Le devoir, 11 novembre 1925, mercredi 11 novembre 1925
Volume XVI — No 264.bonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.$6.00 tatS'Unis et Empire Britannique .8.00 ION POSTALE .40.00 Edition hebdomadaire CANADA .4.00 TATS-UNIS ET UNION POSTALE .8.00 Directeur s HENRI BOURASSA Nationalist” et “Nationalizer” , — —.— \ Le Globe et le dernier article de M.Bourassa — Intéressants symptômes — Une politique nationale — La leçon du passé — Vers l’avenir Le premier article de M.Bourassa sur la situation politique ait son tour du pays.Presque tous les journaux affiliés à la anadian Press l’ont déjà reproduit.Partout il fait penser.L’un des commentaires les plus intéressants qu'ait encore uscités cette déclaration est bien celui du Toronto Globe.“Si Bourassa, dit celui-ci, retourne au Parlement pour prêcher, vec toute son ardente et persuasive éloquence, le nouvel Evan-ile — si le “nationaliste" devient un nationalisateur (if the “na-ionalist" becomes a nationalizer) — il est assuré de trouver 'ans tout le pays une grande et croissante congrégation de disci-les.Il trouvera dans un pareil effort une besogne digne et du-able pour remploi de ses exceptionnels dons d’orateur et ’écrivain." Le témoignage est particulièrement significatif, car le lobe n’a jamais fait preuve, à l’endroit de M.Bourassa, d’une articulière tendresse.Et l’on peut supposer que, si un journal omme le Globe exprime tout haut de pareils sentiments, c’est ue ceux-ci sont déjà au coeur de beaucoup de gens.Et ceci confirme les espérances qu’entretenait M.Bourassa, e même que les représentations qui, avec I’appel de ses vieux amis de Labelle, l’ont décidé à rentrer dans la vie politique.— Jn peu partout, lui disait-on, il se trouvera des hommes qui sont rêts, sinon à vous applaudir, au moins à vous écouter.Vous couverez aujourd’hui un auditoire que vous eussiez autrefois aine ment cherché.Le temps a fait son oeuvre.Il y a quelque chose de changé dans le pays.L’article du Globe atteste qu’il en est bien ainsi.* * * Mais il ne faudrait pas qu’on créât à ce propos une vaine, et îeut-être dangereuse légende.Le députe de Labeiie ne portera point aux Communes un ‘nouvel Evangile”.Il n’y portera point davantage un reniement ’e son passé.Aux électeurs de Labelle, aux amis de sa jeu-esse, aux témoins de ses débuts, il n’a eu, pour enlever sa ’omphale élection, qu’à redire: Je suis l’homme d’autrefois.t ses discours de lOλ ne portaient de plus que ceux de 1900 u’une note: la tragique confirmation que les événements sont enus donner à ses avertissements d’autrefois.Aux Communes e même, il portera, sous une forme nouvelle peut-être, des accents qui lui sont depuis longtemps familiers — des accents ~ui paraîtront peut-être neufs à beaucoup, mais simplement parce que trop de nos hommes publics ignorent ou méconnais-înt les principes sur lesquels fut bâti ce pays.Pour devenir un “nationalisateur”, le député de Labelle n’aura pas à cesser d’être un “nationaliste”, si l’on prend ce dernier mot dans le sens que lui-même lui a toujours attribué.Que l’on étudie ses premières luttes, que l’on scrute ses trente années e vie publique, on constatera qu’il a toujours présenté à son pays un programme assez large pour que tous les groupes canadiens puissent facilement s’y associer.Maître des deux langues officielles du pays, il a parcouru le Canada d’une extrémité à l’autre, il a parlé dans toutes les provinces, en anglais comme en français, il a publié en anglais comme en français ses brochures et ses maîtresses déclarations.Partout, il a prêché la même doctrine, avec cette différence peut-être dans la forme qu’aux auditeurs français il parle plus volontiers de nos défauts et des qualités des Anglais, tandis que, devant les auditoires anglais, il insiste avec plus de vigueur sur les qualités et les droits de ses compatriotes de langue française.On lui a fait beaucoup de reprochés, mais pas un homme intelligent et de bonne foi ne s’est encore avise de l’inculper de courtisannerie envers ses auditoires.Il a plutôt la réputation de les prendrd à rebrousse-poil.Et si l’on s’avise maintenant d’étudier avec des yeux clairs ses luttes anciennes, celles qui ont fait le plus de tapage,on devra s’apercevoir qu’elles ne furent qu’une défense — de la Justice et du Droit sans doute — mais aussi du meilleur patrimoine de nos hommes politiques.Lorsqu’il réclamait justice — justice complète — pour les minorités de l’Alberta, de ia Saskatchewan, du Keewatin, il invoquait, avec l’esprit de la Confédération, une loi positive du Parlement canadien.Lorsqu’il combattait l’intervention du Canada en Afrique-Sud, puis toute la doctrine impérialiste, il défendait encore la vieille tradition politique canadienne.* * * La différence entre le député de Labelle et certains autres qui ont toujours à la bouche les mots d'unité nationale, c’est qu’il voit les conditions de cette unité et que, les voyant, il a le courage de les vouloir.Du point de vue politique le plus utilitaire, il devrait être évident pour tous ceux qui ont des yeux pour voir qu’il n’y aura de paix durable dans ce pays que si les minorités y jouissent d’un régime de justice.L’experience a été faite dans les deux sens: dans la province de Québec, où la minorité est justement traitée, paix complète; dans les provinces où elle est injustement traitée, récriminations et désordre.Alors?Et notez bien que nous ne demandons à personne, nous, d’abandonner quoi que ce soit de ce qui lui appartient légitimement.En matière de participation du Canada aux guerres qui ne menacent pas directement son territoire, le plus simple bon sens confirme aussi, nous ne dirons pas la doctrine nationaliste, niais la pratique des plus grands hommes politiques, anglais et français.du Canada d’hier.Un pays encore en formation, composé d’éléments aussi divers, qui ne possèdent qu’à des degrés très variables le sens national, qui ont avec leurs pays d’origine des liens puissants, doit autant que possible, et plus que tout autre peut-etre, rester en dehors fies nuerellcs extérieures.Ainsi le comprenaient les Pères de la Confédération.Et l’effroyable experience de 1914-1918, avec les profondes divisions qu’elle a entraînées et les lourds fardeaux dont elle nous a chargés, témoigne éloquemment de leur sagesse.L’accord entre les provinces que prêche le député de Labelle se rattache pareillement à l’esprit de la Confédération.Et c’est avec ces faits qu’il faut s’accommoder, puisque personne ne réclame l’immédiate et complète rupture du pacte fédéral.Les campagnes qui tendent à dresser les provinces les unes contre les autres peuvent servir les intérêts immédiats de tel ou tel groupe; elles ne font que desservir celui du pays.?* * Au lendemain du discours de Mont-Laurier, un politique de langue anglaise, de religion protestante, disait: voici le discours d'un homme d’Etat.Ce discours, tous ceux qui ont quelque mémoire le savent bien, n’était que l’écho des convictions de toute une vie, fortifiées par une longue et dure expérience, .Tant mieux si les oreilles sont plus aptes aujourd’hui à entendre ces salutaires paroles.L’article du Globe permet d’espérer que le député de Labelle n'aura point inutilement abandonné «es livres et le calme de son foyer- Omer HER0UX Vactualité Feu M.Bastien Il n’y avait pas d’homme plus estimé dans la coquette petite ville de Vaudreuil.Les anciens l’appelaient Monsieur de Sales.Son père avait exercé là la profession de notaire, de notaire suivant la formule ancienne, conseiller de tout le village dans les affaires, probe et honoré.Monsieur de Sales avait grandi à Vaudreuil, il avait grandi longtemps: c’était sûrement l’un des plus beaux types d’hommes sortis de l’endroit.Ce qui frappait chez lui au premier abord, c’était sa taille géante.Dans toutes les assemblées, il dominait de sa belle tête aux cheveux blancs bouclés.Il semblait absurde que cette carrure puissante pût s’enfermer tous les Jours dans un bureau, paperasser à longueur de mots et d’années.Aussi tous ceux qui ont connu M.Bastien savent que, si brillant avocat qu’il fût, il n’aima jamais rien tant que les séjours qu’il pouvait faire aux Laurentides, sur cette pointe s’avançant dans le lac Labelle où il avait construit un camp, U y a plus de vingt ans.Il haïssait la ville et ne se sentait à l’aise que lorsqu’il errait dans les bois, quand il entamait la forêt à coups de hache, avec la vigueur d’un bûcheron de métier, quand il entreprenait quelque amélioration à son camp, ou encore quand il ramait sur le lac d’un puissant coup d’aviron.Il haïssait la ville, l’encombrement, la foule, le bruit.Il recherchait le calme et s'était attaché par toutes les fibres de son âme à la petite ville où il avait vu le jour, si bien qu’il y retourna vivre, pendant la mauvaise comme pendant la belle saison, dès que ses affaires lui permirent quelque loisir.Il connaissait sur le bout de ses doigts la petite histoire de son patelin.Toute sa vie d’adulte il y avait occupé quelque charge: celle de maire, celle d’avocat du conseil ou encore celle, plus modeste mais qu’il affectionnait particulièrement, de maltre-chantre bénévole.Car il avait pour la musique et pour la liturgie une passion partagée par son ami Girouard, le conseiller législatif.Tous deux faisaient ensemble des séjours prolongés dans le Nord.Tout le jour leurs occupations diverses les tenaient séparés.L’un était menuisier amateur et Vautre, mécanicien.Mats la soirée les réu nissait près du feu et les heures leur semblaient courtes à discuter harmonie ou plain-chant.La plupart des avocats entrent dans la politique, qui est comme une annexe du droit.M.Bastien n’y fit qu’une courte incursion.Il brigua les suffrages une fois sur la pression de son ami Monk et eut le même sort dans un autre théâtre que son vieux camarade, le futur juge Beaudin.Il appartenait, en effet, à une génération qui avait produit des hommes très brillants.Il avait connu au collège de Montréal M.F.-D.Monk, Mgr Langevin, Mgr Bruchési, le juge Charbonneau, le juge Beaudin plus haut nommé et tant d’autres.Sa mire était une Prévost et il avait été pendant quelques années l’associé de son oncle Wilfrid tl’hon.Wilfrid Prévost).Cette fameuse lignée d’originaux, les Prévost, avait intéressé vivement son sens d’observation et pendant des soirées entières fauteur de ces lignes l’a entendu narrer avec une verve savoureuse à leur sujet des anecdotes d’autant plus incroyables qu’elles étaient plus vrates.Spécialisé dans le droit municipal, il faisait à Québec chaque année une courte apparition pour défendre les intérêts de l’importante succession de l’hon.Joseph Masson dont il était exécuteur testamentaire.Vieux conservateur de souche mais qui s’était, comme tant d’autres, séparé de son parti en 1911 et depuis, il n'en était pas moins écouté avec un profond respect par cette députation en majorité libérale.Partout où il passait.Il gagnait dailleurs par son humeur agréable, son honnêteté foncière, sa grande largeur de vue et sa serviabilité proverbiale l’estime universelle.C'est cette estime en même temps que la reconnaissance de ses mérites qui lut valut vers 1914 le titre de bâtonnier du barreau de Montréal, puis bâtonnier de la province.Grand homme de bien — et c’est le trait qu’on aime le mieux à évoquer sur sa tombe — M.François de Sales Bastien était aussi un chrétien convaincu qui prit toute sa vie une part active dans les oeuvres de sa paroisse.Dans le Nord où il passait l’été, il avait fait ériger une chapelle au moment où sa maison était la seule qui s’élevât sur les rives du lac Là-belle.Plus tard, tes autres "colons" vinrent s’établir et cette chapelle, tout en restant sa propriété, devint une sorte de desserte où tons les dimanches on venait en voilure, en canot ou chaloupe, des quatre coins du vaste lac.M.de Sales reprenait en vacances ses fonctions de maître de chapelle.D’autres fois, on le vit s'agenouiller près du prêtre, enfant de coeur gigantesque, qui le paraissait d’autant plus A cause de Vexiguiti de la chapelle, et servir dévotement la messe.Attaché à sa petite patrie, amoureux des vieilles traditions canadiennes, il était aussi le meilleur des époux et des pères.Mais n’insistons pas sur ces détails intimes, respectons la douteur de sa famille qui le pleurera toujours, — L.D.P.S.— Pur erreur nous annoncions hier, que le train du C.P.R.pour se rendre aux funérailles pari i 9 heures 30.L’heure exacte est 9 heures 20.Lettre d’Ottawa La conduite de M.King Quelles raisons motivent son absence prévue des Communes?— Une hypothèse raisonnable — Situation politique précaire Par Léo-Paul DESBOSIERS' Ottawa, 10.— Le mystère enveloppe aujourd’hui les intentions du parti libéral.On ne sait plus avec exactitude où il en est, et l’on attend des déclarations ultérieures ou d’autres événements pour savoir au juste ce qui se passe derrière les coulisses.Ce mystère, la déclaration du premier ministre l’a étendu com-itïe un voile autour des intentions du cabinet.Dans cette déclaration, on lit, en effet, qu’une seule élection complémentaire aura lieu d’ici l’ouverture des Chambres, celle de Bagot.D’un autre côté, on apprend d’une manière quasi officielle que le premier ministre ne se présentera pas à cet endroit.M.Graham pourrait encore s’y porter candidat, mais rien n’est moins certain.La conclusion possible, c’est que le premier ministre sera absent de la Chambre pendant la prochaine session, ou, du moins, pendant une grande partie de la session.Car la question de confiance peut bien ne se poser qu’après le débat sur l’adresse ou même plus tard.Ensuite il faudrait au moins un mois pour tenir l’élection complémentaire où se présenterait le premier ministre.Si la session est courte, la prorogation pourra avoir lieu avant que le premier ministre ne soit élu et revenu en Chatnibre.Ainsi, une dizaine de ministres échappés à la défaite seront présents en Chambre, et le premier ministre siégera dans son bureau ou dans les galeries.Situation très curieuse que les conservateurs tenteront d’exploiter au détriment du parti libéral.La question se pose d’abord de savoir si, constitutionnellement, le premier ministre peut rester premier ministre pendant une session ou une grande partie de session sans avoir droit de paraître en Chambre et sans avoir auparavant été élu.S’il le peut pendant un temps, le peut-il pendant des semaines?Et si la jurisprudence parlementaire le lui permet, est-ce que, convenablement, il pourrait le faire?Aux autorités parlementaires, aux techniciens des questions parlementaires de tirer le cas au net.D’un autre côté les délais d’élection ne pourront augmenter beaucoup les chances de notre premier ministre.Et malgré le vote de confiance que la Chambre pourra donner à son gouvernement le terrain électoral de TOntario, s’il s’y présente, sera toujours dangereux pour lui.* * * On a cru pendant un temps que le gouverneur général était intervenu pour empêcher des élections complémentaires avant le vote de confiance.D’autres disent que le premier ministre s’est interdit iui-mème de faire des élections partielles avant d’avoir reçu ce vote de confiance.Cette dernière explication parait la plus plausible, mais elle est loin de satisfaire.Un premier ministre n’est pas dans la même situation qu’un ministre ordinaire; il peut difficilement ne pas être à son poste dans les temps agités où nous sommes, et surtout rester pendant un certain temps sans mandat de député.C’est vrai qu’en temps de guerre, une session tout entière eut lieu sans la présence de M.Borden.C’est un précédent dont pourra se réclamer M.Mackenzie King.Mais M.Borden était député d’un comté, et il était absent pour cause de maladie, On a bien présenté une autre explication: ce serait celle de la disparition définitive du premier ministre et de son rem placement par un autre.Mais encore ià, les choses ne sc comprennent pas très bien.M.Lapointe aura plus de chances peut-être que M.King d’effectuer une coalition avec les progressistes' mais quelles chances aurait-il ne faire élire des députés {Suite A la page 2) Mise au point La lettre du Souverain Pontife à S.E.le cardinal Charost me Par su nue, une Nt UN ACCIDENT TYPOGRAPHIQUE Nous avons récemment publié le texte de la lettre du Pape instituant le.cardinal Charost.archevêque de Rennes, légat pontifical pour les fêtes Jubilaires an cardinal iMidgerte.Notre texte était emprunté d un journal de Paris, qui Vamlt lul-mê-emprunti A un autre journal, lie d'un accident tupographi ne ligne manquait a ce texie.lotis tenons A rétablir, d’après la rectification faite en France, le texte Intégrât de la phrase au courant de laquelle l'accident s’est produit : Il manquerait au portrait que Nous avons esquissé un trait caractéristique ni Nous passion* sous silence ramotir et la piété filiale dont Lavlgertc entourait assidûment l’Eglise Mère et le Siège apostolique.Il en donna une preuve éclatante au Concile oecuménique du Vatican où, faisant passer au second plan les considerations et les amitiés humaines, il fit profession et prit la défense des plus saines doctrine*.Plus tard, en présence non pas tant des ordres et des conseils que des voeux secrets de Léon XIII, il leur donna un appui qui lui valut FAIS CE QUE DOIS! Montréal mercredi 11 nov.1925.TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration: 336-340 NOTRE-DAME EST UONTXEAL TELEPHONE l a a Main 7460 Service de nuit : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 Bloc-notes Après la défaite Plusieurs journaux conservateurs de langue anglaise sont en train de dire de ce temps-ci des choses désagréables à lord Atholstan, pour la part qu’il a prise à l’organisation du aernier mouvement politi- 3ue dans les rangs conservateurs e notre province.Le Journal d’Ottawa et le Chronicle-Telegraph de Québec n’ont pas caché leur avis la-dessus.Le Standard, de Kingston, un des journaux les plus foncièrement tories du Canscfa, exprime à son tour sa colère contre les lanceurs de cette entreprise et dit en substance: ‘‘Cette élection a donné, espérons-le, le coup de grâce aux prétendus dictateurs du parti, à Montréal, qui, depuis quatre ans, ont cherché à découronner M.Meig-hen et à le remplacer par un nouveau chef.Leur motif était très apparent.M.Meighen a refusé tout à tait de prendre leurs ordres et de leur obéir, il ne s’est pas prosterné devant eux.Puisqu’il était chef, il a voulu être chef pour tout de bon, non pas un mannequin ou un petit chasseur affairé à faire leurs commissions, comme ils le voulaient.Il était un obstacle dans leur chemin çt ils ont voulu se débarrasser de lui, afin de pouvoir tout mener à leur fantaisie.” Après avoir parlé de l’édcction dans notre province et de la part qu’y a prise le groupe de M.Patenaude, le Standard traite les lanceurs du dernier mouvement conservateur québécois de Rirte-or-Rnln Conservatives et dit que leur dernière aventure doit avoir fini de les convaincre qu’ils s’attaquent en vain à M.Meighen, “parce que c’est M.Meighen et les conservateurs du reste du Canada qui ont combattu le bon combat et rétabli leur parti dans tout le Dominion”.Lord Atholstan a de ce temps-ci une fort mauvaise presse, que ce soit chez les libércux ou les conservateurs.Groupements Selon les dernières statistiques, les partis ont obtenu Je 29 octobre les résultats suivants: conservateurs, 117; libéraux, 101; progressistes, 24; travaillistes, 2; indépendant, 1.Des 101 députés libéraux il n’en reste plus que 100, par suite de la disparition de M.Marciie, élu député de Bagot le 29 octobre et mort la semaine dernière.Mais libéraux et progressistes ont encore 124 députés coalisés, contre 117 aux conservateurs, ce qui assure à la coalition libenale-progressiste une majorité, sur le papier, d’au moins sept voix, susceptible de passer à dix voix, si les travaillistes et le député indépendant votent avec les groupes King-Forke contre le parti conservateur.Du lac Supérieur à.l’océan Pacifique, les liberaux ont 23 députés, les conservateurs en ont 22 et les progressistes, 22 aussi; cela veut dire que les trois grands partis s’annulent à peu près, dans cette région.Libéraux et progressistes annulent dans le centre le vote conservateur, la coalition des deux premiers ayant 74 députés dans 1 Ontario et le Québec, sans compter le député indépendant, tandis que les conservateurs en ont 72.C’est seulement dans les Provinces Maritimes que M.Meighen a pris son avance sur le parti libéral, avec 17 voix de plus que les libéraux, — exactement ce qu’il a aujourd’hui dans tout l’ensemble du pays, les libéraux comptant à Pheure présente 100 députes contre les conservateurs, 117.Et H n’est pas du tout certain que si MM.King et Meighen restent tous les deux a la tête de leurs partis respectifs, aux -prochaines élections, run des deux puisse avoir une majorité absolue assez importante pour qu’il réussisse à gouverner le pays raisonnablement longtemps; car l’Ontario ne veut pas plus de M.King que le Québec, de M.Meighen.Quel chef rompra le deadlock"! Sur la mer On lit un peu partout, dans les dépêches de ces semaines-ci, que les paquebots qui font la traversée de l’Atlantique, par le temps présent, se font rudement secouer.Ainsi, re matin même, on rapporte que le Leviathan, un des plus grands | transatlantiques qu’il y ait en ser- ; vice, est arrivé en retard de vingt- ! quatre heures, h New-York, par sui- i te du gros temps, et que des vagues i gigantesques ainsi qu’un ouragan,! au large de Terre-Neuve, l’ont à peu 1 prés immobilisé pendant une journée.A propos de vagues, des observateurs allemands munis d’un appareil photographique spécialement construit pour en mesurer la hauteur prétendent, après des expériences de trois mois, qu’elle ne dépasse pas quarante pieds, et que, i lorsque les passagers parlent de va-1 gués énormes de quatre-vingts et1 même de cent pieds, de la base au 1 sommet, iis exagèrent.Cela n’est | nas du tout l’avis des marins de* longue carrière; ils citent des cas où lis ont vu des montagnes d’eau de cinquante et même de quatre-vingts pieds s’abattre sur leurs na-, vires, surtout au large du cap de Bonne-Espérance ou du cap llorn.La polémique entre marins e» savants se continuera longtemps, sans qu’on puisse «avoir au juste qui a raison.Mais, re qui est certain, — les voyageurs qui ont traversé un océan s‘en sont vite rendu compte, — c’est que nulle part on ne »e sent plus dans la main de Dieu que sur la mer, par un jour de tempête, quelles oue soient la solidité du navire et fa science de.s marins qui le conduisent.G.P.d’être désapprouvé tfun grand nombre de ses concitoyens et d'encourir des àlAmes Irréfléchis et Inconsidérés qui répandirent de l’amertume sur les dernières années de sa vie.Le point de vue canadien-français en matière d’éducation Historique de l’enseignement chez les nôtres — Nos méthodes éducationnelles sont aussi bonnes et mêmes meilleures que beaucoup d’autres — Quelques statistiques qui parlent en notre faveur — L’enseignement des langues Conférence de M.le Dr Joseph ISolin à la Canadian Education Association Ottawa, 11 — M.le Dr Joseph No-lin, qui représente l’Université de Montréal au congrès de l'Association canadienne «éducation (Canadian Education Association), a été le principal orateur à la réunion d’hier soir.H s’était chargé de dé-vedopper Je point de vue canadien-français en matière d’éducation.Après avoir rappelé que l’Association s’occupe des questions éducationnelles en général et qu’il devra se borner à traiter son sujet du point de vue général, le Dr Nolin dit croire qu’on serait quelque peu surpris si un.représentant du Canada français ne donnait pas le point de vue canadien-français en matière éducationnelle.Mais pour bien comprendre ce point de vue et pour pouvoir en connaître les raisons, il faut d’abord comprendre le système éducationnel canadien-français actuel et se rappeler qu’il est la résultante d’une évolution qui fut longue, compliquée et laborieuse.Aussi, le Dr Nolin croit-il d’abnrd faire l’historique de renseignement chez nous.Un peu d’hiatoire Après avoir rappelé brièvement ce qu’il fut sous le régime français, la première école régulière datant de 1637 et les institutions qui furent fondées peu d’années plus tard, comme le couvent des Ursulines de Québec, la Congrégation Notre-Dame à Montréal, le Séminaire de Québec, etc., il est passé au régime anglais.Lors de la conquête, il y avait un séminaire et deuxicoolègesâ Québec, un séminaire et deux couvents à Montréal.De plus, les Ur-striines avaient un couvent à Québec et un à Montréal, tandis mi’il y avait plusieurs écoles primaires dans ces trois principales villes dont les professeurs se recrutaient dans la congrégation Notre-Dame, chez les Rérollets, les Sufipieiens, les Jésuites, les prêtres séculiers et chez les laïques.Cette simple nomenclature démontre à l'évidence que le niveau de l’éducation publique dans la Nouvelle-France était, à cette époque, aussi élevé que dans les autres colonies développées au même degré.On remarquera ainsi que l’éducation primaire et supérieure étaient également développées.A la suite de la cession, l’éducation primaire a subi une baisse.L’une des premières mesures du nouveau gouvernement fut de confisquer ia plupart des propriétés qui appartenaient aux Jésuites et aux Récollets et de leur défendre d’admettre de nouvenes recrues dans leurs rangs.Une telle mesure fermait presque automatiquement la plupart des écoles primaires.La plupart des Français instruits qui en avaient les moyens étaient retournés en France.Des laïques instruits, Il n’est resté au pays que quelques hommes de profession et les seigneurs.La population rurale, complètement française, était disséminée sur un immense territoire à peine développé et ne disposant que de rares et lents moyens de communication.Les professeurs religieux disparaissant, Il restait peu de gens pour le* remplacer.Aussi, pendant 80 années, l’éducation primaire est-elle demeurée stationnaire au Canada français.De nombreuses tentatives furent faites, il est vrai, par les différents gouvernements colondaux qui se sont succédé, ponr organiser les écoles publiques.Mais faute de psychologie de leur part, tous leurs efforts pour obtenir la bonne volonté de la race conquise furent inutiles.R* persistèrent obstinément h vouloir imposer à des communautés canadiennes des écoles anglaises avec des processeurs anglais ne connaissant rien de la langue, des coutumes et (Suite â la r*lie -*) En temps de crise tout le monde, recherche le “Devoir” Cest le journal qui attache le plus d’importance aux queationa politiques sérieuaea et le • «eul dont la doctrine n'a jamais changé Les derniers rapports sur le résultat du scrutin, publiés ce matin, ne modifient en rien la situation politique : elle reste l’une des plus complexes que l'on ait vues.On comprend aisément que dans de pareilles circonstances, les lecteurs se tournent en grand nombre vers notre journal qui n’a cessé et ne cessera de prêcher l’unité nationale nécessaire à assurer le salut du pays.D’autres en parlent aussi, mais n’indiquent pas les moyens pratiques pour y arriver et se laissent emporter dès qu’il est question d’une guerre en Europe.Os perdent la tête; leur coeur bondit à travers l’Atlantique pour aller prendre fait et cause pour l'Angleterre envers laquelle ils gardent plus d’attaches que pour le Canada.La véritable formule du salut national, c'est le retour complet à l’esprit du pacte confédératif, comme le disait M.Bourassa en plein Ontario au cours de l’été dernier et comme il le répétera au parlement Notre journal, qui n’a pas varié, qui s’en est toujours tenu à la même politique, en temps de guerre comme en temps de paix, alors que la plupart des hommes politiques perdent la tête en temps de guerre pour ne la retrouver qu’en temps de paix, jouit d’une singulière autorité.Il est considéré comme l’Interprète autorisé des sentiments véritables de la province de Québec.Il attache plus que tout autre une grande importance aux questions politiques et plus que jamais il sera tenu de s’en préoccuper, puisqu’il devra suivre à Ottawa les mouvement» de son directeur qui sera l’un des députés les plus en vue de la nouvelle Chambre.Autant de raisons qui expliquent le flot d'abonnements qui nous arrivent présentement; autant de raisons qui peuvent faciliter la propagande de nos amis.L’occasion est excellente : que l’on veuille bien profiter de l’exceptionnel intérêt qu’offrent les circonstances et de notre abonnement spécial pour faire connaître le journal, pour le faire pénétrer dans des milieux nou-veaux! L'augmentation du tirage, c’est ce qui importe d’abord; car, h quoi serviraient les meilleurs articles, s’ils n’étaient pas lus?Et l’augmentation du tirage facilite la cueillette des annonces, porte plus loin la renommée de l’imprimerie et du service de librairie.Donc, faisons tous ensemble un nouvel effort pour intensifier un mouvement déjà très beau! Pour $1.50, rappelons-le encore, on obtient un abonnement au DEVOIR, valable d’ici au 1er mars, STRICTE-MENT PAYABLE D’AVANCE.CETTE OFFRE NE VAUT QUE POUR LA CAMPAGNE SEULEMENT, à l’exclusion de Hle de Montréal, de Saint-Lambert et Longueuil.Elle ne vaut pas pour les Etats-Unis et l’étranger.Adresser ces abonnements nu DEVOIR case postale 4020, Montréal, avec remise complète, par chèque ou mandat.N.B — A tous ceux qui mettront à profit cet conditions exceptionnelles d’abonnement, nous offrons une prime qui sera à coup sûr très agréable.A i 2 LE DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI, 11 NOVEMBRE 1925 VOLUME XVI — No 264 “EN CANOT” CAUSERIE DE M.L’ABBE PHILIPPE PERRIER SUR SON RECENT VOYAGE AUX PAYS DES MISSIONS DE LA RAIE JAMES ET DE LA RAIE D’HUDSON La soirée de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse du Saint-Enfant-Jésus avait réuni un nombreux auditoire dans la salle du Saint-Enfant-Jésus, hier soir.Le programme comportait une causerie par M.le curé Philippe Perrier et un concert par la chorale de la paroisse.Cette soirée était sous la présidence d’honneur du docteur J.-B.Prince.Dans sa causerie, intitulée "En canot”, M.l’abbé Perrier a raconté un voyage qu’il a fait au pays des missions de la baie James et de la baie d’Hudson en compagnie de S.G.Mgr Joseph Hallé, vicaire apostolique de rOntario-Nord.M.l’abbé Perrier a su, dans un langage simple et sincère, tantôt ému, tantôt égayé, mettre en valeur l’héroïsme des religieux et des religieuses qui consacrent leur vie à étendre le règne du Christ sur cette terre désolée.“Un curé qui obéit à ses paroissiens, ce n’est pas un spectacle banal.C’est celui que vous avez ce soir”, fait observer M.Perrier en commençant.Ma causerie est en marge des mondanités, puisqu’il s’agit de missions, ajoute-t-il.Le vicariat apostolique de Mgr Hallé comprend tout l’Ontario-Nord, continue-t-il.Il est peuplé de sauvages.Dans quelle mesure peut-on élever le niveau de ces sauvages?C’est déjà beaucoup de les aider à mourir.Le missionnaire assiste au déclin de ces races.Les premiers missionnaires de ce pays furent les Jésuites, qui, aux premiers jours de la colonie, semaient la bonne parole de l’Acadie jusqu’au Mississippi et aux confins de l’Ontario.Leurs canots devançaient celui des traficants que le lucre pourtant rendait fort auda-» cieux.Ces missionnaires allaient porter la bonne parole aux deux grandes races sauvages qui se partageaient une partie du pays, la race algonquine et la race irôquoi-se-huronne.Ces races formaient une population d’environ deux cent miîîe âmes.L’historien Garneau a dit de ces missionnaires qu'ils ont accompli une tâche noble et sainte, qu’ils ont soutenu la lutte de l’esprit contre la matière.Loud Elgin disait que les privations et les souffrances des Jésuites constituent la plus belle partie des annales américaines.En ce temps, plus encore qu’au-jourd’hui, nombreuses étaient les difficultés que le missionnaire avait à surmonter, grande était sa misère.Le missionnaire voyage en canot et n’a pour habitation que sa “cabane volante”, le wigwam.On ne peut se tenir debout, à l’intérieur du wigwam, et l’on a à y souffrir du froid, de la chaleur, de la fumée et.des chiens.En hiver, c'est la poudrerie cinglante, la neige, le vent.Eu tout temps, ce sont les poux.Louis Veuillot a appelé le saint Mgr Gandin, pour qui il avait une grande estime, l’évêque pouilleux.En été.c’est la chaleur, ce sont les marécages à traverser et les innombrables légions de mous- que s’il sait bien leur-tlangue.C’est au missionnaire à apprendre la langue de ceux qu’il veut enseigner.La Providence Ta voulu ainsi.Et ce qui est vrai pour les missionnaire, est également vrai pour nous.'L’objibouau est la langue la çlus en usage dans les missions de Mgr Haflé.On rencontre dans era missions plusieurs groupes sociaux qui ne manquent pas de culture.Le sauvage a été élevé.Il est moins enfant, moins imprévoyant et surtout moins paresseux.M.l’abbé Perrier donne ensuite lecture de notes prises en cours de route et y ajoute des réflexions nuancées de philosophie.Il dit en passant quelques mots sur le rôle joué par Iberville qui pendant dix ans disputa victorieusement aux Anglais la baie d’Hudson.Le voyageur qui traverse ces régions, mollement étendu sur les divans d’un pullman, ne soupçonne pas les angoisses ensevelies dans lleurs eaux, perdues dans leurs forêts.ajoute-t-il.Ces souffrances, il n’y a pas que des religieux qui les affrontent il y a aussi des religieuses.La mission d’Albany compte six religieuses qui font la classe aux petits sauvages.Ces religieuses sont des émules des missionnaires en héroïsme.L’église peut certes se glorifier de compter de tels fils et de telles filles parmi ses enfants.ILS PAIERONT LES FRAIS LA COMMISSION DU PORT DE MONTREAL ET LA METROPOLE SOLDERONT LES FRAIS DE L’APPEL AU CONSEIL PRIVE DANS LA CAUSE DE TE-TREAULT ET LA COMMISSION DU PORT DE MONTREAL LE DR J.dî.PRINCE Le docteur Prince a remercié M.Perrier en quelques mots.Notre curé nous connaît depuis longtemps, dit-il.Pendant son voyage il a pu connaître les sauvages.Pendant sa causerie j’ai été hanté par la crainte que la comparaison ne nous fût défavorable.U faut dire que le sauvage a un horizon plus large que nous.S’il était à notre place, si comme nous il devait constamment subir le spectacle des rues, s’il avait notre grosse presse, peut-être ne ferait-il pas mieux que nous”.(Rires).La chorale était sous la direction du docteur L.Verschelden, qui a chanté en solo la Légende de saint François d'Assise de Dubois et qui donna un rappel.Elle a fourni un programme intéressant.On a aussi fort applaudi le professeur A, Sal-vetti.Les «ceoiiiùagïuiteurs eiaiem Mme Salvetti et M.Alfred Mignault.tiques.11 est bon que nous rappelions, dit M.Perrier, que sur la terre d’Ontario et sur la terre dp la Nou-veüe-Angieterre, des martyrs ont versé leur sang.Ces martyrs étaient de race française.Après avoir fait un récit émouvant du martyre du père Brébeuf, qui eut lieu sur la terre ontarienne, le 16 mars 1625, le conférencier fait observer que le territoire des missions s’est ¦considérablement rétréci depuis les premiers jours de da colonie et que, exception faite pour la réserve de Gaughnawaga, il se réduit au nord de l'Ontario, aujourd’hui.“C’est dans la province anglaise d’Ontario que se trouvent la plupart des missions des Jésuites et ce sont tous des Jésuites canadicns-français qui dirigent ces missions.II est bon de le faire observer”, a dit M.Perrier.Le territoire des missions en Ontario a quatre-vingt-cinq mille milles carrés et est peuplé par vingt-neuf mille indigènes.Dans tout le Canada, d’après le réeensement de 1921, on compte cent onze mille Indiens.C’est l’Ontario, avec scs vingt-neuf mille qui en possède le plus grand nombre.Vient après l’Ontario, la Colombie britannique avec vingt-huit niille.Québec, avec ses treize mille Indiens, vient en troisième lien.Des vingt-neuf mille Indiens d’Ontario, il y a onze mille Iroquois, dont dix mille sont des protestants, et mille, des païens.Ce groupe Iroquois forme un bloc quasi-impénétrable.Remarquons que les Iroquois, qui comptent les Îierséeuteurs de nos martyrs parmi eurs ancêtres, sont précisément LETTRESJUJ DEVOIR Nous ne punirons que des lettres signées, ou des communications at-compagnées d’une lettre, signée, •vec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait soua cette rubrique.La Bourse Rhodes Montréal, le 10 novembre 1925.Monsieur le Rédacteur.M.J.-M.MacDonnetl, représentant au Canada des Syndics de la Bourse Rhodes, nous apprend que les Syndics ont autorisé l’élection de deux boursiers de Rhodes pour la province de Québec pour entrer à Oxford en octobre 1926.Depuis son organisation, en 1919, le comité d’élection des Boursiers Rhodes pour la province de Québec a rencontré des difficultés considérables dans la comparaison et l’évaluation des qualifications des candidats venus comme ceux de cette province d’entourages d’une différence marquée et éduqués dans deux systèmes essentiellement différents.Il est impossible de décider dans le peu de temps qui reste avant l’élection si une allocation permanente des bourses serait desirable ou pratique.Cependant, pour l’année.présente l’on a décide d’allouer une bourse aux candidats venant des Universités McGill et du collège de Bishop et l’autre aux candidats venant, des Universités de Montréal et iMval.Il est entendu que le comité pourra, à sa discrétion placer dans te groupe le plus approprié les candidats qui sont qualifiés par la résidence mais qui ont reçu leur éducation ailleurs.Pour le reste, les conditions habituelles s'appliquent aux deux ! Bourses et on attire l’attention particulièrement à la règle posée par I les Syndics que les Comités doivent ; refuser de faire une nomination si ! aucun candidat d'une valeur réelle ne se présente.• Votre tout dévoué, G.-S.STAIRS, secrétaire Comité in-cc de Québec.Londres, 11 (S.P.C.) — Le conseil ! privé a déclaré hier que le lit du fleuve sur la partie où la commis-î sion du port a fait des travaux d’expansion, est la propriété de la province et que la commission n’a aucun droit d’y faire des travaux.Le Conseil privé reconnaît que la commission du port et implicitement Je gouvernement fédéral ont le droit de veiller à la navigation, mais ce droit de veiller à la navigation accordé en 1873 pour ce qui regarde le port de Montréal, ne donne aucun droit de propriété au gouvernement fédéral et ne dispense pas non plus sa mandataire, la commission du port, de payer des dé-donunagements pour des terrains ou rives dont elle a besoin.La ville de MontréaJ.et la Commission du port parJanf pour le gouvernement tédérai prétendaient être propriétaires du lit du fleuve et des terrains riverains.Le Conseil privé déclare que seule la province de Québec est propriétaire.Toutefois, comme la province a déclaré qu’elle n’entendait pas interrompre les travaux du port, mais qu’elle voulait simplement faire définir et reconnaître ses droits de propriété, le Conseil privé n’impose pas de sanction à Ta commission du port de Montréal .La ville de Montréal et la commission du port paieront les frais de rappel tandis que la province de Quebec et le gouvernement fédéral ne paieront aucun frais.Le Conseil privé maintient l’appel de Tétreault et renvoie la cause en Cour supérieure pour estimation de dommages._ Le Foyer du Rosaire La treizième fête annuelle du ‘‘Foyer du Rosaire”, rue du Champ-de-Mars, g eu lieu hier soir.Un joli banquet a maroué cet événement.M.f’abbé Olivier Maurault, p.s.S., présidait les agapes.Il avait à ses côtés MM.les abbés Roland et Robert et MM.Fernand Rinfret, Roméo Cusson, Fernand Roby, et M.Normandin, Mlle Bonneville, fondatrice, et Mlle Tremblay, directrice actuelle.Les orateurs ont félicité les organisatrices de cette fête et souligné l’oeuvre éminemment bienfaisante du "Foyer du Rosaire”.Lettre d’Ottawa (Suite de la première page) dans l'Ontario?M, Dunning pourrait bien remplacer M.King, mais il n’a pas d’expérience fédérale et peut difficilement prendre ce nouveau poste de but en blanc.En attendant, l’hypothèse la plus raisonnable, c’est la suivante : ayant d’avoir reçu un vote de confiance des Chambres,' le premier ministre né ac croirait pas revêtu de l’autorité suffisante pour faire de nouvelles élections partielles.D’un autre côté, il aurait pensé que ses chances électorales seraient petites dans un comté ontarien anglaks tant que son gouver-noment n’aura pas reçu ce vote de confiance et n’aura pas été solidement établi.Pour cette raison constitutionnelle et cette raison d’opportunité, il ne chercherait pas à se faire élire immédiatement, se disant que la situation présente n’est pas ordinaire, et que, de toute manière, sa présence n’est pas absolument nécessaire, au cours d’une brève session dont le principal objet est d’obtenir des députés un vote qui éclaircisse la situation.En se portant candidat dans un comté, après ce vote, il pourra se donner plus facilement l’apparence d’obéir à la volonté populaire et de la respecter.Pour toutes ces fins, il aurait accepté, et le gouvernement avec lui, les risques et les dangers de son attitude.Mais ces risques et ces dangers paraissent grands malgré le précédent Borden; et nombreux sont ceux qui inclinent à croire, malgré la soudaineté de la nouvelle, que l’existence politique de M.Mackenzie King ne tient qu’à un fil.Dans tous les cas, on attend ici avec impatience de plus amples développements.Léo-Paul DESROSIERS s par ceux de nos sauvages que n’a pas atteints la lumière évangélique.Quant à la population algonquine de l’Ontario, rile est disséminée par tout l’immense territoire du vica- ! ri at apostolique.Get éparpillement | est un des plus gros obstacles que le missionnaire rencontre dans sa tâche.Le chemin de fer ne peut lui être utile que dans une mesure i restreinte.Une autre difficulté considérable, c’est pour le missionnaire de maîtriser la langue indigène, Car il n'a de succès auprès des sauvages Décès B AS TT EN.— A Vumtreull, 1* • twwn- î bre 1885.r»t déoMS A l’»se d« «7 ans, Fr»n col* d« Sale* epoux St-Tite, Champlain; S.-E.Desmarals, député de Richmond; A.-P.Beaupré; le notaire Brunelle, St-Hyacinthe; A.Lemon-de, N.PV SGLiboire; J.B.A.Batha-lon, registrateur de Bagot; le notaire St-Pierre, St-Pie; le notaire Morin, St-Pie; le Dr Archambault, St-Dominique; le notaire Daigneault, St-Nazaire; Auray Fontaine, maire (FActon; Wilfrid Dupuis, maire de la paroisse d’Acton-Vale; Hervé Nadeau, maire de Sainte-Christine, H.Bathalon, Joseph Guav.Alfred Rochon, M.Harbour, M.Boivin, L.-O.Deslandes, notaire, tous d’Acton- Aspirines reconnues sûres Prenez-en sans crainte, tel qu’indiqué dans le paquet “Bayer” N’affectent pas le coeur s * « • Le service fut chanté par M.le curé J.-A.Roy, d’Aoton-Vaie, assisté de M.i’abhé R.Vadnais, du séminaire de Saint-Hyacinthe et M.R.Péfloquin, vicaire de Roxton-Falls, Le chant, en partie, fut exécuté par la chorale locale, sous la direction du Dr Léon Gauthier, d’Acton-Vale, M.Ile notaire Beaudoin tou-chaint l’orgue.Les soupers aux huîtres Les soupers aux huîtres des 4 et 6 novembre derniers ont remporté un succès sans précédent.Le public montréalais a prouvé, une fois de plus, l’intérêt qu’il porte à ses institutions de charité et la sympathie qu’il a témoignée à l’oeuvre des Sourdes-Muettes est un encourage- La santé est chose désirable, Cotiser-vez-la en consommant abondamment de lait Borden A moins que vous ne voyiez la “croix de Bayer” sur le paquet ou les comprimés ce que l’on vous donne n’est pas les véritables comprimés d'aspirine de Bayer reconnus sûrs par Jes millions et prescrits par les médecins depuis plu» de vingt-cinq ans contre Rhumes Maux de tête Néphrite Lumbago Maux de dents Rhumatisme Névralgie Douleurs Chaque paquet “Bayer” non décacheté contient un mode d’emploi éprouvé.Les boîtes commodes de douze comprimés ne coûtent que quelques cents.Les pharmaciens en vendent aussi des bouteilles de 24 et de 100.ment pour Ira religieuses qui se dévouent à eet enseignement.Comme secrétaire de T Association des dames bienfaitrices, je me fais un plaisir de remercier tous ceux et celles qui ont contribué de quelque manière au succès des soupers aux huîtres; les religieuses leur en sont profondément reconnaissantes.Qu’il nous soit permis d’adresser un merci tout particulier à Mme Dubuc qui, par son initiative et son esprit de charité, a su grouper autour des tables dont elle avait la présidence deux cents convives, tous de la paroisse de l’Immaculée-Conception.Puisse cet exemple de solidarité chrétienne susciter d’autres dévouements dans les différentes paroisses de notre vnle.Nous prions aussi messieurs les Journalistes d’accepter nos remerciements pour leur précieuse collaboration à notre travail.L.-David CLEMENT.F-S BORDENS1, farm Products Cbjidj York 5Ô53 Verdict de mort naturelle Le coroner a déclaré naturelle la mort du bébé Lamoureux, enfant d’Auguste Lamoureux, 2392b, rue Saint-Hubert, mort dimanche dernier.On croyait tout d’abord que l’enfant avait été empoisonné, mais SANATORIUM des TROIS-RIVIERES souB la direction de* Drs DeBlois et Richard spécialement organisé pour la cure des maladies nerveuse* et chroniques.Neurasthénie, Anémie, Dyspepsie, Rhumatisme, Névralgies et toutes les débilités générales.Nouveau traitement contre les intoxications : (alcool, morphine, cocaïne).Guérison rapide.PRIX TRES MODERES: Chambre et pension, y compris soins des gardes-malades expérimentées, le jour et la nuit.$15.00 par semaine et plus Pour prospectus illustré, adressez SANATORIUM, Boîte B.Trois-Rivières, P.Q.l’autopsie a révélé que la mort était due à des causes normales.fl Au collège de rAsdomption Le collège de l'Assomption célébrera vendredi s* fêle patronale, la St.StanUlB* de Kostka.S.G.Mgr Deschamps v assistera el arrivera jeudi soir.Il y aura réception i Sa Grandeur.Ce sera sa première visile depuis son sacre.Mgr Deschampa chantera une messe pontificat» vendredi matin à 9 h.,10.l^a chorale des élèves fera les frais du chant.M.l'abbé J.-B.Ranger, professeur au séminaire, donnera le sermon de circonstance.•mmiiiiimiiHtmimiiiiiiidP SERVEZ VOUS “D’autres poutres-et vite!” Quand le travail est arrêté el que les dépenses s’accumulent, le téléphone prend une importance vitale.LES ingénieurs et les entrepreneurs savent que le téléphone est leur ligne de communication la plus importante.La célérité, refficacité, l’économie, sont des facteurs de première importance dans l’industrie de construction.Les dossiers de la Compagnie de Téléphone Bell font voir combien sont appréciés les services que rend la téléphonie moderne et avec quelle rapidité se multiplient les témoignages d’appréciation.Ces idées fécondes qui nouent de nouvelles relations et cimentent celles déjà existantes, il faut au moyen du téléphone les diffuser afin de les faire fructifier.Utilisez le grand “convoyeur d'idées”.Le téléphone vous apporte une réponse immédiate.COMMENT LE TELEPHONE AIDE A EDIFIER UN COMMERCE (de nos dossiers) “Avons acheté sans nous déplacer tous les matériaux par Longue Distance, nécessaires à une construction de $75,000.” —Entrepreneur et constructeur "Chaque jour nous recevons par Longue Distance des instructions du bureau chef et lui faisons rapport.” —Constructeur “Le Longue Distance est le meilleur moyen d’obtenir des livraisons rapides d’acleir de construction.—Ingénieur et entrepreneur “Utilisons constamment le Longue Distance pour l’achat et la vente de matériaux de construction usagés.” —Constructeur F.G.WEBBER, gérant.BELL TELEPHONE COMPANY OF CANADA Augmentez vos affaires sur le téléphone Kn ISM, U production InduHrlcJI* £¦ Canada *« («taltaall à MOO.MS.MO.L J téléphona# Bail an opération.Fn 1124.la valant da cafta produc-Mon aa chiffrait * |2,m.S41.7M (quatre fol* la chiffra da IMS), at rtla «ans tanlr compta de la nomma da ItTS.SIt.AM représentant l'indu».tria da cenatractlnn.On aara une Idta da t'Impartanca da rtUa qa'a loua la téUphena dan* ratta aupanainn.al l'an ron.ld*ra «a* durant la mima pértods la nomhra daa taiaphona* Bail a‘a*t multiplié par 14. CALENDRIER Demain: JEUDI, 13 noTembr» 193*.Saint René, crique.Lcrer du aoleil.( h.48.Coucher du eoleil, 4 h.28.Lover de la lune, 2 h.10.Coucher de la lune, 3 h.02.Dernier quar., le 8 ,à 10 h.Il ¦.du matin.Nouvelle lune, le 16, à 1 h.SS du matin.Premier quartier, le 22, à 0 h.11 du edr.Pleine lune.le 30, à 3 h.11 m.du matin.VOLUME XVI — No 264 DERNIÈRE HEURE Montréal,mercredi,! 1 novembre 1925 DEVOIR Le Devoir est membre de la Canadian Frets, de PA.B.C.et de la C.D.N.A.DEMAIN Demain i NUAGEUX ET DOUX.MAXIMUM ET MINIMUM Maximum aujourd’hui.48.Mime date l’an dernier.S3.Minimum aujourd’hui 31.^ a Mémo date l'an dernier, 3*.1 BAROMETRE 10 heuree a.m.30.10.11 hturai a.m.80.12.MIDI: 30.10.M.King se présentera probablement dans le comté de Russell C’est le district électoral le plus facilement accessible pour le premier ministre — Entrée probable de MM.Forke et Dunning dans le cabinet — Libéraux et progressistes se font la cour Ottawa, 11 (D.N.C.— On croit tju’aussitôt après avoir reçu un vote de confiance, ou, au plus tard, après la prochaine session, M.Mackenzie King prendra les moyen de réorganiser son cabinet.Lui-même se présentera probablement dans le comté de Russell, qui a élu M.Goulet.Ce comté est tout près de la Capitale et le premier ministre pourrait y conduire son élection en même temps qu’il surveillerait les affaires de son gouvernement et la session en cours.On croit imminentes en même temps l’entrée de M.Forke et de M.Dunning dans le cabinet.M.Peorge P.Graham ne se présentera probablement dans aucun comté si on attribue au gouvernement l’intention de le nommer sénateur en obtenant la démission d’un autre sénateur de l’Ontario.D’autres croient que le ministre des chemin de fer aura son élection partielle en même temps que celle de M.Mackenzie King.Bagot Mais une chose est certaine, ce matin, c’est que les conservateurs présenteront un candidat dans le comté de Bagot qu’on doit ouvrir ces jours-ci et que le candidat libéral ne sera pas élu par acclamation.On dit que M.André Fauteux tentera de nouveau ses chances électorales appuyé fortement par tout son parti.Ids paraissent sûrs de gagner quelque chose à contester cette élection.S’ils la gagnent, ils seront heureux d’avoir entamé le bloc eanadien-français.S’ils la perdent, ils citeront cette nouvelle défaite à l’Ontario comme une preuve nouvelle que Québec ne veut pas entendre raison et s’entêter dans scs rancunes.De toutes manières ils seront gagnants et c’est pourquoi ils ne reculent pas ( evant une autre défaite possible.On reconnaît ici qu’il restera beaucoup d’incertitude dans la situation politique tant que le parlement n’aura pas donné son vote de confiance à un parti.Libéraux et progressistes Ottawa, 11 (D.N.C.) —On persiste à croire ici que les libéraux et les progressistes feront bon ménage pendant la prochaine session.Les deux partis, croit-on, travaillent à une entente qui les réunira étroitement jusqu'à l’ouverture des Chambres.Peut-être ne verrons-nous pas à cette dernière date toutes les conséquences
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