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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 26 novembre 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1925-11-26, Collections de BAnQ.

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Volume XVI - No 277.Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.Euu-Uni» et Empire Britannlqae .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.;.3.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .8.00 LE DEVOIR Montréal, jeudi 26 nov.1925.TROIS SOUS LE NUMERO Directeur! HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS1 Rédaction et administration: 336-340 NOTRE-DAME EST MONTUAl TELEPHONE î - - Main 7460 Serriee de aatt t Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 T UEcole de plein air Sur « tu» plaquette de M.le Dr Gaston Lapierre — Les considérations qu’elle suscite Noi* avons reçu, il y a quelques jours, une plaquette inlé-reasante: l'Ecole de plein air, par le docteur Gaston Lapierre.L’auteur n’est pas pour nos lecteurs un inconnu.Diplômé de l’Ecole de puériculture de la Faculté de Paris, professeur-assistant au cours de pédiatrie de rUniversité^ de Montréal et à ia clinique infantile, médecin de l’hôpital Sainte-Justine et de l’Ecole sociale d’hygiçne appliquée, quoique tout jeune encore, il est de ces praticiens qui placent haut leur profession, qui la considèrent comme un apostolat.Tout médecin intelligent et consciencieux doit être un apôtre de l’hygiène.C’est l’honneur du corps médical que la plupart de ceux qui en font partie comprennent ainsi leur devoir et ne se laissent pas absorber unique-ïnent par la poursuite du succès matériel.Le docteur Lapierre, disions-nous, n’est pas un inconnu (pour nos lecteurs.C’est lui qui, ils s’en souviennent, a été !F’un des principaux animateurs de cette campagne pour le lait eain, remède le plus nécessaire et le plus efficace à notre haute mortalité infantile; c’est lui qui a suscité ces communiqués presque quotidiens et dont un bon nombre se faisaient remarquer par leur concision vigoureuse et leur argumentation percutante, «t qui ont été d’un si fort appui pour les profanes qui, depuis plusieurs années, menaient sans trêve, mais aussi sans grand «accès, la guerre contre le lait meurtrier.Cette fois, le docteur Lapierre, inspiré par la même préoccupation — la sauvegarde de Tenfance, — démontre la nécessité et l’efficacité de l’école de plein air.Après en avoir retracé l’hîs-torioue et les bons effets ailleurs, il conclut à l’urgence .de l’établir ici.Il n’y a pas un seul établissement -de ce genre dans la province de Quâiec, et pourtant Dieu sait si notre mortalité par la tuberculose en justifierait la création.Mais quelle est cette école de plein air?Le lecteur, croyons-nous, comprendra ce dont il s’agit, si nous lui citons Tun seulement des paragraphes de la claire étude de M.le docteur Lapierre.“Il ne faut pas, dit-il, confondre cette demièj-e (l’école de plein air) avec l’école aérée.Nos enfants, moralement obligés à la fréquentation scolaire, ont le droit de trouver un séjour favorable a leur développement physique à l’école.Comme tous les enfants ne bénéficient pas actuellement de l’école -de plein air et n’en bénéficieront pas en bloc lorsqu’il y en aura de créées, il faut bien organiser l’ecole aérée et ne pas en faire un danger en attendant, comme il arrive trop souvent, lorsqu’on ouvre des fenêtres pendant la saison rigoureuse près des élèves tenus à une immobilité disciplinaire rigide.Nous croyons que l’élève bénéficierait sans danger de l’école aérée, si à quelques reprises, entre deux leçons, l’instituteur ouvrait une fenêtre pendant deux ou trois minutes, obligeant les élèves à se lever et à exécuter quelques mouvements.” Cette citation nous a servi à montrer ce que n’est pas l’école de plein air et à citer un conseil autorisé qui pourrait être suivi avec profit, si Ton considère le nombre de coryzas et de bronchites contractés dans nos étoiles par les jeunes élèves et qui font perdre des milliers et des milliers de jours de classe.Il est sans doute important et indispensable d’aérer, mais il faut tenir compte de la rigueur particulière du climat et effectuer le déca lage entre ce que prescrivent les auteurs pour des plus doux.L’Ecole de plein air, ce n'est pas l'école simplement aérée ni même constamment aérée, mais l’école sous le simple abri d’un toit quand il pleut et sans le moindre abri quand il ne pleut pas.Ses effets ont été merveilleux.Les enfants débiles et promis à la tuberculose y puisent un surcroît de forces quand leur vitalité se fût au contraire anémiée dans l’école fermée ou simplement - aérée.Il n’est pas douteux que les enfants tuberculeux ou menacés de tuberculose y trouveraient une chance de saint sérieuse, de même que les maîtres ou les maîtresses dans le même état.Il ne peut être question de l’école de plein air toute Tannée, mais les études peuvent se poursuivre de mai ou même d’avril à octobre, sans le moindre inconvénient, en plein air.Poürquoi le projet reste-t-il sans réalisation?M.le docteur Lapierre s’en ouvre dans quelques paragraphes doucement amers: “En 1922, lors du Congrès de l’Association des Médecins de Langue Française de TAmerique du Nord, j’avais présenté un rapport sur la question de l’École de plein air.Il contribua comme ld plupart des rapports à ajouter quelques feuillets à une épaisse brochure.“Des démarches répétées auprès d’un ministre provincial pour e même sujet me fournirent l’occasion de rencontrer plusieurs fois un homme aimable.Ce fut ensuite le silence.“Mais je suis heureux de pressentir que des associations d’hygiène publique sont disposées à seconder certains efforts d’un idéalisme pratique et j’ai tout lieu de croire qu’avant un an, Montréal comptera deux écoles de plein air destinées à la population canadienne-françâise.’’ Le dernier aliéna contient -déjà un peu d’espoir.Pour nous qui menons ces campagnes d’hygiène depuis longtemps, nous avons renoncé à tout jamais à jeter le manche apres la cognée : le progrès est lent mais continu.Si nous pouvons compter sur l’appui constant et actif du corps médical ou de certains de ses membres les plus dévoués ou les plus brillants, nous sommes sûr du succès.Voilà pourquoi nous nous oas s’occu-ifh jamais ju’un petit nombre de tuberculeux, mais de l’amélioration le la construction én général, car il sait mieux que nous que -te tuberculeux est le fruit certain du taudis et de la chambre aoire.Cci article est déjà trop long.Une autre fois nous dirons gomment on peut, a notre avis, mener et réussir cette campagne.je fais de la bicyclette?Et Monsieur?” dit-il à son vis-à-vis.L’autre fut un peu embarrassé, mais il avait des ressources comme il l’avait prouvé en affaires.Et après s’être mouché bruyamment pour faire vibrer ses idées, il articula: "Moi, Monsieur, je fais des crackers.” "Tu vois que c'est un remède, que je te conseillerais entre parenthèses.Mais ça n’empêchera pas les bleus malins de parler de cumul et d'engraissement où l’on va tout simplement chercher traitement et amaigrissement.” MEMO.Lettre d'Ottcnioa vous, I mais très difficile à atteindre.Nos ’ gouvernements ont souvent étudié ce problème, nos économistes ont suivi.Mais les un ci les autres ont toujours été incapables d’annihiler la distance.Le charbon canadien se trouve dans l'extrême ouest et dans l’Alberta.Les deux grandes provinces industrielles du centre sont éloignées de ces mines améri- La conférence de Winnipeg Ce qui s’est passé au dernier congrès des Chambres de Commerce — Résolutions et tendances.Louis DUPIRE L’actualité Pour son obésité *Tu viens de voir, me dit ïmPUi-ne, que le ministre de la voirie, dt-ecteur de la Canada Cernent, du i*fontreal Tramways, etc., comme iH le prospectus, vient de rentrer tans une biscuiterie.Les Meus ne warrant pas dire grand chose cet-\e fois-ci, parce que l’un d'eux fl-tare parmi les associés.Mais tout Je mime les plus rechigneux vont ''ncore prétendre qu’à force de grossir ses affaires personnelles et le s’en occuper le ministre ne peut aire autrement que de négliger cel-es de la province et que tout hom-r*e qui touche autant en cachets de lirecietir de compagnie qu’en sa-aire de ministre devrait renoncer ru salaire de ministre.Je tes connais, tu sais, ils vont dire cela t bien d'autres choses encore.nais ils n'y seront pnt cette fois-ikl, parce que c’est uniquement par picstton d’hygiène et sur conseil de son médecin que le ministre de la voirie se met dans les biscuits, i u nas pas été sans remarquer que le pouvoir l'a engraissé terriblement.Or il est fort au courant, sachant l’histoire ancienne, de l’effet de la biscuiterie sur l’obésité.Tc rappelle-tu ce petit incident?Le fondateur de la maison, a-t-on raconté.était un homme fort obèse et qui n'avait pas fait ses humanités.Son irocabulaire ne dépassait pas celui de la classe moyenne, assez restreint et surtout rendu assez confus par la lecture de la Presse.Or un jour qu’il se trouvait en ivagem voyageant en Europe, gros monsieur vint s’installer Ottawa, 25 — Comme les politiciens parviennent difficilement, à rétablir Tunité nationale compromise dans notre pays, de même que la prospérité et la confiance, les hommes d’affaires se sont attelés à cette tâche de leur côté.Des représentants des Chambres de commerce de toutes lès provinces se sont, en effet, réunis â Winnipeg.Ils ont tenu un congrès de trois jours et ont adopté une quinzaine de résolutions qui touchent à divers problèmes de notre vie économique.C’est pourquoi un journaliste les a qualifiés de “seconds pè-des de la Confédération”.Les idées de nos hommes d’affaires sur l’immigration et la colonisation sont particulièrement intéressantes.Us ont demandé la formation d’une commission non politique, composée d’experts en la mt-tière, pour étudier nos problèmes de colonisation et de développement agricole.Ces experts, qui seraient aussi des hommes capables de mettre la main à la pâte, consacraient une partie de leurs loisirs â diverses -études et conseillaient ensuite le gouvernement.Celui-ci pourrait alors, toujours en collaboration avec cette commission indépendante, mettre sur pied et organiser un grand mouvement d’immigration et de colonisation.Seraient appelés tout de suite à coopérer avec le gouvernement d’une manière Intime; les chemins de fer, les hommes et les compagnies qui détiennent encore d’immenses étendues de terre inculte dans l’ouest, et les compagnies de climats l transport.Le ministère pourrait encore aider aux immigrants par nn système d’assistance modérée à élaborer et à créer de toutes pièces.Enfin, dans le recrutement des immigrants, il faudrait tenir compte des Canadiens français ou des Canadiens tout court émigrés aux Etats-Unis, et dans la distribution des nouveaux venus, il faudrait tenir compte des besoins des Provinces Maritimes et de chaque partie du pays.Les hommes d’affaires sont en même temps d’avis qu’il ne faut exclure aucun immigrant européen sain de corps et d’esprit.Les races du nord s’acclimatent mieux dans notre pays, mais elles ne peuvent nous donner tout ce dont nous avons besoin.Il faut donc prendre les agriculteurs dont nous avons besoin où il s’en trouve, que ce soit dans le nord, le sud, l’est ou Touest de l’Europe.En même temps et ces immigrants une fois arrivés, nous devons nous rendre compte qu’il n’est pas facile comme jadis de les -établir.L’immigrant ne peut plus obtenir de terre pour rien à proximité des chemins de fer.Il ne peut plus travailler â la ¦construction des chemins de fer, }>endant une certaine période de ’année, pour se ramasser un peu d’argent dès les débuts.Ici se pose donc la question du crédit rural â long et à court terme, tant pour le paiement de la ferme que pour l’achat du roulant et des nécessités de !a vie.Les Chambres de commerce ont pris l'engagement d’étudier cette question qu'à leur point de vue d’organisations d’affaires, elles jugent le principal problème du pays, celui -d’une augmentation de la population.D’où Ton voit que la conférence de Winnipeg veut peupler très vile les terres inhabitées du Canada, obtenir à tout prix les colons pour cela et aider ensuite à ces colons durant les premières années de leur établissement.Pour mettre en marche ce vaste mouvement de colonisation et d’immigration, elle demande la coopération de toutes personnes pt compagnies intéressées et les avis d'une Commission un en face de lui.Les deux irentres se rejoignaient presque.Ils étalent tellement évidents, tellement encombrants, tellement affligeants qu’ils ne pouvaient manquer d’inspirer la conversation.Le gros monsieur nouveau venu ne fut pas long à attaquer le sujet"."Moi, Monsieur, je combats mon obésité tant que je le indépendante composée d’experts.Elle n'a pas oublié les Provinces Maritimes.Cependant la résolution qu'elle a adoptée en leur faveur est vague et ne recommande rien de spècial.Elle demande tout simplement au fédéra! de faire tout ce qui eera possible dans les circonstances pour aider aux provinces de l'extrême est à profiter des avantages que la Confédération leur a promis, et pour enlever quelques-uns des obstacles qui s’opposent à leur développement économique.La résolution suivante expose cependant un remède particulier qui peut s'appliquer aux Provinces Maritimes, comme â TAlberta.Elle recommande au gouvernement l’adoption d'une politique nationale du charbon canadien presque exclusivement et moins compter sur cames.Le* voisinage a toujours triomphé de la distance et il ne sera pas facile de faire triompher celle-ci de celui-là.La conférence de Winnipeg a aussi étudié attentivement le besoin d’économie qui se fait sentir.Tous les corps publics devaient se montrer économies des deniers -du peuple, afin de ne pas augmenter indûment leà taxes.De plus ils devraient tenter également die réduire leurs -dépenses actuelles.A cette fin, ils peuvent engager les services dlexperts pour se faire indiquer quelles dépenses ils peuvent éviter, quelles dépenses sont inutiles, quelles dépenses peuvent disparaître.Quant au gouvernement fédéral, il peut suivre deux systèmes, le système anglais ou le système américain.L’Angleterre, après la guerre, a créé la commission Oeddes pour retrancher toutes les dépense* inutiles.Les Etats-Unis ont nommé un contrôleur du budget dont les- fonctions sont à peu près identiques.Les deux pays, cependant, onfcabou- !Lr.dHkÆ;tatLa'dlml^îZ' rammenrde^poSéTun coup des dé^ns^ amené nîediminu- ^^^"rt’^^uvanMai^e8 croire lion des taxes, et l’administration a qu.év^tualité soit Itnmi- Coup d’Etat possible en France La crise politique peut provoquer toutes sortes de situations — Les socialistes refusent de faire partie d’un cabinet Herriot Le cabinet britannique mettra en vigueur la décision de la Commission sur les frontières d’Irlande Paris, 26 (S.P.A.).»— La nour velle crise ministérielle, qui dure depuis cinq jours en France, semble plus difficile à résoudre depuis que les socialistes ont -décidé de ne pas entrer dans un ministère Herriot.La- crise paraît avoir intensifié les bruits voulant qu’un coup d’Etat se prépare en certains milieux.De telles rumeurs circulent surtout depuis la chute du cabinet Painlevé en octobre dernier.Les organes des partis de droite accusent Tes socialistes de se préparer à s’emparer de force du pouvoir tandis que ceux de gauche prétendent qu’un tel danger vient des organisations fascistes.Mais quoique chacun parle cou- continué à être aussi efficace qu’elle Tétait.Le besoin est impérieux, pensent, en effet, nos hommes d'affaires, d’une réduction des dépenses et des taxes, car les Etats-Unis ont devancé -le Canada dans cette voie et c’est un peu à cause de oela que nos Canadiens et nos immigrés traversent la frontière.La différence entre la conférence de Winnipeg et le parlement canadien, c’est qu’aux réunions delà pnemière il y a eu unanimité, et aux réunions du second il y a toujours apposition.A part cela les remèdes préconisés à run et à Tau-tre endroit se ressemblent.La difficulté est de lea appliquer.Léo-Paul DESROSIERS Bloc-notes Argenteuil Un quotidien à tendances ministérielles disait hier : “Il serait regrettable de voir surgir la question de race dans le comté d'Argenteuil où se poursuit présentement une campagne partielle.Soulignons sans commentaires que ce collège électoral a toujours été représenté par un député di ' prouver ce qu’il affirme, -la liste de tous les députés d’Argenteuil à Québec.Or, il se trouve qu’à Ottawa aussi, depuis la Confédération, tous les députés d’Argenteuil ont été de langue anglaise : MM.Abbott, Christie, Wilson, Perley, MoGibbon, Stewart.Si l’argument du journal ministériel vaut pour Québec, il vaut également pour Ottawa.Cela reviendrait à dire alors que, puisque, depuis la Confédération, Argenteuil n’a eu à Ottawa et à Québec que des députés de langue anglaise, les électeurs canadiens-français de ce comté sont destinés à n’avois jamais de représentant ni dans Tune ni dans l’autre Chambre, bien qu’ils soient présentement la majorité dans le comté, — 9,321 sur une population totale de 17,165, selon le dernier recensement fédéral de 1921, — et qu'ils devront continuer de Têtre.Ceux qui, dn reste, prétendent qu’il faut élire cette fois-ci un candidat de iancue anglaise parce que Je député d'Argenteuil a Québec a toujours été jusqu’ici de cette langue, oublient qu’à la dernière élection fédérale leurs amis libéraux ont eux-mêmes fait peu de cas d’une semblable continuité à Ottawa, puisqu’ils ont choisi un candidat de langue française en opposition à M.Perley.Si l’argument vaut pour Québec, il vaut pour Ottawa.Et s’il ne vaut pas pour Ottawa, il ne vaut rien du tout pour Québec.Stupidité?Arrogance?En marge de l’insuccès des candidats conservateurs dans la dernière campagne fédérale, chez nous, le Chronicle-Telegraph, de Québec, lu nente.Mais, toutefois, les gens au courant de la situation intérieure en France disent que le pays évolue vers une situation qui rendra un coup d’Etat possible.Dans le public, on commence à considérer qu’une telle éventualité serait préférable à la situation actuelle.Mais on croit généralement que cela ne se produira qu’après une nouvelle élection qui semble de plus en plus nécessaire.HERRIOT CHERCHE DES MINISTRES Paris, 26 (S.P.A.).— M.le sénateur Doumer, après avoir consulté, hier, les chefs des partis sur lesquels il comptait, a décliné l’offre du président Doumergue de former un cabinet pour succéder à celui de M.Pairrievé qui a dû démissionner, la semaine dernière.Dans les circonstances, il ne restait que deux hommes de la çauebe à appeler: MM.Blum et Rernot.Le président a alors décidé de convoquer le président de la Chambre.Après une heure et demie, M.Herriot a dit qu’il ferait son possible pour réussir.Il a conféré, hier soir, avec les chefs socialistes, Ceux-ci ne lui ont pas donné de réponse définitive.Ils le feront aujourd’hui après s’être réunis en caucus afin de discuter les propositions de M.Herriot.On dit que M.Briand a promis de faire partie d’un .cabinet Herriot comme ministre des affaires étrangères.LES SOCIALISTES N’EN VEULENT PAS Paris, 26 (S.P.A.).— Réuni en caucus, ce matin, le groupe socialiste a décidé de ne pas participer a un cabinet qui serait dirigé par M.Herriot.L’ancien président du conseil continue ses efforts pour former un cabinet à l’exclusion des socialistes.appuyé sur toute la ligne la rt de ces candidats, au nom qui a plupart du protectionnisme, fait maintenant ce commentaire piquant: “Si des gens ont donne leur adhésion à ce mouvement, ce n’est pas à cause de la subtilité ou de la discrétion des conspirateurs dans la coulisse; car, è dire vrai, les lanceurs de l’affaire ont été de l’espèce la plus bornée, faisant preuve, ou d’une stupidité profonde, ou d'une arrogance confiante.Et c’est parce que ces prétendus Machiavel* ont réussi à faire marcher un bien meilleur homme qu’eux-mémes, un homme dans l'honneur et dans la bonne foi absolue duquel tout le monde a cru,* que même ceux qui ont vu çjlus loin qu’a la surface du mouvement ont estimé que ce» homme déchirerait la conspiration dont on a voulu l'entourer.Un résultat Le Toronto Star estime, tout comme la Free Press de Winnipeg, que la dernière élection fédérale, si elle n'a pas donné de résultats concluants, a pour le moins révélé une modification de la -situation politique canadienne.“Jusqu’à ces dernières fois, écrit-il, ce fut presque toujours le cas que, lorsque le parti conservateur balayait l’Ontario, il prenait le pouvoir.La province de Québec avait beau aller a l’encontre, les conservateurs pouvaient, une fois qu’ils avalent contrebalancé LA QUESTION DBS FRONTIERES D’IRLANDE Londres, 26 —- Le cabinet a endossé le point de vue de son conseil légal et a décidé que la Commission des frontières irlandaises n'est pas invalidée par le fait de la démission du représentant de TE-tat libre.Aussi a4-il décidé que le rapport de cette commission deviendra loi dès le moment de sa publication.D'autre part, on apprend de Dublin que le gouvernement de TEtat libre a décidé d’intervenir auprès du gouvernement britannique pour que la commission ne publie pas ce rapport.On craint qu’une teHe publication cause la chute du gouvernement et qu'il en résulte une nouvelle époque troublée en Irlande.LE CABINET IRLANDAIS ETUDIE LA QUESTION Dublin, 26 (S.P.A.) — Le» membres du cabinet ont siégé pendant plusieurs heures, hier, pour discuter la situation qui résulte de la démission du Dr MacNeill comme membre de la Commission des frontières et du gouvernement.Hier soir, le présidant Cotgrave est parti pour Londres afin de consulter 4e gouvernement britannique.Concernant TaboUtion des articles V et XII du traité anglo-irlandais, que certains ont proposée, on dit qu’une telle proposition a été faite il y a longtemps pour induire TEtat libre à ne pas insister sur 1* nomination d’une commission des frontières.L'Etat libre prétend que les prétentions britanniques contenues dans J’article V au sujet de la contribution du Trésor britannique sont amplement contrebalancée» par les contre-réclamations contenues dans le traité.TCHÏTCHEHINE EST A PARIS Paris, 26 {S.P.A.) — M.Tcbitcbe-rine, commissaire des affaires étrangères de Russie, est arrivé 4 Paris ce matin.14 a déclaré qu'il partira pour le sud de la Franc* dans un jour ou deux.Son présent voyage, a-t-il assuré, n’a aucun bat diplomatique et H ne doit pa* rencontrer M.Briand.La semaine dfHistoire du Canada La séance de l’avant-midi — Etudes de M.le chanoine Courvliesne et de M.C.-J.Magnan-L’histolre dans les diverses écoles LE PROGRAMME DE L’APRES-MIDI ET DE LA SOIREE peux.Sur l'avis de mon médecin, T^*-*an»ger.Votifc un bel objectif Québec avec Ontario, compter avoir assez de députés ailleurs pour gagner la bataille.Il y avait alors eux grandes zones de 1 opinion olitique dans le pays, Ontario et viuébec.Il y en a, depuis la dernière élection, trois, peut-être même quatre.L’Ouest est devenu un facteur et peut-être aussi les Province Maritimes.Le discours de M.Mei-ghen à Hamilton est un Indice que Tes conservateurs ont appris à la dernière élection qu'un succès écrasant dans l’Ontario ne suffit pas à leur assurer le pouvoir et que les méthodes qu’ils ont jusqu’ici employées pour balayer l’Ontario ne leur assureront plus le gouvernement, dans un pays ou 11 y a maintenant quatre grandes zones d influence politique, ce qui n’est plus tout la même chose que lorsqu il n’y en avait que deux, alors qu’un Ontario conservateur Pouvait pTus que contrebalancer un Québec libéral”.Le Sfur conclut que la démonstration d’un pareil changement dans l’ensemble mi pays est une des leçons profitables de 4a dernière élection, pourvu que partis sachent la comprendre.Il n’est pas si certain que cela que les partis voudront mettre tout de suite de côté les anciennes méthodes électorales.Et il se pourrait fort bien qu’à la prochaine élection.l’Ontario tente encore un coup d’annuler tout à fait l’influence politique de la zone québécoise.Il restera alors à voir comment les électeurs du reste du pays voteront.Ce que 1 on peut penser d’avance, selon les indices qu il v a déjà, c’est que la prochaine élection ne donnera guère des résultats plus concluants que la dernière et que l’état d’incertitude politique où nous sommes durera tant que le pays ne se sera nas trouvé un Writable chef, capable de concilier 4’E«t et l’Ouest.Besogne peu facile, mais nécessaire.G.P.On aurait pu donner à la séance de cet avant-midi, à 4a Semaine d’Histoire du Canada, le titre générique de l’histoire de Técole.(/inspecteur généra] des écoles catholiques de la province, M.C.-J.Magnan, devait y parler de l’histoire dans renseignement primaire, et M.le chanoine Georges Courches-n«, principal de l’Ecole Normale de Nioolet, professeur à l’Université de rhlstoire dans l’enseignement secondaire et supérieur.Encore qu’il ait terminé son étude par toute une série de suggestions, M.C.-.T.Magnan — dont nous résumons dans une autre page l’important travail a surtout traité la question du point de vue proprement historique, exposant la place que ITiistoine a tenue depuis un siècle dans notre école primaire, révolution des programmes, 4» naissance des manuels, etc.M.le chanoine Gourehesne—dont le travail fut lu par M.Maurault, p.s.s., l’auteur ayant été retenu chez lui par sa tâche professionnelle—a, par contre, envisagé In question du point de vue spécialement pédagogique.il s’rat demandé d’abord quelle place î'hidtolMs doit tenir dans le cours d’humanités, quels services — pour la formation de la raison spéculative, pour «le de 1* raison pratique, pour celle de la culture générale et du patriotisme — on en doit attendre, sous quelle forme elle doit être présentée aux élèves, suivant leur âge, quelle doit être la formation du professeur, etc.Il a donné le schéma assez détaillé de classes-types.C’est une leçon de pédagogie d*un vif intérêt.Dans Ta dernière partie de son étude, M.le chanoine Courchesne a traité de l’histoire dans 4’enseigne-ment supérieur, où elle doit être, dit-il, à la foi* une science, un art et un moyen d’éducation.Il a fortement insisté, tout au cours de son étude, sur ce dernier point.* * * Cet après-midi, M.le chanoine Chartier traitera dos “points de vue en histoire”, et M.Gustave Lanctôt parlera des archives fédérales.Ge soir, à huit heures et demie, conférence de Mgr Camille Roy, recteur de TUniversitê I '"r "notre littérature et notre histoire”.Présidence de M.Athanarse David.M.Henri Bouraasa à Mont-Laurier M.Henri Bourassa rencontrera dimanche, à Mont-Laurier, ses électeurs de Label le.Il y prononcera ¦en même temps un important discours politique.La réunion aura lieu après la grand’mosse, dans la salle paroissiale.La grand’messe a lieu à 10 h.15.Protégez-vousl Pour ceux dont le» abonnements expirent le 1er décembre - Une session qui s’annonce très intéressante — Et Québec siégera même temps en Nous avons tout un paquet d'abonnements qui expi-Nous prf rent le 1er décembre.irions ces abonnés de van- 's pi loir bien tout de suite, afin de ne.subir aucun retard, renouveler leur souscription.Ce n’est pas le temps de laisser tomber leur abonnement! Car.d’ici quelques jours, la session fédérale avec tous ses imprévus, va s ouvrir, et dans quelques semaines ta session provinciale sera, elle aussi, en pleine activité.Nous prendrons des dispositions spéciales pour donner aux événements d'Ottawa la plus large et la plus sûre publicité possible, mais nous ne négligerons point pour cela Québec.Nos lecteurs pourront donc suivre à la fois les débats des deux parlements, et bénéficier en même temps de toutes nos rubriques courantes.Qu’on se rappelle bien, entre autres choses, qu’il y aurait, outre les péripéties de la lutte, la physionomie d’un nouveau parlement à fixer.Et, dans ce nouveau parlement — tout le monde l’admet — le directeur du Devoir tiendra un rôle de premier plan.Qu’on renouvelle donc son abonnement, ou qu’on en souscrive un nouveau! Pour faciliter la propagande, notre administration fractionne rabonnement: UN mois pour GO sous; DEUX mois pour $1.00; TROIS mois pour $1.50.Ces abonnements sont rigoureusement payables d’avance — par mandat postal ou chèque accepté payable au pair a Montréal — et valent pour tout le Canada, sauf Montréal et sa banlieue. ïiaff*-* •*: ¦ 4 1'^ ff jil.».¦ WM—i ti'-i I' LE DEVOIR, ^MONTREAL, JE^JDI, 26 NOVEMBER 1925 VOLUME XVI — No 277 La Semaine d’Histoire du Canada Le succès continue — La troisième séance du soir — Présidence de M.J.-E.Perrault — Conférence de M.l’abbé Groulx Le conférencier traite de notre histoire et de la vie nationale — Les grandes leçons de Vhistoire canadienne La troisième séance du soir de la Semaine d’Histoire du Canada a retrouvé le même et magnifique auditoire que celles de lundi et de mardi.Salle comble.L’histoire, décidément, est à la mode.C’est le ministre de la Colonisation, M.Joseph-Edouard Perrault, qui a présenté le conférencier, que le R.P.M.-A.Lamarche, O.P., devait remercier en termes fort aimables.M.Perrault, dans son allocution d’ouverture, s’est à la fois occupé de marquer l'importance de l’étude de l’histoire, — particulièrement, pour nous, de l’histoire du Canada — et de rendre hommage au mérite personnel de M.l’abbé Groulx, dont il a rappelé les oeuvres maîtresses.M.‘ Vahbê Groulx La conférence de M.l’abbé Groulx est trop considérable pour que nous puissions tenter de la reproduire ou même de l’analyser intégralement ici.(L’abondance des matières, par le temps qui court, contraint à couper un peu partout).Disons simplement qu’après s’être appliqué à définir ce qu’est exactement la vie nationale et ce qui la constitue essentiellement, M.l'abbé Groulx a fait un tableau d’ensemble de notre histoire pour montrer comment s’est développé et manifesté chez nous le sens national, quels assauts il a subis et quelles réactions a suscitées notre volonté de vivre: “De l’analyse que nous venons de fair§, a-t-il conclu, retenons ces divers 'points: nationalité de formation relativement récente, le lien collectif a besoin chez nous d’être fortifié; nous ne disposons ni de la vie profonde ni du ciment moral des races millénaires.Nationa-' lité dépendant ’d’un Etat sans unité ethnique, il arrive parfois à notre idéal, faute de force et de netteté, de vaciller et de fléchir, nous exposant au vertige des civilisations voisines.” Et, se demandant : “Que peut rhstqire pour remédier à ces misères?” il s’est d’abord efforcé de préciser le rôle et la fonction de l’histoire.LE ROLE DE L’HISTOIRE “Le rôle de l’histoire dans la vie nationale, il s'est trouvé naturellement.dit-il, des historiens pour le surfaire, puisque personne n’est modeste devant son métier.‘Hl'est l’étude de l’histoire, a écrit l’Allemand Dreysen, qui est le fondement de tout progrès de toute culture politique.L’homme d'Etat, c'est l’historien pratiquant”.Sans verser en cette réclame charlatanesque pour drogues suspectes, ne peut-on retenir l’hommage de Cicéron qui appelait l’histoire: “magistra vitae”, maîtresse, c’est-à-dire directrice de la vie, de la vie individuelle comme de la vie nationale?N'est-ce pas un peu le mérite que lui reconnaissait Bru-netière, lorsqu’il écrivait: “Une patrie; c’est encore une histoire.Il n’y a point de patrie sans une longue histoire qui en soit ensemble le support, la justification, le principe de vie et de rajeunissement”.Ürfc nationalité, avons-nous dit, a pour fondement l’identité de sang, de tempérament, de caractère et de langage; elle suppose, dans un groupe humain, des ressemblances physiques, psychologiques et morales qui y déterminent la force active d’une parenté! Mais, cette parenté, qui la révélera aux fils d’une même race?Par bonheur, il n’est pas en leur pouvoir d’ignorer totalement leur fraternité.Trop de manifestations sensibles: ressemblances physiques et .morales, partage des mêmes traditions, communauté de langage, la leur révèlent.Mais qu’il y a loin de cette connaissance imprécise, superficielle, à l’autre qui vient par la révélation de l’histoire, par la grande toile mouvante où viennent défiler, avec leur figure particuliè- re, leurs gestes, le rythme de leur pas, la longue suite des générations dont se compose une race.L’histoire c'est la généalogie d’un peuple.Et comment, par ce raccourci merveilleux, ne pas apprendre plus fortement qu’on n’est pas isolé, dans la vie et dans le temps, mais rattaché à une personne morale ancienne et auguste?“L’histoire, a dit, plus justement cette fois, Dreysen, est le gnothi seaftùn (le "connais-toi toi-même”) de l’humanité, sa conscience”.,, NOS ORIGINES Qu’est-ce donc quand cette révélation est celle qui nous vient à nous, de notre passé, qui nous fait voir issus des mêmes sources, jaillis des mêmes terres, les p'us proches possible par l’identité de sang?Notre histoire nous le dit: nul courant étranger ne s’est mêlé à la source française d’où a jailli notre race.Non seulement nous ne sommes que des fils de France, mais des fils des mêmes petits pays français.Et si aujourd’hui, malgré l’empreinte de quelques cégiônahsines, nous nous retrouvons - tes mêmes d’un bout à l’autre de notre dispersion, gardant la même figure, les mêmes traditions, parlant la même langue, sans accent divers ou presque, c’est tout d’abord parce que nos premiers ancêtres étaient tout pareils d’âme et de sang.Et, ce sang, notre histoire ne nous apprend-elle rien sur sa qualité morale?C’est elle encore qui en témoigne: rien de trouble, rien de sus-pectement limoneux dans la source qui nous l’apporta, mais seulement le reflet splendide du plus pur ciel de France, des images d’églises, de cathédrales, de donjons latins, mêlées de croix champêtres et de profils vénérables que le flot vivace et clair charriait avec lui.Que manque-t-il donc aux.Canadiens français pour qu’ils soient plus frères et plus fiers de l’ètre?Ajouterai-je que ces traits de la.race, l’histoire les maintient, les conserve à travers le temps, leur donne même, à chaque génération, un relief plus énergique?Décès FIUATREAITLT.— A Ste-Th((r**e, le 24 nflrvpmbre 1925, A SO arte et 8 mois, est HA-Ai^e Mamuerlte Tleejarrtin».veuv?y.a a a æ.æ æ.æ ^ /k, jr, aa A X ^ inchester CIGARETTES 2 O rour 25* /FAITES D’UN MELANGE JUDICIEUX DES MEILLEURS TABACS" Æ.JtkÆ.A A Æ.Æ\Æ>tk Æ.Æ.JqkJL Jü JL Jk Jti.La Cavité E.-N.N’OUBLIEZ PAS LA VENTE DE F E IJ ! J Toutes les marchandises endommagées ont été transportées à nos 3 MAGASINS DE L’OUEST 527 RUE CENTRE 1859 NOTRE-DAME OUEST 481 NOTRE-DAME OUEST Le tout doit 297 Amherst — 179 DeLaroche — 2552 St-Hubert — 2578 Ontario FLEURISTE •él.BeJelr MTI-w ?uvert le dJnmnche et tou* le» »om Madame Emile Brault FLEURISTE péciatlie» : bouquet» de noce», tribut» oraux, fleur» naturelle» et artificielle».M PARC LAFONTAINE, MONTREAL prè« Chrletophe-Celomb 23-11-25 ni Ja plus puissante, mais étonnamment active, et, dans son ordre, surpassée par bien peu.Si cette enquête ne peut être faite, il est un aspect de notre passé qui nous donnera peut-être assez de fierté.L’HOMME ET DIEU Dans toute histoire il y a deux grands acteurs: l’homme et Dieu.Plus la collaboration entre ces deux est parfaite; plus Paction de l’homme se jouint à l’action divine, plus l’histoire est grande.L’action de Dieu et les desseins providentielles sont parfois d’une perception difficile dans une histoire particulière et brève comme la nôtre, où forcément ne se déroule sous nos yeux qu'un ordre partiel, où la durée soumise à notre expérience n’épuise qu’une faible partie de notre destinée.H est pourtant des faits si dominants et si constants qu’ils révèlent assez manifestement dans la vie d’un peuple les traces de Dieu.Or, notre histoire ne nous offre-t-elle point de ces faits privilégiés?Quelque opinion que l’on entretienne sur le véritable dessein des rois de France, lors de la fondation de Ja colonie, un grand fait demeure: l’idée missionnaire fit triompher l’idée colonisatrice.La pénération française au coeur du continent fut tout autant une avance dé l’a'pôstôiat catholique qu’une pénétration çommerçiale.Et si, îi-haut, nous pouvions lire le dessein providentiel qui inclinait nos ancêtres de France vers le septentrion! américain plutôt que vers les plages ensoleillées du sud, peut-être apprendrions-nous que les vents du ciel poussaient les caravelles françaises vers les grands pays de chasse et les grandes routes fluviales au bord desquelles vivaient les nations indigènes les plus populeuses, où s’ouvrait le plus vaste champ de l’apostolat.TROIS TYPES Plus tard, dans la suite du régi-: me français, trois grandes idées! ont soulevé la race et occaparé son ! énergie: la conquête du sol, }a conquête du commet'ce de l’Amérique du Nord, et la conquête des âmes, marquant à la .fois l’esprit pratique et mystique du Français.Toutes les trois nous ont donné les figures les plus typiques de.' notre bistoirc: le défricheur,'héros dé la hache et de la charrue>le coureur de bois et de fleuves, héros du canot, le missionnaire et le martyr, héros du Christ.Mais ni le défricheur n’a plus besogné que le missionnaire, ni l’explorateur n’est allé plus loin que lui.Plus tgrd encore, lorsque après le repliement forcé de la conquête, j nous eûmes refait nos énergies, nous avons, du même coup, recouvré notre passion de l’apostolat et repris à travers le monde, cette oeuvre, une oeuvre qui fait l'émerveillement de tous.Demain, — y songeons-nous assez?— l’on ne pourra écrire I histoire de la civilisa- cj|e observe le paysage nouveau tion dans les continents barbares, f0US ies joints de l’immense pays sans se heurter un peu partout aux j’oll ]es souvenirs die foi s’élancent tombes des prêtres missionnaires ; vers ^ pjpi] rn pointes d’idéalisme, canadiens-français.Déjà nous pou-1 |a qualité de cette civilisation épa-yons entretenir cette conviction cf-j nouie autour des clochers latins, frayante et sublime d être orientes tous ces grands élans de vie morale vers le plus beau destin, d etre une ! qUj ja débordent, il me semble que race élue.A nous aussi peut s ap- j;i vieille Amérique ne trouve pas de Léon1 ¦ - LA PIPE Cavité Pas de tige ni tube malpropre et infect Ne se bouche pas, ne râle pas; jamais de jus de tabac dans la bouche.Procédé simple, hygiénique, efficace Chez les marchands ou par la poste $1.00 “Cavité Extra”, pipe de luxe, $2.50 CUSSON.7062, ST-DENIS.MONTREAL.PTE ST-CHARLES 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plus à l’aise Les progressistes de l’Alberta ont envoyé un délégué & Ottawa pour s’entendre avec M.King — Le gouvernement compte sur l’appui de tous les partisans de M.Forke — M.Lapointe sera chef de troupes — M, Pierre Casgrain nommé principal whip Ottawa, 26 (DJJÏC.) — Le parlement s’ouvrira probablement le 10 décembre prochain, a déclaré le premier ministre, à la fin de la séance du cabinet, hier soir.Mais le gouvernement annoncera définâtivemeait, lundi prochain, 3a date de l’ouverture.Si des députés ne peuvent prendre leur siège tout de suite, ils pourront cependant arriver en Chambre avant le grand vote.On considère ici que la décision que ¦viennent de prendre les députés de l’Alberta est absolument favorable au gouvernement.Les conditions qu’ils ont posées sont acceptables et M.Gardiner, leur délégué, lorsqu’il arrivera ici recevra, croit-on, une bonne réception.Mlais 1« “ginger group” continuera à exister au sein du parti libéral.E se composera de M.Garland, député de Bow River, de M.Gardiner, député de Acadia, de M.Spencer, député de Battle River, de MM.Heaps et Woodsworth, députés ouvriers de Winnipeg, et de Mlle Mac-PhaM.Gomme on le voit, ce groupe a la vie dure mais l’envoi de M.Gardiner à Ottawa comme son délégué pour s’entendre avec le premier ministre laisse croire qu’il sera favorable au gouvernement et ne lui causera pas trop d’embarras.Les libéraux craignaient que les députés qui le composent et qui viennent en partie de* l’Alberta adoptent une attitude hostile et ne fassent pencher la balance du côté conserver teur.* * * • M.Pierre Casgrain, député de Charlevoix, sera whip en chef du parti libéral durant la prochaine session.C’eSt le premier ministre qui l’a nommé avec l’approbation de ses collègues.M.Casgrain a occupé la position de whip en chef pendant une bonne partie de la dernière session alors que M.Kyte était absent, de sorte qu’il est familiarisé avec les devoirs de sa charge.Son assistant sera un député de l’Ouest, pro-bahioment de la Saskatchewan.La déJVohrtion libérale ratifiera ce choix à son premier caucus.«je M.J.-F.IPouliot, député de Té-nüseouata, qui avait été gravement malade après son élection, est complètement rétabli et il est aujourd’hui dans la capitale.Il pourra donc siéger dès le début de la ses- M.Galipeanlt à Grand’Mère LE MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS A PARLE HIER SOIR EN FAVEUR DE M.GRANT sion et suivre les séances.$ $ Le gouvernement a hâte de voir ' r la question de majorité pour des nominations et surtout accorder et signer certains contrats.Dans certain's cas le gouvernement peut être entraîné dans des procès, s’il-n’agit pas dans un ctourt délai.£ 3j( >)< Enfin, dans la capitaHe, on croit que la situation du gouvernement est meilleure depuis que les progressistes de l’Alberta ont reconnu qu’ils ne pouvaient coopérer avec M.Meighen à cause de l’attitude •des conservateurs sur la question du tarif et des taux de transport.S’ils peuvent coopérer avec le gouvernement sur la question du crédit rural, du vote alternatif et des ressources naturelles tout ira bien, croit-on, pour les libéraux.3{C sfc jjc • 31 est & peu près établi que M.Ernest Lapointe, assisté de MM.Robb et Cardin, conduira les troupes libérales dès le début de la session et tant que le premier ministre n’aura pas pris son siège.M.Graham, ministre des chemins de fer, n’est pas en très bonne santé.Il s’est levé de son lit de malade hier pour assister à l'a réunion du cabinet.4* $ Les chefs libéraux croient qu’ils auront l’appui de tous les progressistes et qu’il n’est plus question des élections générales pour l’année 1926.lyes conservateurs refuseront de pairer avec les progressistes et avec tous les députés qui n’ont pas été élus comme libéraux francs.Ils accepteront de pairer avec les francs libéraux mais avec nul autre, apprend-on ce matin, et pour raison de maladie ou affaire d’urgence seulement.On remarque aussi ce matin qu’en comity comme en Chambre les progressistes, s’ils acceptent d’appuyer le gouvernement, de vront toujours voter avec les libéraux.Dans les comités surtout, les conservateurs ont presque droit à la moitié des membres et les dé putës' progressistes ou indépen dants qui feront partie de ces comités devront toujours appuyer les libéraux sous peine de se faire battre par leurs adversaires.Ceux-ci espèrent ainsi faire perdre aux progressistes leur identité propre.L’affaire Bigaouette Québec, 25 (D.N.C.) — “Marie-Anne Boivin, Veuve de Alexandre Bigaouette, trouvée morte à sa résidence, le 23 novembre 1925, e succombé à l’asphyxie causée par la strangulation faite par son fils Eugène Bigaouette, lequel est tenu criminellement responsable de la mort de sa mère”.Tel est le verdict que les membres du jury du coroner Jolicoeur ont rendu, hier après-midi, à la suite de l’enquête qu’il ont faite au sujet de 3a mort violente de Madame veuve Alexandre Bigaouette, trouvée sans vie, chez elle, lundi midi.- Aussitôt après que ce verdict fut rendu, l’accusé a été conduit è la cour de police par le lieutenant détective Laçasse et le détective A.LaJiberté.Devant le magistrat A.Lachance, l’accusé, Eugène Bigaouette a été informé que l’enquête préléminaire a été fixée au 27 novembre, vendredi prochain.En Cour d’appel JLe terme de la G.our d’appel, division de trois juges, s’est ouvert ce matin sous la présidence des juge» Allard, Létoumeau et HaM.Le rôle du présent terme comprend 47 causes, dont 42 pour le district de Montréal.U y a 14 causes criminelles et 4 de la commission des liqueurs.CE SOIR A 8b.30, au Ritz: concert de Des Blanche Mousseau.Lucille rernon, M.Albert Labelie.9fc 3(C A Sh.30, à la salle Lafontaine: noert des aveugles.4* 4* A 8b.30, à Verdun: concert de chorale Tanguay à la salle No-*4>ani« de la Paix, rue Gertrude.4e ’K Aaaemblée de l’Association des irrnnes d’affaires de l’est de Montai, à 8 h., à l’école Baril, rue lam, coin Chambly.M.Terreault.ingénieur en chef i la ville, donnera des explica->ns en ce qui concerne les pavait et les échcvlns de l’est porte, nt ln parole ainsi que quelques upriétaires.sfc 4( 4* Ce soir, k »h., à l’édifice central i l’Université de Montréal, 1265, e Salnt-DenUs, près Saintc-Cathe-ne, l’abbé Henri Jasmin, de la Fait* des lettres, donne «on cours i langue espagnole.4c 4* 4* CY«t ce «oir à la salle de ITm-«julée-Oonception que sc tlonne-le euehre-conccrt annuel del’As-dation des Chanteurs de Montai.Avant la partie de cartes, la mphonie Saint-Pierre, composée > 35 musicien», donnera un joli meurt instrumental, «t avant la itribution de* prix, U y aura un ooert vocal donné exclusivement r 1m aolhÉM et membre» de l’As* Nouveau maître du Sacré Palais Le révérendissime Père Marc de Sales, O.P-, professeur de théologie dogmatique a l’Université de Fribourg, a été nommé par Sa Sainteté Pie XI Maître du Sacré Palais Apostolique.à la place du révérendls-shne Père Albert Lepidi, décédé.Le nouveau titulaire est né à Sommer i va Bosco, dans le diocèse de Cu-neo, le 2 octobre 1877, et entre, très jeune encore, dans l’Ordre de Saint-Dominique, où il émit ses voeux le 4 octobre 1893.L’ordre de la Fraternité sacerdotale Les Trois-Rivières, 26 (D.N.G) — "La Fraternité sacerdotale" de Rome, un ordre religieux contemplatif, a demandé et obtenu de Sa Grandeur Mgr Cloutier, évêque de Trois-Rivières, la permission de fonder une maison dans le diocèse de Trois-Rivières.Cet ordre religieux, qui a vingt années d’existence, a été fondé par •le R- P.Provost, un Canadien fran- ris, et s’est développé rapidement Rome.En plus de se livrer à la contemplation, cet ordre religieux s’occupe particulièrement des prêtres qui prêchent les retraites au clergé.Il sé dévoue aussi à l’oeuvre de l’adoration._ M.Taschereau à Lachute, ce soir M.Victor Marchand tiendra ce soir, à P académie Piehé, Lachine, sa grande assemblée de la campagne.M.L.-A.Taschereau sera présent, accompagné de M.Honoré Mercier, Tbéodule Rhéaume, JLA.-A.Leclair, R.L.Caider et autres.Les dames sont spécialement Invitées et des sièges leur seront réservés.Les discours seront irradiés par le poste CKAC, Deux autres assemblées seront aussi tenues ce soir en faveur de M.Marchand, l’une à Cartierville, dans la salle Meunier, où les orateurs seront MM.R.L.Caider, Dr W.MicCuaig, D.Macdonald et autres, la seconde à Mont-Royal dans la salle Community, à 8 heures et 30 minutes.Ce soir M.Taschereau sera i’oh-jet d’une réception au Ixtchine TJ-beral Club.Ai.J.McLaughlin lui présentera une adresse.La réception finie.M.Taschereau se rendra à Rassemblée.Les Trois-Rivières, 26 (D.N.C.)— M.Antonin Galipeanlt, ministre des travauq publics, * été le principal orateur à l’assemblée tenue hier soir dans la salle municipale de Graud’Mère en faveur de M.Wütie Grant.Le Dr Guibord, maire de Grand’Mère, présidait rassemblée et a déclaré qu’il travaille avec les amis en faveur du candidat libérai dans Champlain.M.Galipeautl a dit que Grand’Mère pourrait facilement obtenir du gouvernement un octroi généreux pour la construction d’un pont et l’augmentation de l’octroi annuel pour son école technique, en le demandant.Le gouvernement est prêt à acorder ces demandes.Le ministre des travaux publics affirme que la politique du gouvernement libéral provincial n’a pas varié depuis Marchand en 1897u L’orateur rappelle le passage à Suébec comme premiers ministres e MM.Parent et Gouin et dit QM* le premier ministre actuel est des plus “clairvoyants, des plus désin téressés et des plus courageux”.“Ce que nous venons vous offrir c’est un bilan d’hommes d’affaires dit M.Galipeanlt.En 1905, nos revenus n’étaient que de $5,000,000.Aujourd'hui, il» sont $25,000, 000.Demain, ils seront de $30,000,-000.Où sont ces taxes si considérables dont parle M.Sauvé?Nous avons su nous créer un revenu sans imposer de fardeaux aux pauvres.Nos revenus nous viennent des ri chcs.Sur $22,000,000 de revenus nous n’en tirons pas plus de $800,-000 des campagnes.C’est de gran de villes que nous tirons presque tous nos revenus.“Quelle est notre position financière?M.Sauvé ne vous en a pas parlé.S’il avait voulu être sincère, il vous aurait dit que la dette de notre province est, par tête, la plus petite de la Confédération, excepté l’Re du Prince-Edouard.S’il avait voulu être juste et sincère pour le parti libéral, U vous aurait dit qu’ici les taxes pèsent moins sur les contribuables quand on compare notre situation actuelle à celle des autres provinces.Il aurait pu ajouter que de toutes les provinces de la Confédération c’est la nôtre qui a le meilleur crédit.Fut un temps où notre dollar valait 87 cents, aujourd’hui il fait prime L’orateur touche alors à la question ouvrière.Il déclare que le plus grand honneur que lui ait fait son chef, ce fut de le nommer ministre du travail.Il se défend d'étre un aristocrate et déclare que dans toute sa carrière il a frayé avec les ouvriers, vécu au milieu d’eux et a appris à les connaître.Il parle de son voyage à Genève pour représenter; la province & la conférence internationale du travail.Il y a constaté que notre législation ouvrière est supérieure è celle de beaucoup de pays.M.Sauvé nous reproche de ne pas avoir nommé un ouvrier comme ministre du travail.Si M.Sauvé n’avait pas fait battre à Mont réal tous les candidats ouvriers par dos professionnels nous aurions pu donner ce ministre aux ouvriers.“M.Sauvé nous reproche encore l’augmentation de la dette de la province, dit M.Galipeault.C’est un piètre raisonnement de sa part.L’augmentation de la dette ne prouve rien en soi.Le passif doit se ju ger d’après l’actif.Ne voyez-vous pas tous les jours de grandes compagnies augmenter leur passif et leurs olÆgations?Cela ne veut aucunement dire que leur situation soit mauvaise car leur actif augmente.“M.Sauvé est venu nous dire qu’il s’était sacrifié.M.Sauvé ne s est pas sacrifié plus que nous.M.Sauvé n’était pas obligé de devenir député, il n’était pas obligé d’être le chef do l’opposition.D’ailleurs il a bien sû obtenir du gouvernement le vote d’un traitement de $4,000 pour 1* chef de l’opposition.AL Galipeault dit que le bill de la “Baraque Nationale” fut l’oeuvre ¦d’un homme courageux qui a voulu sauver la petite épargne, le petit commerce et éviter un désastre à notre province.La province, dit-il, ne perdra pas un sou.“M.Sauvé nous reproche la loi -des liqueurs, dit le ministre des travaux publics.R déclare qu’il n’y aura jamais un gouvernement assez i-u Contre le pain cher l Dimanche soir, k la salle du marché de Maisonneuve, k 8 hres, grande assemblée de protestation contre le “trust” du pain.Le comité échevlnal du monopole du pain a continué son enquête, au cours de la matinée, sous la présidence de M, Léon Trépanier.On a entendu les témoignages de plusieurs citoyens et & boulangers.fort pour rappeler cMte loi.Car oserait se pri Pai quel gouvernement ver d’un revenu de $4,000,000?ï»ar quelles taxes pourrait-11 remplacer un tel revenu?Je le sais.M.Sauvé aimerait à revenir au régime qui enrichissait quelques individus tandis qu’aujourd’hui toute la province bénéficie des revenus que donne la lot des liqueurs.M.Sauvé attaque la loi des liqueurs tout simplement pour Jeter de la poudre aux yeux.“A l’ouvrier de cette province nous avons donné in loi ctca accidents du travail longtemps avant que cette sage et féconde législation fût connue aux Etats-Unis.Noua sommes A en faire une refonte large et bienfaisante.Je la soumettrai mot-même à la Chambre.“On nous a accusé de faire de la politique et de vouloir vivre de la politique, dit l’orateur.C’est une fausseté.Il n'y a pas un seul ministre du cabinet Taschereau qui vive de politique.Chacun gagne en dehors de la politique, a son bureau, sa vie et celle de sa famille.Aucun de nous n’a besoin de la politique pour vivre.Nous avons été appelés k occuper des postes, nous croyons tout simplement devoir y faire notre devoir.Après vingt-sept Une découverte Tout bon patriote qui pendant la Semaine du livre canadien voudra encourager les littérateurs de chez nous trouvera profit à lire l'annonce du Service de librairie en deuxième page.N’oubliez pas que la période des étrennes approche et que les bons livres partent vite.Sous avons une collection fameuse, mais nous ne pouvons tout annoncer.La vente est teltement rapide que cela nous exposerait à des correspondances longues et ennuyeuses.Sous avons crainte d’être trop tôt dessassortts.Il faut passer chez nous.C’est ce que font d’ailleurs tous ceux qui n’achètent pas seulement des étrennes, mais qui, soigneux, les choisissent.Sous présentons aujourd’hui à un prix inouï une collection de Joies Verne.On nous excusera de ne pas présenter Jules Verne, qui ne connaît cet antrur qui a enchanté notre jeunesse à tous?H a découvert l’intérêt intense des aventures de voyage: nous, nous avons découvert le moyen de mettre à la portée de toute la jeunesse canadienne à cause de nos achats en quantités, ces livres si prenants : Ouvrages de Jules Verne Beaux volumes reliés pleine toile Valeur exceptionnelle.Mathias Sandorf (3 volumes) Les Enfants du Capitaine Grant (3 volumes) Nord contre Sud (2 volumes) Vingt mille Lieues sous les Mers (2 volumes) Les Naufragés du Jonathan (2 volumes) Un Capitaine de Quinze Ans (2 volumes) La Jangada merger sont les deux plus importantes entreprises du genre dans la province de Québec.La Lompa-anie Viau est en affaires depuis plus de cinquante a”s.c’est la bis-ruiterie la plus cons-d' raufe de la province.L’exploitation de J.ün-Jrrsne.Limitée, malgré ses modestes débuts, il y a plus de 20 ans, s’est développée constamment et est aujourd’hui la seconde en im-portace dans la province.Le commerce des biscuits démontre que ta consommation est stable et non suiette à des changements injustifiés comme c’est fréquemment le cas dans d’autres Industrie's.Le prospectus annonce que suivant la base de l’estimé de B.S.Ross Je Sons, comptables-vérificateurs, qui ont fait l’examen des livres des deux compagnies, les recettes réunies seront égales à plus de 20% du capital privilégié et laisseront environ $5 par action applicables au capital ordinaire, tandis qu’elles devraient rapporter environ neuf fois le service de l’inte-rét de la dette obligataire.La compagnie aura une forte position liquide à la suite de cette opération de finance avec un capital d’exploitation dans la proportion de six à un, et le surnlus d’actif, sans faire entrer la clientèle en ligne de compte, sera au-delà de $126 par action.Les vendeurs montrent bien leur confiance dans l’avenir de la compagnie en acceptant du second capitàl privilégié et du capital ordinaire comme partie du paiement.On prétend nue la fusion va permettre de rèaRser des économies considérables.Les frais d’exploitation seront diminués par l’élimination de la duplication des prix de revient, tandis que l’on pourra augmenter la production en sc concentrant sur la nroduction en quantités dans les différentes fabriques.Jus-ftu’à présent, la compagnie a produit la phis grosse nart des biscuits consommés dans la province de Québec.T a valeur totale des immeubles e* des terrains est estimée à 81,676.-"01, dont 8507,374 représentant l’actif net liquide.Les profits de fabrication des deux compagnies nnur l’année 1924 ont été de $150.-626, après déduction de $57,183 pour dépréciation et mauvaises dettes de même que pour autres dépenses qui ne concernent pas la nouvelle corporation.La moyenne pour les cinq dernières années est même plus élevée.Demande sera faite, en temps opportun.pour faire inscrire ces lih’Ps à la Bourse de Montréal.LA MATINEE À LA BOURSE LE CONSOLIDATED SMELTING REGAGNE UN POINT — LE NATIONAL BREWERIES LEGEREMENT EN HAUSSE -~ LE BRAZILIAN EST FERME Le marché local a été plutôt incolore ce matin et la chose s’explique par le congé de la Thanksgiving, à Wall Street, nôtre place n’ayant jias de tuteur pour une] journée.L’activité a été asse* bonne ce-j pendant le volume des ventes étant | à peu près le même qu'hier matin, 7,126 actions.Les valeurs les mieux ] traitées ont été le National Breweries, 2,321 actions, le Brazilian Traction 825, le Smelting, le Brora P- j ton 250, le Dominion GUass 150.le, Canada Cernent 110, l’Abitibi 130, j le Canadian Industrial Alcohol 48a.Le Smelting s’est signalé par une avance de 2 point à 153 mais il ne s’est pas maintenu si haut.Les dernières ventes se sont faites à 152.Le National Breweries après avoir fait 53 est tombé à 52%, ne conser-j 'vant qu’un gain nominal de % de point pour la séance.Le Brazilian Traction après avoir touché 7r>3* a fermé, au même point qu’hier soir.75U- Le Montreal Power s est avancé de 1 point tandis que le Canada Cernent en’perdait 1.Le Dominion Glass a perdu Aj point.Le reste de la liste n’a pas été intéressant.Notre service d’arbitrage, soua la direction d'un spécialiste, négocie couramment, à l’achat et à la vente, les valeur* suivantes : Montreal Tramways, * Quebec Power, Brasserie Frontenac, Bell Telephone, Dupuis Frères, Ole de Ciment Nationale, Price Bros, Canadien-Pacifique, Lamontagne Limitée, P.-T.Legaré Limitée, Southern Canada Power, Hydraulique St-François, Fraser Companies, J.tB.BaiWargeon Express, Duke-Price, Immeubles de rapjwrt, Winnipeg Electric, Ottawa River & Power.Consultez-nous.Yersaillef|fi.ilri eaire Y Bodies.»_________ «e«T*(/M.Tuois-mviànca «once BCMAU^MW.Imm.MONTREAL T« i M.TM LA BANQUE PROVINCIALE OU CANADA Dividende trimestriel no 88 et assemblée annuelle des actionnaires AVIS est.par jet présente», domn< «jn on diTider.de de deu* et un qu»rt pour rent (SH.'üX Étant au taux de neuf pour cent pen*e« et les revenus inaugurée par M.Marchand et continuée par M.Gouin et le gouvernement actuel.“Nous avons une bonne finance, et le jour où nous enregistrerions le moindre déficit, nous appellerions nos amis de l’opposition a prendre notre place, parce que je croirais que nous ne .serions plus en état d’administrer.” M.Taschereau déclare que c’est grâce aux barrages établis par i« gouvernement que des villes prospères ont pu naître et grandir.Le gouvernement a ouvert Ta province aux capitaux étrangers et a ainsi doté la province d’industries productrices.‘ M.Sauvé, dit le premier ministre, nous reproche notre politique.Quand il aura les millions qu’il faut pour développer nos forces hydrauliques nous serons peut-être prêts à modifier notre attitude, mais je crois que dans un petit pays comme le nôtre, où la fortune n’est pas notre partage, il est bon que ceux qui ont des millions nous en fassent bénéficier et, par ‘la création de nouvelles industries, procurent du travail à nos ouvriers.M.Taschereau déclare que nous avons fait un pas de plus.Le gouvernement Rbera! a défendu l’exportation de notre énergie électrique aux Etats-Unis.Il rappelle qu’en certains milieux on lui a demandé s’il aurait le courage d’aller dire ceci dans le comté d’Argen-teuil, parce qu’à cet endroit se trouve une chute que Iff politique du gouvernement empêcherait d’exploiter.Le premier ministre déclare que le pouvoir d’eau de Carillon sera développé et que l’énergie électrique qu’il produira sera consommée en entier chez nous.II rappelle qu’un grand industriel de Montréal lui déclarait l’autre jour 3ue si l’on développait le pouvoir* ’eau de Carillon dan's deux ans, la province d’Ontario sera prête à utiliser cinq cent mille chevaux vapeur, parce qu’elle en aura besoin.r Nous ne sommes pas des provin-i ciaux, dit M.Tascheneau, nous sommes Canadiens avant tout et nous vendrons volontiers à nos voisins l’énergie électrique dont ils pourront avoir besoin, et cela, parce que nous voulons le progrès au Canada en général.Le premier ml nistre rappelle que le conseil privé dans une décision qui met fin à une foule d’ennuis graves vient de décider que le lit de tou-tes nas rivières et même de notre fraud Saint-Laurent est la propri-té exclusive du gouvernement de Québec.Le premier ministre profite de cette occasion pour-adresser aux industriels de Montréal un message, et leur dire de ne pas s'inquiéter, que ’leurs intérêts seront sauvegardés et que si le gouvernement fédéral les a bien traités par le passé, le gouvernement de Québec fera mieux encore dans l’avenir.La décision du Conseil Privé leur indique avec qui ils doivent transiger et ce n’est pas trop exagérer -que de dire que dans quelques années, ce sera râge d’or pour la province de Québec, “c’est notre politique d’aujourd’hui comme celle d’hier de créer des centres industriels pour garder notre population chez nous et donner de nouveaux marchés à nos cultivateurs", déclare l’honorable M.Taschereau.Le premier ministre fait remarquer que si cette politique amène le bien-être chez nos ouvriers, le gouvernement a aussi compris qu’il était nécessaire, pour satisfaire la classe ouvrière, d’àméliorer la loi des accidents du travail inscrite dans nos statuts depuis 1909; il souligne en passant le fait que la province de Québec fut la premièrjg à posséder une loi qui protège les ouvriers, que, depuis, plusieurs autres provinces ont imitée.Dans le but d’améliorer autant que possible le sort des ouvriers, le gouvernement a nommé, il y a deux ans, une commission dont plusieurs ouvriers faisaient partie et qui ont présenté un Intéressant rapport qui permettra au gouvernement à la session qui s’ouvrira le 7 janvier prochain, de présenter une loi qui sera la plus complète, la plus saine et la plus généreuse de toutes les lois de notre province M.Taschereau rappelle la création des bureaux de placements gratuits, la création d’un ministère du travail, la nomination d’un sous-ministre du travail choisi dans la classe ouvrière, et la fondation, à Montréal, à Hull et à Québec, des écoles techniques où les fils d'ouvriers peuvent en acquérant de nouvelles connaissances devenir des experts dans leurs métiers respectifs.Le premier ministre fait part à son auditoire du désir que lui a exprimé M.David d’obtenir une augmentation du budget de l’instruction publique pour réaliser la création d’écoles professionnelles où les Jeunes gens qui travaillent dans les usines locales pourraient aller se perfectionner le soir.M.Taschereau défend la loi de l’assistance publique.Autrefois nos hôpitaux vivaient de peine et de misère, et ils demandaient au gouvernement, qui ne pouvait le faire, de les aider.Le gouvernement a cru que ceux qui sont riches et s'amu et aux institutions de charité.Cette année, R pourra leur distribuer plus d’un million.Ceci a eu pour effet de voir surgir partout de nouveaux hôpitaux qui grandissent.N’en avions-nous pas besoin?“Nos adversaires, dit M.Taschereau, ont critiqué cette loi, mais nous ne nous préoccupons pas de leur critique parce qu’elle a reçu l’approbation de toute notre population.Nous allons continuer à donner à nos hôpitaux et à nos institutions de bienfaisance l’aide que nous leur avons accordée depuis quatre ans.L’an dernier, dit-il, une somme de cinq millions a été dépensée pour la voirie.On trouve que la voirie coûte cher et que la construction des routes est onéreuse pour les cultivateurs.Cela, le gouvernement l’a compris et grâce aux revenus qui iui viennent du commerce des liqueurs, i! a pu, l’an dernier, prendre à ses frais l’entretien des grandes routes.De plus, à la dernière session, il a réduit de 3 à 2 pour cent ce que les cultivateurs doivent payer en intérêt sur l’argent emprunté par les municipalités pour la construction des routes.M.Taschereau prend note du défi que lui a lancé M.Sauvé en disant que le gouvernement ne voulait pas revenir devant le peuple sans amender la loi de voirie.M.Sauvé est un prophète, mais le premier ministre veut lui dire que le jour où les finances de la province de Québec permettront au gouvernement de se charger de l’entretien de toutes les routes améliorées de la province, i» le fera.Il veut ajouter une autre prophétie à celle de M.Sauvé et j’ajoute; “ce jour-là n’est pas éloi-gné.” Le premier ministre rappelle que dans certains milieux on dit que les routes sont détruites par les automobilistes.Ce sont aussi les automobilistes qui reconstruisent et entretiennent les routes.La construction de ceiles-ci a eu pour résultat d’attirer ici un très grande nombre d’étrangers qui sèment l’argent par-, main tout.L an dernier, plus de cent | mettre mille automobiles étrangères ont sillonné nos routes.Quarante pour cent de ces voitures ont parcouru et traversé les deux ponts de l’Ile Perrot construits et payés en entier par le gouvernement provincial.Ces etrangers ont payé pour traverser ces ponts qui seront payés à même ces revenus.Le premier ministre demande à M.Sauvé s’il pourrait trouver et suggérer une meilleure politique.M.Taschereau fait remarquer en plus que pour que le gouvernement prenne à sa charge l’entretien de toutes nos routes et pour qu’il permette à M.David d'aider plus largement et d’encourager la “petite école”, il faut des revenus additionnels.M.Taschereau fait remarquer ensuite que le gouvernement ne réalise qu’un bénéfice de 10 pour cent sur ses ventes; en Europe les liqueurs se vendent deux fois plus chères qu’autrefois et chaque année la Commission doit verser environ 12 millions en droits de doua: ne au gouvernement fédéral.Ceci explique que les produits offerts par la Commission peuvent être vendus à des prix un peu élevés sans que ce soit dû au gouvernement provincial.M.Athanase David fait l’é’oge de M.Taschereau.11 accuse M.Sauvé de faire beaucoup de critique, niais de n’avoir aucun plan constructif.M.Jacob Nicol déclare que le gouvernement a pu commettre des erreurs dans le passé mais qu'il a toujours été honnête et surtout qu'il n’a pas hésité à les réparer du moment que le bien public ie commandait.Un deuil au Pacifique Canadien Le Pacifique Canadien vient de perdre l’un de ses plus jeunes officiers dans la personne de M.Willie Young.,Gillan.assistant-surintendant du département des "wagons-restaurants et wagons-lits a Glen Yards.M.Gillan, dont la santé était chancelante depuis quelque .mal Gé- A Highlands et à Bronx M.VICTOR MARCHAND A TENU DES ASSEMBLES A CES DEUX ENDROITS, HIER SOIR —- M.HONORE MERCIER A PRONONCE LE PRINCIPAL DISCOURS M.Victor Marchand a tenu deux assemblées hier soir, à Ville Lasalle, l’une à Bronx et l’autre à Highlands.Les orateurs ont été MM.Victor Marchand, Honoré Mercier, Théo-dule Rhéaume, J.-A.-A.iLeclair, A.-S.Pelletier, E.de Bellefeuille, Orner Legrand.M.Marchand dit qu’étant homme d’affaires avant tout, il ne s'applique pas uniquement à faire de beaux discours, mais qu’il s’applique à obtenir pour ses commettants les plus grands avantages possibles.C’est ainsi par exemple qu’ayant demandé de placer la montée de Cartierville sous la charge du gouvernement pour son entretien, M.Mercier, dimanche dernier à St-Laurent, a reconnu le bien-fondé e\ la justice de cette demande.Le comté de Jacques-Cartier n’a pas les moyens de se payer le luxe d’un député oppositionniste.Ses besoins sont trop grands et trop criants pour qu’il s’en passe la fantaisie, dit l’orateur.Le gouvernement libéral, ajoute M.Marchand, a été administré de façon intelligente et sur une véritable base d’affaires.On a su y maintenir la balance égale entre les dépenses et les revenus et notre province, après avoir atteint un degré de développement extraordinaire, se trouve cependant à peu près libre de dettes.Le gouvernement a su se créer des sources de revenus abondantes sans nuire au commerce et à l’industrie.Il a monopolisé le commerce de liqueurs qui était déjà d’ailleurs monopolisé dans queU s mains et il a trouvé le moyen mettre en exploitation nos ressources hydrauliques, de multiplier les industries, d’augmenter la somme de travail pour nos ouvriers et de fournir en même temps à la province des barrages immenses et d’un prix inestimable, qui n’ont pas coûté un sou et qui, en plus, vont rapporter des revenus énormes dans quelques années.M.Honoré Mercier, ministre des terres et forêts, a défendu la Commission métropolitaine.Cette commission a été demandée par la grande majorité des contribuables de l’Isle de Montréal.Elle est d’ailleurs une sauvegarde pour les petites municipalités enclines à se laisser entraîner dans des dépenses exagérées.La commission métropolitaine peut juger de la situation respective de chacune des municipalités et donner une direction générale salutaire.Les conservateurs font du bruit autour d’un grand boulevard dont la commission a été saisie.Tout d’abord, la commission n’a rien décidé et elle doit d’abord étudier les projets qu’on lui soumet.En plus, si on construit un grand boulevard, il se pourrait très bien que le gouvernement participe dans les dépensés.M.Mercier déclare que la loi de l'assistance publique est une bonne loi qui a reçu l’approbation de toutes nos principales institutions religieuses.En trois ans, le gouvernement a distribué trois millions de dollars à nos institutions de charité.On ne soutiendra tout de même pas que le gouvernement nourrissait, en donnant ces octrois, de diaboliques projets, prétend M.Mercier.La loi n’est peut-être pas parfaite, elle peut être amendée, mais elle a été conçue dans un bon esprit et elle a donné d'excellents résultats, ajoute le ministre des terres.Le parti libéral en entrant au pouvoir avec Gabriel Marchand a adopté et maintenu la^*>liticpie de régler les dépenses dêüprès les revenus.C’est pourquoi chaque année, le gouvernement a pu annoncer des surplus souvent considérables et ensuite organiser notre vie économique et industrielle sur le pied où elles se trouvent aujour- temps, est mort hier à l’hôpital néral où il se trouvait depuis à pei s aü iiuutvui ne quelques heures.Il était age de jjous avons pu aussi sauver sent pouvaient payer pour ceux qui souffrent et ceux qui la Providence n’a pas favorisés.C’est de là que provient la loi de l’assistance publique.En vertu de cette mesure, le gouvernement, depuis quatre ans, a pu donner quatre millions aux hô- quarante ans.Le défunt vit le jour à Huntingdon, Qué.Après un court stage au Grand-Tronc, il entra au service du Pacifique Canadien en 1907, dans le département des wagons-restaurants et wagons-lits, avec lequel il resta jusqu'à sa mort.Il laisse sa femme et une filctte.La section Louis Hébert La section Louis Hébert de la Société Saint-Jean-Baptiste de Mont-réal a profité de la traditionnelle fête de la Sainte-Catherine pour organiser sa soirée annuelle, à la salle paroissiale du Sacré-Coeur.Cette soirée a coïncidé avec la remise de la coupe gagnée par la section, pour le meilleur char allégorique, lors de la procession du 24 Juin dernier; le char de la section représentait la Tireuse.M.l’abbé J.-N.Dupuis, curé de Saint-Eusèbe de Verceil, a fait une causerie sur se$ impressions de voyage en France.Il a parlé de Paris sous le double aspect littéraire et religieux.Il a traité des auteurs modernes et de leurs principales oeuvres, rendant hommage à l’esprit catholique et apostolique de quelques-uns; puis 11 a fait défiler les grandes églises de Paris: Notre-Dame, Montmartre, Saint-Germain des Prés, où Mgr de Laval a été sacré évêque.Enfin, Il a rappelé le souvenir d'Ozanam, le fondateur des Conférences Saint-Vincent de Paul.M.l’abbé Valois, aumônier de la section Louis Hébert, a présenté le conférencier et M.l’abbé Charbon-neau l'a remercié.Un programme musical a agrémenté la soirée nu cours de laquelle on a distribuée la tire traditionnelle parmi les auditeurs.Le cag de Clément Hainauh Clément Hainauit, de Lanoraie, qui avait été trouvé mourant dans la route de Lanoraie-Berthierville, a été transporté hier à l’hApital Notre-Dame.Il porte à la tête une blessure qui semble avoir été infligée par une hache.Hainauh n’est sorti de son évanouissement que pour entrer dans le délire.Comme rien n’avait été volé sur sa personne, la police ne s«lt qu’imaginer.de grosses sommes dans les emprunts, grâce au renom de solidité financière de la province garanti par tant d'années de bonne administration.Nos adversaires prétendent que tous les surplus du gouvernement lui viennent de la comgiission des liqueurs.En réalité nos plus gros surplus nous viennent de l’exploitation et de l’organisation de nos ressources naturelles et c'est avec ces ressources comme avec celles de la commission des liqueurs que le gouvernement a pu, moyennant une dette de $40,000,600, couvrir toute la province d’un magnifique réseau de routes qui, chaque année, attire chez nous des centaines de mille touristes qui nous laissent des millions de profits lesquels com pensent largement le coût de nos chemins et de leur entretien.Le gouvernement fréussit à administrer sans taxer le contribuable directement.Il a Imposé des taxes sur les successions passant 815.000; il a imposé une taxe de charité sur les amusements et c’est ainsi qu’en épargnant le pauvre et en forçant le riche à donner sa part, le gouvernement arrive i bien administrer, dit M.Mercier en terminant.TELEPHONE EST 8000 Quelques part en Floride Se trouver quelque part en Floride, où le soleil luit toujours, où les oranges dorées pendent en grou Ees aux branches, où les palmes se ercent gentiment à la brise chaude.où fleurit le doux magnolia, voilà le rêve de centaines de gens chaque hiver.Quand les Canadiens, chez eux.patinent et vont en skis, ceux qui sont dans le sud prennent des bains de ressac, sc couchent au soleil sur le sable chaud, font de la pêche en mer, du golf, etc.Quand vous déciderez de faire un voyage dans le sud, demandez à n’importe quel agent du chemin de fer National du Canada des dé tails quant au service.Les taux d’hiver pour touristes sont maintenant en vigueur et permettent'' de revenir jusqu'au 15 juin avec privilège d’arrêt â tous les endroits importants.Demande* des broehu-rettes illustrées au bureau des billets à Montréal, 230, rue Saint-Jacques, téléphone Main 3620.(réc.) 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