Le devoir, 18 décembre 1937, samedi 18 décembre 1937
Montréal, samedi 18 décembre 1937 REDACTION IT ADMINISTRATION 430 EST, NOTRi.DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE ;.BEIiir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 Gérant :.BEIair 2239 DEVOIR VOLUME XXVIII - No 29T Directeur-Gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ « 00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.200 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Notes de voyage A travers l’Allemagne hitlérienne Le régime de la presse — Extrême réglementation — Les journaux qui ont l'air dêtre libres-Comment on surveille et traite la presse étrangère — Il n'existe plus# en Allemagne, d'opinion libre — La question religieuse — Le culte abusif de la force M.Mackenzie King répond à M.Hepbum pageS Vienne, le 23 novembre.(Suite d'hiet) Quant à la presse telle qu’on l’entend dans les pays de régime démocratique anglais ou américain, — voyez le Canada, les Etats-Unis, l’Angleterre, les Dominions britanniques, — elle n’existe plus, en Allemagne.Il y a bien des journaux, et de considérables, même s’ils ne le sont plus autant qu’avant 1933.Il n’y a qu’une presse dirigée.Il n’y a plus de presse libre.Chaque journal prend et reçoit ses consignes par l’entremise du bureau de la propagande que dirige le ministre Goebbels; et ce bureau de propagande prend ses consignes lui-même aux bureaux du chancelier, à Wilhelmtttcme, où sont groupés, à proximité immédiate du coeur du Reich, presque tous les ministères.11 y a en Allemagne une agence de presse officieuse, ou plutôt, en réalité, officielle, la D.N.B.-, elle centralise les informations que l’Etat veut que la presse publie: elle les distribue, elle en surveille la publication, tout comme elle surveille les journaux étrangers, notamment ceux de l’Angleterre, de la France, de la Suisse et de la Belgique, pays voisins du Reich.La presse allemande peut publier en toute liberté les nouvelles sans intérêt, — ce que l’on appelle chez nous les histoires de chiens écrasés, l’information purement locale et qui ne saurait rien avoir de tendancieux.Mais, pour tout ce qui regarde les agissements du gouvernement, la politique de l’Etat, les déclarations des personnages officiels, et surtout les informations que l’Etat jugerait nuisibles à la cause allemande, la desservant, pour toutes les nouvelles de l’étranger susceptibles d’avoir le moindre caractère politique, la moindre répercussion sur les esprits allemands, la presse du Reich reçoit une direction unique, centrale, suivie, à laquelle il ne ferait pas bon qu elle essayât de se dérober.Un journaliste de long séjour en Allemagne disait il y a peu de temps à un collègue de l’Ixtérieur: “II ne reste dans toute l'Allemagne que deux journaux ayant quelque apparence de franc-parler: l’un à Cologne et l’autre à Francfort.Wilhelmsttasse les fait volontiers citer dans les chroniques de presse que la D.N.B.transmet à l’extérieur, afin de mettre les gens du dehors sous l’impression qu’il y a une presse et des journaux libres en Allemagne.En fait, il n’y en a pas et je n’en connais pas.Ces deux journaux reçoivent leur consigne officielle, comme les autres.Seulement, ils vont en France et en Angleterre plus que n’importe quel autre journal d’Allemagne; aussi, la consigne, pour eux, est un tant soit peu différente.Il faut qu’ils aient Tait libre.C’est leur consigne, ils la suivent.Il y a des choses, néanmoins, qu’eux-mêmes n’ont pas la liberté d’imprimer.Ils le savent et ils se censurent eux-mêmes.Ils savent qu’il ne leur faut pas dépasser telle limite, dans leurs commentaires, par exemple, même s’ils affectent un certain air de liberté.Tenez-le pour certain, cette limite, ils se gardent de la dépasser.’’ C’est cette unique direction imposée à toute la presse allemande qui fait d’abord qu’il n’y a pas dans le pays de presse d’opposition, pas de presse d’opinion libre, pas de presse complètement renseignée; et, ensuite, que la presse allemande ne connaît pas présentement les grands tirages qu’elle eut jadis.Dans presque toutes les villes du Reich, les journaux ont un tirage stationnaire, quand il n’eet pas fortement en régression.Les statistiques exactes et précises des journaux allemands le démontreraient, — au dire de quelqu’un bien au fait de la situation, — s’il y avait un office de vérification du tirage des journaux, tel l'Audit Bureau of Circulation, auquel sont inscrits presque tous les quotidiens des Etats-Unis et du Canada.— “Mais, pour se renseigner, il reste aux Allemands la presse étrangère”, dira-t-on peut-être.C’est à voir.Outre que la très grande majorité des Allemands ne connaissent que leur langue et n’en lisent aucune autre, il y a ceci que la presse étrangère n'a guère cours en Allemagne, parce qu’elle y arrive en retard, et aussi parce qu’un journal de l’étranger y est toujours cher, — on paie le Temps de Paris ou le Times de Londres trois ou quatre fois à Berlin le prix qu’on en paie à Paris ou à Londres: et enfin la presse étrangère elle-même est sous la surveillance la plus suivie, à Berlin.Il arrive fréquemment que telle ou telle édition de tel ou tel quotidien étranger ne parvienne pas en Allemagne: de Paris ou de Londres quelqu'un d autorisé.à l’ambassade ou ailleurs, a signalé par dépêche urgente chiffrée à Wilhelmstrasse qu'il y a tel ou tel article, telle ou telle information jd’ordre inquiétant dans le Temps, ou le Times, ou l’Echo de Paris, ou le Telegraph Et la livraison en question passe par la frontière, elle y est confisquée ou détruite.Il arrive aussi que tel journal de l’extérieur est frappé d'interdit en Allemagne pour une période déterminée.Cela se voit assez souvent, soit pour des journaux français, soit pour des quotidiens anglais.Il arrive surtout que les correspondants de journaux étrangers postes à Berlin, ou en Allemagne, se font tancer d'importance par le ministère de la Propagande, par le Dr Goebhcls.ou l'un de scs collaborateurs, ou encore par le ministère des Affaires étrangères, section de la presse, pour avoir téléphoné ou télégraphié à leur quotidien ou à leur agence de presse une information qui agace, ou ennuie, ou froisse le ministère ou l’un des ministres ou des fonctionnaires de premier rang.Que le correspondant se surveille.ou bien.La presse officieuse ne le lui envoie pas dire.S’il se sent surveillé, ou il se censurera lui même, — et dans ce cas il n'exerce plus en toute liberté d’esprit son métier d'informateur de l'extérieur; ou bien il voudra continuer d'êti’c libre et il lui arrivera l'un de ces quatre matins ce qui est arrivé, à la connaissance personnelle du signataire de ces lignes, la semaine dernière, à M.Paul Ravoux.représentant de l'agence française Havas à Berlin depuis 1931, ce qui vient également d’arriver à M.Hermann Boschcnstein.correspondant à Berlin du journal suisse de langue allemande, le Basler Nachrichten.de Bâle; le premier, pour avoir attribué à h mauvaise alimentation du bétail allemand, en raison du plan de quatre ans, l'épidémie de fièvre aphteuse qui sévit depuis quelque temps parmi les troupeaux de certaines provinces du Reich, a reçu ordre de quitter l'Allemagne et son poste dans un délai de trois jours (étendu ensuite à huit jours) i le second, pour avoir adressé à son journal des informations qui ont agacé Wilhelmstrasse.vient, lui.d'être avisé par les autorités allemandes que son permis de séjour, qui expirait le 23 de ce mois-ei.ne sera pas prolongé.Il ne lui reste qu’à rentrer en Suisse.Ces deux cas.survenus ces jours-ci.ne sont pas isolés.11 n’y a que deux ou trois L'actualité mois, en effet, un correspondant du Times de Londres a dû quitter Berlin.On ne l’y voulait plus.Et depuis quatre ou cinq ans on ne compte plus ces sortes d’expulsions.Ce qui prouve, évidemment, que la presse étrangère est tout aussi libre d’apprendre à ses lecteurs ce qui se passe en Allemagne qu’elle l’est de leur dire ce qui se passe en Italie ou en Russie.Encore au chapitre de la presse, les pays de dictature anticommuniste se rencontrent avec le régime Staline, dont ils exècrent pourtant les méthodes et l’esprit.V » «P * Pour ce qui est de l’opinion libre en Allemagne, elle est inexistante.Il ne saurait y avoir là de presse d'opposition vivante, vu le régime adopté à l’endroit de la presse.Il est aussi impossible que quelqu’un aille exprimer en public, soit par écrit, soit verbalement, ses objections au régime, sans être molesté ou réduit au silence.“Vous vous étonnerez peut-être de voir que tels et tels hommes, dont on citait fréquemment les noms dans les dépêches et ailleurs, il n’y a pas deux ans, et qui étaient presque de l'entourage du Führer, même de ses collaborateurs, paraissent disparus.Vous ne voyez plus nulle part leurs noms.Pouriant ils vivent, ils travaillent, ils sont en liberté, mais dans l'obscurité.Ils connaissent la défaveur, bien qu'ils soient encore attachés au régime.Ils ont exprimé, un jour ou l'autre, des réserves; des réserves de détail sur tel ou tel plan, des critiques raisonnées sur un point donné.De ce jour ils ont déplu.On n'a pu les rejeter du parti, parce que leur passé était tel que leur orthodoxie restait éclatante.Mais ils ont commis l’erreur de réfléchir et de parler, quand on ne leur demandait, quand on n’attendait d’eux que l’assentiment à tel ou tel projet.— un assentiment total, absolu, une obéissance sans discussion, sans réserve, sans tiédeur.La foi aveugle, ou bien la retraite.Or il est difficile de suivre dans toutes ses évolutions un parti qui marche sur la corde raide et doit osciller, pencher, se dresser, changer de pied, tourner la tête pour garder l’équilibre.Ils n’ont pu suivre, vous n’entendez plus parler d'eux”, a-t-on dit au journaliste canadien interrogateur.De même on lui a dit: "Il ne peut pas y avoir d'opposition sérieuse nulle part, pour la raison que chacun tient au peu de liberté individuelle qui lui reste, et ne veut pas se risquer à la perdre definitivement, Ceux qui se risquent la perdent.Voyez le clergé allemand, tant protestant que catholique.Il n’est plus chez lui même dans la chaire.Cela ne veut pas dire qu’il ne parle pas.Cela veut dire que, présentement, pour avoir parlé d’un ton qui a déplu à l'Etat, pas moins de 60 pasteurs protestants et un bien plus grand nombre de prêtres catholiques allemands sont, ou dans des camps de concentration, ou dans des camps de travail, ou même dans des prisons, détenus en tout cas pour un temps indéfini.II existe une loi, votée il y a déjà plusieurs mois, qui vise nettement à empêcher la liberté de parole jusque dans la chaire.— Mais le cardinal Schulte, à Cologne, le cardinal Faulhabcr.à Munich, le comte-évêque de Berlin, Mgr de Preysing, ont bien élevé la voix et ne sont pas en prison.—Ils n’y semt pas, parce que le gouvernement, de ce temps-ci, veut éviter tout bruit autour de la question religieuse, pour des motifs de politique extérieure et afin de ne pas soulever davantage contre lui les catholiques du monde entier; et aussi parce que s'il s'en prenait aux chefs mêmes de l’Eglise, en Allemagne, cela serait aller trop loin: les gens ne sont pas encore déchristianisés au point de ne pas ressentir vivement la persécution personnelle des chefs de la chrétienté d'Allemagne.Mais il y a leurs collaborateurs, les curés de paroisses, les pasteurs de provinces.Ceux-là, l’Etat les jette en prison, sans plus, s’ils protestent du haut de la chaire et veulent parler librement.” * Ÿ Ÿ Un régime qui prive de ses libertés essentielles le citoyen, ne lui permet pas de se renseigner sur ce qui se passe, autrement qu’à des sources officiellement contrôlées, l'empêche d'avoir des journaux libres, de tenir des assemblées pour étudier librement les questions publiques, ne tolère pas qu’il existe des publications, des travaux, des oeuvres de libre examen politique, n’endure pas que les pasteurs des âmes exposent dans la chaire leur avis sur des matières connexes à l’enseignement, à la formation des esprits et des consciences, ce régime, quoi qu'il ait fait et fasse encore pour réhabiliter la nation, est-ee un régime qui ne fait courir aucun danger d’ordre intellectuel vt moral au pays qu’il gouverne?N’cst-ce pas un régime dont le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est engagé sur une pente dangereuse: celle de la dictature tournant à la tyrannie?Il peut y avoir parfois des dictateurs qui font du bien, surtout du bien: ainsi Salazar au Portugal.Mais de Salazar à Staline, il y a loin, — de l’homme d’Etat véritable au tyran absolu.Hitler et son régime s'écartent de l'idéal de Salazar; s’en iraient-ils vers les méthodes brutales de Staline?Le culte abusif de la force conduit à toutes sortes d’abus.Or la force est la grande déesse de l’Allemagne au temps présent.Hitler est son prophète.Georges PELLETIER Les églises catholiques Londres.18 (S.P.A.).-— Un porte-parole de l'ambassade de l'Espagne “gouvernementale”.M.Ramos Oliveira.a dit à VAssociated Press qu'aucune des églises catholiques du territoire “gouvernemental” n’a été rendue au culte, bien qu’un ministre de la Justice, qui a démissionné la semaine dernière, M.Manuel Irujo.ait demandé au cabinet de permettre la réouverture de ces églises.Ce porte-parole affirme que M.Irujo est profondément ca tholique.Quant à lui, il dit qu’il espère que la réouverture de toutes les églises de l'Espagne “gouvernementale" aura bientôt lieu.Il fait remarquer que les “gouvernementaux” ont laissé au culte protestant un certain nombre de temples.Il affirme qu’un décret permet de pratiquer privé-ment les religions, y compris la religion catholique.* * * Note de 1'Associated Press.Les dépêches reçues d’Espagne au sujet de la réouverture des églises étaient contradictoires.Pat suite d'une erreur de tarnsmission téléphonique, une dépêche, que VAssociated Press a reçue de Madrid le 7 novembre, annonçait que des cérémonies dans des “églises” avaient marqué le premier anniversaire du siège de Madrid et le vingtième: anniversaire de la révolution bolchrvistf de Russie.En réalité, il s'agissait de réjouissances dans les tranchées.A io moirie par lo correction Be maire d une grande ville des Etats-Unis.Jersey-City, M.Frank Hague, est d'avis gué la correction corporelle, la bonne vieille fessée d’autrefois, celle qui faisait aussi mal, paratt-.il, au papa fouetteur qu'au fils fouetté, mérite de.reprendre sa place comme moyen de formation de la jeunesse.M.Hayuc est comme de raison un homme de grand sens.S’il ne l’était pas, comment serait-il parvenu au poste qu’il occupe, à la fonction de choix qui est la sienne?Fonction de choix, probablement pas parce qu’il la choisie, mais nous disons cela parce que M.Hague a sans doute mérité que ses concitoyens le remarquent, le.choisissent pour en faire leur premier magistrat.Faut-il d’abord se faire battre pour être maire?En formule serait vraiment simple.L’actuel maire de Jersey City semble croire toutefois qu’il est devenu ce qu'il est à cause des corrections paternelles qu'il connut dans sa jeunesse.Le procédé lui ayant réussi, il propose qu’on l’applique à la jeune génération d'aujourd’hui.Ce n’est pas simplement en passant, incidemment, que le maire de Jersey-City a fait sa suggestion.Il a pris la peine d’aller t'exposer devant une commission de législateurs de l’Etat de New-York qui fait actuellement enquête sur les moyens de former la jeunesse.Frank Hague devait être, dans ses jeunes années, ce qu’on est convenu d'appeler un dur à cuire.C’est du moins ce qui ressort du compte rendu que le New-York Times donne de sa déposition devant la commission d’enquête.Le jeune Frank Hague, faisait fréquemment l'école buissonnière, il ne sr (alsall pas scrupule d’aller cueillir des pommes dans un verger qui n'était pas celui de son père.De son propre aveu, il fut renvoyé de deux écoles.Chacun de ces méfaits lui valut une bonne correction de la part de M.Hague père.Ce jeune Hague avait certes, en commençant, tout ce qu’il faut pour mal tourner.H est vrai qu’il a fini par faire dans itf politique, non pas sans succès cependant.Arrive lui-même, il a voulu s’occuper des jeunes.,4 son dire, les garçons qui tournent le plus mal sont ceux qui n'ont pas en de parents pour les corriger rudement.Dans sa ville de Jersey City, U y a maintenant le Special Service Bureau qui s’occupe des jeunes délinquants mais sans les tenir pour des jeunes délinquants.H ne faut jamais, dit-il, mettre un jeune sous l'impression que In faute qu'il a commise est une faute impardonnable.Non seulement cela, mais le Special Service Bureau est organisé de telle manière que les jeunes garçons dont il s’occupe, — en fait tous les jeunes délinquants de la ville de Jersey-City — doivent avoir l’impression qu’ils peuvent faire quelque chose dans ta vie.Chaque garçons qui est amené au bureau subit un examen médical, mais on ne lui donne pas l’impression que c’est devant une Cour de justice qu’il comparait.On la fessée parait-elle en cela?M.Hague dit que très souvent, les garçons dont le Special Service Bureau doit s'occuper ont leurs parents.Seulement le père ne sait pas comment et à quel moment li peut et doit exercer son autorité.Dans la plupart des cas, il suffit qu’un garnement soit renvoyé a son père avec recommandation de fessée et la cure s'opère.Dans la plupart des cas, c’est la fessée familiale qui a le meilleur effet.M.Hague considère que s’il est aujourd'hui maire de sa ville de Jersey-City, H le doit aux corrections légitimes que son paternel ne lui a pas ménagées dans le temps où il manquait systématiquement la classe, où il sc dormait la colique à manger des pommes dérobées et très assurément trop pertes.Im méthode de la fessée n’est peut-être pas mauvaise pour atteindre aux honneurs de la mairie.M.Hague en est un exemple.' Réussirait-elle toutefois dans tous les cas?C’est dont eux.Au vrai, H y a tout de même pas mal de mioches qui apprennent encore ce que c'est que la fessée.S il fallait que chacun deviennent maire oa simplement èchevin, ça serait de l’abus.E.B.“Il faut que le Canada s’arme et s’arme rapidement” (M.John Bassett) .— Il .11.1 ¦¦¦¦M .1 ¦ II.—.I— B "Nos ennemis frapperont avec la rapidité de l'éclair" — "Les ennemis de la Grande-Bretagne sont nos ennemis" "La partie du Canada qui est dans la situation la plus dangereuse, c'est peut-être la province de Québec" M, Bassett ne craint pas l'opinion de "ses amis canadiens-français" TORONTO, 18 (S.P.C.) — M.John Basse», président de la ''Gazette Printing Company" de Montréal, a dit, dans un discours prononcé au banquet annuel de la "Commercial Travellers' Association", que le Canada est au régime du secours extérieur, en ce qui concerne la défense, et qu'il lui faut s'armer, et s'armer rapidement.Aucun Canadien, a-t-il ajouté, ne veut être parasite de la Grande-Bretagne en matière de défense.Je loue le gouvernement au sujet des dépenses de la défense, mais je déplore que les dépenses faites soient insuffisantes et que (('application de) lo politique de défense soif répartie sur un certain nombre d'années.* * ¥ Pour prouver qu'un réarmement rapide est nécessaire, M.Basse» a affirmé que "nos ennemis frapperont avec la rapidité de l'éclair".Ces "ennemis", M.Bassett les voit dans ceux de la Grande-Bretagne: "les ennemis de la Grande-Bretagne sont nos ennemis", a-t-il dit.if.* * M.Bassett a affirmé que le Canada est dans le champ d'action d'aviations européennes et que la partie du dominion qui est dans lo situation la plus dangereuse, c'est peut-être la province de Québec.M.Bassett ne craint pas l'opinion que ses "amis canodiens-français" 'peuvent se former en matière de défense, "si on leur expose la question comme il faut".* * * Il a fait cette déclaration: "Le Québec, malgré de bruyants meneurs qui parlent d'une république sur les bords du Saint-Laurent, demeurera une partie de l'Empire britannique".* ¥ * M.Bassett a adressé des paroles éiogiauses au ministre des finances du pays, M.Charles Dunning.Il a dit qu'il pense que les Canadiens sont contents de la manière dont M.Dunning administre la trésorerie.Puis, il a fait une autre déclaration.En voici la substance: Mon amitié pour M.Dunning ne m'empêche pas de me sentir alarmé à l'accroissement de la dette du Canada Cette dette, elle est d'une énormité stupéfiante.Lorsque les citoyens comprendront qu'on paralyse le pays, ils exigeront tellement qu'on agisse que les gouvernements devront agir.à s'occuper que de scs affaires, à poser que les actes qui résulteraient de sa situation et de, ses intérêts propres, quels risques courrait-il de ce côté?Quelle affaire auraient ù t’ennuyer ses voisins japonais?Pour l’Angleterre, c’est autre chose! L’Angleterre a des intérêts partout.Hile risque partent (te venir en conflit avec une grande puissance.Il en faut toujours revenir ô la constatation du Montreal Daily Star: il est bien difficile d'imaginer un ensemble de circonstances qui, en tant que Canada, puisse entraîner notre pays dans un conflit quelconque.Et alors, pour qui, pour quoi nous battrons-nous?Troisième ferme?Les prochaines élections présidentielles.aux Etats-Unis, n'auront lieu' qu’en novembre 1940 et déjà, pourtant, se pose la question du troisième terme.On sait qu’aux Etats-Unis, quoique la Constitution n’en dise rien, il est presque passé on axiome qu’un président ne peut être élu trois foi;; de suite, — ce qui ferait un terme total de douze ans.La tradition remonte aux premiers temps du pays.Elle traduit la crainte de la monarchie qui animait les Américains des premiers temps.Washington a donné l’exemple qu’on a depuis suivi.Mais voici qu’on se demande si M.Roosevelt ne consentira point ù rompre avec cette tradition ou si, pour la défense de ses idées propres.il n’y sera point pratiquement acculé.Dès le soir de sa dernière élection, le président avait déclaré qu'il aspirait au jour heureux, à 1 expiration de son deuxième terme, où il pourrait tranquillement retourner cuez lui.Mais l’idée du troisième terme revient à la surface.On dit que Roosevelt seul est capable de faire accepter certaines politiques et qu’il ne devra pas se dérober devant la tâche.Tant de choses cependant peu vent se produire, et tant d’eau couler sous les ponts, d’ici deux ans.Pourquoi?Un pauvre diable, à demi et peut-être totalement déséquilibré, tue sa femme, puis sc pend.On publie son portrait, relui de sa femme, celui de leur jeune fille.Pourquoi celte cruauté?.Mais c’est avec rein tout de même qu’on fait du tirage, et de l’ar- gent O.H.La profession parlementaire Par Léopold RICHER J Bloc-notes Si nous n'en étioiu pat.En énumérant les détails du programme d’armement qu’il propose et qui devra s’étendre sur plusieurs années M.lan MacKenzie, notre ministre de la Défense, a fait observer qu’on ferait d’importantes dépenses sur la côte du Pacifique, pour des raisons stratégiques que tout le monde devine.En d’autres termes, M.MacKenzie prévoit un conflit avec une puissance asiatique - le Japon, selon toute vraisemblance — et n cause de ce conflit, une attaque contre les côtes ranndiennes.Le qui oblige à miser de nouveau cette quctslon; Si le Canada n’avait Le carnet du grincheux Chzmplam, dit lo Bulletin dot Rnchor-chti hiftonquei.mangent avoc ses doigts.Nos politiciens qui pronnent le beurre à poignée sont donc dans la bonne tradition.* g R Des foi», certains plumitifs doivent se sentir rassurés d’ètre i quelques milliers de longueurs de canne do la vieille capitale.* iè ?Tout est utilisé, dit l’un, aux abattoirs de Chicago sauf les mugissements.— Pardon, dit l'autre, depuis le jazz, on utilise même les mugissements, puis en conserve on les sert chauds avec cette musique.* * * En s'inquiétant de savoir où son adversaire a pris son argent, M.N, “Si j’étais resté parlementaire, écrit M.André Tardieu, je serais vraisemblablement redevenu, comme tout le inonde (ce comme fout le monde est savoureux), ministre et président du conseil.Mais je n'aurais pas pu dire ce que je dis.Ou bien, si je l’avais dit, on ne m’aurait pas cru: car tout élu est suspect.11 m’eût déplu, en tout cas, de dire ce que je dis en restant parlementaire et, condamnant te régime, d’en demeurer membre ac-* tif.” Pour dire ce qu'il voulait dire et comme d voulait le dire, sans périphrases et sans équivoques, avec une franchise tantôt joyeuse tantôt féroce, sans s'occuper des persannes ni des partis, au risque même de mettre dans les mains de* adversaires de la démocratie un formidable réquisitoire, M.Tardieu a quitté la profession parlementaire et recouvré sa liberté.11 s’est consacré ù l’étude du mal démocratique français qui n'est pas — il s’en faut de beaucoup exclusif à la France.II a entrepris d’écrire un ouvrage considérable: La Révolution d refaire, ouvrage en cinq volumes, dont il vient de publier le deuxième: La profession parlementaire.Le parlementarisme le même partout Livre vivant, direct, barbelé, bourré de faits et de citations, qu’on a profit à lire en plein milieu parlementaire canadien, pardon! britannique, il suggère (les points de comparaison ou plutôt il marque des ressemblances, car rien n'est plus semblable au régime démocratique français, que l’ancien régime démocratique italien, que le régime démocratique britannique ou américain.On voit l’objection: “Il y a tout de même des différences de modes, de traditions.de constitutions écrites.” Oui, elles correspondent aux tempéraments nationaux et déterminent le plus ou moins de stabilité ministérielle dans les pays démocratiques.Mais partout le mandat s’est transformé en métier et le métier en profession, partout la profession n les mêmes exigences, aboutit au même despotisme et à la même corruption.Quand il analyse les carences et les faiblesses du régime démocratique, on peut faire confiance à M.Andre Tardieu.II le connaît par l'intérieur, en ayant fait partie jusqu’au moment où il s’est aperçu que ce qui lui restait de mieux à faire était d’en sortir.Les membres des premières assemblées, dit-il, avaient un mandat, Fr»neo«ur se crée d’inutiles soucis.L'argent électoral comme l'autre sort toujours des banques, à cette époque où les faux monnayeurs sont rarissimes.iç it 1t Les premiers ministres de l'ouest et de l'est se sont fendus de protestations indignées contre des paroles que le pre-| mi#r ministre de Québec n’a pas dites.Sans ces quiproquos, le télégraphe fe-! rail bien moins d'affaires.* •* K Un paquebot vient de quitter New-: York sans passagers.Ce serait plus in-j quiéfant s’il était parti avec des passa-( ges et sans, équipage.Le Grincheux c’est-à-dire “une mission de confiance, mission personnelle, mission limitée dans sa durée et limitée dans son objet”, lis se réunissaient dans un but défini e! lorsque l’objet de leur mandat était atteint, ils s’en retournaient dans leur foyer et à leurs affaires.Aujourd’hui qui exerce une fois le métier de député se croit des droits de continuer indéfiniment et après l'avoir exercé pendant un certain nombre d’années.H s’imagine que l’Etat lui doit une récompense: la sécurité matérielle ou une fonction honorifique.“Lu députation, disait M.Raymond Poincaré, devient un emploi, un métier, une fonction, au lieu de rester un contrat de bonne foi, -ce qui est en droit civil la définition du mandat — entre les électeurs et les élus.On s’achemine ainsi vers l’heure où la députation sera, sauf rare exception, le luxe de la richesse ou le gagne-pain des politiciens d'aventure”.Cette heure est arrivée.La politique est devenue un métier, une profession dont vivent ceux qui l’exercent.Patronage ici, intervention en France Faut-il s’en étonner?La profession est ouverte à tout le inonde.Elle est la plus facile d’accès.On n'y fixe qu’un minimum d’Age à l’entrée.On ne demande rien d’autre «u candidat.Appelé à remplir les fonctions les plus élevées et les plus difficiles, il importe peu qu’il ait de la compétence.11 suffit qu’/f sc porte, si d'aucuns se portent à peine.Sitôt arrivé, le député acquiert une idée fixe: celle de rester.Etant rééligible, il n’y a aucune ral-rou pour qu’il ne demeure pas toujours de la corporation.Voilà bien la cause première du mol démocrti liqttc: la rééligibilité du député.Robespierre l’avait prévue: “A mesure que l’élu, s’il est rééligible, approchera de la fin de sa carrière, il songera plus à son canton qu’à sa patrie, plus à lui-même qu’à ses commettants”.Le citoyen Barère était du même avis: ‘‘La réélection indéfinie met les hommes à la place des institutions.Elle crée les flatteurs du peuple qui deviennent bientôt ses maîtres ou ses tyrans.Elle corrompt à la fois le gouvernement et la législature, le législateur qui sc vend et le ministre qui l’acbète.Le ministre, au lieu de tenir les rênes du gouvernement, tient le tableau des places qu’il peut donner aux parents du législateur".Solide et bien rétribuée — on y voit d’ailleurs avec une louchante unanimité — la profession parlementaire vit de l’intervention."Four être réélu, ii faut donner des places, écrit M.Tardieu.Four en donner il faut en obtenir.Pour en obtenir, il faut en demander”.Diji’i en 1830 on chantait dans un vaudt-Vitle ce couplet qu’on dirait écrit a l'adresse de nos politiciens: Qu'on nou* pUrel Et que justice se fasse! Qu'on nous place, Tous en masse! Que les placés.Soient chassé»! Ici on dit: patronaye.de l’équivalent anglais.En France: intervention.Usons ceci de M.Raimond Poincaré cl admirons la (suite à !• page 3) I LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 18 DECEMBRE 1937 VOLUME XXVIII No 291 S.E.le cardinal Gerlier et le Canadau pr"fis,s!!n Bribes de grommoire Deux lettres anciennes parlementaire propos en "isme" (suite de la 1ère oaaeJ Pierre-Marie Gerlier, né le 14 janvier 1880, à vingt an^ lauréat du concours général des facultés de droit de France, avocat à la Cour d’appel de Paris, Président de l’A.C.J.F.en 1909, grand séminariste à 33 ans, grand blessé et prisonnier de guerre en 1914, prêtre en !921, évêque de Lourdes en 1929.archevêque de Lyon et Primat des Gaules depuis quelques semaines, recevait avant-hier le chapeau de Cardinal des mains de Sa Sainteté Pie XL Pans un article de son rédacteur en chef, le Devoir rendait hommage le 30 juillet dernier à cc grand ami du Canada et des Jeunes; le 18 novembre, il soulignait encore que “jamais vocation tardive ne s’épanouit si vite et si haut”.Ceux qui participèrent aux fêtes du tricentenaire de Québec en 1903 et du Congrès eucharistique de Montréal en 1910 se rappellent avec quel éclat et quel charme conquérant la Jeunesse française, par son vice-président ou son président, y fut représentée; ils aimeront sans doute retrouver dans toute leur fraîcheur d’expression les sentiments d’amitié chaleureuse et profonde, combien vive et sincère, que le jeune Docteur en Droit conserva de ses cousins d’outre mer:-les trois lettres, reproduites telles quelles, adressées à un collégien finissant de 1908-1909, en fourniront un écho fidèle, une une période militaire.Nos pèle-i R*in,“rc ‘J,c n?s moeurs politiques: rins arrivent demain matin à Pa-! Au heu d avoir affaire à un repre-rjs sentant du peuple, qui ne lui doit J’ai fait inscrire hier un abonne- ' ™!!>!>te .que de sa conduite person- ment h la Vie Nouvelle au nom île M.l’abbé Chartier, (inclus le reçu) et vous recevrez, d’autre part, des numéros Ata-Annales et des tracts, représentant le surplus de votre mandat.Je vous remercie de l’intérêt que vous prenez à nos publications.Veuillez, à cette occasion, transmettre mon meilleur souvenir à M.l’abbé Chartier (le Vice-recteur actuel de l’Université de Montréal), qui n’oubliera pas mon adresse, j’espère bien, si jamais les circonstances le ramènent de notre côté.Soyez mon interprète aussi auprès de tous les camarades de l’A.C.J.C.qui sont auprès de vous.Je serai le vôtre auprès de M.le Comte de Mun, qui a été extrêmement sensible à ce que je lui ai rapporté des témoignages de la sympathie des catholiques canadiens; et auprès de mes camarades de l’Association.Et croyez toujours, mon cher ami, à mes sentiments affectueusement dévoués, Pierre GERLIER Paris, le 8 janvier 1909 Mon cher ami.Votre lettre m a fait un grand plaisir et j’aurais voulu vous le dire plus tôt, mais vous savez coin-peu preuve particulière entre bien d’au- j bien on est peu maître de son très plus marquantes.Ce modeste temps à cette époque de l’année, exemole oermettra de deviner par J’ai appris avec une vive satis- exemple permettra de deviner par quels liens d’affection le coeur du Cardinal Gerlier s’attacha aux Jeunes du Canada.J.P.Paris, le 30 septembre 1908 Mon cher ami.Votre aimable lettre m’a fait un grand plaisir, et je veux vous en remercier, non sans protester con- _____^ .tre les appréciations beaucoup | tre lettre et qui sont’ceux de tous trop bienveillantes que vous suggè- j ],.s membres de la vaillante A.C.J.re votre amitié.C.I Le règlement du Cercle Girou- II était trop naturel que je songe ard montre comment vous enten-à vous envoyer un numéro de la dez mettre en pratique notre belle Vie Nouvelle après toutes les at- devise commune, “piété, élude, ae-tentions charmantes que vous aviez eues pour moi durant mon appris faction la formation du cercle Gi-rouartl, et je vous remercie de m’en avoir adressé les Statuts.Vous devinez quels voeux sincères jç forme pour sa prospérité, prospérité dont je ne doute point, d’ailleurs, connaissant sou aumônier-directeur et son président.Combien je me réjouis, mon cher aiqi, des sentiments qu’exprime vo- tion”, et je comprends votre fiertç et votre joie de vous consacrer à séjour, et que je h’ai point oubliées.[ la réalisation et à la propagation Vous ne sauriez croire quel délicieux souvenir je garde de mon passage au Canada, et spécialement des jours trop rapides de notre Congrès de Québec.Ce voyage marquera une date précieuse dans mon existence.C’est toujours avec une grande joie que je revois des Canadiens: j’ai été extrêmement heureux et honoré de recevoir, le mois dernier, la visite d’ur.professeur du séminaire de S.-Hyacinthe, M.l’abbé Decelles (l’évêque actuel de Saint-Hyacinthe), avec qui j’ai parlé de vous, et je me réjouis de revoit bientôt notre ami Orner Héroux, qui est en ce moment à Rome, avec le pèlerinage de 1’A.C.J.F., auquel je n’ai pu malheureusement me joindre, car je viens d’accomplir d’un tel programme.De tout coeur, je remercie le Ron Dieu de m’avoir procuré en 1998 le bonheur de connaître votre magnifique pays, d’être témoin de la foi si vive des Canadiens français, et de constater aussi leur patriotisme ardent, et leur fidélité touchante ;) nos traditions nationales.Je vous suis bien reconnaissant de vos voeux, et je forme pour vous les souhaits les plus cordiaux.Veuillez les transmettre alssi, je vous prie, à vos camarades du Cercle Girouard.Votre cher aumônicr- nelle, l’électeur assiège l’élu par sa correspondance et souvent par sa présence réelle.11 le harcèle et le député cherche à s’en débarrasser en s’en déchargeant quelquefois sur son voisin, quelquefois sur le sous-préfel, quelquefois sur le brigadier de gendarmerie ou sur le juge de paix.Mais si l’électeur pousse la curiosité jusqu’à venir au centre, le député s’en décharge sur les ministres.Est-ce la faute des électeurs?Est-ce la faute des élus?Nullement.C’est la faute du régime”.Nous n’avons rien à envier aux Français sous ce rapport.L’inter-tion joue à plein.Les efforts que l’on a tentés pour l’abolir n’ont pas réussi.Il n’y a pas un gouvernement qui oserait lui porter de coup décisif.Ses appuis ne lui permet h aient pas de les priver de leurs moyens de réélection, car n’ou hlions pas que pour être réélu il faut donner des places.Les Canadiens ont trouvé un moyen ingénieux et hypocrite de se débarras ser des importuns tout en contrôlant la distribution — parfois le commerce — des places.Us ont in venté la commission du fonctionnarisme et d’autres cômmissions soi-disant indépendantes.Par ce truchement, on concilie l’apparen ce de la vertu à la pratique du vice.M.Tardieu consacre des pages alertes à l’éloquence à laquelle on n’a pas tordu le con, à la presse parlementaire, soutien nécessair de la profession, au règne de l’a vu cat-député.Ici et là, des silhouettes de vedettes parlementaires, des croquis tracés sur le vif, des mots à l’emporte-pièce, comme celui-t i sur la nouvelle façon qu’avaient les journaux du dernier siècle de rapporter l’information politique: “La politique, au lieu d’être un but, devenait une rubrique”.Quant à la médiocrité des assemblées.Voilà un sujet brûlant qui, pour l’avoir abordé de front, l’autre jour, nous a valu les reproches les plus amers.“Vous nous traitez d’imbéciles”, disait un député.C'était un peu fort.Disons simplement avec M.Julien, Grévy qui, visitant un salon de peinture où il n’y avait pas de grandes toiles, s’exclamait: "Une bonne moyenne?Parfait! C’est ce qu’il faut à la démocratie”.Quand on en est rendu à désirer une bonne moyenne, on sait ce que l'on ob-, tient.On est loin de 1 idéal de la démocratie, gouvernement du peuple par les plus éclairés.La constitution ne dit pas qu’on doit élire les meilleurs.En France le régime aboutit à la violence et au désordre.Ici, à la lenteur, à l’ennui et à la nullité.Témoignages accablants Sur ce chapitre.M.Tardieu ac- On demande s’il faut prononcer fa-sis-me ou fa-chis-me.Les dictionnaires du dernier bateau autorisent les deux prononciations, inais fi des dictionnaires du dernier bateau! Fascisme est une francisation orthographique de fascisnw, dérive lui-meme de fascio, qui signifie faisceau et se prononce en italien fa-chi-o.Fort bien; mais quant à franciser, francisons tout île bon: prononçons fa-sis-me, puisque sport se prononce enfin spor, à la grande satisfaction de l’oreille française.* * * Voici quelques réformes à opérer avant l’année nouvelle.Laissons à nos édiles le soin de remplacer les taudis par des appar tements habitables, et contentons-nous de substituer, dans notre vocabulaire, édifice, bâtiment ou maison à bâtisse, ilont nous avons plein la bouche.La bâtisse, c’est la maçonnerie d’un bâtiment.Le mot ne devrait pas être d'usage courant, car il appartient de droit aux techniciens de la construction.Chaque fois qu’il nous vient aux lèvres, pensons à bâtiment, qui peut se dire d’une maison en général; pensons encore à édifice, qui se dit des constructions remarquables pour quelque raison, îles bâtiments publics, par exemple.Cessons aussi de prétexter: le suis engagé, quand il faudrait: Je suis occupé, je suis pris, je suis débordé.On est engagé dans une affaire, on est engagé par un patron, mais on n’est pas engagé tout court.De même, si l’on n’a pas le tempéra ment belliqueux, il vaut mieux .’éloigner des engagements, qui peuvent être des “combats courts et peu importants” mais ennuyeux.On fixe un rendez-vous, on engage sa para- ordre d’idées, c’est une doctrine.Si l’on accepte le substantif corvoratil, il faudra accepter aussi le fasciste le nationaliste, pour le fascisme, le nationalisme, et donner le coup de grâce à l’utile distinction des suffixes en is me et en isle si populaires aujourd’hui.Or, mieux vaut une distinction prétentieuse qu’une confu sion pédante.A propos du suffixe en iste, il convient d’en limiter l’emploi.Les journaux parlent beaucoup ces jours-ci du parti slaliniste.Si l’on tient à dédaigner la forme simple mais française: Le parti de Staline, qu’on écrive au moins: Le parti stalinien Autrement, il s’agirait du parti qui professe le stalinisme, vu que le suffixe en isle désigne les tri un sys- adeptes d’une doctrine ou tème en isme.>f, if, La récente “bordée” de neige remet à l’honneur l’éternel.et toujours blanc linceul des potaches, que tout le monde écrit linceuil, parce que tout le monde prononce ainsi.Que voulez-vous?L’enseignement de la langue parlée ne comporte chez nous aucune sanction réelle.Aussi est-il urgent d’instituer l'épreuve orale au concours des aspirants au brevet d’instituteur d’abord, puis i) tous les degrés du cours primaire.et du cours secondaire.Je songe à cette conquête possible, chers lecteurs, en vous souhai tant un joyeux Noël ainsi qu'une bonne et heureuse année et le paradis à la fin de vos jours.Jean-Marie LAURENCE Décès de M.E.La rose ploi de la firme Watt et Scott, qu'il, miithi pour prendre la gérance du département des douanes chez Dupuis Frères, Limitée, position qu’il occupait à sa mort.Lui survivent: sa mère.Mme Mathilde La rose; ses soeurs, Mme \Vil-brod Lalanne de New-York, Mme Roméo Beaudry; ses frères, l'abbé Léopold, vicaire à la paroisse de Notre-Dame d'Ogdensburg; Paul, inspecteur des postes, Tancrède, Aubert, employé civil, et Eugène, architecte; ses beaux-frères, M.Wilbrod Lalanne, et M.Roméo Beaudry; sa belle-soeur, Mme Maurice Larose, ainsi que plusieurs neveux et nièces.Ses obsèques auront lieu lundi matin, à 8h.30, en l’église Saint-Denis, rue Laurier.La dépouille mortelle est exposée à sa demeure, 506 boulevard Saint-Joseph esi.Nos condoléances & la famille Larose.THE CLARENDON THE COQUINA DAYTONA BEACH, FLORIDE ouvre le It décembre ORMOND BEACH, FLORIDE ouvre le 14 Janvier Deux.hôtels célèbres, modernes et superbement aménagés SITUES AU BORD DE L'OCEAN GOLF • TINNIS • PECHE $8 ET PLUS.RIPAS COMPRIS NATATION • DANSE LAURENCE A.SLAUGHTER, prés.LE MEILLEUR APERITIF .le; on ne prend pas un engagement, (fun engagement d'honneur.à moins qu’ l ne s’agisse directeur a déjà reçu l’expression .-sur ce cnapitre, M.lardicu ac- siècle, érigé de mes voeux, mais vous ne man cumule les témoignages accablants, langage.Il ne fallait plus parlei querez pas, n’est-ce pas, de lui ré- Celui, de Clemenceau: “En temps lois rationnelles, mais de lois ?Avis de décès LAROSE.— A Montréal, le 17 décembre 1937, à l’âge de 46 ans.est décédé Edmour Larose, chef du Département des Douanes chez Dupuis Frères, fils de feu Anatole Larose et de Mathilde Larose.Les funérailles auront lieu lundi le 20 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure.No 506 est boule péter le souvenir fidèle que je lui garde.Votre bien affectueusement dévoué, Pierre GERLIER Orner Héroux nous a quittés il y a huit jours, je lui ai fait lire votre lettre.Ÿ Ÿ Ÿ Coutainville (Manche) Surtout, n’allons pas dépenser nos vacances, contentons-nous de les employer.# ¥ ?Les professeurs, hommes sages et j prudents, sont les plus fidèles gar-1 diens des traditions.Jamais ils ne s’aventurent dans l’exposition d’un sujet sans en démontrer d’abord l’utilité.Touchante coutume, car ils ne sont pas si nombreux, les hom- j mes qui croient nécessaire de prou- ! ver leur raison d’être.Il va sans dire que les professeurs d’histoire, dont la vie s’intégre dans le passé, ne sauraient déroger à cet usage antique et solennel.Pour eux, l’Histoire est utile parce qu’elle nous enseigne comment.elle nous enseigne tout.Ajoutons, pour faire un comble, que l’histoire nous enseigne l’humi-lité, en nous montrant les échecs successifs de l’intelligence humaine livrée à elle-même dans la recherche de la vérité.Ainsi, il y a quelques années, des linguistes considérables, condamnant la grammaire logique et dogmatique du XVIIle siècle, érigèrent en dogme la vie du arler de sem- M.Edmour Larose est décédé hier â ràjje de 45 ans, après quelques jours de maladie seulement.M.Larose, né à Montréal, était le fils de feu M.Anatole Larose et de Mme Mathilde Larose.Après | ses études au Mont-Saint-Louis et | au Collège Saint-Laurent, il débuta ; avec la maison C.-E.Racine et Cie, J courtiers en douanes, puis à l’em- AU BAR AU RESTAURANT _ EN FAMILLE PRENEZ DU B Y R R H NATUREL — SAIN — PARFAIT TONIQUE En vente dans les magasins de la Commission des Liqueurs A l'intention de nos clients et amis qni ne l’auraient pas reçue ou qni l'auraient égarée, nous reproduisons ici notre cartednvitation A l’occasion de votre visite, veuillez remettre ce coupon, dûment signé, à une de nos employées.§ £ de paix, on fait des lois d’expérience.On se trompe.On fait de mauvaises lois.On les corrige par d’au-1 nisme vivant~et les mots.des mitres qui ne valent pas mieux”.Ce- crobes dont notre esprit n’avait qu’à lui de M.Méline: “On ne considère i constater l’évolution.C’était un proies lois que du point de vue de leur grès.utilité électorale ou de leur intérêt! On ouvre aujourd’hui les yeux sur ispec ge.En effet, chaque époque marque son empreinte dans la langue: le vd- blables à celles des sciences naturelles: la langue devenait un orga- gouvernemental”.Celui de M.Poin l’aspect sociaf et humain du langa- I : : Mon cher ami.J’ai bien reçu en son temps votre carte postale si aimable.J’aurais voulu vous en remercier alors; mais j'ai été absorbé par mes occupations, qui n’ont fait que s’aug- caré: "Il semble que la machine parlementaire tourne le jilus sou-22 7bre 1909 ven* â vide et que ses rouages af folés produisent moins de travail que de fracas.” Celui de M.de Sismordé: “Dans presque toutes les parties du globe, les amis de la liberté sont découragés et déconcertés.Les principes, qu’ils décla- " v w ^ %» wv*.VOX SJ'1 III V | f tl I I w I I .Vj V{ 1 II will lull lYlll r* Ulip^' .- t r - - • - * ~ «* vard Saint-Joseph, à 8 h.15, pour menter beaucoup depuis mon cleo- raient avoir conquis n’ont sç rendre à l’éiglise Saint-Denis où lion à la Présidence de l’A.C.J.F., le service sera célébré à 8 h.30.et c’est ainsi que les mois ont pas-Kt de la au cimetière de la Côte-i Célébrez La Veille du Jour de l’An à l'hôtel tBmi>sor Carré Dominion EDDIE ALEXANDER at son Orchestre REPRESENTATION DE GAU DECORATIONS.FAVEURS.CHAPEAUX, BALLONS Soupar SG.00 la eouvart plut taxa.Réservations: Gérant da Banquets PLateau 7181 Attention apéclale apportée aux commandes par la poste.Choix raperba 4e serrlcea 4e plumes-réservoir sur bases en onyx.Maroquinerie de luxe — Liseuses — Serviettes en cuir — Albums à photographies — Albums autographes — Cahiers — Agendas français — Herbiers — Couvertures pour l'annuaire du téléphone.Ecoutex notre programme i la radio, au nouveau Poita CBF le dimanche soir à 7 hr* GRAINGER FRERES UbuNiRes, Pe.pelieiu.Imponbleuiu 54 OUEST, RUE NOTRE-DAME Nat magasins sent ouverte jusqu'à 5 heures le samedi IA .(Far lit té de Stationnement) LAflCOSlGr Zl 71 VOLUME XXVIII — No 291 — CALENDRIER — Demain: DIMANCHE, 19 décembre 19» IV A VENT.Saint Néraèse, martyr.Lever du soOeU, 1 b.37.Coucher du eoleil, 4 h.17.Lever de la lune, 6 h.56.Coucher de la lune, 9 h.Vi.Nouvelle lune, le 2, é 6 h.llm.du eolr.Premier quart, le 10, h Bh.12m.du soir.Pleine lune, 'e 17, é Ih.52m.du soir.Dernier qiu.rt.le 24.à 9h.20m.du matin LE DEVOIR *Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press', de l'“A.B.C/ et de la C.D.N.A.SAMEDI 18 DECEMBRE 1937 & *»» TEMPS PROBABLE NEIGE OU PLUIE Pour protéger les intérêts britanniques en Extrême-Orient L'EXPORTATION DE L'ELECTRICITE .Ca i_q Grande-Bretagne renforcera son escadre de Chine “cm début de janvier" Londres, 18.(S.P.A.).— Un haut personnage du monde diplomatique croit que la Grande-Bretagne renforcera son escadre de Chine “au début de janvier”, que les Etats-Unis adoptent ou non une mesure analogue.On pense que le cabinet prendra mercredi prochain une décision définitive sur la question du renforcement de cette escadre.Il paraît que le premier ministre Chamberlain et le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Eden sont convaincus qu’il est nécessaire d’envoyer des renforts en Extrême-Orient pour protéger les intérêts britanniques.L’Amirauté annonce que le croiseur Birmingham partira de Portsmouth pour Changhaï dans ‘environ deux semaines”.Mais elle ex- plique qu’il s’agit simplement de remplacer le croiseur Danae, qui est revenu.Si la Grande-Bretagne renforce son escadre de Chine, ce sera sans doute à Singapour qu’elle prendra les renforts.Le haut personnage dont il a été question au début donne à entendre que le gouvernement britannique a eu des pourparlers avec la France et les Pays-Bas au sujet des problèmes que présente l’Extrême-Orient.On dit que la France accroît ses forces en Indochine.Les Pays-Bas s’inquiètent des Indes néerlandaises.fl se peut, paraît-il, que Londres, Paris et La Haye concluent un arrangement pour restreindre leurs dépenses quant à l’Extrême-Orient.M.King nie les principales accusations J)olUiQU6 de M.Hepburn — Feu le docteur T.-A.Brisson La politique du gouvernement canadien, relativement aux permis d'exportation d'énergie électrique, n'est pas inspirée par Washington Aucune entente entre Ottawa et Washington pour empêcher Ontario de produire plus d'énergie électrique aux chutes Niagara Surplus de $332,527 à l'hôtel de ville Pour les premiers six mois de l'exercice financier actuel — De plus, l'administration municipale dispose, pour le deuxième semestre, de tous les revenus prévus pour ce terme M.Laitance Boberge, directeur des finances de la ville de Montréal.a rendu public hier après-midi, le rapport pour les premiers six mois de l’exercice financier actuel, soit le semestre terminé au 31 octobre 1937.Ce premier semestre se termine avec un surplus appréciable de $332,527.39.De plus, il convient d’ajouter que ce surplus n’est pas dû au fa’it que pendant ce premier semestre on aurait perçu une plus grande proportion de taxes que pendant le second.Cela signifie qu’en plus d’avoir un surplus de $332,000 pour le premier semestre, l’administration dispose, pour la gouverne du second semestre, de tous les revenus prévus pour ce second semestre.Ÿ Ÿ Le surplus de $332,000 s’explique par différents facteurs.Tout d’abord, le budget tel que prépare contenait les dépenses d’intérêt cl d’amortissement pour les sommes nécessaires pour des travaux comme l’égout Henri-Julien, l’égout du ruisseau Molson, le marché Bonse-cours, etc., etc.Or ces travaux «’ayant pas été commencés dans le premier semestre, la ville s’est donc trouvée à économiser une somme équivalente à si' mois d’intérêt et d’amortissement.De plus, la taxe de vente et l’impôt sur le revenu ont rapporté proportionnellement plus que les prévisions.Ainsi l’impôt municipal sur le revenu qui l’an dernier avait rapporté $1,274,687 avait été prévu pour la présente année financière à $1,400,000.Il a rapporté en fait $1,461.001 soit donc un surplus de $61,000 pour l’année, ou $30,000 pour le premier semestre.Même résultat pour la taxe de venle.On avait prévu pour la présente année $3,750,000.Or pour Je premier semestre elle a rapporté $1,898,944 soit 50.64 ou un excédent de .64.Ÿ Ÿ * Le bilan du premier semestre se termine par une réduction de la dette fondée, de $3,851,261 et une diminution de la dette nette de $371,839.La dette nette au 31 octobre 1937 était de $201,209,176.De plus, la diminution des emprunts temporaires aux banques a été au 31 octobre 1937, de $7,-335,000, et à cette date il n’existait aucun emprunt temporaire aux banques en anticipation du revenu.alors qu’à la même date en 1936 les emprunts de cette nature se chiffraient à $3,750,000.Au 31 octobre 1937, le fonds d'amortissement et réserves pour amortissement de la ville de Montréal, atteip ait $38.284,424.Ia*.s co' es à 'recevoir>en déduisant $5,3 00 pour pertes se chif- frent a *,.«,281,112.¦ï * * Pendant !c premier semestre, la taxe foncière a rapporté, $10,916,-863, moins $4,312,909 pour taxe scolaire.La taxe d’eau a rapporté $4.764,-753.La taxe de vente a rapporté $1,898.984 et l’impôt sur le revenu $730,500; la Cour du recorder $102,702; les marchés $136,496; la compagnie des tramways a versé $250,000.Ottawa, 18.(D.N.C.) — Dans une déclaration écrite et remise à la presse, hier soir, le premier ministre du Cânada, M.Mackenzie King, a nié catégoriquement les principales accusations que M.Mitchell Hepburn, premier ministre d’Ontario, avait portée contre lui au cours de la journée.M.King a affirmé: lo Que la politique du gouvernement canadien relativement aux permis d’exportation d’énergie électrique n’est * pas inspirée de Washington; 2o Qu’il n’existe aucune entente officielle ni officieuse entre le Canada et les Etats-Unis au sujet de l’exportation de l’énergie; 3o Que le gouvernement des Etat-Unis n’a jamais exercé de pression sur le gouvernement canadien afin [d’obtenir le consentement de l’On-| tario à la canalisation du St-Lau-rent; 4o Qu’il n’existe aucune entente entre Ottawa et Washington dans le but d’empêcher la province d’Ontario de produire plus d’énergie aux chutes Niagara.La déclaration de M.King Voici la traduction de la déclaration de M.King: “Ainsi que je l’ai déjà laissé entendre, la discussion de la question relative à l'exportation de l’énergie électrique, en est une qui, à mon avis, devrait être réservée au Parlement.D’ici la rentrée des Chambres, qui aura lieu le 27 janvier, je ne me propose pas de me laisser entraîner dans une controverse à ce sujet.“Je dois cependant indiquer immédiatement qu’il n’existe aucun fondement en fait à la déclaration que le premier ministre de l’Ontario a faite aujourd’hui, à savoir que l’action du gouvernement canadien, en refusant de modifier sans consulter le Parlement la politique suivie par des administrations successives au sujet des permis d’exportation d’énergie électrique, est due à une entente avec les Etats-Unis.“Tl n’y a eu aucune discussion d’un caractère officiel ou officieux avec le gouvernement des Etats-Unis relativement aux permis d’exportation d’énergie électrique.Il n’y a eu aucun accord, aucun engagement de quelque nature que ce fût, de la par du gouvernement actuel, au sujet de cette question, non plus qu’au sujet de la question plus large de la canalisation du St-Laurent.La décision du gouvernement relativement aux demandes qui ont été faites ces mois derniers (demandes de permis d’exportation) quement parce que était désirable d question fût consider lement avant d’agir “En autant que je le sache, le !î sera peut-être nécessaire d'envoyer bientôt dans les ^“^Xe^hé ïSexïèer dcs'Vres- ' ‘ " sions sur le gouvernement canadien afin d’obtenir la coopération de l’Ontario au projet de la canalisation du St-Laurent.De même, je gouvernement canadien n'a jamais fait de pression sur la province d’Ontario, non plus que sur d’autres provinces, au sujet de la canalisation du St-Laurent., „ .“Cette autre affirmation a 1 effet qu’il existerait une entente entre Ottlawa et Washington à l’effet que la province d’Ontario ne devrait pas être autorisée à produire plus d’énergie électrique aux chutes Niagara aussi longtemps que la province n’agréera pas le projet de la canalisation du St-Laurent, est également dépourvue de tout fondement.,, .“La situation légale actuelle relativement à l'usage des eaux du St-Laurent est déterminée par le traité des eaux limitrophes qui a été signé en 1909.Le détournement et mes.Comme il s’agissait d’une question de niveau, en eaux internationales, le projet ontarien du Lac Long exigeait donc d’abord une approbation des gouvernements fédéraux du Canada et des Etats-Unis.Et c’est pourquoi, le secrétaire provincial d’Ontario, M.Harry Nixon n’a pas été publiée hier par M.Hepburn qui dit: "M.King n’a jamais consulté Washing-situation qui confronte l’“On- ton au sujet du détournement des eaux du Lac Long.Il a pris la responsabilité de la réponse à M.Nixon.Il a affirmé: “M.King n’a jamais été sympathique à l’Ontario.J’en sais quelque chose parce que je fus avec lui et je l’ai surveillé à Ottawa”.C’était hier le 63e anniversaire de naissance de M.King, mais M.Hepburn n’a pas semblé s’apercevoir de cela lorsqu’il fit venir les reporters dans son bureau, en leur révélant pour la première fois les détails de la tario Hydro-Electric Commission” nommée par le gouvernement provincial.“Qu’on me laisse dire ceci au peuple: jusqu’à ce que nous ne fai-fdissions pas devant la pression d’Ottawa et de Washington qui veulent nous faire accepter le projet de canalisation du St-Laurent, nous n’aurons aucun droit pour exploiter davantage la houille blanche de Niagara, dit M.Hepburn.L’Hy-dro d’untario a été obligée d’acheter de l’énergie de Québec à cause de cela.La politique de l’électricité du gouvernement fédéral est “made-in-Washington”, ajoute M.Hepburn, qui lut le texte d’une lettre écrite en date du 11 septembre par M.Stephen Lyon, alors président de l’Hydro et dans laquelle M.Lyon commente une lettre qu’il venait de recevoir de M.J\ing, M.Hepburn considère comme significatif un paragraphe de cette lettre de M.Lyon: “La lettre de M.King, telle que je la comprends, veut dire ni plus ni moins que M.Roosevelt ne nous donnera plus de droits sur Niagara, même sur la partie du cours d’eau qui prend sa source au Canada, à moins que l’Ontario ne consente immédiatement à ce que l’on commence à travailler le plus tôt possible au projet de la canalisation du Saint-Laurent.” M.Hepburn dit donc que t’arme avec laquelle M.King menace l’Ontario est à deux tranchants, c’est le refus de permettre l’exportation de l’énergie électrique, et c’csl aussi le refus d’exploiter davantage les chutes Niagara, la plus grande source d’énergie* de l’Ontario.La défaite de M.King dans Ontario “M.King panse encore les plaies que lui ont laissées scs défaites personnelles darts celte province, continue M.Hepburn, et il n’en est pas remis, même si pour la première fois dans sa carrière politique, cette province lui a élu une majorité de partisans aux dernières élections fédérales.Un projet évalué à $3,000,006 et visant à détourner les eaux du Lac- Pression de Washington L'opposition du gouvernement fédéral à l’exportation d’énergie électrique à l’étranger est attribuée par M.Hepburn à “une pression de Washington sur Ottawa afin que le Dominion force la main à l’Ontario et à Québec pour déterminer ces provinces à accepter le projet de la canalisation du Saint-Laurent.” Les droits de succession Derrière toute la mésentente qu’il y a entre le gouvernemenf fédéral et le gouvernement d’Ontario, M.Hepburn voit le désir manifesté par Ottawa de s’emparer du contrôle de perception des droits de succession.“On m’a clairement fait entendre, dit-il à la conférence interprovinciale, que c’était bien là le but de l’administration centrale.Depuis lors, nous avons cessé de recevoir d’Ottawa toute la coopération dans la perception des droits de succession, dans des cas où nous supposions de la fraude et où les déclarations d’impôt sur le revenu faites au gouvernement fédéral nous auraient été utiles”.M.Hepburn dit aussi que l'Ontario ne se désistera pas de son droit de percevoir les taxes de suc I cession, “quelque hostile que soit l’attitude du gouvernement fédéral dans cette question”.Londres pense à la défense de ses possessions d'Extrême-Orient eaux orientales une bonne partie de la flotte A Washington pour I nergic qu’elles n’en fournissent, a déclanché un courant d’opinion dans le public, au sujet de Niaga-I l'a.Les eaux du Lac Long se déversent actuellement vers la baie Ja- Londres, 18 (S.P.C.) La Grande-Bretagne pense à la défense de ses possessions d’Extrème-Orienj.Des renseignements indiquent qu’il est fort possible que le conflit si-no-japonais atteigne le sud de la Chine.L’agence Havas annonce que le monde de l’Amirauté donne à entendre qu’il sera peut-être nécessaire d'envoyer bientôt dans les eaux orientales une bonne partie de la flotte.\j Associated Press dit tenir d’un diplomate que le premier ministre Chamberlain et le secrétaire d’Ktaî aux affaires étrangères Eden sont convaincus que la flotte française est capable de faire face à toute éventualité en Méditerranée.Le diplomate en question a donne à entendre à VAssociated Press que la Grande-Bretagne a conféré avec la France et les Pays-Bas sur la question d'une union des forces navales que ces pays ont dans les eaux d’Extrême-Orient*.Un accord de ces trois pays pourrait, estime-t-on, prévenir une expansion japonaise.Il y aurait eu prise de mesures à Hongkong pour accroître les moyens de defense de cette colonie.Au ministère de la guerre, on dit n’è-Ire pas au courant de cela, mais on ajoute qu’il se peut que la colonie ait d’elle-même pris des mesures.Des diplomates ont déclaré à l'agence Havas que le gouvernement britannique estimerait inacceptable un blocus japonais de Peinbou* i luire de la rivière Canton et de la côte voisine de la métropole du sud de la Chine.Mais, a-t-on ajouté, si les operations ont lieu uniquement sur la lerre, les Britanniques continueront d’agir en simples specta- teurs.A Londres, vu les récentes attaques exécutées contre des navires de la Grande-Bretagne et des navires des Etats-Unis, c’est avec plaisir qu’on a appris la destitution du contre-amiral Mitsounami, qui commandait l’aviation de ta marine japonaise en Chine.Toutefois es avances aux courtiers de New-York se sont élevées la semaine dernière à 732 millions de dollars, soit une diminution de 38 millions de dollars comparativement à la semaine précédente.Pendant la semaine correspondante l’an dernier Jes avances se chiffraient à un btllioii 56 millions de dollars.de Les exportations norvégiennes conserves de saumon Les nouvelles en raccourci ($8,134).En tout, 71 propriétés bâties ($733,285) et 30 terfains vagues ($13,766).L'Ouest et le Sénat REPRESENTATION PLUS GüNSI-DERABLE M.néo [au- ne- ndi int- Oslo.— Considérée dans l’ensemble, on peut dire que l’industrie de la mise en conserve du poisson j en Norvège a donné des résultats sa- J tisfaisants en 1936, quoiqu’en certaines variétés la pêche ait été désappointante.Les importations totales ont représenté 37,813 tonnes métriques d’une valeur de 35,200,000 couronnes ($8,800,000 environ en monnaie canadienne), comparativement à 34,713 tonnes métriques évaluées à 33,200,000 couronnes, ($8,300,000) en 1935.L’augmentation de volume fut de 9%, et la plus-value, de 6%.Vu que l’augmentation de volume fut plus considérable que l’aug- qui lui incombent en qualité de 1 mentation de valeur, le prix moyen Bien qu’il n’y ait pas de doute que la demande mondiale actuelle de tonnage soit partiellement causée par les programmes d’armement des différents pays, il y a eu, cependant, une expansion favorable, quoique peu importante, dans le commerce international d’outremer.Dans les paquebots les affaires ont participé à cette prospérité générale, peut-être plus comme conséquence de la disparition du tonnage de surplus que de la hausse des taux de fret.Toutefois, les légères augmentations d’année en année dans le transport des voyageurs de l’univers n’ont pas encore atteint un niveau qui pourrait encourager les compagnies maritimes à continuer leurs programmes de construction aux hauts coûts actuels.(’.es coûts élevés sont partiellement le résultat de la rareté des matériaux de construction, causée à son tour par les programmes d’armement, quoiqu’ils aient été accentues également par la rapide aug- Au cours des douze mois terminés le 30 juin dernier la classification de Lloyd's a été donnée à 484 nouveaux vaisseaux de 1,355,680 s.Os chiffres repré-environ du tonnage mondial fini durant la période et dénotent une fois de plus une augmentation satisfaisante sur ceux des quelques dernières années.De la quantité mentionnée, des vaisseaux de 734,480 tonneaux furent construits au Iloyaume-Uiii et 621.200 tonneaux dans des pays de l’étranger.D’après les registres du Lloyd’s à la fin de juin dernier il y avait en construction dans tout l’univers 373 vaisseaux de 1,751,231 tonneaux bruis susceptibles d’obtenir la classification de la société.De ce to-lal, des vaisseaux de 1 ,(152,606 tonneaux étaicnl eu construction au Royaume-Uni et 698,62.') tonneaux a l'étranger.Commerce d'exportation La valeur totale des exportations, y compris les réexportations, a été de £12,636,899 en 1936, au lieu de £9,971,535 en 1935.Les plus importantes denrées exportées, avec les valeurs pour 1936, ont été: le cacao, £7,659,743; l’or, £6,047,545; le minerai de manganèse £612,930; les diamants, £584,997; les noix de ; , coco, £107,196; le bois non manu-T ¦ facturé, £105,657; le copra, £25,- ;*[,.942; le caoutchouc, £24,048; le jus j de limon cl d’autres produits (les limons, £22,247; ainsi que les cuirs | et les peaux, £7,574.La répartition de ce commerce par principaux pays a été la suivante: Royaume-Uni, £6,058,958; autres pays de l’Empire britannique £365,136 (C.anada, £139,047); Etats-Unis, £2,843,609; Allemagne, £1,630,111; Hollande, £743,470.surintendant du service des assu rances de la province, M.Lafrance a déclaré qu’il devait surveiller les opérations des compagnies de fiducie.I) doit encore s’enquérir si les compagnies d’assurance offrent assez de garantie pour la sécurité du peuple.Comme son rôle l’oblige à protéger le public, M.Lafrance doit veiller à l’octroi des licences ou permis aux 8,000 agents d’assurance de la province, qui ne sont pas tous des anges.Non seulement il faut protéger le public, mais il faut encore protéger les agents eux-mêmes.Les permis d’agent d’as urance sont un privilège qui autorise à placer de l’assurance et à empêcher ceux qui n’en sont pas munis a faire une concurrence aussi déloyale que ruineuse.M.Lafrance comprend bien que le devoir des agents est de produire des affaires, mais celte production doit être faite avec sagacité et honnêteté.Sur ce chapitre M.Lafrance conseille aux agents de ne pas essayer de faire abandonner une vieille police pour une nouvelle, lorsque la commission de renouvellement est éteinte, (‘.ette habitude est d’un agent malhonnête et elle devra disparaître.Le conférencier a encore donne le conseil suivant; “Laissez donc les par unité de conserves exportées en 1936 semble plus bas que l’année précédente en dépit de la grosse quantité de marchandises chères, comme les conserves de sardines (bristling) expédiées à l’é-j {ranger en 1936.1924, le volume exporté en 1936 a été le plus considérable, représentant 20% de plus que l’année d’avant guerre 1913.En 1924, en effet, les exportations avaient été de 10% supérieures à celles de l’année dont il s’agit.'L’expédition de 16,949 tonnes de petit hareng fumé dans l’huile d’olive est la plus grosse dans tonte année individuelle depuis 1927, lorsque celte denrée était mentionnée séparément dans les statistiques du commerce.La quantité de hareng (kipper) exportée, à savoir 6,584 tonnes, a de même enregistré un autre haut niveau.A l’ex- Importations de papier Les importations de papier en octobre représentent une valeur de $743,253, contre $622,856 le mois précédent et $679,998 en octobre 1936, Les Etats-Unis figurent pour $516,038, et le Royaume-Uni pour $134,279.Importations de bois d'oeuvre et de bois de charpente Les importations de bois d’oeuvre et de bois de charpente en octobre s’établissent à 8,384,000 pieds ($337,706) contre 8,845,000 ($350,-469) le mois correspondant de l’an dernier.Elles viennent presque toutes des Etats-Unis.Le chêne atteint $63,770; le pin blar.r $53,096; le sapin de Douglas $48,181; le noyer $24,570; le gommier $22,850; le pin jaune $16,480; le cèdre $15,-796: le peuplier $14,332; l’acajou $8,786 et le bois rouge $9,234.Instruments et machines aratoires Bien que les importations d’instruments et de machines aratoires soient beaucoup plus élevées en octobre qu’au cours du même mois de l’an dernier, il y a diminution sur le mois précédent.Le total du dernier mois s’élève à $1,234,646, contre $1,738,849 le mois précédent et $503.412 l’an dernier.Les Etats-Unis figurent pour $1,180,-761.On a importé 1,019 tracteurs à combustion interne pour fins agricoles d’une valeur de $1,400 chacun; le total s’établit à $848,090 contre 237 unités valant $256,026 l’an dernier.Iæs pièces s’élèvent à $162,567, contre $116,533.Exportations canadiennes aux Etats-Unis Les exportations canadiennes aux Etats-Unis les onze mois finissant le 30 novembre accusent une augmentation de $64,508,500 sur la période correspondante de 1936; le total s’établit à $431,501,175, contre $366,992,672, Les exportations de denrées visées par l’accord de commerce entre le Canada et les Etats-Unis s’élèvent à $237,483,797, contre $194,663,250, avance de $42,820,547.Les expor- Regina, 18 (G.P.).— Le gouvernement de la Saskatchewan a fait ses dernières propositions à la Commission Rowell, qui a terminé tiier huit jours de séanpe dans la capitale de cette province.La Saskatchewan demande que l’Ouest soit plus largement représenté au Sénat et que le gouvernement fédéral régisse la mise sur le marché et l’activité financière des gros es compagnies d assurance.Hier soir, les cinq connuissairei se sont séparés pour passer les Fêtes chacun dans sa tamille.Ils se réuniront de nouveau, le 17 janvier, à Ottawa, uù ils entendront les représentants de nombreuses sociétés nationales allant de l’Association des banquiers du Canada jusqu'au parti communiste.Plusieurs sous-ministres de la Saskatchewan ont exposé hier devant la Commission le travail qu’ils dirigent, comparativement à celui des ministères correspondants de l’administration fédérale, afin de rendre impossible tout chevaucho-ment.Le premier ministre, M.W.-J.Patterson, a lu une déclaration sur l’attitude de son gouvernement à l’égard de la question de la fusion en une seule des trois provinces des prairies.Il en résulterait peu d’économie, dit-il, mais la question mérite sérieuse considération au point de vue de l’augmentation d’importance que cela pourrait donner aux Prairies dans la Confédération et à celui des bienfaits que pourrait comporter l’uniformité des législations dans cette immense région.pc- ard Ule port années.pour une police vendue par une autre compagnie est aussi mauvaise que leruicieuse.C’est même spéculer sur EXPORTATIONS ignorance des clients, dans ¦bien PAUX PAYS des cas du moins, pour faire quel- j ques dollars, sause se soucier di L’importance du marché ceux qu’on fait perdre.11 a blâmé; Etats-Unis ressort du fait que près qui ne sont S de 50% des exportations totales! A l’exception de ;lations globales sont de $31,288,499 imc - en novembre, diminution de $15,-218,367 sur le même mois de l’an dernier.Les denrées bénéficiant de l’accord s’élèvent à $20,663,995 en novembre, déclin de $227,425.Les exportations des principales denrées en vertu de l’accord au cours des onze mois se répartissent ainsi qu’il suit (chiffres correspondants de la même période de 1936 entre parenthèses): papier à journal, $95,548,555 ($75,273,- 870); pulpe de bois, $30,841,08$ ($24,132,472); whisky, $18,176,521 ($18,381,192); bêtes à cornes, 293,-255 têtes évaluées à $13,466,429 (228,800 valant * $8,485,536) ; madriers et planches de bois mou, ception de l’année 1932 un recordj?12.600,315 ($10,290,489); bois de a aussi été atteint dans te bristling pulpe, $10,787,144 (|7,739,.)73), fumé, et cette année-là les roncli- 983,386 ($t),3ü9, o.) lions avaie que de grosses kiuaumt.-» uvcuvui i /eQ r ni anil exportées afin de combler les in- ensuite: cyanamide.suffisances causées pai la pechv |2,795,677 ($2,329,134); sable el très mediocre de 1 année preeeden- its ().anlian1e> go,767,921 ($2,-te.Ou peut meme dire que les ex- 124,441); nickel en matte, $2,535,-~ ~ ' ” 820 ($2,104,140); homard frais, $2,277,239 ($1,919,595); son, moulée et recoupes, $2,169,322 ($3,-380,997); madriers et planches de bois dur, $2,046.512 ($1,282,664); acide acétique, $1,689,470 ($1,433,-349); corégone, $1,468,704 ($1,319,-899); billes, $1,399.204 ($657,164); chevaux, $1,279,167 ($2,023,659); peaux de vison, $920,324 ($1,240,-136); fromage, $708,542 ($1,535,-173).Recettes des C.N.R.Société canadienne d'histoire naturelle La prochaine réunion de la So; ciété canadienne d’histoire natu relie aura lieu le mardi, 21 décem bre, à 8 h.15, au laboratoire de bo tanique de l’Université de Montréal cli.112.Au programme: M.l’abbe Ovila Fournier, qui parlera de “Lcî mouche noire, terreur des Lauren tides”, M.Marcel Racine, qui pré sentera un travail sous le titre “Les céréales, base de l’alimenta tion de l’humanité”.I X lit été excenlionnclles vu abrasifs bruts artificiels, $4,893,000 ^slJanülé^Sm Si (*3,612,339); amiante, $4,822,562 lices des autres compagnies tran-j popmijons de bristling en 1936 fu-illes.” Il opine que cette habitude : rent ég;tles ,a qiiantité movenne ur un agent de faire abandonner, ()rt(kl (iuranl les dix dernières AUX PRINCI- des VALEURS DE PLACEMENT CANADIENNES • Gouvernemen ts Municipalités Services Publics Industries Liste de valeurs sur demande NESBITT, THOMSON & COMPANY, LIMITED 355, rue Saint Jacques Ouest, Montréal, Qué.Suceur mi ta* dans las principals* villms d» Canada 30F i * Coût de la vie I,’indice du cnid de la vie au Canada calculé par le Bureau Fédéral de la Statistique, ne change pas en novembre (St.2).une faible réduction dans les aliments étant plus que contrebalancée par lev avances saisonnières du combustible.Les prix de détail des aliments tombent de 78.9 en octobre à 78.8 en novembre.(’.’est un peu pins de 5 p.c.i au-dessus du niveau de novembre 1936.Le coût des aliments a monté NOS DIVERSES JONCTIONS Le r sun • ITnusr = Limitée EXÉCUTEUR TESTAMENTAIRE ADMINISTRATEUR FIDUCIAIRE AGENT DE TRANSFERT RECISTRAIRE CARDE DE TITRES COFFRETS DE SÛRETÉ Commerce d'importation La valeur totale des importations, y compris les espèces et le papier-monnaie, a été de £1 1,656,719 en 1936, soil £3,699.939 ou 46.5% de plus que le chiffre de £7,956,781) en 1935.Cependant, comme la valeur des espèces cl du papier-monnaie importés fut anormalement élevée, à £3.125,830 au lieu d’une moyenne approximative de £500,000 pour les trois années précédentes, il est nécessaire de faire une certaine allocation en calculant l’augmentation des marchandises de consommation; tout de même, l’augmentation fut très satisfaisante, puisque la valeur des importations autres que les espèces et le papier-monnaie augmenta de £7,375,935 on 1935 a £8.530,890 en 1936.Takoradi et Accra continuent à se diviser la plus grosse partie dos importations aussi bien que des exportations.Le Royaume-Uni (£11,656,719), les autres pays de l’Empire britannique (£7,499,788), les Etals-Unis, (£852,482); l’Allemagne (£592,733), a Hollande (£422,151), el le .lapon (£305,023) ont été les principales certaines compagnies mu ne sont de 50 pas assez sévères dans le choix de de cor leurs agents, parfois recrutés sur les pays comme destination.Après bancs d’un parc où ils se chauffent ies‘ j;tats-Unis le plus important dé- au soleiL^quantl, pour remplir des bouché fut le Royaume-Uni qui { recettes brutes du Canadien postes moms ‘f/; * * *• ! prit 2.»% env.ron des exportations Nationa] durant la semaine termi- tellentent exigeant, comme dans totales.Comparativement a t an-1 - ,c 14 décembre 1937 se sont élo- igeani pie o< In le cas d’un simp aux écritures.Pour ce qui est des rabais certains agents consentent à clients pour leur vendre une police.r, irée (lans^ln quantité expécliee^aU p0ntjante( une diminution de $153,- dans | iotales.Comparativement à l’an-1 ommis préposé IU\(.précédente une petite augmen-j $3 534 956 contre $3,738,886 talion de 179 tonnes a élé enregis- durant ia semaine de 1936 corres- au I p, Royaume-Uni.L’Australie et le Ca- j)3() .- nada suivent, dans cet ordre, rom-i" 51.afr;tnce d 11 .‘lî'1’J *’ ’J0^5*!?a:1!’ me autres principaux débouchés.Dividendes déclarés Depuis (pi 1I11 etc notnnu, il .1 m j.fps dcux pays ayant augmente leurs du sévir et il rite le cas d un agent a(,|iats (|(, (59 tonnes comparative-; National Steel Car Corporation, a ('tl' suspendu pour deux ans, nicn, a |’annf,c précédente.Les en- 50 cents par action, payable le 15 ! vois à l’Australie et au Canada fu- janvier aux actionnaires inscrits le F?- ! .— 1 .1- •> ok» innnn* (.| 1,311) ton 31 décembre.Les expédi-l Consolidated Bakeries Ltd, 25 els qui client $6.85, s'exposant ainsi à perdre une me de $10,000 en commission ce qu’il n donné à un soit une part de s:» commission, afin j de vendre une police.Il ne peut cou ; revoir qu’un agent d’assurance sacrifie son revenu, ou une partie dej son revenu pour faire des affaires.Cette pratique est aussi condamna-i blr que préjudiciable.Aussi compte-, t-il, on s'appuyant sur les pouvoirs que lui confère sa charge de surin- j tendant du service des assurances, j réussir à enrayer cette pratique, car il sévira dans chaque cas sans ménagement.Il est heureux de noter que cetto année les formules de demande de permis sont rédigées en français,! c’est-à-dire que les questions sont claires cl précises.Elles obligent lions à l’Afrique du Sud, qui en par action, payable le 3 janvier aux 1935 avaient éb"- oins rnnsiftérnhlei actionnaires inscrits le 23 décertî-que les envois sèrent de 159 tonnes, pour représenter 1,048 tonnes.Les Pays-Bas, la Belgique, la Nouvelle-Zélande, et la Suède prirent aussi de plus pc-tiles quantités, les diminutions avant été de 85, 33.32 et 13 tonnes, respectivement, mais des augmentations furent enregistrées dans les exportations à tous les autres pays spécifiés.PB IX CONSEIL O ADMINISTRATION Art, VaMéa.C»R., préildent Joseph Simard, vice prfaidant Albert Hudon.vice-président C Delnfrave, N P Hpn R Grothé J -A I Cauvin j.-C.Hébert.N P.on, vire président J.-A.Brillant, vice
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