Le devoir, 11 mars 1938, vendredi 11 mars 1938
Montréal, vendredi 11 mari 1938 REDACTION IT ADMINISTRATION 490 EST, NOTRI-DAMI MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE t.Blli.r 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 Gérant :.BEIair 2239 LE DEVOIR Directeur-Gérant : George» PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rcéacte chef : Orner HEROUX VOLUME XXIX — No 58 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Hore Belisha, Chamberlain et nous En quoi nous intéressent, et de façon très directe, les derniers discours des ministres anglais-Deux façons d'envisager les problèmes qu'ils posent-Un vieil épouvantail-Nous n'avons rien à faire dans la bagarre qui s'annonce -Comment pouvons-nous éviter d'y être pris?L« discours du ministre de la Guerre anglais, M.Leslie | dorment dans le sol européen et de ceux qui trainent ici Hore-Belisha, illustre et explicite sur le terrain proprement une vie misérable militaire les récentes déclarations de son chef, M.Neville Chamberlain.L’Angleterre, désormais, s’occupera d’abord de sa peau.Ni ses alliés éventuels ni les territoires britau niques d’au delà des mers ne peuvent plus compter sur l’envoi d’une force expéditionnaire.Cette politique, ainsi qu’il est facile de le voir et que nous le rappelions ici même l’autre jour, se rattache au fait nouveau créé par les progrès de l’aviation et de la navigation sous-marine.On disait jadis: L'Angleterre est une île! et cette petite phrase signifiait au fond que l’Angleterre était, p.ar sa situation même, protégée contre certains des risques qui affectent les pays continentaux.Mais l’avion de bombardement, le sous-marin puissant ont changé tout cela.* * * L’Angleterre aujourd'hui, comme la France, comme l’Italie, comme l'Allemagne elle-même, est à la merci d’une attaque massive des avions étrangers.Le fait est si patent, elle en est elle-même si convaincue que la défense antiaérienne est devenue l’une de ses plus vives préoccupations.L'avion de bombardement, c'est la menace pesant sur toutes les grandes villes anglaises, à commencer par Londres.Le sous-marin à large rayon, c’est le danger de l'af-* famement.Car l’Angleterre ne produisant qu’une médiocre partie de ce qu’elle consomme, elle est à la merci de qui saura couper ses lignes de communication, ruiner ses moyens de ravitaillement.Tout ceci explique et, du point de vue anglais, justifie la politique nouvelle.Les circonstances ont créé à l'Angleterre des nécessités qui l’obligent à veiller d’abord sur sa propre sécurité.Du reste, à quoi lui servirait de tenir un rôle majeur en Extrême-Orient, par exemple, si elle était frappée au coeur?11 fallait s’y attendre: certains journaux anglo-canadiens n’ont vu dans cette attitude nouvelle de l’Angleterre l’ordre qui existe aujourd’hui dans le monde, l’ordre voulu par les pays civilisés.Que le Japon réussise son coup de force contre la Chine, ' ça sera l’anarchie dans le monde entier, l’anarchie internationale.De ce bouleversement, le Japon seul ne porterait pas l'odieux.Les puissewees qui ont promis de maintenir et de protéger la souveraine- concevoir un ensemble de circonstances qui.e» tant que \ Canada, entraînent le Canada dans une guerre quelconque.; vent (^gaffer maintenant leur res-C'est, indiscutablement, cette situation de fait qui doit ponsabilitê.Londres avertit Berlin de ne pas intervenir militairement dans les affaires de l’Autriche (Voir page I) FRANCE EN Pour en revenir au texte que tout le monde devrait savoir par coeur, et que lançait voici quelques mois une feuille aussi loyaliste que le Star, il est bien difficile de d’abord régler notre politique extérieure, * * * Le Herald d’hier cherchait à dresser un autre épouvantail, qui tendrait à justifier une politique d’armement intensif.A ceux qui pourraient croire que le Canada n’est point l'objet de convoitises extérieures, il rappelle que le Canada, pays riche, possède quantité de choses qui peuvent tenter les appétits étrangers.Evidemment, mais il faut toujours faire entrer en ligne de compte aussi le fait que les étrangers, même les dictateurs, ne sont pas tout à fait des idiots; que, s’ils cherchent un avantage, ils le cherchent avec le minimum de risques possibles et dans la ligne naturelle de leur activité.Ainsi a-t-on vu le Japon s'étendre du côté de Formose et de la Corée, ainsi le voyait-on récemment jouer sa partie en Mandchourie.Un seul pays, les Etats-Unis, pourrait à la vérité rêver à notre propos de conquête territoriale.Personne ne croit qu’il en soit ainsi; mais, s’il en était ainsi, à quoi serviraient les armements que nous pourrions établir?A dix contre un, avec trois mille milles de frontière ouverte, avec la certitude morale que personne ne risquerait sa peau pour nous que pourrions-nous faire?* * * Cela, c’est un fait et qui n’offre rien d’agréable.Mais l’envers de ce fait, c'est que la présence à nos côtés du colosse américain, l’intérêt essentiel qu’il a de ne point laisser établit au nord de ses frontières une nation forte, constitue pour nous la plus puissante des garanties.Il n’est pas plus humiliant d’en tenir compte qu’il ne l'est pour la France de faire entrer dans scs calculs l'existence des Alpes et des Pyrénées, qu’il re l’était pour l'Angleterre de Les applaudissements qu’il en a reçus paraissent indiquer que M.Hu a fait accepter pur ses auditeurs anglo-canadiens scs propres vues M/r les visées de ^impérialisme ja-, ponais.Des Anglo-saxons sont d’ailleurs portés à fciiir pour arrogant et oulrancier, injuste et illégitime tout impérialisme qui nest pas britannique.E.B.qu’un motif additionnel de pousser chez nous à l’arme- , • ., , ^ .-r n • !• a i j- -i faire état de sa ceinture marine.ment intensif.Puisque l'Angleterre, disent-ils, ne pourra nous protéger, il faut redoubler nos efforts personnels.C’tst le point de vue de ceux qui trouvent tout naturel que nous devions, quoi qu’il advienne, subir toutes les conséquences de la politique anglaise.Ces journaux n’ont pas l'air de s’arrêter, fût-ce une minute, à un autre point de vue.Un pays n’est, en définitive, tenu de supporter que les risques qui tiennent à sa situation géographique, à ses intérêts supérieurs.L’Angleterre ayant posé la main un peu partout, ayant des intérêts sur tous les points du globe, est partout en butte aux rivalités, aux concurrences, partout exposée aux attaques.C’est la rançon de sa richesse et de sa gloire, de son long passé de fructueuses acquisitions.Du calme surtout Le Canada fait mine de s’étonner qu’un de nos collaborateurs ait conseillé le calme à un homme fort respectable, au reste, dont nous n’avions marqué ni le nom ni la qualité, et qui se'Trouve aumônier de syndicats québécois.Nous aurions, prétend le Canada, manqué de respect à un mêlre.Pour avoir conseillé le calme?Allons donc! En fait, dans son article du 9 mars Sur l’atelier fermé, en marge des t>ills québécois 19 et 20, ce j collaborateur de l’Action catholique, après avoir rappelé les articles écrits un peu partout sur la question, ajoutait: “De ceux-ci, il n'en est pas qui aient reproduit autant de textes qui mentent, trompent et qui imposent à la mémoire le faux, le faux pur et manifeste, que le Devoir de Montréal et le Journal de Oucbee’’.Au Journal de se défendre comme il l’entendra.Pour ce qui est du Devoir, sa réponse est simple.Le collaborateur du journal québécois qui prend a ., partie le Devoir mvrte de menson- s’y installer à demeure?Quelle est la nation qui pourrait K,e< (je “faux pur cfYnunifestc’’.lin-transporter ici et y maintenir — contre l’armée et la flotte 1 tend-il dire que le Devoir a faussé, américaines — un corps d’occupation suffisant à lui assu- j altéré, falsifié des textes?Ou’iMc rcr la possession durable du pays?Soyons, tout au moins, sérieux.ÿ -lé Le discours de M.Chamberlain, celui de M.Hofe-Bc lisha posent de formidables questions.Au lieu d’inciter à une politique d’armement massif Faut-il redire qu’il ne s’agit pas là d’une question de sentiment, mais bien d’intérêt évident?Et comment une nation quelconque pourrait-elle, contre l’hostilité nécessaire des Etats-Unis, nous ne disons pas attaquer — cela reste toujours possible — le Canada, mais Bloc-notes Blum veut d’abord l’appui des radicaux-socialistes Delbos confère avec l'ambassadeur d'Allemagne à Paris Les événements d'Autriche PARIS, Il (A.P.) — Le chef du parti socialiste, M.Léon Blum, qui est à tenter la formation d'un cabinet pour remplacer le ministère Chautemps, refuse de faire connaitre sa politique étrangère avant d'avoir obtenu l'assurance de l'appui des radicaux-socialistes.On sait que M.Blum veut inclure dans son cabinet des com muniste*.Il cherche même à donner des gages à l'opposition en invitant M.Paul Raynaud, chef d'un parti centriste, à entrer dans le cabinet, peut-être comme ministre des finances.La chute du franc, la nécessité de lancer un emprunt de défense nationale de $316,-000,000 et les événements d'Autriche exigent que la crise ministérielle se dénoue promptement.LES EVENEMENTS D'AUTRICHE dans le cabinet Chautemps, qui demeure temporairement à son poste comme tous ses collègues, a conféré aujourd'hui avec l'ambassadeur d'Allemagne à Paris, le comte Johannes von Welczeck, en apprenant quo l'on signale des mouvements de troupes allemandes à la frontière autrichienne.Il lui a déclaré que le Quai-d'Orsay considère comme une affaire très grave ces mouvements de troupes.M.Delbos avait vu M.Blum avant de conférer avec l'ambassadeur d'Allemagne.M.von Welcxeck a également vu M.Blum.On affirme que la France et la Grande-Bretagne, qui suivent de très près les événements d'Autriche, s'apprêtent à faire une démarche conjointe auprès de l'Italie pour lui rappeler ses engagements de matn- M.Yvon Delbos, ministre des affaires étrangères I tenir l'indépendance autrichienne.démontre.Entend-il dire que le Devoir admit forgé des textes?Ou’il l’établisse.Entend-il dire que le Devoir a délibérément imprimé des fausselés?(Ju'il le prouve.Cela fait, nous causerons.Pour ce qui est de l’atelier fermé, le Devoir est M.King et ^exportation de Ténergie électrique Pourquoi essaie-t-il de s'en tirer de la façon qu'il fait?demandent.des députés — M.Stevens contre le projet de loi King — Une posse d'armes entre MM.King et Rowe MM.Bennett et lapointe prennent part ou débat i de ceux qui ont toujours voulu, re- ds devraient faire surgir avec une intensité nouvelle de (.hc].ch- ct 1)r„i(nio )a Collabora- * * * Mais nous?Qu’avons-nous à défendre, sauf le terri-j vieux points d’interrogation: tjun ;1Vec les groupements ouvriers toire canadien?Sur quel point du globe jetons-nous le Qu'avons-nous à faire dans les querelles anglaises?catholiques.11 y a au Devoir, dr-moindre regard de convoitise?Nous n’avons même pas à Que pouvons-nous faire pour nous tenir à l’écart de puis 1921, un atelier de typogra-sauvegarder le plus modeste mandat.Nous sommes les \ pareille tempête?(dies faisani partie des syndicats seuls à ne nous être battus que pour des prunes, à n’en .Une sanglante expérience suffit à nous dite l'impôt- , lm,nl ,Tno„v(,it\ scs contrats avec- avoir retiré qu’une effroyable dette et des troubles ccono ! tance de ces problèmes, miques de toute sorte — pour ne rien dire des nôtres qui! Omar HEROUX L'actualifc Un Chinois ou "Canadian Club" Le Canadian Glu!» ci tenu une reunion spéciale, hier, à l'heure ai.déjeuner, hôtel Windsor, pour écouler un conférencier chinois.M.fin Shih, gui l'a entretenu ir; ' ronflit sino-japonais.L'avis d>-convocation avait annoncé M.Hu ‘ comme le chef le plus marquant ' de l'intellectualisme de la Chine moderne”, aussi ‘‘comme rua des plus distingués parmi 1rs philosophes qui vivent aujourd'hui’, et encore ‘‘comme l'homme qui i, peut-être le plus largenvnl rontri- [ hué au remarquable I de ta _____ _______________ conscience nationale y la Chine | jcs causes même du conflil.Il y va que.tous nos employes le sa “Il y a plus de dix-neuf cents | manquant toutefois d’unité et de vl les chefs syndicalistes cal ans, dit-il, ait haut fonctionnaire j moyens de défense, devint l'objet ques de Montreal, le savent ; romain se lavait les mains en lais-\ de.tonies les convoitises.Sun /er-j (’est en partie dû à 1 attitud saut condamner un Juif dont ie j ritoire, au moment de Ici guerre des nom est parvenu jusqu'à nos jours, \ Boxers, faillit devenir le théâtre d’n-dont le nom reste et restera.L'His- ne guerre mondiale,C'est lu polHiquc toire, après dix-neuf reals ans, a-\ de là Porte Ouverte; définir à Wash-t elle réhabilité Pilate?| inglon par John Hou, qui ia saa- — “Non’\ ' rèe.Hay avait compris que la poli- Lu causerie, a pris abruptement | tique, de la Porte Ouverte — polili-fin sur ce non catégorique.; que acceptée de bon gré par la Chi- Auparavant, M.Hu avait exposé \ ne — ne pouvait se fonder que sur comme il les voit les causes profon- j le maintien de la souveraineté de la des ci éloignées du conflil sino-ja (ihine, sur le respect de son intégri-ponais bien plus que la forme j té territoriale ct politique, que ce conflil prend à l'heure qu .¦ ! Celle même politique de ta Porte est.“L'invasion de mon pays, dit- j Ouverte, donnant des garanties é H, les horreurs et les al foci lés ! lu Chine en retour de concessions qu'elle entraîne, ne son! que les in-1 quelle reconnaissait aux puissun-eidents ordinaires ilr la guerre \< es, fui de nouveau dàtinir, dans telle c/ue les hommes ont appris a\les memes ternies, par ta conférai- Héronx ct l’auteur même de relie se la faire.Ce ipi'il importe, que le \ ce cl pur les Irailésdc Washington, nolc-ci.— cause du syndicalis- reste du monde comprenne ce son/1 en 1921 et 1922.A celte conference, ,1)C ouvrier catholique n’aurait r_ ; catholiques.Le Devoir a régulièrc-j ment renouvelé ses contrats avec ; ces syndicats.Il n’y a chez lui aucun parti pris, aucune animosité à 1 l’endroit du syndicalisme catholi» Tous nos employés le savent; syndicalistes catboli-aussi.tude du Devoir au cours d’une grève qu’il subit vers 1921 pour se débarrasser de 1'inlcrnationale et favoriser la formation d’un syndicat d’imprimerie catholique que s’est implante solidement cclui-ei.à Montréal.Depuis lors le syndicat calho-licpio de l'imprimerie a toujours eu et il garde la préférence dans nos ateliers.A l’organisation syndicale catholique le Devoir a toujours ouvert et ouvre largement ses colonnes et donne tonte la publicité possible.Pour le reste, n’eût été de la longue campagne de propagande et d'articles de plusieurs de ses collaborateurs dont MM.Bourassa, I au cours de ces dernières années'’.I Présentation au superlatif, com-I me l'on voit, que le président du [club, le colonel Flemming, a d'ml-f leurs réitérée dans son petit dis cours de bienvenue.M.lia rsl-il vraiment tout cela.Vcsl-it aillant que cela?Ca n’esl t ierles pas une conférence d'uiie demi-heure, plaidoyer comme de '¦ nson fortement pro-chinois, qui permet d’en juger.Ce qui est certain c'est que M.Hu s'exprime.Ires heureusement en anglais cl qu’il prononrp très eorrre-' lenient en français le nom de son paya, — it dit bien ta Chine et non pas la Sheenne—; qu’il sait, à ioc-l'usion, donner à son discours I-lon dramatique.Son physique ne permet pas de dnuic, quant à ses origines asiatiques.Moutons que > c’est un Chinois gai porte des lunettes, à l'américaine, c'est-à-dire cerclées de corne.Ça iloit être liar .vard ou une autre université des , Rlals-Vnis qui lui a décerné le ti Ire de docteur dont il fait précéder son nom.AL Hu a eu l'occasion de dir Lac hi ne, à la française, pour desi-' prier la municipalité de ce nom qui se trouve à côté île Montréal et dont il connaissait l’histoire, sans pourtant jamais être venu dans noire ville auparavant.Le ton dramatique, M.Hu l’a employé en terminant sa brève causerie.H avait montré les grandes puissances qui ne font maintenant rien pour la Chine assaillie par le Japon, après avoir, à maintes r arises depuis qitarav'c ans.denut' la politique de la Porte Ouverle, garanti sa souveraineté, son iur?, arilé territoriale et politique.de l'intérêt du monde civilisé, ac l'intérêt des grands comme des pc-tils pays, de Ions ceux qui ont Ion’ éi perdre d'un changement dans l'ordre de choses qui avait été établi dans le monde".Les causes du conflit, M.Hu en dislingue deux principales: l existence d'un profond sentiment nu Honaiiste en Chine: V existe rire d'un sentiment impérialiste non moins grand au Japon.Le Japon a tenté de justifier son agression contre la Chine en r» présentant comme une guerre sainte.non pas an acte de conquête mais un acte de défense.Le Japon pretend qu'il s'agit pour lui de préserver l'Asie du communisme, a'c maintenir l’ordre ct la paix sur le continent asiatique.Ce genre de justification n'est pas nouveau.Le lapon l'invoque depuis sept ans, depuis qu'il a commencé ses cm-piétements sur le territoire chl nids.Mais la vérité, c'est que le Japon veut conquérir.Il est, comme l’Allemagne et l'Halie, au nombre des Have-Not Countries — le conférencier emploie celle expression maintenant fort en usage aux Etats-Unis —, c’est-à-dire au nombre des pays qui ne possèdent rien en dehors de chez eux.M.Hu trouve curieux que "ces trois pays qui n'ont rien, si ce n’est des appétits semblables et gigantesques'’.soient nés, en tant que grands Etats souverains, A peu pris en même temps, à quelques années d'intervalle, vers la fin du siècle dernier.Les autres puissances s’étaient alors partagé le monde colonial.La Chine, pays vaste et riche en ressources de toutes sortes, le Canada prenait part.A l'abri de ces garanties, la Chine a fait de son mieux pour travailler à son imite, a approuvé la procédure attirer de cuisantes part de M.Rowe -discours que ce dernier aurait pro noncé récemment et dans lequel U'Tout ce qu’il y aurait à faire, en aurait dit que M .Mitchell R^phui n |j»occurrcnce^ Spra]j (je spécifier que avait effraye^ M.^in« ^ i *nu* l,erm's d’exportation d’énergie (îc pas approuvé la procédure qu’entendait suivre le ministère T Rowe lui-meme qui, après une dé-1 £noncer sa politique Sur cette ques-d,erIllir.es_-e,!f5:1 lion.L’exportation de l’énergie re- époux de Mai- glace et roula .sous les roues u uu M.Philippe Girard a etc réélu , vina Magnan.Funéraifios le samedi des wagons.Comme il ne donnait président dit t.onsed central des faite ecrasan e aux ., .12 mars" à l’église paroissiale.Pa- pas le signal au moment du départ.Syndicats catholiques de Montreal, lions ontariennes, a ry.“^ lève de l’autorité fédérale; le gou- rents et amis sont priés d’v assister' scs compagnons d’équipe crurent à au cours de 1 election annuelle qui a la (.hambre des connnuius.aïo s, vri.ntlinonf ,ievrai| pouvoir prendre sans autre invitation.‘ quelque chose d’anormal et se mi- a eu heu hier soir.La plupart des que son devoir était de attitude, comme il le fait en d’autres rent à sa recherche.Le chef du autres directeurs furent aussi re- parti sur le parque» de la Chambre j (lomaines i)e phis j, cst intolérable -—-¦——— “j tra'n M.Edouard Richmond, Iron- élus par les délégués.Seuls le vi- loronloi.se.Loin ci cire pousse, t‘n ; qu'une entreprise privée puisse fai- mutilé sous un des ce-président et le secrétaire-archi- quelque façon que ce soit, par JÇ j rf.du travail de coulisse afin d’in- Le comte de Winterton dans le cabinet Londres.11 (C.P.)—Le premier ministre Chamberlain a répondu aujourd'hui aux critiques dirigées contre le ministre de l'aviation,, lord Swinton.et l’administration de son département en admettant dans le cabinet le comte de Wiu-terton, qui sera le porte-parole du ministère de l’aviation aux Communes.Les travaillistes et les libéraux réclament un ministre de l’aviation qui siège à la Chambre des Communes et prétendent que l’aviation civile a élé négligée.Les libéraux doivent présenter mercredi une motion de défiance contre lord Swinton et les travaillistes doivent présenter une résolution demandant une enquête complète sur l’administration du département de l'aviation.___ L'index Les éditions du Lévrier viennent de publier une étude complete du R.P.Raymond Charland.O.P., sur le grave problème de l’Index.L’auteur y expose d’une façon très claire, à l’intention de tous ceux qui lisent, la nature et la nécessité de l’Index, le mécanisme de son fonctionnement, la portée et la valeur de ses décrets, l’attitude qu’un catholique doit prendre vis-à-vis de lui.Empressez-vous de vous procurer ce beau volume.Il vous sera d’une grande utilité, en vous fournissant ia réponse aux nombreuses questions que vous vous posez sur l’Index.Volume de 190 pages, au comptoir, 50 cts; par la poste, 55 cts.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR.430.rue Notre-Dame est.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR 430, Notre-Dame est.Mon’réal.NECROLOGIE va son corps BH.I8U: — A Montréal, le ».à M ans.Mme veuve Octave Belisle, n*e Joséphine Couchette.BOUhAY — A Joltette.le 9.à 80 an», rhéofiule Büulay, époux d'Aldéa Cailloux.BRIKRK — A Montréal, le 9, à 43 an» .Ibert Brlére, époux de Blanche Laval- ! wagons.La mort avait été instant»- i viste furent remplacés.1 'V V .1 | |»/-\ | • T IT- Till IIUV44II VI ^ VIS lingot; «III» * I ill premier ministre de 1 Ontario.lc (,jfCr je parjcment à lui accorder V i MC A il i itii i en ii-»ia» v cie i r l’-.l ’F 1 iitnn ivi«»i*iiivijt« m« «wv/ixiv» Les nouveaux directeurs sont Kouvernemiuit riaerai sim îa ugne un pernijs ({’exportation d’énergie.» MM.A.-K.La ('aire, 1er vice-prési- (}c conduite décidée men avant que j*me Henry Dooley, née Blanche Comeau.— DOUILLETTE — A Montréal, le 9.A 80 \ne.Mme Léandre Douillette, nee CôrdéUa | ¦ • «j c • t.I ____________A tt-Germain.> Le chenal du bamt-Laurent FLYNN — A Montréal, le 9.Lawrence - i Yilllam Flynn.OADU — A Montréal, le 9.à 38 ans.An- **“ »oinette Hamel, épouse d'Alexandre Oa- Ottawa 11 (UNO.____________ M.René okrvaïs — a Val-David, i» 9.» «7 an», Pelletier, députe eréditisle de Ri-j.-t.aervau, époux de Maivina Magnan.vièrc-ta-Paix, demande si depuis LÆRAMBOISB —• A Montréal, le P, é 88 illy nn» !i» uimvprnmvpnt T ariicté ms.Zenon I.aframhotae époux en 1res ''lx >l'VL lL gOUternemeni a atneie noces de Céline Jasmin: en 2es.d'Alphon- j UU outillage nouveau destine a 1 en-une Gagnon; en 3es, d'Ernestlne Paqum (reprise du chenal de liavigalioil du LAURIN — A Crabtree Mills, le 9, A 51 st-I anrenl m^Lumina Cadleux.épouse d'Hormlsda.- M £ D.liowe, ministre des Trans- lEGRAND — A Montréal, le io à 14 ports, répond que le yacht "Leon •ns.Maire-Thérése.fille d’Arthur Legrand £'> a été acheté au prix de $12,155.'Vucïr-^A Montréal, le io.i si ana.i “b"' construire en Roch Lucas, époux de Flore d'Aiiaire.119JD un chaland a bascule au prix PERREAULT — A ans.Mme Exilda St-Ovlla Perreault.PXVA — A Montréal LouilA Piv®, nè© RI ta t- RICHEY — A Montréal, le 9, Madeleine, enfant de Percey Richey et de Thérèse ° ROBERT — A Bt-Ramt Nlÿlervm*.j© fi, à 60 an«, Ôicar Robert, Époux d© ^ ST-HILAIRE —- A Polnte-aux-Trembler le 7.é 50 ans.Antoine St-Htlalre, épou* U*30TTnimESUl^>rA Montréal, le 9.à •ns.Cyrille Soullèree.époux C^TOSU5R — Aux Cèdre», le 10, Elvtre ^AOLANCOORT — A Montréal, le 0.Wiifrld VallUnccurt, épou* d'Irène Ma- tttleu.» ccrc- enquète sera tenue aujourd’hui nié-J tairc-trésorier; Albert Charpentier, me par le médecin légiste de St-1 statisticien; P.E.I.aliberté, sergent Hyacinthe, le Dr Paul Morin.Outre , d'armes; Roméo Bellemarc, com-sa femme née Choquette, le défunt mmairc-ordonnateur.L'installa-laisse deux fils et une fille, Lu-j (,on officielle aura lieu lors de la prochaine réunion.\u cours de la séance, l’union nationale des ouvriers du vêtement a demandé l’appui du Conseil central et des syndicats qui y sont ! affiliés, pour faire connaître son Discours modéré de M.Stewort M.II.V Stewart, ancien ministre des Travaux publics et parrain du bill de 1929, a prononcé un dis M.Lapointe Le ministre de la Justice, M.Ernest Lapointe, a été l’orateur sur vant.Par le bill à l’étude, on demande au Parlement d'exercer un VENDEZ - VOUS votre marchandise LENTEMENT?Votre argent est gelé.Le profit ne vient que lorsque vous vendez le dernier article de chaque commande ! Faites travailler pour vous la publicité des journaux.Habilement et constamment utilisée, elle fait s'écouler plus vite la marchandise et renouvelle ainsi plus souvent les "occasions de profit" du roulement de votre argent.Cette annonce a été préparée pour l’Association des Quotidiens canadiens par la Norrls-Patterson.Ltd.NOTRE FAVORI NATIONAl cours modéré.Il a approuvé J0 pouvoir qu’il a déjà formellement principe du bill du premier minis-., au gouvernement.Pour le tre tout en regrettant que M.Nng ,mjnjsjre |a .Justice, la mesure I n’ail pas été aussi catégorique que ajnsj conçue est conforme à la bon- ; ! w ministre de 1 Inteneur d alors nc proc^dure démocratique, con-i (M.Char.cs Stewart), quinvait de-1 irai renient à ce que peut en penser dare que le cabinet, était prct ji yj Bennett.M.Lapointe ne voit aucune objection serieuse CANADIEN 3 a ce que l’on procède par voie d’un bill pri-Mais si, toutefois, c’est là la seule étiquette syndicale.Elle a deman- prohiber toute exportation d’éner dé aux délégués de ne favoriser j «je électrique.Pendant que M.que les marchands qui encouragent Stewart parlait.M.Bennett avait ^ cette etiquette.; rluinge de fauteuil.Ca t«Me pen- ftjj-^rence d’0pjnjon outre le gou-1 ').100 Solde à percevoir 3,603,489.16 3.375,584.22 Pourcentage .40.82 p.100 37.74 p.100 ANNEE CURANTE ET ARRERAGES 31 octobre 31 octobre 1935 1936 Imposition .$8,828,620.2.> $8,941,947.94 Perception .5.842,419.96 6,341,854.52 Pourcentage .66.18 p.100 70.92 p.100 SI oclobre 1937 $9,039,147.47 5,858,243.32 64.92 p.100 autrichiens, elle ne le fait plus en ce moment.Permissions militaires révoquées Munich, 11 (SPA) — Dans le sud de l’Allemagne, aujourd’hui, les autorités militaires ont révoqué les permissions.Des patrouilles sont allées dans les cafés et dans les brasseries chercher les permissionnaires.On a réquisitionné des automobiles.Au cours de la nuit, il y a eu d’inexplicables mouvements de troupes.Toutefois, les troupes semblaient s’éloigner de la frontière autrichienne.La population s'inquiète.Le mot “mobilisation” revient souvent dans les conversations.Les rumeurs foisonnent.D'après celle qui prédomine, nombre de socialistes et de communistes de la Tchécoslovaquie se rendraient en Autriche, afin de participer au plébiscite et de susciter des manifestations (antinazistes).Certains observateurs disent que vu qu’on n’a guère cherché à dissimuler les mouvements de troupes et qu’on n’a pas du tout caché la révocation des permissions militaires, il s’agit sans doute de manoeuvres pour tenter d’effrayer le clignce-licr von Schuschnigg.Pendant l’entrevue que le chancelier et le Reichsführer Hitler ont eue à Borchtesgardcn, le mois dernier, le bruit a couru que l’Allemagne massait des troupes près de la frontière autrichienne.Mais, à part quelques troupes alpines qui faisaient des manoeuvres d’hiver, on n’a pas vu de troupes allemandes près de la frontière autrichienne.Cotte fois, il y a des mouvements de troupes.11 s’agit soit d'une feinte, soit de préparatifs d'action.Mobilisation en Autriche Vienne.11 (SPA).— Le ministère de la guerre a ordonné la mobilisation de 100,000 réservistes et de 30,000 gardes nationaux, et a pris de nouvelles mesures pour protéger le chancelier von Schuschnigg, L’irrilation des nazis au sujet du plébiscite de dimanche prochain sur l’indépendance de l’Autriche croit à tel point que ccrlains manifestants nazistes ont cric: “Gare, Schuschnigg! Vous aurez le sort de Dolfuss!” On sait qu’il n’y a pas encore quatre ans que des nazis ont assassiné le chancelier Dolfuss, au cours d’une échauffouree.Des soldats, bayonnette au fusil, gardent le poste d'émission radiophonique au moyen duquel, pendant l'agonie du chacelier Dolfuss, des nazis ont annoncé que le chef du gouvernement de l’Autriche avait démissionné.Deux morts Vienne, 11 (S.P.A.) — La mort d’un membre du Front patriotique et celle d’un nazi marquent aujourd’hui les troubles de l’Autriche.Le membre du Front patriotique, M.Hans Lalitsch.instiluteur, a succombé à des blessures qu’on lui a infligées la semaine dernière, au cours d’une attaque contre son école.Le nazi est mort d'un coup de poignard qu’il a reçu hier soir, au cours d’une bagarre.A mesure qu’approche le plébiscite.les troubles s’accentuent.Paris, 11.(C.P.) — Une dépêche de Vienne à l’agence Havas parle d'un ultimatum que l’Allemagne aurait signifié au gouvernement autrichien: le gouvernement exigerait que le chancelier von Schuschnigg cède la place au ministre pro-naziste de l’Intérieur, Athur Scyss-Inquart.Au cas d’un refus, le gouvernement allemand se réserverait le droit “de prendre toutes les mesures qu’il jugerait nécessai-res .Le gouvernement autrichien se serait déclaré disposé à négocier cl à remettre à plus tard la tenue du plébiscite sur l'indépendance de l’Autriche, qui est fixé a dimanche prochain.Cette concession n’aurait cependant pas eu l’heur de satisfaire l’Allemagne.(On a nié officiellement à Ber- lin cette rumeur d’un ultimatum).En dépit de ces démentis allemands, on persiste à affirmer dan» les milieux autrichiens que l’ultiraR-* turn a bel et bien été signifié.* * * Londres, 11.(A.P.) — On répète aiyounl'hui dans les milieux diplomatiques que deux des membres du cabinet autrichien, partisans d’Hitler, ont mis le chancelier von Schuschnigg en demeure de démissionner d’ici ce soir.M.Arthur Seyss-lnquart, ministre de ITnté* rieur, et M.Edmond Glaise-Horste-nau, ministre sans portefeuille, auraient fait savoir aujourd’hui au chancelier que s’il n'a pas démissionné à 6 h.(midi à notre heure) ils démissionneraient eux-mêmes.L'armée britonniqu» La formule de la “guerre limitée” 3,170,904.15, La Grandt-Bretagne n'enverra plus Les ennemis du maïs 35.08 p.100 31 oclobre 1937 $9,039,147.47 6,652,733.89 73.60 p.100 Mort du P.Lagrange En chemin de fer Le grand spécialiste des études bibliques est décédé en France La femme esr meilleure voyageuse que l'homme, soutient M.Albert Gardiner M.Albert Gardiner, directeur général adjoint du service des voya geurs du Canadien National, était le conférencier à midi au déjeuner du Weslmount Women’s Club.Il a ana- Saint-Maximin, France, 11 (C.P.Havas) — Le R.P.Marie-Joseph Lagrange, dominicain et exégète, spécialiste des études bibliques, est mort hier.En 1890.il avait organise 1 école pratique d’études bibliques au couvent de Saint-Etienne de Jérusalem dont il devint prieur en 1892.Il fonda la Revue biblique en 1892.j jyS£ avcc beaucoup d'esprit la voyait a publié un nombre considerable j geuse> insistant particulièrement sur d'ouvrages: La méthode historique |es caractcristiques de la voyageuse surtout à propos de l Ancien 1 es- on chemin fie fer.lament.Etudes sur les religions se-1 D’après M.Gardiner, la femme ’hom- mitiques, Le Messianisme chez tes j esj nicineure voyageuse que l'I Juifs, La Vie de Jésus d apres lie- me_ j-jlle est moins difficile à nan.Commentaires des ‘Juges , tenler, s’intéresse davantage à des "Epitres aux Romains", aux Galatcs et des Quatre Evangiles, etc.Un dictionnaire des lettres françaises Québec, 11 (IËnTç.) — Fn grou-pc (les meilleurs écrivains do r rance vient d’en!reprendre, sous la di-rection de Mgr ('.rente, de l’Acade-mic française, la redaction d un dictionnaire de lettres françaises.Le directeur de cel important travail vient d'inviter Mgr Camille Roy à prêter son concours aux écrivains français pour la rédaction de cette oeuvre de grande envergure.Mgr Roy préparera une série de monographies sur les écrivains canadiens.Commissaire agricole du Canada à Londres rv.'awe.11 luTr!) M.le Dr William Allen, administrateur dos fermes de l'Université de la Saskatchewan.à Saskatoon, vient d è-tre nommé commissaire agricole du Canada dans le Royaume-Uni.Il ira occuper son poslc — un nouveau posJc dont il sera le premier titulaire — dès le mois de mai; son iraitemcnl sera de .«5.280.con-â ce qu’elle voit et retire par conséquent un plus grand profit de ses déplacements.En général, la femme sait très bien ce qu'elle veut et apprécie mieux que l’homme les petits servi-lui sont rendus.D’autre part, elle accepte avec plus de bonne grâce que 1 nomme Ise petites déficiences du service, car, connaissant les soucis d’une maîtresse de maison, elle sait que la meilleure des organisations peut flancher par moments.M.Gardiner s'est aussi appuyé sur son expérience pour trancher une question souvent discutée dans les ménages en déclarant que la femme sait mieux faire ses bagages et voyage plus à l’aisc que l’homme.fi deefara aussi qu'en général les hommes oublient plus de choses dans les trains que les femmes et, fait notable, parmi les objets féminins trouvés dans les trains il y a peu de poudrettes et nécessaires de beauté.En terminant, M.Gardiner parle de l’heureuse influence que le sens de la beauté chez la femme a eue sur les chemins de fer.Ees voyageurs lut doivent en grande partie it coquet et le confortable aménagement des voitures modernes.Il ajoute que les dames composent à I heure actuelle le plus important groupe de voyageurs par chemin de 1er et celui qui comprend le mieux l'effort des réseaux pour améliorer e service.Bulletin météorologique Toronlo.11 (C.P.) — Voici le t» iis *u’il fera, probablement, au Québec, demain: régi'’” de Montréal et d'Ottawa: vent .: l’ouest, beau et moins froid; vallée du bas St-Laurent! vent de l’ouest, beru et moins froid; nord-ouesl du Québec et lac Sl-Jean: nuageux rl moins froid, nei gc: golfe, rive nord et baie des (.ha-leurs: vents forts du sud et de l'ouest, moiui froid avec neige.Les officiers de la circulation Québec, IL (D.N.C.) — Les officiers de la circulation de Québec ont subi leur inspection générale, hier soir, au manège militaire.Quelque vingt autres agents de la route, dans une tenue impeccable, ont été passés en revue par M.Ch.Girouard, directeur du service de la circulation, qui était accompagné de M.Léon Lambert, chef de la Sûreté provinciale à Québec, de M.Théo.Paquet, directeur du service de l’automobile, et de M.Hen-ri-Royal Gagnon, rhef intérimaire de la Sûreté municipale de Québec.d'armée considérable combattre à l'étranger — Elle gardera son infanterie pour la défense du territoire et des points stratégiques de l'Empire Ce que révèle le ministre de la guerre, M.Hore-Belisha Londres, IL — Le ministre de la guerre, M.Leslie Hore-Belisha, a indiqué très nettement hier en soumettant à la Chambre les crédits de son ministère que la Grande-Bretagne n’enverra plus d'armée considérable combattre à l’étranger, mais qu'elle gardera son infanterie pour la défense du territoire et des points stratégiques de l’Empire.Si l’on envoie de l’aide à la France ou à d’autres alliés, il ne pourra s'agir que de corps hautement spécialisés.En d'autres termes, il semble bien que la Grande-Bretagne revient à la formule de la “guerre limitée” qui lui a autrefois permis de triompher de Napoléon.Il n’y aura plus de batailles de la Somme où la Grande-Bretagne a lancé 1,009,-000 de ses hommes et perdu 60,000 en un seul jour.Les escadres britanniques continueront à combattre sur mer — il y aura maintenait des escadrilles d’avions dans les airs — et la Grande-Bretagne jettera dans la balance le poids de scs ressources financières.M.Hore-Belisha a déclaré que les choses ont bien changé depuis 1914 et il faut tenir compte de ces transformations lorsqu’il s’agit de l’assistance que nous pourrions ou devrions fournir à un allié au cas de guerre.L’assistance militaire sur terre n'est pas la seule aide que nous puissions apporter.La puissance des armes défensives s'est fort accrue depuis la guerre de 1914 comme ont pu s'en rendre compte ceux qui ont ou l’avantage de visiter les formidables défenses de la Ligne Maginot, construites avec toute l’ingéniosité et la perfection que peut y mettre une grande nation militaire.Les unités mécanisées npus conviennent fort bien car il y a avantage pour une nalion industrielle à organiser son armée de façon à ce que le service militaire se rapproche du métier que le soldat est appelé à faire dans la vie civile.Et cela assure la possibilité d'augmenter rapidement les effectifs de l’armée en cas de nécessité M.Hore-Belisha est en train de réorganiser de fond en comble l'armée britannique et de boulcvcr; ser toute la tradition.Il a laissé entendre pie l'on abandonnerait le système Cardwell, qui envoie les meilleures unités militaires de la Grande-Bretagne dans les possessions éloignées depuis 1860.Il a déclaré que le premier devoir de l’armée es» de défendre le territoire du pays et il est venu bien près d'annoncer la création d'une armée impériale distincte de l’armée anglaise.H a insisté sur la nécessité de maintenir continuellement dans les places fortes importantes de l'Empire des garnisons suffisantes pour les défendre en temps de guer- _ r: „ J _ A ^ f fr, ; Kl ; V 1 or Les pyrales “communistes” Comment les jardiniers-maraîchers les combattent par les parasites "fascistes" rc afin de n’avoir pas à affaiblir les forces de la métropole pour les renforcer.11 a insisté tout particulièrement sur le fait que le premier rôle de l’armée de (irnndr Brcla-gne doit être 'c défendre le pays contre les attaques aériennes afin d’assurer l’ordre et de maintenir les communications, Aux yeux des jardiniers-maraîchers, la pyralc est en quelque sorte le communisme, qu'ils combattent par des parasites, qu’on pourrait appeler des fascistes.Ces deux ennemis sont désormais aux prises et se livrent de grands combats silencieux.Dans les potagers, dans les champs, dans les silos, à la ville comme à la campagne, ces petits animaux se livrent des luttes sans nombre s’entre-dévorent sans merci.Il n’est pas besoin de microscope pour voir se dérouler ces massacres, mais si ces insectes élaient grossis dix mille fois, le spectacle effroyable de leurs guerres découragerait tous les aspirants-agresseurs du monde.Qu’esl-ce que la pyrale?11 y a celle du pommier.Celle-là, laissons-la aux pomicultcurs.Celle du maïs?Celle-ci, M.Jean Maltais, entomologiste, de Hemmingford, province de Québec, délégué au congrès des jardiniers-maraîchers, peut nous en parler.It travaille sous la direction de M.Pellerin Lagloire.de Québec, le grand stratège de la lutte contre la pyralc, et il est en état de nous en faire connaître la provenance, les méfaits et les reculs.—Qu’cst-cc que la pyrale.M.Maltais?—C'est un papillon, qui était auparavant une chenille et avant cela un simple petit oeuf.Les pyrales déposent leurs multiples oeufs sur les feuilles supérieures; les larves se répandent sur la croix — qu’on appelle vulaiirement la tête —puis pénètrent dans la moelle de la lige et vont jusqu’à s’introduire dans l'épi et avarier ainsi la partie comestible de cette grande plante.—Quand chaque lige de maïs porte autant d’ennemis, elle est en mauvaise posture?—Ces larves se transforment en chenilles et les chenilles se ehry-salident pour donner naissance à de nouveaux papillons.De sorte que le cycle recommence et que la pyrale peut se multiplier indéfiniment.— On lui fait la guerre?— Par plusieurs moyens, dont le plus efficace est peut-être l’introduction dans les plantations de maïs de parasites spéciaux, non dommageables aux animaux, raisonnables ou irraisonnables.,.— Vous en avez des légions de parasites?— Plus de vingt-deux espèces, dont six sont présentement accli matées et établis à demeure au Ca nada.— Alors il faut importer ces fas cistes chargés de faire le carnage des pyrales communistes.— On en fait meme l’élevage.Nous avons des parasites d'origine asiatique, d’origine européenne el d'origine américaine.— Combattez-vous cette pesle de la pyralc par d’autres moyens?- On essaie de la détriure à l’état de chenille par des procédés chimiques.Un bon moyen de prévention aussi est de détruire tout débris de plantes de maïs, pour empêcher la chrysalidntion.Non seulement on lue alors des chenilles, niais tous les oeufs qu’elles laisseraient sur les feuilles si elles parvenaient jamais à l'àgc nubile.— D'où nous vient ce fléau?•— Il est d'origine européenne.Le I pyralc est apparemment entrée aux ! Etats-Unis par l'importation du sor-! gho à balai.j - Voilà une importation qui nous a été fructueuse! — Des Etats-Unis, la pyrale a volé en Ontario et d'Ontario en la province de Quégec.Elle est apparue en Ontario vers 1920 et a accusé sa présence dans la région de Montréal en 1926.— Toute la province en est-elle infestée?— Pratiquement, mais certaines régions plus que d’autres.11 y a des comtés où la pyrale constitue une véritable pesle.Cependant dans le nord du Québec où le temps est moins chaud, elle est encore à peu près absente.— Fait-elle tort aux animaux qui l’avalent avec L maïs?— Ni aux bêtes ni aux humains.Ce n'est pas u nparasite.Quant aux humains, comme ils ne mangent que l’épi, ils la verraient pant d’en détacher les grains, mais elle en est à peu près toujours absente de l’épi, du moins des épis mis sur le marché.Quelle est la dimension de la Hitler confère avec des conseillers BERLIN, lî (I P.A.) — Le Reichsführer a longuement conféré avec des conseillers.On dit que parmi ces conseillers il y avait le chef naziste autrichien Joseph Léopold et M.Wilhelm Keppler, secrétaire d'Etat du Reich, qui s'est rendu en Autriche en avion, hier, et a conféré avec le ministre de l'intérieur Seyss-lnquart.Rome et Berlin ont été constamment en communication hier.Le bruit court que M.Mussolini ne donnerait pos à l'Autriche l'aide qu'il était prêt à lui donner lors de l'assassinat duachancelier Dollfuss.Schuschnigg aurait démissionné (Au moment d'aller sous presse) LONDRES, 11- (S.P.A.) — On mande à des Autrichiens de Londres ce soir que le chancelier von Schuschnigg a démissionné.Ces Au trichiens disent que la nouvelle est vraisemblable.La Passion d'Oberammer-gau en 1940 Rpr]jn# — Le bourgmestre d'O-berrammergati fait savoir que les dates du spectacle de la Passion en 1940 ne sont pas encore fixées mais que les places peuvent être d’ores et déjà retenues.Des arrangements pour le voyage, le logement, etc., sont prévus comme en 1934.Le comité d’organisation se mettra bientôt en rapport avec les bureaux de voyages pour prendre les dispositions nécessaires.Paris avertit Berlin M.l'abbé Ephrem Lafond L’abbé Ephrem Lafond, du diocèse de Sherbrooke, est à l’hôpital Notre-Dame.On nous informe que son était n’est pas grave et que son séjour a l’hôpital sera de courte durée.— Environ un pouce de longueur.| yn grand Congrès médical La chenille est recouverte de pe- ® , \a/- tites soies.Elle est de couleur ro-1 O WleSDOOen sacée: selon la saison au si elle est plutôt blanche avec de petits points noirs.Hier, M.Maltais, a fait une coin- _ munication au congrès des jardi- re à Wiesbaden.niers-maraîchers sur la pyrale, corn- _ .D i munication accompagnée de projee-1 LC R.r.AntOin© DCmora lions.Alfred AYOTTE Berlin.— Du 28 au 31 mars lu Société allemande de médecine générale célébrera son cinquantenai- La diphtérie à Québec Québec, It (DNC).— Une nou vetle épidémie de diphtérie me-nace-t-cllc notre ville?On serait porté à le croire, car depuis le début du mois, soit en l’espace de Noire collaborateur, le R.F.Antoine Bernard, C.S.V., professeur d'histoire acadienne à l’Université de Montréal, est nommé professeur titulaire à la Faculté des Lettres.Un an de prison u,.,,.wu ._______ Roland Bélanger a été ce matin neuf jours, 15 cas de diphtérie ont condamne à un an de prison, aux été rapportés au service municipal travaux forcés, pour recel de nac-d’hygiène.On compte six raorta- tylographes, propriété de la Lom-lités, mais deux des malades dé-1 mission des Ecoles catholiques de cédés avaient etc frappés le mois j Montréal, précédent._ Le médecin municipal intérimaire.le Dr Eugène Bissonnetle.a demandé hier aux représentants des journaux de faire un appel tout spécial aux parents en vue de les inviter à prendre les moyens pour proléger les enfants contre la dipn téric.PARIS, 11 (S.P.C.-Hovoi) — Le France attire l'attention de l'Allemagne sur la gravité de i* situation qui résulte de mouvements d* troupes allemandes près de la frontière autrichienne.Le plébiscite remit à plus tard (Au moment d'aller sous presse) VIENNE, Il (S.P.A.) — La gouvernement annonce qu'd remet è plus tard le plébiscite sur l'indépendance de l'Autriche.On sait que ce plébiscite devait avoir lieu dimanche.La loi de l'Assistance publique Québec.Il (DNCT— M.le Dr Camille Pouliot, député de Gaspé-Sud, a inscrit la motion suivante au feuilleton de la Chambre.Que cette Chambre: — Attendu que la loi actuelle de l’Assistance publique ne s’occupe que des hos-pitalisés; , - Attendu que les municipalités pauvres ne peuvent contribuer à payer cette assistance et qu’/en conséquence elles refusent de signer la carte obligatoire, et que, de ce fait, une foule de malades ne reçoivent pas de soins médicaux; Attendu qu’il n’en coûterait pis plus cher à la province si on amendait la loi en conséquence; Attendu que la plupart des sociétés médicales et des médecins praticiens réclament une modification de notre système d’assistance publique; Exprime l'opinion que le rninis-tère de la Santé soit chargé de présenter un projet de loi d’Assis-tancc publique conforme aux besoins des temps présents.M.Henri Bourasso M.Henri Bourassa, ancien député, ancien directeur du Devoir, leva la croisière du paquebot français Champlain en Méditerranée et en Adriatique.Le paquebot Champlain appareille de New-York au cours de la nuit prochaine.Il fera escale à l’ile Madère, à Gasablanca, à Alger, à Tunis, à Athènes, à Raguse, à Venise, à Messine, à Naples, à Ville-franche et à Marseille.Le procès de Moscou Moscou, 11 (AP) — Le procureur de l’Etat André Vishinsky a réclamé aujourd’hui la peine de mort contre 19 des 21 chefs bolchevistcs qui subissent leur procès sur une accusation de haute trahison.Il n’a requis qu’une condamnation de 25 ans d'emprisonnement contre les deux diplomates Christian Rakov-sky et S.-A.Bessanoff.Il a été particulièrement dur dans son réquisitoire contre l’ancien chef de la police secrète Genrikh Yagoda, Commissaire de la police fédérale Grande-Bretagne et Allemagne Londres.11 (SPA) — Le minis tre des affaires étrangères de l’Allemagne, M.Joachim von Ribhen-trop, termine le séjour à Londres Ottawa.11.(D.N.C.) — Le colonel S.-T.Wood vient d'être nomine commissaire de la gendarmerie royale, succédant à feu sir James MacBrien.___ Le congrès international du pétrole à Berlin ffcfljn._Le conseil permanent du congrès international du pétio que motivait hi présentation de ses le.qui vient de sc réunir à Paris n q( t niui >»>¦ i ________mm r 3e congres intrrna- Icüres de ,v,l,v, .rappel de l’ambassade décidé que le 3c congres intrrna-d’Allcmagne.On croit que les en- Honal aurait heu en juin 1.140 .i trcHcns f f t'iNtiatti au lottèss 'Aar M .! e* A*- A¦ y * a»-y a takt 1, Opéra de DonUcUt sera chanté lo samedi, 12, au Metropolitan — Nicolas Massue dans le réle d'Arturo Lllv Pona tiendra le premier rôle de l'opéra de Donl/eUI, Lucie de Lammermoor, que diffusera Radio-Canada, la-préa-midl du .samedi.12, de la scène du Metropolitan.C'est dan» ca rôle que Llly Pon» débuta au Metropolitan, 11 y a huit ans.Elle était en tournée dan» la province française lorsqu'un Imprésario qui recrutait de nouveaux talents pour la grande «cène lyrique de New-York l'entendit et lui fit signer une formule d'engagement.Elle chant* pour la première fois au Metropolitan en Janvier 1931 et dé* lora, obtint k la scène et au cinéma des succès de plus en plu» grandissant*.A se.» côté*, dan» les principaux rôles *e trouveront Frederick Jaegél, Carlo Mo-rellt, Evto Finit* et notre compatriote, Nicolas Massue.Gannaro Papt sera au pupitre de chef d'orchestre.Les rôles ont été distribués ainsi: Lucie.Llly Pons, soprano; Alisa, Thelma Vo-ttpka, aoprsno: Edgardo, Frederick Jac-gel.ténor: Lord Enrico Ashton, Carlo Morellt.baryton, Ratmondo.Ezlo Pin vu.basse: Arturô, Nicolas Masque, ténor, Not-manno, Giordano Paltrtnterl, ténor.La science pour tous L* Dr Jean-Louis Tremblay, de la Faculté de* sciences de l'Université Laval, parlera le samedi, 12, aux postes du secteur français de Radio-Canada, des problèmes de la nutrition.Heure d'émission: 7 h.30 du soir.La Science pour tous, — c'est la rubrique de cette tribune.— «'adresse à tou* ceux qui s'intéressent au mouvement scientifique cher, nous, aux recherche# des laboratoires.Les causeries de M.Maurice Hebert Dsns sa prochaine chronique aur les lettres au Canada français, celle du samedi, 12.A 7 h.45.aux postes du secteur françaia de Radlo-Canads.M Maurice Hébert, de la Société Royale, parle-a de quelque* Instruments csnadlsns-fran-ç*l», de travail de correction et de précision de notre langage La semaine suivante.M.Hébert parlera du livre d# lord Twecdsmulr, Augustus Caesar.Zhavtz dirigera le concert , symphonique du samedi, 12 Caria» Chavez, l'un de» artistes le# pin» célébré# au Mexique, succédera A Toeca-nlnl au pupitre de cher d’orchestre de la National Broadcasting Company.Il dirigea le concert du samedi, 12.Le* postés de Radio-Canada en feront le relais.Heure d'émission: de 10 h.A 11 h et demie du aolr.Le poste CBF toutefois na commencera A tllffuaar ce concert qu A 10 h.30.Carlo» Chavez eat dé JA très connu aux Ktsta-Unls II a dirigé plusieurs concerns symphonique* A New-York, A Philadelphie.A Boston.A Cleveland.A Pittsburg, etc.H est né A Mexico, en 1899 et II appartient A un* famille qui a Joué un rôle de premier plan dam le» affaires mexicaine*, il a débuté commé pianiste.A dix-neuf an*.— ».U avait déjA composé une aymphonle.En après-midi cette émlaMon aéra relayée pat 1928.u devenait directeur du Con«rva- le poete CKAC A partir dé 2 h.15.c s"-as: t** aniiliai _» LAsrvtkTttBaa.Sévif- , Saxycmcscas Av vt.-s* ‘a pree&s£ft* Sa *.?dam cerii excrcC maM -sig .n » « de forés» «uw-j***.s !-*¦« ouvrent .s'il» »>¦*•* -» î* :it .3- ac pi» a CFCF.Se î h.4i a î h.LJ, diaaaUx» acar.le 13 couraat- On a tmagvné.au Pw.-*.q-»î Canad'/éA it fa.:« radiodiffuser in paagraiBue fiaar.-.;-Bcem d'un d» nombrr-'k Trais» T-mènent ver» Montré-*-., le dnaaséüe er * le*, milliers de skieur» qui MqwRii«st :«* plus populaire» «talloni h.vema.ea du Nord, de Piedmuot a Sainte-Agalb* Jean Rameau - 1683-1764 — dont le» Maître» de la musique nom parleront, 1» dimanche.13, A 8 h du sôlr.- est l’un des grands noms de l'histoire de la musique en France 11 a apporté S l'opéra une orchestration pins abondante, a 1» science de l'harmonie, des règles mieux définie», k la musique française, des Idées nouvelles.Ce n'ert que tard qu'il commença A écrire pour la scène."J'at suivi le spectacle depuis ràge de douse ana.ècrlvalt-ll.Je n'at travaillé pour l'opéra qu'A cinquante an», encore ne m'en eroyals-Je pas capable.J'ai hasardé, J'ai eu du bonhntu J'ai continué".Dans sa soixante-dix-huitième année, 11 composait encore 8m principales oeuvres sont "Hlppoll t* et Arlele".les "Indes Galantes", "Castor et Pollux", etc Chef d'orchestre, Eugène Chartier, directeur artistique: Jacques Auger; metteur’au micro; Lucien Thérlault.L'Heure musicale du dimanche.13 Les partes de Rartlo-Csnada.A l'exception de CBF.diffuseront le dimanche, 13.l'Heure musicale.L'orchestre que dirige Geoffrey Wad-dtngton «~ quarante Instrumentistes — Jouera de» oeuvres de Weber, de Clou-nod.de 8:bellus et de Wagner.Les planistes Scott Mslcoim et Reginald Ooddfn Joueront en duo de* oeuvres de Bach, de Salnt-Saèna et de Manuel de Falla Voici le programme de ce concert.Ouverture de l'opéra Der FreUchutz.de Weber, l'oreheetre Le Carnaval de» animaux, de Salnt.Baèus: les planistes Malcolm et Godden.Ballet, de Faust, de Uounod.l'orchestre.Valse trial*, de Sibelius, l'orchestre Air: A sheep may safely graze, de Bach, et La Danse du feu.de Da Fall*, le* pianist*» Malcolm et Godrten, Vorsplel.de- Maîtres-Chanteur».de Wagner; l'orchestre.Les oeuvres du poète Nelligan Au cours de 1» deml-héure poétique du dimanche 13, A 10 heures du soir, aux Poster, du secteur freneal* de Radin-Canada, on lira des poème* d'Emile Nelligan Le» artlatea devant prendre pert k ce i programme «ont Mlle Estelle Miuffett.M.Guy Mautfette.animateur de r-i audition.Mlle Mnrlelle Provost, violoniste, M.Alfred Mtgnault.planiste, et M ’ André Vemtat, violoncelliste.Cette émission est dlffuré* aou* la ru-brique: La Jeune poésie canadienne".Lieder Allan Burt, barvton.chantera le dimanche, 13, A 11 h.13 du voir, k U*.dlo-Canad*.des mélodies de Schubert, de Fraits et ds Richard Straua*.Au piano.Léo.Ho: Morin.Cadmon, soliste et Boris Morrow Charléa WakefUtd Cadman.le compositeur amérlé.vin.sera le loltr.te du Quatuor A cordn» Boris Morrow, dimanche ««St.muntquer du tra.n en «narclee avec >* poste* émetteur* CFCF et CFCX qui k leur tour, rtiffu-eront 1* p-og-*mm» sur let ondes ordinaires.Sommaire N.B — l«a lettre* NBC * 1» * d»» émisatons.aignifiant: Nattooa! Broadcasting Company tréseau américain): le* lettre» CBS (ou WABC1 signifient: Columbia Broadcasting System iréæau américain!, VENDREDI, II MURS CBF — 91* kilocycle» — Ï29.7 métra» 5,00 Radio-Journal ét Intermède 5.15 La chronique parlée sur les programmes de 3* soirée et le disque pour tous.5.30 1 es chanson» de Jean-Paul Prud'homme.5.45 Ootra de ta hours® de Montréal, « oo Le» beaux disques.6.30 Heure Golden Journeys, sou» la dlr.de Roland Todd.7 00 Eau de Vichy Suprême.7.15 Mon oncle.7.30 Heure — Causerie du maire Hay-nxiilt, au sujet du Congrès eucharistique.7.45 Creagh Mntheus.ténor.8 00 Ici, l'on chante, avec Marthe La- pointe.soprano, et un orch.sous la dlr.de Gilbert Darlsse.8.30 Fémlua, aous la dlr.de Mme Cas-grain.9 00 Heure — Waltz Time, avec Frank Munn, ténor, le choçur Manhattan et un orch.aous la dlr, d'Abe Lyman.9.30 Orch.symphonique Bamberger.10 00 Radio-ftièAtre.sous la dlr.d'Eddy Beaudry.10.30 Bonlour, Paris, bonsoir, avec Jeanne Maubourg.Lucienne Delval.Henri T.ctondal, André Treleh.José Dc-laquerrlère et Torch.d'André Du-neux.11 00 Heure — Rsdlo-Journal.11 15 Orch.Williams, 11.30 Orch.Held! 17 00 orch.Ravarra.12 30 Oicll.Breeze.CBM — 286 meucs — 1050 kilocycle* 4 oo concert disques.4.30 Ruah Hughes, commentaires aur le% fsiu du Jour 443 Lira's Like That, canaerl» du Dr E.c.Websirr 5 00 I mek Tracy.5.15 Itadlo-Joumnl en anglais et la rhro-nlque parlé* aur le» programmes de la soirée.3 30 Kathleen liai ri», planiste.5 45 Cities de la iKinra* da Montréal.8 00 Heur* — Jarr In England 8.15 Choeur de l'université Lehigh.8.30 Golden Jrmrneya.aous la dtr.de Roland Todd 7.00 Amo» sud Andy.7,13 The Hncliey B«:h- < t g» to the m’jale hall.ï.lïtC’.»-* a or'jt” vagabond*, avec le T- L?¦ v .» *t un orchestra sous .t .’tetis» d Ailin Mclver.t ut 1 > -» a; Roth et son orchestre ’> X ; un to Theatre, aous la direction t A ‘i ThUtr.•» L4rr»»aaa.aaae»aaaaa^am ment de vertu, oit bien n’en pouvait-on traduire bourgeoisement les effets par “miracle d’une belle façon”?Je comprends que tant de détails seraient puérils, si, mosaïques dans le chef-d’oeuvre d’une vie toute en exemples, ils n’en burinaient à jamais le trait marquant: celui de la charité, charité d’ailleurs d’une qualité très fine et qui n’excluait ni la mesure ni la psychologie.La série des visites dura uisqii a cinq heures, alors qu’au retour ce fut encore autre chose en beauté; car madame Tessier, esprit averti et coeur assoiffé, pratiquait un cumul de bienveillances nuancées dont les “High Tone” recevaient aussi le bienfait.Cette fois nous arrêtons chez Mgr Laflamrne.Mon amie (avec les adorables bafouilje-ments dont elle tentait parfois d’a-i nienuiser ses mérites les plus formels) m’avait fourni des explications sommaires.Il s'agissait de demander l'accès a un banc libre auprès de la chaire, pour quelqu'un chez qui, de concert avec le colonel Desrosiers, elle tente un retour spirituel.VA il fallait entendre sa plaidoirie pour masquer les déficiences.“Vous savez c'est un bon sujet, un très bon sujet.mais la vie ne lui a pas offert de chances bien efficaces.sa mère l’a un peu néglige”’ Et naturellement elle donnait à celle-là l'excuse d’une santé débile et ceci et cela.si bien qu’à la fin et pour cette fois encore, c’est elle-même qui semblait redevable à qui voulait bien se laisser épauler dans son redressement moral.Que de mèches fumantes celle-là a dû raviver! Je n'ai garde d'affirmer que le prolégé eût sa place de choix dans la Basilique, et que malgré sa surdité commençante, il put entendre la honne parole à la neuvaine alors en cours.Dois-je maintenant céder à la tentation do compléter ce beau conte en rapportant la conversation que J’eus un jour en pleine fête mondaine — avec M.Desrosiers, au sujet le cette ancienne collaboration d’âmes de même niveau, bien faites pour se reconnaître et s’associer.A la première allusion il me dit: “Comment, vous savez ça?— et un peu hésitant — alors vous serez contente d’apprendre la fin chrétienne qui vient de couronner des efforts si délicatement soutenus’’.Sur sa figure brillait la petite flamme sacrée qui illumine, malgré la dissimulation de l’humilité, les veux des prosélythes vainqueurs.Si M, Desrosiers me trouve indiscrète, je confesse, mais avec peu de repentir, l’impair que j’ai pu eom-niet're.étant de ceux qui .soulagent.Aussi bien suis-je tentée de récidiver à froid en lui appliquant à lui et à mon amie, comme à deux monuments de bienfaisances, le jugement sans littérature d’un vieux curé, qui avec des moyens d’émotion frustes, bougonnait sur le ton d’un justicier: “Les mérites du bon monde, à la fin il faut toujours ben que ça sorte”.Bien sûr, il faut que ça sorte, et que dans une époque de haineuses revendications soient non seulement connues, mais étalées les immolations des bons riches.“Il ne fut de femme plus aimée, et qui nous manquera plus”.Nous le saurons, nous, du petit ouvroir où depuis plus de vingt ans nous fut accordé le privilège de son intimité profonde, et où, assidue, elle cousait humblement le lange ou la chemise qui en fin d'après-midi devaient grossir le las.Son esprit original et sagace, aussi éloigné du banal que de 'a pusillanimité, nous y valut des choix de lectures hautement intéressantes, car celle-là eût-elle atteint à la lettre de l’enseignement, elle eût sûrement été professeur de normes.Aussi pour nous toutes, quel serrement de coeur si de nouveau réunies en son salon, nous allions y rechercher son om-j bre gracieuse.Ce salon, qui le fut au sens le plus raffiné, a reflété toutes scs attitudes, celle du jour élégant — La simplicité fait le charma du tailleur et avec quelle distinction.— celle de l’amie.de la confidente.celle de la prosélyte; enfin celle de la femme d’oeuvres, alors que présidant aux comités de sa cherc goutte de lait, elle y départageait avec le sens délié qui lui était propre tous tes courants d’opinions, prompte à en assimiler les avantages aussi bien qu'à en éviter Jcs heurts.De ce salon les arrangements ne pouvaient que trahir ses goûts d'art, de meme que l’empreinte monacale de sa chambre laissait deviner malgré la pudeur qu'elle eût de ne pas le clamer, un idéal de sommets.Sur ces lieux vénérés tombera maintenant le respect du silence: mais, privée d'humaine maternité, cette femme exceptionnelle aura-t-elle ainsi éparpillé son coeur en vain?Ou n arrivera-t-il pas que dans *m jaillissement de justice spontané, partout le souvenir précieux de son image fasse encore école et apostolat?Alix.-A.CHALOULT Québec, le 10 mars 1938.Tirage Tirage d’un coffre contenant 81 morceaux d’un trousseau de jeune fille.10 sous le billet, 3 billets pour 25 sous ou fl.00 le livret.Tirage au môis de juin.Adressez pour demandes de livrets à Soeur Ste-Marie de l’Annonciation- Ecole supérieure des Arts et Mi tiers, 3701 rue De Bullion (Congrégation de Notre-Dame).Service anniversaire de Mère Ste-Anne-Marie A L’INSTITUT PEDAGOGIQUE Demain matin, à 9 heures, un service funèbre sera chanté pour le repos de l’âme de Mère Sainte-Anne-Marie.fondatrice et directrice du collège Marguerile-Bourgeovs et de l'Institut pedagogique.Toutes les élèves et tous les professeurs, anciens et actuels, sont priés d'y assister.Les conférenres de MM.les abbés Forget et Filion sont remises au samedi 26 mars, et les cours pour les classes spéciales qui devaient avoir lieu le 26 mars, seront donnés le samedi 2 avril.Les curiosités du calendrier Aucun siècle ne peul commencer un mercredi, un vendredi ou un dimanche.Le mois d’octobre commence toujours le même jour de la semaine que le mois de janvier, avril le même jour que juillet,et décembre le même jour que septembre.Février, mars et novembre commencent le même jour de la semaine.Mai, juin et août débutent, au contraire, a des jours différents les uns des autres.Ces règles ne s’appliquent pas aux années bissextiles.L’année ordinaire commence et se termine toujours le même jour.Le même calendrier peut servir tous les vingt-huit ans.Retraites fermées aux Trois-Rivières Voici les dates des retraites fermées qui seront prèchées au Couvent de Marie Réparatrice, 865, St-Charles, les Trois-Rivières: Du 17 au 20 mars: jeunes filles; du 21 au 24 mars: dames; du 28 au 31 mars: jeunes filles; du 6 au 9 avril: dames; du 21 au 24 avril: jeunes filles.A l'Institut pédagogique Samedi à 2 h.et à 3 h.de l’après-midi, le R.P.Girouard, S.J.parlera de la formation pratique des dirigeantes d’A.G., aux élèves de l’Ecole d’Aetion sociale.Les éduca-trices religieuses et laïques sont spécialement invitées à y assister.Entrée libre, 4378, ave AVestmount.—— — ¦«*• I ^ —.—- Croquis haïtiens Tel est le titre de la conférence que fera le R.F.Marie-Viotorin, de 1 Université de Montréal, à la prochaine réunion de la Société d’Etu-de et Conférences, mardi, le 15 mars, à 3 h.30 à l’hôtel Windsor.Cette conférence sera accompagnée de projections.Faits et glanes LE SPORT ET L’ESPRIT Au XXXIVe Congrès eucharistique international de Budapest, M y aura une assemblée des jeunesses à laquelle, sur la demande de la Commission générale du Congrès, prendra la parole François Csilf, jeune sportif hongrois, un des champions de natation (les Jeux olympiques de 1936.Depuis des années, François Csik a remporté des victoires tant en Hongrie qu’à l’étranger.Il est trefisième nageur du monde sur 100 mètres, rhampion olympique de 1936, champion d’Europe et vainqueur du Grand Prix de Paris 1934.C’est un tout jeune homme, chef Scout.Le titre de sa conférence sera: “L’Eucharistie comme moyen d’éducation des hommes”.Voilà donc un exemple que le sport bien compris n’empêcne pas d être un penseur, et un penseur catholique encore! POINTS OU POINGS On lit dans Je.suis partout: Comme on citait devant un sénateur un article publié dans un journal du soir par M.Paul-Boncour, dans lequel l’ancien président du Conseil assurait que."dans la lutte engagée entre les dictatures et les démocraties, celles-ci étaient en train de marquer des points”, il partit à rire et demanda: Comment ccril-il point?Avec un t ou avec un g?Car il apparaît que ee sont surtout des poings sur la.figure que les démocraties reçoivent en ee moment.UN CONNAISSEUR Au cours d’une conference féministe de Me Jacqueline Bertillon, un approbateur se lève pour appuyer la thèse de l’oratrice.Il affirme avec vigueur que la femme résiste mieux à la douleur que l’homme.— Merci, docteur! lui crie, dans un sourire, la confércnrière.— Non, pas docteur, bottier! rectifie l’interrupteur.GESTE D’EVEQUE Outre les aumônes publiques, qui de règle consumaient tout Je revenu de l’évêché tous les ans, M.de Loislin (1636-1706) qui fut évêque d Orléans, en faisait quantité d’autres, qu il cachait avec grand soin.Entre celles-là, il donnait quatre cents livres de pension à un pauvre gentilhomme ruiné qui n’avait ni femme ni enfants, et ce gentilhomme était presque toujours à sa table tant qu’il était à Orléans.t n matin les gens de l’évêque trouvèrent deux fortes pièces d’argenterie de sa chambre disparues, et un d’eux s’était aperçu que ce gentilhomme avait beaucoup tourné là autour.Ils dirent leur soupçon à leur maître, qui ne le put croire, niais qui s’en douta sur ce que ce gentilhomme ne parut plus.Au bout de quelques Jours, il l’envoya guérir, et tête à tête il lui fit avouer qu’il était le coupable.Alors M.cj’Orléans lui dit qu’il fallait qu’il sc fût trouvé étrangement pressé pour commettre une action de rette nature, et qu’il avait grand sujet de se plaindre de son peu de confiance de ne lui avoir pas découvert son besoin.Il tira vingt louis de sa poche, qu’il lui donna, le pria de venir manger chez lui à son ordinaire, et surtout d’oublier, comme il le faisait, ce qu’il ne devait jamais répéter, il défendit bien à ses gens de parler de leur soupçon, et l’on n’apprit ce trait que par le gentilhomme même, pénétré de confusion et de reconnaissance.Mots d'enfants On demandait en classe à une foute petite ce que c’est que les animaux nuisibles.El la toute petite, interloquée d entendre poser une question aussi simple: oh! Mademoiselle.Mais ce sont les animaux qui sortent la nuit.Ÿ * * Edith (7 ans) a été souffrante et le médecin a prescrit de l’eau minérale.Quelques jours après, en classe, la maîtresse demande: ~~ Qu’est-ce que l’eau bénite?Joule fière, Edith se lève et répond : - Lean bénite, c’est l’eau minérale des petits anges! * * * EN PROMENADE La famille termine sa promenade, il fait presque nuit, quelques étoiles scintillent au eiel.Toto réfléchit, silencieux.Puis, tout à coup: Papa, c’est le lion Dieu qui allume les étoiles, n’est-ce pas?— Oui, mon chéri.Ah ! oui.Et désignant un ver luisant dans l’herbe sombre: - Regarde, il a laissé tomber son allumette.Si vous voyagez.c4rest«s-vou« au SERVICE DES VOYAGES, LE "DEVOIR".Billet» émit pour tout les pays au tarif det compagnie* de paquebots, chemins de fer.autobut.zutsi hotels, assurance* bagages et accidents, chèques de voyages, passeports etc.Téléphones: BEIalr 3361* ~Ik Feuilleton du "Devoir” Le Monsieur d’à côté If par Andrée VERTIOL^I 18.(Suite) “O ironie du sort! e’est pour me .complaire que ma bonne tante cédant aux sollicitations de notre voisin, Lérigeois, prétendant officieux de Fiamniette.a fait installer un poste de T.S.F., tu m'entends 'bien?“Je le fuis, comme tu penses, le plus souvent que je peux! Certain soir, cependant, je dois demeurer rt entendre, par politesse pour ma tante qui a fait ça pour moi et pour complaire à la petite, naïvement heureuse de relie porte ouverte sur un monde ihronnu dont elle rêve.“Dieu merci, nous avons esquivé la lumière électrique.Ayant été consulté, j’ai crié: non! mille fois non! comblant ainsi tes voeux secrets de la chère femme, et c’est la douce lueur de nos vieilles lampes qui éclaire nos yeux lorsque, la nuit venue, les étoiles illuminées, le premier croissant de lune monté au ciel, nous regagnons le vaste salon un peu frais qui sent le melon, les pommes et le moisi.“As-tu remarqué comme les salons de campagne sentent bon?Ces odeurs évoquent tellement mon enfance et j'ai été attendri de les retrouver.“Une ombre au tableau.“Je n'ai jamais revu l'étrange personne qui a nom Sabine, grâce à qui je suis arrivé ici sain et sauf,! et que, je ne sais pourquoi, j'avais I imaginée familière du château.“Elle y venait ’beaucoup plus souvent avant mon arrivée, parait-il?"Ce qui est crispant, c'est qu’elle et une amie sont campées tout près de nous, et que, par discrétion, on se fuit de part et d’autre.“Je dis bien: campées, rcs dames ayant trouve original de vivre sous la tente lorsqu'elles ne sont pas dans leur roulotte; si j'ai bien compris, Mlle Sabine, fille d’un historien connu, a onsarré scs vacances à une étrangère, son amie Vie pension.Cette riche Suédoise, atteinte profondément par une.catastrophe familiale, cherche à tromper sa douleur en parcourant le monde au moyen de procédés originaux: escortée d’un ménage de serviteurs dévoués (le grand escogriffe signalé plus haut est son uiisinier).Elle prend ses repas le jour, sous la tente, et dort la nuit dans une roulotte épatante, prétend Fiamniette qui a l’admiration facile.“En ce moment celte dame et son amie, ayant découvert un site idéal sur un terrain appartenant à ma tante, ont décidé d’y faire halte pendant un certain temps; d’où proximité facile, aimable voisinage, rapports sympathiques entre le château et la roulotte; la petite et même notre châtelaine me louent ces dames avec un enthousiasme.“Moi, je me méfie, mais à force d’en entendre parler, elles m’intéressent quand même.“Je me suis surpris rôdant autour de feur clan; j’iii entrevu des ombres, des nymphes, errant silencieuses, légères, entre des vieux chênes et des pierres druidiques.“Bien entendu, je ne me suis pas montré, la discrétion dont elles donnent l’exemple me faisant un devoir de les imiter! Mais.Voilà ma lettre interrompue!.devine par qui?le hasard n’en fait pas d'autres!.” “Je reprends donc mon récit ce soir avant que le sommeil vienne clore mes paupières.“Tu le devines, re ne pouvait être que Mlle Sabine rapportant à ma tante des livres que cclle-el lui avait prêtés et venant en quérir d'au- tres; elle s’est trouvée en face de ton serviteur en train de te parler d’elle.“ -Le voilà justement! s'est écrié cette étourdie de Fiamniette qui suivait sur ses talons.“Cette constatation, tout au moins inopportune, trop flatteuse pour moi, eu» le don de mettre un peu de fard aux joues de la druidesse que je trouvai infiniment plus séduisante que l’autre jour, dans son tailleur classique.“Vêtue d’étoffes blanches aériennes, coiffée d’une capeline de paille légère, ses cheveux roux s’enroulant en volutes autour de son cou dégagé, elle me parut délicieuse; avec cela si simple, écoutant avec un petit sourire ironique mes remerciements réitérés, à l’aise comme si nous étions de vieux amis; toutes mes préventions tombèrent devant tant de bonne grâce."Ma tante lui ayant reproché de s’être fait plus lointaine depuis mon arrivée au château, Fiammette déclara que, comme je lui devais certes une visite, ne me voyant pas venir, Mlle Sabine boudait.«—C'est tout à fait cela, répon- dit la jeune fille eu riant.Fiammette est douée d’une psychologie indiscutable! Hé bien, maintenant que ma mauvaise humeur est passée, faisons la paix, et réparons le temps perdu.“Pour commencer, elle acrepta de prendre le thé avec nous; j'admirai sa simplicité enjouée, qui démentait parfois une subite froideur empreinte de mélancolie.“Elle parla de son amie avec une tendre pitié, elle déplora ne j»as pouvoir la décider à venir quelquefois au château où l'accueil de, la châtelaine lui serait une distraction heureuse.“Cette Sabine, qui est à tout prendre une femme charmante, possède incontestablement une âme dévouée, son évidente tendance est de secourir ceux qui sont dans la peine.“Un exemple: “Comme j'exprimais, au cours de la conversation, mon désir de faire venir ici mon meilleur ami, le peintre Génevrier, grand amateur de beaux sites, je déplorais en même temps l’absence d'hôtel ou de mai- son de famille en ees lieux enchanteurs que le tourisme ne me semblait pas avoir encore exploités.Ma tante alors se fâcha, déclarant que c’était bien mieux ainsi et que mes prétentions étaient absurdes.offensantes, car les amis de son neveu avaient leur demeure indiquée sous son toit.“Mais je te connais, vieux! je sais ton amour de la liberté, l’excès do les scrupules, ta délicatesse raf-tinee! jai exprimé à la chère femme tna gratitude profonde, et Pim-l’o^iliilité de son projet, alors Mlle Dalveyre est intervenue."—Je crois que j’ai votre affaire, monsieur, m’a-t-elle dit, de sa belle voix grave et persuasive.Une de mes proches parentes, très fatiguée, ayant besoin d’air pur et de repos absolu, cherchait la même chose que votre ami.Le ha*ard m « fait découvrir qu’à Saint-Léonard-le-Haut, chez le propriétaire d’un hameau qui se compose d une église, d’un cimetière, de deux maisons., (A suivre) oumsl «st imprime au no 430 ru* Dam» est.a Montreal, par l'Impri-Populaire (à reuponsatilliU limite*K » proprietaire - Oeorgta PMlttl**. LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 11 MARS 1938 VOLUME XXIX — No 58 A L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE “Je n’aspire nullement à devenir chef du parti libéral” (M.Bouchard) M.Duplessis fait l'éloge de M.Bouchard comme chef de l'opposition — M.Bouchard et l'Action libérale nationale — Les recherches scientifiques- La province de Québec et les taux ferroviaires ’ DEUX SEANCES PAR JOUR A PARTIR DE LA SEMAINE PROCHAINE Dè* le début de It séance, de la Chambre, hier après-midi, on commence l’étude des subsides.On vote sans discussion $300,000 pour le service d’arpentage; $450,000 pour le service forestier.Puis l’on dispeu sur le subside de ‘ dnière de Ber-,.uvputé du comté, diminue la somme cute quelque peu sur le su 935.000 pour la pépinière thier.M.Bastien, député d imll ’ÏS >roteste qu’on habituelle.M.Duplessis rappelle regime, on a laissé dilapider la forêt, puis, le mal fait, on a tenté de le réparer en faisant semer des graines de conifères par des avions.Ce fut un insuccès marqué.On s’avisa alors de créer la pépinière de Berthier.Le principe de cette initiative était bon.Malheureusement, comme pour tout ce que l’ancien régime a touché, jes abus n’ont pas tardé à se produire et, au lieu de faire pousser des arbres, on s’est servi de la pépinière pour faire pousser des votes.Nous avons fait une enquête et nous avons constaté du gaspillage, et notamment que le député de Berthier gonflait la liste de paie de noms d’électeurs.Or nous ne sommes pas ici pour faire les affaires «lu député de Berthier, mais pour celles de la province.Nous avons constaté que $35,000 constituaient un subside suffisant.M.Bastien répond que les avancés de M.Duplessis restent à prouver.Le gouvernement devrait non pas diminuer les subsides, mais les augmenter pour cette oeuvre indispensable.M.Duplessis demande au députe d’être logique.I! affirme que la province est ruinée, puis il demande au gouvernement d’augmenter ses dépenses.On adopte l’item, puis on vote $22,900 pour le service d’anthropologie; $19,900 pour le cadastre; $250 pour la Société de Géographie de Québec; $7,100 pour les affaires municipales; $20,000 pour le service des renseignements commerciaux.Les patates de Nominigue sujet, M.L e Rouville, A ce sujet, M.Laurent Barré, député de Rouville, signale certaines situations pour le moins étranges.On m’a affirmé, dit-il, que les producteurs de pommes de terre de No-miningue paient aussi cher pour envoyer leurs produits à Montréal que ceux du Nouveau-Brunswick et que le coût d’expédition de certaines marchandises, de Toronto à Montréal, est moins élevé que de Montréal à Toronto.Si la chose est /raie, il y a quelque chose qui ne /a pas quelque part, et je crois que e gouvernement de Québec serait sien inspiré de constituer un office pour défendre les intérêts québé-co:s quant aux taux ferroviaires.M.Joseph Bilodeau dit qu’il a décidé de s’attacher un spécialiste en la matière.Cet employé a déjà fait des études approfondies sur la question.Crise ferroviaire autres provinces.Les deux gouvernements se sont trompés en poussant outre mesure à la concurrence ferroviaire, par des constructions qui dépassaient la mesure de nos moyens et de notre développement.On a sacrifié l’est à l’ouest et la Commission des chemins de fer a établi des taux spéciaux pour l’Ouest du pays.Nous sommes bien prêts à aider l’Ouest, mais nous ne voulons pas être sacrifiés pour celle parlie du pays.On a établi des taux de faveur pour la Colombie canadienne et les Provinces Maritimes, au point que Québec et Montréal se trouvent en état d’infériorité et cela avec notre argent.L’heure est arrivée où tous les gens de Québec doivent se donner la main pour réparer le mal causé à la province et qui peut menacer l’équilibre confédératif.Le gouvernement de Québec sera heureux de collaborer avec tous.Les recherches On vote ensuite $11,300 pour le bureau de recherches économiques, puis $29,000 pour le bureau des recherches scientifiques.M.Bilodeau explique que ce bureau fait le relevé de nos ressources naturelles.11 a été organisé par M.Esdras Minville qui s’esl adjoint M.Paul Riou.Au lieu de donner des octrois à telle ou telle industrie, le département leur fournit un service de renseignements et d’exper-lise de tout premier ordre, ce qui est plus logique et efficace.M, Duplessis déclare qu’il y a toute une phalange de compétences qui ont mis leurs talents au service de la province et que bon nombre de jeunes gens ont trouvé de l’emploi.M.Bilodeau a réorganisé pour sa part le service des affaires municipales et il a droit pour tout ce travail excellent de recevoir les félicitations de la Chambre et de t opposition en particulier.M.Onésime Gagnon declare que ce conseil de recherches a donne de bons résultats, par exemple pour la pêche au saumon sur laquelle une enquête a été.conduite par des experts mis à la disposition du gouvernement par M.Bilodeau.M.Bouchard dit ciu’il serait bien intéressant d’avoir un rapport des recherches scientifiques.Il importe de connaître le résultat de ces recherches.Par exemple, on pourrait faire des recherches sur les routes et ce qui entre dans leur fabrication.Car le gouvernement de l’Union Nationale a beau faire des merveilles, il y aura encore du froid en notre province et le ministre de la Voirie viendra encore demander des crédits parce que le froid aura brisé des chemins, ht puis, le gouvernement, qui confie des contrats d’impression au même taux que l’ancien régime, pour-rail faire imprimer ses rapports.De cette façon nous, de la province de Québec, n’aurions pas l’air d’un conseil de comté de rang double, quand les autres pays et les autres provinces nous demandent nos rapports.de l’opposition.Je lui demande de ( l’intérêt qu’il porte à son comté, s’unir autour du brillant jeune hom-1 N’eût été son dévouement, les élec-î me qui est son chef! (rires) | leurs de Hull n’auraient pu bénéfi- cier aussi viie des avantages que Il n'aspire pas à remplacer comporte la loi.Aussi a-t-il droit Kà./-je » a toutes nos congratulations (uppl).M.bodoour ! j a ]0j est ensuite adoptée en 3e M.Bouchard - Je tiens à préve- i lecture, à l’unanimité, nir le gouvernement que je n’as- j pire nullement à devenir chef du < • ous ies jours parti libéral.Nous sommes des plus | satisfaits du chef actuel du parti i M.Duplessis.— Nous allons en-et ù moins mi’il ne démissionne.| core ajourner cette semaine a niar-iJ restera à ce poste jusqu’à ce qu’il ;
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