*ns cc r?s’ e *rança,s j armée au cours duquel deux apa-tue.i.citet serait lumineux, nous n aurait-il pas sa place sur scs voi- , .= .x „rAs (ic «ann \r saisirions en un éclair le mobile qui turcs tout autant mie dans ses an- , ont ' , , ac vous pousse.Pourquoi nous refuser nonces?Celles-ci doivent contenir Thibodeau raconte a.la P°hc® 'I11 ^ cet te inic0 , ., 1 .ooiviin loiuiuh sfl sortle ,pun magasin situe à lan- Un cultivateur C’est bien va ^ m"’1 I>0lir‘"tner; quand ces bon- , dps nips Gilford et DeLaroche 1 n ( unixaieur.esi men xa nes v s„nt asS|S 1] faut qu ils v * .gue.Vous pourriez nu moins nous restotiL révéler à quelle catégorie .des cul- Merci, Monsieur le Directeur, tivatours x-ous appartenez?A celle qui vend son lait aux distributeurs -^.,,0- à 5H sous la pinte et que nous Le théâtre n’attaquons nullement, ou à eette - classe de cultivateurs nul fait affaires directement avec les consom- Hi- vers 6 h.10 hier soir, il trouva deux individus qui l’attendaient dans son qu’ils n’ont évidemment plus la fraîcheur de voix qu’on peut exiger de jeunes débutants du Metropolitan, on peut dire que l’inter prétation d'Aîda a été réussie.M.Lindi fait un superbe Rudamès et M.Thomas, dans le rôle plus efface d’Amonasro a été irréprochable, tant pour la voix que pour le geste, pour chaque pinte de lait livrée?Parmi res derniers, plusieurs nous onl avoué être prêts à se contenter de beaucoup moins.Tel ne serait pas votre cas.Mais alors, vous tombez donc dans le clan de ceux qui prétendent ériger leur fortune à même la santé de nos bébés?Qui tut".» -v»** ^cKF.RC HER - Lé* 28.1001 boni.St-Jo- ¦ js««| «LoHi» (iiip Ip nu 1)1 it' lo T*CVC'T** i isepli.Isabella Beyette.épouse d'Alphonse nn a ^ i j u • .i i McKercher.j ra avec plaisir dans des roles plus compaRnle devrait exiger plus de Payette — A Joitette.i© 28.MBié importants tels que ceux de Tonio.discrétion de ses instrumentistes.dans Paillasse et d’Ksotimillo, dans spécialement au Monument Natio- Carmen.Mme Bianca Saroya n’a mil, où le puits d’orchestre n’est * v a i ->7 t m pas perdu cette voix puissamment pas suffisamment profond.Les poirifr.m* de7eunjean-Bàptiit° pSu hranuitique qui- lui a valu de choeurs nous ont semblé bien sty- veuve Joseph Fayette, née Mathilde Déni» PLANTE — A Montréal, le 27.à 47 ans.Camlllste St-Pierre, épouse de Valére Plante rler ét de Phlioméne Perraa ROY — A Montréal, le 28.k 31 an».Mlle Juliette Roy.8T-JEAN.— A Rlvlére-dea-Pralrlee, le 28 nov.â 77 an*.Mme veuve Zotlque 8t-Jean, née Do relise Forget.TOUPIN — A Outremont, le 28 nov.à 63 ans.Ephrcm Toupln, époux de Florentine Bourdeau.VANIER — A Ste-Thérèae, le 28 nov à 80 ans.Dame Grégoire Vanter, née Dîna Vermette.grands succès dans les partitions lés.S’il y «Je Verdi, meme si eette voix n’est pas toujours solidement posée.Mme Grace Angelau a fait une im-1 pressionnante Amnéris et l’on regrette que l'orchestre n’ait pas don-! né plus souvent à sa voix la elian-I ce de passer lu rampe.Car.il faut le reconnaîtra, l’habile chef de in avait des faiblesses., fél.WKlUngton 1145 «lêrr Social: M30 NOTRE-DAME OHMS La Compagnie d'Assuranco Punérom UCCCL I4II4GI» LIMITEE Incorporée par Lettres Paténtea dé la Province de Québec au capital de *130.000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi daa aaaurancea.aancUonné* par le Parlement de Québec j rviière fois à Montréal le rôle pol lé 22 décembre 191S., ,i.» Gio-Gi/i-g,in 0ÿp6t Sa *25.000.00 au OpuveG^metn^-^a^loae_m or Quatre» k la dUpoaltlon du pubUa I on ne pouvait certainement pas tes saisir avec le déchaînement des cuivres.Décors très sommaires mais, par contre, costumes bien frais.En résumé, spectacle appréciable et, de toute façon, supérieur à la série d'opéras donnés l’an dernier, à prix populaires, au Monument National.Ia's habitués des spectacles de l'ancienne San Carlo reverront ce soir, dans Madame Rutterfly, la charmante Annunzlata Garrotto, qui a fait si belle impression lorsqu’elle a interprété pour la pre- "La Bergère au Pays des Loups" Au nord-ouest.U y a du nouveau! Les Compagnons de Saint-Laurent, en effet, ont donné, hier, en soirée, leur spectacle inaugural: une pastorale de Ghéon, fraîche comme un plintemps fleuri.On n'est pas tous les jours convié à un tel rajeunissement de l'Ame.Rompant délibérément avec le répertoire de la tradition, voici un groupement de jeunes qui mettent un indiscutable talent au service d’une cause transcendante et qui se mettent en tête de servir concurLeur devise, qu'ils ont empruntée .Calendnen 1938 «t 1939 Cal*riaux Compagnons de Notre-Dame, dri*r.,¥*c.n°7 duTMki1"t ^ur que four de I année.Tableau des fétet Ifl PHOTOGRAVURE), nnnonnu 2fl?ouest RUE QMÎARIO (p.vx M ON f Rf At Agenda français 1938 Lucien DESBIENS ipagnons ramasse en une formule tout leur idéal.four la foi par l’art dramatique Par l'art dramatique en esprit de foi.En sortant de l'Auditorium du collège de Saint-Laurent, on était bien obligé de s'avouer, pour Ira-du ire son âme et cette sorte d’eti-rhanlement intérieur, que la devise n’était ni trop ambitieuse ni hors de saison.Encore un coup, Ghéon aura eu raison contre tous.Pour charmer un auditoire jusqu'à l'enthousiasme, ü y faut moins de métier que de fer-j mobilei.Tableau dei vitesses.Echelles comparatives de températures et da puissances Table de conversion.Météorologie.Poids et mesures Mesures usuelles Intérêts composés.Table d intérlts simples.Abréviations maritimes.Quelques conseils pratiques en cas d’accidents.Feuillet blanches pour notes et adresses.Cahier 3x5.couverture en cuir, étui peur crayon, tranche dorée.Au comptoir ou par la poste .75t.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR ", 430 Notre-Dame est, Montréal.LE" 40!! ¦POINT—DÉ il «^-CONGÉLATION f 8 h.15 p.m.Concert.Relais de Radio-Parta ?h.13 p.m Informations en françsts; court: informations en espagnol, en por- b.p.m.Musique enregistrée.10 h.p.m Concert de musique enregistré*.Uusiq’M symphonique.U h.pjn Information* en françala, coûta.Informatlona en anglais; concert de musique enregistrée.Radio-Italie (Stades : RO, Rome, sur 31.13 métré*) 8 h.pm.L’heur* de l'Amérique Nouée.!** «o angle!*, en italien, en Portugal*; programme epéctal pour i Uruguay; un act* dopera; la musique lyrique en Afrique .Sud; nouvelle* en espagnol.Radio-Etats-Unis WABC — 343.4 mètre* — 98* hllocycle* 4 h.pm L'Histoire de l'industrie.8 h.35 p m.Opérette KxtrsSDt du "Baron TTalga ve", de Lehar T h.p m Uélodlat poétiques.7 h.lï p.m Primeurs d'Hollywood.7 h.30 pm Famous actors' guild, arec Helen Menken 7 h.pm Edward Robinson et Clair* Trevor dans Big Town.8 h.38 pm.Beatrice UH*, oomédlenn* 10 h 30 pm Del Casino, ténor.WRAP — 454.3 métra* — 10 sa.*0.85 - 28 e*.*2.00 - 40 oc.‘3.00 'Imperial' Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS Reprises "Amherst" •00 Acadian Serenade, CBC.b oo L'h*ure.9 30 La poéaM eanadlann*.10.00 OrchMtr*.10.30 Sérénade du aolr.il W riaa* Témiaaloa.iO.ÏO Orchaatre — Heur*.MERCREDI, 1er DECEMBRE CBM — 38* attrei — ioso ttUocycla* 13 00 Au Jour 1» jour.13.15 Edward Oaroag* ténor.13 30 A communiquer du étudlo.pour artUte* *t ift se prépare ft fair* du théfttr*.Son pér«* s'ingénie ft la dissuader st comme moyen, il prend *ur lui de fair# rater las débuta de sa fill* *ur la» planche*, mal» n'y réuMlt paa, Production RK O.Interprétas: Ginger Roger*.Katherine Hepburn.Adolphe Menjou.Oall Patrick.Andrea Leeds.Constance ColUar, Lucille Ball at autres.Pour adult**."Princtw" THE BARBIER — HUtolra plusi*UI* fols adapté* d* loeuvre de R** Beach, at qui •* déroule dans un centra minier ou la* gene sont attiré* par la soif d» Tor.LTn-trlgue tourn* an parti» autour d'un ma-i nag» dlfflell* ft réaliser *ntr* un officier .d'armée et un* métis.Mai» tout fini par é'arransar L* film offr* un intérêt ear-• tain car la photographi* d* magnifique 1 extérieur*.Production Paramount.Intar- SOULS AT SEA — Histoire nous reportant ft Tépoque oü la traite des noirs battait son plein sur les mers, «t basée sur un proe’t célèbre tenu en 1840 au sujet d un na -age pour lequel le capitaine du navire a trloe, 1025 Mont-Royal, ouest.Outremoru | Cette Heure-Sainte sera préaidée par Mg) I Chaumont.Tous les zélateurs de l'Association, les j zélatrices et les membres de l'Heure-Saln- I te sont priés d'étre présents et d’emme- | uer leurs amis.Retroites fermées A Montréal, 1025 Mont-Royal.Outre- I mont.Décembre, du 3 au 6 pour les Jeunes (llles, et du 9 au 12 pour les Gardes-malades graduées.Au* Trois-Rivières, 865 rue St-Charles.Décembre, du 3 au 6 pour les Jeunes filles, et du 7 au 10 pour les Dames.Ecole Ménagère municipalo de Verdun Démonstration d'art culinaire, mercredi, 24 novembre 1937.à 2 h p.m.Petits fours glacés, mokas, petits fours secs, garnitures diverses.Démonstration culinaire 1* prochaine démonstration culinaire à l'Ecole d'Educatlon Familiale et Sociale, 1215 est Blvd St-Joseph, Illustrera un réveillon de Noél.Douze mots appropriée constitueront d'intéressante* suggestions pour nos fines ménagères.Les portes seront ouvertes une demi-heure avant les cours de deux heures et de sept heures et demie, mercredi.Menu: Cocktail aux canneberge* — Canapés étoiles — Crème à la malpéque — Croutons dorés — Blacotlns au fromage — Petit* pains à la crème viennoise — Jambon polnaeuia — Pété de foie gras truffé — Balade orientale — Crème à la gelée de cerise — Boules de neige — Macaron» à la pète d'amande^ Recettes éprouvées La pomme est toujours une nourriture saine, qu’elle soit fraîche, séchée, évaporée ou sous forme de conserve.C’est un aliment facile à préparer, savoureux et appétissant.Rien n’est perdu dans une bonne pomme.Comme son jus contient une forte proportion de pectine, on peut l’employer avec d’autres fruits pour donner du corps aux confitures et qux marmelades.Même les épluchures et les coeurs des pommes peuvent être utilisés pour faire de la gelée.Les recettes suivantes sont extraites du bulletin “Pommes cultivées au Canada", pu-bié par le ministère fédéral de l’Agriculture et que l’on peut obtenir gratuitement en s’adressant au Bureau de publicité et d’extension du ministère à Ottawa.SALADE DE POMMES CUITES Faites cuire des pommes canadiennes fermes jusqu’à ce qu’elles soient tout à fait tendres, garnir le centre avec des noix et des raisins et servir avec une sauce à salade ou de la crème fouettée.SALADE DE POMMES Couper en petits cubes une demi-livre de veau ou de porc froid et deux grosses pommes canadiennes avices.Ajouter deux cornichons hachés, une cuillerée à table d’huile d’olive et une cuillerée à table de sel, de vinaigre et de poivre et mélanger avec de la mayonnaise.SALADE DE POMMES ROUGES Enlever le centre de pommes rouges canadiennes de façon à en faire des tasses.Les mettre dans de l’eau contenant un peu de jus de citron jusqu’à ce qu’on soit prêt à les remplir.Mélanger des parties égales de la puljie de pommes avec Jours d’A ubaines MERCREDI ET JEUDI Mettant’ en vedette des articles pour cadeaux.Plus de 200 spéciaux non annoncés dans les journaux.Ces "jours d’Aubaines” chez EATON sont les jours où vous devriez acheter vos étrennes.Quantité de cadeaux pour tous — pour jeunes et vieux, pour la maison —— sont offerts mercredi et jeudi.Chaque étage du magasin a mis des mois à préparer cette vente.CHERCHEZ LES AUBAINES A TOUS LES ETAGES.DANS PRESQUE TOUS LES RAYONS — elles sont indiquées par des étiquettes spé- ciales.Rappelez-vous que ces articles sont en vente mercredi et jeudi seulement si les quantités durent — Venez mercredi si vous le pouvez.«‘T.EATON C?Ot MONTREAL mrco du céleri, des pamplemousses et de j pensé cette année, dans la seule ré-la sauce à la crème.Remplir le ' gion de l’Abitibi, environ $250,000 centre des pommes, garnir avec des cerises de marasquin et servir sur des feuilles de laitue.Les salaires des institutrices Les cols et leur fantaisie Plus de 80 pour 100 des municipalités scolaires de la province ont accepté de porter de $250 à $300 le salaire des institutrices rurales, à la demande du secrétariat provincial Plus de 80 pour 100 des municipalités scolaires de la province ont accepté de porter à $250 et souvent à $300 le salaire des institutrices rurales, à la demande du secrétariat provincial.Conséquemment aujourd’hui, l’enseignement sourit plus aux jeunes filles qui ont vraiment le don d'enseigner mais qui souvent s’y refusaient parce que le traitement était ridicule.On sait nue dans bien des eus la petite institutrice ne recevait que $80, que $100 et dans certaines municipalités plus à l’aise ou plus intelligentes, $125.Les salaires supérieurs à ceux-là étaient de grandes exceptions.Celte année, les Institutrices se trouvent à recevoir en moyenne, sur la base de dix mois d’enseignement, $30 par mois, soit un dollar par jour.Dans bien des cas la petite institutrice doit s’occuper du chauffage, de l’entretien de la maison d’école.Elle doit aussi faire les frais de sa nourriture, etc.Ce sont autant de charges qui exigent un traitement convenable pour la petite maîtresse.Dans la région de l’Abitibi, nous rapporte M.Lalande, secrétaire particulier du ministre de la santé, M.Paquette, le secrétaire provincial, a fait construire de 100 à 150 écoles qu’il n presque toutes payées en entier.Dans les endroits où il n’existe pas encore de municipalité scolaire, le gouvernement de Québec doit absorber aussi le paiement du traitement des institutrices, qui n’est jamais inférieur à $250.Le secrétariat provincial aura dé- pour fins scolaires dans les nouvelles paroisses de colons.La diphtérie à Québec Québec, 30 (D.N.C.) — La diphtérie a fait une nouvelle victime, hier soir, portant à treize le nombre des personnes victimes de cette épidémie depuis le début du mois.Pensée française par OLIVAR ASSELIN PENSEE FRANÇAISE réunit plus de deux rents des meilleures pages d’Olivar Asselln choisies par M.Gérard Dagenais.Articles, conférences, intervioues qui montrent la foi extraordinaire qu’avait le fondateur du Nationaliste, de l’Ordre et de la Renaissance dans notre survivance française et, plus encore, dans le triomphe de la culture française en Amérique du Nord.Pensée française est le résumé de trente-cinq années de lutte joyeuse.On y trouve quelques-unes des meilleures pages qu'ait écrites Asselin contre les arrivistes.les pédants, les traîtres, les mufles, les ignorants, contre tous ceux, en un mot, qu’il considérait comme des ennemis de la langue, du génie, de la pensée française.Le volume, comme toutes les publications de l’Action canadienne-française, est d'une présentation soignée.11 se distingue par la correction typographique aussi bien que par l'excellent choix des pages qu’il contient.L’édition originale.! été tirée sur papier de luxe à cent exemplaires numérotés vendus $2.00 l’unité.PENSEE FRANÇAISE, beau volume in-12 de 220 pages, est en vente au Service de librairie du “Devoir”, à $1.00 l’unité.Si vous voyagez.«frèuti-vout au SERVICE DES VOYAGES, LE "DEVOIR”.Billet* émi$ pour foui lu pay* «u tarif de* compagnie* de paquebots, chemins de fer, autobus, aussi hotel*, atsurances bagage* et accident*.chèques de voyages, passeports.Le Père Noël sera ici bientôt.Pour le bien recevoir, confie* tans tarder tous vos articles de maison à nettoyer ou teindre.TAPIS — DRAPERIES — CHESTERFIELDS, AINSI QUE VOS VETEMENTS DE CIRCONSTANCE.AUX Nettoyeurs et teinturiers connus • ~ Signales CH.2152 Nous passerons cliex vous.BUREAU: ATELIERS 436$, PARTHENAIS 4371, LAFRANCI MAISON CANADIENNE-FRANÇAISE, FONDEE EN 1914.!^t4Ê4Mêêêâ*ÊÊ^êêÈ»ÊÊÈÈiàÈÈÈÈÈÈÊMMâ^ Feuilleton du ”Devoir' L’oiseau couleur du temps par MATHILDE ALANIC 17.(Suite) Jeanne, son enfant à elle, étant morte en bas âge, s’était attachée presque sauvagement à Didier, dernier rejeton d’une famille que les siens servaient comme fermiers ou domestiques depuis près d’un siècle.Elle avait communiqué ce fanatisme à son époux.Tous deux se seraient fait tuer sur Iç seuil de ia maison plutôt quo d'en livrer la porte.Il était si beau, si bon cavalier, si intelligent, ce Didier, au sens de son entourage, que tout lui semblait promis! n pensait embrasser la carrière des armes.Les deux femmes, se confiant leurs espoirs, le voyaient déjà brillant officier de Saumur! Mais, frondeur et volontaire, Didier refusa de se plier à la discipline militaire.Et puis ia vie de garnison (c’était avant la guerre), lui pèserait trop avec sa stagnation interminable.Il se mit à ce qu’il appelait les affaires et convainquit sa faible aïeule qu’il ferait là une ascension rapide, une fortune prompte! Dès lors, on alla de catastrophe en catastrophe! L’existence, à Chaillery, se passa à attendre la venue du facteur.Et jamais il n’apportait de nouvel- les satisfaisantes.La vieille comtesse ne décachetait plus les lettres qu’en tremblant, assurée d’y trouver toujours le même appel: de l'argent! de l’argent tout de suite, sinon les plus grands désastres.Tantôt la fortune était toute proche; tantôt, (et le plus souvent) les créanciers! Alors on vendait un lopin de terre, un bois, une ferme, en dépit des objurgations de Me Rapin, le notaire.Mais il n'était pas toujours informé.Des figures cyniques ou sinistres commencèrent d’apparaitre, acquéreurs vulgaires et finauds, prêteurs à gros intérêts, aigrefins équivoques.L’un d’eux, un nommé Bccquard, parvint à s’insinuer dans la confiance de la vieille comtesse.Jeanne, avec l’instinct des loyaux, détesta cordialement cet homme obséquieux, à l’échine souple.Mais en vain essaya-t-elle de démontrer sa caulèle et sa ruse; Mme de Chaillery resta entichée.Il était parvenu à la capter complètement, conquérant ses bonnes grâces à force de sou- plesse, fomentant de petits com-plôls d’où étaient évincés les Béna-ret.La comtesse ne tarda pas à le recevoir en familier.Deux fois par semaine, au moins, cet excellent M.Bccquard vint s’asseoir à sa table, pour partager son maigre repas, composé surtout du gibier qu’abattait Rénaret.Et Jeanne, obligée de servir le quidam, s’exaspérait.Le but de cette insistance et de ces manoeuvres devint bientôt évident; la plus belle ferme de Chaillery passait dans ses mains à vil prix; puis un marché pour les vieux arbres de la futaie.C’était trop! Didier fut prévenu par scs fidèles serviteurs.Mais la guerre éclatait.Didier de Chaillery se conduisit vaillamment: il fut blessé, obtint une citation.Des mois passèrent de tremblantes anxiétés.Puis, un jour, ce coup de tonnerre! Jeanne trou vait sa maîtresse évanouie, une lettre dans ses mains crispées.La leltre demandait le consente- ment de Mme de Chaillery nu mariage de son petit-fils avec une jeune infirmière anglaise.“Comme vous l’aimerez, grnnd’-mère, quand vous la connaîtrez! ma Belzy n la simjilicilé et la candeur d’une enfant! elle est catholique, puisque Irlandaise.Et si parfaitement douce et bonne! Et jolie!.Je ne croyais pas qu’il me serait possible jamais d’aimer comme je l’aime!.Je me sens un homme nouveau!” Il n’en fallut pas davantage pour que le coeur de Jeanne s’émût, fût secrètement gagné.Mais cette fois, en dissentiment complet avec sa vieille maîtresse qui, redressée par l’orgueil de race, refusait avec hauteur d’accepter une mésalliance.Elle refusa, s'obstina, menaça.Et l’on passa outre, sans son consentement.—C’est fini! déclara-t-elle avec un geste qui repoussait, c'est fini! Je ne le verrai plus! Elle en écrivit à un vieux cousin, avec qui, depuis longtemps, elle était brouillée; un original qui, retiré] dans son manoir poitevin, en sauvage, vivait uniquement occupé de ses chiens et de la chasse.Celui-ci répliqua que les choses ainsi conclues ne changeraient rien à ce qui le concernait: ours il était, ours il demeurait; sa porte resterait fermée à toute innovation, fût-elle anglaise.Mme de Chaillery, en possession de cette réponse, triompha, se crut approuvée, et ne s en montra que plus irréductible, trouvant une sorte de grandeur à ce rôle.Et l’inévitable Becquart rentrant en Jeu.l’entêtait dans son parti pris et se rendait plus indispensable que toujours par mille petits services secrets.L'intelligence ébranlée par tant de chocs successifs, faiblissait.Mine de Chaillery maintenant s'affublait des robes de sa mère ou même de sa grand'mère et c’était un spectacle presque tragique que de la voir traîner pompeusement, dans les salons du château, des loques surannées, comme si elle devait Jouer une corné, die 1830 ou 1800, de vastes Jupes couvertes de volants fripés, fa pour la crinoline, et des mante invraisemblables.Jeanne, inquiète, surveillait ail tiveraent les faits et gestes de maîtresse.Elle constatait avec c grin que des choses dispar saient, ainsi des dentelles d’A; çon de grand prix, un éven Louis XV dont elle avait ente vanter les peintures, un petit tabl attribué à Doucher.Et un jour, ouvrant une corn de de marqueterie, la servi trouva vide le dernier écrin d< comtesse, contenant des caboch de toute beauté.A scs questions pressantes, V de Chaillery répliqua avec une patience et une hauteur inacc turnées.Etait-elle libre ou non ce qui lui appartenait encore?El elle ne voulait pas que ces diama fussent portés par une Intruse?Jeanne, alterrée, s’écria douli misement: (A suivre) O* Journal «at Imprimé au no 430 rut Notre-Dame art.à Montréal, p«r l’Impri* met!* Populaire (à roeponeablllté limitée).édltrloo-proprléUIre — CWorsee Pelletier, directeur-gérant VOLUME XXVIH — No LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 30 NOVEMBRE IVJ7 LES CONFERENCES Le thomisme et le réalisme Quelle doit être aujourd'hui Pottitude d'une philosophie qui s'inspirerait d'Aristote S dr'rVïïTfofiTnfâ" et de saint Thomas d'Aquin sur les preuves de l'existence “ïï à Tégard du monde extérieur — - — * ¦ - “ “ froy, la doctrine de Buffier ne pouvait manquer d’attirer l’attention des théologiens catholiques, à partir du moment où LaMennais la reprit à son compte, non sans la modifier à sa façon, pour en faire le fondement d’une apologétique de la religion chrétienne.Le danger était manifeste; puisque le sens commun sorte de illible et disnie deve- _________„ „.i cartésianis- ._ me ainsi entendu.Les théologiens 1 hésitation marquée qui s’exprime dans la definition du sens commun tribuable à la raison, ou la raison ; biner le consentement universel, ou elle-même dans son exercice natu-' senstis communis, de la rhetoriqu , rel et spontané?Tant que l’on se avec les conimunes conception» contente, comme saint Thomas, de la métaphysique; parler de communes conceptiones ces dermeres jusqu a englober le.animi, le problème ne se pose pas, | premières et consolider les prenne-puisque tout se réduit alors à cer- i fj5 e/J les assimilant a,J£ *je™'er „ tains jugements de la raison dans j Gilson ne veut pas dire q la lumière du principe de contra- h,1! chose impossible, mais diction; mais le problème se pose n “ T'as au contraire dès qu’on attribue à un sensus communis quelconque l’ensemble de ces jugements.De ià L'ECOLE FRANCO-BELGE — LES REALISMES DU SENS COMMUN Première conférence de M.Etienne Gilson M.Etienne Gilson, professeur de philosophie médiévale à l'Umver- tlté de Paris, a donné hier soir, à lo bibliothèque Saint-Sulpice, le premier d'une série de trois cours sur le thomisme et le réalisme.Un auditoire considérable est accouru entendre le maître qui, par le sortilège d'une parole d'une parfaite clarté, sait rendre simples et quasi lumineuses les difficultés les plus subtiles de la philosophie.M.Turck, consul de France, était présent.M.Etienne Gilson de cet,e école- Ce soir je veux> dit Ce n’est pas sans une émotion profonde et très douloureuse que pour la première fois depuis tant d’années, je suis entré dans cette salle, avec la pensée que je ne reverrai plus celui qui m’a si souvent invité à vous parler.Notre ami, M.Dalbis n’est plus.Le 11 juillet dernier, je recevais cette dernière lettre de mon ami: M.Dalbis Mon cher ami, Je reçois votre lettre et je vous suis très reconnaissant de vouloir bien prendre la parole, cette année, sous les auspices de l’Institut scientifique franco-canadien.Je regrette beaucoup de ne pas vous voir, mais je suis dans un tel état que je n’oserais avoir avec vous la moindre conversation.Nous touchons au dernier jour du Congrès où mon état de santé me permet à peine d’apparaltre, mais enfin, il y a certain devoir qu il faut faire jusqu’au boutl.Je vous souhaite de bonnes vacances pour vous et toute votre famille; moi, j’espère avoir b temps de dormir et de me remettre un peu car je suis complètement à bout.I> est trop clair, dit M.fiilson que M.Dalbis a fait son devoir jusqu au bout.Mais nous aurions tort de nous répandre en longs regrets, d’exprimer longuement la douleur que ressentent ses nombreux amis, car lui-même ne l’eût pas aimé.Maintenant qu’il est disparu, nous espérons que son oeuvre restera et que tous les efforts de ses amis la maintiendront, pour assurer le succès du travail qu’il a accompli.Et puisque je parle de travail, c’est vraiment à trois séances de travail que je vous ai conviés.Ecole néo-scolastique je voudrais étudier avec vous le problème suivant: Quel doit être aujourd’hui l’attitude d’une philosophie qui s’inspirerait d’Aristote et de saint Thomas d’Aquin sur les preuves de l’existence à l’égard du monde extérieur?C'est une question qui m’est venue et qui vous est sans doute venue si vous avez suivi le mouvement néo-scolasti-que de ces dernières années.Car ce n’est pas seulement deux ou trois philosophes mais toute une école néo-scolastique contemporaine qui s’est posé la question, et qui est connue sous le nom d Ecole franco-belge.Elle a eu à sa tête Mgr Noël.Elle compte ensuite le P.Picard, SJ., avec son livre: * Le problème critique fondamental .Deux ans plus tard, le Père Roland Gosselin a publié “Etude critique de la connaissance’’; un peu plus tard, le P.Maréchal, S.J., a écrit: “Point de départ de la métaphysi-que”.Ces ouvrages ont des contenus évidemment très différents, mais qui présentent des positions communes ù tous.D’abord on y relève le regret unanime que saint Thomas n’ait pas posé le problème de l’existence du momie extérieur, et qu’il n’en ait pas parlé.Mais ce problème se pose et il importe aux héritiers de la tradition thomiste de le poser.Puis ils ajoutent que la seule manière de poser le problème est de chercher comme point de départ une vérité d’une évidence telle qu’elle ne puisse souffrir la contestation.Retour à la méthode cartésienne Troisième point commun des néo-scolastiques, c’est qu’avec ce point de départ incontesté on s’engage à éliminer provisoirement tout ce qui n’est pas cette évidence criante.Donc, par ses moyens d’étude critique, cette école néo-scolastique ressemble assez à celle de Descartes, et on en arrive avec cette élimination à opter pour le “je pense et philosophes chrétiens entreprirent alors de faire ce qu’ils ont si souvent essayé: arrêter le succès d’une idée malsaine en la purifiant de l’erreur qu’elle véhicule.Puisque le sens commun semblait à tant d’esprits troublés un remède efficace contre le scepticisme, pourquoi ne pas chercher dans la philosophie traditionnelle de l’Ecole les éléments d’une doctrine saine du sens commun?te remarquable histoire, il n’é,ail VoîuV\)'1,senvn?sV Hscnu's' ct ^bicu0 que pas seulement l’un des premiers à s;,ns r1,1sq ie 1 en discerner le sens, il voulait aussi I histoire de celle la n ait La doctrine du sens commun Lorsque Thomas Reid raconta cet- i il n’était par Liberatore: “vis ilia a naturel rationali proveniens, seu ipsa ratio naluralis, prout sponte sua in ejusmodl judicia prorumpit, appel-latur sensus communis” soit: on appelle sens commun cette faculté raisonnaiile en tant qu’elle forme le jugement.Et Liberatore ne nous dit, pas quel choix il fait, si le sens commun est une faculté raisonnable ou bien la raison elle-même.Et son incertitude est plus habile qu’on le croit, comme on va le voir.Sa formule est bien balancée, mais on aimerait savoir si le nouveau M.Gilson, vous parler des raisons qui ont amené l’existence de cette école franco-belge.Réolisme et sens commun Après avoir passé pendant une vingtaine de siècles pour le type même de ces évidences que seul l’insensé peut songer à mettre en doute, l’existence du monde extérieur a enfin reçu de Descartes sa démonstration métaphysique.Mais dès que l’existence du monde extérieur eut été démontrée par Descartes, il apparut aux yeux de ses disciples, non seulement que sa démonstration ne valait rien, mais que les principes mêmes qui rendaient cette démonstration nécessaire la rendaient du même coup impossible.Descartes avait en effet posé d’abord que toute connaissance évidente part de la pensée et d’elle seule; d’où il suit que l’existence du monde extérieur ne peut être tenue pour immédiatement évidente.Mais on peut du moins la démontrer en appliquant aux sensations le principe de causalité.La théorie cartésienne Gomme tout le reste, les sensations doivent avoir une cause; nous n’avons pas conscience d’être cette cause, mais plutôt de les subir; nous n’avons pas conscience de les recevoir de Dieu, mais plutôt de les recevoir de choses extérieures à notre pensée.N’ayant aucune idée claire et distincte qui nous autorise à tenir Dieu pour leur cause, et au contraire une très forte inclination naturelle à croire u’elles sont causées en nous par es choses, nous devons affirmer que ces choses existent.Car Dieu est parfait, donc il ne peut nous décevoir, et il nous décevrait si, nous donnant lui-même directement ces idées, il nous avait en même temps donné cette irrésistible tendance naturelle à croire qu’elles nous viennent de choses extérieures à nous.11 est donc prouvé que le monde extérieur existe.Telle était la démonstration que faisait Descartes! Preuve d'indiHérence Mais lorsqu’on la réduit ainsi à l’essentiel, cette démonstration comporte trois moments principaux.Premièrement, une analyse de la sensation, qui la fait apparaître, par opposition à l’image, comme un élément soustrait à la volonté et qui s’impose à la pensée du dehors.Deuxièmement, un appel au principe de causalité, qui nous permet de poser, hors de la pensée, une cause de ces sensations dont la pensée elle-rnême a conscience de ne pas être la cause.Troisièmement un appel à la véracité divine, pour nous assurer que la cause véritable des sensations est bien l’existence de choses créées, distinctes de la pensée, et non pas Dieu, En procédant ainsi, Descartes donnait pour la première fois l’exemple, et le modèle parfait, d’une doctrine où l’existence du monde extérieur est inférée à partir de la pensée.C’est, comme on l’a dit depuis, un “illationisme”, nom que l’on doit appliquer à toute doctrine où l’existence du monde extérieur se prouve par application à un certain contenu de la pensée, du principe de causalité.Quoi que l’on pense de la preuve de Descartes, on doit du moins lui reconnaître le mérite de se donner franchement pour une inférence.Elle l’est, parce que le sentiment de l’évidence des existences appréhendées par la perception sensible en vertu de l'union de l’ànie et du corps n’y est pas tenu pour suffi- rompre le cercle enchanté où, depuis Descartes, les philosophes tournaient entre le cogito et l'idéalisme sans arriver jamais à en sortir.C’est dans une large mesure pour en sortir lui-même qu’il élabora sa doctrine du “sens commun " Reid pas en- .^ core été écrite, on peut discerner sens commun est une faculté de la i assez aisément la loi inierne qui a rajSon 011 s’jj n’est que la raison présidé à son évolution et les diffi-| elle-même.Liberatore se gai (h cultés propres qu’elle a rencontrées bien de nous le dire, car si le sen-sur sa route.A première vue, il n y ; commun n’était pas la raison mê-avait rien d’impossible à introduire me, on retomberait dans Lirratio-dans l’économie du thomisme ira-j nalisme de Reid; mais s’il n’était id n’a nullement prétendu dé- ditionnel une doctrine du sens corn-; que la raison, il ne servirait aucune-couvrir le “sens commun”, mais il mun, et pourtant le problème devait nient à remplacer cet instinct spé- a tenté de donner à cette exprès- s’avérer beaucoup plus complexe j cîfique du vrai que l’on voulait op- sion, elle-même assez commune, une qu’on ne pouvait l’imaginer d’abord, poser au scepticisme.A moins de valeur technique et philosophiaue beaucoup plus haute que celle qu or lui attribue d’ordinaire.Pour Cicéron, le sens commun était d’abord cette manière commune de sentir, ce sentiment moyen de la foule, dont l’orateur doit tenir compte s’il veut s’en faire écouter; mais c’était aussi comme un ensemble de jugements spontanés, dont tous les nommes sont naturellement doués et qui leur permettent de discerner le bien du mal.Ce double sens, d’opinion communément reçue, et d’opinion fondée dans la nature même de l’entendement, se retrouve presque toujours dans ses définitions du sens commun.De l’un à l’autre, le passage est d’ailleurs naturel et facile.Sénèque ajoute que ce “sens commun” avait également un grand poids chez les Stoïciens, et il en donne des exemples, dont celui-ci: “Il y a des dieux, car tout le monde l’admet.” « En premier lieu, on ne pouvait rien n’en faire qu’un mot, il fallait bien trouver chez saint Thomas qui s’appelât sens commun, sauf une thèse psychologique sans aucun rapport avec ce que l’on voulait désigner de ce nom.Définition scolastique du sens commun Dans son commentaire sur le De Anima, d’Aristote, saint Thomas définit le sens commun selon la lettre du péripatisme le plus strict: sensus enim communis est quaedam potentia, ad quam terminantur im-mutationes omnium sensuum.Quatre siècles plus tard, Bossuet restait encore fidèle à cette définition: en faire quelque chose et meme quelque chose d’adapié à la fonction définie dont on voulait le charger.Et si le sens commun est la raison, il n’y a pas alors de motif de lui donner un autre nom que la raison, et alors celle-ci a ses règles bien connues.Et si c’est une faculté de la raison, alors quelle est cette faculté?On ne sait pas bien comment elle s’intégre à la raison.Indécision de Liberatore L’indécision de Liberatore se comprend mieux encore, si l’on se demande quel pouvait être le contenu du nouveau sens commun.En Fénelon et le sens commun Cette faculté de l’âme qui réunit J1.01?ihoniiste, il commence par dé-les sensations,.en tant qu’elle ne nir les ventés de sens commun: fait qu’un seul objet de tout ce qui nnnJuili?Æi frappe ensemble nos sens, est appe- à la fois sage et lé'i/time) mais une telle décision l’obligeait à limiter la liste des vérités de sens commun lé le sens commun; terme qui se transporte aux opérations de l’esprit, mais dont la propre signification est celle oue nous venons de On ne peut donc s’étonner que,____________„ .dès avant Reid, et dans un texte mar(llier - ^ Yrai (]ire' ’J n V avait dont Reid même se réclame, Féne Pas e4.transfert de terme; il se Ion, qui a ét éie plus parfait repré trouvait simplement que, sensps si- sentant de la fin du XVIIème siècle Snifiant à la fois “sens ’ et “senti- et du début du XVIIIème siècle, ait ment , il était impossible de tradui-fait appel à cet assentiment sponta- re Aristode autrement que par sen-né et commun donné par les hom- sus communis et “sens commun”, de mes â certains jugements pour en même qu’il était impossible de tra-garantir la vérité.duire autrement que par “sens com- “Qu’est-ce que le sens commun?mun” le sensus communis de Cicé-demande Fénelon.“N’est-ce pas les ron et de Sénèque.Il y avait donc mêmes notions que tous les hommes là simple équivoque, et Bossuet, qui ont précisément des mêmes choses?connaît les deux sens, n’hésite pas Le sens continu, qui est toujours et partout le même, oui prévient tout examen, qui rend l’examen de certaines questions ridicule.; ce sens continu qui est celui de tout homme; ce sens qui n’attend que d’être à maintenir que le sens propre est le premier.Cette équivoque n’en était pas moins une invitation à chercher un passage de la signification psychologique et aristotélicienne de aux communes conceptiones animi de saint Thomas, c’est-à-dire aux évidences connues par soi dans la lumière du principe de contradiction.Rien assurément ne l’empêchait de le faire et tout même l’y invitait; mais, s’il l’eût fait, il lui n’était pas chose facile et il craint fort que Liberatore n’y ait complètement échoué.Des exemples Considérons en effet la liste des exemples qu’il nous donne de vérités du sens commun.Parmi les commîmes conceptiones du meilleur aloi, on y en rencontre d’autres beaucoup plus douteuses: les corps existent; Dieu existe; l’âme humaine survit au corps; les bons seront récompensés et les méchants punis dans une vie future, ou autres de même genre.Autant de conclusions de la raison naturelle, qui ne se distinguent de celle de la philosophie que par deux caractères: ne pas être le propre de tel ou tel indi vidu, mais appartenir au genre bu main tout entier; être des concluions en quelque sorte spontanées, [ni ne- doivent rien à Part, mais jaillissent spontanément de Pinte! iect, sine artis praesidio et sola vi nattiralis ingemi.M.Gilson ne nie pas l’existence ou la généralité de ce groupe de convictions spontanées, et il ne conteste pas la yaleu.’ théorique de persuasion qui s’y attache, ni l’importance considérable du problème oue leur existence soulève pour la pnilosophie.Les caractères généraux des certitudes de ce genre sont bien leur universalité, au moins relative, leur stabilité et leur constance.On ne songe même pas à nier que, selon l’heureuse expression de Senèque, la présôniption de ions les hommes ne soit un indice, un argument de vérité.La vraie dif ficulte commence lorsqu’il s’agit d’assimiler une telle présomption aux opinions communes de la scolastique classique et de leur conférer la même nature ou la même valeur de vérité.Certitudes de sens commun Si l’on définit les certitudes du sens commun, comme le fait Liberatore, judicia haec quae Aristoteles communes sententias appellavit, il faut conserver à cette formule le sens strict que lui donne Aristote.Si on le fait, on devra aussitôt constater une exception importante à la croyance universelle en Pim mortalité individuelle de l’âme, ainsi qu’en une vie future de récompenses et de châtiments: celle d’Aristote lui-même.Bien qu’il connût ces doctrines par son maître une assimilation pure et simple semble chose assez difficile.Cerles, toutes sont rationneues, mais elles ne le sont pas de la même façon et il est arbitraire de ranger sous un même “sens commun Pintellignece des principes, évidence qui règle tout évidence, et les anticipations encore obscures de la raison qui saisit la vérité sans encore la voir.Mais il y a plus.Si les certitudes du sens commun s’identifient aux conimunes con-cepliones de saint Thomas, p°i\' vons-nous considérer Deux existit, ou l’existence de Dieu comme 1 une d’entre elles?C’est au moins une sérieuse difficulté.Dans son commentaire du De Hebdomadibus, saint Thomas définit à la fois ce qu’il nomme “communis animi conceptio vel principium per se notum” comme une proposition ou “praedicatum est de ratione sub-jecti”.Or, chacun sait que selon saint Thomas, l’existence de Dieu n’est pas une proposition connue par soi quoad nos.Si toute conception commune est un principe connu par soi, l’existence de Dieu ne peut être une conception commune.Si donc on identifie les vérités de sens commun aux conceptions communes de saint Thomas, Ûeus exista (l’existence de Dieu) n’est pas une vérité de sens commun.Conclusion absurde assurément, et que saint Thomas rejett®.rait en ajoutant que le sensus communis de Cicéron et de Sénèque ne saurait être assimilé aux notions communes telles qu’Aristote et lui-même les concevaient.Tout ce qui est conception commune appartient au sens commun, mais tout ce qui est de sens commun n’est pas conception commune.Tel que le concevait Liberatore, le sens commun était donc une notion équivoque, dont la confusion intrinsèque préparait à ses successeurs bien des difficultés.Comme tant d’autres avant et après lui, Liberatore s’était laissé séduire par le secours apparent que semblent offrir à la métaphysique classique ses produits de décomposition.Les opérations de ce genro se soldent toujours par un écheo, Pour conférer au sens commun aei orateurs et des moralistes une valeur technique en philosophie, il fallait ou bien accepter le sens çora- (suite à la page 7) serait devenu aussi inutile que ce Platon, Aristote ne nous en a rien Tétait pour saint Thomas lui-même dit et rien ne nous autorise à pende parier de sens commun.Ainsi en- scr qu’il les a comptées parmi ’‘ces tendu, le sensus communis n’aurait opinions communes qui servent de eu qu’une valeur assez faible, même comme critère externe des vérités que Liberatore lui demandait de garantir.Celles auxquelles, il pensai, étaient, en effet, plutôt celles que Cicéron et Sénèque et Plutarque avaient chargé le sens commun de garantir, que notions communes d’Aristote et de saint Thomas.Bref, base à toute démonstration”.Entre les opinions communes d’Aristote, telle que: “toute chose doit nécessairement être affirmée ou niée”, ou “il est impossible qu’une chose soit on ne soit pas en même temps”, et ces autres propositions: “Taine humaine survit au corps”, ou “les bons seront récompenses et les mé- il s’agissait pour Liberatore de com- chants punis dans la vie future”, L’HISTOIRE DU CANADA POUR TOUS par lean BRUCHESI, professeur à l’Université de Montréal Tome I — Régime français $1.25 Tome II — Régime anglais $1.25 Prix Montyon de l’Académie Française Un livre (T’histoire vivant, simpls, clair et précis.En vente au Service de Librairie du “Devoir”, BE.3561* — 430 Notre-Dame est, Montréal.consulté, nui se montre au premier ^expression à sa signification ci-coup doeu, et qui découvre aussitôt céronienne et rhétorique.On le evidence ou 1 absurdité de la ques- trouva dans cerîains passages d’A-tjoii’ ii est-ce pas ce que j appelle ^ rjstote; “j'app^jg principes de la nos idées/ i démonstration, dit Aristote, les opi- Cette évidence immédiate et corn- j nions communes qui servent de mune que Fénelon appuie sur sa base à tonie démonstration, telles doctrine des idées et dont il use que celle-ci: toute chose doit nâ-pour établir l’existence de Dieu, le cessairement être affirmée ou niée, Père Buffier la décrivait plus sim- et il est impossible qu’une chose plement encore dans son Traité des 1 soit ou ne soit pas en même temps, premières vérités et de la source ainsi que toutes autres prémisses de nos jugements: “J’entends donc | de ce genre”.ici par le sens commun, la disposi- j Le sens de ce texte est clair, lion que la nature a mise dans tous j Comme le fait observer saint Tholes hommes ou manifestement dans mas, Aristote y dit simplement que la plupart d’entre eux, pour leur1 toute démonstration présuppose faire porter, quand ils ont atteint j des principes évidents, donc eux-Tusage de la raison, un jugement, mêmes indémontrables.Ces dignl-commun et uniforme sur des ob-1/afes ou axiomes sont naturelle-jets différents du sentiment intime ment et immédiatement connus de de leur propre perception; jugement qui n*est la conséquen ce d’aucun principe antérieur”.tous les hommes."Et quia talis co-gnilo principiorum inest nobis sta-tim a natura, concludit (Aristote-._ _ les), quod onines arles et scientias.Le P.Burtier quae surit de quibusdum aliis co- K jiïrrÆ t>î ; ti, , directnnnl ^ » dgj- i ÎS ““oS trine communes”, entendus à la manière de cariés,enne du sens i'B "ne, et thomiste que les adversaires de La-précisément parce que cette derniè-1 mennais décidèrent de nommer le re condamne le philosophe au s°- “sens commun”, hpsisme.Quand on demande aux ; philosophes du sens intime “s’il est ie p liberatore évidemment certain qu'il y ait des corps et que nous en recevons les Ainsi entendu, le sens commun impressions, Us répondent nette- \ des néo-scolastiques du début du ment que non”.“La première j XIXe siècle devenait quelque chose LE TELEPHONE SERT DANS LA FAMILLE LEBON conséquence de ce principe (du sens intime) est celle que nous avons déjà touchée, savoir: que nous n’avons aucune certitude évidente de l’existence des corps, pas même du nôtre propre".C'est donc bien contre Descartes et l'idéalisme qui en découle que Buffier dirige propre doctrine du sens com- de tout autre que celui de Lamennais et de Reid.Le Père Liberatore était un trop bon thomiste pour ne pas avoir claire conscience de la nature propre de l’oeuvre qu’il accomplissait, et Ton peut ajouter que Sanseverino et Zigliara ne lui seront pas inférieurs sur re point.Pour eux, le sens commun tel que l’entendent leurs adversaires est tic par le principe de causalité.Conséquences de la doctrine , _ , 4 La pierre d’achoppement de la donc je suis” de Descartes,^ et n!(jor(nn(, n’était pas dans le raison- prendre pour majeure de Targu-1 nement lui-même, oui est impecca ._________.mentation initiale vers la recher-j ble, mais dans le fait que Descartes intime, pour garûntir l’existence du élus par voie r che de la vérité ce principe im-ine peut expliquer la sensation sans monde extérieur.T.e réalisme du fond, Tapologé liai posé par Descartes.Comme j admettre une union réelle do Pâme sens commun de l’école écossaise c’était cette année l’anniversaire j et du corjis, de quelque façon d'ail-(vient en fait du Père Buffier.M.de Descartes, je lui dédie ce fait, leurs qu'il l’entende, tout en fon Gilson ajoute en riant qu’il ne re car c’est son plus beau triomphe de liant sa doctrine sur leur complète ; vendique pas le fuit par patriotis-voir adopter comme majeure de Tar-, et non moins réelle distinction.met Ciir à ce compte il laisserait gumentation néo-scolastique cc qui Ç/'st pourquoi, partis comme lui volontiers cette gloire à l’école était pour lui le point de départ de d une pensée qui n’est que pensée, écossaise, car elle a produit bien sa philosophie qui était dirigée SM disciples arrivèrent bientôt à le (|ps enm,is «raves, contre la philosophie scolastique, éonclusion que la sensation n’impli- jj arrjVe souvent que, iors- .;I’!7 ,hl ,c1or,,,s s'"' 1'1 que se présentent des difficul- Ideoltsme et réalisme pensee, d ou i suit qu il ny a rien T, nhilosopbimies nui n’ont ! ! pas été résolues16 par ceux "mê- mes qui ont présenté la philosophie, les disciples cherchent •mède proposa en à la connaissan-monde extérieur, ceux qui corriger l’erreur, voulu- - tninrohm Ia «cveiaiion.i mu eu e à la page, et se servir du ternes sont difficilement interch, n-, cartésianisme.Or les positions phi- geables sans détruire la ptiilosopnie j Alors survint Berkeley, qui fit j losophiques différentes ne peuvent tnnlpmpnf nhsprvpr mu» Hrm Et vous avouerai-je?C'est ce quiIde causalité puisse s’appuyer pour) me rend extrêmement incertain à j en inférer l’existence du monde ex- même qui adopte ainsi un système qui lui est étranger, et on peut se demander si en introduisant dans la scolastique la méthode idéaliste, on finira par arriver m, réalisme.Mais avant de discuter cette position prise par la philosophie néoscolastique, il convient de se demander les raisons de Texisteoce même sa ., , ,, .i mun, lorsqu’il cite comme le pre-; sait, tant qu une operation spécia-.mjer exemple des jugements ga- une oplnatio quaedam rejicienda .* 1 e, *! fai pas rantis par sa certitude: "il y a d’au- qui se confond avec la doctrine de c c rtitude intellectuelle garan-1 jres £jres et d’autres hommes que Reid.Us rejettent donc celte facul-i moi nu monde”.té nouvelle mal définie, dont tout j Aussi, dès 1732, un homme, ,-e qu’on sait est qu’elle promulgue effrayé par les conséquences du infailliblement des jugements vrais, | cartésianisme, ne voyait plus d’au-j bien que ces jugements ne soient Ire ressource que le sens commun, ni immédiatement évidents par soi, i ce complément nécessaire du sens! ni fondés sur l’expérience, ni c’on- \ de raisonnement.Au tique du sens commun revient a restaurer le reidia-nisme, c’est-à-dire à faire reposer tout l’édifice de la connaissance vraie sur lies jugements instructifs et irrationnels.“Rien, dit Liberatore, n’est plus pernicieux qu’une telle doctrine, rien non plus n’est plus opposé à la nature de la raison, car si la pensée ne peut refuser ces jugements, bieri* qu’ils ne soient ni démontrés, ni évidents, il lui faut donc se soumettre à des certitudes qui sont à la fois conformes à lu raison, puisqu’elle les ac-cepte, et irrationnelles, puisque rien ne les justifie.Cela est contradictoire et impossible.En fait, imaginé comme un remède au scepticisme, le sens commun ainsi conçu nous y installe à demeure; il échoue sur l’écueil même qu'il devait nous faire éviter.Rien de mieux jusqu’à présent; mais il est plus difficile pour un thomiste de dire ce qu’est le sons commun que de dire ce qu’il n’est pas.Ine fois réduit aux rom mûries sententias de saint Thomas, il soulève inévitablement deux problèmes; celui de sa nature et celui de son contenu.D’abord, sa nature.Est-ce une faculté nouvelle at; l’égard de cette attitude.On est arri- térieur.C’est donc bien parce qu’il " f; ï,,,, ,, Venu vé à se demander s’il n’y aurait pas était pour eux nécessaire ‘de prouver * *.rm,vr îf’k, lieu d’améliorer la philosophie l’existence (les corps que cette pmi- j mSajisme e Timposs^m d’Aristote et de saint Thomas ye leur était impossible.Peu leur 1 t,.' !-!!,.I1?,.:.d’Aquin en y ajoutant le prologue ! importait d ailleurs.S’ils ne sa- ™M,, C d cartésien.Mais chaque philosophie paient pas que le monde extérieur ™ du " SUr la f01 ! rent'êTre k simplement observer que rien n’est s’assimiler les unes les autres; et changé au récit de la Genèse, soit : q arrive que le suc d’une doctrine qu on admette 1 existence de In ma- PSt lin poison pour l’autre; et pour tlère, soit —— — ¦*’— *• — 1.¦ dut à son qu on la nie, d ou il con- philosophie d’Aristote, une dose .,,r’ "if, logiquement cartésienne était du poison, que n étant ni capables de savoir, ni tenus de croire que le monde materiel existe, le plus sage est de dire qu’il u’existo pas.Réaction Reprise par Reid, puis par Jouf m i pal Nvv.itfv.u d u «.t " liri( de nuit alors que V heure* est en vi G.M.GRANT, Gérant VOLUME XXVIII LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 3U NOVEMBRE 1937 Un livre qu'il faut lire "Témoignoges de la jeunesse canadienne-française" Le premier congrès thomiste de la jeunesse canadienne-française a été un événement capital pour l’orientation future de notre peuple et un signe évident de la rénovation qui s’opère.Le congrès tçnu grâce au dévouement inlassable des RR.PP.Dominicains d’Ottawa et enrichi par les précieuses directives de S.E.le cardinal Villeneuve et de S.E.Monseigneur Forbes, ne pouvait manquer d’obtenir un plein succès.Notre jeunesse, devant l’injuste situation qui lui est faite et devant la crise d’orientation dont souffre notre peuple a lancé, en cette occasion, le cri d’alarme et l’appel sauveur.Elle ne veut plus de ces belles théories irréalisables, de cet aplatventrisme dégradant, de ces discours vides de sens et de sincérité.Elle sent l’extrême nécessité d’une reconstruction et veut faire oeuvre durable.Mais, pour que son action soit efficace, elle désire la baser sur la contemplation, sur le roc solide de principes irréfutables, d’une philosophie à la fois saine et réaliste.Le thomisme ne pouvait manquer de lui apparaître, pendant ce congrès, comme une base nécessaire, une source féconde, une lumière qui allait la diriger dans son oeuvre de reconstruction.Et c’est ainsi que cette philosophie si lumineuse, depuis trop longtemps reléguée dans les nuages de l’abstraction, allait pouvoir descendre enfin dans la réalité et révéler ainsi toute sa fécondité.On ne pouvait pas laisser passer inaperçue la manifestation de cette mentalité nouvelle.Aussi, les RR.PP.Dominicains ont-ils pris l’heureuse initiative de publier un compte rendu substantiel du congrès.Cette intéressante brochure, qui vient de paraître, contient une vaste enquête sur notre vie économique, nationale, culturelle, politique et religieuse.Puisque nous sommes menacés de toute part, chaque aspect de notre vie fait naître un problème dont la solution rapide s’impose.Aussi, après nous avoir montré nos positions actuelles, l’ouvrage nous apporte un magnifique exposé de la doctrine de S.Thomas sur les différents aspects de ta vie d’un peuple, les solutions lumineuses et les principes directeurs qu’il propose et qui doivent présider à toute réforme effective.En nous procurant cette brochure, nous posséderons donc un merveilleux programme de restauration nationale.Aussi, les jeunes qui veulent vivre vraiment et devenir des facteurs de la rénovation dans un mouvement unifié, tous ceux qui s’occupent de la jeunesse et qui appartiennent à la géhération des vivants devront s’en inspirer, s’ils veulent édifier une oeuvre solide et efficace.Maurice LAMONTAGNE (1) Journées thomistes II.Témoignages de la jeunesse canadien-ne-française, 1936.Les éditions du Levrier, 9.'», Empress, Ottawa, 1937.Prix 10.35.(En vente au Service de Librairie du Devoir.430 rue Notre-Dame (est), Montréal).VIENT DE PARAITRE: "L'organisation corporative" Compte rendu des journées d’études sociales, tenues au Grand Séminaire l’été dernier Cet ouvrage contient, outre une lettre préface de Son Excellence Mgr Deschamps et le discours d'ouverture de M.Rosario LeSleur.P.S.8 supérieur du Grand Séminaire de Montréal, le texte des douze conférences données à ces journées par Mgr Lebon, P.D.les abbés Benoit et J.-B.Desrosiers.P.S.8 les RR.PP.g.-H.Lévesque, O.P., Archambault.S.et Gustave Sauvé, 0.M.I.Il est divisé en cinq chapitres: I-2-Nature et nécessité de l’organisation corporative u—Pour établir les corporations, 11 faut avant tout, préparer l'opinion publique et former des chefs honnêtes, désintéressés* et compétents.III—On devra utiliser comme éléments précorporatifs, dans l’Industrie.les syndicats ouvriers et patronaux et, dans 1 agriculture.t’U.C.C.IV—Après avoir groupé un nombre suffisant de membres dune même profession, 11 faut leur donner un conseil supérieur et obtenir pour ?,e ^T^U.,Lu.pérle'lr l’Investiture légale, y—QUESTIONS SPECIALES: a) Dolt-on tendre au fascisme Italien?b) Dolt-on tendre aux corporations .nationales?c) Le conseil Intercorporatif pourra-t-U ser-vlr de conseil économique?d) Dolt-on ten-«re à la représentation professionnelle?Chaque conférence est suivie de ques- 1."* réponses qui sont la substance des Intéressantes discussions qui firent le grand Intérêt de ces Journées d’études.Appendice “Les Anclen-nes Corporations , par l’abbé Alfred Trein-b av président du cercle d'études sociales du Grand Séminaire.Cet ouvrage rendra de très grands ser- l'orearuàim per80nnes dul s'intéressent à 1 organisation corporative et aux ques-.coctales eu général.H,.au prlx de 50s 4 la Librairie du Devoir .430 Notre-Dame est, Montréal.accueil du public lettré.Bien pensé, bien écrit et bien présenté, 11 se distingue à la fols par la forme et le fond.Quelques tableaux y sont tout à fait remarquables.Ainsi: la marche de notre civilisation (p.88-91): le rapprochement de saint Paul, ?.e.„salnt AususUn et de saint François (130-133); la nature du thomisme « 1937.Admirai Cad.Albany River .Algold .Amity Gold ., .lAmos Cadillac .Bailor .Barber Larder .Basin Gold.Bldlamaqua .Blg Long Lac .Blg Master.Bllmac .Blouln Lake .Brae Breest Brown Bousque* .Brown Cadillac .Can.Pandora .Candalaca Cap.Rouyn nouv.Chlbmac.Clerno.Cuniptau.Darwin .Dawson White .Dempsey Cad.Dunlop nouv.Fleming.Fontana.Garnet.L.L.Gateway Pat.Gold Bar.Gllbec.Golden Gate .Qoldslde.Halllwell .Hudson Pat., Hutchison Lake .Johnson Nip .Kaw Crow.Kawagama.Kenrlcla .Lacoma .Lake Geneva .Lakehlll.Lake Rowan .Lamaque Lafayette L.L.Leroy Mines ,, .Manawakl .Martin Bird .Magnet L.McCarthy Web Moffatt Hall nouv.Molydenlte.Monarch .Mooshla.Mosher .Murmae ., Norlake .,.Obalskl .Oklend .Old Diamond .O'Leary .Oriole.Pascal Is .Potterdoal Pan Canadian .Porcupine Lake .Quebec Eureka .Quebec United ., , Que.Manitou .Red Gold .Routhler Cad.Bubec , .Salmo Cons ., Schrelber ., Séguin Rouyn .Shamaqus.Shenango .Sigma .Slscoe Ext.Sk(X)kum So.Mckenele Is Smelters Gold St-Plerre Cad., Stanley Gold .Sturgeon River .Tlblemont Is Tonawanda .Upper Canada .Wawbano .Wendlgo West Red Lake Westwcod Cad.White Horse Wlnogs VTork Bousquet Young Davidson .16 .18 .48 .39 .02 .02% ,02 .37 .10 .06 .03% .06 .12 .06 .04 .03 .09% .10 .27 •08% .06 .09 .04% .07 .03 .05 •04% ,10 .18 .03 .05 .02 .02% .48 ,02 .51 .04 .07% .02 .05 .12% .24 .09% 23 .04 — .29 a 90 6 35 .02 .03 .04% .05% 125 1.35 .29 .31 .04 .06 .11% .14 .08% .08 1.40 155 .03 .05 .48 .36 .01 .01% .01 .35 .05 .10 .03 .01% .09 .06 .05 .02% .02 .03 .03% .07 .16 .03 .03 .01 .01% .451/a .01 .48 .03 .06 .01 .03 .11 .09 .19 .02 POia.BS VIVANTES.— A-5 Ibs et plus B-4 A 5 lbs C-3 A 4 lbs i'l > .10, hmiiis (|iie He;ul .\ulliiei' a ay: ee (ratilaiil.D’Mrieii a I.SIO.in fail .05 ,i POi'iJ'rrs A ROTIR, aéiectla«né*.A-5 lbs et plus .B-4 A 5 lbs .C-3 A 4 lbs .OEUFS A-Oros .,A-MoyeiLS .A-Poulettee B .21 O — .18 .16 .14 .11 .20 .18 .16 .41 .31 .30 .23 .08 .09% .07% .18 .11% .00% .04% .07% .31 .01 .22 .19 .02% .14 .48 09 .11 .02 ,02 ,11 2.75 .02 .01 .02 .03 .21 .02 .27 .01% .17% .02 .10% .06 .06 .30 .22 .10 .10% .07 .09 .10 .13 .01% .08 .08% .34 .02 .25 .21 .04 .16 .50 .11 .13 .03 .02 .03 .03 .15 13 3.25 ,23 .03 ,03 .03 .04 ,06 .24 .07 .03 .29 .03 .19 ,03 .12 .08 .08 .25 .25 I Marché des changes ! ('.(nirs moyens à l’ouverture tels I tue fournis par Heauhion et P.iir Ouv.l.n prorhietion de cette noiir la premiere quinzaine de no-!'- "u veinhre, a été de $.5'2.')96.reii-j c * 1 «c.•> a «j 00 a.i dement moyen est de $11 la tonne., ' “naqo‘^'nàin biiulis que le moulin travaille a l’i’anee.franc .0.0- .0340 90.38 p.e.de son i>lein rendement.Delgnpie.helga.‘ _ .Italie, lire .0.-.’2('._.05‘2f.l-‘i Dividendes dédorés Suisse, franc .103 Hollande, florin .40‘2 VELAUX ABATTUS, Bugralssés au lait.-Bon .13 Moyen .11 Commun .09 POUIJITS ABATTUS «ngralasés au lait .V-8 Ibi et plus .28 A15 A 6 Ibs .,27 A-4 à .5 Iba .25 B-6 Iba et plus .25 B-5 A 6 Ibs .24 B-4 A 5 Ibs .23 I l•¦.s|ulgne.i>esela r.anadian Wirchonnd h o \ e s.37 1-2 rents par action paya- ble le 2 janvier aux aelionnaiies inscrits le 15 décembre.Dominion Foiindries and Steel, $l.')0 par action privilégiée, payable le 1er décembre aux adiyn-raires inscrits le 20 nnieintire.Nova Sentia Light and Power r.p.-$1.25 par action ordinaire, payable le 3 janvier aux actionnai-1 nadienne : .193 Suède, couronne .‘2()8 Norvège, emironne .‘2l'8 Danemark, eoiiromie .’20S Hrèsil.milreis .1190 l'ilals-rnis, dollar $1 132 p.e Mleimigiie.H.Mari: .’2382 \ MIDI ('.ours fournis par l.i Presse (’.a POUIÆT8 ABATTUS, sélectionnés.A-(i Ib.* et plus .2313 A.5 A 8 Ib» .5500 A-4 A 5 ibs .OtiOfl b-5 A 6 Ib» .2.575 B-4 A 5 Ibs .• wI.Vl ABATTUl».Sétectlonné*» Spécial.5 IbA et plun ()r>70 i p\\\A A-4 A 5 Ihft .rsr.; A-.1 A 4 .403ri; B-5 IbA et pliiB .U'4 a 5 \hn Bourse de New-York Csurs fournis par 1» aiaisM L.-2.lUKOK'C R CIE, 471 rus bsint-Fran.-Xavler Ouv Allied Chemloal .355 American Can 85 American Power 61 Light 7% American Braeltlng 48% American Water Vvorks .14 American Tel.Je Tel.___ 147 Anaconda 291, AUrhUion .Atlantic Refining .20% Baltunore R (Jinlo .Il-, Bendix Aviation .13% Biuneaem oteei .50 canaaun Pai-iiic .g Case Turesimig Machina .89% ceiTO ue Pasco t;a|>p«r 40% , Lommerclal ooivenwi .8;i t Cniysier Motors .57 % I LOiumoia Via» je Elsctrto .10 Consolidated üloisoa.2(’s i .éougias Aircraft .32% [ uupont .lOo a I i.e,.tric Auto-Lits .20% 1 ii.ec.l’ower A- Light .13% i r'reeport Texas .23 vieneral Fuous Corp .30% ' General Motors .34: a , Gilieite Midi 155 85 Int.Pet.Mass.-Harris .MoColl Front.Mont.Power .Mont.Pow.Deb.Nat.Brew., Nat.Brew.prlv.Nat.Steel Car Ogilvie Flour , .Penmans Ltd .Penmans Ltd com.Quebec Pow.at.Law.Corp.St.Law.Crp, 'A' pr.St.Law.Pap.pr.Shaw.W.& p.Steel of Can.Steel of Can.prlv.United Steel ., Winn.Elect.'A' Winn.Elect."B" 14 13% 14 17% 17% 17% 29% 29% 28% 30% 31 218 218 101% 102% 89% lOO'J .88 .89 103>(| 103% 5% 17% 6% 17% Commerce N.-Ecoase .BANQUES 155 284 Le Cur5 Compilatiaa oe nt ______ rOBOET * da 8S1, Sailli-Fnuicots-Xavier, Montréal Valeurs 10 Asbestos ISO^Abltlbl .110 Beauharn.Br Am Oil S*Can.Dredge 175*Can.Malt.435•Cons.Pap.1375 Hcume Oil 50 MoL.Paper 25 M.R.& Co 170»Boyallte Oil 10 Bathurst B 50 Fra.V Tru, 1900 Dalhousle 140 Donna."A” MINKS— 1000 Aldermac ., 1000 Beaufor 2000 Big Miss.lOO^Brownlée ,.1200 Cart.Mai.800 Cen.Cad 11, 14000* Duporqu ert 3000 Lam.Cont.1200 Bed Crest .225 O'Brien 200 Parkhlll ., 2200 Perron ., 200 Read Autb.5000 Reward .1000 Shawkey 200*Sher.Oord.UOOO'Stadacona 500 Sullivan ., 300 Th.Cad.2600 Wood.Cad.7% 1 18 7 % 1 15 Ouv.Haut Baa 57% 57 1', 57% 200 8% 21 34 36 7 % 1 IS 19 13 42 5 18 65 7% SO 21 36 4 9% 35 6% 3% 42 490 13 % 1 20 3 60 5 34 130 49 % 100 33 37% 11.00 S7 % 7% 1 17 COURS BN rERMCTURB BIER HsBMnlon du Canada: Offre Dem.2%r OCt.IS 1938 2%% juin 1er 1843 2%%, aov.15.1844 .13% OCt.IS, 1842 .3% Perp.88% 87 3% 1er Juin 1950-55 98% 97% 3%% Juin 1er 1846-49 .99% lOOV, 3%% nov.15, 1948-51 .W»% 1U«% 3%% 1er Juin 1955-88 .98% 99% 3%% OCt.15 1944-49 .101% 102% 4% OCt.15, 1939 .103% 104% 4%% sept.1er, 1940 .105% 108% 4% OCt.15, 1943-45 .105% 106% 4% OCt.15.1947-52 .105% 106% 4%% OCt.15.1944 .109% 110% 4%% fév, 1er 1946 .109% 110% 4%% nov.1er 1946-56 .109% 110% 4%% 1er nov.1947-57 .109>/4 IIOV4 4%% nov.1er 1948-58 .109% 110% 4%% nov.1er 1949-58 .109% 110%.5% nov.15, 1941 .109 110 5% OCt.15, 1943 .Ill 112 5%% déc.1er.1937 .100 AVEC CARANTUi OB L-RTA* C.N.R.2% 1943 .#7% 98% C.N.R.2%% 1944 .97% 98% CN.B.3% 1944 .100% 101% C.N.R.3% 1945-50 .95% 96% C.N.R.3% 1948-52 .85% 98% C.N.R.3%, 1948-53 95% 98% tC.N.H, 4%% 1951 .113 114 tC.N.R.4%% 1958 .113% 114% •C.N.R.4%% 1957 .112% 113% tC.N.R.4%% 1955 .115% 116% C.N.R.5% 1954 .116*4 117% tC.Nj».5% 1948-69 .117% 118% iC.NR.W.l.Sa.5% 1955 .117% 118% iMont.Harbour 5% 1949-69 ,.117% 118% PROVINCES ET MUNICIPALITES Alberu 4% 1954 .51% Alberta 4%% 1958 .53 •British Columbia 4%% 1952 •British Columbia 4%% 1953 Manitoba 6% 1947 .•Manitoba 4%% 1958 .Nouveau-Brunswlck 3% 1951 .•N.Brunswick, 4%% 1981 .Nouvelle-Ecosse 3?r 1950 .•Nouvelle-Ecosaa 4%% i960 .lOntarlo i% 1962 43 41 % 43 67 6S M 50 49 50 22 21 32 9% 9 % 9 42 40 40 50 45 46 33 32 32 38 37 */, t 38 • hora-liate.Le marché des grains «7% 89% •5% 88% 89 82 102% 104% 93% 95% 108 110 104% 107 tOntarlo 4%% 1949 .109 110% Ontario 3%% 1951 .98% 99% Prov.de Québec 3% 1951 .95 98'.', Prov.de Québec 3%% 1949 .98 99% I P.B.3% 1945 97 99 Prov.de Sask.4%% 1951 .74 77 Prov.de Saskatchewan 4% 1954 61 65 MUNICIP-IUTES; Calgary, 5% 1945 .63 68 Edmonton 5%% 1947 .7u Vt Montréal, 4% 1945 .99 Vi 101 •Mont.4%% 1971 .101 103 Québec.4%% 1950 .lOll'r 193% •Salnt-Jean, 4%% 1971 .102 105 Toronto, 4%% 1845 .10/% 110% Trola-Hlvlères 4*%% 1956 .101% 103% •Vancouver 4%% 1968 .80 85 •Winnipeg 4%-/o i980 90 93 Ecoles Cath.Montréal, 4% 1948 99i/a 101*/, Ccmmls.Métrop.4%% 1982 .101 103 Do.4% 1947 .99% 101 Blé:— Mat ., Juillet Novembre Décembre Avoine:— Mal Novembre Décembre Orge:— Mal Novembre Décembre Seigle:— Mai Décembre Lin:— Mai .171% 170% Novembre .168 Décembre .169 187% CHICAGO Blé:— Mal .90 89*ii Juillet .85*4 84% Décembre .90% 89*% Mais:— Mal .56% .57*5 56% Juillet 57% Décembre .¦ 53% 53% Avoine ;— Mal .29% 29% Juillet 29% 29% Décembre .30% 30% Seigle;— Mal .esvii 65% Juillet ¦ 62% Décembre 65 64^- •Payables su Canada et A New-York.IPayables Canada, New-York et Londrea.CIES DE TRANSPORT Can.Atlantic 4% 1955 .93 % 95*/, C.P.R.3*% 1945 .88 % 90*% C.P.R.3%% 1951 .89 91 C.P.R.4Ç|, 1949 .93 % 95% C.P.R.5% 1954 .101 103 C.P.R.6‘/c 1942 .104 106 C.P.R.4%% 1944 .98 100% C.P.R.Debs.4% perp.84>'4 86% C.P.R.4%% 1946 .89% 101*% C.P.R.4%% I960 96 98 Can.SS.5% 1957 .73% 75*% UTILITE.*! Assoc.Tel.Se Tel.3%% 1953 .72 75 •Avon.Tel.5'/a.l> 1957 .97 1871* i MacLaren Power 5%% 1981 .100 90% 85% 91% 58% 57 >,2 53% 30% 29% 30% 68% 64% 88% 84% 89 56 57% 52% 29% 29% 30% 65% 64% Do.5%% 1984 .99 Mono.Coke Mfg.4% 194Î ______ 103 gs ;Mont.Is.P.3'/,% 1957 .lOS'A 106% 85U Mont.L.H.& P.3%o/, 1956 .99*% 101% Do.3%% 1973 .94 98 Mont.Tram.5erv.ol New Jersey $1.99 I t teurs Individuels.9') 1.') 16' na-io I 0 TOIX DE RFSVIISE .11.1,111 l-Z ; Pour 1» semaine finissant le 23 novembre 1937 Inclusivement: BEURRE — No 1 Pasteurisé No l non pssrju'.ri.sé No 2 FROMAGE Blanc No 1 ,13 5.18 No 2 12 5-16 No 1 No 2 29% 28’, .28% Coloré .13 7-16 .12 7-16 TRJS IMPORT.ANT - Aucune conunls-Mon ou fraU d emniiigaslnage A déduire de no» prix de remise de beurre et fro- AMMMX VIVANTS L ppot SoiiHicrn Uinada Power Foiupany, Limited qui vient d’être émis pour j prix obtenus sur le merché , Providence, bat Phil Furr, 149 1-2, Washington, D.C., (10).Washington.Tony Dupré, 123, Manchester, N.H.bal Baby Manuel, 1244^-2.Washington, (8).New-York, Mickey Farber, 134 3-4.bat Johnny Cabello, 1301-2, Puerto Rico, (8).LUTTE Montreal, Yvon Robert, 224, Montréal, bat Ali Baba, 205, Dé-troit, deux chutes.Portland, Mc.— Manuel Cortez, 190, Mexico, bat Cime , Montana.194.Quincy, Mass., (Montana dis-pial Lfié).Strickland bat Al Delaney Londres, 30.— (P.A.) — AJ Delaney, d’Oshawa, Ont., boxeur de la catégorie poids lourd, a perdu la décision contre Maurice Strickland, de la Nouvelle-Zélande, à l’aréna ''arringay, hier soir.Au même programme Eddie Wenstob, d'Edmonton, a remporté le verdict contre Reby Lcibrandt, champion de l’Afrique du Sud.Un troisième Canadien à l’oeuvre dans une arène de Londres fut Ken Robinson, de Toronto, qui a perdu le verdict contre Ben Valentine, des Iles Fi^i.Ce combat fut disputé â Earls Court.Drillon.Toronto .H.Jaclcson, Toronto Horaer, Toronto .¦ • Appe, Toronto ., .Stewart, Américain .J.Conacher, Toronto Thoms, Toronto .Metz, Toronto .Schrlner, Américain .aagnon, Canadien _____ Manthu, Canadien .Northcott, Montréal .Mnodou, Canadien Haynes, Canadien — vViseman, Américain .Boll, Toronto .Lorrain, Canadien .Kelly, Toronto .Ward, Montréal .,-owler, Toronto Blake, Canadien .Chamberlain.Toronto Anderson, Américain .Gain, Montréal .Chapman, Américain .Jerwa, Américain .Bllnco, Montréal .Cook.Montréal Carr, Américain.jallagher, Américains >esllets, Canadiens Jollat, Canadien - Robinson, Montréal .l'-mms, Américains Davidson, Toronto Droun, Canadiens Trottler, Montréal ., Wentworth Montréal Smith, Montréal .Marker, Montréal .Oracle.Montréal .Shlll, Américains .Klein, Américains ).,éplne, Canadiens .Slebert, Canadiens .Burwell, Canadiens Evans, Monti éal .Smith, Américain .Parson.Toronto .Runge, Montréal .Hamilton, Toronto .Day, Américain - McKenzie.Canadiens Shields, Montréal ! Shannon, Montréal .Murray.Américain .roupille.Canadiens ,8-mb, Américains .lohnson, Américain .en B.A.Pts ml.8 7 15 i 7 a a 6 5 3 6 4 3 3 3 2 a 4 3 3 2 2 1 3 -0 0 0 0 0 1 a a i i i i 0 0 0 0 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 O 0 0 0 0 0 0 0 0 0 12 i 10 12 10 7 9 0 8 8 8 2 3 5 1 3 4 3 3 4 4 1 3 a 3 3 4 2 4 4 4 4 4 2 O 0 1 1 1 1 2 2 2 2 O O 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 0 O O O O 0 0 O O SECTION AMERICAINE Barry Détroit .5 vomnes.Chicago 4 îchmldt, Boston .S Thompson, Chicago .1 5 4 3 3 Jlllon.Rangers Detltrfe, Boston March.Chicago Dumart, Boston .Jowley, Boston .1 Dottsellg, Chicago Lewis.Détroit N Colville, Rangers Bmlth, Rangers .1 Bauer, Boston Pratt, Rangers .Watson.Rangers E.Seibert, Chicago .Sands, Boston .,.Kirk.Rangers .Sorrell, Détroit.Aurle, Détroit .Keeling, Rangers .H.Ktlrea.Détroit 1 1 0 2 2 2 1 1 2 2 Goldsworthy.Boston .2 Dahlstrom.Chicago .1 Shlbtcky, Rangers .1 Pettlnger.Détroit .1 Howe, Détroit _____ Clapper, Boston Welland, Boston Hextall, Rangers .Trudel, Chicago Cooper, Rangers .Hollett, Boston Brydson.Chicago Palanglo.Chicago 0 0 0 0 1 1 1 1 1 M.Colville, Rangera .O Liscombe, Détroit Patrick, Rangers Kendall, Chicago "Kelly.Detroit Ooodfellow.Detroit Bruneteau, Détroit A.Jackson, Boston Shore.Boston .Drouillard.Détroit Portland, Boston 1 0 0 0 0 0 O 0 0 0 Young, Détroit .0 Bowman.Détroit Burke, Chicago .Wlebe.Chicago Heller, Rangers McDonald.Détroit .Coulter, Rangers .Hlll.Boston Hamlll, Boston .Sherf, Detroit .W.Kllrea, Detroit Levlngsky.Chicago Doran.Détroit .Jenkins, Chicago.0 0 0 0 0 » O 0 0 0 0 0 0 3 4 2 6 1 2 3 3 5 3 3 2 3 3 3 4 1 1 1 2 2 O 0 0 1 1 1 2 2 2 2 O O O 0 0 1 0 1 1 1 Ji 1 I 1 1 O O O 0 ¦O 0 0 O O 0 0 0 0 O O 2 0 4 4 2 2 0 4 2 4 2 5 0 0 4 17 14 2 4 0 2 2 0 0 0 2 0 O 6 0 2 2 18 10 2 0 4 O 4 2 2 2 1 10 1 4 $ÿ$$S39S$SSSurrionn ajouter à cette dé-elaration que la Blark Horse eat mûrie à point et parfaitement équilibrée.C’est ce qui fait qu’elle favorise autant la digestion).I Montréal, mardi I.K DK VOIR 30 novembre 1937 Les missions catholiques Message de et le conflit sino-japonais Roosevelt rhanghaï (Agence Fidçs).— Quand on s’imagine de loin une guerre, on pense généralement que toute l’activité pacifique habituelle des populations est suspendue; dans un panorama de convention on ne voit que combattants et blessés.Mais il n’en est pas ainsi; la vie habituelle doit continuer, sans doute réduite, dans les difficultés et les souffrances, mais pile continue.Zi-ka-wei, le grand centre missionnaire des Jésuites français, aur.portes mêmes de Changhaî, n’a pas encore souffert de la guerre; quelques obus et des balles perdues n’ont causé ni dégâts matériels ni pertes de vies humaines.les cours de philosophie et de théologie du scolasticat et du séminaire ont repris, alors qu'à quelques kilomètres gronde la canonade.L’observatoire continue ses travaux scientifiques et poursuit la signalisation des typhons.Le grand collège Saint-Ignace a lui aussi rouvert ses portes, se fondant momentanément, par raison d’économie, avec l’école normale.Le pensionnat de l’Etoile du Matin pour jeunes filles païennes, le pensionnai chrétien des Auxiliatrices îles Ames du Purgatoire ainsi que le collège de Yang-chow, les facultés de sciences, de médecine, de droit et les classes préparatoires de l’université l’Aurore ont recommencé leurs cours.ÿ ^ Et cependant c'est la guerre implacable qui fait rage et qui avance partout, guidant son cortège de souffrances.11 csl difficile d’évaluer les misères causées par ce conflit dans la région la plus peuplée et la plus industrielle de la Chine.D’immenses filatures bombardées et incendiées mettent en chômage des centaines de milliers d’ouvriers, les champs de coton et les rizières verdoyantes sont abandonnés par les paysans et tout ce monde se réfugie a Changhaî, encombre les rues et couche sur les trottoirs; les familles sont dispersées, les enfants perdus et sur toute cette foule plane la menace.plus terrible peut-être que l'incendie ou la mitraille, celle des épidémies ef du choléra.* “ lemenl, ectués Dire les prodiges de dévouei de charité, d’ingéniosité effe par tous, autorités civiles et reli-, gieuses, associations publiques ou simples privés, catholiques, protestants ou boudhistes, est impossible.Cette guerre, pour atroce qu’elle soit, contribue cependant à mettre en relief le vieux fond d'humanité qui sommeille au coeur de l’homme, à révéler les dévouements et souvent des héroïsmes qui s’ignoraient.Changhaî, qui fut si souvent la ville des plaisirs scandaleux, n'est plus aujourd’hui qu’une capitale de lu souffrance, vaste champ qui abrité toutes les misères.èè *é -è A Zi-ka-wei cl à l’Aurore, tandis que les élèves font de leur mieux pour écouter leurs professeurs, tonies les salles disponibles mises à lu disposition des blessés et des réfugiés ont fait de ces centres d’étude des centres de charité chrétienne.Tous les locaux disponibles, tous les préaux, tous les abris sont occupés.Toutes les marmites du collège el île la résidence ont été immédiatement chauffés pour nourrir les affamés.Dire comoien de malheureux sont passés par Zi-ka-wei depuis le
de

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