Le devoir, 21 novembre 1925, samedi 21 novembre 1925
Volume XV! - No 273.Abonnements par la poste : Edition quotidienne * 'CANADA .« l«.00 Euu-Unia et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.a.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .8.00 Montréal, samedi 21 nov.1925.TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration: 336-340 NOTRE-DAME EST MONTUAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE i • • Main 7460 Service de nuit : Rédaction, Main 5121 Administration.Main 5153 Quatre élections provinciales Leur importance indirecte La situation politique fédérale, tout intéressante qu’elle est, De doit pas faire oublier les autres aspects de la chose publique.Le 30 novembre, quatre circonscriptions provinciales devront élire chacune un député à la Législature.Dans les comtés d’Ar- Îienteuil et de Jacques-Cartier, l’élection s’imposait en fait; ail-eurs, les vacances résultent de la nomination à des postes lucratifs de députés élus en 1923.Le ministère précipite ces élections avec une hâte insolite.M.Héroux a marqué, ces jours derniers, l’arbitraire du procédé et l’injustice qui en résulte pour les électeurs, surtout à cette saison, dang des circonscriptions aussi étendues que Berthier et Champlain Mais ce n' Tattention des «ministère mérite-t-il la preuve additionnelle de conîiance qu réclame, tout en donnant à l’opinion publique la moindre chance de se manifester?Voilà ce que doivent examiner les électeurs intelligents, consciencieux, non aveuglés par l’esprit de parti.* * * Avant tout, il importe de séparer nettement la politique fédérale de la politique provinciale.Si la population du Québec veut combattre victorieusement les préjugés dont elle est faire gou- provmce sont deux choses entièrement distinctes; il faut savoir apprécier »elon leur mérite intrinsèque les hommes et les partis qui gouvernent ou aspirent à gouverner, soit à Ottawa, soit à Québec;, politiciens étroits ne l’entendent pas ainsi.“Il faut ê Les être P< touge à Québec comme à Ottawa”, s’écriait naguère M.Taschereau, naturellement désireux d’abriter l’impopularité croissante de son gouvernement derrière la répulsion que le parti tory d’Ottawa inspire à notre population.M.Sauvé, au contraire, a pris soin dç séparer nettement les deux sphères d’action; il n’a perdu aucune occasion dë démontrer, non seulement en parole, mais en fait, qu’il n’a rien de commun avec le torysme fédéral Au risque de blesser certaines amitiés personnelles et de refroi dir certaines sympathies opulentes, il s’est abstenu de toute par-licipation à la récente campagne fédérale.En cela, il a fait preuve, à la fois, de clairvoyance et de probité.Ce seul contraste entre l’attitude des deux chefs provinciaux est tout à l’avantage de M.Sauvé.Il devrait mettre à l’aise les gens qui savent pourquoi ils ont combattu le parti tory fédéral et pourquoi ils combattent la coterie soi-disant libérale qui gouverne actuellement la province.Les libéraux, les vrais libéraux, surtout, ont plus d’un motif de donner une bonne leçon au ministère québécois.En dépit de son rougisme de commande, M.Taschereau mérite à tous égards le titre que lui décernait la Gazette, son organe de prédilection : Mr Taschereau is a tory of the tories.C’est rigoureusement vrai; il n’y a pas de tory plus authentique que M.Taschereau, si ce n’est M.Perron — avec cette différence que le torysme de M.Perron est ample et jovial comme sa personne, tandis que celui de M.Taschereau est grêle et pointu.Il faut que l’esclavage de parti soit bien fort pour que les rouges, si ardents jadis à dénoncer toute forme d’autocratie, se laissent mener à coups de fourche par ces politiciens de second ordre.* * * Mais c’est là le moindre aspect de la question et celui qui nous intéresse le moins.L’important, c’est de rappeler aux hommes de principes, aux hommes d’ordre, aux hommes de simple bon sens, les tendances mauvaises du groupe qui domine aujourd’hui la province, son esprit d’accaparement et de domination.l’arrogance que lui inspire sa trop longue possession du pouvoir.Il a fait voter la loi d’Assistance publique contre l'avis unanime des évêques de la province; puis, il la imposée aux communautés religieuses en profitant indignement de la pénurie des institutions de charjté., A J’abri de sa Loi des liqueurs, discutable en soi, il a constitué, en faveur des brasseurs de bière et au détriment des marchands de vin, un monopole monstrueux.II a vicié sa politique des bonnes routes, excellente en soi, par une application irréfléchie, non méthodique, dont un grand nombre de municipalités subissent aujourd’hui les conséquences onéreuses.En plusieurs occasions, il a fait fi des principes fondamentaux de la justice et de la légalité.Depuis la dernière élection générale, il a profité de sa force majoritaire pour bâcler en cachette les affames de la Banque Nationale et de la Machine agricole et faire échapper aux conséquences de leurs actes les hommes responsables de leur mauvaise administration.Plus que cela, il a employé le crédit de la province à bonifier un capital avarié, à faire payer au pair des titres de nulle valeur.En voilà plus qu’il ne faut pour induire les honnêtes gens, les esprits indépendants et désintéressés, les électeurs qui placent les principes d’ordre social et le bien public au-dessus des mesquins intérêts de parti, à voter contre les candidats du cabinet Taschereau.Même ceux qui ne désirent pas la chute du ministère mais son amélioration doivent souhaiter gu’une salu- diri-certitude .appartient en propre et pour tou-jjours.En pays de régime électif, il n’est pas bon que les homines nu pouvoir se croient trop sûrs d’eux-mêmes et de tout le monde.A Québec comme ailleurs, le gouvernement, surveillé par une opposition vigilante, accrue en nombre et en valeur, n’en sera que meilleur et plus fort, pourvu qu’il sache profiter de la leçon.M.Sauve a donné des preuves de bonne volonté, de cou-rage et de persévérance; il a une connaissance étendue et approfondie de la plupart des problèmes de la province, de la pro-vinçe rurale surtout.Personne ne doute de sa probité et de son désintéressement.Il mérite d’être soutenu et fortifié par un nombre plus grand de collaborateurs efficaces.bre mollement stable, ou qu'il leur est possible de s'accouder à l’éclatante blancheur d’une nappe, près d’une tasse d’où s’échappe l’arome grisant du café, pour griller une cigarette blonde.4c 4e ^ Je vérifiai une fois de plus cette vérité connue quand, me trouvant par hasard en selle, ou en sellette, près d’un homme éminent' dans la littérature canadienne et dans la magistrature, je crus bon de lui solliciter une entrevue sur le livre canadien puisque nous entrons dans la semaine du livre canadien.Au Junch counter on ne parle pas; on échange tout au plus des boutades comme lorsqu’on se rencontre dans des endroits où la conversation est ou semble interdite, au spectacle, au prétoire, à un enterrement ou en tramwag.—Une entrevue?qu’est-ce que vous voulez que je vous dise?Suis-je facile à entrevoir ou même à voir?Entrevoyez-moi ou voyez-moi à votre gré.— Vous étés auteur — et c’est la semaine du livre canadien?— Et qu’est-ce que la semaine du livre canadien?¦— C’est à peu près la durée de sa faveur.On peut s’occuper des autres pendant cinquante et une semaines, mais lui n’a qu’une semaine de vogue.— Savez-vous une chose, c’est que mes livres à moi n’ont corn mencé à me payer que lorsqu’ils ont été.traduits en anglais".Nous avions un autre voisin, éminent naguère dans la politique et aujourd'hui éminent dans la littérature : -r- C'est drôle, intervient-il, le sénateur X, qut est historien, me faisait exactement la même observation.^ ^ Ce n’est tout de même pas difficile à comprendre.Un livre, dès I qu’il offre un certain intérêt par le -1 fond, ne perd pas toute sa valeur à la traduction et par contre, étant traduit, il passe d’un marché de deux millions sur un marché de 110 millions et plus.Il va de soi qu’il peut avoir plus de preneurs.Voilà une chose que nous ne devons jamais oublier ici, Vexiguïté de notre marché.C’est l’un des plus petits du monde entier.N’êst-ce pas une raison de plus pour que tous ceux qui veulent réellement le développement de notre littérature, qui est l’une des plus nobles et des nantes expressions de l’âme d’une nation, la favorisant de toutes leurs forces?Les gens riches le peuvent.Sans doute ils doivent exercer un certain Jugement, une certaine réserve, Là littérature ne doit pas servir à alimenter les imprimeries mais les cerveaux et les coeurs.Les trois quarts des oeuvres qui ont vu juste chacun un à surveiller.La di-«minution du nombre des ministres entraîne l’abaissement des frais généraux du cabinet.Ce n'est P»s une très grosse économie, mais c'en est une.A maintes reprises, lorsque des critiques de notre régime parlementaire ont conseillé une politique d’économie à M.King, ils ont signalé en même temps l’excès de ministres que nous avions, si l’on peut dire, et la nécessité de pratiquer de» coupes dans Je taillis ministériel.A venir aux élections, M.King ne s’est pas soucié de donner suite à ces propositions de réforme.Maisi la hache populaire a malgré lui éclairci le taillis.Le contribuable ne s’en portera que mieux.On a cédé à la tentation, depuis une vingtaine d’années, de multiplier le nombre des portefeuilles, surtout pendant la grande guerre.Il y a eu quelques fusions de ministères ensuite, mais pas assez.Dorénavant, que M.King garde le pouvoir ou que M.Meighen lui succède d’ici peu, l’un et l’autre seront bien avisés de s’en tenir à ce nombre réduit de portefeuilles, pour la sage administration du pays et l’économie générale.Les cabinets les plus nombreux ne sont pas les meilleurs, s’ils peuvent être les plus populaires parmi les politiciens qui aspirent à un portefeuille, un jour ou l’autre.Une autre “atrocité” L’affaire Charteris, éclatée ces semaines-ci aux Etats-Unis, a démontré de quelle façon les bureaux de propagande militaire anglaise ont berné pendant la dernière grande guerre le public des principaux pays du mojide, en racontant, avec' pièces apparemment officielles à l’appui, l’atroce histoire, — dont l’auteur vient d’admettre la fausseté absolue, — d’une usine allemande où l’on faisait fondre, prétendit-on, des cadavres de soldats pour en extraire de la glycérine destinée à la fabrication d’explosifs.En marge de cette macabre mystification, qui émut et indigna tant de braves gens trop crédules, une revue de New-York rappelle un autre récit de guerre, imaginé de toutes pièces par un correspondant, et qui a lui aussi fait son tour de la presse et du public anglais.C’est celui d’un représentant du Daily Mail de Londres, qui raconta en '1922 comment il inventa une histoire de réfugiés de guerre mise par son journal au compte des Aiieanands en Belgique.Le Daily Mail lui avait télégraphié qu’il lui fallait dos récits de réfugiés.A la suite d’un copieux dîner pris dans leîf alentours de Bruxelles, le correspondant, — un certain ca- d’une infirmière tant que cela est indispensable; des femmes charitables se substituent ensuite à celle-ci et continuent, la période critique passée, son ministère facilité.L’oeuvre a cette année, comme tous les ans, grand besoin de vêtements.On peut lui en adresser d’usagés, à condition qu’ils soient propres, au numéro 118, rue Cher-rier, siège de son dispensaire, ouvert deux fois la semaine, le mardi et le vendredi, à 2 heures 30 de l’après-midi.La partie de cartes, suivie de la vente de la tire, a lieu au Windsor, à 3 heures de l’après-midi, le 25 novembre.Une coutellerie Community plate offerte gracieusement à 1 oeuvre sera mise en rafle durant l’après-midi au profit de l’oeuvre.On peut obtenir billets et renseignements chez Mme Ernest Girar-dot, 328, rue Sherbrooke est, et chez Mme Edouard Montpetit, 713, rue Saint-Hubert.— L.D.Ceux qui luttent En Saskatchewan du èerveau de leur auteur ou elles n’avaient qii’une existence falotte et confuse.Et cela, nombre d’auteurs sont prêts à l’admettre.Nous ne pouvons faire le reproche d’indigence à notre littérature.Elle produit trop plutôt que trop peu, —• trop peu de chefs-d’œuvre, trop peu d'oeuvres fortes, bien conçues et bien exécutées et trop de livres faibles, vagues par le fond et flous par l’expression.Mais n’empêche que cela n’excuse pas Vindifférence du public.Tel public, tels auteurs.Le jour où celui-ci sera plus curieux des choses de l’esprit, plus connaisseur, plus artiste, plus amoureux des belles choses et moins frivole, le jour où il pourra déserter le roman fade pour s’occuper de choses sérieuses, nous aurons sûrement plus d'ouvrages relevés.On peut aire, sans paradoxe, que la demande crie l'offre dans ce domaine.Je cite à peu près les vers de Hornier, que Je trouve d’une application très juste: le jour n’auraient jeûnais dû sortir- pitaine Wilson, -r- écrivit la na- j.a- -m— vrante histoire d’un bébé de Cour- beck Loo, sauvé presque miraculeusement d’un incendie allumé par des troupiers ivres et qui l’avaient jeté nu dans les flammes.Le correspondant raconta si bien sa fable que Je lendemain le Mail reçut 5,000 lettres de toutes les parties du Royaume-Uni, dont les signataires offraient tous d’adooter le pauvre bébé.Le surlendemain, des colis de vêtements pour enfant arrivèrent à pleines voitures aux bureaux du Mail.Et même la reine-mère Alexandra, —- cette excellente souveraine dont les journaux d’hier ont annoncé la mort à Tà^e de 81 ans.— se fit prendre au récit du Mail.Le correspondant du Mail, averti par son iournal de lui envoyer le bébé orphelin en Angleterre, prit le parti ingénieux d’ajouter à son récit imaginé entre le fromage et la dernière rasade de vin, en câblant au Mail: “Impossible.Enfant mort, hier, maladie très contagieuse, funérailles immédiates.” Le publie le crut et ce fut une atrocité de plus au compte des Allemands.G.P Henri BOURASSA U" actualité.4, I La semaine du livre canadien Pour ceux qui ne sont ni gnur-mands ni gourmets soit par tempérament, sott par rrtanque d'argent ou de temps, le lunch counter offre un refuge commode.On est là dans une posture baroque, ni debout ni assis, comme suspendu entre ciel et terre dans un équili- bre trop instable pour qu’on l’affectionne longtemps.Les fourmis courent parfois sur le cotnptotr, pt | , mais toujours dans vos jambes bal^ lantes où la circulation s’arrête; et cela vous rapjyelle à la nécessité de brusquer le repas.En ces endroits on ne rencontre que des dîneurs pressés et des estomacs oppressés.Ce n’est pas le lieu où le journaliste fait facilement la cueillette de l’entrevue.Les gens ne sont disposés à parler que lorsque leur séant a trouvé sur le ressort d’un bon fauteuil un iqutH- Pu1squ« malr-i te» Jours d« deuil et de misfcre.Tu trouve» un héros dès qu'il est nécessaire.Il en est des écrivains ce qu'il en est des héros pour la France, selon le poète.Nous aurons un grana historien et un grand philosophe, votre un grand romancier, quand le public, capable de s’intéresser à autre chose qu’à la lecture de ta Presse, sera prêt à l’accueilltr et à l’estimer à sa valeur.Il faut donc travailler sur la masse, tacher d’affiner le goût, d’éveiller la curiosité intellectuelle.On a souvent demandé st nous avions une littérature.Si on voulait prendre notre avis, on admettrait qu’on manque moins do littérateurs encore que de lecteurs.La semaine du livre peut avoir des avantages.Si le livre canadien jouissait d une seule semaine pendant l'année de faveur unanime, ce serait déjà progrès.Il est en général délaissé et c’est parce qu’ii sait qu’il sera traité en Cendrillon qu’il ne prend guère la peine de se parer.Si un bon jour ta bienveillance du public veut s'occuper de lui, elle opérera comme la baguette de fée de la marraine de Cendrillon NEMO Bloc-notes Moins de ministres Un des résultats à coup sûr inattendus, mais certains, de la dernière élection générale, c’eat la rédaction de la somme affectée chaque année au traitement des ministres.En effet, la déconfiture de hait membres du ministère King et !e remaniement du cabinet comportent un moindre nombre de titulaires de portefeuilles; et il y a aujourd’hui des ministres qui en détiennent une couple, quand, avant le 29 octobre, ils en «valent Au profit de V Assistance maternelle L’exposition de M.Horatio Walker “Si j’étais millionnaire et piaraly-liquc au point de ne pouvoir que difficilement sortir de mon château, j’achèterais de beaux tableaux, j’en couvrirais les murs d’une vaste salle et je.voyagerais”, disait quelqu’un qui était pauvre et en bonne santé (mais qui est content de son sort en ce bas monde).Abstraction faite de ce qu’il contient de déraisonnable, ce discours est marqué au coin du bon sens et de la vérité.Rectangles de toile ou de papier transformes par le génie ou par le talent, les beaux tableaux sont tout un monde.Sans être millionnaire on a parfois l’occasion en notre ville, ou la fumée et la suie sont abondantes et les musées, rares, de voir de beaux tableaux, de jolies aquarelles Ces jours-ci, ] donner le pi a relies de maîtrcv aux “Watson Art Galleries ou sont exposés une vingtaine d’aquarelles du peintre Horatio Walker.I/artiste canadien Horatio Walker s’est fait une réputation enviable comme peintre de la vie rurale du vieux Québec.Quelques-unes de ses toiles lui ont valu d’etre comparé à Millet.Parmi les aquarelles de M.Walker exposées aux “Watson Art Galleries” en ce moment, le public remarquera sans doute: “Récolte de pommes de terre"; “Le hallage du bateau à foin”; “la Traite du matin” (une étude), “Veaux au printemps”, “Fillette donnant la moulée aux veaux”, “Femme en train de traire", “Boeuf à l’étable”, “le Déchargement du bateau à foin , Jeune paysanne canadienne”, “Un bûcheron”, plusieurs paysages, etc.M.Walker a un vif sentiment de la nature: il l’aime et la comprend.Aussi ses aquarelles sont-elles saisissantes de vérité.Dans son réalisme, M.Walker met une délicatesse qui lui vient justement de son amour vrai de la nature.Jamais la délicatesse jaillie d’une telle source ne stagne dans la mièverie; elle ne peut qu’ajouter la grâce à la puissance.M.Walker, d’ailleurs, a poussé la conscience jusqu’à aller habiter le coin de l’univers qu’il s’est donné pour mission d’interpréter.Il possède, en effet, un atelier dans Pile d’Orléans.La ‘Récolte des patates nous montre un habitant en train de verser dans une poche que tient une fillette un boisseau où il reste encore quelques pommes de terre.11 vide avec précaution comme s’il s’agissait dfun trésor.Au fait, la récolte, qui permet à lui et aux siens de vivre, est véritablement un trésor, un trésor arraché au sol avec beaucoup d’effort et de fatigue.Il n’v a donc rien de surprenant à ce que les humbles tubercules paraissent un peu comme des perles à ses LA FETE ANNUELLE DE SAINTE-CATHERINE LA La fête de 1» Sainte-Catherine, c’est la première neige.Il est rare que notre automne canadien nous déçoive à ce sujet.Si la neige vient à manquer, jamais ne manque, par contre, la tire de l’Assistance maternelle.C’est devenu une pratique invariable.L’ingénieuse charité de Mme la présidente a gredfé sur une coutume frivole un moyen d’aider scs protégés.Elle a besoin de secours, cette oeuvre de l’Assistance maternelle, car le nombre de ses protégés augmente sans cesse.Fondée en 1913 seulement, elle est devenue l’une de nos oeuvres les plus importantes et le chiffre des mères qu’elle a secourues atteint déjà 9,000.A trente jours de visites et de secours par assistée en moyenne, sans compter les visites supplémentaires, cela représente le joli total de 180,000 jours de travail charitable.Et, sauf erreur, il ne s’agit ici que du comité central à l’exclusion de tous les comités paroissiaux, si vivants et si agissants qu’ils ne laissent pas dans le dénument une seule mère expectante, que dans la ville de Montréal, chez les catholiques de langue française, on peut affirmer que pas une mère indigente n’est obligée de se rapporter à la^capricieuse charité des voisins ou des parents, mais qu’elle peut compter sur les secours bien organisés, complets, efficaces •de l’Assistance maternelle paroissiale.L’assistée a désormais les secours Nos compatriotes de la Saskat-chewan visiteront assez prochainement la province de Quebec.On leur fera — et nous avons sûrement été parmi les premiers à le réclamer — le fraternel accueil qu’ils méritent.Nous avons bien des fois déjà parlé des oeuvres poursuivies là-nas par les catholiques de langue française, de leurs luttes et de leurs sacrifices.Mais combien, dans cette province où nous bénéficions de tant d’institutions, qui nous prütè gent normalement, sans que nous ayons presque à nous on occuper, sè rendent compte du travail qu’exige de nos compatriotes la volonté de survivre, catholiques et français comme leurs pères?On trouvera ci-dessous une lettre publiée dans le Patriote de l’Ouest par le président de l’Association catholique des Franco-Canadiens de la Saskatchewan, M.Raymond Dcnys, et qui jette sur ces luttes un jour intéressant.M.Dcnys n’a point écrit cet appel pour faire de l’effet chez nous, il ne l’a même pas écrit pour remuer ses concitoyens de la Saskatchewan.Cette lettre est simplement l’une de ces communications que de temps à autre, les chefs a-dressent là-nas à leurs soldats.EiUe n’en est que nlus significative.Nous recommandons la lecture de ce document: on y verra que nos compatriotes, pour lutter contre les circonstances hostiles, ont dû établir là-bas une sorte de ministère défensif, qu’ils soutiennent de leurs deniers.Et par M on connaîtra mieux encore leurs mérites et la qftialité de l’accueil qu’il conviendra, le mois prochain, de leur faire.— O.H.LA CAMPAGNE FINANCIERE DE L’A.C.F.C.— BEAU GESTE DE L’UNE DES MEILLEURES PAROISSES DE L’ARGHIDIOCE-SE DE REGINA — LE LAC PELLETIER ENVOIE $200.00 A L’A.C.F.a La paroisse du L*c Pelletier n’es1 •pas l’une de celles dont l’on parle •le plus souvent.Située au N.O.de Ponteix, sur de magnifiques terrains à culture, elle compte une population prospère qui ne semble pas s’être aperçue des années de crise que la classe agricole a traversées'.Jusqu’à ces temps derniers, on savait vaguement qu’il y avait quelque part dans la province une paroisse qui portait ce nom, mais comme il ne s’y était jamais rien ¦passé d’extraordinaire, un bon nombre d’entre nous ne savaient pas exactement dans quelle direction elle pouvait bien se trouver.BEL EXEMPLE DE GENEROSITE Mais voilà qull y a quelques so- yeux.La fillette, elle, tient le sac avec patience.Jeune encore( elle ne montre pas le même souci que son père et tout en tenant bien le sac, elle regarde au loin.Elle porte un gros jupon, de grosses bottes, et son bonnet rouge laisse tout juste dépasser quelques mèches sur le front et une natte tordue en tor-quetic sur la nuque.Le père porte un large chapeau rie paille qui ne laisse voir qu'une partie de son visage.Il est musclé, durci par le travail.Ses épaules sont larges, un peu ployées, et ses longs bras »e terminent par de fortes mains.Au second plan, on distingue la mère, qui, un genou en terre, gratte le sable lentement.Cette aquarelle est sobre de ton.PHILISTIN V Il faut pousser la propagande ! - » ~—- C’est plus que jamais le temps de lire le Devoir — Une offre nouvelle Nous avons supprimé l’offre particulière que nous présentions à nos lecteurs, mais c’est plus que jamais le temps de lire le Devoir et de pousser à sa propa-gande.Voici que commencent les élections partielles provinciales, qui promettent d’être très contestées, et l’èleo-tion fédérale de Ragot, où l’on dit que M.Meighen lui-même paraîtra.Après cela, cc sera la session fédérale, avec tout l’imprévu qu’elle peut receler, et la session provinciale.Aprè^ cela, dans quelques semaines peut-être, de nouvelles élections fédérales.Est-il meilleur temps de lire un journal libre et renseigné?Est-il meilleur temps de le faire connaître?Pour faciliter la besogne de nos amis, et pour permettre à un plus grand nombre de faire connaissance avec le journal, nous fractionnerons l’abonnement.Nous donnerons ties abonnements d’ UN mois à 60 sous, de DEUX mois à $1.00, de TROIS mois à $1.50, tous payables d’avance naturellement, par chèque accepté ou mandaNposte payable à Montréal.Ces abonnements ne valent qu’çn dehors de Montréal et de la banlieue, et pour le Canada seulement.Que l’on profite de cette nouvelle offre! maines.on publiait dans le Patriote, la liste des paroisses ayant participé, dans le Sud de la province, à la campagne du Patriote; et le Lac Pelletier y occupait ia première place; distançant de loin, toute» les autres paroisses, et décrochant haut la Tnain, le prix offert par Mgr Z.-H.Marois, de Régina.C’était magnifique; mais on pouvait supposer que c’était un accident, bien que nos chefs sachent fort bien que, pour préparer des accidents de ce genre, il faut que quelqu'un dans la paroisse ait montré beaucoup de dévouement, et donné beaucoup de son temps.Mais cet accident se renouvelle une fois encore, et le Lac Pelletier, qui avait déjà si noblement fait son devoir envers le Patriote, vient d’envoyer au Comité exécutif de l’A.C.F.C.un superbe chèque de plus, de $200.00.On avait demandé un minimum de $1.25 par famille, et, dépassant du premier coup l’objectif visé, nos amis du Lac nous envoient une cotisation qui atteint presque $3.00 par famille.Us étaient déjà les premiers sur les listes des bienfaiteurs du Pa-triote, et il semble bien qu’ils ont pris les moyens voulus pour l’être également sur les listes de l’A.C.F.C.Nous remercions bien sincèrement, avec émotion, le cercle du Lac Pelletier pour son magnifique effort.Nous savons que ce résultat représente beaucoup de travail, beaucoup de générosité, beaucoup de patriotisme, et nous félicitons, an nom de ta cause, nos amis du Lac Pelletier, qui n’ont épargné ni leur temps, ni leur peine, pour répondre à l’appel de l’exécutif.UN DEVOIR A REMPLIR Si tous nos groupes, si toutes nos paroisses se rendaient à i’appel avec le même empressement, la tâche de nos organisations serait bien simplifié et la lutte nationale plus facile et phis réconfortante.Cette cotisation qui est demandée à travers la province est pour nos associations une question de vie ou de mort.La cotisation obligatoire a été abolie.On a voulu que personne me puasse prétexter la pauvreté pour ne pas faire partie de l’Association.Tous ceux qui sont de race française et catholique appartiennent par le fait même a 4’A.C.F.C.Mais les ressources qui nous étaient procurées par la, cotisation obligatoire doivent se trouver par d’autres moyen».Depuis le prlntamp», nos organisations ont lait un travail considérable.Leur activité est prouvée par le fait que le* dépenses nécessitées par le bureau: timbres, télégrammes, téléphones, circulaires, papeteries, etc., ont dépassé $80.par mois.Depuis de» années, à chaque convention, les délégués demandaient la nomination de Visiteurs d’école, l’établissement d’examens scolaires français et la création d’un Secrétariat Permanent.Os trois demandes si légitimes, et d’une portée si considérable ont obtenu des solutions satisfaisantes.Nous avons nos Visiteurs d’écoles, et leur réputation est telle que nous «avons qu’ils accompliront sans défaillance la tâche si noble qui leur a été confiée.Les examens scolaires qu’on n’avait prévus que pour 1926, ont eu lieu cette année; Lis ont obtenu un magnifique résultat, et ils se continueront chaque année.Far l’intérêt qu’ils ont soulevé, par l’encouragement qu’ils ont apporté au personnel enseignant, et aux élèves, ces examens ont prouvé qu’ils étaient l’acte pratique le plus considérable posé par nos organisations depuis plusieurs années.Quant au Secrétariat permanent, il est inséparable d’une organisation vivante et agissante.Sa disparition enlèverait à nos oeuvres Fun de leur* principaux moyens d’action.Noua avons enfin actuellement à nous occuper du pèlerinage de la Saskatchewan Française vers l’Est, pèlerinage qui répond au voeu général de nos populations et qui est accueilli avec une franche sympathie par tous les journaux de la vieille province.Seul», ceux qui participent activement à cas différents mouve-* ments, peuvent se rendre compte de la quantité énorme de travail qu’il nécessitent.Mais ce travail est nécessaire, il est indispensable au développement de la vie nationale dan* notre groupe, au plein épanouissement d’une mentalité française dans notre jeunesse.C’est parce quelles sentent cela, qae nos organisations font appel à la générosité patriotique de tous les Franco-Canadiens soucieux de l’avenir de la race, â tous ceux qui comprennent qu’il existe, pour chacun de nous, de« problèmes plus élevés, et plus graves, que ceux que nous apportent les préoccupations matérielles de ln vie quotidienne.LA QUOTE-PART DE CHACUN On ne fait rien avec une caisse vide — Quelqu'un disait récemment: “Une organisation sans argent, c’est une automobile «ans ga-zoline”.La comparaison est juste, elle est frappante.{Suite à la page 2) Pendant LA SEMAINE DU LIVRE CANADIEN, faites vos achats au Service de librairie du Devoir, 336, rue Notre-Dame est.Remise de 10 % sur tous les livres canadiens que nous avons.On trouvera une liste de nouveautés en huitième page.LE DEVOIR a constamment favorisé la littérature du terroir.v LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 21 NOVEMBRE 1925 VOLUME XVI - No 273 OBSÈQUES DE M.LAMARCHE Mgr BELANGER A CHANTE HIER MATIN LE SERVICE FUNEBRE DE M.AZAIRE LAMARCHE — NOMBREUSE ASSISTANCE Les obsèques de M.Ararie Lamarche, ancien éehevin, décédé le 18 novembre, à l’Age de 75 ans, ont eu lieu hier matin, à 9 heures, à l’église Saint-Louis de France.Un landau chargé de fleurs précédait le corbillard.Parmi les parents qui conduisaient le deuil, nous avons remarqué: MM.Joseph-Paul et Joseph-Azarie Lamarche, fils du défunt; Camille et Joseph Lamarche, ses frères; Jean Lamarche, son petit-fils; Al bert-P.Beau-chemin, son beau-frère; Mastaï et Gaston Lamarche, Alexandre et le Hervé Gareau, ses neveux.Le cortège a quitté la demeure du défunt, 14 Parc Lafontaine, à 8 h.45 pour se rendre au temple paroissial.La levée du corps a été fait par Mgr J.-A.Bélanger, curé.dc la paroisse qui a aussi chanté’le service assisté du rév.P.Léon Le-bel, SU., comme diacre, et de M.l’abbé B.Poirier, comme sous-diacre.Sous la directibn de M.Alex.-M.Clerk, maître de chapelle, un choeur de quarante voix chanta la •messe die Pérosi.M.Antonio Lé-tourneau touchait l’orgue.Les solistes furenst MM.Joseph Saucier, Emile Gour; J.-E.Monday, Germain Lefebvre et Damien Bertrand.Dans le cortège : l’hon.Rodolphe Monty, MM.Constant Gendreau, Gordien Ménard, Wilfrid Durhes-nay, Joseph-M.Bmstien, Ohézime Gauvreau.Raymond Bastien, M.Bourdeau, Richard Duckett, Lester Mercier.Auguste Dufresne, Charles Marchiîdon.Jacques Lebel, M.Barbeau, Napoléon Rochon, E.-J.Moffatt, G.de Pass, Dr P.Gauthier, J.-A.Lespérance, H.Richard, Aimé Leblanc, Gustave Valois, R.Du-charme, E.Fusey, Guy La Mothe, S.Fournier, Henri Leblanc, Pierre Vézina, Henri Vian, Odilon Martel, L.-E.Chagnon, J.-A.Rochon, G.Trudel, Delphis Rastoul.J.-N.Leclerc, Roch Forest, Arthur Vail-lancourt, Ovïk Baigné, J.-R.Hur-teau, R.Roby, E.Larose.G.Lavallée, H.Baigné, P.-J.Marsan, J.La-brecque.Henri Caron, J.Jeanotte, D.Mercure, A.Lavoie, E.Filion, Antoine Boileau, Albert Ducharme, Napoléon Lechasseur, A, Lavoie, A.-L.Gaudet.D.Langclier, J.-O.Labrecque, J.-A.Ouimet, R.Nor-mandin, L.-C.Mercure, Henri Labrecque, Adrien Mercure, Eucharis-fe Mercure, Dr J.-E.Pévost, Paul Labecque, L.-A.Lavallée.J.-N.Perrault.Dr .T.-A.-E.Beaudoin, O.Campeau.Jame.s et Jacques-Emile Laurin, J.-E.Monday, Paul Clerk, F.-C.Larivière.Saint-Jean Des Rosiers, P, Bourdua, Eugène Guil-bault, T.-Arthur Fauteux, Dr J.-B.Prince, C.-H.(Lalnnde., l'ex-éche-vin Joseph Lamarche Dr J.-D.Gauthier, Dr H.Lebel, Aimé Cousineau, V.-E, Beaupré, Adrien Desrosiers,• Charles-Auguste Bertrand, Jean Mélançon, Edmond Mélancon.Georges Beauregard, C,~J.Bèland, C,-F„ Fauteux, Félix Desrochers, C.-D.Bertrand, E.Bouchard.Antonio Jeannotte.Ludger Beau champ, Vfateur Fnrlev, Pierre Desforges, Dr Léopold Desforges, L.-J.Lafond.O.Lemav, E.Genest, J.-Ar-mand Morin.Albert Fauteux.L.-P.Levasseur, Raymond Bastien.Arthur Caron, de Vaudreuil.P.Melan-con.Georges Gtiimond, Conrad Manseau.L.Lemoyne, Dr A.Dutil-ly, A.Champagne.CEUX QUI LUTTENT (Suite de lu première page) C’est cette gazoline — c’est-à-dire les moyens de faire fonctionner avec sucuès nos organisations, que l’A.C.F.C.demande aujourd’hui au groupe de langue française de cette province., La quoes assemblées de M.Amédée Sylvestre, candidat libéral, sont les suivantes: Samedi, 21 novembre, (aujourd’hui), à 10 heures a.m., Lanoraie; à 2 heures p.m.Lavaltrie.Dimanche après la messe, St-Ignace; iu | après les vêpres, île du Pas.Lui es : 23, j T , 1 réalisées serviront toutes, jusqu'au après les vêpres, ile du Pas dernier sou, au développement des j 23, jour de la nomination.Réunion mndi, .jour de intitiatives commencées cette an- à Berthierviile.Mardi, 24, à 10 h.née.! a.m., St-Norbert; à 2 h.p.m.à St Nous sommes sûft que cet appel Outhbert.Mercredi 25, à 2 h.p.m., sera entendu d’un bout à l’autre de à St-Barthelémv.Jeudi, à 10 boula province, et que toutes nos pa- res a.m., à St-Charles; à 2 h.p.m., roisses tiendront à imiter lt» si beau à St-Damien.Vendredi, 27, à 10 geste de colle du Lac Pelletier.j h.a.m., à St-Zénon ; à 2 h.p.m., a Conférences du dimanche au Monument National , pimanehe.le 22 novembre 1925, a.v P-m'> M.le docteur C.-N.\ nlin, dans sa conférence sur l’hy-giènc, traitera du sujet suivant: Principes d’alimentation rationnelle .avec projections lumineuses.La conférence ordinaire de M.J.-B.Lagacé, sur l’histoire de l’art, qui devait avoir lieu le même jour à 8 heures du soir, sera remise au dimanche 29 novembre.Remerciements Les régions de Vonda et de Saînt-I.ouis-Hoey avaient déjà, dès cet été, fourni des contributions substantielles, Radville, Willow-Bunch, Abertville, Graveloourg, St-Victor et quelques autres centres ont envoyé aussi des montants apprécia-bles.Il est nécessaire que ces exemples soient suivis et que d’ici Noël, nous ayons pu équilibrer notre budget.On troqve de l’argent pour les oeuvres paroissiales.C’est beau, c’est magnifique; mais il faut que l’on comprenne bien que nos oeuvres nationales sont peut-être plus importantes encore, parce que jusqu’à un certain point ce sont elles qui protègent l’avenir des autres.RAYMOND DENIS.président général.Le R.F.Marie-Victorin au Cercle Universitaire Les membres du Cercle universitaire entendront, le 28 novembre courant, à sept heures du soir, à l’issue d’un dîner-causerie où il sera l’hôte d’honneur, le R.F.Ma-rie-Victorin, des Ecoles Chrétiennes, professeur de botanique à l’Université de Montréal, membre de la Société Royale du Canada, et l’un des hommes qui connaissent le mieux les richesses naturelles de notre province, pour en avoir exploré les régions les plus ignorées du grand 'oublie.Sous le titre prometteur: Au portique de la Lan-rende, il entretiendra son auditoire de certaines de ses observations.Il y aura projections lumineuses originales.M.Augustin Frigon, docteur ès-sciences de l’Université de Paris, directeur de l’Ecole Polytechnique de Montréal et de l’enseignement technique de notre province, remerciera le conférencier.Assemblées de M.Marchand Liste des assemblées de M.Vic- j tor Marchand dans le comté de Jacques-Cartier: Samedi, 21 nov., 8 heures du soir, à Dorval dans la salle de l’hétel de ville; Dimanche.22 nov., 2 heures de l'après-midi, à St-Laurent, salle de l’école Beau-dot: lundi, 23, 2 heures de l’après-midi, dans la salle de Dhôtel de ville de Lachine; mardi, 24, 8 heures du soir, Cartierville, salle voisine de l’église; mercredi, 25, Ste-Anne de Bellevue, à 8 heures du soir; .jeudi, 26, Lachine, grande assemblée avec radio, à 8 heures du soir; MM.Taschereau et Mercier adresseront la parole ainsi que M.Theodule Rhéaume, en plus du candidat; vendredi, 27, 8 heures du soir, Pointe-Claire; samedi, 28.8 heures du soir.Ville Lasalle et Valois; dimanche, 29, après la grand’inesso à Ste-Genevieve; dimanche 29, 8 heures du soir.Dominion Pare, Lachine.Les whips choisiront leurs sièges St-Miehel.Samedi, 28, à 1 h.p.m., à St-Gabriel de Brandon.Lundi Sroehain, à la réunion de Berthier, I.J.-E.Caron sera présent et adressera la parole., Toutes les assemblées sont contradictoires dans le comté de Berthier.Comptables Preparez-vous ! Aux Examens des Associations Comptables (C.A.) (L.I.C.) EN SUIVANT LES COURS PAR CORRESPONDANCE DE L'ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES DE MONTREAL FMidO par U GooTern»m«nt de U Pro-lnee de Québec (Détachée at adresses.noua le coupon ci-dessous) Eeels des Hautes Etude* Commerciales de Montréal Gain Vlcer et 8t-Hubert Montréal Adressez-moi, par retour du courrier, votre Brochure “L'ECOLE CHEZ SOI" que je pourrai garder sans aucune obligation de nia part de suivre vos cours.^ .Occupation.A dresse .E-21 Dans Argenteuil Liste d’assemblées que tiendra M.Rodger: Ce soir, à St-Philippe, orateurs: MM.At ha nas e David, Rod^er.le Dr Anatole Plante et autres; a Saint-André, M.Jacob Nicol, M.Rodger et autres; à Grenville.Dimanche après la grand’messe, à Saint-Michel, au Lac des Seize Lies, à Saint-Adolphe de Howard avec M.David; à Pointe-aux-Chè-nes et à Carillon, avec M.Nicol.Lundi après-midi, jour de la mise en nomination, à Lacliute, orateurs: MM.David et Nicol, M.Rodger, M.J.-L.Legault.Lundi soir à Calumet, avec M.Nicol, MM.Rodger et Legault; le même soir, à Saint-André, avec M.David.A TAcadémie des sciences M.GEORGES CLAUDE PRESENTE UN APPAREIL MERVEILLEUX L’Académie des sciences et ses auditeurs ont vu, le 29 octobre, un ap- Beauté de la Chevelure Cheveux épais, soyeux, pleins de xie pareil extraordinaire, un “stroboscope’’, un créateur d'illusions, qui remplace les images les plus réelles par Jes figures les plus trompeuses, si bien qu’en pleine Académie, M.Georges Claude avait dû l’entourer de “garde-fous’’.Une hélice tournant à des milliers de tours paraît immobile grâce aux éclairs lumineux qui la frappent et qui sont de même fréquence.L’hélice semble tourner plus ou moins lentement en avant selon que la fréquence lumineuse est moins grande que le nombre 'de tours, et parait même aller en arrière, si la fréquence lumineuse est plus grande.Des poulies qui tournent dans un sens à grande vitesse paraissent tourner dans le sens contraire, etc.Plusieurs sources lumineuses (par les tubes à néon) produiraient airisi les apparences les plus fantastiques.Mais ce “stroboscope” n’est pas seulement un jeu, il permet l’étude LA PIPE Cavité Pas de tige ni tube malpropre et infect Ne se bouche pas, ne râle pas; jamais de Jus de tabac dans la bouche.Procédé simple, hygiénique, efficace Chez les marchands ou par la poste $1.00 La Cavité “Cavité Extra”, pipe de luxe, $2.50 E.-N.CUSSON.7062, ST-DENIS.MONTREAL.de mouvements les plus rapides sous l’apparence de mouvements lents, il facilite l’équilibrage si délicat des grandes turbines, le contrôle des milliers de broches dans les filatures, etc.On pourra même l’utiliser pour éclairer les phares beaucoup plus puissamment avec la même dépense d’énergie.Notes maritimes Le Canada, de la Cic White Star-Dominion, doit arriver à Montréal ce soir.Ce paquebot, qui vient de Liverpool et de Queenstown, a fait escale à Québec ce matin.Le Montnatrn, du Pacifique Canadien, est arrivé à Québec ce ma- NATURELLE DU BASSIN DE.VICHY SOURCE CAMILLE En VtNTE CME.2.TOUS LM Pharmaciens %Ajganc Générai, pour is Canoë* CUIRASSEZ-VOUS CUIRASSEZ voire Gorge, vos Bronches, vos Poumons en les défendant en les préservant par l intlMptle vol»tile des PASTILLES VALDA contre les dangers * du r»i4.de l'Huaidtlc.des Pou lit tes, des Microku POUR SOIGNER EFFICACEMENT BHBMÎS, MIDI DE 'JORGE, BRONCHITES GRIPPE, ETC.EMPLOYEZ LES PASTILLES VALDA Rtai4« mplriblc uliMptiqM Vendues partout A 35 cents la botte.portant I» nom VALDA tin.Ce paquebot vient-' de Liver» pool.\SEmpress of Scotland, du Pack fique Canadien, doit arriver à Quâ bec à trois heures cet après-midi.VA us onia, de la Gie Cunard, 4 appareillé ce matin et s’est mis ed route pour Londres.Ce paquebol commence la dernière traversée df son programme d’été.y 7 j Le frisage et l’ondulation cons-Itants brûlent à la longue la cou-1 leur, le lustre et la vie même des (cheveux, les laissant secs, décolorés, cassants, striés de gris; la ra- i (S.P.C.).—Les whips; cine du cheveu se rétrécit, puis le ups trois partis politiques se réuni-’ cheveu tombe vite.!c‘ la semaine prochaine pour Une bouteille de 35 cents de la vt , _ , * en‘pndre au sujet des sièges qui î-afraichissante et odorante Dande- M son ru» Pflui-Emii/''r»T?r L * aux ^Put*s en ! ri ne accomplira des merveilles sur îwth, remercient simPrèirwnt *iês 'person-1 ^ Bovs représentera le la chevelure de n’importe queüe iiTL-ï1.!-0"! hip" v?uju leur témoigner .1rs conservateur tandis que M.jeune fille.Ce tonique restaurateur l .-r.f.asgrain représentera ies iibé- de la beauté agit sur la chevelure raux.Un ne sait pas encore quel comme les averses fraîches et les sera le delègue progressiste.rayons du soleil sur la végétation.Comme le nombre des députés est ; Il va droit à la racine, la fortifie, la augmente de dix, plusieurs devront nourri^ aidant la chevelure à croître I'v!.sp.rf I*.ur* bureaux.On a deman* | épaisse, saine et luxuriante, dé à M.Lorke s’il préféré sieger au Faites- en l’essai pour une se-fond de la Chambre, du côté de maineî Quand vous peignerez et BOmCEAlî.irj«res maisons d'enseignement sont ccrdiafement invitées à venir visiter notre nouveau département de Patins, Bourets ôiôckiÿs) Skis LA PLUS GRANWK VARIETE AU CANADA La Maison BANCROFT Exeluaivamant canadienne.fTançaise.FOURNIT LES ACCESSOIRES DE GOURET AUX COLLEGES 1247 rue Bleur>% près St«-Catherin«, - Montréal liste (la), vers, Louis Fréchette Saint* et bienheureux de 1935 (mw) —- SI jeunesse savait., fl vieillesse ponmlt, fleevais Lachance — Souvenir du jeune âge, chanson — Un Canadien errant, chanson — Vieille église (la), vers.Iules Tremblay - Vieux chasseur Ile), conte, CJis-M.Rolssonnault Vieux airs de cher nous — Voici l’hiver, chant.TABLE DES ILLUSTRATIONS Sa Sainteté Pie XI — Le$ faits historiques de moi» en mots.12 dessins, par Edmond-J.Massicolte -Le vieux four, cul-de-lampe — St-lean-Baptlste de la Salle — Mont de la Salle, à !Uivul des Rapides -(ai cruche brisée, tifo et dessins par Masslcqtte — Cabane à /‘orée du bois, cul-dc-lampe, par Jean (lay — Le laboureur, bols de Label — Grand-père, titre par Massicotte — Bernadette Soubirom Les martyr» canadiens — Le Père Isaac loques — Le Père Jean de Brèbcuf -Le P.Gabriel lAilemnnl—Thérèse de VEnfant-Jésus Le P.EunumL d’après Ferland La croix du Mont-Royal, bois de Lebcl — Le missionnaire, cul-de-lampe - Im frayeur d’un neveu, titre et dessins par Massicotte — Elèves de la Stc-Enfance en Chine — La maison du coton, bois de l.ebel — .4 travers notre Canada : — L'ile du Prince-Edouard — La Nouvelle-Ecosse — Le Nouveau-Brunswick — Le Québec industriel — Lu vieille capitale — Montréal, la métropole — Ottawa, la capitale — L'Ontario — L'Ouest: Saskatche-ivttn, Manitoba, Alberta— L'Ouest-, Dans les Prairies — Les Rocheuses — Fai CoJombie.Ias» sucres, d’après Henri Julien — Les sucres, par Massicotte — L* v/eutk chasseur, titre et dassips par Massicotte ~~ Le chasseuir, bois de Icbel — Le rive d’un petit entier», titre et dessina par Massicotte - Jeanne Lebre — La citadelle de Québec, nar Maillard — L'érable canmlien, bote de l.cbel — Marguerite Bourgeons — Matsan-mére de la Cm- La lampe nouvelle brûle.94% d’air Le Jambon Contant est un jambon de “Chez nous” Le nom CONTANT eat sur la couenne da chaque jambon.L» Canada- avec h» autre* possession» de l'Empire, pleure la mort de la Reine-Mère, Out, véritablement mère fut cette Reine regrettée, ' Sa via ne fut qu'un long exemple de bonté et fabüitê.Sa mémoire demeurera dan» no» coeurs comme celle de la plus belle, la plus aimable, et la plu» di gne des souveraines.T.EATON C9 DE MONTREAL.IMITED Exigez.]» .IrtJunjW Téi.Bélair 7214 585, RUE MARQUETTE cours sur l'hlttoir» de France, dont la première partie est parue en a-vrif dernier.Les Normand» en Gas-pésie au deuxième siècle, c’est ie titre de quelque® pages signées par Antoine Bernard, c.s.v., l'auteur du leil.Un professeur d’anglais au séminaire de Québec, M.l’abbé Armand Dumont^ nous dit que ce sont Les cours d’été à l'Université d’Harvard.Et Monsieur Maurice Hébert, toujours sous la même rubrique, charmant livre La GGaspésie au So- Quelques Livres de chez pou», ap- Gagnon.Ajoutez à cola La Chronique de ILnivetqRé et les comptes rendus de plusieurs volume® canadiens et étrangers.Il faudrait être très exigeant pour demander un numéro phis complet et plus satis-! faisant.Le Canada français se recommande donc de lui-mème au] public instruit.Abonnement $3.00 ! par année.Gasier postal, 218, Uni-| versité Laval, Québec.(Communiqué) ! PETIT BOTTIN DU MONDE PROFESSIONNEL ===== yr égal Ion Notre-Dame — Les remparts de Québee, par Maillard — 0 Canada, par Léger — Albert Lozeau — Labourage, bois de Lebel Arme» de la province de Québec — /ai croix du chemin, hais de lahel — Le château St-Louis, à Québec, dessin de Jean Gay.On peut dès maintenant donner les commandes au Service de Librairie du DEVOIR, 336.N< Dame est, Montréal.(Téléphone Main 7460).L'exemplaire, 2o sous i (plu* 5 spu» pour le port); la dou-saine, li-50 (plus SO sous pour le ! port).Four quantités plus gran-i des, conditions spéciales.le Composé N T Chevelure du Dr RUGIO DE PARIS otre- pour fans repou *sfr I NE SEULE BOUTEILLE prouvera *on efficacité Prl* t.H.Seul dépositaire au Canada.SALON PARISIEN 4922 Ouest, rue Sherbrooke Phaaa Wntmauat 441( On a “souvent besoin fun plus "ferré” quesof*- étroit Lafontaine Arpentage » v V.?a.»-*.m ar • t -v.-V -, V ¦ -Si» v*- #1 Kémiiiiëfeiices J.-A.-U.Beaudry, I.C.Arpentage, breveta d’inventions SS BUE SAINT-JACQUES MAIN S4IS MONTERAI Dentiste' Téléphone Est »MS Dr A.Heynemand 1569 rue Saint-Denis »r*a O.BsaÜSBr — MoatréaL Médecin Con.vIta.Uoa i d.Il 4 * p.n.Dr J.-M.-A.Valois Spécialité*: Val** «rlntitea — EUctrothérap!* T*|.B*t Mit 40.BUB SAINT-DENIS Avocats T».Mata 4MJ**tM ArrhambauK & Marcotte I*.ST-JACQUES.MONTMEAL w Mieux que l'électricité nu le ga* Une nanvell* lamp* * ITiuU* qui doirn* upc lumlér* *xtr*ardliulr«n«nt brillant*, iaper et blaneh*.mtlllaur* m*m« qua i* g** ou l’éMctrtclté, vient d* iubir Pé.prouva d’*ftl«*ferC'Yilc !a mode nouvelle.En be le soie bleue, verte, pourpre ou biune, sont (les parapluies à superbes' manches de galalitlj.bakélite et autres nsrii "'vr1' * «2/ÏÏS ° Rmgnet.lis sont a petits bouts as-soitis au manche et forment une superbe collection à 12.00 et 15.00 Au rez-de-chaussée, chez EATON A RAYMONDE Une jolie blouse FUiWiaS6 ?m\S Iui.donner une blouse i i/iNIA / Elle aimera certainement sa qualité qui est cette qui distingue toutes nos marchandises EATONIA En épais crepc de Chine noir, gris, sable ou marine, nous voyons de jolis modèles a petits plis, motifs soutaehés et boutons en avant.Col en pointe ou te nouveau col transformable se por-*.an‘ haut ou bas à volonté.Tailles : 34 H 46.4.95.Au deuxième, chez EA'ÇON.' A YVETTE Une robe de chambre Lorsqu’elle s’enveloppera dans sa moelleuse robe, aux matin* Æ.""' £ Æt-Æ rÆV™»: «’•æsî, 39 50 cord£' ltî're’ co^s vanès, enfin une belle variété de 15,00 à Au deuxième, chez EATON.C’est Samedi, 28 Novembre, que (e Père Noël arrivera chez EATON Lisez son RADIOGRAMME Poste ZERO Enfin! mes enfants, nous venons de terminer le dernier jouet, et tout le monde est maintenant affairé à l'emballage.Lundi matin, à six heures, commencera notre grand voyage jusque chez EATOX.Les Gnomes me font une fête d’adieu, et nous allons nous amuser beaucoup.Monsieur Chaudron et Madame Casserole nous ont préparé un succulent repas.Leurs deux filtes, Tartinette et Guimauve, y ont mis aussi la main, la première en faisant des milliers de tartes, l’autre, de délicieux bonbons.Nous ferons du chant et de la musique, nous danserons et nous conterons des histoires.Quel plaisir nous aurons, et que j'ai hâte d’ètre à ce soir.Et maintenant, la surprise que je vous réservais pour la fin.J’ai pris des arrangements avec le père Radio pour pouvoir vous parler moi-même pendant mon voyage.Ne sera-ce pas merveilleux?J’emporte un appareil émetteur et ainsi je pourrai vous donner des nouvelles tout le long de mon voyage et vous raconter mes aventures.J'enverrai tous mes messages via le poste C K A C, la Presse.Montréal, à 7 heures tous les soirs jusqu'à mon arrivée chez EATON, samedi, le 28 novembre.Aussi que vos radios soient prêts.Mats je ne puis vous en dire plus long, cart vous comprenez, j'ai beaucoup à faire.Bons baisers du Père NOEL Pole Nord Un clown et un jongleur amuseront les enfants à la Ville des Jouets à partir de lundi Profitez des économies de la fermeture à bonne heure T.EATON C° LIMITED DE MONTREAL C’est la semaine “NE-MO‘,, à notre Corsete* rie.avait valu la guérison de Fanny.— Et la conversion de votre père.Nancy prononça ces mots avec ^tn accent si pénétré, que Nisette surprise, s’arrêta: — Nancy, s’écrta-t-elle, c’est vous qui nous avons valu cette grâce immense.Je le vois; ne vous en défendez pas.Vous vous êtes sacrifiée pour nous, j’en suis sûre! Dites, Nancy, qu’avez-vous promis?— C’est mon secret, darling.Mais ne vous effrayez pas.En voyant la douleur de votre père, la vôtre, j’ai beaucoup prié, c’est certain non seulement pour la guérison de Mme le Tersier, mais surtout pour que cette grâce découlât, celle bien plus grande encore, de la conversion de son mari.— Vous avez fait une promesse! — C’est vrai, mais, soyez sans inquiétude, je n’ai commis aucune imprudence, et le sacrifice que je me suis imposée, n’était, en somme, qu’une* douce joie.— Dites-Ie-mol, Nancy.Confiez-moi ce^secret.— Plus rien, darling.Embrassons-nous et n’en parlons plus.Songeuse, Denyse retourna dans sa chambre.Il était fort tard quand elle put enfin s’endormir.Quel pouvait être le secret de Miss Grey?Longtemps elle chercha à le pénétrer, mais ce fut en vain.— Je ne suis pas forte pour deviner les énigmes, se dit-elle, en se rappelant qu’elle n’avait pas encore su découvrir celle de la correspondance de Nancy avec M.de Cha-vernay.Deux Jours plus tard, Denyse se retrouva seule à Valeneellcs avec l’Anglaise.Maintenant tout s’éclaircissait autour d’elle.Son père venait de se montrer affectueux, tendre même.L’intimité si désirée paraissait devoir s’établir entre eux.Il avait été convenu que sans vivre constamment sous le même toil, Denyse ferait de longs et fréquents séjours chez M.le Tersier; son rêve de vie de famille qu’elle avait craint impossible à réaliser, était maintenant accompli.Sa Joie aurait donc dû être complète.Et elle ne l’était pas, cependant! Son âme restait lourde, et une tristesse grandissante l’envahiisail, malgré les occupations qui remplissaient sa vie et qu’elle avait reprises sans l’entrain qu’elle y mettait autrefois, mais par devoir.Son coeur avait parlé! Elle aimait ce beau, ce charmant Guy, dont l’amour avait éveillé le sien.Le bonheur était là, près d’elle; elle n’avait qu’à lui tendre la main.Oui; mais ce serait rompre avec toutes scs convictions, avec tous ses principes.Guy était attachant mais était-il changé?Trouverait-elle en lui le sérieux appui de sa vie, l’homme de valeur utile à son pays, attaché â sa foi, qu’elle pourrait non seulement aimer aux premiers jours de leur union, maïs estimer d’une estime reposant sur des bases solides, sans laquelle le bonheur ne saurait durer?Prise entre l’attrait, l’affection que lui inspirait M.de Chavcrnav et ses anciennes résolutions, elle était douloureusement bnlottée, et Nnrxy la voyait s’attrister de jour en jour davantage.Elle ne lui confiait pas sa peine; mais l’Anglaise la devinait et assistait, impuissante, à la lutte qui minait la pauvre enfant.Une lettre de Mme le Tersier devait mettre fin à ce combat intérieur.Après quelques phrases affectueuses, elle lui disait: “J’ai vu hier vos amies Roberte et Germaine au “five o’clock” de Mme Ardison et j’ai appris bien des choses, vilaine cachotière.Il parait que l’attrait de M.de Chaver-nay pour voua n’est pus un mystème pour personne, et qu’il vous faisait ouvertement la cour à Nice.Epou-sez-Ie vite, darling; je sais déjà quelle robe je mettrai le jour de la noce.Elle sera tout ce qu’il y a do plus “lovely”.Ce cher M.de Cha-vernny, il est aussi à Paris, et vient souvent diner avec nous; vous ie retrouverez le mois prochain avec sa belle santé et son entrain d’autrefois.On le revoit chez les V.et les Y.,il danse à merveille, aussi se l’arrache-t-on, disent vos amies.Répondez-moi vite, et racontoz-moi toute l’histoire de co love-match, ce serait beaucoup trop long d’attendre de vous rcvôfr.Je n aurais pas la patience.Votre amie, FANNY." XXVI Le mois de mai était venu, luin lui avait succédé et Denyse, résistant aux supplications de sa bctle-( mère, avait refusé d’aller à Paris, j où (41c aurait retrouvé M.de Cha-I vernay.Elle n’en avait pas eu la courage, redoutant les entraine-I ments de ce» relations faciles et charmantes.Elle sentait son cocui* bien faible, et croyait plus sage de rester éloignée.(A suivre.) C* Jftttrr.** imprsaie sus >(** 3X11-849, mr Notiv-l)*mF 1 «I, » MontM*1 «t« l'IMPHIMKlUE l'OIM I.Ainr.U re*n.aj*.mlllè limite»), C.RORC.ES l'I.l JXTJKX, •iliulnUlratrur » trerètair*.pRMMRIRar'l^^ ¦ LE DEV OIK, MONTREAL.SAMEDI.21 NOVEMBRE 1925 VOLUME XVI — No 273 En marge de l’opéra — La Légion d’Hoinieur, pour faits de guerre, à un moine musicien — L’Associa* tion chorale de Saint-Jérôme — Pour célébrer la Sainte-Cécile — Le concert de Nazareth —Justes re* marques — Où irons-nous?— Sur une école de musique H est toujours gênant de, se donner raison à soi-même quami on écrit pour le public, mais est-ce sa faute si les faits étayent ce qu’on a prédit?Quand j'écrivais, il y a un mois et même six semaines, que rien ne peut sortir de parfait d’une troupe-champignon d’opéra, je ne prévoyais pas qu’un entrepreneur en théâtre 'lyrique reviendrait si tôt essayer de nous faire prendre des vessies pour des lampes à arc et nous attirer avec des promesses d'orchestre symphonique complet, de choeurs nombreux et d’artistes triés dans les meilleures compagnies d’opéra.Nous en avons fait une expérience cuisante pour nos oreilles avec Samson et Dalila, dimanche dernier.La représentation commençant à 2 heures 30 bien passées et finissant à peine après 5 heures, on ne peut véridiquement mettre au compte de la longueur du spectacle les amputations faites à la partition de Saint-Saëns, et l’excuse de la meule Testée e-n chemin est trop ridicule jwur avoir la chance d’être accep- L’ohstination à faire chanter en horrible français un Samson italien ne s’explique pas; on admet bien que Gnaliapine ait chanté au Metropolitan Boris Godoimoff en russe avec des partenaires qui se servaient de i’italien.‘Le péché fut moins grand pour les autres chanteurs étrangers car leur prononciation, au moins, n’était pas grotes-que.Quant à l’orchestre, c’est toujours le point faible, pour une raison bien simple.L’entreproneur du spectacle qui n’est pas venu cher nous pour nous faire admirer de la belle musique, mais pour retirer un bénéfice de son entreprise ne veut pas payer pour un nombre suffisant de répétitions.Il allècpe les exigences trop élevées de runion des musiciens.Or ces exigences sont les mêmes aux Etats-Unis qu’ici et 11 n’oserait pas refuser à son chef d'orchestre les cachets nécessaires à plusieurs répétitions, s’il ‘ouait à êjew-York, à Boston, ou à Chicago.La conséquence, c’est qu’on prend ses musiciens, un peu partout, qu’on leur met sous les yeux des parties surchargées de ratures et de corrections, qu’on leur fait faire une lecture, peut-être deux, et qu’ensuite on leur fait accompagner des chanteurs qui s’occupent de la mesure et des rythmes pour les chambarder, comme si c’étaient des perpétuels Donna è mobile.Que vouiez-vous que fassent ces pauvres musiciens?S’ils pataugent on ne peut le leur repro cher; ils font ce qu’ils peuvent et souvent beaucoup plus que ne le mérite l’entrepreneur qui les a engagés.Vrai, trois dollars pour entendre le Samson et Daiila qu’ou nous a servi dimanche, c’est un peu cher et beaucoup de personnes qui se sont fait écorcher l’après-midi ont préféré perdre leur argent plutôt que d’y retourner le soir.Est-ce qu’il n’est pas grandement temps qu’on ne se laisse plus engluer, à Montréal, par les promesses fallacieuses d’entrepreneurs en quête de gros bénéfices et qu’on n'exige pas de la décence./ H y a Quelques années, un quidam prit In peine d’écrire à un journal qu’il avait compté les instrumentistes de l’orchestre Toscnnini et n’avait trouvé que quatre-vingt-quinze musiciens au lieu de cent et quelques.Un peu moins de culte pour le nombre, de facilité A se laisser piper par les promisses, et un peu plus d’amour de la propreté artistique ne messiérait pas.* * * Un moine musicien a été décoré de la Légion d’honneur pour fait de guerre.C’est l’éminent grégo-rianiste et musicologue I)om Lucien David, le lieutenant Lucien ü David.Dès les premiers jours, Dam David partit au front comme sous-officier d’infanterie.Chef de patrouille aux environs de Verdun, le poste terrible, il y déploya les plus grandes qualités de bravoure, d endurance et de meneur d’hommes.Plusieurs fois cité à l’ordre du jour, Don Lucien David devint lieutenant et aujourd’hui le gouvernement lui décerne la croix de la Légion d'honneur.Tous ses amis et ses admirateurs s’en réjouissent.)|C )ff M.Joseph Fortier, qui a fondé k Saint-Jérôme, une .Association chorale mixte qui compte maintenant cent trente-cinq membres, a pris un excellent moyen pour assurer l’excellence de son personnel.Chaque chanteur et chaque chanteuse sont obligés de subir tous les ans un examen de leur voix et de leurs aptitudes, ce qui entraîne le rejet des voix détériorées et des inaptes.Les membres de l’Association sont en outre obligés de suivre les cours gratuits de solfège hebdomadaire auxquels deux cent cinquante personnes se présentent régulièrement.Avec des bases pareilles à aon organisation, M.Fortier réunit tous les éléments de succès.'L’Association a préparé un programme spécial pour demain, fête de sainte Cécile: des choeurs pour la messe basse de 9 h.30, une messe pour l’office solennel de 10 h.30 et un salut.Dubois, Franck, Dethier, Mozart, etc, sont les auteurs choisis.* * & L’Association des chanteurs de Montréal célébrera demain la fête de sa patronne, sainte Cécile.La section des dames chantera à Saint-Eusèbe à la messe basse de 10 heures, et, à la grand’messe de 11 heures, la section des hommes se joindra au choeur de l’église pour chanter une messe en musique.Cette année, la fête de la patronne de la musique concorde avec le dimanche 22 novembre.L’Eglise ne la célèbre pas spécialement en dehors des diocèses et des temples qui lui sont dédiés, mais rien n'empêche que, tout en commémorant le propre de ce dimanche, on ne donne plus d’éclat nu Commun et qu’à l'offertoire, on chante un motet à la sainte, et c’est ce qui se fera à Saint-Eusèbc et probablement en beaucoup d’autres églises.* * * C’est jeudi prochain que se donnera à la salle LaFontafne, le concert annuel de Nazareth avec, comme principales pièces au programme: le Prologue des Troyens de Berlioz, un choeur de Jannèquin, le Madrigal de Fauré, deux Noëls de , Gevaert, la Demoiselle Elue de De-i bussy.Les amis de l’institution, ' comme les curieux de musique exécutée avec le souci de la perfection, se donneront la main pour faire à cette soirée le succès qu’elle mérite, * * * M.H.P.Bell, critique musical nu Star, faisait, l’autre jour, la remarque fort juste que les auditeurs d’un concert se divisent en deux classes: ceux qui vont écouter de la musique et qui la demandent bonne et bien exécutée, et ceux qui vont entendre de bons exécutants, quelle que soit l’espèce de musique qu’ils jouent.F.t il ajoutait: Puisque l’espèce de musique qu'entendent les admirateurs du virtuose importe peu, pourquoi ne pas donner tout de suite satisfaction à ceux qui font passer la valeur des oeuvres avant l’exhibition de l’interprète?Tout le monde serait satisfait et le niveau du goôt s’en trouverait singulièrement élevé.Bien n'est plus vrai.Pour l'amateur de prestidigitation sonore, il y a tout autant de bonne musique que de mauvaise et on peut satisfaire son appétit de traits sensationnels ou rie notes extrêmes avec de fort belles oeuvres.Pourquoi alors, les virtuosi's sont-ils d’habitude dévorés du besoin de ne ser- Contre rhumes BAVE* piriM Reconnu sûr par des millions et prescrit par les médecins contre Rhumes Maux de tête Néphrite Lumbago Douleurs Névralgie Maux de dents Rhumatisme N’AFFECTE PAS LE COEUR N acceptez que le paquet ‘•Baver" qui contient le modèle d’emploi approuvé.Boites facilement maniables de 12 tablettes.Aussi Imites de 24 et de 190 chez les pharmaciens.Aipirlo« est la «Mtleacidrttcr rtMwui «tj* la marqua d* fabrique (enrqtistrr* »u Otiad») dr la manufacture il* Mono, de aailcyllcacld» «acide «aFlejliifue d’aeétyl "A S.A.'i.Quoiqu'il mit bien reconnu que le mot Aspirine elfnlfle produit de Bayrr, afin de protCjer le public contra Ut contrefaçons, noua etamperona sur les tablettes de la conipnsnia Bayer la maroua •toerult ds fabrique, U nom da Bayer en croix.vir que des oeuvres vides de 4oute idée?SI c’est parce qu’ils ont moins de peine à «’en rendre maîtres, ce n’eet pas tout à fait à leur honneur.S’ils «ont convaincus uue cette pauvre musique seule peut être comprise, ils ne sont pas très flatteurs pour leurs auditoires.Dans tous les cas, ils peuvent s’avérer excellents manoeuvres de la dextérité digitale ou vocale, mais ils ne se décernent aucun brevet de bon goût.Jye véritable artiste trouvera toujours la faveur des uns et des autres en ne se servant que d'oeuvres belles en elles-mêmes.Le virtuose, qui n’est que cela, est certain de déplaire aux gens de goût et l’opinion de ceux-ci a toujours une certaine voleur que n’a jamais celle des autres.* r * Maintenant que le Forum est rempli de glace et livré aux patineurs jusqu’en mars et que le St-Denis n’est pins disponible, où se donneront les concerts d’orchestre, si nous en avons par ha.sard?Il y a bien le Majesty's, où YElgar Chair donnera son concert là semaine prochaine, mais sa capacité assez réduite, quelque quinze cents places, ne permet guere qu’on se livre à des frais exagérés el pas du tout à ce qu’on y amène une grande symphonie américaine.Alors nous voici réduits à pas grand’chose; c’est fort honorable pour la ville qui se vante d’être la plus riche et la plus populeuse du Dominion! Il fut un temps, qui n’est pas si éloigné, où l’on eût pu acquérir le théâtre Saint-Denis pour une somme trois fois moindre que ce qu’il a coûté à construire et où l’on eût pu le transformer pour une trentaine de mille dollars peut-être, en une fort belle salle de concert, avec probablement une forte augmentation du nombre des sièges.On a laissé échapper cette occasion; la retrouvera-t-on jamais?«b * * Dans notre monde musical, une personne à la fois professeur et compositeur s’est créé une situation unique par son énergie et son initiative.C’est Mme Albertinc Morin-Labrecque qui, après avoir publié plusieurs travaux qui montrent un esprit pédagogique éclairé, a voulu appliquer chez elle et avoir ses seuls moyens las principes qu’elle proclame.Son conservatoire, qui comprend outre des classes d’instruments, des classe^ de théorie, de pédagogie et d’ensemble vocal et instrumental, s’est développé en fondant un orchestre et des choeurs réguliers avec ses propres éléments.Les choeurs s’entendront plus tard, l’orchestre très prochainement.Pour mettre sur pied ces ensembles, la directrice met trois choses en oeuvre: le dévouement absolu des professeurs, l’ambition des élèves à travailler et une discipline sévère d’ailleurs joyeusement acceptée; trois mobiles qui valent mieux, avec certaines personnes, que tous les cachets du monde.L’ambition de Mme Morin-Labrec-que est de former une véritable classe qui devienne le novau d’un futur orchestre complet.Elle a naturellement commencé par les cordes seules, fondement de l'édifice sonore orchestral, corps qui jouit de sa vie propre et qui peut se passer des autres s’il n’en réalise pas ultérieurement l’adjonction désirable.Aux cours qui se donnent en musique, l’Ecole a ajouté une publication mensuelle: La Pédagogie Mnsi cale qui se développera avec le temps, et des conférences aussi mensuelles sur des sujets extra-musicaux.C’est ainsi que la première donnée par M.l’abbé Albert Pi-neault, a porté sur la formation mo raie de l’artiste.Tout cela encourage l’élève et maintient chez lui l’amour du ira vail pour le travail, chose excellente pour sa formation.Fréd.PELLETIER MUSICA (Ces notes sont fournies par les impresarii.Nous leur en h toute la responsabilité), Percy Grainger C’est demain après-midi, à 3 heures, que le célèbre compositeur et pianiste australien, Percy Grainger, donnera son récitai, au théâtre Orpheum, L'empressement qu’on a mis de toutes part pour faire réserver scs fauteuils fait prévoir que l’auditoire sera le plus considérable encore vu à VOrpheum pour une audition musicale.La grande personnalité de Grainger, sa renommée comme compositeur et surtout le magnifique program me qu'il a décidé de faire entendre à la population de Montréal sont les causes principales de cet empressement.Voici le programme dont il commencera l'exécution à 3 heures précises, demain après-midi: 1.— Partita en si bémol majeur No 1, Bach: Prélude, Allemande, Sarabande, Menuets Nos 1 et 2 et Gigue.2.— Sonate en fa majeur op.5, Brahms; Scherzo.Intermezzo (retrospect) et finale: allegro moderato ma robnsto.3.— a) Le gibet, Ravel; b) “Nell”, Gabriel Faure, arrangement de Percy Grainger; c) Pagodes, Debussy; d) Triana, Urée dTbérie”, Alhenlt.4.Trois compositions de Cho- Rln: Etude en Do mineur, opus 25 o 12; Etude en do dièse mineur, opus 25 No 7, et Polonaise en la bémol majeur, opus 53.Ethel Leginska Voici une planiste qui fait parler d'elle en tout bien tout honneur, parce qu'elle ne *e contente pas d'être une virtuose de son instrument, mais qu'elle écrit de la musique fort remarquable et qu’elle «’est révélée un des grands chef* d'orchestre uodernes.Cette triple personnalité donne h ses exécutions un caractère tout à fait spécial qui fait qu’on ne peut lui rerefuser l’admiration qu’excite tout vrai talent.Sa conception de la musique est qu’elle doit être à la foi» intellectuelle et émotive, d’où il faut que l’interprète comme l'auteur doit avoir une grande culture générale en fondement de sa culture spéciale et posséder de hautes qualités morales et émotionnelles.Comprendre et ressentir, telles sont les deux rhoses essentielles et c'est à son concert du 1er décembre à la salle Windsor que l’on pourra so rendre compte qu’Ethel Leginska les possède à un éminent degré.La Cantoria de Montréal Cette société, nouvellement fondée à Montréal, par M.Pierre Al-brech, ancien maître de chapelle à la cathédrale de Nancy, donnera son premier concert mardi prochain, 24 novembre, à la salle La Fontaine, avec le coucours de M, Albert Chamberland, violoniste, M.J.Belland, violoncelliste, et M.Raoul Paquet, organiste de Saint-Jean-'Baptlste.Le programme renferme des oeuvres du meilleur choix, dont quelques-unes inédites à Montréal: des choeurs à 4 voix mixtes de Du Mont, l'auteur des quatre messes célèbres eai plain-chant, de Grieg, de Josquln des Près, de Fauré, de Schuman, deux choeurs à 2 voix égales de Schumann et de Cesar Franck.M.Chamberland jouera une oeuvre de Gaston Paulin et le Prélude du Déluge de SaintiSaëns et M.Bel-land jouera le Largo de la 3e Sonate de Vivaldi et l’Ario de Bach.Ix>.s accompagnements seront joués sur un orgue Estey par M.Raoul Paquet et par Mlle Remington, organiste de St-Irénée.Concert Sainte-Marie laissons Le programme du concert que donnera Mlle Alice Sainte-Marie le 4 décembre, à la Salle du Ritz-Carlton, est fort intéressant.D’abord, il ne vise pas à la quantité, mais seulement à la qualité; et quelle qualité! Une sonate de Beethoven, une autre de Fauré, avec M.Albert Chamberland au violon, donneront à Mlle Sainte-Marie l’occasion de montrer sa belle compréhension du style de la musique de chambre dans deux oeuvres de façon sinon opposée, du moins distante.Ce programme a, d’ailleurs, un intérêt supérieur par son choix même, car il sort des chemins battus par Ja plupart des artistes de concert et ne comprend que des oeuvres dont on peut dire qu’elles occupent le^s sommets de la littérature musicale.11 offre, en effet, les noms de Beethovn, Chopin, Ernest Guiraud, Saint-Saëns et Fauré.Les billets sont en vente au prix de deux dollars et dix sous chez Archambault et au Ritz.L’orchestre du Conservatoire Morin-Labrecque On voudra bien ne pas oublier que c’est le soir du 29 décembre qu'a lieu à la salle Windsor le concert de l’orchestre du Conservatoire Morin-Labrecque.C’est un groupe de soixante-cinq archets: violons, altos, .violoncelles et contrebasses.Le programme que nous avons publié samedi dernier se passe de commentaires: les oeuvres ont été choisies d’une façon judicieuse et quant à l’interprétation, on peut être assuré qu’elle sera aussi parfaite que possible.U y a en effet une garantie de bonne exécution dans la façon dont se fait le travail de préparation, car il est organisé avec une discipline sévère.Mlle Jeanne Labrcc-que qui dirige l’orchestre donne le plus grand soin au coup d’archet estimant qu’il n’est pas simplement un repos pour l’peil, mais qu’il n’est pas indifférent pour la sonorité que la corde soit attaquée du talon ou de la pointe de l’archet et pour le fondu homogène de l’ensemble que tous les poussés et les tirés soient uniformes dans chaque partie.Les répétitions sont nombreuses toutes les semaines et l’exactitude des présences au jour et à l’heure est sévèrement contrôlée ainsi que l’attention absolue et constante au iravail.A Et-Jean-Baptiste La paroisse Saint-Jean-Baptiste de Montréal se prépare à célébrer dignement la fête de Sainte-Cécile, dimanche prochain, le 22 novembre.Pour l’occasion, M.Germain Lefebvre, directeur de la chorale et de l'orchestre paroissial, a été chargé de préparer un beau programme musical.Le programme de oette journée musicale se déroulera comme suit: 11.00 h.a.m.: Grand’messe, dont la partie musicale, suivant la tradition, sera composée d’oeuvres canadiennes.7h.15 p.m.: Vêpres solennelles suivies de la bénédiction du Très Saint-Sacrement.8h.30 p.m.: A In salle paroissiale, angle des rues Rachel et Drolet, grand concert, sous le patronage de Mgr L.-A.Dubuc, donné par la chorale et l'orchestre dirigés par M.Germain Lefebvre.Au piano d'accompagnement, M.Raoul Paquet, organiste aux grandes orgues de la paroisse.Entrée gna-tuite.Lé concert des aveugles Sa Grandeur Mgr Deschamps présidera le concert des aveugles, LES NERFS ET EVANOUISSEMENTS Ont alité une femme.Grand changement après avoir pria le Compoee Végétal de Lydia E.Pinkham Sarnia, Ont.—“La naissance da ma fille m'avait épuisée.L’état de mes nerfs était inexprimable, et je ne pouvais tenir debout ou marcher sans douleurs.Les évanouissements en vinrent & m’empêcher de vaquer à mes devoirs domestiques et je dus m’aliter.Le docteur ordonna une opération, mais mon état ne le permettait pas.Ma voisine dit: ‘Essayez donc le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.Il vous fera du bien et épargnera les frais du médecin.’ J’en parlai à mon mari qui me conseilla de l’essayer.Je fus bientôt capable de prendre quelques pensionnaires, les chambres étant rares alors.Mon bébé a 17 mois et je n’ai pas eu d’opération, grâce à votre remède.J’ai recommandé le Composé Végétal & quelques personnes que je connais, leur disant le bien qu’il m’a fait.Je sais que depuis quelques mois j’ai l’air et me sens différente, et jamais je ne serai sans une bouteille de votre remède.Utilisez cette lettre à votre guise, car je serais heureuse de faire savoir a celles qui souffrent le bien qu’il m’a fait”—Mme.Robert G.MacGregor, R.R.No.2, Sarnia, Ont.D’une enquête récente chez celles qui emploient le Composé Végétal, il résulte que 98 sur 100 en ont bénéficié.C’est une preuve remarquable de sa valeur.Les CORS «’enlèvent sans douleur * à la salle Lafontaine, jeudi soir.Voici Je programme: 1—Berlioz: Les Troyens à Carthage.2—Gevaert: Les rois mages.3—Lievaert: Chanson joyeuse de Noël.4—Costeley: Allons gay bergères.5—Faure: Madrigal/ 6— Fauré: Trois mélodies.7—Mozart: Sonate en Ja majeur, violon et piano.8—Debussy : La Demoiselle Elue.9—Jannèquin: La Chasse.10—PaladiJhe: Le Crucifix.11— Tinel: Cantique du soleil.12—Ti-nel: Choeur de la jeunesse.Concert de Mlles Mousseau.Guernon et de M.A.Labelle La Chorale Brassard sera à l’honneur, jeudi soir prochain, à l’hôtel Ritz-Carlton, alors que ses trois meilleurs solistes donneront un des concerts les plus intéressants annoncés par nos artistes locaux.Ces trois élèves de M.A.-J.Brassard, directeur de la chorale qui porte son nom, ont obtenu trop de succès dans la métropole pour qu’il soit nécessaire de vouloir définir leurs talents.A leur programme, on relève les noms des compositeurs suivants: Puccini, Gluck, Des-libes, Verdi, Saint-Saëns, Massenet, Bohm, David, Missa, Pesse, Faure, Meyerbeer, Coquard, Schumann, d’Hardelot et Fourdrain.Robert Imandt et Marcel Grandjany Marcel Grandjany, le roi des harpistes contemporains, que tout Montréal a accueilli avec enthousiasme à des auditions mémorables, et Robert Ijnandt, le plus brillant violoniste français de sa génération, que notre ville a aussi chaleureusement acclamé, après les autres grandes métropoles du monde entier, donneront un concert conjoint le dimanche, 1er décembre prochain, au théâtre Or-phenm.Ce sont là les deux meilleurs concertants que M.J.-A.Gau-vin pouvait choisir pour faire suite au récital de Percy Grainger.“Le Roi des Montagnes’’ J.a Société Canadienne d’Opéret-te représentera au Monument National les mardi, 8, et jeudi, 10 décembre, une oeuvre inconnue pour le public de Montréal “Le Roi des Montagnes”, opéra comique en trois actes de F'ranz Lehar l’auteur Viennois universellement connu.Depuis à peine trois ans, que la Société Canadienne d’Opérette est fondée, à part “Le Voyage en Chine” qui était connu du public Montréalais, cette Société nous a déjà donné 18 oeuvres nouvelles.Le publie doit donc se montrer reconnaissant et venir de plus en plus nombreux l’encourager, parce qu’elle fait preuve d’intérêt envers lui en lui représentant toujours des oeuvres nouvelles, saines et intéressantes.La Société Canadienne d’Opéret-te met en scène pour la représentation du Boi des Montagnes, quelques-unes de ses plus belles voix: Mlle Fabiola Poirier, M.Fournier de Beülcval, et Louis Larue.La partie musicale du “Roi des Montagnes” est très importante.C'est une opéra-comique qui se rapproche bien plus de l’opéra que de l'opérette, librettiste du “Roi des Montagnes”, Maurice Ordonneau n’a pas négligé la partie comique, et nul doute que nous verrons avec plaisir, MM.Emile Loiselle, Marcel Pourquoi Vous Devez Préférer le Piano Pratte Parce que c’est le meilleur piano — tous les artistes témoignent de sa supériorité ; — c’est l’instrument préféré de nos grandes maisons d’enseignement.Parce que c’est un piano canadien:— •— son succès contribue au développement d’une industrie nationale et fait honneur à l’art au pays.ENTENDRE LE PRATTE, C’EST SE CONVAINCRE La dernière création de M.A.Pratte bijou” qui fait $485-00 Le PRATTE “Mignon” — Un “ le ravissement des virtuoses .le plug grand magasin du genre au Canada.366-68 EST, RUE STE-GATHERINE, MONTREAL Distributeur pour Québec C.ROBITAILLE, Enrg., 320 rue St-Joseph GOUDRON ooenuir.h FOIE DC MORDE P» MATHIEU e.-».MATfnmrs Syrup of Tar COP LIVER U.1.JT.L.MJTXXIIL .)'YY^rTVv^)*rNJ 'étiezjardehee inhumé Nous sommes à l’époque où les affections de» voies respiratoires sont le plus fréquentes et le plus dangereuses.PROTEGEZ-VOUS.I.E SIROP MATHIEU Ton» fournit t* melUror m«y»n d» mettre ce principe en pratique.Se» Incomparable» propriétés 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M.Berkley E.Chadwick donnera, au Majesty’s les oeuvres suivantes: Sanctns de la Messe en Si mineur de Bach, the Silversmith de Kurt Schindler, d’après une ballade espagnole, un motet de Willan, deux choeurs du Ring Olaf d’EIgar, News from Whgdah da Balfour Gardner pour choeur, et deux suites pour orchestre à cordes, une de Gustav Holst et l’autre de Purcell.L’Egar Choir mérite qu’on l'entende.Sa préparation portée jusqu’à un point extraordinaire d excellence lui permet-de donner des effets d’interprétation merveilleux.En février, l’Elgar Choir chantera Y Apostrophe et trois motets de Willan qui sera présent et jouera son Prélude PassacailU et Fugue pour orgue.Ce concert sera donné au temple St-Andrcw and St.Paul, rue Dorchester.Au printemps, l’or-chestrc de l’association donnera un concert et la saison sc fermera oar l’exécution intégrale du Ring Olaf de sir Edward Elgar.Avez-vous oesom de bons livres?Adressez-vous au service de librairie du "Devoir”, 336 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone.Main 7460).SflzONE Ne cause pas U moindre douleur! Versez un peu de “Freezoïie” sur tout cor douloureux, callosité ou corne sous le pied.Iai douleur cesse i à l’instant puis, peu après:, vous en- : levez cette incommodité avec les ! doigts.Votre pharmacien vend une petite1 bouteille de "Freezone” quelques cents; c'est assez pour enlever tout cor dur.mou ou entre le« orteil* et callosité sans douleur ni irritation.al^li La " " de Radio Ltée J/pyl 217 RUE SAINTE-CATHERINE EST, MONTREAL, P.Q.Organisée pour le bénéfice et la protection de l’Amateur de Radio canadien-français par le Radio Club Branly Atlanta, Géorgie Votre fameux poste Branly à 3 lampes captait Atlanta, Géorgie, sur le haut-parleur, clair et net, quand les rapports de réception dans les journaux nous informaient que KDKA était la seule station qui entrait faiblement.— Ainsi le dit un de nos heureux clients.Poste à trois lampes.$78.90 Poste A quatre lampes .s.$91.90 Cil Le nouveau circuit Branly Suprême incorporé dans tous.Poste è cinq lampes.$124.90 ^ Cabinet en acajou solide fini à la main et panneau en ivoire français.J.H.Van Koolhargen, directeur scientifique du Radio Club canadien-françals “BranTy” 14 VOLUME XVI - No 273 Æ DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI.21 NOVEMBRE 1925 sv22rvy sv'arviX'vy NOTRE PAGE LITTERAIRE jrVt Vm *->TA* J» K t - * LA LAMP E Entouré de pénombre, où s'estompe à demi Quelque meuble connu, quelque visage ami, Un grand rond lumineux, que l’abat-jour envoie, (.aime, éçal, sur la table; — épars dans cette joie ‘ De clarté, sur le vert tapis familial, Les témoins du plaisir intime et cordial, Tout les simples objets des paisibles veillées, ~T canevas semé de fleurs, des aiguillées Ou de laine ou de soie, une pelote, un dé, Le travail patient d’un tulle fin brodé, L’acier des ciseaux sur une étoffe à ramages; Puis, naïf à souhait, charmant, l’album d images, Que Ion feuillette avec des yeux brillants autour, Près des dominos en ruines d’une tour; f uis plus loin, l encrier où la plume encore trempe Le livre de leçons, que, le doigt à la tempe, E}t tout bas et médite un grave adolescent, ht le front maternel, qui vient, en se baissant V ers les enfants, parfois, se nimber au passage.\ oilà le bonheur clos qpe tu sais prendre, ô sage.Du coin dâtre, ou ta main joue avec l’attisair, ' I ans l étroit cercle d’or de la lampe du soir.Gustave ZI D LE R Les “Libres Penseurs’ * et les “Dialogues socialistes’ ’ de Louis Veuillot H Les bienheureux martyrs de la Compagnie de Jésus au Canada” Une préface de S.G.Mgr Gauthier .°” soit que M.François Veuillot poursuit actuellement la publication^ des _ Oeuvres complétés de Louis Veuillot.M.Charles Baussan, dans la Croix de Paris, consacre aux deux derniers volumes un article dont voici l’essentiel: M.François Veuillot, qui s’est si jegitimement et si heureusement fait 1 architecte de ce monument, en est arrivé à deux des assises les plus ^Portantes : les Libres Penseurs et les Dialogues socialistes (1), que cette édition réunit en un seul volume de plus de 600 pages, donnent très certainement, entre tout ce qu’a écrit Louis Veuillot, une note caractéristique de sa pensée, de son style et de sa puissance.On ne k connaît pas complètement si l’on ne connaît pas ces deux ouvrages, d ailleurs célébrés.Pour bien comprendre les Libres Penseurs, il faut les regarder, en cette-année 1848, qui les vit naître.Ce sont, comme Louis Veuillot avait eu d abord l’idée de leur -en donner e n.on,V des Esquisses du temps prê-sent.\\ peint ce qu’il voit.Et que voit-il?Quels jib- “iiAr5_s.Penseurs”?.“Pappelle que sont ceux qu’il ap-1 lores penseurs’’?“J’appelle res penseurs, comme ils se nom-ment eux-mêmes, dit-il “dans son Avant-Propos, les lettrés ou se croyant tels, qui par livres, discours et pratiques ordinaires travaillent sciemment h détruire en France la religion révélée et sa morale divine.” La position est bien nette.Ce que ces libres penseurs veulent détruire, Louis Veuillot vent le garder, 1 exalter même; ce qu’ils attaquent il le défend.Mais il le défend dune manière nouvelle, d’une maniéré à lui.Il porte la guerre sur le territoire de l’adversaire.Il inaugure dans l’apologétique chré-tienne, la défensive-offensive ou, # il ne 3 inaugure pas, car on en t avait use avant lui, il la rajeunit et l adapte aux conditions actuelles du combat.Contre la foi, contre le culte, contre le clergé, les libres penseurs employaient tous les jours Tine arme terrible, le rire; Louis Veuillot Ja leur arracha des mains; apéès l’avoir reforgée, retrempée, aiguisée, faite neuve et sienne, il ta retourna contre eux: de quel droit sc seraient-ils plaints?Ainsi défendus, enfin, les catholiques en furent revigorés: “Mon cher ami, écrivait Monta-lembert à Louis Veuillot, je vous assure que je suis bien fier de vous donner ce titre, et cela pour plus d une raison.Mais je ne l’ai jamais tant été que depuis que j’ai lu votre livre, achevé ce matin, au milieu d une émotion qui comptera parmi les meilleures de ma vie Rarement j’ai été plus remué, plus réchauffe, plus excité nu bien, & la lutte pour la bonne et sainte cause, quen vous lisant.Ma nature essentiellement agressive, ô ce qu’on prétend, bondit de joie et de sympathie à la lecture du portrait si fidèle, de tous ccs cuistres, de tous ces persécuteurs, de tous ces lâches.” Sans doute.H *iut de la charité et de la charité pour tous, mais s’il faut choisir — et, dans la réalité concrète des faits, il faut souvent choisir, et c’était le cas alors, — pour qui d’abord?Pour le loup ou pour l'agneau?Pour l'écrivain ou pour ses lecteurs?Pour la gloire et les rentes d’un homme de lettres ou pour les 100,000 âmes que poignardent ses livres?Les réprimandes des Libres Penseurs firent du bien plus d’une fois ft eeux-là mêmes qui en étaient l’objet, tel ce Bergougnioux qu'elles conduisirent aux réflexions, au repentir, A la conversion; mais ce que Louis Veuillot s’y proposait avant tout, c’était de défendre les milliers d'ftmos qu’attaquait la libre pensée et qui ne savaient pas se défendre assez elles-mêmes.Il y a dan» son AvantnPropos une page émouvante, une page éloquente, celle où 11 se rappelle la mort de son père, l’ouvrier tonnelier, et l'amertume de ses pensées sur le bord de la fosse: tant de rude labeur, durant toute la vie, tant de tourments, et “les joies qu’aurait pu goûter, malgré sa condition servile, ce coeur vraiment fait pour Dieu”, joies pures, joies profondes, arrachées, volées par l’Impiété! C’est l'amour pour les ftme* du peuple qni a fait la colère de Louis (11 Oeuvres complètes de Louis Veuillot.Tome V: les Libre* Pen-, seurs.Les Dialogues socialistes.JPrtx; 18 francs.Veuillot.C est l’indignation qui a fait sa prose.Elle est vengeresse.es t la belle langue française, celle de La Bruyère, mais d’un La Bruyère du XXe siècle, qui n’a pas ne jabot, de dentelles, et de qui l'ordre, l’exacte pesée des mots et le choix toujours sûr de leur meilleure Place ont à leur service des muscles sait ce et qui a .- .- .— bras de fer, qui court et qui cogne; pour tout dire, la langue de Louis Veuillot.Ils sont cloués là, dans ce livre, en de saisissants reliefs — comme on vpit, sur les portes des fermes, les têtes des oiseaux de proie ou de nuit, — les visages des libres penseurs, écrivains, journalistes, femmes auteurs, “honorables préopi-liants”, persécuteurs, etc., les Bv-ron, les Shelley, les Vicnnet, lès (joorge Sand, etc., * d’autres qui n’apparaissent que sous des noms de comédie, Qéon, Navet, Babouin, Grcluche, Vipereau., Trouillct, le député qui va parler, lui qui ne l’a jamais fait, mais qui renonce à la parole, ou Muflot qui donne sa voix à M.Thiers toutes les fois que M.Thiers daigne prendre une prise dans la grande tabatière de Muflot; cinquante autres.Quelles sont les vraies figures cachées sous ces masques?Quelle est la clé de ces nouveaux Caractères de La Bruyère?Il n’y en a point.Quelques écrivains, quelques personnages sont identifiables sûrement, et M.François Veuillot donne, en note, leurs noms; mais la plupart du temps, ces figures si fortement burinées sont des types composés de traits empruntés à plusieurs individus.Us n’en sont pas moins vrais, mais d’une vérité calquée moins sur un homme déterminé, que sur un temps et l’esprit de ce temps.Discrètement, car l’ouvrage n’en avait besoin que dans la mesure où s'effacent certains souvenirs de notre histoire politique ou littéraire, M.François Veuillot donne les éclaircissements aujourd’hui nécessaires.Non seulement il fait, dans un Avertissement, une étude critique approfondie des circonstances dans lesquelles les Libres Penseurs et les Dialogues socialistes ont été composés et publiés, des remaniements que Louis Veuillot y a faits, des éditions qu’ils ont eues; mais, en des notes courtes et précises, il confronte avec le texte les dates et les personnages.Nous sommes exactement reportés, en lisant Louis Veuillot, a son temps.C’eût un combattant *« é* ratmc au tout su Utoia, éu qualité éeutsuM.U huMur saga *1 aslgmal fers ém rabu, J.dwtor Fm* du* S variété* é« Ubsc PUR CANADIEN NATUREL FOREST FRERES éaat Is puraté ut laguslité Mut fnrintis*, dont fumuM t st (s frsgruuc* tgrésbt* f.root SM délies*.Ea vuato partout m 5 vsriéttoi ML Mmrcm *«i> Qw*»!).faibu.m qdbmx.riutnm ditaue Dsmandes-lst.Exigss-lss.Famss-ls*.FOREST Frtow, Limitée Fsbrksato .MONTREAL H A.R B O V A P K U R Chaleur intense — Rendement économique — Peu de cendre — Pss de miehefer ozxxrrv, Prépsrutton soignée.ATiflvTnu.QUAI ITTQ QUI RENDENT AUTANT DE SalUMLI I C.O LES CHARBONS MORGAN ET EDNA — le* favoris du marché.Production quotidienne t M chars.RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE PHOENIX COAL CO , WILFRID LEBEL, Dtr.-gérsnt.83, Craig ouest, Montréal.Té!.Lancaster 7737 MATERIEL d’ARTISTE LA MAISON de MESLE 1610, RUE ST-DENÎS Vend les papiers, les crayons, les cartables, les chevalets, la oein- .!i1u v a 1 aquarelle, en boîtes et au tube, à des prixPtrès abordables.Venez nous voir.1 S Li; R V 1C U D O U B t; E E l.ECTRlCl TE ET G/YZ Quels sont les possesseurs?Le lait de magnésie ^Phillips” nal présent depuis 50 ans par les ïï SS“tif.0mrnC anÜacidc- ‘“«‘il Chaque ‘bouteille contient un mode d emploi complet.A toutes les pharmacies.Les enfants pleurent pour avoir “Castoria” Préparé spécialement pour bébés et enfants de tout Age Mèr*i, 1* Caitnrin d* PIHc.hcr »t en usa g« ;¦, N'attendez plus! 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