Le devoir, 5 décembre 1925, samedi 5 décembre 1925
Volume XVI - No 285.Abonnements par la poste : f Edition quotidienne Canada.wm Ctata-Unla et Empire Britaaniqne .S.00 UNION POSTALE.«10.00 Edition hebdomadaire CANADA.a.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .*.00 DEVOIR Directeur i HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Monréal, samedi 5 déc.1925.TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration: 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TELEPHONE : - • Main 7469 Service de nuit : Rédaction, Main 5121 Administration, Main S15S Petits mémoires C.-H.CAHAN Le bloc-notes que M.Pelletier consacrait hier aux derniers discours de M.Caban a fait lever dans ma mémoire toute une légion de souvenirs.Me permettra-t-on d’en fixer hâtivement ici quelques-uns?Voici bien vingt ans que je connais M.C.-H.Caban, mais je doute fort que le futur «député de Saint-Laurent-Saint-George ait gardé de notre première rencontre le moindre souvenir.Si je la rappelle après tant d’années, et en dépit de son jieu d’importance, c’est qu’elle illustre l’un des traits caractéristiques de l’homme.M.Caban était aüors fort intéressé dans une grande affaire financière dont les opérations se poursuivaient au Mexique, mais dont le conseil «d’administration siégeait à Montréal.Il y avait ce jour-là séance du conseil et notre rédacteur financier était pris ailleurs.Le chef de service — j’étais probablement le seul qui n’eût point à abattre une tâche immédiate — m’expédia tout droit au Windsor pour recueilir sur la réunion du conseil, sur les projets des administrateurs, le maximum de renseignements.Besogne légèrement embarrassante pour un quasi-débutant, qui ne savait rien de la finance ni de cette affaire en particulier.J1 fallait tout de même s’exécuter.Un ami complaisant me souffla en cours «de route: Demande Cahan.C’est lui qui saura tout.Je demandai Cahan.Aussitôt vint me rejoinare à la porte de la salle de réunion le colosse dont la tête magnifique est aujourd’hui familière à tout Montréal.En cinq minutes, M.Cahan m’avait donné l’essentiel de d’affaire et presque bâti mon récit.Je n'ai su que plus tard qu’il avait, au temps de sa jeunesse, fait du journalisme et deviné la cause de son remar-quable tour de main; mais de ce jour je gardai le souvenir de l’un des hommes les plus obligeants, les plus virilement aimables que l’on pût rencontrer.Cet être de force — physique comme intellectuelle — semble bien avant tout un homme de grand coeur: généreux, accueillant, ardent et fidèle dans ses'affections, et ne les laissant même point briser par les divergences politiques.C’est un Celte—son éloquence, qui tranche si nettement sur le type ordinaire de l’éloquence anglo-canadienne, suffirait à le révéler — et qui a, sous sa science du droit et son expérience des affaires, toute la profondeur de sentiment et d’émotivité de sa race.* * * C'est de 1911 que date la première prise de contact de M.Cahan avec le grand public montréalais.M.Caban venait de passer la cinquantaine.Après avoir fail du journalisme et de la politique à la Nouvelle-Ecosse, il avait vécu de longues années au Mexique et visité l’Amérique du nord au sud.11 était revenu se fixer à Montréal, où il s’occupait à la fois de droit et de finance.Mais la politique l'avait tenu de trop près jadis pour qu’il ne fût point tenté d’y prendre encore quelque part.Et les auditoires virent avec une heureuse surprise, sur les estrades montréalaises, cet orateur nouveau, qui parlait chiffres.finances, tarif, avec la précision d’un comptable et l’ardeur passionnée du Celte.C’est dans ce temps-là aussi que.la plupart d’entre nous firent ou renouèrent connaissance avecM.Cahan.Il y avait plaisir à causer avec ce grand voyageur, même si l’on ne partageait point ses opinions.Puis, s’il n’envisageait pas toutes les choses sous le même angle que nous, il s’intéressait à beaucoup des choses qui nous intéressaient.Il avait trop vu, trop lu — il est plus ou moins familier aves quatre langues au moins — pour se confiner dans les problèmes que posait chaque jour devant lui sa besogne d’avocat et de financier.Il avait le goût des questions générales, des problèmes d’ordre national.Et l’on ne tarda pas à s’en rendre compte par ses discours et ses communications aux journaux.* * * Tout cela faisait de M.Cahan un fort intéressant compagnon et le classait parmi les hommes distingués de Montréal.L’affaire du Keewatin est venue révéler au grand public quelle passion de la justice animait ce puissant avocat.On oublie si vite qu’il est peut-être à propos de rappeler en quelques mots la substance de cette affaire du Keewatin.Il s'agissait de l’annexion au Manitoba d’un fragment des anciens Territoires du Nord-Ouest resté sous l’autorité directe du gouvernement fédéral.Le Manitoba avait fait des droits de la minorité catholique le massacre que l’on sait.Nous prétendions que le gouvernement fédéral, s’il annexait au Manitoba le territoire du Kéwatin, se devait d’y garantir tous les droits dont la minorité jouissait par la loi de*1875, et non point de laisser tomber cette.minorité sous l’empire de la tyrannique réglementation du Manitoba.La lutte, qui devait auréoler d'une si magnifique renommée le nom de Paul-Emile Lamarche çt de quelques-uns de ses-compagnons, s’engageait dans des conditions particulièrement difficiles.Les Canadiens français les plus en vue de la Chambre appuyaient dans son oeuvre néfaste le cabinet fédéral.M.Bou-rassa, député à Québec, ne pouvait prêter à Lamarche et à ses amis un concours direct.Il fit tout le possible.Il se jeta à corps perdu dans l’examen du dossier, assez considérable, de la cause et annonça qu’au Monument National — ce fut Tune de ses plus émouvantes réunions — il répondrait aux avoçats de la capitulation.Au bureau du Deooir, c’était la fièvre.Nous voyions s’éloigner des compagnons de la veille, nous ne savions plus sur qui nous pouvions compter.Un matin, Dèslongchamps accourut, avec un éclair dans les yeux.— Je viens de voir Cahan, me dit-il, je crois qu'il pense comme nous.—Quelle force si nous pouvions obtenir de lui une expression d'opinion! Un juriste de sa reputation, un protestant de langue anglaisé, un ami politique du chef du gouvernement! Mais comment le lui demander!.Deslong-chàmp.s n'a point de prétention à la timidité.— Je vais, en tout cas, essayer de savoir à quoi m'en tenir, dit-il, en repartant pour l’étude de M.Cahan.Et il commença à interroger celui-ci .de loin, indirectement.Le grand avocat se renversa dans son fauteuil, avec le bon gros rire que connaissent tous ses amis — un rire d’enfant presque.— Akt vous voulez connaître mon opinion?—Bien oui! — Mats je pense comme vous autres! Dèslongchamps voulait davantage: la permission de laisser connaître cette opinion et cette si précieuse sympathie.Un autre éclat de rire l’interrompit, et le juriste, se tournant vers Tune de ses dactylographes, dit simplement: — Mademoiselle, avez-vous terminé cette transcription?.Cette transcription, c’était celle de la magnifique consultation que M.Cahan préparait depuis huit jours, sans que personne ne la lui eût demandée.— Je me proposais, dit-il à Des-longchamps, d’expédier ceci à Bourassa et rt Lamarche.Peut-être cela pourra-t-il leur servir.Si cela pouvait leur servir! Nous n’avions pas entre les mains d’arme plus puissante.Et l’on sait de quel discours magnifique M.Cahan fit suivre, au Monument National, cette première consultation.>1- * * Le député de Saint-Laurent-Saint-George, dans sa dernière campagne, o fait, sur les droits des minorités, de très nettei déclarations.Mais, si précises, si nettes que soient ces déclarations, elles n’atteignent pas à l’éloquence de ses actes.Car, ce n’est pas seulement pour les cathôliques du Kéwatin qu’il a plaidé, c’est aussi pour les Franco-Ontariens.C’est devant un auditoire anglo-ontarien qu’en pleine crise, il disait: Si la Constitution ne garantit pas aux Franco-Ontariens le droit de parler le français dans leurs écoles, elle ne garantit pas aux Anglo-Québécois le droit de parier l’anglais dans les leurs.Il n’y a pas en ce domaine deux mesures de droit.On nous saura sûrement gré d’avoir une fois de plus rappelé ces magnifiques états de service.Orner HER0UX Uactualité Timbres de Noël Une chambre bien simple, sans tenluïe, pleine de soleil.Un lit tout blanc; la dentelle des oreillers morte, U faudra donner davantage encore, afin que les bons pères 'n’aient plus à pleurer sur les enfants que la tuberculose veut leur prendre." G.L.frémit sous la caresse du vent qui entre par la fenêtre ouverte.Elle est couchée, la tête cachée dans un bonnet de laine, les jouet pâles et les pommettes roses, ses grands yeux encore agrandis, un sourire sceptique sur les lèvres.Elle n’a que 22 ans, Madeleine.Et elle sait que bientôt sa vie sera finie, malgré les soins, malgré l’amour, malgré les richesses.Elle tousse par intervalles, après s’étre efforcée de retenir l’envie terrible de cracher ses poumons.—"Je vais mieux, ce matin, dit-elle à sa garde-malade.J’ai mieux dormi, je m’accommode du vent froid qui sera bientôt celui de la mort.—“Ne parlez pas ainsi, Madeleine.Le médecin a confiance en votre guérison.—“Je sens bien, moi, que c’est fini.” Et Madeleine retient une toux qui l’agace et la fait frissonner.—"Ce sera bientôt fini”, répète-t-elle.Puis elle ferme les yeux et pense au pauvre papa qui, malgré ses richesses, ne peut arracher sa fille aux griffes ae la tuberculose et gui demain sera sans consolation et sans espoir.Elle pense, sous le feu de la fièvre qui monte, à tout le deuil qui va se répandre dans la maison, quand on dira: "Mademoiselle Madeleine est morte.” Elle pense à sa mère que la fatigue et fe souci des veilles ont brisée à demi.Elle pense à toutes ses amies du même ape gui entraient dans la vie avec rivalité pour plaire et se faire aimer.Elle pense au salon fermé, nu piano muet, au pardfn désert.Elle pense à toutes les joies innocentes de sa jeunesse, disparues et qui ne reviendront plus.Elle n’a pas de larmes pour pleurer; car ses yeux brûlants de fièvre les boivent à mesure.Et cependant, Madeleine pense que comme elle, moins dorlotée qu’elle, moins bien soignée qu’elle, moins disputée I qu’elle A la mort, il y a quelque part dans un pauvre logement de la ville, une jeune fille qui souffre et va mourir.Il y a, dans un pauvre lit dont la garde-mafade visiteuse a réussi à faire un petit nid de tranquillité et d’air pur, une malheureuse mère qui doit chaque jour prononcer plus réellement le mot d’adieu! Elle laissera dans le misérable logement qu'Involontairement, innocemment, elle aura souillé du microbe tueur, des enfants sans défense et sans résistance.Et ceux-là à leur tour passeront par la longue suite de souffrances qu’elte connaît, elle, la pauvre Madeleine.—"Ah! pourquoi ne fait-on rien pour eux!” Elle ouvre les yeux au soleil qui baigne les murs d’une douce et pâle clarté.Son père est là qui contemple ce repos songeur.—"Oui, pourquoi, papa, ne fait-on rien pour les tuberculeux pauvres?” demande-t-elle, frémissante.Il répond vaguement: "Je ne sais poiuues ava-danses honteuses qui par tas atti- caravan® flottante et agit un peu M.Albert Gbamberland (Beethoven tudes lascives qu’elles provoquent co.mme Père Hcrrouet a soutenu j une thèse sur l’influence asiatique ! des premiers discours de Cicéron, i Le jury était composé de M.le chanoine Chartier, doyen et vice-recteur de l'Université de Montréal; ; l’abbé J.Maurice, l'abbé Henri Jasmin, le docteur A.W.Atherton et ! M.P.Pombrow.ski.Le jury a délibéré qudquss mi-i nutes pour rendre ensuite une dé-I cîsiou favorable.M.le chanoine | Chartier a déclaré que les mem-| hres du jury avaient été unanimes à décerner au R.P.Jean Herrouct le diplôme de docteur ès-lettres.Banquet à M.Taschereau Québec, 5.— Les électeurs de Montmorency ont invité ta premier ministre.M.Taschereau, à un diner en son honneur qui aura ; lieu au Château Frontenac le 10 ] décembre.M.Taschereau représente ce comté depuis 25 ans.Dans Bagot, \f.Meighen a répété qu’il n’enverra jamais de soldats canadiens combattre à l'étranger sans avoir d’abord consulté ta peu-|)le en tenant une élection généra- SOCIETE DES NATIONS La session de décembre du Conseil s’ouvrira à Genève la semaine prochaine.La plus importante question à régler sera probablement célle de Mossoul qui, disent les rumeurs, menace de provoquer un conflit armé entre la Grande-Bretagne et la Turquie.Le traité de Locarno étant signé, il est probable que l’Allemagne demandera d’être admise au nombre des.membres de la Société.Il se ferait aussi un mouvement pour que la Russie devienne me n-bre de la S.D.N.GRANDE-BRETAGNE !¦«» délégués de la Grande-Bretagne, de l’Italie, de la France, de l’Allemagne et de la Belgique ont signé, mardi, le traité assurant la .sécurité dos frontières entre la tés Insuffisantes, laisse déverser France, la Belgique et l’Allemagne tas eaux polluées dans le ruisseau * ~ ‘ Raimbault; La propriété du Dr LeoavaRor es* traversée par ce nxteeau et se trouve de la sorte contaminée.Le Dr Lecavaller a obtenu un bref d’injonction contre la ville pour forcer celle-ci à faire des travaux pour empêcher les eaux d’égoûf de déverser.Mais la ville n’a jamais rien fait, malgré que la Cour supérieure avait émis contre elle quatre règles nisi, et l’ai* condamnée â payer $3.500.â la couronne, comme amende*.La ville n’avatt pas payé Jusqu’Ici parce que la couronne elle-même n’avait pas demandé paiement.Le Dr Lecavaller a voulu faire exécuter tas jugements puisque la couronne ne voulait pas y concourir et a pris un bref d’exécution contre la ville.Le conseil municipal a été averti des intentions de l’huissier de venir saisir le* biens mobilier de l’Hôtel de ville pour faire exécuter ta jugement de la cour supérieure, mais n décidé de contester le bref d’exécution.Les meubles cités plus haul et estimé* à $16.500 ont été saisis.Il cm entendu que la ville paiera si son opposition au bref d’exécution est rejetée.I/affaire Bigaoupltr Québec, 5, (D,N.C.) — l>e juge Choquette a présidé hier â l’enquête préliminaire dans la cause d'Eugène Bigaouette accusé d’avoir assassiné sa mère, Mme Alexandre Bi-caouette.Je 23 novembre dernier.La couronne prétend que la victime avait tout légué au prévenu par un testament fait un peu avant la tragédie et que par ce testament elle avait annullé un testament précédent qui léguait l'héritage par La Pologne et la Tchécoslovaquta ont aussi signés des traités d’arbi trage avec l’Allemagne.IRLANDE La fameuse question des fron-tièra» entre l'Ulster et l’Etat libre est enfin, réglée, au moins officiel-I lement.Jeudi soir, tas représentants de la Grande-Bretagne et des deux Etats irlandais ont signé un nouveau traité apportant certains changements au traité anglo-irlandais primitif.L’article du premier traité prévoyant la constitution d’une commission chargée de délimiter les premières frontière*, qui n’étaienf que temporaires, n été aboli et les frontières «ont définitivement fixées A oe qu’elles étaient.C’est un succès pour l’Ulster qui voit aussi s’étendre, le» prérogatives de son gouvernement avec l’abolition du Conseil d’Irlande.En retour, l’Etat libre, que ta pre-'irtier traité rendwit re-sponsahlé d'une partie de la dette de guerre britannique, voîf cette dette effacée.Mais il se charge de payer des dommages à ceux dont le* propriétés ont souffert à rouse des différentes manifestations qui ont eu lieu sur son territoire depuis 1919, responsabilité qui retombait, nutre- te obligation de tenir leurs enfants loin du chemin pernicieux .danslc-quel ils s'engagent en suivant l’ap-pel des faux plaisirs, “Nous ne pouvons faire do trop nombreux effort* pour détourner tas dangers de toutes sortes qui entourent nos familles.“Acceptez, M.le curé, l’assurance de mon affection et de mes cordiaux sentiments.‘T.-E.ROY, “Archevêque de Québec”.ner- |Adagio cemtabile'c\‘Andnntr Le cargo WMttingham, parti du Scherzo et Allegro vivo celui-ci al- Lc rtteom plage , dans Argenteuil I-e reconiptage des votes dans élection fédérale d’Argcnteuil a été terminé hier.La majorité de sir George Perley a été diminuée d* 8 voix.M.L.Legault, le candidat li-lérol a demandé le rejet dm votes inscrits dans deux bureaux de votation et qui donnaient 157 voix de majorité (la majorité de M.Perley est de 117 voix).Le juge Cousineau n maintenu les votes en décla rant que tas objections relevaient d’une demande en contestation.’argument invoqué par M.Legault était que tas sous-officiers 'rapporteurs n’avaient pas été régulièrement assermentés.hre des députés a adopté le projet du ministre des finances, M.Lou-cheur, augmentant la circulation fiduciaire de sept milliards et demi et une augmentation des impôts jour permettre à l’Etat de rembourser ce nouvel emprunt de la Banque de France.M.Briand en avait fait une question de confiance.Au cour* du débat les majorité)* du gouvernement ont varié entre 185 et 0.La commission des finances du Sénat, après avoir étudié la projet, en a recommandé l’adoption au Sénat.SYRIE Ijc,* Français Viennent de tancer une offensive contre tas D ni ses.En débarquant à Beyrouth, le nouveau haut commissaire, M.de Jouveneî, a déclaré que la France ne négociera qu’après le rétablissement de la paix et de la sécurité, c’est-à-dire après la soumission des Druses.ALLEMAGNE fols sur ta Grande-Bretagne.Tout Samedi, le président Von Hln- f.r n n Ho rtem ',r)am,ni!M* ,a deubiirg a signé la loi permettant Grande-Bretagne * est donc ménagé aux représentants de l'Allemagne une certaine compensation.j qp signer les traités de Locarno.Il est actuellement impossible de Dés lundi, le* troupes hritannl-déterminer jusqu'à quel point l'Etat! anglaise donnera une conférence P^^lique sous les auspices de la Fa-< ultc des lettres.I>e sujet sera le ^'a Placc de Dickens dans ia littérature à l’époque de Victoria «J* «cho des masses*’ (Chesterton ).luette explication sera accompagnée de récitations des extraits les plus caractéristiques des écrits de Dick-ens, df> manière à prouver la vé-:"L^*ous-tiire: “Dickens -ViSh°’ »eS ma*ses à l'époque de Le« Artisans de la auceureale Im-macuJee-Gonception, no 69, fêteront demain, le 25ème anniversaire de la fondation de leur succursale.Cette celebration coïncidera avec une ré-3*ptiqn en l’honneur des délégués I du * Voyage à Rome”, de retour au pays depuis quelques jours.Un programnie spécial a été pré-pare pour la circonstance.En voici les grandes lignes: Dimanche matin, à 10 h.30.dans la chapelle des jeunes gêna, A l’église de 1 Iinmaculée-Conceptipn, messe solennelle.Le sermon sera don-nà par le R.P, Arcand, SJ., curé et atimdnier de la succursale.Pen-clant la messe, on distribuera le pain bénit, selon Je rite de nos traditions ancestrales.Immédiatement après la messe, un grand banquet aéra offert dans la salle paroissiale auquel prendront part près de 400 convives.Des santés aeront présentées en * ESÏÏ dJu Spjiwrafn Pontife, de la Société, des délégués de retour, et des éfimts.Sont déjà inucrits au Offrammc» comm^ orateurs: le R.D fr,CTdL^8r ?’-M- LdPailleur, M.Rodolphe Bédard, président général, M- P-Laganière, M.G.Tanguay, M.A.-J.Dugal et T.Brassard, directeur général.Ve ® heures, dans la même salle, 1083, rue Rachel est, réception solennelle en l’honneur des délégués du voyage à Rome el des fondateurs de la succursale.Un programme.musical sera exécuté, au cours duquel on réserve au président général, la surprise d’uo bouquet de nouveaux membres recrutés pendant le voyage à Rome.C U N A R D ANC H O R ANCHOR-DONALDSQN DEPARTS DE NAVIRES PASSAGERS DE HALIFAX 14 déc., Ascanla, « l’Iy., Cher., Ixindre» 11 )«nv,, Alaania, 4 Liverpool 1er fév., Azotnls.a Ply„ Oier., Lrandrex 15 fév.Car mania, ft Jjverpool 1er mar».Antonin, ft Ply , cher., Londres 15 tnar*.Carirmnla, A IJverpool ?• Auïonl», A f’Iy , ife., izmdrei ;vr !’ f1*"!')».4 Liverpool -ft •Trfl, Aftcania, à Vly,t Cher., Londres DE NEW-YORK 'IrL’ ®er*nS*rl«, J Cher., Southampton !2 iJSî" •îm*r^’ î Queenstown, Liverpool 13 déc., ‘Ascanta, à Piy., Cher., Londres io jt’’ Mauretania, à Ply (,lirr.Southôm.la H-f’’ .And»nia.« Ply., Cher., Hambourg ** A-prenia, à queenstown et Liverpool .!• déc., Athenta, à Londonderry, Glasgow 24 déc.Ausonla, n Ply ,, Cher., l^imlres U Cameron la.à Um’ry, Glasgow * - ¦—* - • — (f, » ’tanv’ ÀwM.'.’n.— 7' ' Southampton IA lanJ rîuïîiik pucenstown, Liverpool 18 Janv., (^ledonia, ft Lon ry, Glasgow te’ a"!?"'?’ { £!> • Cher., fzmdres • aWûT e Aiunil1*' ià Hambourg Arrêt è Halifax 1© 14 décembre.de BOSTON 13 déc., Samarta, ft Queenstown, Liverpool DEPARTS DE NOEL DE HALIFAX AZIÏ^a1^,y,"0"tll,' Ch*rb®“ff «» Cendres Ascanla - - - 14 décembre Haas la dlraetlon d» Pick K.Withaa.Iæ dimanche du praticien de rHôtehDieu Demain, dimanche, de 10 heures » midi juste, communicalion de MM lès docteurs Dubé, Hingston, Déca-riè et Pépin.La réunion commencera et finira A l'heure précise.(Communiqué).La lampe nouvelle brûle 94% d’air L’A.C.J.C — * t Convocation* Brochure» illustrées listes de départs, etc., ______ sur demande.THE ROBERT REFORD CO.LTD Montréal (téléphone Main 5832) ou des «aents locaux.LES RHUMES NEGLIGES OUVRIRONT LA PORTE A LA PNEUMONIE m '•V-T % IIBEMH JJSë ¦%, if] k w -rf.- si %, ' ~"lX- —warm Le premier chemm de fer au Canada fut construit en 1836 et s étendait de Laprairie à Saint-Jean.P.Q.La première brasserie du Canada fonctionnait depuis un demi-siècle quand fut parachevé ce premier chemin de fer.î: " • .* ^ r 4,1a bière que votre arrière-qrand-pèi*e buvait DIMANCHE FELIX-MARTIN: Réunion congréganistes, & 8 h.80 du malin.Messe et communion dans !a chapelle du collège.LUNDI DE LAMENNAIS: Réunion d’étu des à 8 h, 30 du soir.DOLLIER DE CASSON-: Réunion d’études à 8 h.30 du soir.“Hlstolr® de Sherbrooke”, par M.Beauches-nes.JEANNE D’ARC: Réunion d’études à 8 h.du soir.LANGEVIN: Réunion d’étude» A 8 h, du soir.LE MOYNE: Réunion d'études A 8 h.15 du soir.S AINTE-CATHERTNE : Réunion d’étude» fc 8 h.15 du soir."La fn-mille, sa négation, par l’union li-bre”, par René Perrault.Travail secondaire, par C.-B.Freund.SAINTE-MARIE: Réunion d’études è 5 h du eoir.ST-STANISLAS: Réunion d'études A 8 h.30 du soir.ST-VIATEUR: Réunion d’études1 A 8 h, 15 du soir.MARDI SThHENTU : Réunion spècRde ’ d’études A 8 h.du aoir, DécJuna-; lions, par F.Courtemanche, dia-1 cour» par Frédéric Lapointe, chroniqueur.par Arthur Sénécal, Essai secondaire, “L'expansion indtts-l 1 ri elles dans le Québec”, par Roméo j Cotdombe, csaai principal: “La1 conscience professionnelle’, pari Antoine Myre.!, , MERCREDI DES ORMEAUX: Réunion inter-1 cercle.Assemblée de tous les cor-j clos de la régisn, à 8 h.16 du *oir.ST-JEAN-BAPTISTE : Saint-Lau-1 rent: Réunion, dans la soirée.COMITE CENTRAL: Réunion ré._______________________________________ t- PEr/T BOTT1N DU MONDE PROFESSIONNEL On a "souvent besoin d’un plus •’ferré" que soi"- dirait Lafontaine AvOCat JMB Paateax.UL-B.AMézH Blaih, L.L.I- Hé.5414.7èm« «va.Hé».8841 Rom mont Ttl.Calumet 8TM-W Tél.aoirvol I8M-I BLAIN & FAUTEUX .AVOCATS tnimrsbls Onlnth.enambr.*1, Main 8IJ8 »# oDf.t, tu« NntTr-Dsm., Montré»! Dentiste" Dr Ad.L’Archevêque 4M» PARC LA FONT AIMB T«.Béleir 1HI A agi* Chrletepli.Cal.mk Avocat Notaire Tél.i Belalr 2141 Chs Archamhault, c.c,» B.urr.d.bure», t I t t p.m.8 h S 1.aolz 755 MONT-KOYAL EST , Ttl.SurMni Main SIS8 Domicil.: X.t MU Eugène Simard « a .t-tx.rWMFTTBLK "SAUVEGABDB" il.Notre-D.m» Bat Montréal Ddltiste Bn face du thiltr.St-Dtnl*.Dr Julien Piché dentiste IHI Stn SATNX-DKNIS.Tél.Bat lit?.movtrial Avocats Notaire L.-D.Oément 30, rue St-Jacqucs Tél, Main 8558 Réa.Weetmount 1190-J , Pas d alcool Vanler & Vanier A natal.V.nl.a Tél.Bavra Miques de la vie humaine, subit es progrès des‘‘moyens de commu- une sorte de délivrance, virtuelle "cation”, les esprits communiquent f» moins.“La photographie a de-moins que jamais; la raison, de ^ré la peut ure, ce mot de .plus en plus affaiblie depuis trois < "et™,, «wim,,*,- „„ siècles, est devenue incapable de dominer, en la ramenant à 1 unite des principes supérieurs, la multi: tude hétérogène des matériaux qui lui sont fournis, et qui lui arrivent maintenant du monde entier.Matière précieuse mais énorme, et d’autant plus difficile à assimiler.Histoire, érudition, information documentaire, admirables travaux de spécialistes éminents, jamais les conditions matérielles d’une culture universelle n’ont été plus favorables: la réalité d’une telle culture parait plus loin de nous que jamais.Le monde souffre d’un immense besoin d’unité et d’universalité, et ce besoin est frustré.H est beaucoup plus difficile de tionaliste a mis une discorde entre la nature et la forme de la raison.Il est devenu désormais très difficile de se tenir dans l’humain.Il faut mettre son enjeu ou au-dessus de la raison, et pour elle encore, ou au-dessous de la raison, et contre elle.Or il n’y a que les vertus théologales et les dons surnaturels qui soient au-dessus de la raison.Esprit! Mais quel esprit invoquez-vous?Si ce n’est l’Esprit-Saint, autant invoquer 1’es.prit de bois ou l’esprit de vin.Tout le soi-disant spirituel, tout le soi-disant supra-rationnel qui n’est pas dans la charité ne sert en fin de compte que l’animalité.La haine de la raison ne sera jamais que l’insurrection du genre contre la différence spécifique.Le rêve est tout le contraire de la contemplation.Si la pureté consiste dans un dé-liement parfait de la vie selon le sens et de ses mécanismes, elle est plus dans la bête que dans le saint.Le monde, celui pour qui le Christ n’a pas prié, son choix est fa'it d’avance.Se délivrer de la forma rationis, fuir loin de Dieu, dans un impassible suicide métaphysique, l’ordre cruel et sauveur assigné par la Loi étemelle, c’est le voeu dont tressaille la chair du vieil homme, c’était celui du Vieux des vieux, quand il tombait du ciel, comme la foudre.Pour l’exprimer dans i’pbsolu, aussi plénière-ment qu’il est possible à un être qui la plupart du temps ne sait pas ce qu’il fait, il faut une sorte d’héroïsme.(Le diable a ses martyrs.) Témoignage sans promesse, rendu à ce qui est plus que mort.Quant cà la grande masse des hoih-mes, à en juger d’après les conditions ordinaires de la nature humaine, on croirait volontiers qu’elle suivra la même pente, niais sans volonté ni courage, anesthésiée par l’idéal.Cette pente est tellement facile! Erreur toutefois de juger seulement d’après la nature.La grâce est Jà, qui réserve des surprises.Pendant que ce vieux monde continue sa glissade, voici le vrai nouveau.la secrète poussée invincible de sève divine dans le Corps mystique qui dure et ne vieillit pas.l’éveil béni des âmes sous le signe de la Vierge et de l’Esprit.O sagesse qui atteint avec force d’un bout du monde à l’autre, et qui rend un les extrènnS! O promesse qui fait la beauté de ces temps de misère, et met en nous la joie! Infidèles à leur vocation, que les nations baptisées se séparent de l’Eglise, qu’elles fassent blasphémer partout le nom du Christ, en donnant pour civilisation chrétienne ce qui n’en est que le cadavre: l’Eglise aime les nations mais n’a pas besoin d’elles, c’est elles qui ont besoin de l’Eglise.C’est pour leur bien qu’usant de la seule culture où la raison humaine ait à peu près réussi, l’Eglise a essayé si longtemps d’imposer à la matière terrestre une forme divine, et de relever et de maintenir ainsi en perfection, sous l’ordre très doux de la grâce, la vie de l’homme et de la raison.Si la culture européenne craque, elle en sauvera l’essentiel, et saura bien faire monter jusqu’au Christ tout ce qui peut être sauvé des autres cultures.Entend-il signifier que i’Europe ne serait rien sans la foi, et que sa raison d’être livré l’intelligence des soucis du gouvernement, comme le machinisme a délivré l'art des soins de notre vie quotidienne.La terre n’a plus mmeiie nejpius besoin d’ange moteur, elle s’ar-déccler la loi secrète et la signifi- range pour marcher toute seule.Jean Cocteau peut s’appliquer en tout domaine.L’imprimerie avait délivré les arts plastiques eux-mêmes de la fonction pédagogique qui leur incombait au temps des cathédrales.Les sciences des phénomènes ont délivré la métaphysique du souci d’expliquer les choses de la nature sensible, et de tant d’illusions qui s’en étaient suivies) pour l'optimisme grec.De cette purification de la métaphysique il faut certes se féliciter.11 est moins réjouissant de constater que d'une II arrive des heures où l’on est façon générale la démocratie a dé- las des auteurs difficiles de ce a été.et demeure, de dispenser la foi au inonde, Hilaire Belloc a raison de dire que l’Europe c’est la foi.Mais absolument parlant, non! L’Europe n’est pas la foi, et la foi n’est pas l’Europe; l’Europe n’est pas l’Eglise, et l’Eglise n’est pas l’Europe.L’Eglise est universelle parce qu'elle est née de Dieu, toutes lesi nations s’y trouvent chez elles, les bras en croix de son Maître sont, étendus par-dessus toutes les races et toutes les civilisations.Elle n’apporte pas aux peuples les bienfaits de la civilisation, mais le Snng| du Christ et la Béatitude surnaturelle.Il semble que se prépare de nos jours une sorte d'épiphanie admirable de sa catholicité, dont lei développement progressif, dans les pays de mission, d’un clergé indigène, et déjà d’un épiscopat indigène, peut être regardé comme un signe précurseur.Installé en d’antiques erreurs, eti touché maintenant par nos folies, l’Orient est aussi malade que l’Occident égaré, et que le monde slave pris de vertige.Mais ici comme là, on verra, partout où la foi vivante prendra racine, l’adhésion à ce qui est vraiment au-dessus de la raison, à la Vérité incréée, à la sagesse des saints, emporter en même temps (non sans quelque labeur, à coup sûr), la restauration de l'ordre mê-i me de la raison, impliqué à titre de condition par la vie surnaturelle.Ainsi vont de concert Evangile et philosophie, mystique ef métaphysique, divin et humain.Il n’est pas d’un Européen, il est d’un Bangali, le grand projet de Brahmanandav, repris actuellement par son disciple Animananda : fondation au Bengale d'une congrégation contemplative, dont les membres, religieux mendiants à l’instar des sannyasis hindous, porteront par toute l’Inde un exemple indien de ia sainteté catholique, et, sans ignorer le vé-dânta, appuieront leur vie intel'lec tu elle sur la doctrine de Thomas d’Aquin (1).Je retiens cet hommage à la vertu du thomisme.Don fait au monde entier par la Grèce et par le temps de saint Louis, il n’est ni d’un continent ni d’un siècle, universel comme l’Eglise et la vé rité.Les esprits qui sentent que tout est perdu, et qui attendent l’inattendu, je ne mépriserai jamais leur détresse ni leur attente.Mais qu’attendent-ils en réalité, voilà ce qui importe: l’Antéchrist ou la parou sie?Nous, nous attendons, la résurrection des morts, et la vie du siècle à venir.Nous savons ce que nous attendons, et que’’ cela passe toute intelligence.Il y a une différence entre ne pas savoir ce qu’on espère, et savoir «pie c.e.qu’on espère ne peut pas être conçu.‘‘L’oeil n’a pas vu, e( l'oreille n’a pas entendu, et dans le coeur de l’homme n’est pas monté, ce que le Seigneur à préparé à ceux qui l’aiment.” Heureux qui saisit celte pa rôle on vérité, malheureux qui la prend à contresens, et demande à la Destruction du créé ce que ITn créé peut seul et veut lui donner.Jacques MARITAIN.Ce qu’il Apprend en Satisfaisant sa Curiosité prri?,v "VT*; : v .CE garçonnet a l'Encyclopédie de la Jeunesse chez lui.Son Institutrice vous dira que lorsqu’elle a besoin d'une réponse claire et intelligente, elle est sûre de l’obtenir de lui.Il est déjà avancé dans le chemin du savoir.L’Encyclopédie de la Jeunesse répond à toutes les questions de l’enfant.En voici quelques-unes choisies au hasard: De quoi l'air est-il fait?Pourquoi la mer n est-elle jamais tranquille?A quoi servent les sourcils?D’où viennent les pensées?D’où viennent les noeuds dans le bois?Pourquoi les larmes sont-elles salées?Savez-vous Comment L’ENCYCLOPEDIE DE LA JEUNESSE Captive VEsprit de VEnfant ?(1) Michel Ledrus, S.J.L’Apostolat bengali, Louvain, 1924.Les plus belles histoires de messire Jean Froissart tem som cation spirituelle de cette crise.Je ne prétends risquer là-dessus que quelques opinions conformes aux L’esprit monte au ciel.L’homme cependant est chair et esprit non pas liés par un fil, mais apparences.Deux remarques bana-j unjs ,>ti substance.Que les choses | les nous introduiront dans le débat: humaines cessent d’être à la mesu-l’homme de la culture mediterra-1 re du composé humain, les unes de-néenne est un produit supérieure-1 manjant ],.|lr nombre aux énergies ment humain, et en même temps illde ja tnatière.les autres aux exi-a été si profomiément marque pai’ i genres d’une spiritualité désincarnée, c’est pour l'homme tèlement métaphysique le catholicisme dans toute sa forma lion historique, qu’on peut l’appeler aussi un produit chrétien, j'entends que tout le temporel même et le terrestre en lui.le régime des valeurs, la manière d’être saint et la manière de pécher, bref, tout l’humain est la fonction du christianisme.L’homme des autres cultures, de Ja culture chinoise, par exemple, ou de la culture hindoue, est 'in produit moins parfaitement évolué dans la ligne un êcar-épouvantable.On peut croire que la figure de ce monde passera le jour où rette élongation sera devenue telle que notre coeur éclatera.Quant aux cPoses mêmes de l'esprit.leur "délivrance” risque de rester illusoire, bien pire que la servitude.Les contraintes imposées par le service de l'homme bonnes, elles les gênaient mais leur donnaient leur poids naturel.Angélisation de l’art et de la connaissance?Toute cette pureté possible va-t-elle se perdre dans une brutale frénésie?Elle ne se trouvera, elle ne sera vraiment que «lans le bercail de l'Es-Là où sera le corps, les ai- du rationnel et de l’humain; non pas j 'L inhumain cependant ou antihu-mainl Ni antichrétien: à l'égard du christianisme il reste plein de disponibilités, sa tradition intellectuelle.son régime général de vie extérieure et intérieure comporte, malgré tant d’obstacles, des préfigurations aussi et des attentes, des préparations et des amorces qu’on a trop négligées, et dont les étonnantes réussites d’un Père de Nobili (11 en milieu brahmanique témoignent d’une façon remarquable.Or le propre rte l’histoire moderne.depuis que l’hérésie luthérienne et calviniste a brisé la chrétienté, semble être de préparer un homme nouveau, aussi différent de l’Européen des Ages chrétiens que du Chinois et de l’Hindou, et pleinement Branger, même en espérance, à l’évangile du Verbe incarné.Voilà, me semble-t-il, le "fondement mystique” de la crise actuelle du monde et de l’espri».Le Christ et l’humanité sont trop inséparablement A ^ü'vtVnVdë ce que, plus univer Hfliuiv sum UU|» iiiscjihi Hincmeiu vjrt1t lies, en réalité ou en promesse, pour O*?, flU>au L|fs s'assembleront.Tandis quo le monde descendait.l’Eglise du Christ s’élevait à travers lui, peu à peu délivrée elle aussi, délivrée du soin des cités qui la rejettent, de la providence temporelle qu’elle exerça il selon ses droits, pour la ctiérison de nos blessures.Dépouillée dénuée de lout, quand elle fnira dans la solitude elle emmènera avec elle tout ce qui restera au monde non seulement de foi et de (•hnrité et de contemplation vén-»ble mais de philosophie, de poésie et de vertu, et qui sera plus beau que jamais.l’intérêt puissant de la crise ac- qu’on puisse les désunir en laissant 1 homme ce qu’il est.Tout se passe alors comme si.pour obtenir ce résultat.et soustraire la nature humaine à l'empire du Fils de l’homme, les forces historkpies en jeu dans le monde moderne tendaient à changer l’homme lui-même.La question est de savoir si un tel (1> Cf.Dahmen, l’n lêsuite brnh- i tur_I U'll.’Mt qu’aucune autre, elle nous Iwiffe tous à des choix décisifs.SfiifŒ «rMs * '¦ lij"" t ?.rt«oe des eaux.A cause de pré-vîrications de l'Occident, qui a î!?.é des grâces divines et laissé fîidre les dons qu’il fallait fai-Il fSctifier pour Dieu, il se trou- ns, qui nous emmènent en de ibres forêts et.parfois, nous y égarent; avec quelle joie alors on revient à l’un ou l’autre de nos plus vieux livres, pour s’y reposer, s’y asseoir, comme dans un jardin, soirs le soleil clair, au milieu des fleurs du printemps, le printemps des lettres françaises! Ix\s chroniques de Jean Froissart sont l’un de ces délicieux Jardins.M.Henri Longnon, dont on connaît les admirables études sur Ronsard et qui associe le goût du lettré à la science et an sens cêiti-que de l’historien, veut bien nous y conduire aujourd’hui, mais pas avant de s’en être fait le jardinier.Discrètement, le plu» discrètement du inonde, il y a taillé des allées et il en a arraché tout ce qui pouvait embarrasser les pieds des gens habitués à marcher sur le pavé de hois.Il a pour nous, rajeuni, "mis en nouveau langage", mais seulement aussi .peu que possible, et en leur gardant la couleur du temps, le ton, le tour et, quand il le fallait.les mots anciens, les Plus Belles Histoires de messire Jean Froissart (1); et il leur a fait faire la plus liellç robe.Avant de donner la parole au vieux chroniqueur, M.Henri Longnon le présente en une étude pleine autant que charmante; il en conte la vie et en fait le portrait.Il le montre à Londres, auprès de la reine Philippe, fille du comte de Usinant; en Ecosse, à la cour rie David Bruce: en Aquitaine, avec le Prince Noir;, en Lombardie, avec le duc de Glarence; cherchant partout, pour écrire l’histoire des grandes guerres, les témoins et les acteurs.Un moment, après la mort de la reine Philippe.Froissart revient dans sa ville natale, à Valenciennes; il se met dans la "marchandise" comme il dit, Il se fait inscrire dans la corporation des tailleurs de hauU-de-chnusses.Mais le voici de nouveau avec Robert de Nnmur, puis avec le comte de Biois, Guy de Chfttillon, tout au travail qui le hante; tout à ses chroniques, il va à Blois, à Angers.Il apprend à connaître la France, après les témoignages des chavaliers anglais il écoute ceux des chevaliers français de Créry et de Poitiers; insen- rt «m.n’étant plus maintenu sous ; de la charité l’ordre de la , 1 té- »Vst corrompu partout, et ral*»n.1*e!La à «Un-Xa mai Ja-I (1) Le* Plus Reties Histoires de messire Jean Froissart, mises en nouveau langage par Henri Lon-tn*i jra-1 gnua.Frix, 45 trwçs* siblemcnt, ses sympathies qui d’abord étaient allées à l’Angleterre, passent à l’autre parti et, quand il sera au château d Orthez, à la cour de Gaston Phébus, c’est comme une chose toute naturelle qu’il dira: "Je suis Français".En même temps qu’il le suit dans ses voyages, M.Henri Longnon suit Jean Froissart, devenu le chanoine de U.himay, dans révolution de ses sentiments, et il en note le reflet dans ses divers livres et dans ses rédactions successives.Il étudie enfin la valeur de ses chroniques.Un historien, Froissart?Non, assure M.Henri Longnon, qui s’y connaît; Froissart n’a ni le jugè-tnent ni le sérieux que requiert l’histoire: “Il n'est qu'un chroniqueur, consciencieux autant qu’il peut l’imaginer: zélé pour la vérité qu’il ne sait d'ailleurs pas reconnai-tre; aussi objectif enfin qu’on peut le désirer, car il n’a pas d'imagination ni de passion personnelle, mais un chroniqueur seulement; la loi des événements politiques lui échappe, aussi bien que leurs causes psychologiques et leurs conséquences; de tout cela il n’aperçoit que les apparences extérieures.Par manque de méthode, l'exactitude est même en défaut chez lui.Quant à son impartialité, qui es» réelle, elle ne se’pique que de ne pas faire tort d’un coup d épée à tout beau combattant.” Et pourtant, ses chroniques, entièrement composées d'apres les témoignages des acteurs, n’en ont pas moins "une grande utilité “charmante"."Elles dressent en pied la société féodale de France et d'Angleterre nu X1 Ve siècle.C'est elle-même, ce sont ces chevaliers galants, vaillants et ânres au gain qui se racontent eux-mêmes sous sa plume.” C’est ce monde du XlVe siècle que nous apercevons au naturel lotit au long des pages dont M.Henri Longnon a fait choix parmi les chroniques de Froissart, choix qui rassemble tout à la fois histoires de guerre, récits d'amour, aventures de brigands et contes fantastiques, et qui n’a été.dicté que par le souci de 1' agrément du lecteur.Get agrément est très grand.Il vient, pour uné très grande part, de la vérité de la vision, vérité que ne défraîchit aucun artifice.Soit de scs propres yeux, soit par les yeux des témoins qu’il a écoutés et dont 11 reproduit, on le sent, jusqu’aux mots, Froissart voit les gens jusque dans leurs plus petits grs-JUai, les choses jusque dans leurs,.LA CURIOSITE est le principe de toute connaissance.Connaissez-vous un seul sujet sur lequel votre enfant ne vous pose pas une douzaine de questions?Laissez-le vous en poser à son gré, mais soyez en état d'y répondre correctement.C’est là le devoir le plus important et le plus négligé des’parents.Si vous découragez la curiosité des enfants, vous entravez le développement de leur esprit, et ils deviennent stupides ou indifférents.L’Encyclopédie de la Jeunesse est le médium le plus simple et le plus naturel pour favoriser l’éducation des enfants.Elle répond, dans un langage simple, à toutes leurs questions.Cet excellent ouvrage est si captivant, avec ses milliers d’illustrations frappantes, que l’enfant absorbe presque sans effort les vérités les plus profondes et les grands faits de la science.7000 images superbes II y a dans l’Encyclopédie de la Jeunesse douze grandes divisions — la nature, Ja science, l’histoire, la biographie, les arts, la poésie, la littérature, etc., — qui renferment la somme de toutes les connaissances importantes, intéressantes et authentiques.L’Encyclopédie de la Jeunesse exerce toutes les facultés.Elle excite l’intérêt et stimule l'esprit.Elle contient 7000 illustrations, plusieurs en couleurs naturelles.C'est un brillant panorama de tout ce qui se passe dans l’univers.Les leçons qu’elle enseigne ne s’oublient jamais.Elle fait de l’étude ce qu’elle doit être: un plaisir.II vaut la peine de se renseigner Qu'est-ce que.l’Encyclopédie de la Jeunesse peut faire pour votre garçonnet ou votre fillette?Aimeriez^vous à en juger par vous-même?La méthode de renseignement par l’image, avec explications simples et claires sous forme d’agréables causeries, est exposée dans une brochure contenant des extraits de l’Encyclopédie, que nous adressons gratuitement à qui en fait la demande.Avis aux lecteurs du “Devoir”.Expédiez le coupon dèa aujourd’hui et vous recevrez la brochure gra- tuite.La Société Grolier Liée Faite* venir Brochure Gratuite bureau: SIS, Immeuble Coronation m’erpAdlrr Ja itutte Veuille* brochure (rratufte contenant des extraits «Tic II-' lu*(rations de l’EncyclopMic ’de la Jeunesse.("Nom) .(Adresse) .IjC "Devoir'’, 5 déc.1325 plus petits détails, ia pierre plate que le soldat a derrière sa selle, sur laquelle il fait cuire une .sorte de tourteau, après l’avoir chauffée en plein feu.Qu’il raconte une bataille ou l’histoire des perdrix d’Olivier de Mauny, la victoire de Gochcrel ou la reddition des bourgeois de Calais, nous y sommes.Voici, à Cré-cy, l’ordre et la discipline des Anglais, le mauvais arroi des Français, chacun chevauchant pour arriver le premier; voici le conseil de guerre, les avis des chefs, la marche à l’cn-nemi, la grêle de flèches des archers anglais, la débandade des uns, la mêlée des autres, le roi Jean T Aveugle fonçant, la lance en avant, au plus épais, et puis, quand la nuit est tombée, le roi Philippe qui frappe à ia porte du château de la Broie, et la voix du dedans qui demande: "Qui est là?Qui heurte à cette heure?” Avec Froissait, on assiste, de ses yeux et de ses oreilles, aux reconnaissances avant la bataille, on voit les années s’ordonner, on entend les harangues des chefs et les cris de guerre qui se répondent: ainsi à Cocnerel: “Notre-Dame! Guesclin!” "Saint-Georges! Guyenne!" 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au détail, $2.75 les 90 livres.VOLAILLES Dindons frais .42 à 44®.Poulets: 3 a 3 1-2 Ibs .30s.3 « 3 1-2 Ibs .35s.5 et 6 Ibs .38s.Poirles : 3 à 3 1-2 MM .27s.4 à 4 1-2 Ibs .30*.dit * livres et plus ?.32s.maison WN«S® aux deux^vovi- °irJ5’ * A 12 U* .22s «e# du Deu^?^ Arn^lc cn (^n.! «Janards du lac de Brome terio.a muni Chacun dex vovS-L ,a ,ivn’ .Ms» geurs d’un Joli carnet de notrs.* p?£bon 4® '"'V '8 .p n i Ptgeons, la pair* .60s.Pan#trtn» .QX» Lm faillite»» I- agence Dun ne ranoovte oue i »» ¦ j arm petite.ftnUtes'^ercX | ' avec un na.sstf _¦ R.P.Séraphin Joseph, O.F.M.Reproduction du Tableau-Souvenir.Pierre et s* petite soeur.Laissez-nous voir Jésus de près.Vue générale d’Ars.Int rieur du presbytère du Saint Curé d’Ars.* Saint François d'Assise et les petits oiseaux', _ ESSAIS LITTERAIRES MON CHIEN Pad «n petit chien noir dont îa physionomie exprime la douceur.Ses yeux vif* et clairs, ses oreilles petttes et droites donnent à m tête un air fin presque riant.Son corp« propre et bien fait, 'lui donne une belle apparenre.Sa queue aux long» poils qu’il tient relevée retomb» en forme de panache sur son dos.Ses patte» «ont noire» et blanche» •on naturel est gai et doux il est puis il reprit : —Quand vous serez retourné là-| bas, mon enfant, dites à vos compa-' trioles que vous avez vu le pape, et que fort de la parole toute-puissante , de Dieu, il ne craint pas les envbù-1 ches qu’on lui tend.L Eglise catho-| lique a soif de persécutions.(A suivre) léga* «t bon coureur.Il me i donne «cuvent de* manques de •uon attachement, lorsqu’il m voit revenir de la clasee.il me salue avec, des aboiements joyeux et il gambade autour de mol.Coupon bon jusqu'au 12 décembre 1925.A inclure avec leu réponses aux concours, et avec toutes les lettres à ‘Tante Annette”.Adressez : "Tante Annette”.le DEVOIE.Montréal.Vient de paraître L’onnitorre Granger pour la jeunesse.Joli almanach qui offre c'ette particularité appréciable de n’ètre pas encombré d’annonce*.On y trouve beaucoup d’inédit, des gravures bien faites.Et fl est pour la jeunesse.pour la jeunesse de chez nous.Il contient un recueil de chansons enfantines canadiennes avec musUpie.Pour rien à 25 sou» l’unité, (28 sou» par la poste), à |I8 le cenl (par messagerie»).Service «le librairie du Devoir case postale 4020, 830 Notre-Dame est.LUNDI CHEZ DUPUIS tÆ Timbres de Noil de l'Institut B r h c h ê s i pour aider les Tuberculeux, en vente ici, Au *ez-d«-«haussée Le PERE NOEL désire voir tous les petits enfants afin de connaître leurs désirs.Il est à sa grotte tous les jours de 10 à 11 a.m.et de 3 à4 p.m.?H donne une bonbonnière-souvenir à tous ses petits visiteurs.Entrée .05 Dupui» Frères — Au deuxième.Coutellerie en Plaqué Argent “ROGERS BROS 1847’’ dans un beau cabinet.Le service comprend , 6 couteaux à dessert 6 cuillers a thé 6 fourchettes à dessert 1 couteau a beurro 6 cuillers à dessert 1 cuiller a sucre 18 services “Old Colony” et “Anniversary” «lans un beau coffret, au complet .*
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