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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 16 mars 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-03-16, Collections de BAnQ.

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VOLUME XXIX — No 62 Montréal, mercredi 16 mare 193S REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEIair 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Diractaiir-gérant : Georges PELLETIER V -A.TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR U POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 K.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 ’Italie n’était pas engagée, É Mussolini, à garantir l’indépendance de l’Autriche Bravo ! confrères La campagne de la presse franco-américaine-Ce qui la justifie- Le réveil français qui se manifeste d'un bout à l'autre du continent Bravo! confrères.Nous annoncions l'autre jour qu’une grande campagne le propagande en faveur de la presse franco-américaine Hait se déclencher en Nouvelle-Angleterre.Les nouvelles |ue nous recevons ces jours-ci nous assurent que cette ampagne sera menée avec une méthode, avec une énergie emarquables.Non seulement la semaine du 1er au 8 mai era spécifiquement consacrée à la propagande, mais d'ici à des assemblées publiques se tiendront dans toutes les ’iiles qui possèdent une population de langue française juelque peu importante.Dans ces réunions, dans les articles qui les appuieront, i s’efforcera de familiariser le public avec les thèmes ssentiels de la propagande.Chose plus importante encore peut-être, dans les écoles es concours portant sur le même sujet et qui seront ouronnés d'importantes récompenses seront pareillement istitués.Ainsi la jeunesse apprendra-t-elle à mieux comprendre t donc à mieux aimer cette oeuvre.On est assuré que tous, et dans tous les milieux, vou-ront mettre la main à la pâte.Cette grande campagne se terminera, si nos renseigne-icnts sont exacts, à Boston, où se réuniraient dans une ?prême manifestation des délégués de toute la Nouvelle-tngleterre.Ÿ ¥ * Entre toutes les entreprises de propagande franco-amé-icaines, celle-ci est assurément l’une des plus considéra-les, l’une de celles qui méritent la plus vive attention et a plus profonde sympathie.Car, il en faut toujours revenir à quelques points essen-tels.On ne saurait presque surestimer l’influence de la ressc.Là-dessus tous ceux qui ont pris la peine d’obser-er sont d'accord.On a bien des fois rappelé le mot du Juif Crémicux: Lt/oni la preste et, avec elle, nous aurons tout le reste., t il ne semble pas que ses coreligionnaires aient jamais erdu de vue ce' conseil.A l’extrême opposé, nous avons u tous les Papes de ces derniers temps insister sur l im-ortar.ee des oeuvres de presse.Tous les hommes d’action sont sur ce point du même kis.Et quand un grand apôtre de chez nous a déclaré: [a presse c'est l'oeuvre qui accote toutes les oeuvres, il e faisait que traduire la pensée — et la pratique — de >us ceux qui ont à manier l’opinion.¥ ¥ ¥ Dans un pays comme les Etats-Unis, ou comme les rovinccs mixtes du Canada, l’existence d’une forte cesse catholique et française se justifie par toutes les rai-ms qu’on peut invoquer ailleurs, et par quelques-unes ni se rattachent particulièrement au milieu.La plupart des gens y lisant l’anglais absorbent quoti-iennement — ,ct presque forcément — des articles, des ouvelles qui s’inspirent d’un esprit agnostique, indiffé- rent ou matérialiste.Raison de plus pour eux de lire avec soin des feuilles qui s'inspirent de la pensée catholique.Du point de vue conservation de la langue et des traditions nationales, même urgente nécessité.Pour la plupart des gens, le journal français sera la seule lecture française facilement accessible.Elle sera en même temps l’acheminement vers la lecture des revues et des livres français.A quoi servirait, à la longue, l’enseignement français de l’école, si, après leur sortie, les jeunes gens n’avaient pas l’occasion de lire facilement du français?Ne risqueraient-ils pas de voir leur connaissance de la langue s’anémier progressivement?.¥ ¥ ¥ Nos confrères sont dans une situation difficile; car, après tout, ils défendent leur peau.Mais l'évidente difficulté de cette situation n’est pas sans avantages: elle ne laisse aucune place à l’insouciance ou aux querelles.Il faut se battre, se battre côte à côte, fraternellement, ou risquer de mourir.Le sort des journaux est lié à celui de toutes les oeuvres franco-américaines.Comment celles-ci pourraient-elles n’être pas gravement atteintes si elles ne pouvaient plus compter sur la collaboration d’une presse ardemment sympathique, animée du même esprit qu’elles?Le sort des journaux est pareillement lié à tous les progrès futurs de l'élément franco-américain.Par la radio, par le cinéma, on pourra faire du bon travail encore: mais comment y réussirait-on, si l’on ne pouvait s’appuyer sur une presse puissante?Ainsi, tous les intérêts se tiennent, et tous se doivent d’appuyer la grande campagne de nos confrères, de lui assurer le maximum de succès.On s'apercevra probablement plus tard que cette campagne a marqué dans l'ascension du groupe franco-américain une date considérable, un point de rebondissement heureux.¥ ¥ ¥ Le communiqué du secrétariat général des Congrès de la Langue française, que nous publiions hier même, indique que l'on s’emploie à fortifier l’instrument créé au congrès de Québec, Les nouvelles que nous recueillons dans la presse de l’extérieur, Etats-Unis et provinces canadiennes en majorité anglaises, belles que veulent bien nous adresser des correspondants particuliers attestent qu’au loin on travaille énergiquement.11 se produit, c’est clair, d'un bout à l’autre de l’Amyriquc un puissant réveil français.Le Devoir, comme il l’a fait tout au long de sa carrière, est heureux de s'en instituer le chroniqueur.Peut-être pourrait-il même se rendre le témoignage d’y avoir quelque peu contribué.Il a flit, en tout cas, il continuera de faire tout son possible.Offltf HEROUX actualité Pension d'Etat aux législateurs >s Etatg~Vnls, avec leur popu-fon de cent vingt et quelques 'lions d’habilants, leurs theories milliardaires, leurs pullulations millionnaires, leurs industries plus en plus et de mieux en eux standardisées, taylorisies, niées à la Redeaux, peuvent se ter tous les luxes, g compris les s somptuaires et les plus inuti-notamment celui d’entretenir el foire vivre grassement des éco-vistes-conseils, des ingénieurs la sociologie, voire de la poil ne.C’est peut-cire pour cela que t va maintenant si bien dans ce \le iiags, où les New Deals s’em- pose en tout cas sa théorie et ses résultats, que d’aucuns tiendront pour hypothétiques mais que lui-même donne pour absolument certains.Que l’on accorde aux législateurs, dit-il, une certaine liberté d’action, qu'on leur assure la vie, la social security, qu’on les mette à l'abri de foule préoccupation du lendemain, l'on verra que les querelles autour du pork-barrel, le political log-rolling, autrement dit le patronage, te jeu des mesures de faveur et d’exception n’auront plus pour eux le même attrait, le même intêrqt.Que le législateur devienne financièrement indépendant, dès le moment où le peuple souverain le choisit pour agir comme tel, qu’il soit assuré de l'être jusqu’à la fin de ses jours, il sera sûrement mieux disposé à légiférer dans le sens du bien commun, plutôt que dans le sens de sa réélection.Ucnl comme à souhait 1rs ans p.s tes autres, s’engrènent avec p/icnr, où les Récessions surcè-k sans rompre le rythme, aux pressions.rerhniriens et théoriciens de ié-ipmique, de.la sociologie, de la ylique sont devenus assez nom-».r pour constituer presque une |/cssf’o/i, une corporation.Il hMe toutefois y en avoir de deux téparles, les professionnels el 1rs tdenrs.C’est d'un amateur, M.hr/e,s 5.Forbes, que vient de Dre une idée neuve, une idée qui h peut-être son petit bonhomme Ichemin.M.Forbes est diplômé I Columbia University, docteur I philosophie, specialise en ma-hnafiquet.La venir de polices mirance lui a permis jusqu’à nlcnant — il a 59 ans — de e convenablement sa vie.Voici 1 ambitionne de réformer la vie diqne de son pays, en sous-tant les élus du peuple — en currence, les Congressmen, t-à-dire les sénateurs et les libres de la Chambre des Be-sealants à toutes les tentais.Il pretend avoir trouvé le yen d’y pnrt'cnir et ce moyen e met à la disposition de l’Etat, agit pour celui-ci d'accorder à I élu du peuple qui cesse d’être fonction une pension égale à demnitè qu'il recevait, r les Congressmen de Washington! bien indemnisés; chacun hr annuellement une somme 10.000.La mise à la pension.vie durant, de tous ceux gui sent par le Congress, ne serait-que pour un seul terme, repré-ternit un joli denier pour le trè-de l’iinclc Sam.M.Forbes, re est normal de la part d'un as-enr, invoque des calculs d’ne-Ire pour démontrer que le jeu vaut tout de même comme qui U la chandelle.Dans un jour-très sérieux, le Baltimore Sun, s’csl constitué ta tribune, il ex- La formule est en somme assez simple et simpliste: il s'agit d'acheter tes gens avant qu'ils n'aient eu la chance de se vendre.D'après des chiffres qu’il a compilés, M.Forbcs estime que la moyenne de vie d'un homme qui est élu au Congress, a’¦ ¦- son élection, n’est pas de plus vingt ans.Un système de pension d’Etat pour tons les Congressmen, calcule-t-il.ne coûterait pas plus de $10,000,000 par année, ce qui serait payer vraiment bon marche tous les avantages qui s’ensuivraient.Pareil régime de pensions d'Etat attirerait à la vie publique des gens de grande valeur cl de haute compétence.C'est du moins re qu’affirme ce bon M.Forbcs.Il s’étonne qu'on n’ait pas pensé plus tôt à ce moyen de rehausser la vie publique des Etats-Fnis, que les citoyens de ce pays, de nuis 150 ans que le Congress existe, aient si peu tenu compte de la nature humaine et de scs faiblesses.Quant d réformer cependant, pourquoi ne pas aller jusqu'au bout?Les Etats-Unis ne feraient-ils pas aussi bien de s’étire-des Congressmen à vie.de reconnaître, d ceux-ci l'inamovibilité législative en même temps que l'inamovibilité financière?Si le fait de la nenston est de nature d attirer au Congress des hommes de plus grande valeur, une pension du même genre, dont tous tes électeurs seraient bénéficiaires, aurait sans doute pour effet de bonifier tout le corps électoral.C’était à peu près Vidée de M.Aberhart et de ses cré-dilistcs de l’Alberta, quand ils pro-mcttt'ent un dividende soéial de $2."> par mois d chacun de leurs commettants et de leurs commettantes.Un Inconvénient auquel M.Forbes n’a pas songé mais qui parait réel, c'est que la perspective d’une rente viagère de $10,000 ne man- quentit pas sans doute de susciter tes candidatures, de les multiplier.Qui ne voudrait être Congressman, quand ça ne serait que pour s'assurer un revenu permanent de.$10,000 par an?Pour que le projet de M.Forbes fût juste et équitable, il conviendrait de remplacer, dans les élections, le scrutin par le tirage au sort.L’idée d’une pension au législateur est peut-être nouvelle aux Etats-Unis.Elle ne l’est pas dans la province de Québec et nous le disons, même au risque de contrister ce brave M.Forbes.II y a quelques années, un ancien député, maintenant défunt, d’un comté rural à ta Chambre provinciale, posait sa candidature pour la quatrième ou la cinquième fois.Ses chances de réélection, à cause de circonstances diverses, paraissaient assez minces.Le candidat eut une idée de génie.Il se mit à dire, lui-même, à faire répéter partout que le gouvernement était à la veille de le mettre û sa pension, qu’il y aurait bientôt droit après vingt ans de services.Les électeurs en eurent pitié, prirent an sérieux ou firent mine de prendre au sérieux son histoire de pension.U fut réélu.En fait de pension, peut-être l’homme aspirail-il à l'inamovibilité du Conseil législatif?Mais la mort ne devait pas lui laisser le temps d’avancer jusque là.t B.Bloc-notes Il n** plus rien dit Un collaborateur occasionnel de VAction Catholique, M.l’abbé Georges Côté, a lancé dernièrement à l’adresse du Devoir une accusation île faux, à propos de textes que le Devoir avail rités en marge d’une nouvelle législation ouvrière, à Québec.Dans un article du 9 mars sur l’atelier fermé, M.l’abbé Côté a dit en effet: "De ceux-ci [articles parus dans la presse au sujet des bills 19 et 201 il n’en est pas qui aient reproduit autant de textes qui mentent, trompent et qui imposent à la mémoire le faux, le faux pur et manifeste, que le Devoir de Montréal et le Journal de Québec”.L’accusation de faux el de mensonge, à l’endroit du Devoir, est explicite et sans équivoque.Dès le 11, nous avons ici même adressé poliment à M.l’abbé Côté la deman.de suivante: “Entend-il dire que le Devoir a faussé, altéré, falsifié des textes?Qu’il le démontre.Entend-il dire que le Devoir aurait forgé des textes?Qu’il l'établisse.Entend-il dire que le Devoir a délibérément imprimé des faussetés?Qu’il le IV.Charles Lanctôt n’a pu se rendre aux Comptes publics (Voir en page 3) prouve.Cela fait, nous causerons”.Cela date déjà de plusieurs jours; or le collalmrateur de l’Action Catholique n’a rien dit, il n’a rien cité, il n’a rien prouvé, il n’a rien établi au sujet de son accusation de “faux, faux pur el manifeste" si carrément lancée par lui à l’endroit du Devoir.Les seuls textes que celui-ci avait publiés jusque-là et qui, apparemment, avaient suscité l’indignation de M.l’abbé Côté, proviennent de cours de Mgr Adolphe Paquet et de feu M.l’abbé Edmour Hébert, M.l’abbé Côté a eu amplement le temps de faire sa preuve; il ne l’a pas faile; d’établir le faux; il ne l’a pas établi; de prouver le mensonge et l’erreur délibérés, de notre part; if n’a rien prouvé.Pour l’information de nos lecteurs qui, s’ils lisent aussi l’Action Catholique, auraient été tentés d’ajouter foi à l'accusation de “faux pur et manifeste” proféré si inconsidérément à notre endroit, précisons l’origine de nos citations du 1er mars, auxquelles on faisait à coup sûr allusion, — puisque ce sont les seules que le Devoir a faites avant la publication de l’article de M.l’abbé Côté.Les textes imputés par le Devoir à Mgr Adolphe Paquet, on les trouvera les uns en entier dans un cours de Mgr Pâquet sur l’organisation professionnelle, sa légitimité, ses limites, ses avantages, reproduit dans le compte rendu officiel de la Semaine sociale du Canada, Québec 1921, pages 45-46-47, sans interruption, ainsi qu’aux pages 39, 41 et 44, et les autres dans son remarquable ouvrage sur le Droit public de l’Eglise, volume 4, pages 270-271.Pour ce qui est des citations de M.l’abbe Edmour Hébert, le Devoir les a extraites du compte rendu de la Semaine sociale du Canada, Québec, 1921, pages 136-137, ainsi que page 139.Références faites à ces ouvrages, l’on vêtira qui a été imprudent et s’est exposé à la juste critique de ses lecteurs.11 n’y a eu, de la part du Devoir, ni mensonge, ni faux, ni truquage, ni mauvaise foi; nous avons justement usé du droit de citer des auteurs ddiit la thèse peut ne pas s'accorder avec celle de certaines gens sans que pour cela cette thèse puisse être taxée de libéralisme doctrinal.Invitons une fois de plus, très respectueusement, notre contradicteur à se rendre compte par lui-même de l’injustice qu’il a commise à l'endroit du Devoir et à réparer le tort indiscutable qu'il nous a causé dans certains milieux où l’on a pu croire au “faux pur et manifeste p»rce que l'on trouvait cette affirmation sous la plume* d’un homme que son louable zèle envers la cause ouvrière, telle qu’il la voit, a certes emporté plus loin que de raison.L’incorporation des Internationales Puisque l’on est en train de légi férer, à Québec, sur le travail et les associations ouvrières, l’on ne ferait pas mal de s'aviser qu’une réforme essentielle à introduire dans la législation de cette nature, c’est l’obligation pour les syndicats in lernationaux, de quelque nature que ce soit, de prendre une existence légale dans notre province.A l'heure présente, les syndicats ouvriers nationaux et catholique:, ont la personnalité légale.S’ils ont des ennuis avec ceux qui signent des contrats de travail, ils peuvent user de moyens légaux pour faire rectifier la situation; et si d’autre part les patrons ont des différends avec ces syndicats, pour rupture éventuelle de conlrats, de nature à leur causer des torts appréciables, ils savent à qui parler.Tandis que les diverses sections de l’Internationale, installée chez nous sans aucun status légal, peuvent se moquer des patrons, leur causer toutes sortes d’ennuis, même des dommages d’ordre matériel, tels que rupture de contrats, bris de machines, etc,, et échappent à toutes les conséquences de leurs actes ou de ceux de leurs chefs ou agents montréalais.Si ces syndicats internationaux avaient chez nous la qualité de personne légale, les patrons sauraient à qui s’adresser, ils pourraient exercer un juste recours contre eux, en temps et lieux.Présentement, la nécessité de l’incorporation légale est une des réformes qui s’imposent chez nous i de tonte évidence.L'on voudra, il va de soi, chercher à éviter les abus du syndicalisme étrangei glissé dans notre province à la faveur d'un régime de liberté outran-cier, syndicalisme qui échappe à toutes les conséquences légales de scs actes, parce qu’il refuse de prendre la personnalité légale et peut ainsi se moquer de tout le monde, à commencer par les gouvernants et à finir par les patrons.Que le syndicalisme étranger prenne figure de personne legale, ou qu’on lui ferme la porte.G.P.En pages 6 et 7: Compte rendu des deux séances à la Législature, hty.“Nous ne discuterons pas la question de nos frontières, nous les défendrons” La déclaration du Duce à la Chambre des députés I Dernière taire) ROME, 16 (S.P.À.) — A la fin dk cat après-midi, M.Mussolini a fait à la Chambra dos députés une déclaration dont voici, an substance, un passage saillant: L'Autriche, Etat allemand, ne pouvait pas demeurer indépendante et hostile à l'Allemagne: c'eût été une absurdité historique et politique.L'article du traité de Versailles d'après lequel l'Autriche devait demeurer indépendante à jamais était absurde ^'Italie ne s'est jamais engagée à garantir perpé- tuellement l'indépendance de l'Autriche.Ce qui s'est passé ces derniers jours montre que presque tout le peuple autrichien approuve (‘Anschluss.En ce qui concerne l'arrivée de troupes allemandes près de la frontière italienne, comment le monde pouvait-il pousser l'ignorance jusqu'au point de penser que les chiffres relatifs è ces troupes pouvaient impressionner l'Italie?Au court de la guerre d'Ethiopie, 52 pays n'ont pas réussi à nous intimider.Nos frontières sont sacrées.Nous ne discuterons pas à leur sujet.Nous les défendrons.Les préparatifs militaires et la politique étrangère du Canada On ne parle pas publiquement, aux Communes, de la grave situation en Europe — Où sont nos vraies frontières?— Un reste de colonialisme?— Grand débat en perspective, sur notre budget d'armements Lee 82 ans de M.R.-S.White Ottawa.16.— Le débat sur les crédits militaires sera probablement remis à la semaine prochaine.en raison de la double discussion qui a eu lieu hier sur les prix des instruments araloires et avant-hier sur la motion de censure proposée par M.John Blackmore, leader des créditisies.La longueur de ces discussions a obligé le gouvernement à modifier ses projets.Il se peut fort bien que le ministère ne soit pas mécontent d’avoir à retarder l’exposé de sa politique extérieure.La situation européenne reste fort grave, comme on peut s’en rendre compte à la lecture des journaux.Le gouvernement n’aime pas à porter jugement sur ce qui sc passe à l’étranger, pas même à révéler son attitude relativement à la politique britannique.M.Mackenzie King observe toujours un silence rigoureux en temps de crise.Il ne lui arrive pas de faire des déclarations lorsque la Grande-Bretagne est aux prises avec des difficultés.Les députés oppo-sitionnistes ont d’ailleurs compris la situation.Ils se sont abstenus de toute question directe.Quelques-uns d’entre eux, tel» les membres de la C.C.F.et le leader des créditistes, n’ont pas caché leurs sentiments vis-à-vis de l’Allemagne, mais ils se sont exprimés dans des inter-vious aux journaux, ce qui était leur droit.Sur le parquet de la Chambre ils n’ont pas demandé de renseignements au gouvernement.Celui-ci doit s’en féliciter.Lui aurait-on posé des questions, qu’il n’y aurait d’ailleurs pas répondu.Les événements d'Europe De toutes façons, on maintient à propos de l’Invasion de l’Autriche une attitude toute de réticence et de réserve.On prétend, en certains milieux, que cela est beaucoup mieux.On doit, suggère-t-on, se garder de toute déclaration qui rendrait plus difficile la situation de la Grande-Bretagne.Nous ne discu-1 terons pas ce point de vue.Mais 11 nous sera permis de faire remarquer que dans les pays démocratiques les gouvernants ont l’habitude de faire des déclarations publique* 'destinées soit à rassurer l’opinion publique soit à lui indiquer, dans ses grandes lignes, la politique de leur nation.Ce qui frappe le plus l’étranger habitué à d’autres moeurs politiques, e’est l’espèce de réserve systématique de nos gouvernants dès qu’il s’agit de* problèmes de la politique extérieure.1,’étranger y voit un reste de colonialisme.On exagère peut-être.L’impression n’en est pas justifiable.Lorsque la Chambre entreprendra l’étude des crédit* militaires, le ministre de la Défense nationale fera — ainsi que l’a Promis M.Mackenzie King — une déclaration préliminaire.Après cette déclaration il pourra y avoir débat sur la politique extérieure.Des députés voudront profiter de l’occasion pour exprimer leurs opinions.Si cela se produit, le premier ministre aura lui-même des explication* à donner.On estime que dan* les circonstances présentes il vaut beaucoup mieux ne pas soulever tout de suite de débat sur h nouvelle crise européenne.La semaine prochaine la situation sera plus calme, fl sera alors temps de vider la question de nos relations avec les pays étrangers aussi bien qu’avec les paya de l’Empire.Nos préparatifs militaires On se demande ici si les événements d’Europe auront des conséquences sur no* préparatifs militaires.La décision du gouvernement britannique de hâter le parachèvement de son programme de réarmement aura-t-elle pour effet une décision correspondante de la part du Canada?On ne le croit pas.À venir jusqu’aujourd’hui le gouvernement canadien n’n pas décidé d’augmenter ses crédits militaires.Cette décision serait-elle prise, on ne le saurait que lorsque le gouvernement déposerait ses crédits supplémentaires.Jusqu’ici cependant rien ne justifie la rumeur selon laquelle le ministère profilerait de la aituation européenne pour accroître le budget militaire.Mais comme en cette matière il est quasi impossible d’obtenir des déclarations précises, force est encore d’attendre ce que le gouvernement aura à dire.Le délimitation de nos frontières Que feront nos députés lorsque les crédits militaires seront discutés?Ils garderont à peu près les positions qu’ils ont prises l'an dernier, malgré que les démarcations ne seront pas aussi tranchées que l’année passée.Ce qui inquiète encore le plus les députés dissidents, c’est l’absence de toute délimitation de nos frontières.Cette question a été abordée l’an passé, mais le minis tre de la Défense nationale l’a es-uivée en se retranchant derrière es considérations de haute politique.I/unanimité se ferait vite sur une polltimie de défense militaire si l’on avait la complète assurance que nous nous préparons uniquement è défendre le territoire canadien et que le territoire canadien est situé en Canada et non pas ailleurs, comme cela pourrait être le cas à en juger d’après certains textes de loi encore en vigueur.Grand débat en perspective En raison de ce qui se passe dans le monde et vu l'état des esprits, on peut s’attendre à un grand débat lorsque M.lan Mackenzie proposera le vote de ses crédit*.Il faudrait en profiter pour exposer aussi clairement que possible l’attitude du gouvernement canadien.L'an dernier les déclarations ministérielles manquaient d’assurance.Il arrivait que dans le même discours on fit des déclarations, non pas nettement contradictoires, mais trop bien équilibrées entre l’affirmation et la négation.Le débat sur les crédits militaires de 1937 n’a satisfait personne.Il serait également à souhaiter que, sur une question aussi Importante, on laisse de côté la politlealllerie.S’il est un temps où tous les esprits sérieux doivent s’élever au-dessus des considération» de parti, c’est bien lorsqu’il s’agit de la défense nationale et de la directive k donner k notre pt-litique extérieure.M.R.S.White Hier le Chambre de» Communes a étudié deux questions: les prix des instruments aratoires et Us loteries.A l’ouverture de la séance de l'après-mldi.le* députés ont fait une belle manifestation d’estime à leur doyen d’ège, M.R.-S.White, député conservateur de Saint-Antol-ne-Westmount.M.White célébrait hier le 82e anniversaire de sa nais- san ».On avait déposé une énorme ferbe de fleurs sur son pupitre, .orsqu'il a 'ait son entrée à la Chambre, les députés l’ont longuement applaudi; il a salué de la tête libéraux et conservateurs.M.White a été député de Caldwell de 1888 à 1895.Il a démissionné des Communes pour levenir fonctionnaire k Montréal.Il a de nouveau posé st candidature à Montréal et s’est fait réélire depuis avec de belles majorités.Notons aussi que M.Whit* est membre honoraire de la Tribune des journalistes, ayant pendant plusieurs années fait partie de 1* Tribune à titre de correspondant d’un quotidien de Montréal.Les loteries Rendant l’heure des bills privés, de 8 à 9 heures hier soir, M.Ernest Bertrand, libéral de Laurier (Montréal), a étudié son bill sur les loteries.Le but du projet de loi de M.Bertrand est d’amender le Code criminel aux fins de légaliser les loteries organisées ou permises par les gouvernements provinciaux, loteries dont >es revenus seraient versés aux hôpitaux et aux universités.M, Bertrand a tout particulièremenl en vue l’organisation d’une loterie en faveur de l’Université de Montréal.M.Bertrand n’a pas eu la temps d’obtenir que la Chambr* prit le vote sur son projet de loi.Le bill sera sûrement étudié de nouveau au cours de la session.Le député de Laurier a cependant eu le temps de dire que la province de Québec a déjà voté une loi légalisant les loteries organisées pour venir en aide aux hôpitaux et aux universités.Mais cette loi provinciale sera inopérante aussi longtemps que le Code criminel ne sera pas amendé Las instruments aratoire* La Chambre a surtout étudié le rapport de la commission parlementaire spéciale qui a fait enquête sur les prix des instruments aratoires.Neuf députés ont pris la parole: MM.Georges Bouchard, libéral de Kamouraska; E.-E.Perley, conservateur de Qu’Appelle; Joseph Need, ham, erédltiste de Battleford, Ross Macdonald, libéral de Brantford; J.-T.Thorson, libéral de Selkirk; Robert Fair, erédltiste da Battle-River; J.-J.McCann, libéral de Renfrew-sud; Dave Spence, conservateur de f'arkdale (Toronto), et T.-A.Thompson, conservateur da Lanark.M.Georges Bouchard et plusieurs autres orateurs ont exprimé le voeu que le gouvernement acceptât le rapport de la commission.M.Bouchard a tout particulièrement insisté pour que les écrémeuaes fussent placées dans la catégorie des articles qui entrent en franchise.Le débat n’est pas encore terminé.Léopold RICHER Le carnet du grincheux Pas plu* que le journaliste ne doit tremper sa plume dans le vitriol il ne doit l’envelopper dans le coton.A ?A A la suite des récentes révélations du Comité des comptes publics, 1 Québec, M.Itsley tombait à pic en allant parler de l'impôt sur le revenu au Reform Club da Montréal.¥ ¥ V- Poser à l’infaillibilité en matières politiques et sociales, c'est le plus souvent *• décerner à soi-mime un brevet de docteur-ès-erreur*.¥ ¥ ¥ is journalistes menacés, à Vienne, de se faire tirer dessus s’il» allaient re leur nex sur la place où devait ¦er le Führer Hitlei *uront appns.les bureaux mêmes ou Dollrus* ia sous les coups de nexlste*.ou ' raison de vouloir défendre Mwu * ort son petit pays contre s allemandes.Pour la P'upart d en ux, Dollfuss était un tout iee.Us auront appris, espêrom-ie, ce fut un véritable héros.Leur i ne l’a pas assez dit.il permet donc, let, à Tim Buck r «t venir en toute liberté entre le j* «t Moscou, aussi souvent qu'il jt?Qu’est-ce qu’il va faire à Mos-Que vient-il après cela faire Ici?i Le Grincheux « It DEVOIE, MONTREAL, MERCREDI 16 MARS 1938 VOLUME XXIX — No 62 A Londres La situation internationale Las troupas italiennes et allemandes en Espagne — La France serait menacée sur trois fronts — Un gouvernement national Berlin veut s'assurer le contrôle de la vallée du Danube et l'Italie, le contrôle de la Méditerranée Londres.16 (C.P.) — Le cabinet doit se réunir aujourd’hui pour discuter de la situation internationale et de l’accélération du réarmement.Plusieurs députés en vue de tous les partis ont réclamé une définition précise de la politique extérieure du gouvernement.La France a soumis à la Grande-Bretagne que sa situation sera très difficile si le général Franco réussit à s’assurer le contrôle de l’Espagne.Elle a fait observer que l’Allemagne et l’Italie ne cessent d’envoyer des troupes en Espagne poor appuyer Franco, que c’est l’artillerie allemande qui a permis l’offensive victorieuse des nationalistes en direction de la Catalogne et qu’en cas de guerre la France serait menacée sur trois fronts en plus de courir le risque de voir ses communications coupées avec l’A-frique-nord.Après l’annexion de l’Autriche, l’Allemagne cherche à s’assurer le contrôle de la vallée du Danube.Do son côté.l'Italie travaille à s’assurer le contrôle de la Méditerranée.Les diplomates britanniques travaillent à empêcher les difficultés entre la Pologne et la Lithuanie de se transformer en conflit armé.La rumeur circule à Changhaï-—• elle n’est cependant pas confirmée par les dépêches officielles — que le Japon se propose de s’emparer par la force de la concession internationale.Dans les couloirs de Westminster.on parle d’une invitation du premier ministre Chamberlain aux travaillistes et aux libéraux à former un gouvernement national.Plusieurs affirment que la formation d’un gouvernement national est assez peu probable excepté au cas d’une guerre.Le Yorkshire Post réclame la formation d’un cabinet de guerre de six membres au plus en disant que l’indépendance complète de la Tchécoslovaquie et de l’Espagne est d’une importance vitale pour la Grande-Bretagne.Ultimatum de la Pologne à la Lituanie L'incident de frontière du 11 mars — Le plébiscite sur Vilna Tornades désastreuses aux Etats-Unis Au .moins 17 personnes perdent la vie — Un grand nombre de blessés — Dommages considérables à la propriété dans les Etats de Missouri, Arkansas, Tennessee, Mississipi et Alabama Littierock, Arkansas, 16 (A.P.).— Des tornades ont tout bousculé sur leur passade dans la vallée du Mis-s’ssipi inférieur, hier soir, laissant derrière elle, dans cinq Etats, la mort et la désolation.Au moins 17 personnes ont perdu la vie et un nombre considerable d’autres ont reçu des blessures, au cours tie tornades.De lourds dommages ont été causés à la propriété dans les Etats du Missouri, de l’Ar-kansas, du Tennessee, du Mississipi e.de l’Alabama.Berlin, 16.(A.P.) — On apprend d’une source qui touche de très près à l’armée allemande que Hitler revient en toute hAte à Berlin parce qu’il vient d’apprendre que la Pologne a signifié à la Lituanie un ultimatum qui expire ce soir.On ne connaît pas les détails de cet ultimatum, mais on croit qu’il a Irait à l’incident de frontière du 11 mars pour lequel la Pologne demande satisfaction.Le chancelier Hitler a quitté Munich pour se rendre à Berlin vers les neuf heures ce matin.On dit [ui’il avait l’intention de prolonger je plusieurs Jours son séjour en Autriche, mais que la crise polono-li-luanienne l’a obligé à regagner sans iélai la capitale.Les journaux polonais ont vigou-1 reusement pris à parti la Lituanie ii la suite de l’incident de frontière cfui a coûté la vie à un garde polonais: ils prétendent qu’il a été froidement attiré dans un guet-apens.La Pologne se défend de tout dessein d’annexion de la Lituanie.Des dépêches de la capitale lituanienne, Kaunas, laissent entendre que le gouvernement est prêt à payer une compensation pour la mort du garde polonais si une enquête établit que ce sont les Lituaniens qui sont à blâmer.Les relations entre la Pologne et la Lituanie sont fort tendues depuis que le général polonais Zeligowsky s’est emparé il y a dix-huit ans de Vilna que les Lituaniens réclament comme leur capitale.La Lituanie a décidé de tenir un plébiscite le 20 mars prochain sur la question de Vilna.On parle de manifestations antilituaniennes qui se sont déroulées hier à Vilna et à Lwow.Avis ée décès MAUCOTEL — A Outremont, le 4 mars 1938, est décédé â 79 ans ules-Aimé Maucotel, epoux de Mar-uerite Renaud.Funérailles le jeudi 7 courant.Le convoi funèbre par-ira du No 824, rue Champagneur, 8 lires 15 du matin, pour se ren-re à l’église Ste-Madeleine d’Outre-lont, où un premier service sera élébré à 8 hres 30 et de là à l’Ora->ire St-Joseph.où un second ser-ice sera chanté à 10 heures.L’in-mnation à Longueuil.Parents et mis sont priés d v assister sans au-•e invitation.Le défunt était mem-re du Tiers-ordre, de l’Adoration octurne, de la Société de Tcmpé-ance St-Pierre et de la Congréca-on des hommes des P du Très-St-acremenb NECROLOGIE rLERMONT — A Montréal, le 13.à 72 s.Edmond Clermont, époux de Louiae 3UCHBSNK — A Montréal, le H.à.*8 s, Adémard Ducheane, époux de Caro’.l-Lemay.3UPRE — A Montréal, le 13.it 93 ans.Itcla Boutolle, veuve de Françols-X.ipré.éAFARD — A Montréal, le 14.à 33 an», ouard Fa fard.ÎOSSELIN-LAFONTAINE — A Mont-il.le 13, & 79 ans.Mme Hélène Closse-LaFontalne, veuve du Juge Ulrlc La-italne._ tODOIN — A Longueuil.le 13, è 8 ans.in-Réal.fils de Paul-Emile Jodoln et Laure-Annette Robert jABRECHE — A Montréal, le 14.è 30 >.Sylvlo Labrèche.époux de Bertha oulllette.jANTDRY — A St-Ltn.le 15.Mme Na-léon Landry, née Elisabeth Leclatr.UtPOINTE — A Montréal, le 13, h 58 j.Alma Marin, épouse d'Emile L»poln- jARIH — A Montréal, le 14.è 25 ans.elle, fille de Joeaphat Lartn et d'Eglan-le Beavéleu LiECAvAjER — A Ville 8t-Laurent, le Mathlldée Dagenals.épouse de Ro-aald Lecavaller.LEFEBVRE — A Montréal, le 15.A 50 a, Léopold Lefebvre, époux d'Alberta ichantal.HASSON — A Montréal, le 14, à 24 ans.lurtee.fils d'Armand Masson et d'EUse >aupré MAUCOTEL — A Outremont, le 14, A 79 is.Jules-Aimé Maucotel.époux de Mar-icrtte Renaud.MESSIER — A Montréal, le 14.A 13 an», icquellne, fille d'Alphonse Messier et de orma Frqment.O'DEA — A Montréal, le 14, John Frank >'Dea.OLIVIER — A Montréal, le 13.A 80 ans Ime veuve Arthur Olivier, née Cornêlla lelle-Isle, PELLETIER — A Montréal, le 15, à 71 ns, Homer Pelletier, époux de feu Rosa le Lima Biais.RACETTE — A Montréal, le 13.A 84 an», leorglana Prud'homme, épouse de J.-D lacette.TOURANGEAU — A Montréal, le 14.A 58 ms, Rachel Tremblay, veuve de Rodolphe Tourangeau.Statistiques municipales Québec, 16 — M.Joseph Bilodeau, ministre du commerce, de l’industrie et des affaires municipales, a déposé à l’Assemblée législative le volume des “Statistiques municipales” pour l’année civile de 1836.C’est un travail considérable et qui contient toute une mine de renseignements précieux sur les municipalités de Ja province de Québec.Cette publication permet de connaître la situation financière exacte de chacune des municipalités de la province.A côté de leur actif immobilisé, composé principalement d'immeubles et services publies municipalises, apparaît leur actif courant: en caisse, arrérages de taxes, comptes à recevoir, etc.En regard, on trouve d’abord le passif à longue échéance constitué par la dette obligataire et les réserves, puis le passif courant formé des emprunts temporaires, obligations et coupons dus, comptes payables, etc.Un examen rapide nous apprend que la population était de 3,028,837 âmes en 1936, dons 1,317,540 dans les municipalités rurales et 1,711,-297 dans les municipalités urbaines, soit 13% de plus dans les villes que dans les campagnes, ou encore pour chaque groupe de 100 personnes, il y en avait 43.50 dans les campagnes et 56.50 dans les cités et villes.La valeur des biens-fonds imposables.d'après les rôles d’évaluation, était de $2,146,101,583 en 1936, soit une diminution de $27,-490,060.Les biens-fonds imposables, mais exemptés temporairement, étaient évalués à $99,837,040, tandis que la valeur estimée des biens-fonds non imposables était de $638,230,706.Les revenus des municipalités rurales et urbaines sc sont élevés à $62.832,744 et leurs dépenses à $63,210,884.Dans l'ensemble des municipalités, les dépenses n’excèdent donc les revenus que de $378,-1450, comparativement à $6,491,144 en 1935.U.e progrès remarquable est attribuable principalement à .la Cité de Montréal qui a enregistré un surplus de $116,250, alors que, l’année précédente, elle accusait un déficit de $5,412,202.Comme on sait, tous les services statistiques du gouvernement ont été centralisés au ministère du Commerce, de l’industrie et des affaires municipales.- Notons que ce rapport est le premier à être publié depuis que M.Albert Plouffe a été nommé chef du Bureau des statistiques de la province de Québec.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de li-broirie du "Devoir", 430 Notre-Dame, est, Montréal.Le 300e anniversaire de Dom Perignon, inventeur du champagne Epernay (France).— En juillet prochain, les ignerons et les marchands de champagne de l’Est de la France vont célébrer le 300e anniversaire de Dom Perignon, le moine bénédictin qui découvrit le procédé pour faire mousser le champagne.La cérémonie comprendra un pèlerinage au monastère de Haut-villers où T^om Perignon était chargé de la cave et où il étudia la méthode permettant de faire du champagne.Ce monastère est maintenant la propriété de la famille Moët & Chandon.et les ,isi-teurs y sont toujours bien accueillis.A l’intérieur se trouve la tombe de Dom Perignon, devenue sans exagération un “autel gastronomique”.Des milliers de touristes s’y sont arrêtés et ont médité sur ce que la découverte de Perignon a apporté de joie et de plaisir à l’humanité.Au point de vue pratique, Dom Perignon est le distributeur de la prospérité dans la région champenoise et les paysans lui vouent une vive reconnaissance.Même 223 ans après sa mort, grâce à sa découverte, eux et leurs enfants peuvent gagner de l’argent et profiter de la vie.C’est lui qui a permis que le nom de “chimpagne” soit étiqueté sur des millions de bouteilles de vin mousseux et répandu dans le monde entier.Aussi les vignerons de la région font-ils preuve de gratitude en organisant un pèlerinage pour le 300e anniversaire de la naissance du bon moine.L’été prochain, une exposition consacrée au champagne sera organisée au Musée du Vin, à Epernay.L’histoire de Dom Perignon et celle du champagne seront retracées par une série de reproductions évocatrices.On y verra également une collection de verres à champagne, depuis les plus solides et les plus grossiers employés au temps de Dom Perignon, jusqu’aux coupes de cristal si artistement taillées, en faveur de nos jours.Nos éphémerides 16 mars 1887 La session de 1887 L’histoire a de ces retours étonnants qui confondent les moins naïfs! Comment ne pas comparer certains événements du jour à ceux qui se produisirent à la fin du siècle dernier?A la suite d’une élection générale qui avait porté au pouvoir le gouvernement national d’Honoré Mercier, la session s’ouvrit à Québec le 16 mars 1887.Le discours du trône annonça le maintien de l’autonomie provinciale, l’étude de la question financière et un programme d’économies destiné à fournir des fonds plus considérables pour aider la colonisation.Mercier, répondant à Taillon, déclarait: “Le chef de l’opposition voudrait savoir si le gouvernement est un gouvernement libéral, et si je suis toujours d’opinion qu’il faut abolir le Conseil législatif.En premier lieu, le gouvernement n’est pas un gouvernement libéral mais national, et je suis ici comme chef du parti national.Je représente les idées de la majorité de mes compatriotes’ les idées de ceux qui veulent un changement pour le mieux.On a voulu en finir avec les choses du passé et c’est cette pensée féconde qui a donné naissance au mouvement qui a fait arriver au pouvoir un gouvernement national, c’est-à-dire un gouvernement comprenant dans son sein toutes les classes et toutes les nationalités, et toutes les nobles aspirations du peuple.Quant à la seconde question, je lui dirai carrément que je ne proposerai pas, à celte session, l’abolition du Conseil législatif.J’ai quelque chose de plus pressé à faire.” La CVatV»»*'' Contrr les C»/lf de I EirOMAl Bossuet-, directeur d'âmes Par Jean IdËVROYE, S.J.Voici du nouveau! On connaissait l’orateur, “l’Aigle de Meaux”; on ignorait le prêtre, le père simple et bon, le maître ès choses spirituelles, plein de tact et de sens, assez recueilli et accordé aux ondes célestes pour être l’interprète de l’Esprit.La direction de Bossuet est très humaine et très surnaturelle à la fois.L’accord parfait de ces deux notes lui fait une méthode qui n’a pas vieilli et qui reste moderne, comme tout ce qui est vraiment classique.En Bossuet, le théologien — le controversiste surtout.— fait parfois peur.On sera étonné et charmé de voir avec quel tact le directeur adoucit ce qu’il y a de dur et de rigide dans les théories du docteur.Voilà donc le grand homme sous un jour tout nouveau et tout aimable.Cette lecture est un plaisir pour les amis de Bossuet et un profit pour ceux qui s’intéressent à la vie spirituelle; elle est très précieuse et (à cause de l’excellence de Bossuet directeur et du talent de celui qui nous le révèle) on peut dire qu’elle est indispensable à ceux qui exercent l’art délicat de la direction.Nous ne songeons pas ici aux seuls prêtres; tous ceux qui sont appelés à être des guides dans la vie et dans l’apprentissage de la vie.maîtres et maîtresses laïcs et religieux, trouveront dans la psychologie de Bossuet, profonde et pratique, des aperçus nouveaux et féconds.Mais, ce livre n’est bas destiné à ces seuls spécialistes: il intéressera tout le grand public par le style aimable de son auteur, par les fins croquis qu’il trace des personnages diriges par le grand evêque, et surtout parce qu’on découvrira un homme où l’on n’avait accoutumé de voir qu’un orateur et un savant.Volume de 196 pages.Au comptoir ou par la poste .75s.Service de Librairie du Devoir, 430, Notre-Dame est, Montréal.situation de Schuschnigg VIENNE, 16.(S.PA) — La situation de M.von Schuschnigg demeure impénétrable.On sait seulement que l'ex-chanceiier est étroitement gardé.M.Àlbert-A.Gardiner M.Albert-A.Gardiner, directeur général adjoint du Service des Voyageurs au Canadien National, un des hauts fonctionnaires les plus connus et les plus estimés dans le monde de nos chemins de fer, entre aujourd’hui dans sa trente et unième année au service du public voyageur.Qu’il veuille bien agréer nos féli citations.Nouveau prix des visas d'entrée en France ,Paris, — Aux termes d’un accord entre les Etats-Unis et la France, le visa de passeport pour l’entrée en territoire français des Citoyens américains est fixé à 75 francs.Ce prix s’entend pour un visa permanent, c’est-à-dire d’une durée de deux ans, mais si l’on désire simplement un visa de transit (séjour de 15 jours au maximum), il ne coûte que dix francs.Tout étranger qui entre en France (excepté les citoyens belges, luxembourgeois et suisses) doit présenter un passeport en passant la frontière.Pour certaines nationalités, il n’est pas exigé de visa et la France accorde ce privilège à tous les pays qui consentent à accorder les mêmes facilités à ses nationaux.Il n’a pas été possible de conclure un semblable accord avec les Etats-Unis, toutefois il fbt décidé que des taux réduits seraient appliqués.Pour les Français qui se rendent aux Etats-Unis les nouveaux tarifs ressortent à $2.75 pour un visa de touriste (non-émigrant) et 50 cents, ou son équivalent pour un visa de transit.Les ressortissants des pays énumérés ci-dessoüs n’ont pas besoin de visa sur leur passeport pour visiter la France: Angleterre.Australie, Autriche.Brésil, Canada, Cuba, Danemark Finlande, Hollande, Irlande, Italie, Japon.Lichtenstein, Mexique, Nouvelle-Zélande, Norvège, Portugal, Siam, Suède, Suisse, Tchécoslovaquie et Uruguay.Selon les règlements actuels, un étranger qui visite la France peut y séjourner deux mois sans autre papier que son passeport, visé ou non, selon le cas.Si son sqjour dépasse deux mois mais n’atteint pas fi mois, il doit demander une “Carte de tourisme”, délivrée gratuitement par le Consul qui accorde le visa.Si le séjour dépasse six mois, il doit alors solliciter la carte d’identité officielle, valable pour trois ans.Les témoins de l'occupation romaine _________________ en France Paris.— Une des curiosités de la France, — pays de surprises perpétuelles — est certes la survivance de l’occupation romaine, dont les témoins sont découverts, souvent par hasard, presque chaque semaine.C’est ainsi qu’il y a quelques jours a Reims, une équipe d’ouvriers qui oreusaient le sol pour établir les fondations d*une niaison exhuma une mosaïque de l’époque gallo-romaine, remontant au 3e ou 4e siècle.Celle pièce rarissime, dont l’état de conservation est remarquable,en considération de son ancienneté, représente un chevalier luttant contre un monstre fabuleux, sorte de dragon entouré d’un serpent.En outre, dans l’Est de la France, à Metz, le professeur Emile Delort a déterré les ruines d’une villa romaine datant de l’an 100, et contenant de nombreux spécimens, fort beaux, de poteries et de monnaie romaines.En 1934, ce même professeur avait déjà découvert à Hals-taff, une villa construite à l’époque de l’empereur Constantin.Le total des théâtres romains découverts en France atteint presque 50, et le dernier mis au jour se GRANDE SOURCE VITTEL EAU MINERALE NATURELLE Une bonne diurèse constitue un véritable lavage du sang.VITTEL GRANDE SOURCE k jeun et aux repas, est le plus puissant des diurétiques naturels.EN VENTE CHEZ VOTRE PHARMACIEN Embouteillée aux Sources même à VITTEL (France) Agent général pour le CANADA _ J.ALFRED OUIMET Exiger la marque 84, St-Paul Est - Montréal trouve à Vienne, petite ville sur le Rhône, à environ 10 milles au sud de Lyon.C’est un théâtre semblable à ceux de Nîmes, Arles et Saintes et comme eux, il avait été construit à flanc de coteau pour assurer une meilleure acoustique et égale-lement pour économiser les matériaux de construction.Les fouilles seront bientôt terminée^ et l’on espère que le théâtre de Vienne pourra être, à nouveau, consacré à la musique et au drame en juillet prochain.Il ne se passe guère de semaines sans que les journaux enregistrent une dépêche venant de Provence ou de Bretagne, d’Alsace ou de Gascogne, annonçant qu’un m., une villa, un cimetière, un t-'irip ", une fontaine, ou quelque vestige de l’occupation romaine ont été rendus à la lumière.Dans certains cas, ces découvertes sont dues aux recherches organisées par le ministère des Beaux-Arts, mais, la plupart du temps, c’est un paysan, un maçon, un étudiant, qui est tombé, par hasard, su” des objets romains d’un grand intérêt, et quelquefot de grande valeur également.s C’est dans le Midi de la Frani.en Provence, notamment à Oran* Avignon et Nîmes, que l’on rencce tre les plus parfaits spécimens r l’art romain, et particulièrement!, Nîmes persiste une atmosphè» spécifiquement romaine; là l’ara quité côtoie les gens de 1938.E i fait partie de leur vie quotidien! car la grande \rène ovale est situ dans le centre même de la partie plus active de la ville.En out, cette arène est plus qu’un vestij c’est un lieu de spectacles toujot1 aussi achalandé qu’aux temps é Romains.Pendant l’été des cour?de taureaux s’y déroulent en t rant des milliers de fanatiques p» ches et lointains.Sur la Riviera, on trouv* au: des centaines de vestiges de l’occ palion romaine; le plus imposa est la Tour d’Auguste, à la Turb qui vient d’être restaurée, grâce la générosité de l’Américain Ed< àrd Tuck, philanthrope et grand ai des arts.NOTRE FAVORI NATIONAL OIN CANADIEN | PRÉVENEZ | CASSEZ — I bom tas* morne unm bonot PONCE LA MEILLEURE RECETTE •—O» !'«•« bl«n cKwd« •—4* lu» d 4» citai •—d»»* dctjt» d« MddMri •—du »u*r« »u «efit •—wuBoud'tt d» muMudu •uOmUjm.MELCHERS DISTILLERIES LIMITED, Moutréul «I ./-—-1 IA GRIPPE L'Hôtel Windsor possède une atmosphère de distinction très recherchée et est visité par des voyageurs de renom venant de toutes les parties du monde.Il est renommé pour ses chambres ultra-modemes et confortables, son excellente cuisine et son service aussi irréprochable que courtois.CtT E L.mosor SMM Bulletin météorologique Toronto.16 (C.P.).— Voici le temps qu'il fera, probablement, au ¦Québec, demain: région de Montréal et d'Ottawa: incertain et pluvieux au début de la journée; vallée du bas St-Laurent, grésil ou pluie; nord-ouest du Québec et lac St- Jean: grésil; rive nord: beau et modérément froid, suivi de vent de l’çst et neige; golfe et baie des Chaleurs: vent fort de l’est avec neige tournant en pluie.Les secours directs Le comité exécutif a décidé hier de diminuer d’un an le temps de résidence requis pour obtenir des secours directs à Montréal.Jusqu'ici il fallait demeurer à Montréal depuis le 1 mai 1934 pour oi suis allé à Paris; il y a de l’asphal le, mais il n’y a pas de tourbière.M.Duplessis.— Il y en avait alors des tourbières, quand vous y avez été.M.Bouchard.— Non.M.Duplessis.— Les deux députés, MM.Larivière et Langlois deux hommes compétents et distingués, ont été envoyés à Paris à l’Exposition universelle de Paris et incidemment ils sont allés visite les exploitations de tourbe.M.Bouchard.— J’aime l’incident.Autrefois quand les mimstrcN faisaient des voyages, l’opposition les critiquait, criait que ça coûtai' trop cher, nue ca ne servait : rien.Aujourd’hui, le gouvernemen' trouve que c’est une bonne chose que ça sauve des milliers et de milliers de dollars.Je félicite les députés de l’Union nationale d'a voir un bon gouvernement qui pai'» des voyages à ses députés bons garçons.Car je suis bien certain que le premier ministre n’aurait pas en voyé te député de Quéhec-CeniK pour le représenter à l’Exposition universelle.M.Duplessis.— Ce sont les électeurs oui l'ont envoyé promener.M.Bouchard.— C’est bien des bons députés, les deux que le gou vernement a envoyés.Mais ça aurait dû être plutôt des fonctionnaires des mines.C'est une question technique, et nous avons un département des mines.Il y en a un autre dénuté qui y est ailé, notre ami le Dr Trudei, qui est allé se promener au Congrès des anesthésistes à Vienne.C’est bien, ça! Ca, c’est scientifique au moins! J’esnère que lui aussi il a sauvé des “milliers et des milliers de piastres à la province”.Nous avons un gouvernement qui devait faire des économies et qui blâmait les ancien'-ministres de voyager.Heureux dé pûtes de l’Union nationale! La houille M.Casgrain.— Est-ce que vous i avez ces rapports que les deux députés sont censés avoir faits sur l’étude de l'exploitation de la houille et qui sont supposés avoir “sauvé des milliers cl des milliers de piastres à la province”?M.Duplessis.— Je ies produirai et je pousserai même le dévouement jusqu’à les expliquer pour nue le député les comprenne.Nous ne sommes pas tenus de produire ces documents, qui relèvent uniquement du département, mais nous le ferons tout de même.Comme je l’ai dit, nous avons eu des financiers qui nous ont demandé de nous intéresser à cette affaire, mais informations prises nous avons conclu au’il y avait des placements plus urgents à faire pour le bien de la province.M.Langlais.député des Iles de la Madeleine.— Nous sommes allés visiter les chantiers d’exploitation de houille, d’abord à Dublin.A cet endroit l’exploitation avait peu de succès parce aue le climat était trop humide.Au Danemark c’était beaucoup mieux, mais toutes éludes faites, il valait mieux pour nos régions froides utiliser les terrains nour la culture des bleuets, plus payante et profitable.L'exposition de Paris Nous sommes allés à l’exposition universelle de Paris.Et là, pour ma part, j’ai étudié le problème des pêcheries au point de vue du marché.Au temps de l’ancien régime on faisait beaucoup de ballades mais peu d’études.Nous sommes allés à Paris pour étudier et pour en rapporter quelque chose d’utile et de pratique pour notre province.L’ancien secrétaire provincial passait des mois en France et ça coûtait cher à la province.Ça ferait du bien au député de Rivière-du-Loup d’aller là-bas, quand même ça n’aurait été que pour voir comment ses amis d’Ottawa ont traité la province de Québec lors de l’exposition universelle de Paris.C’était une véritable honte et un libelle contre nos cultivateurs et nore province, un représentât une ferme québécoise avec des c talognes formées de vieilles nippi sales et dégoûtantes, des instri ments agricoles antiques, des pe sonnages mal attifés au possibU Et on mettait une enseigne poi* dire que c’était k* type de la fern-québécoise.J’ai dû protester poi-faire enlever l’affiche.Et ça s coûté $9,01)0 pour nous faire r-présenter de celle façon à Pari-1 Dans le pavillon il n’y avait guèi-uiie deux personnes qui parlaieii le français et encore l’une avait ul fort accent anglais.e Je ne blâme pas M.Turcotte o.ce qui est arrivé, fl m’a dit qu’.n’avait pu faire autrement.p Quand mon voyagq n’aurait e pour résultat que celui d’empêclu qu’on représente le cultivateur qu” In'cois comme un arriéré, vivai dans des maisons avec des lap sales ramassés sur les quais de Ma seille, des meubles impossibles, « des instruments aratoires démodé ce serait déjà un grand servit rendu à la province.Si les amis de l’opposition vo: laient représenter la province q Québec, et nos cultivateurs, à l’E-position de Paris, ils auraient pu apporter au moins un peu de d cence et de vérité.Des gens m’oi demandé si réellement les cultiv: leurs de Québec étaient aussi arri rés que l’indiquait l’expositio; J’ai répondu que cette représent: lion était musse.Et je dis que c’ tait une honte pour les cultivateui de Québec.La province avait ra son d’envoyer quelqu’un el noi avons défendu notre province i nos gens vilipendés.Les amis de l’opposition avaiei apporté un tel soin envers ce qi intéressait la province de Ouébe que l’une des déléguées, Mlle El Bouchard, n’avait pas de quoi vivi et qu’elle a dû revenir.Une auti dame âgée, qui était là aussi, a d aller chez le commissaire canadie demander de l’argent pour paya son retour, parce qu’on ne voula pas la payer.M.Bouchard dit que celui qui dessiné le drapeau canadien, éta là et au’il parlait français celui-] Ii y avait les deux personnes ql vient de mentionner M.Langlai Ça faisait donc plus que deux pe sonnes qui parlaient français.M.Langlais raconte qu’il a d mandé à une des deux personm qui parlaient français, d’où vena le saumon des sandwiches qu’el vendait?Elle répondit: C’est d saumon de la “British Columbia Dans un autre cas, le poisson vi nait de la “Nova Scotia”.M.Bouchard note que le coût d voyage des deux députés a coû $3000.Avec cet argent la provint aurait pu organiser son expositioi Pour étudier la question de la tcu be, on aurait dû ènvoyer des e: perts qui doivent tout de même s connaître mieux que les deux d putés, quand même ils auraient él “les meilleurs depuis la Confédén lion”.C’était un simple vovage d plaisir.M.Duplessis M.Duplessis — Je pensais que chef de l’opposition n’attacheri pas tant d’importance à l’affaii Mais puisqu’il a voulu entrer s ce terrain, force m’est de l’y suivi Nous avons décidé d’envoy (lier le problème des fourbi deux députés qualifiés pour ét res, lout en représentant la pr vince à l’exposition universelle < Paris.Chaque député a dépen $1,500.1 Je suis premier ministre et n nistre des Terres et Forêts depu un an, et je n’ai pas retiré un si de représentation personnelle, j’ai économisé par là même $5,0! à la province, sans compter les éc nonnes au secrétariat, etc.Ain donc, à moi seul, j’ai pu sauver à province $5,000, soit $2,000 de pli que le coût du voyage des deux d putés.Et ces députes ont fait d etudes qui ont été profitables à province, qui lui valent aujourd’h une substantielle économie, et q (Suite à la page 7) EXCURSION AVEC ESCORTE à NEW-YORK « APAQUES » 1 I' De Montréal le jeudi 14 avril 1938 — 9 p.m.Retour le 18 avril, 8.25 a.m.3 JOURS $ ENTIERS 29 w* — par personne y compris : • Train “Washingtonikn” aller et retour gons climatisés, butfet; • Transferts N.-Y., arrivée et départ; R Hébergement hôtel 1ère classe, central, mais hors du bruit, spacieuse chambre, lit double radio, eau glacée au robinet, bain et douche toilette; # Usage d'une vaste piscine, gymnase «t so larium; 9 Visite de New-York en au ocar — 2 hrs 9 Visite des studios N.B.C.et ascension du toit: splendide panorama; 4 # Concert au Music Hall — F io City; 9 2 déjeuners, 2 dîners du n 9 1 dîner de gala et snecta | r^'Ivu, A Supplément: chambre lit* jumeaux, par pertonr———— 4 ,ur ______________________~ ~1- Tél.' PROLONGATION D'UNE JOL (Sui Arr.à Montréal, mardi, 19 avril, 8.Chambra, lit doubla, par personne $2.50 — lit* sonno, $2.75 — Chambre à un lit $2.50 — lit* '/‘'j au*, i it, $3.50 — toute» joain at par par doucha.EN PULLMAN ?Ur ,,,our bM tn 9-M~ dan* lit bas.chacun $13.50: lit haut $154 SE HATER: - CHAMBRES EN NOMBRE LIMITE Renseignement* et billets LE DEVOIR®» VOYAGES 430, Notre-Dame est — Montréal — Tél.BEIair 3361 ou à ERNEST LORTIE, agent général CENTRAL VERMONT — 384.St-|acques ouest — Montréal I i VOLUME XXIX — No 62 LI DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 16 MARS 1938 :eance éu soir Québec, 16.— A l’ouverture de la séance, hier soir, la Chambre vole en deuxième lecture la loi de M.Bélanger modifiant la loi é'ectorale de Québec relativement au droit de vote des femmes.Des députés accueillent cette formalité par des “drop, drop”.La loi ’sera étudiée en comité plénier.l.a Chambre adopte ensuite deux motions de M.Casgrain.\u suie! de la location du magasin de la Commission des liqueurs à Rivière-dii-Loup, M.Casgrain pose une question qui reste sans réponse.Hull et Verdun La Chambre étudie ensuite en comité plénier et vote en troisième lecture la loi modifiant la charte de In cité de Hull et la loi modi-finnl la eharle de la cité de Verdun.On biffe une clause par laquelle la ville de Verdun demande d’être délivrée d’une obligation de $90,000.M.Duplessis explique qu'on en est arrivé à la conclusion que ce n’est pas la ville de Verdun qui doil cette somme mais la Beauharnois.Il ajoute que d'ici la venue du bill au Conseil législatif il sera possible de rencontrer les officiers de la Beauharnois et de la décider à payer.Bills divers La Chambre étudie ensuite en comité plénier et vote en troisième lecture une loi relative au nom de Francis Reginald Nelson, une au- î UNDERWOOD LONDON OltriLli CT CMtOOTCUlt «U CANADA » AI.M.iO .40 •Z.70 tre relative à la Slovak Evangelical, etc., une autre constituant en corporation “L’Association professionnelle catholique des voyageurs de commerce du Canada’’, une autro modifiant la charte de The Temis-caming and Abitibi Railway Company.On prolongera de deux ans le délai accordé à la compagnie pour la construction de sa voie ferrée.La Chambre vole eusuile en deuxième lecture quatre bills privés qui sont renvoyés devant les divers comités.Il y a celui con-.cernant la Commission des Ecoles catholiques de Verdun et M.Duplessis explique, puisqu’il s’auit d'une chose urgente, que le comité des bills publics se réunira vendredi matin pour l’étudier.Les crédits de M.Bourque La Chambre se forme ensuite eu comité des subsides.On s'attaque aux crédits du ministère des Travaux publics.L’on vote sans discussion les item suivants: entretien de certains édifices publics (ceux du gouvernement à Québec), $020,000; nettoyage des bureaux, $125,000; taxe d’eau sur les édifices parlementaires, $32,759.15.M.F.-A.Pouliot—7st-ce qu’il y a augmentation?M.Bourque — Oui, augmentation de $4,800, parce que la ville de Québec a augmenté notre taxe d'eau d’autant.M.Tardif — L’ancien maire de Québec pourrait peut-être nous donner des explications.M.Bourque — Je crois que l’ancien maire pourrait nous expliquer cette augmentation.M.Béique —• La ville de Québec a nas mal réglé la situation.M.Bourque — L’ancien maire pourrait donner son avis.M.Grégoire est à son siège et ne dit mot.M.Tremblay.— Je tiendrais à être renseigné, d’autant plus que l’ancien maire a prétennu que la ville de Québec n’avait pas reçu tout l’appui qu’elle aurait du obtenir du gouvernement.Quand il imposa cette taxe plus forte, il devait penser aux deux montants de $150,000 qui ont été versés à la ville pour des travaux.M.Drouin — Un autre! un autre! M.Duplessis.— Je suis heureux d’apprendre par le ministre des Travaux publics que le gouvernement doit donner $4,800 de plus à la ville par année, ce qui représente à peu près la minorité de l’ancien maire.C'est un signe de la largesse du gouvernement et j’espère que les anciennes autorités pourront au moins nous remercier.M.Drouin — Adopté! adopté! M.Grégoire ne parle pas et M.Duplessis ajoute: “C’est payer bien bon marché si cela a eu pour effet de rendre silencieux celui qui aurait dû réaliser bien avant que le silence est d'or.L’item est adopté et l’on passe au suivant: $50,000 pour dépenses de voyage.C’est ensuite un item de $50,000 pour dépenses de voyages au ministère des Travaux publics.M.Casgrain — Ce voyage au ministère des Travaux publics.M.Bourque—C’est la même chose que l’an dernier.La poste au parlement M.Duplessis —Nous avions toujours cru que nous avions ici un bureau de poste.Un individu fut surpris volant des lettres et de l’argent.Comme le procureur général poursuit tous les malfaiteurs, l’individu fut poursuivi.II fut condamné.Il porta sa cause en Cour d’appel, qui confirma.Les amis de l’ancien régime, qui défendaient l'accusé, portèrent la cause en Cour suprême.Celle-ci décida cm’il n'v avait pas de bureau de poste.J’ai averti les membres de l'opposition que nous allions abolir le bureau de poste.M.Bouchard —C’est pour ça que vous demandez $4.000 de plus.M.Dunlessis — Nous allons établir un système de distribution.M.Bouchard — Comment va-t-il être organisé?La législature va se substituer au fédéral.En vertu de l'autonomie, je suppose?M.Duplessis — L’autonomie est chose trop sacrée, ce n'est pas une raison pour faire des allusions aussi timbrées.Nous allons établir un système de distribution.Nous allons prendre un moyen pour que les lettres nui sont envoyées parviennent à destination et qu'il n'y ait pas de malle communiste.Nous avons des journaux de Moscou qui passent par ici.La province de Québec n’n pas le pouvoir de réglementer les postes.L’opposition ferait un beau geste en demandant au fédéral d’empêcher les journaux de Moscou d'entrer ici.Il y a tin nommé Tim Buck qui a fait du pénitencier et qui a obtenu un passeport du fédéral.Il est ensuite revenu ici.Maintenant il est en Russie et transmet des rapports sur le procès des prétendus espions.Il pave 9 eenlins du mot.On voit qu’il y a une campagne pour empoisonner l’opinion publique.fédéral ne fait pas son devoir.Je regrette que nous n’ayons pas les pouvoirs.M.Bouchard — J’aimerais beaucoup aider le premier ministre dans sa campagne d’épuration.Mais l’item en discussion concerne la province de Québec et pourvoit à une augmentation exorbitante.On veut placer plus d'employés, je suppose.J’aimerais avoir des explications sur le système de malle que l’on veut implanter.S’il y a des communistes, pourquoi le procureur général ne poursuit-il pas?Ce n’est pas à l’opposition à poursuivre.M.Bourque — Nous avons trois employés de plus que l’an dernier.Nous sommes obligés d'acheter des j compteurs.Le maître de poste de Québec est venu me voir.Je lui ai demandé d'attendre après la session.l.es détails do l'organisation ne son! pas assez complets pour que je les communique.M.Bouchard—Qa revient à dire qu'on va payer plus.Je ne voudrais pas que les députés restassent sous I impression donnée par le prcmlc* ministre.M.Bourque —Le maître de poste voulait venir contrôler dans le Parlement.M.Bouchard — Vous allez dépenser deux fois plus.M.Duplessis — L’administration des postes relève du fédéral.Nous ét'ons sous ritnpresvon qie nous av:ons droit d'avoir un bur-aj de poste.Nous aurons un bureau de distribution.Nous serons obligés d avoir un personnel plus considé-i rallie.M.Casgrain — Le premier ministre n’a pas demandé au fédérai d’amender la loi?Si M.Lapointe .M.Duplessis —Il faudrait amen-1 ; der la mentalité de certains chefs libéraux.Si les membres de l'opposition pouvaient inspirer au ministre de la Justice de faire la moitié de son devoir, il v aurait beaucoup î moins de communistes dans la pro-: vince.Nous n’aurions pas le spec-! tacle d’un gouvernement qui laisse ; voyager un chef communiste com-j nie Tim Buck.La province de Québec n'endurera pas les communistes, meme si Ottawa pactise avec les communistes.M.Duplessis.— Si le ministre de la justice n’a pas le courage de remplir les devoirs que lui dicte sa charge, qu’il le dise et nous allons les remplir.M.Bouchard et le communisme M.Bouchard.— J'admire le premier ministre dans sa logique.Il a dit partout qu’on doit séparer les deux politiques, qu’on ne doit pas mêler le fédéral au provincial.Puis il dit qu’il veut la place du ministre de la Justice.Celui-ci est capable de se défendre et le procureur général ne viendra pas nous faire croire qu’il n’a pas les pouvoirs voulus pour remplir ses devoirs.Il les a.S’il y a du communisme, qu’on le poursuivre, si les romrnupisles violent la loi, qu’on les arrête, mais que le premier ministre cesse de faire de la politique avec le communisme.Il ne manque pas une seule occasion d’attaquer le gouvernement fédéral pour faire croire que ce dernier fomente et aide le communisme.Nous sommes opposés à toute forme de communisme, même à celle du premier ministre.Car il adopte des mesures et des lois contre la volonté du peuple, el, par là, il fomente le communisme.Il fait naître le communisme en ne donnant aucun moyen au peuple de se défendre en appelant devant les tribunaux.II a un gouvernement d’autocratisme.Les ouvriers de toute la province protestent.M.Paradis.— Pas les ouvriers, mais certains braillards! M.Bouchard.— Ce ne sont pas des braillards, mais ce sont tous les ouvriers.Us protestent avec raison car on veut arriver par des lois à tuer les unions.C’est avec ces moyens’là qu’on fomente les révolutions, parce que le gouvernement menace de tuer toutes les libertés populaires, et c’est ainsi qu’on développe le communisme.Le premier ministre crie contre le communisme et qualifie de communistes tous ceux qui ne pensent pas comme lui.Mais la province voit clair dans son jeu, le jeu du premier ministre qui veut détruire le parti libéral, sous pretexie de combattre le communisme.M.Duplessis.— J’avais cru en parlant de la réaction de la population de toute la province contre le communisme, exprimer la pen sée de tous les députés de cette Chambre.J’ai dit que le gouvernement fédéral qui a le contrôle exclusif sur les postes, laissait pénétrer au pays des journaux de Moscou, que le gouvernement fédéral qui a le contrôle exclusif sur l’immigration, laissait circuler Tim Buck, chef communiste reconnu.Le chef de l’opposition n’a pas dit un mot pour condamner ces agissements et, au lieu du spectacle d'une législation unanime à réprouver le communisme, ses tactiques et ses adeptes, nous voyons le chef de l’opposition qui tente d’insulter le chef du gouvernement.M.Duplessis et Ottawa Je le dis une fois pour toutes et j’espère que je n’aurai plus à revenir là-dessus: le parlement fédéral, à titre de député, à titre de ministre, à titre de premier ministre.ne m’intéresse pas et ne m’intéressera jamais.F.n acceptant le mandat de conduire les destinées de la province, j’ai dit que je ferais uniquement de la politique provinciale.Après cette déclaration catégorique, j'espère que le chef de l’opposition ne me prêtera pas de moins sur le domaine fédéral, Je déclare que ni directement, ni indirectcmet, je n’ai sollicité, je ne sollicile et je ne solliciterai, ni ne veux solliciter aucun mandat fédéral.Il y a dans celle province un lel gâchis commis par l'ancien gouvernement qu’il faut tout le courage d’un homme pour y remédier.Je n’ai pas le temps d’aller ailleurs.J’espère que le chef de l’opposi-lion réalise que l’immigration dépend d’Ottawa, qui en a le contrôle exclusif.J’espère qu’il réalise que le gouvernement fédéral a le contrôle exclusif sur les postes, et donc sur l’entrée des journaux.Nous faisons de la politique provinciale.et c’est parce que nous faisons de la politique provinciale que nous défendons notre province.Et celte province, nous sommes prêts à la défendre contre tous les bleus et les rouges d'Ottawa qui voudraient laisser pénétrer ici les doctrines odieuses et destructrices du communisme.Je manquerais à mon devoir de premier ministre si je n’élevais pas la voix pour faire écho aux revendications de la populatioh, qui ne veut pas du communisme et demande qu’on le combatte.Et je parle ici ce soir au nom de tous les libéraux, au nom de tous les conservateurs de la province qui sont tous contre le communisme et veulent qu’on le combatte sans merci.Je dis que l’opposition devrait s’élever à la hauteur du problème au lieu de s’abaisser à des considérations personnelles.Nous allons continuer de faire la lutte et nous dénoncerons sans merci tout ministre de la justice qui oubliera son devoir el ses engagements envers la population de la province.M.Bouchard.— Les méthodes' que prend le premier ministre pour combattre le communisme ne sont pas les meilleures.Nom sommes contre la licence mats pour la liberté.On discute quelque peu, puis on adopte 1 Item en discussion.A Montréol Aux articles 95 et 9li compor tant des sommes de $26,000 et de $50,000 pour écoles normales el les bureaux du gouvernement à Montréal, M.Bouchard redemande des explications.M.Bourque.— Ces immeubles demandent des réparations très urgentes.M.Bouchard.— C’est ce que vous appelez de l’économie ça, que de tout multiplier par trois?M.Béique.— L’opposition aurai, besoin d’être ainsi multipliée.M.Bouchard.— Et pour les prisons?(L’article 97 comporte $123, 000 pour l’entretien et les réparations aux prisons et palais de jus tice).M.Boyer.— On va les agrandir pour vous autres.M.Bouchard.— Alors qu’on j nous avait promis des économies, ' on dépense plus.M.Bourque.—- Vous n’avez pas reçu un rapport disant que le toh du palais de justice à Montréa) est défectueux.M.Boyer.— Dans le temps, ih votaient de l’argent pour le répa rer mais ils mettaient cela dans leurs poches.M.Bastien.— Quand on sait que le premier ministre gaspille l’argent à pleines mains et qu’en même temps il qualifie ses prédécesseur* de gaspilleurs.M.Boyer.— De voleurs.M.Basliem — De voleurs, comme dit lé député de Châteauguay.Je ne sais pas si ça va prendre In prochaine fois dans son comté L’argent de cet article est pour les amis de l’Union nationale et pour les gens de “chez nous’’, des Trois-Rivières, qui travaillent au palan de justice.M.Bourque.— Nommez-en donc un seul.M.Bastien.— Il en venait des Trois-Rivières travailler clans Ber-thier.M.Duplessis.— Les gens des Trois-Rivières sont heureux de rester chez nous.Ils sont aussi heureux de leur député, sans vantardise.Quant au palais de justice de Montréal, nous avons reçu des requêtes nombreuses pour faire ar ranger le système d’éclairage qui élait une constante menace d’in eendie.Nous avons dépensé $25,-000.On l’avait demandé à l’ancien régime, qui ne s’en occupait pas.Pourtant il y avait là une bihlio-frèque très riche, la bibliothèque du Barreau valant plusieurs milliers de dollars.M.Boyer.— Adopté.Ponts Sur l itenj de $425,000 pour les ponts-routes-octrois, M.Bouchard demande la construction du pont de Saint-Hilaire et la construction d'une route directe entre Montréal et Québec sur la rive sud.M.Bouchard déclare que.si le ministre lui donne son pont, il sera prêt à dire que la province a le meilleur ministre des Travaux publics depuis la Confédération.M.Bastien trouve qu’on dépense beaucoup plus pour les pouls qu’au- Les maires du Canada et (es secours directs Deux attitude — Des villes, dont Montréal, veulent que le fédéral prenne tout le fardeau — D'autres estiment que les provinces et les villes doivent payer une partie Ottawa, 16.Is'.U.C.) _ Le pro-b'ème des, secours directs est le principal sujet d’élude à la conférence de la Fédération canadienne des maires et 'es municipalities, qui s’est ouverte à Ottawa hier et doit durer trois jours.Tous les délégués, depuis ceux des petites villes jusqu'à ceux de Montréal, ont été d’accord pour conclure (pie le gouvernement fédéral ne fait pas sa part pour le paiem nt des secours directs, niais l’"n ne s’entend pas sur les modifications nécessaires.Certaines villes, dont Montréal, esti-menl que le gouvernement fédéral devrait tout payer, mais d'autres pensent que les provinces et les villes doivent payer une partie du coût.Deux résolutions ont été référées au comité des résolutions, qui tâchera de concilier les vues des deux groupes, l.a première résolution est celle que le conseil municipal de Montréal a adoptée lundi et qui avertit le gouvernement fédéral que Montréal cessera de payer les secours directs le 15 juin.L’autre a été proposée par les maires d’Oshawa, Ont., et de Témisoamin-gue, Qué., et conclut que le gouvernement fédéral devrait assumer le contrôle et le fardeau des secours, mais y faire contribuer les provinces et les municipalité- dans la mesure de leurs ressources financières.Au cours d’un déjeuner offert aux délégués par la ville d’Otlawa, hier, le maire de la capitale, M.Stanley Lewis, a demandé aux villes de tenir de grandes assemblées de contribuables pour leur exposer les faits au sujet des secours directs.Le maire de Montréal, M.Adhé-mar Raynault, a présidé la séance d’hier après-midi, consacrée aux secours directs.Le maire de Halifax a dit que le conseil de celte ville a passé une résolution pour décréter la cessation des secours le 30 avril, mais qu’il va la rescinder.Un échevin de Winnipeg a dit; Nous ne pouvons pas adopter une frefois.C’est aussi la prétention de M.Bouchard.Il montre que les ponts ont coûté $440,000 pour l’année 1936-37 et s’étonne qu’on demande $100,000 de plus.L’item est adopté ainsi que le suivant, $125,000 pour l’cnlretien des ponts.On passe à l’item 101.un crédit de $100,000 pour l'entretien et la réparation des ponts de péage.M.Bastien reproche au gouvernement de ne pas avoir aboli les ponts eje péage comme il avait promis de le faire.M.Bouchard — Les ponts de péage sont abolis pour les députés.On a des passes maintenant.Là-dessus la Chambre s’ajourne à cet après-midi à trois heures.résolution à l’effet de mettre fin aux secours, on -irait de nous.L’éche-vin Riggar, de Montréal, a dit que les réglementations municipales des secours empêchent la mobilité (Ju travail recommandée par la Commission nationale de l’emploi; les chômeurs ne veulent pas quitter leur ville pour ne pas perdre leurs droits aux secours.Le maire de Trenton, Ont., a déclaré qu’il ne peut pas approuver la résolution d" maire de Montréal, qu’il favorise lr j ••'‘ment des se cours, 46 pour cent par le gouvernement fédéral.40 pour cent par la province, t 2” pour cent par la ville, et une aide plus forte pour les provinces de l’Ouest.F.e maire M ¦-Lean, de Snint-Bonifaee, ?critiqué le ministre fédéral du Travail, M.Rogers.On a déclaré que l’Association des maires d’Ontario approuve la répnr'ition 40-40-26.Le préfet d’East York Township, près de Toronto, M.John Warren, a parlé du fléchissement moral causé par la crise chez lui.l.es gens parlent de communisme; ils ne sont nas plus comm’-nistes que les 40,000 électeurs de Toronto qui ont voté pour Tim Buck, mais ils veulén* un changement.T‘ a ajouté en’il n’est pas un admirateur de l’hitlérisme, mais que beaucoup de gens en viennent à admirer In façon dont Hitler arrive à des réalisa’ in.Le maire Raynault a dit qu’il est) ridicule que fonlréal ne puisse pas exécuter les hs-’aur dont elle a besoin et qu’elle ’'aie eu même temps des secours au- ouvriers qui ont besoin de trr.vail La résolution du conseil municipal de Montréal de cesser les secours le 15 juin pourrait donner quelque chose si la conférence l’apouysit.Nous avons beaucoup de trava-x à faire et nous voulons savoir -ourquoi le fédéral ne nous donne pas de subsides pour nous aider.Les Olympiades de 1940 auront lieu à Tokio quand même Le Caire, Egypte, 18 (A.P.) — Le Congrès international des Jeux Olympiques a définitivement décidé, aujourd’hui, en dépit d’une proposition du délégué chinois, que les Olympiades auraient lieu à To-kio en 1940, comme on l’avait déjà décidé, même si ce pays était encore en guerre dans deux ans.Seu-leniCiit, à cause de la chaleur et de l’humidité qui prévalent au Japon à la fin d’août, le Congrès a décidé, à la suggestion du Japon, de F Allemagne et de l’Italie, de changer ta date des Olympiades et de fixer celles-ci du 9 septembre au 26 octobre, au lieu d’août.La Grande-Bretagne, les Etats-Unis et la France ont voté contre le changement de date.Le délégué chinois, M.C.T, Wang, a demandé vainement au Congrès de décider que les Olympiades ne pourraient avoir lieu dans un pays en guerre au moment des épreuves olympiques.Sa proposition n’est même pa,s passée au vote.Le Congrès a tout au plus exigé du Japon que l’exposition internationale de Tokio en 1940 soit fermée un mois avant l’ouverture des Olympiades.Si vous voyagez.«drattex-vous *• SERVICE DES VOYA* CES.LE “DEVOIR ”.Billet* 4mi pour tou* les pays su ttrif dos compagnies d* paquebots, hemin* do ter, autobus, russi hôtels, assurance* bagages et accident*.chèque* d* vovages.oatt«porte otc.TéléDhonex: BEIair 3361* Nous vous forons une bonne remise pour votre vieille machine à écrire et nous {'accepterons en acompte sur l'achat d'une neuve - Le solde à paiements faciles.Vous avez tout intérêt à nous consulter.Clavigraphe Underwood 42 clés de succès SEULS./ AT 1 .y.V/!y, • • m e&v.^7] if O 1 SE sentir isole «fans la foule, ne jamain croiser de regards amis, n’entendre jamais le mot qui apaise ou console, être angoissé par la soif sans pouvoir l’étancher, souffrir de la faim sans pouvoir l’assouvir .Des milliers d’êtres humains, qui respirent l’air que vous respire*, qui habitent peut-être à deux pas de chez vous, que vous ave* peut-être croisés dans la rue: ces malheureux ont connu la solitude et, dans leur solitude, la privation morale et physique.Et ces tragédies dont personne ne parle frappent souvent des enfants.Les parents sont dis- parus.Dans ces jeunes Ames qui devraient s'ouvrir A la vie, l’amertume naît et fermente comme un levain.Ces enfants vont grandir.Quand ils atteindront l’âge adulte, que seront-ils?Il faut que ces vérités soient dites.Les misérables sont une responsabilité des heureux.Vous avez le devoir moral de vous pencher sur les enfanta des pauvres.N’oubliez pas cette obligation pendant la campagne de la Fédération des Oeuvres de Charité canadiennes-françaises! Rappelez-vous qu’il faut “vivre les mains ouvertes pour mourir les mains pleines’’.OBJECTIF: $403,236 Mettez-vous à leur place! ., .CAMPAGNE DU 26 MARS AU 5 AVRIL FÉDÉRATION des Oeuvres de CHARITÉ BIRECTIOM)—l»,>r.w.Jb!a AMr«S Ttt.i MArqurtt* 41*1 FLataau MIS CANADIENKES-FRANÇAISES SECTION «MININCi—HS»*I WlflMa», Appartement 611 TN.i SLoteou MIS T 1231 LE DEVOIR, MONIKtAL, MbKCKtUI Ib MAio ivao VOLUME XXIX — No 62 Les Habsbourg quittent l’Autriche VIENNE, 16.(S.P.A.) — Pour la seconde fois depuis la Gronde guerre, des membres de la famille de Habsbourg fuient le pays sur lequel leur maison a régné durant plusieurs siècles.La premiere tois, ce fut, on le sait, en mars 1919: le parlement socialiste de I epoque avait banni 80 membres de l'ancienne famille impériale.^ f t J J Quelques membres de la famille semblent avoir résolu de demeurer dans leur pays, entre autres l'archiduc Antoine, beau-frère du roi de On dit que les nazis transformeront sept domaines des Habsbourgs en lieux de repos pour les invalides de leur parti.Dernier point à éclairer.Qu’est- ce que le bilinguisme?C’est la qualité linguistique complète avec droits égaux pour l’une ou l’autre langue.Est-ce que le Canadien ou la Canadienne comprennent bien celle définition quand ils s'adressent en anglais au gouvernement, au bureau ou au magasin?Il y a réaction au Canada français, il est temps de nous unir non pour combattre mais pour vivre et penser français! Entr’aidons-nous.UN DISCIPLE La liberté ouvrière des coups de poings ou des coups de pieds ou de garcette qu’on la réglera.Des mesures de ce genre seront toujours du domaine des sauvages.Ce n’est certes pas en blessant des ouvriers ou des ouvrières qu’on aura la Lumière.El la loi qui tolère cela peut paraître au moins un peu naïve et désuète pour ne pas dire davantage.JEANC.Films éducationnels: qui peut en juger?qui peut les montrer?Lettres au "Devoir" Nous ne publions que les lettres signées ou des communications accompagnées d’une lettre signée avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique: Lo femme doit-elle voter?Que nous voulions l'admettre ou non que nous soyons prêts à regarder le problème bien en face ou à l’enfermer dans les limites étroites des préjugés et des partis «ris il existe, il est brûlant d actualité.Tôt ou tard, et comme il arrive très souvent au Canada frnn-çais, trop tard peut-etre, les dirigeants seront forcés par les circonstances d'en reconnaître 1 importance et la gravité.L’évolution, le progrès sont des forces d’une telle puissance, que rien ne peut les arrêter.Ni la re; îigion, ni l’Etat, ni la société, ni l’individu.Tous doivent tôt ou tard s’incliner, se modifier, s a-dapter.Et plus vite se fait cette adaptation, moins profondément en est rompu l’équilibre social.L’émancipation de la femme est un exemple frappant de cette évolution puissante, dont personne ne saurait arrêter le courant, mais à laquelle tous devront s’adapter de bonne grâce, ou malgré eux.Les conditions les plus heureuses seront atteintes par ceux qui auront su le plus tôt retrouver l’heureux équilibre un instant rompu.Qu’on le veuille ou non, que la femme l’ait ou non désiré, souhaité, provoqué, qu’elle y ait été entraînée par la force des circonstances, tout cela est secondaire.Il reste qu’aujourd’hui, sortie de son foyer où la tradition séculaire l’avait retenue, toutes les portes lui sont ouvertes.Elle y entre, tantôt avec joie, parce que c’est une libération.tantôt, pour peu qu’elle réfléchisse, avec appréhension, parce que les problèmes qu’elle soulève la laissent indécise, perplexe.L’idéal de la femme, faite pour la maternité, n'a pas changé.Au plus profond d’elle-même, ce qu'elle désire et souhaite ardemment, c’est encore avant tout l’amour, l’union, l’enfant.Rien ne viendra changer cela puisque c’est l’essence même de sa nature.Mais les inventions modernes qui sont venues simplifier le travail domestique, la limitation des familles, lui laissent des loisirs jusqu'alors inconnus.D’autre part le chômage, qui est venu bouleverser l’ordre des choses en forçant l’homme à battre les pavés, l’a tantôt attirée, tantôt obligée à sortir de son foxer.(lue la chose soit bonne ou mauvaise, louable ou condamnable, fout cela fait partie d’une autre question.Mlle existe, et voilà pour le moment le fait devant lequel il faut bi''n s’incliner.Bonne ou mauvaise.tre d’entrer dans une lutte acharnée, à savoir quel sexe sortira vainqueur, mais lorsque, se reconnaissant essentiellement différents, appelés à des rôles differents, ils marcheront la main dans la main vers de plus grands progrès.C’est-à-dire que la femme devra comprendre qu’il faut qu’elle crée des carrières qui impliqueront un travail essentiellement indispensable à la société et pour lesquelles ses caractères distinctifs de femme sont nécessaires et aussi indispensables.Faite pour l’enfant, c’est vers l’enfant que devront se concentrer toutes ses énergies.Et tout ce qui de loin ou de près touche à l’enfant sera de son domaine.C’est alors que.de nocive et destructive dans le domaine masculin, son influence hors du foyer deviendra primordiale.Comme dans la famille, complément indispensable de l’homme, elle jouera son rôle à elle dans le rouage complexe qui actionne les mondes.C’est ainsi qu’il est permis de penser, si l’on admet l’influence de la femme, que le jour où elle aura définitivement conquis sa place dans la politique universelle, l’enfaivt de sa chair trouvera ailleurs que dans la guerre à satisfaire sa soif des conquêtes.Le vote dons Québec Québec n’est pas hors du reste de l’humanité et ce qui concerne l’univers ne peut lui être indifférent.Pour être plus tardive, l’émancipation féminine n’en est pas moins réelle.Tôt ou tard Québec devra emboîter le pas, étudier le problème, s’y adapter aussi.Pour le moment la Québécoise reste indifférente à la question.Elle n’est pas préoccupée par le désir de voter parce que son évolution n’est nas rendue au même stage que celle de ses soeurs des autres pays.Québec n’est pas à la page.Est-ce un mal?Non, en tant que son équilibre social n’en est pas rompu et qu’il lui est ainsi loisible d’étudier le problème à la lueur de l'expérience des autres.Non encore, si cette expérience lui confère une plus grande clairvoyance.Oui, si ce retard est à ses yeux synonyme d'amélioration et qu’elle s’en glorifie sottemenl.Le droit de vote n’est pas encore urgent, mais il le deviendra tôt ou tard.Nos gouvernants s’arrêteront-ils alors à quelques préjugés puérils?HOMFEM M.le directeur.En plein Montréal, il se des actes de violence et des attaques à la liberté qui laisseraient volontiers soupçonner, —si ces actes n’étaient mêlés à une foule d’autres heureusement meilleurs, —qui laisseraient volontiers soupçonner que notre ville a perdu sa civilisation, qu’elle a abandonne toutes ses règles d’ordre et de paix et qu'elle a livré enfin les clefs de la sécurité à des étrangers qui viennent ici pour semer la révolte et fomenter la révolution.Comment se fait-il que des unions aient le droit de molester, d’attaquer, de battre ou de blesser des hommes et des femmes qui ne veulent pas se joindre à elles?.Comment se fait-il que cela dure depuis des mois et des mois qui dépassent l'année et que les autorités — encore à réfléchir — n’ont pas encore trouvé le moyen de mettre en prison ces vagabonds?.Comment se fait-il que les émissaires de ees unions payés pour faire le mal à leurs semblables restent de toutes façons impunis?.Sans doute on rétorque de beaux arguments, on apporte de belles excuses qui peuvent avoir, disons, une certaine valeur dans l’abstrait et dans les discours des beaux parleurs, mais qui ne guérissent rien dans le concret.Si ces fameux arguments valent — ce qui est un peu curieux — pourquoi donc ne tient-on pas alors responsables les unions elles-mêmes qui ont payé leurs satellites?.Cela prendrait déjà une allure de justice, et cependant on aurait encore bien peu fait puisqu’il faudrait empêcher avant tout nue des actes semblables se produisent.Mais rien ne se fait D’EFFICACE.En voilà une triste façon de comprendre la liberté.On laisse circuler des hommes qui cassent les membres de ceux qu’ils haïssent; on laisse parler et enseigner ceux qui dirigent la foule vers des précipices; on laisse réunis ensemble ceux qui conspirent notre perte et notre malheur et qui dirigent les activités des brise-tout et des “brise-monde”.La question sociale est complexe, nous le savons plus que tout autre; la question ouvrière l'est plus spécialement.Mais ce n’est pas avec Monsieur le Directeur, Les propriétaires de cinéma s’agi-commet ' lent en faisant appel à la valeur éducationnelle du film, pour obtenir l’accès des “moins de Ri ans”, à leurs salles.Alors nous posons une question; De la valeur éducationnelle de ces films qui jugera?Les propriétaires de salle ou les entrepreneurs en films?Quelle compétence particulière ont-ils en pédagogie?Quel souci parliculier peuvent-ils avoir de la formai ion tde nos petits?L’intérêt manifeste qu’ils ont à grossir leurs recettes leur donne-t-il un brevet en pédagogie?Est-ce même le bureau ordinaire de censure qui est qualifié pour juger, quand il s’agit de films ^destinés aux “moins de seize ans”2 On nous permettra d’en douter.L’on peut être très intelligent, très bien intentionné aussi, apte à juger ce qui convient aux adultes et être totalement incompétent quand il s’agit des petits.Tous ceux qui sont dans l'enseignement le savent, rien n'est plus difficile que de se mettre au point de vue et à la portée des enfants.Il faut des aptitudes et une préparation spéciales.Ce qui explique que n’importe qui ne peut pas être instituteur.Si bien que, à noire humble avis, le jour où nos législateurs décideraient d’admettre les enfants au cinéma pour favoriser leur formation intellectuelle et morale, ils devraient en même temps ou nommer un bureau de censure spéciale pour juger des films destinés aux enfants ou, au moins adjoindre au bureau qui existe déjà un spécialiste en éducation qui juge, lui de la valeur de ces films.Ne serait-il pas beaucoup plus simple et plus sûr de laisser ce soin aux autorités scolaires?mais alors qu’on leur laisse aussi le soin de désigner qui montrera ces films et où ils doivent être montrés.Nous espérons y revenir.Bien à vous, M.le Directeur, Gustave LAFLECHE.“Dominion" FLIGHT FROM GLORY — Dram*.La censure de la Legion ol Decency tait des réaerve.s oui nortent aur la vengeance et le suicide Internrétes: Whitney Bourne.Chester Morris FIT FOR A KING — Comédie.On reporter qui en est h sa première équipée décroche à la fol* une princesse et une crosse primeur.Interprètes: Joe-E Brown.Helen Mack, Paul Kelly.Pour tous."Eloctrc" TROÏKA SUR LA PISTE BLANCHE — Drame.La fille d'un colonel polonais est mariée A un homme qui a sauvé l'honneur de la famille par sa fortune Cet homme est un indlime trafiquant d'armes Sa femme l'aporend.On volt la situation tracioue de cette fille dofflcler mariée à un esnlon Film construit avec soin et Interprété par de tr - boas acteurs Interprètes.Charles Vanel.Jean Murat.Jany Holt, Pierre Magnler Pour tous, fêvre.Jea" Wall.Met LemourUei tt autres Foui adultes LE porte-veine — ün homme à tout faire dans un hôtel porte chance A tous ceux oui U f udolent cependant que lui ne brille pas précisément par la chance.Film dlveitusant et inofient.lf.Pour tous.Interprètes: Lnclen Baroux.Mary Glory.Léon Bellère.G Delyne.wiomwom EN DEUXIEME SEMAINE Grande Revue d*Actualités présentée ou Monument National par Gratien Gélinas et Claude Robillard SOIREES; 14, 15, 16.18 •» 19 mars; $1.25, $1.00.85c et 60c.MATINEES: 15, 16.17 et 19 mars: 75c, 60c, 50e, 40c.Taxe ind.Billets en vente au Monument National: LA.4418-3424 'Emprtsi" YOU’RE A SWEET HEART — Comédie musicale.Interprètes: Alice Faye, George Murphv.Audv Devine, William Gargan.Pour adultes.'Fronçai»" A propos de langues Rosemont, 12 mars 1938 Monsieur, On vous a écrit dernièrement à propos de renseignement de l’nn-glais dans nos écoles.Me permettez-vous d’emprunter votre tribune libre pour développer quelques idées personnelles à ce même propos?Le correspondant en question se déclarait impérieusement pour l’enseignement de la langue anglaise, il s’appuyait pour cela — et combien de fois — sur une opinion lout à fait personnelle de Mme Saint-Jacques.Au lieu de protester, nous de-\ rions féliciter la Commission scolaire d’avoir retardé cet enseignement dans nos écoles.Elle a compris ce que nous a bien clairement Ce fait bien élabli, ce progrès expliqué l’abbé Lionel Groulx.définitivement reconnu et admis j “C’est une triste nécessité pour l’é-(progrés n’implique pas néeessai-1 lite intellectuelle canadienne-fran-r-’ment amélioration mais marche çaise d’apprendre les deux Inn-en avant), il reste à en examiner ! gués mais c’est une pure absurdité les eonvequenees.j nour les enfants.Car si le mot est l’iiisque la femme est sortie du le signe de l’idée, quelle terrible pouvons- nous renrayer, en arrêler le courant?Non, car c’est le résultat d’une évolution sociale profonde, désirée universellement par la moitié du genre humain.Ce sont de ees mouvements d’une envergure telle, nous l’avons dit déjà mais il e t bon de s’en bien persuader, qu’il n’est pas rie barrière capable d’en arrêter le cours.Devoirs vs droits Clné"Sui«le Qtitlquot Indications sur las films ft I'atfiche aujourd'hui Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de librairie du "Devoir", 430 Notre-Dame, est, Montréal, nine se présente bu comlt, mais n'a pas 1e temps d'expliquer les raisons de sa presence, elle est élue aux acclamations de L'assistance.Dés lors les ennuis et les tribulations de Plnsonnet vont commencer.Interprètes: Btscot, lossellne Gael, Marcel Simon.Pauline Carton.Jean Du-not Pour adultes.Horaire: 2 h., 5 h., 8 h.10.„ •wweUIrte - TM» •w»» irvle.Ottawa lüti nttraa •• tfrSu rlberv Premières THEY WON’T FORGET — Drame judiciaire.au cours duquel on fait le procès d'un professeur accusé du meurtre d'une fillette.GrA-e A un procèsê malhonnête, mené par des politiciens désireux par tous les moyens de se créer de la popularité, on réussit A faire condamner le professeur.mais la foule n'attend pas que la justice suive son cours, elle “lynche” le coupable.Film qui semble dirigé contre la sauvage loi du lynch.Vedettes: Claude Rains.Otto Kruger, Gloria Dickson, Edward Norrts.Pour tous.SWING YOUR LADY—comédie qui raconte l'histoire d’un champion lutteur.Vedettes: Humphrey Bogart, Nat Pendleton.Frank McHugh, Louise Fazenda, Allen Jenkins.Pour adultes."Granada" I’LL TAKE ROMANCE — AU milieu d’une Intrigue assez Intéressante, Grace Moore, la vedette de ce film nous chante brillamment quelques airs.Outre Grace Moore nous trouvons dans la distribution: Melvin Douglas.Pour tous."Imperial" MAN PROOF — Une histoire triangulaire de plus.Interprètes: Myrn Loy, Franchot Tone.Rosalind Russell, Walter Pldegeon Pour adulte» YOU’RE ONLY YOUG ONCE — Une suite de A Family Affair.Le film donne des aperçus sur le.vie de toute une classe de la société des Etats-Unis, la classe moyenne.Scs espoirs, son attachement k ton "home'1 ses s mples Idéals.Interprètes: Lewis Stone, Cecilia Parker, Mickey Rooney.Pour tous."Lavol” DOUBLE WEDDîng — Comédie d'une composition assez grossière.Powell nous avait habitué à un Jeu plus subtil, mais vraiment que peut-11 faire avec un tel rcénarlo qui nous ramène & l'époque où | l'on considérait comme très comique de lancer des tartes à la tête des gens'?Film de peu de valeur.Interprètes: Myrna Loy, William Powell.Florence Rice John Beal, Jessie Ralph, hrdgar Kennedy, Sydney Toler et autres.Production MGM.Pour adultes.Lord-Naison STAGS DOOR — Une Jeune fille de la haute société k la recherche d'une carrière entre dans une maison de pension pour artistes et 1& se prépare à faire du théâtre Bon père s'ingénie â la dissuader et comme moyen, U prend sur lui de faire rater les débuts de ca fille sur les planches, mois n'y réussit pas.Production RKO.Interprètes: Ginger Rogers.Katherine Hepburn.Adolphe MenJou, Gall Patrick.Andrea Leeds, Constancj Collier.Lucflle Bal i et autres Pour adultes.Tin: girl said no.— comédie musicale qui utilise plusieurs airs célèbre» des opérettes de Gilbert et Sullivan.In-tcrnrètes: Robert Armstrong, Irene Her-vey.Les Concerts Symphoniques de Montréal AUDITORIUM DU PLATEAU VENDREDI LE 18 MARS A 8.30 Chef d'orchestre : WILFRID PELLETIER Soliste PAUL STASSEVITCH Symphonie no 5.Beethoven Concerto pour violon et orchestre.Elgar Billets en vente, chambre 241, Hôtel Windsor, LA.6037 et ches Edmond Archambault, MA.6201.grande duchesse et Tés la révolution de l’extl h Parta d'une d'un prince russe apr ’917.Pauvre, le noble couple s'engage dans une maison, lui comme valet, elle comme fille de chambre: leurs aventures.Charles Boyer et Claudette Colbert «ont les grandes vedettes de ce film amusant au-iuel les récents événements historiques donnent de l’actualité.Outre Charles Boyer et Claudette Colbert nous voyons dans la distribution: Basil Rathbone.Melville Cooper.Isabel Jeans.Anita Louise THANK YOU Mr.MOTO — Un autre film mettant en vedette l’acteur Japonais Peter Lorre, l'émule de Charlie Chan.Un bon film policier.Contient des scènes as-terrlflantes aussi les personnes trop sensibles pourront s'abstenir.Pour adultes.'Rex" Reprises "Am Herat*' "Maisonnuuva" "CafritoT foyer, niiiiqiip, devant lu vie, la j ’¦ocl’été, elle a désormais les rcs- j ponsabilités qui incombaient autrefois exc’tisiveinent à l’homme; puisqu'il faut, bien malgré nous, lui rc-eonnaitre des devoirs identiques, pcnl-nn et doit-on lui refuser les iiiCnr.Cv droits?Le droit de vote n es!-il pas une conséquence logique «le ees devoirs?Le droit de ’oie permet le choix du mandataire le mieux qualifié pour plaider la cause du mandat.l'nrlaitt une fois de plus du fait mei'ilcnanf reconnu et admis qu'il n'est pas du ressort des gouvernants d’enrayer l’évolution féminine, il reste une solution: l'adaptation dont nous parlions plus haul.Il ne s'agit plus d'ignorer la femme dans la chose publique mais de l’utiliser.Plus vite se fera cette adaptation, moins longtemps et profondément sera rompu l’équilibre de la société.Homme vs femme Devant l'envahissement de la femme, l’homme, qui ne s’èlait pas préparé, sent peu à peu son prestige lui échapper et il assiste impuissant à l'indépendance croissante de celle dont il n’est plus l'unique et indispensable pourvoyeur.Fc bouleversement, disons-lc en passant, n’est pas une des moindres menaces à la stabilité des fovers «ne signification, alors, attribuer au français dégénéré universellement parlé par les victimes du bilinguisme.” Et il ajoute: “Est-ce bien outrer la vérité que de dire que cette culture à moitié faite conduira simplement à la perte de la foi nationale de nos enfants et à leur abâtardissement intellectuel?” Celte amélioration est donc venue à son heure, car, normalement, les heures consacrées autrefois à l’enseignement d’une langue seconde seront employées à perfection-19'll” ner la langue maternelle.Après avoir eritioué le changement de programme, on accuse ensuite l’instituteur et l’institutrice d’employer une mauvaise méthode d’enseignement, notamment la méthode phonique.Manière bien facile de frapper sur la poitrine des attires quand, tous et chacun, nous sommes personnellement coupables de négligence envers la langue française.Si l’enfant crie: Moué pis toué, 1 truck ou bien ciûrge.soyez assuré | que le maître le corrige.Seulement l’ambiance familiale reprend vile le dessus.Si une plus grande collaboration existait entre parents et instituteurs, l’enfant ne serait pas en hutte à la timidilé, timidité qui se traduit par une grande peur de faire rire de lui à la maison lorsqu’il s’avise de parler correctement.L'habitude contractée étant jeun», l’homme, le Canadien français ad BIG BROADCAST 09 IMS — Comédie musicale.Mariage traité comme quantité négligeable.Vulgarités.Interprètes: Patricia W Ider, Lionel Pape.Dorothy Howe.Russell Hicks et autres.A décon- SeHoralre: 11 h.14.1 Sx.57.3 h.41.7 h.‘5NIGHT CLUB SCANDAL — Comédie policière.T>es gags, du mouvement, un dialogue alerte, mais en somme un 11.m assez médiocre Interprètes.John Barrymore.Charles Blckfo.d, Louise Campbell, Evelyn Horaire: 10 h., 13 h.44, 3 h.36, 6 h, 12, 8 h.56.Pour adultes, "Cinéma IH Fana* LA CITADELLE DU SILENCE — Drame.Pour venger son pér».fusillé Jadl» par les Russes, Vlani lance une bombe sur la voiture du gouverneur qui opprime la Pologne.Le gouverneur est Indemne, mais son aide de camp, le comte Stepen.est Messé.Vlana est fiancée à César.Jeune médecin qui est arrêté et condamné â la détention perpétuelle dans la citadelle de Llnsk.Via-a s'est enfuie A Parts, mais S’epan la retrouve et l'épouse.En le a appris que César est à Llnsk et que le c.>mt« est chef de la citadelle.De retour à Llnsk.elle revoit Céear parmi les prisonniers et l'encourage par des messages secrets.Une révolte éclate alors que Stepan découvre le Jeu d» Vlana et veut la renvoyer.Les prisonniers sont maîtres de la situation.Stepan sera tué en faisant son devoir et César, libre pourra aimer Vlana.Interprètes: Annabella, Pierre Renoir, Bernard Lancret.Le Vlgan.Larquey.Pauline Carton.Plerry.Mellot.Pour tous.Horaire: U h.40.2 h.10.4 h.35, 7 b., 35."OrptaunT NOTHING SACRED — Comédie.Dne leune fille est transportée par avion â New-York pour subir un traitement contre un empoisonnement par le radium Mais ce diagnostic s'appliquait A une autre personne, la leune fille tente vainement de l'explique, au reporter qui la conduit k l'hôpital, de lâ une série de malentendus et de situations vocasse».Interprètes: Carole Lombard.Frederic March.Pour adultes."Palac#" KNOW WHITE ANO THE SEVEN DWARFS — Premier film important de f' sstns animés couleurs de Walt Disney d’après un conte des frères Orimm.Ce film marque une étape dans le développement de la technique et l'art caricatural au Cinéma En bref c'est l'histoire d’une lolle princesse oui doit fuir les méchancetés de s» belle-mère lalouse Pour lotis.Hc aire: 9 i> 38 13 h.03, 3 h.33.5 h.03.7 h.33, 10 h 03 "Princm" ACTION FOR SLANDER Drame.Hls- F’S * e jlfi .lv- XiClMlHIIvlI I I (1 M V (I I N H' 1 " r»V< M ss»l^ « l.et équilibre se rétablira de part I met narler rt écriro deux Innaito* 'dire d'un tricheur aux cartes.Interptè- /T'iitlrev rtiinr»,! 1________ » e I - CICIIX lanRUPS »*, dlvA Rt’OOk Anti Todd.POUt AClUl- el d’autre quand hommes et fem nés auront également compris ïu’il ne s'agit pas pour l’un et Eau- rwtAtBÔT françaises différentes et c'est malheureux.“Nous vivons nu Canada, surtout à Montréal où l'atmosphère est anglaise".eh! oui, notre oeuvre à nous la majorité française, ('elle affirmation magistrale ne devrait avoir aucune place iei, parce que ce n'est pas aux deux millions deux cent mille Canadiens français de j sc demander s’ils doivent nppren-I dre une langue seconde mais bien ' plutôt les six cent mille autres.Les Anglais aussi mettent le français à leurs programmes scolaires mais ils ne l’entourent pas d'un amour poussé à l’extrême.“L’Anglais, a dit F.Montpetit, prétend être un être de fair-ptag mais à un fair-ptag qui s’arrête à son groupe.” Donc, rien n’empêche le Franco-Canadien de pratiquer toutes les I vertus propres è relever sa nationalité.tes: Clive Brook.Ann Todd.Pour acini tas.Horaire; 10 h.30.1 h.16.4 h.12.7 h.08.10 h (M SF.Z O’REILLY TO McNAB — Vaudeville.Interprètes: Will Mahoney.Will ryffe Pour adultes.Horaire; Il h.31.2 h.47, 5 h.43.8 h.39."Somt-Den»" L'H* DES VEUVES — Drame psjcholo-gtque.Peux soldats font la guerre en Flandre et aiment la même Jeune BU*.Berry abandonne son compagnon Treat, blessé, qui bientôt est porte disparu.Berry épouse Yvonne Plus tard Mme Berry retrouve Tient qui est engagé comme guide touristique sur les champs de bataille.Elle veut s'enfuir avec lui.mais Berry rappelle «a femme A son devoir.Impression saine Réalisation de Claude Hermann.Interprètes: Renoir.Clarlond, Marcelle Chantal, Line Noro Cordy.Poul adultes.1 Choisir 1.Horaire: 13 h 50, 3 h 45.« h.30.9 h 30.IF.MARI DE LA REINE — Comèdie-vaudevtUr.La belle-soeur de Léon Plnsonnet est ambitieuse.I* Jour du concours de beauté, s'étant foulé la cheville, elle charge Jeannine, la femme de Pin-s .inet de reprendre au comité eea papiers d'identité afin de laisser Ignorer à aa fa-mlUa qu elle s est déjà préaentée.Jean- THE PERFECT rPECIMEN — Celt l’histoire d’une vieille deme riche, qui voulant faire de son petit-fils un hom-m« complet réussit parfaitement à le rendre stupide He reusement la nature prenu le dessus et te -eune nomme revient vite au normal grâce à Taction bienfaisante dune Jeune fille Interprètes: Errol Flynn.Joan Blondell.May Robson Much Herbert Pour adultes.45 FATHERS - La simple histoire d une fille adoptive qui s’évertue â prouver sa gratitude enver.le gentilhomme qui Ta élevée Interprètes: Louise Henry, Thomas Beck.Richard Carie.Pour toua."ArcadB" LA REINE DLS RESQUILLEUSES — Comédie.Réalisation de Max Glass.Interprètes: Max De lv, Suzanne Dehelly, Pierre Brasseur.Mady Berry.Palau.Charles Deschamps, J.Fusler Glr.Carette.Almos, Mise en scène Intéressante, bon son.bonne photographie.Film qui plaira par ses acteur».Pour tous."Beoubiw** WIFE.DOCTOR AND NURSE — Adaptation cinématographique dune comédie de Noel Coward: Téternel triangle dans un milieu médlca'.L» otèco n'est guère divertissante en dêolt des efforts de Tau-teux et du rèallt&tcur peur étonner et •candallser t’audltcLe.Réalisation de Walter Lang.Interprète» : Loretta Young.Virginia Bruce.Warner Baxter.Jane Dar-well.Sidney Black mer.Film k déconseiller en raison des vues qu'il exprime sur 1» mariage.WILD \N» WOOLT — «hn R la pâte de guimauve, comme «avent souvent »n produire lee studios américains.La tendresse et l'Ingénuité enfantine qui *on-posent au gras méchant loup.Pou un film de tout repos, nous sommes servis.Production 20th.Century-Fox.Interprètes: Walter Brennan, Jackie Searl.Pau.ln» Moor».et Berton Churchill.Pour tou»."Belmonf* EBB TIDE - Flira tire d» Toeuvr» de Louis Robert Stevenson Bonne pnotocra-nhle Acteurs Intéressants.Mal* au a-t-on fait de TlntrlgueT sToduotlon Paramount Interprètes: Oacar Homo.ka.Frances Farmer.Ray Mlllai.d.Lloyd Nolan.Pour adulte».___ ___________ DANGER LOVE .17 WORK — Comédie-bouffe Un avocat est aux prises avec une famille dont les membres sont un peu fous Interprètes: Ann Soi hern Jack Haley.Mary Boland.Alan Olnehart et autres.Pour adv'tes."Cartf^* MERRY-GO-ROUND OF 19* — Co»t' die mualcale In -rprêtes: Alice Bradv.Burke Blair a , «conseiller en raison de la vulgarité de faction ot du dialogue."ChùJDM* LA DANSEUSE ROUGE — A l'occaaton d'un attentat nihiliste, une fille d auberge est condamnée à vingt ans do r®c,^,î slon.Un énigmatique personnage lui rend la liberté rn se faisant narser pour son manager.Tania devient danseuse-vedette Officiellement du moins, car elle est au pouvoir de Karl, espion.Suit une intrigue d'amour qui complloue les situations.Pour adultes.Interprètes: vers Korène.Jean oalland.J.Worms.Ludmilla Pltoeff.H Bos».Ferny.Maurice Bs-cande._ .LES HOMMES HANS NOM: Drame de J.Des Valllère».éallsatton de Jean Vallée.Interpret es : Constant Rémy.Tanta Fédor, L'HOMME Dli NULLE PART — Drame de Luigi Pirandello.Mathls Pascal épouse Romllda.Il subit le mauvais caractère de sa ne-mére.A la mort de sa mère Il disparaît pour quelques Jours.Une erreur fait croire à son suicide et on enterre un noyé sous le nom de Pascal De lâ toutes sortes de complications, qui donnent un Intérêt continu au film.Production: Général Production : Interprètes: Pierre Bianchar, utnette Leclerc.Isa Miranda, Le vigan.Alcover.Pour public averti.L’AMOUR VEILLE - Comédie.Tirée de Robert de Fiers.Réalisation de Henry Roussel Histoire d'amour r.ssez banale.Interprètes: Henri Garat.Alice Field, Pierre Stephen.Léon Béltères.Gabrlelle Der-zlat.Four adultes."Monklond" THE AWFUL RUTH — Comédie de moeurs tournant autour d'un couple qui sést Inscrit en divorce et qui en attendant le permis pour ce faire, s'évertue de ne pas entreprendre d'autres hyménées.Le film est .cerné de situations gales et de bons mots.Il rappelle cet autre film "Theodora goes wild".Production Columbia.Interprètes Leo McCarev.Irene Dimn et Carev Grant Pour adultes MOUNTAIN JUSTICE — Voir "Corona”.'Mount-Royal" THE BARRIER — Histoire plusieurs fol* adaptée de Toeuvre de Kex Reach, et qut se déroule dans un ceatra minier où les gens sont attirés par la soil de Tor.LTn-trlgue tourne en partie autour d'un mariage dlfllclle à réaliser entre un officier d'armée et une métis.Mais tout fini par s’arranger.Le film offre un intérêt certain oa, la photographie de magnifique extérieurs.Production Paramount.Interprètes: Léo Jarlllo, Jean l'aiker.Otto Kruger, Robert barrat, James KTlson.Pour tous LIVE, LJVE AND LEARN — Les aventures d'un artiste oelntrc talentueux, mais pauvre.Production Metro-Uoîdwyn-May-er.Interprètes: Robert Montgomery Rosalind Russell.Helen Vinson.Robert Ben-chley et autre».Bon film léger.Pour adulte»."Oriacni" IT'8 ALL YOURS — Un richard meurt et laisse sa fortune à sa charmante secrétaire qui aime un leune homme qui ne s'en fait pas dai la vie.Notre Insouciant ne veut pas de cette leunes fille meme cousue d'or Cependant H change bien vite d'avis quand un certain baron tente de courtiser la Jolie secrétaire Production Columbia.Interprètes: Madeleine Carrll.Francis L»aerer.Mlacbn Auor.Charles Waldron et J.C.Nugent, Pour tous LOVE IS ON THE AIR — Film divertissant autour d?la radio.Un commentateur de nouvelles, se ropose de divulguer des faits Intéressants au sujet d'un meurtre.La commanditaire du programme mêlé A l'affaire réussit A changer l'aspect du programme en le muant en émission enfantine.Mais le commentateur contourne la difficulté Vedettes: June Travis.Robert Barrat.Ronald Reagan.Pour tous."Ouifemonf* Même programme qu» T"Kmp'e«»’*."PopihMa" Mêms programme que le "Granada’."l'Iow" MESSIEURS LES RONDS DE CUIR — Comédie satirique qut nous peint le milieu des fonctionnaires.C’est Tadaptâ' GRIBOUILLE — Comédie dramatique.Morestan.marchand de vélos, est membre d'un Jury au cours d’un procès d’assises.Ses interventions font acquitter une Jeune femme.Morestan prend cette Jeune fille A son emploi.Le fils du marchand s'éprend d'elle et cause pas mal d'embêtements A son père.Impression mêlée.Réalisation de Marc Allégret.Production Daven 1937.Interprètes: Ralmu, Crétll-iat, Jeanne Prévôt, Lyne devers, Pauline Carton.Pour adultes.lOcottlrl LE CANIINIER DE LA COLONIALE -Vaudeville militaire.Satire des nouveaux riches.Pourra amuser.D'après Yves Ml-rande.Interprètes: Saturnin Fabre.Bach, G.Prieur, I*.Magnler.Yvette Lebon, etc.Pour tou»."Rialto" HEIDI — Encore une oiuette pour faire rire et pleurer les tendres mamans.Absolument Inoffensif.Spectacle pour toute la famille.Shirley Temple Jette de la Joie dans des milieux austères, voilà le film en bref.Avec la petite Temple Ton volt Jean Hershv.lt dans le rôli d'un grand-père acariâtre.Arthur Treacher.Helen Westlev.Pour tous LOVE AND HISSES — Comédie qui n'est en somme u’une série d’actes de vaudeville liés uar une Intrigue ténue.Interprètes: Simone Simon, Walter Wlnchell, Ben Bernle.Pour adultes."P.iYoïr TRUE CONFESSION — Comédie qui rappelle des films du genre de "I met hlm In Paris" et "Swing Low" Dans ce film U y a ’ procès retentissant: Interprètes: C&rolu Lombard, Fred MacMurray, John Barrymore Peter Hall.Pour adultes DAUGHTER OF SHANGHAI - Mélodrame qui rappelle le temps du film silencieux ou le bon public ve cachait pas ses sentiments et conspuait le vilain avec autant de force qu'il applaudissait aux exploits des vedettes sympathiques.Le film comporte beaucoup d'actions et de la bonne nhotographle Mais ce n’est en somme qu'un film d'un caractère fort médiocre.Interprètes: Miss Wong.Philip Ahn, Charles Bickford, Evelyn Brent.Pour adultes."Rosemount" THE GREAT GARK1CK — Vaudeville.Un acteur anglais accepte d’aller Jouer à la Comédie Française, On ne veut nas le laisser partir, mais Garrick console ses admirateurs en faisant observer ou'U s en va donner des leçons aux Français.A Paris on a vent de ce projet et Ton se prépare a lui causer des ennuis.Interprètes: Brian Aheme, Olivia de Havllland, Edward Everet.Horton et Lionel Atwlll.Pour tous.NAVY BLUE AND GOLD — Un Jeune homme s’engage dans a marine et par une bonne conduite tente de redorer 1» oiason familial un peu terni par son père dans le même emploi.Interprètes: Lionel Barrymore.Jam* Stuart, Robert Young.Florence Rloe et BlUie Burke.Pour tous."Savoy" LOVE AND HISSES — Voir "Rialto'’."Seville" Même programme que 1» "Rivoli”."Snowdon" Même programme que le "Belmont”."Stella" ANTONIA ROMANCE HONGROISE: fil», tolre d’une ancienne chanteuse d'opéra qui quitte la êne pour suivre son mari dan» un château éloigné de Budapest.Ce film contient de fort belles scènes pastorales et est traversé de belle musique genre tzigane.Réalisation de Jean Boyer.Ia> tirprètes: Marcelle Chantal, Fernand Gra* vey, Jean Worms, Josette Day.Robert Arnoux et Larquey.Pour sdulte».LA DAME DE VITTEL - Vauaeyllle.Un monsieur qui se dit veut pour réussir un» conquête, mais l'épouse veille et donne k •on narl une leçon d'importance.“Film amusant qui n'égale cependant qu’au détriment d ela simple morale.dialogue très leste et équivoque" (Choisir).Interprètes.Duvalles.Christian-.r-elyne.Aile» Field Charpin, Bsrvllle.Strictement réservé, "Strand" VICTORIA THE GREAT — Un» biographie cinématographique: le roman de 1» reine Victoria et du prince consort Albert, une apc éose de la puissance Impériale anglaise A son apogée.Realisation d» Her' ert Wllcox.Interprètes: Anna Nea-gie.Anton W&ibrook.H.B.Warner.Pour tous.BORROWING TROUBLE — Comédl».Autres aventures de la famille Jones.Pour tous."System" ALI BABA GOES TO TOWN — Comédl» musicale.Mettant en vedette 1» comédien américain Eddis Cantor.Les cinéphiles connaissent son genre Chansons, gestes bouffons, danses, etc.Production 20t Century.Interprète».Eddie Cantor, Tony Martin, Roland Young, June Lang, Louise Hovlnk et autres.Pour adulte».IT’S LOVE I’M AFTER — Comédie'.Un acteur est l'adoration de l'élément féminin, ce qui lui attire assez de désagréments surtout quand 11 fait part de ses Intention de se marier.Film qui vaut par les bons mots qu'il renferme.Production Warner Brothers.Interprètes: Leslie Howard.Bette Davis, Olivia de Havllland, Erie Blcre.Pour adultes- "Wcstmount" Même programme que le '‘Regent”.(Msnifii ^ REnQaR ^ ClRRiOflD1 #SCCj •{.HWlif.iliif cinÉmn^HRis 4e et dernière semaine $0n SCUtfILM fRANfAlSfN/ ïîcnftHn BERNARD LANGRET PninEFlUE AjARDinl CUMt ‘JE VOIS lOUT'l Suzft Malt, Oridoux, Bourdelle.Le colo- tjon Cin4matoRraphlqu» do l'oeuvre bien nel de Joyeuse commande le 7d rexlment - .de le Légion Etrangère.Pol,r «oumettre un chef Indigène 11 achète* la Juin 1er 1943 .t03!* 2’,a% nov.15 1944 .101'• 15 nov.1842 .los'’» Pcrp.a«>4 89>4 Juin 1er 1950-55 9* 9* , u Juin 1er 1948-49 .101(4 '02% t nov.15 1946-51 .100% 10’" ¦„ nov.15 1846-51 .HH-N } 1948-53 tC.N.R.414% 1951 •C.N.R.414% 1956 C.NR 4%'w 1957 .+ C.N.R.4% % 1955 C.NR.5% 1954 .•C.N R.5'n 1949-69 ÎC N.R.W.I.S.E, 5 îMont.Harbour 5% PROVINCES: Alberta 4% 1954 .Alberta 5%% 1956 -• •British Columbia 4% •British Columbia 3% Manitoba 6% 1947 •Manitoba 4%% 1956 .N.Brunswick 3% 1951 — I *N,-Brunswick 4'i* 1961 .Nouvelle-Ecosse 3" 1950 •Nouvelle-Ecosse 4%% 1960 .t tOnr 4% 1962 }Ont 4>a% 1949 .Ontario 3%'% 1949-51 .Prov.de Québec 3', 1951 .Prov.de Québec 3%'% 1949 .I.P.E.3% 1945 .Pr.de Saskat.4’i'V 1931 .P.de Saskat.4';i 1954 .MUNICIPALITES: Calgary 5çj 1945 .Edmonton 5145» 1947 .Montreal 4% 1945 .•Montréal 4% 1971 .Québec.4Vi% 1950 .Regina 5' ; 1951 .•Saint-Jean 41i.69 6 à 16 ans.Crêpe de laine Ottoman.Modèle à 2 plis gibson, doublure de satinette grise, dos à chaînette-éclair.Collet et manchettes de piqué blanc.Aussi tout noir.Robes de Celanese pour la première communion Ages : 6 à 9 ans.1 .98 Manches longues, broderie "Nids d'abeille".Ceinturon formant noeud à l'arrière.GRATIS — Un joli cadeau avec l'achat d'une robe de première communion de 3.98 ou plus.DUPUIS — troisième (centre).PLateau 5151 — local 202 Complets deux pièces pour bambins de 5 à 11 ans.Serge Botany bleu marine et tout laine.Veston droit ou croisé, très bien doublé de rayon.Culotte droite non doublée.Coupe ample et soignée.95 DUPUIS — rez-de-chaussée (De Montlroy).AUIRT DUPU1RL êu-l.DUCAL, « éir.-tér.ARMAND DUPUIS.«M.-ft* A L'OPERETTE Mc ARMAND CLOUTIER, élu membre du conseil du Barreau de Montréal pour succéder à Me C.-E.Guérin, nommé juge des Sessions de la paix.A U mairie de Slterbrootk L'échevin Marcus Armitoge élu par acclamation comme successeur du maire Emile Rioux — MM.Maurice Delorme et Guy Bryant, élus conseillers Les Chinois victorieux dans trois provinces Shanghaï, 16 (A.P.).— De vigoureuses contre-attaques chinoises ont été couronnées de succès dans trois provinces du scrteur du fleuve Jaune, apprend-on, de source chinoise, aujourd’hui.I.es Chinois affirment que leurs troupes, après avoir repoussé les forcés japonaises qui avaient traversé le fleuve Jaune à Hokéott (dans le nord’de la province de Shtnsl) et à Szeshui (dans l’Ho-nnn du nord-ouest), ont remporté de nouvelles victoires au nord de la rivière qui protège le chemin de fer de LunghaL La marche rapide des Japonais vers le sud n’a pas réussi à balayer les nombreuses divisions chinoises qui s’approchent de plus en plus des avant-postes japonais gardés par de faillies garnisons.Les Chinois affirment aussi qu’une de leurs colonnes mobiles a recapture l.infen, à 125 milles au nord du fleuve Jaune, coupant le chemin de fer du Shansi qui relie Taiyuan à Chaotsun.I.’atiaque a forcé les Japonais à retraiter vers Chaochcng, au nord.Sherbrooke, IG (C.P.) — M.Mar-cus-Trenholm Arntilagc, industriel de cette ville, qui fut président du comité des finances de celte ville pendant plusieurs années et leader du conseil, a été élu par acclamation maire de Sherbrooke hier lors de l’appel nominal pour les élections municipales.11 succède au maire Emile Rioux.Deux échevins ont été élus par acclamation, l’un M.J.E.Lacroix, dans le quartier sud, et l’autre, M.Maurice Delorme, avocat, dans l’est.M.Lacroix est réélu pour un nouveau terme, tandis que Me Delorme est une nouvelle figure au conseil; il succède à M.J.L.E.Blais, sortant de charge.Dans le quartier centre, il y aura lutte à l’êchevinaie entre M.J.-B.Sangster, industriel, sortant de charge, et le notaire Eugène Ger-vnis, nouveau venu dans l’arène municipale.La nomination dans le quartier nord aura lieu le 25, et s’il y a contestation l’élection aura lieu le le'-avril.A date, Il n’y a qu'un candidat, M.Guy Bryant, pour succéder à M.M.T.Armitage, le maire élu.Le nouveau maire ainsi que les mxptmsm,' T RAF«AÎCHiMH M.Lien Noel de Tilly, que l'on verra avec les Variétés Lyriques, la semaine prochaine, dans “Coups de Roulis”, de Messager.échevins Lacroix et Delorme prêteront serment d’office à la séance de lundi prochain, tandis que le vainqueur de la lutte dans le centre sera assermenté à la première 'réunion d’avril, en même temps que l’élu dans le quartier nord.Il est d'usage, depuis nombre d’années, à Sherbrooke, de faire alterner un maire de langue française avec un maire de langue anglaise.STIMULE ET RAFRAICHIT VAUT 2 FOIS SON PRIX i
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