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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 7 mars 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-03-07, Collections de BAnQ.

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VOLUME XXIX — No 54 Montréal, lundi 7 mors 1938 REDACTION ET ADMINISTRATION 4JO 1ST, NOTRE-DAME MONTREAL VOUS LES SERVICES TELEPKC^IE :.BEUir 3361 ^ * - SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 DEVOIR Gérant BEIair 2239 Di recteur-Gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empira britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Deux anniversaires propos des maisons Dupuis et Fortin - Entreprises canadiennes-françaises et familiales-Le soixante-dixième anniversaire des grands magasins de l'Est - L'importance d'une pareille maison-L'eau suit toujours sa pente — Souvenirs personnels: M.J.-N.Dupuis au conseil d'administration du "Devoir" Le mastodonte do l’exploitation du * au Canada (Voir en page 3) r-(cs proches l'occasion de poursuivre la besogne.Et l'occa- saisie.La maison Dupuis fêtait hier son soixante-dixième ! anniversaire de fondation.Deux ou trois jours plus tôt, aux Trois-Rivières, la maison Fortin fêtait son cinquan-Kenaire.Dans les deux cas il s’agit d’entreprises propre-|ment canadiennes-françaises, qui, non seulement ont duré, (nais se sont très largement développées et qui, toutes les (fieux, ont conservé leur caractère familial.Aux Trois-Rivières.le fondateur même de la maison, ^’associé de M.Teasdalc au magasin de la Boule d'Ot, vit encore.Il a la joie de voir son oeuvre prospérer sous la lirection de son fils et de ses anciens collaborateurs.A Montréal, le temps, hélas! a fait disparaitre l'ancêtre et «es successeurs immédiats; mais l'entreprise est restée dans ia famille.Quand, pour une raison ou pour une autre, un groupe fa dû songer à sc retirer, il a toujours pris soin d'offrir à jrsuiv Ijion, pareillement, a toujours été | Ce sont encore les Dupuis qui dirigent la vieille maison, et la succession familiale parait assurée pour de longues fnnées encore.* * * Les deux cas que rapproche l’actualité ne sont heu-jeusement pas uniques chez nous.On pourrait, à Québec |>ar exemple — et de même à Montréal — en citer 1'autres.Ils n’en sont pas mon.s extrêmement intéressants, 11 on regrette qu’ils ne soient pas de beaucoup plus nom-reux.Combien de fois a-t-on — et avec trop de raison! — egrette que de fort belles carrières n'aient pas eu chez ^ous de lendemain familial et que les fils n'aient pas su Iontinuer les pères, se soient contentés de jouir — quand 1s ne le dissipaient point stupidement — de l'héritage qui louvait être le principe de progrès nouveaux! Combien de fois aussi s'est-on plaint qu'une sorte de fimiditc ait enrayé l'ascension de certains des nôtres, et que es hommes qui avaient réussi, qui avaient manifesté 'éminentes qualités, se soient subitement arrêtés à mi-ourse, aient confié à d'autres, à des hommes d'une race .isinc, l'administration — avec les bénéfices éventuels et ps possibilités d'influence qui s'y attachaient — de la prtune qu'ils avaient déjà acquise.Les deux cas que nous citons illustrent une autre et Bienfaisante histoire.Les hommes qui ont ici fondé ont su jainynir et continuer leur oeuvre.Us n'ont point lâché Iiise .•¦ milieu de l’cchellc.Si certains ont dû se retirer, ils Int cherché et trouvé dans leur voisinage immédiat d'ha-jiles continuateurs.Les diverses générations ont su se pre-jarer des successeurs.C’est une première leçon et qu'il faut retenir.Ÿ * * Le parti à réformer M.Bennett a voulu, du temps qu’il dirigeait la chose de l’Etat, reformer et restaurer la société.Il n'y est pas parvenu.Moins que cela, a l'heure où il abandonne Son pro-, {pre parti, ce parti, qu’il avait pour-II n'y a point à s’indigner de ceci, il n'y a même pas à tant mené prestement à la victoire, s’en étonner.C'est le jeu naturel des choses, et l'eau suit est plus désorganisé que jamais, toujours sa pente.! !1ans “n état,a1u?,s,i( la,mf J ^ * le moins, qu il rétait a 1 arrivée de M.Bennett.C’est à la restauration, quelque douze j à ]a réforme du grand parti nat'o- AU LARGE DE CARTHAGENE * * * Une maison comme Dupuis emploie cents employés.Ce qui veut dire qu'elle assure de façon directe la vie de cinq ou six milliers de personnes.Et ceci suffirait à marquer son importance dans l’économie générale de notre groupe.— On sait d’ailleurs que la maison n'a point hésite à prendre position dans certains cas précis.et les primes qu elle offre à l'enseignement du français sont connues de tous.Nous souhaitons que la maison Dupuis, que la maison Fortin, que M’autres du même genre grandissent encore; que des entreprises familiales de ce genre se multiplient, que plus de négociants heureux puissent se survivre dans les leurs.Nous souhaitons que, sous une forme ou sous une nal-libéral-conservateur bien plus que de la société en général que les conservateurs doivent penser pour l’heure.Il s’agira d’ici peu de mois de choisir un nouveau chef, d'élaborer un programme comme dé raison national, de changer même, à ce qu’on dit, le nom du grand parti.En attendant, un conseil national-libéral-conservuteur s’est consti-lué pour organiser le travail de réorganisation.C’est tout à fait dans la tradition, dans la coutume, «fans la manière ordinaire du parti conservateur, le parti par excellence e, puissent se multiplier aussi le nombre des grandes de l'organisation, fpnses canadiennes-françaises.i L’état-major con la convention qu-.plaindre - le n»mb„ de, né8oeUn?grand, e, péri,, Jg™ -*1.“^".’, h',Z diverses races devrait correspondre a 1 importance des essentielle des transformations dont il a besoin, sorte d’opération qui relève de la chirurgie politique, en l’amputant de son aile oit de sa queue orangiste, ultra-impérialiste, fanatiquement loyaliste?Le conseil national d’organisation que l’état-major conservateur vient de constituer à OtUfwa, décide que ses communiqués au public seront dressés dans les deux langues officielles du pays.C’est de bon conseil.Qu’en diront toutefois ceux de la queue orangiste, ceux autre cntrepnses canadiennes-françaises.i L’état-major conservateur d'abord.En bonne logique, — et personne n’aurait le droit de *a convention que celui-ci convo s’en des div différents groupes ethniques.Nous n’en sommes pas là, hélas! ré Ÿ Ÿ Celui qui écrit ces lignes n’a pas eu l’occasion d’en causer avec les chefs de la maison Dupuis, mais nous imaginons que leur sentiment ne diffère guère de celui de tel ou tel homme d'affaires canadien-français, spécialisés dans d'autres lignes, avec lesquels il a jadis causé.— Nous souhaitons, cela va de soi, le succès toujours plus grand de notre entreprise, disaient ceux-ci, mais nous souhaitons aussi que, dans notre ligne même, de pareilles entreprises canadiennes-françaises se multiplient.Nous y trouverions I là, de Toronto et d'ailleurs, qui tous notre profit, — ne serait-ce que par cette conviction’, ; sotit pris de rage chaque fois qu il née de la seule existence de maintes entreprises françaises du même genre, que telle industrie, tel commerce ne sont point l'exclusif apanage de gens d’autres races.Ÿ * * On ne trouvera pas mauvais que nous terminions sur un souvenir personnel ces notes hâtives.La maison Dupuis et le Devoir n’ont jamais eu, tout le monde le sait, que des relations de simple publicité; mais il fut un temps où le chef de la maison, M.J.-N.Dupuis, siégeait au conseil d'administration du Devoir.C’était un homme de valeur, fort cultivé, grand lecteur de livres d'histoire et de politique extérieure et qui là dessus, comme en politique intérieure, avait des idées per Le torpillage d’un croiseur blanc Deux contre-torpilleurs britanniques sauvent plus de 400 survivants — La flotte "gouvernementale" espagnole pourrait maintenant foire face à la flotte blanche Mussolini aurait résolu de terminer au plus tôt la guerre d'Espagne ! est question de mettre du français sur le papier-monnaie, sur les timbres-postes, de donner au Canada un drapeau qui lui soit propre; tous ceux-là, et M.Bennet en était dans le temps, qui n’ont pas voulu réserver les droits des minorités, en l'occurrence des minorités catholiques el parfois françaises, quand il s’est agi de remettre aux provinces de l’Ouest l’adminisïra-I lion de leurs ressources naturelles?Pour que le parti eonsorvafeur I redevienne vraiment quelque cho-| se, compte dans la vie canadienne.! il lui faudrait être ce qu’il a été MADRID, 7 (S.P.A.) — Au cours d'un combat ou large de Carthagcne, hier, le croiseur "gouvernemental" "Lepanto" a torpillé un croiseur blanc.On croit que c'est le "Baléares", vaisseau de 10,000 tonnes armé depuis deux ans.Un avion "gouvernemental" a lancé une bombe près d'un contre-torpilleur britannique qui s'efforçait de sauver les survivants du croiseur coulé.Le projectile que cet avion rouge a lance dans la direction des sauveteurs a fait neuf victimes chez les Britanniques.Il a tué le matelot George Long et blessé huit autres matelots.Le "Boreas" et un autre contre-torpilleur britannique, le "Kempenfeld", ont sauvé plus de 400 survivants.L'équipage du croiseur torpillé se composait probablement de 765 hommes.Des "gouvernementaux" disent que le torpillage a fait subir à la flotte blanche une perte assez consi rable pour déterminer l'issue de la guerre.La flotte blanche, disent ces "gouvernementaux", aura plus de difficulté à bloquer la côte "gouvernementale".Les escadres se sont rencontrées par hasard.Du du journal travailliste "Herald" à Gibraltar télégra-côté des blancs, outre les croiseurs "Baléares" et phie que M.Mussolini a résolu de terminer le plus tôt On se rappelle que la flotte blanche a subi une lourde perte en avril dernier; celle du cuirassés "Espana", qui heurta une mine ou large de Santander.En revanche, en juin dernier, une explosion, dans le port de Carthogène a ravagé à tel point le cuirassé des "gouvernementaux", le "Jaime-Primero", qu'on n'a pas encore réussi à le réparer.* ¥ Ÿ D'après des dépêches reçues à Hendaye le combat marqué par la perte d'un croiseur blanc indiquerait que la flotte "gouvernementale" peut maintenant faire face à la flotte blanche.Jusqu'à présent, la flotte "gouvernementale" a été inactive faute d'officiers.Les "gouvernementaux" auraient réussi à former des officiers et cela pourrait avoir d'incalculables conséquences.MUSSOLINI ET LA GUERRE D'ESPAGNE LONDRES, 7 (S.P.C.-Havas) — Le correspondant Canarias"/ il y avait le croiseur "Almiranfe-Cervera" et cinq navires moins importants.possible la guerre d'Espagne et que 5,000 soldats italiens ont débarqué à Cadix la semaine dernière.sonnclles.qu'il ne lâchait point facilement.Plus d'une fois ; déjà, ce que ses fondateurs avaient nous l’avons entendu, et avec énergie, soutenir ces opi-M.Albert Dupuis donnait hier un formel démenti à | nions contre tel ou tel des autres membres du conseil d’ad-îs rumeurs que l’on fait de temps à autre courir.— Il ministration, que passionnaient les mêmes problèmes.'y a ici, disait-il nettemeit, que du capital canadien * Mais c’était là de purs débats intellectuels.Jamais cet ançais.homme aux opinions si nettes n’a voulu sortir de ses Ceci veut dire un centre d'influence française, des pos- I fonctions d'administrateur, essayer d’imposer à la direction biliiés d’emploi d’cncrgics et de talents français, etc.; son point de vue personnel.Il s’en tenait strictement à la ar, il faut tout de même voir les ihoses telles qu elles mt, telles qu'elles ne peuvent vra'rrcnt ne pas être.On agit selon son être.Si bien disposé que puisse être 1 ou tel grand marchand anglais, quel que soit son désir être agréable à sa clientèle française, il n'emploiera ja-ais que le nombre de Canadiens français dont il aura isoin pour asSurer son succès.Les moyens, les possibilités influence que représente une grande entreprise joueront an point dans le sens de ces employés, mais dans celui! nous ne s’effacera jamais, is patrons bénéficiaires des résultats d’ensemble.règle de la maison: l'administration et la direction du journal sont choses distinctes, indépendantes l'une de l'autre.Il n est pas sûr que cette abstention ne lui ait pas été parfois un peu pénible.Mais notre vieil ami n’en démordait point, et nous n’admirions que davantage sa parfaite loyauté et sa haute gentilbommerie.M.J.-N.Dupuis est de ceux dont le souvenir chez Orner HEROUX lis et choses [La Boîte aux questions" ¦c H.P.Adrien Mala, Francis-n.nient de publier un livre ap-' ù une très large diffusion.Il ut de “Lu Boîte aux «luesliorts’1.si la trudurtian de l'oeuvre du P.B.-f.Camvan.Paiilistr.I.r e iindiriae, le livre ennlienl les o ns es aux gtirslions les plus raides sur la religion.Le préfa-r donne des indications sur igine de la “Botte aux ques-is“, il dit entre autres choses: histoire de la Question Box est lt connue.Placée aux portes [le église où se donne la mis-i.une boite revoit les questions 'lesquelles 1rs auditeurs désirent ' renseignés.Celle méthode, \igurcc par les Pères Panlistes m leur ministère auprès des lestants, possède l'avantage de 'Ire tout de suite un prêcheur niveau de son auditoire: elle lui met de répondre à son attente et rs préoccupations.File offre plus l'intérêt de la nouveauté, stimule constamment latten-par la variété el l'â-propos îles Is." a formule du P.Conway, reprise le P.Malo pour le bénéfice de populations de langue Jrançai-est éminemment populaire et mil à un besoin.La plupart gens ont plus de goût pour les lientions brèves mais sûres que r 1rs longues dissertations anx-IIes souvent, par manque de pré-ïttion philosophique on tbêologi-ils ne comprennent rien.Ces lientions brèves mais pour la mrt apaisantes, le Icrlcitr les ve dans La Boite aux questions Malo.Pour ceux que les re-rrhes bibliographiques n'ef-ent pas, le livre du P.Malo est indicateur de firemicr ordre, x-là pourront remonter plus en ère vers les sources et faire de orte une inspection plus détail-du point de la religion qui en iirulier les intrigue davantage, moins braves, ott les moins stair trouveront quand même le né-\aire dons le millier de rêpon-que coniicnt le volume, es questions sont variées à sou- hall; il y en a pour tous 1rs goûts, sur Dieu, la rcligio i en général, la Bible, l'l.glise, le Pape, les sacrements.la Vierge el les saints, l’autre vie, les commandements, elc., elc.Bref c'est une mine que chaque catholique devrait exploiter, soil pour combler les lacunes de son enseignement religieux, soil pour se raffermir duns des convictions mul assurées.Parmi les volumes de religion parus nu pays depuis une décade, La Botte aux questions sr place du coup parmi 1rs plus utiles, les plus susceptibles d'etre lus du grand public, justement parce qu'il y a une formule populaire, et qui atteint l'homme daifü la partie la plus sensible de.sa curiosité, celle où s'agi-lenl les problèmes reliés à sa destinée.Le V.Malo a rendu un grand service au public français en donnant de l'extension à l’oeuvre du P.Conway.Il faut lui dire merci d'avoir en le courage d'entreprendre nn travail ingrat cl obscur, sans gloire également, tuais combien utile cl fécond! Maurice HUOT • En venir au Devoir, 60 sous l'unité; par la poste, 75 sous.Bloc-notes Le départ d'un chef M.H.-B.Bennett abandonne la direction du parti conservateur dont il était le chef depuis un peu j tous, d’abandonner complètement lui-même l’a.prise.Chef, M.Bennett l'aura été à la manière autoritaire, on serait presque tenté de dire totalitaire.Avant qu’il n’eût élc choisi à cette haute fonction, un jour d’octobre, en Id'll, à Winnipeg, par les représentants de tout le parti, c’est même ce trait de son caractère qui l’avait longtemps tenu pour ainsi dire à '’écart.Pendant des années, H.-B.Bennett avait été, à la Chambre des Communes , député de premier pian; quand son parti prit le pouvoir, en 1911, il ne fut pas question de lui comme ministre.Des gens plus ternes, de verbe moins haut, a cause «le cela même probablement, lui étaient préférés.Cet.homme n’ébiit r s fait pour jouer les seconds rôles.* JttJWB t.e joui' i.icmc de son élection par la convention de Winnipeg.M.Bennett annonçait que sa vie allait changer, qu’il la consacrait tout entière à son parti, que ce parti, il te fallait mettre au pouvoir.Au vrai, des le scrutin général suivant, en 1990, la chose se produisit.M.Bennett était entré dans la lutte avec toute sa fougue, son dynamisme personnel: cette lutte, il l'avait appuyée de sa fortune, qui était considérable.On a dit de M.Bennett, premier ministre, qu'il avait été un cabi-1 net, un gouvernement à lui tout 1 seul.C'est assez juste.Mais pour j avoir été cela, précisément, il a i cessé de l’être, il se voit obligé maintenant, non par la volonté Us hommes, par une volonté plus haute, dirait-il lui-même, sur Je Ion biblique qu'il affectionne entre voulu qu’il soit, ce qu’il a depuis longtemps cessé d’être, le parti na-lional-libéral-conservateur.Cette désignation, qu’il s’était donnée hti-inême à l’époque de MacDonald et de Cartier, ne correspond plus à rien.La proclytine ronvention, le futur chef voudront-ils changer cela?C’est la première réforme qui | conservateur, s’impose; sans elle, pas de restauration véritable du parti conservateur.Le départ de M.Bennett est chose définitive il s'en ira pour raisons de santé — Congrès conservateur l'été prochain — Les successeurs éventuels — La réforme du parti Le parti s'appellera "national-conservateur" — Aonel à la jeunesse (par Léopold RICHER! Le sort des vétéran* rasion de servir le Canada.M.Bennett continuera évidemment de diriger le groupe parlementaire conservateur jusqu’à la fin de la ses-, , , ., sion.Mais aussitôt que possible minute le secret de sa grave dect- ,a srssion, ,f.|);lr,j ,ien.|ra un sion a etc bien garde.Il était le seul • ¦ ~ Ottawa, 7.— M.B.-B.Bennett ibandonne la direelion «lu parti Jusqu’à la dernière congrès national à Ottawa, a savoir que son état de santé ne Un „„ fjqiipt prochain probablement permettait plus d assumer les lour- (Un p(.tl p|us (>t ce conf?rès aill.ai, des responsabilités qui incombent |ieu ,a ylu.bee, mais l’insistance au chef.Jusqu a samedi il a laisse (h,s gens de |’()„,.sl a i*avoir à Win- Lcs vétérans du Canada ne sont j planer un doute sur ses intentions.nipeg a fait décider la majorité des aindre.! • av?1 n'c.l]’e' ^ ?quelques jours (]éiégués en faveur de la capitale fé- eertes pas des gens à pl«,u,,,u.; • • nié une' information du ei,X d Ln!.?al.e„rnai,:S: I Star de Toronto au sujet «le sa maladie.Avait-il décidé depuis longtemps — et de décisive façon — de me touchant.I,e ministre des Pensions, M.Power, vient de sou- mettre à la Chambre des Communes un projet de loi dont le but est d’accorder une allocation de $‘2I) ou $40 par mois, selon qu’ils sont célibataires ou mariés, aux vétérans canadiens de lout âge qui ont pris part à des hostilités et qui sont maintenant incapables de se suffire à eux-mêmes, par suite “de conditions économiques et de handicaps s’ajoutant à des incapacités.” .On estime que plus de 5,000 vétérans auront immédiatement droit à l'une ou l’autre de ces allocations, que l'ensemble représentera pour le trésor fédéral une dépense annuelle supplémentaire d’environ 82,000,000.11 serait curieux de connaître ce que les vétérans, les nôtres ¦' ceux des pays étrangers, nous ont oftlé depuis la guerre, sous forme de pensions, d’indemnités, d'établissement agricole ou autre, raté ou non, sous forme de secours, d’hospitalisation, etc., etr.Car la liste est longue «les générosités et des privilèges de l’Etat canadien à Ten-droit des vétérans.E.B.remettre la «lirection du parti en d’autres mains ou a-t-il cru plus sage, ces derniers jours, devant l'attitude quasi indifférente «le la presse, de quitter le poste qu’il occupait depuis 1927?Ce sont là «piestions auxquelles il est difficile «le répondre tout de suite.D’ordinaire on n’a la clef des événements politiques que plusieurs années après qu’ils se sont passés.Ainsi on n'a appris que samedi les causes du refroidissement entre MM, Bennett el McRae, les «leux principaux artisans de la victoire de 1930.Quoi cpt’il en soit «les raisons qui ont poussé M.Bennett à prenur électorales de comprendre et de s’assimiler.La conférence conservatrice de la semaine dernière a proclamé son désir d’aller vers la jeunesse el en même temps elle a adopté une résolution à l’effet que l'industrie productrice devait conserver tous les avantages que lui accordaient les ententes commerciales impériales d’Ottawa, 1932.Un peut se demander si la jeunesse se prendra d’enthousiasme pour une politique commerciale impériale, hautement protectionniste.Evidemment, le parti doit trouver plus neuf que cela s’il veut obtenir un succès sérieux.Discours de M.Héon La conférence conservatrice a consacré sa séance de samedi après-midi à l’éloquence.Le soir, M.Bennett a offert un banquet aux délégués et il s’est montré grand prince, comme d’habitude.Dans l’après-midi les chefs du parti provinciaux ont tour à tour porté la parole, ainsi que M.Georges Héon.le nouveau député conservateur d’Ar-genteuil.M.Héon a prononcé un vigoureux plaidoyer en faveur de l'unité canadienne et son discours a été foi l remarqué, selon l’exnres-sion de M.Graydon, député de Pce), .secrétaire de langue anglaise de la conférence.Il va sans dire que le premier prix d’éloquence a été ihé- dérale.) A ce congrès, le parti se donnera un chef et un programme nouveaux et il sc préparera aux prochaines élections.D'ici la fin de la rite par M.Bennett.Il a parlé pe t- ' dant trois-quarts d'heure.11 a dit que, s’il le pouvait, rien ne lui ferai! plus plaisir que de continuer à diriger le parti, attendu que les conservateurs vont remporter la victoire aux prochaines élections.11 a fait part de ses craintes au sujet de la désunion de l’Empire.La tendance des provinces à affirmer leurs pouvoirs souverains ne lui inspire rien de bon quant à l’avenir de la Confédération.session, M.Bennett restera donc étroitement mêlé à Imites les oeuvres du parti.Il se peut «tu’il exerce son influence en faveur «le tel ou tel candidat à sa succession.Mais chose certaine, M.Bennett n'est plus, depuis samedi, le chef du parti.Le porti "national-conservateur" Les conservateurs sc mettront donc au travail sans retard afin de préparer leur congrès et de se donner une organisation.Les délégués à la conférence de vendredi et de samedi ont décidé de changer le nom tlu parti.Celui-ci ne s’appellc- plus de dix ans.Lui-même annonçait, samedi, à une sorte d’état major qui avait clé convoqué comme d'urgence à Ottawa, en pleine session, que.sa décision est irrévocable.La formule est absolue, bien dans le style de l'homme, conforme à son tempérament.Ceux qui connaissent les circonstances dans lesquelles, depuis bientôt quatre ans, M.Bennett était resté à son poste de chef, savent que si M.Bennett s'en va c'est parce qu'il lui esl vraiment impossible, à cause de l'élat «le sa santé, de rester, que celte décision irrévocable ne lui a pas été imposée par d'autres, que la partie.La maladie le force a se retirer; il n’a pas encore m3 ans.Tout de même, il lui aura eie tlonné d’avoir été nn chef comme il entend qu'on doit être chef.Dire que sa carrière, quand cm la passe en revue, depuis son enfance gênée par l’Impécuniosité de sa famille.a tenu presque de la féerie?Qu ne serait que la vérité.Lui-même, en 1934, alors que la maladie le forçait à abandonner temporairement ses devoirs de premier ministre, disait à un groupe de journa-lisic.s, que la vie lui avait donné tout ec qu'il en avait attendu et même davantage.Le carnet du grincheux La sortie prochaine de M.Bennett de la vie publique décapitera un parti dont la vie avait depuis des années tendance h se réfugier dans la tête.Il lui en faudra une autre.w * » M.Denton Massey, le députe le plus élégant de la Chambre des Communes, d'après Mademoiselle McPhatl, sera peut-être te prochain chef conservateur fédéral.Au moins, si le parti ne peut pas rentrer en grâce auprès des électeurs.il se donnerait un chef susceptible de se faire bien voir des électnees.¦* * * Pour redevenir le parti national-conservateur, il faudrait qu'il se purgeât de tous ses parasites jaunes.* vr w Peut-être est-ce que Radio-Canada èonfond le parti rouge d'Espagne avec le gouvernement rouge d'Ottawa?Mais si le premier est communiste, le second est plutôt conservateur.* A A cetlç décision finale, son départ J ra plus le parti libéral-conservateur, n’en est pas moins chose sur la-quelle on ne reviendra plus, depuis phtsc d’un an qu’on en parle.Dans une déclaration écrite, remise à la presse samedi après-midi, M.Bennett h dit que, d’après les médecins «pt’il a consultés a l'étranger et au Canada, son coeur fonctionne mal et que cet état, que l’on avait cru temporaire en 1935, est devenu permanent.Les médecins sont d'avis que M.Bennett doit se résigner à une moindre activité.Lorsqu’il est revenu d’Europe en août dernier, M.Bennett avait averti ses collègues des Communes que, de l’avis de.ses médecins, il était incapable de continuer à diriger le parti.11 est resté au poste cependant à cause des élections ontariennes—qui étaient alors prochaines — el de l'impossibilité (le tenir un congrès national du parti."/ am now reluctantly compelled to relinquish the position rn-trusted In me at the Winnipeg con venlion in 1927 — Je me vois à contre-coeur obligé d'abandonner le poste que Von m'a confié ait congrès de.Winnipeg en 1927', a dit le chef de l’opposition.Un congrès du parti M.Bennett ajoute qu il apprécié a juste litre la confiance que ses compatriotes lui ont témoignée et I appui généreux qu'ils ont donné à son gouvernement dans une période particulièrement difficile.Il s’est dit heureux d'avoir eu Toc- Au dira du Csnadj, M Alexandre Taschereau serait né en 1967, — ce qui prouve que le Canada sait lire dans l'avenir.Le Grincheux mais Je parti national-conservateur.On a également décidé d’établir un comité du congrès d’Ottawa, qui sera composé de neuf représcnlants de l'Ontario, de neuf représentants du Québec, de deux rejtréscntanls de rile-du-Prince-Edouard, d’un représentant du Yukon et de trois représentants de chacune des autres provinces.En vue du congrès national, on nommera une commission spécialement chargé de préparer le programme du parli, programme qui sera soumis à l'approbation générale.Le nouveau conseil général aura scs quartiers-généraux à Ottawa.L’organisateur en chef du parti sera évidemment nommé pur le successeur de M.Betinell.t’u bureau de publicité sera établi et la publicité, à la radio ott autrement, sera faite en français et en anglais.Chaque fois que la chose sera possible, la même organisation servira à ia fois et le parti provincial et le parti fédéral.Vers la jeunesse En somme, c'est un renouveau complet que le parti recherche.Maintenant que M.Bennett a pris la décision de se retirer, rien n empêchera le parti conservateur de se donner les cadres qui lui conviennent et un programme qui soit de nature à lui attirer les suffrages de la population.M.Bennett l'a dit, parait-il, dans son discours île samedi, c’est dans la jeunesse que résident le salut et l'avenir du parti.La Jeunesse.Les deux partis veulent se Tattacher.Mais la jeunesse elle-même a des idées pnliliquts qu'il est diff elle pout (les routiniers des luîtes parlementaire! et M.Bennett toit la paix avec M.McRae M.Bennett a déclaré qu’il quitte la politique sans rancoeur et sans inimitié.II a profité de l’occasion pour faire la paix avec Je général A.-D.McRae, ancien organisateur en cltcf du parti.II a fait l’éloge du général et il lui a atlri-bué une bonne part de la vicloira de 1930.Quelque letups après la victoire du 28 juillet 1930, M.Bennett a offert au général Mcltae soit le poste de haut-commissaire à Londres, soil celui de ministre canadien à Washington, M.McRae aurait refusé sur le moment et quitté la capitale pour se rendre en Colombie canadienne où l’attendaient certaines affaires.Quelques semaines plus tard, étant à Toronto, M.Bennett a parlé (le la chose a M.Howard Ferguson.Lorsque ce dernier a appris que le général McRae avait refusé le poste «le haut-rommissaire à Londres, il a laissé voir qu’une offre semblable lui agréerait.M.Bennett I a alors choisi.Beu après cependant, M.Mcltnc a manifesté l'intention d'accepter le même poste.Il était trop tard, M.Ferguson étant déjà nommé.D’où la mésentente entre M.Bennett et M.McRae.Lorsque M.Bennett est revenu de la conférence impériale — en 1930 — il a été tout surpris d’apprendre que l’organisation ronser-vulrirc avait fermé ses portes à Ottawa et que tout son personnel avait été congédié.M.le sénateur Mcltae — qui écoutait M.Bennett en silence—-s’est levé à ce moment pour dire que l'organisation conservatrice avait fermé ses portes .t Ottawa la veille de l'élection et en même temps que son personnel avait été congédié.M.McRa* a (Suile à la page 2).84 LI DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 7 MARS 1938 VOLUME XXIX — No 54 En route vers le Japon Journal de route du R.P.Benoît-Marie Larose, O.P.Nous sommes partis d’Ottawa limanche soir, le 21 novembre, lous sommes cinq missionnaire.», es Pères Alphonse-M.Forget, Ber-iard-M.Trahan, Hyacinthe-M He-3ert.la Rév.Soeur Cecile, de 1 ins :itut Jeanne-d’Arc, qu’une amie ac-•ompagne jusqu'à Vancouver, et /otre humble serviteur.Orâce a a •énérosité de l’hon.juge Trahan, ious voyageons comme des prin-es, dans deux compartiments voi-ins.Parents et amis, forçant la onsigne, viennent nous recondui-•e jusqu’au train.Lundi, le 22 novembre.— A notre réveil, nous nous trou-.ons dans le pays des savanes, hpi-ettes et cyprès enneiges se succe-lent jusque vers quatre heures de ’après-midi.Un seul incident dans a journée; le P.Forget s enfonce me écharde dans le majeur de la nain droite; nos compagnes missionnaires se font un devoir de sc ‘ourir notre patienl.Dans 1 apres-nidi nous entrevoyons quelque dix niuutcs le lac Supérieur: assez ongtemps pour qu’un grain de suie, ne bloquant un oeil, interrompe ma contemplation.A cause de liou-bles digestifs soulagés imparfaitc-nent par deux bouteilles de lait de leurre, le Père Forget doit nous 'ausser compagnie pendant que nous jouons aux cartes.Mardi, le 23.— Profitant d’un arrêt du train i Winnipeg, nous allons communie, au couvent des Soeurs dés Saint» Noms de Jésus et de Marie, près de la gare.M.l’abbé Mourrai, cure de rimmaculée-Conception, sert aux confrères un rapide café pon-tant que M.le vicaire m’amène saluer une dame japonaise catholique; c’est la première fois depuis sept ans qu’elle rencontre un pre tre catholique sachant parler le japonais.Nous sommes entrés dans les plaines de l’Ouest; une poudrerie assez forte blanchit le sol et borne nos horizons, l.es mêmes paysages, non enneigés, celte fois, se succèdent dans l’après-midi mo notone.A tous les milles, une mai son, semblant la cabane de quel que ermile, perdue dans quelque Sahara.Mercredi, le 24.— A huit heures, arrivée à Calgary, où nous attendaient les RR.PP.Drouin et Bourque.En auto et vite! Nous allons prendre le déjeuner nu nouveau presbytère du P.Bourque.A partir de Calgary, les mon-ngnes Rocheuses commencent à denteler les horizons, déjà nos nensées se portent vers Vancouver, nais voici qu’une avalanche nous •etarde d’une heure et demie.I.e P.Hébert se souvient à propos qu • nous sommes aux premières Vè->res de la Sainte-Catherine; on l’en souviendra longtemps de celte »oîte de tire nous faisant prendre >atiènee pendant qu’on déblayait ’a voie.Iciidi, le 23.Nous voici à Vancouver et sans une’minute de retard.Les PP.Trahan et Hébert vont dire leur messe V l’hôpital St-Paul, et nous chez les iocurs de l’Immaeuléc-Conceplion Dans la journée, par une ternpéra-ure splendide, nous visitons Van 'Oliver.Le parc Stanley avec ses lins gigantesques, le quartier ré-lidentiel où les maisons sont mimées comme des bijoux, les inou-¦agnes éternellement immaculées :a mer qui nous verra bientôt par-:ir, tout s’unit pour exciter notre admiration.Vendredi, le 2fi.De la pluie! Les écluses du ciel sont ouvertes! Mais Vaiicouvet *tait si beau hier, en manteau clair, qu’on lui pardonne d'être au jourd’hui en parapluie.Samedi, le 27.A onze heures et demie de .7 l’avant-midi notre bateau part.Par- Marat, te /.mi des nationalités diverses tranche un groupe d’Hindous au teint d’olive; les hommes ont de belles barbes noires et des airs de patriarches avec leurs turbaiis enroulés.L’un d’eux, quelque émigré que l’on renvoie de force dans son pays, veut se faufiler à travers la foule et rester à Vancouver; 6 policiers ont vite fait de l’accompagner jusqu’au bout de la passerelle.A quatre heures et demie, une heure d’arrêt à Victoria.J'avais dépeint cette ville à mes compagnons comme l’une des plus belles du monde, mais nous arrivons en plein brouillard et presque à la noirceur.Mes compagnons me concèdent que cette ville doit être bien belle.les jours où on peut la voir.Pendant le souper le bateau commence à nous bercer, et deux de nos compagnons de voyage, Soeur Cécile et le P.Forget, se sentent blêmir: décidément, notre grand berceau, VEmpress of Canada, ne Dimanche, le 5.— ' • Une vingtaine de catholiques assistent à nos messes: des Canadiens, des Irlandais, des Anglais, des Américains et quelques Phili-pinos”.Le catholicisme nous unit tous dans la fraternité de la charité.Pas de lundi cette semaine.Passant la ligne méridienne, nous sautons du dimanche au mardi.Dans l’après-midi, le P.Trahan prend pari à.une joute de billes sur le pont et y accomplit une superbe performance.Mercredi, le 8.— L’Immaculée - Conception ! T ous nous pouvons officier et méditer sur les gloires de Marie.Depuis plus d’une journée -la vague est assez grosse, le bateau tangue et gémit.Pour la deuxième fois le P.Forget doit précipiter son diner.Il n’a pas le mal de mer, prétend-il, mais.Jeudi, le 9.— 1 Première pluie depuis notre départ de Vancouver, leur va pas! Nous nous promenons ensuite sur le pont du navire, mais juste dans la partie exposée an vent du large.Une phrase du P.Forget, un peu menacé du mal de mer, devint fameuse: “Arrêtons-nous ici, les amis, il n’y a pas d’air plus loin!” Dimanche, le 28.— Nous ne sommes que deux à dire la messe: les PP.Forget et Trahan ne se sentent ni le pied marin ni le coeur solide.Sur notre bateau, il y a beaucoup de ministres protestants, dont un évêque chinois, un “bishop” méthodiste accompagné de sa dame l’épis-copcssc, un pasteur de l’Eglise unie, accompagné de quatre dames.dont une Chinoise.Qu’ils sont nombreux les ministres de l’erreur, allant semer l’ivraie dans le champ du Père de famille! Au lever, eo matin, le Péri Hébert me dit: “Père I.arose, comment est la rivière?” La grande rivière qui s’appelle l’océan Pacifique était assez calme mais recouverte d’épais brouillards, cc qui nous valut d’entendre crier la sirène à toutes les Irois minutes.Dans la nuit lé Chinois de garde, craignant quelque inondation, vient fermer nos hublots, comme nous dormions profondément, il a peine à sc faire ouvrir.Vendredi, le 10.— Un événement sportif: contre toute attente, le P.Trahan perd en finale la partie de billes sur le pont.On annonce l’arrivée à Yokohama pour demain à une heure.Depuis plus d’une journée le bateau file en grande vitesse pour rattraper le temps perdu pendant les grosses vagues.Samedi, le 11.— Vers 9 heures du matin, nous apercevons les premières îles du Japon.A un moment donné, le mont Fuji se dégage du brouillard et étale au soleil son sommet enneigé semblant planer au-dessus des nuages: à ses pieds, c’est Tocéan tranquille où voguent hardies, les barques des pêcheurs.Nous saluons avec joie cette terre ou il fera si bon de travailler et de donner à Dieu sa vie.Père Benoit-Marie LAROSE, O.P.Sendai-Japon.(de la revue Orient).Le départ de M.Bennett.(Suite de la 1ère page) ajouté qu’il n’avait pas été nommé en permanence l’organisateur du parti, mais seulement pendant la période électorale.Ainsi, près de t> ans après ces incidents, on donne ta version officielle de la mésentente entre te chef du parti et son principal organisateur, M.Bennett reste inébranlable Après le discours de M.Bennett, le doyen d’âge de la Chambre des Commîmes, M.H.ï».White, depute conservateur de St-Antome-\\est-mount, a fait un émouvant éloge de M.Bennett et il a déclaré que lorsque l’on écrira l’histoire de notre temps, on dira sans doute que M.Bennett a été le plus grand premier ministre que te Canada ait jamais eu.Quelque temps plus tard, la conférence nommait une commission de trois membres composée de MM.Hugh Stewart, ancien ministre des Travaux publics, B.B.Hanson, ancien ministre du Commerce, et .1.L.Bowman, ancien président des Communes, pour dire à M.Bennett que s’il consentait à rester à ta direction du parti, on ne tiendrait pas de congrès national.M.Bennett, tout en se montrant très tom ché de cette démarche, est resté inébranlable dans sa décision.Les successeurs possibles Les négociations anglo-italiennes Londres, 7 (C.P.).— L’ambassadeur de (îrande-Bretagne en Italie, le comte de Perth, est de retour à Borne aujourd’hui où il doit engager les négociations anglo-italiennes.Il est fort possible cependant que les conversations ne puissent commencer avant demain, car le ministre des affaires étrangères de l’Italie, le comte Galcazzo Ciano, doit recevoir aujourd’hui le ministre des Affaires étrangères de la Pologne, M.Joseph Bcck.Les crédits de la défense nationale vont fournir aujourd’hui aux partis d’opposition l’occasion d’engager un nouveau débat sur la politique étrangère du gouvernement Chamberlain.Les amendements des travaillistes et des libéraux prétendront que c’est la politique étrangère équivoque du gouvernement nui rend nécessaires les formidables dépenses qu’entraine le réarmement de la Grande-Bretagne.Le laxatif idéal, légèrement effervescent que même les enfants prennent sans déplaisir.Beaucoup imitée parce que supé r.eure.Exigez-la dans toutes les pharmacies.J.-Alfred OUIMET, Ag.gén.pour le Canada 84, est.rue Saint-Paul.Montréal.‘V 4vis àe décès KINLOUGH \ Ville LaSalle, te o mars 1938, décédée à 36 ans.Mme Léo Kinlough, née Labrossc (EvaI, autrefois d’Arundcl.Qtù\.épouse en premières noces de Té-lesphore (’.hoquet.Funérailles le 9 mars.Le convoi funèbre partira du No 7710 rue Edouard.Ville LaSalle, a 8 h.30.pour se rendre à l’église Notre-Dame du Sacré-Coeur où le service sera célébré.Sépulture a la Côte-des-Neiges.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LEFEBVRE \ Montréal, îë 7 mars 1938.décédé à 68 ans.chez son fils Marcel, J.-Alphonse Lefebvre, Funérailles le mercredi 9 courant.Le convoi funèbre partira des Salons Vandclac, 120 rue Hache! est, à 7 h.45 du matin, pour se rendre à l’église St-Louis de France, où le service sera célébré u 8 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.lieu do sépulture.Parents et amis sont priés t’y assister sans autre invitation.NECROLOGIE BOURBONNAIS — A Vnudreull.le 4 a R an».Mme Dotale Bourbonnais, n(s'' rêne Vlnet.CHARRON — A Chambly-BaMln, le 4.a 0 an*.Victoria Quertln, êpouae d Albei t harron DAIQNEAU1/P — A St-Jean, le 3.A 76 n».Ferdinand Dalgneault, époux de fr i lo»e Bouchard.OAONON — A Montréal, le 4.A 31 ans [me UaurêAt Gagnon, née Marcelle Rous- 'n.HAMEL — A Montréal, le 4.A 35 ans Ime Nap, Hamel, née Cécile Martin.JUBINVILLE — A Pont-Vlau, le 3, A 6» ns, Mme Jean-Baptiste Jublnvllle, nee .lexlna Oagnon.LAVIOLETTK — A Montréal, le 5.A 5t ns.Auréllen LAvlolette, époux de Fulchr- e Bergeron.LEFEBVRE — A Montréal, le 4.A M us.Albert lefebvre, époux de feu Clara lelorme LUSSIER — A Montréal, le 3.A 9 an .farcel Luasler.fila de Conrad Lussier et le L«ure-Anna Tremblay.MAQNA-CLEMENT — A Montréal» le 3.1 50 ans.Angéllna Clément, épouse de rohn Magna.MARTINEAU — A Montréal, le 4, A ïJ m*.Joseph Martineau, époux de Bose-tnna OOdbout.O’HSm — A Montréal, le 3.A 51 ans.*)wald O'Helr.époux d'Amanda Clmon.PAPILLON — A Montréal, te 3.Achille Papillon, époux de feu Joséphine Pater-dy.PAPINEAU — A Laval-des-Rapides, .e 4.A 77 ana.PMloméne Despatle.épouse (le Joseph Papineau.Lundi, le 29.— La mer est encore assez calme aujourd'hui.Le P.Forget se sent ravigoté et se demande comment il a bien pu être malade.Mardi, le 30.— La mer continue à ne pas se fâcher! et le température est déjà très chau-O'Lcary, archevêque d’Edmonton, yienl nous surprendre eiv cabine en pleine partie de cartes.Le soir, pendant qu’il y a grand bal au salon de première, nous arpentons le pont; le firmament est d'encre; le P.Hébert soutient qu’il y distingue quelques étoiles,.Mercredi, le 1er décembre.— Honolulu est encore à 400 milles et le temperature est déjè très chaude.Jèudt, le 2.A deux heures de l'après-midi nous mettons le pied dans la capitale des îles Hawaï.Une fanfare vient saluer notre arrivée de ses notes ioveuses.Nous sommes à peine débarqués que nous sommes sous le charme de celle Ile justement appelée le paradis du Pacifique.Sous un ciel d'azur profond la ville semble au repos à l’ombre de ses palmiers.Vous êtes en hiver, là-bas; ici.c’est l'été, l’été perpétuel: les |>elils enfants, en plein décembre, vont pieds nus sur les trottoirs de ciment; leurs grands frères sont en chemise; pas une blouse ni un chapeau.Un soleil ardent prend plaisir à cuivrer tes teints.Vite, visitons les alentours! Partout c’est le même enchantement : les rues bordées de grands palmiers, te» campagnes, coupées de bananeraies, le sol, offrant aux gourmands des ananas et, aux vo-vageurs, des cannes.à sucre! Pour dix sous on vous donne tout un régime de bananes mûries dans l'arbre au beau soleil d'Hawaï.Et les fleurs! Les ,‘bibiscus”8les “coupes d’or”, les pivoines, les plumerias, les orchidées, sont tout écloses, les haies en sont pleines et on vous invite à les cueillir.Nos veux ne se lassent pas de contempler ces volcans éteints, ni eel océan tout proche où l’eau passe du clair azur au vert fonce et bleu marin.D'instinct on partirait à chanter: Oeuvres da Seigneur, bénissez le bon Dieu! Pour nous, Occidentaux, il serait difficile de trouver beaux les Hawaïens: ils sont d'un teint jaune in-déguisablc et d’une race tenant le milieu entre les Ghinois et les Nègres sans avoir toutefois ni les lèvres lippues de ceux-ci, ni les yeux amandes de ceux-là.Mais quel pays accueillant, hospitalier! l'arloui on vous sourit, on vous fait visiter: les fanfares vous accueillent à t'arrivée du bateau et au départ, on vous offre des couronnes cl des colliers de fleurs.Une fois les passerelles enlevées, dans un accompagnement discret (tes cuivres, un choeur puissant chante un hymne d’adieu: Aloba, Nos éphémérides .ars 1800 Fondation de Hull Au mois de février 1800, un groupe de cinq familles quitta W o-burn, Massachusetts, pour se diriger vers le Canada, Les immigrants étaient suivis de leurs bestiaux et de chariots lourds chargés des ob jets du ménage.Ils arrivèrent à Montréal, puis se dirigèrent vers la route La course est donc maintenant ouverte à la succession du chef conservateur.On mentionne plusieurs candidats possibles: M.Arthur Meighen, 63 ans; M.R.-J.Ma-nion, ancien ministre des Chemins de fer, 56 ans; M.Earl Lawson, ancien ministre du Revenu national, 46 ans; M.Denton Massey, député de Toronto-Greenwood, 37 ans; M.M.-A.McPherson, ancien procureur de la Saskatchewan, plus de 40 ans; M.Errick Willis, leader du parti conservateur au Manitoba, 42 ans; le sénateur A.-D.McRae, 63 ans; M.W.-D.Herridge, 49 ans.On ne parte presque pas de M.H.-H.Stevens, bien que, de ce côté, on puisse encore avoir des surprises.Evidemment tous ces hommes ne poseront pas leur candidature.Le Congrès national d’Ottawa sc tiendra à peu près de la même façon que celui de Winnipeg.La décision de M.Bennett d’abandonner la direction du parti a été reçue officiellement par les membres du parti avec beaucoup de regrets.En réalité, les sentiments étaient partagés.Un ancien collègue dê M.Bennett nous déclarait: “Maintenant que M.Bennett est tombé, vous direz sans doute comme Henri II de France regardant le cadavre du duc de Guise: Je ne rroyais pas qu’il fût si qrand!” D’autres se disent, en jugeant l'événement d’un point de vue plus réalise, que ce départ permettra au parti de se réorganiser, de repfendre contact avec la réalité Catéchisme de l'organisation corporative PAR LE P.RICHARD ARES, S.i.Tous les#liomnies d’ordre, tous ceux qui cherchent une solution permanente à la crise dont souffre l’humanité se tournent de plus en plus vers l’organisation corporative.Ils ont pour les encourager, au premier chef, les paroles pressantes du Souverain Pontife dans ses dernières encycliques.Mais l’organisation corporative n’a rien de fantaisiste.C’est une institution basée sur «les principes, déterminée par des lois, dirigée vers un but.Sans doute ses modalités peuvent varier et s’adapter au tempérament et aux traditions des différents pays, mais là encore faut-il respecter les normes du corporatisme et ne pas s’écarter de la voie que sa nature même et son but lui tracent.Des notions claires sur l’organisation corporative s’imposent donc.Peu les possèdent, Et c’est pourquoi une voix autorisée de chez nous réclamait dernièrement la publication d’un catéchisme sur ce sujet.Ce désir vient d’ètre réalisé.Le P.Richard Arès, S.J., de TEcole Sociale Populaire, auteur d’un Petit catéchisme anticommuniste qui connut un vif succès, publie, sous le titre de Catéchisme, de l'organisation corporative, une brochure de 64 pages où se trouve contenu tout ce qu’il faut connaître sur cette organisation.En procédant par questions et réponses, il clarifie un sujet assez complexe en lui-même.Cette brochure est en vente au prix de .25s l’unité au Service de librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal.Feu Mme Chénier Cantave Port-au-Prince, 7 (Spécial au Devoir) — Mme Chénier-Cantave est décédée, à Port-au-Prince, ta semaine dernière.Elle était la mère du Dr Charles Cantave, de Mme Piller, et la grand’mère de M.Philippe Cantave, de Montréal.Feu M.J.-A.Lefebvre “T&SÏ.* se donner on pro- jours tdluhiié.U chef de ee grou-, pe de colons se nommait Philemon Wright.Les voyageurs arrivèrent le 7 mars à l’endroit où est située aujourd’hui la ville de Huit.Inunè- Bulletin météorologique diatement tes Américains se mirent à abattre les arbres.Les Indiens qui vivaient aux environs et qui avaient joui durant des siècles de leur solitude inviolée furent étonnés d’entendre s’abattre les arbres avec un fracas émouvant.Pour une fois, le Canada, dont les I fils s’étaient chargés de découvrir 1 les Etats-Unis, recevaient comme des découvreurs des citoyens américains.On raconte que Wright, dans une lettre, prédit que la capitate du Canada s’établirait un jour tout près du territoire qu’il avait ouvert à la colonisation.Ce type avait bien l’intuition qui fait les grands découvreurs.tés nylÿvfelles.Chez les libéraux, on n’a pas voulu commenter le départ de M.Bennett.Un ministre libéral a cependant fait privément l’éloge du chef conservateur, en se demandant qui, dans son parti, serait de taille à le remplacer.Sans doute, cela prendra quelques jours encore ayant de preudre une vue nette de toute la situation, mais la tenue d’un congrès national du parti conservateur à Ottawa quelque temps après la session aura peut-être pour résultat d’abréger les travaux du parlement, ce qui signifiera une session moins longue.Léopold RICHER Toronto, 7 (C.P.) — Voici le temps qu’il fera, probablement, au Québec, demain: région de Montréal et d’Ottawa: vents de l’ouest et du nord-ouest, partiellement nuageux et un peu plus froid, avec neige; vallée du bas St-Laurcnt: partiellement nuageux et neige, pas de changement de température; nord-ouest du Québec et lac St-Jean : vents du sud-ouest et du nord-ouest, partiellement nuageux et froid, avec neige; golfe, rive nord et baie des Chaleurs: vents forts du sud-ouest et de l’ouest, partiellement nuageux et neige, pas de changement dans la température.Est décédé, la nuit dernière, à la résidence de son fils, 954 rue Cher-rier, M.J.-Alphonse Lefebvre, journaliste et publiciste bien connu de Montréal.R était âgé de 68 ans et quelques mois.Lui survivent: ses deux fils.Marcel, propriétaire-éditeur conjoint du journal L’Hôpital, Serge, officier d’accise au ministère du Revenu National, leurs femmes, trois petits-enfants, Pierre.Jeannine et Denise, un frère, une soeur, nombre de neveux et nièces, etc.M.J.-Alphonse Lefebvre est né à Charlesbourg, près Québec, le 22 avril 1869, fils d’Etienne Lefebvre et de Marie-Jeanne Bédard, de Charlesbourg, Québec.Il fit ses études classiques au collège de Sainte-Anne de la Poca-tière et au "Séminaire de Québec.Après quelques mois consacrés à l’étude du droit comme clerc dans l’étude de feu le juge en chef F.-X.Lemieux, il accepta le poste de^ secrétaire particulier de M.E.J.Flynn pendant que ce dernier fut premier ministre de la province de Québec.A la chute du gouvernement Flynn, M.Lefebvre devint secrétaire des chemins de Québec., poste qu’il occupa jusqu’à sa mise à la retraite, en 1911.Dans l’intervalle il fut temporairement secrétaire de sir Lomer Gouin puis de M.Duffy, alors trésorier provincial.Journaliste, M.Lefebvre contribua à la publication de revues et journaux, dont la Revue des Deux Frances, revue franco-canadienne imprimée à Paris, puis la Revue Franco-Américaine publiée successivement à Québec et à Montréal de 1908 à 1913.Il fut l’un des promoteurs et collaborateurs de l’ancienne Avant-Garde de Québec, et du Gaulois, de Montréal, aujourd’hui disparus.11 fut le premier éditeur dé Toeti-vre de Louis Hépion, Maria Chap-delaine, qu’il publia à Montreal avec de remarquables illustrations du peintre Suzor Côté; les exemplaires de cette édition sont aujourd’hui à peu près introuvables.La dépouille de M.Lefebvre est exposée aux salons mortuaires Georges Vandclac, Idée, 120 rue Rachel est.Funérailles à St-Louis-de-France, mercredi matin à 8h.Un traité du bridge en français LE BRIDGE POUR TOUS écr,.„ par M.Arsène.DesRocners, diplômé supérieur des Studios Culbert-son, de New-York, professeur ae bridge associé d’Ely Culbertson, »e recommande de liii-mênte à tous '¦ les amateurs de bridge-contrai, dé- f butants, moyens ou experts, désireux disent des officiers japonais.Peu après cela, il s’est produit un heurt sanglant entre ces troupes et des troupes chinoises.L’année japonaise a remporté victoire sur victoire.Mais, affir-me-l-on, le gouvernement japonais est perplexe, l’homme d’affaires japonais est paralysé et le grand public japonais est fatigué.Et la Chine, forte de ses 400 millions d’habitants, semble capable de combattre indéfiniment.Peaux brutes En janvier, les exportations de peaux brutes sont évaluées à $219,-787, contre $181,778 le mois précédent et $447,805 le mois correspondant de l’an dernier.Les Etats-Fnis sont le principal destinataire ($109.132).Les peaux de bovins sont évaluées à $114,952 et celles de veaux à $76,090.Les exportations de peaux les dix mois terminés avec janvier sont évaluées à $3,-010,73.», contre $3,209,114 l’an dernier; les peaux de bovins y figurent pour $2,139,366 et celles de veaux pour $465.534.Les importations de janvier sont évaluées à $319,104, contre $415.-258 le mois précédent et $546,050 l’an dernier.Le total en provenance des Etats-Unis est de $154,465; de la Nouvelle-Zélande, de $73,455; du Royaume-Uni, de $27,259; et de l’Australie, de $20,394.Les importations de peaux des dix mois de l’année fiscale sont évaluées à $5,-048,996, contre $4,199,979 la période correspondante de la précédente année fiscale.Les peaux de bovins sont évaluées ’ à $3,481,868, contre $2,303,000; les peaux de veaux, à $317,819, contre $1.212,-001; et les peaux de moutons, à $687.309 contre $504,628.le Princess, cinémas de première, le Bis Majesty’s, qui abrite les artistes de passage et donne parfois du cinéma, Ylmperial, qui occupe à Montréal une situation intermédiaire entre les cinémas de première et les cinémas de Quartier.En août 1936, la Consolidated Theatres Limited a conclu avec la Famous Players une entente qui vaut pour cinq ans et qui met en commun (pool) les intérêts des deux compagnies à Montréal.Conseil d’administration: J.-A.Hirsh, président; J.-L.Geller, vice-président; J.-J, Rosenthal, seerétai-re;A.Adilman, trésorier; Jos.Light-stone et L.-M.Bloomfield, directeurs."United Amusement Corporation Limited" Cette chaîne de cinémas exploite une vingtaine des salles les plus fréquentées de la région métropolitaine de Montréal, outre quelques autres en province, à savoir Amherst, Belmont, Corona, Français, Granada, Monkland, Mount-Royal, Papineau, Plaza, Regent.Rialto, Rivoli, Rosemount, Seville, S no w d o n, Strand, Westmount, l’Astor et le Victoria à Saint-Lambert; les Granada.His Majesty’s et Premier à Sherbrooke; le Slaska à Saint-Hyacinthe.Cette compagnie s’est formée en 1924 par la fusion de l'Inde vendent Amusement Limited (3 salles) et de VUnited Amusements Limited (5 salles), qui existait déjà depuis 19ft8.Elle n'a cessé depuis d’ajouter à sa chaîne de cinémas en acquérant ou construisant des salles; elle dessert aujourd’hui tous les quartiers du grand Montréal.La Famous Players ne détient pas la majorité des actions de VUnited Amusement Corporation Limited •, Savoy).La Famous Players Canadian Corporation elle-même est-elle indépendante?Hile est une filiale de la Paramount i’ictures Incorporated ou Paramount Public Corporation."Paromount Pictures Incorporated" Cette gigantesque entreprise est une société de gestion et d’administration qui se livre à la production, à la distribution et à l’exploitation du film aux Etats-t'nis et un peu partout dans le monde.Née en 1916 de la fusion de la Famous Players Film Company et de la Jesse L.Lasky Feature Play Company, elle s’est appelée successivement Fanions Players Lasky Corporation, Paramount Famous Lasky Corporation, Paramount Publix Corporation et enfin Paramount Pictures Incorporated.Ce consortium possède des studios où Ton tourne des films, des laboratoires où Ton transforme en positifs les films négatifs, des échanges qui voient à la location et à la distribution des films et des salles de spectacles en plusieurs pays du monde.Il compte plusieurs centaines de filiales aux Etats-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne.en France, et même ailleurs, et il est intéressé directement ou indirectement à l’exploitation de pins de 1,000 salles.Conseil d’administration: Adolph Zukor, président du conseil; Barney Balaban, président; Stanton Griffis, président du comité exécutif; Neil F.Agnew, vice-président; Y.-Frank Freeman, vice-président; John W.Hicks, fils, vice-président; Henry Hertzburn, vice-président: Austin C.Keough, vice-président et secrétaire; Walter B.Cokell, trésorier; George L.Bagnall, trésorier En Chine Changhaï, 7 (S.P.A.) —Des troupes japonaises sont rendues dans le sud-ouest du C.hansi et se sont assuré six points stratégiques pour franchir le fleuve Jaune.Au cours de leur offensive, ces troupes ont pris Tchaotsoun, qui est vis-à-vis Tminghounn, ville que dessert Tim-portant chemin de fer de Loung-haï.L’artillerie et l’aviation japonaises soumettent à un feu intense les troupes chinoises qui défendent le chemin de fer à cet endroit-là et empêchent la Jonction d’armées japonaises.Des observateurs militaires croient que les Japonais sont prêts à livrer un assaut décisif.Rome, 7 (SPA) — M.Mussolini vient de désigner comme successeur de Gabriele (TAnntinzio à la présidence de l’Académie royale d'Italie, M.Luigi Federzoni, président du Sénat.M.Federzoni doit se démettre de la présidence du Sénat \ en mai.La St-Vincent de Paul de Québec Québec, 7.(D.N.C.) — M.C.-J.Magnan, président général de la Société Saint-Vincent de Paul, a donné hier son rapport au cours d’une réunion de la société des statistiques sur le nombre des familles et de personnes secourues et visitées par les membres de cette organisation charitable dans la ville de Québec depuis le mois de septembre et les dépenses encourues durant cette période.Voici un tableau indiquant le nombre de personnes et familles secourues depuis septembre: Septembre.1937, 194 familles, comprenant 863 personnes.Octobre 1937, 230 familles, comprenant 1,096 personnes.Novembre 1937, 322 familles comprenant 1,523 personnes.Décembre 1937, 460 familles, comprenant 2,103 personnes.Janvier 1938, 527 familles, comprenant 2,208 personnes.Février 1938, 536 familles, comprenant 2,415 personnes.2,269 familles, 10,228 personnes.De leur côté, les conferences de langue anglaise ont secouru, à Québec, en moyenne, cinquante à soixante-dix familles chaque mois depuis septembre dernier.En outre, le secrétariat des familles a eu à s’occuper de 189 cas particuliers, familles honteuses, secours d’urgence, placement dc vieillards et d orphelins.Les chiffres cités dessus ne concernent pas les familles secourues par les conférences de la rive sud, de Québec-Ouest, de Beauport, de Saint-Louis de Courville, de Saint-Grégoire, de Sainte-Anne de Beaupré, qui ont aussi secouru, plusieurs familles.A la mémoire de Louis Hémon La commémoration du 25e annivor- saire de la mort de Tauteur dt "Maria Chapdelaine" On apprend que les préparatifs du voyage d’une mission montréalaise et outaouaise à Ghapleau, au inouï de juin, en vue de la commémoration dans cette petite ville franco-ontarienne du vingt-cinquième anniversaire de la mort de Louis Hémon, survenue tragiquement à cet endroit le soir du 8 juillet 1913, vont bon train.Cette idée de commémoration est particulièrement chère à Tabbé Roméo Gascon, curé de la paroisse du Sacré-Coeur de Ghapleau depuis vingt-sept ans.L abbé Gascon a eu récemment des entretiens avec les représentants du Pacifique Canadien et de la Société des Amis de Maria Chapdelaine relativement à Texcursion de juin, A date, on projette de fixer le voyage au dimanche 12 juin.Cela veut dire, départ de Montréal et d’Ottawa le samedi soir.Si le nombre des excursionnistes est assez élevé, le Pacifique Canadien mettra à leur disposition un train qui pourrait arriver à Ghapleau des neuf heures et demie du matin, le dimanche.Autrement, il y aura des wagons spéciaux ajoutés au train régulier qui part de Montréal le samedi soir à 7 h.50 et qui arrive à Ghapleau à 11 h.20 du matin.Dès l’arrivée du train, il y aura messe à l’église du Sacré-Coeur, que célébrera vraisemblablement Mgr Olivier Maurault, recteur de l’Université et membre de la Société des Amis de Maria Chapdelaine.Après la messe, il y aura lunch offert par la municipalité ou une association.Dans l'après-midi, les visiteurs iront s’incliner sur la tombe de Louis Hémon, dans le cimetière catholique de Ghapleau, puis ils assisteront au dévoilement d’un monument près de la station.Ce monument consistera en un bloc de granit offert par le Pacifique Canadien et en une plaque de bronze avec inscription offerte par la Société des Amis de Maria Chapdelaine.Les visiteurs repartiront le soir pour Ottawa et Montréal.M.le curé Gascon, aidé de Tabbé S.Laferrière, s’occupe activement des préparatifs de la manifestation.Voilà plusieurs années qu’il y songe.Feu Mlle Mathilde Barnard L'assemblée de Saint-Malo Le Centre des sports Le ministre du travail, M.Tremblay, a laissé entendre ce matin devant les journalistes que les travaux d’aménagement du centre des sports du boulevard Tie IX commenceront dès la venue du printemps, Il y aura là du travail pour plusieurs centaines d'hommes.AS Ÿ Ÿ Interrogé sur le projet des centres ruraux industriels, le ministre a répondu que tout depend désormais d’Ottawa.Le projet ne peut être mené à bonne fin qu’à la condition que le plan s’étende sur une période de trois ans au lieu d’une année seulement.Ottawa a le dossier du projet en mains.A lui de se prononcer.Parade d'agents de la police provinciale Une imposante démonstration a eu lieu hier rue Notre-Dame, quand 91 agents de rirculation de la police provinciale ont paradé rue Notre-Dame, en uniforme, et montés sur leurs motocyclettes.Ces agents, qui sont sur le point de commencer une période d’entrainement intensif au cours duquel ils se familiariseront dans Tart du Hr nu revolver, dans celui de donner les premiers soins aux blessés, et dans la culture physique, se sont rendus à l’église Notre-Dame où ils assistèrent à la messe.Après le saint sacrifice les agents accom plirent une série de manoeuvres militaires.Place d’Armes, Québec, 7.(D.N.C.) - M.J.-Wil-frid Dufresne, employé du département du procureur général, sommé ! dc comparaître en Cour du recorder sous l’accusation d’avoir causé du tapage à la fameuse assemblée de Saint-Malo, lors des dernières élections municipales, a été libéré à la demande même de l’avocat de la Cour du Roi, faute de preuve.M.Oscar Drouin a été entendu, mais il a déclaré qu’il n’a pas vu la police sortir M.Dufresne.Un autre témoin, M.Poulin, ne fut guère préois.C’est mon principal témoin, fit alors remarquer Me Victor Trépanier, avocat de la Cour du recorder, et sa version n’est p’us colle qu’il donnait le lendemain de l’assemblée.En conséquence, je demande le renvoi de la plainte.Québec.7 (DNC).— Mademoiselle Mathilde Barnard est décédée samedi à Saint-Denis de Kaniouras-ka à Tâgr de 57 ans.Elle était la soeur de M.J.-E.Barnard, ancien rédacteur en chef du Soleil et de l’Evénement, et la nièce de sir Thomas Chapais.Mademoiselle Barnard était la fille dc feu M.Edouard Barnard et de feu Amélie Chapais.Elle avait fait ses études chez les Ursulines de Québec.Très dévouée pour les oeuvres et les institutions de charité, elle s’est dépensée sans ménagement pour les pauvres.Lui survivent: deux frères, MM.J.E.Barnard et Edouard Barnard, six soeurs, la R.M.Marie de la Passion (Amélie), du couvent des SS, du Précieux-Sang, d’Orégon, E.-U.; la R, M.Ste-Therèse de l’Enfant-Jésus, du couvent des Camélitos, aux Trois-Rivières; Mme Joséphine Barnard, des Dames du Sacre-Coeur, à Montréal; la R.M.St-Jc-soph, dos Ursulines de Québec; Mlles Elodie e» Julienne Barnard, son onde, sir Thomas Chapais, et sa tante, Mlle Georgette Chapais.Elle était In cousine de Mme Jules Tessier, décédée la semaine dernière.Ses funérailles auront lieu demain matin, à neuf heures , à St-Denis de Kamouraska.40 p.c.de la production agricole Québec, 7 (ÏÏ.N.C.).— “Notre productiin minière forme actuellement une source de revenus égale à celle dc l’industrie touristique.Elle s’élève à 40 pour cent de la production agricole.C’est dire qu’un mineur produit pour $3,000 par an alors que le pavsan ne rapporte que $500”, deefarait samedi M.Onésime Gagnon, minisire des Mines, qui était le conférencier invité au déjeuner mensuel de L’Association des Assureurs-Vie.La guerre d’Espagne 70 jours de bataille de Téruel (14 décembre 1937-24 février 1938) çg-i’.ÿ P-U fâ,; Æj •yî/te/bd-'üj/à A/fârribrà IWeçe.•ë* MufU 0r Villastdr; m/ i?o l&M) EOPFUSS Triltf épaii: U froiif ivaat et fP/** ' m*»* 4* BarcataM uoi donc?-a gaieté dos jouvencelles et ilité des garçons, illettc se mit à rire.'ous m’en demandez trop, loisclle, d’autant que vous ;cz sceptique.i peu, et sur ce sujet seule- \ la vérité, je suis une gran- yante! J’ai foi en ma reli- n ma morale, en la belle na- ’ai foi en la vie! omme se parlant à elle-mê- lemi-voix: •ui, malgré tout j’ai foi en ruelle.Il y a toujours quel-auté à découvrir, quelque bien à faire.Fiammette regardait sa nouvelle amie à la dérobée, elle lui semblait un être supérieur et puis si gracieuse, si bonne, un tel charme se dégageant de toute sa personne! Comme elle était distinguée, jolie, et si bien habillée, Fiammette se trouvait tout à fait flattée de la sympathie de cette compagne; mise en confiance, elle se fit un point d'honneur de continuer son rôle de cicerone.Cependant, la solitude demeurait toujours aussi complète.Sabine en fit la remarque: — Attendez! Attendez! Le prochain carrefour va vous révéler un endroit moins désert.En effet, trois maisons, exactement trois, apparurent soudain, au croisement de deux chemins; une d’elles assez grande et proprette, une autre toute petite, enfin une sorte de chapelle à clochetons entourée d’un minuscule cimetière, ceint de murs bas.La conductrice avait ralenti son allure et regardait avec curiosité; puis, railleuse: — Qu’cst-cc donc que cette importante agglomération, Fiamniet-tc?— C’est Saint-Léonard-le-Haut, Mademoiselle; tous les quinze jours, le curé de Saint-Hilaire-le-Petit vient y dire la messe.“Une sainte fille, Mlle Blaisinc Bribassac, enlretient la chapelle et y fait sonner l'angélus par un vieux ménage qu’elle loge auprès d’elle.— Elle habite là?— Oui, Saint-Léonard lui appartient; plus loin est une ferme qui est son bien également, à deux pas du saut de la Virolle.L’auto, maintenant, descendait, traversait une vallée riante, puis remontait encore; les monts succé- daient aux monts, les gorges aux gorges.On dépassa quelques masures aux toits de chaume où la paille fraîchement renouvelée par endroits mettait des taches blondes; les champs cultivés devinrent plus nombreux; des pommiers en fleurs, en ces froides régions où le printemps est tardif, mettaient la note gaie de leurs bouquets rosés.Treignac apparut enfin, avec scs maisons nichées dans la verdure, et le valion étroit où court la Vézère qui commence là seulement à se discipliner un peu! — Vous parliez d’un lieu de ra-vitaillemenl lout proche, Fiammette, remarqua Mlle Dalveyre.El, regardant sa montre-bracelet: — Voilà plus d’une demi-heure que nous filons à belle allure.— La route vous a paru longue.Mademoiselle?demanda la petite, l’air inquiet.Mais avec bonté la jeune fille répondait que non, grâce au voisinage de sa petite compagne.—Je crois bien pourtant que, samedi prochain, je m’abstiendrai et enverrai Oiaf avec des listes; le tout est de lui indiquer aujourd’hui les fournisseurs.Fiammette, maintenant, s’empressait; elle voulut mener l’étrangère voir son couvent, lui fil visiter la vieille église, curieuse par sa crypte, l'emplacement du château des Pompadour, plus loin la chapelle des Pénitents qui possède un vieux Christ qu’on porte dans les processions, l'oratoire du bon saint Mécn, lequel guérit les blessures de toutes sortes.De temps à autre.Sabine rappelait qu'il fallait penser aux provisions; mais, entraînée par l’attrail de leurs découvertes, elle oubliait le temps et poussa tm cri d’épouvante en entendant sonner onze heures à l’abbaye.—Grand Dieu! Fiammette, nous sommes folles, il ne nous reste qu’une heure et demie pour faire nos achats et rejoindre nos demeures.Que dira Madame de Valbrun?—Et votre amie?—Oh! elle n’est jamais pressée de se mettre à table, la pauvrette; ce ne sont pas scs reproches que je redoute, mais je m'en veux de tra- hir sa confiance, de ne pas être à la hauteur de ma tâche.Elles trouvèrent Oiaf devant les halles; bien que parlant assez mal le français, le brave homme, fort pratique et habitué au camping, avait su découvrir les bons endroits; l’auto regorgeait de légumes.de fruits, de provisions de i toutes sortes.—Alors! il ne nous resle plus rien à faire et si vous vouliez bien, Mademoiselle Sabine?.—Quoi donc, petite fille?Je me méfie de ces yeux enjôleurs.—Voilà, je meurs de faim! J’ai oublié de déjeuner ce matin.—Oh! ma pauvre petite fille! Courons vite chez le pâtissier.—11 n’y a point de pâtissier proprement dit, à Treignac.mais une espèce de restaurant, qui fait hôtel, café, confiserie au besoin.C’est très propre, très convenable; c’est là que toute la société dq pays descend.—Allons-y donc, Fiammette, mais hâtons-nous.Elles coururent presque, en passant dans une petite rue étroite; la jeune Corrczienne montra la maison du célèbre avocat Lachaud qui défendit la non moins célèbre Mme Lafarge; elle montra les anciennes boutiques d’armuriers, spécialité de la petite ville: on y forgeait jadis des armes damasquinées fort belles et très renommées.Enfin, elles arrivèrent devant la fameux hôtel qui n’avait rien d’un palais moderne, mais se montrait tout de même avenant.Elles s’amusèrent à réclamer, avec du cidre mousseux, du beurre fraîchement baratté, un fromage du pays et du pain de seigle; Sabine se découvrait aussi fort bel appétit; elles continuèrent à causer et a rire, la salle étant à peu près vide; seul, un voyageur installé en face d’un bock de bière écrivait quelques cartes; de temps à autre, il s’interrompait pour jeter un regard curieux sur les deux jeunes femmes dont la conversation semblait l’intéresser.(A suivre) Ce journal «*t imprimé au no «» ni* Notrr-Dama «at, à Montréal, par lUaprl» merle Populaire (à raaponaablltté limitaiX édltrlce-proprlétalr» — Oaor*»* >lUtUaa dlrecteur-iérant.S LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 7 MARS 1938 VOLUME XXIX — No 54 La prédication du carême Le chanoine Harbour à la cathédrale ÿ La réalité suprême.Dieu Les hommes cherchent des chefs et les chefs cherchent une doctrine.Le pape Pie XI, dans son encyclique Divlni Redemptoris et dans deux autres adressées au peuple allemand, sur le communisme athée, enseigne où trouver les assises solides du rétablissement de l’ordre.11 nous invite à remonter aux assises de toute croyance.L’erreur contemporaine, c’est la tendance de ceux qui veulent faire disparaître l’au-delà.Dieu, l'éternité, et tout confondre: l’homme, tes peuples, et les nations, dans un grand tout matériel et rationaliste.Cette erreur ne nous a pas encore sensiblement atteints, mais elle se glisse sournoisement dans les milieux qui leur sont plus favorables.En outre, mes frères, deux traits indiscutables marquent la physionomie morale de l’homme nouveau, à savoir: l’audace et la précipitation; audace qui parait justifiée par les succès croissants des entreprises et des inventions les plus hardies et les plus risquées; précipitation qui n’est qu’un aspect de la folie générale de la vitesse.Conséquemment, on veut tout remettre en question: la morale, le devoir, la liberté, l’au-delà, l’âme humaine et Dieu lui-même.D’autre part, l’on ne sc donne pas le loisir d’attendre la réponse.De plus, l’homme de notre temps se désintéresse de la religion.11 étudiera nombre de graves questions, sauf la religion.El pourtant.Mes Frères, s’il est une réalité suprême, s’il est une chose qui ne passe pas, s’il est une chose qui peut servir d’assise solide à la société parce que seule elle correspond à la vérité objective et à l’ordre réel, n’est-ce pas.la religion?En dehors d’elle, il n’y a que des systèmes qui se bousculent, se renversent, se remplacent les uns les autres dans des résolutions devenues nécessaires.Et seule l’institution qui rétablit l’équilibre: Dieu à sa place et l'être d’un jour que nous sommes, à la sienne, renferme les éléments de la durée.Et pourtant, il y a une réalité suprême: Dieu.Les preuves de son existence?Elles sont de trois sortes: les unes se tirent de l’existence du monde, du mouvement des corps ou encore de l’ordre de la nature, ce sont les preuves physiques, i.e., qui se déduisent d'objets extérieurs, sensibles, que l'on peut voir, entendre ou toucher; en second lieu, il y a les preuves morales, que l’on infère par exemple des aspirations de l’âme humaine, de l’existence de la loi morale, par exemple des aspirations de l’âme humaine.de l’existence de la loi morale, par exemple, de la distinction du bien et du mal, ou encore du consentement universel des individus et des peuples; enfin, il v a les preuves métaphysiques, qui demeurent exclusivement dans le domaine des idées: telle est.v.g„ la preuve tirée de l’idée d’infini, de l’idée «le perfection, de l’idée de causalité ou de contingence.Le prédicateur insiste sur la preuve de l’existenre de Dieu dc-«luile de l’ordre de l'univers, de ses lois.11 cite entre autres ces vers «l’un poète libertin, incapable de ne pus croire en Dieu: L'univers m’embarrasse el je ne puis souper Que celte horloge marche et n'ait point d'horloger.Le R.P.Bellouard à Notre-Dame ' Que pouvait bien penser Jésus en regardant la foule humaine" Nos manières d’agir n’étant souvent que la conséquence de nos manières de penser, il importe, dans ses jugements, d’être exact et, pour cela, de penser le plus possible comme le Christ.Le Christ devant la foule humaine pensait La pensée était complexe comme la réalité qu’il regardait d’un regard si pénétrant! Tantôt II admirait car il y avait de belles choses chez des êtres si sincères et si généreux! Tantôt II avait honte, devant des «Mres si parfaitement cyniques dans La comédie qu’ils jouaient.Tantôt II compatissait, devant des êtres douloureux des multiples formes de la douleur ici-bas.Tantôt II s’irritait, devant les êtres qui trafiquent indignement de La religion, abusent de la crédulité des autres, scandalisent les petits.Tantôt II était triste devant le spectacle des ruines morales et religieuses accumulées par rendurcissement des uns et le la méchanceté des autres.tantôt 11 était heureux devant les beaux résultats produits par la grâce dans les âmes loyales et profondes.Mais s’il fallait faire tenir en deux mots sa pensée relativement à • J°i hl»nainc on dirait: pitié et indulgence qui pardonne.Au commencement de son ministère il est dit de lui: “Jésus, voyant la multitude en eu» pitié, ear elle était comme un troupeau gisant, désespéré, sans berger”.A la fin de sa vie, lui-même, sur la croix, disait: Père, pardonne-leur! Ils ne savent pas ce qu’ils font!’’ Mais chez lui, à l’égard des pauvres hommes, aucun mépris, aucune dureté impitoyable.Nous devant la foule humaine Sa pensée doil régler la nôtre.Il voyait plus clair, plus large, plus loin, plus vrai que nous.Dès lors où prendrions-nous le droit de juger autrement que Dieu?Nous aussi, devant l'humanité, nous devons savoir admirer, rougir, souffrir, nous irriter, compatir, être heureux selon ce qu’elle nous offre à regarder.Ni pessimistes, ni optimistes car, dans le premier cas nous serions injustes, dans le second un peu béats.Soyons simplement exacts.Quel homme, s’il se connaît, oserait mépriser les hommes?Et ne sont-ils que méprisables?Jamais non plus durs comme le fer, ni hautains comme l’orgueil.Ce serait trop bête, de notre fait et trop malfaisant pour les autres.Tout tient en cette formule: "Un coeur gonflé qui bat avec le coeur du monde”.Il était le Christ.Tel soyons.Si nous le sommes, nous lerons bienfaisants: .Le inonde y gagnera.J’oppose l'exemple formel du Christ et la leçon décisive de son incomparable vie.Le R.P.Brossard au Gesù L'Eucharistie, sacrement LEucharistie n’est pas seulement la Rédemption perpétuellement renouvelée par le sacrifice de la messe, mais «“lie est aussi la présence de Dieu parmi les fidèles, présence réelle et vivante de Jésus-Christ.Le salut des maux de notre époque est dans une Présence parmi nous, une Présence mystérieuse, une Présence vivante, une Présence oubliée: la Présence réelle de Jésus-Christ.Plus que jamais, il importe de la signaler non à ceux qui l’ignorent, mais aux chrétiens qui l’oublient au point de ne s’en souvenir qu’une fois !’an, qui oublient que dans la Grâce de cette Présence divine, que dans la réalité vivante de cette Présence «le Jésus-Christ réside toute la Puissance, tout l’Amour, toute la Lumière et toute la Miséricorde, capables de faire se ressaisir les âmes, capables de leur redonner, après le pardon de leurs fautes, le goût et la force des vertus chrétiennes, et par ces âmes ramenées dans la lumière et la grâce du Christ, capables encore de sauver le monde.C’est bien aussi parce que cette Présence de Jésus-Christ est encore très actuelle, plus nécessaire que jamais, que se tiendra, en juin prochain, dans la ville de Québec, un solennel Congrès eucharistique national, auquel doivent participer, dans l’hommage collectif d’amour, d’adoration et de prières, des foules innombrables, tout un peuple de catholiques, accuru du Canada lout entier.A ce Congrès religieux.à ce Congrès national, une préparation spirituelle s'impose, une préparation des intelligences et des coeurs canadiens.Notre pays a trop besoin de grâces et de protection divines, pour qu’impmdem-ment nous négligions de recueillir tous les bienfaits individuels et sociaux.toutes les bénédictions que Jésus-Christ, du haut de l’Hostie souveraine, s’apprête à verser avec abondance sur nos âmes, sur nos institutions, sur notre pays tout entier.Humblement mais avec ferveur, celle station quadragêsimale qui commence voudrait préparer les coeurs, vos coeurs à vous, mes frères, à mieux comprendre, à mieux désirer, à mieux aimer et à 1 mieux recevoir le Dieu-Hostie.Après vous avoir accordé les joies d’une purification et d’une reconciliation plus parfaite par une communion pascale plus fervente, le Dieu de l’Eucharistie, notre Dieu, ! pourra-t-II compter parmi vous, j mes frères, aux jours des prochni-j nés assises eucharistiques, sinon ; par votre présence, du moins par i la valeur de vos communions, de , vos actes de foi et «le vos sacrifices, ses plus fervents et ses plus dévoués | Congressistes?Nous avons besoin, au milieu de } tant de lâchetés et de scandales, au ! milieu de toutes ces souffrances | «lui s accumulent dans les âmes et i dans Us foyers, nous avons besoin «1 une Presence vivante qui reste pour flous le Signe visible «l’un grand Amour, d’une grande Espérance.et d’une grande Miséricorde.I Amour.l’Espérance et la Miséricorde du Christ Jésus, de Jésus-Hostie, qui a les paroles et les consolations de TElcrneUe Vérité.Le rôle du prêtre chez Ce que sont les nouveaux les Acadiens dispersés grands "promus” du Ule Reich Cours du R.F.Bernard, de TUniversité de Montréal Voici un bref résumé du récent cours du R.F.Bernard, Clerc de Saint-Viateur, sous les auspices de la Faculté des Lettres: Le 29 mai 1934, au cours d’une, soutenance «le thèse à l’Université de Montréal, Pnn des assesseurs, M.Jean Bruchési, posa au candidat l’objection* suivante: “Vous dites que le prêtre a fait l’Acadie nouvelle, «ju'il est le principal ouvrier du relèvement national des Acadiens.Ne serait-ce pas plutôt à la foi religieuse du peuple acadien, au riche patrimoine chrétien dont il était dépositaire, qu’il conviendrait de rendre hommage?” L’objection ne manquait pas d’à-propos.Elle mettait en relief la qualité de fond de Pâme acadienne: son esprit de foi capable de résister aux assauts de l’erreur comme aux longs jeûnes spirituels, loin de l’assistance «lu prêtre, avec le seul soutien spirituel de la messe blanche.De nos jours, dans le tumulte des idées qui s’agitent, on entend parfois exprimer l’idée que les Acadiens ont souvent donné du fil à retordre à leurs prêtres, qu’ils se sont montrés reveches clans leurs rapports avec leurs missionnaires.Ces propos, il est vrai, tombent parfois de lèvres elles-mêmes peu respectueuses de l’autorité et ne signifient pas grand’chose.Examinons quand même le grief (dont se sont servis certains historiens anglais), à la lumière du bon sens et des faits historiques.Le Frère Bernard a rappelé l’oeuvre de missionnaires tels que les abbés Bourg, Lafranoe, Sigogne.Il a souligné l’extrême difficulté des temps, la misère des groupes acadiens qui se reconstituaient, de j 1770 à 1800.Il a mis en lumière ! la force d'âme et surtout l’ardente charité, à base de pauvreté volontaire et de renoncement à soi-mê-me, qui animaient ces missionnaires canadiens et français.Sa conclusion s’identifie avec les lignes qu’écrivait naguère un vénérable prêtre acadien du pays de Moncton, M.l’abbé Désiré Léger: “Loin de nous l’idée de prétendre que nos ancêtres furent des modèles de soumission et d’obéissance à leurs directeurs spirituels.Autrement, ils ne seraient ni Français ni de ce monde de misère.Cependant la situation, le milieu ou l’ambiance peuvent quelquefois, même souvent, influer considérablement sur le caractère d’une famille ou d’un peuple entier.Tel fut le cas des premiers Acadiens, dont les parents venus de France furent tout de suite les victimes de la jalousie et de la haine britanniques.“Abandonnés à eux-mêmes pendant si longtemps, à qui pouvaient-ils recourir pour des conseils et des consolations, si ce n'est à leurs missionnaires?Pas certainement à la mère-patrie qui, au milieu de «es troubles intérieurs et extérieurs, laissait végéter ses futurs colons sur ce sol si disputé et si souvent pillé par l’ennemi.“Sous le coup de leurs malheurs, tant de fois éprouvés, nos ancêtres vivaient et ont vécu sans cesse dans la crainte de l’envahissement et de la destruction.Ce pauvre peuple a tellement souffert, a tellement été méprisé et pourchassé, qu’il est devenu énervé et timide, se confiant à ses prêtres comme l’enfant à sa mère.Alors, comment auraient-ils pu faire même de la fieine à ceux à qui ils confiaient toutes leurs propres peines et misères?“D’un autre côté, comment pourrions-nous concilier cgs deux faits: que nos pères se seraient montrés critiqueurs et intransigeants vis-à-vis de leurs prêtres, et que leurs descendants soient encore si obéissants, si bons envers le clergé de nos jours?Ce serait certes un autre miracle acadien, puisque “tel père, tel fils” demeure vrai comme toujours.Si tel» eût été le cas, il y a longtemps que les nôtres, comme peuple, auraient perdu tout respect pour leurs prêtres et pour leur religion, car la mauvaise graine ne peut produire que de mauvais fruits.“Pendant deux cents ans, les Acadiens ont vécu sans loi civile ou à peu près.Le prêtre était le juge tout trouvé et accepté pour juger et régler les difficultés qui pouvaient s’élever dans leur milieu, et sa décision était finale, les partis en cause se donnaient la main en signe-d’accord parfait: ce qui mal-heiôeusement ne se pratique pas dans nos cours civiles.“Cette confiance absolue dans le prêtre existe encore aujourd’hui.De nos propres souvenirs, bien des difficultés entre voisins ont été réglées à l’amiable devant le curé, et ceci se pratique encore de nos jours, dans nos paroisses acadiennes.“Un peuple qui a gardé un tel amour et une telle confiance séculaires dans ses pasteurs ne peut pas, ne doit pas être taxé d’irrévérence excessive envers eux.Notre expérience personnelle nous montre tout le contraire."Depuis soixante ans que nous avons conscience de ce qui se passe dans nos paroisses acadiennes, pas une fois, pouvons-nous dire, une sérieuse difficulté ne s’est élevée entre pasteur et paroissiens, sans que ion puisse trouver au fond de la chose l’inexpérience du curé, son tempérament trop vif, trop de confiance dans sa propre valeur, etc.” En somme, conclut le Frère Bernard, trois principaux facteurs ont contribué à la survivance, au relèvement du peuple acadien: l’endurance physique et morale, une profonde foi religieuse, et l’oeuvre missionnaire de quelques apôtres au zèle doux et patient, dont This-l«>ire conserve les noms.En Acadie comme dans le reste du Canada français, “le spirituel conditionne te progrès”, tous les progrès.Par Raymond Cartier Lâ messe S.E.le cardinal Villeneuve à la basilique de Québec Québec, 7.(D.N.C.) _ “Oubliez «Jonc, mes frères, quand vous êtes «tans une église pour y entendre la mess«‘, ce qui s’offre exclusivement a vos sens.Ne regardez point l’autel pour y apercevoir les dorures f t , s , nrs qui le parent, mais fût-il le coffre de Lois le plus vulgaire sur lequel le prince «les apôtres célébrait les Saints Mystères ou la simple planche du missionnaire dans la foret, pensez qu’il est l’autel «lu sacrifice chrétien, cenlre d’une sphère mystérieuse, invisiblement entourée des regards du Ciel, et où s’accomplissent les plus augustes choses de notre vie religieuse”.C’est ainsi que le cardinal Ville-neuve terminait, hier matin, son premier sermon du Carême, sur le I Saint-Sacrifice «F la messe.Son1 Eminence, on le sait, prêche le carême à la basilique «le Québec.L’exposé «le Son Eminence portera sur la doctrine, l’obligation et la liturgie de la messe.Dans ce premier sermon, Mgr l'archevêque a appuyé sur la nécessité et la sainteté de ce sacrifice."Les patriotes de "B?" Tout le momie se passionne pour ce rhapitre de noire histoire.Pourtant bien peu de personnes sont renseignées sur l'épopée «les “gars de ‘37”.M.l'abbé Lionel Groulx, qui, depuis plus de 25 ans, étudie et compulse notre histoire, vient de confier aux Jeunesses Patriotes la publication d’un travail du plus haut intérêt sur la question.„ t*lre de: "Une heure avec L ,é £î;"u,,x‘ * propos des Patriotes de 37 , les Editions des Jeunesses Patriote* viennent de publier un Iract qm étudie les causes culturelles.politiques, économiques et sociales de la rébellion de ’37.Cette hrochurette est vendue au prix modique de 10 sous Texcmplal-re à la Librairie du Devoir.Mort de S.E.Mgr O'Leary L'archevêque d'Edmonton est décédé samedi soir à Victoria Victoria, Colombie-Canadienne, 7 (CP) — Son Excellence Mgr Henry-Joseph O’Leary, archevêque d’Edmonton, est décédé ici samedi soir «l’une maladie «le coeur au re-îour d’un voyage de repos aux îles Hawaï.Les funérailles auront lieu vendredi à Edmonton.Son Excellence Mgr O’Leary était né à Hichibouctou, Nouveau-Brunswick, le 13 mars 1879 et il avait fait ses études à l’Uniyersité Saint-Joseph de Mcmratncook et au Grand Séminaire «le Montréal.Il avait passé plusieurs années à Rome à étudier la philosophie et le droit canon et une année à Paris à étudier le français à la Sorbonne.Il fut élu évêque «le Charlottetown on 1913 et c’est à lui que Ton doit la reconstruction de la cathédrale et «le l’évêché qui venaient de brûler ainsi que la transformation du Collège Saint-Dunstun en université.Il fut élu en 1920 archevêque «l’Edmonton où il succédait à feu Mgr Legal.On lui doit la fondation du Collège Saint-Joseph à Edmonton.Son frère, Mgr Louis O’Leary, qui fut également évêque de Charlottetown.est décédé en 1930, et son autre frère, M.Richard O’Leary, marchand de bois à Richibouctou.est décédé en 1932.______ , Faits divers Une morfe et neuf blessés Une femme a été tuée et neuf autres personnes ont été blessées, quand deux autos se Sont tamponnées sur la roule Laprairie-Saint-Constant, vers «leux heures, hier après-midi.Celle qui a trouvé la mort dans ce terrible accident est Mme Philias Lanctôt, 36 ans, boulevard Taschereau près I.aprairie.Les autres victimes, sérieusement blessées celles-là, sont: Dr Léopobl Dubuc, 32 ans, sa femme, âgée «le 26 ans, Gislaine Bédnrd, cinq ans, tous «le Suint Demi «le Napierville.Ces victimes furent transportées à Chûpital Sainte-Justine, où le Dr Dubuc avait fait un stage comme interne.M.Dubuc souffre d’une fracture de la mâchoire et d’autres blessures, su femme a de larges coupures à la tète, et la petite Gislaine Rédard souffre probablement d’une fracture du crâne.Les autres personnes blessées sont: Madeleine Bédard, 22 ans.Zé-phyrin Bédard.54 ans, Jean Bédard.le bébé du Dr et de Mme Dubuc, Philias Lanctôt, mari de Mme Lanctôt qui a trouvé la mort hier, et un de leurs cinq enfants.L’accident est dû à ce que les deux autos s’étalent engagées dans des raies de glace et de neige, les «leux autos qui se frappèrent de front furent pratiquement démolies.Blessés dans une collision Cinq personnes furent légèrement blessées, hier après-midi, dans une collision d’autos survenue sur la granci’route, près de Laprairie.Les blessés furent transportés à l’hôpital Notre-Dame où ils reçurent des soins.Voici leurs noms: M.Alfred Dupuis, 68 ans; Mlle Georgette Dupuis.25 ans, Mlle Denise Lauzon, domiciliés 5136 rue Delanaudière, et Mlles Pierrette Viens et Fleurette Demers, respectivement âgées de 22 et 21 ans, et domiciliées au no 1175 rue Island.Vol chez un bookmaker Un vol à main armée a été commis samedi après-midi, chez un Preneur au livre du carré Chaboil-lez.Deux hommes entrèrent dans l’établissement, firent évacuer l'immeuble, s’y cachèrent et lorsque le propriétaire arriva, ils le forcèrent à leur remettre la somme de $50 qu’il avait en gousset.Aucune plainte ne fut portée à la police.Exploit d'un quatuor Vers 11 heures, samedi soir, Louis-André Faquin, gérant du magasin Stop & Shop situé au no 5421 rue Gatineau, s’apprêtait à fermer avec Taide de deux employés quand quatre hommes firent irruption et le forcèrent à lui remettre $65 et pour une valeur de $50 en cigarettes, puis s’enfuirent en auto.L'église des catholiques polonais S.Ex.Mgr Gauthier, archevêque-coadjuteur de Montréal, a assisté hier à la bénédiction de l’église Sainte-Marie de Tchestakove, destinée aux catholifiues polonais.Plusieurs centaines de Polonais ont pris part à la cérémonie.La paroisse est située dans Test de Montréal.Sa fondation remonte à 1916.Au cours de son allocution, le Père Adamski, O.M.C., félicita chaleureusement les Poponais «Tavori largement souscrit à la restauration de leur église.Il les invita à redoubler de foi catholique et à participer à l’action catholique parmi leurs compatriotes.Les Maîtres chrétiens de nos pensées et de nos vies PAR LE R.P.GEORGES SIMARD.O.M.L, professeur (Thtsiorre de rEnlise à l’Université d’Ottowa Ceux qui aiment les vastes vl-slons, les panoramas d’envergure, trouveront de quoi se délecter dans l’ouvrage du R.P.Simard.Son esprit puissant et fortement discipliné a le don de ramasser, dans une ou quelques pages, des synthèses d’une précision et d’une luminosité rarement atteintes.Le style soigné et vi» goureux possède quelque chose de ce lyrisme augustinicn qui remue l’âme et qui plait.A.Charron, dans le Droit d’Otlaws.comptoir «ni par la poste, $1.00.Ser-vice de Librairie du Devoir.De l’Epoque, de Paris, numéro du 6 février: Herr Joachim von Ribbentrop L’homme qui devient ministre des Affaires étrangères du Reich est âgé de quarante-quatre ans, 11 est le fils d’un grand marchand de champagne.Il est originaire de la Sarre.Ancien lieutenant de hussards, riche, marié à une femme fort jolie, père de quatre enfants, il a une réputation d’élégance et de manières distinguées.Vieil adherent, déjà, au parti nazi, il est resté pendant plusieurs années en marge de la hiérarchie gouvernementale proprement dite mais fut chargé à plusieurs reprises de missions im-porttntes à l’étranger.En 1936, il fut nommé ambassadeur à Londres.M.Von Ribbentrop a été jusqu’ici le représentant personnel de Hitler dans le» grandes questions de la politique extérieure; il correspond exactement sur ce terrain au délégué du Führer pour la politique intérieure, le ministre d’Elat Rudolf Hess.C’est donc une créature du Chancelier, son confident, l’interprète de sa pensée et l’exécuteur fidèle de ses desseins.Baron Von Neuroth Le président du nouveau Conseil privé, baron von Neurath, a soixante-quatre ans.Diplomate de carrière et jadis apparenté au parti national allemand, il était ministn-des Affaires étrangères depuis cinq ans, après avoir été ambassadeur à Rome et à Londres.On croit comprendre qu’il permutera en quelque sorte avec von Ribbentrop, celui-ci devenant le ministre actif et lui-même passant au rang de conseiller du Führer.Manifestation assez curieuse de la tacti«iue du Maître suprême qui tient à jouer toujours son rôle d’arbitre entre les différents courants aile mands, Général Keitel Un officier suivant la plus pure tradition allemande, à ce détail près qu’il n’a pas de particule devant son nom (mais Ludendorff était dans le même cas).11 est âgé de cinquante-six ans et sort de l’arme de l’artillerie.Pendant la guerre, il a commandé quelque temps une batterie, puis il est passé à Tétat-major.C’est un de ces officiers qui ont travaillé avec acharnement, méthode et discrétion à la reconstitution de la puissance militaire allemande, même sous le régime du Diktat.Il a été directeur de la section d’organisation de l’armée.11 est passé dans la troupe comme colonel, est revenu à l’état-major comme général-major en 1935.Son grade actuel est celui de général de Tartillerie.Son rôle nouveau fera de lui, a-t-on dit, un “Gamelin allemand”.Il sera, sous les ordres directs du Führer, le chef ou peut-être seule ment le coordonnateur de la Wehr-macht, c’est-à-dire «le Tensembie «les forces armées allemandes.On a déjà souligné l’anomalie d’une situation qui Télève au-dessus d’officiers d’un grade supérieur au sien, puisque von Brauchitsch est colonel-générbl, Raeder amiral-gé-ral et Goering feld-maréchal.Mais un régime comme le Ille Reich ne s’embarrasse pas de si minimes considérations.Sans compter qu’une promotion est vite signée.En tout cas, le général Keitel est sympathique au corps des officiers.Le choix est habile.Maréchal Hermann Goering Le nouveau maréchal est âgé de quarante-quatre ans.Il a derrière lui un passé glorieux et tumultueux.Il fut un grand “as” de guerre, successeur du héros de l’aviation allemande, von Richtoffen.à la tête de la fameuse escadrille des Damiers.Nazi de la première heure.Compagnon de Hitler au putsch manqué de Munich.Il dut disparaître pour un temps de la scène allemande, vendit des avions en Scandinavie, reparut au premier plan, comme premier ministre de Prusse, président du Reichstag, ministre de TAir après la victoire natipnalc-socialiste.Est couramment désigné comme successeur éventuel de Hitler.L’obscurité actuelle, en ce qui le concerne, pèse sur sa situation réelle, après ses premières tentatives pour appliquer le plan de quatre ans, dont il est le directeur.11 a certainement eu des difficultés graves avec la grosse industrie, notamment au sujet «le la répartition des matières premières.Gros mangeur, grand buveur, grand chasseur, amateur de hôtes fauves (il possède le .plus beau lion «TAllemagne), amoureux fervent de; beaux uniformes, mari d’une grande actrice, tapageur et optimiste.Herr Hermann Goering est, aux yeux des foules allemandes, Thorn-me qui veut leur faire manger du beurre exlrait de la houille et des côtelettes de baleine à la place des côtelettes de porc.Gardera-t-il ses fonctions économiques, son rôle de "«liclateiir de la synthèse”?C’est le problème.Maréchal von Brauchitsch Si Keitel «st un roturier, Bran chitsch, par contre, est un noble seigneur.De père en fils, les Bran chitsch sont tous officiers et presque tous généraux.L’actuel Brauchitsch a fait ses études au Gymnase français de Berlin qui était jadis l'établissement «l’enseignement le plus sélect de la capitale allemande.Il est figé de cinquante-sept ans.Sa carrière militaire jusqu’à son ! accession aux grades supérieurs, se resume en un seul mot: grand état-major.On sait ce que cela voulait dire dans l’ancienne armée impériale.Plus tard, en 1933, on lui donna à commantler la division la plus difficile d’Allemagne, celle de Koenigsherg, à qui revenait éventuellement In lourde tâche «le dé-fentlre la Prusse-Orientale complè-1 tement encerclée par les territoires polonais.Von Brauchitsch est un “seigneur" par 1rs fonctions militaires qu’il a remplies comme par sa naissance: tout ce qui est resté Mme B.Desbiens me L à 92 ans traditionaliste dans la Reichs-xvehr peut applaudir à sa désignation comme chef de l’armée.Guillaume II n’aurait pas mieux choisi.Amiral Raeder Un dernier mot du quatrième grand chef de la Reichswehr: Ta-miral-général Erick A.-H.Raeder.C’est le doyen de tous: Cl ans.Il commande la flotte depuis 1935, c’est-à-dire qu’il a présidé à sa re naissance comme grand facteur na val.En somme, les nouveaux promus vont d’une créature du Führer jus qu’à un officier général du type allemand le plus classique.La va riété est grande et le dosage soigné.Elle atteste de l’habileté dr l’arbitre qui a dénoue une situation difficile et qu’il n’est pas nécessa-.re de présenter à nos lecteurs.Lettre au "Devoir" Nous ne publions que tes lettres signées ou des communications accompagnées d’une lettre signée avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique: Similitude de noms Toronto, 4th March, 1938.The Editor, Le Devoir, Montreal, Que.Dear Sir: I see that the Montreal branch of the Civil Liberties Union has given a statement to the press vigorously J ." Cr • Fille de Louis Bouliane, Tun "Vingt-et-Un" pionniers du guenay — Grand'mère de M.kl cien Desbiens « Hébertville, lac St-Jean, 7 ( cial au Devoir) — Les funérai de Marie Bouliane, veuve de l| nardin Desbiens, décédée à Tâgi 92 ans, auront lieu, demain mt à l’église Notre-Dame d’Héber: le.Elle était la fille «le Louis T liane, Tun «les Vingt-et-un pionn du Saguenay dont Ton célébi avec éclat le centenaire, Tan j chain.Elle était la grand’mèri M.Lucien Desbiens, rcdacteu Devoir.Survivent à la défunte: q fils: J.-Ernest, inspecteur de 1 Ionisation du comté de Lavio de la Tuque, Joseph, marché d’Hébertville, Thomas-Louis, cf^ valeur, de St-Bruno, Raoul, im de la Station d’Hébertville; tri filles: Mme Napoléon Côté, de * Bruno, Mme Elisée Hudon, de .tabetchouan, Mme E.Desbiens-^ nier de Métabetchouan*, un gr nombre de petits-enfants et d’ar * re petits-enfants.~ —- ( * Feu E.-G.Jackson r M.Ernest-George Jackson, in] friel, manufacturier de rails/, * décédé subitement à Sea Is); Beach, en Géorgie, à Tâge d.ous.i Horaire.U h.40.3 h.10.4 b.35.7 b., i 9 h.25 "Orpheum" NOTHING SACRED - Comédie Une _____j- |___________i:_, , Icune fille est transportée par avion à commissaire de là police fédérale New-York pour subir un traitement ccu- Pour tous.Hoiatre 9 h 03.7 h.33, 38.12 h.03.2 h.33.5 h.10 h.03 "Prknceîs" ROMANCE IN THE DARK — Comédie musicale.Interprètes: Gladys Swarthout.j John Boles.Pour adultes.Horaire: 11 h.25.2 h 06.4 h.47, 7 h 28.10 h.09.SCANDAL STREET - Un mélange de ' ett décédé à 59 ont lre un empoisonnement par le radium csl ____* Mais ce diagnostic s'appUnualt ft un» au- ! ., tre personne, la Jeune fille tente valne- loronlo./ tt.I J — sur James ment de l’explluuei au reporter oui la cou- , MacBrien, commissaire de la police llult & l'hôptt&i de là une série de maien-ru.iu^oln .l.'-férl,.ici tendus et de situations vocasse«.Inter- leikraie, est Utte lu samedi des Drètes: Carole Lombard.Frederic March ! suites dune operation subie quel- Pour adultes ques jours avant Noël.11 était âgé "Palace" de 59 ans., snow white and the seven Le major-general sir James Mac- dwarfs — Premier film important de Brien avait pris sa retraite comme ! couleurs de wait di«-: .» i,-,.i,, , ' ney.d après un conte des frères Grlmm .( lit f d etat-majoi (lu uopurteiucnt Ce film marque une étape dans le dé-de la défense nationale depuis trois 'eiovpemrnt dr la tecimlaue et Tart ca- ans lorsqu’il a été nomme en 1931 !lc.8tui'a.1 lu En ^ .i.i., tolre dune Jolie princesse oui doit fuir commissaire (U la police fédérale, les méc.hsncetê.i de sa br'.le-mère Jalouse, i Né à Myrtle, Onlano, le 30 janvier 1878, il avait fait du service dans l’ancienne Royal North West Mounted Police avant d'entrer dans l’armée.Il a fait la guerre sud-africaine et la grande guerre.Il avait succédé à sir Arthur Currie comme inspecteur-général des forces canadiennes à son retour au Canada en _________________________ 1820.('.’est sir James MacBrien qui ! drame et de comédie oui a pour fond les1 a modernisé l’organisation de ]a ci'.cancan* t,es habitant» de petites villes.; I Iiiouct iliso J ui Houisaoon UC la et- Inberprttet: Lsw Ayres.Louise Campbell.lehre police fédérale en la dotant pour adulte*.de navires rapides, de motocyclct- Horaire: to h.io.12 b.51.3 h.32.6 h.tes, d’avions et de microscopes.-l3- 8 h M' Les Trois-Riviîres, 7 — Mme Liai- ! "Saint-Denis" tridge de New-York, survit à son mari.Les funérailles militaires ont lieu à Toronto, aujourd’hui ._ _________________ _____________________ l’inhumation aura lieu à Ottawa de- obtl'“nGABIN "’AUMONT ûéi-* V MERRY-GO-ROUND OF 1938 Corné- (Titres et texte enreilstrée — Tou» orolta réteifée.Ottawa 1837» Premières "Capitoi" GOLD IS WHERE YOU FIND IT — Film qui raconte une parti» de l’htatolre de la Californie vers 1870 quand s'organisa la ruée ver* l'or.L'antaKonl*me entre le» fermier* et le* mineurs.Film tourné en couleurs aver de beaux extérieur».Interprète* Claude Rains.George Brent.Olivia DeHavlîland et autres.Pour tou* Horaire: 10 h.59.1 h.42, 4 h.2«.7 h.08, 9 h.51."Cinémo i» Paru* LA CITADELLE DU XILENCE — Drame.| Pour venger son père, fusillé Jadis par les Russe».Vlana lance une bombe eur la voiture du gouverneur qui opprime la Pologne Le gouverneur est Indemne, mal* eon aide de camp le comte Stepen, e«t blessé Vlsna e*t fiancée à César, jeune médecin qui est arrêté et condamné à 1s j détention perpétuelle dan* la citadelle de i Llnek Vlana s'eet enfuie à Parts, mais i Stepan la retrouve et l'épouse.Elle a appris que César est à Ltnsk et que le ! comte est chef de la citadelle.De retour I à Ltnsk, elle revoit César parmi le* prl-: ionnler* et l’encourage par de» message» , secret*.Une révolte éclate alors que Stepan découvre le Jeu de Vlana et veut la 1 renvoyer.Lee prisonniers sont maître* d» la situation.Stepen sera tué an falsont son devoir et César, libre pourra aimer Vlana.Interprètes: Annftbella.Pierre Renoir, Bernard Lancret, Le Vigan.Larquey, Pau- die musicale Interprété*: Alice Brady.Burke Blair A déconseiller en raison de la vulgarité de l'action et du dialogue."Corona* THE AWFUL TRUTH — Comédie de moeurs tournant autour d’un couple qut s'est Inscrit en divorce et qui en attendant le permis pour ce faire, s évertue de nr pas entreprendre d autres hyménfcea.Le film est semé do situations gales et de bon* mots.Il rapp'-lle cet autre Hlm "Theodora goes wild 1 Production Columbia Interprète» Leo McCarev, lieue Dunn et Carey Grant.Poux adulte»."Dominion" NITCHEVO — Drame do la mer.Lorsque le sous-marln "Neptune'’ tuule par 50 mètres de fond.Us doux officier» qui le commandent reetrnt seuls emprisonnes dans les flancs du navire.Avant que 1?aauvetage soit effectué, le second aura réussi à convaincre son capitaine qu’il a I tou lours été correct dan* ses relations avec la femme de ce demie qu'il h connue autrefois et que les toupçon* que ion a I lait peser sur lui eont Injustes Un bon film qui plaira à tous les publics; un bel 1 épisode: le sauvetas» Production Mwa-FIlm.réalisation de J, de Baroneelll.Interprètes: Harry Baur, : Marcelle Chantal.George» Rlgaiid.Ll-»ett« Lanvln.Jean Max.Pour tous UN SCANDALE AUX GALERIES.— Co-[ mêdle.Robert Fargerles, fil» du directeur i dea Galleries Parisiennes, revient d'Amérique Il entre dans le magasin, découvre I la Jolie vendmise Yvett, lui conte lieu-I rette et devant l’attltud de la jeune riho j se fait, passer pour un gangster redoutable Le père Fargerlea, d'autre part, ne tient pas à ce que sa fiancée Laurence sache I qu'il a un fila d» 25 ans, ce qui serait avouer «on âge Grâce à la complicité du gérant des Galeries, le nall Laflla, Far-gerle* se trouve bientôt engagé ainsi que Robert, dans une série de quiproquo* dont Flaaue ne sera possible qu'en rétabilaeant la vérité, Alors, Robert épousera Yvette, et Fargerles épousera Laurence Interpréta* Pierre Ltrquey.Roland Toutaln, ciau-deM ay, Félix Oudart.Josselin* Gael, Beyer, Callamand.Pour tous.ft/MittCNiEi ÜBiWaGMY."RoyRllt" TRUE CONFESSION Comédie qui j rappelle des films du genre de I met hlm I m Paris” et "Swing Low" Dans ce film j 11 y a u .procès reten'lsaant.Interprètes: Carole Lombard, Fred MacMurrav.John | Barrymore Peter Hall.Pour adultes.DAUGHTER F SHANGHAI Mélodra- j me qui rappelle le temps du film allen- : deux ou le bon public ne cachait pa* ses ; sentiment.» et conspuait le vilain avec autant de force qu’U applaudissait aux ex- | plolts des vedette* svmpathlques.Le film i comporte beaucoup d’actions et de la bonne photographie.Mais ce n'eat en aom- | me qu'un film d'un caractère fort, mé- ] dlocre Interprète*: Miss Wang.Philip i Ahn.Charles Bickford, Evelyn Brent.Pour adultes."Rex" L'HOMME A ABATTRE — Drame d’espionnage.C'est une troisième suite à 'Deuxième Bureau' Le capitaine Benoit du 2émo Bureau dérobe de* plans à l'éta- j major allemand.Le» Allemands sont ré- ; eolus à en finir avec ce Hrnoit.re jeune Sever tente à trois reprises de remplir cotte mission, la troisième fols 11 croit avoir réussi, mais non Benoit ee porte de mieux en mieux Film qui plaira à ceux qui aiment l'action et l'Intrigu*.Interprétées: Jean Murat, Jules Berry.Atmo* Viviane Romnnec.Roger Karl.George» Prieur, Madeleine Kobinton.Pour tnvia.LA DAME DE VITTEL — Vaudeville.Un monsieur qui «e dit veuf pour réu*alr une conquête, mal» l'épouse veille et donne à son mari une leçon dJmportapi-e."Film amusant qui n'égale cependant qu'au détriment d cia «Impie morale.dialogue très leste et équivoque” (Choisir), Interprète».Duvallca.Christian 1 .dyita.Alice F’ield Charpin, BervlUe Strictement réservé."Rialto" ILL TAKE ROMANCE — Au milieu d’une Intrigue assoi Intéressante, Grace Moore, la vedette de ce film non* chant» brillamment quelque* airs.Outre Grace Moôr» nous trouvons dan» la distribution: Melvin Douglas.Pour tou»."niToir NAVY BLUE AND GOLD — Un Jeun# homme s'engage dans la marin» et par CONGRES de BUDAPEST et tournée d'Europj Organise.ion Le Devoir * Voyages Trois départs Par le Pacifique Canadien • Voyage principal - 22 avril 63 jours dont 50 en Europe:— Classe cabine aller Touriste retour .$680.Touriste aller el ret.$645.Troisième aller cl ret.8575.• Voyage intermediaire - 30 avril 56 jours don! 43 en Europe:— Classe cabine aller, Touriste retour .8675.Touriste aller cl rel.8625.Troisième aller et ret.8550.• Voyage rapide - 11 moi 35 jours dont 20 en Europe:—-Cl.cabine aller ef ref.8407.Touriste aller ef rel.8415.Troisième aller et ret.8350.Nombreuses combinoisons avantageuses Prolongation i volonté Programme gratuit sur demande Le Devoir-Voyages 430, Notre-Dame est - Montréal Tél.BEIair 3361 s LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 7 MARS 1938 VOLUME XXIX — No 54 COMMERCE ET FINANCE Bourse de Montréal Compilation de la maison L.-G.BEAUBIEN Si CIE N ’es Raisons jociales Les sociétés et compognies récemment enregistrées Roi» Comtois fr Ci», 1572 rue Visitation, Rose Comtois Regai Oil Company, Sidney Bacal.|.-M.Dubreuil, 6776 rue St-Hubert, Gérard Dubreuil.Whiting Coal Co.Reg'd, Ralph Lucas, 361 1 rue Hutchison, the Empire Fur Co., Dame Eleanor Boretsky, épouse séparée de biens de Max Wexler.Pâtisserie Beaubien, 313 est, rue Beau-bien, J.-A.Wilfrid Latulippe.Madame L.-A.Leblanc, 1250 rue Robin, Dame Marie-Rose Bélanger, épouse séparée de Luoen-A.Leblanc.T.Ryles, 54 Westminster, Thomas Ryles.Max Dairy, 3762a St-Laurent, Grace Haxnoff, épouse séparée de biens de Max Rosen.Karmet Kockstein, 4101 ouest, rue Notre-Dame, 3763 rue Wellington, Verdun.|.Charette Enrg., 1465 rue Théodore, Dame Alberta Charbonneau, épouse séparée de biens par contrat de mariage de loseph Charette.Les nouvelles a raccourci Mutuel Fire Northwestern Mutual Fire Association rapporte pour l’an dernier un surplus de $2,247.196, soit un i^ain de $230,898 sur l’année précé-Icnle.Tandis que les bénéfices distribués aux assurés accusent une augmentation sensible, les dividendes versés se sont chiffrés à $1,291,-497, contre $1,143,727 en 1936.Can.Iron Foundries Canadian Iron Foundries a réalisé l’an dernier un profit d’opéra-lion'de $376,611, comparativement à $197,739 en 1936, quand le revenu global de l’année s’est chiffré à *457,103, contre $386.152 l’année précédente.Le profit net pour Tannée qui vient de se terminer équivaut à $2.32 par action ordinaire.Dominion Stores Pour les quatre semaines closes le 26 février, les ventes de Dominion Stores se sont chiffrées à *1,459,84(1, comparativement à $1,474,898 pour la période corres-e Tan dernier, soit une diminution de 1.03%.Pour les huit premières semaines du présent exercice fiscal, les ventes ont diminue de 2.3%.Fermeture du Curb de Chicago Chicago, 7 (béé il y a dix ans.le Curb de Chicago, par suite du manque d’affaires, fermera ses portes le 14 mars prochain.L’actif matériel sera liquidé et le profit de celle vente, après paiement des dépenses, sera distribué entre les membres.3rcot Lokcs Toronlo.7 (P.C.) Le revenu l’opérai ion de Croat Lakes Co.¦.’est chiffré Tan dernier à $913,119, coit un gain de $67,834 en 1936.Les recettes, compte tenu de toutes es charges et de tous les frais, .' 28% 72% 71% 72% 71'; 67% 66% 67 66% 65% 65% 65% 65 % Avances aux courtiers Les avances sur titres accordées aux courtiers de Monlréal en février dernier ont été de $17.677,365, com-purutivenient à $40,680,541 en février 1'336 et à $17,096,812 en janvier dernier.Nouvelles compagnies à charte provinciale Quebec, ,7 (P.C.) — La “Gazette officielle de 2 397, 39% 10% 10% 7* 2 7% 37% 37% 34% 34", 19% 19% 17% 17-, 17’i 17% 18% 18% 21% 21% 38 377, 6% 6% 17'» 17% 20 20 8>; 8% 50'; 50% H"; 14% 5% 5% 41% 41'* 75 75 24% 24% 10% 10% 31’, 31", 53".J3% 43% 43% franger américain r sont les Les obligations HIER Offre Iiena 101% 102% 102 103 100% 101% 104% 105% 88% .89% «8% 99% 102% 103% 101% 102% 99% 100% 1031V 104% 104% 100% 108% 109% 107 Th 108% 107 % 108% 111% 112% 111% 112% 111 112 111 112 111% 112%' 112 113 111% 112% 113% 114% 100% 99% 100 103% 98% 97 h 97% 114% 101% 100% 101 104% 99% 98% 98% 115% 115% 116% 114% 115% COURS EN FERMETURE Dominion du é-'anuda: 2%% oct 15, 1939 .2%% Juin 1er 1943 .2%% nov.15 1944 .3% 15 1942 .3% perp.3% Juin 1er 1950.55 .3(4% Juin l*r 1946-49 .3%% nov.15 1946-51 .3%% Juin 1er 1956-66 .3%% cot.15 1944-49 .4% oct.13 1939 .4r/o OCt.1943-45 .4% oct.15 1947-52 .4%% sept.1er 1940 .4%% oct.15 1944 .4U.% fév.1er 1946 .4%% nov.1er 1946-56 .4%% nov.1er 1947-57 .*%% nov.1er 1948-58 .4%% nov.1er 1949-59 .S% nov.15 1941 .5% oct.15 1943 .AVEC GARANTIE DE L’ETAT: C.N.R.2% 19x2 .,.C.N.R.2% 1943 .C.N.R.2%% 1944 .C N.R.3% 1944 .C.N.R.3% 1945-50 .C.N.R.3% 1948-52 .C.N.R.3% 1948-53 .tC.N.R.4%% 1951 .•C.N.R.4%% 1956 .C.N.R.4%% 1957 .ÎC.N R.4%% 1955 .c.n.r.5% 1954 .•C.N.R.5% 1949-69 .ÎC.N.R.W.I.S.E.5% 1955 .; Mont.Harbour 5% 1949-69 PROVINCES: Alberta 4% 1954 .Alberta 4%% 1956 .ÎBrltlsh Columbia 4%% 1953 .•British Columbia 5%% 1945 Manitoba 6% 1947 •Manitoba 4%% 1956 .’.’.7 N Brunswick ïr' 1951 ___ *N.-Brunswick 4%% 1961 .Nouvelle-Ecosse 3% 1950 .•Nouvelle-Ecosse 4%% 1960 .ÎOnr.4% 1962 .ÎOnt.4%% 1949 .Ontailo.3%% 1949-51 .Prov.de Québec 3% 1951 ______ Prov.de Québec 3%% 1949 .I.P.E.3% 1945 Pr.de Saskat.4%% 1951 .P.de Uaskat.4% 1954 .MUNICIPALITES: Calgary 5% 1945 .Edmonton 5%% 1947 .Montréal 4% 194R .•Mont.4%.% 1971 .Québec, 4%f, 1950 .Regin a 57, 1951 .•Saint-Jean 4%% 1971 .Toronto.4%% 1945 .Trols-Rlvlèros 4%% 1958 ______ •Vancouver 4%% 1968 .•Winnipeg 4%% I960 .Ecole» catb.Mor.tréal 4% 1948 Commis.Métrpo.4%% 1962 .Do.4% 1947 .•Payables au Canada et à New-York.JPayables Canada, N.-Y.et Londres.CIES DE TRANSPORT: Can.Atlantic 4% 1955 .93 95 C.P.R.3% 1945 .91% 93% C.P.R.3%%.1951 .92 94 C.P.R.4'% 1949 .95 97 C.P.R.5% 1954 .100 103 C.P.R.6% 1942 104 106 C.P.R.4%% 1944 .98% 100% C.P.R.Debs 4% perp.*84 86 C.P.R.4%% 1946 .100% 101% C.P.R.4%% 1960 .95 97 Can SS.5% 1957 .76% 78% UTILITES: .Assoc.Tel.& Tel.5%% 1955 72 74 •Avon.Tel.5%% 1948 .106 Beauharnols 5% 1973 .70 72 Bel! Tel 5% 1955 .112 118 119 118% 119% 120 121 120 121 120 121 49 53 50 54 93 96 100 102 94 97 81 84 91 93 103 105 94 96 108% 110% 107% 109% 111% 113 100% 101% 95% 97 98% 99% 98% 100% 74 77 64% 67% 72 77 72 77 99% 100*'* 100% 102% 101 103 64 69 '02 105 108 m 101% li>3% 60 85 84 85 9S 100% 99% 1011-2 99 100% Bell Tel.5% 1957 120 Bell Tel.5% I960 .120«4 123% B.C.Tel.4 % % 1961 .106 108 ‘ 102 101 99 103 B.C.Power 4%% I960 Calgarv Pow.5% I960 .98 Calgary Power 5% 1964 .97 Can .Nor.Pow.5% 1953 .104 Cedar Rapids 5% 1953 .113% 116- Dom.Gas and Elec.6%% 1945 76 Gatineau Pow.5% 1956 Gatineau Pow.6'/c 1941 Great Lak»* Pew.4!i% 1956 Havana Elect 5» 1952 .Int.H.Elec.6% 1944 .Int.Power 6% 1955 .Int.Power 6’4% 1957 .Int.Power 6%% 1957 .MacLaren Power 5%% 1961 Do.15%% 1964 .Mont.Coke Mfg.4% 1947 Siïc 104 106 101 103 95 98 26 29 69 72 100% — 94% 97 97!:.100 U.100% 102'% 100% 102% 113 103 106 Mont.Is.P 5%% 1957 _______ Mont.L.H.& P.3%% 1956 102(', 104% Do.3V.% 1973 96% 931- Mont.Tram.5’;, 1955 .73% 751 .Mont.Tram.5% 1941' .ICO 102 Mont.Tram.4%% 1955 .67% 70 mid.L.St P.4%% 1956 .93 1 02 mid L.St P.5%% 1971 .101% 104 Nfld, 1,.& Pew.5% 1955 93 100 28% 28% N.S.Light St Pow.4'„ 1957 .98 n.100’; Ott.L.H and P.5% 19.67 104,'y 107 Ottawa Val.Pow.5%% 1970 105% 107% Power Corp.4%''; 1959 100% 102' .Quebec Fewer 4èr 1962 , .98 G8 Saguenay Elect.rt 1953 .99'i, 102% Sag.Power 4%Ç1' xième période Pas de point.Pun : O’Neil.Troisième période Pas de opint.Pun : Aucune.Période supplémentaire 3.Syracuse: Rcnnclt .5.30 4.leveland: Duguid .9.57 Pun: Aucune.St-Jérôme, 7.— Le St-Jérôme, champion de la Ligue Intermédiaire Montréal, a gagné la première partie de la soirée éliminatoire de Buts; Roberts: | ja .A.H.A., hier après-midi alors “7” de Montréal-Ksi, C.P.Lachimî, R0y, Garand, Ranger, La Restaurant Duquepc et la laverne rocjÏÇ]|e Gyr.Arbitres: Mallinson et Carroll Pittsburgh vainqueur à New-Haven New-Haven, 7 (P.A.) — Les Hornets de Pittsburgh ont battu les Aigles de New-Haven 3-1, hier soir dans un match qui a failli dégénérer en émeute à ie deuxième période lorsqu’une centaine d’amateurs onl sauté sur la glace.Les désordres sc sont produits pendant la deuxième moitié de la période, alors que cinq combals se son! produits parmi les joeurus.La dernière bataille en a été trop poulies amateurs qui ont sauté dans la mêlée.La police a suivi les specta-ieurs et ils ont réussi difficilement à débarrasser la glace.Voici les sommaires des joutes disputées hier après-midi.Première partie: Première période 1— Terrebonne, P.Daunais 3,43 2— Champlain, Dagenais 9.45 Punitions: Pilelte, Dagenais.Deuxième période 3— -Terrebonne, L.Lacombe 4 Champlain, Gauthier 5— Terrebonne, P.Daunais 6— Terrebonne, L.Lacombe 7— Champlain, Gauthier Punition: Piiette.Troisième période 8— Terrebonne, Chartrand 9— Champlain, Dagenais 19—Terrebonne, P.Dagenais Punition: Malouin.Deuxième partie: Première période 1 Ste-Rosc, .1.Armand 2—Sic-Rose, P.Armand .30 4.10 11.23 12.00 13.50 2.30 8.29 14.30 1.53 4.10 3—Cap St-Marlin, Lecavalicr 12.10 Le départ pour Montréal se fit vers 8h.dans la soirée au milieu d'une des plus grandes affluences de visiteurs qui se soient donnés rendez-vous à Waterloo.A part les courses sur ski il y eut ski-joring sur le lac au moyen de traîneaux automobiles ct amusements divers.Bref, cette fêle fut des mieux réussie et de t’avis de tous les visiteurs Waterloo est un endroit idéal pour le sport du ski.4—Sic-Rose, Roberge 13.05 5 Sle-Rose, P.Armand 14.30 Punition: Portclance.Deuxième période fi—Ste-Rosc, J.Armand 1.20 7—Cap St-Marlin Lecavalicr 1.30 8 -Cap St-Marlin, St-Cyr 5.10 9 -Cap St-Marlin, G.Lecrcvier 8.00 10- Stc-Rose, P.Armand 11.50 Punition: Aucune._ Troisième période 8.35 Asselin, Le- crcvicr.Troisième partie: Première période 1 Beauharnois, Gagné 2—Parinis, Romanelli 3 Beauharnois, Monnicre Punition: Robert.Deuxième période 4— Beauharnois, Barber 5— Beauharnois, R.Aliard Punition: Robert.Troisième période fi Parinis, Fortier ! 7—Beauharnois, Marchand j 8—Beauharnois, R.Allard j Punition: Barber.7.20 8.10 9.15 NEW-HAVEN — Buts: Gauthier Défenses : Doran et Singbusli : Ccn- ; n c si-Marl'i'm SPC^T tre: Cook: Ados: Allen et Ray- puni ions: Roberge, Ass moud.Subs.: MrCully, Hoch, Graham, Carrigan, Hemmerling.Hexi-mrr, Boyd.Brydson, Mancuso.Pittsburgh — Buts Moore: Défenses: Roullon et Bcssone; Centre: Doraty, Ailes: Sherwood el Currie.Subs.: Orlando, Deacon, Emms, Klein, Kilrea, Mackie, Kelley, Stewart.Arbitres; Stevenson et Shay.Première période 1.’Pittsburgh: Emms .5.45 j 2.Pittsburgh: Bcssone .15.35 j Pun: Stewart.Deuxième période Pas de poinl.Punitions: Mancuso.Currie.Allen, Kelly (majeure), Brydson, 11 ^ r|nççampnf HfîS éouiOGS (majeure) Roulston, Orlando.!Le CIQSSemeni m.* equip» Troisième période 3.New-Haven.Heximer .4.Pittsburgh: Kilrea .Pun: Currie, Klein.Première période 1— Valleyfield: Denaud (Pbilbin) .6.50 Punilions: Gagnon, Malle (2), Frenetic, Larocbelle, Beeves, Deschamps, Landreville.Deucième période 2— Cherbrooke: Laforest (Gagnon) .'.3.35 3— Sherbrooke: Gagnon (Harris) .7.11.44 4— Sherbrooke: Roy .13.55 5— Valleyfield : Lilly (Hamel) .15.40 6— Valleyfield; Denaud (Hamel-Reevcs) .16.12 Punitions: Lilly, Roy, Ranger, Bastien.Troisième période 7— Sherbrooke: Henri (Laforest) .9.50 8 Sherbrooke: Harris .11.59 9—Sherbrooke: Laforest (Henri) .15.00 10— Sherbrooke: Laforest (Henri) .15.00 11— Sherbrooke: Kelly (Laforest) .19.00 Punitions: Lilly, Malte.Louis Cochond gagne le Kandahar Sainl-Jovite, 7.— Louis Co-ehand.du club Laurcnlien.esl le nouveau champion du Kandahar à In suite de sa vicloirc enregistrée hier au Vont Tremblant en triomphant d’un pclolon de 63 concurrents.Ce concours esl une épreuve combinée de descente et de slalom, et 3 301 voici le classement des dix premiers dans chaque épreuve: 12.20 1.30 7.00 8.45 Le résultat’ des parties Samedi soir LIGUE NATIONALE Toronto 2.Maroons 0 LIGUE INT.AMERICAINE Cleveland 5, Syracuse 2 Providence 3, Springfield 1 Philadelphie 3.Pillsluirgli 2 LIGUE INTERCOLLEGIALE Yale 3, Harvard 2 Dartmouth 3, Princelon 2 Hier après-midi LIGUE SENIOR (Semi-finale) Québec 7, Ottawa 2 (Québec gagne la série, trois matches à 2) LIGUE PROVINCIALE (Finale) Sherbrooke 8, Valleyfield 3 _ (Sherbrooke mène 2-0 dans la série 1 de 7) ELIMINATOIRES Q.A.H.A.(Intermédiaire) St-Jérôme 6, Horion 1 (Premier de 2 matches, total buts à compter) Hier soir LIGUE NATIONALE Toronlo 6.Canadien 3 Chicago 77?, Maroons 1 1 Américains 3, Rangers 1 Délroii 4.Boston 3 LIGUE INT.AMERICAINE Providence 3, Philadelphie 2 Pittsburgh 3.New-Haven 1 Syracuse 2, Cleveland 2 CE SOIR — Date libre.qu’il a vaincu le Dorion, champion de la Ligue Dorion-Vaudreuil, par un résultat de 6 à 4.Cette série est de deux parties, le total des points devant décider du droit de continuer dans les éliminations.Alignement des équipes: DORION — buts, Montpetit; défenses, Mignault et Labourscdière; centre, McLean; ailes, Boyer et Lc-pinc; subs.: I.atnoureux, (i.La-boursedière, Joyal, Gagné et La-londe.ST-JEROME — buis, Gagnon; défenses.Wilson et Blanchard: centre, Huguet; ailes, St-Pierre ct Desjardins; subs.: St-Michcl, Hu« don, Gauthier, Carrière, Hamclin.Arbitres: Barrette, Bonnctncr.Sommaire: „ Première période i.Pas de point., Pun.: Gagné.R.Labourscdière.Deuxième période 1 SlIJérûme: St-Pierre .'0 2 Dorion: Joyal .7 3 Dorion: McLean .>8 4 St-Jérôme: Carrière .1 .10 5 —St-Jérôme: Desjardins .19.60 Pun.: Gauthier, St-Picrrc, IL La* boursedière.Troisième période fi Dorion: McLean .3.03 7—St-J-rôme: St-Pierre .8.59 8 St-Jérôme: Gauthier .11.00 9—-St-Jérôme: Gauthier .15.00 10 Dorion: McLean .18.57 Pun.; Wilson, Gauthier, McLean, Huguet ct Gagné._______ Enquêteur politique Otlawa, 5.(S.P.C.) — On a an-! nonce hier que M.Léopold Lan-1 glois, de Québec, a été nommé commissaire pour enquêter sur les ar-dc ' cusations de partisanerie politique portées contre des employés du ! gouvernement dans la province de Québec, et qui pourraient lui être référées._______^ Si vous voyagez.««Irenes-vous «u SIRVICI DES VOYAGES.LE "DEVOIR”.Billett «mi» «oui tous le* pjy» «u tarif de» compagnies de paquebot», chemin» de fer.«utobu», aussi hôtels, assurances bagage» et accident», chèque» de voyage», passeports etc.Telephone»: BEIair 3361* 17.28 18.30 Championnat de la Ligue de l'Est Johnny Gagnon dans le deuil Nous apprenons avec regret la mort de Mme Alfred Grenier, soeur de Johnny Gagnon, joueur d’avant du Canadien, survenue hier à Chicoutimi, après une courte maladie.A Johnny Gagnon et à sa famille, nous offrons nos sympathies.La série finale pour le championnat de la ligue de l’Est débutera ce soir à l’Arenn de l’Académie Houssin alors que les clubs Charlemagne cl Chevaliers de Colomb de Monfréal-Est se reneontreronl dans la première partie d’une série de deux dans trois.A moins d’un changement de la part des officiers de la Q.A.H.A., le club Charlemagne sera privé des services de trois de scs meilleurs joueurs: les frères Marcel el René Lecavalicr et Roland Forget, qui sont tous trois suspendus pour avoir joué à Boston sous des noms d’emprunt.tJOUK NATIONALE Section J canadienne Toronto .Canadien Américain .*1 Maroons .44 P C P*» .43 22 13 8 128 109 52 43 16 16 11 109 115 43 .41 16 15 10 91 85 42 .14 11 28 5 DO 143 27 Mon amcncainf .) G P N P C Pt» i .43 27 11 5 121 41 59 1 .43 25 13 5 135 83 :>5 .44 13 22 9 90 125 35 43 10 22 11 84 116 3! RN AT.ON ALE- AMERIC/UN E Bcct'.on est .1 G p N P C- P TJ .41 23 16 2 113 85 4fl 41 21 14 6 94 71 4R .41 12 23 6 76 99 30 .42 8 29 7 79 126 2J Section «ucat .1 a P N P O PU .40 21 10 R 98 91 51 .41 20 15 6 78 82 44 41 18 17 6 121 105 42 Boston Ranger» Chicago Détroit LIGUE Philadelphie Providence New Haven Springfield Cleveland Pittsburg Syracuse^- ,NTEBCOLljEOIAUl Section canadienne J O P N P McQIll 10 0 1 0 79 QUMn'A .8 2 0 47 Toronto .10 6 3 1 48 U dr M .10 Section 1 9 0 an^rtraina 24 J O.P N p Dartmouth .10 7 3 0 41 Harvard 10 3 8 1 34 Yale 10 2 7 1 30 Princeton .10 3 7 1 28 C Pla 15 18 33 16 34 13 63 2 C Pt» 51 14 44 7 44 5 55 i DESCENTE 1 L.Cochand.L.C.C.S.C.3.02.2 2 .Johannsen, McGill .3.05.4 3 (i.Chevalier.St-Sauveur .3.18.4 4 P.Roll.S.C.Montréal .3.18.6! 5 R.Trollier.St-Sauveur .3.20.8 fi !).Mann, McGill .3.22.0 7 ll.-H.Marcou, Red Birds 3.24.0 8 Jack Houghton.Red irds 3.24.2 9 F.Hofcr, Ste-Marguerile .3.24.8 10 Jam Houghton, McGill .3.27.2 SLALOM 1 I).Mann.McGill .75.6 2 L.Cochand, L.C.C.S C.76.2 3 Jim Houghton.McGill .85.2 4 F.Moore, McGill .86.2 5 R.Johannsen.McGill .92.0 6 R.Trotlier, Sl-Sauveiir .02.8 7 T.Casgrain, U.de M.104.8 8 Jack Houghton.Red Birds 108.4 9 G.Miller.McGill .117.6 10 F.Hciffenslein, Ste-Marg.145.0 COMBINE Cochand, L.C.C.S.C.297.0 Mann, McGill .315.8 1 !.2 1), 3 R.Johannsen, McGill .324.0 4 Jim Houghton.McGill .335.4 5 F.Moore.McGill .338.4 6 B.Troltier.St-Sauveur .340.4 7 T.Casgrain, II.de M.365.8 8 J.Houghton, Red Birds .367.2 9 G.Miller, McGill.388.2 I 10 F.Rciffcnslein, Ste-Marg.429.0 Cherchez-vous un imprimeur t ADRESSEZ-VOUS A L’imprimerie Populaire, Limitée éditrice du journal LE DEVOIR qui exécutera avec art et rapidement, aux meilleurs prix, tous vos travaux de typographie CARTES DE VISITE Travaux de Ville Menu: - Têtes de lettres Faire-part — Factures Prospectus - Programmes LIVRES — AFFICHÉS Catalogues, — Brochures Périodiques - Journaux Il m VOYEZ-NOUS OU TELEPHONEZ — NOTRE REPRESENTANT PASSERA CHEZ VOUS.130, Notre-Dame Est, Zt.Montréal Eft «thon*: BEIair SSCI* ¦ Montreal, fundi T_Æ DKVOIR 7 mars 1938 «jubilé de progrès” Dupuis Frères e président J.-Albert Dupuis reçoit plus d'un millier de convives à un banquet donné à l'occasion du 70e anniversaire de la maison - Hommages de tous les coins du monde — La soirée prend l'allure d'une veritable fete de famille LES DISCOURS de 91 ans, qui a su guider nos premiers pas dans les affaires.Le bref exposé que j’ai fait de la continuité de la famille Dupuis riiez Dupuis l'rères, depuis sa fondation jusqu'à ce jour, permettra à nos amis de donner le démenti lu plus formel aux rumeurs mensongères qui circulent parfois à l’effet que notre maison serait la propriété d’intérêts non canadiens-fran-çais.Depuis lors, grâce à la loyale et intelligente coopération de son personnel et de ses officiers, la maison a continué sa marche ascendante; son crédit s’est raffermi au point de lui acquérir un prestige des plus en- d’habitants de notre province, et nous profitons chacun un peu du bon renom dont elle jouit.Merci de vous être joints à nous dans un anniversaire qui est le nôtre à plus d’un titre.Comment répondre à votre empressement et à votre amitié?Rien de ce que je saurais dire, aucun remerciement que je pourrais faire ne serait digne des sentiments que vous nous exprimez par votre présence.Permettez-moi seulement de prendre des engagements que nous saurons tenir.A Vous messieurs du clergé.Notre maison continuera de proclamer et, au besoin, de défendre la foi viables dans 'e monde des affaires; que nous professons et la langue son comptoir postal s’est heureuse- qui nous unit.Vos oeuvres seront Dans une salle illuminée et fleu-ie de plusieurs centaines de roses, lus de douze cents convives ont ssisté, hier soir, au grand banquet ffert par le président et les direc->urs de Dupuis Frères à leurs em-loyés, à l’occasion du 7()e anni-ersaire de la maison, le ‘‘jubilé de rogrés”.L’Eglise, l’Etat, les Syn-icats catholiques, la ville de Mont-èal et de nombreuses maisons d attires canadiennes-françaises de la égion étaient représentés.Les ailes du banquet avaient été dieses très artistement dans les ayons de confection pour dames, e service fut rapide et excellent t jusqu'à une heure avancée la lus franche gaîté a animé les con-ives.Un orchestre dirigé par M.dmond Trudel.a exécuté, pendant • dîner, des pièces du répertoire lassique et du répertoire lyrique, e banquet était présidé par M.Alert Dupuis, chevalier de Saint-régoire-le-Grand, président de Ut puis Frères.Au début.Me Raymond Dupuis, ils du président, a lu de nombreux àblogrammes et messages de félici-itions venus d’un peu tous les coins u monde.Signalons, entre autres, ?s messages de félicitations^ et de oeux de succès de Son Eminence * cardinal Villeneuve, archevêque e Québec; de LL.EE.NN.SS.(îau-liier, archevêque de Montréal; Des.hamps, évêque auxiliaire de Mont-éal; Limoges, évêque de Mont-.aurier; Papineau, évêque de Jo-ietle; Langlois, évêque de Valley-ield; de la légation apostolique a itlawa, de l’évêché de Sherbrooke, tc„ du premier ministre du Cana-a, M.King; du premier ministre le la province, M.Duplessis, etc., te.Les principaux discours de la oirée furent prononcés par M.le hanoine J.-N.Dupuis, curé du St- A L’HONNEUR U.Albert DUPUIS, president de Dt PUIS FRERES, oui a offert, hier soir, aux quelque 1200 cm * ployé s de lu maison, un banquet à l’occasion du 10e anniversaire des qrands magasins canadiens français de Montréal.land Préfoutaine, Raoul O.Grothé, Joseph Daoust, J.F.Lemieux, Du itiien Boileau, Henri S.Labelle, Emile Chaput, Ex.Larivière, Napoléon barest, François Desjai-dins, J.V.Desaulniers, P.R.Du-Tremblay.Oswald Mayrand, Gerard Brady, .1.C.H.Dussault, Charles Dupuis.Mmes Albert Dupuis, Raymond Dupuis, Daniel de Ytur-ralde, MM.Pierre-Louis Dupuis.Paul Dumiis, Mme Armand Dupuis.M.Henri Dupuis, Mlle Michelle Dupuis, M.Maxime Dupuis, Mlle Renée Dupuis, M.Nazaire Dupuis, Mme A.J.Dugal, M.Camille Dugal.Mmes Camille Dugal, J.Emile Boucher.Rosario Trudel, Mlles Gertrude, Jacqueline Dugal, Mme Roland Préfontaine, M.Francis St-Pierre.A l’issue du banquet, le président a fait remettre des cadeaux-souve nirs de valeur à tous ses employés qui ont donné vingt ans et plus de leurs services et de leur dévouement à la maison.Le syndicat catholique des ern-oloyés et les autres employés ont présenté des cadeaux à la maison et au président.Les discours On trouvera, plus loin, les textes de MM.Albert Dupuis, Armand Dupuis, A.-J.Dugal.Voici, maintenant, de brefs résumés, de quelques-uns des autres discours.M.le chanoine Dupuis M.le chanoine Dupuis, curé de Maisonneuve, et fils du fondateur de la maison Dupuis, a rappelé (les souvenirs de famille.Il a précisé qu’il n’avait n’avait aucune attache financière avec Dupuis Frères niais qu’il lui était uni par des liens encore plus précieux et plus forts: ceux de l’affection.11 a rappelé les débuts difficiles de son père, Na zaire Dupuis, qui a réussi dans sa tâche si audacieuse de faire la concurrence aux grosses maisons anglaises, parce qu’il y a mis tout son courage, toute sa confiance dans sa bonne étoile et surtout toute sa confiance en Dieu.Il a parlé ensuite de la continuité de la famille Dupuis à la direction de la maison.Cette maison, dit-il, est aujourd’hui, grâce à l'esprit qui a animé ses divers présidents, un véritable château-fort du courage, du travail et du progrès.M.le sénateur Dandurand, qui parle au nom du premier ministre King, dit qu'il se plaît à faire au banquet plutôt une visite de bon voisin qu’une visite officielle.Il rappelle les débuts de la première succursale de la Banque d'Epargne dont il est le président, non loin du premier magasin Dupuis.Il évoque ensuite les relations d’amitié qui ont toujours uni les deux maisons, leur collaboration étroite et efficace.Votre établissement, dit en terminant M.Dandurand, joue l’un des premiers rôles dans la province et le pays.M.Rinfret ment développé et rayonne bien au delà des frontières de notre province.De plus, la maison a obtenu ac- maison Dupuis comme un vérita-1 blc château-fort.M.Turck affirme I .qu’aucune autre expression ne peut j ces à toutes les sources d appi o\ i-dire plus brièvement et plus heu- sionnement, la mettant ainsi sur le reusement ce qu’est en réalité la j même pied que les plus grandes or-maison Dupuis.11 la félicite parti- Samsations du genre au Canada, culièrement de maintenir un comp- , f'-J ®u cours de ses .’ loir postal qui est d’une impor- c’est 1 attachement Sl loyal de notre ¦ - • 'personnel, que nous honorons ce soir, qui nous a apporté le plus de joie et les plus grandes satisfactions.De même avons-nous à nous flatter des excellentes relations que notre maisôn a su maintenir et sans cesse améliorer tant avec ses banquiers qu’avec ses fournisseurs de Montréal, de la province et du monde entier.En ce jour anniversaire, notre pensée reconnaissante s’élève vers qui tance capitale pour étendre au loin son rayonnement.M.A.Jetté a présenté ensuite les hommages du syndicat catholique des employés.M.Albert Dupuis ms de la même famille Dupuis, chausser l’éclat de cette fête offer-’on vient à peine d’y appeler la fe à nf)tre pcn S’om-de-Jésus Maisonneuve, au mm du clergé; par MM.Albert Du-iilis, président de Dupais Frères; \rrnand Dupuis, secret a ire-trésorier; A.-J.Dugal, vice-président cl ürecteur-général ; Raymond Du-.mis, directeur; sénateur Raoul Dandurand, représentant du pre nier ministre du Canada; Joseph Itilodeau, représentant du premier ninistre du Québec; Fernand Rin-l’rct, secrétaire d’Etat; Adhémnr ’aynault, maire de Montréal; René .furck.consul de France; Joseph ; Dansereau, président de la Société ’¦lint-Jean-Baptiste; A.Jelté, pré-ident du syndicat des employés le Dupais Frères; M.Boucher, sur-intendant général et organisateur Ju banquet, etc.M.Fernand Rinfret, secrétaire d’Etat, veut parler comme ami de la famille.Il félicite le président actuel qui.tout en continuant les belles traditions de la famille Dupuis, y a ajouté ses qualités personnelles et son esprit d’initiative.Il rend aussi hommage à M.Armand Dupuis et à M.A.-J.Dugal, qui ont leur grande part du succès actuel de la maison Dupuis, maison qui, dit-il, a gardé, à travers les ans le même caractère canadien-français d’intégrité et de loyauté.Mon cher ministre, Je suis très sensible aux félicitations que vous venez de nous adresser, de même qu’aux marques élogieuses que vous avez su faire si éloquentes à l’endroit de notre maison.Au nom du personnel, de mes collègues de la direction et au mien, soyez-en cordialement re mercié._ Puisque dix années se sont déjà écoulées, depuis la célébration de notre tiOe anniversaire, il est dans l’ordre, je crois qu’il est à propos même, que je retrace brièvement l’historique de la maison.Car il est bon que tous sachent, surtout ceux de notre personnel qui sont avec nous depuis peu, comment il se fait qu’aujourd’hui nous puissions nous asseoir tous ensemble, pour méditer un moment sur cette date glorieuse.L’historique de Dupuis Frères est assez simple à raconter, puisque, depuis sa fondation, il y a 70 ans, l’entreprise est demeurée aux mai et 1 troisième génération Joseph Dupuis et Euphrasic Richard virent le jour à St-Jacqucs-l’Achigan, comté de Montcalm, au commencement du siècle dernier.De leur union naquirent huit fils et une fille.Dans ce beau pays éminemment agricole, mes grands-parents, entourés de leurs enfants, menaient une vie simple, remplie de l’amour de Dieu et de la Patrie.Peu après la mort du grand-père, survenue en 1884, Nazaire, l’aine des fils, emmena sa mère et tous les siens à Montréal.Pour tout capital il possédait une vache, dont il distribuait lui-même le lait chez quelques clients.Mais il était doué d’un grand coeur et de rares talents.Bientôt il trouva un emploi chez un grossiste et peu après il installa une vitrine dans ta maison familiale.Ma graiid’mère tenait le petit magasin le jour et chaque soir Nazaire s’occupait de la comptabilité et (te la marchandise.Enfin il fonda le premier établissement commercial rue Ste-Catheri-ne est en 18(i8, c’est la maison Dupuis Frères d’aujourd’hui.A mesure que ses plus jeunes frères sortirent de l’école, Nazaire les prit avec lui au magasin soit coniine employé, soit comme associé.Mon oncle Nazaire Dupuis mourut prématurément en 1876.Le magasin était alors encore situé coin nord-ést Amherst et Ste-Gatherinc, et tour à tour, Odilon, Louis, Alexis, puis Narcisse furent associés chez Dupuis Frères.Et dès 1882 l’entreprise fut déménagée sur un nouveau site, tou jours rue Ste-C.atherine, au coin de la rue St-André et cctlc bâtisse fait partie de notre immeuble actuel.les nôtres; nous épouserons vos causes et nous vous appuierons de toutes nos forces.A vous messieurs des gouvernements.Nous collaborerons dans l’exécution de foules vos lois justes; nous serons avec vous dans les mesures que vous prendrez dans votre sagesse pour le maintien dans ce pays de nos traditions d’ordre, de justice et de paix, et nous continuerons de vous entourer de tout le respect que vous valent les hautes fonctions que vous avez à exercer pour le plus grand bien de la population toute entière.Et enfin, à vous, mesdames et messieurs de la famille.Nous promettons de tout faire pour assurer le progrès de la maison qui est nôtre; de garder avec un soin jaloux, de protéger contre toute attaque et de porter plus haut encore le nom dont nous sommes si fiers et qui constitue l’héritage glorieux de notre famille.M.A.-J.Dugal C’est pour moi un grand honneur et un bien grand plaisir que la Divine Providence qui a toujours veillé sur notre maison et béni nos efforts., .Notre reconnaissance va aussi a la clientèle de Dupuis Frères qui lui est demeurée fidèle et n'a cessé de s’accroître.Et c’est pourquoi nous avons voulu témoigner de notre confiance inébranlable dans le fau- _____ __ ______ o____ j_____ M___ bourg de Québec, dans l’est de Mont.^ (l’être appelé à prendre la parole réal, en agrandissant, en embellis- ; en ce{te occasion pour présenter sant nos magasins comme nous |a santé des nôtres à l’honneur, le faisons aujourd’hui, et lorsque | Certes, je suis fier de cette mis-notre programme sera achevé nous sjon vous avez bien voulu me comptons que nous aurons doté no-jconfjcr_ nlon cher président.Elle tre ville d’un des plus beaux et des J me procure l’avantage de rendre plus modernes établissements du genre.Avant de reprendre mon siege, je tiens à remercier très cordialement, au nom de nies collègues de la direction et au mien, tous nos distingués invités d’honneur qui ont bien voulu, par leur présence, __ „ _____ personnel à l’occasion de ce 70e anniversaire, de ce jubilé de progrès de la maison Dupuis Frères.m M.Armand Dupuis C’est avec joie que nous vous avons invités à venir célébrer avec nous le 70e anniversaire de la fondation de notre maison.Si les fondateurs vivaient aujourd’hui, comme ils seraient heureux et étonnés sans doute de voir quel essor a pris leur entreprise et combien se sont multipliés les collabo- justice à cette vaillante année de collaborateurs, à ce beau groupe de travailleurs que l’on aime à appeler avec un sentiment d’orgueil: la grande famille Dupuis.Devant cet auditoire d’élite, devant des maîtres de la parole, ma tâche est particulièrement difficile.Permettez, mesdames et messieurs, que j’exprime avec simplicité tout ce que mon coeur contient d’affection pour ceux avec qui j’ai eu l’avantage de travailler pendant plus de 25 ans.Je veux payer quelque peu ma dette de reconnaissance envers vous tous, chers amis, qui, dans l’exercice de mes fonctions, m’avez toujours manifesté une sympathie qui me touche profondément.La plus belle récompense _En plusieurs circonstances vous m’avez manifesté votre estime, et pour celui qui possède ce bien mo t s*’ POUR LE PRINTEMPS Ensembles ¦ > D 3 pieces pour bambins de 2 à 10 ans ft.95 Nouveaux modèles pour le printemps.Tweed tout laine.Gris, beige, bleu, brun.Tons unis ou fantaisie.Paletot Grenadier ou Raglan, doublure de rayon.Culotte letot Grenadier ou Raglon, Pxhe de biais.Avec ceinture.Avec casquette ou béret pour appareiller.DÜPOIS — rez-de-ch&UMée (De Montlgny) ALBERT DUPUIS, prtudmt.DVCAL ,.p.et ARMAND DUPUIS, «M.H rateurs de leur établissement.Nous I ral de l’estime, c’est la plus belle sommes heureux de vous recevoir récompense qu’il puisse désirer.Mes chers amis, pal- peur vous manifester nos sentiments et nous permettre à tous de nous réunir comme une vaste famille qui sc réjouit, toute ensemble.d’un événement marquant.Celte joie qui est la nôtre est aussi celle de nos amis, et nous en comptons un grand nombre.Plu- .votre travail persévérant, vous avez largement contribué au succès de notre maison; vous avez contribué à augmenter son influence et à maintenir sa renommée, vous avez conlri-bué_à l’édification de la puis grande institution canadienne-française ^EXAMEN DE LA VUE: et ajustement de lunettes, lorgnons et verres ophtalmiques m / \ sieurs hommes importants sont as- dans l’Empire britannique.Insti-sis à cette table pour nous aider à tution vraiment nationale; vous l’a-vous recevoir et pour rehausser de vez aimée et vous l’avez servie fila dignité de leur présence l’éclat ! dèlement; aimer, servir, n’est-ce de cette fête que nous voulons mé morable.J’ai l’agréable mission de vous présenter nos amis du clergé, nos amis des gouvernements et enfin les membres de la famille dont notre maison porte le nom avec fierté.Pcnncltez-moi tout d’abord de vous offrir nos remerciements sincères pour l’empressement que vous avez mis à vous rallier à nos côtés dans ce grand jour de fête et pour nous aussi pas là le mot d’ordre des grandes âmes?Le comptoir postal Je salue ici notre personnel de la division du Comptoir Costal dont les opérations sont dirigées dans i le quartier St-Henri.Je souligne ici la présence du député de ce beau comté: M.J.-A.Bonnier.Voi» aussi, chers amis, par votre travail intelligent, vous avez J.O.GIROUX, O.D.membre diplômé de l’A.E.P.O.de PARIS assisté des optométristes diplômés suivants: MM.PHILIE, RODRIGUE, HOTTE et PAYETTE ““¦““""¦““Bureaux de consultations chex^^“^““ 865 rue Ste-Catherine est Montréal quoi, confiants de voire collaboration, vos directeurs ont entrepris de construire ce monument de granit et de bronze, lequel va perpétuer le souvenir de ceux qui ont aidé à sa réalisation.Le nouvel immeuble Ce nouvel édifice sera aussi un M.François-J.Poirier Fredericton, 2.(Par courrier).— M.François-J.Poirier vient d’être nommé comptable en chef de la Régie des liqueurs du Nouveau-Brunswick; il succède à Frank-If.Rowe.M.Poirier, qui est origi-hommage rendu à nos compatrio- | naire de Rogersville, élait autre- M.Raymond Dupuis M.Invités d'honneur Raymond Dupuis, avocat, fils a porté la sauté de nos institutions: l’Eglise, d’abord, sauvegarde de toules nos traditions.le clergé qui nous guide et nous éclaire, la famille qui est le dernier rempart de notre foi et de notre langue, nos institutions parlementaires, la Confédération, le droit juridique français, l'Univer- sité de Montréal, nos collèges clas-On remarquait, parmi les invités! siques, toutes nos autres écoles, nos l'honneur: MM.le sénateur Raoul sociétés nationales, enfin nos mai-Dandurand, Joseph Bilodeau, Fer- sons de banque, de finance, de nand Rinfret, Henry I„ Auger, S En 1886, Lotus, fortune faite, dé clara son indépendance, comme l’on disait alors, et se retira de la maison.Successivement, Alfred, Jean Baptiste et Eugène firent partie de la maison à différents titres.A sa mort, on 1896, Alexis, mon regretté père, était seul associé avec son frère Odilon, étiez Dupuis Frères.Et en 1898, Odilon, devenu seul propriétaire, céda l’entreprise à son frère Narcisse, de préférer, ce à un marchand du voisinage qui voulait s’en porter acquéreur.rendons sommes nombr sont ici fait ions manifester d’une façon | ^ ^ njaison éclatante l’amitié que vous ™ f.S dn V01"" rsim nnne IasvmoIIo nrme vrme .* ^ Atl31îti(JUC r|t,z par vo|re présence! I,re vaillante armée de travailleurs; me je conclus avec lui.argent comp.‘ » • |à ceux qui sont avec nous depuis tant, la transaction qu’on lui pro 1 Nom qui est un drapeau | 20, 30, 40 et môme plus d»* 50 ans.posait, laquelle m’assurait le con-| ^ j Pendant ce grand nombre d’années, Mesdemoiselles, Mes-.ils ont eu à livrer girn des batail- IMIMin.I »l I I IX Ml O -xi » *¦ » « : Irftle absolu de In maison.Il me céda Mesdames, sa place, me passa le flambeau cl sieurs de la famille, vous donnez les: ils ont remporté pour nous bien 14 ans.j’ai l’honneur | encore une fois ce soir à la mai- des victoires; vous méritez, chers depuis bientôt ite présider aux destinées de puis Frères.Lorsqu’en 1924, j'ai assumé cette tâche, où J’allais trouver mon frère à mes côtés, j'ai dû m’arracher à une association déjà vieille de 25 ans, avec mon ami de touiours, Léon Beaurhamp, que je suis heureux de voir avec nous ce soir, et je veux le prier de saluer affectueusement pour moi son vénérable père, jeune Du son que fondèrent vos parents la amis, de grandes félicitations pour preuve de l'attachement que vous votre loyauté, pour la chaleur de tes pour l’encouragement qu’ils n’ont jamais cessé de nous manifester, un monument qui contribuera à l’embellissement de notre belle ville, M.le maire de Montréal, et il sera, nous l’espérons, l’orgueil des Canadiens français et un enseignement à ceux qui devront vous succéder, M.le président; il leur rappellera la part très large et très brillante que vous avez prise dans la continuation de l’oeuvre de vos ancêtres, raison pour laquelle votre nom mérite d’être cité à l’ordre du jour; et, pour la complète realisation de ce grand projet, tout ce groupe (pie vous avez réuni ce soir autour de ces tables est à votre service.A’ous n’avez qu’à commander.L’on vous fera la réponse île M.de Calonne à Marie-Antoi-nelte: “Si c’est possible, c’esl fa U; si c’est impossible, cela se fera”.Le mot “impossible” ne devant pas faire partie de noire vocabulaire.Marques d'appréciation Je ne sais, chers amis, si j’ai atteint le but que je nie proposais; cependant, je dois vous (lire que je n’ai pas exagéré vos mérites et notre président va d’ailleurs les affu-mer bientôt par les marques d’appréciation qu’il décernera à la classe des vétérans.Avec cette série de souvenirs, il leur offrira aussi la médaille de reconnaissance pour loyaux services.Je prierai donc dans quelquse instants M.Emile Boucher, le populaire surintendant de notre maison, celui qui vient le plus directement en contact avec notre personnel, de proclamer les noms de ceux qui sont au service de notre maison depuis 20 ans et plus.Je termine en vous demandant de lever vos verres à la santé des nôtres à l'honneur.Le F.Marie-Victorin à la Faculté de philosophie Le Frère Marie-Victorin traitera demain soir, à 8 h.30, devant les élèves de la Faculté de philosophie, le sujet suivant; “Introduction à l'élude de la variation.Le principe d'identité en biologie”.fois gérant de la succursale de la Banque Provinciale de sa ville natale; il était au service de la régie depuis dix ans et occupait déjà depuis quelque temps le poste de comptable adjoint.183 morts et disparus I.os-Angeles, 7 (A.P.) — Les derniers rapports de la région de San-Bernardino ont porté hier à 183 noms la liste des morts et des disparus de la grande inondatjon de la semaine dernière en Californie méridionale.On estime les dommages matériels à quelque $65,000,000.Les autorités médicales viennent de prendre des mesures pour immuniser les gens contre la typhoïde dans les régions dévastées.avez pour elle.Petite d’abord, puis : votre zèle, pour votre constance et plus grande et.enfin, devenue ce | pour votre grand dévouement.Par qu’elle est, votre maison, depuis 70 ce grand nombre d’années de Servians, arbore comme un drapeau le j ce vous avez prouvé votre attachc-noni que vous portez et la fait con- ment â cette institution.Vous nous naître aux quatre coins du pays où {avez souvent faire comprendre que __ _____ .nous sommes nés.I.a petite famille vous êtes orgcuilleux de ses succès | «uni hôtel», •tsurance* bagaget et «c«l de St-Jacques l'Achigan est main-jet que vous la voulez encore plus dent», chèque* de voyage», paneporta tenant connue des trois millions [grande et plus prospère.C’est pour-1«te.Téléphones: BEIair 3361* Si vous voyagez.adressez-vous au SERVICE DES VOYAGES.LE "DEVOIR".Billets émi» peut tous les pays au tari* des compagnies de paquebot», chemin* de fer, autobu», EXCURSION dtp MONTREAL 11-12 MARS srj.so «lier et retour TORONTO '««ISSSS ALLER VendiredU Mit t Dép.gare Windsor (train spécial) 10.35 p.m.Samedi : Dép.gare Bonaventure 9.15 a.m.9.00 p.m.et 11.15 p m.— Dép.gare Windsor 9.15 a.m.(via Peterboro) at 11.15 p.m.RETOUR De Toronto jusquïeu LUNDI SOIR> 14 mar».De Wiifdeor et Détroit jusqu'au mardi a.m./ 15 mar».IMPORTANT Billets bon» par trains du National et du Pacifique entre Montréal et Toronto (Noe 15 et 6 excepté») Train» du PACIFIQUE CANADIEN seulement à l'ouest de Toronto.Voitures ordinaires seulement.Aucun bagage enregistré.Pacifique, Canadien Canadien National t - : • * r t r\ I ¦* i
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