Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 30 novembre 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1925-11-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Montréal, hindi 30 nor.1925 Volume XVI - No 280.Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.- *«•«• Euu-Unts et Empire Britannique .*.0® UNION POSTALE ».iO W Edition hebdomadaire ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .Mû Directeur < HENRI BOURASSA TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration*.336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL FAIS CE QUE DOISI TELEPHONE : - - Main 7460 Service de mit î Rédaction, Main 5111 Administration, Main 5111 M.Boürassa démolit, à Mont-Laurier, la nouvelle politique de guerre de M.Meighen r1.^.» ___ _ _ î_t•___J ____nuo rta Le deuxième discours de Mont-Laurier Pour sortir du gâchis .On n’a pas oublié le premier discours de Mont-Laurier.Il avait amené dans ce coin des Laurentides, avec des milliers d’électeurs de Labelle et des comtes voisins, des représentants de toute la presse canadienne.L’homme qui devait prendre la la parole n’etait cependant point un chef de parti, il ne disposait d’aucune organisation puissante.Depuis des années, il s était confiné dans une demi-retraite, étudiant, voyageant, paraissant s’intéresser surtout aux problèmes d’ordre social et moral.Les mécontents, parmi ses amis, étaient même assez enclins a prétendre qu’il prenait le plus sûr moyen d effacer son nom de la mémoire du grand public.Et, pourtant, dès qu’on annonça qu il acceptait 1 invitation de ses vieux amis de Labelle, qu’il rentrait dans 1 arène, la cuno-site fut tout de suite fouettée comme aux jours de ses vieilles luttes.Quel message allait-il porter aux amis de sa jeunesse t A quelles conclusions l’avaient conduit ses longues et solitaires réflexions?, .D’un bout à l’autre du pays montait en même temps un hommage qui dut surprendre l’homme auquel il s’adressait.Avant même de savoir ce que dirait à Mont-Laurier 1 ancien député de Labelle, on souhaitait sa présence au Parlement, ün le jugeait sur sa carrière, sur ses vieilles luttes et beaucoup, parmi ceux-là même qui l’avaient^ combattu, disaient : Il jam qu’on puisse entendre sa ooixaux Communes! ^ ^ * Ce que fut ce premier discours de Mont-Laurier, on ne l a pas davantage oublié.Le, représentant de la Gazette de Montréal écrivait au retour (nous résumons de mémoire) : Henri Boürassa a justifié les espérances des plus enthousiastes parmi ses amis.De Mont-Laurier, le candidat s était adresse, ncm seulement à ses électeurs de Labelle, mais à tous les hommes de bonne volonté.Par-dessus les querelles et les chicanes de parti, par-dessus les intérêts et 'es ambitions de clan, il proposait a l’opinion publique du pays un programme de politique nationale — un programme accessible à tous les Canadiens.Il montrait qu’il n’y a de praticable dans ce pays, de compatible avec sa stabilité et sa grandeur, qu’une politique de justice pour les minorités, d’accord entre les provinces; il montrait que la paix et la grandeur nationales exigent que le Canada, comme tous les autres pays, s’occupe d’abord, sous la sauvegarde de la loi morale, de ses intérêts supérieurs, que le caractère même de sa population, composite, peu nombreuse, éparpillée sur un vaste territoire, lui commande avec une rigoureuse insistance une politique de prudehee et d’abstention des conflits extérieurs.Ce n’était point là une théorie nouvelle.L’orateur l’avait prêchée au début même de sa carrière.Mais de terribles faits nouveaux s’étaient produits depuis, avaient apporté à ses predictions d’autrefois une confirmation tragique, donnaient à se« conseils d’aujourd’hui une exceptionnelle portée.Il avait été jadis l’homme qui disait: Si vous entrez dans telle yole, voyez a quels désastres vous aboutirez.H était aujourd’hui 1 homme qui, à ses auditeurs tout meurtris encore de l’aventure, pouvait dire: Voici ce que nous a coûté une erreur terrible—Terreur contre laquelle, vous vous le rappelez, i’ai essayé de mettre en garde mon pays.Voulons-nous éviter la répétition du désastre?Profitons alors de la terrible expérience, hayons la voie dange reuse.Et cela donnait à ses avertissements un poids nouveau et singulier.$ ’K 4 M.Boürassa retpurnait hier à Mont-Laurier dans des conditions, à beaucoup d’égards,’ différentes.Il n’est plus candidat, mais bien députe, avec un mandat qui lui permettra d’agir au coeur même de la politique canadienne.Et cette politique offre un aspect encore plus compliqué, plus difficile qu à la veille des dernières élections générales.C’est le gâchis complet, d’où per* « sonne ne sait ce qui pourra sortir demain.M.Boürassa reprend, avec des développements nouveaux, avec les précisions qu’exige la crise, son vieux thème — le thème 2ue, dès le printemps dernier, il proposait à un groupe d’Anglo-anadiens inquiets de l’avenir.Il indique les conditions de fond qui seules peuvent assurer la grandeur du pays, et il supplie de nouveau les hommes de bonne volonté de toutes les provinces de s’attacher à cette oeuvre de coopération nationale.Il montre le* voies d’accord, sinon faciles, au moins logiques, entre les divers groupes canadiens.Et il jette en même temps une sorte d’appel au chef inconnu qui, dans les provinces en majorité anglaises, saura prêcher cette doctrine d’union nationale, de patriotisme bien entendu.L’appel sera-t-il entendu?Comme le spécifie M.Boürassa, pareille collaboration n’em-! porterait aucun sacrifice, aucun abandon de principe.Il s’agirait simplement d’une trêve."Que les impérialistes, dit en effet le député de Labelle, voient dans Fanion permanente et plus intime des pays britannique* le secret des grandeurs futures du Canada, c'est leur droit; tout comme celui des nationalistes de souhaiter que le Canada soit un jour maître de ses destinées, au même titre et de la même manière que les autres nations indépendantes.Mais le moment n’est pas propice à ces décisions suprêmes.Faisons trêve, sans y renoncer, à nos rêves d’avenir.Réparons les pertes et les erreurs du passé, rétablissons Tordre intérieur, évitons les complications étrangères, concentrons nos pensées, nos efforts, notre action sur la terre canadienne, activons dans toutes les provinces un véritable sentiment I national, profond, réfléchi et agissant.Faisons régner sur toute la terre canadienne Tordre et la justice.Et laissons aux générations futures le soin de décider du sort ultime de la nation.’’ ?*.* Dans la finale de son discours, M.Boürassa a précisé que la i pensée d’union qu’il prêche "s'empare d'une foule d’esprits bien pensants, dans toutes les provinces, parmi les Canadiens de j toute race et de toute croyance." Cette affirmation, nous savons qu’il l’appuie sur de nombreuses conversations, sur des lettres abondantes.Lettres et | conversations se font plus précises, plus pressantes, à mesure que s’accuse l’évidence du gâchis, qu’apparaît plus urgente la nécessité d’en sortir.C’est un premier signe des temps, un utile et consolant symptôme.Orner HEROUX Chronique L'intermédiaire — ’’Alors.M.le ministre, c’est entendu: mon tournai fail la lotte pour votre partt pendant toots la durée ds la campagne électorale moyennant un montant total de quatre mille piastre*.Vous me verset deux mille maintenant et deux mille une semât ne avant le four de la votation.— “Cest ça.Mai* U me faut un article de tête chaque semaine.— "Von* l’aoret et 11 vous sera soumis d'avance.Maintenant, fl est ' une autre proposition que Je itou-drals nous faire.Vous n’avez pas un seul quotidien pour défendre votre cause dans notre ville.Combien seriez-vous disposé à payer pour en avoir un?— “Bien, ça dépend.Duquel s'a-(fit-il?• — “Oh! vous savez, je ne pourrais rien vous garantir d’avance, mats j’ai des intérêts communs avec Lejeune.— “Vous pourriez m’obtenir l’aide du Midi?— “Peut-être.Si nous y mettez le prix.— “Combien?— “Cinquante mille et.— “Cinquante mille?Ça me va.— ".et cinq mille pour moi.— "Ah! mats non! It ne faut tout de même pas exagérer.— “C’est à prendre ou à laisser.Vous savez que Lejeune est le type parfait du bonhomme qui ne marche guère facilement.Si vous lui faites vous-mêmes des propositions, il vous demandera cent mille.Et une fois qu’il aura fixé son prix, il ne reviendra plus sur sa parole, même s’il ne reçoit que dix milie piastres de vos adversaires.” Maintenant penché en avant, dans son confortable fauteuil, les deux coudes appuyés sur le rebord de sa table de travail, oeuvre d’un sculpteur sur bois renommé, le ministre Joue nerveusement avec un dangereux coupe-papier, un long et mince stylet oriental à manche d’i voir représentant différentes allégories Japonaises.Et, sans même regarder son interlocuteur, propriétaire d’une petit journal reconnu pour son chantage politique, le ministre se renverse sur les moelleux coussins et continue sa profonde méditation en prenant, de sa cigarette, de longues bouffées d’une légère fumée qu’il libère aussitôt lentement, épaisse, la bouche demi entrouverte, pour ensuite l’aspirer de nouveau par le nez en deux minces filets et la renvoyer par la bouche en une longue expiration.— "Vraiment, vous profitez.L’air choqué et un peu menaçant, le Journaliste l’interrompt: ’Monsieur le ministre! ‘Enfin.J'accepte, mais il me faudra au moins dix articles traitant des principaux points de notre programme.— “Je ferai tout ce qui est possible pour vous satisfaire.Comment les versements seront-ils faits?— "Je ferai verser dix mille piastres à Lejeune après la publication du premier article, qui devra être un article de foi politique, et le reste après la publication du dernier au cours de la semaine qui précédera l’èlectton.— "Ah! mais c’est avec moi que vous faites affaire.— "Comme vous voudrez.Tout ce qui m’intéresse c’est la publication des article*.” * * * Les élections sont passées depuis une semaine.Le parti ministériel est resté au pouvoir à une bonne majorité.Rajeuni de dix ans, malgré les efforts soutenus d’une longue campagne électorale, te ministre est revenu à son bitreau après de courtes vacances dans le sud.Il est à dicter des lettres enthousiastes à son dictaphone lorsqu’un Jeune chasseur entre et lui tend une carte.— “Faites entrer.” — Puis il se lève pour recevoir le personnage annoncé.— "Mon cher Lejeune qu’est-ce qui me vaut l’honneur de votre visite?— Oh! une visite qui ne m’amuse pas particulièrement et que J’aurais préféré ne pas faire, croyez-moi.— "Btenr;.Vous n’êtes guère aimable, savez-vous.” Et le ministre, dont la figure s’est rembrunie, a le sourire tm peu contraint * — “Je vous demapde pardon, M.le ministre, mats vous nfinterpré-tez mat.Je viens vous demander un service et c’est ce qui m’ennuie.'Ce n’est pas rassurant”, dit te ministre, dont la bonne humeur n’est qu’à demi reitenue."Voyons, qu’est-ce que c’est?— "Vous avez été satisfait de mon attitude pendant la campagne?— “Oui, naturellement.— “Bien, voici.Mon journal est prospère, c’est vrai, mais ayant dû.faire certaines améliorations urgentes, U me faudrait cinq mille dollars aujourd’hui.J'ai atteint la limite de mon crédit à la banque et, comme cette dette est très sérieuse, J’ai pensé que le parti me verserait ce montant en retour des services que Je lui ai rendus au cour* de la campagne.— "Mais, vous rêvez.Encore cinq mille piastres.H me semble pourtant que les cinquante mille que Je vous ai fait verser par Louis F régent sont bien suffisants.— “Comment, les cinquante mille.,?Vous avez donné ce montant A Frégent pour qu’il me les verse?— "Mais oui.En retour II me garantissait l’attitude favorable du Mtdi.— "Ah! le c.C’est donc ça, te renouveau d’amitié qu’il néa manifesté en venant fous les fours à mon bureau pour dtsoater la question politique?Il m’a mime suggéré des sujets d'articles que fai ensuite fait écrire par mon rédacteur-en-chef.Comme noos noos sommes laissé prendre par ce taie individu." Puis, d’une voix rauque, en s'effondrant dans son faaieuft, fl reprend: — "Cinquante mille piastres!” "C’est, dit-il, une solution aussi dénuée de sens politique que de simple bon sens.Il serait inconcevable que le peuple confiât ses destinées aux mains d9un homme prêt à lancer le pays dans de telles aventures," Le nouveau député de Labelle prêche une politique de réfection nationale Ilprésente les hommages de ses électeurs et les siens à Mgr de Mont-Laurier à l9occasion du retour de Rome et du troisième anniversaire d9élévation à l9épiscopat de Sa Grandeur UNE ASSEMBLEE CONSIDERABLE APPLAUDIT LE NOUVEAU DEPUTE Deux fms en peu de temps.Mont-1 cause un peu librement avec Laurier aura été la tribune dont! anciens se rend compte qu’U s’est servi M.‘Boürassa pour faire d’importantes déclarations politique.Le 4 octobre, il posait quelques questions précises sur 1 attitude que devaient prendre en Chambre M.Patenaude et ses partisans.On sait l’effet qu’elles ont eu dans la province.Hier, il démolissait avec une logique implacable l’échafaudage néo-tory-nationaliste dressé subitement et annoncé avec grand éclat par le chef de l’opposition tory, M.Meighen, pour préparer, disent ses adversaires, son apparition dans Bagot après son eclipse totale dans toute la province pendant toute la durée de la dernière élection générale.“Je crois ‘connaître ce qu’est ie nationalisme et je sais aussi ce qu’est le libéralisme, car j’ai été libéral; la politique de M.Meighen ce n’est ni du nationalisme ni du libéralisme.c’est de l’incohérence”, s’est écrié le député de Labelle, aux applaudissements de l’assemblée.•Gelle-ci avait lieu dans la salle paroissiale, l’ancienne chapelle temporaire qui rappelle à tousles anciens de Mont-Laurier, ou plutôt du Rapklc-de-l’Orignal, de chers souvenirs.Au fond la tribune est restée, très haute mais spacieuse et commode pour des occasions corn me celle d’hier où ia foule rem- ^lissait la salle à la faire éclater.n’y avait de place que sur l’estrade où seuls avaient pris place ie maire de la ville, M.le docteur J.-A.Matte, qui présidait l’assemblée; le préfet du comté dë Labelle, M.Joseph Lafontaine, venu spécialement de Ferme-Neuve, M.Nap.Thomas et M.Wilf.Lalonde, avocat de Mont-Laurier qui a remercié M.Bouras-sa “du magistral exposé de la situation politique dont il a bien voulu donner à ses électeurs les! prémices”.L’assemblée a eu lieu immédiatement après la grand’messe.Les chemins difficiles et le froid très vif, mais si tonique (10 sous zéro!) qu’il faisait hier, n’ont pas empêché les auditeurs de venir d’assez loin.On notait particulièrement une importante délégation de Ferme-Neuve.Un auditeur faisait observer qu’il est rare que l’on entende k l’ocqa-sion d’une simple visite de remerciements un député offrir à ses électeurs un exposé aussi profond et aussi raisonné de la situation politique.“Mais, répliquait M.Bou-rassa, mes électeurs et moi nous nous connaissions.Jamiis je n’ai procédé autrement.Chacun de mes discours a été un cours de politique et je vous assure que les électeurs en sont heureux" s’agit pas là d’électeurs ordinaires, Presque tous fidèles lecteurs du Deuoir, ils ont suivi leur ancien député qui est devenu leur nouveau député, et ils manifestent dans les questions politiques la plus entière liberté d’esprit et indépendance de jugement.Aussi ont-ils accueilli par des applaudissements unanimes la conclusion du discours de M.Bouras-sa qui a réclamé une nouvelle organisation politique: “.l’accord national ne peut se faire que dans le retour aux saines notions du passé, à la pratique suivie depuis la conquête du Canada jusqu aux jours néfastes de la guerre d’Afrique .Cette pensée, je l’affirme, s’empare d’une foule d’esprits bien pensants, dans toutes les provinces, parmi les Canadiens de toute race et de toute croyance.Vienne l’homme capable de la maîtriser et de la présenter au peuple sous une forme tangible, dans le domaine des applications pratiqué! ,,cet homme attirera à lui les élites et les foules.Pour mon humble part, à cette oeuvre de réfection nationale, j’apporterais avec bonheur le concours le plus ardent, le plus efficace que je pourrais donner, sans attendre ni demander d’autre récompense que de voir se réaliser enfin la pensée dominante de toute ma vie publique depuis trente ans.” * 4e * M.Boürassa était arrivé la veille, samedi, à 8 heures.Une foule l’attendait à la gare en dépit du froid très vif, de même que le corps de musique de Mont-Laurier.M.le maire de Mont-Laurier et M.Wilfrid Lalonde de même que bon nombre de ceux qui ont dirigé la lutte avec tant de succès s’étalent portés à sa rencontre.Grand nombre de ses électeurs l’ont aussi accompagné à la gare dimanche où il a pris le train de 2 heures 45 pour rentrer è Montréal.Discours de M.Boürassa Avant de remercier ses électeurs, le député de Labelle croit que ceux-ci lui permettront d’unir ses sentiments aux leurs pour les déposer en hommage aux pieds de Sa Grandeur Mgr Limoges qui rentre d’un voyage et célèbre, mardi, le troisième anniversaire de son élévation à l’épiscopat.H ne convient pas de traîner l’épiscopat dans la politique.mais l’orateur tient, comme député, à répéter une profession de Et c’est vrai! tout étranger quit foi qu’il a faite maintes fois et à — “Cinquante-cinq mille.” corrige le ministre tout aussi abasourdi, “car je.iui ai versé une commission de cinq mille piastres pour vous approcher." Paul SAINT-YVES.Bloc-notes Une convention Dans quelques heures «’ouvrira à Toronto ira congrès des conservateurs de l’Ontario auquel à peu près un minier de délégués assisteront.Ce congrès devait prendre figure d’assises grandioses, si M.Meighen était arrivé au pouvoir le 29 octobre dernier.A ce que l’on sait maintenant, M.Meighen devait inviter M.Ferguson, premier ministre de l’Ontario, à entrer dans aon cabinet, à Ottawa, M.Ferguson acceptait.M.Price, trésorier provincial de l'Ontario, devait prendre la direction du nouveau ministère ontarien, faire en décembre prochain des élections provinciale* générales, prétextant un changement de chef et six élections partielles à faire depuis plusieurs mois, et se servait par ailleur» de l’organisation électorale fédérale qui a eu le succès qu’on sait le 29 octobre.On avait cru pendant un temps que M.Niekle, procureur généra] de l’Ontario, remplacerait M.Ferguson.Mais il a déplu à l* fois aux pro-bkionnistes qui voient en lui le véritable auteur de la loi légalisant la bière “4.4” et lea antiprohibition-niâtes, qui le trouvent trop sévère dans l'application de la loi de prohibition ontarienne.Tous les préparatifs faits en vue du départ de M.Ferguson de Toronto sont prématurés, car M.King tentant de Jarder le pouvoir, M.Meighen est orcè d'ajourner indéfiniment set projets de cabinet.M faut attendre le* événements.On ne marquera cependant pas de parler, à cette con-bention de Toronto, des dernières assurer son évêque de son filial dévouement, de sa soumission à toutes ses directions dans les matières de foi et de rnoraie.“J’appartiens à ma famille et à mon pays, mais j’appartiens d’abord et surtout è l’Eglise.Et si je prévarique je demande qu’on me punisse”, s’ècrie-t-iL Le député de Labelle remercie les électeurs de la région de la confiance qu’ils lui ont faite.Il est heureux de tenir son mandat de toutes les parties du comté, de tous les électeurs honnêtes qui ont résisté à l'esprit de parti, à la vénalité et aux mesquines préoccupations d’intérêt local, afin de faire triompher la grande cause de l'unité nationale qu'il soutient, bien imparfaitement mais sans relâche, depuis plus d’un quart de siècle.“Je ne garde pas rancune et je demande à mes amis de ne pas garder rancune à ceux qui ont voté contre moi.Le grand nombre Ta fait de bonne foi.Ceux qui Tont fait par cupidité ou par mesquin esprit de parti sont le tr®s petit nombre.Je veux être le député de tout le comté, du sud comme du nord, de ceux qui ont voté pour mod comme de ceux qui ont voté contre moi.avec cependant un souvenir reconnaissant pour les premiers.Esprit nouveau — Vieux partis “Cette élection de Labelle, dit-il, je veux faine eu sorte qu’elle apparaisse aux yeux de tous ce qu’elle est en vérité: une manifestation éclatante de Pesprlt nouveau qui s’éveille dans le Canada tout entier.Partout, Ton voit ou Ton pressent que les partis actuels, leur programme, leur esprit, ne répondent plus ou répondent insuffisamment aux besoins impérieux de la nation, à son intense désir d’ordre, d’équilibre, d’unité morale, de paix intérieure et extérieure, à ses aspirations vraiment nationales, entravées tantôt par un impérialisme extravagant, tantôt par un étroit provin-ciatlisme.“La situation politique actuelle ne répond nullement à ce besoin d’ordre et d’unité.Elle en est même l’antithèse complète.L’appel de M.King à la confiance populaire n’a pas eu l’écho qu’il attendait.Loin d’obtenir la majorité absolue qu’il réclamait, il a vu ses forces décimées, son ministère décapité et am- Îmté d’au moins un bras et une ambe.En supposant que la tête puisse se recoller au tronc, le malade ne peut se soutenir qu’en s’appuyant sur la béquille progressiste, elle-même fendue par le milieu.D’autre part, la situation du parti tory n’est guère plus rassurante pour le pays.L’évolution soudaine des Provinces maritimes n’a rien de commun avec le mouvement qui a valu à M.Meighen un si éclatant succès dans l’Ontario.Les conservateurs de la Colombie anglaise et ceux du Manitoba, en désaccord sur plusieurs points, ne sont pas davantage à Tunisson des torys d’Ontario et des protestataires des provinces du Golfe.Un seul lien unit les fractions du parti conservateur: le désir de renverser le ministère libéral afin de prendre sa place.Apparemment les chefs et les esprits dirigeants des deux vieux partis ne semblent préoccupés que de se disputer les lambeaux d’une victoire incertaine.Ce n'est nas ainsi qu’on sauvera le pays, mton rétablira ses finances, qu’on résoudra tes grands problèmes nationaux, qu’on replacera la Confédération sur sa base normale, qu’on lui rendra l’esprit de ses fondateurs.“Qu’on me pardonne une vieille métaphore: le char de l’Etat, sorti de l’ornière de gauche pour retomber dans l’ornière de droite, ne roulera ni plus vite ni plus sûrement: ce qu’il faut faire, c’cst boucher les trous, abattre les cahots, affermir la route et confier le volant à un chauffeur dont la vision soit large et nette, la main sûre et ferme.Or, à quoi se sont employés les vieux parti* depuis des années?A quoi tendent leur* efforts actuels?A creuser davantage les ornières, è rendre la route impraticable, à faire verser la voiture plutôt que de la laisser eonduire atitre-ment qu’au profit de leurs intérêts particuliers ou de leurs stériles randonnées- “Ce mesquin esprit de parti s’aggrave et profite de l’animosité croissante des diverses régions du pays contre ce que chacune d’elles regarde comme l'injustice de sa situation particulière ou du régime qu’elle subit."Dans la ptupart des provinces, grandissent, plus ou moins rapidement, avec plus ou moins d'intensité.des tendances séparatistes ou.à tout le moins, un esprit dissolvant, Qu’on ne s’y méprenne pas; cipe même de son exlatence, «ont plus en péril que son équilibre économique.“A ce mal rongeur, Tun ou Tau-tre des partis actuels peut-il apporter un remède salutaire et décisif?Je ne le crois pas.U y a en eux trop de vieux préjugés, trop d’habitudes prises, trop d’étroites préoccupations.Ils sont trop soucieux de justifier leurs actes passés et leurs attitudes récentes.On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres.Pas de bloc d’Ontario et de Québec “On a suggéré que libéraux et conservateurs s’unissent pour tirer le pays et sortir eux-mêmes du marécage où ils s’enfoncent en barbotant.Prenons garde! Une alliance des deux vieux partis ne saurait être, à l’heure actuelle, qu’une coalition d’intérêts, sans le ferment d’un principe supérieur; et Tobjet principal ou l’effet immédiat de cette coalition serait d'aligner les forces politiques de TOntano et du Québec contre celles .de l’Ouest et de l’Est.De cela, pour ma part, je ne veux rien entendre.Un “bloc ontarien-québècois me parait plus dangereux encore pour l’unité nationale qu’un “bloc” québécois et un “bloc* ontarien s’affrontant Tun Tautre.Aucun Canadien, soucieux de l’avenir, aucun Canadien français, épris d’ordre et de justice, ne saurait favoriser une manoeuvre dont l’aboutissement fatal serait, pour b Canada, la répétition de la crise formidable qui précipita les Etats-Unis dans la plus meurtrière des guerres civiles.“Mais alors, n’y a-t-il aucun remède?Oui, pourvu qu’on sache remonter A la source du mal, et dé; sinfecter la plaie; pourvu aussi qu’on ait le courage d’appliquer au patient les remèdes qu’exige son étal actuel et le régime que comportent son tempérament et sa situation permanente.élections fédérales.Il reste à voir ce que Ton pourra bien en dire de nouveau.Une enquête?Pour la seconde fois depuis quelques semaines, un religieux de chez nous, le B.F.Marie-Victorin, qui a fait -plusieurs voyages d’études dans le bas de -la province de Québec, sur la rive nord et en Gas* pésie, vient d’attirer dans une causerie remarquable faite au Cercle Universitaire, samedi soir, l’attention de notre public sur les effroy-nbtes conditions de travail faites dans certains chantiers de cette région h des gens de chez nous.Etranger à toute préoccupation d’ordre politique, ni partisan ni adversaire, dit il, ce religieux, de retour de plusieurs voyages au portique de la Eaurentie, a écrit il y a quelques semaines dans-un article qui a fait son tour de presse et sur lequel il est revenu samedi soir: ‘X’on peut oofr, à l’automne, le long des portages des rivières de la Côte-Nord et de la Gaspè.sie, enfonçant Jusqu’aux genoux dans ta boue noire des tourbières, les femmes acadiennes et canadiennes, chargées d’enfants et de bagages, remonter quatre-vingts, cent milles vers te nord hostile dans tes canons tourmentés des Shikshocks.Et pour que tes siens ne crèvent pas de faim, pour ramasser les quelques piastres que lui Jette le jobber, lui-même serré à la gorge par la grande compagnie, l'homme bûchera des étoiles aux étoiles.” A cela le R.F.Marie-Victorin a ajouté samedi des détails poignants.Le bûcheron acadien et canadien de la Gâte nord et de la Gasnésie subit, de toute évidence, un véritable servage, et sa famille as-ec lui.Notre gouvernement provincial, mis en présence d’un témoignage aussi autorisé que celui du R.F.Marie-Vie-torin, devra faire sur place um.en quête sérieuse et ramener A Tobser vation des règles élémentaires de la civilisation les capitalistes américains qui exploitent ainai là-bas non seulement no* forêts, mais nus- -, - si toute une classe de notre popu- A 1 heure actuelle, 1 unité morale de }«Üon.1» Confédération, les conditions es* G p sentielles de sa survivance, le prin- La source du mal La source du mal, c’est qu’en ce pays neuf et immense, habité par une population disparate, éparpillée sur des territoires disjoints par la nature, on n’a rien fait, on presque rien, pour créer et entretenir un véritable sentiment national, pour développer normalement les forces économiques des diverses régions, pohr lier en faisceau 4es intérêts divergents.Toute la puissance financière du pays a fini par se concentrer dans deux provinces, Ontario et Québec, ou, plus exactement, dans deux villes, Toronto et Montréal.En fait plus encore qu’à dessein, on s’est efforcé de circonscrire dans une seule province la portion la plus foncièrement, la plus Instinctivement nationale du peuple canadien; l’on n’a cessé de faire entendre aux Canadiens français qu’en dehors de leur “réserve” québécoise, ils ne «ont que des étrangers, admis su même titre que }e« nouveaux venus d’Europe ou d Asie.Enfin, Ton n’a fait trêve aux conflits d’intérêt», de races ou de provinces que pour nous lancer dans le tourbillon des aventures Impériales.Pour nous tirer des préoccupations trop exclusives de classe, de race ou de clocher, on nous a forcés de “penser impérialement" avant même que nous eussions appris A "vivre nationalement".“Voilé la source du mal, de tous nos maux politiques.Coordonner, sans les supprimer ni les opprimer, les Intérêts et les besoins des diverses régions du psys; créer chez tous les Canadiens la notion du vrai patriotisme, le respect mutuel de leurs droits particuliers; faire aux minorités dans les provinces anglaises un sort équivalent à celui de la minorité anglo-protestante du Québce; enfin, subordonner les intérêts impériaux, aussi bien que les intérêts de race ou de province, aux exigences de notre situation nationale: — voilà le remède et le régime."A cette tâche de.réfection nationale, la province de Québec est nrète A donner son plein concours.Tout Ty porte: sa situation géographique.ses intérêts bien compris, son ordonnance sociale, scs traditions.son besoin de justice et d é-quilibre.Le rôle du Québec dans ia réfection nationale “Prenons d’abord Tordre matériel.Située comme elle l’est, ia province de Québec peut trouver son avantage à toute forme de politique économique.Commandant Tes-tunire du Saint-I.aurant et le commerce de distribution de l’Est, cils peut envisager avec sérénité Tat-traclion grandissante des ports du (Suite à la page 2) % £ «MM LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI.30 NOVEMBRE 1925 VOLUME XVI — No 280 M.Bourassa démolit, à Mont-Laurier, la nouvelle politique de guerre de M.Meighen (Suite de la première page) Pacifique, voire la navigation de reçoit ici la minorité anglo-protestante.la Baie d'Hudson, si elle est prati-1 îi1rmln(1Cnt an/iMn rain l’action fédérale, avec cel- tilement - aux provinces de 1 m- )es ^ autres provinces, qui, dans le libre exercice de leur autonomie, téricur le droit de multiplier les moyens d'écouler plus rapidement et à meilleur compte la masse croissante de leurs moissons?Menacée elle-même d’une concentration-monétaire inquiétante, pourquoi mettrait-elle des entraves à la création et au développement des instruments de crédit que réclament les agriculteurs de l’Ouest?Quel intérêt aurait-elle à favoriser les desseins de deux ou trois grandes banques qui prétendent à accaparer tout le commerce d’argent, a dominer le inonde de la finance, à capter toutes les sources du crédit public et privé?Anémiée par la succion que la ville de Montréal opère sur no» campagnes et sur nos petites industries régionales, pourquoi fermerions-nous l’o-reiUe aux récriminations des Provinces maritimes qui ont vu toutes leurs industries se fondre sous le souffle meurtrier des monopoles industriels do Montréal et de Toronto?» “Les organes de la Haute Finance et de la grande industrie s’évertuent, de ce temps-ci.à créer la légende que la population du Québec est favorable à un relèvement général du tarif douanier; que, seuls, les appels aux préjugés de race ou aux rancunes de la guerre j’ont détournée de voter pour tes candidats protectionnistes.C’est une double erreur; et, pour certains, un double mensonge.Québec et le tarif “La province de Québec n’a jamais été favorable à un tarif de haute protection; et clic l’a prouvé en toute occasion.Elle a toujours refusé de mettre la question tarifaire au premier plan de ses préoccupations politiques.Elle a toujours refusé de méconnaître ou d’oublier les autres aspects, plus importants, de la vie nationale.Le plus tôt l’on s'en convaincra, à l'intérieur et à l’extérieur, le mieux ce sera pour tout le monde.Ce n’est pas, quoi qu’on dise, que les Canadiens français soient aveugles ou 88tm en ces matières; que leur émotivité les détourne de Péta-de intelligente des problèmes éco-, une partie intégrante de l’Empire «omiques.Bien au contraire.Leur * '' * r'>''r instinct pratique, pour la masse, une claire vue des faits, pour les plus avertis, leur font comprendre.qu'ils n’ont aucun avantage à ser- Q110! Poin.l^ ,ou.*?.s ,ces Questions, feront aux minorités franco-catho liques un sort vraiment conforme à l’esprit du pacte fédéral.Retour à l’esprit de 1867 “De même aussi, dans l’ordre des questions économiques, la province de Québec tendra à se rapprocher des partis, des groupes et des provinces qui manifesteront le plus de dispositions à s’entendre avefc elle sur tout ce qui touche aux relations extérieures du Canada et à sa situation dans l’Empire britan nique.Pas plus à cet égard qu’à tout autre, la province de Quebec ne cherche l’isolement farouche, les solutions radicales, la rupture battre du lien qui unit le Canada à la Grande-Bretagne.Tout ce qu’elle veut, c’est le retour à la politique modeste, solide et sensée de 1867: fidélité à la Couronne britannique, dans les limites définies par le droit naturel, les coutumes anglaises et la constitution canadienne: obligation de défendre le territoire canadien, dans la mesure des forces dont Je peuple canadien peut disposer; mille participation aux guerres extérieures de l’Angleterre et aux tractations politiques que lui imposent sa situation mondiale et la possession de son immense empire.Telle était la politique de Macdonald et de Cartier, de Blake et de Mackenzie.Ce fut aussi celle de Laurier et de Tupper, avant 1899.Et c’était la bonne, la seule conforme à la situation du Canada dans le monde et dans l'Empire, la seule susceptible de maintenir un juste équilibre entre nos droits et nos devoirs, entre nos privilèges et nos responsabilités.“Depuis que nous avons re.noneé à ce rôle modeste pour jouer à la guerre et à la grande politique mondiale, nos relations avec l’Angleterre se sont-elles améliorées?l’unité nationale s’est-elle fortifiée?Loin de là! “Nous ne savons plus où nous en sommes, ni ce que nous sommes.Le Canada est-il une nation dans l'Empire, une nation de l’Empire, un associé des autres pays d'Empire ou raie faite dans de telles conditions, il faut se reporter aux jours sombres de 1914 et de 1917.Pour eom-" ‘ gouver- con- ______________________^ électorale, il suffit de iire^avec l’expérience du passé, le commentaire < qui encadre l’énonciation de cette •’doctrine libérale”.— “Le gouvernement, dit M.Meighen, aurait à décider et à décider promptement ce qu’il y aurait de niieux^ à faire] dans l’intérêt du pays.” Et, ajoute-t-U, “je n’ai pas le moindre doute que si un danger menaçait 1 Empire, et ainsi menaçait le Canada encore, ce pays répondrait^ de la même manière qu’en 1914.” Laissons de côté les procédés employes par M.Meighen et ses collègues pour obtenir ]a réponse du Canada, en 1914 et en 1917: censure, bâillon, menaces de chantage, manipulation du scrutin, etc.Ne retenons que la doctrine et l’application projetée.M.Meighen reste convaincu, on le voit, que du moment que l'Empire est en guerre, le Can-xla est en péril.11 préjuge d’avance la réponse du pays.Alors, pourquoi le consulter?Si l’attaque de l’ennemi se porte immédiatement sur le*ter-ritoire canadien, il serait à la fois absurde et criminel d’entraver la défense de la patrie par une consultation populaire.S'il s’agit, au contraire, d’une guerre lointaine, comme en 1899 et en 1914.pourquoi agir d’abord et consulter ensuite?Pure incohérence! Et le traité de Locarno?“Plaçons maintenant cette politique en regard de la situation inter-nationaie actuelle et des évenlua’li-tés qu’elle ménage.Par le traité de Locarno — dont, soit dit en passant.M.Meighen n’a pas encore soufflé mot — l’Angleterre s’est engagée à soutenir l'Allemagne contre la France, ou la France contre l’Allemagne, en ca.s “d’agression injustifiée” de l'une de ces puissances contre l’autre; mais, du caractère de cette agression, le gouvernement britannique reste seul juge.Supposons que la France attaque l’Allemagne et que l'Angleterre décide subitement d’intervenir en faveur de l’Allemagne contre la France, voit-on d’ici où nous mènerait la solution proposée par M.Meighen?Autant dire qu'il veut préluder à la guerre étrangère par la guerre civile.“Non pas que les Canadiens français se reconnaissent à l’égard de la France la moindre obligation analogue à celles que nos impérialistes veulent nous faire assumer envers l’Angleterre.Loin de là.En cas de guerre entre l’Angleterre et la France, la masse des Canadiens français s’en tiendraient- à la poJi-tique de neutralité, qui fut en Pra' tique l’atttUide du Canada pendant A quoi est-il tenu envers l’Angîeter- j plus d’un siècle.Si la France re.ou avec l’Angleterre?Les obîiga- attaquait le territoire canadien, tions souscrites au nom de l’Empire i ils s’armeraient pour le défendre, rengagent-elles?envers qui?et à Mais si l’on prétendait les en- iir les intérêts d'une classe rt> treinte.quoique puissante, d’industriels et de financiers aux dépens de l'unité nationale et du bien-être de la masse des consommateurs et des contribuables, dont ils font partie au même titre que les habitants de ’.’Quest et de l’Est.“Qu?Ton accorde aux indus traîner dans une guerre contre la France, résultat de malentendus, de rivalités, d’intrigues ou de chinoiseries diplomatiques dont le Canada ne serait aucunement responsable, leur sang se révolterait tout comme celui des An- § la-Canadiens, si un gouvernement, ominé par une majorité québécoise, voulait les entraîner aux côtés de la France dam une guerre contre l’Angleterre.“H est vraiment inconcevable ?suffisante pour rémunérer 3e hViTan- ! £lu’un homme doué de quelque ta- > : -ce: investi dans res entre-; t*Ue,“enl 1 m l*®4» suPP°sé connaître quelque prise*.; fort bien.Et '-e pense aue a’«iue; mais i! est essentiellement et chuse df> ^histoire et de* courants tous les gens raisonnable* de l'on- Rour *OL|)ours un Pa>s '"ierî'’«1 pas propice à ces décisions ‘aut rétafrissons l’ordre intérieur, du pacte fédéral.Ce» -droits, je le \ et à .a raison de tous les CtnMiens, ; ^vi|0ns |w complications étrangères, sais, relèvent généralement des c est le devoir envers le Canada.concentrons nos pensées, nos cf-lejtmtores ou des gouvernements forts, notre action sur la terre cana- provinciaux.Loin de moi \ç des- M- Meighen et la guerre dienne, activons dans lOUtes les sein d’en faire Tohjet de stériles , I provinces un véritable sentiment na- débats à la Chambre des Comma- v«n-é fr,u‘ tional, profond, réfléchi et agissant, nés.J al toujours cru et Je crois < yersellement ^cc^Ptee autreiois, régner sur toute la terre .1 ' j canadienne l’ordre et la justice.Et laissons aux générations futures te - — K-—M.op- mon se reprctu.cm » .' wln de décider du sort ultime de nortune, N’empèche que les popu-! Mais à travers quelles lunettes obs- la na|t Ht àc Maintenant que l’élection générale a eu lieu, la campagne se continue.Des journaux libéraux, comme le Star de Toronto.favr#isent ouvertement ce projet de canalisation et publient de nombreux articles pour convertir leurs lecteurs.L’Hyrtro-Electrique, cette vaste compagnie d’utilité publique nationalisée, ne manque pas une occasion de remettre l’entreprise devant les yeux du public, par l’intermédiaire de ses administrateurs, chaque fois qu’elle en a l’occasion.Elle affole un peu la province en déclarant partout qu’elle sera bientôt à court d’électricité, si on ne peut développer le* rapides du Saint-Laurent en élevant des digues et en installant des dynamos.Ce serait la famine d’électricité pour l’est de l’Ontario et Carillon?La Province voisine attend de grandes choses de la canalisation du Saint-Laurent.Elle aurait à disposer de quantités immenses d’élec tricité qui favoriseraient le développement rapide d’un grand nombre de petites villes.L’électricité attirerait de nouvelles industries et permettrait aux industries existantes de s’agrandir.Enfin ia canalisation du Saint-Laurent augmenterait l’importance de certains ports ontariens, dont Toronto, et leur attirerait plus de commerce.Sans compter que les dépenses à faire pour commencer et compléter l’entreprise mettraient de l’argent en circulation dans certaines régions et donneraient du travail à une armée d’ouvriers, c’est ce qui se dit du moins dans l'Ontario.Mais la canalisation du Saint-Laurent est une question politique sur laquelle l’Ontario et le Québec pensent d’une manière tout à fait opposée.Il y a autant d’adversaires du projet chez nous qu’il y a d’amis dans la province voisine.Ef ce conflit d’opinion* sur ce sujet particulier ne contribue pas, dans une petite mesure, au conflit politique entre les deux provinces qui existe à l’heure actuelle.Le temps rendra probablement plus intense cette opposition d’idées et d’intérêts.A mesure que chaque province s’enfermera plus profondément dans son attitude, le conflit deviendra plus grave.* * * Pour le moment, il n’est pas à Le froid Pour enrayer un rhume en un jour Prenex le» "comprimés la.vour* de Brom: Quinine, L’effet tonique et laxatif des comprimés de BROMO QUININE fortifiera votre organisme contre grippe, influenza et autres maladies sérieuses résultant d’un rhume.La boîte porte cette signature _ (o-2fc£fr* Prix 30c.Fabriqués au Canada 35 l’état aigu, cependant.L’Ontario ne peut avoir l’appui du reste du Canada pour l’exécution de l’entne* prise qu’il caresse.Les Provinces Maritimes qui n’en retireraient aucun avantage ne voient que la dépense énorme, impossible à calculer.L’ouest, qui peut se range?avec l’Ontario un jour ou l’autre* est plus occupé aujourd’hui du parachèvement du chemin de fer da la Baie d’Hudson que de la canalisation du Saint-Laurent.La voie de la baie d’Hudson serait tellement plus courte qu’elle surpasserait ên avantages, si elle était possible, la canalisation du Saint-Laurent.Aussi les gens de l’ouest écoutent encore d’une oreille distraita les tenants du projet qui font miroiter à leurs yeux une diminution de six à sept sous par boisseau dans le prix du transport du blé.De plus, seuls le Manitoba et l’est de la Saskatchewan peuvent s’intéresser à l’entreprise.L'ouest de la Saskatchewan et l’Alberta envoient maintenant leurs céréales par la route de Vancouver, et n’ont plus un intérêt très mince dans celle u Saint-Laurent.Et la Colombie anglaise se soucie encore moins du! projet ontarien que les Provinces Maritimes.Enfin, pour un temps du moins, le Québec peut compter sur l’appui des Provinces Maritimes, d?l’Alberta, de la Colombie anglaise et d’une partie de la Saskatchewan pour s'opposer à la canalisation du Saint-Laurent, dont le coût serait fabuleux.L’entreprise ne pourrait être exécutée sous peu que dans l’éventualité où un parti conservateur dominé par l'Ontario viendrait au pouvoir.Si M.Meighen, à un moment donné, se trouve à la tète d’uti parti dont plus que la moitié des membres viennent de l’Ontario, il pourra peut-être s’avancer dans cette direction.Mais ce n’est pas certain.Car les comtés du nord ds l’Ontario ne sont pas intéressés dans le développement du Sainte Laurent et favorisent le canal de 1s baie Géorgienne, autre vaste entre» prise qui a jusqu’ici fait couleS beaucoup d’encre.Chaque sessioru oes comtés font soumettre par leurs représentants une résolution en faveur die ce canal.Et puis il y a U projet de Carillon.La situation politique n’est pal favorable encore aux rêves du sud ontarien.Et tout indique qu’elle né se modifiera pas rapidement, Cependant ce grand projet continuera d’alimenter les animosités et leS conflits politiques pendant un lonfl temps, car l’état de nos finance! nous permet difficilement de nouvelles aventures de cette sorte.Léo-Paul DESROSIERS Le “Devoir* publie les meilleurs feuilIetore% toujours choisis avec un grand souri de moralité.Le mercure est descendu à zéro, dans la nuit de samedi à dimanche.C'est le plus gros froid enregistré à pareille date depuis l'année 1891, alors que le mercure était descendu à 6 degrés en bas de zéro.Le thermomètre a dégringolé de 32 degrés en 48 heures.Le premier accident dû à la glace cette année est arrivé à Ida Kotrhe-noff, 32 ans, 285b, avenue Coloniale.Elle est tombée sur le trottoir, au coin de la rue Sainte-Catherine et de l’avenue du Pare et s’est fracturé le poignet droit.Dernier service funèbre de la reine-mère Ixindres.30.— Le dernier servi-j ce funèbre chanté à la mémoire de I la reine Alexandra a eu lieu samedi matin en présence d'une vingtai-; ne de personnes à peine, toutes de < ta famille rovale.l,e corps en" la reine restera dans la Memorial Chapel du château de Windsor pendant quelques jours, en attendant que le caveau, qui n été préparé pour elle et le roi Edouard VII.soit terminé.Le roi a publié hier un message de remerciements à loue les peuples de l’Empire pom" leurs condolean-, ces.Un seul brûleur tient tout le dîner chaud C’est aussi un mer-veillenx cuiseur, possédant de nombreux perfectionnements et commodités.II économise 25% de gaz.Comme la surface est large, lisse et fermée, vous pouvez travailler avec confort au-dessus Poêles à Gaz SMOOXHTOP AVEC BRÛLEURS RAPIDES Les vaisseaux peuvent être poussés de rôté et d'autre sans ren-veraer.Six choses peuvent cuire à la fois sur trois brûieura parce que la chaleur est retenue et utilisée.Venez les voir à nos magasins.Toute femme désire un meilleur poêle à gaz.C’est le coeur de la cuisine.Impossible de s’en passer.Un poêle à gaz Smoothtop ou Regent neuf mettra une nouvelle rie ou un nouveau coeur dans votre cuisine.Achetez maintenant pendant que nous offrons des prix spéciaux et des conditions spéciales.Nous achèterons votre vieux poêle.MONTREAL LIGHT, HEAT & POWER.CONS.tmmcub!* Power, S3 ou-tt.rue Cr*i*.Main 4*1*.*93 on»'.Saint*.C-thrrin-, an*!.Mountain.l>lowr (0*8-8301.1 tt?rue Sainl-tlrnl*, prè* S*lnt«-l'ith*rtne.E*t 2*31.2(75 aut, rua Salntt-Ctlhtrlne.pr*a Ltaailr.ttetr»»! 18;(.48*7, *—nut l'*iilneau.pr4* Mont-R«r«l.Amhrrat (M3.40(3.ru* 8t-Deni-, pria Oulnth.Btlair 7378 S14(, avanur d- Farr.pr(a I.aarltr.B*l»lr T33S.((II -«rat, tu* Hharbr—ka, Nolr#-Uam*-df.lirèt».Walnut *1*(.(154 Waîltnrtan, Vardan.York 1§(*.f>.Marcutte.Il rua d- l'Fftla».SM.aurrnt.Atlantic Ï883W.A.Duhur.24* Bird Monk.York 121*.I calendrier Doxnjtin: MARDI.Hr déc.mbr» I»2I.Suint Eloi, «Tiquf »t confwttar.l*ver du tolell.7 '»• !*• Coucher du eolMl.4 b.12.L«t« de U lune, * h.22.Coucher de I* lune, * "• Dernier Quartier le » * T h.U in'.Nourelle lune, le 15, à 2 h.15 »• PETIT BOTTIN DU MONDE PROFESSIONNEL Oh a "souvent besoin d’un plus "ferré” que sof’— dirait 'Lafontaine WW» WW 11 m» » ?W4 Dentiste r -a* «r w» *>«*»*** 4 Arpentage J.-A.-U.Beaudry, LC.Arpentage, brevets d’invention» I» RUE SAINT JACQUES MAIN un MONTRE Al Téléphone Est 9238 Dr À.Heynemand 1569 rue Saint-Denis »rte Etamantigny — MratrM.Médecin Cvartlta*»» * de U fc • VA Dr J.-M.-A.Valois SeAelalMs: VMee «rtaslree — SlMtretMreefe TU.E,t MIT 4*.SUS SAINT-DENIS Avocats Tfl.Main 4tC3-4Ml ArchambauL & Marcotte !«.ST JACQUES, MONTKEAt Jeeeph Archembaalt.CJL.MJ*.EmlU Marcett» A.ecat de le Ceereaet.L.L.B.Dentiste Duree» • 4M.rue Atwuner, enyli Netre-Deme Dr R, Laporte IM » Soleil EXTEACTtON DE DENTS DimCTTJ» TUlphen* i Wntaaaast (t*4 Notaire Tfl.i Belelr MU Gis Archambault, c.c.8 Haeree de bureau t 1 A I p.a>-.• t • le e< rn MONT-ROT AL EST AvOCat leea Vautcui, t • i~,U- AkMrfc Bletn.L.L.I.K»«.MM, TirntT^a, R»».•M» ftt-Denla Ro.cuionl Tél.Cale met »7t»-W Tél.Clalrrel »S»*J BLAIN & FAUTEUX AVOCATS tmm.ibl.Delota, chambre SI.Main (11» Il eerct, rat Netre-Dem*.Mentrdel Dentiste' Dr Ad.L’Archevêque MA l>AEC LAFONTAINE TA.B«»1r 1111 Ancle CfcrMtepfc.OUteb Notaire L.-D.dément 30, me St-Jacques Ta Main 8538 Bée.Weatmoant 1U04 Avocat Ttl.Bereent Metn (IM D.mlcil.; Set MSI M.Eugene Simard lx.l.mWItmUF -SAUVEGABDK” Notre-Dame Bit Meutrdel Dentiste Es face du théâtre It-D.eii.Dr Julien Piché DENTISTE II*» EUE SAINT-DENI», .MONTREAL TâL Bat »m.Notaire' Tâlâyhaae t Horace Lippé Flaeemeata d'erceut — BArleataute de euecea-¦ten* — Admlntatratiea le ereyriâtâ*, ata.IL PLACE O'AAMEB MONTREAL Avocats' Vanier & Vanier Car Vanlev 91 SAINT JACQUR» Aeat.la Vealer Tâl.Re-rr* 1M1 Dentiste’ Tâl.Calumet MU-W Cancel ta tien , I a.a.à I P un.Dr Roméo Belaud CHIRURGIEN-DENTISTE Traltcm.nl daa r-nctrc MM Christophe-Colomb.- - Montréal (Caïn Nallacbscae) Ll»-«i Orfèvre’ Avocat Male mt-ttlt En fat.de Fatale de JaeMae René T'héberge IMMEUBLE "SAUVEOARBI tt NOTRE DAME EST, laite Ot- *>• MONTBEAL Dentiste M.Josse, do bos loan, no compterait plat sar Molièr* pvur foire «avoir qu'il est orfèvre.Sa carte dans notre Bottln publierait partout «a compétence.Faites de même.TâL Lance,ter 4»M Dr Jules Hector Falardeau CHIRURGIEN-DENTISTE Extraction aen* dealenr - Méthode* madan.Un ST-DENIS, (*la Sh'rbreeki, MONTBFAL 1-8-3» Opticien Lunetterie — Prix du groa Voyez imchlnerle» dans ta vttrJne Jeune.B E A U M I E R M» STE-CATHERINE EST Spécialité i yoa* artificiel*.Réparation* immédiat** par mail*.Cott* annanea rapporté* vaat Mc par dellar.Dentiste Bareea » üpt MO* TéL Bée Wml tltl Dr J.-E.Qialifoux Retraction «aae deatear — Méthada* mad*reet t*».RU* VIN Vf Ancle SAINT-JACQUIS Huissier Théo.Guy Groihé Kéeldancéi ITIe Well.Tél.Ert MU J HalMltr é* le Ceur Bepérieure Bareea ¦ 11, ST JACQUES.Chambra II Tél.Harbaur Mél Montréal Professeur IM.rua ONTARIO b.LeBlond de Brumath BaehdUr dm Unlvaraltéa de Franco et tmvet Officier 4’Académie — Aetaer Le plat ancien r*nre nrejnratelr* ¦¦«•«•¦•a» de Médeelea, de Dr*lt, ChlrarrU dontalre.Pharmacie Dentiste T4M»k*u* s*t Dr Ernest Laporte «I ééélM ITM ST-DRNIL Ri traction del nerfa dantalro* an I » M minât*, abeeiament tant daalavr.Il.eeaUtant *t »**«#*•**» dt# procédé* d Dr J.-N.*Peel Faurnlar, d* Bt-Ertclntha.Médecin TéMphan* rutaea Dr J.-M.-E.Prévost Mé» de* hépltaas d* Ferle.Lendrce, Tech ».•* Neir.Tt_ Velte urinaire*, rclae, *•*•!*.meledle* réné- .BOTOnUMN** “ "riloKTmi 1141 Professeur Tél.Lanaacter Caere préparatoire ée prefeeæer René Savoie, LC.LE.Drelt Médecin*.Phermacl*.Art dentaire Caere Prta Eeela Palrtéchnlqa* Montréal riagi* d’AntO'inetle Dupont pt de J.Gpoch, qui s’étalent mariés en Angleterre.en 1914.pour éluder des dispositions de 1» loi provinciale de Québec, fcn phi» le mariage en Angleterre n’était pa* valide parce que les deux conjoint» n’y avaient pas résidé durant le I*P® de temps suffisant.L'admission à l’Ecole d’imprimerie tre examen d’entrée, le 9 décembre prochain, pour ceux qui n’auraient pu «e présenter au premier.Les fromages canadiens F.n 1924.la production totale de fromage au Canada atteignait, d’après FOfflce fédéral de Ta statistique, 151,673.880 livres évaluée» k 824,518,734.Farce qu’un grand .nombre de candidat» au cour* d’imprimerie n’ont pu prendre connaissance assez tôt de la formule du contrat pour l’entrée du 30 novembre courant, on a décidé de faire paaoer un au^ Le banquet des auteurs anglais nisé Lca auteur» canadien», comme franc*!*, ont fraternise sa modi aoir, chef Kcrhulu & Odtau, Sour commémorer la clôture de la emnine du IJvrc."M.Edmond Monte!, président de la section française présidait, conjointement, «vec air Andrew Mac-Phatl, de la section anglaise.M.le Juge Edouard Fabre-Surveycr était rhôte d’honneur.MM.Montet, MacPhail, Virior Mortn et Georges Bellcrive ont prononcé des allocutions et Mme Cou-tant-Lainbret a récité des pièces.Larivièrr s'avoue coupable P.Larivlére a’est avoué coupable samedi matin devant le juge Dé-carie sur l’accusation d’avoir cambriolé le magasin B.Gadingor, 901, est, rue Sainte-Catherine.La sentence sers prononcée Jeudi prochain.Vient de paraître Vannuatre Granger pour la Jeunesse.Joli almanaçh qui offre cette particularité appréciable de n’être pas encombré d’tnnoncei.On y trouve beaucoup d’inédit, des gravures bien faite».Et il e«t pour la jeunesse.pour la jeûnasse de chez nous.U contient un recueil de chansons enfantine» canadiennes avec musique.Pour rien à 25 sous l’unité, (28 sous par la poste), â 818 le cent (par mesaageries).Service de librairie du Devolt case postale 4020, 336 Notre-DawA est. VOLUME XVI — No 280 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 30 NOVEMBRE 1925 Jfei LES SYNDICATS f JCATH0L1QUES SYNDICAT DES PLOMBIERS , Le «yndicirt catholique et natio* >lnaj des plombier» et poaeur» d’appareil» oe chauffage s’assemblera ce «oir, k 8 heures 15 p.m.à la ••lie No 1, édifice des syndicats catholiques, 655, deMontigny, M.Dieuraegarde donnera un rapport sur toutes les activités de la dernière semaine, placement d’hom-anes, demandes, règlements de difficulté», etc.Rapport des délégués au Conseil central.Tous les membres sont prié» d’assister.Par ordre.SUCCES DES JOURNALIERS LE RADIO Le euchre-cohcert organisé mer-'credi dernier, par le syndicat ca éholique national des journaliers a remporté un très beau succès.La «aile dç l’école Salaberry était remplie h sa capacité.Après la partie de cartes.M.Clovis Bernier, président du Conseil Central des syndicats catholiques prononça une al locution sur les caractères du syndicalisme.U indiqua éloquemment pourquoi lea ouvriers réclamaient un genre d’organisation qui soit vraiment conforme à leurs aspiration».M.l’abbé A.Boileau, aumônier-général, félicita le syndicalisme catholique du fait qu’il s’occupe énergiquement ds syndiquer les journaliers, qui forment la classe la plus maltraitée des travailleurs manuels.M.l’aumônier voit dan* ceci une raison de plus d’aider les journaliers; les oeuvres catholiques se doivent de préférence aux plus grandes misères.M.l’abbé R.Bachand, aumônier du Syndicat des journaliers, a aussi parlé.Il a invité tous les journaliers « s’inscrire comme membres du syndicat.leur promettant tout le concours possible au soulagement de leurs difficultés.M.O.Filion, président de la Fédération des métiers du bâtiment, a aussi déclaré les bienfaits de l’organisation, les ouvriers sont souvent les auteur* de leurs misères.Quand ils s’organisent, ils peuvent améliorer leur sort; désunis, ils sont victimes de toutes les injustices, sans pouvoir les combattre.Le comité d’organisation mérite des félicitations.MM.J.-B.Délisle, O.Constantineau, R.Abel, J.Monahan, G.Lepage, président du Syndicat, Langlois, Léonard, sc sont occupés avec plusieurs membres dévoués de diriger la soirée.Six cents personnes ont pu prendre part à la partie de cartes.Un orchestre a donné de la musique au cours de la soirée.On a remarqué la présence de M.l’échevin D.Généreux, échevin du quartier.CERCLE DE MUN La dernière réunion du cercle de Mun a été une des plus importantes ¦depuis sa fondation.Deux causeries par M.l’abbé Choquette et M.Philippe J.Laganière étaient à l’ordre du jour.Dans la première, M l’aumônier a continué ses cours d’économie politique en parlant de 'l’action des \gouvernements dans la production des richesses de destruction.Le fonctionnairisme et les monopoles d’Etat ont été étudiés et leurs résultats néfastes mis à jour d'une manière éclatante.Dans la seconde causerie, M.Lavanière a étudié la nécessité d’avoir des chefs, où les trouver, comment les former.Sa causerie a eu pour résultat la préparation d’un programme d’action qui mettra le cercle en état de donner nu mouvement syndicalisme montréalais un élan considérable.Ce programme sera connu dans quelques semaines.La prochaine réunion aura lieu le mardi 1er décempre.Tous les chefs du mouvement et particuliérement les membres des métiers qui ne sont pas encore syndiqués sont invités.^ L'exposition de chats n’est au bénéfice de l’Institut Bruchési POSTE CFCF, MONTREAL Lundi, 30 novembre 1925 7.00-7.30 p.m.— Contes enfantins en français et en anglais.7.30-8.30 p.m.— Concert clajsi- Sje par l’orchestre de l’hôtel Mont-oyal sous la direction de M.Rex Battle.1-—Ouverture: “Egmont" Beethoven 2—'Deux chants: (a) Jusqu’à ce Sue.Sanderson antaisie: (b) Pour toi seule .Geehl 4—Solo de piano: Lakme, “Les deux alouettes”.Delibes M.Rex Battle 5—-Sérénade.Schubert (M.Herbert Spencer à l’orgue.) 0—Extrait “Le Mikado” Sullivan 8.45-9.45 p.m.-— Programme de musique vocale et instrumentale par le quatuor à cordes Panet.Raymond avec les artistes suivants: M.Roméo Morency, baryton, Mlle Win-nifred East, accompagnatrice, M, D’Esneval Panet-Raymond, 1er violon, M.Jean Morin, 2e violon, M.Jean Lemay, viole, M.Jean Panet-Raymond, violoncelle.10.30-11.30 p.m.— Sleepy Hall et son orchestre de danse de l’hôtel Mont-Royal émettant directement de la Salle Dorée.Rafraîchissez-vous ! Le meilleur laxatif, “Cascarets”, 10c Ne restez pas avec le m»l de tête, bilieux, constipé, malade.Prenez un ou deux “Cascarets” à n’importe quel moment pour vous stimuler doucement le foie *t vous activer les intestins.Vous ____ vous sentirez, après cela, bien portant, votre esprit deviendra plus lucide, votre estomac s’adoucira, votre langue se fera rose et votre teint animé., Rien autre chose ne nettoie, n a-doucit et - ne rafraîchit autant^ le système tout entier que ces ''(.as-carets” délectables comme un bonbon et tout à fait inoffensifs.Ils ne causent jamais de coliques, d effet exagéré ni de malaises.Mode d em- ?iîoi sur chaque botte pour hommes, enunes et enfants.Aux pharmacies.L’exposition de chats donnée à l’hôtel Windsor actuellement n’est pas au bénéfice de PInstitut Bruchési.Le public a été mis sous la fausse impression que l’exposition tenue au Windsor était faite au bénéfice de l'Institut Bruchési.La seule campagne organisée pour prélever des fonds au profits des oeuvres antituberculeuses est, Sour le moment, la vente du tim-r© de Noël.L’Institut Bruchési.POSTE CNRA, MONCTON, 291 Le poste du Chemin de fer National à Moncton, donnera un concert demain soir, 1er décembre, 1925, à 8 heures p.m.(Heure de l’Atlantique.) Pas tout mais beaucoup de ce qu’on n’a pas ailleurs Le Devoir est en train d'établir qu’on peut ne vendre que de bons livres — combien de librairies peu vent en dire autant?— et avoir tout de même un choix très varié.La liste ct-dessous ne donne qu'une faible idée, qu’une bien faible idée de notre vaste assortiment.Il faudra venir chez nous pour les livres d'étrennes.Nous n’avons pas tout ce qu’on trouve ailleurs, mais nous avons des choses qu’on ne trouve pas ailleurs.Il n'y a pas non plus d’endroit où les prix soient plus bas.Venez nous voir.Quant à ceux qui n’habitent pas Montréal nous les mettrons au courant sous peu par la publication d'une Grande annonce.Consultez la liste ci-dessous.C’est le tour des livres sérieux: UNE OEUVRE DE MISERICOR DE ET D’APOSTOLAT, Notre-Dame de Charité du Refuge et du Bouteur (1840-1923) par des Pères de la Congrégation de Jésus et de Marte.Ouvrage illustré de 22 planches hors-texte, au comptoir .75», par la poste .85s.SAINT JEAN EUDES, missionnaire apostolique par le R.P.Emile Georgos, Eudiste.Ouvrage de 520 pages, au comptoir $1.50, par la poste $1.60.LA VENERABLE MERE MARIE DE SAINTE-EUPHRASIF.PELLETIER, sa vie, son oeuvre, ses vertus, par M.le chanoine Portais.Ouvrage en deux volumes, 530 pages "chacun.An comptoir $2.50, “/wr ta poste $2.70.ALMANACHS : de Saint-François.25* .30s.de la Langue fran.25s ,30s.Rolland .25s .30s.LE SOL CANADIEN, éléments de géologie^ par le R.P.Fontanel, volume de 400 pages.Au comptoir $2, par la poste $2.15.SlfNERAUX ET ROCHES DU CANADA par te même, ouvrage de 430 pages.Au comptoir $2, par la poste $2.15.Service de Librairie du Devoir.Université de Montréal FACULTE DE PHILOSOPHIE Horaire de la semaine du 30 novembre.1.Cours régulier, 7h.30 et 8h.30 p.m.Lundi, droit social, Prof.Pi-neault.Divorce, I, droit naturel personne!, prof.Vanier.Peine de mort.Mardi: Histoire, Prof.-Forest.Stoïcisme, ontologie, Prof.Gauthier.Acte et puissance, II.Vendredi: Cosmologie, Prof.Lamarche.Hylémorphisme, TV.Logique, Prof.Pineault.Raisonnement aéductif, V.IL Cours spécial, 8h.30 et 9h.30 a.m.: Samedi: Logique, Prof.Pineault.Définition, M.Ontologie, Prof.Gauthier, Le bon et le beau.S.G.Mgr Poirier Paris, 18 novembre (par courrier) — Mgr Poirier, vicaire général de Lucon, vient d’être nommé évêque titulaire d’Ironopolis et coadjuteur avec succession de S.G.Mgr Schoepfer, évêque de Tarbes et Lourdes.La natalité dans les provinces Ottawa, 30, (SiPjCO — Dans huit des neuf provinces du pays, la natalité diminue.Elle était en mai dernier dans les butt provinces en question, de 22.8 par mille, comparativement à 24.3 en mai 1924 et 27.5 en mai 1921.Par province elle était comme *nll‘ 1925 1924 14.2 20 ïle-du-Prince-Edouard Nouvelle-Ecosse .• .21.7 23.6 Nôuveau-Brunswick , .28.7 30.1 Ontario.23.6 24.3 Manitoba.23.8 23.9 Saskatchewan .24.4 26.3 Alberta .19.8 23.8 Colombe-Anglaise .16.9 18.8 Québec ne fait pas encore de rapports au bureau fédéral de la statistique.__ j Bénédiction d’une Ecole normale à un prix avantageux Le PRATTE à queue, modèle MINIATURE, instrument sans rival : $1250-00 366-368 Ste-Catherine Est MONTREAL 1 Sherbrooke, 30.—• Sa Grandeur Mgr Larocque a béni hier après-midi l’Ecole Normale.M.Jacob Ni-col, trésorier provincial; M.J.*C.Magnan, inspecteur général des écoles; Son Honneur le maire Brault, M.C, B.Howard, le nouveau député de Sherbrooke aux Communes, et de nombreux dignitaires ecclésiastiques et municipaux y assistaient.De courtes allocutions ont été prononcées par Mgr Larocque, MM.Nieol et Magnan.A St-Aimé-sur-Richelieu Saint-Aimé, le 30 — En notre paroisse le 24 de ce mois, a eu lieu, dans une salle du couvent, une partie de whist organisée par les membres du cercle Richelieu de l’A.C.J.C., au profit des oeuvres paroissiales.Les gagnants étalent: Mme Jo seph Poirier, Mlle A.Vigeant, Mme Arthur Perreault, Mme O.Desro-chers, Mlle M.Brodeur, Mme Paul Gagner, MM.W.Réveillé, Arthur Blanchette, J.Blain, O.Desrochers, Norbert Mathieu et J.Lamoureux.Funérailles de M.Michael Collier MiR PEPART5 DE SAINT-JEAN, N.-B.à Liverpool £,.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.