Le devoir, 17 mars 1938, jeudi 17 mars 1938
VOLUME XXIX — No dS - Montréal, jeudi 17 mors 1938 RIOACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: EEIair 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 DEVOIR TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTI EDITION QUOTIDIENNI CANADA $ fl.00 Directaur-gérant : Caofgaa PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédactaur an chef : Omar HEROUX (Sauf Montréal at la banliaua) E.-Unis et Empira britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRI CANADA Z.00 E.-UNIS at UNION POSTALE 3.00 a situation politique est tendue, en France et en Angleterre L’Espagne de demain, l’Angleterre, l’Italie, l’Allemagne.et nous Lprès la victoire de Franco — Essayons tout de même de regarder le monde avec des yeux clairs — Les dictateurs ne sont pas forcément des imbéciles- Un mot d'Hitler dans "Mein Kampf" - Une campagne dangereuse pour nous — 1914 et 1918 ne sont pas si loin! Il «mble bien, quelles que doivent être les dernières péripéties de la sanglante aventure, que les troupes de |Franco l’emportent en Espagne.La fin peut tarder encore, elle paraît inéluctable.Du jour d’ailleurs où l’on a vu Ill’Angleterre composer en quelque sorte avec les nationa-\liitet, les ménager, les observateurs un peu clairvoyants en ont conclu que la partie pour les touget était perdue.ILes Anglais savaient autant que personnne à quoi s’en jtenir sur ce qui se passait en Espagne.Us se tournaient |vers l’avenir.Il faut se méfier de ce que disent beaucoup de journaux.Les uns peuvent obéit à de simples passions idéologiques, les autres, servir une habile propagande.Le résultat est le même.Il tend à créer un état d'esprit qui pourrait être singulièrement dangereux.Nous disons dangereux, et pour nous-mêmes Canadiens, Regardons-y donc d’un peu près.* * * Il est trop clair que des gens de quatre ou cinq pays différents s’affrontent en Espagne sous les drapeaux des touget et des nationaliste!.Il y a là, du côté de Franco, des Allemands, des Italiens et .quelques volontaires d'autres pays.Du côté rouge, il y a des Russes surtout, mais des Français aussi, des Américains, des antifascistes italiens, dit-on, et même des Canadiens.La Brigade internationale dont l’on parle si souvent ne se compose évidemment pas d’Andalous ou d’Aragonais.Quel est l’apport de chaque groupe étranger, nous ne prétendons pas le dire; mais beaucoup sont d'avis que, sans la Brigade internationale et le matériel russe.Franco aurait pris Madrid dès les premiers mois de la campagne.En tout cas, il serait absurde, quand l'on met en ve- Idette l’apport italien ou allemand, de ne pas songer aux contributions rouget des autres pays.Que l'intervention des Italiens et des Allemands soit Icomplètement désintéressée, il serait par trop naïf de le Iprétendre.Ni Mussolini ni Hitler ne font figure de Don |Quichotte, pas plus du reste que Staline.On imagine que, de même que le dictateur russe cherchait en Espagne un point d’appui pour un nouvel effort de propagande en Europe occidentale et en Afrique du Nord/ de même Mussolini et Hitler estimaient avoir un intérêt essentiel à ne pas laisser la révolution s'installer en Espagne; qu’ils tenaient aussi à être en bons termes avec la nation qui garde l’une des clés de la Méditerranée.Mais de là à conclure que leur intervention aura pour prix une cession de territoire, il y a une marge énorme.On s'en convaincra facilement pour peu qu'on veuille examiner la question d’un peu près.* * * L’Espagne est une nation fière, au passé glorieux, dont les derniers événements ont fouetté l'orgueil collectif.Physiquement, l’Espagne est un pays très difficile.Napoléon en a fait l'expérience et.dès le début de la guerre actuelle, les spécialistes ont déclaré que, si l'une des deux patties ne l’emportait pas dans les premiers jours, la lutte serait fort longue.Car, si les armes nouvelles ont modifié certaines conditions de combat, elles n'ont annulé ni les montagnes ni les défilés millénaires.Les recoins d’où quelques bons tireurs pouvaient bloquer l'avance d'un corps important subsistent toujours, avec cette seule différence que ce sont des nids de mitrailleuses qu'on y installe aujourd'hui.Franco a maintes fois déclaré qu'il ne céderait à qui que ce soit un pouce de territoire espagnol.Des journalistes qui lui sont sympathiques prétendent qu'il n’aurait eu qu’à signer un petit papier pour obtenir les secours massifs qui lui auraient permis d'en finir tout de suite avec les rouget, mais qu’il ne l’a pas voulu.Même s'il était tenté de faire des concessions de ce côté, Franco se heurterait sûrement à la révolte de ses hommes, auxquels se joindraient spontanément ses ennemis actuels, qui, après tout et pour l’immense majorité, sont de purs Espagnols.11 serait balayé par la tempête.* * Ÿ Italiens et Allemands savent sûrement d’ailleurs que le meilleur moyen de dresser contre eux tous les Espagnols, rouges ou blancs, serait de tenter, pour ainsi dire, de prélever sur le corps de l'Espagne meurtrie leur sanglante livre de chair.Devant une pareille révolte, que pourraient-ils fairef Les troupes étrangères qui sont en Espagne seraient vite annihilées par les gens du pays.Et comment imaginer qu’avec les complications qui les tiennent de toutes parts, Italiens ou Allemands se chargeraient d'une nouvelle aventure, qui les obligerait à débarquer en Espagne des forces puissantes, à les y maintenir — dans des conditions terribles — pendant on ne sait combien de temps?Car il faut toujours essayer de regarder le monde avec des yeux clairs.Si les pays qui redoutaient la fusion de l’Autriche et de l’Allemagne l’ont tout de même laissé faire, parce qu'ils avaient ailleurs trop de fers au feu, il est tout aussi clair que l’Italie et l’Allemagne sont singulièrement prises aussi.Elles jouent sur des tableaux hasardeux et très mêlés.Pour l’un ou l’autre de ces deux pays, et même pout les deux ensemble, essayer de s’imposer à la volonté espagnole, en face de nations comme l’Angleterre ou la France — sans compter la Russie —, qui ont un intérêt essentiel à ne pas les laisser s’installer dans la péninsule, ce serait proprement faire acte de fou.Or si.dans certains journaux, on peut qualifier Hitler et Mussolini de madmen, les hommes d’Etat savent, eux, qu’avec tous leurs défauts, les deux dictateurs ne sont pas des imbéciles.On n’a qu’à jeter un coup d’oeil sut leur vie pour constater qu’ils sont d’abord des réalistes.* * * Que, dans l’Espagne de demain, l’Italie et l’Allemagne jouissent d'une situation de faveur, c’est fort probable.Les Espagnols auront toutes les raisons du monde de se souvenir de ceux qui les auront aidés dans une heure tragique.Mais que cette situation équivale à une mainmise sur le pays, qui ferait de l’Espagne, contre la France et l’Angleterre, un instrument aux mains de Rome ou de Berlin, c’est une tout autre chose, qui n’est pas du tout probable.Ce à quoi l’on peut s’attendre, bien au contraire, à la suite de la victoire de Franco, c’est à une explosion d’orgueil et de nationalisme espagnol.tf- D’ailleurs, pourquoi l’Espagne blanche serait-elle forcément l’ennemie de la France ou de l’Angleterre?Il lui faudra refaire toute son économie.Elle ne souhaitera vraisemblablement que d’être laissée en paix — et d’utiliser au mieux les capitaux étrangers, même (ou surtout) anglais et fran ais.Et qui peut dite que l’Allemagne ou l’Italie elles-mêmes seront demain les ennemies de l’Angleterre?Dans Mein Kampf, le fameux livre d’Hitler, dont beaucoup de gens semblent parler sans y avoir même jeté les yeux, il est dit expressément (le mot date de 1924) que, si l'on regarde la carte et I histoire, deux pays apparaissent comme les alliés possibles de l'Allemagne; l’Italie et.l’Angleterre.« * * Le* hommes qui mènent la politique de l’Angleterre, comme celle de l'Italie ou de l’Allemagne, songent d'abord aux intérêts de leur propre pays.Dans ce même Mein Kampf, Hitler s’est cruellement moqué de la sottise des petits bourgeois allemands qui s’imaginent qu’on peut fonder une politique germanophile sur les sympathies de tel ou tel étranger.Tout homme d'Etat anglais, a-t-il écrit, est naturellement en premier lieu Anglais, tout Américain est d’abord Américain et l’on ne trouvera pas d’Italien qui soit prêt i faire une autre politique qu’une politique italianophile.Celui donc qui prétend édifier des alliances sur les dispositions germanophiles des hommes d’Etat influents is telle ou telle nation étrangère eet un âne ou un menteur, Mussolini et Neville Chamberlain ne pensent sûrement pas autrement.Tous jouent une partie d’échecs, où le sentiment ne compte pas.Tous sont prêts à modifier leur attitude, leur tactique, selon qu’ils le jugeront utile à leur pays.On l'a vu hier, on le verra sûrement demain.* * * Le danger, pour les Canadiens, c’est qu’une double propagande se mène chez nous.II y a ceux qui sont prêts à marcher derrière l'Angleterre, quoi qu’il advienne.Pour peser sur eux, c’est à la voix du sang anglais que l'on fait appel.Mais il y a ceux aussi que cet appel n’émeut point.Pour agir sur ces derniers, consciemment ou non, on paraît vouloir bâtir cette thèse que, dans les conflits actuels, c’est l'avenir de la race française, c’est l’avenir même de la civilisation qui sont en jeu.Quand on aura doublé d’une pareille thèse l’intérêt et la politique de l’Angleterre, quel efficace argument invoquera-t-on pour justifier, de la part du Canada, une politique de non-intervention?.Ce sont là des choses auxquelles il vaut peut-être la peine de songer.1914 et 1918 ne sont tout de même pas encore si loin 1 Omar HEROUX tiennent pour Américains; les Canadiens se tiennent pour Britanniques.A la vérité, le$ Etats-Unis ont été colonie britannique pendant plus longtemps que le Canada.Ils en gardent la marque.Les Etats-Unis sont pays anglo-saxon.4 Boston, à Keiv-York, à Chicago, la preuve s’en trouve partout.La marque àoloniaie subsiste, notamment dans les universités, à Harvard, n Yale, à Princeton.Une seule université des Etats-Unis a changé de nom, depuis l’indépendance, le King’s Col-lege, de New-York, est devenu Columbia University.Il y a eu la Révolution, la guerre de l’indépendance.Mais il ne s'agissait pas d'une révolution antibritannique, d’une révolte contre l’esprit anglais.Au contraire, ceux qui ont fait la révolution n'avaient qu’une ambition: faire reconnaître leurs droits de citoyens britanniques.Soixante ans plus tard, des Canadiens ont dû recourir aux mêmes procédés pour obtenir les mêmes résultats.Il ne leur a pas été nécessaire, pour en arriver là, de se séparer de la Grande-Bretagne.C’est cependant le même esprit qui a inspiré les mouvements insurrectionnels de 1774 et de 1837.Les Etats-Unis et le Canada d'aujourd’hui trouvent leurs origines dans les mêmes sources.M.Cameron n’en voit que d’anglo-saxonnes cl de Loyalistes.Ce sont des colons britanniques des Etats-Unis qui ont fourni au Canada son élément d’United Empire Loyalists.Du fait de ces Loyalists, le Canada peut être tenu, qu’il dit, pour la quatorzième colonie américaine.De passage au Canada, M.Cameron est pris comme d'une sorte d’attendrissement britannique; nos deux pays sont de même race et de même langue; il n’y a rien de profond qui puisse nous séparer; nous, sommes tous anglo-saxons.A quoi tout cela peut-il rimer?Le commentateur de l’heure dominicale Ford onblic-t-il que la population des Etats-Unis est composée d’éléments assez divers?On le dirait.Il semble de même Oublier ou ignorer que la population du Canada n’est pas faite que d’Anglo-Saxons.Ce Britannique démissionnaire, né dans la ville ontarienne.de Hamilton, passé aux Etats-Unis, devenu citoyen des Etats-Unis, parait pris de remords.Il était, hier midi, plu- anglo-saxon, plus britannique que le roi d'Angleterre.* Après avoir glorifié la nation anglo-s l’acbualité Le commentateur de l'Heure Ford Cela ne se compare évidemment Iflf* aux fontes que faisaient récemment accourir Jean Clément et Tino loss/, mais c’est quand même an (trees de popularité qu'il faut at-ibuer à la radio, t.* commenta-l'tir de Vheure dominicale Fo^d.W.-J.Cameron, était, hier midi.\hiUe en même temp* que le cnn-l'Tencier du Canadian Club.Le imbre des auditeurs était plus \ne le double de ce qu’il est gêné-dement aux réunions du clnl>.Cc-it-cl n'avait déterminé pareille af-[li/rnc'e.il y a déjà plusieurs ann*es, n'avec des conférenciers qui talenl de grandes vedetles de la ditique anglaise, par exemple M.|amMV MacDonald, M.Lloyd Geor-M.Stanley Baldwin, ou encore, Neville Chamberlain.La grande die de l’hôtel },Vind$or était pleine à déborder, un bon nombre de personnes ne purent même y avoir accès pour le déjeuner, qui était d'ailleurs lout à fait quelconque.M.Cameron n’est pourtant pas.d la radio, vedette de la chanson mais simplement vedette du boniment.C'est un boniment, bien plus qu’une conférence, qu’il a servi d ses auditeurs.M.Cameron pratique ce genre avec verve.Il U gagne certes d’ètre vu en mime temps qu’écouté, ce qui, malheureusement pour lui, n’est pas encore possible a la radio.Dans sa tenue, M.Cameron a ccd de remarquable au’il s’en désintéresse.Il n'est pas mieux peigné par exemple que MM.Stephen Leacock, Murray Gibbon ou John Dafoe; son vêtement, du pli du pantalon nu noeud de la cravate, n’a rien d’impcccahle.Il n’a sans doute pas le temps de s’occuper de ces choses.Bien de transcendant dans ce qu’il dit; mais II le dit bien, sait te souligner du geste qu'il faut.On est tenté de dire, après l’avoir exceptionnellement vu et entendu, que c'est dans le geste Blum s’en irait avant longtemps, et Chamberlain aussi Les exigences de Mussolini du côté de la Méditerranée — Le péril que courraient de ce côté la France et la Grande-Bretagne Indices de crise politique nouvelle à Londres -saxonne.en comme il dit, terre d’Amérique, U prétend que l’avenir de cette nation doit s’identifier à l’industrie.De même que les Etats-Unis, le Canada appartient à la race anglo-saxonne, doit compter surtout sur l’industrie pour atteindre A ses destinées.Ses ressources naturelle le veulent ainsi.La politique tarifaire du Canada doit être faite en conséquence.Un jeune pays industriel a besoin de la protection cL tarif.L’industrie de l’automobile an Canada a besoin actuellement de ce genre de protection.C’est la protection qui lui permet d’exporter en Nouvelle-Zélande et en Australie.L’automobile se vend un peu plus cher au Canada qu’aux Etats-Unis mais en définitive le Canada y trouve son avantage, il établit solidement son industrie automobilière.On pourrait se demander si le loyalisme à retardement, peut-être bien à contre-temps, de ce représentant de la Ford Motor, n'est pus une explication de sa politique tarifaire pour le Canada.E.B.LONDRES, 17 (par George Hambleton, do la "Canadian Press") — Le premier ministre Mussolini réclame son prix.C'est en Afrique-nord, en Espagne •t en Méditerranée qu'il trouverait une compensation à son acquiescement à la domination allemande en Europe centrale.On répète qu'il est assuré de l'appui allemand lorsqu'il vaudra prendre des mesures pour exécuter son rêve de domination italienne en Méditerranée.Toute tentative de domination en Méditerranée forcera l'Italie à venir en conflit et avec la Grande-Bretagne et avec la France qui ont des intérêts directs en Méditerranée.La Grande-Bretagne détient actuellement les deux entrées de la Méditerranée: Gibraltar et Suez.Grâce à des accords et à ('établissement de bases navales, la Grande-Bretagne a construit le- long de la Méditerranée une pyramide puissante qui va de Gibraltar au détroit de Bab-el-Mandeb: c'est pour elle la route vers son alliée, l'Egypte, vers l'Inde, vers le Proche-O'ient.Pour la France, toute modification du "stotu quo", notamment dans le voisinage des Baléares, comporte une menace contre ses voies de communications avec l'Afrique-nord d'où elle devrait faire venir des troupes au cas de guerre.LA MEDITERRANEE La Méditerranée est essentielle à la vie de l'Italie.Au cas de guerre, le blocus du détroit de Gibraltar lui fermerait l'accès à l'Atlantique.La fermeture du canal de Suez l'isolerait de son nouveau domaine d'Ethiopie.Elle ne pourrait non plus envoyer de renforts en Libye à moins de pouvoir tenir la Méditerranée ouverte.Avant même d'accéder au pouvoir, Mussolini appelait la Méditerranée "more nostrum".Il a travaillé depuis à consolider ses positions et dans le bassin oriental et dans le bassin occidental de la Mc» diterranée.Au sud de la mer Egée, if a construit des bases aériennes dans les îles de la Dodécanèse.Au milieu de la mer étroite qui sépare la Sicile de la Tunisie se dresse l'îfe de Pantellaria, devenue base italienne qui menace les communications entre Gibraltar et Malte.Mussolini a conclu avec l'Albanie des ententes qui lui assurent pratiquement la maîtrise de l'entrée de l'Adriatique.Si l'occupation italienne des Baléares se prolongeait après la fin de la guerre civile espagnole, la France devrait complètement remanier ses plans de mobilisation.L'ESPAGNE Les chancelleries de l'Europe se demandent aujourd'hui ce que l'Italie et l'Allemagne se proposent de faire, si le général Franco est victorieux en Espagne.On croit qu'il faudra chercher là la solution de l'énigme de l'entente intervenue entre Mussolini et Hitler lors de l'annexion de l'Autriche.Pendant un temps l'opinion anglaise s'est fort alarmée des rumeurs selon lesquelles le général Franco avait installé des canons allemands qui dominaient Gibraltar.Cette inquiétude s'est dissipée lorsque l'on s'est rendu compte que la sécurité de Gibraltar n'est pas menacée.Il reste cependant possible que Mussolini obtienne, en reconnaissance de l'aide qu'il a fournie au général Franco, l'autorisation d'établir des bases aériennes le long de la côte espagnole, ce qui lui permettrait de menacer en cas de guerre les communications britanniques qui passent par la Méditerranée.D'après une information de Moscou, l'Italie doit obtenir une tranche substantielle de la Dalmatie yougoslave, en vertu d'une entente intervenue entre Rome et Berlin._ v < AUSSI GRAVE QU'EN 1914 La France ne s'est jamais trouvée dans une situation aussi grave depuis 1914.Elle doit augmenter ses défenses et à la frontière franco-allemande et à la frontière franco-espagnole.Le gouvernement de Front pulaire formé il y a quelques jours pourrait fort bien tomber, et céder la place à un gouvernement d'union nationale.LE MALAISE EN GRANDE-BRETAGNE Le malaise grandit en Grande-Bretagne.(5n fait pression de toutes parts sur le gouvernement pour qu'il fasse une déclaration claire et précise de sa poli tique étrangère.Dans les couloirs de Westminster, on mentionne le nom de M.Winston Churchill comme chef d'un gouvernement national, pour peu que la crise s'accentue.que ce parleur Invisible de la radio porte le mieux ses élégances.Ses auditeurs du dimanche soir ne peuvent par malheur s’en rendre compte.M.Cameron, Canadien de naissance, Ecossais d’origine, citoyen des Etats-Unis par adoption, avait donné d sa très modeste causerie an litre impressionnant: "L'Industrie et la nation".La nation, pour lui, c’est ta race anglo-saxonne qui joue actuellement son rôle sur trois grande* scènes: ta Grande-Bretagne, tes Etats-Unis, le Canada.I.es habitants des Etats-Unis ont pris l'habitude de monopoliser pour ainsi dire la désignation américaine.En se donnant pour Américains, en se faisant passer pour tels, ils ont l'air de prétendre au'lls sont les seuls à l’èlre.Les Canadiens sont pourtant des Américains, au même titre que les ressortissants de la grande république constitutionnelle qui a pour capitale Washington.Les citoyens des Etats-Unis se Bloc-notes Divorce Lorsque notre parlement, il y a quelques années, vota une loi au-lorisanl la constitution de tribunaux de divorce pour tout le pays, sauf le Québec, des observateurs firent remarquer que la conséquence de celte loi, ce serait la multiplication du nombre îles divorces.Les faits leur ont jusqu’ici donné raison.Les mêmes observateurs firent remarquer qu’une fois entré dans cette voie, l’on devait s’attendre que notre Parlement rendît à la longue le divorce plus facile et al longeât la liste des causes pour lesquelles on en viendrait à le demander.Là aussi les observateurs ont vu juste.I.a majorité du Sénat vient en effet de voter le hill Mc-Means, qui accroît le nombre de raisons pour lesquelles les conjoints pourraient demander la rupture civile de leur union.On peut donc s’altendre que d'iri quelques années, si les Communes approuvent ce bill, le fléau du divorce se répandra davantage dans toutes les classes d’une société dont les prin cipes religieux s’atténuent au point de ne plus pouvoir résister à toutes sortes d’influences mauvaises.Un quotidien d'Ottawa, le Droit, signalait justement, il y a peu de temps, l’accroissement de ce fléau social et faisait remarquer qu'une fois prise de cette gangrène la société se dissout lentement et que les liens de la famille, cellule fondamentale de celle société, se brisent pour un rien, — voire pour de simples différends, des heurts d'ordre tout à fait néglige*blc dans la vie courante normale.Les conséquences du bill McMeans seront ce 3ne l’on pensait que seraient celles e l’institution de cours de divorce, — sauf qu'elles seront encore plus graves, ce qui n’est pas peu dire.Le "Cliveden Set1’ On lit de temps à autre, ces semaines-ci, des allusions au Cliveden Set, dont l’influence dans les coulisses de la politique internationale, à Londres, serait de premier ordre, et même en partie responsable de la sortie de M.Anthony Eden du ministère Chamberlain.Qu’est-ce que le Cliveden Set'l C’est un petit groupe d’Anglais de hau te situation, soit dans le monde, soit dans le journalisme, soit dam la diplomatie, qui se réunit de lemps à autre, aux fins de semaines, à Cliveden, propriété du vicomte Astor, à quelques dizaines de milles de Londres.Ce groupe est si influent, dit-on, que depuis deux ou trois ans on l’appelle “le deuxième Foreign Office" du Hoyaume-Uni.Il a fait ou défait la réputation politique de plusieurs hommes publics anglais; il serait l'auteur du voyage officiel de lord Halifax à Hitler, en novembre dernier, démarche tendant à un rapprochement de Whitehall et de Wilhelm-stlasse, — ces deux rues de Londres et de Berlin où s’oriente la po litique internationale anglaise ou allemande.Font partie du Cliveden Set: le vicomte Astor, propriétaire de YOhserver, J’un des hebdomadaires anglais les plus influents de l’empire et que rédige le brillant et remarquable journaliste Garvin; le major John Jacob Astor, proprietaire de la majorité des actions du Times, de Londres, si habilement dirigé par Geoffrey Dafson, aux premiers rangs du journalisme contemporain de langue anglaise; lord Lothian; lord Londonderry sir Neville Henderson, ambassadeur de Grande-Bretagne à Berlin; sir Edward Grigg; lord Halifax, qui vient de remplacer M.Eden a la direction du Foreign Office, sous M.Chamberlain; M.Barrington-Ward, directeur-adjoint du Times, sous M.Dawson.L'Aga Khan, qui présida la réunion plénière de la Société des Nations, a Genève, l’automne dernier, sir Sa mucl Hoare, sir John Simon et plusieurs autres hommes publics anglais, évolueraient de près ou de loin dans l’orbite du Cliveden Set.En fait de politique internationale, l'idée de fond du groupe, c’est que la Bussie ronge est une plus grande menace à la paix du monde que l’Allemagne naziste.Et l’on a déjà prêté à M.Lerhe, charge d’affaires de la Grande-Bretagne auprès du gouvernement loyaliste de Barce lone, et lié au Cliveden Sel, celle déclaration plutôt brutale: “Pour ma part, et s’il fallait en venir là, je préférerais voir l’Angleterre gouvernée par des Allemands monarchistes plutôt que par des communistes qui seraient des Anglais”.On prétend que c’est dans une dts réunions de Cliveden, où lady Nancy Astor reçoit les invités, oriente les conversations et dirige en réalité tout ce monde, à commencer par son mari, que se serait décidé M.Manion serait-il le prochain chef du parti conservateur ?On en parie sérieusement — Toronto est en baisse, à l'intérieur du parti — Le nouveau député d'Argenteuil bien accueilli M.René Pelletier, la loi de conscription de 1917 et l'avis de M.Ernest Lapointe (par Léopold RICHER) Ottawa, 17.— Le parti libéral ;< tenu son caucus général régulier hier avant-midi.Il a été surtout question du tarif douanier, le problème central de la politique canadienne.Il appert que la discussion qui s’est élevée a montré de nouveau la profonde division qui existe au sein du parti libéral, en même temps que les intérêts divergents des provinces canadiennes.Comme d’habitude les gens de l’ouest se sont déclarés en faveur d’une réduction de la protection douanière alors que les députés des provinces centrales ont demandé le maintien des tarifs protecteurs.L’unanimité est impossible sur cette question aussi bien dans le parti liberal qu’au pays.Le gouvernement fera probablement des efforts en vue d’adopter une politique de juste milieu qui satisfera, pour le moment, les exigences des deux factions extrémistes.La situation internationale D’après nos renseignements il aurait été également question de la situation internationale.Le premier ministre aurait fortement re- (Suite à la page 2) le voyage de lord Halifax à Berlin, en novembre dernier, et que, plus tard, le même groupe mirait conclu à la nécessité de tâcher d’amener Mussolini à collaborer avec l’Angleterre, dût celle-ci abandonner sa politique de méfiance et d’hostilité h peine voilée à l’endroit de l’Italie.Ce qu’on n’expli-qnc guère, néanmoins, c’est comment M.Chamberlain, homme volontaire et d’idées personnelles, aurait été amené à travailler d’accord avec le Cliveden Set, L’explication qu’on en donne, c’est que sir Kings ley Wood, son conseiller politique intime cl son homme d’élections, l’aurait convaincu qu’il va falloit en appeler d’ici peu aux électeurs, dans l’intérêt du gouvernement, et que ce qu’il fallait d’abord préparer, c’était des gages de paix, l'assurance du rétablissement à brèva échéance de la paix mondiale.Le coup du Führer Hitler, du côté de Vienne, a dû fort ébranler le Cliveden Set et brouiller son jeu de coulisses.G.P.Le carnet du grincheux Le Devoir de l'autre lotir publiait le texte d’une lettre datée.disait-M, du 77 février.La réforme du calendrier?k k * Un groupe Israélite de Montréal se réunit afin d’aviser aux moyens de trouver $15,000 en vitesse, pour U lewith Immigrant Aid Society.Ça n’a rien de rien à voir aux récents événements d'Autriche.k k k A ce que vient de dire M.Duplessis, a politique fédérale ne l'intéresse et ne l’intéressera jamais, ni de près ni de loin.Aurait-il dans le nex l’odeur des expériences de sir Adolphe Chapleau et de sir Lomer Gouin?4 ¥ ï- SI l’abolition des secours directs allait contraindre au travail des gens qui s’y refusent de crainte de perdre leur allocation de semaine, qui trouverait i y te* dire, parmi ceux qui travaillent afin de payer des taxes pour faire vivre les autres en chômage trop souvent volontaire.¥ 4 ¥ Une modeste pension annuelle d» $6,000 ferait l’affaire du Cr/eehe-x.* la rigueur il se contenterait que MM-Bouchard.Bastien et Bertrand sent une rente annuelle de $4.000- * • condition d'étre assuré que M.* ne la lui torpillerait pas.Car le Crte chaux n'entend pas être assimilé i un privilégié de l’ancien régime.w * * Celui qui sème trop de oe dans ee qu’j! écrit fait penser à I orateur qui émaillé ses propos de Haut Haut Haut Cala peut être commode pour déguiser l'absence de toute pensée précise.Le Grincheux 1 7 > LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 17 MARS 193S VOLUME XXIX — No 65 Le monument du sculpteur Brunet à La Vérendrye Comme il e'existe pas de portrait du grand explorateur de KOuest canadien, il faut donc l'imaginer — Il a son fusil à la main — Un casque de fourrure couronne son masque plutôt maigre et osseux — Un missionnaire — Un sauvage — Des bisons, un canot, des raquettes les étrangers se massaient au petit comptoir de Mlle Juliette Gauthier de La Vérendrye — le nom de La Vérendrye qui revient — et prenaient un intérêt extrême à ce qu’elle racontait et ce qu’elle leur faisait voir de ses teintures végétales.dessins exécutés avec les dents dans l’écorce de bouleau, articles de cuir, etc.Les Français, qui aiment l’exotisme, sortaient de là tout ébahis.Riches en art domestique Le comptoir do Mlle Juliette Gauthier à l'exposition do Paris était le plus achalandé — Notre richesse en art domestique — Nos églises —Avez-vous pris connaissance du projet de M.Clarence Gajtnon d'aménager un musée de plein air à l’IIe d’Orléans?—Connaissance assez sommaire encore, mais qui me permet de l’en louer sans réserve.J’approuve hautement son projet et je souhaite de tout coeur sa réalisation.Cela nous manque en effet, car nous sommes Conversation avec M.Emile Brunet (Suite à la voue 3) Le sculpteur J.-Emile Brunet, l’un des artistes qui font le plus honneur au Canada, a reçu mission d’exécuter le monument que les Canadiens français de l’Ouest font élever à la mémoire de La Vérendrye, à St-Boniface, province de Manitoba.Il y a deux cents ans cet-te année Que Pierre Gaultier de ?arenne, sieur de La Vérendrye, s’est avancé dans les plaines de l’Ouest plus loin que tout autre blanc et qu’il a aperçu les premiers vallonnements des Montagnes Rocheuses.Ses fils devaient poursuivre son oeuvre, s’engager à travers les monts et les pics et faire connaissance avec les Beaitx-lJommes, avec les Petits-Renards et les Fionas avec les Gens-du-Serpent puis les Gens-de-VArc, possesseurs, ces derniers, de chevaux, d’ânes, de mulets et connaissant la mer de l’Ouest par les aveux de leurs prisonniers, blancs Espagnols, venus du sud par l’autre versant des Rocheuses, apparemment, qui y résidaient.La Société historique de St-Boniface caressait depuis longtemps le projet d’érection d’un monument au pionnier des Trois-Rivières qui, si Québec et Montréal n’avaient mis autant d’obstacles et d’intrigues sur son chemin, aurait vraisemblablement relié, à la suite de longues journées de marche et de canotage, l’océan Atlantique à l’océan Pacifique.) La Vérendrye, poussé vws fouest par la recherche d’une mer^ a passé bien près d’atteindre son but.L’approche de l’hiver en 1738 lui fait tourner le dos aux Rocheuses.La Vérendrye ne devait plus dépasser ce point occidental.Ses fils cependant devaient reprendre l’expédition et lui la dirigeait de loin en veillant à leur faire parvenir les provisions nécessaires.Mais à leur tour, ils furent victimes d’intrigues et traités avec dureté par le gouverneur de La Jonquière.Père et fils furent empêchés d’exécuter leurs vastes desseins “pour la gloire du roi et le bien de la colonie”.Mais la postérité a cultivé leur mémoire et rendu hommage à leur dévouement et à leur intrépidité.,gueur autant.J’ai eu recours pour l’ensemble à l’allégorie.Vous voyez dominant: La comme personnage Vérendrye.C’est la pose d’un homme énergique, résolu, un homme de caractère, déterminé à atteindre son but.U regarde vers les Rocheuses, qu’il devine encore plus qu’il M.Manion serait-il le prochain chef du parti conservateur?La député d'Argenteuil Au début de la séance les conservateurs ont connu un instant de triomphe.M.Georges Héon, le nouveau député d’Argenteuil, a été présenté au président et à la Chambre.Ses parrains étaient M.R.-B.Bennett et M.R.-S.White, depute conservateur de St-Antoine-West-mount.La Chambre lui a fait un bel accueil, alors que les conservateurs ne se contenaient pas de joie.M.Georges Héon arrive à Ottawa précédé d’une belle réputation.Comme secrétaire français de la récente conférence conservatrice, il a créé une impression des plu$ favorables.On dit même qu’il sera nommé organisateur de son parti pour la province de Québec.Le parti conservateur ne voit, car au point ultime de sa course vers l’Ouest, c’est à peine s’il en distinguait la ligne à l’horizon; il en distinguait la ligne n’en était qu’aux premiers plissements.Il a son fusil à la main.Son costume s’inspire à la fois de la V et coupe Louis V et du coureur des bois.Un casque de fourrure couronne son masque plutôt maigre et osseux.— Et ce missionnaire?_ _ — Dans la plupart des expédi lions des La Vérendrye, il y avait toujours un missionnaire jésuite.Celui-ci peut représenter les différents missionnaires qui ont accompagné le père et ses fils.Ce peut etre, par exemple, le père Aulneau, tué et massacré avec vingt autres Français à Ylle-au-Massacre, île du Lac des Bois.Il tient une croix à la main et symbolise l’évangélisation.— Le sauvage a aussi son symbole?.— A demi accroupi aux pieds de La Vérendrye, il joue le rôle d’éclaireur et d’observateur, la main au front pour mieux voir au loin.Bisons et canot Fit ces bisons et ce canot?(Suite de la 1ère page) commandé à scs, appuis de s’abstenir de tout commentaire qui pourrait indisposer les puissances étrangères.M.Mackenzie King n’aurait pas cherché à atténuer la gravité des événements européens.La prudence s’impose dans les circonstances, aurait-il déclaré.On sait, d’autre source, que le gouvernement de Londres consulte le.' Dominions au sujet de ce qui se prépare en Europe.On attribue pour une bonne part le manque de fermeté du gouvernement anglais en face de certaines nations, au fait que le Commonwealth des nations britanniques n’aurait pas encore présenté un front commun Cette rumeur peut n’être que de la propagande destinée à exercer une pression sur les autorités canadiennes aux fins de les amener à appuyer la politique britannique.Avant de passer au travail de la Chambre hier après-midi, disons un mot de la réorganisation du parti conservateur.Les membres du comité général temporaire se réuniront bientôt à Ottawa afin de désigner les personnes qui feront partie du conseil permanent.Dès que ce conseil sera constitué, on lui confiera la tâche de preparer le congrès national.On croit que l’on suivra, cette fois encore, la procédure adoptée au congrès de Winnipeg.Chaque comté, du moins en ce qui concerne les provinces centrales, aura droit à cinq représentants, dont l’un pour l’éle-ment féminin.D’ici une couple de semaines on se mettra sérieusement au travail.Les membres du parti sont bien décidés à n’épargner aucun effort afin d’obtenir un succès éclatant et de se préparer aux prochaines élections générales.M.Manion la province de Québec, de l’Ouest, voire de l’Ontario, est incontestablement M.R.-J.Manion, ancien ministre des Chemins de fer.Les adhésions à sa candidature viennent d’un peu partout.Chose à noter, les députés de Toronto seraient en-voie de perdre le gros de l’influence qu’ils ont exercée jusqu’ici dans les conseils du parti.A la conférence conservatrice qui a eu lièu à Ottawa, il y a quelques jours, les délégués des autres provinces auraient clairement manifesté leur intention d’enlever aux Toronlois le monopole du parti.Les conservateurs ont compris qu’il fallait commencer par là s’ils désiraient s’attirer les sympathies de l’électeur canadien.Le maïs Le laxatif Idéal, légèrement effervescent, que même les enfants prennent sans déplaisir.Beaucoup imitée parce que supérieure.Exigez-la dans toutes les pharmacies.J.-Allred OUIMET, At.tén.pour le Canada.84.aet.rua Saint-Paul.Montréal.'Zuince.' Quant à la succession de M.Bennett, si l’on en parle moins depuis quelques jours, cela ne veut pas dire que les candidats à la direction du parti restent inactifs.L’homme qui a les meilleures chances à l’heure actuelle, d’après les rapports qui arrivent à Ottawa de Pour revenir aux travaux de la Chambre, les députés ont passé la séance d’hier après-midi à discuter une résolution de M.Paul Martin, député libéral d’Essex-Est, relative à la culture du mais dans le sud-ouest de l’Ontario.La résolution de M.Paul Martin se lisait comme suit: “Considérant que le Fadement a institué la Commission des grains, révélant ainsi la part que doit prendre l’Etat dans le transport des céréales à travers le Canada, soit pour vente au pays, soit pour vente à l’extérieur; “PT considérant que de temps" à autre le Parlement a édicté des mesures relatives au commerce des céréales, établissant des services d’inspection ou d’autres services nécessaires; “Et considérant que c’est dans la péninsule située au sud-ouest de la province d’Ontario qu’est récoltée au Canada la plus grande partie du maïs, et que cette culture constitue un élément important du revenu de la population agricole et de ia prospérité de cette région, en général.“Et considérant que sont insuffisants les moyens de mettre cette récolte sur le marché; “La Chambre est d’avis, en conséquence, que le gouvernement (a) devrait étudier la nécessité d’amé- liorer les moyens de mise en marché; et (b) le besoin d’entrepôts d’une capacité suffisante, de séchoirs, d’inspection et de classification par des fonctionnaires de l’Etat de façon à améliorer la qualité du mais et à en augmenter la production.” La résolution a été adoptée après crue le ministre du Commerce, M.W.-D.Euler, eut avoué que les services d’inspection et de classification de la récolte du maïs en Ontario sont insuffisants et qu’il importe d’y remédier.Léopold RICHER Nos éphémérides 17 mars 1776 Les troupes américaines fêtent la Saint-Patrice Depuis le mois d’octobre 1775, les Américains contrôlaient la ville des Trois-Rivières.Leurs troupes avaient subi un échec manifeste à Québec, mais elles restaient en j ->ossession des Trois-Rivièrei, dan« , ’attente de renforts et pour sur- g veiller les Forges du Saint-Mauric» , où Pélissier leur fabriquait des munitions.L’hiver fut rude, car les troupes américaines manquaient dt ‘ provisions et même de vêtements,* Cela n’empêcha pas les Irlandais, qui formaient une bonne partie daj leurs troupes, de fêter solennelle*' ment la Saint-Patrice.Dans l’avant-, midi du 17 mars les soldats ea haillons paradèrent, un rameau de sapin fixé à leur casquette, suivant J une espèce de bannière formée d’un mouchoir de soie troué.Les soldats américains se faisaient nourrir par les Ursulines.Mais celles-ci virent s’épuiser rapidement leurs ressources.Le notaire Radeaux fut délégué pour leur demander de bien vouloir dédomma-j ger un peu les religieuses.Mais le commandant demanda aux Soeurs un peu de patience.“C’est bon, répondit Badeaux — qui était farouchement loyaliste — Je vais dire aux Soeurs qu’elles nourrissent vos soldats de patience”.Les Américains payèrent leurs bienfaitrices, mais avec des assignats qui ne valurentI jamais que le papier sur lequel ils étaient imprimés.La loi de la conscription A Portage-la-Prairie En juillet 1929, le gouverneur du Manitoba a fait ériger en l’honneur de Pierre Gaultier de la Vérendrye un monument à Portage-la-I*rairie.Il y a déjà une vingtaine d’années.M.J.-Emile Brunet, avec qui nous avons eu la bonne fortune de causer hier soir, à son domicile de la Côte-des-Neiffes, nous a raconté qu’il — C’est pour situer l’action des personnages.Dans la frise gauche, vous voyez les bisons qui éveillent l’idée des plaines de l’ouest, où il y en avait alors des millions.Dans la frise droite, il y a un canot français, des raquettes, modes de transport de l’automne 1738.La Vérendrye, en effet, quand il a tourné le dos aux Rocheuses, pour hiverner plus à l’est, a du chausser les raquettes pour accomplir son voyage.Deux épées croisées sont le signe de la paix, une rangée de pieux évoque le fort St-Charles, construit sur la rive occidentale du lac des Bois, et nommé ainsi en l’honneur du missionnaire jésuite Charles Mes-saiger.— Quelles dimensions, ce monument?— Environ quatorze pieds de hauteur et vingt de largeur.“Ah! les gens de l’Ouest, reprend M.Brunet, ont fait de grands sacrifices pour réunir des fonds.Et il va falloir que les souscriptions continuent.” avait déjà esquissé pour son propre de monument à jdaisir un projet .a Vérendrve.Il s’exerçait alors à concevoir des monuments à l’honneur de nos gloires historiques ou nationales.Ce travail de jeune homme va lui servir cette année.Il étale devant nous plans et esquisses et en décrit le sens allégorique: — Il n’existe pas de portrait de La Vérendrye, dit-il.Il faut donc imaginer l’explorateur, — Ça ne devait pas être un type bedonnant.Un musculaire — C’était plutôt un musculaire évidemment, pour marcher et navi- Avis de décè* DANSEREAU—A la maison-mère des SS.NN.de Jésus et de Marie, le 16 mars 1938, à l'âge de 62 ans, est décédée Soeur Marie-Hortensius, née Dansereau (Annoncia).Funérailles vendredi, le 18 à la maison-mère.Parents et amis sont priiès d'v assister sans autre invitation.Au début de la séance, et dans le même ordre d’idées, M.René Pelletier, député créditiste de Riyière-la-Paix, a soulevé un bref mais vif débat sur la loi de la conscription de 1917.II avait préparé un bill demandant l’abrogation de ceüc loi, mais le greffier des Communes (M.Arthur Beauchesne) l’a refusé.M.Pelletier en a appelé de ce refus au président de la Chambre.Le député de Rivière-la-Paix a rappelé qu’en 1922 M.J.-S.Woods-worih, aujourd’hui leader de la C.C.F., avait présenté un bill semblable.destiné à abroger la loi de la conscription militaire et que le président de la Chambre, M.Rodolphe Lemieux, avait alors déclaré que, vu que la loi était périmée, il n’y avait pas Heu de l’abroger.Depuis lors, toutefois, des précédents ont été créés, contraires à la décision de M.Lemieux.En 1937 le ministre des Finances a proposé un bill remettant en vigueur une loi périmée.L’an dernier également, M.J.-F.Pouliot, député H lierai de Témiscouata, a fait adopter des t*jlls abrogeant les lois sociales dt M.Bennett, lois que des cours de justice avaient déclarées inconstitutionnelles.Le pavillon canadien à Paris La loi a pris fin avec la guerre GRISE — A la Côte-des-Neiges, le 16 mars 1938, à l’âge de 42 ans et 2 mois, est décédée Caroline Desjardins, épouse de J .- Arthur Grisé, architecte.Los funérailles auront lieu le samedi 19 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, no 3823 rue Lacombe, à 8 b.45 pour se rendre à l’église Notre-Dame-des-Neiges, où le service sera célébré à 9 b.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invi talion.M.Brunet n'aime pas la publicité et il ne fait que des réponses discrètes aux autres questions que nous lui posons sur le pavillon canadien à l’Exposition de Paris et sur la sculpture en général.— N’avez-vous pas modifié vos plans du pavillon canadien de Paris?— Des règlements sévères m’en ont forcé.J’avais fait les plans d’élévateurs à grain de 90 pieds de hauteur, mais il m’a fallu les réduire à 55 pieds, ce qui m’a obligé conséquemment à remanier l’ensemble du projet.Tout pavillon devait rester en deçà de 60 pieds de hauteur, afin de ne pas masquer les mille feux de la Tour Eiffel la nuit.— Le contrat du pavillon canarien à Paris n’a-t-il pas été accordé à un Anglais d’Angleterre?— Oui, et ce projet servira à l’exposition de Glasgow, ville maritime, commerciale et industrielle.H est de lignes standard.Il ne pouvait convenir à Paris parce qu'il n’avait rien de typiquement canadien, mais il peut assez bien figurer à Glasgow.Quant «à | l’exposition de New-York, l’archi- j tecte du pavillon sera choisi par i i concours et les candidats sont nom- | breux.—Certains ont critiqué le Canada d'avoir mis une note indienne dans son pavillon de Paris l’été dernier.En réponse à M.René Pelletier, M.Ernest Lapointe, ministre de la Justice, a déclaré qu’il n’était pas au courant du refus du greffier des Communes de permettre au député de Rivière-la-Paix de présenter son bill.Toutefois M.Lapointe a tenu à préciser que la loi de la conscription de 1917 contenait une provision à l’effet que la loi ne devait être opérante que pendant la durée de la guerre.La loi a donc pris fin avec la guerre.M.Lapointe se rappelait avoir dit, au sujet de l’incident de M.Woodsworth, en 1922, auquel M.Pelletier avait fait allusion, qu’i'f fiait inutile de tuer un cheval qui était déjà mort.Le cas des lois sociales de M.Bennett était différent.Les jugements des tribunaux n’étaient que des expressions d’opinion quant à leur constitutionnalité; ces jugements n’avaient pas pour effet de les abroger.M.Lapointe a ajouté qu’il n’avait aucune objection à ce que M.Pelletier présentât son bill, mais qu’il ne voyait pas l'utilité de tuer la loi de conscription puisqu’elle était déjà morte.M.Pelletier.—Les chevaux morts, quand on les laisse dans les environs, peuvent puer.M.Lapointe.— C’est pourquoi vous ne devriez pas y toucher.La Chambre s’est esclaffée.L'établissement des soldats La “note indienne" NECROLOGIE BELBO — A Montréal, le 15.A 93 an*, Mme Emilie ThlvterBe, épouse de leu Louis Belec.BUTLER — A Montréal, k 72 ans, John-E.Butler, époux d'OUvlne Doussalnt.CLEMENT — A la résidence de son fils.Napoléon Clément, Mme Anthlme Clément.k 59 ans.DESFORQES — A Lachlne, le 18.k 1 ans.Claire, nue de M.et Mme H.Des-forges.DUCHESNE — A Montréal, le 15.k 83 an*.Vlrlglnle Couture, épouse de feu Mé-dérlc Duchesne.DUMOULIN — A St-Joseph du Lac, le 14.k 84 ans, Dame veuve Ferdinand Dumoulin.née Dlraldeau.Elisabeth.HARDY — Jacques.5 mois, enfant de Joseph Hardy, et de Marcelle Lacroix.HAYDEN — A Montréal, le 15.A 89 ans, Robert-Arthur Hayden.Ingénieur civil forestier.fils de Robert-Langly Hayden.LANDRY — A St-Lln.le 15.A 72 ans.Mme Napoléon Landry, née Leclalr, Elisabeth LAREAU — A Montréal, le 15.A 79 ans.Marguerite Roblllard, veuve d'Edmond La- ^LBCIjAIR — A Montréal, le 15.A 88 ans, Mme veuve Antoine Leclalr.née Délia Desautels., LEFEBVRE — A Montréal, le 15.A 50 •n*.Léopold Lefebvre.MASSON — A Montréal, le 14, A 24 ans, M.Maurice Masson, fil* d’Armand Masson at d Elise Beaupré.MAUOOTEL — A Outremont, le 14, A 79 ans.Jules-Aimé Maucotel.époux de Mar- iruerlte Renaud.MICHAUD — A Montréal, la 15.A 46 Arthur Michaud, époux dit Violet Young " - -.A 71 feu Rose —Tout d’abord, la “note indienne” n’occupait comme espace nu pavillon que l-fiOème de l’ensemble.Un tout petit coin.Eh bien, cette note indienne a eu une vogue extraordinaire.Pensez-vous que les Français s’intéressent à voir des machines fabriquées au Canada?Jamais de la vie.Les Français et PELLETIER — A Montréal, ta 15.ns, Homer Pelletier, époux de feu dt Ltms.Blaln.RENAUD — A Montréal, le 15.à M , A 79 ans, Mlle Adlda Renaud BOÜCY — A Montréal, la 14.A 79 an«, Joeeph Bouc y.époux de Marie L* H Ô t 6 1 Windsor possède une atmosphère de distinction très recherchée et est visité par des voyageurs de renom venant de toutes les parties du monde.Il est renommé pour ses chambres ultra - modernes et confortables, son excellente cuisine et son service aussi irréprochable que courtois.3[ tt ?h et T ET- lüi nos Cahwc pominion Quelques instants plus tard M.Pelletier devait amuser la Chambre en parlant sur une résolution qu’il avait inscrite au feuilleton.L’objet de la résolution élait de demander au gouvernement de modifier la loi d’établissement des soldats.Comme le ministère a présenté un bill à cette fin, au début d; la session, ia résolution n’avait plus de raison d’être, et M.Pelletier l’a retirée.M.Pelletier a profité de l’occasion pour remercier le gouvernement et pour le féliciter surtout d’avoir accepté scs suggestions.Le jeune députe a ajouté que le gouvernement pourrait avec avantage continuer de suivre ses initiatives et d'adopter les autres projets de loi qu’il a l’intention de proposer.II va sans dire que la Chambre a bien ri.N’empêche qu’on reconnaît à M.Pelletier, tout jeune qu’il est.un aplomb et une persévérance qui en font déjà l’un des députes les plus intéressants de la Chaih-bre.5 or- DtU$ 01D RYE (MKUTIIllf IN t*T*«*éT AU CANAOA IVWMM t« 10 U.*0 «6 • 29 ex.*2.00 - 40 m.•3 00 d, ùieUéiCcitè Je mmS J /.K / X *5^ w mm ii $ m 3 J Ri ijl r/ï t ti r T ?Dana la provinca de Québec, comme dans toutes les autres parties du Canada, le progrès économique suit de près l'accroissement et l'expansion du service d'électricité.?Chaque phase de la vie sociale, commerciale et industrielle subit l’heureuse influence de l'électricité.Des ressources naturelles ont été développées.De nouvelles industries se sont établies et ont grandi, créant de l'emploi pour toute une population, augmentant les revenus et la puissance d'achat de l'individu, stimulant le commerce et ouvrant des marchés pour les produits agricoles.?Et peut-être cela est-il plus visible à Montréal que partout ailleurs au Canada.?La mesure dans laquelle un service d'électricité amplement suffisant at peu coûteux a contribué au progrès de la région de Montréal, fera le sujet des réclames qui suivront celle-ci.MONTREAL LIGHT HEAT & POWER CONSOLIDATED : _.* \, VOLUME XXIX — No 63 (—-4 CALEKDRKIER , DcvlUb: VENDREDI, It nun ISIS Saint CyrUl* da Jérusalem, év., et., doct.Jwrw (ta soleil, 8 h 03.Cooekar du solMl, 5 h.03.baw da la lune, 9 k.11.CëmeMi dn hi lane, 8 b.40.¦ouTaNa lane, la Z, à Oh.«Ou.du matin.Prunier quart, la 9, à 3 h.Mm.du matin.Piatna lune, le U, à 0 h.lïm.du matin.Danilar quart, le 13, à Sh.6m.du soir.Non relia tune, la 31, à Ih.5îm.du soir.DEVOIR JEUDI, 17 MARS 193S U DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l'"À.B.C." et de la "CD.N.À." INCERTAIN ET DOUX MAXIMUM ET MINIMUM MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 3t.Même date l’an dernier 28.Minimum aujourd'hui 30.Même date l'an dernier 20.BAROMETRE: Midi: 29.00.Chiffrée fournis par la Maison M.-R.de Muté.300-a, St-Denis, Montréal.Invitation de Litvinoff Pour empêcher de nouvelles agressions et éloigner le danger d'un nouveau massacre mondial MOSCOU, 17 (A.P.) — Le ministre des offaires étrangères de la nseie soviétique, M.Maxim Litvinoff, a adressé aujourd'hui une invi-»tien è twites les puissances autres que l'Allemagne, l'Italie et le Japon discuter ensemble des moyens à prendre de concert pour empêcher de MiveNes agressions et à éloigner le danger d'un nouveau massacre mon Mal.H a déclaré qu'il est encore temps pour les grandes puissances l'adopter une attitude ferme et sans équivoque sur la question de la sécurité collective et de la paix.La Russie, dit-il, est disposée à rester fidèle lu pacte de la S.D.N., au pacte Briand-Kellogg et aux traités d'assistance nutueHe conclus avec la France et la Tchécoslovaquie.M.Litvinoff voudrait que l'on étudie les moyens à prendre pour pro-téger la Tchécoslovaquie contre une agression allemande et la Lituanie :ontre une agression polonaise.La Russie aurait fait savoir à la Pologne m termes amicaux qu'elle considère les difficultés polono-lituaniennes :omme une menace à la paix de l'üurope orientale.ata Le monument du Kulpteur Brunet (Suite de la page 2) jfehes, en somme, en art domesti-jue.—Nous sommes riches en art do-kaestkrue?Cela fait plaisir de l’en-endre dire par un artiste comme ous! —J’ai vécu une douzaine d’an-ées en Europe; j’ai visité notam-lent des pays comme la Suisse, le "yrol, la Tchécoslovaquie, et, dans î domaine de l’art domestique, on ’a rien h leur envier.Il est vrai ue nous n’avons pas leurs costu-ics pittrresques.mais pour le res-nous sommes aussi riches u’eux.La différence, c’est que isqu’à maintenant nous n’avons as tiré profit de cette richesse; ous n’en avons pas organisé l’ex-loitation honnête et raisonnable, îous avons de petites églises qui ont merveilleuses de simplicité et e beauté.Des autels tout en blanc: ’est la pureté: plus tard est venue i petite ligne bleue, puis plus près e nous la ligne dorée.Dans nos illes, nous avons souvent des égli-es surchargées de décorations.’,’est artificiel, ça manque de ca-actère canadien.C’est trop loin de i bonne simplicité d’autrefois.Nos sculpteurs -^ue dites-vous de la sculpture luébécoise?- Les sculpteurs ne sont pas très ombreux.On peut les compter ssez facilement.Et pourtant il en st passé au moins six cents par ¦s mains du bon vieux professeur arli, et aujourd’hui encore à l’Eco- des Beaux-Arts, je crois que la lasse des sculpteurs est d’un nom-re respectable.Le malheur, c’est u’à sa sortie de l’école, le jeune •ulpteur ne peut pas gagner sa vie lénéralement avec son seul art.c découragement vient par suite u manque d’encouragement.La carrière de M.Brunet A ce point de vue, M.Brunet a é un jeune arliste fortuné.Tl ap-artient à une famille de statuaires ai a favorisé le développement de m talent.Dès Tâge de six ans, M.-Emile Brunet sculptait comme le 1s du menuisier plante un clou ins s’écraser le pouce.A treize os, il s’amusait à faire de la peintre et l'un des tableaux de cet âge e dépare nullement son salon au-lurd’hui.l es succès n’ont fait que * multiplier avec les années, à aontréal, d'abord où il conquiert : premier rang, à Paris où il éclip-; 254 concurrents, puis dans les dises concours où il se classe encore la tête.M.J.-Emile Brunet avait sollicité i vain une bourse de la province e Québec pour poursuivre ses élues à Paris.Après son succès sur s 254 concurrents, le gouverne-ient a dft s'exécuter pour ne pas voir Pisir de mépriser les talents u Québec.Ln homme politique du mips ftissit remarquer: - F.a province va-t-elle toujours (tendre que ses jeunes gens arri ?nl premiers à l'Ecole des Beaux-rts de Paris, à îh Sorbonne, etc., our leur accorder des bourses?Ile pourrait peut-être chercher avantage à deviner le talent.Pour son plaisir M.Brunet travaille aujourd'hui à etile journée et à loisir, en raison e son état de sanîé, (tans son stu-io en flanc de montagne â Mnnt-tal.L'hiv»’' el le.prinlemps der-ieis, il a dû abailre seul un énor-ie travait pour l’etécution du paillon eanadian à Paris.Ce n’est as en Irarnillar.t à loisir qu’il tra-sille le moin*.tri le moins bien.;u contraire.11 est d’ailleurs lui-féme un partisan du travail à loisir pour son plaisii : i— Il faut laisser l’enfant, dit-il, amuser à barbouiller, à peindre, .planter un clou, etc.C’est le pendant artistique qui se manifeste; i»co!e viendra plus tard le disci-Uner, mais il est bon de laisser la emonnaUté de l'enfant, son origi-olité se traduire en actes et en leurres.Ce jeune artiste, qui ne eut juguer sa vie avec son art, (j*ll otMie de trouver un emploi Mi lot latise quelque loisir, temps bre qu’il emploiera alors à tra-(Siiler jKiur son plaisir en alten-»nt d* tramiHer poul être pour ac-,-nitre ses revenus.Travailler our ton plaisir, c'esl peut-être le leilleur moyen de faire des oeu-bes romarquabbles sinon des chefs-v'oeuvre.Alfred AYOTTE A l'hôtel de ville Destitution de M.Lonis Lacoste LA SITUATION INTERNATIONALE Crise ministérielle à Londres M.Hore-Belisha exige vigoureusement une modification de lo politique étrangère du gouvernement Chamberlain-M.Churchill serait premier ministre — Perspective d'une élection générale L'ATTITUDE DE LA FRANCE ET DES ETATS-UNIS L'évaluation des biens immobiliers des compagnies d'utilité publique — Les chutes sur le trottoir, etc.Le comité exécutif a congédié hier M.Louis Lacoste, qui était en-charge de l’Office d’initiative économique.M.Lacoste a soumis hier un rapport de son travail depuis sa nomination, le 19 octobre dernier, et le comité a jugé que cela n’était pas satisfaisant.Cette destitution prendra effet dans 15 jours.M.Lacoste recevait un salaire de ?5,500.* ¥ On croit que M.J.-A.Lamarre, du bureau de révision des évaluations, proposera que la ville fasse révaluation des biens immobiliers des compagnies d’utilité publique, notamment de la M.L.H.& P., de la Bell Telephone et de la Compagnie des tramways.Une expertise analogue au sujet de la M.TV.& P.Co.en 1927, a coûté $100,000.Dans l’état actuel des choses, ces compagnies d’utilité publique donnent elles-mêmes à la ville un chiffre que celle dernière accepte pour fins d’impôt municipal.* * ¥ La ville a reçu moins de plaintes pour chutes sur les trottoirs ou la chaussée cet hiver que l'hiver dernier.Les chiffres pour les deux saisons au 16 mars sont de 324 pour 1936-37 et de 286 pour 1937-38.Les plaintes ont été plus nombreuses pour novembre et décembre 1936 et janvier 1937 que pour les mêmes mois cette année; par contre on a reçu plus de plaintes pour février et la première moitié de mars 1938 que pour les périodes correspondantes de 1937.> * * * Le président de l’exécutif, M.Taillefer, interrogé ce matin au sujet de l’état des rues, a dit que les administrateurs n’aiment pas voir les rues dans cette condition, mais qu’ils ne peuvent faire mieux parce qu’ils n’ont pas d’argent disponible.11 ne faut pas oublier, a ajouté le président, que les rues de Montréal ont déjà été dans un état pire ces dernières anuées.Le chenal de Québec à Sorel Sorel, 17 — Le chenal maritime du fleuve St-Laurent est présentement ouvert de Québec à Sorel; c'est d’ailleurs la partie la plus facile de la besogne que les brise-glace du gouvernement ont à accomplir.Le travail est généralement assez long aux environs de Scdel, puis à mesure que la température monte les navires s’avancent aussi vers Montréal et la lâche s’adoucit.Ces jours-ci, les brise-glace McLean et Lady Grey ont fort à faire aux environs de Sorel.Lloyd George à Paris Londres, 17 (A.P.)—David Lloyd George, ancien premier ministre, a quitté Londres aujourd’hui pour Paris.Tl a dit à son départ que la politique étrangère britannique est dans un grand pétrin.Notre ministère paraît être aveugle comme une chauve-souris, dit-il.M.Lloyd George est en route vers le Midi de la France pour y écrire un livre, mais il s’arrêtera quelques jours à Paris.Les bills privés à Québec Québec, 17 —Le Comité des bills privés a tenu aujourd’hui une brève séance, sous la présidence de M.J.-D.Bégin, député de Dorchester.Il a adoplé les trois bills suivants: “Loi concernant la ville d’Asbes-los”; “Loi constituant en corporation Adalh Israel Congregation and Community Centre of Oulremont”; “Loi validant la cléricalttre de Jacques Feeney”.Seul le bill d’Asbes-tos a subi quelques modifications.Le projet de loi concernant le pain, qui devait être étudié aujourd’hui.a été remis à demain.Douze mois de prison David Wiseman, accuse et trouve aupable d’un vol d'auto, a été con rarané à passer douze mois en prisa »«r b joc• Perrault, ce matin.Londres, 17 (S.P.C.V — L’Asso-cialed Press tient de bonnes sources que le secrétaire d'Etat pour la guerre, M.Hore-Belisha, exige vigoureusement une modification de la politique étrangère du gouvernement Chamberlain.Il parait que M.Hore-Belisha veut que le cabinet déclare fermement que la Grande-Bretagne appuie la Tchécoslovaquie et prenne des mesures positives en ce qui concerne la guerre d’Espagne.D’après ces sources d’information.M.Hore-Belisha — qui, on le sait, est un libéral national — a l’appui du secrétaire d’Etat pour les Dominions, M.Malcolm MacDonald, et peut-être aussi celui de deux ministres relativement jeunes: le secrétaire d’Etat pour l’Ecosse, M.Walter Elliott, et le ministre de l’agriculture, M.W.S.Morrison.Dans les couloirs de Westminster, le bruit court.que si le gouvernement tombe, c’est M.Winston Churchill qui sera capable d’appliquer la formule qu’il faudra pour mettre fin à la crise: recruter un cabinet dans tous les groupes politiques, Il parait que les chefs de l’opposition accepteraient M.Churchill parce qu’il est un tenant de la Société des nations et de la sécurité collective.Mise en demeure L’Associated Press ajoute ceci, en substance: M.Hore-Belisha a pratiquement adressé une mise en demeure à M.Chamberlain.Il y a lieu de penser que cela peut aboutir au retour du comte Baldwin et de M.Anthony Eden à la direction des forces conservatrices.Nos informateurs disent que M.Chamberlain doit faire face à la difficile tâche de transformer tout à fait sa politique étrangère, de manière à pouvoir appliquer le séculaire principe britannique de l’équilibre des puissances, sous peine de recevoir la démission de quatre ministres.Délai de 48 heures Bulletin météorologique Toronto.17 (C.P.) — Voici le temps qu'il fera, probablement, au Québec, demain: région de Montréal et d’Ottawa: doux et incertain: vallée du bas St-Laurent: vent de l’est avec pluie ou neige; nord-ouest du Québec et lac St-Jean: nuageux et doux, avec pluie ou neige; rive nord: beau et modérément froid; golfe et baie des Chaleurs: vent frais de l’est, nuageux, avec neige en certains endroits.On dit que M.Hore-Belisha a donné à M, Chamberlain 48 heures pour prendre une décision.Il a annoncé cela, continue-t-on, au cours de la séance que le cabinet a tenue hier.Il a déclaré ne pas pouvoir admettre la règle de non-intervention que le gouvernement a adoptée en ce qui concerne l’Espagne, il estime que cette règle laisse l’Espagne à la merci de ITtalie et de l’Allemagne et peut amener la perte de Gibraltar.D’après VAssociated Press, on croit que M.Hore-Belisha a de son côté le grand état-major de l’ar: mée, qu’il a récemment réorganisé et qu’il a mis sous les ordres du jeune général vicomte Gore, Tchécoslovaquie et Espagne La politique de M.Chamberlain quant à la Tchécoslovaquie et quant à l’Espagne a reçu, croit-on, l’approbation de la majorité des ministres.On sait que M.Chamberlain, malgré les pressantes demandes de la France, ne s'est pas engagé à aider la Tchécoslovaquie si l’Allemagne attaque ce pays.Malgré l’approbation d’une majorité ministérielle *M.Chamberlain ne pourrait sans doute pas tenir contre la tempête que déchaînerait la démission de M.Hore-Belisha.M.Eden Lord Baldwin s'est mis en communication avec M.Anthony Eden récemment.D’autre part, 1 Assocf-ated Press croit savoir que M.Lloyd George et M.Winston Churchill' projettent d’aller discuter la situation avec M.Eden, qui passe des vacances dans Je sud de la France.Des autorités en la matière disent que si quatre des vingt-deux minis-très démissionnent une élection générale s’imposera.En France Paris, 17 (A.P.) —En présentant, aujourd’hui, à la Chambre des députés, son nouveau cabinet de Front populaire, le premier mini* Ire Léon Blum a annoncé que le cabinet avait autorisé à sa séance de ce matin, des crédits militaires extraordinaires de 4.465,000 de francs (soit environ $134,000,000) et qu’il va demander à la Chambre de voter immédiatement des crédits exceptionnels de défense nationale destinés à permettre à ta France de faire face à toute guerre qui pourrait .se produire en Europe d'ici quelque temps.On prendra les $134,000,000 autorisés par le cabinet ce matin, à même le budget de 1938, sans attendre te placement d'un emprunt à cet effet.Ces crédits extraordinaires serviront surtout à l’achat de nouveaux avions de combat.Par ailleurs, le ministre des finances, M.Charles Spinasse, a annoncé qu'il va soumettre à la Chambre des députés un bill demandant l’exécution immédiate du plan de réarmement adopté par le gouvernement Chautemps, plan comportant une dépense de 12,000,000,000 de francs (environ $360,000,000) échelonné sur une période de cinq années, et destiné surtout à la construction de navires de guerre et d’avions de combat.Budgal militaire de $778,362,000 Le dépense prévue pour cotte an- née par le cabinet Chautemps pour ta première étape de ce plan quinquennal était de 3,000,000,000 à 4.000.000.000 de francs (de $90,000,-000 à $120,000,000 environ).La plus grosse partie des crédits autorisés aujourd’hui sera prise en dehors du budget militaire de 1938.A date, on prévoit que les dépenses d'armements dans te budget de 1938 se chiffreront à 25,-945,856 francs (environ $778,362,-000).I-e total des crédits extraordinaires votés par le cabinet Blum.ce matin, dépasse de 1,265,000,000 de francs te projet de défense envisagé précédemment par le ministre de la défense, M.Edouard Daladier.On s’attend que, grâce à ces nouveaux crédits, la France pourra commander immédiatement 1,000 nouveaux avions de combat.Le reste des crédits sera réparti comme suit: 1.000.000.000 de francs pour le ministère de la marine et 600,000,000 de francs pour le ministère de la guerre.Pour rencontrer ces nouvelles dépenses, le gouvernement lancera un emprunt indépendant du fonds de la défense nationale autorisé récemment par le parlement.Le cabinet a aussi autorisé aujourd'hui le ministère des colonies à prendre certaines mesures pour renforcer les forces armées en In-do-Chine française.Le conflit polono-lituanien Le ministère des affaires étrangères annonce que les ambassadeurs français et britannique à Varsovie ont demandé à la Pologne de s’efforcer de régler par voie de négociations sa querelle avec la Lituanie plutôt que de mettre en péril la paix européenne par des méthodes belliqueuses.Des porte-parole du ministère des affaires étrangères se disent confiants que la Pologne et la Lituanie peuvent régler leur querelle de frontière par voie de conciliation.Ils ajoutent que les Etats voisins de Lettonie et d’Estonie seraient probablement disposés à agir comme intermédiaires entre les deux pays en conflit.Le bill Lacroix La commission parlementaire du fonctionnarisme l'approuve à l’unanimité Les connaissances linguistiques des fonctionnaires La Tchécoslovaquie, nouvaH* source de crainte Des personnages politiques français ont appris non sans inquiétude, aujourd’hui, par des dépêches de Prague, que le parti agraire allemand de Tchécoslovaquie vient de retirer son appui au gouvernement et semble prêt è s’allier avec le parti sudète allemand, parti pro-naziste de l’opposition.L'attitude des Etats-Unis Washington, 17.(A.P.) — Le secrétaire d’Etat Cordell Hull a défini ce midi, devant les membres du National Press Club — la conférence était irradiée dans le monde entier — la politique d’armement que doivent suivre les Etats-Unis pour se protéger contre le mépris des lois internationales qui sévit dans Je monde.Faisant allusion au programme de construction navale de $1,000,000,000, il a déclaré qu’il est convaincu nue ce serait pour les Etats-Unis s’exposer à des risques qu’il est impossible de mesurer que de faire moins que ce que l’on propose actuellement.Le chef du ministère des affaires étrangères des Etats-Unis a défini une politique de paix, d’éloignement de toute alliance, de collaboration avec les nations pacifiques, de préparation militaire et d’opposition à la théorie de l’isolement.Les Etats-Uns, de l’avis de M.Hull, sont disposés i la consultation et à la collaboration avec les autres puissances, mais ils rejettent les alliances et l’action collective.Nous pouvons, dit-il, nous abstenir de toute participation aux affaires mondiales, mais nous ne pouvons pas nous retirer du monde: l’isolement n’est pas un gage de sécurité, bien au contraire.M.Hull a déclaré que les Etats-Unis s’inquiètent du mépris des traités qui s’affirme de plus en plus et du retour au recours à la force pour régler les différends internationaux.Il a employé nombre d’expressions énergiques telles que “méthodes de violence”, “règne de la force”, “anarchie internationale”, ‘‘violateurs de la décence internationale”, “chaos médiéval”, “extrémisme aveugle”.M.Hull a dénoncé plusieurs suggestions qui ont été mises de l’avant poûr épargner la guerre aux Etats-Unis: notamment la mise en vigueur automatique de la loi de neutralité, la retraite des Etats-Unis de toute partie du inonde où “les violateurs de la décence internationale décident de s’affirmer”, un referendum populaire sur la participation à la guerre.Londres et l'Espagne Londres, 17 (A.P.) —Le premier ministre Chamberlain a fait approuver sa politique de non-intervention en Espagne par un vote de 317 à 141.Les travaillistes avaient proposé une rnotio^ de défiance qui condamnait ta politique de ‘flottement perpétuel” du cabinet.M.Chamberlain a déclaré aux Communes que la Grande-Bretagne ne doit pas “se brûler les doigts” en Espagne, mais s’en tenir à ta politique de non-interven-tion, la plus propre à servir ta cause de la paix et de ta liberté.Il a ajouté que les nouvelles qui prétendent que de nouveaux contingents étrangers viennent d’arriver en Espagne pour prêter main-forte à Franco ne sont que des rumeurs.Lord Halifax a déclaré de son côté à ta Chambre "des Lords que la victoire de Franco en Espagne ne serait pas “nécessairement dommageable aux intérêts britanniques”.Le gouvernement français a accepté les assurances d’assistance dç la Grande-Bretagne pour le cas où les communications de la France avec ses colonies seraient mena cées par les troupes allemandes et italiennes qui se trouvent en Espagne et il a renoncé à son projet d'ouvrir la frontière franco-espagnole et d’accorder de l'aide au gouvernement rouge de Barcelone.Ottawa, 17 (D.N.C.).—La Commission parlementaire du fonctionnarisme a approuvé à l’unanimité, ce matin, le projet de loi de M.Wilfrid Lacroix, député libéral de Québec-Montmorency, relatif aux connaissances linguistiques des fonctionnaires.Le hill avait été référé à un sous-comité, où il avait été adopté.Voici comment se lit le principal article du bill de M.Lacroix, tel qu'amendé et approuvé en sous-comité: “Sauf dispositions expressément contraires, toutes les nominations dans le fonctionnarisme ont lieu par voie de concours subor-donnement et conformément aux dispositions de la présente loi, et les emplois sont tenus durant bon plaisir; toutefois aucune nomination permanente ou temporaire ne doit etre faite à un emploi local dans une province et aucun employé ne doit etre transféré d’un emploi dans une province à un emploi local dans la même ou dans une autre province, qu’il soit permanent ou temporaire, jusqu’à ce que ledit candidat ou employé se soit qualifié, par voie de concours, dans la connaissance et l’usage de la langue de la majorité des personnes avec lesquelles il vient en contact dans l’exercice de ses fonctions, pourvu que cette langue soit le français ou l’anglais.” La Commission du fonctionnarisme entend ce matin le témoignage de M.Bland, président de la Commission fédérale du fonctionnarisme.Les conservateurs et Chamberlain (Dernière heure) LONDRES, 17 (S.P.C.) — L'"As-sociated Press" annonce qu'un groupe de députés conservateurs que dirige M.Winston Churchill c.déclaré au premier ministre Chamberlain qu'il lui faut modifier rapidement sa politique étrangère s'il désire garder l'appui de ce groupe.Hitler et la question d’Espagne Le Reichsführer ferait une importante déclaration, demain Berlin, 17 (A.P.)—Le chancelier Hitler a précipité sa tournée triomphale en Autriche en raison de la gravité des affaires d’Europe.On croit que dès demain il fera une importante déclaration au monde sur la question d’Espagne.Le chancelier a convoqué le Reichstag à se réunir.Hitler est devenu un homme à surprises.On ne croit pas qu’il soit question dans son discours de la crise polo-no-lithuanienne.A son retour à Berlin, hier, il a déclaré du balcon de la chancellerie.à la demande de la foule: —Vous pouvez imaginer combien jo me sens heureux de voir toute l’Allemagne solidement derrière moi.On pense que le discours du Reichstag fera mention des événements européens du dernier mois, c’est-à-dire depuis le 12 février.M.Blum fait appel à la coopération Lo premier ministre demanda è la Chambre de lui faire confiance — Son appel esf accueilli froidement par la plupart des députés — Un grand nombre sont d'av» que M.Blum et son cabinet devraient s'effacer devant un gouvernement d'union nationale Funérailles du notaire Maucotel A SAINTE-MADELEINE ET A L’ORATOIRE Les funérailles du notaire J.A.Maucotel ont eu lieu ce malin à Ste-Madeieine d’Oulremont.Le P.I/orenzo Picher, supérieur des Pères du St-Sacremeni, a fait la levée du corps, et M.l'abbé Caron, curé de Ste-Madeieine, a chanté ic service, assisté des abbés Barrette et Bouchard, comme diacre et sous-diacre.M.Piché, P.S.S., et le P.Langlois, O.F.M., ont dit, des messes aux autels latéraux.Dans le cortège, on remarquait: son fils, M.Jean Maucotel; ses deux petits-fils, Pierre V, Maucotel et Michel Maucotel; ses neveux, MM.Joseph, Pierre, David, Henri-Léon Renaud; ses petits-neveux, Laurent Pouliotte et G.Pouliotic; ses cousins, W.Bordeleau, L.H.Bordelcau; MM.Edouard Cholette, Art.Earamée, i'.Gagnon, Dr A.B.Le Bel, Wilfrid Bessette, Georges Mayrand, G.Morin, H.-B, McLean, Jean Beaudouin, Georges Coutu, J.-A.Clavel, G.Marier, H.Talbot, J.-D.Vallière.O.«Beuthiaume, A.Savard, André Germain, Dr Paquette, Thomas Boucher, L.R.Bourbeau, René Charbonncau, Joseph Blain, Octave Vallière, Jean Vallière, Paul Grenier, Dr J.-E.Paquetie, H.Cormier, Jules LeMaître, Paul LeMaitre, Gaston Noiin, J.-N.Gosselin, Louis Hé-nault, Aristide Boismenu, Emile Bi-saillon, Emile Desrorhers, Arthur Bisaillon, Marc-A.Brodeur, Dr Antonio Godin, R.-O.Gonthicr, Paul Comeau, J.-A.Constant, J.-V.De-saulniers, Henri Ouimet, W.-A.Bordeleau, L.-F.Richer, J.-H.Olivier, T.-Z.Parisauli.L.-P.Trudeau, Alph.Hétu, G.H.Betournez, J.-B.Male, V.-E.Léger.Paul Léger, J.-F.-E.Michaud, Eugène Sajnfaçon, L.-E.Larue, A, Lacroix, H.McCre dy.J.-O.Dumont, O.Laberge, H.Prévost, Ovide et René Pichette, O.Lavallée.Paul Bétournez, Ernest Desmarteau, A.-J.Laurence, Roger Grenier, J.-A.Partsault, Nap.Wilson, E.Delorme, et autres.Dans le sanctuaire; R.Pere R.Cayer, S.S.S., M.l'abbé J.-A.Gouin, vicaire à Sâinle-Philomène de Rosemont, M.l'abbé H.Bernard, R.F.Jalbert, C.S.V.* * ¥ Un deuxième service a en lieu à l'Oratoire Sainl-Joseph du Mont-Boyal.Le R.P.Albert Cousineau, C.S.C., supérieur de l’Oratoire, fil la levée du corps.Le service fut chanté par le R.Père Adolphe Clément, C.S.C., ex-supérieur de l’Oratoire, assisté du R.P.C.Doiron, C.S.C., comme diacre et du R.P.H, Bergeron.C.S.C., comme sous-diacre.Dans le sanctuaire on remarquait: le R.P.Alfred Charron, C.S.C., provincial des Pères Sainte-Croix; M.l’abbé Rosaire Caron, curé de Sainte-Madeleine d'Outre-mont, avec son vicaire, M.l’abbé Bernard Barrelte.le R.P.Albert Cousineau, C.S.C., supérieur de l’Oratoire du Mont-Royal; le R.P.Emile de Cuire, C.S.C.; le R.P.L.Picher, S.S.S., supérieur des Pères du Saint-Sacrement; le R.P.Har-rold Murphy, G.3.G.; le R.P.A.Théorêl, C.S.C., curé de Saint-Lau-rent.___ Nouvelles industries Durant les mois de janvier et février, quatre maisons étrangères, donnant de l’emploi à plus de 100 ouvriers, ont choisi Montréal de préférence à tous les autres centres manufacturiers du Canada, d’après un rapport publié aujourd’hui par le service des affaires nouvelles de Montreal Light, Heat Sc Power Cons.Ces nouvelles maisons avec les 11 autres qui se sont établies dans la région métropolitaine en 1937 font un total de 127 entreprises industrielles et commerciales employant environ 2,700 employés, attirées ici depuis 1930.Les nouvelles acquisitions de cette année sont: Ralston Purina Co., de Buffalo, nourriture à bestiaux; Charles-E.Hires Co., de Philadelphie, bière de racine; (root bçer); Aux Tissages Français, de Patterson, N.-J., Brocards pour meubles; Best-Ever Slipper Co., Toronto, souliers et pantoufles.Ces Additions à la vie industriel' ! Vers l'Empire La prochain cours de M.l'abbé Groulx M.l'abbé Groulx donnera lundi soir prochain — au lieu de ven dredi — à la salle Saint-Sulpice (à huit heures et quart), son cours public d’histoire du Canada.Entrée libre.Dames et messieurs sont pareillement invités.Sous le titre Vers l'Empire, M.l’abbé Groulx fera l’histoire de l’exploration sous l'intendance Talon.La Nouvelle-France prit alois des proportions gigantesques.Elle se donna des prolongements en tous sens: du côté de l’Atlantique, à Terreneuve, en Acadie, du côlé de la mer du Nord, vers le sud pur le lac Champlain, puis surtout vers l’ouest et le sud-ouest, par la prise de possession des terres des grands lacs el par la découverte du Mis-sissipi.Ces divers agrandissements ont-ils élé commandés simplement par des vues d’ambition?Ou chaque agrandissement répondait-il, dans la pensée de Talon, à une conception organique, à des nécessi tés vitales?En d’autres termes, la Nouvelle-France devint, sous Talon, un territoire aux proportions d’empire.Cet empire fut-il une cosntruclion artificielle ou une construction vivante, logique, imposée par des causes irrésistibles?Sur les paquebots ' M.et Mme E.Desrosiers s’embarquent samedi à bord du paquebot Mnnargo pour une croisière à Nassau, à Cuba et à la Floride.A bord de 17fe de France, qui part demain pour l’Europe, on remarque plusieurs artistes et cinéastes: Paul Lukas.King Vidor, Gilbert Miller, le colonel de Basil, Isidore Achron, Hené Le.Roy, le trio Pasquier, le danseur Uday Shan Kar, le danseur Michel Fohine.On remarque aussi l’écrivain Pierre Lyautey, le comte et la comtesse de Polignac, semblent bien promettre une augmentation continue dans le nombre des nouvelles industries qu'on peut s’attendre à voir s’établir ici en 1938.En 1937, en janvier et février, il n’y eut qu’une seule maison étrangère à s’établir à Montréal bien que 11 maisons nouvelles, donnant de l’emploi à plus de 350 employés, se fussent établies ici durant l’année.Leur activité est très variée.Leurs produits sont les suivants: boites et bidons, nourriture à bestiaux, céréales, produits chimiques, foreuses, bas de ¦ " produits pharmaceutiques, encres d’imprimerie, chaussures, liyucu Paris, 17 (A.P.) (Dernière heure).— Après avoir annoncé, aujourd’hui, à la Chambre des Députés, les décisions prises ce matin par son cabinet au sujet de l’exécution immédiate d'un nouveau programme d’armements, le premier ministre lÆon Blum a fait appel à tous les Français.Il leur a demandé de coopérer entièrement avec le gouvernement dans les mesures qu’il croit devoir prendre devant les menaces d’une guerre européenne.M.Blum a dit que son nouveau gouvernement, formé dimanche dernier, doit aller jusqu’à la limite pour maintenir la paix, mais que les circonstances actuelles le forcent à se lancer immédiatement dans un nouveau programme d’armements."Nous allons prendre, sans tarder, les mesures nécessaires pour réaliser le plus rapidement possible notre nouveau plan de réarmement et nous ne négligerons rien pour organiser et développer de nouvelles sources de production." M.Blum a dit que la France est disposée à faire tout ce qui est en son pouvoir pour Je maintien de la paix, mais qu’elle doit aussi conserver son indépendance et sauvegarder ses frontières et ses lignes de communication.Il a dit aussi, faisant allusion au traité qui lie la France à la Tchécoslovaquie, que la France doit remplir totalement ses obligations.Il a insisté sur ce point, que la sécurité française, le respect des traités et le maintien de la paix européenne ne sont pas choses incompatibles.En résumé, M.Blum a demandé à la Chambre de lui faire confiance et de faire confiance à son gouvernement.M.Blum accueilli froidement L’appel de M.Blum fk été reçu froidement par la plupart des députés et des observateurs politiques disent qu’un élément considérable de la Chambre est déterminé à demander à M.Blum et à son cabinet de s’effacer devant un cabinet d’union nationale.La diphtérie à Québec Québec, 17 (DNC) — Vingt-deux cas de diphtérie ont été rapportés au service municipal d’hygiène depuis le début de mars.On compte quatre mortalités.Les autorités du bureau de santé demandent aux parents de prendre toutes les precautions necessaires, surtout à cette période de l’année, ou la température humide et ta fonte des neiges favorisent l’éclosion des maladies conlag’euses.Hier encore, une famille de notre ville déplorait la perte d’un enfant victime de la ma-ningite.Avtz-vous besoin de bons livres?Adressex-vous ou Service de librairie du "Devoir", 430 Notre-Dame, est, Montréal.ues «aanions a ta vie mausinei- douces, fèves soya, textiles le et cotamerciale de la.méteopolel saaces de t&htOi A BUDAPEST Appel pressant du Comité du Congrès En vue de mener à bien sa tâche, le Comité chargé du logement, au congrès de Budapest, nous demande avec instance de lui foire savoir, en toute diligence, le nombre des pèlerins canadiens.Pour lui faciliter son immense travail, tous ceux qui ont l'intention de profiter de lor-ganisation du DEVOIR-VOYAGES, sont priés de bien vouloir s'inscrire sons retard.Tous les détails des divers Itinéraires se trouvent dons un dépliant adressé gratuitement sur demande au DEVOIR-VOYAGES, 430, Notre-Dame a^^ontrtel/Tél.BElair 3361, tftfctfM LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI 17 MARS 1938 VOLUME XXIX — No 69 PAGE EEEIINin vr# en*aimant Directrice: Germaine BERNIER Une lettre d’Autriche qui est de grande actualité Dans un récent numéro, le Fipa- ! avaient trahis! Nous aimions notre ro de Paris publie la traduction empereur et, pou lui et pour notre d’une lettre qu’il a reçue de Vien ne, de l’une de ses lectrices, lettre dont le caractère est de la plus brûlante actualité en même temps qu’elle est de la plus émouvante lecture, vu les faits d’ordre si grave qui viennent de se passer en Autriche.Voici ce texte, emprunté au Figaro d’il y a quelques jours: Vienne, 23 février.Monsieur le directeur, Nous ne comprenons plus rien à ce qui se passe: les journaux autrichiens nous disent que nous avons sauvé notre indépendance, les journaux étrangers nous apprennent que nous l’avons perdue! Mais pourquoi, pourquoi, mon Dieu, faut-il que nous devenions Allemands?Nous ne le sommes pas; nous ne le sommes ni de moeurs, ni d'esprit, ni de coeur.Quels sont donc ces mots barbares.au nom desquels on essaye de nous enflammer, de nous berner, d’insuffler un idéal nouveau à nos pauvres enfants, qui sont Autrichiens et qui veulent le rester: le Reich, la communauté de race, la totalité du pcple allemand?Nous n’avons que faire de tout cela; quand nous étions petits, on nous apprit à dire Patrie, et notre patrie n’était pas l’Allemagne.Quand j’étais petite, on m’a, un jour, emmenée en Angleterre et j’y ai connu une fillette de mon âge qui m’a demandé: —Do you speak austrian?Et j’ai dû répondre: —No, I speak german.Et, ce jour-là, j’étais bouleversée et honteuse de ne pouvoir crier à cette petite Anglaise que mon pays valait le sien, qu’il avait sa langue, son caractère propre, son orgueil, son légitime désir d’être respecté.Oui, nous parlons allemand; oui, nous sommes blonds; oui, nous sommes de race germanique, et après?Les Suisse ne le sont-ils pas comme nous?Et les Scandinaves?Et tant d’autres?Et l’Allemagne ose-t-elle mettre la main sur eux, se réclamer de droits historiques ou ethniques ou politiques?Nous ne voyons qu'une chose, nous autres, qui avons, qui une grand’mcre tchèque, qui un grand-père hongrois, qui une arrière-grand’mère italienne; le problème des races ne nous importe pas, la totalité du peuple allemand nous laisse indifférents, nous avons une patrie, et nous voulons la garder! Que l’Allemagne fasse ce qu’elle veut; que son Dieu soit Jésus-Christ ou Hitler, Wotan ou Bismarck, qu’elle s allie au Japon, à la Russie ou â l’Amérique, c’est son affaire; nous ne nous eu mêlons pas! Mais qu’elle n'aille pas croire que le soldat autrichien, que l'armée autrichienne, que le peuple autrichien consentent, de plein gré, à la suivre sur une route qui n’est pas la nôtre, qui ne la sera jamais.Ce n’est pas pour l’Allemagne que nous avons combattu en 1914, c’est pour l’Autriche! L’empereur nous a appelés et nos garçons sont partis.Ils tombaient sur le front russe, sur le front serbe, sur le Iront italien et dans le pays les femmes et les enfants mouraient de faim et de froid.Personne n'a connu notre misère! Nous étions à l'arrière, nous souffrions presque autant que nos soldats, et nous disions: “L’Autriche vaincra’’ .et toutes les privations nous semblaient naturelles Les blouses chemisiers de nos prochains tailleurs patrie, nous continuâmes à gravir un calvaire.Savez-vous ce que fut pour nous la fin de la guerre, cette défaite à laquelle rien 'K sembla survivre?Le 11 novembre, le jour de l’armistice, j’appris la mort de l’un .de mes frères; il c’était battu jusqu’au dernier moment pour une cause qu’il aimait et qu’il savait perdue.Les troupes rentraient d’Italie; mon autre frère était revenu; le 12 novembre, la porte de ma chambre s’ouvrit, je le vis devant moi; il était avec deux camarades.Dans la rue, la foule exaspérée, à bout de souffrance, s’en était prise aux officiers.On leur avait arraché leurs étoiles (1), leurs képis, leurs cocardes, et ces garçons, qui avaient vingt ans, pleuraient.Ah! nous avons connu la douleur et l’humiliation! Plus d’empereur, plus de patrie, les gens avaient honte d'être Autrichiens.Les socialistes, au pouvoir, piétinaient notre passé! Si nous leur en avons voulu, ce n’est pas que nous tremblions pour notre argent, nous étions ruinés déjà; on ne prend rien à ceux qui n’ont plus rien; si nous leur en avons voulu, c'est qu’au moment le plus pathétique ils ont avili le pays, ils ont été prêts à le vendre à l’Allemagne.Peut-être, vous autres, Français, êtes-vous restés stupéfaits de la façon, quasi sauvage, dont nous avons fonce sur ces traîtres; leurs idées?mais nous nous en moquions! Nous avions un compte plus grave à régler avec eux.Ce n’était pas suffisant encore! Après les socialistes, ce furent les Allemands.Leur propagande empoisonna la génération nouvelle, La guerre recommençait, lente et sournoise d’abord, ouverte et sanglante après.Nous défendions notre existence, notre orgueil se réveillait.Nous avions trouvé un chef, on nous l’assassina.Quand Dollfuss fut mort, il nous sembla, pour la seconde fois, que tout était perdu; mais, -me fois encore, l'Autriche se releva; un chef nouveau surgit.Nous 'e suivîmes et nous crûmes qu’avec lui nous vaincrions.Que s’est-il encore passe, mon Dieu?Jour et nuit, courent les rumeurs les plus alarmantes; l’Anschluss est fait, murmurent certains.Nou- écoutons, nous attendons, et nous disons, comme des enfants qui se refusent à croire à l’injustice: les “grands” ne permettront pas ça! A Vienne circulent maintenant des nazis.Ils nrient: “Heil Hitler’' ils acclament tout et tous, sauf l’Autriche; nous fermons nos doubles fenêtres; nous tirons nos rideaux pour .e pas les entendre, pour ne pas les voir.Monsieur, ce n'est pas une Viennoise qui vous écrit, non! Vienne évoque dans vole pays les valses, l’insouciance et le bonheur; c’est une Autrichienne angoissée, qui vo demande ce qui se passe, c'est une patriote qui vous crie, nu nom de mille et mille Autrichiens: "Nous voulons qu on nous laisse notre Autriche!” ^ ÿ 4e Impressions d’une Canadienne sur l’Exposition de Paris Ine intéressante causerie sur l’Exposition de Paris a été donnée dernièrement à l’Ecole Normale des Soeurs de la Congrégation Notre-Dame par Mlle Mariana Gendreau, de la Société des professeurs français en Amérique.Mlle Gendreau, ancienne élève des Dames de la Congrégation, a aussi fait un stage d’étude à la Sorbonne de Paris, à l’Université Royale de Pérouse, Italie, à l’Université de l’Etat de New-York.Mlle Gendreau fait une description enthousiaste de l’Exposition d'or pour la gloire de notre architecte, qui a su mettre en valeur les industries des bois et de la pulpe, des chasses et des pêcheries, de l’agriculture et de l’élevage.Il est à remarquer que l’architecte de notre pavillon a été lui-même l’auteur des bas-reliefs et aussi des fresques.Un jour, un de ses amis me disait: “M.Brunet est le Michel-Ange du Canada”.Je ne puis passer sous silence les pêcheries qui font la richesse des côtes du Pacifique et de l’Atlantique et dont l’exploitation ne et parle tout d’abord du pavillon j fait que commencer, — notons que â.f! » sauinon canadien a été primé d’une médaille d’or.Et nos fourrures ont remporté le grand prix de l’exposition grâce à la richesse et la beauté des renards et des visons.Parlons un peu du bas-relief représentant une fêle à la cabane à sucre, les joies d'une partie de “tire”, une de ces fêtes canadiennes, sous une neige fondante en pleine forêt.Malheureusement, notre fameux sucre du pays n’était pas en exposition au pavillon.Je regrette de le signaler, mais l’érable à sucre, qui unit la beauté à l’utilité, est cher à tout coeur canadien, et moi plus qu'une autre I venant de la province de Québec, pontifical.Parmi les quarante-quatre nations qui répondirent à l'appel de la France, dit en substance la conférencière, je suis heureuse de saluer d’abord ’e pavillon pontifical, au sommet duquel le drapeau du Pape flotte rou- la première fois dans une exposition.Comme il convenait la mise en lumière de la grande idée catho lique, le déveloopement des oeuvres de foi et l’humanité en tous domaines et en tous pays, on voit ici un vivant taBleau des échanges entre diverses communautés religieuses, l’oeuvre imposante des missions par le monde, la vie spirituelle, la naissance, la première voir un pavillon de la parure et de l’élégance, on y voyait des robes d’une richesse inouïe, sur des mannequins d’une grandeur démesure revêtus pour Ja plupart de fourrures presques géantes, à des prix naturellement exorbitants, mais quel goût et quel rafinement dans la technique de la couture, et quelle richesse dans les tissus employés dans la confection.La délicatesse aérienne de l’exposition des grands magasins du Louvre, la fraîcheur des nuances et des couleurs rappellent nos conceptions imaginaires les plus idéalisées de nos premiers contes de fées.Mais c’est le soir surtout en promenade dans une vedette, que cet ensemble apparaissait féerique, ces charmantes embarcations qui remplaçaient les bateaux-mouches d'autrefois, et qui promenaient le touriste le long de ces rivages enchanteurs .t Promenade en vedette, synthèse de toutes les impressions, de toutes les variétés.Les grands palais, les châteaux de province, les dentelles des maisons carrées d’Algérie ou du Maroc, le centre des métiers, vaste déploiement dominé par la tour Eiffel.Et la lumière, et la couleur et l’harmonie luttent pour saturer nos sens d’impressions, enivrer nos âmes et leur donner l’émotion esthétique la plus esquise.et la vedette court à travers les nuages d’eau vaporisée, les grandes colonnes d’eau qu’on arrête sur son passage, les jets incurvés sous lesquels elle glisse, paraissent s’enfoncer dans un gouffre.Une féerie nocturne, qui m’a laissé des souvenirs inoubliables es! celle de “l’Eté” pour laquelle Louis Aubert a écrit la musique; c’était une fête des saisons et ce fut inoubliable.Tandis que se déroule ce beau gala de saison, la tour Eiffel prend son aspect de cathédrale lumineuse.Les dix milles tubes luminescents qu’elle comporte sont allumés, la tour se reflète dans le parterre d’eau et tout l’édifice prend des teintes de jaune, rouge et or.Et dans la perspective conduisant au palais de la publicité, une fontaine lumineuse dont le mécanisme ingénieux modifie la trajectoire des jets, évoque le lent épanouissement d’une fleur prodigieuse et vivante qui, après s’être montrée dans toute sa gloire se referme pudiquement.Les admirables fontaines du Tro-cadéro s’enchâssent dans le magnifique décor du monument illuminé.Une exposition c’est un grand voyage, surtout comme celle de Paris, c’est un voyage dont les souvenirs demeureront à jamais.M.l’abbé Marien, aumônier de l’Ecole Normale, remercie la conférencière.N Chemises pour hommes SPECIAL A UN DOLLAR! Y compris nombre de nouveaux dessins et teintes de printemps ! Chemises de trois fabri-cants canadiens réputés.Confectionnées en joli broadcloth de coton avec rayures, carreaux et dessins continus soigneusement choisis.Col à même ou deux faux cols.Encolures : 13 '/z à 17 ; manches : 33, 34 et 35”, dans le groupe.Faites provision pour ce printemps ! Spécial vendredi, chacune Articles pour hommes, au rez-de- .-haussée.2.40 • «0 oz.’3.60 ï Ont-ils leur PAIN QUOTIDIEN 9 i: FltJR de# milliers d’indigents, le pain, ret aliment simple et familier, est presque un luxe.Pour des milliers d’entre eux, le froment de nos plaines est le plus rare et le plus précieux des dons de Dieu.Y avons-nous souvent réfléchi?Dans certains quartiers de notre ville, dans les maisons obscures que personne ne visite, le porteur de pain est le messager le plus attendu.On Imagine ce spectacle navrant et l’on pense: “C’est incroyable.” Mais c’est vrai, sans exagération, sans mélodrame, sans fleurs de rhétorique.C’est donc A vous, A nous, que le devoir incombe de fournir aux malheureux leur pain quotidien.Et, comme notre vigilahee individuelle est impuissante à découvrir toutes les misères, il faut aider l'institution charitable qui groupe plusieurs œuvres de bienfaisance, détermine leurs besoins respectifs et repartit justement notre aumône.H faut prêter main-forte A la Fédération des Oeuvres de Charité canadiennes-françaises.Du 26 mars au 5 avril, entrons dans la croisade contre la misère.Chacun selon ses moyens et son cœur.Donner est un devoir de civisme, un devoir social, un devoir envers soi-mème.Fermons un instant les yeux et “mettons-nous A leur place”.OBJECTIF: $403,236 Mettez-vous à leur place ., .CAMPAGNE DU 26 MARS AU 5 AVRIL FÉDÉRATION des Oeuvres de CHARITÉ MRECTSONp—ImnMWM» AMpmS Têt.i MArzwtto 41» Flatsau Mit CANADIEN NES-FRANÇAISES SECTION FEMININE:—Hêtal Win Appartemant BSt TM.: FUtsau «MU Xi VOLUME XXIX — No 63 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 17 MARS 1938 Le divorce au Canada La majorité du Sénat adopte le bill McMeans Pour augmenter les motifs du divorce — Un comité spécial étudiera la question Le débat sur le projet de loi Ottawa.17 — Par un vote de 40 à 29, le Sénat a adopté en deuxième lecture hier après-midi la proposition de loi du sénateur Len-drum McMeans.conservateur de Winnipeg, tendant à augmenter les causes du divorce au Canada.La question a été renvoyée à un comité spécial composé de 15 sénateurs: MM.W.M.Asseltine, C.C.Hallantyne, A.B.Copp, A.B.Gillis, Thomas Cantlev.H.H.Horsev, J.H.King, H.W.Laird, E.S.Little, Lendrum McMeans, James Mur-dock, D.E.Riley, C.W.Robinson, W.H.Sharpe, C.E.Tanner.Les principales provisions du hill stipulent que la Cruauté, l'abandon pendant trois ans et la folie incurable pendant cinq ans s'ajouteront aux causes qui permettent déjà d’obtenir le divorce.Le débat Voici un résumé du débat qui a eu lieu sur le projet de loi.Le sénateur PL l).Smith, conservateur de Wentworth, appuie la mesure, parce que notre loi actuelle du divorce est trop sévère et que.au comité, le Sénat fera ert sorte que la nouvelle loi ne tombe pas dans les excès constatés aux Etats-Unis.Le sénateur James Donnelly, conservateur de Bruce, s’oppose à la proposition de loi, qui n'aura que le résultat d’augmenter les divorces de façon alarmante.Les Etats-Unis.où la cruauté constitue une cause de divorce, sont la preuve des abus où l’on peut tomber.“Les vedettes de l’écran se préoccupent du divorce à peu près autant que d’un changement dans le modèle de leur voilure”, dit-il.Le hill est dommageable à l’intérêt général.Tant que la nature humaine ne changera pas, il y aura des différends entre conjoints; mais la plupart du temps, les choses s’arrangent.Le nombre des divorces augmentant, le nombre des enfants de divorcés augmente aussi; le pays doit faire en sorte d’éviter cette conséquence tragique.Gardons notre loi actuelle.Le sénateur Charles Bourgeois, conservateur de Shawinigan, déclare: “Je m'oppose de toutes mes forces à cette mesure.Les nations les plus puissantes ont toujours été celles où les liens de la famille Iétaient les plus forts.Le divorce détruit la famille, cette famille qui nst l'âme même de la nation.” De 1901 à 1917, le nombre des divorces n’a pas atteint 100 par année.Depuis, jusau’en 1924, il est passé à Ô41.A partir de cette dernière date, il sautait à 1,526 par année.Le contrat matrimonial, poursuit le sénateur Bourgeois, ne ressemble pas aux autres contrats.Son annulation a des conséquences funes-tes pour les enfants.“Ne nuisons pas aux enfants simplement pour libérer les parents, dit-il.Gardons |au lien conjugal son caractère sacré.Nous n'avons pas à suivre l'exemple de l’Angleterre qui a adoplé lune loi du même genre.11 serait |malheureux pour l’Empire qu’on suivît cet exemple”.Le sénateur R.H.Pope, conser-Ivateur de Cookshire, appuie le bill.En 1889, il était opposé au divorce.Certains incidents lui ont fait changer d’avis.“Je suis d’avis que le bill outra-(gera la conscience de la majorité lilo noire population, affirme le sé-Inateur G.-P.Beaubien, conservu-lleur de Montréal.Les catholiques, lui composent 35 p.c, de la population, s’opposent au divorce, ainsi pie les anglicans.Il y en a d’autres mssi.“Je ne puis appuyer la mesure”, dit-il.Le sénateur G.-E.Tanner, conservateur de Halifax, dit que le divorce existe en Nouvelle-Ecosse depuis 1758 et qu’il peut y être accor-lé pour adultère, cruaulé, impuissance et consanguinité.“Nous différons de Hollywood; les divorces l'ont jamais été nombreux en Nouvelle-Ecosse et une loi voit à la gar-le des enfants.” Il ajoute que le Parlement se fait l’annonceur des divorces.Un vieillard, dans un hô-piiai, lui a écrit pour obtenir le compte rendu d’une cause de divorce.Ayant fait partie du comité du divorce, il pense que les choses qui s’y passent sont scandaleuses.Le Parlement ne prononce que la séparation, et ne s’occupe pas du soin de la femme et des femmes.Mieux vaudrait laisser la question aux tribunaux.Il appuie la mesure.Le général McRae, conservateur de VancouverC, voudrait que la folie et l’emprisonnement à vie soient des causes de divorce.Le sénateur J.-A.Cahier, conser-vaicur de Salcoats, demande que l’on définisse la cruaulé, pour éviter les abus américains.11 conseille de soumettre le bill à un comité.Le sénateur A.-J.Léger, conservateur de Moncton, pense qu’on ne doit pas augmenter la facilité avec laquelle on obtient le divorce.Ce serait dommageable à la famille et à la société, ce serait détruire l’amitié qui doit exister entre l’Eglise et le pouvoir civil, ce serait créer des malentendus entre les diverses classes de la population.Le sénateur E.-S.Little, libéral de London, approuve la mesure.M.Laçasse Mais le sénateur Gustave Laçasse, libéral d’Essex, déclare qu’il faut créer un front national au Canada.H n’est pas un membre du Sénat qui ne considère en principe que le divorce est un mal, bien que certains y voient un mal nécessaire.On ne ferme pas les yeux sur le vol; pourquoi fermer les yeux sur un autre mal social?Le sénateur Laçasse s’oppose énergiquement au bill.Il n’est pas logique, dit-il, que les membres de la Chambre ’’récitent des prières au début des séances pour approuver ensuite de telles mesures.Le sénateur R.-B.Horner, conservateur de Saskatoon, dit qu’il s’est commis des meurtres parce que des gens étaient condamnés à vivre ensemble.La sénatrice Cairi-ne Wilson appuie la mesure.M.Herbert, qui a présenté une telle mesure en Angleterre, est heureusement marié, dit-elle.Le sénateur James Murdock, libéra^ d’Ottawa, dit qu’il importe qu’on demande pourquoi les annulations sont accordées sous de simples prétextes et pour de prétendues convictions religieuses, à Montréal, par exemple.^ Tous les sénateurs sont renversés des crimes commis sous prétexte de convictions religieuses.On devrait pouvoir entretenir des convictions religieuses sans être assujettis aux exagérations des convictions religieuses d’autres personnes.Il faut arriver à une entente, si nous voulons éviter les persécutions religieuses commises dans d’autres pays.Les mariages ne doivent pas être annulés parce que l’un des conjoints n’a pas la même religion que l’autre et parce que le mariage a été célébré par un pasteur protestant.Il se pratique à Montréal une mascarade de la justice.M, Rainville Le sénateur .T.-H.Rainville, conservateur, de Montréal, dit que le sénateur Murdock est mal renseigné.L’une des causes qu’il a mentionnées reposait sur un faux certificat de mortalité.“J’aimerais iiue le sénateur Murdock pût s'entendre avec un de nos juges de la province de Québec, pour discuter avec lui de toute décision rendue en vertu du code civil de la province.Le mariage est une institution sacrée; nous le croyons; nous respectons vos croyances, respectez les nôtres.” “Que dites-vous des douzaines d’annulations décrétées à Mont-réaj?” lance M.Murdock.Elles ont eu lieu en vetru du code civil de la province, rétorque le sénateur conservateur.Une personne de moins de 21 ans ne peut se marier dans Québec sans le consente-ment de ses parents ou de son gardien.“Sinon, le mariage n’est pas valide, telle est la loi”, poursuit-il.Il est, résulté de celte circonstance de nombreuses annulations.“Si la province peut déterminer qui a le droit de se marier, que peut faire le Dominion à l’égard du mariage?” demande le sénateur Meigh-en.Il ajoute que la question le rend perplexe puisque, en vertu de la constitution, c'est le Parlement fédéral qui a le droit de légiférer en matière de mariage et de divorce.La province a le droit de légiférer quant à la solennisation du mariage, répond le sénateur Raoul Dandurand, leader du gouvernement.L’annulation des mariages dans la province de Québec est une affaire «l’ordre provincial”, déclare M.Rainville.parlement fédéral a compétence en matière de mariage et de divorce, lance M.Murdock.Appe lez-vous cela une affaire d’ordre provincial?” “Lisez l’Acte de l’Amérique britannique du Nord, répond M.Rainville.Nous reprendrons ensuite la controverse, nous en aurons tout le temps”.Les causes aüditionnelles qu’on veut assigner au divorce causeraient un grand tort, poursuit le sénateur de Montréal.11 s’oppose de toutes ses forces à ce projet.Le sénateur C.-C.Ballantync.conservateur de Montréal, dit qu’il hésite à traiter des annulations, question fort délicate.Dans Québec, un mariage mixte, célébré par un pasteur protestant, est considéré comme étant nul, mais il est tenu pour valide s’il est célébré par un prêtre catholique.Pourtant, dit le sénateur, un pasteur protestant a le même pouvoir qu’un prêtre catholique de célébrer le mariage.Le Conseil privé a déclaré qu’une annulation prononcée par les tribunaux de Québec est “nulle cl de nul effet parce qu'elle n’est fondée ni en fait ni en droit”.Je ne puis oublier, poursuit M.Ballanty ne, le tort fait à certaines gens par ecs annulations.Il faut un ptyniis de mariage dans Québec.11 appartient à celui qui délivre ce permis de s'assurer de l’âge des futurs conjoints.Un mariage a été annulé parce qu’un pasteur avait célébré le mariage d’une jeune fille de moins de 2ï ans, qui avait obtenu un permis.“Beaucoup de gens pensent, poursuit l’orateur, que les tribu naux civils de Québec n’ont pas le droit d’annuler un mariage mixte célébré par un pasteur protestant”.A ce moment, le sénateur Arthur Sauvé, conservateur de Ri-gaud, lance: “Que vient faire la question des annulations dans la présente discussion?” Puisqu’on a parlé du sort des enfants de divorcés, il est important de parler des annulations, répond M.Ballantyne.M.Beaubien “Dans le Québec, le mariage e^t un sacrement”, dit le sénateur Beaubien.“Il l’est aussi dans les autres provinces, et dans mon église”, lance le sénateur Duff, libéral d’Antigonish.“Je ne le nie pas, rétorque M.Beaubien, mais je veux mettre en lumière que, le mariage étant un sacrement, le code civil de la province de Québec établit qu’il n’est valide que s’il est célébré en conformité des lois religieuses de la province, soit en conformité des lois canoniques des conjoints.H n’y a pas une annulation en regaré de 100 divorces de citoyens de t i province de Québec”, affirme l’orateur.“N’y a-t-il pas des douzaines d’annulations?” revient à la charge le sénateur Murdock.“Ce n’est ià qu'une figure de rhétorique”, répond M.Beaubien.“N’y a-t-il pas une loi pour le catholique et une autre pour le protestant?” demande M.Murdock.“Non”, répond le sénateur Beaubien.M.Blondin Le sénateur P.-E.Blondin, conservateur de Champlain, déclare que pour être valide dans Québec, un mariage doit- se conformer aux règles de l’Eglise à laquelle appartiennent les conjoints.“S’il doit se conformer aux règles de l’Eglise, où allons-nous?’’ se demande le sénateur Meighen.Chaque église a son règlomeni, poursuit le sénateur Blondin.La loi civile établit que le mariage doi' être conforme aux règles de l’Egli-so à laquelle appartiennent les conjoints.Un juge annulerait un mariage célébré contrairement aux ré gles de l’église protestante à laquelle appartiendraient les conjoints Le vote Ont volé en faveur du bill du divorce: Les sénateur* W.M.Aseltine, conservateur.Saskatchewan; C.C.Ballantyne.conservateur.Alma; F.B.Black, cons., Westmoreland; J.A.Guider, cons., Calgary; Thomas Cantley, cons., New-Glasgow; A.B.Gopp, libéral, Westmoreland; W.H.Dennis, cons., Halifax; A.B.Gillis, cons., Saskatchewan; R.F.Green, conserv., Kootenay; W.A.Griesbach, cons.Edmonton; W.J, Harmer, lib., Edmonton; H.H.Horsey, lib., Prince-Ed ward; A.K.Hu-gessen.lib., Inkerinan; G.B.Jones, cons., Royal; J.H.King, lib., Koo-tenay-Est; II.W.Laird, cons., Regina; Norman Lambert, lib., Ottawa; E.S.Little, lib., London; Creel-man Mac Arthur, lib., Prince; Duncan Marshall, lib., Toronto; Lendrum McMeans.cons., de Winnipeg; A.D.McRae, cons., Vancouver; Arthur Meighen, cons., St.Mary’s; E.Michener, cons., Red Deer; H.A.Mullins, cons.Marquette; James Murdock, lib., Ottawa; Rufus Pope, cons., Bedford; J.S.McLennan, cons., Sydney; E.N.Rhodes, cons., Amherst; D.E.Riley, lib., High River; C.VV.Robinson, lib., Moncton; W.H.Sharpe, cons.Manitou; B.F.Smith, ions., Victoria, Carlelon; E.D.Smith, cons.Wentworth; D.M.Sutherland, cons., Oxford; C.E.Tanner, cons.Pictou; J.D.Taylor, cons., New-Westminster; G.V.White, cons., Pembroke; Cairine Wilson, lib., Rockliffe = 40.Ont voté contre le projet de loi: Les sénateurs sir Mien Ayles-worth, lib., York-Nord; C.-P.Beau-bien, cons., Montréal; P.-E.Blondin.cons.Laurcntide; C.Bourgeois, cons.Shawinigan; T.J.Nourque, lib., Richibucto; Loui» Côté, cons., Ottawa-Est; Raoul Dandurand, lib., Montréal; J.J.Donnelly, cons., Bruce-Sud; William Duff, lib., Lunenburg; André Fau-teux, cons., De Salaberry; G.Gordon.cons., Nipissing; George.P.Graham, lib., Brockviîle; J.J.Hughes.lib., Kings; Gustave Laçasse, lib., Essex; Antoine-J.Léger, cons., L’Acadie; J.A.Macdonald, cons., Richmond-Ouest-Cap-Brelon; A.H.Macdonell, cons., Toronto-Sud; A.Marcotte, cons., Ponteix, Saskatchewan; J.A.Macdonald, cons.Cardigan; J.P.Molloy, lib., Proven-cher; Lucien Morand, cons., La Salle; J.-E.Prévost, lib., Mille-Iles; F.P.Quinn, eons., Halifax; J.-H.Rainville, cons., Repentigny; Donat Raymond, lib.Lavallière; J.-L.-P.Robicbaud, cons., Digby-Clare: Arthur Sauvé, cons., Rigaud; E.W.Tobin, lib., Victoria; O.Turgeon, lib., Gloucester = 29.Les autostrades L'expérience de l'Allemagne Concours Raymond-Casgrain Une étude d'histoire Le deuxième concours annuel pour le prix Raymond-Casgrain est ouvert à tous les écrivains do langue française du Canada et sujets britanniques.Le prix est de cent dollars pour la meilleure oeuvre présentée au concours.Le prix >as divisé.Sujet pour l’année 1938: une élude originale sur un point d’histoire du Canada.Cette étude doit être d’une étendue d’environ dix /bille mots, (environ 40 pages imprimées, de format in-12).Le travail présenté au concours aura dû être fait en l’année 1938.Le concours sera fermé le 1er décembre 1938, et les travaux, dactylographiés ou imprimés, devront être envoyés immédiatement en triple copie à monsieur le Supérieur du Séminaire de Québec, qui les communiquera au jury.Le prix sc ra attribué vers le 25 décembre, _ (Comm.) "Les Patriotes vengés" Drame en trois épisodes du notaire Pau] Guillet, créé à Rosemont par M.Eugène Daignault.a) Où les pondeurs de 1837 sont les pendus de 1937.b) Pages frémissantes sur une époque glorieuse.c) Qui ressuscite les grandes figures de 1837.d) Qui met en scène nos chefs nationaux, Papineau et l’abbé Groulx.e) Une leçon de fierté promulguée par nos grands-pères.f) Qui s’inspire de la doctrine de l’abbé Groulx o! dédaigne les trahisons de nos historiens bureaucrates.g) Lcvam qui fera se multiplier les patriotes.En vente à la Librairie du "Devoir".L’exemplaire, cinquante sous.Berlin.—• Les autostrades allemands qui sont l’oeuvre commencée en 1933 d’Adolf Hitler avancent pus à pas et, conformément au programme tracé au début, de leur achèvement.De même qu’à cetto epoque on donnait le premier coup de pioche dans plusieurs régions à la fois, aujourd’hui on inaugure parfois plusieurs tronçons achevés le même jour.Ainsi, tout récemment on a ouvert à la circulation une section du grand Ring ou ceinture autostrade autour de Berlin, et, peu de temps après, le chancelier inaugurait lui-même un secteur de 100 km.entre Dresde et Meerane.Dans son discours, il annonçait que chaque année, l'Allemagne achèverait 1000 km.d’auto-strades jusqu’à la réalisation complète 1942.Une circulation gigantesque se déroulera alors sur ces routes, et le peuple allemand tout entier y prendra part.De même que le chemin de fer a contribué d'une façon inoubliable à faire l’unité du peuple allemand, de même l’influence des autostrades deviendra sous ce rapport immesurable.Mieux que tout autre facteur, les autostrades aideront à établir l’unité des provinces et des pûys d’Allemagne.Tout le monde a compris, évidemment, dès le début, qu’on pourrait aller plus vite sur l’autostrade que sur une route ordinaire.Mais beaucoup ont douté quand ils entendirent les promoteurs de l’auto-strade affirme, que la circulation serait plus économique.Ces doutes furent accrus lorsque les premiers essais montrèrent que nombre de moteurs ne pouvaient résister aux sollicitations d'une marche prolongée à pleine vitesse, que par exemple ils consommaient bien vile toute leur provision d’huile de graissage et subissaient ainsi de graves dommages.En un mot, l’an-tomobile n’était pas mûre pour l’auloslrade.Mais si l’inspecteur général des roules, M.Je Dr Todt, avait, des 1933, estimé que l’usage des auto-strades représenterait pour les usagers une économie de quelque 30 pour cent, il a fallu attendre jusqu’à présent pour confirmer ces estimations par des essais officiels, actuellement achevés.Ainsi, une voiture de série de 3.2 litres de cylindrée et portant une carrosserie normale, équipée des appareils rè-quis pour le contrôle et l’enregistrement des données, vitesse, butées de la colonne de direction, nombre des changements de vitesse, etc., a été mise en marche, une fois sur le trajet Bruchsal-Bad-Nauheim et une autre fois sur la route nationale Heidelberg-Dann-stadt-Francfort.Sur le trajet autostrade, la distance est de 147 km., sur la route nationale, de 161 km., ce qui représente déjà un avantage de 9 pour cent, puisque le parcours relie les deux mêmes villes.Sur la roule nationale, la voiture marcha à l'allure la plus rapide possible, en présence des conditions de la circulation, pour atteindre une moyenne de 71 km.h.Il n’y avait pas moyen d’aller plus vi te sans risquer la vie des conducteurs.Sur l’autostrade, on fit un essai à la vitesse réalisée sur la route nationale donc à 71 km.h., puis un autre essai à la moyenne de 119 km.h., ce qui représente la vitesse maximum admissible sur un long parcours avec une voiture de 3.2 litres.L’avantage énorme de l’autostra-de fut évident, d'abord en ce qui concerne la vitesse.La vitesse routière de 119 km.h.sur l’autostrade représentait 92% de la vitesse maximum réalisée (130 km.h.); sur la route nationale, la moyenne de 71 km.h, ne représentait que 56% de la vitesse maximum réalisée (127 km.h.).Ceci veut dire que sur l’au-lostrade.il y a eu 16 changements de vitesse, sur la route nationale 440 — une augmentation égale à 26 fois pour la régularité de la marche et égale à 68% en faveur de l’autostrade.Les avantages de l’autostla-de sont plus apparents encore, en re qui concerne la consommation de carburant.Sur In route nationale, on consomma 27 litres à la moyenne de 71 km., sur l’autoslra-de 15.6 litres à la même moyenne et 25 litres à la moyenne de 119 km.h.A vitesse égale on économisa donc 42% de carburant sur l'autostrade.Ce qui veut dire qu'avec 10 litres de benzine on peut marcher 105 km.sur l'autostrade avec cette voiture et sur la route ILES ENCHANTERESSES * M -pil MUSIQUE NOCTURNE Les divertissements mondains qu offre, la nuit, cette prestigieuse Riviera atlantique se déroulent dans un cadre féerique et nouveau.On y danse, bien entendu ., .mais sous un ciel givré d’étoiles—dans la fraîcheur d'une brise marine, que n’ont jamais polluée les fétides fumées industrielles — aux accords harmonieux d’orchestres incomparables, qui donnent au décor nocturne ce charme particulier qui caractérise les Bermudes.Quel «pie soit leur âge, les Canadiens les plus exigeants trouvent dans ces Iles enchanteresses repos, plaisir et santé.Commodément proches de nos rives, leur situation géographique est cependant telle qu’il y règne en toutes saisons un climat tempéré, et qu’on s'y sent nétlcmcut en marge du Imivant tourbillon de la vie moderne.La formalité du passeport n’y est pas requise et ce petit paradis du pit-torcsijue et des élégances de bon goût vous réserve un séjour d’un attrait sans précédent.Messageries Maritimes ou Aériennes Des paquebots luxe vont de New-York aux Bermudes en 40 heures.I,o voyage, aller et retour, représente près de quatre Jours pleins d'agrément et d'intérêt.En partant de Halifax ou de Boston, on est en mer un peu plus longtemps.De maoniflques avions transatlantiques (neufs) se rendent maintenant de Baltimore.Maryland, aux Bermudes en cinq heures.envolée d'un charme inoubliable.On trouve aux Bermudes des hôtels et villas pour toutes les bourses Demander la notice aux agences de voyagea ou au Bermuda Trade Development Board, Immeuble Victory, Toronto.nationale seulement 60 km.Suit 75% de plus sur l'autostrade eu marchant à la même vitesse que sur la route nationale.Avec une moyenne de 119 km.h.sur l’auloslrade, on peut marcher 60 km.avec 10 litres, soit la même distance que sur la route nationale, mais on marche à une vitesse plus grande de 68%.Il faut ajouter à tout ceci la question de la fatigue de la voiture.L’économie en changements de vitesse sur l'autostrade représente 96%, sur la route nationale on a donné 570 fois plus de coups de volant que sur l’autostrade, l'économie à l’embrayage sur l’autostra-de représente également 96%, celte de l’action des freins 99%; d'autres chiffres encore concernant la fréquence d’emploi de l’accélérateur, les coups de ressort, indiquent par leur diversité avec quel soin on a cherché à étendre les es-: sais au plus grand nombre possible ! de facteurs.Les résultats sont partout, dans la même mesure, favo-! rabies à l’autostrade.Ajoutez-y la somme de fatigue épargnée au système nerveux des conducteurs: sur la route nationale 351 croisements de véhicules et 158 dépassements, sur l’autostrade aucun croisement (puisqu’il y a deux voies) et 56 dépassements.La roule nationale présente sur ce trajet 219 croisements, 343 bifurcations à gauche et 401 à droite, la longueur des traversées d'agglomérations comportait 61 km.soit 38% du parcours.88% «les manoeuvres de croisemenl et de dépassement toujours dangereuses furent évitées sur l’autostrade.Et, finalement, il n’est pas superflu de remarquer que toutes ces économies de fatigue des véhicules et «le consommation de carburant ne sont lias seulement des économies privées n'intéressant que les nulo-mobilistes en question, mais qu’il s’agit, en somme, d’économies dont la communauté entière bénéficiera toujours plus, à mesure que la circulation sur les autostrades accroîtra.muni m EST LE THE PAR EXCELLER m • % s-: ; /*< ' , , ïjqjg ^ -f , f; % ** .'.:y ; > V % va WvtM: Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises “LE MIRACLE DE LA CHARITE’* M.Jean Chauvin, président de la section de la publicité pour la campagne 1938, prononcera une courte causerie aujourd’hui, entre 5 h.et 5 h.15 p.m.au poste GULP."Fridolinons" fait salie comble Encore hier soir, au Monument National, la revue Frlxloltnons de MM.Gratien Gélinas et Claude Bo-bilïard a fait salle comble.L'affluence est toile (on a vendu jusqu’ici 18.001) billets), qu’il a fallu ajouter un appareil téléphonique au bureau de location.La revue dure encore jusqu’à la fin de la semaine, en soirée, avec matinées col après-midi cl samedi.Tél.La.4418, La.6133, La.6154.Mûûff DRY GIN DISTILLE CT EMBOUTEILLE AU CANADA 75 o*.«MO - 40 ei.«?.70 La plus belle chose du monde Par Michelle Le Normand A mon avis, écrit le R.P.Louis Laiamle, La plus belle chose du monde est le meilleur livre qu'ait jusqu’ici publié Michelle Le Normand.Et ceci ne diminue en rien le mérite des autres.Le style est devenu plus ferme, plus sûr, laisse croire à une facilité qui cache le travail et le soin apportés à l’oeuvre.Michelle Le Normand n’a nulle part que je sache écrit de pareilles pages de psychologie.Elle par- j le en souriant des complications psychologiques de F.Bourget.Deux ou trois de ses portraits, celui de Monique, pai exemple, et de Lucette, ou encore celui de la vocation de Nicole, sans être du tout compliqués, définissant, analysent, aussi bien que Bourget l’aurait pu faire.Le livre est en vente au Devoir.dans toutes les bonnes librairies et ches l’auteur, 19 Butternut Terrace, Ottawa.$1.00 franco 3 EtUX MINÉRALES I RENOMMÉES.EMIOUTEIUÉES A LEUR SOURCE MÊME, A VICHY (AUIIR), SOUS LA SURVEILLANCE DE L’ÉTAT VICHY Contrt l*< affection* h*p*H-quei.vétictles «tién«lM,la rhumiliant «4 T«rthri!i»me.* Grande-Griffe Racommondét ptr I» «W contrt I* p»rt**t dufplt tt D condition •« U» coliqMt» hépAtique*.* Hôpital Contra las dltasRons dlfflellts al doulourtusat (dyspepsia).MST aiccm c«ltf Ainnu», Mtwtf—I LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 17 MARS 1938 VOLUME XXIX 50 - j40 - 10 Lt congrès des maires et des municipalités demanderait cette répartition du coût des secours entre les gouvernements fédéral et provincial et les municipalités Ottawa, 17 (SPC).— Le comité des résolutions de la Conférence des maires et des municipalités du Canada en est arrivé à un compromis au sujet des vues divergentes des délégués au congrès de cette organisation quant aux secours directs.Le président de ce comité, le maire George Miller, de Vancouver, doit soumettre aujourd'hui à l’assemblée générale une résolution demandant au gouvernement fédéral d’assumer 50 pour cent du coût des secours, y compris l’assistance médicale et l’hospitalisation, et cela à condition que les provinces prennent à leur charge au moins 40 pour cent de la dépense; cela laisserait 10 pour cent du coût aux municipalités plus les dépenses d’administration.Au cours d’une conférence à huis clos M.Harry Hereford, directeur des secours aux chômeurs au ministère du Travail, a exposé les modifications récentes des règlements fédéraux au sujet des secours.La résolution qui sera soumise aujourd’hui au congrès affirmera que la situation actuelle quant aux secours directs menace la solvabilité de plusieurs villes canadiennes.Statistiques M.B.H.Goats, statisticien du Dominion, a exposé devant le congrès les efforts du service fédéral de la statistique pour promouvoir Tuniformité des statistiques municipales.afin qu elles aient une base de comparaison.Actuellement même la terminologie n’est pas uniforme.D’ici à la fin de l'année on va soumettre aux provinces pour étude un projet sur la terminologie statistique, qui pourra ensuite être mis en pratique dans un an ou deux.M.Allen Walsh, député de Mont-Royal aux Communes, a signalé au congrès des signes de désunion au Canada -et des menaces à la démocratie qui viennent de gauche et de droite.U a demandé aux Canadiens de maintenir le présent système de gouvernement qu’il estime Je meilleur.M.J.-A.Nadeau Québec, 17 (D.N.C.).— Me J.-A.Nadeau, c.r., a été nommé avocat de la ville, hier après-midi, par le comité administratif.Mc Nadeau sera Pi.vé sur une base de salaire de S4.000 par année, en attendant le prochain budget.La décision a été unanime.Dans une lettre communiquée aux echevins par le maire Lucien Borne, M.Nadeau déclarait qu’il accepterait le poste d’avocat de la ville au salaire de *4,000 par année en attendant le prochain budget, et il notait sa surprise de constater que 1 avocat en chef de la ville ne recc-vait que $4,400 par année.De son côté.Me J.-E, Chaplcau, c.r.chef du contentieux municipal, déclarait dans une lettre adressée au maire Borne qu’il sciait heureux de travailler en compagnie de Me Nadeau.Cinéma et magazines Mardi le 22 mars, & 8 h.30 du aolr aura lieu à St-Alohonse d'Youville, un débat mixte intitulé "Cinéma et magazines".Une oomédle.“Les femmes qui pleurent" aéra également Interprété» re aoir-IA Mar Conrad Chaumont, directeur diocésain de l action catholique, nré-idera, La soirée eat sous les auspices de la section Jéciste Pour informations appeler DU.4576.Lisez "Nos Cahiers" Une belle revue pour tes esprits cultivés “Nos Gabiers” éditent des études Idéologiques, philosophiques, historiques et littéraires des Franciscains du Canada.Chaque numéro comprend aussi des “notes et commentaires” sur divers sujets d’ac-tualite et une bibliographie choisie.Environ 100 pages avec un hors-texte artistique ou documentaire.F.e numéro, 30 cents.En vente au Service de Librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame est, Montréal.A l'Université Chez les étudiants en médecine Pétition pour que les hôpitaux Saint-Luc et Pasteur deviennent hôpitaux universitaires La majorité des étudiants en médecine de l’Université de Montréal viennent de remettre aux autorités universitaires une reouête par laquelle ils demandent rétablissement des hôpitaux Saint-Luc et Pasteur comme hôpitaux universitaires.(Enseignement clinique).Ils font valoir les arguments suivants; lo Us sont privés de cliniques de neuro-chirurgie; 2o on laisse inutilisé un hôpital de 350 lits de maladies contagieuses; 3o on laisse aussi inutilisé un service de médecine de 135 lits et un service de chirurgie de 120 lits qui pourraient faire décongestionner les autres services de clinique et permettre à l’étudiant 1 avantage du travail pratique au lit des malades; 4o l’hôpital Saint-Luc a le service d’orthopédie adulte le plus considérable et le plus achalandé de la ville.Les étudiants en médecine qui ont signé cette requête considèrent qu’en faisant droit à leur demande, la Faculté de médecine ferait un acte de justice envers les hôpitaux mentionnés dont les principaux services sont régis par des médecins et des chirurgiens distingués, eux-mêmes déjà professeurs à l’Univer-sité., .On apprend aussi qu une deuxième pétition signée par des élèves de 2e année, dirigée contre les lacunes de l’enseignement externe d’un hôpital de cette ville, a été remise aux autorités universitaires.Mgr Duprat sera sacré à Prince-Albert Le nouvel évêque fut prieur des Dominicains à Notre-Dame-de-Grâ-ce, jusqu'à l'an dernier — Il devient chef du diocèse qu'il administrait Au Festival-Concours du Québec Sections de chant et de récitation Voici ies résultats des séances qui ont eu lieu, hier, au Festival-Concours de Musique du Québec: Section française: Classe 260: diction pour garçonnets de 10 à 13 ans: Jacques Neveu, de Montréal.— Classe 261: diction pour fillettes de 10 à 13 ans: Fernande Champagne, de Montréal.Classe 253: lecture à vue; écoliers: Gérard Vle-minckx, de Verdun.— Classe 263: diction pour fillettes de 13 à 16 ans: Estelle Lafortune, de Montréal.Classe 264: garçons de 16 à 19 ans, diction: Gérard Vleminckx, de Verdun.— Classe 265: diction pour jeunes filles de 16 à 19 ans: Mlle Paulette Barcelo, de Montréal.Section anglaise: Classe 79: Rythme (choeurs), Guy Drummond School.— Classe 56: Choeurs scolaires, degré 8: Baron Byng High School.— Classe 57: choeurs scolaires, degré 9: West High School Choir.— Classe 58: choeurs scolaires: West Hill High School.— Classe 174: récitation pour fillettes de 7 ans ou moins: Margaret Anna Shannon.— Classe 179: récitation pour fillettes de 13 à 16 ans: Margaret Ellis.— Classe 169: récitation dramatique, improvisation sur un sujet choisi: Nina Mae Finklestein, de Westmount.— Classe 25: quatuor vocal féminin: Oxford Ladies’ Quartel, de Montréal.— Classe 38: solo de baryton: H.Tatchell.— Classe 26: Trio vocal féminin: Trio Huntingdon, de Huntingdon (Québec).— Classe 30: soli de soprano, degré A: Jessie Haworth.— Classe 28: Duo vocal féminin: Margaret Simpson et M.E.Bliaut, de Verdun.— Classe I: sociétés chorales, degré A: Montreal Elgar Choir.— Classe 166: récitation dramatique: Laura Mitchell, de Montréal.L'accalmie?Etude historique de Lee-Paul Desrosiers Au Consistoire secret de ce matin Cité du Vatican.17 (câble C.P.) __ A l’issue du Consistoire secret tenu par Sa Sainteté Pie XI, ce matin, l’on a annoncé officiellement l’élection du R.P.Réginald Duprat, O.P., comme évêque de Prince-Albert, Saskatchewan, en remplacement de S.E.Mgr Prud'homme, démissionnaire, et celle de S.E, le cardinal Boetto comme archevêque de Genève, en remplacement de feu le cardinal Monoretti.S.E.Mgr Duprat, o.p.Ottawa, 17 (C.P.) — S.E.Mgr Réginald Duprat, évêque-élu de Prince-Albert, Saskatchewan, sera sacré dans la cathédrale de Prince-Albert, à une date qui sera fixée un peu plus tard.Mgr Duprat succède à S.E.Mgr Joseph Prud’homme, démissionnaire.Le nouvel évêque était administrateur apostolique du diocèse de Prince-Albert, depuis la démission de Mgr Prud’homme, H y a un an.Mgr Duprat est né à Beauhar-nois, le 28 août 1877, de Louis Duprat, cultivateur, et de Rachel Lamarre.Il fit ses éludes au séminaire de Ste-Thérèsc et au Séminaire de Montréal.li fut élevé au sacerdoce, à Tup-per-Lake, Etat de New-York, en 1903.Il entra chez les Dominicains à St-Hyacinthe en 1899 et prononça ses voeux en 1900.Il fut étudiant à Ottawa de 1900 à 1906 d’où il fut envoyé à St-Hyacinthe.De 1926 à 1929.Mgr Duprat fut prieur du couvent des Dominicains à Québec.En 1929 il fonda et devint premier prieur du couvent de Prinee-Atbert.Puis il passa quelques années à Montréal, au couvent de No-Ire-Dame de Grâce, poste qu’il quitta il y a un an pour devenir administrateur apostolique du dioeésc de Prince-Albert dont il devient aujourd'hui l’évêque.Mgr Duprat était de passage h Ottawa, durant la dernière fin de semaine.Il est reparti dès lundi pour Prince-Albert."Personne, dit lord Durham, s’il n’était influent ou s’il n’avait le secours de quelque influence, ne pouvait prétendre à la possession d’un pouce de terre dans la province.” Cette citation de monsieur l’abbé Groulx dans sa conférence sur “Ce qu’il faut penser de 37”, vous convaincra de l’opportunité du livre de Léo Paul Desrosiers: L’Accalmie, étude détaillée du gouvernement de lord Durham, de sa mission, de sa personnalité, etc.Dans ce livre, paru ces jours derniers au Devoir, Léo Paul Desrosiers reconstitue cette époque importante de l’histoire des Canadiens français.Epoque émouvante, dramatique, que cette accalmie entre les deux révolutions.L’auteur campe avec beaucoup de couleur lord Durham et sa famille, son entourage, te cadre dans lequel il évolue avec son conseil.C’est un livre à la fois fort instructif et d’une lecture facile et agréable.En vente dans toute bonne li- "Le secret éternel" A l’occasion du Congrès Eucharistique international, le Dr Jules Czapik, chanoine prélat, et Jules Somogyvary, l’excellent écrivain hongrois, ont fait un film intitulé “Le secret éternel”, dont le sujet est pris de l’oeuvre du R.P.Spiel-mann, de la Compagnie de Jésus.A la première représentation assistaient Nicolas de Horthy, régent de Hongrie, et ron épouse; le cardinal Justinien Serédi, prince-primat de Hongrie: de nombreux membres du corps diplomatique, etc.Avant de passer le film, le chanoine Sigis-mond Mihalovics, directeur gerant de la commission générale préparatoire du Congrès Eucharistique international, apparaît sur l’écran et dit quelques mots d’introduction sur l’Eueharistie.Tout le long du film, l'auteur, le metteur en scène et les acteurs ont amplement 1 occasion de faire valoir leurs talents.Quand il s’agit de pièces à tendance morale, il est, dans la plupart des cas, inévitable que l’auteur, le metteur en scène et les comédiens se perdent dans la déclamation.La plus grande valeur que présente ce film émouvant en tous points les vérités éternelles de la vie catholique, c’est que ce grave problème y a été solutionné d’une maniéré artistique.De l’idée catholique, que les mots sont trop faibles pour exprij mer, à travers l’art, c’est l'ame qui nous parle et c’est ce que nous attendions.C’est un film laissant une impression harmonieuse et soutenue.L’on peut dire que c’est la le meilleur film hongrois, qui peut Servir d’exemple à maints points de vue à l'étranger également pour ce qui est de la production de films catholiques.La synchronisation allemande est en cours.La presse de Budapest a accueilli le film avec une égale satisfaction.La pièce a ete écrite par Jules Czapik et Jules Somogyvary, la musique est de Geza Koudela, la mise en scène d’Etienne Gyorgy, les premiers rôles sont tenus par Charlotte Fcdak et Rezso Harsanyi.M.H.Clné^GHide Quelques indications sur les films à l'affiche aujourd'hui (Titre* et texte enregistré* — Tous droits réservés, Ottawa 1937) Prsmièrss BIG BROADCAST 09 193« — Comedle musicale.Mariage trait* comme quantité négligeable.Vulgarité*.Interprètes.Patricia W Ider.Lionel Pape, Dorothy Howe, Russell HlcKs et autres.A décon- “HorW: U h.14, 1 n.57.3 h.*i.7 h.‘5NIGHT CLUB SCANDAL — Comédie policière.Des gags, du mouvement, un dialogue alerte, mais en somme un film assez médiocre.Interprètes: John Barrymore, Charles Blckfo.d, Louise Campbell, Evelyn Brent.,, _ , __ .Horaire: 10 h., 12 b.44, 3 h.26, 6 h.12, 8 h.56.Pour adultes.“Cinéma de Paris'' LA CITADELLE DU SILENCE - Drome.Pour venger son père, fusillé Jadis par iss T9xxb«»« viana larme uns bon\b© sur la hrnirir nu Devoir et chez l’auteur voiture du gouverneur qui opprime la Pb-nrame, au uevoir, ci i nez i auieur, l0|?nc ^ gouverneur est indemne, mats 19 Butternut Terrace, Ottawa.$1.00 l’exemplaire.Cinéma et Télévision Nouvelles et commentaires son aide de camp le comte Stepen.est blessé Viana est flanfcée A César.Jeune médecin qui est arrêté et condamné a la détention perpétuelle dans la citadelle de Llnslc.Vta-a s’est enfuie à Paris, mais S‘epan la retrouve et l'épouse.Elle a appris que César est A Llnsk et que le cjmte est chef de la citadelle De retour à Llnsk.elle revoit Céear parmi les prisonnier?et l'encourage par des messages secrets Une révolte éclate alors que Stepan découvre le leu de Viana et veut la renvoyer les prisonniers sont maîtres de la situation.Stepan sera tué en faisant son devoir et César, libre pourra aimer Viana.Interprètes: Annabella.Pierre Renoir, Bernard Lancret.Le Vlgan.Larquey.Pauline Carton.Plerrv.Mellot, Pour tous.Horaire: 11 h.40.2 h.10.4 h.35.7 h., 9 h.25."Orpheum" NOTHING SACKED — Comédie One leune fille est transportée par avion A New-York pour subir un traitement contre un empoisonnement par le radium.Mais ce diagnostic s'appliquait à une autre personne, la Jeune fille tente vainement de l'expllcue.au reporter oui la conduit A Vhôpttal de IA une série de malentendus et de situations vocasse».Interprètes: Carole Lombard.Frederic March.Pour adultes Mise en setae intéressante, bon son.bonne photographie.Film qui plaira par acteurs.Pour tous.“Beaubien' WIFE.DOCTOR AND NORSK — Adaptation cinématographique d’un* comédie de Noel Coward: l'éternel triangle dans un milieu médical La nièce n’est guère divertissants en déolt dee efforts de l'auteur et du réallssteur pour étonner et •candaltser l'audltc Ije.Réalisation de ffal-I ter Lang.Interprètes: Loretta Young, Virginia Bruce, Warner Baxter, Jane Harwell, Sidney Bl&ckmer.Film A déconseiller en raison des vues qu’U exprime sur le marlaee.WILD AND WOOL* — ntm a la ptta de guimauve, comme savent souvent an produire les studios américaine.La tendresse et l'ingénuité enfantine qui s'opposent au gros méchant loup.Pou un film de tout repos, nous sommes servit.Production 20th.Century-Fox Interprètes: Walter Brennan.Jackie Searl.Paulin* Moore, et Bcrton ChurchlU.Pour tou*.“Belmont" EBB TIDE — Film tire de l'oeuvra ne Louis Robert Stevenson Bonne photographie.Acteurs Intéressants Mais qu'a-t-on fait de l'intrigue?Production Paramount.Interprètes: Oscar Homolka.Frances Farmer.Ray MUlai.d.Lloyd Nolan.Pour adultes DANGER LOVE AT WORK — Comédle-bouffe.Un avocat est aux prises avec une famille dont les membres sont un peu fous.Interprètes: Ann Sothern.Jack Haley.Mary Boland.Alan Dlnehart et autres.Pour adv’tes.“Cartier" MERRY-GO-ROUND OF 193* — Comédie musicale.In'’rprètes: Alice Brady, Burke Blair.A déconseiller en raison de la vulgarité de l'action et du dialogue."Chateau" LA DANSEUSE ROUGE — A l'OCCASion d'un attentat nihiliste, une fille d’auberge est condamnée A vingt ans de réclusion.Un énigmatique personnage lui rend la liberté en se faisant parser pour son manager.Tanla devient danseuse-vedette.Officiellement du moine, car elle est au pouvoir de Karl, espion.Suit une intrigue d'amour qui complique les el-tuatlons.Pour adultes.Interprètes: Vé-fa Korène, Jean Oalland, J.Worms, Ludmilla Pltoeff.H.Bose, Ferny.Maurice Es-cande.LES HOMMES SANS NOM: Drame de J.Des Vallières, éallsatlon de Jean Vallée.Interprètes: Constant Rémy.Tanla Fédor.Suzet Mais, Qridoux.Bourdelle.Le colonel de Joyeuse commande le 7è régiment de la légion Etrangère.Pour soumettre un chef Indl'-éne 11 achète la collaborate : d'un autre moyennant 500,000 francs.L’argent ne venan- pas de France.11 demande A sa femme de céder sa dot.Mais ce n'est pas le seul sacrifice que le colonel fait.Il perd la vie au cours d’un combat en portant secours A l’un de ses hommes.Impression excellente.Sentiments nobles."Corona" LIFE BEGINS WITH LOVE Comédï* en rose et en bleu, de laquelle un critique américain a dit qu'elle était "too good to be true”.Il s’agit d'un riche olalf qui veut goûter au pain gagné A la sueur de son front et pour ce faire va se mettre en travail dans une école d'infirmières et tombe amoureux de son employeuse.Jean Parker, Douglas Montgomery et Edith Fellowwes font leur possible pour donner A ce nanan l’Illusion de la réalité.Indubitablement pour tous.MOUNTAIN JUSTICE — Mélodrame: une fille qui tue son père parce qu’il est trop sévère.Interprètes: George Brent, Josephine Hutchinson, Robert Barrat.A déconseiller.“Dominion" FLIGHT FROM GLORY — Drame.La censure de la Legion of Decency fait des réserves qui portent sur la vengeance et le suicide.Interprètes: Whitney Bourne.Chester Morris.FIT FOR A KING — Comédie.Un reporter qui en est à sa première équipée décroche à la fols une princesse et une grosse primeur.Interprètes: Joe-E.Brown, Helen Mack, Paul Kelly.Pour tous.“Electro" TROIKA SUR LA PISTE BLANCHE — Drame.La fille d’un colonel polonais est mariée A un homme qui a sauvé l’honneur de la famille par sa fortune.Cet homme est un Indigne trafiquant d'armes Sa femme l’apprend.On volt la situation tre.giqne de cette fille d'offtcler mariée à un espion.Film construit avec soin et Interprété par de tri bons acteurs Interprètes: Cfcarles Vanel.Jean Murat.Jany Holt.Pierre Magnler Pour tous, fêvre.Jea" Wall, Meg Lemonnier et autres Pour adultes LE PORTE-VEINE — Un homme A tout faire dans un hôtel porte chance A tous ceux qui !»• c udolent cependant que lui ne brille pas précisément par la chance.Film divertissant et Inolfentlf.Pour tous.Interprètes: Lucien Baroux.Mary Qiory, Léon Bellére, O.Delvne.WWOLWOm! EN DEUXIEME SEMAINE Grande Revue d’Actualités présentée au Monument National par Gratien Gélinas et Claude Robillard SOIREES: 14, 1 S, 16.18 at 19 mars: $1.25, $1.00, 85c at 60c.MATINEES: 15, 16, 17 et 19 mara: 75e, 60c, 50e, 40c.Taxe ind.Billets en vente au Monument Nat.: LA.4418-3424-6153-6154 "Mount-Royal" “Rosemount" Congrès Eucharistique de Budapest ET TOURNEE ELABOREE D'EUROPE Septième pèlerinage canadien organisé par LE DEVOIR > VOYAGES TROIS DEPARTS DE MONTREAL ET QUEBEC le 22 avril: “Montcalm” VOYAGE PRINCIPAL — A-1 et A-2 — Paris (7 lours), Sud de la France, Autriche, Tchécoslovaquie, Allemagne.Classe cabine aller.Classe touriste, touriste aller *t $ retour wOVFo — 63 jours dont 50 en Europe Italie, (Rome 5 jours), Hongrie, Troisième, aller et retour le 30 avril: “Empress of Australia” VOYAGE INTERMEDIAIRE — 8-1 et A-2 — 5S tau» a* c 'nteXü'ssLSr-.5 h^.4,aXue;.; Classa «tbiPe aller.Classe touriste, Troisiam.r.’,” *675.ÏÏr." *62R.* retour '550.le II mai: “Montdarc” VOYAGE RAPIDE — C-1 et C-2 — 35 jour, d™,» m r“ *c-’ æ™^io.,TaeuS r sir.“*407 SirÆfi e retour retour *H.5.*350.NOMBREUSES COMBINAISONS AVANTAGEUSES Prolongation à Pans — R*r voit de la Bavière.I* Suisse la Forêt Noir*, (Alsace — Belgique et Angleterre.’ Pour inscription et renseignements LE PEV0IR.VOYAGES 430 Notre-Dam* est - Montréal Téléphone: BEIair 3361 Programmt détaillé tur demande Le cinéma et les guerres de conquêtes T;e cinéma, comme les autres domaines de l’activité humaine, est influencé par les guerres de conquêtes.Deux nouvelles venant de sources différentes l’attestent.Ainsi en Autriche et au Mandchou-kouo, pour ne nommer que ces deux territoires disparates, l’intervention de gouvernements étrangers va réduire l’importation du film “Palace" américain, par exemple.En 1937, j 128 films venant des Etats-Unis ont j snow white and thf.seven circulé, d’après des statistiques, en dwarfs — premier film important de \titrirhp \ rnmn’irt'r ivnr- 1 f' sein* animés couleurs de Walt Dls- •» comparer avec loo en nev datjrég UB conte des frères Grlmm.1936.Les Allemands avaient expor-:C* film mrreue une étape dans ’.e détés dans ce pays 120 films pour leur ve'^bpement dr la et,c,a" part, contre 112 l’année prccedcn- ^"^*11 ,^mDarinc«^ rqu!Cdoit fuir te.Evidemment, la communauté tes méchancetés de sa belle-mére lalouse de langue favorisait les exporta- P°’ir tous leurs Allemands.Maintenant que;M , ^ j l’Autriche est sous la domination de | Berlin, il ne fait pas de doute que la proportion de films germains sera encore plus grand en 1938 en! action for slander — Drame Hu Autriche et que les films désormais j tfire ^d uu ^itaeurjuix^carte*- Interpr considérés comme étrangers en se ront d'autant diminués.Les Japonais, qui ont conquis le j Mandchoukouo, ont bouté dehors “po^acfùitx»' de celte ancienne province chinoi- j Horaire, n h si, 2 n.**¦ 5 h.43.8 h.39 se, toutes les compagnies américaines qui y faisaient affaires avant la conquête.Il se peut que le gouvernement de Tokyo i-evienne un peu de son geste radical mais pour l’instant la censure dans le sens d’un boycottage systématique est en force.YOU’RE 4 SWEET HEART — Comédie musicale.Interprètes: Alice Faye.George Murphy, Andy Devine, William Gargan.Pour adultes.'François" 12 h 03.2 h 03 “Princess' tes: Clive Brook.Ann Todd.Pour adultes Horaire: 10 h.20, 1 h.16.4 h.12.7 h.08.10 h.04 SEZ O’REILLY TO MeNAB — Vaude- 111e.Interprètes: Will Mahoney, Will “So int-Denis' Cinéma-France 1937 L’ILE DES VEUVES — Dram* psychologique.Deux solda» font la guerre en Flandre, et aiment la même Jeune nlle.Berry abandonne son compagnon Trent, blessé, qui bientôt est porté disparu.Berry époua» Yvonne.Plua tard Mme Berry retroure Tient qui est engagé comme guide touristique sur les champs de bataLle.EU» veut s’enfuir avec lui, mais Berry rappelle sa femme h son devoir.Impression saine Réaüsatlon de Claude Hey-Interprètes: Renoir.Clarlond.Mar.Dés lors la* ennuis et les tribulations de Plnaonnet vont commencer.Interprètes Blacot, losaellne Gael.Marcel Simon Pauline Carton.Jean Du-not.Pour adulte*.Horaire.2 h., S h.8 h.10.Voici un rapport sur les activités;®*^ chantai, un* cinématographiques en France au!adulte» (Choisir».cours de 1937 Horaire 12 b 50.3 h.45.6 b.30.9 h.30.cours ne UJ/.le mari de la reine — comédte- SelOn ce document, 90 corapa-; vaudeville La belle-soeur de Léon Pln-gnies différentes ont produit 123 sonnet est ambitieuse La Jour du con-films PVs films rmt été tournés en cour9 R£CQUE_.-I.C/I ^ M CAILLOUX-_____I.Ç.’ C* rlv Shaw.W.Ac p.'.So.Can.Po ver .Steel of Can.United Steel .Vlau.Winn.Elect."A’’ BAN Canada ., .Commerce .Montréal ., .Ou*.Haut Bas U hrs Ouv.Haut Bas II hrs 8 V, 8% 8(4 a H oit 22 ti 22 6>4 6'4 2U .55 55(4 8% 8% 55 IT’.Marché de Calgary Cours rourms par BEAUSOLEIL & BEAUS 11% '6Ü 12 (s 12 12(4 11% 12 11% 17% 48 ‘5% 29 37% 37 56 10% 56% 55 •• 10% 10% 10 10% 41 15 '3% 3 mé 3 3% 32% 31% 19% 19% 12 .(52 .2^ •* • • 2 BUES •* « • • • 162 200 175 175% 175 175% Les obligations COURS EN FERMETURE HIER Dominion du Canada: Offre firm.2(4% oct.15 1939 .2%% Juin 1er 1943 .101% 2',% nov.15 1944 .100% 101% 3% 15 nov.1943 .193% 3% Perp.R6% 8,Vi 3% Juin 1er 1950-55 .3%% Juin 1er 1946-49 .3149b nov.15 1946-51 .llti'V, Juin 1er 1956-66 .:H49t oct.15 1944-49 .4% oct.15 1939 .49b oct.1943-45 .49b oct.15 1947-52 .4V, % sept.1er 1940 .4(4% fév.1er.1946 .4V% oct.15 1944 .4149b nov.1er 1946-56 .4V".nov.1er 1947-57 .4V% nov.1er 1948-58 .414% nov.1er 1949-59 .5% nov.15 1941 .5% oct.15 1943 .AVEC GARANTIE DE L’ETAT: C.N.R.2% 1942 .C.N.R.2% 1943 .C.N.R.2Vi% 1944 .C.N.R.3% 1944 .C.N.R.3% 1945-50 .C.N.R 3% 1948-52 .C.N R.3% 1948-53 .tC.N.R.4>i% 1951 .•C.N.R.4Vi, 1956 .C.N R.4',4% 1957 Le Curb CompOation de !a maison L.-J.FORGET A CIE 4-1.Saint-François-Xavier.Montréal 96% 97% 99y4 101% 100 101 98 99 *102 103 104 105 106% 107% 106 107 106 107 110% 111% 110% 111% 109% 110% 110 111 110% 111% 110V 111% 110% 111% 112% 113% 100% 101% 99% 100'4 99% 100% 102», 103% 96% 97% 96% 97% 96 97 112% 113% 113% 114% 113 114 Valeurs 186 Asbesto» 625*Abltibi .100 Br.Corp.443 Br.Am, J 50 Can.Vick.tOlS'Cons.Paper 220 Fairchild .55 1 .50 125 OU 20 Ouv.Haut Bas 11 tua 55% SS 55 500 4 % 400 4 % 4 % 4 % ;C.N.R.4% 1955 .116% 117% que» ont obtenu $1.35; les Spys no 1, en barils, «e sont vendues $4.75 et les domestiques de $3.75 $ $4.25; les Spys domestiques.en boisseaux, se sont écoulées A $2.Les très petites quantités de Greenlugs no 1 en boisseaux ont fait $1.50, tandis que les McIntosh domestiques, en boisseaux ont obtenu $1.65; les Baldwins no 1, en barils, étalent à prix soutenus A $4, tandis que le* domestiques obtenaient de $3 à $3.50.Le* Baldwins no 1.en boisseaux, ont fait de $1 35 à $1 50 et les domestiques de $1.10 à $1.25.Il existait également une bonne demande pour le* McIntosh extra belles de la Colombie canadienne.en caisses, de $1.85 ft $2.tandis que les belles obtenaient de $1.65 ft $1 75 et les C de $1.20 à $1.50; les Délicieuses belles se sont un peu raffermie*, faisant $2, tandis que les Beauté de Rome ont baissé un peu.se vendant maintenant de $1.60 à $1.75 pour les belles.11 est arrivé de nouveau des York Imperials de la Virginie et les barils de no 1 ont fait $5.RAISINS.— L'offre de raisins de l'Amérique du Sud a considérablement augmenté cette semaine et les prix ont baissé brusquement, Lee lugs de l'Argentine ont fait de $2.50 ft $4.ORANGES.— Le prix des oranges a un peu fléchi, mais 11 variait beaucoup d'après la grosseur.Les cageots de la Ca.Ufornte se sont vendus de $2 75 ft $3.25.e* ceux de Jaffa $2.75, tandis que le* caisse* de Bruce, de la Floride, ont fait de $2.b0 ft $3.60.FRAISES.— Les premières expéditions de fraise* des Etats-Unis sont arrivées sur le marché; elle* venaient de la Louisiane et de la Floride.La demande de fruits de la Floride et de la Louisiane était passable et le* cboplnes de la Floride ont obtenu de 15 ft 17 et*.tandV que colle» de la Louisiane faisaient de 15 à 16 cts.TOMATES.— L'offre de tomate* a augmenté également cette semaine.Les caissette* de Monserrat ont fait leur première apparition.Les lugs du Mexique ont fait de $2.50 ft $3, les lugs du Cuba, de $2.75 ft $3, tandis que les caissette* de Monserrat s'écoulaient lentement ft $100 BETTERAVES - Le prix des betteraves domestiques aussi bien que celui des Importées a baissé et la vente était peu ftctlve.Le* betteraves du Québc en sac* de 70 livres, ont fait de 50 ft 60 cto; et le* deml-cageot* du Texas, de $1.50 ft $1.75.CAROTTES.— Le prix des carotte* domestique* et Importées a également un peu fléchi cette semaine.Le* carottes du Québec, en sac* de 70 livre* ont fait de 50 A 60 cts.L«* deml-cageot» du Texas ont obtenu de $1.50 ft $1 75 et, es gros cageots de la Californie de $3 ft $3.50.CELERI — Le céleri qui est armé sur le marché cette semaine n était pas d Aussi bonne qualité que d'habitude et les prix ont un peu fléchi sous l'effet d'une demande modérée.les cageot* aussi bien ceux de la Californie que de la Floride ont fait de $2.75 ft $3.tAITUT.— Il semblait que la laitue serait très rare et que les prix monteraient au commencement de la semaine, mats les rumeurs à ce sujet ne paraissent pa* avoir été fondée*, car les prix sont toujours bas.Le* cageot* de la Californie se sont vendu* dp $3 ft $3.25.tandis que ceux de l'Artzona ont fait de $2 75 ft $3.25.OIGNONS.— L'offre d'oignons est toujours abondante et las prix sont ft 1» baisse.Lee seuls oignons canadiens sont le» Jeunes no 3, de la Colombie canadienne.en sacs de 10O livre*, qui se sont vendus $2.75.Los oignons du type ti'Espa gne venant, du Colorado et de l'Idaho, en sacs de 50 livres de no 1, ont obtenu de $2 10 ft $2.25, et les petit* Jaune* et rouge*.on sac* de 50 Ibs.ont fait de $1 60 .t $185.Les cageot* du Chili étalent ft prix plu» coulant*, variant de $2 ft $3.25.POMMES DE TERRE — I» marché aux pomme* de terre a été très Irrétruller cet-t» semaine, mais la tendance générale était, ft la baisse.Le» Montagne* de 1 II, du Prince-Edouard, en sscs de 90 livres se sont vendues lentement ft prix variant de 80 ft 85 et*, tandis que le* sacs d- 50 livre* faisaient de 45 ft 47 et*, l^e* Montagne* du Nouveau.Brunswick, en sac., de 80 Ib» se sont écoulées assez bien à prix variant de 57 ft 65 et», tandis que les sacs de 50 livres s« sont vendu* de 42 ft 4.V L'offre très restreinte de Blanche» du Québec, en sac* de 80 Uvrea de no 1, ont fait de 55 ft 58 et*.Il est bien difficile, d établir un marché pour le* pommes de terre nouvelle* ft cause de la faible de mande.Lee pommes de terre nouvelle* no 1 de» Antllle*.en cageot*, ont fa't $1 60 et celles de la Floride de $2.25 ft $2.50 le cageot NAVETS — La demande d» navet» est restée modérée, et 11 n'y a eu que très peu de v»rtatlona dans les prix au cours de la semaine Les navet* du Québec, en sac» de 70 livres, se sont écoulé* lentement de 55 ft 65 et» Lee navets lavés de l'Ontario, en *ace de 50 livra de uo 1.os* fklt M eu, «t J* oAvote Cite 85 etc.C.N.R.Vr 1954 .117% 118% •CNR.5'-„ 1949-69 .118% 119% ‘C.N.R.W.I.S.E.5% 1955 .118', 119% ÎMont.Harbour 5% 1959-69 .118% 119% PROVINCES: Alberta 4'3 1954 .48 52 , Alberta 5%Ç« 1956 — .49 53 ‘British Columbia 4%% 1953 .93 96 •British Columbia 5%% 1945 .100% 102% Manitoba ô” 5 1947 .94 97 •Manitoba 4%
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