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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 13 mai 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-05-13, Collections de BAnQ.

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.VOLUME XXIX — No lit IQUiMtf, v«iïr«H IS moi 193! , ___*_____________ .> REDACTION IT ADMINISTRATION 410 MT, NOTRE-DAME MONTREAL TOM LIE SMVtCES TELEfHONI t Mlair SX I* SOIRS.DEMANCHES IT PETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 t f iwirniR Juju l/Jul/Ulii Rédactaur an chaf : Omar HEROUX * TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal at la banliaua) E.-Unls at Empira britannlqua 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS at UNION POSTAU 3.00 ün parc national selon une formule nouvelle In locteur propose de l'aménager dans la région de la montagne Tremblante — Un endroit où peuvent se pratiquer les sports d'hiver et d'été — Le concours du fédéral — Les objections qu'on y peut faire Nous rappelions dans notre dernier article qu’il est important de conserver nos valeurs pittoresques, qu’elles soient architecturales ou naturelles, si nous voulons attirer chez nous le tourisme.Le jour même où ces lignes paraissaient, un lecteur nous adressait une communication très au point sur les parcs nationaux.Résumons cette communication: L’aménagement d’un parc national, dans le Nord de Montréal, s’impose d’une façon impérieuse.Elle s’impose pour notre propre population d’abord.Elle s’impose également pour notre industrie touristique.Ce parc, parce que les circonstances s’y prêtent, devrait être construit suivant une formule nouvelle.Ce serait tout à la fois un parc consacré aux sports d’été et aux sports |d'hiver.C’est seulement de cette façon que nous pouvons espérer enlever aux Adirondacks une partie du tourisme américain d’hiver.Une seule organisation servant à deux fins, ce serait la situation idéale.Nous tirerions ainsi partie du C.P.R.i nous tirerions également partie de la route nationale désormais entretenue hiver et été.Nous prendrions, enfin, avantage de la montagne Tremblante, l’une des plus hautes altitudes de toute la chaîne des Laurentides.Bref, ce serait une mine d’or pour nos gens du Nord.Mais, pour arriver au succès, un succès rapide, foudroyant, il faut que ce parc soit construit par le gouvernement fédéral.Seul, ce gouvernement a le moyen de faire bien.11 a déjà placé $Î0,000,000 dans les pajcs canadiens.Rien chez nous, par notre faute, notre insouciance ou notre susceptibilité.Pour organiser le parc dans la montagne Tremblante |ï1 faudrait $250,000 par année, pendant quatre ou cinq 1-* province n'a pas les moyens de dépenser cette Il faut ¦ans.somme; elle a trop d’entreprises sur les bras, que le fédéral soit mis à contribution.Malheureusement, à cause des tendances centralisatrices du fédérai, dans tous les domaines, il est possible que certains s opposent à ce que notre gouvernement provincial lui cède un territoire pour la création d'un parc.Cependant, le précédent existe, qui n’a pas mal tourné.Le parc des Champs de Bataille de Québec est une création fédérale.La province n’a rien perdu.Au contraire.Il en serait de même d’un second parc.Pour l’industrie du tourisme, il faut le répéter, la question est de toute première importance.Nous sommes déjà en retard.Nous laissons nos concurrents s’organiser et nous piétinons sur place.* * * Il n y a pas grand’chose à ajouter à un plaidoyer conçu mais complet comme celui que nous venons de citer.Nos lecteurs savent ce que l’on entend par parc national.Notre correspondant nous réfère à ce sujet a un article de M.L.-A.Richard, sous-ministre de la chasse et des pêcheries, qui a paru dans VActualité économique du mois d’avril dernier.Dans cette étude.M.Richard fait 1 historique des parcs nationaux, puis il déplore que nous n’ayons pas suivi J exemple américain, l’exemple du gouvernement fédéral en aménageant des organisations de ce genre autour des chutes de Montmorency, dans la région du Sanue-nay.autour du Mont-Royal, “autant de territoires, dit-il, qui offraient tout l’intérêt voulu pour être corstitués en parcs nationaux”.A la vérité, nous n’avons pas dans ta province de Québec de réserves qui correspondent à la formule américaine.Nous en aurons peut-être quand les parcs du Mont Orford et de la Gaspésie seront constitués, mais c’est une erreur de croire que l’on puisse considérer comme véritable parc national celui des Laurentides.Cette grande et superbe réserve n’est point dépourvue de beauté.“Bien au contraire, écrit M.Richard, les Laurentides ne sont nulle part plus sauvages, plus tourmentées et plus pittoresques que dans le triangle constitué par les rivières Jacques-Cartier et Saguenay.Mais cette réserve est fortement industrialisée: barrages de lacs et de rivières, lignes de transmission, coupe et flottage du bois, avec cette conséquence que la beauté des paysages est constamment menacée quand elle n’est pas définitivement profanée.Or, dans le monde entier, que ce soit en Amérique, en Europe ou en Afrique, on a admis, comme principe dominant qu'un parc national devrait être soustrait permanemment à toute commercialisation et à toute industrialisation, que le public a un droit inaliénable à la beauté des sites et des panoramas et que la nature ne devrait subie aucune atteinte.En somme, on est tombé d’accord sur le fait qu'un parc national est une sorte de musée en plein air où la nature doit rester immuable.On est également tombé d’accord sur le fait que la chasse ne serait jamais tolérée afin de permettre au public de mieux observer et de mieux étudier la faune terrestre, alors que la pêche peut être autorisée et contrôlée partout où la chose est possible.” * # * la lettre citée au débat de cet que l’organisation des parcs Si nous revenons article, noùs y verrons nationaux demande une mise de fonds considérable.Le trésor provincial ne possède pas, à l’heure présente, les ressources nécessaires pour parer seul à cette dépense.L’appui fédéral est donc nécessaire, d’autant plus qu'il ne saurait nous être refusé.On a vu, en effet, que le seul parc qui soit administré et qui ait été créé aux frais du gouvernement fédéral, c’est le parc des Champs de Bataille de la ville de Québec.La seule objection que l’on peut faire valoir, à l’encontre d’un tel projet, est prévue par notre correspondant.Ottawa exige que le territoire à être transformé en parc national devienne sa propriété à perpétuité.Nul ne peut nier à l'heure actuelle la tendance centralisatrice de l’administration du Dominion; mais il ne peut y avoir grand danger dans une province, “grande comme trois pays”, à céder une parcelle de territoire d’une superficie infime par rapport à l’ensemble.Nous croyons donc que le gouvernement provincial serait bien inspiré de céder le territoire de la montagne Tremblante aux autorités fédérales à des conditions déterminées.Il convient, évidemment, d'agir avec toute la circonspection voulue, mais il est important, par ailleurs, de se souvenir des bénéfices à retirer de cette entreprise.Non seulement la région du Nord y trouverait sa part, hiver comme été, mais la région montréalaise bénéficierait énormément de la circulation des touristes.Enfin, on sauverait, de la sorte, à la porte de Montréal, un territoire d’une richesse pittoresque sans seconde et qui, sans cette intervention, peut devenir la proie de l’industrie.Louis DUPIRE Le ministère Janson démissionne en Belgique (Voir m pagt i) NSmzmeim ¦pitre.A des désabusés fiepuls des années, vous dèplo-f f l absence d’un chef.Vous dites: no“s faut un chef.Où est le ne/?Qui nous donnera un chef?Uendra-t-il un chef?Qui sera chef?mand paraîtra ce chef?” ' Vous voulez un chef, vous cherchez un chef, vous cropcz trouver u chef, vous hissez sur le pavois n chef, vous déboulonnez ce chef, ous abandonnez votre chef, vous ortez au tombeau ce chef, vous re-ommencez de chercher un cjtef, ous croyez avoir trouvé un âlilre nef, vous adulez cet autre chef, ous critiquez ce nouveau chef, ous tournez le dos au nouveau nef.Et vous allez, criant: "Trouerons-nous enfin le vrai chef?" Etourdis que nous sommes, de has sentir tellement privés de hefs, de tant chercher et réclamer c chefs, et de ne pas nous aperce-oir que si nous lavions voulu il y urail, parmi nous, des chefs.Regardez en vous.V trouvez-ous le chef intime que vous eus-ez dû être chez vous-même?Etes-ous le “master of his soul”, le chef e son âme dont parle le dicton an-lais?Avez-vous jamais su étudier, ous discipliner, vous orienter, ous commander, réfléchir A ce ue vous feriez, à ce que vous vouez élre, à ce que vous seriez si ous l’aviez voulu?Et d’abord, uez-vous même su vouloir?Vouloir; vouloir et pouvoir.Vous tiriez pu, si vous aviez voulu, uand avez-vous voulu, d'une vo-nié ferme, tenace, obstinée?Vous vez peut-être un instant désiré ouloir.Vouloir réellement?Non.st chef de soi-même qui le veut, vez-vous jamais voulu élre vplre ropre chef à vous?Avez-vous su, vez-vous voulu d’abord obéir, béir pour apprendre à commoner?Avez-vous su ce que sont la isclpltne, la ponctualité, l'ordre, travail, la méthode, lintelllffence lise au service de la volonté?Ce ne c’esl que le travail d’équipe?Vous aviez du talent?Il est en riche.Vous aviez de l'esprit?7ous ne l’avez pas cultivé.Vous viez de la volonté?Non; des velléi-es.Vous aviez du caractère?Il lait, il reste veille, mou.gélatineux.rous aviez quelque épine dorsale?u plus une armature en fil de lai-n.Vous aviez le goàt de i étude?Pas même.Vous saviez lire?Vous a avez pas su vous cultiver.Vous auriez pu parler bien?Vous ânon-nez, plutôt que de faire le moindre effort de diction.Vous auriez pu écrire?Vous avez préféré griffonner.Vous auriez pu travailler à vous élever?Vous avez choisi le moindre effort, qui était de vous traîner.Vous criez au chef?Le chef, il aurait fallu qu'il fût en vous d’abord; que vous eussiez su étudier, réfléchir, observer, travailler, vous obstiner, vous former — ou plutôt vous réformer.Vouloir, travailler, étudier surtout, et réfléchir.Ne pas vouloir spasmodiquement, capricieusement; vouloir avec fermeté, ténacité, lout le temps.Et surtout vous dompter: dompter la bête qui était en vous, indolente, paresseuse, molle, vtrevolante, hésitante, irrésolue.Elle y est restée sauvage et capricante.Le chef, il aurait pu être là, chez vous.Qu’importerait un maître, un chef, des chefs, à l’extérieur, puisque vous n’avez pas su d'abord vous dresser, vous maîtriser, vous entraîner, vous dompter, vous dominer?Pour avoir un chef, pour trouver des chefs, il vous aurait fallu savoir le distinguer, le choisir, le suivre, collaborer avec lui, l'appuyer.Vous ne saviez obéir, vous n’aviez pas le sens ni le goût de la discipline, aucun esprit de suite, vous n’aviez pas de caractère.Comment l’eussiez-vous suivi, ce chef, s’il s'était présenté?De loin, péniblement, à pas vacillants, avec crainte de l’effort et de la pente à gravir.Il vous aurait devancés, se serait perdu dans l’horizon.Et vous seriez restés où vous êtes, au bord de la route déserte, à crier en face du vide qù serait disparu le chef que vous n’aurlcz pas su deviner, accompagner d'un pas alerte et obstiné."Nous voulons un chef?Qui nous donnera un chef?” clamez-vous.En avez-vous jamais été dignes?Le chef?Il était là.devant vous, devant nous.Tandis qu’il avançait, vous reculiez.Tandis qu’il montait, vous descendiez.Tandis qu’il grandissait, vous vous affaissiez.Il est disparu.Vous êtes à la limite de l'horizon, du côté opposé à celui qu’il prit.Vous vous croyez abandonnes?C'êst que vous n’avez su ni le regarder, ni le suivre, pas mime aller, comme lui, droit devant vous.Si vous aviez su vouloir; si vous aviez su compter d'abord avec vous; si vous vous étiez mis au travail, pour développer en vous le chef intime que Dieu place au t°ut homme, et que tant d hommes endorment ou tuent en eux-mêmes, sitôt qu’il essaie de se lever, vous n’auriez aujourd’hui ni a crier, ni à gémir de votre isolement.Si vous aviez voulu, il serait venu, du fond de l’armée à la tête de l’armée, un chef.L’armée na pas voulu.Elle n’est plus qu’une bande dispersée dans des sentiers perdus.Puisse la génération qui monte savoir se former; former, en se formant, un chef, une pléiade de chefs.Notre génération?Elle connaît, à cause de son absence de discipline, d’effort en bloc, d’esprit d'équipe, de réflexion, de collaboration, la crise d'autorité, la dure disette de chefs.Elle seule a fait que cela soit ainsi.Lourde responsabilité.Paul POIRIER Bloc-notes Présenti L’un de nos amis, mêlé de très jrès à une grande oeuvre patrioti-< ue, nous écrit: Après un silence assez prolongé, je vous arrive aujourd'hui avec une requête.Il s'agirait de venir en aide A nos amis les Acadiens de llle du Prince-Edouard au moyen d’une campagne de presse.Voici ce qui en est.La silualion au point de vue français dans les écoles primaires de l’Ile du Prince-Edouard est assez déplorable.Les cours de français à l’Ecole Normale se donnent en anglais, et les professeurs acadiens, pour réussir à enseigner le français, doivent s'imposer une lâche très onéreuse.Encouragés par les travaux des Congrès pédagogiques, ils se livrent depuis quelques années à une élude personnelle de la grammaire, de la prononciation et d'un peu de littérature française.Pour stimuler les efforts de ces instituteurs méritants, M Henri Blanchard, de Charlottetown, avec quelques patriotes, a pris l’iniliative d’organiser un concours de français ouvert à tous les instituteurs et institutrices acadiens.Ce concours dure toute l’année et il est couronné lors du Congrès annuel au mois d’août.Le concours est très sérieux: les candidats doivent lire el analyser quelques volumes français el canadiens, comme "La doyce France”, "Maria Chapdelaine”, "Le vocabulaire, bilingue”, "La Terre vivante”, "Les Rocquevillard”.Des prix en argent de $15, $10, $5, $?, sont distribués aux vainqueurs.Le Comité d'organisation a enregistré Tan dernier un déficit de $25.En plus de ce concours, il y a aussi des cours de français organisés pendant la vacance pour les membres de la classe, enseignante acadienne.Cette année, ces cours auront lieu au mois de juillet el dureront quinze jours.M.Henri Blanchard nous a demandé d’envoyer deux ou trois professeurs compétents de la province de Québec pour donner des cours de grammaire française, de composition, de littérature et de pédagogie aux instituteurs acadiens.Toute celle organisation demande de l’argent.M.Blanchard nous dit qu’avec une centaine de dollars, il leur serait possible de continuer et même d'augmenter leur entreprise de concours.H resterait, je crois, à recueillir une somme assez ronde pour défrayer les frais de voyage de nos professeurs et leur accorder une légère rémunération.Auriez-vous l'obligeance de faire appel dans votre journal en faveur de nos frères acadiens et d’ouvrir une souscription pour les fins que je viens de vous exposer?S’il était possible de recueillir quelques cents dollars, je crois que ce serait un excellent placement au point de vue patriotique.Le Devoir fait volontiers écho à cet appel.Il a plus d’une fois parlé déjà de l'admirable effort poursuivi par M.Blanchard et ses amis.Il ouvre volontiers la souscription demandée.Il en transmettra le bénéfice à notre correspondant, qui est particulièrement qualifié pour traiter avec les intéressés de l’Ile du Prince-Edouard.Il s’inscrit lui-même pour $20.Magnifique revanche “Dans tout l’Ontario français, de ce temps-ci.se succèdent les épreuves dits éliminatoires du grand concours provincial de français qui doit se clore à Ottawa dans une couple de semaines.Chaque jour le Droit nous apporte, de deux, trois ou quatre endroits de la province, le compte rendu de ces épreuves.Il serait étonnant que cet effort ainsi étendu à toutes les régions ontariennes où l’on parle le français, n’obtint pas des résultats considérables.On parait bien avoir trouvé là un excellent moven d’éveiller, de stimuler l’attention LE CONGRES D'UTRECHT Une fédération des Eglises protestantes du monde entier Les représentants de 1B0 confessions religieuses protestantes élaborent un projet de constitution Les délégués, au nombre de 75, venaient de 20 pays UTRECHT (Pays-Bas), 13 (À.P.) — Les Eglises protestantes du monde entier vont se grouper en une vaste fédération, la plus puissante union chrétienne depuis la Réforme, si le projet de constitution élaboré par un congrès de représentants de 130 confessions religieuses protestantes est généralement accepté.Le congrès a siégé à Utrecht pendant cinq jours, sous la présidence de l'archevêque anglican d'York; les délé gués, qui étaient venus de 20 pays, étaient ou nombre de 75.Le Canada était représenté par le Rév.G.-C.Pidgeon et le Rév.Robert Hiltx, de Toronto.Le projet de constitution doit être soumis sans délai à toutes les Eglises qui étaient représentées au congrès.La lettre qui accompagne le document invite toutes les Eglises qui reconnaissent "Notre-Seigneur Jésus-Christ comme Dieu et Sauveur" à faire partie de la fédération et à envoyer des délégués à la première réunion du conseil.L'invitation s'adresse à l'Eglise grecque orthodoxe.L'Eglise catholique romaine n'a pas participé au congrès.D'après la constitution proposée, l'organisme central de la fédération se composerait d'un conseil de 450 membres, qui se réunirait tous les cinq ans, et d'un comité central de 90 membres, qui se réunirait tous les ans.On croit que l'archevêque d'York, qui est le grand initiateur du mouvement, est assuré de la présidence.Le comité central se composerait de 18 représentants des Etats-Unis et du Canada dont cinq laïcs, de 17 représentants des Eglises orthodoxes, de 22 représentants de l'Europe continentale, de 12 représentants de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, de 10 représentants de l'Asie, de l'Afrique, de l'Amérique latine et des Iles du Pacifique, de 5 représentants de l'Afrique-sud, de l'Australasie et des autres pays qui n'entrent dans aucune de ces catégories, de 6 représentants des minorités ecclésiastiques.La composition du conseil serait proportionnellement la même.Le conseil n'aura pas le droit de légiférer pour ios Eglises qui en font partie, mais il aura pour mission de promouvoir la collaboration et l'étude et de faeüitar l'action commune de toutes les Eglises et de convoquer des congrès mondiaux sur des sujets spécifiques toutas les fois que les circonstances l'exigeront.des parents et des enfants, de leur faire vivement sentir l'importance du français.Entre tant de comptes rendus émouvants, il en est un qui aura particulièrement remué ceux qui ont un certain âge et qui se souviennent; c’est celui de la réunion de Pembroke, où s'affrontaient des concurrents de toute la région.Pembroke, c’est le théâtre des luttes du Vieux Longpré.oui vient de mourir, et de ses amis.La situation était telle voici une quin-raine d’années que le Vieux Long-pré et les siens avaient dû recourir à un moyen extrême, la fonda-ton d’une école française indépendante.Or voici qu'aujourd’hui, dans la même ville, sous l’autorité de l’inspecteur officiel, un Canadien français, on institue un concours de français, que l’une des pièces-récitées aux épreuves est précisément un extrait de VEveil de la Race, le mémorial des luttes anciennes dressé par M.Longpré lui-mème.> Magnifique revanche, et qui témoigne qu’il ne faut jamais désespérer, si pénibles, si douloureuses, que paraissent les circonstances.O.H.Sur Taccueil plutôt frais de l'Ontario et du Québec à la commission Rowell Cela crée du malaise dans le monde libéral d'Ottawa — Comment affronter l'hostilité des deux principales provinces du pays?Il est question du désaveu de trois nouvelles lois albertaines (Par Léopold RICHER) Ottawa.13 — Un homme politique a déjà parlé de dynamiter sa voie vers les marchés extérieurs.En fait, il n’a pas dynamité grand’chose, à l’exception peut-être de son propre parti.On parle maintenant d’un autre dynamitage dont il est bien difficile de prévoir les résultats; celui " 1 ¦ (Suite de 1« 1ère page) de de l’Ontario et du Québec.Corçi-ment aller à l’encontre des vues des deux provinces centrales?Quel parti, politique l’osera?Qui peut gouverner sans elles?Un gouvernement fédéral peut se passer de l’une ou de l’autre, mais non pas des deux à la fois.Nul parti fédéral ne saurait faire face aux forces conjuguées de l’Ontario et du Québec.C’est ce qui rend pratiquement intenable la situation du gouvernement actuel, car aujourd’hui il n’a l’appui ni du Québec, ni de l’Ontario.Voilà de quoi on s’entretenait hier chez les députés, conservateurs aussi bien que libéraux.Sur ce, il y aurait beaucoup à dire, tant pour expliquer la lenteur des travaux parlementaires que pour donner une idée de l’atmosphère qui règne ici.Cette atmosphère est toute d’indécision, de mécontentement retenu, de crainte quant à l’avenir du parti.La politique flottante du fouvernement ne satisfait personne.;t ce n’est pas sans appréhension que l’on voit le Québec et l’Ontario prendre si nette attitude quant au problème constitutionnel que l’on avait cru fondamental.Pendant que les esprits s’inquiètent, le parlement suit son bonhomme de chemin et s'attarde Je long de la route à toutes les petites questions.On dirait .qu’il est content do perdre son temps dans le vague espoir de rencontrer un jour une idée merveilleuse qui fera sa fortune.L« désaveu de trois lois aibertaines La Chambre* s’est occupée de plusieurs choses.Tout d’abord le ministre de la Justice, M; Ernest Lapointe, a annoncé en réponse à une interpellation de M.Earl Lawson, député conservateur de York-Sud, que lundi prochain le gouvernement recevra une requête formelle demandant le désaveu de trois lois aibertaines relatives aux hypothèques, M.Lawson a attiré l'attention du ministre sur le fait que ces lois ont pour effet de prévenir tout fuiiement des dettes en Alberla.II ui a demandé ce qu’il entend faire pour sauvegarder les intérêts des créanciers.Le ministre de la Justice a répondu que des textes des trois lois ont été reçus par le Secrétariat d’Etat.Le 28 avril dernier on les a soumises à l'étude du ministère de la Justice.On lui apprend maintenant qu’une pétition formelle demandant le désaveu de ces lois sera présentée lundi prochain.Parmi les protestataires il v a l’Association des sociétés de prêts et l’Association des sociétés d’assurances.L'hygièn* publique En réponse à une question de M.T.-L.Church, conservateur de Ïoronto-Broadview, le gouvernement p annoncé qu’il étudie l’urgence de créer une commis sion parlementaire spéciale qui s’occuperait des questions afférant à l’hygiène publique.M.Church avait posé la question suivante au ministère: “Le gouvernement étu-diera-t-il les avantages d’instituer à la prochaine session une Commission spéciale de la Chambre qui examinera les affaires d’hygiène publique nationale, afin d’établir un’ programme d’hygiène publique pour le Canada, d’élargir les fonctions actuelles du ministère fédéral et de coordonner son activilé avec celle des provinces et des municipalités ‘et afin d’augmenter, pour faire face à des besoins urgents, sociaux et nationaux, l’utilité, le rayonnement et le travail du ministère fédéral de la Santé?” Les Japonois M.A.W.Neill, député indépendant de Comox-Alberni.s’est fait un cheval de bataille de la question des Japonais en Colombie canadienne.Il n’aime pas que l’on émette des vues contraires aux siennes à ce sujèt.Hier il a attiré l’attention du premier ministre sur le fait qu’un membre «le la Commission Rowell, le professeur H.P.Angus, avait traité du problème oriental en Colombie canadienne.M.Neill a demandé si le gouvernement a l’intention d’exiger la démission de M.Angus de la Commission Rowell afin de restaurer la confiance de la province dans la Commission.M.Mackenzie a répondu que M.Angus n’a parlé qu’en son nom personnel.Au surplus la question orientale n’est nas du nombre des problèmes sur lesquels la Commission fait enquête.Il n’en reste pas moins, de répliquer M.Neill, que le premier ministre de la province a fait des recommandations à ce sujet.Le rapport Show Après ce début de séance, la Chambre a étudié les crédits du ministère de l’Agriculture.Les conservateurs ont profité de l’occasion pour parler du rapport Shaw.Ce rapport a été publié par le ministère de l’Agriculture après enquête sur les méthodes de vente des produits agricoles canadiens sur le marché britannique.t Lors de sa première publication." le rapport a causé une brève mésentente entre le ministre de l’Agriculture et' le ministre du Commerce.Avant la session, à une conférence de presse, le premier ministre a même cru nécessaire jle faire une mise au point: “M.Cardiner restera minis tre de l’Agriculture, avait-il dit, et M.Euler ministre du Commerce”.Celte simple déclaration laissait entendre beaucoup de choses.Les conservateurs n’ont donc pas manqué l’occasion de taquiner M.Gardiner à ce propos.M.Earl Rowé, député conservateur de Dufferin-Simcoe, a pris une part dominante au débat.11 s’est plaint du fait que l’on avait publié deux éditions successives du rapport Shaw.La seconde édition contient de nombreux changements.En outre, elle aurait une teinte politique assez prononcée.La seconde édition ne donnerait pas une exacte idée des recommandations de la Commission qui a fait enquête en Angleterre sous la présidence de M.Shaw.M.Rowe a suggéré au gouvernement de mettre un ternie à l’importation des huiles comestibles ainsi que des viandes en conserve.M.R.-J.Deachman, libéral de Huron-Nord, a répondu qu’en 1935 le Canada avait importé 12.000,000 de livres de viandes en conserve; M.Rowe n’a pourtant pas proteste.M.Rowe a immédiatement déclaré que les paroles de M.Deachman étaient injustes.11 a protesté contre cette politique du gouvernement Bennett et il proteste de nouveau aujourd’hui.M.Gardiner est homme à répondre à toutes les questions.11 procède méthodiquement et calmement.Il parle avec lenteur et précision, donnant toute l’information que l’on demande, avec une abondance de détails déconcertante.11 explique la double édition du rapport de la façon la plus naturelle.Une première édition a été publiée en décembre dernier.On lui a fait une large publicité.Le gouvernement toutefois n’a pas cru bon d’adopter toutes les recommandations du rapport.On en a donc fait une seconde édition.La plupart des recommandations ont été acceptées et publiées dans la seconde édition.Et voilà.A entendre M.Gardiner, rien ne se serait passé.Et pourtant tout le monde sait que M.Euler n’était pas content de la première édition du rapport.M.Gardiner a dit hier qu’il avait conservé des copies de la première édition pour tous les membres de la Chambre, afin qu’ils pussent se rendre compte par eux-mêmes des changements qu’on y a apportés.11 faut bien admettre, après cela, que M.Gardiner est un homme extraordinaire et qu’il ira très loin en politique.La déclaration sur la politique étrangère Dans la soirée on a appris que M.Mackenzie King ne prononcera son discours sur la politique étrangère qu’après le retour de M.R.-B.Bennett aux Communes.M.King devait le prononcer lundi prochain, après l’avoir remis de semaine en semaine.M.Bennett, d’autre part, sera absent de la capitale pendant plusieurs jours, à cause de la mort de sa soeur, Mme W.-D.Herridge.Vu l’importance du discours et l’intérêt que porte M.Bennett aux questions de politique extérieure, le premier ministre a cru bon d’attendre le retour du chef de l’opposition.Aujourd’hui la Chambre étudiera les crédits des ministères du Transport et de la Défense nationale.S’il reste du temps on continuera l’étude du projet de loi ministériel amendant la loi de la radio.Léopold RICHER Au Royaume du Saguenay (Suite de la 1ère pade-> Le prêtre et le psychiatre PSYCHIATRIE PASTORALE, par H.Bless, recteur de l'Institut psychiatrique.“Voorburg" à Vught, traduit du néerlandais par P.(Ihyssaerl, recteur du sanatorium Elilabeth à Syssele.NECROLOGIE CHAMPAGNE — A Montréal, le 11.» 71 ans.Georgea Champagne, epoux rte Ma rie Albina Barrette, CHARTRAND — A Verdun, le 11.i sa ans, Mme veuve Magîolre Chartrand, nee Amanda Roger.GAUMOND,— A Montréal, le 11.à 5 ans Suzanne Gaumond.enfant de Léon Gau-mond et d'Aurore Bélanger.DUMOULIN, — A Montréal, le 11, A 71 ans.Wilfrid Dumoulin, époux de feu Ra-r Débina Raymond.GASCON.— A Montréal, le 12, à S8 ans.Mme Damase Gascon, née Brlére.Rose-de-Llma.H AVER.— A Montréal, le 1t.a 84 an*.M Louis Hayer.époux d'Odüe JublnvlU*.HUET, — A Montréal, le 10.Mme Is&le Huet, née Bernier: Adèle.JEAN.— A Montréal, le 11, A 60 ans.Mme Irénée Jean, née Lourde, Yvette LAMOUREUX.— A Montréal, le 12.a 81 ans.HerménégUde Lamoureux LANGLOIS.— A Montréal-Nord, le 11.Mme Etienne Langlois, née Dubois, Do-lorés, et Mlles Henriette et Etlennette Langlois.LAROCQUE.— A Montréal, te 10.à 73 ans.Delphls Larocque, époux de feu Em- 05a Gladu.MASSE.— A Montréal, le 10, A 77 ans, M Pierre-Alexandre Massé MENARD.— A Montréal, le 11.A 79 ans, Narcisse Ménard.ST-CERNY.— A Repentlgny.1* 12.A 83 ans, Angèle Lachapelle, épouse en ’.ères notes de Paul Trlmoulé, en 2émes, de leu urge, St-Cerny.MICHAUD.— A Montréal, le 12.A 66 ans.M.Ferdinand Michaud.MOREAU.— A Montréal, le 12.Joséphine Gagnon, épousé d'Henrl-Amédèe Moreau MAUD.— A Montreal, le 10.A 83 an*.J.-Alfred Naud, époux de feu Marie-Anne Defnontlgny.• BAVARD, — A Montréal, le 11, à 87 ans.Fidèle Savard, époux de Céllma Ouellette.SEGUIN.— A Montreal, le 10.A «1 an».Mme F.Séguin, née Legault, Imelda épouse de feu Phtllas Séguin TRBPANIER.— A Verdun, le 12,A 28 abj.Mlle Florence Trépanler.file de Xavier Trépanier et de Maria Dulnde.VILLENEUVE — A Montréal, le 10.A 78 ans.Mm« Veuve Vltalien Villeneuve, nAa Valade, Hennin*.L'auteur, dans la préface, explique l'opportunité d’une collaboration plus étroite entre le prêtre et le psychiatre.Et, à cet effet, il cite les paroles du professeur J.Donat.S.J.: "Il est entendu, -me le prêtre ne peut se proposer la guérison des maladies nerveuses, niais il devra être à même de collaborer avec le médecin et d’apprécier les répercussions de ces maladies sur la vie religieuse.Ainsi il apportera une aille précieuse à la guérison du malade”.C’est afin de contribuer à la diffusion de la science psychiatrique parmi les théologiens moralistes que le recteur de ‘'Voorburg" a public ce manuel.La psychiatrie est une partie de la thérapeutique qui fait d’incessants progrès.Il importe à ceux qui se sont donné pour mission de veiller au bien des âmes, de connaître les diverses maladies mentales toutes grandement susceptibles de causer des ravages dans le domaine moral."Psychiatrie Pastorale" constitue un bon livre auquel référer.En ses quelque deux cents pages, il donne les données essentielles sur le suie».Les dispositions typographiques son» heureuses et rendent la lecture facile.Voici les titres de chapitres abondamment subdivisés que contient le volume.1.La Psychopatologic et la Psychologie.2.Symptomatologie.3.Etiologie.4.La responsabililè morale.5.Différentes formes de Psychoses 6.Le Scrupule.7.Psychopathologie sexuelle.8.Psychothérapie moderne.9.Psychothérapie pastorale et hygiène mentale.10.Soins religieux à donner aux • malades nerveux et psychiques.fin vente à la librairie du Devoir, au prix dt fl.60 Icanco.Personne ne s’est encore aventuré dans le Saguenay, pas plus parmi les traiteurs de la pelleterie et les explorateurs que parmi les missionnaires.Le pilote Jean .Alfonse a bien écrit, cent années auparavant, que c’est le chemin qui “va à la mer Pacifique ou bien à la mer du Cattay”.Il ne s’en est pas trouvé un seul pour aller voir si c’est vrai.Les Sauvages continuent de raconter leurs histoires de croque-mitaines.Ils défendent leur patrimoine du mieux qu’ils peuvent car pour eux, ainsi que l’écrit le Père Charles Albanel, leur deuxième missionnaire, les rivières sont ce que sont pour les Français les champs dont ils tirent leur subsistance, soit par la pêche, la chasse ou le traffic.A l’été de 1647, en juillet, Jean de Quen apprend que de ses convertis des années précédentes, appartenant à la nation du Porc-Epic, sont gravement malades, chez eux, aux bords du lac PiekSagami (Pié-kougumi), ce qui veut dire le lac plat, le lac peu profond.L’occasion est excellente de faire viser son passe port pour la mer Pacifique ou la mer du Cattay.Il part avec quelques-unes de ses ouailles, remonte le Saguenay, voit en passant la trouée de la Grande-Baie sur l’horizon — il est peut-être le premier à dire: Ha! Ha! — poursuit sa route, atteint le Coteau du Portage, le premier Blanc à se rendre aussi loin.11 n'arrêta pas, continue, escalade le Coteau du bassin, franchit les sept portages de la rivière Kin8gami8 (Chicoutimi), dont il remonte le courant, s’aventure sur Je lac Kénogami, voit les montagnes s’éloigner, ne laissant derrière elles que le piton d’un horst, portage encore vers la rivière Kin8-gamichich (la rivière des Aulnels) qu’il descend, de même que la Belle-Rivière.C’est alors la vision, l'éblouissement du lac Pikouagamik, auquel il donne son nom: lac Saint-Jean; qu’il explore assez soigneusement pour en donner la description suivante, dans le récit de son voyage, que reproduisent les Relations des Jésuites : “Ce lac est si grand qu’à peine en voit-on les rives: il semble être d’une figure ronde.Il est environné par un pays plat terminé par de hautes montagnes éloignées de trois ou quatre ou cinq lieues de ses rives: il se nourrit des eaux d’une quinzaine de rivières ou environ, qui servent de chemins aux petites nations qui sont dans tes terres pour venir pécher dans ce lac et pour entretenir le commerce ou l'amitié qu elles ont entre elles.” C’est un aperçu sommaire mais exact du lac Saint-Jean, surtout pour un homme qui n’avait pas eu l’opportunité d’apprendre la fiéo-giaphie des lieux dans Blanchard et leur géologie dans Dresser.ÿ Les Sauvages de la nation du Porc-Epic, qui avaient dû pourtant inventer leur part d’histoires terrifiantes sur le Saguenay, sont bien contents de voir le missionnaire chez eux.Le récit du Père de Quen ne laisse pas de doute quant à cela: “ils s'étonnaient de mon entreprise, ne croyant pas que jamais j'gurais le courage de franchir tant de difficultés pour leur amour.Ils me reçurent dans leurs cabanes comme un homme venu du ciel.L’un me donnait un petit morceau de.poisson séché à la fumée; le Capitaine me fit présent d'un “casti-pitagan de castor”, c’est-à-dire d'une peau de cet animal ouverte seulement par le col, en sorte qu’on dirait que le.castor est tout entier.(1) "Voilà, me dit-il.pour adoucir tes fatigues de Ion voyage.” L’intrépide missionnaire ne devait pas avoir que le castipitagan de castor pour se consoler de ses fatigues.En parcourant le lac.il atteint l’embouchure de la rivière Metabetehouan et se rend compte que ses convertis v ont installé déjà “une belle grande croix”.La croix avait donc précédé la Robe Noire dans ces parages.C’était bon signe.Les clients monlagnais de passage à Tadoussac avaient déjà fait lu même chose, l’année précédente, ils avaient planté une croix, que le chef lui-même avait tenu à porter sur ses épaules jusqu’à l'endroit du dressement.A Tadoussac encore, grâce aux largesses de Madame de la_ Pelleterie et aux cadeaux des Sçuyages convertis, le Père de Quen avait pu construire, cette même année 1646, "une belle église de pierres”, de “60 pieds de longueur".C'était la première du genre au Canada.Ville-Marie n’avait encore qu’une humble chapelle en bois; la première église de Québec ne devait être commencée qu’en septembre 1647.Le Père de Quen rapporte qu’on apporta de France “une petite^ tapisserie droguette.pour embellir la chapelle et une cloche pour appeler les sauvages à la prière”.La cloche existe encore mais cette première église de Tadoussac fut détruite dans une incursion que les terribles Iroquois firent de ce rôté, en 1661.Ca n’était pas leur dernière incursion.On les verra plus tard, beaucoup plus loin, dans le Saguenay, à la piste de leurs ennemis de toujours, les Montagnais, alliés des Français.Maintenant que le Saguenay est pénétré, explorateurs et missionnaires français ne tarderont pas à pousser de l'avant.Ils auront bientôt atteint, en suivant la route mouvante des rivières et des lacs, les rives de la baie James et de la mer d’Hudson.Emile BENOIST Demain: Vers la baie d’Hudson.Le fonctionnarisme à Ottawa M.William Foran et M.Pouliot "Quand je regarde M.Pouliot, j« de viens tellement enragé que je vois rouge" — "Lorsque je désire me procurer quelque chose à manger, je puis me faire comprendre en anglais; lorsque je veux faire la cour aux dames, je puis me faire comprendre en français!" (M.Foran) L'interrogatoire du secrétaire de la Commission du fonctionnarisme devant la commission parlementaire EAU des CARMES BOYER LE SOIR EN VOUS COUCHANT EVITE RHUME «t GRIPPE routes pharmacies (t) Un “castipitagan” servait de sac à mettre le prtun, r’et-à-dire le tabac.Henlein et Hitler Prague.Tchécoslovaquie.13 (AP).— Le “Prager Mit tag” croit savoir que le chef des Sudètes allemands.M.Henlein, a eu une entrevue avec Hitler avant son départ pour Londres.___ La Finlande et TEthiopie Helsingfors.13 (API.— La Finlande, vient de reconnaître la conquête de l’Ethiopie par ITtalie, Ottawa.13 (DNC).— Pour la troisième fois M.William Foran, secrétaire de la Commission du fonctionnarisme, a comparu hier devant la commission parlementaire pour répondre à certaines questions au sujet de ses parents qui ont des emplois dans le fonctionnarisme.On s’est occupé d’une façon foute particulière du fils de M.William Foran, M.W.-H.Foran, qui entra au service du gouverne-menl fédéral en 1918 en qualité de commis au ministère de la Colonisation et de l’Immigration.La séance a été orageuse et féconde en incidents dramatiques.M.Foran a déclaré que le président de la commission parlementaire, M, Jean-François Pouliot, est injuste à son égard, mais il a été contraint de retirer ce qualificatif.A un moment donné, M.Foran a déclaré: “Quand je regarde le président (M.Pouliot), je deviens tellement enragé que je vois rouge.” A un autre moment il a dit, en réponse à une question de M.Pouliot: “Puisque vous insistez pour être injuste, je vais vous répondre”.M.Pouliot a protesté immédiatement contre la qualification de sa conduite et il a obligé le témoin à retirer cette remarque.M.Foran a hésité un moment.11 a vfiulu retirer ses paroles en insistant surtout sur le fait que M.Pouliot est président de la commission parlementaire.M.Pouliot a exigé toutefois que M.Foran retirât ses remarques sans condition.Un peu plus tard, pendant que M.Pouliot était occupé à examiner le dossier de M.W.-H.Foran, le fils du témoin, celui-ri a demandé à la commission de laisser la famille Foran tranquille.U a même fait un sermon aux députés qui font partie de^ la commission parlementaire: “Vous avez un grand rôle à remplir, leur a-t-il dit, une mission très importante, que vous a confiée parlement.Vous ne vous occupez pas beaucoup de votre mission et vous n’avancez pas à grand’chose.Vous m’avez fait demander auparavant, je suis venu et on m’a renvoyé pour obtenir des renseignements sur ma famille.Je vous les ai donnés après avoir eu beaucoup de difficultés- à les obtenir.lâchez donc de faire autre chose que de me tomber sur le dos.Comment voulez-vous que je me souvienne des faits et des détails de ce qui est arrivé il y a vingt ans?Je n’ai pas une mémoire aussi extraordinaire.Pen-dant que ces faits se déroulaient, j’étais occupé *»fiec le ministre du temps à rédiger des lois qui régis-, sent maintenant le fonctionnarisme.Comment voulez-vous que je me souvienne de faits survenus en dehors de ma connaissance il y a vingt ans?” La français de M.Foran M.Wilfrid Lacroix, député de Québec-Montmorency.a ensuite questionné en français le témoin sur ses connaissances du français.M.Foran lui a répondu en anglais.Le dialogue suivant s’est engagé entre le député et le témoin: M.Wilfrid Lacroix: M.Foran, parlez-vous français?M.Foran: Oui; je crois le comprendre mieux que je ne le parle.Je dirai que vous parlez mieux anglais que je ne parle français.M.Lacroix: Ne croyez-vous pas qu’il conviendrait que le secrétaire de la Commission nationale la plus importante soit bilingue?M.Foran: Je crois comprendre ce que vous voulez dire.Je crois même que vous avez raison.Lorsque je désire me procurer quelque chose à manger, ie puis me faire comprendre en anglais; lorsque je veux faire la cour aux dames, je puis me faire comprendre en français! M.Lacroix: Je ne crois pas que vous soyez assez compétent pour occuper la position, parce que tous les dossiers vous passent par les mains.Je souhaite eue vous meniez votre retraite le plus tôt possible et que vous soyez remplacé par un secrétaire bilingue.M.Foran: Je comprends parfaitement votre point: i’ai toujours su assez de français pour me tirer d’affaire.M.Alphonse Fournier (député libéral de Hull) : Parlez-vous un peu le français?M.F’oran: Je le parle passablement dans nia propre famille, comme vous l’avez vu d’après mon témoignage de la semaine dernière.Lorsque je veux leur dire quelque chose d’ainiable.ie m’exprime en français: ils aiment à me parler en anglais, mais lorsque ie suis de mauvaise humeur, ils n’aiment pas du tout ma façon de parler: mais je comprends votre point de vue.M.Lacroix veut dire que le secrétaire devrait être bilingue.M.Lacroix: Le tiers de la population canadienne OS» de langue française et tout le travail de secrétariat de votre commission passe par voire bureau.M.Foran: N’oubliez pas que lorsque j'ai été nommé on ne savait pas que je parlais les deux langues; dans ce temps-là la question n’était pas aussi aiguë qu’afWmir-d’htti.L’une des premières décisions que i’ai prises, a été de nommer un excellent adjoint de langue française afin que le travail de la commission ne souffrit pas du fait que je n’étais pas.comme vous diriez.un universitaire de langue française, a French scholar.Mais comme ie l’ai dit.i’ai toujours su assez de français pour me tirer d’affaire, de sorte que la question n’a jamais été /ligue avant aujourd’hui.Votre bill est maintenant passé.M.Lacroix, et ie crois peut-être que c’est une question que vous pouvez soulever avec à-pro-pos.M.Laçjciix veut qu’un secré- taire me succède ou qu’un individu soit nommé — comme question de fait j’ai un assistant de langue française — mais il croit qu’il devrait y avoir des secrétaires conjoints, l’un de langue française et l’autre de langue anglaise.C’est une quesiion qui pourra venir plus tard.H est probable que M.Foran devra répondre à d’autres questions la prochaine fois.Chez las revuistes “Y fait bean, eh !" La mode est à la revue, on ne saurait le nier.Les revuistes surgissent comme champignons, depuis quelques années.La revue est un genre tout spécial ou plutôt une salade qui peut emprunter ses ingrédients aux genres les plus divers.C’est pour cela que certaines revues tiennent parfois de l’opéra, du concert, du vaudeville, du cabaret, du théâtre, de la chorégraphie, du mélodrame ou de la politique (ce qui revient à peu près au même).On se souvient du succès sans précédent chez nous de la dernière Revue qui ait eu le Monument National comme cadre, revue oui réunissait au talent inimitable de l’humoriste Gratien Gélinas l’art délicat et teinté de poésie de Claude Robillard.Aussi fallait-il une certaine crâ-nerie pour risquer, à si court intervalle, une autre revue.M.Ovila Légaré a eu cette crânerie.Il doit s’attendre à ce que la plupart de ses auditeurs fassent quasi nécessairement des comparaisons entre Fri-dolinons (de Gélinas et Robillard) et sa propre revue: Y fait beau, eh! Pour ma part, je ne ferai pas de comparaisons.J’ai vu Fridolinons, mais, comme je ne m’y suis pas rendu en mission commandée, je ne saurais indiquer, publique-ment, les rapprochements ou le* contrastes qui peuvent s’imposer entre les deux revues.Comme toute revue qui se respecte.celle de M, Légaré est copieuse (vingt-six numéros).Elle met en scène un groupe de nos artistes locaux les plus populaires: BarrV.Légaré, Poitras.Dufresne, Cloutier.Marion, Mmes Alarie.Béliveau, Riddez, Ouellette, Poitras, etc.La mise en scène de la revue est des plus soignées.Le décor du train-train de Québec est particulièrement réussi et ingénieux alors que celui du chemin de Chambly est plus beau que nature.Quant aux costumes, on n’a rien ménagé, et ceux des ballerines d’El- 1 vera Goulz ainsi que des personna- ! ges du tableau intitulé Sabotage ! des Nations sont des plus agréables à l’oeil.Ajoutons à cela quelques effets de lumière, une musique bruyante fournie par l’orchestre de Maurice Meerte, et l’on aura l’atmosphère de la revue.Quant à la revue elle-même, ma foi, elle est inégale.Plusieurs numéros franchement amusants: Le Train-train de Québec, le Film d'art, taillé aux ciseaux, la Famille Loufoque, l’amour tel qu’on le pense, le Sabotage des Nations et surtout Vox Populi que l’irrésistible Juliette Béliveau anime de son talent à nul autre comparable.Le rideau tombe sur une sorte de hors-d’oeuvre qui fait songer a ces “apothéoses” qu’on a Thabitu-de de voir dans les spectacles de certains pensionnats.H n’y manquait vraiment que les feux de ben-gale.Tableau vivant qui représente la Paix, terrassant la Guerre et unissant dans la fraternité les démocraties et les dictatures.Et je me demande vraiment quelle idée saugrenue on a de jeter brusquement dans ce tableau l’un des grands airs des Pécheurs de Perles (“Oui, c’est elle, c’est la déesse.etc.,”) par ailleurs fort bien chanté par le lénor Georges Dufresne.En résume, la revue, si elle est plutôt indigente en sel gaulois, même si elle gagnait à être allégée des deux tableaux qui forment le Drame de la société nocturne, mérite l’encouragement, d’abord pour la personnalité des interprètes, pour ses excellents numéros de chant (par Mme Sylva Alarie et M.Georges Dufresne), pour sa brillante mise en scène, et pour quelques créations vraiment originales.Lucien DESBIENS 1 m *'V,v£- _____ mobile: les dépenses de cette classe de touristes s’élèvent à $181,332,-000, contre $153,509,000.Les automobiles jouissent d’un permis de 60 jours, classe la plus importante.se chiffrent à 1.383,130 en 1937, augmentation de 15.9 p,c.sur 1936.Les automobiles ayant un permis de 48 heures augmentent de 8.6 p.c.et s’établissent à 3,127,352; ceux jouissant d’un permis de 6 mois augmentent de 2.6 p.c.et forment un total de 1,358.Les touristes des Etats-Unis voyageant par chemin de fer ont dépensé un peu plus de $53,697,000, contre $49,877,000 en 1936; les voyageurs par océanique, $16,054,000, contre $14,967,000; par traversier, aéroplane, autobus, etc., $26,627,-000 contre $20,000,000.Les chemins de fer Ottawa, 13 (CP) — On a suggéré hier, au comité du Sénat qui enquête sur le problème ferroviaire, de reviser la loi régie par la commission des chemins de fer.Le sénateur J.-A.Calder, conservateur, de Saltcoats, qui a fait la suggestion, a dit que cela serait peut-être nécessaire si l’on veut que soient réalisées les économies se rattachant à l’abandon des lignes improductives.11 faisait allusion à plusieurs projets d’abandon de lignes qui, aux dires de M.S.-W.Fairweather, directeur du service d’études économiques des chemins de fer de l’Etat, ont été rejetés par la commission des chemins de fer.M.Fairweather a été interrogé toute la journée.Il le sera de nouveau, pour la dernière fois, lorsque le comité reprendra son travail, mardi prochain.Nos éphémérides 13 mai 1826 Mg r de Telmesse et son clergé On a souvent raconté — ces ebo ses tiennent aux petites faiblesse^ , de la nature humaine — commerç Mgr Lartigue, nommé évêque di Telmesse et auxiliaire de l’evèqm de Québec, reçut un accueil froif de la part de son clergé qui le bou, da assez longtemps.On en était rendu à lui ménager les honneurs Tellement que Mgr Panel dut pl* sieurs fois ordonner aux Montréa lais d’accorder à Mgr de Telmessf les mêmes honneurs qu’à lui-mè me.Le 13 mai 1826, l’évêque ck Québec revint sur ces considéra; lions dans une lettre à Mgr Larti gue: “Ces honneurs, écrit-il, seront apparemment différents de ceux que vous accorde le mandement du 20 février 182J.Comme je sais quf vous êtes au-dessus de toutes ces petites tracasseries et que vous m tenez pas plus à trois coups qu’à uo seul coup d’encensoir, pas plus à j un dais qu’à un prie-Dieu, ou à utf; simple banc, j’ai dessein de leur ré- | pondre (aux curés de la région de Montréal) que mon mandement ratifiant tout ce que mon prédécey seur a fait, je sais bien ce qu’ils ont à faire.Que si on vous refuse les honneurs dont vous n’êtes pas avO de, V.G.saura bien s’élever par sa vertu au-dessus de ces petites misè^ res.Ils ne vous blesseront pas «¦ cela comme ils le croient peut-être.Au contraire ils seront mortifiés de voir le peu de cas que vous fene* de tel ou tel honneur”.TAIT-FAVREAU Liée FAVREAU, O.O.&., PRESIDENT Examen de la Vue: Trouble» musculaire» de l'oeil et ajustement des verre» et se» assistant» Ptewe Crelier.Ba O.et Lucien Hébert, Ba.O.OPTOMETRISTES-OPTICIENS LICENCIES •‘Bacheliers en Optométrie” BUREAU DU CINTRE 265, rua Ste-Catherine E.T«.: LA.6703 BUREAU DU NORD 6890, rue St-Hubert Tét.: CA.9344 NOTRE FAVORI NATIONAL» Le tourisme au Canada Ottawa, 13.— En 1937, les dépenses estimatives au Canada des touristes d’autres pays s'élèvent à environ $294.682,000, contre $251,* 299.000 en 1936, gain de $43,383.000 pendant l’année.La somme estimative des dépenses des touristes canadiens en d’autres pays est de $121.422,000 en 1937, contre $110,- 400.000 en 1936.La balance favorable au Canada dans le commerce touristique en 1937 est de $170,-260.000, contre $140,899,000 en 1936.I,es visiteurs des Etats-Unis ont dépensé $277,710.000 en 1937, contre 8238.353,000 ceux des autres pays $16,972.000, contre $12,946,-000 en 1936.La majeure partie du trafic touristique entre le Canada et les Etats-Unis se fait par auto- UNDERWOOD LONDON Dismti rr wmovtolU *u ow**w « *1.»(.•« • *0 M.*i T* • ''-V,:-.': i: ‘ï^ : : : § mmmâÊÊmÊsmïmm mÊmmmgmmmmmm * 83 meg ; IQY 38.2lm .1190 meg.PRAGUE.Tchécoslovaquie.— 8 h.p ni.Variétés, causerie en anglais.OLR4A.15.3m., 11.93 meg ; OLR5A.19.7m , 15.33 "Caracas — * n.30 p.m.variétés mu-llcales.YVIRC, 51.7m., 5.8 meg.LONDRES — 9 h.20 p m."Take your choice", OSI, 19 8m.IS.M meg.; GSD, 35.5 m.1175 meg ; GSC, 313m, 9.58 meg , GM, 31.5m., 9.51 meg.La clef magique L’actrice Cessle Loftus et Lew White, organiste, prendront part à rémission de la Clé Magique de RCA.Magic Key ot RCA le dimanche, 15, de 2 h.à 3 h de raprèo-mldi.émission que le poste CBP de Radio-Canada transmettra.Mlle Loft us personnifiera quelques eo-médiennas connues et White fera entendre quelques pages des classiques.Radio-France Le reporter Llnton Wells dira de Panama ses impressions de voyage en Amérique du Sud II y aura aussi concert d'orcheetre sous la direction de Prank Black.Itatéen à ondes courtes — sur 25.59 mitres Relais de Rad to- ll y aura commentaires en français.La "Familiale" 5 h.15 p.m.Concert.paris.I h.15 pm Informations en français leurs; Information# en espagnol, en por- Th.' p.m.Musique enregistrée.' 9 h.p.m.Concert de musique enregistrée.10 h.p.m.Informstlons en français, «ours; informations en anglais; concert de musique enregistrée.Radio-Canada diffusera trois causeries que donneront de* déléguée de La Fami.Haie.Ces causeries passeront les samedis.14.21 et 28 mal, à 4 heures p m , et porteront sur les coopératives de consommation.Las concerts des Grenadiers Guards Radio-Italie La musique des H.M Canadian Grenadier Guards à son concert de dimanche, 15, à 8 h.30 du soir, à Rodio-Cona-da, jouera les sirs suivants: Station *RO.Rome — sur 31.13 mitres 7 h 30 p.m L'Heure de l’Amérique »U Nord.Nouvelles en anglais: "La vois le minuit”; nouvelle» en italien.Radio-Etats-Unis Marche russe, de Luiglnl; La Rerie du Brésil, de Félicien David; Valse en ré bémol.de Chopin, solo de clarinette: Arm.Oagnier.Marches régimentaires: The Royal Scots, The Queen's, To the Fi ont.Mad Major If ABC - 349.6 mètres - 950 kilocycles En roulant ma boula lî h.45 p.m.Quatuor Eton.1 h.p.m.Ensemble de concert Maxim 5ow#.3 h.p.m.Fanfare de la marine américaine.4 h.p m Variétés de Chicago.4 h.30 p.m.Quatuor vocal Eton.3 h.p.m.Orgue.8 h.43 p.m.Lum et Abner, comédiens.Le prochain chapitre du roman parlé que diffuse Radlo-Csnads aux poet.es du secteur français, portera sur Saint-Ours, l'un des villages les plus intéressants de 1» vallée du Richelieu au point do vue historique.Cette émission passera le dimanche, 15, 4 8 h.du soir.7 h.p.m.L'Université du NordJ3uest.8 h 36 "Manhattan Merry-Go-Round" ______ p m.Programme de P.Whitman 9 h.p.m.Hollywood Hotel.10 h.45 p.m.Points de vue américain* WEAP — 454.3 mètres — «80 kilocycles Le po*te CB F de Radio-Canada dtffu.sera, le dimanche.15.de 9 h.4 9 h 30 du soir, le programme Manhattan Merry-go-round, par relais de la NBC « h.p m.L’éducation dan* le* nouvelles.8 h.15 p.m.Piano.« h.30 p.m.Sport.• h.p.m.Concert "Cities Service".9 h.p.m.L'Heure de 1» valse.Le ténor français, Pierre LeKreeun, chantera ‘Moonlight In Walklkl”.Mlle Rachel Carlay, soprano chantera: In day dreaming.WJZ - 394.5 mètres - 798 kilocycles < h.25 p.m.Duos de ptsno.~ - hli L’orchestre et le trio Men about town feront entendre: "Voll4 pourquoi les filles de mon village", "Merci beaucoup", et Emlilenne".7 h.15 p.m.Story behind the headline*.7 h.45 p.m Craig Mathues, ténor.10 h.p.m.partie de boxe.Récital d'orguf Radio-Canada AVIS IMPORTANT A* sujet de certains programmes des stations locales Las publicistes des stations locales nous Inondent littéralement, depuis un certain temps, de littérature flasque, amorphe, sur certain» programmes épisodiques d’rventures abracadabrantes.A l’avenir, qu’on se le tienne pour dit.nous "e publierons plus toute cette litanie d’éloges faits sur commande de tel ou tel artiste, de tel ou te! metteur en Le* postas de Radio-Canada, 4 l’exception de CBF, diffuseront le dimanche.15, de 9 h 30 4 10 h.du soir, un récital d’orgue par Sir Brneet MacMillan, doyen de la Faculté de musique de l’Unlveraité de Toronto.L’éminent organiste Jouera Choral no 3 en la mineur de César Franck, le Coucou, de Daquln, le Menuet "Bérénice”, de.H&endel, l’Allegretto, de la sonate no 4, de Mendelssohn et Toccate.de Georges Krleger.Concert champêtre Le dimanche.15, de 10 h.30 4 11 h.du soir.Radio-Canada diffusera, sous la ru- soène.Nous nous réservons le droit de ; brl ’ ¦•concert champêtre", avec M.Hen- Fnit-A #4 A* At-oArvé 4/-.V-1 ai rvrvvi v esmrf • < na r%r-«3- I 5 .__ faire des exceptions pour certains pro grammes réguliers, et nous le Jugeons ft propos.LE CHRONIQUEUR "Fémino" Pendant la saison qui commence, l’audition hebdomadaire de Radio-Canada, le vendredi soir, 4 huit heures et demie, comprendra une chronique des activités féminines et un concert vocal et Instrumental.L’émission sera d’une durée de quinze minutes.A l’audition du vendredi.13.le soliste sera M.Réal Blsalllon.artiste lyrique, qui sera accompagné au piano par Mlle Jacqueline De Foye.Sam«di, 14 mai Radio-Canada ri Delcelller.su pupitre de chef, un concert dont voici le programme: Matin, midi et soir, de Von Suppe.l’orchestre.A l’aimée, de Fontenallles; Le* oiseaux dans le soir.Eric Coatee, Louis Bourdon, baryton; Valse célébré, de Mac kowskl, l’orchestre Deuxième aubade, de P Tosti; SI tu veux, mignonne, de Massenet, Louis Bourdon, baryton: Une nuit 4 Séville, de la Rhapsodie espagnole, d’AI-bems, orchestre.Lieder Mlle Marcelle Monet, mezzo-soprano, chsn.era pour l’auditoire de Radio-Canada.le dimanche, 15.de 11 h.15 4 11 h.SC du soir, trois mélodie* de Wagner.Ce sont: "Arrête»-vous’’, "Dans 1* serre" et "Rêves".M.Léo-Fol Morin sera au piano.Congrès «uchoristiquc d« Québec Les pasteur» des différents diocèses se : préoccupent beaucoup de la jeunesse, des Causerie de M.Antoine Bervin au même.Témoin, ce pa*«age d une mot kl- .• jiu ! lettre récente de l’un de nos évêquei; POSTC CBr, SUT (histoire d Haïti NOS communautés religieuses voudront.bien s’associer 4 la croisade de prières qui se fait actuellement dans tout le Canada pour obtenir du ciel les fruits abondants que l’on attend du congrès Je désire qu’on n’épargne rien, dans nos maisons d’éducation, pour orienter l’éme des jeunes vers la Sainte Eucharistie".C’est dans M.Antoine Bervin.secrétaire d* la Commission nationale haïtienne d* coopération intellsctuells, avocat, homme de let.très, donnera une causerie au poste CBF de Radlo-Can ?•!», le samedi, 14, de 1 ._______ _____________h 4 1 h.15 de l’après-mldl.- ____ - M.Bervin a donné 4 sa causerie le titre i cet esprit que la Jeunesse Etudiante Ca- suivant: "Un aspect historique d’Haiti" Il parlera de la contribution de cette lie des Antilles 4 la civilisation et au panaméricanisme.M.Bervin a donné, ces jours derniers, une série de conférences sous lm auspices de l’Acfas.Sommaire H.B.— Lm lettre* me.4 la suite oes émission», signifient: National Broadcasting Company «réseau américain); les lettre* CBS (ou WABC) •Ignlflent: Columbia Broadcasting System rréseau américain) LE VENDREDI, 13 MAI 1938 CBF — 329.7 mètres — no kilocycles 500 5.15 Le Quatuor en eu! de Mozart est au programme du Quatuor de Montréal 4 son récital de musique de chambre, le dimanche, 15, 4 1 h.90.de l’aprée-mldl.aux studios du poste CBF de Radlo.Canada.Les quatre mouvements de l’oeuvre sont I.Allegro Vivace assal; II.Menuetto Allegro, ni.Andante Cantablle; IV.Finale Molto Allegro.5.30 5 45 fl.OO 6 30 gr* eucharistique.1 ft- - hansonnettea françaises.[1 Le Quatuor de Montréal se compose de Mme Annette LaSalle-Leduc, de MM.Lucien Sicotte, Roland et Lucien Robert.9.30 10.00 10.30 1100 11.15 11.30 12.00 12.30 1.00 L’orchestre de Luigi Romanelll.Mon oncle répond 4 ses neveux.L'heure.Le réveil rural.Creagh Mathuas.ténor."Ici, l'on chante", avec Mlle Marthe Lapointe, soprano, Paul Létourneaj baryton, et un orchestre sous la dl rection de Gilbert Darlsae."Fémlna”, sous la direction de Mme Pierre Casgraln.Ensemble Instrumental sous la direction de Pierre Marchand.L'heure.Waltz Time, avec Frank Munn, ténor, le choeur Manhattan et un orchestre sous la direction d'Abe Lyman.A communiquer du studio.L’orchestre de Gilbert Darlsse.L’orchestre de Lloyd Huntley.L'heure.Radio-Journal.Au rythme de Paria.Orchestre.L’orchestre de Frank Trambauer.Orchestre.Fin des émission*.CBM — 288 metres — 1050 kilocycles 4.00 Airs d’opéraa.disque* phonograph 4.30 Rush Hughes, commentaires aur iea faits du Jour.4.45 This English, cauaerel.5.00 Dick Tracey.5.15 Radio-Journal, en anglais, et la chro- nique parlée aur les programmes de •ee.la solr< 5.30 Louise King, chanteuse et le* plu niâtes Snyder et Ross, 5.45 Cotes de la Bourse de Montréal.fl.OO L’heure.Airs populaires: disques phonographiques.8.15 The Sports world.6.30 Airliners.6.45 The House of dreams.7.00 Amos n‘ Andy.7.15 Crown Colony of Sports.7.30 L'heure.Roland Todd, organiste.7.45 Unconventional journeys, causerie.8.00 Ici l'on chante, avec Marthe Lapointe, soprano, et Paul Létourneau, ba.ryton, et l’orchestre de Gilbert Darlsse.8.30 Topics of the day 8.45 The Fusbys, sketch.9.00 L’heure.Waltz time, avec Frank Munn, ténor, orchestre soue la di-rectlno d'Abe Lyman.9.30 A communiquer du studio.10 00 Appel en faveur de la Croix-Rouge.10.05 Are you superstitious?, causerie.10.15 Mlnistrel Jamboree.10.30 L’orchestre de Lloyd Huntley, 10.45 I shall never forget.11.00 L’heure.Radio-Journal.11.15 Ozzle Williams et son orchestre.11.30 Poets Gallery.12.00 Récital d'orgue par H.Bancroft.12.30 Orchestre, MBS.1.00 Fin des émission*.CKAC — 411 mètres — 730 kilocycle* 4 00 Chicago varieties, CBS.4.15 Extraits d’opéras, CES.4,30 Les événement* aoclaux.4.30 Les événements sociaux.4 50 Classiques légers.4.55 Votre cinéma-journal.5 0'i couleurs musicales.5.15 La fantastique odyssée ds Richard Beauchamp.5.30 Variétés continentales.5.45 Le programme du Foyer.6.15 Le Don Juan de la chanson 6.30 Radio-reportage. meUez un hon voir lieu à la maison-mere des RR.morCeau de beurre que vous laissez SS.de La Présentation-de-Marie, a [brunir.Metlez-y les côtes, salez, poi-Saint-Hyacinthe.F-lle était présidée j Vrez, retourner et faites bien rôtir, par M.1 abbé Gustave Vigneau, eu-' Dans le ius de cuisson mettez ouel- La souscription en faveur de l’Ecole d’Hygiène Sociale Appliquée s’est terminée le 10 mai au cours d’une partie de cartes présidée par la mairesse de Montréal, Madame Adhémar Raynaujt.Mlle Alice Bastien, Luce Cardinal et M.Armand Roberge sont les gagnants Dans le jus de cuisson mettez quel-j des prix offerts à cette occasion, ré de la cathédrale, assisté de MM.I qUes cuillerées à soupe d’estragon L’Association des Diplômées de les abbés Léon Lemay, curé de j haché, cuisez pendant deux minutes l’Ecole d’Hygiène Sociale Appli vous est une quée profite de l’occasion pour re- vuit- vav, i CUJUSCA {JCIHiaill ueuA lin Rock Forest, et Gérard Lusignan,jet garnissez-en les côtes que chapelain de l’institution.Le ser-1 aurez tenues au chaud.C’est mon de circonstance fut prononcé manière nouvelle et exquise de pré-1 ont bien voulu s’intéresser à la jeunesse, la tranquillité de la lonscience dans l’accomplissement du devoir, etc., composent une ambiance fort sereine qui laisse deviner à la fois une grande noblesse d’âme et un instinctif désir de pro-éger et de défendre le bonheur chez es autres.Un but si éminemment charitable fait presque oublier les embarras de la technique.Les jeunes filles qui quitteront le pensionnat trouveront dans le livre de Mlle Maillet un guide précieux pour une sage ordination de leur vie sentimentale.On pourrait dans ce but, le leur offrir comme récompense de fin d’année avec Tas surance qu’elles en tireraient le plus grand profit.A.Sainl-Pierre, O.P.(Revue Dominicaine).(1) Volume de .315 pages.Au Cours de religion par le R.P.Voyer, O.P.Le R.Père Voyer.O.P.donnera son dernier cours de religion pour l’année présente, le lundi soir 16 mai.à 8h., au Couvent de Marie-Réparatrice.Ce cours, oui résumera toute Té-tude entreprise sur le “Traité des passions” en morale, a pour titre: Des passions à la vie totale”.On donnera aussi ce soir-là le résultat des travaux de fin d’année et les auditrices habituelles et leurs amies sont chaleureusement invitées à être présentes.par le R.P.Elphège Brouillet.S.J.On remarquait au choeur M.te chanoine J.-B.-O.Archambault, supérieur du Séminaire; Je R.P.Donat-.1.Fluet, M.S.; MM.les abbés Albert j F'orcier.Saint-Francois-du-Lac; Sa-! muel Cusson, curé d’Henry ville ; Frédéric Brouillet, Acton Vale; le i R.F.Constant, S.C., Montréal.! Ont pris Thabit de la communauté; Mesdemoiselles Aliette Angers, Manchester, N.H.; Evelyn Aubé, Franklin, Mass.; Georgette Bélanger, S.-Thcodore d’Acton; Olive Blanchette, Woonsocket.R.I.; Alice Bouvier, Manchester, N.H.; Clémence Brouillard, S.-Aimé; Marguerite Carrier.Rumford, Me; Berthe Chagnon, S.-Jean-Baptiste; Rita Charbonneau.Longueuil; Marie-Ange Comeau, Richmond; Thérèse Daignault, W'oonsoeket, R.I.: Charlotte d’Auteuil, Augusta.Me; Cécile Denis, S.-Jean-Bantiste; Marie-Ange Desrosiers, S.-Aimé: Delphine Dumont, Acton Vale; Eunice Fluet, F'itchburg, Mass.; Jeanne F'ortin.Rougemont; Germaine Goyette, Iberville; Simone Guilbert, Acton Vale; Marthe Hébert, Keene.N.H.; Alice Janelle.Drumnaondville; Germaine Janelle, Pierreville; Grazi-ella Joly, Sainte-Rose; Clémence Lalancette, S.-Gérard; Anne-Marie Lusignan, S.-Charles; Germaine Racine, llenryvilïc; Noëlla Rathé, H e n r y v i 1 1 e; Yvonne Roy, Rock Forest; Agathe S.nécal, S.-Jean; Eveline Desmarais.S.-Pie de Gnire; Grégorine Dumoulin.Granby; Thérèse Roy, Duck Lake.Sask.; Marie-Anne Thibault, Coali-cook-Nord.parer les côtes de mouton.mercier tonies les personnes qui ; comptoir ou par la poste: $1.00, leur | Service de Librairie du Devoir, organisation.1430 Notre-Dame est, Montréal.19 m IE Shredded Wheat lui procure l’énergie *- nécessaire pou r passer à travers une rude journée de travail.Le croustillant et croquant Shredded Wheat est 100% d» blé entier avec tous les éléments vitaux fournis par la nature.Le Shredded Wheat avec du lait ou de la crème—des baies et des fruits frais ou en conserve—est le mets idéal, bien balancé, pour tout le monde.The Canadien .Shredded Wheat Company, Ltd.Niagara Fain - Canada ^•ÆË lV ctu II SMI Mam MIS «MSI nm SHREDDED WHEAT FAIT AU CANADA DE BLE CANADIEN Feuilleton du “Devoir”: Après leur Mariage par O’Nevks 9.(Suite) -Puisque Denis désire épouser laire, ie ne vois pas pourquoi us Ten empêcheriez, se révolta me de Sauvai.—Vous ne voyez pas?Eli bien, vais vous le dire.Votre fille est od occupée de sa propre person-e, de son propre bonheur pour se ucier jamais du bonheur d’un au-e.Mme de Sauvai essuya quelques rmes.—Claire aime Denis, balbutia-t-11e.Et Denis est le mari que i’au-ais choisi pour elle.Réellement.Jémentine, le ne vois nas que ie ive rien faire.Sa visiteuse la regarda curieuse-raent.comme elle eût regardé un spécimen étrange d’une espèce inconnue.—Le monde est peuplé de sots, dit-elle.Cessez de pleurnicher, ma chère, les ‘leurs ne sont nas une solution, et ces veux éplorés et votre nez rouge ne vous embellissent pas.La porte s’ouvrit.Rosie entra.D’un coup d’oeil, elle vit Mlle de Longjeau combative et sa mère effondrée.Elle fut aussitôt en armes.—Bpnjour.Mademoiselle, dit-elle du ton le plus poli.Pourquoi pleurez-vous.chère maman?Elle appuya fermement une main effilée sur l’épaule de sa mère.Ce fut Mlle de Longjeau qui répondit: —Ne vous tracassez pas, pelite fille.J’ai simplement fait part à votre mère de ma manière de voir sur les absurdes fiançailles de Denis avec votre soeur.—Absurdes?Pourquoi absurdes?Ils s'aiment tous deux; c’est tout naturel qu’ils s’épousent.Ils seront heureux comme un couple de tourtereaux .L’entrée de Claire arrêta sur les lèvres de Mlle de Longjeau une verte réponse.La jeune fille, fraîche dans une jolie robe souple et toute radieuse, paraissait plus charmante que jamais.Elle salua la visiteuse sans rancune apparente.Celle-ci lui tendit deux doigts gantés de soie noire.—Je vous félicite, ma chère, du gâchis que vous faites de la vie de mon neveu.—Je ne comprends pas, Mademoiselle.—Pardon, vous comprenez très bien.Vous barrez l’avenir de ce pauvre garçon; vous le condamnez à la misère par caprice, uniquement par caprice, car vous ne Tai-mez pas.Vous n’aimez que vous-même.Je suis disposée à racheter sa liberté.Rendez-la-lui, et te vous donnerai tout de suite, en pleine propriété et sans conditions.le capital de la rente promise.en chiffres ronds, un million.Mme de Sauvai poussa un léger cri.Rosie étouffa une exclamation.Claire devint d’abord très rouge, puis très pâle.—Non, Mademoiselle, dil-elle, après un court silence.Je ne renoncerai pas à Denis.Je lui ai promis de Tépouser.ie tiendrai ma promesse.Nos conditions de fortune ne regardent que nous.Nous nous aimons., Si Mlle de Longjeau fut touchée, personne n’en put rien savoir; elle ricana : —Dans un an.nous verrons ce que sera devenu ce bel amour.Mais entendez-moi bien: Denis, mon héritier naturel, n’aura jamais rien de mol.J’ai.de.par le monde, une cousine que le déteste et qui est très riche.Je lui laisserai, et à ses enfants, jusqu’à mon dernier sou.Vous voilà avertie.—Vous êtes vindicative.Mademoiselle.dit doucement Rosie.Vous devez avoir beaucoup souffert.Mlle de Longteau demeura un instant interloquée, puis se leva précipitamment.—Au revoir, Hélène.J’ai des las de courses à faire et i’ai déjà perdu trop de temps chez vous.Ne fondez pas en eau, vous ressemblez à un lapin noyé.Et vous, bergère — elle s'adressait à Rosie et son ton était moins âpre - je vous corrigerais bellement, si vous étiez ma fille, pour votre langue trop bien pendue.—Heureusement, ie ne suis pas votre fille, répliqua Rosie avec bonne humeur; rien qu’une petite amie qui pourrait vous aimer de tout son coeur si vous laissiez tomber votre manteau d’epines.Rosie, seule peut-être, devinait le coeur passionné qui s’enveloppait.pour ne pas se laisser pénétrer.de cette dure cuirasse.Mlle de Longjeau regagna sa voi-1 lure, une calèche démodée qu’elle j n'avait jamais consenti à remplacer par une auto, gronda le valet j qui n’ouvrait pas la jpbrtière assez ¦ vite et lui donna son congé pour la fin du mois.Gomme ceci arrivait j presque chaque semaine depuis ; plusieurs années, le brave homme ne s’émut pas.Quoique la propriétaire de l’hôtel de la rue Vaneau eût annoncé qu’elle ne reviendrait que pour le dîner, elle rentra pour le goûter, qui tenait dans l’ordre des repas, une place importante, Toctogénai-1 rc se contentant, par hygiène, d’un j dîner très sommaire.Son besoin de railler s’exercait volontiers aux dépens de l’appétit de la pauvre Irma Lérins qui osait à peine rien prendre sur la table abondamment servie, sans un regard jeté sur son tyran.Cette humble attitude irritait la vieille demoiselle et excitait sa verve moqueuse.—Je vous ai dit ce malin.Mademoiselle Lérins, commenca-l-elle, que mon neveu m’amene ce soir un de ses amis à diner, une sorte d’oeuvre de philanthropie à laquelle, d* gré ou de force, il prétend m’associer.II souhaite, je suppose, me réconcilier avec l’humanité, la laid* humanité- à part quelques ex- ceptions.J’espère que vous voudrez bien, pour une fois, vous défaire de votre pauvre mine de souris prise au piège.On croirait, à vous voir, que je vous marlyrise.Vous me feriez plaisir de débarrasser cette assiette de son dernier gâteau.Quand vous aurez fini, nous quitterons la table.-M.Lutrelle vient diner ce soir?demanda Inoa, timidement.—Oh! ma patience! Ne vous ai-je pas dit qu’il amène un ami?Comment le ferait-il.s’il ne venait lui-même?—Mlle de Sauvai viendra-t-ell* aussi?(K suivre) Ov journal Mt imprima au no «30 ru* Ncrtre-Oam» wL * Montréal, par ITmprv m«ila PopulaU» (k raapooaabtülê limita»F éditrice-proprtètalra — Oaor*aa PatMMI dJraetaur-a*rauk.i LE PEVOfK.MONTREAL.VENDREDI 13 MAI 1938 VOLUME XXIX — Na 111 L'ENQUETE ROWELL Les faits sociaux dans la province de Québec Rttour o la terre et décentralisation so:iale - L'égalité entre les Canadiens anglais et les Canadiens français' Le mémoire de la Société Sa nt Jean-Baptiste de Montréal d Québec, 13.— La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a présenté ce matin devant la Commission Rowell un mémoire divisé en deux parties: la première est une étude constitutionnelle intitulée: le Canada, pays anglo-français; la seconde porte sur les faits sociaux dans la province de Québec.Cette étude de 26 pages grand format est d’un vif intérêt.Notre société nationale y expose sa doctrine politique, économique et sociale.L’étude constitutionnelle par la-uelle débute le mémoire resume Jabord la période d’évolution qui va de -la conquête à la Confédération, et les textes qui ont consacre nos droits: capitulations de Quebec et de Montréal, traité de Paris de 1763, Acte de Québec de 1774, Constitution de 1791, Constitution de 1841; c’est le fait historique qui sert de base au fait politique: la Confédération.Là le mémoire rappelle les délibérations: pourparlers du Kent House, conférences de Charlottetown et de Québec, ratification par le parlement des deux Canadas, conférence de Londres et sanction rovale.Oe tout cela il est resuite un nac te.Les bases de l’entente sont l’éga-]: entre les deux groupes qui ont p ¦ le contrat: les Canadiens an-gj et les Canadiens français.La C édération telle qu’elle existe est due aux Canadiens français, qui n’ont pas voulu d’une Union Législative.Et après avoir cité comme sur le fait historique des déclarations de politiques et de juristes éminents le mémoire résume celte première partie dans les conclusions suivantes: Conclusions lo Deux races, deux cultures, deux civilisations constituent ce pays.2o Pour réaliser une harmonie nationale, ces deux rares ont librement consenti un contrat: le pacte de la Confédération, qui a été sanctionné par l’Acte de l’Amérique .Britannique du Nord.I L’influence religieuse n est pas „ c.____ _____-, I aussi nettement déterminée; la reli- dpnx^narties ont des 8ion catholique, professée par 85.5 ce contrat, les deux Parties ont des , « a0i ulation inspire ce des prérogatives essentielles de no tre nationalité.Lors du dernier recensement (1931) la population de la province de Québec se composait ainsi: a) Au point de vue religieux; 2,-458,283 catholiques romains ou 85.5 p.c.de la population totale: 415,-972 protestants des diverses dénominations, juifs, orthodoxes, etc., ou 14.5 p.c.de la population totale; b) Au point de vue ethnique: 2,292,193 Franco-Canadiens, soit, à quelques dixièmes près, 80% de la population totale; 582,062 Canadiens anglais, écossais, ou d’autres origines ethniques, soil 20% de la population totale.Depuis 1931, ces proportions n’ont dû guère varier.La ligne de démarcation religieuse correspond donc sensiblement à la ligne de démarcation ethnique.Les lois civiles françaises, officiellement reconnues dans la province, fournissent donc à la société, sans égard à la différenciation ethnique et religieuse, son armature.Cirjctcrei de et droit 1) Il est codifié et en vigueur depuis 1866.2) La codification de 1866 ne préjudicie pas à l’application dans la province de certaines règles de l’ancien droit français, telles qu’édictées par les grandes ordonnances royales.3) Il est d’origine française.Par exemple, la famille est une; elle repose sur le mariage indissoluble; la propriété dans la province de Québec n’est pas essentiellement individualiste.Elle a une fonction sociale.L’hypothèque et le gage sont des^ institutions typiquement françaises.En matière de succession, la province de Québec reconnaît le principe anglo-saxon de la liberté illimitée de tester, tempérée toutefois par l’institution du douaire.Inspiration social* ( a i|Uiia t % de la population inspire repen- chacun doit respecter les particu- j dant une partietiès considerable 1 .in.«» 4 /-I «- t rs C I ITItll tv c V /V obligations et des droits égaux: larités de l’autre: notamment en des oeuvres et des institutions so-maücre de foi, de langue et de ciales.droit privé.4o Tout acte pose en violation de ees données est anticonstitutionnel Par exemple, doivent être qualifiées ainsi les législations suivantes: 1871.Loi du Nouveau-Bruns-w.ciy supprimant les écoles catho-liques et bannissant le français du programme scolaire.1877.Loi de l’ile du Prince Edouard au même effet.1890.Loi du Manitoba abolissant les écoles séparées et interdisant le fr icais officiel.1892.Le Conseil des Territoires du Nord-Ouest adopte une mesure au ôme effet.1912.Loi du Keewatin, qui porte la main sur les écoles co.ne-sion-nclles et interdit le français, à toutes fins pratiques.1912.Loi de l’Ontario.— Le Rè gle lient XVII.1916.Loi du Manitoba effaçant P français du programme scolaire.La seconde partie du mémoire Caractère! Ils découlent tous de sa concep- 1 tion de la personnalité humaine.D’où, les conséquences sociales suivantes: 11 Le respect dû à la dignité de j la personne; 2) Le respect dû au travailleur: 3) Le droit du travailleur à des conditions humaines; 4) Le droit à la moralité du travail; 5) Toute l’activité humaine est orientée vers une fin éternelle.6) Les lois qui régissent le citoyen doivent l’acheminer vers l’observation de la loi morale fondée sur Dieu et l’immortalité de l’âme.71 La doctrine sociale catholique ; distingue l’individu de la personne.Conséquences d’ordre théorique Cette morale entraîne un certain Les faits sociaux dans ta province conséquences.de Québec, expose les caractères > Reforme des principes: jusle j et les conséquences qui résultent '1.0,,0n du droit de propriété, fo < de nos lois civiles françaises et de »on •so,',nlp ,,c la Propriété, rein notre foi catholique, le déséquilibré qui s’est produit dans notre lions entre le capital et le travail 'fondées sur la justice et la charité; relèvement du prolétariat et du | salariat.2) Réforme des institutions: cor-t ection du libéralisme économique; restauration du rôle véritable de qui e: d'absorber; l’économie organisée; l’association professionnelle.3) Réforme des moeurs: La doc-rine sociale catholique vise à l’ex- j haussement du type humain.Cette doctrine juridique et cette' doctrine sociale, qui sont propres à la province de Québec, ont pro- j duit des faits sociaux particuliers à notre nationalité, dont le plus caractéristique est la famille.La clef de voûte de notre organisation sociale est la famille.C’est province par l’exode des campagnes, et conclut qu’une réforme s’impose: le retour à la terre; un.-audacieuse réadaptation économi- que fondée sur une connaissance ] y uj , de coon|onnCr et non approfondie de notre milieu géographique et humain, des tendances naturelles de notre population et des besoins concrets de la famille franco-canadienne; la décentralisation sociale.Voici le texte de cette deuxième partie du mémoire: Les faits sociaux dans ia province de Québec La Société ; en regard de la famille qu’il faut Montreal, la plus ancien le .o .apprécier la valeur de la politique nationale des branco-Canai is, SCK.ja]e Celie-ci se déduit du earac-desire attirer 1 attention de la - |(,re (|e |a population et du cadre mission royale des relations en,rc j géographique et économique dans le Dominion et les provinces sui |eqUPi (.eue population est appelée quelques faits sociaux propres a ^ vivre.Si.dans le passé, la politi-notre nationalité, (.es faits uisti- r.(|C n-a p,,N tenu compte du fait fient la conclusion de ce mémoire:.la province de Québec étant differente des autres provinces, ses problèmes deviennent des problèmes de rejtie interne ou de politique provinciale, à condition que l’Etat fédéral lui accorde une plus large autonomie de même que des tnov- familial, il devait s’ensuivre un malaise général.Or, il semble que les politiques aienl emprunté leurs exemples et leurs modèles de législation à l’étranger.Voici un premier fait à retenir.La majorité franco-canadjÉnne de la province de Québec i^iditionne, qu'on le ens d’action plus directs et.pour.veuille ou non, l’économie de toute autant que la solution de ses nro- lu province.Voici un second fait, blêmes exige des revenus add'tion-1 L’histoire atteste que cette popula-nels, lui ouvre de nouvelles sour-; tion, entièrement libérée de ses ces de icvenus.attaches européennes a, de par sa Nous soumettons ces considéra-j juridique et sa doctrine sociale, une tiens de faits en tenant compte de .conception de la vie qui diffère notre qualité de Franco-Canadiens, de celle du reste de In population La nationalité des requérants ne canadienne.La prospérité écono-change rien aux fails.La situation mique, pour être stable, doit, chez eue nous voulons exposer étant ce nous, s’appuyer sur la famille et qu’elle est sous nos yeux, nous opi-1 favoriser son rayonnement.nons qu’il importe de la corriger en n’oubliant pas qu’elle affecte d’abprd une nationalité, reconnue par le droit constitutionnel, mais aussi, par ricochet, toute l'économie du Dominion.Conséquences d'ordr* prstiqut — Lt famille franco-canadienne Qu’était la société franco-caua-< ienne il y a un demi-siècle?Une ( txtaposition de familles autonomes Principes qui gouvernent l'organisa- ':,u duasi autonomes vivant sur des ; ^ • « » l 114 >11’) 1 11 V TllfMIlC /fl I ni Iac t nit el r* m rt I tion sociale de la province de Québec A — Inspiration juridique: notre droit La Confédération a confirmé: a) la liberté de la religion catholique dans toute l’étendue du Dominion: b) l’exercice des lois civiles françaises dans la province de Québec.Elle consacre donc deux domaines pleins qu’elles tendaienl à arrondir de façon à échapper, dans toute la mesure du possible, aux dépendances sociales.Chaque famille vivait dans une sorte de repliement qui réduisait les relations a celles de simple voisinage.Uela avait l’avantage de développer à l’extrême la solidarité familiale.Cela avait l’inconvénient de laisser la famille à ses seules ressources.Cette situption a duré tant que |les progrès du pays se sont effectués à un rythme accordé avec l’expansion de la population.Alors même, faute de pouvoir s’établir sur place, cette population a vu lui échapper, par l’émigration aux Etats-Unis, une proportion effroyable de ses effectifs.A cette déperdition, se sont ajoutées au début du siècle actuel, les influences extérieures — celles du grand atelier, du grand commerce, de la grande industrie — qui se sont fait sentir avec une telle force que la famille a dû s’arrachera son régime conuminautaire.Elle n’a pas rencontré sur le terrain social les cadres qui lui auraient permis de reconstruire sa vie conformément à ses traditions et sur une base élargie.Léon (îérin a décrit la tragédie de la famille franco-canadienne d’il y a 50 ans.Eq dehors de son cadre traditionnel, qu’a trouvé la famille?Le parti politique et le salariat.Le parti politique est précisément l’agent qui n’a pas respecté les données du milieu social et géographique où se déployait la famille.Le salariat a démontré que la famille nombreuse constitue un obstacle au bien-être.Ces deux compléments qui se sont ajoutées à la famille étaient trop individualistes pour favoriser le maintien de cette cellule sociale.L’industrialisation de notre province a été favorisée, du côté humain, par la présence d’une famille nombreuse dont les exigences sociales étaient plus conformes à la justice qu’à l’atnbtion même raisonnable.Les centres industriels ont attiré la population sur certains points du lerritoire.Ce fut la migration des paysans vers les villes.A mesure qu’on améliorait le sort de l’ouvrier, on incitait la classe rurale à la désertion.En désorganisant la famille franco-canadienne, la grande industrie a créé dans les grandes villes le prolétariat.Et l’on assiste à ce spectacle paradoxal que, dans une province riche et peu peuplée, l’Etat a affaire aux mêmes problèmes sociaux que dans les pays restreints et surpeuplés.Il arrive donc que le social écrase l’économique.Pour corriger cette anomalie, on trouve en cette anomalie même, les indications du remède.11 faut chercher une formule d'organisation qui tienne compte du caractère particulier d’une population et spécialement de cette institution basique de toute société mais plus vitale pour la population franco-canadienne: la famille.C.ette formule, ce n’est pas la législation sociale appuyée elle-même sur le salaire.Elle ne peut ainsi qu’aggraver le mal en disproportionnant le désavantage de la vie rurale par rapport à la vie urbaine.Il faut entreprendre une redistribution des richesses naturelle:-, et viser à leur exploitation rationnelle.Or, rien dans notre législation et dans notre organisation économique n’a prévu le cas de la famille nombreuse, si ce n’est une loi ! inscrite par Mercier dans les statuts et qui attribuait à la famille nombreuse soit une terre à culture, soit une gratification en argent.Cette loi a été abrogée vers 1905.précisément au moment où débutait la transformation industrielle.Le problème se pose pour le Franco-Canadien en fonction de la politique provinciale, donc en fonction de l’autonomie.Cette autonomie est d’autant plus nécessaire pour notre peuple qu’il est une minorité dans le Dominion.Une minorité dont l'organisation sociale diffère de celle des autres groupes ethniques.Protéger et stabiliser la famille supposent une large politique d’expansion agricole dans toute la mesure où le permettent le sol et le climat, complétée par une politique industrielle prudente et audacieuse, mais faisant la place le plus large possible à la petite et moyenne industrie.Fait à noter, de petites villes dotées de moyennes industries — Vic-ïoriaville, brummondville—ont Ira-versé la crise sans secours de chômage.alors que le chômage sévil dans les centres où fleurit la grande industrie.Cette politique agricole doit viser: 1) à élargir au maximum la base économique de la population, à multiplier ses prises sur le sol; 2) à stabiliser la population rurale, véritable source des forces vives et gardienne du patrimoine moral; 3) à préserver et à consolider la classe moyenne des petits propriétaires; 4) à diversifier les occupations et à ouvrir des débouchés au surcroît de production et au surcroît de population; 5) enfin, à assurer une plus large distribution des courants d'affaires en multipliant les foyers de vie économique.L* déséquilibra Année Population rurale urbaine 1911 51.8 p.c.18.2 p.c.1921 11 56 1931 36.9 63.1 Prolétarisation Le recensement de 1921 a relevé dans la province de Québec une population aelive ou apte au travail de 1,025,709 personnes de dix ans et plus, dont 823.287 hommes el 202,422 femmes.Sur ce grand total.696,339 personnes étaient des salariés de toutes catégories, soit 535,.203 hommes et 161,136 femmes.En regard des 525,203 hommes classés comme salariés, le recense-ment ne relève (pie 92,662 employeurs et 96,331 établis à leur compte.Les 99,091 autres, soit la différence entre la somme des trois groupes ci-dessus, et le total de la population active, sont classés comme ne recevant pas de paye — il s'agit, surtout selon toute probabilité.des enfants de dix à quatorze ou quinze ans.Pour les femmes, tes statistiques donnent 36.618 salariés, 882 employeuses, 1.703 établies à leur compte, et 1,545 ne recevant pas de paye.Une telle masse de salariés en regard d’un si petit nombre d’employeurs et surtout de simples autonomes, ne nous parait nas le fait d’une société dont la situation e*h saine.Le nombre des dépendants est infiniment trop élevé eu égard aux autres.La base est excessivement étroite sur laquelle repose toute l’organisation sociale — surtout quand on sait de quelle sorte de nomadisme la popuJation est atteinte dans nos villes, principalement à Montréal, où les propriétaires fonciers ne représentent qu'une faible proportion, 13 ou 15 p.c.de la population —- phénomène d’ailleurs qui procède des mêmes causes que le précédent.; Chômage I Le chômage révèle que l’exploitation de la province de Québec est viciée dans son processus initial.Cet état n’a pas surgi spontanément.La prolétarisation des masses se manifeste parallèlement a l’industrialisation et à l’oubli de plus en plus complet du fait familial par notre politique.Donc, la seule législation sociale nous apparaît un remède négatif, attendu qu’elle accentue l’opposition entre les villes et les campagnes.Améliorer le sort des ouvrier., sans améliorer parallèlement le sort du paysan, c’est le meilleur moyen d’accentuer la déserlion rurale.L* restsursHen qui s’imposa Nous avons dit ce qu'elait la famille canadienne; nous avons montré comment une politique irréaliste l’avait déséquilibrée.La solution au malaise semble donc tout indiquée.Si l’on admet que la vie d’une province, vie économique, sociale, politique, doit être organisée de manière que cette province conserve son héritage moral et spirituel — culture et civilisation — il faut que la politique la fasse s’épanouir dans le sens de ses intérêts.Or, la famille franco-canadienne est terrienne par tradition.C’est le problème agricole qu’il faut d’abord résoudre.On a trop longtemps considéré le problème agricole, le problème forestier, le problème de la colonisation comme indépendants.Au contraire, ils s’avèrent complémentaires les uns des autres.L’exploitation de la ferme occupe de trop courtes saisons pour permettre à la famille rurale de gagner en cinq mois la vie d’une année.11 faut un complément à l’agriculture; c’est l’exploitation de la forêt à laquelle chaque paysan devrait avoir accès.Le paysan trouverait ainsi une source nouvelle de revenus el ne verrait pas son foyer déserté par l’appel au chantier._ La chantier, d'ailleurs, comme l’exploitation forestière, pour autant qu’ils appartiennent a la grande industrie, travailleront toujours contre la famille franco-canadienne.La colonisation consiste bien moins à amener vers la ferê! des citadins désoeuvrés qu’à maintenir à la campagne ceux qui y vivent depuis toujours.Ces modes d'oreupation concordent parfaitement avec le tempérament terrien de la famille.Cela est si vrai que la clientèle des bureaux de chômage se recrute parmi les nouveaux citadins.Il ne s’agit pas pour autant de prôner une politique exclusivement agricole.L’agriculture trouve un débouché dans l’industrie.Si nous voulons que1 1 industrie serve la masse de la population rurale, il faut qu’elle soi! installée dans toutes les grosses agglomérations, ce qui est la formule de la moyenne industrie, complement el support de l'agriculture dans une région donnée.La preuve n'est plus à faire, sur-tou 1 depuis la crise, que la grande industrie a été une mangeuse d'hommes tout autant qu’une mangeuse de capitaux.Cette conjoncture s’est produite non seulement parce que la politique n’a pas su s adapter au caractère de la population.mais aussi parce qu’elle a procédé sans aucune connaissance suffisante du milieu économique.Les conséquences de celte ignorance s'étalent sous nos yeux comme des fails.Sous une apparente unité, la province de Québec cache une grande diversité économique.Or.on a appliqué indifféremment a plusieurs régions les mêmes méthodes agricoles et forestières avec le résultat d’un demi-succès: colonisation en Abitibi et au Lac Saint-Jean.rependant, l'uniformité des méthodes d'exploitation forestière a eu pour résultat de détruire la forêt.ou, en certains cas.d’immobiliser d’immenses réserves arrêtant ainsi ou rendant quasi impossible la colonisation.Si les choses sc sont passées ainsi, c'est que les politiques sur place manquaient de réalisme.On peu! difficilement imaginer qu'une politique centralisatrice saura mieux voir la réalité concrète.Qu bien la politique s’inspirera des méthodes dites améri-eaines, nu bien elle tiendra compte des besoins particuliers.Dans cette dernière alternative, la meilleure chance de succès appartient n la politique locale.La méthode de concentration industrielle s'est avérée comme la pourvoyeuse des villes.D'une manière plus ou moins consciente, ia population franco-canadienne perçoit la voie du salut.Son sentiment spontané s’exprime aux heures de crise en réclamant une politique de colonisation et de retour à ]a terre.Ainsi, en 1921-22 et en 1931.Par une sorte d’instinct de conservation, la population se retourne vers la terre comme sers son grand espoir, vers la campagne comme vers son cadre naturel où la famille traditionnelle peut se déployer.Si un tel phénomène ne se manifeste pas dans les autres provinces, n’est-ce pas l’indice d’une particularité de la population franco-canadienne?En présence du désordre que nous avons signalé, et à la suite d'un examen rapide du caractère terrien de notre population, on peut se demander maintenant si la législation sociale, juste dans son inspiration et droitê dans scs intentions, ppUt dans l’état aeluel produire tous ses effets.Nous ne le croyons pas, aussi longtemps qu’un redressement profond de notre orientation sociale n’aura pas été effectué.Par exemple, la législation ouvrière demeure un palliatif dangereux en accentuant la tendance lmp prononcée à tout attendre de l'Etat, e», d’autre part, à créer une situation privilégiée aux tra- vailleurs des villes.Dans le premier cas, c’est l’acheminement vers le socialisme d’Etat.Dans le second cas, le contraste ville-campagne, industrie-agriculture accentuera le mouvement de centralisation urbaine.Une législation qui vise à améliorer le sort de l’ouvrier — bonne en soi — ne peut qu’attirer vers la ville le rural.Or.notre population est, par tradition, rurale et la législation qui peut paraître bonne, en d’autres milieux, risque dans notre province de causer des perturbations sociales très graves.Pour que la classe ouvrière jouisse au maximum de la protection sociale et pour que la société tout entière en profite, il convient de faire porter notre effort sur une audacieuse réadaptation économique, fondée sur une connaissance approfondie de notre milieu géographique et humain, *es tendances naturelles de notre population, et des besoins concrets de la famille franco-canadienne.Ouvrir des voies nouvelles à l’initiative, diversifier la production, multiplier les occasions de travail, rendre à la population le goût de l’autonomie et du progrès.Cette politique non seulement la concevoir au point de vue de l’individu, mais au point de vue de la famille, véritable fondement de la société.Aussi, si le gouvernement fédéral veut sincèrement rendre un grand service à la province de Québec.duquel service bénéficiera loul le Canada, ce n’est pas en centralisant l’administration des lois sociales, mais en prêtant son concours à la restauration économique dont nous avons esquissé les grandes lignes.C’est au nom de faits sociaux concrets, bien établis en regard de l’histoire et de la sociologie, que la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal affirme son opposition sociale.Bien au contraire, elle croit qu’une décentralisation s’impose précisément, afin de permettre à la province de Québec d’orienter sa politique sociale dans le sens de ses besoins spécifiques et de ses traditions.La Conseil général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.[fêtaient tout près de lui, faisaient ! ("héroïques mais vains efforts pour :J3 sauver.McAdam, qui était étudiant à J université Queen, de Kingston, » était employé à la mine que depuis 1 ois jours.La mine, où le jeune étu-iliant perdit la vie, est située pré * 1 le Geraldton, dans la région nord->uest de l’Ontario, à environ 15(1 jililies au nord-est de Port-Arthur.Le jeune homme parlait avec ses ' compagnons, pendant que ceux-ci creusaient avec une ardeur inouie, faisant des efforts presque surhu- Le service de l'électricité à Québec Québec, 13.(D.N.C.) — Les éche-rins ont aboli, hier après-midi, par in vote de 9 voix contre 3, le département du service de l'électricité et destitué de leurs fonctions, le chef de ce département, M.P.-A.Marcotte, et les trois employés qui l’assistaient.Un cinquième avait été avisé il y a quelques jours également que ses services n’étaient plus requis.Faits divers Les gobe-sous Ottawa.13 (D.N.C.) — M.J.-H.Leclerc, député libéral de Shefford, a été informé par le ministère que l’on n'a pas de statistiques établissant le nombre de gobe-sous importés au Canada durant l’année 1937.En outre, il a appris que ces appareils sont imposables selon leur matériel et leur fini.Ces appareils sont aussi sujets à une taxe d’accise spéciale de 3 pour cent sur la valeur imposable et à une taxe de vente de 8 pour cent sur ladite valeur.Bien qu’il y ait des saisies de ces appareils de temps en temps, le gouvernement n’est pas au courant qu’on en fasse un commerce régulier de contrebande.Roméo Chevrier subira t son procès Roméo Chevrier, accusé de parjure.a été envoyé devant le jury de la Cour d'assises, hier, par le juge Maurice Tétreau, quand son avocat, Mc Alexandre Chevalier, a déclaré au tribunal qu’il n’avait pas de témoins à faire entendre à ce stage de la procédure.Dans celte affaire, Chevrier aurait déclaré à Me Germain Bock, pour ensuite affirmer le contraire dans un procès civil, qu'il ignorait complètement l’existence de dégâts faits au radio et à la chaufferette de l’auto de Me Bock, à Saint-Lambert, le soir du 4 octobre 1937.Me Alban Flamand occupe pour la poursuite.Ingénieur minier mort dons une mine Geraldton.13.(C.P.) - L-Harold McAdam.un jeune homme d’Ottawa, qui était âgé de 22 ans, a perdu la vie sous un éboulis survenu à la mine d'or de Little Long Lake, pendant que ses compagnons, qui nains pour percer le roc et la tel sous lesquels McAdam était era » ’eli.Lorsque ses sauveteurs réus unt à l’atteindre, le jeune étudir avait succombé aux blessures qt avait reçues sous l’ébouleme Avant de mourir, le jeune homf était resté conscient pendant p ieurs heures, et il conversait as ?es compagnons qui travaillaient son sauvetage.Ce fut un seco éboulis survenu pendant que compagnons essayaient de l’atte dre, qui fut la cause des blessui mortelles de la jeune victime.Nommez Votre Scotch ¦-.-JT - ne- •ovtefeda S6^ m.*3.20 40 et.*4.85 WHITEHORSE SCOTCH WHISKY Distillé et Embouteillé en Écosse Ja’idirtf} pvu*i VOTRE plcÙAi/i! i s - (jüilliam Gtüing ^€€0 IveRfHONTS *12 MyGÜL STR€€T : MC N TR f % i 1 ïm*i annonckm^njc^ales______________ CITE DE MONTREAI Département de la carte d'identit Heures d'ouverture de certains ||; bureaux de districts AVIS est par les présentes donné que les bureaux de districts suivants ne rest!" ront.a compter du LUNDI.16 du courant, ouverts que pendant les heures cl-apr ; mentionnées, nonobstant tout avis contraire publié jusqu'à ce Jour, savoir:— j BUREAUX DE DISTRICTS No 1, 12159, Bois de Boulogne, pour lt quartier Ahuntsic: Heures d'ouverture tous les Jours, hormis ) De 9 heures du matin à t heures soir, et, le samedi, de 9 heures du mi | ) tin à 1 heure de l'après-mtdl.No 9, 389 ouest, Ontario; pour les quartiers St-Laurent, St-Joseph, St-André, St-Georges et Ste-Anne: De 9 heures du matin & 9 heures soir, et, le samedi, de 9 heures matin a 1 heure de l'aprée-mldi.! Heures d’ouverture tous les Jours, hormis '.es Jours fériés ANNONCE MUNICIPALE AVIS DEMAND* a été faite à la CITE DE MONTREAL par M Katz.No 933 8t-Domlntque.pour permission d’établir une cour à bols et charbon, sur le lot No p-55, quartier Cré-mazle, No 917 St-Domlnlque.Toute opposition A cette demande doit être communiquée dans les quinze lours, A J.-ETIENNE GAUTHIER.Greffier de la Cité.Montréal, 13 mal 1938.TARIF des annonces classifiées "DEVOIR" du Tétcphon*: BEItir 3361 I cent 1* mot.33e minimum comptant.Annonces facturées.lVac 1* mot.40c minimum NAISSANCES.SERVICES.SERVICES ANNIVERSAIRES.GRAND'-MBSSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES.2c par mot, minimum de 50c.FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES *1 00 par Insertion.TIMBRES Des milliers de timbres à MKr moins qua I* prix du rataloaue Demandez-noue une sélection, eatlalactlon assurée Hcononyy Mall Order.Station S., Montréal.17-3-3* No 13, 448, Sf-Gabriel, pour tous les quartiers: De 9 heures du matin i * heures soir.et.le samedi, de 9 heures matin à 1 heure de l’après-midi.Heures d'ouverture tous les Jours, hormis les Jours lérlés .Bureau du Greffier de la Cité.HOtel de Ville.Montréal, le 13 mal 1938, J,-ETIENNE GAUTHIER.Greffier de la Oit CITE MONTREAL Droit de vote des compagniei à fonds social etc.AVIS est par les présentes donné que l’article 44a de la charte de la Cité relat» au droit, pour les sociétés constituées en corporation et possédant un ou plusleur Immeubles, ainsi que pour les compagnies ou corporations A fonds social payan des taxes leur donnant le cens électoral, d’être Inscrites sur la liste des électeurs été modifié A la dernière session du Parlement provincial.lo.en en remplaçant la date du 20 AOUT par celle du 1er SEPTEMBRE, ei tant qu’est concernée la production de copie de la résolution nommant le repré sentant de telles sociétés, compagnies ou corporations, et 2o.en édictant que ce représentant devra, en outre des autres conditions qu'l doit remplir.ETRE LUI-MEME UN ELECTEUR MUNICIPAL DE LA CITE.Ces représentants seront u conséquence soumis à toutes les exigences de la Id ss rapportant aux électeurs ordinaires.Lesdltes sociétés, compagnies ou corporations devront donc, si leur représentan nommé en vertu de résolutions déjà passées N’EST PAS UN ELECTEUR MUNICIPAJ DE LA CITE, adopter, pour se conformer A cette nouvelle exigence de 1a charte, un* autre résolution qu elles devront faire parvenir au soussigné le ou avant LE 1er SEP TEMBRE PROCHAIN.Pour l'Information de tous les Intéressés, ci-sutt le texte intégral de l’arHeh 44a de la charte, tel qu’en Vigueur aujourd'hui, savoir: ”44a.Les sociétés constituées an corporation et possédant un ou plmlnniu la* meubles, ainsi que les compagnies ou corporations A fonds social, payant des teatt qui donnent le cens électoral, peuvent être Inscrites sqr la liste des Meets m* m voter par l'entremise d'un représentant dûment autorisé A oet effet par une ré*» lutlon portant le sceau de la société ou compagnie ou corporation intéressé*.Copie de telle résolution doit être produite chez le greffier de 1* cité j* M Avant le l*r septembre.Leedltes sociétés, compagnies ou corporations peuvent exercer ce droit dans tenu Iss quartiers où.s’il s’agit des sociétés, elles possèdent des Immeubles Imposables et.s i! s’agit des compagnies ou corporations, où elles paient des taxes.Cs représentant doit, cependant, lorsqu’il est autorisé et lorsqu'il est appel* i exercer son suffrage, être directeur ou employé de ladite eoctété ou de ladite oom oagnie ou corporation, suivant le cas, et être lui-même un électeur municipal dt la cité.Lesdltes sociétés ou compagnies ou corporations, suivant le cas.doivent, dans leu» demande d’inscription.Indiquer les quartiers où elles possèdent des Immeubles t*i posables ou paient des taxe*, suivant le cas.et ou elles veulent exercer leur droit de voter.Ladite résolution servira, pour le* fins susdites, tant et aussi longtemps! quelle ne sera pas remplacée par une autre résolution au même effet, laquelle devra «tr« produite à l’époque mentionnée ci-dessus.' Bureau du Greffier de la Cité, Hôtel de ville.Montréal.13 mal 199a.J -irriBNNK OAUTHHBR.Greffier a* la OIM. VOLUME XXIX — No 111 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 13 MAI 1938 L'enquête Rowell Le mémoire de la Chambre de Commerce de Montréal Texte des recommandations Québec, 13.— La Chambre de Commerce du district de Montréal a présenté son mémoire devant la Commission Rowell.Ce mémoire contient des données statistiques sur l’énorme augmentation du coût de l’administration publique au Canada, puis une série de recommandations: Recommandations 1) Tout en admettant le bien-fondé des dépenses exceptionnelles découlant d’une situation anormale, la Chambre de Commerce est d’avis que les pouvoirs publics devraient s’entendre pour réaliser le maximum d’économie compatible avec une saine administration.Malgré les progrès accomplis en ce sens, il semble possible de comprimer davantage les dépenses par la suppression de la dualité des services administratifs, du moment que cette délimitation plus rigoureuse des pouvoirs respectifs du fédéral et des provinces n’ébrèchc pas l’autonomie du Québec.2) En vertu de la loi de l’impôt de guerre sur le revenu, les corporations et compagnies par actions «ont assujetties à un impôt qui est actuellement de 15 p.100 des pro fits annuels.Cet impôt s’applique aussi aux services hydro-électriques sous régie privée, tandis qu’en d’autres provinces du Canada, les services similaires étatisés en sont exemptés, ce qui leur permet de vendre l’électricité à des prix inférieurs.Il semble injuste, alors, que les contribuables d’une province demeurent assujettis à un lourd impôt auquel ceux d’une autre province échappent à la faveur d'une régie publique.11 y là une anomalie à l-'quellc il est nécessaire de remédier et, à cette fin, la Chambre de Commerce recommande que l’impôt sur le revenu affectant les services hydro-électriques soit prélevé par les gouvernements provinciaux eux-mêmes ou, s’il continue d’être prélévé par le gouvernement fédéral, qu’il soit ensuite remis aux gouvernements provinciaux pour servir à augmenter d’autant leurs revenus consolidés.3) Les divergences interprovinciales, en ce qui a trait à la réglementation du travail, contribuent à rendre le marché de la main-d’œuvre instable et favorisent du même coup une concurrence injuste entre les diverses régions du pays.Cette situation nuit au progrès de l’industrie et du commerce.11 serait plus conforme à l’intérêt général du pays d’uniformiser par ententes enire toutes les provinces les lois ouvrières régissant les conditions de l’apprentissage, les salaires et les heures de travail.4) Le chômage, à Tétât de permanence.constitue un problème qui intéresse l’ensemble du pays.Le gouvernement fédéral a déjà reconnu ce principe en instituant des décrets d’urgence en vue de remédier, temporairement, au malaise social qui en découle.Toutefois, l’administration du chômage, d’après le mode actuel, s’est révélée inefficace et inéquitable.parce qu’elle ne tenait aucun compte des besoins particuliers de la population secourue dont les conditions et le niveau de vie va- MutiCOHS Roydl PnincE MÉLANGÉ ET EMBOUTEILLÉ AU CANADA 13 O*.«1.1S - 25 oi.«2.10 - «0 Of.*3.35 SPECIAUX: MODELES 37 LICENCE 38 GRATUITE No An-itoek née Marque Modèle Prix 1789 37 Çhevrolet Stand.Coa.Val.S615.1794 37 Bulck 44 Sedan 1090.1738 37 Chevrolet Maat.coach .720.1688 37 Chrysler lmp.Sedan .1095.1774 37 Ford Tudor de Luxe .595.1757 37 Chevrolet Mast.Sedan .780.1737 37 Chevrolet Stan.Sedan .680.132 37 Chevrolet Coach.795.Duval Motors TERRAIN DE L'EST «30 STE-CATHERINE EST.coin ORLEANS FR 2119 TERRAIN DU NORD 529 JARRY, COIN LAJEUNESSE DUp.5757 TERRAIN DE L'OUEST 1047 OUT.PRES DORCHESTER rient considérablement d’une région à Tautre du pays.Il s’ensuit que, sous l’égide fédérale, l’assistance devient plus difficile et plus coûteuse ainsi que l’expérience américaine tend à le démontrer.En conséquence, la Chambre de Commerce, estimant que la décentralisation sera plus efficace et moins coûteuse, invite le gouvernement fédéral à laisser aux provinces l’entière responsabilité du chômage, mais comme l’administration de ce service exige des sommes considérables, elle demande au pouvoir central d’abandonner certains impôts à celles-ci afin de leur fournir les ressources nécessaires pour y faire face.5) Les gouvernements du pays doivent respecter leurs obligations financières afin de sauvegarder la bonne réputation et le crédit national du Dominion et en conséquence.la Chambre de Commerce s’oppose à toute répudiation de dettes.6) Les questions pédagogiques relèvent essentiellement de Tauto-rhé provinciale tel que prévu par le pacte fédératif.La Chambre de Commerce propose le maintien du statu quo.Cependant, si le fédéral juge opportun d’aider les provinces à développer l’enseignement professionnel, elle réclame sa juste nart de ces subsides.7) Le fardeau adminstratif des gouvernements s’est accru depuis quelques années par le double jeu de la diminution du revenu, sous l’effet de la contraction des affaires et de raugmentaiion de la dépense résultant de nouvelles exigences sociales.De plus, le service d’intérêt sur les dettes antérieures absorbe une proportion anormale de la recette annuelle, de sorte que les budgets actuels deviennent forcément insuffisants.Or, si Ton admet que le redressement économique doit venir de l’équilibre, il importe d’ajuster les dépenses au chiffre des recettes.Des lors, la Chambre de commerce se croit justifiée de proposer une plus rigoureuse économie dans l’administration des denier publics comportant la suppression des dépenses compressibles.8) Les compagnies dont le rayonnement s’étend à tout le pays sont asujotties à une taxe d’affaires dans chaque province.Cette (axe est inique puisqu’elle surimpose l’entreprise sans tenir compte de son chiffre d’affaires dans la province.Chaque province devrait taxer sur la base du volume des opérations transigëes localement et non pas d’après le montant du capital.9) La simplification des procédures de perception de la taxe s’impose.Ainsi, le rapport annuel que les compagnies transmettent au fédéral pour fins d’impôt devrait servir à l’imposition provinciale et municipale.Le gouvernement du Dominion pourrait, d’accord avec les administrations locales, percevoir lui-même et faire remise en- .suite ou bien fournir une copie du rapport aux administrations intéressées.Il en résulterait’line économie de temps et de travail.10) a) Les déclarations d’impôt sur le revenu ne devraient pas faire l’objet d’une enquête après trois ans, à moins qu’il y ait eu fraude.Cette procédure éviterait des frais onéreux aux entreprises intéressées.b) De plus, il serait plus équita-Nc de taxer sur le revenu moyen des cinq dernières années., En terminant, la Chambre de commerce du district de Montréal se permet respectueusement de prier les autorités compétentes de mettre tout en oeuvre pour sortir le Canada de la crise.A cette fin.elle rappelle: lo Que pour provoquer une reprise durable des affaires, il faut augmenter le pouvoir d’achat des massés; 2o Que ce pouvoir d’achat dépend de la production et que celle-ci ne doit donc pas être écrasée par de trop lourds impôts; 3o Qu’aucun réveil économique n’est possible au Canada sans un accroissement notable des exportations, notre marché intérieur étant trop limité pour qu’il puisse absorber une production agricole ou industrielle de rendement suffisant; 4o Qu’il est urgent de provoquer une plus grande diversification des cultures et la création d’industries nouvelles utilisant les ressources du pays; 5o Que, pour cela, il peut fire avantageux d’encourager Timpor-tation de capitaux étrangers; 8o Que l’Etat doit intervenir aussi peu que posihle dans les af-1 faircs — sauf pour la répression des abus — et limiter son action aux mesures de nature à activer le échanges et à multiplier les débouchés extérieurs; vrait être considérablement mig-I menté; que les services fédéraux I dont dépendent ces fonctionnaires I devraient être réorganisés et leurs : budgets augmentés de façon à leur I donner une pleine efficacité; j 8o Qu’un “conseil fédéral d’orientation économique” semblable a j T“Econoraic Advisory Council”, de Grande-Bretagne devrait être créé et chargé d’aviser le gouvernement sur toute question de nature à provoquer le redressement économique du pays et son progrès futur; 9o Qu’il serait extrêmement utile de créer une “Commission de coor- dination des transports” chargée de réglementer, afin d’en obtenir le maximum de rendement, les divers moyens de transport en usage: rail, route, navigation intérieure et aviation commerciale; lOo Que des mesures devraient être prises afin d’équilibrer tous les budgets (fédéral, provinciaux et municipaux), de comprimer partout les dépenses sans diminuer l’efficacité des services et, s’il le faut, de procurer de nouvelles ressources à l’Etat en ayant soin toutefois de ne pas décourager ou effrayer le capital dont notre pays a tant besoin et dans lequel aucun progrès économique n’est réalisable.7o Que des traités de commerce bilatéraux devraient être signés avec autant de pays que possible; que le nombre des représentants officiels (ministres, consuls ou commissaires du commerce) de- Le livre du jour que tout le monde doit lire “DOLLARD** Drama an trait acta*, an ver», par CIRE MAICUERET Enfin! Noua avons notro dramaturga.Plusieurs s’étalant atsayés à mettra Dollard en scène: aucun na encore mieux réussi.Cira Maigué-rat a la don, lo don do nous montrer Time du héros, lo don de nous présontar Dollard TEL QU’IL EST avoc son patriotism* ardent et éclairé, ta passion du martyre, Dollard, l’incarnation d* la faunesta ardente portant au front l’aurcolo d* la pureté, de la vraie piété et de la chevalerie.La critiqua pourra trouver des défauts à ce drame, la plut grand, peut-être, celui d’étre canadien.Mais c’est en lisant et en jouant cetto pièce d* maître, cetto pièco pleine d’évocation *t d’émotion, qua notro jounoaae apprendra I* aecrot d* combattre et de vaincre.En plut, ce drame est un écrin de véritables bi|oux littéraires.“L’Hymne de Dollard i la Patri* mourante’*, “L’Hymne de Dollard au martyre”, “La prière des martyrs”, “L’Epopée de la Charrue”, et enfin.“L’Hymne de la leuneste à Dollard” oui clÂt la volumo, sont des pièces qui vivront, •Iles sont d* tout lot temps, le véritable cri d’un coeur éprit d'amour de Dieu et de la patrie.Qui noua montera ce chef-d'œuvre peur que lu puHic puisas le guàfer aux faux de la rampe et en faire une digne apothéose A la gloire du Héros du Long-Sault, au grand jour d* ta fête?In vent* h la Librairi* du “Devoir”, 430, oat ru* Notre-Dam*.Montréal, Qoé„ eu prix d* $1.00 franco.Les élections du Jeune Barreau Me Jean Bumbray élu à la présidence L’Association du Jeune Barreau de Montréal a procédé hier après-midi à ses élections annuelles.Me Jean Bumbray, fils du juge Buin-bray, de la Cour de circuit, a été élu président par acclamation; il succède à Me Gaston Archambault, président sortant de charge.Le vice-président, le secrétaire et le trésorier ont aussi été élus par acclamation, de même que les quatre conseillers de langue anglaise; Me T.F.Howard a été élu vice-président, Me Ignace üeslauriers, secrétaire, et Me K.H.Brown, trésorier.Les conseillers de langue anglaise eius sont Mes Luke Macdojgall, George Broderiçk, Victor Drury el Lorne Cales.Il y avait aussi à élire cinq conseillers de lanaue française: là l’élection n’a pas été faite par acclamation, l’assemblée a dû voter; les élus sont Mes Marc Lacoste, Châteauguay Perrault, Ber-nard-Deborimier Bourgeois, Jac-ques’Vadeboncoeur et Gaston Beau-dc tic.Funérailles de M.Arthur Binette Gala du MRT Les ïunérsiles de M.Arthur Binette ont eu lieu vendredi, le 8 mol, à Saint-Augustin, Deux.Montagnee M le curé Alphonse Vermette a tait la levée du corps à la maison.Mgr C.Chaumont, vicaire général du diocèse a chanté le service, assisté de M.l'abbé C.Charbonne&u, curé de Saint-François d’Asslue.et de M, l’abbé L, Verschelden, chapelain à l’Institut Salnt-Ephrem.Etalent présents au choeur, S.Ex.Mgr G.Gauthier, archevêque-coadjuteur de Montréal, assisté de MM.les chanoines J.-A.Mousseau et A.Valois, de 1 archevêché de Montréal; S.E:c.Mgr E.-A.Deschamps, auxiliaire de Montréal, assisté de M.le chanoine Z.Aiarie, et de M.l’abbé H.Décompté, supérieur du séminaire de Sainte-Thérèse; S.Ex.Mgr A.Laplerre, vicaire apostolique de Széplngkai, MM les abbés E.Lacroix, curé de Sainte-Thérèse, U.La-belle, curé de Sainte-Geneviève, 8.Vall-quette, curé de Saint-Janvier, A.Léveillé.curé de 8alnte-Scholssttque, D.Godln, curé de Tétreaultvüle, O.Deschènes, curé de Saint-Paul de la Croix, E.Laurin, curé de Saint-François de Sales, J.-M.S.Clou-thler, curé de Saint-Jean-Damascènes.J Verschelden, retiré.E.Léonard, chapelain, R.Mitchell, vicaire A la cathédrale, P Contant, professeur au séminaire de Sain.te-Thércse, P.Touchette, maître des cc-lémonles.L’absoute fut chantée par Mgr Gauthier.Conduisaient le deuil: les deux fils du défunt: Germain et Gérard; ses frères: le chanoine D.Binette, de l’archevêché de Montréal, et Charlemagne, de Saint-Augustin; ses be&ux-frèree.E.Leroux, F.Giroux.O.Maisonneuve, H.Maisonneuve, E.Raymond; ses cousins: O.Binette, A.God-mer, Z.Binette, U.Guay.Z.L’Ailler, N Renaud O.Bouvrette et A.Savard Dans l’assistance on remarquait les Frères de Saint-Jean de Dieu, les religieuses de Salnte-Crols et leurs élève*.MM.Ph Fillon, maire du vllage, E.Castonguay, maire de la paroisse, J.B.Waddel.J.-À.Laprés.président du club Rotary, Montreal.Donat Turcot, président de la Société de secours aux enfants Infirmes de la province, Alex.Nlckle, N.-A.Timmins.R.Tlmmlns, Ad.Raymond.W.-E.Baker.Ph.Corbeau, E.Bourassa.W-F.Wheeler, G.Peterson, Dr Ch* Bertrand, notaire 8.Racine, J.Rochon, Montréal.Dr A.Adam.Dr B.Labonté.Z Dearoslerg, R Lefebvre, Ed.Renaud, E.Rochon, O.Qlroux E.Charbonneau.F Ouellette, J.-B.Rochon, J.Dubeau, A.Godln, A.Paiement, F.Giroux, F.-X.Gauthier, Ed.Léonard.A.Marcotte, Ed.Giroux, J.Charbonneau.O Bellale, J.B.Saint-Jacques.P.Rhéau-me.A.Castonguay.A.Maisonneuve, Fr.Giroux.Léo.Duquette, Ed.L’Aller, J.-B.Dion, P Forget, J.Aubin, T.Beaulne.D Brlére, H.Savard.W, 8t-Jaeques.A.Bouchard, W.St-Jacques, A.Bouchard.G.Rochon, V.Vermette, R.Mayer, A.Touchette, A Lafond, F.St-Jacques, O.Gauthier, J.Meilleur, O.Roy, E Larose, M Husereau, H Vermette, M.Fortier et un grand nombre d'autre*.La famille a reçu nombre de sympathies.d’offrandes de messe», de bouquets spirituels et de fleurs.Offices de l'Eglise Le dimanche 15 mai ÏVe Dim.après Pâques, Semi-double, Messe: Cantate, avec Gl.ci Ci’.; 2e or.de saint Jean-Baptiste de la Salie C.3e m.; préface pascale, — Aux vêpres du dim., mém.rie saint Ubald E.C.(1 Vp.: T.P.) et de saint Jean-Baptiste de la Salle C.(II Vp.: T.P.).AU PRONE On annonce : (Dim.prochain, dans le dioc.de Saint-Hyacinthe.14e anniversaire de la Consécration rie son Excellence Mgr Fabien Zoêl Decellcs, évêque de ce diocèse.).Au manège militaire de Québec Ottawa.12 (DNC).— Le ministère informe M.Léonard Tremblay, député libéral de Dorchester, que de 1934 à 1937 le nombre suivant de personnes ont été employées au manège militaire de Québec: en 1934, on en comptait 201; en 1935, 253; en 1936, 346; en 1937, il y en avait 506.Le même député a appris que le manège militaire de Québec n'a pas été déménagé à Valeartier et qu’à Theure actuelle onze personnes seulement sont employées au manège de Valeartier: dans celui de Québec, on compte 639 employés.Il n’est pas encore décidé s’il y a lieu d’augmenter le personnel dans l’un et l’autre cas.Quatre auteurs Quatre pièces 01 Au gala français (ou plutôt ca-nadieu-français) du Montreal Repertory Theatre, mercredi soir, à l’auditorium du Plateau, auditoire nombreux et, sympathique, réuni pour applaudir quatre auteurs de chez nous.Du côté masculin comme féminin, élégance vestimentaire des “premières”.ce qui n’est pas un mal.car nos auteurs à nous et , nos artistes à nous méritent, tout comme les étrangers, qu’on soigne sa tenue pour assister à la mani- j festation de leur ^effort artistique .louable.Avant de passer aux plats de ré-1 sistance, félicitons tout de suite M.j José de Laquerrière et Mme Jeanne j Mignolet.qui ont fourni, avec ta- j lent et charme, les entremets du i banquet indigène offert aux “colo- ' niaux” de langue française.Quatre auteurs qui se risquent dans le chantier encore très peu actif chez nous de la construction dramatique: Robert Choquette, Louis Francoeur, Arthur Prévost et Andrée Basilièrcs, interprétés par des jeunes artistes qui font leurs ailes, aiguillonnés par M.Mario Du-liani.Comme les auteurs ont été priés par leurs publicistes de commenter eux-mêmes leurs pièces, quelques jours avant la représentation, laissons-les parler tout en retouchant légèrement — oh! bien légèrement! — ces commentaires: ¥ * * Le Médecin de l'Ame (Andrée Rasilières) .“Faisant parlie de la troupe du MRT français en tant qu’interprète, je vais faire mes débuts d’auteur.C’est vous dire com-hien d’émotions j’éprouverai.car lorsque le rideau sera tombé sur mon Médecin de l’âme, qui est une oeuvre sans prétention et que des artistes de choix tels que.animent de tout leur talent et rie leur coeur, la soirée ne sera pas finie pour moi car j'aurai à aborder encore le public en tant qu’interprète de Maldonne.” Retouche: J’aime, mademoiselle, vous voir qualifier votre Médecin d’oeuvre sans prétention.Si vous ne l’aviez fait, je l’aurais fait pour vous.Parce «qu’elle est sans prétention.votre oeuvre (ou plutôt vo-, tre oeuvrette) peut se défendre,’ même si ses effets dramatiques sont par trop sommaires, même si ta charmante et gracieuse petite Berthe Demers a un rôle qui éclipse tous ceux de ses aînés.Nous ne pouvons oublier non plus qye comme interprète, vous avez des dons des plus prometteurs, dons qui ne peuvent manquer de vous aider à corriger certaines erreurs, à approfondir certains côtés psychologiques de Came humaine si vous persistez — comme nous l’espérons — dans cette route semée d’embûches qu’est la carrière de dramalurge.Y * ¥ Le Billet de Sweepstake (Robert Choquette) .“Pour la première fois de ma carrière, je vais êlre mon propre public.Je serai (/e soir de la représentation) un auteur ayant la sensation de s’entendre jouer sans avoir participé à la mise en scène et sans avoir assisté aux répétitions.En effet, le MR I français réalise ce rêve rare pour un écrivain de théâtre: on peut lui confier un manuscrit, ne Plus s’en occuper et aller ensuite s’installer dans un fauteuil pour s ecouter.” Retouche: J’ignore si le créateur du Curé de Village et surtout Cen-fant gâte des Muses a aimé cette sensation nouvelle pour lui d’être son propre public.Je sais, cependant, que l’autre public a pris un vif intérêt au Billet de Sweepstake donné d’ailleurs de façon presque impeccable.Cette courte pièce illustre par une situation particulièrement dramatique la gravité du devoir professionnel.Elle est bien faite et très vivante, quoiqu’elle ne soit certes pas du meilleur Choquette.En exploitait cette histoire de billet de sweepstake, Robert Choquette n’a certainement rien inventé, — et il le sait.Le rôle du “vendeur de billet” verse trop dans la caricature.Quant au médecin dépeint par Choquette, on imagine mal, étant donne son caractère, sa réputation, qu'il n’hésite pas plus à faillir à son devoir.La pièce, nn-turellement.est fort bien écrite et, sur ce point, l’auteur atteint, comme dans tout ce qu’il entreprend, à un art raffiné.* # * Trio à Quatre éLouis Francoeur) .‘Je suis ravi d’avoir été favorisé d interprètes aussi subtils et aussi nuancés.Ce petit entretien qui s appelle Trio à Quatre et qui n'a pas la prétenlion d’être une pièce ne vaut que pour le dialogue.” Retouche: Notre confrère Eran-eoeur est vraimeni d'une modestie inattendue.Son “petit entretien” vaut non seulement par son dialogue.pétillant comme un vieux cru champenois, mais aussi par la ires exacte psychologie de Tau-leur.Quant au sujet traité, le en-auteur de A la manière de.m'a prévenu lui-même, mardi soir, que je le désapprouverais, ce qui m’épargne de le faire.Imitant en cela, avec un rare bonheur je 1 admets, trop d’auteurs dramatiques contemporains de Paname, notre confrère fait an effort visible pour se rendre plus cvnique ou il ne Test et pour peindre la vertu sous des traits peu attirants.49 ¥ + Maldonne (Art h u r Prévost ) ."“Etre exposé, se faire imprimer et être joué, voila le rêve du peintre, du littérateur et du dramatur-ge.” (Suit alors un long éloge, jus-•'fié.du MRT français et de ses interprèles.A sa nièce même, l'auteur fait une seule allusion en disant qu’il doit fout son succès à son metteur en scène cl à ses interprètes).Retouche: M.Prévost a raison de féliciter son metteur en scène et ses interprètes.B* ont certainement contribué pour beaucoup à faire couronner sa pièce Maldonne au Festival du Théâtre, l’hiver dernier, à Montréal.Mais M.Prévost mérite aussi d’accepter pour lui-même une bonne part de son succès.Sa pièce, qui sera jouée bientôt à Winnipeg aux épreuves finales du Festival dramatique, n'est celles pas un chef-d’oeuvre.Loin de là.Elle est bien écrite, illustre les dons d’observation de l'auteur, mais son intérêt dramatique est réduit au strict minimum.Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’est pas digne de figurer aux épreuves de Winnipeg, et même de remporter Ciné-Guide Quelques indications sur les films à l'affiche aujourdhui iTUrt* et texte enr*Kt*trés — Tout droit* réservé*.Ottawa 1937) I PAID TO DANCK — Drama du mtUeu qui se déroule dan* le* saiiea d« danse publique*.San* valeur.Interprètes: Jacqueline Wells.Rita Hayworth.Louise 8tan- ! ley.Paul Stanton.Pour adultes "Dominion" HIGH FLYERS — Comédie boultonn*.Interprètes: Robert Woolsey.Sert Wbee- i 1er."Empress" Premières "Capitol" — Comédie musicale.Allen.George Burns, Everett Horton.Ben COLLEGE SWING Interprètes: Oracle Bob Hope, Edward Blue.Pour adultes.Horaire: It h.14.1 h.59, 4 h.44.7 h 29.10 h 14.DANGEROUS TO KNOW — Histoire de gangsters.Interprètes: Anthony Quinn.Roscoe Karas.Hedda Hopper.Lloyd Nolan.Anna May r’ong.Pour adultes.Horaire: 10 b.12 h.45.3 h.30.6 h.15.9 h."Cinéma de Paris" DOUBLE CRIME SUR LA LIGNE MAG1- SCBMAR1NE O-I — Roman d’aventurta qui se déroule comma I* titre l indiqua 4 bord d un «ous-marra taterorèies: George Brent.Pxt O'Brien.Wayne Morris.Dori* Weston Pour tous confession — Un* ebantei»* os cabaret tue un nomme, et au procès qui lui est tait, plaid* séduction.L'accusée va volontairement en prison.Production Warner Brothere, Interprètes: Kay Francis.Ian Hunter.Bull Rathbone.Donald Crisp, Mary Magulrt.etc.Pour adultes "Fronçais" A SLIGHT CASE OF MURDER — Drame du milieu oui tourne 4 la blague Interprètes: Edward-G.Robinson.Harold Hubcr.Allen Jenkins.Edward Brophy.Pour adultes.WINE WOMEN AND HORSES — Drame."Outremont" *'êmt nrogr»"¦Mrean"."Papineau" THE RAO MAN UF WSIBUTONR — Mélodrame qui ** déroui* dani l’oueat américain 4 l’époque où.après la guerre et-me le banditisme faisait loi.Intarge*-Wallace Beery.Dennla O’Keefe.Tunis Bruce, Lewie Stone.Bruce Cabot, ir adultes PARADISE FOR THREE - Voir ’ Corona".«L»___ riuzo Même programme qua 1* Belmont.jlnli Pour "Regent" NOT — Dans un fort de la ligne Maginot i ce film, l’on passe de l’incompatl deux officiers sont assassinés.Les soup- ' çons de la police se portent sur le capitaine Bruchot qui avait des raisons d’être ennemi de commandant d'Esptnac, l une des victimes.Cependant Bruchot est Innocenté, Il cherche dés lors A percer la personnalité du criminel; d'autant plus que l’état-major a de sérieuses raisons de soupçonner que le crime a été commis par un espion.Bruchot démasquera le coupable: ce sera pour son malheur, car l'assassin est le propre frère de sa femme et travaillait pour le compte de l’Allemagne.Interprètes; Victor Francen, Vera Korene, Henri Guisol.Pour tous.Horaire; 11 h.40, 2 h., 4 h.30, 6 h.55, 9 h.20.'Orpheum' GOLDWYN FOLLIES.— Comédie musicale en ‘‘Technicolor’’.Interprètes: Helen Jepaon, Charles, Kullman.Edgar Bergen.Adolphe Mcnjou, Kenny Baker et autres.Pour adultes.Horaire: lOh.51; 1b.01; 3b.U; 7h 31 9h.41."Palace” TEST PILOT — Film d’aviation, sorte de grand cirque aérien.Interprètes: Clark ______________ ._ Gable, Myrna Loy.Spencer Tracy, Lionel ry FUsgerald.Pour tous.bluté de deux époux, au divorce en pas tant par la passion du Jeu du mari.Pour adultee."Gronado" SHE MARRIED AN ARTIST — Comédie dont l’intrig ie te déroule dans un milieu d'artlstea 4 Pa t.Interprètes: John Bolet, Lull Deste Frenoet Drake pour adultes PARADISE FOR THREE — Voir ’’Coro-no”."La rai" MARKED WO» — sombre mélodrame qui ee déroule dans es milieux de boites de nuit Le technique est excellente.male le aulet traité comporte du ten-Bett* Davis.Humphrey Bogart.Isabel Jarrell, A releter "Imperial" DOUBLE DANGER — Mélange de comédie et de drame.Un film qui ne manoue pas d’action.Interprètes; Près-ton Foster Whitney Bourne.Donald Meek, Samuel 8.Hinds, June Johnson.Pour tou».BRINGING UP BABY _ Comédie Interprètes: Katharine Hepburn.Charles Ruggles.Mav Robson.Walter Catlett, Bar- “Sl* Barrymore.Pour adultes.Horaires: 10 h.51, I h.31.4 h.U, 6 h.51, 9 h.31."Princeis" WOMEN ARE LIKE THAT — Comedie Interprètes: Kay Francis, Pat O’Brien.Pour adultes.Horaire: U h.16.1 h 59, 4 h 42, 7 b.25.10 h.08.THE BELOVED BRAT — L’histoire d’une enfant g&tée.Interprètes: Bonlta Granville.Dolores Costello, Donald Crisp, talie Morehead.Horaire: 10 h., 12 h.43.3 h.26, S h.09.h.52."Sainf-Denis" LA CITADELLE DU SILENCE — Dreme.Pour venger son père, fusillé jadis par le* Russes.Vlana lance une bombe sur la voiture du gouverneur qui opprime la Pologne Le gouverneur est indemne, mala son aide de camp, le comte Stepen.est blessé.Vlana est fiancée 4 César.|eun* médecin oui est arrêté et condamné 4 la détention perpétuelle dans la citadelle de Llnsk.Vla-a s'est enfuie à Paris, mats Stepan la retrouve et l'épouse Elle a appris que César est 4 Llnsk et que te comte est chef de la citadelle De retour 4 Llnsk.elle revoit César parmi les pri-eonnlers et l'encourage par des messages secrets.Une révolte éclate alors que Stepan découvre le leu de Vlana et veut la renvoyer.Les prisonniers sont maîtres do la situation.Stepan sera tué en faisant ¦on devoir et César, libre pourra aimer Vlana Interprètes: Annabella.Pierre Renoir, Bernard Lancret.Le Vlgan.Larouey.Paulin* Carton.Plerry Mellot.Pou: tou*.CASERNE EN FOLIE — Comédie.Interprètes: Paulette Dubost, Roger Trévll-le, Raymond Cordy et autre».Pour adultes.Horaire; 1 h.25, 4 h.55 et 8 h.25."Lord-Nelson" YOU’RE A SWEETHEART — Comédie Musicale.Interprètes: Alice Faye, George Murphy.Andv Devine William Gargan Pour adultes.Dr.8YN — Film d'aventure*.Histoire d'un ancien pirate ou* ae fait pasteur.L* film ne vaut que par le jeu Impeccable de George Ariiss Production Oau-mont-Brltish.Outre Arllaa la dietrlbu-John Llder adultes.Margaret Reprisas "Amherst" EVERYBODY SING - Comédie, rum sans prétention.Une enfant précoce et dissipée tire ses parents d’un embarras financier, et en musique, s'il vous plaît Interprètes: Billie Burke.Reginald Owen.Fannie Brice, Reginald Gardiner Garland, Pour tou».Na- i tloa compreno Lockwood, pour "Moisonneura" MIRAGES — Comédie-dramatique Pierre Montell.Jeune Ingénieur sans situation est fiancé 4 Jeanne Dumont qui gagne péniblement sa vis en donnant des leçons de solfège.Une amie la veut faire entrer aux Folles-Bergères.Pierre qui a sur la vie des artlatea certains préjugés s'y oppose Cependant, pressée par le manque d argent, la Jeune fille accepte la proposition.Pie;re trouve une situation en Algérie Jeanne doit 1* rejoindre plu» tard, mais dans l’Intervalle grâce 4 sa voix, elle devient grande vedette.Elle realise dés lors qu’elle ne voudra Jamal* abandonner sa vie d'artiste, Pierre renon-S?-.balisant que tout le eépare „ f.'®; ‘i «coûtera une fille plus humble QUI 1 aime en silence.Pour tout.Inter-prè.es: Jeanne Aubert, Arletty, Nicole.Vatter, Barrait.Michel Simon.DU ‘OLE,L - Opérette.Tl-tln, fil» d une reetauratrlce mareelllaise.w.fluP» J0'1* marehande de f urs.Miette Après une violent* dla-euMlon «vec la Jeune fille qu'il croit infidèle 4 la foi Jurée et avec *a mère oui Tiltn* or,uC.! ?* P* P'V,8 trouver du travail, Tlttn quitte le domicile maternel en compagnie de eon ami Chlchols.Il v* retrou-ver un ami qui lui a promte du travail au bar de Pataclet.Au cours d'une banair* TlUn réintègre 1» restaurant maternel et épouse Miette.Interprètes: AUbert, Qor-lett.Lisette Lanvin Pola tlierv Pour tous un homme est tué.Tltln e«t accusé le |«une homme doit son salut 4 Mado oui lalme et qui dénonce le vrai ccupable."Monklond" HAPPY LANDING - comédie dont 14 vedette est la patineuse de fantaisie Sonja Hente Interprètes Don Anuscbe.Jean Hersholt.Cesar Romero.Wally Vernon, Pour adulte*."Rtx" ONE MILE FROM HEAVEN - L’hlatrti* d’un enfant adopté par une négresse qui ne veut pas le céder 4 ta véritable mèr* ¦t dont la cas passe en cour de Justice.Interprètes: Claire Trevor, Fredl Washtr ton, Sally Blane.Half Harold*.Bill blnson.Pour tout."Rialto" GOLD 19 WHERE YOU FIND II — Film oui raconte une partie de l'hlitolr* de la Californie vert 1870 Quand t'organisa la ruée vers l'or.L'antagonisme entre les fermiers et le mineure Film tourné en couleurs avec de beaux extérieur!.Interprète»' C’iude Rsln».Georg# Brent Olivia DeHavllland et autres Pour toua.SH! THE OCTOPUS — Comédie bouffonne Interprète»: Hugn Herbert, Allen Jenkins, Marcia Ralsto'.John Kldiedg»."Rivoli" M%me programme que VAmherat”."Ro*«mount" EXPENSIVE HUSBANDS -r Comêdlat une actrice tente de regagner as popularité par un mariage qu’elle croit brillant.Interprète»: Beverley Roberte.Pat- Knowles Pour adultes.SHE MARRIED AN ARTIST — Voir ’’Granada”."SaY*r" HEARTS OF ARIZONA — Roman d’aventures.’ cowboys’’.Interprètes: Boyd.George Hayes.Natalie Moorehead.' Pour tou»."Sevill#" LOVE 18 A HEADACHE - Comédie.Un Journaliste tente de briser la carrier* théâtrale d’une de ses amies en critiquant Tenement ses rôles Cette dernière prend 4 sa charge deux enfante Itiaaée seule su monde Le tournallste tente de la séparer de ce* enfants, mais tous deux sont accusée d’avoir enlevé ce* enfant*.Tout s'arrangera et le loumallste épousera l’ae-trloe.interprètes Fraocbot Tent.Grace George Four adulte» THE BAD MAN OF BRIMTÛNE - VWr "Papineau”."Snowdon" mannequin — On film idiot.On par* venu s’apercevant qu* tout n* va paa tri* bien dans un ménage, fait da* avance* 4 1» femme pour l’inciter au dlvoro*.L* mari de cette femme voyant 14 une bonne affaire conseille 4 ea femme 4* le divorcer pour obtenir un# partie d* la fortune du parvenu, oui* de divorcer le ptr-yemi et de ee remarier 4 lui.Mal* 1* p*.tlte combine financière ne marebant pa* par suite de la raine- subit* du oarvtnu, I* premier mari perd du coup intdrét 4 sa femme et cette demléére demeurera avec 1 ancien parvenu.Nous eommee en pleins absurdité Une tentative de Jua-tlfier le divorce.Interprète* Spencer Trace’' Joan Crawford A relater CHANGE OF HEART — Comédie dramatique: comment un man irascrme «n vient 4 se réformer.Internrête»; Michael Wht-len.Gloria St iart.Lyl» Talbot.Dtbntr Watson.Pour tou*."StElh" SHE ASKED FOR IT - Com&de policière.Interprétée: William Gsrgan, Vivienne Oeborne, Orlen Hayward.Pour tou*.• "Strand" Même programme que le ’Français’’."Wg*i’mot»nî" M'ime programme que le ‘ Regent’’.'Arcoda" MA PETITE MARQUISE — Comédie.réalisation de Robert Péguy.Interprètes: Jossellne Oaël, Pauley.P.odon et la troupe du Petit Monde.Un» orpheline est recueillie par nés oncles, fabricant* de chocolat: les résultats qu’obtiennent se* protecteurs en voulant refaire son éducation.Production honnête et bien réalisée.PARIS — Comédie sentimentale réalisé* par Jean Choux d’après les personnages d» René Benjamin Belle photographie, nautique de Jacquet Ibert."L’oeuvre agréablement Jjuée par Harry Baur, René* 8t-Cyr, et Raymond Ségard dégage un parfum d’honnêteté et de santé qui fait plaisir.” (Choisir)."Beoubitn" ALI BABA GOES TU TOWN - Comédie muslcai*.Mettant en vedette 1* comédien américain Eddie Cantor Le* cinéphile» connaissent son genre Chansons, geste* bouffons, danses, eto.Production lot! Century fnterpréte*.Eddie Cantor, Tony Martir, Roland Young.June Lang.Louisa Hovlck et autre» Pour adulte*."Belmont" THOROUGHBRED* DON’T CRT - Comédie naychologiQue: Bon sang ne oeut mentir Interprètes: Sophl» Tucker.Roland Slnelslr Jud" Oanand.Mlcke- Roo-ne* Pour tou».BEG.BORROW OR STEAL — Comédie: un escroc distingué persuade un amt de lui prêter son chatcsu pour .e mariage de sa fille, Interprètes; Florence Btce.Frank M -gan Po tous."Cor fier" NON-STOP NEW-YOK — Film d’aven-| turei A bo d d’un gigantesque avion transatlantique.Intcrpi.es: Anna Lee, John Loder.Desmond Tester.Pour tous.A GIRL WITH IDEAS - Coméalc qui •e nasse dhns les milieux lournallstlaufcs.Vedettes: Wcnille Barrie, Walter Pldceon, Dorothea Kent, Hobart Kavanaugh.Pour tou*."Chateau" L’N CARNET DE «ial — Une femme veuve recherche après vingt ans ce que eont devenus ee» adoraleu.-a du tolr d» ton premle*’ bal.Elle le» retrouve les une après les BUtrvm dans les situations les plus diverses n film d» Julien Duvivier.Interprètes- Marie Bell.P.Richard Wllm, Pierre Blanchar, Françoise Roaay.Ralmu.Fernandel.Harry Baur.Robert Lvnen, L.Jouvet.Photo et montage excellent*.Oeuvre Intéressante, elle a remporté 1* coupe Mussolini 4 la biennale de vente*.Pour adultee.LA FEHSEK — Vaudeville.Au cour* d’une querelle conjugale.Lucien Chau-chols oui s épouse Hermine do 8alnt-Al-b» administre une correction 4 sa femme.Le malheur veut on* la scène ait été ctnématographlée par un *mateur qui opère des prises de vue» par la fenêtre d’en face.A une séance de télévision, le film est proleté par erreur.Mais tout s’arrangera et la paix reviendra dans 1* ménage Interprètes: MlrMlle, Perrey, Albert Prejssn, Marguerite Moreno.Armand Bernard.Yolande Laffon.Claude Dauphin.Carette.Pour adultes."Corono" PARADISE FOR THREE — comédie bâtée sur un quiproquo Un millionnaire arrive dans un hôtel et la direction e* méprend sur son Identité.I» traite comme indéslra: e tandis ou’ella se fend d* toute» les veurs nu profit d’un second client qui est pauvre mal» qu’elle croit riche.Une histoire d’amour greffée 14-dessus et voilà: voua êtes servi Interprète» Reginald Owen, Edna May Otlv*r, Mary Astor, Herman Bing._____ ™ BUCCANEER - Film hUtortoue Judy | Ju moins on noue l’annonce comme eïl’*£*U «u réalité, l’histoire est tollmen! fardée, probablement parce qu’il faut la faire paraître en publie.Cecil B de Mill* (n oublions lama!» 1* "De ’’) nous trace rh-.hf”1'*11 «u premier "racketeer” amé-Je*n Lsfltte.pirate parfumé c.omt!1*,n romantique, du moins **t-e* U oarslt 4 l’écran.Le nim nous montre de* événements de la guerre d* J819.la bataille de la Nouvelle-Orléans Donc un Mini 4 tendance blatorlque hautement coloré pour le* beeolns d# l’intrl- ^^m21,rau9* Comm« A l’habitude de grand* décore, dt magnifiques extérieure ** un® tuntlau* adaptée au thème 'va-' dett»».^Yederleh March.Franelska Oaal adùn*»Tlmlr0,r' M9r,° Orkham*.Pour LOYES A FIREMAN — Mélodrame rx eour*ur «l'emploi* faciles qui 1iinu*ne* dun uolltlclen te fait admettre dan» un corp» de pompier» ,t>OUTolr “snUT>r par 14 ea pa*-,VDar,,®« MMa «lolt «ubir le* d un supérieur peu sympathique, t!0urtant A cette intrigue tré» bans!* on a mêlé la tuore-!!® habituelle d'un amour bien romantl-eomme un film tant prétention.DÎâ^xtaJt0**»* Armstrong.Ann Sherldth, Dick Foran.Pour adulte»."OrloME" JOV’RK ONLY YOUNG ONCE - Un» tult» de A ¦’amlly Affair.Le film donne des aperci'i »pr |.vie de toute un* classe d» le eoclété de» Etats-Unis la clue* espoirs, son attachement 4 ton home sa* « mpiee idéale Interpr*.!**- Lewi* Stone, CeclUs Parker Mickey RoonêT Pour foui BYERY DAY'S A HOLIDAY - Comédie susceptible de plaire 4 crux qui aiment la vulgarité sou* toutes avi (orme* m- i jerprêtes: Mae Waat Edmund Lowe, cher-le» Butterwortn.Louis Armstrong Pour adulte*.PARIS VICTOR FRANCEN VE RA KORENE STDENIS A*)0'»1' dl»*1 Son situ.fUM (N m* OnmiBEllRl n œE DU&OST WiLVAWXm AVIS la victoire, ce cjue nous lui souhaitons de tou! coeur.En juiise de conclusion; nos auteurs canadiens-français viennent de faire une preuve magnifique de leur lalcnt et de leur courage — car il en faut «lu courage pour écrire ou jouer du théâtre à Montréal.Leurs interprètes, qui lous, à des degrés divers, méritent des félicitations, tes ont bien servis.Et nous espérons que la soirée de mardi n'est que le prélude d'une brillante résurrection du théâtre chez nous.Lucien OESBIENS Changements d’itinéraire Ligne d’Autobus de la rue Sherbrooke A partir du 14 mai 1938, la Commission des Tramways de Montréal, a autorisé les changements d’itinéraire suivants des autobus de la rue Sherbrooke; 1.Lca voiture» provenant de l’Avenue Madison auront comme point terminus, la rue St-Hubcrt D’autre part, entre ie Boulevard Décarte et la rue Madison, le» autobus tuivront la rue Sherbrooke en allant ver* l'Ouest et reviendront ver» l’Ett par l’Avenue Notre Dame de Grâce».2.Nouvelle Ligne de la rue Sherbrooke Est: Un nouveau aervice sera établi sur la rue Sherbrooke, entre la rue St.Denis et te Jardin Botanique.Le tarif sera le même que sur les tramways et les correspondance* seront émise» et reçues à toutes les intersections traversées par cette ligne.Direction E*t—-Les correspondances émises sur les autobus des lignes N.D.G., St-Hubert et Outremont seront acceptées sur cette ligne.Direction Ouest—Les correspondances pour let lignes d’autobus N.D.G., St-Hubert et Outremont seront émises, sur les voitures de cette nouvelle ligne, aux voyageurs qui paieront le tarif spécial en vigueur sur ces trois lignes.I/P* dispositions précitées sont susceptibles et être changées pendant les mois d'hiver. LE DEVOIR, MONTREAL».VENDREDI T3 MAI 1938 VOLUME XXIX — No 111 COMMERCE ET FINANCE Nouvelles Raisons Sociales Lm sociétés «t compagnies récemment enregistrées W.F.Walth Limited.Wilfrid F.Walsh, Montréal.Neva Slip Sale* Co., M54 rue Peel.Arthur D.Silver.Salon Jeanne Robert, 2030 rue Fullum, Dame Jeanne Robert, épouse d'Ernest Gauthier.Hareo Textile*, chambre 906, 366 rue Mayor.Harry Cohen.Le* Ateliers Beaulne* Enrg., 1292 rue Ste-Elisabeth.Jean Martin.Madame Paul Roche Enrg., Paul Roche, 1592 rue Mont-Royal est.Standard Novelty & Importing Co., 197 ouest rue Ste-Catherine, Georges H.Patterson.David Field1* Inc.1397 rue Ste-Catherine, Ralph Bloomfield.Standard Electric Supply Co., 209 ouest, rue Craig, Isaac Blatt, Jack Blatt, Henry Blatt.J.-R.Léonard Limitée, 301 est rue Ste-Catherine, J.-R.Léonard.Hudson Hosiery Company Ltd., Hudson Village, William Manly Bourke.Les nouvelles en raccourci Tftiix d'escompte réduit Paris, 13 (P.A.) — La Banque de France a réduit aujourd’hui de à 2 1-2 p.c.son taux d’escompte.C’est une mesure en conformité avec la ligne de conduite que s’est tracée le gouvernement Daladier en matière de politique financière.Logo ré Limité* Les Bourses de Montréal et Toronto ont approuvé l’inscription de 29,622 actions privilégiées, 6 p.c., cumulatif conditionnellement et ra-chetables de la compagnie Legaré, Limitée, actions que l’on peut transiger dès ce matin sur ces deux marchés, Dominion Stores On prétend qu’à la suite de l'imposition d’une taxe de $1,000 par succursale, Dominion Stores aurait décidé de fermer trois autres magasins à Montréal, où cette compagnie en compterait alors 61.Pierce-Arrow Pierce-Arrow Molor Corporation, dont le volume des ventes s’est déjà chiffré à $28 millions dans une année, a été vendue à l’enchère pour le bénéfice de ses créanciers pour $40,000.New-York Central New-York, 13.—Comparativement à un bénéfice net de $5,295,094 pour le premier trimestre de 1937, New-York Central Railroad accuse pour le premier trimestre de 1938 une perte nette de $10,196,3.38.Standard Oil of N.-J.New-York, 13.— Le revenu net de cette compagnie a été en 1937 de $147.993,147.ou de $5.60 par action, comparativement à $97,7/ 4,000 ou à $3.73 par action, en 1936.Nouvelles actions A partir de lundi on pourra transiger sur le Curb de Montréal 1,209 actions de Montreal Refrigerating and Storage, Ltd.Avonces aux courtiers A Wall Street (P.A.) — Les aciers et les ferroviaires ont quelque peu avancé ce matin, si les utilités ont légèrement glissé pour influencer le marché.Vers midi les reculs, quoique légers, l'emportaient sur les gains.Toutefois les gains l'avaient emporté au début de la séance, s'ils ont été pratiquement effacés par la suite.Pendant que le marché des obligations était ferme avec une tendance à la hausse et que le marché des denrées était lourd et plutôt irrégulier, les stocks suivants ont glissé: Consolidated Edison, General Motors, Chrysler, Montgomery-Ward, Sears-Roebuck, J.-l.Case, Douglas Air craft, Texas Corp., et General Electric.Ont avancé: U.S.Steel, Bethlehem, International Harvester et Curtiss-Wright.Le papier-journal La production canadienne de papier à journal a atteint 200,794 tonnes en avril, soit une diminution de 32.3 pour cent depuis l’année dernière et de 224,604 tonnes en comparaison do la production de mars, qui était de 296,624 tonnes.Les envois ont décliné de 30.5 pour cent en comparaison d’avril 1937, mais se sont haussés de 182,687 tonnes depuis le mois de mars.L’industrie canadienne a fonctionné durant te mois à 56.7 pour cent de sa capacité, contre 61.1 pour cent en mars et 62 pour cent en février.A la fin d’avril les stocks des manufacturiers de l’Amérique du Nord atteignaient 279,325 tonnes, soit une diminution de 5,679 tonnes comparativement à mars.Nombres-indices des prix de gros Les prix de gros baissent encore la semaine terminée le 6 mai et le nombre-indice du Bureau fédéral de la statistique passe de 81.5 ta semaine du 29 avril à 81.0.Il se compare avec 85.2 la même semaine l’an dernier et 87.7 la troisième semaine de juillet 1937, alors que les prix loucliaient la cime.Les grains, les produits du lait et plu sieurs des métaux non ferreux sont parmi les denrées qui accusent des réductions, tandis que le bétail sur pied est le seul groupe important qui avance.Les indices des groupes la semaine terminée ie 6 mai sont les suivants (indices de la semaine précédente entre parenthèses) : substances végétales, 80.2 (81.6); animaux et leurs produits, 77.6 (78.0) fibres, textiles et produits textiles 67.7 (67.7)’, bois, produits du bois et papier, 78.0 (78.2); fer et scs produits, 102.5 (102.5); métaux non ferreux et leurs produits, 09.9 (70.2); métalloides et leurs produits.86.6 (86.6); produits chimiques et leurs dérivés, 80.4 (80.4); produits de la ferme canadienne, 78.5 (79.9) Production de beurre et de fromage Les rendements Bourse de Montréal Compilation 4« mal*on L.-G.BEAU ’EM A CIE IV.Haut Bas 11 hrs 1*4 11% 1R4 11% ACTIONS ORDINAIRES : DiV.Aanew Surpass .6(1 Aasoc.Brew.80 Seul!lia Curtlcein *00 Bell Tel.8 00 B.A.Oil .1.00 B.C.Power “A" .2.0C Build.Prod."A” .2.00 Can.and 0.Sugar .1.50 Can.Malt.1.50 Can.Nor.Pow.1.20 Can.Vinegars .1-20 Can.Bronze .1.50 Can.Celanese Cottons .4.00 2.00 1.60 6.00 Can Can.Dredge .Can.Foreign Inv.Can Gen Elect Can.Indust.“B” .7.00 Can.Westinghouse .2.00 Clown Cork .1.00 Dorn.Bridge .1.20 Dom.Glass .5.00 Dom.Textile .5.00 Electrolux .1.60 Ford of Can.•‘A’’ .1.00 Imp.Oil .50 Imp.Tobacco .40 Indust.Accept.“A” .1.50 Inter Coal .6.00 Int.Nickel .2.00 Int.Pete .1.50 Jamaica Pub.Serv.175 Laura Secord C.S.3.00 Montreal Power .150 Mont.Tram.9 00 Nat.Breweries .2.00 Niagara Wire .2.00 Ogilvie .100 C tawa L.& P.6.00 Ottawa Elec.By.3.20 Page Hersey .4.00 Fenmaua .3.00 Quebec Power .1.00 Royallte .1.00 St.Law.Flo'ir .1.00 Shawlnlgan .80 So.Can.Pow .80 Steel of Canada .1.75 Walk.Good 4.00 38% Western Groceries 3.00 50 ACTIONS DE BANQUES 59 Canada 2.25 Canadienne Nationale 8.00 163 Commerce 8.00 162*4 Dominion 10.00 197% Montréal 8.00 211 Nouv.-Ecosse 12.00 298 Royale .8.00 171 ACTIONS PRIVILEGIEES : Agnew Surpass .7.00 108 Assoc Breweries .7.00 110% Beld.Cort.7 00 134 Ln avril la production de beurre de crémerie augmente de 62 p.c.sur la production du mois précédent et d’environ 7 p.c.sur celle d’avril 1937.En avril celle année la production est de 16,313,035 livres.contre 10,089,759 en mars et 15,256,072 en avril l’an dernier.Toutes les provinces à l’exception du Québec et de la Saskatchewan accusent des augmentations sur les mois corrrespondant de l’an dernier.Le gain le plus prononcé se produit dans l’Alberta et est de 72.6 p.c.En avril la production de fromage diminue de 26 p.c.en regard d’avril 1937, mais augmente de Washington, 13 (P.A.).— Les 161 p.c.par rapport au mois pré-avances aux courtiers de Wall ^ P^duetion
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