Le devoir, 16 octobre 1925, vendredi 16 octobre 1925
Volume XVI — No 242.Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.M.6# Etats-Unis et Empire Britannique .» 8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .8.00 Montréal, vendredi 16 oct.1925.TROIS SOÜS LE NUMERO Rédaction et administration: 336-340 NOTRE-DAME EST MONTERAI, Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE : - - Main 7460 Service de naît : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5152 Un nouveau témoignage MM.Mulcahy et Hayes visitent les écoles bilingues d’Ottawa ’on saiC en Irlande, où une partie de la population a conservé la 'eille langue gaélique, tandis que nombre d’autres, qui ne parent encore que l’anglais, voudraient reconquérir leur antique Une conversation publiée par la Gazette de ce matin nous évèle l’un des à-côtés de la récente conférence interparlemen-aire dont aucun journal, à notre connaissance, n’a encore parlé.1 mérite tout de même, et à tout le moins, un bref commen-aire> Parmi les délégués européens se trouvaient un certain nom-re de représentants de l’Etat libre d’Irlande.Or, de la convention publiée par la Gazette, il résulte que deux de ceux-ci, M.ulcahy, ancien ministre, et M.Michael Hayes, président de la hambre d’assemblée de l’Etat libre, ont profité de leur passage i Ottawa pour visiter les écoles bilingues de la ville.Le problème de l’enseignement bilingue se pose, comme f*»]twIa ht»o t>fi-nfirlo lt| prvrv ______, A ibi ent angage.Désireux de se renseigner sur les méthodes d’enseignement ilingue, M.Mulcahy et M.Hayes, qui est un professeur, ont visite les écoles bilingues d’Ottawa — c’est-à-dire, les écoles d’Ottawa fréquentées par les petits Canadiens français et où ’on enseigne à la fois le français et l’anglais.Quelle impression ont-ils rapportée de leur visite?Ce n’est as le point sur lequel on interrogeait particulièrement M.Mul-ahy et, dans sa conversation, il ne l’a touché qu’en passant; mais son observation, pour être brève, n’en est pas moins précise et significative, .Prof, Hayes and myself spent some time in the bilingual schools of Ottawa, and were very much impressed by the practical achievements in those schools", déclare M.Mulcahy.C’est-à-dire, “le professeur Hayes et moi-même avons été très impressionnés par les résultats pratiques obtenus dans ces écoles" Le témoignage est très net.Et, comme tout le monde le sait bien ici, il s’agit là d’écoles où le Règlement XVII est lettre morte, d’écoles dont les propriétaires réels — les pères de famille — sont financièrement punis, ont subi les plus ennuyeuses tracasseries parce qu’ils ne veulent pas se soumettre à un Règlement odieux.* * * Le témoignage de M.Mulcahy et de M.Hayes rejoint celui de MM.Hughes, Sissons, Staples, etc., qui ont déjà visité les écoles bilingues d’Ottawa.On se rappellera particulièrement — nous l’avons longuement commenté ici meme — le plus détaillé de ces témoignages, celui de M.James L.Hughes, ancien inspecteur des écoles publi-oues, ancien haut dignitaire des loges orangistes.Il constitue l’une des plus belles pièces du dossier des écoles bilingues d’Ottawa.“En obtenant les résultats très satisfaisants (very satisfactory) constatés dans les écoles séparées de langue française a Ottawa, les professeurs se servent, disait-il, de la langue que les enfants comprennent sans effort conscient, la langue qu’ils ont apprise à la maison dans leurs premières années; la langue qu’ils parlent couramment et par le moyen de laquelle leurs parents et leurs amis leur révèlent des faits nouveaux et leur ont appris à penser avant leur entree à ?école.En agissant de fa sorte, les maîtres ont suivi P un des plus importants parmi les principes fondamentaux de la psychologie.” La cause que défendent les parents canadiens-français de l’Ontario, c’est — combien de fois l’avons-nous répété ici?— la cause même du bon sens, ainsi que celle de la justice.M.Mulcahy et M.Hayes viennent après beaucoup d’autres de constater que c’est celle aussi de l’efficacité, des résultats sûrs et bienfaisants.* * * Et pourtant, en dépit de toutes les campagnes et de tous les efforts, l’injustice subsiste.Les représentants de la minorité ont eu la pénible obligation d inscrire dans les archives de l’Union interparlementaire universelle, comme dans celles de la Société des Nations, une protestation qui souligne la profonde injustice dont souffrent leurs mandants.On saura de la sorte, dans le monde entier, quel absurde régime est fait à la minorité franco-ontarienne, de quelle façon est traitée dans la capitale même du Canada la langue qui sert encore de plus puissant, de plus utile moyen de communication entre les élites civilisées.Nous avons confiance que la minorité réussira un jour ou 1 autre à gagner son point.Elle nous donne en attendant le plus magnifique exemple de persévérance et de ténacité.Orner HEROUX tir victorieux de la lutte, car 11 était acquis que les votes anglais iraient presque tous au candidat anglais conservateur, et que le vote français appuierait M.Alfred Goulet.M.Edwards risquait ainsi de per; dre son dépôt, et il a abandonné l’arène, laissant M.Alfred Goulet seul candidat libéral.Dès aujourd’hui la victoire de ce dernier candidat est assurée et les (Canadiens français de ce comté auront un député fédéral de leur langue.La chose n’a pas marché toute seule naturellement.M.Goulet a dû faire preuve de persévérance et d’audacc.Il n’aurait sans doute pa's réussi si les Canadiens français les plus influents de la capitale, conservateurs comme libéraux, ne s’étaient rangés derrière lui pour lui gagner un triomphe avec leur éloquence et leur prestige”.LA LETTRE DE M.EDWARDS Voici, à titre documentaire, la traduction de la lettre par laquelle M.Edwards a signifié son intention de se retirer : "Après la nomination au sénat de l’hon.Charles Murphy qui a représenté le comté de Russell pendant 17 ans, des chefs libéraux du comté m’ont invité à poser ma candidature à la convention de Vars le 2 octobre."En raison de l’accueil que l’on faisait à ma candidature j’ai accepté cette invitation et avant que le «scrutin fut pris j’ai déclaré clairement à ceux qui étaient présents que j’étais résolu de me soumettre au choix de la convention et que je ferais tout en mon possible pour assurer la victoire du parti libéral que je «ois candidat ou non."Comme vous save* je fus Je choix de la convention et j’apprécie ce grand honneur que m'ont fait mes amis libéraux du comté.En raison d’une situation TAarticulière provoquée par l’attitude de l’un des aspirants à la convention de Vars et de la présence sur les rangs d’un candidat conservateur le parti libéral est engagé dans une lutte ù trois — c’est-à-dire qu’il a un problème très délicat à résoudre.“Ecartant toute considération personnelle, ne tenant compte que des intérêts du parti libéral et refusant de prendre part à une campagne où les grandes questions politiques seront oubliées, j’ai discuté de la situation avec mes amis qui en sont venus à la conclusion que nous no devions rien faire pour embarrasser le parti libéral.J’ai résolu d’écrire au président de l’association libérale du comté pour lui annoncer ma retraite.Comme i’ai résidé presque toute ma vie dans le comte de Russell et al toujours travaillé pour le parti libéral je continuerai & préconiser les principes libéraux.” Gordon C.EDWARDS MISE AU POTN DU DROIT En même temps que cette lettre, le Droit publie une importante “mise au point”, dont voici un bref extrait : "La lettre qu’adresse M.Edwards aux électcurs- de Russell pour leur annoncer qu’il se retire demande une mise au point."M.Edwards rappelle qu’il a été choisi nar la convention de Vars, et que M.Goulet y fut défait.Non, non.Dans ce cas, il faudrait admettre que la fin Justifie les moyens.Or, les moyens qu’on a pris à la convention de Vars pour battre M.Goulet ont été malhonnêtes, tout ce qu’on peut trouver de plus injuste.Si les véritables délégués avaient eu l’avantage de voter, M.Goulet aurait eu la ma-lorité absolue dès le premier four du scrutin."M.Goulet ne pouvait accepter celte machination dirigée contre lui-même et contre la majorité du comté.Il a répudié la convention et a commencé sa campgame électorale.“Bourassa est le porte-parole de toute notre race” Ainsi le qualifie un orateur libéral, à Montpellier, le docteur Anatole Plante — M.Bourassa a-t-il jamais abandonné gabelle?— L’indépendance politique est-elle un crime?demande M.Bourassa — Ce que lui reprochent des eabaleurs — Le discours de M.Anatole Plante — Une comparaison entre les deux candidats — “Prenez vos précautions pour l’avenir”, conseille M.Plante aux électeurs de Labelle / COMMENTAIRES DE PRESSE FAVORABLES AU CANDIDAT DE LABELLE "Quant aux local feelings «t aux petty bickerings auxquels M.Edwards fait allusion dans sa lettre, il sait que les premiers sont respec-tables et que les autres ont été soulevées par la présence d’un candidat de langue anglaise dans un comté en majorité française.” L'actualité Querelles politiques Paul Saint-Yves parlait avant-hier des fantaisies féminines an su/et des élections.Le sexe fort n’est pas tou-fours le nlus fort en ces matières.L'un aie nos amis nous rapportait une conversation, entendue par hasard.qui Vavatt laissé rêveur.Cela se passait chez un marchand de tabac.Un bonhomme légèrement éméché, disait à son interlocuteur un peu plus tempéré : —Je te dis que Laurier a eu une sapréc bonne Idée de mettre Bourassa dehors de son cabinet.—Mais, reprend Vautre, il ne Va tout de même pas mis dehors, parce qu’il n’a Jamais été dedans.Tu sais bien que les ministres s'appellent honorables.—Oui, je le sais.Mais Laurier était fin.bien plus que tu penses.Onanrt il Va mis denars.Il a eu bien , soin de lui retirer son titre d'honorable." C’est un peu fort.Mais tl se raconte des choses p/rcs que celle-là rctucliement dans le comté de Isabelle.Pour une couche, c’en est une! Qifelle est la conclusion, sinon que le peuple est, dans une mesure beaucoup trop grande, en histoire oolltique d'une ignorance inconce-vable.Il connaît mieux les pitchers célébrés que les ministres de sa province ou de son pays.Et trop souvent, le premier hâbleur venu veut lui faire avaler, dès lors qu’il ment avec aplomb, des couleuvres de taille énorme.Vofti pourquoi, surtout en temps d^élections, tl est bien important de lire, de répandre la lecture des feuilles politiques.Le Journal à tapage en détrônant la feuille politique a fait baisser le niveau des préoccupations générales.Le peuple était sûrement moins abruti quand tl se passionnait pour les simples querelles politiques que maintenant qu’il se passionne pour les querelles de mégères et de souteneurs ou des combats de boxeurs.Celles-là état ent moins viles que celles-ci., PASCAL L'élection de Russell LA RETRAITE DE M.EDWARDS — COMMENTAIRES DE M.DES-ROSIERS —MISE AU POINT DU DROIT _______ M.Desroslers nous érrit d’Otla-wa, à propos de cette élection de Russell où M.Gordon Edward* s'est enfin décidé A reconnoitre aux Canadiens français le droit d’élire un député fédéral do langue française dans un comté où ils constituent la très grande majorité du corps électoral: 'IDans le célèbre comté de Russell, les nôtres ont définitivement gain de came.M.Goulet, qui avait refusé d'accepter le verdict d’une convention libérale manipulée, et se présentait comme indépendant, vient de voir son adversaire libéral, M.Gordon Edwards, «e retirer.Celui-ci n'avait aucune chance de sor- Bloc-notes Faut-il s'étonner?, Un de nos amis, qui vient de traverser en Europe à bord d’un paquebot de la Royal Mall Steam Packet Company, nous adresse, avec une lettre, ‘‘une carte postale mise sur le bateau l’Oàfo, ù l’usage des passagers”, dit-11 et qui est imprimée en Angleterre."C’est un gracieux compliment anglaLs à notre endroit, que ce témoignage d’ignorance ou de malveillance”, conclut-il.La carte postale porte simplement, au-dessous de l’illustration, cette légende: Canada.Le Canada, Il est représenté par un couple d’indiens assis près d'un feu, à l’ombre d’un arbre, sur le bord d’un lac, de l’autre côté duquel se profilent des montagnes couvertes de neige.L'étranger ou l’Anglais qui n’est jamais venu au Canada et voit cette scène pourra s’imaginer que le Canada, c’est tout cola et rien que cela.II n’y a pas h s’étonner de l’i-gnarancc qu'un certain nombre de nos visiteurs manifestent des choses canadiennes, à leur débarquement.Elle ne se dissipe pas toujours même pendant le voyage.La publicité que font le Pacifique Canadien et d’autres compagnies de transport océanique qui touchent aux ports de Montréal et de Québec est autrement plus intelligente et plu* instructive que celle de la Royal Malt.Il faut espérer que les clients canadiens de cette compagnie porteront à son attention le caractère singulier de la propagan de qu'elle fait au Canada.G P.Papineau viMe, 16 Devoir).— Un autre libéral, M.le docteur AnatoJe Pilante, de Montréal!, frère de M.Léonce Plante, candidat libéral dans Montréal-St-Denis, est venu prêter son concours à M.Henri Bourassa, dans le comté de LabeUJe.Hier à Montpellier, dans le canton montagneux de Rlmra, le Dr Pliante a parlé aux cotés de M.Bourassa et il a dit aux électeurs que toute la race canadienne-fran-çaise veut que M.Bourassa retourne au Parie meat.“'S’il pouvait arriver, dit-il, que M.Bourassa «oit défait dans le comté de LabeUJe, il n’y a probablement pas un seul député qui ne serait prêt à démissionner pour donner sa place à celui qui brigue actuellement vos suffrages.M.Jodoin, son adversaire, a été réguüièrement choisi par une convention, c’est vrai.On ne peut nier qu’il soit le candidat officiel du parti; mais quand il a été choisi on ne savMt pas qu’un homme tal que M.Bourassa accepterait ‘la candidature.Dans les circonstances, n’est-il pas du devoir de M.Jodoin de se retirer?Je comprends son désir d’être député.C’est le désir légitime de bien des avocats.Mais vous devez vous demander si M.Jodoin pourra être votre député avec la même efficacité que M.Bourassa.Songez que ceüui-ci sera au parlement fédéral comme le porte-parole de toute notre race.Tous les comtés de la province de Québec et particulièrement tous les comtés de Montréal vous envient votre candidat.Qn a parié du “candidat de Labelle”, c’est M.Bourassa.Celui-ci est plus que le candidat d’un parti: c’est le candidat de toute sg race.” Ces paroles du Dr Plante ont été chaleureusement applaudies par les queftques centaines d’électeurs de Montpellier, réunis dans la salle paroissiale.Le maire de l’endroit.M.Emmanuel Turpin, avait été choisi président.Dans l’assistance on remarquait des gens venus de St* André Avdblin, de Papineauviile ci même de Montebello.Comme dans les autres endroits, M.Bourassa a longuement exposé son programme de politique nationale, apres avoir dit qu’il posait sa candidature comme indépendant, tout en promettant de voter pour maintenir M.Mackenzie King au .pouvoir de préférence à M.Mcighen.M.Henri Bourassa et Labelle "On me reproche, dit en substance M.Bourassa, d’avoir alrandonné le comté.J’accepte ceàa plutôt comme.un compliment car c’est une preuve que mes adversaires considèrent que j’étais le meilleur député que le comté de Isabelle pût avoir.Je considère cependant que je n’ai rien perdu ô rentrer quelques années dans la vie privée.J’ai gagné de l'expérience et j’ai pu faire des études qui pourront m’être de quelque utilité si je retourne au parlement.“On admettra que Je n’ai pas perdu mon temps depuis que i’ai cessé d’être votre député.J’ai fondé un foyer et aussi un journal, afin de répandre plus au loin, dans toute la province de Québec et dans tout le Canada, les idées que Je prêcha depuis trente ans.Il faut croire que je n’ai pas manqué à mon devoir puisque c’est de toutes les provinces que Ton m'a demandé de rentrer au Parlement."Ce sont des Anglo-Canadiens qui ont Je plus fortement insisté, A part les électeurs de Labelle, pour que J’allhe exposer au parlement la nécessité pour notre pays d'adopter une politique essentiellement canadienne.La plupart d’entre eux ont Îirêché l’impérialisme pendant de ongues années et se sentent mal à l’aise aujourd’hui pour dire publiquement ce qu’ils pensent.Us considèrent de plus que J’ai l’autorité voulue pour dire ce qu’il faut.L’indépendance, un crime?"Déporte en porte dans le comté on fait une cabale pour dénoncer mon indépendance.Est-ce donc une chose si affreuse que d'être indépendant, c'est-à-dire ne pas vouloir se laisser mettre une corde rouge au cou ou un fil bWu A la patte?Je me rappelle le temps où les électeur de Labelle, quand le comté faisait partie du grand comté dTlt-tawa, étaient en grande majorité (Spécial au ] deux partis se sont entendus, sinon | l'esprit de parti qui puisse vous fai-' ” ‘ sur le mode du moins en principe, ' re hésiter; car entre M.Jodoin et pour adopter une politique néfaste.| M.Bourassa, la différence est trile-1 •Ge fut le cas lors de la guerre d'A; frique.Ce fut le cas en 1911, quant il fut question d’obliger le Canada à contribuer aux préparatifs mili- guerre d’A- ment manquée que partout, libéraux ] frique.Ce fut le cas en 1911, quand et conservateurs s’accordent A dire taires de la Grant/e-Biretagne, puis encore en 1914, lors de la grande guerre.On a poussé cette fois la fedie jusqu’à mettre l’avenir du paya en danger.M.Meighen a meme dit explicitement alors qu’il mettrait le pays en banqueroute pour gagner la guerre.M.Bourassa et la conscription "Les cabaJeure qui visitent ac-tudllement le comté, dit encore M.Bourassa, m'accusent d’ôtre l’auteur de la conscription.C’est la chose la plus phénoménale que j’aie entendue depuis que je suis dans la vie publique.Non seulement j’ai été le premier à la dénoncer, mais je l’ai prévue dès 1900, quand je m’opposais à 'l’envoi de troupes au Sud-Africain.Lors de la dernière guerre, j’ai protesté, même quand c’était dangereux non seulement pour mon journal mais pour moi-même, parce qu’on me menaçait de toutes façons, contre les billets que nos gouvernants donnaient à la Grande-Bretagne pour 20,000 hommes.50,000 hommes et finalement 500,000 hommes.J’ai prévu tout de suite que le volontariat ne donnant plus, il faudrait de toute nécessite recourir à la conscription pour racheter ces folies promesses.Des électeurs disent que tout seul je ne pourrai rien faire au Parlement.Je ne gouvernerai pas évidemment; et individueîlemant iJ n’y a pas un député qui puisse le * **'*“ ” «t bon .11 , ï__________________________ des conservateurs.Je fus A» premier lie.C’est donc député libéral de Eabc que des conservateurs étaient deve mis libéraux, ou plutôt Indépendants.Etiez-vous si condamnable* d’avoir agi ainsi?“Chose remarquable, ce «ont les conservateurs les plus enragés d’autrefois qui sont devenus aujourd’hui les libéraux les plus officiellement ardents,” M.Bourassn répète ce qu’il a dit partout ailleurs, qu’il donnera son vote.«’Il le faut, pour maintenir M.Mackenzie King au pouvoir et empêcher M.Meigiien d y arriver.Pour le reste il réserve son indépendance.voulant user de son propre Jugement pour étudier les question!* qui seront soumises au Parlement.•'C’est A prendre ou A laisser, dlt-11.Prenei-mol tel que Je suis, ou bien rcnvoye*-moi dans mon foyer."La principale raison pour laquelle je réclame mon imlépendan ce, c’est qu'A plusieurs reprises les faire.Mais il est bon qu’à certains moments, quelques indépendant* se lèvent pour mettre le public en garde contre telle mesure que l’on veut prendre.Et puis il peut arriver qu’un seul homme op que;*|uas hommes seulement obtiennent des réformes heureuses.Rien qu’avec mon journal, et sans être député j’ai pu obtenir que le gou/'inemcc* établisse une différence entre lo célibataire et l'homme marié, entre celui-ci et le père de famille, pour le paiement de l’impôt sur le revenu.“M Jl a plus.La guerre a ouvert les yeux d’un (grand nombre de Canadiens anglais; et l’on m'assure qu'au Parlement j’aurai plus do chance qu’autrefois d’être écouté et de rallier des adhérents A ma j doctrine.C'est pour crin que j’éi accepté l’invitation de mes bons amis de Labelle.Quand on a reçu de Dieu un peu de talent, et de ses compatriotes, à maintes reprises, des marques do confiance, on ne peut se refuser de travailler pour son pays.” Discours de M.le Dr Anatole Plante ! M.Bourassa avait présenté le Dr | Plante comme un jeune libéral de ] talent."N’affloz pas croire, dit le Dr Pliante, que je suis un mauvais libé-rall parce que je suis aux côtés de M.Bourassa.Hier soir je prêtais main-forte à M.St-Père, dans Ho-chclaga.Dimanche dernier je prononçais un discours pour M.Ir-gault dans ArgenteuiO.La semaine dernière j’allais appuyer la candidature de M.Raymond, dans Roau-harnois.Je viens ici librement et je ne demanderai pas mieux que de revenir dans Labelle pour aider M.Bourassa et je tiens à me rendre ce témoignage que Je ne suis pas un orateur gagé.Libéral par conviction, je considère que Je rends service fl toute ma race en appuyant M.Bourassa; et quand Je serai vieux ce me sera un excellent souvenir que ceflui-Jâ."Eicctcurs de I-abeMe, c’est le voeu de toute In race que vous rencontrerez en éflisant M.Bourassa.Partout on vous jalouse votre candidat.Si par malheur vous ne le choisissiez pas, nous, de Montréal, nous viendrons le chercher et nous le placerons dans n’importe quoi comté de notre viiMo.Je suis certain qu’il n’y a pas un seul député canadien-français qui ne se retirerait pour lui faire pince.Il est natum que M.Bourassa soit candidat dans votre comté, puisqu'il est chez lui.C’est l’un des s-Afres.Sachez apyiréHer une teflle chance, et ne vous laissez pas prendre aux pièges que Ton voua tend.M.Jodoin es» le candidat officiel d’une convention, c'est vrai; mais quand on l’a choisi on ne savait pas que M.Bouravwi accepterait la candidature.Et puis, la comparaison entre les deux hommes ne peut même se faire.Je connais M.Jodoin.Je Ta! rencontré lors de la dernière élection nrovlnrlnle dams LabeAle.C’est un nomme quî pourrait être votre député si M.Rourasxa n'était r>as IA.Bourassa, c’est aujourd’hui 1c Plus grand Canadian français.Il a derrière lui trente années d’honneur qui répondent pour lui.Lors de la dernière guerre, auriez-vous aimé à l’avoir comme votre représentant au Parlement?Prenez vos firécautlons pour l’avenir.Envoyez-e au Parlement et ne l'en laissez ptuis sortir.**51 le 29 octobre, vous mettez la question de parti dans la balance, s-ous fmiKHrr* au devoir.îl n’v • pas d'autre considération que que ce serait un crime de faire bat tre Bourassa dans Labelle.“Les électeurs de LabeUe peuvent se rassurer cependant.Ils ont ia parole de Bourassa que son vote ne mettra pas Meighen au pouvoir; et la parole de Bourassa vaut un serment.Ix* 29 octobre, les électeurs de Labelle ne voudront pas faire un affront à toute la race en refusant d’envoyer Bourassa au Parlement.” Ces paroles ont été vivement applaudies.A Saint-Sixte M.Bourassa a tenu une belle assemblée à Saint-Sixte, dans le canton de Lochaber, hier matin.Le maire, M.Narcisse Bolvin, présidait.On remarquait sur l’estrade, MM.Alexandre Daîaire, William Davis.Peter Dent et le Dr L.-R.Ro-billard, de Thurso.M.Bourassa a parlé en anglais et en français; il a été très appêaudi.Les commentaires continuent Les commentaires sur la candidature «t la campagne de M.Bourassa dans le comté de Labelle continuent.dans un bon nombre de journaux canadiens.Ainsi, la Free Press, de Winnipeg note qu’il y a dans le programme écrit de M.Bourassa, publié 11 y a deux semaines, des choses qui intéressent particulièrement l’Ouest, surtout ce qui touche à l'abaissement dns prix des machines aratoires et au repeuplement du Canada.“SI Bourassa est élu, on peut donc s'atteirdre à ce qu’il use de son influence en faneur d’une politique tarifaire qui encourage la production dans les industries de base et la colonisation, par des gens aptes à y rester, des terres encore libres de l'Ouest.Ce sont là deux points politiques d’une importance essentielle pour ie Ijü candidature de M.Boarasso est une candid (dure indépendante, sincère, désintéressée et, -— c’esf notre sincère opinion, — tout à fait opportune.L’influence considérable de M.Bourassa De son côté.le Progrès du Sa-prés avoir e M.Bou- guenay, de Chicoutimi, après avoir dit que la candidature de ra*sa est un des événement» les plus considérables de la présente élection, continue ainsi: "Le parlement est la place des hommes trempés comme le directeur du Devoir.La masse des députés ne sont pas de mauvaises gens, mais des hommes faisant trop autre chose que de la politique pour s’adonner à l’étude approfondie des grand* problèmes nationaux; ce sont des hommes trop pris dans l’engrenage des intérêts personnels ou du moins locaux pour s’élever et se maintenir à fa hauteur des intérêts supérieurs de la nation; ce sont des hommes qui doivent trop souvent leur ascension politique d des secours extérieurs plutôt qu’à la supériorité de leur personnalité pour être libres de leurs mouvements une fois rendus au parlement.Eh! bien, ce sont des cerveaux puissants comme celui de Bourassa, des âmes aux ailes robustes comme celle de Bourassa.des voix fortes et convaincantes comme celle de Bourassa qu’il faut pour combler les lacunes Inévitables de nos corps représentatifs."Il ne s’agit pas, pour le moment, de décider si Bourassa fera un bon ministre, car il n’en est nullement question.Mais une chose bien certaine, c’est que Bourassa a formé, a martelé plus pays à l’heure présente’’, conclut la Free Press, qui a des tendances progressistes.la?.Courrier de Saint-Hyacinthe écrit, en marge du discours-programme de Mont-Laurier: "Le discours-programme de M.Henri Bourassa à Mont-JAmrier, est un document que tous les politiciens actuellement aux prises, quelies que soient leurs allégeances, ne devront pas négliger.Ils y trouveront, non pas une Ifgne de conduite.— car ou ne peut prétendre obliger tout ie monde à adopter les vues de M.Bourassa, — mais l’occasion de faire chacun, dans le priiré, un examen de conscience sérieux en face des problèmes nationaux.Car le discours de M.Bourassa est essentiellement national, envisageant nettement chacune des questions sur lesquelles nos hommes publics sont ordinairement le plus réticents.Il serait fort agréable au peuple que tous nos I candidats à la députation, libéraux et conservateurs, disent avec autant de cfarté et de précision que.le directeur du Devoir, ce qu'ils pensent des problèmes ; de noire population, du bilin-1 gnisme, du respect de la constitution.des prétendues nbllga- \ lions impériales.’’ M.Bourassa et M.Meighen Un autre hebdomadaire, Influent dans le» Province* Maritimes, VE-vangélinc, écrit dans l’un de ses numéros, que le Globe et le Transcript, deux quotidiens du Nouveau-Brunswick, «ont dan# l’erreur, A propos de la candidature indépendante de notre directeur.Elle ajoute: “A tes entendre parler M.Bourassa, en posant sa candidature, le fait dans le seul but de détruf-r» le bloc libéral de la province de Québec et d'aider à M.Prrte-naude et, par lut, à M.Metqhen.En fait, d’après le Globe, rthabi-tude niteux renseigné, M.Bourassa aurait partie liée avec M.Patenaude, Nous nous demandons comment des Journalistes sérieux peuvent commettre des absurdités aussi caractérisées.On croit si peu dans la province de Québec que M.Bourassa travaille pour Meighen, eue des Journaux comme le Soleil, organe des libéraux, et qui n’a Jamais manqué une occasion d'insulter ét de vilipender le directeur du Devoir, fait à sa candidature un accueil presque sympathique.D'ailleurs M.Bourassa a déclaré lui-même, avec sa franchise habituelle que, si son vote "était nécessaire pour éloigner M.Meighen du ponimlr et II mat nient r M.King", il le domtemü.Et ceux qui ont suivi un peu ta carrière de M.Bourassa, savent très bien qu’il ne pouvait pas ne parler ainsi car M.Meighen incarne la politique qu'il combat, sans trêve, depuis bientôt trente ans! Cet homme-là, M.Bourassa se devait de le combattre.Et le fatt de travailler à remettre au pouotr Ir chef actuel du parti consenm-leur constttneratt.de la part de M.Bourassa, un illogisme odieux.que qui que ce soit la mentalité de la génération prêsenle dans la province de Québec et que, à ce titre, il est l’un des hommes les plus autorisés à parler au nom du Canada français."Sans avoir été Jamais ministre, Bourassa a exercé dans Québec une immense influence.Il a réveillé une race qui dormait: il a créé, chez ses compatriotes un esprit nouveau que le groupe politique libéral, tout en critiquant vertement le chef nationaliste, a compris et mis à profit; en effet, le bloc libérai de Québec nest pas hardiment nationaliste, mais U est un peu nationaliste.El les conservateurs, beaucoup moins souples que leurs rivaux, ne font que commencer à comprendre, comme groupe, que le Québec est nationaliste et qu’ils doivent bon gré mal gré compter avec cela.Le mouvement Patenaude est une espèce de tampon qu’ils viennent d’inventer pour amoindrir le choc entre le nationalisme québécois et rimpérialtsme conservateur et amener ainsi une certaine réconciliation entre Québec et le pardi conservateur."Mais le stratagème restera sans succès.Tandis que Bourassa se proclame ouvertement prêt à appuyer King contre Meighen, tout en se réservant son indépendance absolue, le Québec reste nationaliste sans le dire peut-être -hen." et tourne ie dos à Meig- I/Union Saint-Jean- Baptiste d’Amérique Holyolte, Mas*., 16.— M.Henri T 7/’doux a été réélu président général de l’Union Saint-Jean-Baptiste d’Amérique, au congrès qui se tient Ici.M.Arthur Davlau.de Wa-tervllle.Me, a été réélu premier vice-président.Le Dr Pot vin, de Springfield, a été élu deuxième vice-président et M.Emile Leroy-Andy, de Chicago, trotsièroe vice-président.M.Elle Vézina a été réélu secrétaire général par 338 voix contre 120 A M.Adolphe Robert.Les assemblées de M.Bourassa —à MONTPELLIER, A 2 heu-rea de l’aprèa-mldi.Le dimanche, 18 octobre —à NOMINTNGUE, grande assemblée régionale après la grand’meme.Le lundi, 19 octobre, —A MINERVE, A 2 heures de l’après-mldl; —A LABELLE.à 7 heures dn soir.Le Jeudi, 22 octobre, —A PAPINËAUVILLE.A 2 heu-re* de raprAs-midi, après la mise en nomination.Le vendredi, 28 octobre, —A FASSCTT.A 2 heures ds raprèe-midl: —A MONTEBELLO.A T heures du soir.Le dimanche, 25 octobre.—A ST-ANDRE-AVELLIN, A 3 heures de l’après-midi.Le lundi, 2R octobre, —A Notre-Dame de ia Paix. 2 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 16 OCTOBRE 1925 VOLUME XVI — No 242 LA VISITE DES PARLEMENTAIRES A QUEBEC .M.le sénateur Dandurand préside le banquet du Château Frontenac — M.le sénateur Belcourt sou* haite la bienvenue aux délégués — Discours de M.L.-A.Taschereau — Réponse Québec, 16, (.DN.C.) — Les délégués à la 23ème conférence de l’Union Interparlementaire ont fait une visite à Québec hier et ont été reçus par les autorités provinciales et municipales.Une visite dans üa ville, une réception à Spencer Wood et un (banquet d’adieu au Château Frontenac étaient au programme de la journée.Le dîner d’adieu a été présidé par M.le sénateur Dandurand, au nom du lieutenant-gouverneur, M.Pérodeau, C’est le président de la délégation canadienne, M.Belcourt, qui a souhaité la hlenvenup aux distingués visiteurs.Il ts’cst exprimé en ces termes: Je suis heureux de saluer au milieu de nous, ce soir, les membres très distingués de l’Union interparlementaire, tous ces hommes d'Etat qui représentent si dignement quarante des plus (grandes nations du monde.Par les études que vous abordez à la lumière d’une expérience accrue par l’union, vous continuez de coopérer puissamment au maintien et au développement des bonnes relations entre les peuples, â l'harmonie générale et à la paix du monde.Et «1 l’on s’arrêt,, à considérer les sujets que vous avez traités au cours de vos réunions, â Washington et à Ottawa — droits et devoirs des Etats: guerre d’agression; entente douanière; commerce des droguas nocives; réduction des armements; problème des minorités nationales — l’envergure de vos travaux et l’importance de vos conclusions ne peuvent laisser indifférente aucune nation.La nôtre, en particulier, sP félicite du prb vil âge que vous lui avez réservé d’être, pour la première fois, témoin de vos délibérations.Que vous ayez tenu à scruter, au sein même de notre capitale canadienne, Ce nroblème des minorités inséparables de notre vie comme peuple et celle de maints autres pays, nous est un sujet de très vive satisfaction.Nous aimoijs h v voir l’indice que vous estimez qu’il est peu de •navs qui aient su résoudre le problème des minorités d’une façon aussi satisfaisante et aussi perma-nante que le Canada.Dans notre vieille province française, et dans les murs de l’antique capitale de Québec, vous êtes les bienvenus, et il m’est agréable, en vous en donnant l'assurance, d’être auprès de vous l’interprète de toute la province et de son gouvernement.Le baron Adelsmeard, président général de l'Union interparlementaire, élait à la droite du président et à la table d'honneur avaient pris place des représentants des principales nattons.Après avoir lu le discours de M.Pérodeau.M.le sénateur Belcourt exprime le regret de voir arriver le moment de la séparation des délégués, Ceux-ci vivront cependant dans le souvenir des personnes ou’ils ont rencontrées.Les Canadiens sont fiers d’avoir reçu la visite de ees distingués visiteurs.Ils sont heureux aussi d’avoir vu l’Union interparlementaire siéger à Ottawa, la capitale du Canada.la* Canada comprend maintenant qu’il est appelé à contribuer à la paix mondiale.M.DANDURAND M.le sénateur Dandurand répond à la santé du Canada et exprime l’opinion que le Canada, avant la guerre, était un pays florissant, puis, après avoir contribué à la guerre, il est devenu endetté, courbé sous de lourds impôts.Mais son séjour et sa positiorf à Genève lui ont permis de constater que le Canada est encore plus heureux que les pays d’Eürope.Il invite au Canada le surplus' de la population européenne.M.TASCHEREAU lions de la terre s’assemblent sur la fosse commune où dorment les soldais de Wolfe et de Montcalm pour faire rayonner sur le inonde l’harmonie et la concorde.Votre'passage parmi nous met en lumière toute une époque de This toire canadienne que nou» serons heureux d’aivoir vécue.Vous venez de parcourir la grande république américaine.Vous avez vu de près ses hommes d’Etat, sa jeune civilisation, ses idées, ses merveilleuses richesses, sa puissan ce.Les Etats-Unis sont nos voisins Entre eux et nous une frontière d’au delà de trois mille milles s’étend d’un océan à l’autre.Or, vous avez pu observer, en traversant cette frontière, qu'il n’y a pas un soldat ni un canon pour la gar ger.Seuls quelques poteaux épars indiquent la ligne qui nous sépare ou plutôt la paix qui nous unit.Et cependant nous n'arvons ni conférences de la paix, ni demandes de désarmement.C’est que, de part et d’autre, il n’existe aucune anibi tion de conquête, et aucun do ces redoutable,* problèmes qui inquiètent et bouleversent Je vieux mon de.Est-il permis d'espérer que vous aurez trouvé dans cet état de cho ses un enseignement propre à rendre votre mission plus fructueuse et plus utile?En excellents législateurs que vous êtes, ne partirez vous pas avec la conviction que le respect du voisin, la probité et l'honnêteté qui président au bonheur des individus, sont des règles de vie qui s’appliquent aux peuple» et aux nations?Voire travail, si je l’ai bien compris.a un autre objet; celui d’assurer la protection des •minorités.Canadien français, j’appartiens, avec deux mUlions et demi de mes compatriotes, à la minorité de notre pays.Nous eûmes nos jours d'épreuves, mais le drapeau britannique, que le destin à fait nôtre, nous a donné la liberté ,]a plus complète dans notre province.Fit cette liberté est le gage de notre loyauté et de notre fidélité.Respect aux minorités, à leurs langues, à leurs traditions, à leurs convictions religieuses, voire même à ces petits riens, parcelles du foyer ou de l’âme ancestrale qui tiennent une si large place dans le coeur de l’homme.Prêçhez-le bien, ce respect aux minorités, fattes-le rayonner sur le monde, chez vous et dans tout le Canada.Vous ne sauriez accomplir une plus noble et plus généreuse mission.U est peut-être présomptueux de ma part de nous citer en exemple.Mais notre population de Québec, qui est en grande majorité française et catholique, accorde à nos compatriotes d’une origine et d’une croyance différentes la plus entière liberté.Nous commençons à PécMr même, où l’Etat s’incline devant le droit sacré qu’a le père de famille sur l’éducation de sc.s enfants.Aussi des problèmes angoissants qui agitent l’opinion publique ailleurs nVxistent-ils pas chez nous, et nous nous acheminons paisiblement vqts nos destinées dans l’union nationale.Peut-être '•est-oe unie illusion, mais nous pensons que la génération qui nous remplacera sera ce que Vécole d’aujourd’hui l’aura faite.Votre conference amènera-t-elle les résultats que le monde haletant et bouleversé attend?Je le souhaite, et d'ailleurs vous y aurez mis toute votre âme et votre esprit humanitaire.Sans doute avez-vous trouvé des formules qui sauront rapprocher les peuples, dissiper les nuages qui les enveloppent, créer la confiance, raffermir notre vieille civilisation qui parfois chancelle.Mais la formule qui est û la base de toutes les autres, et qui résume les meilleures, n’est-elle pas celle qui fut prèchée ;| -* a dix-neuf siècles sur les rui- Madame Pfülp, d’Allemagne, se déclare touchée de la réception cordiale des Canadiens.Eide espère beaucoup dans le travail de.TUnion Interparlementaire, et dit que son but est d’humaniser l'humanité.M.Schaeffer, de la Suisse, dit combien les délégués sont heureux * d’avoir visité le Canada, dont la [ cosutitutiou politique lui rappelle celle de son pays.IJ quitte le pays avec bonheur parce qu’il y a appris de grandes choses.H y a vu de très be&les choses, ü exprime l’opinion que la restauration des pays d’Europe sc fera seulement par la purification de la conscience indiviouetle, nationale et internationale.M.Langé, secrétaire général de l'Union Interpartlementaire, ajoute quelques mots.Norvégien, M.Langé assure qu’il a retrouvé au Canada son automne canadien.Il fait un appel en faveur de Tintematio-naflisme.ASSEMBLEE DE M.BLAIN Que pensent les libéraux de Québec des mamours de M.King envers M.Norris et de la réforme du Sénat se demande le candidat conservateur dans Saint-Denis M.Aldéric Blaîn, candidat conservateur dans Saint-Denis, a tenu une assemblée hier soir, au no 4540, rue Saint-Denis."Je suis, dit M.Blain, un candidat de M.Patenuude, un conservateur de l’école Cartier-Macdonald.Le programme énoncé par M.Pate-naude a Saint-Laurent, est le programme le plus adapté aux besoins de Theure présente.M.Blain remarque que les candidats de M.Pafce-naude se recrutent chez les libéraux, les conservateurs et les indépendants et que c’est le signe le plus manifeste de l'excellence de son programme.L’orateur déclare qu'il est opposé! à l’exportation de nos matières pne-j mières à l’état brut.Il prétend que! si nous ouvrions nos produits ici I même, Ja crise qui nous menace présentement, serait vite finie.Par exemple nous retirerions de notre pufpe, non pas cent millions de dollars comme cette année mais trois cents mi liions, parce que nous pourrions ouvrer ce produit.M.'Blain demande aux 65 députés du bloc solide ce qu’ils pensent de l’entrée de Norris dans le cabinet King, des honneurs conférés à Norris, le plus violent, le plus tenace des persécuteurs du français au Manitoba, un de ceux qui ont fait le plus de mal aux minorités canadiennes-françaises.M.Blain demande aux 65 députés du bloc solide oe qu’ils pensent de l'attaque de M.King contre le sénat, ia seule institution qui puisse garantir en une mesure appréciable les droits des minorités.M.Blain était accompagné de MM.P.W.Trevelyan, C.-A.Pari-scault, Démétrius Baril et autres.Mieux que le gruau pour enfants SHREDDED WHEAT (blé concassé) Ils en aiment la consistanue Rome Les Pèlerins de la Onzième Heure te Saluent! Dernier Pèlerinage National de TAnnee Sainte Départ de Montreal te 77 NOVEMBRE 1925, à bord do “Canada" de la Compagnie White-Star-Dominion Retour a Montreal te 25 JANVIER 1926, via Cherbourg-Halifax.New-York, à bord dh “Zeeland” de la Compagnie Red-Star A LONDRES, pour la Fête de l'immaculée Conception, dans la Cathédrale de Westminster.A ROME, pour les dernières Indulgences et les cérémonies grandoises de la fermeture de la Porte Sainte; Messe de Minuit à la Basilique; Fête de NoeL A NICE, pour l’aurore de l’An Nouveau, dans le décor féérique de la Côte d’Azur.A LOURDES, pour la Fête des Rois Mages au Sanctuaire de de la Bse.Bernadette Soubirou.ü y M.Taschereau, premier ministre j nés du vieux monde, et qui marqua uo la province, propose la saute des j l'aurore du monde nouveau: Par- j yi ‘ ’ ” .'i-ns i .Cherbourg et à Lon-‘nadien, a appareillé ce matin.Par-j vingt-troisième congrès de T • es, ci le -uegantic .à Liverpool, mi les passagers de ce paquebot, interparlementaire.umoi fbré Cherbourg, fait escale à Québec cet après-midi.Le Regina, de la compagnie White Star-Dominion, doit arriver à Québec demain matin et à Montréal demain soir.Ce paquebot vient de Liverpool, de Belfast et de Glasgow.Le Marburn, du Pacifique Canadien, doit arriver â Québec demain, vers midi, et à Montréal dimanche matin.Ce paquebot vient de Glasgow et de Belfast, I.e Letitta, de la compagnie An-ehor-Donaldson, doit arriver à Québec.demain, vers midi, et â Montréal domancho matin.Ce paquebot vient de Glasgow, de Moville et de Liverpool.l'Ausopia, de la compagnie Cu-nard, doit arriver à Quétbec dimanche matin et à Montréal dimanche soir ou lundi matin.Ce paquebot vient de Southampton, de Cherbourg et de Queenstown.UEmpress of Asia, du Pacifique Canadien, a appareillé h Hong-Kong hier et s’est mis en route pour Van couver.Le Montroyal, du Pacifique Canadien.arrivera à Liverpool vers dix heures ce soir.L'Aquitania, de la compagnie Cu-nard, arrive à New-York aujourd’hui.Ce paquebot vient de South ampton.Le Bergensffnrd, de la “Norwe gian American Line”, arrive à New-York aujourd’hui.Le Rotterdam, de la ‘‘Holland-Arnericn Line”, arrive à New-York aujourd’hui.Le Drottingholm, de la “Swed ish,American Line”, doit arriver â New-York demain matin.Le Zeeland, de ta eompgnip Red Star, doit arriver à New-York demain matin.Ce paquebot vient de Hambourg.Il fait escale â Halifax Le Franconia, de la compagnie Cunard.doit arriver 5 New-York dimanche matin.Ce paquebot vient dp Southampton.Le Transulvania, de la compagnie Cunard, doit arriver à New-York dimanche matin.Ce paquebot vient (ie Glasgow.Le Rallie, de la compagnie White Star, doit arriver à New-York dimanche matin.Ce paquebot vient dp Liverpool.Le Frederick VIII, de la “Scandinavian American Line”, doit arriver à New-York dimanche après-midi.LWifo.de la “Roval Mail Line’’, doit arriver â New-York dimanche matin.Le Rochambeau, de la Compagnie générale transatlantique, doit arriver à New-York lundi matin.Ce paquebot vient du Havre.Le Leviathan, des “United States Linos”, doit arriver à New-S’ork lundi matin.Ce poqndbot vient de Southampton.Le Lancdstrta, de la compagnie Cunard.doit arriver à New-York hindi matin.Cc paquebot vient de Southampton.Le President Rasewlt, des “United States Lines”, doit arriver ¦k New-York lundi matin.Le Minnetonka, de P “Atlantic Line”, doit arriver k New-York hindi matin.^ Trois commissions échevinales NUMEROTAGE DES RUES! CETTE TACHE EST PRATIQUEMENT TERMINEE A L’EST DE LA RUE PAPINEAU LA POLITIQUE M.H.-A.Terreault, directeur des services municipaux, a annoncé hier que le nouveau numérotage des rues ost pratiquement terminé à l’est de la rue Papineau.Depuis que le travail est commencé, trente mille nouveaux numéros ont été installés.De l’avenue Papineau en allant vers i’Est jusqu’à la rue Dickson, dans le quartier Mercier, les nouveaux numéros sont posés dans la plupart des rues entre le fleuve et le chemin de la côte St-Michel.On a laissé les anciens numéros à côté des nouveaux pour éviter les erreurs, parce que le Lovell n’indique pas les nouveaux numéros.En dehors de ce district, les nouveaux numéros ont aussi été posés sur quelques grandes artères, telles que St-Denis, St-Laurent, Bleury.M.Terreault est très satisfait de ce changesment et il cite des lettres de félicitations de la compa- Snie Bell, de plusieurs compagnies e messagerie et des autorités postales.C’est un système uniforme par lequel toutes les rues parallèles auront les mêmes numéros aux mômes intersections.Par exemple, pour les rues transversales, si la rue St-Denis porte le numéro 1400 à la rue Ste-Catherine, ce sera aussi le numéro 1400 pour les rues St-Hubert, Amherst, Papineau, Delori-mier, Frontenac, etc., à la rue .Ste-Catherine.Il en sera ainsi pour les rues longitudinales.Si la rue Ste-Catherine porte 3e numéro 400 à la rue St-Denis, ce sera aussi le numéro 400 pour les rues Ontario.Craig, Sherbrooke.Mont-Royal, etc, à la rue St-Denis.Voici quels seront les numéros officiels pour les rues longitudinales teMes que Ste-Catherine et les autres rues dans le même sens, à diverses intersections: Pour l’Est, à St-Denis, 400, à Amherst.1100, à Papineau, 1800; à Delorimier, 2100; à Frontenac, 2550; au boulevard Pie IX 4100; à Lickson, 5700; à Desormeaux, 8720; à George V, 9750.Pour l’Ouest: à Bleury, 350; à Peel 1100; à Guy, 1600; k Atwater, 3000; à du Couvent, 4000; à St-Remï, 5000; à Brigrave 6000; à Coronation, 7000; à Connaught, 7500.Et pour les rues transversales telles que St-Laurent, St-Denis et les autres du même sens: à St-Paul, 400, à Notre-Dame, 500; à St-Jacques, 700; à Craig, 900; à Ste-Catherine, 1400: à Ontario, 2000; à Sherbrooke, 3400: à Mont-Royal, 4500; au bouBevard Si-JasepU.5000; au boulevard Ropemont, *900; Isaheau, 7150, etc.Le Dr Yvon Laurier «lans Sainte-Marie , - Quebec, 16 (D.N.C.) Le Dr Laurier accepte de faire candidats «e font la lutte dans Quatre candidate dans ^ Patenauue, aura lieu à l’Are- na et non au h or urn .C harlevoix-Saguenav comme nous l’avons déjà annon-Quatre cè, cette assemblée aura lieu le 24 lans le ; et elle sera la réplique de l’assem- la 1 ufff, rnntrë'lVThr ramté de Montmorency-Charlevoix- Jdêe que les libéraux tiendront la lutte contre le Dr Hermas Saguenav où la nomination a eu lieu1 hindi au 1-orum.alors que M.King IJCNlauners.comme libéral- hier après-midi.Ces candidats sont viendra à Montréal.Il ne fait pas protectionniste MM.Pierre Casgrain, libéral, Jules de doute que M.Meighen n’asslste- Gobeil, conservateur.Alcibiade 1^- ra pas a cette assemblée et il appert -1 ger, libéral indépendant, et Hector Qu’il ne viendra pas du tout dans ¦ ‘ notre province, ]^iis que
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