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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 2 avril 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-04-02, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 2 avril 1939 KIDACTION ET ADMINISTRATION 4S0 1ST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : BEUir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction ; BEIair 2964 Gérant : BEIair 2239 DEVOIR VOLUME XXIX - No 77 Directeur-gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 rmer pour tout de bon et nous ruiner.u bien armer peu à peu et pour rien — Le risque évident que fait courir Canada le fait d'être de l'Empire - Si nous n'étions que nation d'Amérique?e Canada poursuit sa politique d'armements.L’an nier, il y a dépensé au bas mot $36 millions.Cette ée, le ministre demande $34 millions.Ce que ce sera 1939, on ne le saura qu'en ce temps-là.Le certain nmoins, c'est que le Canada s’aime d’après un plan dié, arrêté, préconçu.'an dernier.M.lan Mackenzie, ministre de la Dé-se nationale, déclara n’avoir pas de plan defini, à exé-er par étapes annuelles.Puis, la session close, il parla son plan, — celui qu'il avait déclaré ne pas avoir, and dit-il la vérité?Lorsqu’il a dit n en avoir aucun?rsqu’il a dit en avoir un?Le vrai, c'était ceci plutôt cela.Les événements le prouvent.Pourquoi le minis-dont est M.Mackenzie, n’a-t-il rien dit en 1937, -il appuyé son silence au sujet de ses plans arrêtés?peut difficilement se défendre de l’idée que cette fois inistère voulut jouer “au plus fin”.A moins que le istre de la Défense nationale n’ait berné jusqu'à ses lègues, — ce qui est inconcevable.L’évident, c’est M.Mackenzie trompa quelqu'un l'an dernier.Si ce st scs collègues, c’est eux qui, d'accord avec lui, ont luit l’électeur en erreur.Ÿ Ÿ Ÿ Donc, nous armons, — nous continuons d armer, ntre qui?A quelles fins?Pour nous protégèr, nous -on.Nous protéger?Et contre qui?Pas contre les Etats-Unis, certes.Il serait impossible de us protéger sérieusement contre eux, s'ils voulaient ahir et prendre le Canada.Financièrement, économi-tment, ils nous tiennent.Ils n'auraient qu’à fermer le ng, à lancer une proclamation d’annexion, à procéder Inme Hitler avec l’Autriche, à sortir cinq cents avions, c chacun vingt soldats et cinq mitrailleuses à bord, es diriger sur Halifax.Montréal, Toronto, Winnipeg, gaty.Vancouver et Victoria pour qu'ils y descendent s à la même heure; et ces dix mille soldats, avec ces x mille cinq cents mitrailleuses, prendraient en une ite journée tout le Canada.Comment nous protéger tre une pareille éventualité?11 n’y a tien à faire.On haite que cela n’arrive pas.C'est tout.Si Washington lait que cela fût, cela serait.a France?Elle est hors de cause.La Russie?Elle a p à faire.Et puis que vaut-elle en réalité?Il y a l’Italie, supposer qu’elle le voulût, elle pourrait à la rigueur cuter un raid aérien sensationnel au-dessus de Halifax, barder aussi Québec et Montréal.Peut-être.Et après?c a mieux à faire.La France est peu loin de l'Italie ; quant à la Grande-Bretagne, elle reste assez nérable pour que, si Rome voulait s’attaquer à l’Em-e, Rome fît potter scs coups sur Alexandrie, Malte, raltar, voire Londres.Car enfin Londres n’est pas au rt de la route aérienne de Rome au Canada; et Lon-s est un objectif plus retentissant, autrement plus en que Halifax et Montréal.Ne nous imaginons pas que anada est le coeur du monde.Il y a assez de Toronto toire que le coeur du monde, il est à Toronto.t l'Allemagne?L’Allemagne a devant elle l'Europe traie, où elle s’installe, en attendant de s’y vautrer; a, au nord, la Pologne et la Russie, dont elle convoite ains vastes territoires; et puis, il y a le Danemark, les s Scandinaves, dont les ports et le littoral feraient si son affaire.Au sud, il y a la France, héréditaire enne-la France, si proche, si attrayante, si belle, si riche: rance que tous les Allemands envient.Nach Paris! s l’Est, outre la Belgique, la Hollande, petites nations l'entourent et où l’Allemagne compte des milliers de ionaux, il y a l'Angleterre; la puissante Angleterre, tée sut l’Ecosse, l'Angleterre, tout à proximité, centre la fortune, de l'industtie, de la navigation, de l’empire monde; l’Angleterre, dont la capitale, Londres, peut à l'aube d’un jour clair dévastée, mise en feu, terro-e du coup par mille avions allemands venant d’acro-mes germaniques voisins de la mer du Nord, jadis ense sérieuse de la Grande-Bretagne, mer réduite aujour-ui à l’état d'étroit fossé entre deux champs voisins, vion-edair fait de Londres une cité trop proche, pour écurité, de Hambourg, de Brême, de Kiel.Et parce qu en ins de douze heures, les avions hitlériens pourraient r saccager Londres et revenir à leur point d’attache, audrait croire que Berlin dirigerait plutôt scs attaques tre le Canada?Pourquoi?Parce que le Canada fait tic de l'Empire?C’est donc que l'Empire constitue un il pour le Canada.Nous devrions nous en aviser.lin frapperait au coeur, à la tête plutôt qu’à un point ndaire de l’Empire, — un point qui n’a ni pour bourg, ni pour Berlin d’importance vitale, supposer même qu’en un vaste raid aérien Berlin lût terroriser le Canada, quelle fin d'ordre pratique y indrait-il, — sauf d'inciter Washington, se sentant s menacé, à déclencher la guerre contre l’Allemagne, u résultat, vraiment, que d'aller net coaliser contre Paris.Londres et Washington! Ne sait-on pas ue cela faillit jadis coûter à Berlin, de 1914 à 1918?one, ni contre les Etats-Unis, ni contre la France, ni tre l’halie, ni contre l’Allemagne le Canada ne peut, pourrait seul faire quoi que ce fût de pratique, en fait résistance armée, à supposer qu'il fût attaqué.L’elé-t proximité et pouvoir écrasant, chez les premiers, ’ment surprise chez les autres — un raid aérien, soit mand.soit italien, tiendrait de la surprise — nous ne irions nous défendre là-contre que trop tard; ce raid it une manifestation d'ordre paralysant plutôt qu'une itablc operation militaire, avec tout ce que cela comte, en fait de conséquences matérielles suivies.Et l'en-ble de ces éléments rendrait tout à fait inutiles et vains Iques préparatifs ordinaires que ce fût de notre part, fin d’être au point, il nous faudrait voter et depen-chaque année $200 millions, d'ici dix ans, pour cr sur l'Atlantique de nombreux grands croiseurs és, des escadrilles de contre-torpilleurs, appuyés d'un au profond de submersibles de grande taillé'.Ou $2^0 lions par an rien que vers l’Europe, — aurions-s le moyen de tenir longtemps, à cette allure?— ou que rien et qui ne servirait de rien, oilà, pour l’Atlantique.Ÿ # * uel autre adversaire reste possible — possible, à cause, rc un coup, de notre adhésion à l'Empire britanni-?Voyons-le, tout les ennemis que nous aurions even-lement.nous les aurions à cause de notre présence dans pire britannique.Et cela fait croire à plusieurs que le s tôt nous n'en serons plus, — le plus tôt nous serons s d’une combinaison qui comporte pour nous toutes es de risques de guerre, parce que noue en sommes, I qu'à cause de cela, le mieux et sera pour notre rt avenir, ai nous cbtrcbons la paix, l Le seul adversaire possible, en l’état présent des choses, on l’a dit, ce serait peut-être le Japon.Mettons, sans hypothèse, que ce soit le Japon.Que pouvons-nous, que pourrions-nous contre le Japon?Si réellement nous devions craindre le Japon, pense-t-on qu’avec un budget d’armements de $30 à $40 millions par an pour tout le Canada, — Atlantique, terre ferme, Pacifique, — nous écarterons ce péril?Tel qu’il est, le budget Mackenzie n’oppose qu'une feuille de papier au Japon.Pour éviter des raids d’avions japonais lancés d’un porte-avions sur la côte de la Colombie canadienne, combien de centaines d’avions ne nous faudrait-il pas, postés aux aguets, de Winnipeg à Victoria?Combien de submersibles, de contre-torpilleurs, de grands croiseurs pour couvrir le littoral, de Prince-Rupert au détroit Juan de Fuca?Combien de canons de fort volume, de longue portée, dans des forts blindés, invisibles, jetés de l’une à l’autre extrémités du littoral colombien?Combien de marins de tout grade, combien d'officiers, combien de bases de ravitaillement?Pour montrer sur la côte du Pacifique une force si redoutable que sa seule présence nous évitât d’avoir jamais à nous en servir, — "montrons notre force pour éviter d’avoir à nous en servir", dit-on, — ce n'est ni trente, ni cinquante millions par an qu’il faudrait dépenser sur ce seul littoral, sans parler de celui de l'Atlantique.C’est, en permanence, au moins trois cents millions par an pour tout le pays.Nous crions, nous hurlons à la ruine, parce qu’une oeuvre de paix, un régime de transports ferroviaires, prend de 40 à 60 millions de notre argent chaque année, produisant en retour des avantages certains.C'est devant ces 300 millions par an qu’il faudrait crier à la ruine, c’est alors que la faillite nous tomberait pour tout de bon dessus.Ÿ * * Réfléchissons donc posément, à froid.Envisageons 1a réalité.Ou nous nous armons, ou nous ne nous armons pas.Si nous ne nous armons pas, à Londres d’y voir, si Londres veut garder le Canada dans l’Empire.Le Canada n’y est pas entré parce qu'il l’a voulu, sollicité.Il y est entré parce que Londres l’y a fait entrer, parce que cela faisait l’affaire de Londres.A Londres alors de choisir.Ou garder le Canada et le défendre.Ou ne pas le défendre et le laisser aller.Si nous devons nous armer, si nous choisissons de le faire, rien ne vaut d’y aller chichement.L’argent ainsi dépensé, il le serait en pure perte, — parce que ce serait une dépense qui ne nous procurerait pas ce qu’il nous faut: une vtaie défense.Si, d’autre part, nous nous armons bien, cela sera si coûteux que les quarante ou cinquante millions annuels que cela nous prend ou nous prendra demain, ce sera des miettes de pain jetées sur la mer.Il faudra y mettre environ $300 millions pat an.A ce prix seulement nous nous armerons bien.Donc, nous nous armons bien.Au bénéfice, au prestige de qui cela sera-ce enfin?Nous nous armerons parce que nous craindrons des adversaires; nous n’aurons ces adversaires qu’à cause de ceci, que nous serons dans l’Empire.Ne cessons de le redire, cela est le fond même de la question, le tuf sur lequel bâtit Londres.Nos armements seront considérables et coûteux.Ou il n’y aura pas de guerre et donc nous, du Canada, nous aurons dépensé des centaines de millions pour rien, quand nous n’en avons jamais assez pour des oeuvres de paix pressantes.Ou Londres aura la guerre, — le Canada n'en peut avoir une tout seul, il n’a pas affaire à la déclarer à qui que ce soit, personne ne la lui déclarera à lui seul, — et alors, vu l’étendue de nos armements, la qualité de nos escadres, le nombre de nos avions, la hardiesse de nos aviateurs, inévitablement Londres fera signe.Une campagne de presse et d’agitation s'amorcera.Et nous suivrons Londres.Nous irons à la guerre, parce que nous serons de l’Empire et parce que, ayant armé à fond en vue de guerres à venir, il nous faudra, le heurt survenant, utiliser nos armements.Ce sera au bénéfice du Royaume-Uni.Qui aura payé et paiera?Nous, nous seuls.La guerre finie, si l’Empire la gagne, quelle compensation en retirerons-nous?Celle, fort platonique, que nous eûmes en 1914, de voir tous nos alliés, à commencer par Londres, tout rafler, se servir largement, nous laisser, comme en 1919, la part.de ceux qui n’ont rien, ayant tiré les marrons du feu.D'un autre côté, si l’Empire a perdu la guerre, où nous trouverons-nous?A la place exacte même où nous nous trouverions si nous n’avions ni armé, ni participé à la guerre.Nous aurons armé, nous aurons payé, nous nous serons battus pour l’Empire et nous aurons perdu.Et nous paierons ce que paient d’ordinaire les perdants.Gagnants, nous ne gagnerons rien.Perdants, nous aurons tout perdu.* $ * La conclusion?Aussi longtemps que I* Canada est partie de l’Empite, il n’a que faire de s’armer au petit bonheur.Et s’il arme pour tout de bon, il est certain qu’une guerre de Londres venant, il en sera.S’il ne s'arme pas, et que Londres gagne, il n’aura rien perdu.Et si Londres perd, il n’aura pas du moins dépensé de l’argent pour perdre la guerre.Autre chose si le Canada n'était pat paye d’Empire, s'il était indépendant, nation d’Amérique seulement, sans intérêts politiques ni alliances politiques en Europe, Un traité d’alliance défensive avec Washington, des submersibles et des garde-côtes sur le Pacifique, sur l’Atlantique, quelques dizaines d'avions, un budget de défense pour lui seul en tant que Canada, nation d’Amérique du Nord, cela se comprendrait.Outre que cela ne serait pas fort coûteux, il travaillerait alors pour le Canada seul, — pas pour le roi de Prusse, — en l’espèce, pour une nation d’Europe.“Le Canada est nation d’Amérique", a dit M.King.Soyons nation d’Amérique.Cela seulement.Rien que cela.Cela ne saurait-il suffire aux Canadiens?Si cela ne leur suffit pas.c’est ou qu'ils ne sont plus, ou qu'ils ne sont pas encore Canadiens.Et alors ils ne le seront jamais.Mise au point de M.King sur les relations interimpériales-M.Gariépy contre les armements et pour la loi du cadenas (Voir an paga 3) L'actualité La guerre est déclarée Oui, la guerre est déclarée, encore une fois.Qu’on sc rassure, il ne s'agit pas d’une campagne belliqueuse.El les manoeuvres qui se multi plient un peu sur’tous les fronts ne risquent pas de jeter l'inquiétude dans les chancelleries, l’angoisse dans les coeurs.Bien au contraire, elles ont pour but justement de chasser l'inquiétude, de dissiper l'angoisse.Cette guerre menée contre l'égoïsme, contre l’indifférence, contre la trop grande quiétude, groupe dans scs bataillons plusieurs centaines de volontaires qui se sont faits spontanément conscrits au nom des pauvres, des miséreux, des malades, des infirmes, en un mot de toutes les catégories de malheureux.Guerre, — ou plutôt croisade annuelle dont on fixe d’avance l'objectif, le début, la conclusion.C'est dire que les combattants, tout en suivant le plus fidèlement possible la stratégie arrêtée par les chefs, connaissent, dès le premier jour des manoeuvres, la durée de l'effort qu’on leur demande.C’est déjà un avantage mais qui peut facilement tourner au désavantage, si les conscrits ralentissent leur travail, se réservant pour les dernières heures de la campagne.Celle guerre dont je parle — celle de la Fédération des Oeuvres de Charité canadiennes-françaises — entre dans sa dernière, dans sa plus critique phase.Quand ce journal paraîtra, il restera aux auxiliaires de la campagne à peine quarante-huit heures de travail; et encore faut-il enlever de ce temps les heures nécessaires pour les repas, la messe du dimanche, le déplacement d'un endroit à un autre, etc.Jusqu’ici, on a fait preuve, dans foules les sections de la campagne, d'une grande énergie, d’un bel enthousiasme.Il faut espérer que, comme les années dernières, l’effort des auxiliairés sc maintiendra à haute pression jusqu'au soir de la campagne.Mais pour que cet effort donne son plein rendement, il faut, de toute évidence, que le grand public y réponde, selon ses moyens.U ne faut pas prendre cette expression dans un sens trop large ou trop vague.Le devoir qu’impose à chacun de nous la charité n’implique pas uniquement l’aumône du superflu; il impose aussi celle d'une chose peut-être utile mais dont la privation, tout en nous imposant un sacrifice, ne nous causera pas d’ennui sérieux.L’écrivain catholique François Mauriac fait, duns sa Vie de Jésus, cette réflexion très juste: “Que vaut une aumône qui ne prive pas?.Peut-être n'avons-nous pas donné?” Oui, si la charité, en soi, est l'une des plus admirables vertus, combien plus belle et plus méritoire encore la charité qui s'accompagne d'une privation personnelle! Ron nombre d’entre nos concitoyens ont déjà fait leur aumône, dans cette campagne-ci.Tous se sont-ils privés de quelque chose pour faire leur souscription?,Sinon, il est encore temps, il sera encore temps jusqu'à mardi soir, d'augmenter son obole, en s’imposant, cette fois, une pelile privation.Si cent, mille, deux mille personnes accomplissaient, d’ici trois jours, ce geste individuel, la Fédération serait assurée d’atteindre totalement son objectif de $'t03,236.Il faut qu’elle l’atteigne; car si elle n'y réussissait pas, trop de malheureux souffriraient par notre faute, seraient justifiés de se dire: “Ah! s’ils étaient à notre place, tous ces heureux de la vie, comme ils comprendraient notre angoisse et la cruauté de notre sort." Lucien DESBIENS Le Vatican et l'Autriche “A bas le faux catholicisme politique et vive le vrai!” Déclaration en allemand diffusée du poste émetteur du Vatican, en réponse à un article du journal berlinois des troupes nazistes "Dos Schwarze Korps" CITE DU VATICAN, 1er, (S.P.A.) — Le poste émetteur du Vatican a radiodiffusé, hier soir, une déclaration ayant trait à la récente lettre d'évêques autrichiens conseillant aux fidèles de l'Autriche d'appuyer le nouveau régime gouvernemental de ce pays.Il n'a pas fait connaître le nom de l'auteur.La déclaration était en allemand.Celui qui l'a prononcée a rappelé que r'Osservatore Romano" a annoncé que les évêques auteurs de la lettre n'ont consulté le Vatican ni avant ni après la publication du document.Il a dit que la déclaration était une réponse à un article du journal berlinois des troupes nazistes S.S., "Dos Schwarze Korps." (Voici une traduction large d'un résumé anglais de cette déclaration.) (Voir en page 3) trois fonctionnaires.Et il y a peu de chances, A en juger par les apparences, que nous en voyions d’ici à plusieurs années.Aux bureaux des Canadiens Nationaux nous avons à l’heure actuelle des commis de deuxième ou de troisième classe, mais aux postes de commande, personne! Et nous ne sommes guère mieux partagés aux usines où nous comptons au pins quelques rares contremaîtres adjoints.La directicn des chemins de fer Nationaux a toutes les raisons du monde — morales cl tactiques — de faire à tous les groupes de la population, dans ses divers services, une juste place.Cela est particulièrement urgent, étant donné la campagne qui se poursuit contre ces chemins de fer.On ferait bien de ne pas l’oublier, La vieille Acadie à Lafayette La vieille Acadie sera représentée au Rassemblement français de Lafayette, samedi prochain.Le tricolore marqué de l’étoile flottera là-bas aux côtés du drapeau de l’Etat de la Louisiane et du bleu et blanc de la Sainl-Jean-RapHste de Montreal.C’est M.François Comeau, président de la Société nationale de l’Assomption, qui.avec un certain nombre de scs amis, s’est chargé de cet envoi.Ainsi s’affirmera une fois de plus la fraternité des trois groupes, acadien du Nord, louisianais et eanu-dien-français.Tl ne faut laisser passer aucune occasion de resserrer les liens qui nous unissent.Nos félicitations donc à M.Comeau et à ses amis, comme à la Sainl-Jean-Raptiste de Montréal.On sait que M.Comeau, ancien haut fonctionnaire des chemins de fer, représente au Comité permanent des Congrès de la Langue frau- L’anthropologie et l’Eglise Vésale, le père de l'anthropologie moderne, a-t-il été condamné par l'Inquisition?— L'Eglise a-t-elle frappé de la peine d'excommunication ceux qui se livraient à la dissection sur des cadavres humains?(par le R.P.Léon Pouliof, S.J.) Sous le titre Y Anthropologie et l’F.glisr, la Civtità Caltoltca du 5 mars 1938 (pp.400-415) nous apporte un article dont la substance, croyons-nous, intéressera les lecteurs du Devoir.Le P.Torra Alme-nara, jésuite espagnol réfugié en Italie, v fait justice de certaines affirmations admises dans un monde qu’on appelle savant et suivant lesquelles l’Eglise aurait retardé le développement de l’Anthropologie en persécutant les hommes de science et en frappant d’excommunication quiconque aurait osé toucher à un cadavre humain.Les occusotions 1o Au Congrès international des Sciences Anthropologiques et Ethniques.tenu à Londres, en 1934, le Dr A.H.Marett, d’Oxford.s’éleva avec violence contre l'Eglise du moyen ôge, “dominée, disait-il, par l’obéissance aveugle”.Et parlant de Vésale (1514-1564), le père de l’Anthropologie moderne, il ajouta: “Il est à peu près inutile d’ajouter qu’il fut persécuté par l’Inquisition.” 2o En 1935, le professeur A.C.Haddon publiait la seconde édition de sa History of Anthropology.On y lit le paragraphe suivant sur Vésale: “Son sort ne fut pas différent du sort de ses précurseurs médiévaux.Il fut accusé d’avoir sectionné un homme dont le coeur battait eneore, traduit devant l’Inquisition et condamné à mort.Par l’inler-neni nrs m ,.«•¦ cession du rot.la sentence fui corn* çaisc le groupe acadien de la Nou- ! muée en un pèlerinage au Saint- velie-Ecosse._ ,, Sépulcre.” O.H.' 3o Ernest Fritzi, dans son An- Bloc-notes Lettre l'Europe L’épilogue du drame de l’Autriche [’“Anschluss” réalisé Un engin dangereux — Hitler contre von Schuschnigg —Seyss-lnquart, cheval de Troie — 13 mars 1938 — Union ou assimilation?— "Anschluss", catholiques et juifs — De Bismarck à Hitler — Répercussions internationales — Le nuage tchéco-slovaque Georges PELLETIER Ambassadeurs d'Allemagne Berlin, 2 (S.P.C.-Havas).— Le Rekhitührer Hitler a nommé M.Herbert von Dirkaen ambaaiadcur à Londres, en remplacement de M.von Ribbentrop, et il a nommé M.Hans von Mackcmen ambassadeur à Rome, en remplacement de M.Ulrich von Hassel.M.von Dirk-sen était ambassadeur à Tokyo.M.von Mackenscn était accrétaire du ministère des Affaires étrangères.Aux Chemins de fer nationaux La Voix d’Evanaillne, de Moncton, au Nouveau-Brunswick, commentant le refus — conforme du reste, paralt-il, à la tradition — fait par la direction des chemins de fer nationaux de publier les noms de ceux qui sont récemment entrés au service des Chemins de fer nationaux, dit (numéro du 31 mars): Ceux qui sont un peu au courant de la situation et même ceux qui suivent d'assez loin le mouvement de l'cm/iloi sur ta Région Atlantique des Canadiens Nationaux ne peuvent se défendre d'une impression très nette et très inquiétante: c'est que graduellement.systématiquement et implacablement on y élimine Vélément de langue française.Cela est pénible à dire, mais c'esl malheureusement la seule conclusion à laquelle nous permettent d'aboutir les renseignements que nous avons.Nous avons eu autrefois comme officiers supérieurs, aux Canadiens Nationaux, MM.Ixivole, Me-lanson.Bourgeois.Lavoie est décidé, Melansnn et Bourgeois ont pris leur retraite.Jamais depuis nous n’avons vu un des nôtres obtenir un poste de l'importance de ceux qu'occupaient ces Le 21 mars 1938.Dans le discours qu’il a prononcé à la Chambre italienne, le 16 mars, M.Mussolini a parlé du “drame de l’Autriche” qui venait de trouver son “épilogue”.C’est bien de cette manière qu*il convient de définir ce qui vient de se passer, et ces paroles du Dure fournissent le litre tout indiqué d’une lettre consacrée à cet événement.J’avais moi-même, dans une précédente lettre, qualifié de ‘‘drame en six actes les faits qui avaient précédé le dénouement sensationnel auquel on vient d assister, et qui constitue bien 1 épilogue de ce drame.(>t épilogue a comporté lui-même plusieurs phases dont la dernière a été le discours que le chancelier Hitler a prononcé au Reichstag aile, mand il y a trois jours, le 18 mars.Ce dénouement brusque et inattendu a été causé et rendu possible | par un événement que personne j n’aurait pu prévoir: 1 annonce faite par le chancelier autrichien von Schuschnigg, dans un discours prononcé ô Tnnspruek le 9 mars, -ru’un plébiscite aurait lieu dès le limanchc suivant, 13 mars, sur la ne st ion du rattachement éventuel de l’Autriche au Reich allemand, soit la question de Y Anschluss.C est en effet ce geste du chancelier autrichien qui a déclenché, de la part du chancelier allemand, le geste qui a abouti à la réalisation de l’An-schtuss, l’ersonne n’aurait pu s’attendre à ce geste du chancelier autrichien, parce qu’il était contre-indiqué pm la politique meme que suivait l’Autriche depuis l’instauration du régime nationaliste et autoritaire que symbolisent les noms de Mgr Sei-pel.de nollfuss et de Schuschnigg.Si le régime précédent, animé d’un esprit de gauche, avait admis la possibilité de Y Anschluss avant l’avènement du régime hitlérien dans le Reich, il n’en était plus question sous le nouveau régime autrichien, surtout depuis Dollfuss.L’indépendance de l’Autriche vis-à-vis du Reich était devenue un principe aussi intangible que cette indépendance.Ou aurait donc considéré comme une chose très Illogique que le gouvernement autrichien lui-rnéme admit la possibilité d’un plébiscite, car, c’eût été admettre I que l’indépendance de l’Autriche ( pouvait être mise en question, j Or, ce geste illogique, auquel on | n’aurait pus pu s’attendre, le chancelier autrichien l’a fuit.Dans son discours précité, M.Mussolini a indiqué que M.von Schuschnigg, avant de décider le plébiscite, lui avait demandé ce qu’il en pensait, et qu’il lui avait répondu péremptoirement que c’était une faute, que cet engin éclaterait entre ses mains, (’.’est ce qui s’est produit.On se demande encore aujourd’hui pourquoi M.von Schuschnigg a commis cette faute, on pourrait (Suite è la page 2) thropolagia, écrit: “A cette époque (au temps de Vésale), la dissection du corps humain était défendue sous peine d’anathème.” Nous pourrions, à la suite de notre auteur, multiplier pareilles citations.Contentons-nous de celles-ci; elles nous permettent d’étudier le cas de Vésale et la prétendue doctrine de l’Eglise sur l’inlangi-bilité du corps humain.Le cas de Vésale Le P.Torra eut la sage pensée de demander au Dr Marett lui-même ses documents relatifs à la persécution de Vésale par l’Inquisition.Il en reçut cette réponse: “/ do not claim Jo have first hand knowledge of the biographted fads about Vesalius and relied primarily on the statement of my friend Professor Haddon, in his History of Anthropology”.Et dans le dessein de ne pas trop heurter son correspondant qu’il croyait Italien, alors que le P.Torra est Espagnol, il ajoutait cette charitable phrase: Of course, all this refers to Spain, not to Italy, where there was less persecution more specially under the ri le of Venice.Restait à consulter le professeur Haddon.Sa réponse nous apprendra avec quelle farillté certains savants acceptent et répandent des calomnies contre l’Eglise: / very much regret that 1 can not at present find where / got the statement about Vesalius (p.9) which was quoted from the first Edition ID 10, p.15, written a quarter of a century ago.I have hunted for it m vain, hut I will keep your Idler before me and will write to you when I discover ils source.It was careless of me not to have given the source in the first instance.Et la P.Torra a joute: Deux ans ont passé.depuis la réception de celte lettre d je n’ai encore reçu aucuns réponse.S’il s’agissait pour le professeur Haddon de nous apprendre ou il a pulsé renseignement qu il répété, il suffirait de nous renvoyer auz auteurs qui ont écrit avant Un sui Vésale ou aux encyclopédies, notamment à Larousse, Grand die- (Suite à la page 8) Le carnet du grincheux On vante Toronto.C’est le ville ol plus de 80% des électeurs sont propriétaires, c’est la ville aussi où Tim Bue» a failli être élu commissaire.¥ * * Franco aura de la peine à taille; e« pièce la fameuse légion internationale, g elle met entre lui et elle la frontiers française.* * * L’Angleterre arme sans chavirer sor budget.Ce n’est pas elle qui a inven.té la fière formule: “Jusqu’au derniet homme, jusqu’au dernier sou”.Albiof nous distance en tout domaine, — sam celui de la folie.* * ?A ce moment de l’année, l’eau, dont I s'abreuve la population montréalaise prend la couleur topaze.Et tout U monde pense que les conseillers municipaux y sont pour quelque chose.* * * L’ex-président Hoover favorise l'isolement des Etats-Unis en cas de contât.Il veut substituer “Too wise te HgM au “Too proud to fight” de Wilson.Hélas! la prudence résistera-t-elle ou I or-pueil n'a pas tenu?Les guerres, comme les Crises financières, embrassent desor-maiis toute la ferre.?* * Pour la mortalité infantile, nous étions naguère i peu près au niveau de la Chine Et c’était — on ne nous renvoyait pas dire — de la fauta aux Canaries’ Pour les salaires de l'industrie textile, nous sommes sur le même pied que l'Inde.la Chine, le Japon.A qui la faute et la honte cette fois^ci?U Crin eh MHS ! 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 2 AVRIL 1938 VOLUME XXIX — No 77 Lettre d’Europe (Suite de la 1ère page) presque dire eette maladresse.Aurait-il eu vent de quelqiie “coup qu'aurait prémédité le biihrer du Reich, et aurait-il voulu lui couper l’herbe sous les pieds?On l’apprendra peut-être un jour, (!e qui autorise à parler de mala-dresse, — à moins qu’il n’y eût eu péril en ia demeure, - eest le court délai qui devait s’écouler entre l’annonce du plébiscite et le plébiscite lui-même: quatre jours seulement laissés au peuple autrichien pour se concerter et se prononcer sur une question aussi grave.Comme, d'autre part, oa^ ne votait plus en Autriche depuis l’instauration du régime autoritaire, l’organisation technique du plebiscite aurait dû se faire a la haie M.von Schuschnigg aurait pu prévoir qu’il se produirait ce qui s’est effectivement produit, non seulement dans le Reich, mais meme dans des milieux qui ne lui étaient pas hostiles.On a vu dans son plebiscite précipité une tentative d “escamotage”.Celte interprétation s est prévalu de la forme même de la ques-• tion sur laquelle le peuple autrichien aurait à se prononcer.Au lieu de lui demander clairement de répondre par “oui” ou par "non à la question de VAnschluss, on lui demandait s’il était pour une Autriche libre el allemande, indépendante et sociale, chrétienne et unie.C’était lui demander, en quelque sorte, d’approuver ou de rejeter l’article 1er de la Constitution.Mais la formule du plébiscite comportait plusieurs questions differentes sur lesquelles les électeurs pourraient ne pas avoir un avis unique.I,e chancelier Hitler n a pas seulement considéré comme illusoire, comme une tentative d’escamotage, le plébiscite décidé par le chancelier autrichien; il a aussi considère ce geste comme une violation de ce qui avait été convenu, dans leur entrevue de Berchtesgnden, entre les deux chanceliers.il a même prononcé le mot de “trahison ’.C’est pourquoi il s’est cru autorisé à y répondre par la manière forte.Mais, de même qu’il avait été inévitable qu’on accusât le chance-jier autrichien de vouloir se livrer à une opération d’escamotage, de même il était inévitable qu'on accusât le chancelier allemand de s’opposer au projet de plébiscite de son collègue autrichien, parce qu’il doutait que la majorité du peuple autrichien fût pour VAnschluss.C’est ce qui s’est effectivement produit, surtout dans les pays el les milieux opposés à VAnschluss.* ¥ * J’ai dit dans une précédente lettre que l’introduction dans le ministère autrichien, à la suite des accords de Berchtesgaden.d’un authentique national-socialiste autrichien, M.Seyss-Inquarl.aurait pour conséquence que la politique de ce gouvernement s’exercerait désormais en sens opposés.M.Seyss-In-quart y ferait la politique «lu chancelier allemand, tandis que M.von Schuschnigg, lui resistant, ferait iini“ politique exclusivemeul autrichienne.Et, comme M.Scyss-In-quari détenait l’iiiiporlanî minisfè-rc de l'intérieur, on pouvait s'attendre à ce qu'il servit efficacement la cause de VAnschluss.C'est ce qui s’est produii.En fail, on ne comprendrait pas ce qui s'est passé, si l’on ne tenait compte de ce que le vrai chef du gouvernement élait le ministre de l’intérieur plutôt que le chancelier due possible que parce qu’il y avait table accord préalable entre l’intérieur de la place et l’extérieur, c’est-à-dire entre M.Seyss-Inquart, cheval de Troie, et le chancelier Hitler.Les péripéties de cet épilogue se sont succédé avec autant de rapidité que d’apparence de légalité.Le president de l’Etat fédéral autrichien, M.Miklas, personnage un peu effacé, a été invité par le Führer allemand à remplacer, comme chancelier, M.von Schuschnigg par M.Seyss-Inquart.Un point reste contesté: M.von Schuschnigg a prétendu.— mais, M.Hitler l’a nié, — que celte sommation avait été adressée à M.Miklas sous la menace d’une invasion militaire allemande.Il y a eu d’abord, semble-t-il.des velléités «le resistance de la part de M.Miklas et de M.von Schuschnigg.Finalement, ils ont cc-mpêcher les ravages de l’erreur.Voilà ma position, et le député Dorchester, avant de brandir i excommunications, ferait mieux sonder sa propre conscience et trouver son orientation.Ce que dit Mgr Gauthier C’est pour une certaine classe représentant du peuple que Son c.ellence Mgr Gauthier déclarait, 15 mars dernier: “Il nous importe bien davanta-de savoir si le raisonnement de s jeunes gens ne contient pas c part de vérité, et si notre f ii-;sse, nos atermoiements, nos at-udes indécises n’agissent pas en mme au profit du communisme, ms avons l’air de manquer (le Irté et de courage.Notre pro-ice de Québec subit depuis des iis les attaques les plus injus-iées.et l'on nous assimile à quel-e peuplade non civilisée du fond l’Afrique parce que nous empê-|ons une poignée de communistes faire tout le mal qu’ils voulaient.Quelqn’un s'est-n levé au Inat ou aux Communes pour dire que nous sommes?Et serait-cnez nous par hasard que l’on respecte pas la liberté rellgieu-ou scolaire du citoyen?” Et plus loin Son Excellence jutait: “On nous demainlo maintenant faire campagne pour sauver la moiirSv, w w rç»/ — Chambre é un lit.îf»3.50 tonne toutes bain et per- doucho.: ques scènes des "Précieuses Ridicules", de Molière.Les interprètes sont Mlles Glaire Rissonnette.An-nette et Simone Roux, Claude Rummy, Madeleine Parent, Pàulinc i Mercier, Thérèse Rournssa, Rolande Bergeron, Gisèle Robillard, Ho-i berte Lancelot.Mlle Guodin rlinn-; tera un air de Manon.Cette fêle artistique est dirigée par ^ Mme Jean-Louis AudcL Le Ballet de Ted Shawn Ted Shawn reviendra de nouveau, demain après-midi, à 3 heures.sur la scène du His Majesty's.La troupe de Ted Shawn, pré-sentée cette fois par le Canadians Artists’ Bureau, offrira un répertoire totalement nouveau.La troupe de Ted Shawn a ceci de caractéristique qu’elle ne comprend que des hommes.Tous mènent à Berkshire Hills, dans le Massachusetts, une vie de sportifs.Us font beaucoup d’exercice physique et se EN PULLMAN aller el 2 dan» retour, lit b«».lit bat, chacun en plu» *13.50: lit haut S1G.00 #15.00 SE HATER: - CHAMBRES EN NOMBRE LIMITE Renseignement» et billets LE DEVOIR»'VOYAGES 430.Notre-Dame est — Montréal eu A ERNCST LORTIE.agent général CENTRAL VERMONT - 384.St-lacque» ouest — Tel.BEIair 3361 — Montréal VOLUME XXIX — No 77 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 2 AVRIL 1938 * " Directrice: Germaine BERNIER «LAfAffimiNiN -a vénérable Mère Marie'de'l’Incarnation ï Le 30 avril 1072, à six heures du i'ir, la Révérende Mère Marie de ncarnation, fondatrice des Ursu-^hes de Québec, rendait le dernier !>upir.Racontant la fin de cette l'édestinée, un de ses biographes ^ rit: “Un frémissement courut par-I i les rangs des assistantes qui tou-8 s restèrent immobiles, partagées litre la douleur et l’admiration, les bux fixés sur le visage de la morte •venue tout à coup d’une beauté ' Jouissante: son âme, en prenant nn vol vers les cieux, semblait y l oir imprimé un reflet de sa gloi-immortelle”.Aussitôt que fut onnue cette douloureuse nouvelle, ' foule accourut au monastère ij >ur prier devant la dépouille mor-'11e de celle que l’on vénérait com-e une sainte.L’expression consa-1 ée “mourir en odeur de sainte-” put rarement être appliquée ec plus de convenance qu’à la an de moniale de Québec.“Au ornent qu’elle cessa de vivre, dit | Père Charlevoix, la voix publiée la canonisa dans tous les lieux ÎJi elle était connue”.Mgr de Laval, i rendit ce témoignage: “Elle était née de toutes les vertus dans un •gré très éminent, surtout d’un >n d’oraison élevé, et d’une parfai-I union avec Dieu”.On sait que Hissuet.commentant ses écrits, la nnpara à la grande sainte Thérèse Avila.Plus tard, au début du dix-| mvième siècle, le vénérable M.•} nery, supérieur du Séminaire de iint-Sulpice, écrivait ces lignes: || 'ai beaucoup de vénération pour its Ursulines de Québec, qui, sans, mtr, ont hérité des vertus éminen- j s de la Vénérable Mère Marie de ncarnation.C’est une sainte que vénère bien sincèrement et que mets dans mon estime à côté de i intc Thérèse.j 11 y a deux cent soixante-six ans le la Mère de l'Incarnation est iorte en odeur de sainteté, et elle la pas encore été inscrite par l'E-I se au catalogue des saints, aux-! iris peut être rendu un culte pu-f c.Ceci est bien loin d’être un unique.Les délais de cette na-; iv se rencontrent souvent dans ; ; annales ecclésiastiques.Us peu-t-nt être dus à certains concours i' circonstances défavorables, et r sauraient nullement être inter-I iés comme une insuffisance de Sériles chez les vénérables person-|i;tes qui sont en cause.N’oublions § r.que nos apôtres canadiens, terrés et massacrées par les Iroquois confesseurs de la foi, n’ont été s sur les autels que plus de s eries et demi après leur Et pourtant leur front était é de l’auréole des martyrs, us avons le ferme espoir que ure de la glorification suprême i nnera bientôt pour la Mère Marie ¦ rincarnation.Déjà onl etc lancines plusieurs des étapes qui ment y conduire la vénérable Indatrice des Ursulines de Qué-r.Vers le milieu du XVIIIe siè-la demande de sa béatification i, lait être faite à la Cour de Rome, jais la chute de la colonie fran-j ise, le passage du Canada sous la imination brilannique.en vertu i traité de Paris, vinrent arrêter nir longtemps ces démarches, nés plus d’un siècle, on put les prendre.Grâce à Mgr Baillargeon, 1867’ furent institués les procès 'iscopaux et apostoliques qui de-, lent conduire à l’ouverture de cause devant les congrégations , mai nos.Depuis celle époque voi-quelle en fut la progression: en j 77, introduction en Cour de Ro-|e; en 1882, procès de non-culte; 1891, procès de foma, réputation • sainteté; en 189.8, examen des rits; en 1897, validité des procès its à Québec; en 1907-1910, pro-s de l'héroïcité des vertus; en 11, décret sur l'héroïcité des ver-•s.“Maintenant, écrit l’éminent ; nédiclin, don Jamct.de nou-aiix miracles, dus à l’intercession la Vénérable Ursuline, sont seuls ü'cessaires pour procéder à la pro-; amation solennelle de sa béatifi-r'i lion”.Les témoignages rendus, les fails •fis en lumière au cours de ces loues procédures ont offert à l’nd-! iration.dans cette grande vie, il pratique des plus hautes vertus ,un degré suréminent.Déjà, avant n entrée en religion, on avait pu jdr briller' en elle l’humilité la us profonde, la charité la plus |dente, la piélé la plus vive.Mais ’rsqu'elle eut dit adieu au mon- de, ces vertus furent la trame même de son existence.Et en même temps, son âme devenait comme un sanctuaire où Notrc-Seigneur se plaisait à habiter.C’est alors que se produisirent chez elle des grâces extraordinaires de visions, de contemplation, de manifestations divines qui lui assignent une place de choix parmi les grands mystiques.dont les prodigieuses illuminations brillent d’un si vif éclat dans l’hisloirc de la sainte Eglise catholique.Son fils, don Claude Martin, grâce aux confidences qu’il avait arrachées à sa sainte mère, a pu en faire une description dont' voici quelques traits: “Notre-Sei-gneur lui donna entrée dans cette union au moment qu’il la lava dans son sang précieux, La première disposition où cette union la porta fut un esprit de componction qu’elle lui mit dans le coeur, où elle excita pour un temps une source de larmes qui ne tarissait pas.De cette disposition, elle passa à une autre qui la suit naturellement, savoir, à l’amour et à la pratique d’une vie austère qui aurait été capable d’abattre les corps les plus robustes.Ces austérités furent suivies d’un désir ardent et tout ensemble effectif d’imiter Noire-Seigneur dans la pratique des bonnes •oeuvres et des vertus les plus héroïques.Il lui donna une sublime intelligence des mystères, surtout celui de l’Incarnation du Verbe.puis des attributs divins, ensuite de la très sainte Trinité, enfin des Ordres de la Hiérarchie céleste, et tout cela avec tant de clarté qu'elle craignait que l’évidence ne lui en eût ôté la foi, ou du moins qu’elle ne lui eût fait perdre le mérite”.Pendant que s'opéraient en elle ces merveilles de la grâce divine, la Mère de l’Incarnation accomplissait dans notre pauvre colonie naissante une mission apostolique.Elle fut une missiqnnaire de l’Evangile.A quarante et cinquante ans, elle apprit les langues difficiles des indigènes pour leur enseigner les vérités de la foi.Dans sa belle introduction à une histoire de la Mère de l’Incarnation par une Ursuline de Nantes, Mgr Baunard fait la description vivante de l'apostolat exercé par elle et ses compagnes: “Maintenant, dit-il, elle est en Amérique; l’Amérique, c’est-à-dire les travaux, les épreuves, l’isolement, la misère, le froid, la maladie.les horreurs de la vie sauvage.les périls, la guerre, l’invasion barbare, les incendies, la ruine, et vingt fois l’approche de ce bienheureux martyre que ce coeur viril croit toucher et qui tromoe jusqu’à la fin l'ardeur de scs désirs.Mais par elle et ses filles l’oi uvre de Dieu s’accomplit.Les Indiens se laissent prendre dans les filets de l'Evangile par l’appât de l'aimable charité de ces soeurs: leurs enfants sont baptisés, convertis, communiés; les sauvagesses d’hier sont de douces et fidèles chrétiennes, aujourd’hui; dans le monastère qu’elle a ouvert, il y a pour tous du pain, des remèdes, des vêtements, avec des paroles d’espé-ran-e et de vie.Que cette femme a donc fait de bien! Et comme éclate, dans cette histoire, le contraste éloquent entre cette politique d’extermination qui en finit aujourd'hui avec les derniers e‘ pauvres restes des Indiens dans la haute Amérique, et celle politique de paix et de salut qui fut, des lors comme depuis, la politique ma* ternelle de l’Eglise et de la France”.Grande mystique et apôtre de, la foi, la Mère de ITnearnation fut en même temps une admirable zélatrice de la civilisation chrétienne et française sur les rives laurentien-nes.Pendant trenle-trois ans, elle dépensa pour celle oeuvre toules les énergies de son caractère, tous les dévouements de son coeur, toutes les lumières de son intelligence.Celle religieuse qui, dans le silence de l’oraison, a d'intimes colloques et des communications sublimes avec le divin Crucifié; dont l'Ame, durant ces précieux instants, plane dans les hautes sphères du ravissement contemplatif, la voici maintenant aux prises avec les lâches les plus ardues dans l'ordre matériel.Il lui faut bâtir sans argent, organiser une vie monastique dans des conditions extrêmement adverses, apprendre des langues abstruses, administrer, catéchiser, enseigner, conseillerf faire face incessamment à d’accablantes besognes, à d’écrasantes épreuves, à des Ek Feuilleton du "Devoir" Le Monsieur d’à côté =prpar Andrée VERTIOL ^ 17.(Suite) i celte longue éptlre, M.Anode ondit, courrier par courrier: Mon cher enfanl, Ta lellre m’émeut à bien des es! Si je ne le devinais pas doulou-x, triste, peut-être atteint dans coeur, je te dirais que ce qui se se en ce moment, dans ce petit ,’s des Monédières, touche tout iplement au merveilleux! Cette demoiselle Sabine, dont iprcnds enfin le nom de famille que tu me dépeins possédant t de charmes, je la connais.Elle me semble indiquée, en effet, pour être l’Egérie, la collaboratrice, que dis-jc?la compagne choisie pour le bonheur de mon neveu, l'être que je chéris le plus au monde, tout en reconnaissant ses innombrables défauts.“Mais il y a du bon en lui, du très bon, que diable! Le fait de se sentir attiré comme par un aimant par Mlle Dayveyre me prouve qu'il a encore le goût des saines et belles choses.t “Il sc reprend à la vie, il oublie sa mauvaise blessure et renaît à des sentiments meilleurs! Alain! si, comme je l'espère, comme je le dé- AVRIL Avril! Doux nom qui tonne clair! Du printemps tu fais le prélude.Douceur du ciel, douceur de l’air, Qui te remplit de quiétude.Les oiseaux des bois sont surpris De cette tiédeur qui se penche.Ils rêvent déjà de leurs nids, Ces bohèmes légers des branches.Avril! Bel espoir des jardins! Tout se réveille à ton approcher L’air et la brise et les chemins.On sent le Printemps que s’approche.T out palpite et rayonne autour.* Le vent parle, le froid se sauve.Plus lentement se meurt le jour Dans du rose, du gris, du mauve.C’est le retour, c’est le réveil! On sort et l’on cause, on respire.Il fait si bon d’être au soleil! Rayon, rêve, soupir, soutire.On est gai sans savoir pourquoi.Plus de regrets quand Avril sonne.L’espoir bleu prend toute la foi Du coeur trop tendre qui se dorme.Dehors un printemps un peu fou Fait tourner les parfums, les têtes; Des fleurs venant d'un peu partout Entre elles parlent d’une fête: C’est Pâques, ses élans pieux; Des nouveautés et des merveilles: Des élégants font de leur mieux.En les voyant on s'émerveille; Des vitrines ont des chapeaux Tout fleuris de mille nuances; D’autres sont faits d'ailes d’oiseaux; Des poètes font des romances.Avril.Tu rajeunis les yeux! Les coeurs ont vingt ans quand tu brilles; Tous les lilas te font des voeux Dans les rêves des jeunes filles.Pour donner un coeur trop subtil, Un coeur et sa tendresse folle.C’est parfois bien doux en avril Avec les soupirs des corolles.Tu ferais bien durer l’amour.Avril, plus longtemps que les roses.Si tu savais fleurir toujours Les coeurs aussi bien que les choses.Avril! Prélude du Printemps! Doux accord du ciel et des roses; Sons gais sur les cordes du Temps Quand ton archet, Avril, s’y pose.PRISCA difficultés désespérantes.Et calme, bienveillante, confiante, inlassable, elle suffit à tout et elle est à la fois une inspiration, un exemple, un appui, une force, non seulement pour les indigènes et les colons, mais aussi pour les chefs spirituels et temporels de la Nouvelle-France.C’est tout cet ensemble de vertus, de vaillance, de dévouement, de réalisations fécondes, qui a fait décerner à la Mère de l’Incarnation le beau litre de “mère de la patrie”.Et c'est tout cela qui lui a valu et qui lui a conservé à travers les âges la vénération du peuple canadien.Dans un an, en 1989, il y aura trois siècles que cette géniale reli-'gieuse et celte grande Française sera venue accomplir ici sa mission providentielle.Nous serait-il permis de formuler le souhait que ce mémorable anniversaire voie le suprême fleuron de la béatification couronner cette mémoire glorieuse?Oui.nous sentons le besoin do nous écrier, avec un des historiens de la vénérable Mère: “Puissions-nous mériter que l’Eglise, à qui seule appartient de définir notre croyance, confirmant l’oracle du peuple, comble tous nos voeux en l’élevant sur nos autels et nous permette de l’invoquer à genoux et de nous écrier: Sainte Marie de l'Incarnation, priez pour nous!" Thomas CHAPMS De la conversation Dans une conversation dont la fin doit être une décision, la valeur des arguments est moins importante que l’ordre dans lequel on les engage.La surprise est nécessaire, comme au combat.Dans une discussion, le difficile, ce n’est pas de défendre son opinion, c’est de la connaître.La voix doit être d’autant plus douce que la résolution est ferme, et un sourire corrige heureusement la violence d’un démenti.Commencer par exposer solidement le poinl de vue de l’adversaire, c’est lui enlever déjà beaucoup de force.L’expérience ne procure aucun plaisir, si ce n’est celui de la trans-nieltre.Il y a des feintes en conversation comme en escrime, et un homme de sang-froid peut sans danger se découvrir une seconde pour forcer l’adversaire à montrer son jeu.Je nie sais si facile à convaincre que nul raisonnement ne me convainc plus.André MAUROIS Résolution — J’ai pris la résolution de fermer nia porte à tous les imbéciles.— Bigre! Comment vas-tu faire pour rentrer chez loi?sire, tu ne dois pas en pâlir, continue ta bonne action, aide les événements, fais naître les occasions propices, sois l’artisan de cette union qui comblerait de joie ton vieil ami à jamais reconnaissant.“ARRODE".Le pauvre “Monsieur d’à côté” eut un triste sourire en parcourant ce court billet.Evidemment, l’oncle Séverin, lui aussi, trouvait tout naturel qu’il sc sacrifie; il passait légèrement sur l’éventualité invraisemblable qu’un pauvre malade ait un coeur et qu’il puisse en souffrir autrement que physiologiquement.“Allons, soupira-t-il, le sort en est jeté!.je dois travailler au bonheur des autres et oublier le mien! Essayorts de faire des heureux!” CHAPITRE X Avec cela que c’est si facile de faire des heureux.Le bon Génevrier devait bientôt s’en apercevoir.Ce jour-là, il complotait encore avec Mme de Vnlbrun, laquelle, tout à fait revenue de sc» premiers pro- jets, ne demandait pas mieux maintenant que de voir Martial confier son coeur en des mains plus expertes que celles de la petite Fiammette, peu faite pour cet être fantasque et charmant.—Evidemment, cher Monsieur, je me suis trompée, convenait-elle avec bonhomie, il n’y a que les sots qui ne reconnaissent pas leurs erreurs! J’ai failli troubler le coeur de ma pupille en l’encourageant à se montrer digne de sentiments qui n’existaient que dans mon imagination.Ce mariage comblait mes voeux, arrangeait bien mes affaires, et les leurs aussi, mon Dieu! C’est mon excuse, mais comme vous avez raison de dire qu’en lelle occurrence il est avant tout plus moral et plus sage de penser à assortir les caracières, les coeurs et les âmes! Ces deux enfants auraient fuit un ménage détestable! —C’est mon avis, Madame; aussi, tout est-il bien maintenant en ce qui concerne voire petite nièce.Son ami d’enfance, qui a compris qu’il l’avait échappé belle, s’est mis en frais, a tenté une nouvelle con- AVIS D'ici au 6 avril, c'est-à-dire tout le temps que durera la campagne de la Fédération des Oeuvres de Charité Canadiennes-françaises, aucune annonce de bingo, de partie de cartes ou autre organisation ne paraîtra dans la Page Féminine.On est prié d'en prendre note et d'économiser ses timbres.Les activités féminines Chez les Soeurs de Ste-Croix La récollection mensuelle pour les aml-callstes et les membres des cercles d'études des Ste-Crolx aura Heu le dimanche.3 avril, de 8 h.30 à midi, à l'Ecole N.-D du St-S&crement, 465 rue Mont-Koyal est.M.l'abbé L.Lacombe sera le conférencier Cordiale Invitation 4 toutes.LA FEDERATION NATIONALE ST-JEAN-BAPTISTE Lee membres de la Fédération nationale St-Jean-Baptiste sont cordialement Invité# 4 venir entendre M.l'abbé Armand Ton, dans une causerie avec projections lumineuses sur la vie moderne dans un grand collège de France, mardi prochain.5 avril, 4 3 h.30, 4 853 est, rue Sherbrooke.Chez les Aides-maternelles L'assemblée mensuelle de l’Association de* Aides-maternelles aura Heu, mardi, 5 avril, 4 3 h.précises, 4 la Fédération, 853 est.rue Sherbrooke.Tous les membres de l’association sont cordialement Invités, Assemblée du Cercle d'étude Ste-Marie du Comité des Oeuvres économiques L’assemblée du Cercle d’étude Ste-Marie du comité des oeuvres économiques aura Heu, mardi soir, 5 avril, à 8 h., 4 la Fédération; 853 est, rue Sherbrooke, sous la présidence du R.P.Arthur Dubois, S J.Tous les membres du cercle ainsi que les membres de la Fédération et leurs amies sont cordialement Invités.Chez les employées de magasin Sous la préscldence de M.l’abbé Jean Moreau, aumônier, 11 y aura mercredi, 6 avril, réunion générale mensuelle de l’Association professionnelle des employées de magasin, 4 la Fédération, 853 est, rue Sherbrooke.Dne causerie sera donnée par Mme Rose Létourneau-iiaSalle: Poésie d’amour et de fol.Un programme musical sera exécuté sous la direction de Mlle Pauline Phaneuf, professeur de chant et piano.Tous les membres de l’association, leurs parents et leurs amies sont cordialement Invités.L’assemblée générale sera suivie d’une courte séance du cercle d’étude de l’association.Exposition à la Fédération nationale St-Jean-Baptiste Les membres de la S.O.C.qui ont suivi les différents cours donnés 4 la Fédération sont priés de prendre note qûe l’exposition aura lieu le dimanche de P4-ques, 17 avril.Tous les Jours de la semaine précédente .11 y aura quelqu'un pour recevoir ’es différents travaux des élèves et l'on espère qu’elles viendront en très grand nombre afin d'avoir une exposition digne des cours qui ont été donnés et qui ont été si bien sulyls.Le R.P.Bellouord à la Ligue de la Jeunesse féminine Sous les auspices de la Ligue de la Jeunesse féminine, le R.P.Marie-Augustin Bellouard, O.P., donnera une conférence à l’hôtel Mont-Royal, jeudi, le 21 avril, à 4 h.A la Société d'étude et de conférences Le cinquième Ihê-causeric annuel de la Société d’éludc et de conférences aura lieu dimanche prochain, le 3 avril.D’année en année, cette fête groupe, plus nombreux, les admirateurs de l’esprit français et les amis de la soriélé qui, une fois de plus, se plaisent à lui témoigner leur plus cordiafr sympathie.Son Excellence le ministre de France au Canada et la comtesse Robert de Dampierre ont bien voulu accepter la présidence d’honneur et ajouter ainsi, par leur pré-1 scuce, au caractère tout français de celle réunion.M.Paul Morin, donl nul n’ignore la verve et l’alacrité d’esprit, est le conférencier invité.La séance se tiendra dans le Salon rose de l’hôtel Windsor, à 4 h.précises.On peut se procurer des billets, en s’adressant à WA 2056; ou à AI 4187; ou à AT 2412, ou encore, dimanche après-midi, à tcntiec de la salle.quête; il plaide enfin une cause qui sera gagnée définitivement, j’en suis sûr.Maintenant, reste notre Martial.,.__ Vous le croyez complètement guéri de sa blessure d amour ?_ Oui, si nous ne parlons que de celle du coeur, celle de l’orgueil reste encore irritable, notre garçon demeure sur la défensive.11 se méfie! — Oui, mais ne peut s’empêcher d’etre sous le charme! Vous comprenez à qui ie fais allusion.Et la vieille dame souriait finement.__Je crois comprendre, en effet, Madame, répliqua Génevrier, que la versatilité de la châtelaine amusait beaucoup.— Celle jeune fille est lout à fait accomplie, ne trouvez-vous pas?Le visage du peintre devint plus grave.— Je la trouve comme vous, Madame: heureux l’homme sur lequel Mlle Dalveyre aura jeté les yeux.Il avait,prononcé ces paroles d’u- .m» Udsam, m mhiiib autt Mme de Val- N Linoléum incrusté Achetez-le lundi à ce bas prix de vente._ Quelques "seconds" inclus Linoléum fabriqué pour donner longue durée.Coupons et quelques “seconds” — pièces 6 à 25 verges carrées.Plusieurs pièces semblables.Effet de tuile marbrée.2 verges de large.Spécial lundi, la 4 /j Q verge carrée."• ^ Linoléum moiré incrusté Quelques "seconds" — tous à bas prix ! 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Mesdames, il n’en lient qu’à vous, cela ne vous demande qu’un nouvel effort, et bien agréable celui-là.La partie de cartes annuelle de l’Association des dames bienfaitrices aura lieu le mercredi, 29 avril, à 2 heures 30 de l'après-midi, et vous savez si l’on fait bien les choses chez les Sourdes-Muettes.Les salles seront inondées da.lumières et de décorations printanières, — du sourire, de la joie à en revendre et des prix nombreux et magnifiques.C’est un premier apnel.mesdames, je le fais vibrant d’admiration pour celle oeuvre digne de toute la reconnaissance de notre métropole.Mariana JODOIN, secrétaire.M.l'abbé Charles Beaudin à l'Institut pédagogique Le Cercle d’études Notre-Dame dos Apôtres invite les dames et demoiselles à assister à une conférence par M.l’abbé Charles Beaudin, sur “l’Inde mystérieuse”, suivie de la projection d’un film sur son voyage autour du monde, le dimanche 3 avril prochain, à 2 h.39 précises, à l’Inslitut pédagogique.4873 boulevard Weslmount.Pour billets, té-1 léphoner à HA.4903.Cours sur l'action catholique UN DERAT JEUDI PROCHAIN Au cours de jeudi de la Faculté de théologie sur l’action catholique, M.l’abbé J.-R.Desrosiers a annoncé que jeudi prochain, aux heures ordinaires des cours, à 4 h.30 et à 8 h., à l’Ecole polytechnique, il y aura un débat sur un point de doctrine sociale catholique: lo L'Etat peut-il imposer la jus-tivc aux forces économiques?2o Peut-on remoraliser le domaine économique par l'action catholique?“Je puis vous promettre, a dit M.Desrosiers, que la négative et l’affirmative seront défendues d’une façon aussi solide que brillante.“Ge débat sera un résumé concret de la matière vue et à voir cette année en doctrine sociale de l'Eglise, et en action catholique.Je vous invite à y venir tous et amener vos amis”.Un traité du bridge en français LE BRIDGE POUR TOUS écrit par M.Arsène DesRochers, diplômé supérieur des Studios Culbertson, de New-York, professeur ne bridge associé d’Ely Culbertson, se recommande de lui-même à tous les amateurs de bndge-coiitrat.débutants, moyens ou experts, désireux d’améliorer leurs connaissances de cet intéressant passe-temps.LE BRIDGE POUR TOUS est conforme aux plus récentes données du Système Culbertson et les méthodes exposées dans cet ouvrage moderne ne seront pas modifiées d’ici quelques années.LE BRIDGE POUR TOUS, volume de 208 pages, format bibliothèque.est en vente nu prix de IL L’ABBÉ ^ Victorin GERMAIN > M80, .a™.^B£C ’T\ «h i : i n.iii nu i:iiiiiitiffliniiiii:iiiiiiiiiii!riiiii;i iminiiiinnüiui! Reconnues pour leur qualité depuis des années.’ismiMmmw pONAS’l ; MIXTURE EXTRACT VANIU.A Vos desserts seront plus DELICIEUX avec les ESSENCES CULINAIRES JONAS j Dcmendtx-let 4 votre épicier ,,i?iJSrèrart)B!JEJ5ISIElEBP|J(fiii2E13JaiBlÈ brun s’en trouva aussitôt frappée.— Est-ce que, par hasard, vous aussi, mon cher enfant.il réponi.t froidement: — Une fois pour toutes, moi, je ne compte pas en la matière, Madame!., En revanche, je m’intéresse beaucoup à mon ami; son oncle se préoccupe de son avenir, il croit comme moi que si Martial tarde trop à faire sa vie, il y aura lieu de le regretter un jour.— U faut donc hâter les évcnc-ments.— Tout au moins les pressentir, connaître scs sentiments; avec moi il se dérobe.— Puis ceux de la jeune personne en question.— Et savoir mieux pcul-êlrc ce qui la concerne: sa vie, son passé, sa famille! — Ah! cerles, Du moins on ne peut nier que Mlle Sabine est bien élevée.— Oui, mais elle demeure assez mystérieuse, vous remarquerez qu’elle ne parle jamais de sa mère! — Ni de ce quelle fait à Paris, lorsque, après les vacances, elle re- joint son foyer.Quel est-il?son père est mort?.— Voilà longtemps déjà! — Alors avec qui vit-elle?—¦ Mme Nyking ne doit pas 11* gnorcr! — Mais cette étrangère elle-même! nous ne connaissons rien d’el-! le! Oui, tout cela es! à voir.— Je crois que le plus pressé d’abord est de confesser Martial! — Essayez, chère Madame; moi, j’ai dû y renoncer! nos conversations finissent toujours par des paradoxes ou des plaisanteries, je n« suis pas, sans doute, le confident qu’il prend au sérieux.Mais la bonne dame se récria: — Ah! que si, certes! je sais bien que vous incarnez pour lui le véri* table, l’incomparable ami; seulement, c’est sa manière de tout railler en ce moment! Tenez, je vais A (A suivre) Ce Journal «et imprime su no 430 ne» Notrr-Deme «et, 4 Montreal, per l lmprt» merle Populelre (4 reeponaaWUté limitéeV «dltrtc» proprteuure — Qeortea HtleUa| dlreut^ui -gtranL j^KÊÊBÊÊÊÊÊÊÊÊ LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI 2 AVRIL I9J» LES LIVRES ET LEURS AUTEURS Même les mots sont des tyrans "The Tyranny of Words", par Stuart Chase On peut tenir Socrate, te père de | résonance, je dirais, chez les deux la pédagogie, pour le véritable initiateur de la sémantique ou de la psychologie du langage.Socrate, en effet, tant par son insistance à bien définir les termes que par ses questions subtiles, voire embarrassantes, a plus d’une fois convaincu ses interlocuteurs d’ignorance, à tout le moins de psittacisme; en plus de les mettre en garde contre le mauvais emploi des ternies abstraits, il les a entraînés à retenir leur réflexe, il les a rendus plus conscients de la tyrannie des mots, il a ainsi assoupli et élargi leur intelligence, parlant, leurs sympathies et leurs jugements.Ce travail d’approche de Socrate,-les “sémanticistes” contemporains l’ont poussé encore plus avant, car, non contents d’étudier les mots dans leur acception propre, absolue, universelle, ainsi que le faisait Socrate, ils les considèrent dans les divers changements qu’ils ont subis au cours des âges, ils analysent même les phénomènes du langage, tels que l’analogie et le néologisme, en tant qu’ils révèlent l'activité de l’intelligence humaine.M.Stuart Chase, lui, n'est pas un “sémanticiste” par entrainement ni par profession, mais il l’est devenu, je dirais, par les circonstances de sa carrière; car, si les ouvrages qu’il a publiés jusqu’ici ont trait aux questions d'argent, de travail, de réformes sociales et économiques, ces mêmes questions l’ont amené par degré à peser les mots qu’il employait pour voir si vraiment ils s'adaptaient bien sur le réel.Aussi son dernier ouvrage.The Tyrannu of Words, n’est-il pas un essai sémantique ou d’interprétation linguistique à proprement parler, car l’auteur n’y analyse pas les mots à la manière de Bréal et de Darmesteter, de Wylde et de Wright; mais il résume les travaux déjà parus des “sémanticistes” américains, puis il fait ressortir la nécessité d‘une étude de la sémantique en appliquant la méthode, si féconde, de Socrate à l’interpréta-t on de quelques mots relatifs à la politique et à l'économique, tels que loi, justice, gouvernement, constitution, parti, capitalisme, démocrate, humanité, etc.The Tyranny of Words est un livre fort étoffé et nuancé, qui ne manquera pas d’intéresser et de fai- races.Dans toute discussion, dans toute étude, il faut toujours en venir au mot favori du maréchal Foch: “De quoi s'agil-il?” L’auteur met aussi le lecteur en garde contre la tendance naturelle de donner aux mois abstraits une valeur pratique absolue, vraie de tout temps et de tout lieu; tendance qui correspond bien à la paresse intellectuelle innée chez l'homme.Voici quelques illustrations.La démocratie, répète-t-on communément, est la meilleure forme de gouvernement.Où?En Grèce, en 500 ou 400 avant Jésus-Christ?A Rome, en l’an 100?aux Etats-Unis eni787 ou en 1038?Dans l’Angleterre de Cromwell ou de M.Chamberlain?Le mot gouvernement lui-même, que veut-il dire?Est-ce un homme en redingote et haut de forme?Non, c’cst un concept.Il est donc impossible de lui serrer la main ou de prendre sa photographie.Les gens parlent toujours de changer le système.Mais où est-il, le système?Peut-on meltre le doigt dessus?J'en doute fort.On parle sans cesse de capitalisme et de socialisme, de communisme cl de fascisme.Où?Quand?A quel endroit?A quelle date?Le mieux est de parler de capitalistes et de socialistes; c’est une une certaine date pour faire face à une certaine situation dans un certain milieu.Pour comprendre les mots “liberté, égalité et fraternité”, il ne faut pas les analyser d’après nos idées courantes là-dessus, mais U faut se reporter au temps qui les a fait naître, c’est-à-dire à 1789.Un autre défaut de notre époque, c’est de confondre les mots et les choses, c’est de considérer les mots avec une majuscule comme des êtres vivants.Je connais des Anglais qui songent à réformer le Monde — the Wordl — ou la démocratie.Simplement.Et c’est tout juste s’ils savent le nom de leurs voisins.D’autres parlent de la réforme de la Justice, tout comme si elle était une per- Nostalgies Poèmes de Jean Dollens aux éditions Vray à Montréal.L’auteur a déjà donné deux romans de bonne tenue littéraire; il en prépare un troisième.Entre temps, il publie un petit volume de vers d’une fort bonne veine, et qui ne manquera pas de plaire à ceux qui goûtent la poésie délicate, faite de sujets intimes évoqués tour à tour selon les procédés de l’école parnassienne ou impressionniste.Nous avons parcouru ce joli recueil; et quasi tout le long, nous avons été frappé de l’aisance avec laquelle l’auteur se joue du sonnet et d’autres formes poétiques.Jean sonne qu’on peut photographier; Dollens a du métier, du goût, des il vaut mieux parler de réformer j procédés bien personnels de dire les juges, lesquels sont sujets au | de vieilles choses sous des formes sommeil comme tout le monde, reçoivent telle éducation, appartiennent à tel milieu, touchent tels traitements et appuient leurs décisions sur tel article de loi.On le vqit.The Tyranny of Words soulève maintes questions.Ce livre fait ressortir la souveraine importance d'une profonde culture de l’esprit et d’une solide formation nouvelles.Pour tout dire, il possède ce qui ne s’achète pas, ne se définit pas: le “don”.Jean Dollens a un sens aigu de Le régime corporatif et les catholiques sociaux HISTOIRE D’UNE DOCTRINE GEORGES J.VBI.OT, S.J.La doctrine corporative a une histoire.! et une histoire française.STI est vrai que la Juste conception du régime cor- I poratlf a été mise au point par La Tour du Pin en Autriche, ce régime, comma dit 1 auteur, fut d'invention française, et si Vogelsang et les chrétiens sociaux Influencèrent La Tour du Pin, Le Play fut d'autre part un ami de la première heure, à qui on devait la doctrine des autorités sociales.Ensuite, à travers maintes vicissitudes.la ligne fut continuée.Il fallait retracer les étapes, travail que personne n'avait encore accompli.Nul n'était mieux qualifié pour l’entreprendre que le R.P.Jarlot, dont la science et la sûreté do Jugement se sont largement af.firmèes déjà.Au moment que l’économie libérale se d-sagrége rapidement, que les idées corporatives renaissent non par mode mais par impérieuse nécessité, on lira ce livre clair et vivant qui ne néglige rien de ce qui doit être connu.Le passé éclaire le présent et l'avenir, un présent et un avenir la précision, de la couleur et de la 2n,iuMrï,ï*r,ie.-éï^®)„p.“u.aln^-Su'?“ mesure.Le sont là de grandes qualités pour un poêle et nous n’hésitons pas à les lui reconnaîre.Si quelques poèmes d’inspiration plus sereine ne venaient cependant rafraîchir quelques pages trop som- philosophique pour bien saisir h fores, nous croirions volontiers que réel et ne pas se nourrir de cm- - .mères, de rêves et d’utopies.La sémantique, à elle seule, ne peut résoudre tous les problèmes de l’heure, mais elle peut aider à les mieux comprendre dans toute leur coin l’auteur a une philosophie nn peu pessimiste de la vie; n’est-ce pas que “Les chants désespérés sont les chants les plus beaux.” Il ne faut donc pas trop, par cofl- plexité, elle peut aussi rendre les sequent, chicaner l’auteur de sa heinmes plus conscients des abstractions et les empêcher ainsi de peupler l’univers de concepts fantomatiques, qui ne correspondent à réalité plus concrète, plus tangible, i rien de tangible.Voilà un livre dont qu’un concept.Prenez le mot com- ’ ’ ‘ ~~ ‘ merce, il n’a pas la même significa-tion aujourd’hui que dans la Constitution Américaine de 1787; il en est de même des mots affaires et trafic, qui ont changé depuis lors.On peut en dire autant des traités et des constitutions, lesquels sont rédigés par certaines personnes à la lecture ne peut manquer d’être profitable à quiconque veut connaître son temps et apprendre à penser avec justesse et exactitude.Maurice LEBEL The Tyranny of Words, par Stuart Chase, 39(> pp.New-York: Harcourt, Brace and Company.$2.50.Maria Chapdelaine, c'est Louis Hémon — Quand avez-vous eu l’idée de publier un ouvrage sur Maria Chapdelaine, M.Louvigny de Montigny?Depuis que vous avez édité le roman avec Lefebvre sans doute?— Si l’on m’avait dit il y a quinze mois que je ferais une conféren- ce à l’Alliance française à Montréal, re réfléchir philosophes et diploma- que je subirais une these a J Unîtes, orateurs cl professeurs, gram- versile pour 1 obtention du docto- mairiens et stylistes.Us ne s’agit pas seulement ici do la vie des mots, il s'agit aussi de la véritable lyrannie qu’ils exercent sur l'intelligence des esprits avides de clarté, de nuance, de précision et d'exactitude.Le volume, écrit avec verve et vigueur, abonde en idées d’une valeur éminemment pratique et positive.En voici quelques-unes, elles donnent une haute idée de la valeur et de l’intérêt du livre lui-mè-mc.La première idée, c’est que nous sommes à une époque ou, en dépit des multiples sources de renseigne- Maria Chapdelaine.11 y a plus de rat es leltres et que je publierais La lievanche de Maria Chapdelaine (1), j’en aurais été le premier étonné, renversé.Et pourtant, c’est ce qui est arrivé, — Mais alors, comme dans Mada-me la marquise, comment tout cela esl-il arrivé?Qui vous a fait violence?— Nul autre que le ministre de France à Ottawa à ce moment-là, M.Brtigère.A la fin de janvier 1937, M.Brugère arrive de Montréal et me dit tout simplement: "Vous prennent ce roman et ne peuvent allez faire une conférence sur : pas le lire tout entier 1 oeil sec.Les tendance à une philosophie tein tée de pessimisme et de défiance, elle lui a valu de belles pages.Lisez YVltime Adieu, Méditation, L'autel du Souvenir, Sanylots dam l’ombre.Douteur, d’autres encore; et vous constaterez la grande somme de vérité objective que comportent ces petils poèmes scienlil-îants dans leur écrin littéraire.Par contrastes, lisez Voyages, A la musique, qui est en même temps qu’un fort joli poème un remarquable exercice de virtuosité, Si j’étais.etc.etc.Le volume contient aussi de la rural, le côté passion de la ferre, qui J P„ot'X',n ** 'nsP,ra*'0{1 religieuse écri- a peut-être choqué certains d’entre ‘Î/'P® noie très exacte, b il .fin.tmn ritaHinensem_ ment celui qui a eu le plus de prise | ble de ]^euvre n"Us les fait vite sur nous.Il y a en chaque hran- oufo]jer_ foref_ se procurer “Nostal- çais un vieux fond campagnard, qui.nous fait, les uns et les autres, quand nous avons le bonheur d’en avoir un, chérir par-dessus tout notre village”.Au Canada, le roman a eu un grand succès chez nos compatriotes anglais.A la lecture de ce roman, ils nous comprennent mieux que par des conférences; 'ils apprécient notre volonté de durer; ces mots “les premiers occupants” prennent leur véritable sens et leur font entrevoir nos droits en ce pays.Quant à nos -compatriotes canadiens-français, les préjugés tombent en effet.Les “trop citadins” ne peuvent pas en soupeser les beautés et la valeur.Ils ne connaissent que l’asphalte des villes, des cheminés d’usines, des immeubles hauts et larges, des magasins et des cinémas: le clinquant d’une vie artificielle.Mais ceux qui ont des attaches prochaines avec le sol, ceux qui ont un village natal com- demandant à ces pages une ferme connaissance du passé, des fluctuations et hésitations de tous les précurseurs qu'on accédera à une pleine compréhension du présent.Le régime corporatif et les catholiques sociaux — Flammarion, éditeur, un volume: 25 francs — devient ainsi un livre Indispensable, grâce auquel on entendra enfin que le régime corporatif est un tout, une conception morale, économique, politique de la vie sociale, qui Intègre, au temporel, la famille dans la profession et la profession dans l'Etat.PEPINIERISTES ARBRES — ARBUSTES Qualité insurparsable — Prix las plus bas — Examples : 400 Epinettes Bleues .$3.00 pour $1.90 940 Spirées Van Houtte .50 “ .30 800 Berberis THunberg .50 “ .30 3.000 Pommiers No I .80 “ ifiO 400 Rosiers Rugosa .50 “ ,32 40,000 plants de toutes sortes à prix d’aubaine.Acheteurs sérieux demandez liste complète.PEPINIERES ARTHUR V-GADBOIS ROUGEMONT.P.Q.Les Missions des Pèr» Blancs en Afrique A Navrongo: vicariat apostolique de S.E.Mgr Oscar Morin — Juge de paix improvisé Le grand armorial de France PAR HENRI JOL'GLA DE MORENAS gies” de Je:in Dollens, c’est s'assurer une agréable lecture; et c’est en plus encourager un honnête travailleur du vers à récidiver.M.H.Volume de 160 pages, au comptoir ou par la posle $1.00, Service de Librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal.La culture du tabac jaune dans la province de Québec Beaucoup de famillei de nos lecteurs descendent de familles nobles françaises ou leur sont alliées.L’oeuvre de Jougla de Morenaa doit les intéresser.Cet ouvrage écrit avec une indépendance absolue est basé sur les sources historiques les plus certaines, grâce à des recherches poursuivie# depuis prés d'un quart de siècle.Ce travail considérable donne par ordre alphabétique tous les blasons des familles nobles de France ainsi que ceux en.registrés en exécution des Edits de 1696.Il rapporte plus de 40,000 noms, donne plus de 25,000 blasons, n est orné de 4.000 Illustrations et de planches en couleurs; il donne en outre 6.000 généalogies des familles ayant leur leurs preuves de noblesse, anoblies ou titrées entre 1660 et 1848.De plus, il est précédé d'un exposé sur l'art héroïque et d'une histoire des différentes branches de la maison royale de France.H est composé de cinq forts volumes in-quarto.Ses éditeurs, la Société du Grand Armorial de France, 22.rue du Dr Potaln à Paris, lOo, ont achevé les tomes I et II qui constituent d'ores et déjà un instrument de travail Incomparable.Le tome II, retardé par des questions de manuscrits et qui paraîtra dans le courant de 1938, compléteront rapidement cet instrument de travail parfait tant par sa documentation que par la méthode des tableaux qui a été adoptée et qui permet de trouver immédiatement les parentés les plus éloignées.iqents à notre disposition, nous vivons encore cuntine des solitaires, mieux, nous ne sommes guère mieux informés que he l'étaient nos pères du temps de Champlain et Frontenac.Nous nous imaginons l'èlrc mieux cependant, et c est là la caractéristique de notre temps; Je manque d’humilité et de courage; car aujourd'hui chacun se croit lenu d’avoir une opinion sur tout.; Montréal mes réflexions et je faisais Pensez donc, la radio; les conféren- le bilan de la critique canadienne vingt ans, dit-il, vous avez sauvé des eaux de l’oubli le roman de Louis Hémoh.Vous vous êtes penché sur lui; vous en avez suivi amoureusement la croissance.Vous allez raboute • au public le voyage de ce roman à travers le monde”.Ce n’ètfiit pas une petite tâche.Je me suis inis à la besogne, et le 4 février je livrais au public de ces, les journaux, les revues, les livres, ne sont-ils pas mitant de moyens rapides de communication ou de renseignements?Oui, mais encore ne faut-il pas croire tout ce qu'on entend ou lit.L’illusion de savoir, toutefois, est si subtilement entretenue dans l’esprit des gens que chacun se mêle d’exprimer son opinion ou de répéter celle du journal —: ce qui est tout un — au lieu de dire carrément: je ne sais lias.Mais il faut une dose peu commune d’humilité et de courage pour le dire.Qu’un brave ouvrier, pari ^ ^ exemple, pose une question dé- safoje aussj pour mon doctorat ès mice de sens a son fils, frais emou- lellres; c'csl Me i,éon-Mcrcici lu du college, ce dernier, notant' pas eu mal de passer pour ignorant, répond n’importe quoi et n’importe comment.Il serait si simple cl si profond de dire: je ne sais pas! Mais papa, pense que son fils sait lout; alors, ne le dérangeons pas dans son illusion.I.a deuxième idée, c’est qu’il importe au plus haut chef de s’entendre sur la significalion précise des mots, surtout des mois abstraits; au-trenient,,il n’y a pas de discussion possible.Parler Je même langage ou user des mêmes fermes dans la même acception.Voilà une vérilé qu’il ivest jamais inopportun do rappeler, voilà le premier point à c ablir au début de loule discus- et française, même irlandaise, anglaise et américaine à propos du récit du Canada français de Louis Hémon.— M.Brugère est donc le grand responsable de votre récente aventure dans le monde de l’édition?M.Brugère est d’abord le veritable fondateur de la Société des Amis de Maria Chapdelaine; il est coupable de m’avoir fait prononcer une conférence; c'esl sa faute si j’ai entrepris de développer ma conférence et d'en faire la matière d'un ivre.Mais il y a un autre respon- s icr Gouin.Il a jugé (pie le livre pourrait faire une thèse et il en a parlé aux autorités universitaires.Hé-sultat, me voilà docteur es leltres de l’Université de Montréal.— Tout cela en quinze mois.— Tout cela en quinze mois.Je suis heureux de rendre hommage à M.Brugère qui a toujours porté un intérêt très vif aux relations intellectuelles du Canada français et de la France et qui a si délicieusement dit un jour au cours d’une allocution que deux cousines l'avaient aliré au Canada: l'vangéline et Maria Chapdelaine.Vous pouvez être assuré que M.Brugère, aujourd’hui ministre de France en Yougoslavie, “trop citadins” s’imaginent que ce roman nous abaisse; c’est le contraire, ce roman nous grandit, grandit le colon, acharné à “faire de la terre”.Hémon a vu clair, il a entendu juste, il a peint vrai.— Maria Chapdelaine est donc un chef-d’oeuvre et un vrai?— Son tirage, le plus considérable du monde, n’est pas un tirage souffle.Edmond Jaloux a écrit: J “On a prononcé à son sujet le mot de chef-d’oeuvre, et, pour une fois, ce mot est à sa place”.Maria Chapdelaine, c’est une mosaïque frémissante qui représente au mon- M.Conrad Turcot, R.S.A., M.Sc., est l'auteur de la plus récente con-tribution de l'Institut agricole d’Oka.Cet ouvrage est dédié lout spécialement aux débutants dans la culture du tabac jaune du district de Jolictte, et, finalement, à tons les cultivateurs en possession de terres pauvres, sableuses, que cette culture ne manquera pas d’intéresser.Ce riche bulletin de cinquante-deux pages condense dix ans d'expériences et constitue un excellent traité en la matière.En effet, il est une source de renseignements économiques et techniques indis- Dans une brève introduction, l’auteur énonce plusieurs directives essentielles à la production d’une excellente récolle.La technique recommandée doit être suivie jusque dans les moindres détails, sans quoi on compromettra fatalement de les espérances, les épreuves, les 1 le succès d’une entreprise nais- misères cl la grandeur de ccs hum- ; sa|Ve- ' lennent ensuite des considéra- 'Service social féminin" par SI ZANNEF.CORDELIER Tandis que les colonnes des Journaux sont quotidiennement remplies des échos des "revendications sociales" et des "conflits sociaux" des femmes dont personne ne parle accomplissent sans bruit une tâche Immense.Des Jeunes filles ardentes, pleinement conscientes des difficultés qui les attendent dans leur future vie professionnelle, se préparent à mettre au service de toutes les misères sociales leurs forces physiques.leurs qualités Intellectuelles, leur valeur morale.Le progrès n'a pas sensiblement réduit la somme des douleurs humaines; 11 y a toujours des malades, toujours des malheureux Des enfants naissent, héritiers de lourdes tares.La paresse, l'alcoolisme, la débauche continuent à marquer de croix noires d'innombrables foyers.Le chômage règne.Pourtant, l’aspiration naturelle des êtres les perte à tendre les ras vers ce bonheur humain que tous réclament.Pour qu’il ne leur soit pas inconnu, des femmes se consacrent à soigner, à guérir, pensables pour les producteurs de à préserver, à conseiller, à aider tous ceux tabac iourte ; ftu milieu desquels: Infirmières-visiteuses.1 - juuut.assistantes sociales, surintendantes ou ré- sidentes, elles ont choisi de vivre.Ce service social, saint Vincent de Paul le concevait déjà, au temps où il donnait à ses filles leur admirable Charte.Aujourd'hui, le soin des malades, la préservation des enfants, le souci de tous cçux qui souffrent ne sont plus l'apanage exclusif des religieuses.Une profession qui exige une véritable technique, de grandes qualités de tous sion; autrement, ou gaspille sa sa-1 n’oublie pas le Canada et la Aoc/éfé live, on perd son temps.Ce qui, humainement, rend si difficile, par exemple, la conversion d'un Protestant au catholicisme, c’est que le Protestant use d’une lerminologie différente de celle du Catholique.Ce qui rend également difficile la bonne entente dans un pays bilingue comme le nôtre, c’cst que les,, mois n'ont pas toujours la même l'a dit encore M.Brugère: “Le côté des Amis de Maria Chapdelaine qu’il a laissée derrière lui pour accomplir l’oeuvre qu’il ne peut plus poursuivre aussi activement.— Certains préjugés contre le roman de Louis Hémon commencent-ils à tomber?Dans les autres pays, il n'y en a jamais eu, au contraire.Comme lires populations du pays de Québec.— Le livre de Louis Hémon est-il ce qu’on appelle un roman à clef?— De tous les échantillons qu’il a analysés de la population de l’avanl-postc de colonisation de Pé-ribonka, Hémon a rebrassé, selon l’expression de Miomandrc, une nouvelle humanité, cent fois plus plausible et plus vraie que les prototypes dont il eut l'expérience.Lorsque ses amis poussaient Flaubert à leur dévoiler le nom de la femme dont il avait tiré Madame Bovary, il leur répondait très honnêtement: “Madame Bovary, c'est moi”.De même Maria Chapdelaine est-elle Louis Hémon, c’est-à-dire la concéption que le romancier s’est faite et qu’il a exprimée, sous forme de roman, d'une vérité générale qu’il a voulu démontrer à sa façon, comme d’autres écrivains l’ont démontrée au moyen de l'histoire ou de l’économie sociale.— Comment expliquez-vous voire titre: La Revanche?.— Dès sa naissance, au pays même qui l’a inspiré, ce récit du Canada français de Louis Hémon a subi une défaveur manifeste.Mè-! me des lettrés lui témoignèrent une lions d'ordre économique, démontrant par la statistique l’importance croissante de la culture du tabac jaune.D’où la nécessité pour les cultivateurs de plus d’un district d’entreprendre immédiatement celle culture rémunératrice.M.Turcot leur donne dans celte contribution une synthèse de toutes ses recherches sur le tabac dans notre province.Il tire une série de conclusions, qui ont la valeur des “dix commandements”, fruits d’innombrables observations scientifiques exécutées suivant une technique judicieuse.Il exisle dans la province certaines conditions géologiques et climatologiques dont il faut absolument tenir compte pour réussir.Divers autres facteurs, d’importance inégale, devront contribuer au succès de cette culture dans la région de Joliette.D’abord la découverte d'une formule (Récit du R.P.Théophile Bnleau) Croyez-le ou non, une des principales occupations du missionnaire à Navrongo, où nous avons près de 2000 chrétiens, c’est de raccor-Jder les époux brouillés.Il ne faut ! pas trop s'en surprendre.Pour ces braves gens, convertis du paganisme et vivant parmi des païens, le lien matrimonial est un lien trop moral et invisible.La parole de nos Saints Livres: “La femme abandonnera son père et sa mère pour s’attacher à son mari” cache encore bien des mystères pour nos néophytes.Tant qu’en s’entend à peu près, va encore; mais rester ensemble lorsque les défauts commencent à poindre pour de bon, qui a jamais entendu parler de chose pareille! Bref, depuis deux semaines, je n’ai guère fait autre chose que de ramener ensemble des époux séparés.Un cas embarrassant’ L’histoire suivante vous donnera une idée de “l’intérêt” que présentent ces démarches et ces pourparlers.—Bonjour, Joseph, tu as l'air bien triste ce matin.Qu’y a-t-il qui ne va pas?—Bien! Ca va.—Tout de même, tu n’as pas l’air très gai.—Pour dire vrai je suis un peu ennuyé.C’est que ma femme m’a quitté il y a plus d’un mois.Elle est rétournée chez son père.—Bon.qu’est-ce qui s’est passé encore! Tu l’as batlue?—Non.Elle est partie pour faire une visite chez son père et elle n’est pas revenue.—Et la dot?Es-tu en règle avec le père?—II est vrai que je n’ai pas tout payé; mais on ne m’a jamais réclamé la balance.—Dans ce cas je te donne rendez-vous chez le catéchiste de Kyu-kyula pour lundi matin.Nous verrons ce qu’il y a à faire.Au tribunal Encore un mariage à rafistoler! Pourvu que ce ne soit pas trop compliqué.’’our comble de malheur, lundi matin, les chemins ne sont que boue et trous d’eau: il a plu toute la nuit.Mais j’ai promis d’être à Kyukyula ce matin; allons-y donc.Joseph est fidèle au rendez-vous.Ayant mangé une bouchée chez le catéchiste, nous parlons à travers les champs de mil détrempés.Tl fait chaud el la roule est longue.Enfin nous arrivons chez le beau-père de Joseph.Un jeune homme est assis à la porte de la case; ça | doit être le fière de la fugitive.Coupant court aux longues salutations d’usage, j’en arrive à la question qui me préoccupe les deux fument en jasant comrrl de vieux amis.Ce n’est qu’à cinq heures et dJ mie que nous pouvons prendre chemin du retour.Je serai oblit de coucher chez le catéchiste (i Kyukyula, car je n’ai pas le temH d arriver à la mission avant J tombée de la nuit.Encore une histoire de règlé< mais le journée y a passé.Ma sea consolation c’est que l’affaire a éi menee rondement.Habituellemei H faut plusieurs visites et main cadeaux de Ja part du gendre aval que la femme ne rentre au logis A mesure que les idées chrétièt nés penélreront les esprits mêm des païens, ces difficultés dêvraiei disparaître peu à peu.Nous esp rons donc que nos amis auront p lie de nous et qu’ils nous aideroi de leurs prières et de leurs aunn nés a haler le moment où les mi sionnaires de Navrongo n’auroi pas besoin de passer des journée entières à mettre la paix dans h ménages.Théophile Buteau, P.B.r>> ’ ina*son des Péri Blancs a Montréal est à 1626 n M-Hubcrt.^ L'Ecole du Meuble et la Fédératiol Plusieurs éîè^^de l’Ecole Meuble ont apporté cette année, à campagne de la Fédération, une co laboration précieuse: celle de lei talent, de leur labeur et de lei temps.Ils ont préparé les mont; ges, aussi artistiques que variés, qt décorent des vitrines dans les diff rents quartiers de la ville.Ces messieurs, à qui la directio de la campagne adresse ses reme elements, ainsi que des félicitatioi pour leur beau travail sont: M?Maurice Lépine, Pierre Payen Ja que Beaulieu, Guy Panet-Raymonl Wilfrid Yale et un ancien élève tf l’Ecole des Beaux-Arts, M.Jcai Charles Faucher.Cours du P.Maurice Lamarche, S.J.Le sujet du prochain cours r religion sera: “Un grand chrétiei Garcia Moréno”.Ce cours sera donné dans la sal académique du Gesù, lundi, le avril, à 8^h.30.Entrée libre, M.Paul Morin à la Société d'étud M.Paul Morin sera le conférei fier au thé-causerie annuel de Société d’étude et de conférence-demain après-midi, à 4 heures, l’hôtel Windsor.Cette manifest ordrrs et une très réelle vocation s'olfre ! CSt-elle ici?à wnilea qu.e iLe.souc,1 de.s autre2 obséde —Oui elle est ici depuis quelque Elles sont léRion.les Jeunes filles, les Jeunes femmes qui voudraient "aider ceux : t, qui souffrent".Pour qu'eiie» le nuLssent.—Que fait-elle ici ?Pourquoi ne 1i.faut.QueIle^ des Drofea!5ionnenes retourne-t-ellc Pas chez son mari?quises dcVétùdes ?ndupensabi" *0nt re'i Joseph a-t-il refusé de payer la dot mc.donc’ Agangwe, Suzanne | fion litféraire ^ ^ comte de Dampierre, ministre o| indispensables.Tout ce que sous-entend cet immense domaine du service social français a été Indiqué dans ce# paires.Ceux et celles qui les liront sauront, par elles, combien la France se montre favorable à l'éclosion de cette fleur manniflque qu'est l'idée sociale.Us verront ce qu'exige son service de celles qui veulent a'v consacrer, les préparations qui leur sont offertes, les écoles ouvertes pour les recevoir et ils puiseront dans ces paires la réconfortante certitude que.sur les ombres de notre temps, le service social projette un rayon d'or.Un volume in-16.Prix: 18 fr — En vente à la Librairie Plon.8.rue Garanclè-re.Parls-6e.et dans toutes les bonnes librairies.mut CSC w teïfë M 1 l’APÔTR-C • DE • SAI NtJ JOSEPH Avez-vous lu T LE FRERE ANDRE, L’apôtre de saint Joseph La seule vio approuvée par les autorités diocésaines et par l’Oratoire.Volume de 268 pages, 15 gravures, 16 hors-tox-to.En vente au Service de Librairie du "Devoir", au prix de $1.00 franco.(lues en usage en Ontario et aux Etats-Unis ne conviennent pas aux sols de notre province.Les plants de semis du tabac jaune doivent se produire en serres, .— .1.1 si l’on veut obtenir en temps, des incompréhension individus bien acclimatés et suffi- ne manquera pas de s donner.Mais , (1(',vei0ppés.Une certaine srAiSTf.^r,r»vï; i .w «*• «.•«« ^ quelques années de vie ignorée, a soudainement connu un éclat extraordinaire.Le tirage a étonné le monde.“La Revanche de Maria Chapdc-laine, ajoute M.Louvigny de Montigny, est assez coquette, n’est-cc pas?La petite paysanne de Pé-ribonka, devenue grande princesse dans le monde des leltres françaises, voit son influence rayonner de plus en plus.Comme autant de diamants à son diadème et d'hommages à sa beauté, aux nombreuses éditions françaises s’ajoutent les traductions étrangères.Le parfum est doux des fleurs que les grandes nations déposent aux pieds de Maria Chapdelaine qui, bien que n’ayant pas existé à l’état civil, est quand même devenue héroïque et illustre, simplement pour avoir incarné la plupart de nos chères aïeules et pour avoir écoulé, avec une docilité muette, les grandes voix françaises du “pays de Québec”."Notre Dame du bonheur" P»r EDMOND JOLY Préface de Son Eminence le cardinal BALTDRILLART de l'Académie Française d’engrais i RéÇfeur de l’Institut Catholique de Paris chimique bien adaptée à ce nou-: tfT™ JoTétà.t veau genre de culture chez nous; écrit, dans ses «randes ligne», dès ms.ce noint est essentiel.L'exnérien- dan* pensée de l'auteur dont ce démontre que les engrais chimi- m/u'rVr*«onvme.0n*fS^T^é tlt pose afin que le plan puisse se développer rapidement une fois mis en terre, l'a tel plan mûrira de bonne heure.On procède à la récolle du tabac jaune par çpamprement.; en d’autres termes, la cueillette des feuilles se fait à la main au fur el à mesure qu'elles sont mûres; de cette façon on avance la maturité moyenne de la récolte de douze à quinze jours.En Ontario, on adopta cette méthode en 1931.La main-d’oeu-vre préposée à ce travail contribue largement à la qualité de la récolte en apportant un soin tout particulier dans le maniement des feuilles.Le producteur n’écoule pas ses récoltes de tabac jaune comme les aufres produits de la ferme.Les tôt par le Cardinal Mercier.Sa publication.cependant, ne fut nas envlsaaée à cette époque.C'est dans le sourire même de la Vierge ou'il vient nous offrir l’cs-rentlcl de l'Evanulle, l'essentiel de la 11-tuncie eÇ, sous les veux attentifs de I'EkII-sp.1 essentiel, aussi, du mystère.A Tln-dlclble ancolssc qui étreint en ce moment tous les coeurs, il répond par le cri de victoire des radieuses certitudes .Le livre d'Edmond Joly.Notre-Dame de Bonheur, se lève comme une étoile à suivre à l'entrée de cette période Jubilaire” dit 1 admlrabla préface du cardinal Bau-drlllart.La "Revue dominicaine' d'avril France au Canada.Vient de puraUre Annuaire de jurisprudenc de Québec-1937(1) | par Gcrald-H.PlllLLIMORE, avocat.Voici le sommaire de la Revue dominicaine oour le mois d'avril: R.P.M.-A.Lamarche, O.P.:Le Christ eucharistique à Wuébec: M.Claude Mela»-ron: Nature et Scoutisme; R P Oabrlei-M.LLussier, O.P.: De la santé humaine; Mme Marcelle Chabot-Rousseau: Imaxcs coloniales — I.Le Sens des Faits: Une plaie sociale, ancienne et nouvelle, par le R.P M.-V.Masson.O.P.— Lettre au Directeur, par Mlle Louise Sarault — Projections: Tuons ce ridicule — Et rette anomalie — Les belles citations, par Orltleu* L’Es L’au- i d. Montréal).Samedi, 2 avril Ondes courtes ' LONDRE» — 7.20 p.ra.— Mimique de ' Hanse écossaise — G8P, OSD.GSC.OSB BERLIN — 7 30 p.m.— April Fool's Day Returns — DJD, 25.4 m., 11.77 még.ROME — 7.30 p.m.— L’Heure de l'Amérique — 2RO.31.1 m.9.63 még.: IQÏ, 25.21 ni , 11.90 még.; HiF, 30.5 m.9.83 még.|t CARACAS — 8.30 p.m.— Musique de danse - YV5RC.51.7 m., 5.8 még 1 LONDRES — 9.50 p m.— Fanfare du ! Palais de Cristal — GSD, OSC.OSB.PARIS — 10 p.m.— Musique enregls-, trée — TPA-4, 25.6 m., 11.72 még.f.Radio-Fronce 1 ij (Station coloniale — sur 25.60 mètrea) 6.15 pm., Informations en frauçals et ;! cours; Informations en espagnol, en por-ii tugals.ü 7.00 p.m., Propos familiers pour les Ame- 1 rlcalns.i, 9 00 p.m.Concert le musique enregls-t trée.¦: 10.00 p.m.Information* en français et jïi cours; Informations en anglais; concert )X de musique enregistrée.Radio-Etats-Unis i WABC — 348.6 mètres — 860 kilocycles 4.00 p.m., Charles Paul, organiste.4.15 p.m.Gertrude Lutzl, soprano; Ij John Sturgesn, baryton.4.45 p.m.Quatuor vocal des Clubmen g 5.00 p.m., L'histoire de l’Industrie: 4 L'aviation.600 pm, Choeur symphonique de 3 l'Untverslté de l’Ohio.I 8.00 p.m.Columbia Workshop.4 9 00 p.m.Le professeur Quiz.i 9.30 p.m., Sur demande populaire.t 9.45 p.m , Parmi nos souvenirs.WEAF — 454.3 métrés — 660 kUocycle» 4.00 p.m., Programme pour les collec-M Honneurs de timbres-poste, ü 5.00 p.m., L'Ecole des Maria, de Molière, f 6.00 p.m., Revue espagnole.S| 6.35 p.m.Questions de sport.7.30 p.m., Alistair Cooke, critique dra- II matlque.,1 800 p.m.Believe It or not.SI 8 30 p.m., Log Cabin.9.30 p.m., Portraits américains: Louis ; < ^ g | g ' 10 00 p.m., L'Orchestre symphonique de il NBC — Direction Rodzlnski.WJZ — 394.5 mètres — 760 kilocycles 4.00 p.m., Matinee Club, ïj 6.15 p.m., Master Builder.h 9.00 p.m.National Bam Dance.10.00 p.m.Musique de Meakln.Radio-Canada M La science pour tous fil ue conférencier de la Science pour tous ii, le samedi, 2, A 7 h.30.à Radio-Canada 31 sera le docteur Cyrlas Ouellet, professeur || a l'Ecole supérieure de chimie de Què- fi bec.If La conférence du docteur Ouellet a pour V titre: Science pure, science appliquée.La semaine suivante, c'est-à-dire le sa-fî! medl.9, le conférencier sera le Frère Ma-;i rle-Vlctorln, président de FActas.Sujet: jB le grand mystère de l’hérédité.Zlmmarman.violoniste, et Matt Heft, planiste, samedi soir, l'émission sera consacrée au folklore d'un pays qu'on n'a pas encore étudié au cours de cette série.Le ministre Paquette au poste CBF Le Dr J.H.A.Paquette, ministre provincial de la Santé, parlera au poste français CBF.de Radio-Canada, ce eolr, a 7 h., en faveur du secourisme, sous les auspices du conseil provincial de l’Association ambulancière St-Jeun.Dimanche, 3 avril Ondes courtes p.m.Causerie eur 11.80 meg.; JZI.ra- Cantate de •'The Ralph 11.75 meg.; 31.5m., 9.51 ¦I 'Quand la brise vagabonde" Le Trio lyrique et l'orchestre d'Ailan || Mclver ont préparé pour l'audition de « Quand la brise vagabonde, le samedi, 2, I à 8 h.30 du soir, à Rad o-Canada, un pro-l; gramme qui ressemble à quelque table *’ des matières d'un fabuliste ou d'un na-i turallste.r Qu'on le lise: The Whistler and hls dog, Pryor, l’orchéstre; VlUanelle des petits canards.Chabrter.le Trio lyrique; Le chien de Jean de Nivelle, Daunals.Lionel Dau-f nais, barvton; Turkey lu the Straw, Gulon 1 l'orchestre; Coquetry, Klemm; Le Porc-¦ Epie, Daunals; Le Perroquet, Daunals, le Trio lyrique; Le Cygne, Orleg, Anna Ma-iJ lenfant, contralto; Old Creole Days, Orofe.t l'orchestre; Polka des Poulettes.Comes, le Trio lyrique; Donkeys Serenade, Friml.i3| l’orchestre.L'Orchestre symphonique de la NBC Arthur Rodzlnski reviendra au pupitre de chef d'orchestre de la Symphonie de .’a National Broadcasting Co., le samedi, 2.au concert que diffuseront de 10 h.à U a.30 du soir, les postes de Radio-Canada.Comme on le sait sans doute, Rodzlnski dirigera le* trois premiers concerts de cette série.Il fut en quelque sorte le maître répétiteur de l'orchestre de la NBC en vue des grands concerts que devait diriger Toscanini.L'orchestre exécutera, pour commence-l'Ouverture de Coriolan de Beethoven.Le maître a traduit dans cette oeuvre l'a-gttatlon tumultueuse de l'Ame de Coriolan qui, humilié parce que Rome lui avait refusé le consulat, marcha sur cette ville Il allait dévaster Rome, malgré les suo-pllcatlons et les promesses des sénateurs, lorsque sa femme et sa mère le firent fléchir.On entendra ensuite la Symphonie à un mouvement de Samuel Barber.Le compositeur écrivit cette oeuvre alo.s qu'il étudiait à l'Académie américaine dans la Ville Eternelle.Barber est un ancien Prix de Rome des Etats-Unis.Elle fut Jouée au festival de Salzbourg, l'été dernier.C’était la première fols qu’on y rx i-utalt l'oeuvre d'un compositeur américain.On remarque ensuite au programme ie Prélude à 1 Après-midi d'un faune, de Debussy.La Symphonie classique en ré.opus 25, de Prokokieff.qui suivra, est en quatre mouvements: Allegro.Larghetto, Gavotte et.Molto Vivace.Le titre de Symphonie classique désigne l'effort de Prokokieff pour é-rlre une symphonie dans le genie que Mozart écrirait s'il vivait de nos Jours Pour terminer, l'orchestre Jouera la Suite pour orchestre, opus 25, d'Ernest vau Dohnanyi.Le premier de ses trois mouvements est une suite, de six variations, suivies d'une romance et d'un rondo.TOKYO.— 4 h.45 l’actualité.JZJ, 25.4m.31.4m., 9.53 meg.PARIS.— 6 h.15 p ra.Concert de dlo-Parls.TPA4, 25.6m.11.72 meg.EINDHOVEN.Pays Bas — 7 h.p.m."Phohi programs for the Western Hemisphere"; PCJ, 31.2m., 9.59 meg.BUDAPEST, Hongrie.— 7 h.p m."Springtime”, ouverture de Goldmark.HAT4, 32.8m., 9.12 meg.ROME.— 7 h.30 p.m.Opéra, un acte, 2RO, 31.L m.9.63 meg.; IRF.30.5m., 9.83 meg : IQY, 25.21m., 11.90 meg LONDRES, — 8 h.p.m.Orchestre Magyar, GSP, 19.6m., 15.31 meg ; GSD, 25.5 m., 11.75 meg: GSC, 31,3m., 9.58 meg.GEB.31 5m., 9.51 meg.BERLIN.— 8 h.30 p.m.fête, DJD.25.4m.11.77 meg LONDRES.— 10 h.50 p m.Elman Baxtet ’.GSD, 25.5m.p GSC.31.3m.; 9.58 meg.; GSB, meg.Radio-France (Station coloniale, — aur 25.60 mètres) 5 h.15 p.m.Concert.Relais de Radlo-Parls.6 h 15 p.m.Inlormatkms en français, cours et chronique sportive.Informations en espagnol, en portugais.7 h.p.m.Musique enregistrée.9 h.p.m.Concert de musique enregistrée 10 h.p m.Informations en français, cours; Informations en anglais; concert de musique enregistrée.Radio-Etats-Unis WABC — 345.6 mètres — 860 kilocycles 10 h.30 a m Programme pour les enfants.10 h.30 a.m.Aubade pour cordes.11 h.30 a.m.Le Théâtre familial du major Bowes.12 h.30 p.m.Choeur et orgue de Sait Lake City.1 h 30 p.m.Europe calling.1 h.45 p.m.L’or du poete, avec David Ross.2 h.p.m.Quatuor à cordes de .Boris Mor-ros.3 h.p.m.La Symphonie de New-York, voir détails à CKAC.6 h.p.m.Magazine of the a r.5 h.30 p.m Orchestre Guy Lombardo.7 h.p.m.Programme dramatique.7 h.30 p.m.Phll Baker, comédien.8 h.30 p.m.Gazette musicale.9 h.p.m.L'Heure dominicale Ford avec Nelson Eddy, baryton, voir détails CKAC.10 h.p.m.Hollywood Showcase.10 h.30 p.m.Headlines and bylines.WEAF — 454.3 mètres — 660 kilocycles 13 h.30 a.m.Chanteurs de madrigaux, avec Yella Pesst.claveciniste.11 h.05 a.m La Flûte d'argent.11 h.45 a.m Quatuor Norsemen.12 h„ raidi: La Symphonie du foyer, direction Ernest LaPrade.12 h 30 a.m.La Table ronde de l'Unl-verstté de Chicago.I h.p.m.Al et Lee Reiser, planistes.1 h.30 p.m.Cordes d'argent, direction Josef Honti.2 h.15 p.m.Vincent Gômez, guitariste.4 h p.m.Romances et mélodies.5 h 30 p m.Le Théâtre radiophonique de Mickey Mouse.6 h.pm.L'heure catholique américaine.6 h.30 p m.Un conte d’aujourd'hui.7 h.30 p.m.Interesting neighbours.8 h.p.m.Programme Chase « laisse entraîner hors d» la boite d nuit osr Lucien: l'amour naît de cette rencontre Danielle Ignore le sentiment de Jennv pour rot homme, nuclei, de son côt ' ne sait pas que Danielle est fille de J-nny cette semaine se sacrifie pour le bonheur d« ss Vile Vedettes Françoise Rosay Alb-n Préjesn.Lisette Lanvin.Roland Toutaln, Sylvia Bataille.Le Vlgan.Margo Lion.Charles Vanel Pour adultes "Electro" FIT FOR A KING — Comédie.Un reporter nui -’i en .sa première équipée décroche A la fols une princesse et une irrove primeur Interprètes: Joe-E Brown, ’le’.en Muck.Paul Kelly Pour tous."Empress" Dr.8YN — Film d'aventures Histoire : d'un ancien pirate qui se fait pasteur.L# Hlm ne vaut que oar le Jeu Impeccable de G-orge Afltss Production Oau-mont-Brlt.lsh Outre Arllss la distribution eomprenq.John Llder Margaret Lockwood •’our adultes PRESCRIPTION FOR ROMANCE — Comédie Un détective, un comte ruiné et un Journaliste A la recherche d'un malfaiteur une doctoresse Interprètes' Wenr dv Barrie.Dorothea Kent.Mlacha Auer, Bert Roach Pour adultes."Fronçais" HOLLYWOOD HOTEL — Sorte de corn*- j dis musical filmée d après D nom du | orogramme radiophonique du même nom.te film a > allant au double point de vue comédie et musique Interprétées.Dick Powell.Roeemary Lane.Hugh Her-1 “J’espère qu’ils ne sonE pas perdus là-haut—” "Paul est toujours perdu sans ses Sweet Caps!” CIGARETTES SWEET CAPORAL "La forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé." i aastei VOlÜML XXlX — No 77 Lt DfcVOIK, MONIKtAL, bAMtÜI Z AVRIL IVà» L'ELEGAJiCE EST FAITE DE MESURE ET DE BOJ[ GOUT €2^ cr/?c/ /e prï/ife/npjre/feur/t.s o î Pas l’ombre d’un doute ! Chez Léveillê la QUALITE supérieure — une exclusivité.# Outillage # Procédés # Main-d'oeuvre Tout ce qui est, par conséquent, à TEINDRE ou à NETTOYER: vêtements, tapis, rideaux, draperies, etc, vous pouvez le confier sans hésitation aux TEINTURIERS ET NETTOYEURS CONNUS CHerricr 2:.5 2 4368, rue Parthenais LA MAISON LEVEILLE DATE DE 1914 Le printemps et les ateliers de modes présentent simultanément leurs dernières créations dans toute leur variété.Le premier a l’humeur changeante, comme, parfois, les grands artistes, et après nous avoir éblouis par des ciels d’une grâce si tendre que tous les vieux glaçons en pleuraient de joie jusqu’à s’évanouir en tièdes flaques d’eau, voilà qu’à certains jours, les nuages lui livrent de ces combats si traîtres qu’il en devient tout ’ transi sous une houppelande de frimas qu’il laisse choir nonchalamment en flocons, en étoiles, en duvet et c’est à se demander si c’est l’hiver qui recommence.Mais ce sont les mauvais jours inévitables à tout grand oeuvre.Déjà la douceur de l'air est plus constante et la lumière du jour sait mourir j par degrés et comme les chroniqueuses de rrcc'e ont le privilège de prédire ce qui se portera, je [puis vous certifier que, malgré son humeur fantasque, ce printemps qui réde autour et qui semble infidèle va savoir, tout aussi bien que les autres, tisser les châles des chai milles et les écharpes des haies, les dentelles des ramures et les rubans des routes claires.Quant aux couleurs, les bois portèrent toute la gamme des verts, des plus durs aux plus tendres; les fougères et les mousses gardent toute leur grâce féminine.Et malgré la haute fantaisie des oeillets teints et des roses aux pétales bicolores, les violettes auront encore une teinte de medestie, les tons pastels seront en faveur chez les eglantines et les pervenches seront fidèles au bleu.Les jonquilles porteront un corsage ajusté sur monté d’une minuscule collerette et les marguerites, un coeur d’or sur une jupe circulaire, l’ampleur étant à la mode.Les ciels auront des nuances infinies, selon le jeu des nuages dans la lumière ou.dans nos coeurs.© © O Mais revenons-en aux choses sérieuses, très j sérieuses: de savoir, par exemple, à quelle hauteur nous aurons la taille pour la saison à venir ou même si nous en aurons une.ou s’il faut s’assortir de la tête aux pieds, ou, au contraire, porter toutes les couleurs du prisme avec l’art d’un magicien qui saurait les fondre en un tout harmonieux.Comme toujours, on voit de tout dans les collections et la chronique officielle donne les conseils les plus divers de sorte que l’on passe de la simplicité stricte à la fantaisie parfois déconcertante.Il est donc sage de se rappeler que la grande fantaisie, en plus d’éire souvent difficile à porter, n’est pas du tout pratique, se démodant très vite, plus vite que le modèle simple, parfait de coupe et d’une teinte pas trop voyante, mais d’un genre qui se rapproche du classique.Ce point de vue est important surtout pour celles qui ne peuvent pas ou ne veulent pas renouveler leur garde-robe au complet tous les six me is.Parlons donc d’abord de la mode dans sa simplicité.Nous jetterons un coup d’oeil sur ses fantaisies ensuite.Il est entendu que cette simplicité n’est pas sécheresse et qu’une coupe savante, un détail, un bijou qui éclaire une encolure, une ceinture de fantaisie assureront la note féminine et gracieuse de l’ensemble.La silhouette sera surtout naturelle et pour ce faire, dans l’ensemble, ce sont les chapeaux qui ont subi les plus grandes transformations.Les calottes à la hauteur de hennin ont fondu comme les glaçons et sont devenues plates comme.les flaques d’eau.Ils ne manqueront pas pour cela de fantaisie et l’on verra encore des audacieux au chapitre de l’équilibre, mais tout laisse prévoir que l’on va être dispensé d’apprécier les horreurs des dernières saisons.Ce que l’on retranche sur les dimensions on le reporte sur les ornements.Des calottes seront couvertes de fleurs de velours ou de feuillage de soie, de branches de plume ou de pétales de fleurs.Les fleurs des champs s’épanouiront aussi sur les chapeaux d’été qui seront faits de gros paillassons brillants, de fins panamas.© © © Bien que l’ampleur soTt la caractéristique de la mode printanière, la plupart des modèles n’en prennent que dans le bas de la jupe et la | taille est nettement dessinée, qu’elle soit ou non soulignée par une ceinture ou prise dans un drapé horizontal ou marquée par le contraste d’un corsage plat avec une jupe dont l’ampleur partira des hanches.Pour ce dernier genre il y a des plis de toute espèce, plats et repassés ou des plissés soleil qui font la jupe étroite au repos, “rayonnante” au moindre mouvement.Toujours au chapitre de la ligne il faut mentionner que toutes les longueurs de jaquettes sont permises.Boléro très court, au-dessus de la ceinture, veste droite arrêtée à la taille, jaquette descendant jusqu'à hauteur des poignets ou s’arrêtant un peu au-dessus du genou, tunique, manteau long ou 7/8; chacune peut donc choisir ce qui lui convient le mieux.Une timide tendance vers la ceinture basse d’il y a quinze ans a été remarquée sur quelques modèles mais ne s’affirmera probablement pas avant l’an prochain.terre semble être ce qui convient à la ma joriti.Les épaules se portent droites; un peu tombantes sur quelques modèles.La manche courte au-dessus du coude semble reprendre de la vogue et pour les chaleurs nous retrouverons le décolleté carré devant et derrière et les encolures “bateau” que nous avons déjà trouvées si jolies.© © © 11 n’y a pas de collections qui ne gardent une très large place au tailleur, qu’il soit classique ou de fantaisie.Les quadrillés, l’écossais et surtout les rayures préccnisêes par Londres sont très en faveur, tien que le choix soit toujours possible dans les tweeds et les lainages unis.Les quadrillés des costumes et des robes tailleur sont petits, celui des manteaux est immense.Dans les ensembles, plus en vogue que jamais, si le manteau est en lainage de fantaisie, le tailleur est uni et si le tailleur est rayé le manteau ne l’est pas.Le marine semble être la teinte dominante de la saison avec le violet qui recueille bien des suffrages.Tous les bleus sont à l’ordre du jour: lin, lavande, pervenche, bluet, turquoise, bleu France, bleu cendré, le noir, le jaune, le sable, les teintes pastel se partagent les robes légères.Fcur l’été, toute la gamme des roses, depuis le “rose shocking” de Schiaparelli jusqu'au “cendre de roses” de Madeleine Vionnet.A l'une des plus élégantes expositions de modes, toute une collection de robes de coton uni ou imprimé, a démontré avec éloquence qu’il est possible et de bon ton de s’habiller du matin au soir sans avoir recours à la soie.Le bleu marine et le blanc combinés sont très parisiens et très populaires pour la robe printanière.Les fanfreluches de linon ou de toile ont repris une grande importance.Nombreuses sont les petites robes bleues largement ouvertes en carré sur une guimpe de tulle ou de linon blanc, froncé ou tuyauté.© © © Les blouses ont plus d’importance que jamais et se classent par catégories du matin, de l’après-midi et du soir tout comme les tailleurs.La blouse du matin est confortable et chaude; les lainages légers, les jerseys à côtes fines, les duvetines font des chemisiers pratiques ef durables.La blouse d’après-midi est en satin laqué, en taffetas, en crêpe mat ou brillant, en surah.Le satin blanc, rosé, champagne, bleu pâle est travaillé en jolis modèles ouvragés.Pour accompagner les tailleurs du soir on aime la blouse très fantaisie en tulle laqué, i avec incrustation de dentelle, en mousseline de soie travaillée de nid d'abeilles ou garnies de fleurs de soie ou de bijoux.\ Les blouses d’après-midi comportent des manches longues et étroites alors que les blouses du soir ont souvent des manches courtes, élargies par des fronces, des plis, des incrustations, etc.Il faut noter aussi l’importance, dans la mode printanière, dels boléros, des capes, des paletots mi-longs ou trois-quarts, des mantilles qui complètent ou transforment tant de jolies toilettes.Et la mode permet une très grande variété de tissus pour ces petits vêtements de fantaisie qui ne manquent pourtant pas d’utilité par les'matins ou les soirs un peu frais; ils sont faits de fins lainages ou de lin, de grosse guipure ou de tulle, pour accompagner une robe de tulle sur un fourreau de soie imprimée, ou enepre de crêpe imprimé et de crêpe uni combinés.Ces boléros et ces capes transforment une robe en costume plus habillé de façon aussi charmante que pratique.© © © 11 y a quelque temps, un journal de modes français intitulait un premier-Paris, comme suit: SÉRIEUSE MENACE DE COUP D’ÉTAT.L’EMPIRE REVIENT.LES CRINOLINES D’EUGÉNIE DE MONT! G O ENVAH1SSENT\ LES SALONS DE LA 111e RÉPUBLIQUE.C’est \ clair: Vampleur des robes est un fait consacré par la mode du printemps.Plusieurs décolletés dégagent les épaules; j les corsages sont ajustés, les jupes sont vaporeuses avec souvent des touffes de fleurs piquées au creux des plis.Le tulle, la mousseline de soie, l'organdi, le lorganza, qui est un organdi de soie, la dentelle, j tout ce qui est souple, léger, aérien, nuageux est requis pour les toilettes du soir dont plusieurs nous sont apparues comme des poèmes de grâce et de fraîcheur.On ne peut pas dire que les robes du soir inspirées du second Empire se démocratisent, il faut donc que la fermeture éclair ait été | ennoblie puisqu'on la trouve au service de ces dames.Enfin, le suprême conseil des spécialistes sur • les questions vestimentaires, c’est d'être soi-même.Ne recherchez donc pas le convention- j ne/, le tout prêt, mais choisissez selon votre goût, vos idées et votre allure aura ce quelque chose de personnel, d’inédit et de coquet qui fera que, sans attirer Vattention, votre charme pourtant la retiendra.On ne remarquera peut-être aucun détail y Les jupes veulent encore raccourcir, mais il j de votre toilette, mais on se souviendra de faut se garder d'exagérer: quatorze pouces de votre élégance.nr‘rc'/~' A PRISCA Renards Argentés $25 ‘ $75 la peau T Les II Feurr ures II JF RCID II s'imposent Modèles uniques et d’un« élégince extrêmement distinguée.par leur originalité par leur haute qualité par leur prix modeste 1473 Amherst 1 CHerrier 3181 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 2 AVRIL VOLUME XXIX — No 77 La mode printanière chez DUPUIS LA MODE VEUT HOUS RAJEUNIR La maison Charles Desjardins Bien qu’il s'agisse de la mode printanière, on a tout de même un grand souci de la fourrure tant à cause de la température lente à s’adoucir qu’à cause de la mode qui Toujours sur la voie du progrès, préconise les canes et les boléros maison Dupuis offre encore celle •pour rechauffer les costumes trop année |es p]us belles collodions de légers.manteaux, costumes, toilettes du Les renards argentes font toujours fureur et la Maison Charles Desjardins, rue Saint-Denis, est en La collection dn printemps chez Dupuis Frères Elégance — Confort — Bon goût wt Six sm- mt y , LE BONNET Paille porte-bonheur luisante.fleurs printanières, boucle grosgrain.1 très jeune.A*' LE PLATEAU Paille paysanne monténégrin d'après Schiaparellr Fleurs, voilette 1 95 mesure de vous eu offrir un des plus beaux choix en ville.Les collerettes, les capes, les boléros sont définitivement adoptés et se font en kolinsky, en écureuil, en vison, en taupe, quand ils ne sont pas en renard, bien entendu.Les martres canadiennes ou martres du nord et les zibelines de Russie foui aussi de magnifiques parures quand elles sont montées trois peaux à la fois.La Maison Charles Desjardins, dont la renommée n’esl plus à faire.possède un personnel courtois capable de donner satisfaction aux plus grandes exigences.Le choix d’une fourrure est une chose trop importante pour se dérider à la légère et l’on ne choisit jamais trop judicieusement fourreur.Une visite à la soir, chapeaux, chaussures, parmi lesquelles les élégantes, même les plus difficiles, pourront faire un choix heureux.Notre maison d’éléçance cana-dienne-française est loin de subir les outrages du temps; au contraire c’est avec les ans qu’elle embellit et son service toujours courtois et le grand choix que l’on trouve a ses comptoirs font que sa clientele grandit sans cesse.On aime à acheter chez Dupuis.Au rayon des costumes et des manteaux, on trouve la plus belle variété pour le matin et le sport, le manteau plu.s habillé ou le joli Irois-quarts, avec ou sans col de fourrure, le manteau sans fourrure est la dernière nouveauté parce qu’il permet de porter à volonté la cape ou le boléro de fourrure, .Les manteaux amples, à épaules son carrées, sont 1res recherches et le tailleur classique ou de fantaisie ne Maison Desjar- perd pas sa vogue coulumiere.Les dins vous donnera confiance et une ensembles de deux teintes vont cer-commande voas donner, .aUstac-1 m.ne^ent pta™ , le^m tion.12 Chez Léveillc,Limitée zon et le chamois sont du plus joli i effet dans le domaine de la fantai- sie SALON des MOUES — DUFUIS-rieuxiémn (Oe Montlgny) Les imprimés aux tons vifs et les - j crêpes et chiffons brodés dans les En passant d une saison a l autre tejnJes |j]!ls grjs désert, violet on a souvent des surprises peu a’- Schiaparelli, r0se cendré sont les \ ALBERT DUPUIS.A«4.MK.Al.«n>.«t d*v«r.ARMAND DUPUIS niables en faisant la revue de sa garde-robe.Telle robe ou tel costume que 1 on veut remettre a perdu énormément de sa fraîcheur, à tel point ou u faut mettre ces vêtements de côté.On n’a pas raison île se désoler si l’on pense à une bonne maison de nettoyage telle que la maison Léveillé.Limilée.C’est toujours assez inquiétant de confier des toilettes dispendieuses, des manteaux ou des robes de belle qualité, à des nettoyeurs que l’on ne connaît pas.La maison Léveillé est une mai- ___________________ son connue dont la nombreuse cil- ,|ans ]a garde-robe d’une dame entèle parle en sa faveur.C’est que i d'honneur d’Eugénie de Montijo.l'on n'emploie dans cette _ maison j,P pojnt d’esprit brodé, de tulle que des produits de première qua-j^^ |a marquisette de soie, le chif-üté et mie main-d’oeuvre experte tl ; fon, la dentelle servent a confec matériels et les couleurs des robes d’après-midi dont plusieurs modèles ont des manches courtes.Si la coupe des robes (1 après-midi est toute de simplicité, les garnitures, par ronlre, s inspirent de la plus grande fantaisie et offrent des effets aussi charmants qu inattendus.Mais la grâce et la poésie président à l’inspiration des robes du soir dont l’ampleur caractéristique rappelle l’élégance du Second Empire et un certain corsage gris perle bordé de mignonnes roses bleues aurait certainement pu se trouver La maison Edmond Archambault, enrg.Ce devrait être un plaisir non seulement pour les musiciens mais pour tous les Canadiens français île constater la prospérité constante et d’apprécier la spacieuse installation de la Maison Edmond Archambault, de la rue Sle-Calhemne est, maison essentiellement cana-dienne-française et qui ne fait pas que du commerce mais qui travaille efficacement à la culture musicale des Canadiens.Pour arriver à ce but il faut un personnel compétent en affaires, sans doute, mais surtout cultivé et renseigné sur la question musicale afin de pouvoir traiter convenable meut des questions techniques ave.' les clients, qu'ils soient de grands artistes ou de modestes amateurs.Selon l’opinion du fondateur, M.Edmond Archambault, la culture musicale s’affirme d’une façon sensible chez nous.Le salon des disques reçoit souvent des jeunes gens, des jeunes filles, qui, sous une allure sportive et enjouée, s’intéressent cependant aux compositions les plus sévères ou les plus profondes du répertoire classique.Depuis cinq ou six ans, nombreux aussi sont ceux qui pensent à se créer une bibliothèque musicale au moyen des disques, ce que l'on ne voyait pas auparavant.La Maison Archambault, dont la clientèle s’étend à tout le Canada et qui sert régulièrement 1800 maisons d’éducation, a le contrôle exclusif de la chansonnette française au pays pour tous les postes de radio, et est aussi la maison officielle pour la vente du célèbre violon Paul Kaul.Le programme de la Maison Archambault n’est pas seulement d’obtenir un certain chiffre d’affaires mais surtout d’aider à la profession musicale, de travailler à la culture du peuple et de contribuer à la réputation artistique de la ville de Montréal, et si cette dernière est avantageusement connue à l’étranger, tant à Paris qu'à New-York.sur le terrain de la culture artistique c'est grâce aux excellentes relations d'affaires de notre maison de musique canadienne-française.consciencieuse.Pas de déceptions possibles quand on s’adresse à cette maison pour teinture ou nettoya- Le nom Léveillé garantit la satisfaction.Le charme du cheZ'SOi 1 Qu’ils sont jolis les tableaux qu e-tjue la veillée.Au coin de Pâtre, ltonner ces merveilles de robes du soir dans les tons de rose et bleu cendrés, hyacinthe, myosotis, bouton d’or, eic.Les boléros, plus portes que ja-I mais pour recouvrir la fragilité de j ces toilettes, se font en paillettes, I en fourrures ou en pétales de fleurs.c’est-à-dire que sur un boléro de tulle on coud à la main des feuilles de roses.Au département de la chaussure, la variété et l’élégance ne sont i .- ,, pas moindres, dans les nouveaux les vieux content des histoires u au-, .|ssl)s ou cllirs comme dans les tein-trefois, bercés par des souvenirs qui tes à (a mo(le< incarnent leurs reves envo es [ l ç suède et la gabardine sont Sous les lueurs roses de a lampe, mi lps nfniv„utés et les garni-voilée, les doigts agiles tricotem, P]res cujr verni, en lanières ou les langues vont leur train, cheveux i nK)tjfs (]e différents genres, sont blancs, cheveux blonds se penchent, VOgUe> s’imissent sous le môme rayon lumi- j es talons sont sensiblement neux.c .moins hauts et la coupe des sou- Parfois une "bonne histoire tau jiers ce printemps cherche encore fuser le rire, les bavardages seg'^'jà donner une apparence plus dc-nent joveux et les silences eux-mc- : jjcate au pjC() féminin, mes sont légers, doux au coeur et; (.np bcllc tojiette ne vas pas sans pleins it épouvanté.Ce marxiste intégral réprouvait la terreur et nombre d’aristocrates lui durent, paraît-il.la vie.Au fond, il se méfiait des Russes et redoutait secrètement quelque accident.Reprise du contact avec le monde occidental En 1922, les Soviets, pour la première fois, étaient admis, avec quelques répugnances il est vrai, à prendre contact avec la diplomatie européenne.Je me souviens de ces interminables 'iscusions de Gênes — où l’archevêque n’hésita pas à souhaiter avec mansuétude la bienvenue aux délégués soviétiques.Rakow'ski en était.Un soir j’allais sonner à la grille du palace de Santa Margherita où logeaient les “Bolcheviks’.Coïncidence ironique, c’était l’Hôtel Impérial.Dans les tièdes allées de cyprès et d’orangers Turkestan chinois, près de la mys-qui dominaient le golfe de Porto-; térieuse Kachgarie où Toungans et fino,— où la mer est aussi bleue | Turkis se livrent des guerres san-qu’en Crimée — erraient des cama- glantes depuis bien des lustres, rades qui oubliaient dans ces déli- Dans la steppe aride, Rakowski ees les terribles journées révolu- passa bien des années d’exil.Sa tionnaires et secouaient peut-être fji]ei dont la beauté était célèbre, leurs remords.Des fenêtres du épousa un jeune poète communiste, blanc palace on entendait le cré- nmi et disciple d’Alexandre Block, pitement pacifique des machines a Rakowski vivait péniblement avec écrire — qui remplaçait celui des j ses souvenirs, ne perdant jamais milraileuses._ Tl y avait là aussi j j'pspoir de regagner Moscou.Des d’accorles “Konsomolskaya , (|eSianii.s s’activaient en vain.Que de dactylos en blouses de soie et iu- j f0jSi devant le feu d’argols de sa pc_s de flanelle blanche, qui en tou- misérable yourte mongole, ne reraient un groupe important: ¦,r00" j gretta-t-il pas d’avoir renoncé à ses Son Excellence.Quelques mois plus tard, je retrouvais Rakowski à Londres.Il venait v remplacer Krassine.Dans un building de Bond Street, la rue la plus parisienne de la capitale anglaise, il me reçut de façon affable, me fit un cours de finances communistes sur le tchervo-netz et le rouble, et me tint des propos brillants sur Georges Sorel.Un personnage inquiétant du nom de Rosenholtz ne quittait pas la pièce où nous nous trouvions et assista à tout l’entretien sans desserrer les dents.J’eus l’impression que déjà Rako était surveillé.Quelques semaines plus lard, il était d’ailleurs nommé à Paris, à l’ambassade de la rue de Grenelle, où il retrouva de Monzic.son ami du quartier latin.On se souvient à la suite de quelle mésaventure il dut quitter Paris sur les prolestations du gouvernement français.Rako avait reçu l’ordre de s’intéresser d’un peu trop près à la propagande révolutionnaire dans l’armée française.Le déclin Ce fut la fin de la carrière de notre personnage.Revenu en Russie il ne larda pas à y être traité en suspect.Staline poursuivit de sa haine le vieux compagnon de Trotsky.Il l’exila aux confins du rasée, le regard glace de scs yeux.Internationale, Rakowski fut donc j brajenski au nom aristocratique, proiels de jeunesse1 une vie Iran d'acier bleu, qui trahissait la “ri-1 condamné par un conseil de guerre Rokowski, Piatakoff, et quelques j quil!e et ornée, adonnée à la scicn-gueur obstinée' du logicien.allie a Jassy, ce qui provoqua plus personnages mal léchés comme dans quelque village d'Ile-de- 11 vivait alors avec une colonie tard un incident humoristique lors- f Rudzutak et l’Arménien Beksanian pranre aura,t ml être la sienne II de Russes.d’Arméniens et de Bul-! que devenu représentant des Soviets direeleur du journal Hiednota, aurait pU connaî|re les pacifiques gares révolutionnaires, qui se nom- a Londres en 1924, Rakowski croisa (la Pauvreté).(Beksanian avait les |rioniDiles oratoires du Parlement rissaient de Kropotkine.de Marx, j dans un salon du palais de St.James de Bakounine, de Plékhanoff et ! un général anglais auquel il se pré- d’innombrables verres de thé.Quand il rêvait de taire de la politique.en France D’interminables discussions philosophiques les arrachaient de lon- senta en ces termes: “J’ai eu l'honneur d’être condamné à mort par la cour martiale où vous siégiez”.Mais Bratiano eut pitié de Raco pour lequel il avait un faible depuis les jours du Quartier Latin.Il s’opposa formellement à ce qu’on le fusillât.Rakowski devait garder à gués heures aux sordides préoccu- j’homtTlc j’Etat roumain, représen-pations de 1 existence.ia„i éminent du capitalisme, une Déjà Rakowski était célèbre (hllls | reconnaissance profonde, re milieu par son éloquence pas- Lorsque survint la Révolution sionnée.il quitta Montpellier pour'russe et que Lénine et Trotzki ongles sales et un fastueux P°rte' frail(,ajSi “Tu aurais pu être prési-cigarelte en or).Dans la salle à manger blanc et or.tout ce monde se tenait assez mal.Seuls, Rakowski et Tchitche-rine étaient impeccables.Rakow-ski me ramena à Gênes dans son dent du Sénat”, lui redisait de Mon zie, lors de leurs entretiens de la rue de Grenelle.Enfin, un jour, la grâce arriva.Il élait temps.Ra- tait en 1934 —des rétractations humiliantes, des gages et des promesses.Moyennant quoi, on lui accorda une prébende.II fut envoyé à Tokio — comme délégué de la Croix-Rouge, puis autorisé à rega- Où l’on s'hobille bien | ELNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR 994, rue Rachel (est) - FR.9343-9850 Coupe appropriée à chaque sujet Service de valet Satisfaction assurée wagon spécial et il me tint avec une faconde intarissable des propos optimistes sur les possibilités de coopération entre Etals bourgeois et Républiques socialistes.11 élait aimable et cultivé, et était .bien loin du type frénétique d’un ' jjnçp Moscou Lénine, ou méphistofélétique d’un j Tchitcherine.Quotidiennement, il | Puis qu’advint-il île lui?Trotsky conférenciait à l’usage des repré-! quiltait Prinkipo.fuyait vers la sentants de la presse, amusés par Norvège et le Mexique.Rakowski sa verve.Il cul un grand succès, ne chercha plus qu’à se faire ou-Mais la négociation de Gènes ne j blier.En vain.Staline poursuivait kowski, usé.malade, était presque à l’agonie.On exigea de lui — c’é-1 délité de l’exécutif envers le chan- nemis, eux aussi, du régime de Front patriotique.Somme toute, l’idée de l’Autriche indépendante était sûre de l’emporter dans un plébiscite d’où la jeunesse au-dessous de 24 ans aurait été exclue et où l’on comptait les voix, mais les chances de victoire étaient immédiatement renversées, dès qu’on mesurait la force offensive, l’élan vital des deux adversaires.Les nazis, fanatisés par leur doctrine, groupés dans une organisation beaucoup plus parfaite que ne le fut le Front patriotique, et confiants en l’étoile de leur Führer, étaient prêts à lutter désespérément, niais avec l’espoir certain d’un succès final.Les vieux Autrichiens cherchaient toujours des compromis pour éviter le conflit sanglant devenu inévitable.C’était là un duel entre un aventurier courageux, qui brûle de tirer sur son ennemi, et un brave citoyen qui préfère la poudre d’escampette à toute autre munition.Il y avait encore ceci: les adhérents de l’Autriche indépendante étaient des beali possidentes qui étaient bien assis dans toutes les situations qui comportent des honneurs, qui apportent le pouvoir et qui rapportent de l’argent.Les nazis, privés de leurs anciens postes ou désireux d’accéder aux leviers de commande, attaquaient.L’assaillant jouit, on le sait, d’un avantage très net sur celui qui se défend sans connaître ni l’heure, ni le lien de l’agression future.Autre différence importante: ceux de la croix gammée n’étaient grevés d’aucune hypothèque idéologique; ils ne nourrissaient pas de scrupules par rapport à leurs adversaires.Us étaient les soldats du Troisième Reich, sans être reliés par le moindre lien sentimental à l’Autriche de Habsbourg.Par contre, aussi bien Dollfuss que M.Schuschnigg se disaient et se sentaient, Allemands.Ils avaient à respecter, dans leur lutte contre le Troisième Reich, des inhibitions profondes.Cependant, le régime du Front patriotique aurait tenu, s’il n’avait pas été culbuté par le concours de deux circonstances: l’évolution de la situation internationale et la défection de l’exécutif.L’attitude indifférente de tous les voisins et de toutes les grandes puissances ne pouvait être prévue au moment où l'on avait commencé de refaire l’esprit autrichien.Quant à l’armée fédérale et à la police, elle a formé pendant plusieurs années un appui solide du régime.En 1934 et en 1935, l’indépendance autrichienne était garantie du dehors et à l’intérieur.Trois années ont suffi pour faire disparaître tous les piliers sur lesquels reposait la construction factice du renouveau autrichien.La façade pouvait tromper et elle nous a induit en erreur: nous avons escompté une résistance plus efficace de la part des dirigeants autrichiens; nous avons cru à la fi- kti merveis'.eux radio ultra-moderne présenté pour la première fois à Montréal chez L-C.BARBEAU.Enfin —à Prix Populaire UN NOUVEL APPAREIL SYNTONISATION ELECTRIQUE ssse sen termina pas moins par un échec.Ni l'Angleterre, ni la Fran-! ce, ni l'Ilalie ne purent alors trou-j ver de base do coopération avec les Soviets, et Ton se souvient de la retentissante manoeuvre machinée par l’Allemagne et la Russie.Un après-midi, alors qu’une grande réception avait Heu au théâtre San Carlo, aux accents sublimes de celle musique de Cimarosa nui en-, ., .- ., , chantait Stendhal, on apprit la con- ,m?sor,e ('p surpalrie revolution-elusion de l’accord de Hapallo en-1 ! tre les Soviets et l’Allemagne, i i Christian Rakowski n’v avait pas qu.'1 eut lF !T«ret r*.,a honte des ! été étranger.L’ex-etudiant révolu-: rr,,ncs qm déshonorèrent la Revo j tionnaire était fin diplomate.de sa haine le vieux compagnon de Trotsky.Les bourreaux de la Tcheka ont retrouvé l'ancien président des Soviets de l’Ukraine, ils l’ont jeté dans un cul de basse-fosse de la Lubianka.Rakowski, qui renonça à ses patries premières—la Bulgarie, la Roumanie et même la France — dans l’espoir de se créer celier.Les événements nous ont démenti; ils ont démontré que la force armée de l’Etat fédéral élait en pratique aux mains de M.Hitler, et non pas dans celles de M.von Schuschnigg.nédiction à l'Anschluta lors de son voyage à Berlin; M.Stoyadinovitcli, le colonel Beck, saisis de l’affaire et gagnés par les arguments de M.Goering; la Tchéco-SÏovaquie, tremblant pour sa propre existence; la Hongrie gouvernée par des germanophiles éprouvés: voilà l’Europe qui aurait pu protester contre Tin-corporation de l’Autriche dans le IHème Reich; protesler ou plutôt faire la guerre, car aucune autre démarche n’aurait ébranlé la volonté de M.Hitler.Comment expliquer la décision hardie de faire un plébiscite contre le rattachement, comment expliquer ce défi lancé par M.de Schusch-nigg au Führer?Le chancelier d’Au- i triche n’est ni un imbécile, ni un ; desperado.A-t-il méconnu la situa- ! tion diplomatique que nous venons | d’esquisser?A-t-il compté sur le ; loyalisme de ses .oldats el de ses gendarmes?A-t-il cru que M.Hitler î n’oserait pas déchirer par le feu i et le fer ceux des chiffons de papier qui le gêneraient?Le mystère plane sur ces derniers jours de TAulriche; il ne sera pas élucidé de si tôt.Nous croyons pourtant être à même de répondre affirmati- : vement aux deux dernières ques- j lions.Le chancelier n’était pas in-1 formé de l’état véritable des esprits ni dans l’armée, ni dans la police, j Quatre-vingt-dix ans, presque jour i pour jour, après la chute de Metier- j Rich, les mêmes événements se sont ! répétés à Vienne: le chef d’un gouvernement autoritaire sans autorité, très soucieux des affaires diplomatiques, ma s sans contact avec la masse de la population mal renseigné par des sous-ordres obséquieux, tombe victime de son illusion el entraîne dans sa débâcle non seulement un système, mais l’Etat même qu’il gouvernait.M.de Schuschnigg est-il pareillement responsable des illusions qu’il s’est faites en politique élrangère?Nullement, si nous nous plaçons sur le terrain de la morale.Oui, comme homme d’Elat.Le chancelier s'est fié à la parole de certains diplomates et à la lettre de plusieurs traités.Or.il n’aurait dû faire confiance qu’à l’intérêt des grandes puissances et à la force intrinsèque des défenseurs éventuels de l’Autriche.Les erreurs de calcul arrivées au chancelier sont les suivantes: il a supposé que l’Italie ne tolérerait pas la formation d’un empire grand-alleniand et que M.Mussolini défendrait l'indépendance autrichienne, même au prix d’une rupture avec Berlin.II n’a pas cru aux visiteurs étrangers, tels MM.Pezet, Mistier et autres, qui lui avaient communiqué, dès Tété 1936, l’existence d’un accord italo-germanique sur une répartition des zones d’influence dans le bassin danubien.Par contre, il a prêté Toreille aux mauvais conseillers qui l’encourageaient, tout en sachant qu’ils n'auraient à lui apporter aucune aide efficace.Londres, Paris et Prague ont à battre leur coulpe, en présence du lamentable dénouement de la question d’Autriche.La disparition de l’Autriche indépendante est définitive.On la regrettera.mais on n’a qu’à enregis- j trer ce fait accompli.D’ores et déjà: la bannière à la croix gammée Avec RIEN que le nom de votre père et de votre mère nous pouvons retracer TOUS vos ancêtres dans TOUTES les branches, 300 ans en arrière.Institut Généalogique DROUIN Correcteurs et continuateurs du dictionnaire Tanguay, Directeur : GABRIEL DROUIN m .- .J"» ¦ v- t-X aci V.1 VJ l -Sr • I J M I II «.Toutefois nous ne nous sommes fiotle snr fnilt |c pavs.Un nouvel plus fait d’illusions quant au secours de l’étranger.La France impuissante et déchirée par des luttes inlérieures, la Grande-Bretagne gagnée au rattachement depuis la visite que lord Halifax fit au Führer à Berolilesgadcn; M.Mussolini, personnellement hostile à M.von Schuschnigg depuis la mémorable entrevue de Venise donnant sa bé- esprit, l’esprit de l’Allemagne 361 * acid.')* 2461, RUE DES CARRIERES BEURRE — OEUFS — PROVISIONS TOUSIGNANT ^ BEURRE Crémerie 1ère qualité Crémerie curre Zfme qualité «1* laiterie A NOS M MAGASINS rue SAINT-HUBERT M12.nie SAINT-HUBERT MSa.ru* SAINT-LAURENT J«S.rue ONTARIO Est 2!>2n rue MASSON 2'H4, rue MONT-ROYAL Es» M27.rue MONT-ROYAL Est 1374.rue ONTARIO Est 23,0, rue ONTARIO Est ISM, rue S.-CATHERINE Est 4*35.rue WELLINGTON CR.2135 Nous termons A « h- M les murs excepte les rendredls et samedis.Des milliers de clients satisfaits! 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et Sa Majesté ne pourrait par aucun acte se désister de cette prérogative”.Marlott est moins précis, mais il affirmera, lui aussi, que les lois n’admettent pas “le maintien d’une autorité étrangère, civile ou ecclésiastique, qui pourrait affecter la suprématie de la couronne ou la sécurité de Votre Majesté ou du royau-ne”.Les capitulations de Québec et de Montréal en ce qu’elles ont trait à la nomination et aux pouvoirs d’un évêque futur, les instructions à Murray et à Carleton, les opinions des juristes, l’Acte de Québec, sans compter d’autres écrits, indiquent bien que les mots restrictifs du Traité de Paris visent surtout, et en dernier ressort, le statut antipapal de la reine Elizabeth.Ils autoriseront des tentatives de toutes sortes, mais en particulier, et d’une façon continue, la tentative d’abolir la suprématie, la juridiction, la direction du pape en matière ecclésiastique; de supprimer le lien entre l’église canadienne et Rome: l’évêque; de soumettre celui-ci à la domination du Gouverneur et de son conseil; de donner enfin au roi la main haute sur les prêtres et les catholiques du Canada.Cependant, il ne faut pas introduire en cette matière plus de logique qu’elle n’en comporte.Après avoir tenté d’appliquer la première interprétation, les cabinets anglais se rejettent sur la seconde et s’y tiennent.C’est la ligne générale de la politique.Mais les particuliers se sentent moins liés.Malheureusement, quelle que soit l’interprétation adoptée, le résultat de fait pour les Canadiens est en fin de compte le même: la destruction du catholicisme.En vertu de la première interprétation, celui-ci est pratiquement enseveli sous la lourde avalanche de toutes les lois anticatholiques d’Angleterre; en vertu de la seconde, il ne résiste pas au choc non moins violent du seul statut de la reine Elisabeth.Car comment concevoir un catholicisme canadien dirigé par le roi au lieu de l’être par le pape, un catholicisme effectivement séparé de Rome, soumis aux décrets, aux ordres, aux nominations, aux règlements du pape de l’Eglise anglicane, le roi?C’est ce que Masères, ce protestant, mais cet esprit clair, indiquera nettement.“Maintenant, dit-il, il est de l’essence même de la Papauté que le pape et non le roi constitue l’autorité suprême, en matière spirituelle.Donc, cet attribut essentiel de la papauté ne peut être toléré”, en vertu du Traité de Paris; “et par suite tous les appels au Pape, toutes les charges des dignitaires ecclésiastiques de Québec conférés par le Pape lui-même, par ses légats ou d’autres personnes relevant de son autorité, de même que toutes les collations de bénéfices ou les nominations d'évêques .qui constituent un pouvoir que le pape a exercé jusqu’ici .doivent être également illégaux et nuis”.D’autre part, le statut Elisabeth oblige tous les membres du clergé à, prêter le serment de suprématie.Les négociateurs du Traité, puis les hommes d’état anglais sa rendent-ils compte que la statut antipapal de la reine Elisabeth détruit aussi bien le catholicisme que toutes les autres lois anticatholiques anglaises?On se demande parfois au début s’ils possèdent des idées nettes sur ce sujet.Car ils insistent souvent sur deux points tout à fait contradictoires: liberté absolue de pratiquer la religion catholique, soumission absolue du catholicisme canadien au roi d’Angleterre, Ils croient que ces termes peuvent s’accorder et qu’en transmettant des ordres semblables, ils donnent une preuve de libéralité.Depuis près de deux siècles ne pratiquent-ils pas une religion demeurée catholique dans ses apparences, mais soumise à l’autorité directe du roi?Mais bien vite, les Canadiens les détromperont sur ce point.Quoiqu’il en soit, l’unique garantie du Traité de Paris en matière religieuse, si l’on regarde aux mots eux-mêmes, ne possède aucune valeur pour les catholiques du Canada.Le texte condamne leur religion.Mais il reste l’esprit.Par ce document, l’Angleterre promet pour la troisième fols, d’une façon solennelle, “le libre exercice de la religion romaine”.Là se trouve le principal engagement, la substance; le reste n’est qu’accessoire.Et l’esprit lutterait contre les mots, il exigerait l’une après l’autre les concessions indispensables pour régner dans sa pleine force.Mais les mots autoriseraient une longue lutte qui affaiblirait dangereusement le Catholicism** canadien.Quant l’Angleterre.elle vient d’insister pour que les mots restrictifs soient inclus dans l’article 4e du Traité; s’enfermant dans une contradiction, elle portera le poids de sa faute et devra user de souplesse efr d’agilité pour en sortir; confrontée par une force vivante, elle devra détruire vite l’oeuvre du Traité.Léo-Paul DESROSIERS.Reproduction interdite — Tous droits réservés.) Avec les prêtres des Missions Etrangères Les conférences Nos missionnaires s’acclimatent aux Philippines A Davao, aux Philippines (Par le R.P.Orner Leblanc, de la Mission de Davaol L’éducation nationale Si nous tardons à écrire, réjouissez-vous: c’est un signe de notre acclimatation, car ici personne ne doit être “pressé”.On vous dirait aussitôt avec un bon sourire: “Paghinay” ou “allez lentement”, ‘“Linay” i.e.“doucement”.Ajouterai-je que la chaleur et - - l’étude du “Visayan” (dialecte philippine dans l’île de Mindanao), sont des facteurs dignes de mention pour excuser nos lenteurs.Ici nous allons tous bien et pour notre Père Lamy, nous devons dire: à merveille.Le Père Côté et lui, mais lui surtout, se permettent déjà l’embonpoint.Quant au Père Thibault et moi, nous demeurons au “statu quo”.Même nue le Père Thibault a un peu souffert de bronchite la semaine dernière; tout est maintenant normal.A vrai dire, cette chaleur quotidienne de 30 à 30 1-2 centigrade est assez accablante à certains jours.Toutefois cet après-midi (23 janvier), pendant que tombe une forte pluie, le baromètre enregistre 23 degrés seulement (il a daigné baisser à 20 degrés il y a deux semaines).Petit à petit, nous nous y habituons: la chaleur nous paraît moins difficile à supporter.D’ailleurs Davao est une ville située de plus en un endroit assez bas.Aussi est-ce la partie la plus chaude en cette province.Sortez hors de son enceinte, gagnez des lieux un peu plus élevés, et aussitôt la température est plus supportable, plus rafraîchissante.Cours en campagne Les Pères Thibault et Côté (le P.Lamy et moi aurons notre tour) ont accompagné le P.Puig, S.J., en des visites de postes à Lupon et aux environs.Cinq heures de bateau, genre garde-côte, tel que l’unité de notre flotte sur la rivière des Prairies.Nos confrères nous ont rapporté qu’avec une température assez favorable dans le jour ils avaient dû user la nuit de leur couverture de laine.Cette joie (car c’en est une en pays méridional) ne nous a été procurée que deux fois à Davao.Projets d'apostolat Le R.P.Rondeau procéderait à des nominations aux environs de Pâques.Les Pères Thibault et Lamy iront probablement ouvrir une pa- M l'abbé Lionel Grouix à l'Ecole normale de VaSieyfield roisse à Kingkin, près de Panlu-kan.Le Père Côté et moi serons dirigés vers Cateel ou vers Caraga où il y a déjà deux prêtres résidents.En septembre, deux, tirés de chaque groupe, viendraient occuper Davao et recevoir les nouveaux arrivants.Si ces derniers sont nombreux — et nous l’espérons grandement — ils pourront aller servir de compagnons aux curés de Kingkin | et de Caraga.Occupations actuelles Nous étudions toujours le visayan et nous nous adonnons au ministère.Ainsi j’ai chanté six grand’messes à la place du Père curé, ai confessé en anglais plusieurs fois (mais n’allez pas croire que les gens d’ici abusent de la réception des sacrements).Pour les baptêmes, chacun a un record de 80 à 90 jusqu’à date; cela monte vite lorsqu’on en confère i jusqu’à 0 ou même 10 à la fois.I Samedi dernier, je suis allé présider une procession en l’honneur du Santo Nino (l’Enfant Jésus) dans un petit barrio (village), à 40 kilomètres d’ici.Au retour de la procession, j’ai donné lecture dans la chapelle d’un sermon de circonstance en “visayan”.A cause de ma prononciation encore bien défectueuse de ce dialecte, j’imagine que mes auditeurs n’ont guère dû me comprendre.Quel effort pour prononcer d’un seul coup de voix et comme s’il n’y avait qu’une seule syllable des mots comme: langît (ciel), mgr (les).Jusqu’au bon fonctionnement des intestins semblerait requis.Dernier mol Nous venons justement d’apprendre, par une lettre reçue de M.le supérieur, la nomination de nos chers confrères de l’an prochain.Deo Gratias.Que notre Supérieur général agrée nos remerciements, notre inexprimable reconnaissance pour l’estime qu’il porte envers sa i mission de Davao.Nous voilà tout à la joie, surencouragés à la pen- ! sée qu’on nous envoie de nombreux et aimables aides.Nous attendons 1 avec impatience les 9 ou 22 octobre 1938, dates probables de leur arrivée.Orner LEBLANC.P.M.E., Mission de Davao, Philippines.Valleyfield, 2 —- Voici le résumé de la conférence prononcée hier soir ù l’Ecole normale par M.l’abbé Lionel Gronlx, sur l'éducation na-tionnle: Heureux signe des temps, dit-il, que ce désir des Canadiens français de réfléchir sur les problènvs nationaux.J’ai connu un temps où l’on ne se posait pas pareille question.Vivre notre vie.poursuit le distingué conférencier, c’est vivre dans la liane de notre droit politique et national: la ligne historique, trois cents ans d’orientation vers un destin français; l’ascension vers l’autonomie dont les principales étapes sont les années 1774, 1791.1842 et 1867.L’ascension vers l’autonomie doit être aussi le dégagement graduel pour nous mieux réaliser.Vivre notre vie.c’est aussi vivre dans la ligne du droit naturel: le droit au milieu culturel, droit reconnu par tous, philosophes, juristes, etc.Ce droit naturel entraîne l’action éducatrice, prédisposition physiologique et psychologique; l’action génératrice du milieu culturel.Il est logique et naturel qu’on soit le fils de son pays, et réagir contre le sans-gêne, le débraillé et le garçonnisme.Cette défense et cette réaction d’tdlleurs se confondent avec la défense des moeurs chrétiennes.Pourquoi ces engouements irréfléchis, attristants, j ce manque de personnalité?Les nations viriles subissent quelque temps ces engouements, mais elles ne les agrègent pas à leurs traditions.Une nation d’adolescents est plus obligée à la vigilance.Faites des femmes qui soient d’abord des 1 Canadiennes françaises si vous voulez avoir des catholiques.fl y a un principe incontestable, continue le conférencier: nous sommes redevables d’abord à qui nous donne plus d’être.Cet être nous vient moins de l’Etat politique que de notre culture et des sources de notre culture.Il faut donc s’attacher d’abord à notre petite patrie, à notre province, à notre milieu culturel français et catholique.S’adressant spécialement aux futures institutrices, M.C.roulx ajoute: votre travail spécial est de révéler à vos élèves le prix de leur âme française, le péril où elle est, de leur inspirer le goût de l’ambition légitime, la conquête de leur d’évocation et d’émotion de cette oeuvre.Il serait heureux de contera-pler le drame aux feux de la rampe, dans l’ambiance favorable du décor indiqué en détail.” A quand la première de “Dollard”?En vente a la Librairie du Devoir, • 430, est rue Notre-Dame, Montréal, 1 Qué., ai.prix de ,?1.00 franco.Abbey's POUR RÉGULARITÉ ahtikor-lwirehce son le lus oc 1 pays afin que nous cessions d’être le fils de sa nation, le fils de sa i ul i un pCUpie (je domestiques turc.Vivre notre vie, c’est encore vivre ilans la ligne de notre devoir.Personne n’échappe au devoir, qui est une obligation, une dette à qui nous a donné l’être, à Dieu d’abord; à notre famille, père et mère qui nous ont transmis la vie, ont fait de chacun de nous une personne, avec un nom.un foyer, une généalogie: à notre patrie, qui nous a façonnés, elle aussi, nous a donné le milieu historique et naturel, sans lequel notre vie personnelle ne pourrait se développer.Dangers Le conférencier se demande ensuite si ce milieu est en danger.Et il énumère les dangers.Dangers de l’extérieur d’abord, qui sont l'ambiance américaine, l’ambiance anglo-canadienne, le péril de l’autonomie.Quel peuple sur la carte est aussi en danger que le nôtre?Nous sommes les Juifs de l’Amérique, dit-il.Mais il ajoute immédiatement: comme eux, avons-nous Fin-domptable volonté de vivre, (’extraordinaire esprit de solidarité, la vigoureuse armature morale?nuiMAcif imm MOKTwéAt 7*0 T CO** £T Q*nUK* FOYERS D'ENFANTS EN MANDCHOURIE (Par le P.Paul Guilbaulï, de Szépinghaï, Mandchourie) Les oeuvres de charité servent Ici d’instruments ordinaires de l’implantation de l’Eglise et donc d’accession au salut.L’âme atteinte par le corps.L’exemple vient de haut: de Notre-Seigneur et Maître.Certes sans la grâce, obtenue par la prière, rien n’avance.Mais le missionnaire doit y joindre la mani-festalion de la charité du Christ et de l’Eglise, autrement son attitude apparaît tronquée et sa récolte auprès des païens risquera l’insuccès.Le Vicariat de Szepingkai y a pourvu.La vieillesse trouve des refuges où terminer en paix ses jours.Les orplielins sont recueillis.Des religieuses essaient de remplacer l’amour maternel auprès de ces enfants, Si chers à Jésus.Puis des écoles, des dispensaires.En un mot du soulagement pour tout genre de misère ou besoin.Ainsi l’Eglise reflète la charité du Christ et veut gagner toutes les âmes à Dieu.L'oeuvre des pensionnats Oeuvre primordiale où se forme la jeunesse chinoise chrétienne.Ils surgissent nombreux, en lieu et place des écoles devenues suspectes.On en attend beaucoup de fruits.Là on instruit, mais surtout on inculque une mentalité vraiment chrétienne et dès lors sociale.Kaire connaître les devoirs individuels, sociaux, chrétiens à tous: quelle tâche.Nos pensionnaires doivent agir par conviction et non par crainte, sentiment si funeste pour nos Chinois.Leur motif se haussera jusqu’à la conscience du devoir, qui les suivra dans la vie, quand ils nous auront quittés.Espoir d'une récolte sacerdotale Du sein de ces chrétiens convain-vaincus surgiront des vocations sacerdotales.On y trouvera au moins des sujets aptes à servir d’aides ou d’auxiliaires aux prêtres, composant la noble phalange de Faction catholique.Ces fervents du laï-cat, avec le missionnaire et sous sa gouverne, convertiront leurs frères, affermiront les autres, seront un ferment de bonheur et de paix pour tout leur entourage.De plus leur formation ne les fera-t-clle pas accéder plus facilement aux char- S ! ges publiques?et là comment ne nous seraient-ils pas favorables?Le pensionnat de Changtu A ce poste, où je suis actuellement, lp recteur est le R.P.Sche-tagne.Le pensionnai de Changtu a 50 pieds de longueur, environ 20 de largeur et peut loger 23 pensionnaires.Grace à une récenle| amélioration, scs conditions hygiéniques se sont modifiées pour te] mieux.Aux lits chinois ont fait place des lits en bois avec matelas bien bourrés de paille.Une petite fournaise tempère cct hiver dans notre dortoir le froid mandchou-rien.La salle de récréation accapare 20 pieds en longueur.Elle sert aussi de salle d’études et de classe.Des jeux variés, dont raffolent nos enfants, égaient leurs moments de loisirs.Chaque élève fournit les couvertures nécessaires pour son lit, li mission fait cadeau de la paillasse.Le prix de la nourriture n’exré-de guère $2 par mois.Elle ne défraie pas la moitié des dépenses.Encore si tous payaient.Le règlement Sans vie réglée, pas de formation.Tout est adapté pour des Chinois et non à la canadienne.D’abord l’aspect religieux.Nos pen sionnaires s’habituent à ne rien entreprendre sans débuter par une prière et terminer par une autre, dite d’action de grâces.Le chant liturgique a sa place d’honneur: mie demi-heure par jour lui est consacrée.La prononciation latine, malgré l’accent chinois, demeure très convenable.Ainsi le cachet d?grandeur ne manque pas dans nos cérémonies religieuses.Les petits Chinois aiment à servir la messe.La plupart de nos pensionnaires remplissent celte di-f!ne fonction.Us sont si attentifs, si observateurs.De leur part une réponse ne saurait se faire attendre.En classe le professeur a Foed vigilant pour veiller à l’observance de la discipline.Ressources de ces jeunes âmes à exploiter De notre côté, à nous missionnaires, il y a matière à beaucoup de zèle et de sacrifices.Ces en fants attendent de nous d’abord la bonté.Le missionnaire s’enfonce dans l’analyse de l’âme et de la mentalité de son jeune Chinois.Non, il ne suffit pas que le règlement soit observé.Viser à ce qu’il soit aimé, compris, suivi avec la liberté des enfants de Dieu, tel est l’idéal.Garder de l’esprit chinois et de ses traditions tout cc qu’il y a de bon et l’imbiber de christianisme.Développer.meltr(> en valeur les belles qualités de ce grand peuple.Ce programme sous-entend beaucoup d’expérience et de labeur.Le manque de professeurs La mission se charge d’installer comme professeur un Chinois digne d’un si grand nom.mais les candidats comnétents brillent parfois par leur absence.A nous ,1e surmonter cet obstacle.Le recteur, jetant son dévolu sur un type exemplaire au point de vue moral, le formera et l’instruira en regard do son rôle futur .Même après, le recteur ira éprouver ses pensionnaires, discerner la mentalité d’nn chacun cl remarquer leurs progrès.Sons petite et grosse monnaie, pas de suisse Ni de pensionnat, mes amis.Or pour lui nous nous saignons a blanc.N’est-'l pas le nlus sûr pro pagandiste de notre foi?Par ces enfants les p itvn' '¦out qa-:'-'¦s, a cause d’eux un élan merveilleux emporte les familles vers la mis sion catholique.Nous comptons sur la Providence.Elle nous, bénira Elle rendra attentives à nos lie-soins des âmes généreuses.Le règne du Christ est eu jeu.Prions le Maître de la moisson afin que la jeunesse chinoise, no Ire espoir, profite de ces sacrifice*.Elle dira bientôt au monde la foi de sa rare nu vrai Dieu, à Jésm-Christ.à son Eglise.Puisse-t-elle toute faire jaillir d’elle comme d'ut: seul coeur: “Vive le Christ.Nous voulons qu'il règne sur nous".Paul GUILBAULT, P.M.E., Changtu, Mandchourie.Quant aux dangers de l’intérieur, menaçant ta survivance et le développement de nos institutions, le conférencier examine d’abord notre état d’âme.11 y décèle une ignorance totale sur nos buts de vie.notre ligue ou notre continuité historique, et ceci dans les hautes comme dans les basses classes de notre société.D’où incohérence et esprit de division.Autre danger intérieur: l’absence de solidarité.Combien de Canadiens français sont plus portés vers l’étranger que vers les siens, ce que tout étranger désapprouve intérieurement et ce qui nous prive de son respect.M.Grouix emploie des termes vigoureux pour signaler notre indignité comme troisième danger intérieur, et il cite l’exemple publicitaire Woodhouse.Essayez, dit-il, d'amener, même en leur offrant sous, des petits Juifs à faire de la publicité pour une maison canadieniic-française.51.Grouix declare que les Canadiens français n’ont pas 'c droit de laisser une autre generation en cette ignorance, en cette in-dignité, en cette pauvreté spnitu-ellc.Intérêt national Vivre notre vie, poursuit le conférencier, c’est aussi vivre dans la ligne de notre intérêt.Intérêt national d'abord, car notre avenir sera ce que nous le ferons; nous devons faire de l’Etat un Etat français et Etat catholique.Nous n avons un pcupie ne domestiques perpé I fuels.! M.Grouix répond ensuite à une j objection, à savoir que Faction catholique serait compromise par l’action nationale.C'est une injure | au catholicisme.Cela suppose un catholicisme de cache-nez.On supprime par là l’accomplissement d’un devoir naturel sous prétexte d’assurer un meilleur accomplissement du devoir catholique.Le rôle des femmes Le conférencier conclut sur l’importance du rôle des femmes dans l’éducation nationale: importance par Je nombre, nombre des mères, des jeunes filles, des religieuses et des institutrices; importance par leur action éducatrice.S’il y a difficulté à survivre, il y a aussi profit.Si la volonté se mesure à la noblesse des buts, à la noblesse possible de la vie, quelle farouche volonté de survivre ne devrait pas être la nôtre! Le conférencier s’arrête ensuite aux période de la grande action féminine en notre histoire.C’est au début la rencontre des grandes âmes: Mère de l'Incarnation, Mère Catherine de Saint-Augustin, Marguerite Beourgeoys, Jeanne Mance, Entre 1840 et 1850, c'est Eulalie Du.rocher et Mlle Rlondin pour l'éducation; vers 1900, après l'urbanisation de notre pcupie, ce sont les oeuvres de charité, les oeuvres d’apostolat missionnaire, les oeuvres d'expiation.De 1937 pourrons-nous dater une autre réaction?Une vigoureuse réaction s’impose, réaction des classes bourgeoises, de l'élite, de tout notre peuple.Notre avenir est entre les mains de la génération qui monte.CO G3D CO CONTRE• MAUX GORGE ( Versezlecontenu 1 d'une capsule Antalginedansun verre à vin d’eau, bien brasserotgargarisersouvent No pas rincer la boucho après.ANTALGINE abaisse la idc très efficace contré fièvre, fj calme Icsdouleurs; Il tes rhumes, la [j t grippe, maux de tête, etc.GO CO CO CO 9 "Dollord" Drame en trois actes, en vers, par G ire Maigueret Ce drame est un vrai coup de clairon à la jeunesse de chez nous.Elle a besoin d’exemple.Or, il n’y en a point de plus épique dans sa grandeur ni de plus émouvant que celui de Dollard, tombé en plein ciel de gloire pour sa Patrie.Son exploit héroïque a laissé dans le ciel de notre hèptoirc un merveilleux sillage d’or.Voici ce que pense de cette oeuvre remarquable un critique éclairé: “A mon avis, Fauteur a le très grand mérite d’aborder un sujet difficile à traiter, un sujet héroïque, et de le faire au moyen du vers classique, au lieu de se contenter j du facile verset moderne.Lecture attachante, souvent émou-, vante.Vers généralement bien frap- !11 n Via; , ri nnK «nf ints I vante* Vers généralement bien frappas le ‘'i01*.¦*** ?Marché du bétail Les arrivages durant la semaine finissant le 31 mars sur les deux marchés de Montréal furent comme suit: 1120 bêtes à cornes, 156 agneaux et moutons, 3997 porcs et 5698 veaux.En plus, 73 bêtes à cornes et 1241 porcs furent consignés aux maisons de salaisons, et 46 bêtes à cornes et 23 veaux furent maniés dans les cours à destination d’autres endroits au Canada.571 bêtes à cornes furent reçues aux cours pour être exportées en Angleterre partant de St.John, N.-R., le 31 mars sur le Manchester Port à destination de Birkenhead.Les prix des bons bouvillons et des taures étaient 25 sous en hausse.ceux des bonnes vaches et des bouvillons moyens à peu près stables.et ceux des vaches communes à moyennes à peine soutenues.Les bons bouvillons se vendaient de $0.00 à $6.75, un gros pourcentage des meilleurs était pour être exporté en Angleterre.Les bouviL Ions moyens rapportaient aussi haut que $5.90 el les communs aussi haut que $5.25, avec les sujets les plus communs aussi bas que $4.50.Les taures variaient de $1.00 à $6.00 et les vaches de boucherie de $3.00 à $4.75 avec quelques vaches grasses pour le commerce kosher de $5.00 à $5.75.Les vaches de boucherie de qualité moyenne réalisaient aussi haut que $4.25 et les communes aussi haut que $3.50.Les vaches pour la mise en conserve donnaient de $2.25 à $2.75.Les bons taureaux de boucherie donnaient de $4.50 à $4.75 et les communs à moyens de $3.75 à $4.25.Les prix des veaux se maintenaient de stables à fermes, le marché se fermant avec lel prix 25 sous plus haut qu’au commencement de la semaine.Les veaux de lait variaient de $5.00 à un haut extrême de $8.50, avec la plupart des ventes entre $5.50 et $6.25, et le prix moyen près de $5.90.Quelques agneaux du printemps rapportaient $6.00 à $9.00 chacun.Les agneaux communs et les agneaux non châtrés restant de I Tannée 1937, rapportaient de $6.00 ROPELL CORPORATION, corps politique et incorporé ayant sa place d’affaires en la cité d* Montréal.Débitric*.Avis aux créanciers de la première assemblée 3 la suite d’une cession Avis est par les présentes donné que Ropell Corporation a fait une cession 1s premier Jour d’avril 1938.et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 12ème Jour d'avril 1938.à dix heures de l'avant-mldt.au bureau du Séquestre officiel, chambre 31.Palais de Justice, Montréal.Pour vous donner droit de voter k ladite assemblée 11 faut que les preuves de créances et procurations soient produites entre mes mains avant l'assemblée.Ceux qui ont une réclamation contre la faillite doivent la produire entre les mains du Gardien ou du syndic lorsqu'il sera appointé avant que la distribution soit faite, autrement le produit de l'actif sera distribué entre 'es avants-droit sans égard auxdltes réclamations.^Daté à Montréal, ce premier Jour d’avrU J.-PAUL VERMETTK._____ Gardien.¦T.-P'UL VBRMETTE.Syndic, x™ chambre 304.57 ouest, rue St-Jacques.MONTREAL.; Avis est par les présentes donné que Jules-Hervé Rousseau a fait une cession le premier lour d’avril 1938, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 12e Jour d'avril 1938, à dix heures de l'avant-mldl, au bureau du Séquestre officiel, chambre 31.Palais de Justice.Montréal.Pour vous donner droit de voter k ladite assemblée 11 faut que les preuves de créances et procurations soient produites entre mes mains avant rassemblée.Ceux qui ont une réclamation contre la faillite doivent la produire entre les mains du Gardien ou du syndic lorsqu'il sera appointé avant que la distribution soit faite, autrement le produit de l’actif sera distribué entre 'es ayants-drolt sans j égard auxdltes réclamations.Daté k Montréal, ce premier Jour d’avril 1938.J.-PAUL VERMETTE,’ ______ Gardien.J.-PAUL VERMETTE, Bundle, Chambre 304, 57 ouest, rue 8t-Jacques.MONTREAL.Pour cotes COMPLETES du marché et nouvelles financières THE WALL STREET JOURNAL Organe de confiance des hommes d'affaires et des épargnants, partout.Fal-tes-en venir un exemplaire gratuit.44 Broad St.New York.livres ($71,465), contre 703,800 ($107,523) en février de Tan der-., nier.Les achats du Royaume-Uni r onomique pour la mise en conserve, accessible à tous les producteurs qui sont (|p 159^00 livres; ceux des pourraient ainsi conserver et écouler le surplus de leur production.On peut Etats-Luis, tic 126,400; ceux de Ja-mimc fairc un excellent cidre gazeux comme substitut à la liqueur douce.n-:rce que la teneur en sucre du jus de nos pommes n'excède que rare-mcni ’2rf.sans addition de sucre, il serait impossible d'atteindre une teneur alcoolique supérieure à 6%.Aussi a-t-on tenté de fabriquer du cidte P •:''"cment fermenté et mousseux, comme substitut à la bière par exemple.A¦ avoir procédé à sa clarification, comme dans le cas du cidre doux, on T "c* en fermentation immédiatement dans des cuves fermées, où le gaz .c' ' ''mentation se dissout dans le liquide et s'accumule a la surface jusqu à i (ntion; le lofai s’établit à 942,472 li- l.i rnc jjku plancher au cours de cette ba-laiile qui fut un fiasco au point de vue financier car lü,4G8 personnes Seulement prirent place clans le vaste amphithéâtre du Stadium et es recettes ne se sont élevées qu’û '145,600.C’était ia troisième fois que IILouis défendait le championnat Gu’il a gagné il y a neuf mois.11 jÜébuta avec prudence se contenant d’étudier son adversaire raa:s jpn le tenant au loin au moyen de abs.Au quatrième assaut il se mi* ’.plus sérieusement à l’ouvrage et ffnvoya son adversaire au plancher jï quatre reprises.Au cinquième il e coucha deux autres fois.Le der-iier assaut du combat a duré 2 mi-mtes et 50 secondes.î1 Le combat était considéré comme un engagement préparatoire a l’assaut de championnat que Louis jjevra livrer en juin prochain con-?re Max Schtneling.{ Le champion a affiché une tenue ¦'sensationnelle pour remporter la Eic/.oire et ne fut jamais en danger.11 a donné une magistrale ex-dbition de boxe pour constam-fnent tenir son adversaire éloigne jet le frapper à volonté, j.On a assisté à une scène anormale dans les annales de la boxe |dors que la ronde se termina avant e son de la cloche.Après avoir f'enu tête à l’attaque furieuse de Thomas, Louis s’élança à son tour j;t la terrible droite du champion l’abattit sur la mâchoire de Thomas.Harry alla au plancher mai s pc releva immédiatement et tout ¦tourdi, parut avoir entendu son-ier la cloche et tourna le dos au Ihampion pour se diriger vers son loin., ., Nale Lewis, son gerant, fit alor.preuve de beaucoup de présence l’esprit alors que s’emparant du pane de son boxeur, il sauta dans l’amène tout comme si la ronde était fjeitninêc.Etant donné que les spee-iaterrs criaient à tue-tête, il fut im-bossihlc de décider si ia cloche Sivait sonné ou non et on laissa continuer la rencontre.î.f' champion a reçu des mains Ü e Na te Fleischer une ceinture en bp, emblème du championnat du -Monde, qui lui a été présentée par ic National Sporting Club, de Londres pour avoir défendu son titre jvec succès à trois reprises.i.e carnaval du Winter Club b Les organisateurs du carnaval ui aura lieu au Forum les 8 et 0 1 c ce mois, sous les auspices du lontreal Winter Club,-ont décidé t’y mettre une note gaie et deux iornediens ont été engagés pour la lirconslance.Il s'agit d’Alfred Treklcr, d’Au-çiche.et de Douglas Duffy, de Dos-,bn.Depuis nombre d’années qu’ils ont partenaires dans ce difficile létier et ils sont parvenus à com-iner l’adresse, la drôlerie et l’hu-uoiir dans leurs patinages., Douglas Duffy, qui vient d’être Çngage par la direction du club, jst une vedette bien connue de ce cure de carnavals.Il fut l’étoile u Boston Skating Carnival et tout éceniment encore, il a remporté è plus vif succès 311 Madison Sqita-'ij'e (îarden de New-York.Son pre-1 lier numéro nous le présente 00111-V 1e le “Broadway Playboy”, et au 1 ceond aele de sa performance ü 'e vie ni sur la glaee pour présenter on fameux “Dizzy” et sa petite mie.¦ Alfred Trenkler diffère de son opain en ce que son genre d'amusement s'inspire de l’esprit européen.Il est venu d’Autriche cet cliver et déjà sa réputation n’est .lus à faire.Trenrkler paraîtra ussi dans deux autres numéros u cours de la fêle du patin, j En plus de ces comédiens de re-’om, la note comique au carnaval Ta tenue par des groupes de qua-’e, six ou huit patineurs apparle-ant aux clubs de Montréal et de oronto._ .e Canadien ira en Europe \ Les joueurs rlu Canadien iront ouer en Europe en compagnie des oies Rouges rtc Détroit et ces deux quipes s'embarqueront à Halifax amedi prochain et c’est à bord de 1 Ausoniu que se fera la traversée 1 .es représentants des deux équi-1 >es reviendront au Canada vers la {in de mai.Marty Bnrkc et Aurèle Jobat, qui 'ont sous les soins du médecin, se-!ont les seuls à ne pas faire le voy-'ge.Les joueurs du Détroit arriveront ici mardi après-midi et ils artiront de suite pour Sydney, où fis joueront une partie d'exhibition jeudi soir.Vendredi et samedi les tubs joueront à Halifax et s’em-arqueront dans la nuit pour pour jb grand voyage.Cecil Hart a reçu la confirma-ijon de toutes les garanties qu’il a xigées.Lundi après-midi les meurs du Canadien sc rendront à si ferme de Georges Manilla, à Ste-tosc, pour une partie de sucre.Les six-jours de Buffalo LASSEMENT À 10 H.HIER SOIR M T Pts 1204 9 395 1204 9 368 9 l; etourneur-Dcbyuycker i eden-Peden .eboli-O’Rricn .120t 9 280 Vissel-Debaels .1204 9 158 (iodman-Thomas .1204 H 230 |e Fillipo-Lands .i'ie Raecio-Saavcdra .1204 4 ’ inis Rausch m *.• * U04 1 1204 6 176 167 La finale entre Chicago et Américain New-York, 2 —Les clubs Chicago et Américains seront de nouveau aux prises demain soir au Garden, alors que la partie décisive sera jouée entre les semi-finalistes de la coupe Stanley et l’on s’attend à une joute intéressante et contestée.Actuellement ces deux clubs sont sur un pied d’égalité, l’Américain ayant gagné la première joule à New-York mardi dernier et les Eperviers Noirs ayant réussi à vaincre leurs rivaux jeudi dernier, à Chicago.Les Américains ont refusé de participer à toute élimination dans laquelle Clarence Campbell ou Babe Dye officieraient.Selon les chroniqueurs de hoc-, key de New-York qui accompagnèrent le club à Chicago, Campbell refusa d’accorder un point à la 3e période, prétendant qu’Eddie WLt-man se trouvait dans la zone du gardien de buts.Ce point leur aurait donné la victoire dans la joute que les Hawks remportèrent par 1 à 0 dans la deuxième période supplémentaire.Les règlements veulent, cependant que les arbitres officient en rotation de sorte que les protestations de Red Dutton n’auront aucun effet sur la joule de dimanche qui sera dirigée par Aggie Smith et Bert McCaffrey.A Montréal, le président Frank Calder a refusé de discuter la pos-sibililé que Campbell soit employé durant les finales, si les Américains se qualifiaient pour rencontrer les Maple Leafes dans la série finale.Le New York Sun rapporte que Dutton aurait déclaré: “Campbell n’arbitrera plus une partie lorsque nous serons sur la glace, car si je l’y vois je garderai mes joueurs dans leur chambre”.Parlant de la décision de Camp-belle voulant que Wiseman ait été dans la zone de Kanikas, le Nea> York Post dit que Dutton a déclaré: “Karakas était pratiquement hors de sa zone lui-même lorsqu'il s'avança pour faire face à Eddie.Campbell n’officiera plus pour les Américains”.En huit jours, les Américains ont joué pendant C heures, 54 minutes, 0 secondes, pratiquement la valeur de sept joutes.“Les vieux de Manhattan” sont fatigués et Dutton est lout particulièrement inquiet au sujet du gros joueur de défense Ching Johnson, qui reçut un “charley horse” durant la première période à Chicago, jeudi soir.Il a cependant ajouté que ses juoeurs étaient toujours de plus en plus'détermincs à vaincre pour se rendre en finale contre les Maple Leafs de Toronto, auxquels le gagnant de la série qui prendra fin demain soir devra disputer la coupe Stanley et le championnat professionnel de hockey de l'univers dans une série de cinq dans sept, qui serait presque entièrement disputée à Toronto si les Américains l'emportent sur les Eperviers Noirs.Le hockey professionnel et amateur AUJOURD'HUI — LIGUE INT.- A MERICAINE seml-ftnale Cleveland k Syracuse — 1ère partie d'une série de 2 dans 3.COUPE ALLAN (semi-finale de l'est Falconbndge vs Cornwall à Ottawa — 2e partie d une série de 2 dans 3; Cornwall a gagné la première 5-1.finale de l’ouest Trail vs Port-Arthur à Edmonton — 1ère partie d’une série 2 dans 3.COUPE MEMORIAL semi-finale de l'est Wolves de Sudbury vs Generals d'Oshawa à Toronto — 3e partie d'une série de 2 dans 3; chaque éqüipe a gagné une partie.finale de l'ouest Edmonton vs A.C.Seals de St-Boni-face à Winnipeg: 3e partie d'une série de 3 dans 5; Seals mènent 2-0 dans les parties.DEMAIN — COUPE STANLEY semi-finale Chicago à Américain— 3e partie d'une série de 2 dans 3: chaque équipe a remporté une victoire.LIGUE INT-AMERICAINE semi-finale Philadelphie A Providence — 1ère partie d’une série de 2 dans 3.CLASSEMENT DES EQUIPES LIGUES n ATI ON ALL (éliminatoires) J O.P.N.P.C.PM (série A) J.O.P.P- c.Toronto .3 3 ° ® 3 Boston .3 0 3 J 6 Boston est éliminé.(série B) Américain .3 3 Rangers .3 1 3 7 8 Rangers est éliminé.(série C) Chicago .3 2 1 11 3 Oanadlen .3 1 2 8 11 Canadien est éliminé.aérle D J.G.P.P.C.Américain .2 1 1 3 2 Chicago .2 1 1 2 3 Félix Miquet contre le Sheik Tandis que Cliff Oison, le rugueux Suédois, et Vie Christie, le nouveau champion du inonde, sa préparent soigneusement en vue de leur match de championnat de mer-crcdi prochain.Jack Ganson, le matchmaker du Forum, est fort occupé à bâcler trois combats préliminaires.Ganson a réussi à bâcler un de ces matchs hier en engageant Je Slirik, un colosse de 235 livres, et Félix Miquet, le brillant lutteur français.On se souvient de l’Ara-!>r.qui a lutté plusieurs fois à Montréal l’automne dernier.Il n’a jamais été battu ici.Le Sheik ar-i rivera lundi pour terminer son entraînement en vue de son match avec Miquet.le “Montagnard de la Savoie”.Ce combat devrait être intéressant.car Miquet se doit de triompher.s'il veut conserver scs espoirs d’obtenir un autre match de championnat^ ___^ — Les Royaux triomphent du Toronto Avon Park, 2.Après avoir subi un deuxième échec aux mains des Kansas City, les Royaux Je Rabbit Maranville se sont repris hier'alors qu’ils étaient aux prises avec les Leafs de Toronto, car c’est par un résultat de 5 à 4 que le club montréalais a triomphé des équipiers de la Ville Reine.Les Royaux ont bien failli perdre cette joule, en dépit du fait qu’ils s’étaient assuré une avance 5-ü aux huit premières manches.C’est à la neuvième que Hod Lisen-bee.qui a remplacé Kermode à la sixième, a faibli soudainement, après avoir forcé le premier frappeur qui lui a fait face à taper une légère chandelle.Straub, qui frappait pour Neko-la, a réussi un simple, et Al Smith a reçu un but sur balles.Et puis.Gene Sullivan, l’ex-arrêt-court de Trois-Rivières qui remplaçait Ren Sankcv, a commis sa deuxième erreur de la joute, remplissant les buts.Straub a compté quand Pe-toskey a reçu un but sur balles, et deux autres Leafs ont cioisé le marbre sur le “Texas Leaguer” de Henry.Les Royaux ne tiendront quune légère pratique samedi et dimanche; les réguliers joueront une partie-pratique contre les substituts.Lundi.Montréal rencontrera Indianapolis.MONTREAL ab.p.es.r.a.e.Bell 2b .5 1 2 3 ?° Sullivan ac .S 1 ® ^ ^ * Hooks 1b .4 O 1 8 O O Dugas cd .4 1 1 2 O 0 Dunlap cg .2 O 2 1 O 0 Van Robays cg .?} H ?2 n Nachand cc .4 l 2 3 o u Benning 3b .3 2 2 îi Campbell r .2 0 0 2 0 0 Klea r .2 O 1 2 0 0 Kermode 1 .1 ® ® ® ® ® Llsenbee 1 .2 O 0 J)_2^ J Totaux .36 5 9 27 8 1 TORONTO ab.p.os.r.a.e.Clifton 2b .4 0 1 1 5 0 A Smith 2b .2 n ?2 I l Urbanski ac .f y l i i Sheerin ac .î i Ü ?S n M.Smith cc .5 0 0 3 O 0 Petoskey cg .4 1 0 l O u Burns 1b .3 0 1 9 1 0 Henry 1b .2 0 2 3 0 1 Porter cd .j> 0 4 4 O 0 Gantenbeln 3b .5 0 0 1 2 O Klimezak r .3 0 0 2 0 0 Meola 1 .••• J » * * * ° aStockman .î 2 Jî n n n bStraub .2 110 0 0 Totaux .40 4 11 27 13 2 a-frappa pour Meola a la 4e.b-frappa pour Nekola à la 8e.Résultat par manche: c Montréal .200001020-5 Toronto .000000004—4 Sommaire: points produit* par Dunlap.Nachand.Benning.Kies, M.Smith, Petos-ky, Henry 2, Porter; deux-buts, Bell, Nachand; trols-buts, Burns; double-jeux, Meola à Urbanski h Burns; Gantenbeln a CUffton à Burns; laissés sur les bute.Montréal 8.Toronto 2; bute sur balles de Meola 3.Nekola 1.Kermode 1, Llsenbee 2; retirés au b&ton par Nekola 2, Kermode 1, Llsenbee 2; coups sûrs de Kermode, 4 en a manches; Llsenbee 7 en 4 manches; Meola 2 en 4; Nekola 7 en 5; mauvais lancer.Meola; lanceur gagnant.Kermode; lanceur perdant.Meola; arbitre, Swanson; temps, 2 h.AUTRES JOUTES ,Te^iey"cit7 1flL.) 000 010 100 000 3-4 12 O Philadelphie (N > 010 100 000 000 1—3 9 2 Batteries; Joiner, Gabier et Padden; Walters, Rels et Wilson, Atwood.A Ybor City.Flo.: Indianapolis (A.A.).500 040 100—10 10 1 Syracuse (I.L.) .000 001 001— 2 10 3 Batteries; Mvllykangas, Galvin et Chandler.Lewis; Thompson.Wright «t Moore, Richards.A Cordelle.Ga.: Baltimore (I.L.)) .020 004 001— 7 13 0 Cordelle (Ga.Fia.)) .000 100 00O- 1 8 8 Batteries: Anderson et West; Oliver, Al-banese.Milton et Taylor.A Yuma, Arlz.: Chicago (A L.) .001 001 600- 8 12 4 Chicago (N.L.) .102 000 101— 5 13 1 Batteries: Lyons.Cain et Sehlueter, Tresh; Root, Kimball, Shoun et O’Dea.A San Antonio, Tex.: Toledo (A.A.) .000 002 000— 2 7 2 St.Louis (A.L.) .120 320 03X—11 13 1 Batteries: Blrkofer, Nelson et Llnton; Newsom.Tletje et Heath, Sullivan.A Clearwater.Flo.: .Boston (N.) .050 020 030 2—12 14 1 Brooklyn (N.) 020 530 000 1—11 11 3 Batteries: MacFayden, Balas, Nlggeltng et Lopez; Hamlin.Butcher et Chervlnko.A Winter Haven, Flo.: Buffalo (I.L.) .000 200 110— 4 8 1 Columbus (A.A.) .000 000 101— 2 6 5 Batteries: Kardow, Dlcklnsoon et Bublk; Yyons et Grace.A Lakeland.F10.: Cincinnati (N.) .030 000 000— 3 5 1 Détroit (A.) 402 010 OOx— 7 12 1 Batteries: Derringer.Hollingsworth et Hershberger.Dayls; Auker, Poffenberger et Tebbette.A Sarasota.Flo.: Newark (I L.) 000 000 041— 5 13 1 Boston (A.) .010 000 000— 1 8 0 Boston (A.) 010 000 000— 1 8 0 Batteries: Fallon.Gay.Strlnoevlch et McCullough; Ostermueller, Humphrey* et Peacock.A Daytona Beach, Flo.: Washington (A ) .101 011 080— « 12 2 Chattanooga (SA.) .104 126 OU—15 10 2 Batteries: Krakauska».Phebu» et Ferrell; Welnert, Lanahan et Milles.A Tallahassee, Flo.New York (A.) .001 004 10— « 10 1 Tallahassee (Oa.-Fla.).010 000 00— 1 6 0 Batteries: Pearson, Vance et J orge ns ¦ Crouch et Dew*.Ligue Starr Rude cogneur contre Green mardi soir Bert White, le solide poids-coq de Verdun, est redevenu confiant à mesure qu’approche le moment où il aura à faire face à Desse Greene dans la finale au programme de boxe à prix populaires que prépare pour mardi prochain le promoteur Ray Lamontagne.Les exploits de White et de Greene au temps où ils se faisaient la lutte dans les rangs des poids-mouches amateurs sont encore présents à la mémoire de ceux qui les virent alors aux prises niais ils ont pris un peu de poids et ils ont négligé leur entrainement pendant un certain temps.Tous les deux travaillent avec ardeur au gymnase à reprendre leur belle condition physique avant cette importante rencontre de mardi prochain.Le combat sera de huit rondes.* ¥ * L’enthousiasme ne manque pas tant chez les amateurs que chez les pugilistes.Il y avait un peu plus de 900 spectateurs lors des derniers engagements de boxe au Saint-Jacques.On prédit que ce chiffre sera de beaucoup dépassé la semaine prochaine.A part la finale qui devrait donner lieu surtout à de la boxe scientifique on s’attend généralement à des batailles free-for-all et à des rencontres très dures.Ÿ Ÿ * L’organisateur a cru s’apercevoir que le public aime tout autant que la boxe scientifique les combats menés à Femporte-pièce.Il en a organisé quelques-uns pour mardi.La semi-finale entre Wilfrid Caru-fel et Joey Soldato, de Plattsburgh, devrait être une de celles-là.Ÿ * * Après avoir vu cogner au gymnase l’adversaire de Dominique Lapensée, Edgar Cauvier, on sait que cette rencontre donnera lieu encore à une chaude entrevue.Cauvier semble doué lui aussi d'un formidable coup de poing.Lapensée suit un entrainement rigoureux et se proclame toujours le roi des cogneurs de 160 livres à Montréal.* ¥ * Wilfrid Carufel, qui fera sa ren-Irée dans l’arène mardi soir au St-Jacques, est âgé de 27 ans et prétend n’avoir jamais été mis hors de combat.Il fit 17 combats comme amateur et 103 comme professionnel.Il fut champion de la ville de Montréal de 126 à 135 livres et déclaré champion international le 27 mai 1927 a un tournoi qui était dispute à Chicago.Il était le seul Canadien sur 19 concurrents à prendre part à ce tournoi dans sa classe.Il gagna une ceinture emblématique lors de ce tournoi.Joey Soldalo.qui le rencontrera mardi, est déjà bien connu des amateurs locaux.* * * Les poids suivants ont été annoncés pour les deux premières préliminaires: Vianney Gauthier, 116 livres, et Jack Vardeen, 114 livres.Albert de Salvo, 132 livres, vs Geo.Miliaire, 135 livres.Farmer Mack contre le champion au St-Jacques Un grand match de lutte aura lieu lundi soir au St-Jacques lorsque Farmer Mack renconlrera le champion mondial ties poids-lourds juniors.Il y a longtemps qu’on espérait voir celte rencontre; elle a éle bâclée par le matchmaker Ray Lamontagne dès l'arrivée de Farmer Mack à Montréal.Riley n'a pas accepté de mettre son titre en jeu dans cette rencontre, niais il est sûr que s’il est victorieux comme U l’espere, il mettra prochainement su couronne en jeu dans un match contre le “had man” du Connecticutt.Harry Madison, qui rencontrera Sam Cantor dans la semi-finale de 30 minutes, est reconnu ici comme un dur à cuire et un vilain.Par contre, Sam Cantor est surnommé dans le moyen-ouest américain “l’Angel-wrestler” par excellence.C’est un athlète très loyal, mais un des plus habiles lutteurs de la division.Cantor vient de Chicago et il csl bien décidé à faire une forte impression à ses débuts ici.avec emphase son enthousiasme pour les tournois qu'on organise actuellement.Four ii'èlre mis en reste avec ses confrères, M.Mi-reault, qui est resté de la partie comme entraîneur au Club Champêtre, 4076 rue Sle-Catherine est, invite tous les amateurs novices ou expérimentés à .s'entraîner chez lui.H leur prodiguera sa meilleure ut-lention.On se souvient sans doute que Mireault fut l’un des plus habiles boxeurs jamais connus dans notre province et au Canada.Les amateurs peuvent donc être assurés de rencontrer au Club Cham- pêtre tout el’attention voulue, Uit entrainement sérieux, dirigé par une personne d'une telle expérien-ce, leur sera un atout des plus pré-¦ cieux._ Le poste de la "Montreal Light" Le.noBte 8 ondes r ou rte» VHS RL de 1* Montreal Llïht".Installé ru* Craig, commence à opérer aujourd'hui, pour le» cas d'urgence de la compagnie.Cc poste transmettra a 2238 kilocycle» sur une longueur d'onde* .« txr.-ttr.ARMA ND DUPUIS.< PJo Le Harfang en captivité (Hi- savants auprès de nos condisciples crois, pour le cercle Dueharme, de se demander s’il a fait cette oeuvre excellente.Le cercle, ne voulant pas se juger lui-même, ne répondra pas à cette question.Cependant, tout en reconnaissant son vrai mérite, il se croit, comme tout autre, un organisme perfectible.Ainsi, en ma qualité de directeur, ie veux lui aider, ce soir, à lever le front vers un idéal plus réaliste j et plus pratique.Le Cercle voudra.à l’avenir, sous peine d’exister sans vivre, fournir à ses membres l’occasion d’ouvrir les yeux avant d’ouvrir la bouche.De cette Nyst \yson.— L’esprit est préfaçon, il réalisera plus nettement cjSj clair, sensé et juste.L’activité et moins en surface ce pourquoi il est sereine et persévérante.Du a vu le jour.goût et de la distinction.La bonté Chers jeunes naturalistes, et la sensibilité délicate sont bien Graphologie au “Devoir” un peu crédule tout en essayant de se défier.Une fois sa confiance gagnée, elle la donne aveuglément.Un peu fière, elle a de la dignité, et sous le coup du mécontentement, elle peut être hautaine.Mais l’orgueil est modéré et elle n’a pas de vanité.L’activité et l’absence à peu près complète d’égoïsme per-met un dévouement naturel mais un peu inégal.La volonté est précise et ferme et se manifeste sans éclats ni tapage.Petites tristesses par- | fois peu motivées.Bon jugement.Le sentiment domine ici et influence toute la conduite, mais je le répète, elle a du bon sens qui pré-; vient toute sentimentalité exagérée.Besoin d’affection, de con- | fiance, de protection, et disposition ; à se laisser conduire par ceux qu’elle aime.Mignon.— C’est une personne si peu instruite que l’analyse de l’écriture est difficile et sera peut-être peu exacte.Pour être révélatrice du caractère, l’écriture doit être mécanique et aussi libre et spontanée que le marcher, ceux qui n’ont pas l’habitude n’écrivent pas ainsi.C’est un homme actif, positif, un peu inconstant et facilement rebuté par les difficultés.Je le crois égoïste et porté à la jalousie.Généreux, il a bon coeur et il est sincère et franc.Il ne doit pas avoir eEXAMEN de LA VUEe •t ajustement d* lunettes, lorgnon* «t verres ophtalmiques m \ J.O.GIROUX, O.D.membre diplômé de l’A.E.P.O.de PARIS assisté des optométristes diplômés suivants; MM.PHILIE, RODRIGUE, HOTTE et PAYETTE ““““““¦“Bureaux de consultation* ches“““““ S65 ru* Ste-Cathorine est Montréal Office: de l'Eglise LE DIMANCHE 3 AVRIL dim.de la Passion R.66.Dim.prochain, dimanche des ra meaux; nous aurons des palmes (e des rameaux), à vendre à la sacri on ferait bie bon blanc) (d’après des observa- Non.Loin de la.Je ne dis ms j VOU(jronS apprendre maintenant, et ; mar(Iuées Je ]a crois pra(jque et lions personnelles du Frère André j que nous ne devons pas quelquefois , nos amis avec nous, “combien la économe avec des habitudes d’or- Paquelte, C.S.V.), (causerie): Leon ,miser des renseignements dans les ,.ominunion avec la nature est .se- (}re et d’exactitude.Très simple cl Landry; , livres: mais ce qui compte surtout,, lon ,«expression de l’éminent Frere sincère e|le (Je vanité et sa L”o Sur tes flots bleus: Van de I c’est l’expérience personnelle el Marie-Victorin, “source de lumie- p Ve!de.Au piano: Léo Dagenais.l'observation”.En effet, pour que re (Je j0jei de pureté morale, et 14o Regard rétrospectif — Vision j l'étude des sciences naturelles de- m^me de haute pensée religieuse’, de Beauté Orientation (cause- vienne une véritable école de for-i ct répondre ainsi au désir d'un Dimanche de la Passion, semi- tie, avant la messe: fUnnire *rnais dans ce" cas "c’est dif- double (violet).On omet GL Patri d’encourager sa propre Fabriqu ficile à’ déterminer.L’humeur est j à l’Asperges, à ITntroit et au Lava- plutôt que de donner son argen varis et grognon.aide- il est souvent mécontent I bo.Messe: Judica me.sans GL mais aux Juifs ou à d’autres colporteur [rognon.La volonté est suffi-| avec Cre^o; 2e or.pour TEghse ou -—- Avez-vous besoin de bons livres rie): Frère Louis Thibault, C.S.V.Lui Les couleuvres qui piquent! Piouent-clles vraiment?(causerie): Gérard l.ecompte.16o Les Lilas (causerie): Jacques Burns._ , 17o Aurore printanière ipoesie), Léo Dagenais; 18o Fleurs sauvages.•— L.Streab-bog.Au piano: Paul-Emile Dalpé.lOo La parole au near.lOo O Canada! Allccution du R.C S V., directeur Pour le benefit grande Pape, Pie X, qui disait: Je veux que mon peuple prie sur ta modestie réelle ne la porte pas, cependant, à s'effacer.Elle connaît sa valeur, elle ne manque ni d’as-surance, ni d’initiative, et il est probable que le succès accompa aussi en Snera, sps entreprises.La volonté mation pour l’esprit et pour le coeur, il faut que Pâme de l’enfant vienne en contact avec la nature elle-même.Il faut que les yeux du jeune naturaliste puissent contempler les fleurs, les arbres, les beaux ______ paysages.C’est en coudoyant dans j laborieux et intrépide tes bois les arbres majestueux qui i jeunesse triomphante, allant de chantent, en bruissant, leur joie de pavant, fouillant le sol de notre toniours un si- vivre et dont les branches fines le- ; commune patrie, pour y trouver les P®[son"f• «.«sl to"JOU™ Lk.santé mais certainement pas très énergique: caprice, coups de tête, entêtements, parfois de la résolution mais une grande facilité à subir des influences et à être entrai-! né par ce qui le tente.Coeur af-I fectueux et loyal.Un peu terre-à-i tefre et comprenant peu les délica-: tesses du sentiment.Podotphe fi.— L’esprit est sérieux, observateur, curieux et logi- pour le Pape (sans 3e); préface de la croix.— Aux Vêpres du dimanche mémento de saint Isidore E.D.(I Vp.).AU PRONE On annonce: Aujourd’hui, lecture du Rituel au Adressez-vous ou Service de li brairie du "Devoir" 430 Notre-Da me, est, Montréal.ses idées personnelles, elle voir le point rie vue d’une peut autre CADEAUX DE PREMIERE COMMUNION * * * Livres de prières Chapelets Médailles Plaquettes Bénitiers Statuettes Crucifix Croix morcassite avec chainette argent sterling Cadres Images assorties Brassards et intigqes peints à la main; modèles assortis.NOUS IMPRIMONS LES IMAGES-SOUVENIRS ORANGER FRÉRSS Librairie*, P*p*»i*rt.Importateur* 54-56 ouest, rue NOTRE-DAME LAncoster 2171 babililé d’un dévouement peu exercé jusqu’à présent.Il n’est pas exempt d’égoïsme et il a une susceptibilité qui peut lui nuire.Loyal, sincère, d’une franchise pas assez surveillée qui lui joue de mauvais tours: l’habileté dérive souvent de la discrétion et du silence.Il aime scs aises et c’est un effort de se de-.ranger.La volonté n’est pas aussi tivitc.Pas de défauts saillants: en- £nfrRjqUC qu’elle le devrait: elle est têtements dans la discussion, viva- j toute cn résistance sous toutes ses cités et impatiences, irritabilité ner- | formes; entêtement, obstination, té- Le Président d honneur, le R.cF- veuse qu!)ùd elle est fatiguée.Elle j n^cHé.’' Cela constitue une force, ^termes choS le'PL P.directeur i généralement aimable; elle ms-1 sfir mais n faudrait plus de Juvénat et le directeur du cercle, Plre la confiance qu elle mérite par résoiuti0n et d’initiative.La sensi-juvena accueil dont il sa droiture et sa parfaite sincérité.| bililé esl vive et combattue.Be- , * - ‘-A so)n ^’affection et de sympathie.Ses affections sont exclusives el en du Juvénat et vena U^d'êîre'l’ob ie t.En ‘ pari a lit de! »-« dévouement est raisonné et rai-Peauvre des*Cercles des Jeunes Na- ; sonnable, pas d’excès de ce coté.celle-ci est turalistes, U fit remarquer que la j • __ .enveloppe est ! nuancées de jalousie.jetmc.se aemelle e,l (iranc ' affrandlie.— | eomlmltue par vorisée pour Vélulç Hes setene »**,„.de la :
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